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Nouvel Ordre Mondial et ingérence politico-économique: Mieux connaître la maison mère des think tanks… Le Royal Institute of International Affairs (James Corbett)

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Résistance au Nouvel Ordre Mondial

 

Connaître son ennemi: Le Royal Institute of International Affairs (RIIA)

 

James Corbett

 

19 janvier 2019

 

Source:

https://steemit.com/world/@corbettreport/know-your-enemy-the-royal-institute-of-international-affairs

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les lecteurs de cette colonne sauront déjà tout au sujet du Council on Foreign Relations ou CFR. L’influence du CFR sur l’agenda de la politique étrangère américaine était il n’y a pas si longtemps étiquetée comme une “théorie conspirationiste”. Mais, comme c’est le plus souvent le cas, la “théorie conspirationiste” devient simplement avec le temps un truisme de plus que les conspirateurs eux-mêmes tournent en dérision. Ce que vous ne savez peut-être pas en revanche est que le CFR est une succursale d’une organisation un peu plus ancienne et moins connue: le Royal Institute of International Affairs, ou RIIA. L’idée de la formation de ce groupe fut forgée durant une session informelle de la conférence pour la paix de Paris en 1919. L’Institut for créé l’année suivante, d’abord comme le British Institute of International Affairs, puis après avoir reçu une charte royale comme le Royal Institute of International Affairs.

Le groupe est devenu synonyme de Chatham House, son QG se situe sur St James Square à Londres et est  largement reconnu par les experts en politique étrangère comme le think tank ayant le plus d’influence au monde.

Dans les années suivant sa création, le RIIA a ouvert des succursales à travers le Commonwealth britannique et dans le monde, ceci inclut le CFR, né lui aussi en grande partie de cette réunion de Paris en 1919, puis vinrent l’Australian Institute of International Affairs, et les contreparties éponymes en Afrique du Sud, au Pakistan ainsi que le Canadian International Council, toutes des organisations similaires.

Officiellement, le RIIA, comme ses succursales, est une organisation à but non lucratif et non-gouvernementale (sic), qui promeut l’analyse des problèmes internationaux dans des sujets comme l’énergie (NdT: pétrole, pétrole + gaz…), les ressources et l’environnement, l’économie internationale, la sécurité internationale et le droit international. Tout comme pour ses succursales, la vaste majorité des publications du groupe est mise à la disposition du public gratuitement via leur site internet et leur journal, International Affairs. (bien entendu ce n’est pas en accès libre ni gratuit au sens d’une pizza gratuite. Vous aurez besoin d’un compte actif avec “Oxford Academic” si vous voulez avoir accès en ligne au contenu d’International Affairs comme cet article chauds les marrons chauds: « World politics 100 years after the Paris peace conference » by David Lloyd George’s great-granddaughter and former Rhodes Trustee Margaret MacMillan.)

L’organisation est financée par des partenaires, des patrons et la liste de ses membres se lit comme un véritable who’s who de la corporatocratie oligarchique, ces partenaires incluent: Chevron, AIG, Bloomberg, Toshiba, Morgan Stanley, Goldman Sachs, Lockheed Martin, Royal Dutch Shell, ExxonMobil et des douzaines d’autres entreprises, institutions et gouvernements étrangers. Chatham House attire de manière consistante un grand nombre de conférenciers très connus sur des sujets très nombreux, publiant des rapports qui définissent l’agenda politique, pas seulement pour la Grande-Bretagne, mais pour la plus grande partie du monde développé. Bien que la majorité de ses activités soient accessibles publiquement, le groupe conserve malgré tout certaines réunions politiques privées et c’est pour cela que l’association est la plus connue. Cette politique est connue sous le vocable de la règle de Chatham House qui stipule:

“Lorsqu’une réunion ou quelque soit d’autre se tient sous la règle de Chatham House, les participants sont libres d’utiliser les informations reçues librement, mais ne peuvent en aucun cas divulguer l’identité ni l’affiliation du conférencier, ni d’aucun autre participant, rien de cela ne dit être révélé.”

La règle est invoquée de manière ostentatoire afin d’encourager le débat sur des problèmes de contentieux, la théorie voulant que des personnes connues ne voudraient ou ne pourraient pas discuter leurs points de vues sur des sujets épineux, si leur identité et affiliation étaient connues publiquement. Quelques unes des réunions les plus secrètes critiquées à cet égard, comme la réunion annuelle du Club Bilderberg, adhèrent à la règle de Chatham House, invitant les accusations de réunions secrètes et d’influence occulte, cachée dans les agendas.

