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Message Mohawk: Arrêtons les squatters de nos vies et leur culte de la mort… (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 25 novembre 2019 by Résistance 71

“Après avoir souffert au-delà de la souffrance, la nation rouge se relèvera de nouveau et ce sera alors une bénédiction pour un monde devenu bien malade. Un monde empli de promesses brisées, d’égoïsme et de séparations. Un monde se languissant de lumière. Je vois une époque de sept générations lorsque toutes les couleurs de l’humanité se rassembleront sous l’arbre sacré de la vie et la terre entière redeviendra de nouveau un cercle unique. Ce jour là, il y aura ceux parmi les Lakota qui porteront la connaissance et la compréhension de l’unité parmi tous les êtres vivants et les jeunes gens blancs viendront vers ceux de mon peuple pour leur demander de leur dispenser leur sagesse. Je salue la lumière dans tes yeux, là où réside l’univers entier. Car quand tu es au centre de toi-même et que je suis également en cet endroit en mon sein, alors nous serons un.”
~ Tasunke Witko, Crazy Horse, chef de guerre Oglala, Sioux ~

“Toute la tradition européenne, marxisme inclus, a conspiré pour défier l’ordre naturel de toutes choses. La terre-mère a été abusée, les pouvoirs ont été abusés et tout ceci ne peut pas continuer indéfiniment. Aucune théorie ne peut venir changer ce simple fait. La terre-mère va riposter, l’environnement va riposter et ceux qui abusent seront éliminés. Les choses reviennent au point de départ. C’est çà la révolution. C’est aussi une prophétie faite par mon peuple, par le peuple Hopi et bien des autres peuples corrects. Les Indiens des Amériques ont essayé d’apprendre cela aux Européens depuis des siècles ; mais, comme je l’ai dit plus tôt, les Européens sont incapables d’écouter. L’ordre naturel des choses gagnera et les abuseurs, les offenseurs mourront, comme les daims meurent lorsqu’ils brisent l’harmonie en surpeuplant une zone donnée. Ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’une catastrophe naturelle ne se produise, une catastrophe aux proportions planétaires. C’est le rôle des Indiens et de toutes choses naturelles de survivre. Une partie de notre survie consiste à résister. Nous résistons non pas pour renverser un gouvernement ou pour saisir le pouvoir, mais simplement parce qu’il est normal et naturel de résister à l’extermination, de survivre. Nous ne voulons en aucun cas le pouvoir au-delà des institutions des blancs, ce que nous voulons c’est que les institutions des blancs disparaissent. C’est çà la révolution.
Nous, les Indiens des Amériques, sommes toujours en contact avec ces réalités, les prophéties, les traditions de nos ancêtres. Nous apprenons de nos anciens, de la nature, des pouvoirs. Et quand la catastrophe est passée, nous les Indiens des Amériques, nous serons toujours là pour habiter ces terres et ce continent. Peu importe si ce ne sera qu’une poignée d’entre nous au fin fond des Andes. Le peuple amérindien survivra, l’harmonie sera rétablie. C’est çà la révolution.”
~ Extrait du discours de Russell Means durant le Black Hills International Survival Gathering, Dakota du Sud, juillet 1980 ~
(traduit de l’anglais par Résistance 71)

 


La Grande Loi de la Paix

 

Le culte de la mort des “Canajon” (squatters)

 

Mohawk Nation News

 

24 novembre 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/11/24/canajon-death-cult-draft-2/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le culte de la mort pré-planifié canajon fut mis en place par les squatters sur instructions des banquiers dès qu’ils mirent les pied sur Onowarekeh (l’Île de la Grande Tortue). [Canajon est le mot mohawk qui veut dire “squatter”, dérivé par la suite en “kanatien” => “canadien”…] Wahatinatsoten, ils se sont incrustés sur notre terre.

Les maisons sont détruites ou tombent en ruine. La conscience de la terre se manifeste graduellement. Les squatters font ce que leur ont dit de faire les banquiers, ne sachant pas qu’ils sont eux-mêmes la propriété des mêmes banquiers. Enkiyaseteh (génocide), on se tient hors de vue, récupérant dans les collines. Dans un futur proche, s’ils ne volent pas, les squatters n’auront plus rien à manger et plus de refuge.

Les enfants qui questionnent leur endoctrination sont appelés “parias” ou “désaxés” et sont faussement diagnostiqués par des médecins pour qu’ils soient mis sous anxiolytiques. Les banquiers sont terrifiés de ce qu’ils ne peuvent pas contrôler. La loi bancaire ou “loi de l’amirauté” est artificielle. Seule la loi naturelle est permanente. La création/nature et notre terre-mère voient la dévastation. Bientôt viendra une grande lumière. Asontewekowa, nos esprits se déplacent sur l’Île de la Grande Tortue.

Ils nous veulent morts ! Mais nous sommes bel et bien vivants. Nous faisons partie de ce monde naturel créé par la nature et mis sur notre terre-mère. Quand nous tendons l’oreille, nous écoutons la Nature. Ils ne le peuvent pas. Les messages nous parviennent de Karennah, le ton de la terre-mère.

Les banquiers sont maintenant en train de vivre un cauchemar. Ils sont agités. La Nature va fixer les choses comme elles doivent l’être. Ils le savent. Les feux s’allument. L’eau gronde. De forts vents renversent les choses. A cause de Waonkinatakari, ils nous ont attaqués ainsi que nos villages comme des chiens enragés. Sasewatenti. Nous leur disons de rentrer chez eux.

Les banquiers ont une haine aveugle de notre chaleur simple et de notre humanité. Ils sentent bien que l’Île de la Grande Tortue est hantée. Elle l’est ! Par nos esprits qui vagabondent sur Onowarekeh ! Les banquiers se persuadent qu’ils ont toutes les clefs de toutes les barrières qu’ils ont mis en place, des bâtiments, des ponts, des villes, des murs, de l’économie, de la politique, de la finance, des médias, des classes et castes de gens etc… Certains d’entre eux savent qu’il y a quelque chose au delà de ce qu’ils peuvent voir et cela les préoccupe.

Ils ne vaincrons pas la création/nature. Ils argumentent, disputent, accusent, arrêtent, attaquent et jettent en prison. Ils appellent le monde naturel “paranormal”.

Nous représentons la connexion avec la nature, qu’ils ne peuvent pas voir ni ne peuvent expérimenter, ni ne peuvent aimer. Maintenant la nature et la terre  hurlent pour qu’ils retournent là d’où ils viennent, pour qu’ils disparaissent, que nous ne les voyons plus jamais. quelques anciens et quelques jeunes sentent et perçoivent les vibrations de la nature.

Pour se sauvegarder, ils ont mis en place une tripotée de réparation d’infrastructure pour eux-mêmes. Ce n’est que cataplasme sur jambe de bois. Par la peur, ils ont créé une augmentation du terrorisme, des impôts, de la consommation de drogue et d’alcool, du pillage, des suicides, des assassinats, des faux-drapeaux et des faux espoirs. Tout le monde souffre de brokeitis parce qu’ils ne peuvent pas vivre sans leurs béquilles et infrastructure. Le mal est leur béquille.

“Les Indiens de bois” prennent vie. Les banquiers ont créé une image par laquelle ils veulent que nous vivions. Tout change maintenant. Nous sommes ceux que nous sommes réellement.

Nous les voyons comme les assassins stupides qu’ils sont et qui laissent les banques, les politiciens et les entités entrepreneuriales les contrôler parce qu’ils obtiennent un petit bénéfice de ces crimes dirigés contre nous et Onowaregeh.

Pour eux tout a une valeur marchande traduisible en dollars, la terre, la nature, les peuples originels, l’eau, toute belle chose et l’ordre naturel. Leur plan génocidaire continue. Les crimes commis ont rendu possible pour les squatters d’avoir du boulot, une maison, une vie, d’envoyer leurs enfants dans des écoles et d’obtenir une pseudo-liberté alors qu’ils vivent dans un quasi état policier ne fonctionnant que dans et par la peur.

La véritable peur des banquiers est que les squatters apprennent qu’on leur a menti tout le long, qu’ils se rebellent et qu’ils les décapitent comme les Français le firent lors de leur révolution. Ils veulent l’Île de la Grande Tortue dépeuplée et revitalisée pour le “Nouvel Ordre Mondial” de l’ONU. Lorsqu’ils n’auront plus de clients pour acheter ce qu’ils ont volé, ils n’auront plus besoin d’être ici.

Les squatters sont persuadés que leur dieu va les mener à la sécurité, mais le véritable dieu des banquiers est l’argent.

Leur propre mère (terre) hurle qu’il est temps pour eux de rentrer à la maison.

= = =

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !
~ Résistance 71 ~

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Lectures complémentaires:

Mohawk Nation News sur R71

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

Pierre_Clastres_Echange-et-pouvoir-philosophie-de-la-chefferie-indienne

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

La_voie_Lakota_et_Crazy_Horse

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin


Harmonie dans la complémentarité…
La société des sociétés

 

Résistance au colonialisme: Canada et « affaires indiennes » une entreprise coloniale militaire (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 6 novembre 2019 by Résistance 71

 

Le piège à rats [du ministère] des affaires indiennes

 

Mohawk Nation News

 

4 novembre 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/11/03/indian-affairs-rat-trap/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Qu’est-ce que le Canada ? Rien d’autre qu’une occupation militaire de la terre onkwehonweh (native), gérée depuis le bureau des Affaires Indiennes (AI) qui est un département de l’armée.

En 1968, quelques kanionkehaka’onwe [Mohawks} allèrent à Ottawa pour protester le fait que 33 communes de Montréal entreposaient leurs ordures sur Kahnawake (territoire mohawk). Les AI appelaient cela une “décharge sanitaire”, gérée par la mafia. Nous voulions montrer comment le Canada notre soi-disant fiduciaire, permettait que des dizaines de milliers d’hectares de terre, d’eau et de détritus toxiques empoisonnaient et mettaient en feu les sous-sols. Les Kanionkehaka capturèrent dans leurs maisons rats et souris et les emmenèrent à une réunion avec les AI qui était à l’époque localisées à Ottawa. Pendant la réunion, les rats s’échappèrent accidentellement de leurs boîtes et se cachèrent. Ils commencèrent à se reproduire à grande vitesse et finirent par détruire le bâtiment (en le rendant insalubre). En 1973, un(e) des onkwehonweh qui délivra les rats eut un travail au département des AI.

En 1978, le Canada construisit un nouveau bâtiment de 27 étages à Hull, aujourd’hui appelé Gatineau. Tout fut tranquillement déménagé dans le nouveau bâtiment. Ceci eut lieu durant le temps fort du mouvement séparatiste du Québec. A cette époque, nous les natifs, discutions de la possibilité de la séparation corporatrice par les Québecois. Les séparatistes établirent un plan secret pour prendre le Canada.

Les Affaires Indiennes sont le département et le bâtiment les plus importants de l’entreprise coloniale du gouvernement du Canada. Chaque document enregistrant le vol de l’Île de la Grande Tortue, notre terre à travers tout le Canada, est enregistré et archivé dans ce bâtiment. Tous les documents d’extraction des ressources sont aussi enregistrés et archivés là. Toutes les archives de tous les biens et ressources volés aux peuples natifs par le gouvernement colonial  Canada sont au 10 Wellington, Gatineau.

Récemment, après que le Québec ait gagné 32 sièges aux dernières législatives de 2019, le Parti Québecois (BQ) a déclaré qu’il ne faisait pas partie du Canada, mais a déclaré le Québec comme nation indépendante (NdT: en fait le Bloc Québecois s’est aligné sur le vision politique du premier ministre québecois pour un Québec “autonome” et non pas “séparé”, salade réformiste électorale usuelle…). Cette séparation corporatrice validée, tous les documents remontant aux 200-300 dernières années seront détenus en dehors du Canada et contrôlés par le Québec. Ils peuvent les brûler, les passer à la machine à confettis ou changer le texte.

En 1978, Pierre Trudeau a donné ces bâtiments au Québec. Dans toute dispute entre le Québec et le Canada, le Québec contrôlera toutes les terres et les ressources du Canada.

Trudeau père planta les graines. En 1968, nous avons prévenu le monde de ce qui arriverait lorsque nous avons relâché ces rats dans le bâtiment. Ils ont pris le dessus sur le département des Affaires Indiennes.

En ce moment même, “l’état major de guerre” est au 14ème étage des Affaires Indiennes et est géré par l’armée canadienne. L’armée du Québec va prendre le relai.

Le monde sait que 100% d’Onowarekeh (l’Île de la Grande Tortue), est terre native et qu’il n’existe pas de pays appelés “Canada” ou “Québec”. Les banquiers de la City de Londres possèdent à la fois l’entreprise coloniale du “Canada” mais aussi celle appelée “United States of America”. Ces parasites pompent la vie de l’Île de la Grande Tortue”. Notre terre-mère et la création/nature sont en train de réagir. Nous avons d’abord accueillis ces immigrants, maintenant ils nous pressent si fort que nous ne pouvons plus respirer. Le monde céleste et la paix vont revenir.

 

Résistance au colonialisme: Elections canadiennes, wampum deux rangées, entreprise coloniale et piège électoral (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 18 octobre 2019 by Résistance 71

Nous avons traduit ci-dessous les trois derniers textes de Mohawk Nation News pour leur pertinence et leur inter-connexion alors que le Canada est dans une nouvelle grand-messe de l’illusion démocratique électorale. Nous avons reproduit sous le premier texte notre traduction du wampum 59 de Kaianerekowa qui traite de la façon de remettre les « chefs errants » dans le droit chemin. Cela donne bien à réfléchir et montre qu’une déviance du pouvoir peut parfaitement se contrôler, pourvu qu’on s’en donne les moyens…
Bonne lecture !

~ Résistance 71 ~

 

 

Wampum deux rangées… Soyez libres, restez dans le canoë

 

Mohawk Nation News

 

13 octobre 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/10/13/two-row-be-free-stay-in-the-canoe/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Canadiens vont voter pour perpétuer l’illusion de la liberté. Tous les candidats ont le même script, “Je peux faire mieux, non vous ne pouvez pas, si je le peux !” Les citoyens de l’entreprise coloniale (corporation) votent, comme ça ils peuvent continuer à recevoir leur part du butin dérobé. Le plus grand holocauste qu’a connu l’humanité ne s’arrêtera pas tant que le serpent colonial et les immigrants européens ne vivent complètement dans le respect de Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix ou qu’ils partent de l’Île de la Grande Tortue. Kasatstensera kowa sa oiera,, le grand pouvoir naturel, protègera le chemin de la Nature.

Teiohateh: le wampum deux rangées stipule que nous ne devons pas nous embarquer sur la navire de l’ennemi.

Les comités inféodés de l’entreprise coloniale appelés “les conseils de bandes des premières nations” (Indian Act) ne peuvent pas nous représenter, faute de légitimité. Ils ont quitté le canoë et se sont engagés à perpétrer le génocide en tant qu’agents de l’ennemi (Indian Act). Le wampum 59 de Kaianerekowah fournit la base légale et la procédure pour exécuter les traîtres.

Le mandat prescriptif de Kaianerekowa est de ne pas suivre et de ne pas diriger/régner. Rotiia’neson (les porte-paroles des clans) écoutent les gens et révèlent la voix collective des familles (tewatatawi). Tous sont égaux et ont une voix à exprimer sa volonté. Tous sont impliqués profondément dans l’amélioration des conditions de vie de ceux qui suivent Kaianerekowa.

La famille est le feu principal, otsira. Les femmes, les hommes, le peuple, chacun a son feu.

Le feu des femmes, katihontsa’tiokwenio, travaille de concert avec celui des hommes, rotiskenraketeh, tous prennent leur directive des gens, du peuple.

Pour prendre une décision, tous les hommes, les femmes, les enfants, fouillent dans l’esprit des autres pour trouver des réponses. Notre décision est fondée sur une communion des esprits sur ce qui est bon pour les gens, pour le peuple dans son intégralité (bien commun), maintenant et pour le futur.

Notre langue (langage) décompose ce que nous voyons, en donne la signification naturelle et est discuté par les gens. En 1710, nous avons envoyé 5 de nos représentants/chefs au delà de l’océan pour informer les Européens de l’existence de kaianerekowa et du comment nous pourrions fonctionner ensemble afin d’amener la paix sur le monde. Les Européens rejetèrent l’idée parce que cela signifiait aussi que les femmes seraient égales.