Quand on parle de groupe comme le RIIA, il est très difficile de balayer d’un revers de la main ces accusations.

Que le groupe publie son magazine International Affairs sous les auspices de l’université d’Oxford nous parle des racines historiques de ce think tank. Né des cendres de la première guerre mondiale, le RIIA fut créé par les mêmes personnes qui menèrent la conspiration de la première guerre mondiale. Ceux qui sont familiers avec mon travail sauront maintenant que la “grande Guerre” fut en partie fabriquée par une société secrète (pas si secrète que ça…), créée formellement en 1891 par Cecil Rhodes.

La société de Rhodes fut faite pour fonctionner sur ce que G. Edward Griffin a nommé “La formule Quigley” où une petite clique crée une plus grande organisation qu’ils peuplent de gens comme eux, des collaborateurs auxquels ils cachent les véritables buts et objectifs de la société. Par cette méthode, des groupes de centaines voire de milliers de personnes peuvent être dirigées vers des objectifs connus des seuls conspirateurs œuvrant au sein d’un petit groupe. Comme le dit G. Edward Griffin, le travail de Carroll Quigley (historien britannique), spécifiquement son ouvrage sur l’establishment anglo-américain, a alerté le public sur l’existence de ce groupe et de quelques uns de ces membres clefs comme Alfred Milner , Lord Esther, Lionel Curtis et Lord Lothian.

Pratiquement exclu des livres d’histoire aujourd’hui, Alfred Milner était un journaliste qui fut sorti de sa condition médiocre par Stead, qui en fit le rédacteur en chef adjoint à la Gazette Pall Mall. Stead et Rhodes usèrent de leur influence pour que Milner soit nommé haut-commissaire en Afrique du Sud en 1897, une position influente et très importante dans les années qui précédèrent la Guerre des Boers. Milner fut le mentor d’un groupe de jeunes avocats et administrateurs, essentiellement affiliés avec l’université d’Oxford qui prit le sobriquet de “garderie Alfred Milner”. Ces personnes devinrent parmi les figures es plus influentes dans le domaine des affaires étrangères au XXème siècle pour l’empire britannique, ce groupe incluait des gens comme Lord Lothian, Philip Henry Karr, Robert Henry Brand de la banque Lazard et Frères, le 1er baron de Tweedsmuir et Lionel Curtis, le fondateur reconnu du RIIA.

Dès sa formation, ce groupe eut pour intention d’être un moulin à paroles pour les leaders de l’establishment anglo-américain, pour décider et mettre en pratique leur agenda, qui pourrait être ensuite livré clef en main à n’importe quels politiciens qui seraient en fonction à ce moment précis, peu importait qui. Cette attitude élitiste envers le mode de gouvernement fut le moule dont tout découlerait dès le moment de la création du groupe. Comme le notent dans leur livre Jim MacGregor et Gerry Docherty  Prolonging the Agony: How the Anglo-American Establishment Deliberately Extended WWI:

“Ils [les membres de la société secrète de Cecil Rhodes] ont pris le groupe à succès de la Table Ronde et l’ont remodelé en ce Royal Institute of International Affairs. Étouffé dans un langage qui une fois décodé signifie qu’ils travailleront ensemble pour déterminer les futures directions d’un monde changeant très rapidement, Lionel Curtis fut l’avocat du fait que “la politique nationale devrait être forgée par une conception des intérêts de la société dans les grandes largeurs.” Par cela il voulait dire les intérêts de l’establishment anglo-américain. Il parla des établissements qui furent faits à Paris en résultat de l’opinion publique de plusieurs pays et exprima le fait q’il devait être établie une différence entre les “bonnes” opinions publiques et les “mauvaises”.

Avec une certitude qui fait froid dans le dos, il annonça que “la bonne opinion publique était essentiellement produite par un petit nombre de gens en contact réel avec les faits, personnes qui ont recherché les problèmes impliqués.” Il parla du besoin de “cultiver une opinion publique dans bien des pays du monde” et proposa la création “d’un think-tank de haut niveau strictement réservé, composé d’experts des délégations anglaise et américaine ayant la même vision, Un comité de sélection, entièrement dominé par des agents secrets de l’élite fut organisé pour éviter “une grande masse de membres incompétents”. Quelle quintessence de la pensée de la classe dominante britannique. Une nouvelle élite anglo-américaine à la participation dûment approuvée s’auto-sélectionna.”