Les aiguilles de pin. Quand nous négligeons nos enfants et la nature/création, notre arbre se dessèche. Nous, qui avons complété six phases de notre vie, sommes les racines, ion kwa ni shonni onwe, les rati’sotas, grands-mères et grands-pères. Les aiguilles du sapin tombent sur le sol, pourrissent et retournent à la terre. Les aiguilles continuent de pousser, d’être remplacées, ainsi nous survivrons. Notre voie est bonne pour tout le monde. Nous comprenons ohenton kariwa tekwen,, les mots qui viennent avant toute chose. Nous sommes placés mentalement et physiquement dans une vie naturelle totalement libre. Les réponses sont dans nos esprits.

ni io ri wa ke ia te tsi kwa ni kon ra.


Pensionnat pour Indiens: Ethnocide / génocide organisé
Taux de mortalité: 50%+

Nous serons ce que nous sommes. Les envahisseurs immigrants [européens] n’ont aucune terre, pas de langage propre [langues européennes] ni du culture sur l’Île de la Grande Tortue. Ils nous ont délibérément brutalisé. Le nouveau “cadre d’accord” (Framework Agreement) est fait pour nous forcer à nous municipaliser et à imposer, taxer tout ce que la création nous fournit. Nous n’abandonnerons jamais notre liberté naturelle, notre identité et nos pensées.

Kaianerekowa, la Grande Paix, se charge de ces traîtres qui aident le serpent à nous tromper et à abuser de nous. La violence, la peur et la menace sont leurs armes constantes. Ion ki ni kon ra ien, ils essaient de tuer notre esprit de façon à ce que nous ne puissions plus nous protéger comme la nature/création l’exige.

ia te io swa ton veut dire arrêter la lumière qui nous connecte avec notre terre-mère et la création. Pas de pollinisation, toute vie naturelle va périr. Les personnes qui ont envahi l’Île de la Grande Tortue abusent constamment de nous physiquement et mentalement. Nous les avons accueillis, nous les avons aidés à se nourrir et les avons éduqués en ces nouvelles contrées, tandis que nous souffrions.

Les ignorants et les lâches sont un fardeau pour ceux qui veulent (sur)vivre comme la nature l’a préconisé.

Allonger les poutres d’un toit agrandi la maison. Les immigrants ont envahi notre maison et nous ont apporté la loi de l’amirauté, le génocide, les religions (NdT: chrétiennes, catholique et protestante) et la veulerie pour nous détruire. Tout comme la nature, Kaianerekowa est la réalité parfaite qui nous fut donnée par la nature et nos ancêtres, ce très très longtemps avant l’arrivée des immigrants sur ce continent (NdT: Kaianerekowa a été daté du XIIème siècle).

La nature/création, la loi universelle, nous aidera à accomplir nos responsabilités. Nos feux ne sont pas éteints. Ion kwa tsi ri ton. ia te io swa ton.

Ion kwa ro ron – matérialiste. Sa o iera onwe veut dire dans la direction de la nature pour toujours. Les impérialistes et l’Indian Act appellent notre terre “la patrie” et le “grand père blanc”. Nous appelons l’Île de la Grande Tortue notre mère. Nous dirons toujours notre vérité. Laissez-nous brûler le tabac, remercier, un des plus grands cadeaux de la création. Le tabac n’a jamais existé ailleurs dans le monde (NdT: le tabac est une plante de cérémonie détournée de sa fonction à des fins à la fois commerciale et addictive par les européens, toujours dans cette voie distinctive de la destruction et de l’abus généralisés…). Pendant ce temps, les représentants du serpent ont mis en place un spectacle électoral organisé afin de tromper les électeurs. Tous ont le même marionnettiste entrepreneurial.

Note de Résistance 71: Nous reproduisons ci-dessous le wampum 59 de Kaianerekowa évoqué par MNN. Réflexion: si nous appliquions ceci à nos “chefs”, ne pensez-vous pas que ça filerait plus droit et pour le bien commun ? Kaianerekowa est en chacun de nous parce qu’inspiré du bon sens naturel des choses et de la vie en société de bien commun.

Kaianerekowa, Wampum 59:

“Une ceinture tissée de nacres de coquillages wampum d’une largeur de trois mains, la moitié supérieure blanche, la moitié inférieurs noire, faite à contribution égale par les hommes des cinq nations, sera la manifestation physique de ce que les les gens ont fusionné en une tête, un corps et une pensée ; cela symbolisera aussi leur ratification du pacte de paix de la confédération, où les chefs des Cinq Nations ont établi la Grande Paix.

La portion blanche des nacres représente les femmes tandis que la portion noire représente les hommes. La portion noire est de plus le signe du pouvoir investi chez les hommes des Cinq Nations.

Cette ceinture wampum investit le peuple du droit de corriger leurs chefs errants. Dans le cas d’une partie où tous les chefs s’engagent sur un chemin qui n’est pas embrassé par le peuple et qu’ils ne considèrent toujours pas le troisième avertissement donné par les femmes de leurs familles, alors l’affaire devra être porté devant le conseil général des femmes des Cinq Nations. Si les chefs notifiés et avertis trois fois ne rentrent toujours pas dans le rang, alors l’affaire devra être portée devant les hommes des Cinq  Nations. Les chefs de guerre devront alors, par droit et suivant l’autorité qui leur est conférée, entrer le conseil ouvert, pour avertir le ou les chefs de retourner sur le droit chemin. Si les chefs incriminés entendent le conseil, ils devront dire: “Nous répondrons demain”. Si une réponse favorable est ensuite donnéee en faveur de la justice et en accord avec la Grande Loi de la Paix, alors les chefs devront de nouveau prêter allégeance en fournissant chacun les ceintures wampum requises. Alors les chef de guerre ou les chefs devront exhorter les chefs errants d’être juste et bon.

Si les chefs devaient refuser d’entendre le troisième avertissement, deux options sont alors possibles: soit les hommes peuvent décider en conseil de déposer le ou les chefs  ou de les frapper à mort avec leurs massues de guerre. S’ils décident dans leur conseil de prendre la première option, le chef de guerre devra s’adresser aux chefs intéressés et leur dire: “Puisque vous, chefs des Cinq Nations, avez refusé de retourner dans le bon processus de la constitution, nous déclarons dès maintenant vos positions vacantes, nous vous retirons vos bois de cerf, symboles de votre chefferie et d’autres devront être choisis pour siéger à vos places, laissez donc place libre.”

Si les hommes en conseil devaient choisir la seconde option, le chef de guerre devra ordonner à ses hommes d’entrer dans le conseil et de prendre positions aux côtés des chefs errants, s’asseyant entre eux si possible. Lorsque ceci est fait, le chef de guerre tiendra alors à bout de bras le wampum noir et dira aux chefs errants: “Et bien maintenant, chefs des Cinq Nations, oyez ces derniers mots de vos hommes. Vous n’avez pas tenu compte des avertissements des femmes de vos familles, vous n’avez pas tenu compte des avertissements du conseil général des femmes et vous n’avez pas non plus tenu compte des avertissements des hommes de vos nations, qui tous insistaient pour que vous retourniez sur le chemin de l’action juste. Puisque vous êtes déterminé à resister et à ne pas rendre justice à votre peuple, il n’y a plus qu’une seule façon d’agir pour nous.” A ce moment, le chef de guerre laissera tomber le wampum noir et les hommes devront se lever d’un bond et battre à mort les chefs errants. Chaque chef errant peut se soumettre avant que le wampum noir ne soit lâché. Son exécution sera immédiatement suspendu.

Le Wampum Noir ici utilisé symbolise que le pouvoir d’exécuter est enterré mais qu’il peut encore être déterré par les hommes. Il est enterré, mais lorsque l’occasion se présente, ils peuvent le déterrer et en dériver leur pouvoir et leur autorité pour agir comme ici prescrit.

(Traduction Résistance 71 )

 

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L’entreprise coloniale du gouvernement du Canada, incorporée en 1982

 

Mohawk Nation News

 

14 octobre 2019

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/10/14/corporation-of-govt-of-canada-inc-1982/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tout comme les plantes et les animaux, les humains sont mis sur la terre pour laquelle ils sont faits. Onowaregeh, l’Ile de la Grande Tortue a été créée par kasatstensera kowa sa oiera, la grande puissance naturelle de l’univers qui a placé onkwehonweh, le peuple naturel véritable sur notre terre-mère d’un pôle à l’autre et d’un océan à l’autre.

Les villes coloniales mortelles sont les plantations et les quartiers pour esclaves de notre ennemi envahisseur. Ils sont venus ici sans aucune invitation pour y commettre le génocide et se goinfrer de notre terre et de nos ressources. Il semble qu’ils ne s’arrêteront jamais.

Rotikstenha, ceux qui ont vécu bien des phases de leur vie, ont essayé de nettoyer la dévastation délibérément causée par nos ennemis, parfois avec nos mains nues. La nouvelle génération fait reluire le chemin pour nous tous. Pour venir à terme avec la brutalité à laquelle nous faisons face, nous faisons la cérémonie des petites condoléances. Nous prenons un morceau du plus fin des cuirs pour essuyer nos yeux afin de voir clairement. Nous prenons une plume d’aigle et nous essuyons nos oreilles afin d’entendre et d’écouter tout ce qui se dit. Nous buvons l’eau la plus pure afin de nous rincer la gorge et de ne dire que de bonnes paroles. Puis nous nettoyons et purifions nos corps pour restaurer l’énergie de notre esprit.

Le 12 octobre, Justin Trudeau (NdT: le premier sinistre canadien) s’est tenu devant une audience portant un gilet pare-balles et entouré de barbouzes parce qu’il avait peur des gens. Il a montré qu’il travaillait pour les banquiers de la City de Londres et qu’il avait peur pour sa vie.

En 1970, le père de Justin, Pierre Trudeau, déclara la loi martiale contre le peuple de Montréal avec un évènement faux-drapeau appelé la “crise de FLQ”. En 1974, il retira à la Banque du Canada son droit d’imprimer la monnaie sans intérêt. Il donna ce rôle aux banquiers internationaux de la City de Londres avec le système de loyer de l’argent, d’intérêts sur l’argent créé et “prêté” à l’état. En 1975, le Canada enregistra son tout premier déficit de 180 miliards de dollars, juste pour imprimer la monnaie. Les banksters ne pourront jamais être payés. 

Cet argent est garanti exclusivement par l’extraction illégale par le Canada des terres et des ressources des peuples autochtones.

Le Canada est toujours une colonie (NdT: un “dominion” de la “couronne”/City de Londres) comme stipulé par le British North America Act (BNAA) de 1867, qui est une loi votée par le parlement britannique pour organiser la colonie outre-mer du Canada.

Le rôle principal de l’armée est de protéger la “trésorerie” dans chaque pays. En 1982, Pierre Trudeau s’en alla à la City de Londres pour dissoudre l’entreprise coloniale connue sous le nom de “Dominion of Canada” Inc. 1867. Il créa une nouvelle entreprise (coloniale) appelée le “gouvernement du Canada” Inc. 1982.

Pierre Trudeau ramena une copie du BNAA remis à jour et la “proclama” comme étant la constitution du peuple du Canada. Il ne prêta jamais serment et ne demanda jamais au peuple de la ratifier. Les citoyens n’ont aucun droit. Les banques possèdent les gens en délivrant des certificats de naissance. Capitus diminutio maxima. Tout nom en lettres capitales d’imprimerie signifie entreprise, corporation.

Comme une entreprise, pour le Gouvernement du Canada Inc., Le CEO de l’entreprise est le gouverneur général ; son président le premier ministre, le vice-président est le leader de l’opposition au pouvoir, le secrétaire trésorier est le ministre des finances. La mission est: continuer l’illusion de la liberté pour le peuple, qui paie constamment des impôts et autres taxes aux actionnaires sur le compte des dividendes sis à la City de Londres.

Tous les tribunaux de l’amirauté sont fondés sur la loi bancaire, commerciale. Tous les tribunaux aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande sont des tribunaux de l’amirauté britannique. Ils font la guerre à tous les pays qui ne leur permettent pas de contrôler leur système bancaire et leurs banques au travers de la loi de l’amirauté.

Toutes les corporations que sont les municipalités ont les banques comme trustees, qui sont les actionnaires de l’entreprise.

L’entreprise du gouvernement du Canada est la propriété des banquiers de la City de Londres. Quiconque vote dans ce système soutient de facto le génocide et le vol.

 

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Au Canada… et partout ailleurs !

 

Le piège électoral

 

Mohawk Nation News

 

17 octobre 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/10/17/the-vote-trap/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un grand nombre de ceux qui ont vécu pour la cause ne sont plus parmi nous: Clinton Rickard, Mad Bear Anderson, Louis Hall karonhiaktajeh, Peter Diome, Richard Oaks, Russell Means, Dennis Banks, kakwirakeron, Vernon Bellecourt, Anna Mae Aquash, bien des rotiskenraketeh sur les lignes de front, Harriet Boots, des femmes et des hommes qui se tinrent côte à côte, Sugar Montour, Mad Jap, Le General, Dick Hill, Kevin Stanger, Jakwadeh, Lasagna, Deskaheh, et tous ceux que je n’ai pas mentionnés, ce sont tous des héros.

Leur travail n’est pas achevé. Nous entendons toujours leurs voix bien que leurs corps soient maintenant poussière. Fermez les yeux. Ecoutez leurs voix. Leurs paroles ne mourront jamais.

On nous a toujours encouragé à vivre dans les villes afin de nous assimiler à la culture des colons.


Le système nerveux central de l’empire

Les banquiers possèdent toute la terre, l’air, l’eau et les citoyens de l’entreprise coloniale appelée “gouvernement du Canada”. Voter signifie être d’accord avec les politiques pour établir des coûts de vie toujours plus élevés, des standards de vie bas, une chute du taux de natalité, d’exterminer notre race, de subir toute sorte de maladies, d’avoir une espérance de vie en chute, la pauvreté, de vivre dans les rues barbares des quartiers pour esclaves, des entreprises criminelles, de voir nos familles vivre au tréfond de la société à cause de la couleur de notre peau et de voir l’extinction finale de notre culture.

La règle des 51% de majorité n’est ni la démocratie ni le consensus. C’est du corporatisme. Votre vote donne le feu vert à l’entreprise pour continuer ses crimes.

Nous essayons constamment de créer une attention au niveau international sur notre situation génocidaire. Nous ne pouvons pas faire revenir ceux qui ont travaillé si dur pour notre survie, nous ne pouvons pas non plus restaurer la santé de notre terre-mère juste par nous-mêmes. Ils sont toujours avec nous ne serait-ce que par les messages qu’ils nous ont laissés. Notre jeunesse essaie de nous délivrer de l’esclavage et de ce génocide final qui est attenté sur nous. Le cadre d’accord (Framework Agreement) va retirer l’intérêt original indien de l’Ile de la Grande Tortue, ainsi les banquiers pourront totalement contrôler toute notre terre.. Les titres émis par le bureau du cadastre n’enregistrera plus que “l’assertion de la couronne” qui est propriété et taxée par les banquiers. Ils espèrent que sous les 10 ans à venir, le désespoir nous force dans leurs villes. Nos communautés furent fabriquées par l’entreprise coloniale afin qu’elles ne puissent pas avoir d’économie viable, ainsi notre peuple sera à la dérive pour juste survivre.

Les riches vivront dans des forteresses, emmurés dans les campagnes afin d’échapper à la sale vie brutale qu’ils ont créée dans les villes et pour contrôler toute révolution en développement.

Les villes sont un système politiquement corrompu par construction. Elles sont planifiées pour la saisie du pouvoir et pour être gérées par l’armée. Le pouvoir de la ville est fondé sur la concentration de la manufacture et du commerce, pour vivre sur le dos des pauvres. Cela s’appelle l’extinction, l’assimilation, la réconciliation, la destruction des identités et du langage des peuples originels.

Les immigrants gravitent vers un gouvernement fasciste pour sortir du chaos qu’ils ont créé, ils se sauvent de leur pays.

Seuls la végétation, les animaux et les peuples originels demeureront sur l’Ile de la Grande Tortue. La poussée actuelle pour le français est parce qu’ils vont devoir retourner à la maison mère. Pour rester ici, ils doivent vivre selon Kaianerekowa, la voie originelle de cette terre et parler une langue native pour pouvoir communiquer avec notre mère.

Nous avons un droit de naissance ancestral à protéger, un nom natif, une terre, nos familles. En votant pour maintenir leur système entrepreneurial corporatiste, nous mettons notre destinée entre les mains de l’ennemi. Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix est contournée. Demeurer avec la vérité et la réalité est un défi.

En accord avec la loi de l’amirauté, lorsque le peuple indigène vote, il confirme son assimilation au système.

= = =

Lectures complémentaires:

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

Pierre_Clastres_Echange-et-pouvoir-philosophie-de-la-chefferie-indienne

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Manifeste pour la Société des Sociétés

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

Résistance au colonialisme: Le monde malade de l’ « owista », la maladie de l’argent (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés with tags , , , , , , , , , , , , on 12 octobre 2019 by Résistance 71


Les harpies colonialistes…

 

Remboursement

 

Mohawk Nation News

 

8 octobre 2019

 

url de l’article original: 

http://mohawknationnews.com/blog/2019/10/08/pay-back/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Otsinonwaksen okonha, l’entreprise coloniale du gouvernement du Canada et ses associés sont troublés. Les questions principales de leur débat électoral courant devraient être : “Comment pouvons-nous sortir de cette engrenage induit de justifier de toute la brutalité et du génocide que nous commettons envers onkwehonwe, le peuple originel et de toute vie sur l’Île de la Grande Tortue ?

Owista (la veulerie, maladie de l’argent) gouverne la société corporatrice coloniale. Leurs bouches disent “moi” au lieu de “nous”.

Les acteurs sont entraînés pour tromper le public de voir que l’entreprise coloniale est fondée sur les 51% de la règle majoritaire, la façon dont fonctionne le gouvernement entrepreneurial du Canada. Le corporatisme / fascisme dirige un état quasi policier sous les statuts de la loi de l’amirauté (britannique) sans aucun remède constitutionnel.

Le peuple originel, qui vit la voie naturelle avec toute vie, n’appartient en rien au système corporatiste colonial. Les immigrants sont en train de nous “réguler” hors d’existence. Si les citoyens de chaque municipalité développait une constitution municipale fondée sur Kaianerakowa, la Grande Loi de la Paix, et apprenait à obtenir un consensus de 100% d’accord sur tous les problèmes à discuter affectant la communauté, le Canada deviendrait un exemple rutilant pour le monde entier.

Les diktats des serpents étrangers à cette terre ne peuvent pas nous retirer de celle-ci. Tewatatawi est notre nature. Aujourd’hui, nous, onkwehonwe, sommes “retournés dans les collines” pour cicatriser et attendre le retour de la Grande Paix. Elle viendra.

Onkwehonwe veut dire que nous sommes le peuple originel pour toujours. Nous étions ici bien avant la “Canada”, bien avant l’Indian Act (loi scélérate sur les Indiens), avant l’église. Nous ne sommes pas arrivés sur l’Île de la Grande Tortue en bateau. la Nature/création, l’univers, nous a placé sur notre terre-mère, là où nous sommes.

Nous répandrons la paix autour du monde.

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Lectures complémentaires:

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

Pierre_Clastres_Echange-et-pouvoir-philosophie-de-la-chefferie-indienne

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

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Manifeste pour la Société des Sociétés

TICEE_Operation_Rachat_2018

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

La_voie_Lakota_et_Crazy_Horse

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

 

Canada et imposture coloniale, génocide et ethnocide programmés (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 29 septembre 2019 by Résistance 71

Une fois n’est pas coutume, notre commentaire de texte sera ici un peu négatif, non pas sur le fond, car nous partageons ce qui y est dit, mais sur la forme, notamment en ce qui concerne l’utilisation du symbole du “serpent” comme celui du mal et de la fourberie. Ceci nous paraît en fait être très “eurocentrique”, ce qui est un comble vu la provenance du texte. Le serpent n’est-il pas le diable dans l’imbécile mythologie chrétienne ? Nous sommes surpris qu’une telle métaphore puisse être utilisée dans un discours traditionnel amérindien.
Le serpent est partie de la Nature. Il n’y a rien de “bien, mal ou vicieux” dans la Nature. Le serpent est et vit sa vie sans emmerder personne, ce sont nous, les humains, qui l’emmerdons dans son habitat naturel. Le serpent est un prédateur qui tue pour manger et survivre, il le fait de manière très parcimonieuse au moyen du poison ou de la constriction. Dans la très vaste majorité des cas, les interactions entre humains et serpents se passent très bien, chacun évite l’autre avec succès… Toute morsure endurée est le résultat d’un acte de défense de l’animal qui instinctivement connait la valeur de son venin et le distille avec parcimonie, occasionnant dans bien des cas, des morsures dites “sèches”, sans injection de venin.

Nous tenions à préciser ce fait, car nous ne sommes pas d’accord sur l’image du serpent convoyée ici ou dans d’autres textes. Nous sommes en fait surpris de l’usage fait de cette image négative par une source iroquoise traditionnelle…

10/10 sur le fond.. 2/10 sur la forme, peut mieux faire…

~ Résistance 71 ~

 

 

Se déguiser en “Indien”

 

Mohawk Nation News

 

25 septembre 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/09/25/dressing-up-like-an-indian/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous, les peuples natifs de ce continent, nous habillons “comme les blancs” parce que nous ne pouvons pas nous payer ces superbes et très chers habits autochtones. Quand nous en avons un, nous sommes invités dans des fêtes pour faire des poses photos avec des politiciens, ou poser dans des inaugurations de supermarchés, de galeries marchandes ou pour poser avec des enfants dans les crèches.

L’entreprise coloniale qu’est le gouvernement du Canada travaille dur pour nous maintenir, nous et nos affaires, dans le domaine de l’invisible et conserver nos esprits ignorants. Voler, piller l’Île de la Grande Tortue d’un pôle à l’autre, d’un océan à l’autre est le plus grand vol organisé de l’histoire de l’humanité et de cette planète, pillage qui continue aujourd’hui. Des traîtres comme les membres de l’Assemblée des Premières Nations (APN/AFN) et les “conseils de bandes” sont complices et aident ces serpents à essayer de vider l’Île de la Grande Tortue de notre existence. Ils sont tout aussi coupables de génocide que leurs maîtres. Leur extinction, extermination des peuples natifs s’appellent aujourd’hui “le cadre d’accord” (NdT: Framework Agreement en anglais). Les banquiers sont les actionnaires de toutes les municipalités incorporées de l’entité coloniale du Canada. Ils sont les propriétaires du Canada et, par le truchement des actes de naissance, qui ne sont que des documents bancaires, ils possèdent les gens.

Le lavage de cerveau inclut couvrir de ridicule ou censurer la vérité sur notre véritable position en tant que peuples placés sur l’Île de la Grande Tortue par la nature/création. Nous sommes ignorés ou diagnostiqués comme ayant des limites mentales et physiques ou nous sommes simplement physiquement éliminés. Même notre identité propre est décidée pour nous, comme par exemple en nous forçant à n’utiliser qu’une identité électronique cadrée par l’entreprise coloniale. Ce n’est que documentation et gestion de leurs esclaves. L’entreprise coloniale a autorisé ses marionnettes des conseils de bandes de Nations Premières Inc. à signer l’ordre de notre extinction et de couper notre lien profond à la terre. Des mots comme “conflit”, “peur”, “envie, désir” et “haine” ou tous mots qui critiquent les serpents sont déplacés (NdT: et pas à pas criminalisés…).

Les langues étrangères officielles de l’Île de la Grande Tortue, l’anglais et le français, et les toutes nouvellement inventées langues des “premières nations”, basées sur une traduction depuis l’anglais, vont être utilisées pour limiter notre capacité de réflexion. L’anglais est une langue de mensonge et de tromperie.

Seuls des noms et des chiffres reconnus par le système bancaire sont acceptés comme valides. Nous nommer par nos véritables noms natifs va de nouveau devenir illégal. Une nouvelle histoire et de nouvelles religions vont faire avancer l’idée du serpent : la société autochtone est libre de tout contrôle de l’entreprise coloniale.


Antidote issus de la loi naturelle

Le désordre programmé est appelé “harmonie”. Les déracinés, désaxés sont envoyés dans des maisons de travail, dans des camps de travaux forcés et dans les unités militaires. Les anciens ayant la connaissance sont “mis à la retraite”. Les “sociétés pour l’enfance” et les généticiens encouragent les petites unités familiales et la stérilisation sans consentement. Tout le monde est classé par niveau d’intelligence et en rapport avec son utilité pour l’entreprise coloniale.

La répétition tue le naturel. Nous devons nous assoir sur des chaises à longueur de journée, à ne rien faire. Retourner à la maison. Refaire la même chose le lendemain.. Ceux qui voient au delà de tout ça, qui posent des questions, qui refusent d’être quotidiennement sous sédatif et résistent au conditionnement sont éliminés. Le “cadre d’accord” qui va nous municipaliser et nous taxer sous le régime colonial est le plan de base pour la standardisation et le contrôle.

L’entreprise coloniale a une peur bleue des différences qu’elle ne peut pas contrôler. Kaianerekowa est le fondement de notre mode de pensée. Les différences sont naturelles et très belles.

Notre musique, nos chansons, nos langues, nos danses et nos cérémonies sont ancrées profondément en nous et ainsi nous pouvons demeurer connectés avec nos ancêtres. L’État crée des drogues et des façons de réprimer les émotions profondes primordiales. Socrate a inventé l’échelle des 12 notes chromatiques pour cacher les 13 notes de solfèges originales. Elles sont les notes de la communication de la nature / création. L’entreprise coloniale a interdit notre musique pour, espère t’elle, arrêter de déclencher nos mémoires.

Nos rêves sont une combinaison de réalité, d’émotions et d’amour de notre peuple, ce qui nous est systématiquement retiré en amenuisant notre existence propre, notre essence. Nos parents et nos ancêtres eurent des joies et des peines. Les serpents ont amené la maladie de l’owistah (NdT: qu’on peut traduire par “veulerie”…) avec eux pour que viennent la guerre et la mort pour détruire le monde. Les serpents savent ce qu’est la brutalité de voler et de tuer nos jeunes et nos vieux. Nous avons le souvenir de nos enfants qui furent volés à leurs familles, pour nous retirer la lumière des yeux. Les serpents n’ont aucune empathie et ont un besoin impératif de dominer. Nos révoltes sont craintes (NdT: Wounded Knee 1973, Oka 1990, Sandy Creek 2016-17).

Le lavage de cerveau afin que nous commettions le suicide est fini. Ce cadre d’accord pour notre extinction ne va pas nous retirer notre connexion avec la nature et notre terre-mère. Nous serrons nos enfants, nos bébés contre nous pour sentir la chaleur, le confort et la beauté. Leur futur est dans nos esprits et nos bras. Nous éprouverons la joie, nous aurons la musique, l’amour et les cérémonies qui sont toujours dans les ombres et les échos.

Jimi Hendrix chante les changement à venir pour les châtelains quelque soit le costume qu’ils portent:

“A little Indian brave who before he was ten,

Played war games in the woods with his Indian friends,

And he built a dream that when he grew up,

He would be a fearless warrior Indian Chief

Many moons passed and more the dream grew stronger,

Until tomorrow, he would sing his first war song,

And fight his first battle, but something went wrong,

Surprise attack killed him in his sleep that night

And so castles made of sand,

Melts into the sea, eventually”

= = =

Lectures complémentaires:

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

Pierre_Clastres_Echange-et-pouvoir-philosophie-de-la-chefferie-indienne

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

Résistance au colonialisme: Fondements et permanences de l’ignominie de la domination avec Nils Andersson

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 septembre 2019 by Résistance 71

Nous avons utilisé le texte ci-dessous en mai 2013 pour écrire notre article « Nous sommes tous des colonisés ! » qui est devenu un des articles les plus lus sur Résistance 71. Le voici dans sa version numérique.

~ Résistance 71 ~

 

 

Fondements et permanence du colonialisme

 

Introduction rencontres d’été

 

Nils Andersson

 

Novembre 2011

 

Pendant des millénaires, premières colonisations : Égypte et Mésopotamie, monde gréco-romain et monde musulman, Asie hindouisée et sinisée, empire mongol, l’Eurasie et l’Afrique du Nord, furent des terres de conquêtes et de barbarie. Le plus ancien traité connu « de fraternité et d’amitiés » conclu vers 1280 av. J.-C, entre le roi d’Egypte, et le roi des Hittites fait l’objet d’un accord sur les frontières mais il est implacable envers les populations. Les souverains s’accordent d’extrader les fugitifs des deux camps qui cherchent asile soit en Égypte soit en pays hittite, le territoire est plus important que le sort des populations. C’est là une première permanence du système colonial et impérialiste, la primauté du territoire sur les populations.

Navigateurs, explorateurs et marchands vont êtres les premiers colonisateurs. En 1493, un arbitrage du pape accorde toutes les terres « trouvées ou à trouver, reconnues ou a reconnaître » à l’Espagne et au Portugal. Il s’agit d’un colonialisme mercantile et de mercenaires, avec le « système de l’exclusif ». La puissance coloniale s’assure le monopole des importations et exportations, ainsi les conquistadors s’attribuent pour leurs rois et pour eux-mêmes les richesses de l’Afrique et de l’Amérique. Au XIXe siècle, avec l’expansion du capitalisme industriel, la liberté du commerce, va prévaloir et modifier le système colonial en rationalisant et intensifiant l’exploitation économique, sociale et humaine des peuples colonisés. L’accaparement des richesses naturelles est la deuxième permanence du système colonial.

Autre composante constitutive du colonialisme, le goupillon, trois bulles du pape confient aux rois d’Espagne et du Portugal la christianisation des territoires « découverts et à découvrir ». Imposer sa religion fut tout au long de la conquête coloniale une composante essentielle de la mission civilisatrice de l’homme blanc. Évangéliser est la troisième permanence du système colonial.

Pour compenser la chute de la démographie qui résulte en Amérique de l’extermination des Indiens, du travail forcé auquel ils sont soumis et des maladies contagieuses amenées par les Européens, il est organisé dès le XVIIe siècle le plus ignoble des commerces, la traite négrière. Pendant trois siècles l’esclavagisme participera du système colonial. Si la traite négrière a été abolie, la « force noire » du général Mangin lui succéda, avec l’enrôlement massif comme chair à canon pour les guerres impérialistes des tirailleurs sénégalais, malgaches, algériens, marocains, tunisiens et indochinois, puis les colonisés deviendront une main d’œuvre exploitable sans limite dans les métropoles. Quatrième permanence du système colonial, l’exploitation sociale et humaine des peuples colonisés.

Le goupillon accompagne le glaive. La violence dont se vante le capitaine de Montagnac lors de la conquête de l’Algérie : « Toutes les populations qui n’acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d’âge ni de sexe… » est inhérente au colonialisme. Violence que justifie Alexis de Tocqueville – grande référence de la pensée libérale et démocratique – quand il écrit : « Du moment que nous avons admis cette grande violence de la conquête, je crois que nous ne devons pas reculer devant les violences de détail, qui sont absolument nécessaires pour la consolider. » Cinquième permanence du système colonial, le recours à la violence de la guerre et de la répression.

À la violence physique s’ajoute une entreprise de dépersonnalisation, symbolisée par le Code de l’indigénat en Algérie, l’apartheid en Afrique du Sud, la ségrégation aux États-Unis et ailleurs. règles fondées sur la supériorité de l’homme blanc. Le Code de l’indigénat, par exemple, était un régime d’exception avec la mise en place de deux collèges électoraux, un pour les Français, un pour les indigènes. L’interdiction faite aux Algériens d’être maire ou président d’une assemblée qui comprend des Français, leur exclusion de certaines écoles ou interdiction faite à un officier « indigène » de commander un officier français même d’un grade inférieur au sien. De plus les Algériens sont soumis à la loi de la « responsabilité collective », non seulement ils ne sont pas des citoyens égaux mais leur individualité est niée, ils sont une masse. Déniant leur identité aux peuples colonisés, les colonisateurs vont imposer leur langue, leur culture, leur idéologie, fondée sur la supériorité de l’homme blanc. Racisme et colonialisme ne font qu’un. L’aliénation du colonisé est la sixième permanence du système colonial.

Il n’y a pas eu un mais des colonialismes, des distinctions peuvent être opérées, mais dans l’échelle de l’abomination tous les colonialismes sont égaux. Et dans le nouvel ordre colonial, comme dans l’ancien on retrouve ces six permanences : primauté du territoire sur les populations, accaparement des richesses naturelles, imposition de la religion du colonisateur, exploitation sociale et humaine, recours à la violence de la guerre et de la répression, aliénation culturelle et idéologique du colonisé.

S’il est paru important de rappeler ces permanences du colonialisme, ce n’est pas pour énumérer les maux du colonialisme, mais pour inscrire notre débat dans les luttes émancipatrices présentes car, sans une approche globale du système colonial, il ne peut y avoir de sortie du colonialisme.

Sortir du colonialisme : désaliénation et luttes communes

L’indépendance nationale acquise au prix de grands sacrifices par la lutte armée ou accordée par le colonisateur est une étape essentielle de la décolonisation, mais elle n’est et ne pouvait être qu’une étape. Comment aurait-il été possible que le colonisé se libère de son aliénation du seul fait d’être indépendant. Rompre avec les chaines de siècles d’oppression politique, d’exploitation économique, de soumission idéologique demande un temps long. Il est donc normal que l’on se pose aujourd’hui, la question : comment sortir du colonialisme ?

Pour sortir du colonialisme au stade d’une « mondialisation » qui est inscrite dans le processus même des conquêtes coloniales, il y a deux démarches obligées : rompre avec l’aliénation coloniale et créer les conditions pour que les peuples colonisés, ex-colonisés et les peuples des métropoles mènent des luttes communes.

Rompre avec l’aliénation, Fanon dénonce combien les comportements humains des « damnés de la terre » sont gangrenés par le colonialisme et le racisme, la radicalité de Fanon répond à un besoin de survie identitaire. Il souligne l’importance du regard porté sur les résistances au colonialisme. Mais Enzo Traverso fait le constat : « Une large partie de l’historiographie dite post-coloniale, revisite le passé à travers le prisme de la victime, dans un horizon privé de toute utopie, où il n’y a plus de place pour la mémoire des luttes émancipatrices des esclaves et des colonisés… » Il faut rompre avec toute logique victimiste du colonisé, subissant l’oppression coloniale. Il faut au contraire redonner place à la longue mémoire des luttes de résistance et émancipatrices qui ont porté les peuples colonisés il y a un demi-siècle au centre de l’Histoire.

Quel chemin parcouru depuis 1885, summum de l’arrogance coloniale, où la Conférence de Berlin décide des règles de partage de l’Afrique où il est convenu que « toute puissance européenne installée sur la côte peut étendre sa domination vers l’intérieur jusqu’à rencontrer une ‘sphère d’influence’ voisine. » Plus simplement dit : là où l’homme blanc pose le pied, le sol et les gens lui appartiennent.

L’ordre colonial est à son apogée. Le monde se partage entre les Empires coloniaux anglais et français dominants, les empires espagnols, portugais et hollandais déclinants (lutte d’indépendance en Amérique latine), les nouveaux empires coloniaux allemand, italien et belge et les États-Unis et la Russie conquérants. Les possessions britanniques, première puissance coloniale, représentent alors un quart des terres du globe et un quart de la population mondiale. Seule puissance non occidentale à mener une politique impérialiste, le Japon.

La domination coloniale paraît alors sans fin. Mais les peuples colonisés s’organisent politiquement, certains engagent des luttes de libération nationale, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est affirmé dans le cadre des Nations Unies. C’est le temps des ruptures, des sacrifices aussi, de Bandoeng, de la révolution AAA (Afrique, Asie, Amérique latine), amenant un bouleversement historique majeur. On ne peut sortir du colonialisme sans faire vivre cette mémoire.

De très nombreuses contributions des ex-colonisés sur les effets de la colonisation et ceux, tout aussi ravageurs, du néo-colonialisme – favorisé par la complicité et la corruption d’une grande partie des élites locales – témoignent d’une désaliénation du colonisé. Émancipation nationale et sociale mais également culturelle, identitaire, au pays et de l’émigré. Mais cette question n’est pas prise dans toute sa dimension si nous ne posons pas cette autre question, la désaliénation concerne-t-elle le seul colonisé ?

Certes non. Il en est pour le colonisateur comme, pour le colonisé. Les peuples victimes du colonialisme doivent se construire, s’émanciper, se libérer de ce passé et du présent néo-colonial où suppôts des anciens colonisateurs maintiennent leurs peuples sous leur dépendance et celle des anciens maîtres. Mais l’homme occidental doit lui aussi assumer son histoire, se libérer de sa propre aliénation de colonisateur, il doit lui aussi faire, « peau neuve », sans quoi il ne cesse de reproduire son aliénation dominatrice et raciste. On reste dans l’attente que les « élus du ciel », les colonisateurs, comprennent la nécessité de mettre en question leur identité de colonialistes qui continue à pervertir leur raison et leurs comportements.

On ne peut créer les conditions de modifier les rapports de force dans le monde sans sortir du double piège de l’aliénation du colonisé et de celle du colonisateur, dans laquelle nous maintient l’actuel ordre mondial. Face à la gangrène raciste, xénophobe, qui se répand dans le discours politique, intellectuel et médiatique, il faut dénoncer, inventer, découvrir, rompre avec la pensée dominante, y compris dans ce qu’elle gangrène nos rangs.

Autre obligation, créer les conditions de mener des luttes communes. Je voudrais rapporter ici à ce propos un colloque tenu à Milan au Centre Franz Fanon en 1962, il y a donc 50 ans, dans un moment de grandes avancées des mouvements de libération nationale, colloque qui avait pour thème, la gauche occidentale et le tiers-monde. Il a été souligné lors de ce colloque que la responsabilité historique de la gauche européenne est « de ne pas avoir compris la véritable importance des révolutions du Tiers monde, d’avoir considéré ces révolutions comme un fait particulier, isolé, dans le processus révolutionnaire mondial. » Faute de cette compréhension « nous avons pu assister, alors même que le cours de la décolonisation changeait le monde à un renforcement indiscutable du pouvoir capitaliste, à un affaiblissement progressif des forces démocratiques en Europe… »

Il a été lors de ce colloque posé la question « Le passage pour les mouvements de libération de la lutte armée avec l’accession à l’indépendance à des luttes revendicatives, démocratiques, une fois l’indépendance acquise, fera-t-il apparaître avec plus de clarté que l’ennemi est commun et que la décolonisation n’est pas un épisode particulier, historiquement isolé », qu’il appartient au mouvement général d’émancipation et que sans une solidarité active avec les peuples sortis du colonialisme, « la gauche européenne n’aura aucune efficacité. »

Cinquante ans après le constat est là, entre la gauche européenne et les peuples ex-colonisés ou encore colonisés, pris dans la nasse de l’économie de marché, soumis à la logique du néo-libéralisme dominante, il ne s’est pas créé une réelle solidarité et la question de l’efficacité de la gauche européenne reste posée.

Le monde a changé, les rapports de forces interétatiques ne sont plus les mêmes, les rapports de forces politiques, sociaux et économiques ne sont plus les mêmes, les rapports de force Nord-Sud ne sont plus les mêmes, les épicentres des mouvement d’émancipation et libérateur ne sont plus les mêmes. Mais le nouvel ordre mondial a aggravé les rapports dominants/dominés, colonisateurs/colonisés. Le capitalisme est toujours au fondement de la domination et de l’exploitation coloniale et sociale, nous sommes soumis aux mêmes maîtres, des maîtres dont les décisions sont de plus en plus exterritorialisées, loin de toute intervention et de tout contrôle citoyen, des maîtres qui nous mettent en concurrence, nous soumettent aux mêmes lois. Ce qui rend d’autant plus impératif de mener des luttes communes.

Sans cette solidarité, sans se sortir du double piège de l’aliénation colonialiste, dont nous ne sommes pas encore libérés et de l’aliénation néolibérale à laquelle il manque encore la radicalité d’un Fanon pour être dévoilée, on ne peut se libérer, ni les uns ni les autres, des lois de l’économie de marché, de la domination de l’idéologie néo-libérale auxquelles nous sommes soumis, nous ne pouvons faire prévaloir de la démocratie. Pour citer Jacques Bidet : « Auparavant n’existait que l’internationale : chaque classe exploitée se confrontait à sa classe exploiteuse, chaque peuple colonisé à son colonisateur. Et il pouvait s’établir entre eux une solidarité internationale. Aujourd’hui la logique du capital dessine l’horizon commun d’une histoire partagée. La lutte d’émancipation acquiert une perspective mondiale ».

Sortir du colonialisme, qui n’est nullement un système archaïque mais est aujourd’hui un constituant du système globalisé c’est, partant de mouvements locaux et nationaux, là où nous sommes, avec nos différences, nos expériences, en conjuguant nos mouvements, se donner la capacité d’influer sur l’ordre mondial.

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Note de Résistance 71, septembre 2019:

Tout ce que dit Nils Andersson est fort justement analysé, mais ce qu’il dit à la fin “se donner la capacité d’influer sur l’ordre mondial…” veut en d’autres termes dire:

“se donner la capacité” = pouvoir

pouvoir quoi ? “influer sur l’ordre mondial”, c’est à dire sur l’agencement, la décision politiques.

Ce que nous dit en d’autres termes Nils Andersson est de REPRENDRE LE POUVOIR… Mais pas pour en faire une nouvelle resucée de l’ordre ancien étatico-capitaliste, une énième et futile “réforme” d’un système qui ne peut être réformé, n’a jamais pu l’être ; mais bien au contraire de transformer cette réalité mortifère de la division et de la coercition à tout va pour en faire une réalité de notre humanité absolue et universelle, celle de l’amour, de la solidarité, de la paix, de l’entraide et de la compassion, nous faire entrer de plein pied dans la Société des Sociétés qui lâche prise des antagonismes et embrasse la complémentarité de notre diversité. Tout ceci bien considéré, on se rend alors bien compte qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir. Il faut en sortir, le reléguer au musée des horreurs de l’histoire et avancer sur le seul véritable chemin de notre humanité vraie, celle de notre être profond réconcilié avec lui-même et la Nature.

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Lectures complémentaires:

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Manifeste pour la Société des Sociétés

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Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

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Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Appel au Socialisme Gustav Landauer

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Doctrine chrétienne de la découverte ou le profond désir chrétien de domination (Steven Newcomb)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 6 septembre 2019 by Résistance 71

“En se présumant eux-mêmes inconsciemment d’avoir de droit un pouvoir mental de juger les “païens”, les chrétiens furent capables d’affirmer que les Indiens n’avaient pas le droit de continuer de vivre leur mode de vie libre et indépendant. Sur la base biblique que le peuple élu possède la tâche providentielle de soumettre la Terre et d’exercer une domination sur tout être vivant, les chrétiens se considéraient eux-mêmes comme un peuple élu ayant l’obligation divine de “sauver” les païens et leurs nations en les subjuguant, ce qui fut référé par le doux euphémisme de les “civiliser”. Ceci devait être accompli en brisant les nations païennes pour ensuite tourner leurs membres en des individus chrétiens qui deviendraient, par le moyen d’une assimilation graduelle, soit des sujets d’une monarchie chrétienne européenne ou des citoyens d’un état européen chrétien. De ce point de vue, les païens sont destinés par dieu à être sauvés et réduits à la “civilisation” européenne chrétienne.”
~ Steven Newcomb, 2008 ~

Le profond désir chrétien de domination

 

Steven Newcomb

 

Juillet 2019

 

url de l’article original

http://originalfreenations.com/the-deep-desire-for-christian-domination/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le désir des nations chrétiennes de dominer les nations “infidèles” et leurs terres, a mené à un désir de “découvrir” ou de localiser toutes terres infidèles de par le monde, qui n’avaient pas encore été dominées. Ceci devait être fait afin d’étendre l’empire chrétien (NdT: le tristement célèbre “christianorum dominorum”…). Ce désir eut pour résultat le fait que les monarques chrétiens autorisèrent des voyages de recherche de toute terre non-chrétienne qui n’avaient pas encore été soumises à la domination chrétienne.

Le pape et les monarques de la chrétienté croyaient que c’était la volonté de dieu pour que “Son” empire et sa domination soient étendus sur toutes les parties de la planète. Pour ce faire, il devenait nécessaire de naviguer les océans à la recherche de tout endroit qui n’avait pas encore été forcé de vivre sous la domination du “dieu” chrétien et de son empire de domination. Nous savons tout cela grâce à une phrase écrite dans une bulle pontificale de 1493 (NdT: Inter Caetera du pape Alexandre VI, Rodrigo Borgia)), “Nous croyons en Lui (dieu), celui par qui se créent les empires et les dominations de toutes choses.

Ce qui a été appelé la “doctrine de la découverte” est fondée sur la croyance que ce fut la volonté de dieu que les monarques chrétiens localisent et dominent toutes terres non-chrétiennes. Ce soi-disant “droit de domination” divin se métamorphosa en un “droit de la découverte” ou en un “droit de la découverte chrétienne”. Dans ce contexte donc, le mot “découverte” dans l’expression “doctrine de la découverte” veut dire “accomplissement de la volonté de dieu de localiser les terres non-chrétiennes afin de les dominer ainsi que les peuples et nations y vivant.

Ce désir de domination se reflète dans un passage de la bible au psaume 2:8:

Demandez-moi et je vous donnerais les païens en héritage et ferais des plus belles parties de la terre votre possession.” Parce qu’un héritage est une forme de propriété, le psaume 2:8 dit de fait que les gentils et non-croyants seront donnés au “peuple élu” en tant que forme de propriété, ce avec toutes les parties non encore sous domination de la terre pour que tout cela entre en possession du “peuple élu”. Ceci évoque également un sens de la propriété que William Blackstone a défini comme un droit de “domination despotique” ou en d’autres termes, une affirmation du droit de domination.

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L’affirmation d’un droit de domination chrétienne

 

Steven Newcomb

 

Mai 2019

 

~ Traduction Résistance 71 ~

 

Ce qui a été typiquement appelé “La doctrine de la découverte” serait, de mon point de vue, mieux nommé comme étant la “doctrine de la domination chrétienne”. L’idée même de “découverte” n’a de sens que dans le contexte de ces monarques de la chrétienté s’aventurant dans la localisation des terres jusqu’ici inconnues du monde chrétien. Une fois que des terres correspondant à la description donnée étaient localisées au cours de longs voyages maritimes, les représentants du monarque particulier étaient instruits de pratiquer une sorte de rituel afin de s’approprier symboliquement un droit de domination sur cette position géographique particulière, que ce soit en tenant une poignée de la terre étrangère, en brisant une branche, en éparpillant de l’eau (“bénite”), en agitant une épée ou quoi que ce soit d’autre.

En 1823, La Cour Suprême des Etats-Unis (CSEU), sous la direction du juge John Marshall, remémora une partie de cette étrange histoire et examina ce que la cour appelait le “droit de découverte”. Marshall y déclara que le “droit de découverte” fut très bien illustré par la commission royale du roi d’Angleterre Henry VII donnée à John Cabot et à ses fils. Cette commission instruisit les Cabot de “rechercher, de découvrir, de trouver, quelques îles, terres et provinces des païens et des infidèles qui jusqu’à ce jour demeuraient inconnus de tout le peuple chrétien.

En d’autres termes, les Cabot reçurent pour instruction d’aller à la recherche de terres où vivaient des païens et des infidèles et une fois arrivés sur place, immédiatement s’emparer de l’endroit au nom du droit chrétien de domination de ces gens et de toutes ces terres non-chrétiennes. La CSEU appela cette affirmation d’un droit de domination l’”ultime dominion”. Bien trop de gens ne comprennent pas que le mot “dominion” dérive du mot latin signifiant “domination”.

Source:

http://originalfreenations.com/the-claim-of-a-right-of-christian-domination/

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Lectures complémentaires:

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

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kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

“Après avoir souffert au-delà de la souffrance, la nation rouge se relèvera de nouveau et ce sera alors une bénédiction pour un monde devenu bien malade. Un monde empli de promesses brisées, d’égoïsme et de séparations. Un monde se languissant de lumière. Je vois une époque de sept générations lorsque toutes les couleurs de l’humanité se rassembleront sous l’arbre sacré de la vie et la terre entière redeviendra de nouveau un cercle unique. Ce jour là, il y aura ceux parmi les Lakota qui porteront la connaissance et la compréhension de l’unité parmi tous les êtres vivants et les jeunes gens blancs viendront vers ceux de mon peuple pour leur demander de leur dispenser leur sagesse. Je salue la lumière dans tes yeux, là où réside l’univers entier. Car quand tu es au centre de toi-même et que je suis également en cet endroit en mon sein, alors nous serons un.”
~ Tasunke Witko, Crazy Horse, Cheval Fou, chef de guerre Oglala ~