Ces dernières années, le RIIA, le porte-parole le plus visible de l’héritage de cette société secrète, a été responsable de rapports expliquant pourquoi l’or n’est pas une alternative viable au système monétaire international en vigueur, d’une analyse sur l’élection iranienne de 2009 qui informa dans du monde sur “l’irrégularité” de cette élection, un éditorial controversif du ministre des affaires étrangères britannique implorant pour une militarisation du cyberspace et bien d’autres documents, publications, conférences et présentations influents.

Au bout du compte, ce qui est peut-être le plus intriguant pour ceux qui sont intéressés à examiner comment fonctionne le pouvoir dans la société n’est pas nécessairement l’origine secrète d’un groupe comme le RIIA, ni même la façon dont il a manipulé, façonné et contrôlé en catimini la politique étrangère britannique depuis des décennies ou comment il est parvenu à obtenir tant de pouvoir et d’influence sur le monde au travers de ses divers branches et organisations. En lieu et place, ce qui est véritablement fascinant au sujet de Chatham House est qu’elle est si ouverte.

Bon nombre de ses réunions et comptes-rendus sont publiquement disponibles. Ses membres associés et entrepreneuriaux sont publiés sur leur site internet. Son journal est ouvertement publié et rendu public. Son histoire, qui fut à une époque ceinte du voile du secret et du mystère, a été mise à nu depuis maintenant plus d’un demi-siècle. Et pourtant, malgré tout cela, on discute très rarement du RIIA comme d’un centre de pouvoir très important dans la société du XXIème siècle.

Dans un sens, peut-être est-ce un grand succès: cacher son énorme influence et son rôle incessant de direction de la géopolitique mondiale sans se cacher derrière le voile du secret comme le font les groupes Bilderberg et Skull and Bones et autres sociétés secrètes (NdT: comme aussi bien entendu la franc-maçonnerie), mais en se mettant lui même sous les feux de la rampe publics pour que cela paraissent tout ce qu’il y a de plus banal. On doit noter après tout, que c’est précisément la manière dont Cecil Rhodes envisageait le fonctionnement d’une telle organisation et l’existence continuelle, l’influence des idées, manifestées ouvertement par Chatham House, le CFR et leurs frères think-tanks dans le monde entier, pourrait servir servir d’exemple parfait sur le comment quelques unes des plus grosses sociétés secrètes au monde sont cachées en étant à la vue de tous.

 


Libérez l’esprit asservi

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Nouvel Ordre Mondial: Le chaos planifié a commencé…

Posted in actualité, économie, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 juin 2014 by Résistance 71

“La vérité passe par trois étapes fondamentales, d’abord elle est moquée, puis elle est combattue et finalement acceptée comme évidence.”
~ Arthur Schopenhauer ~

 

L’effondrement global a commencé

 

La destruction planifiée économico-sociale de nos sociétés pointe à l’horizon

 

InfoWars

 

29 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/the-global-meltdown-has-begun/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est maintenant bien apparent que “l’élite” gouvernante est en train de nous mener vers une dépression économique mondiale. Les signes avant-coureurs sont partout, comme le note Alex Jones dans cette vidéo prémonitoire (NdT: vidéo dans l’article original).

De la militarisation de la science sociale à celle des agences et institutions gouvernementales (NdT: comparez l’équipemet policier et militaire aujourd’hui et celui d’il y a encore 5 ans. La marche totalitaire s’accélère, Robocops et drones sont omni-présents au pays du goulag levant pour réprimer la population et le seront très bientôt ailleurs…), annonçant le plan de l’implantation cérébrale de micro-puces, les signes avant-coureurs d’un horrible future dystopique sont maintenant à l’horizon.

Dans la vidéo, Jones cite d’importants mondialistes (Kissinger, Petraeus) qui ont prédit un futur autoritaire lorsque la constitution et ce qu’elle représente seront finalement et irrévocablement détruits et des généraux (NdT: Notamment le traître Petraeus) qui ont pavané au sujet de l’émergence de la North American Union (NdT: modelé sur le totalitarisme de l’Union Européenne et qui voit l’élimination des frontières entre le Mexique, la pays du goulag levant et le Canada, ses deux satellites, dans une extension sous stéroïde du NAFTA existant: North America Free Trade Agreement ou Traité de Libre Échance Nord-Américain. En ce moment même, des dizaines de milliers d’immigrants sont importés par le pays du goulag levant depuis l’Amérique Centrale et le Mexique, créant un stress majeur sur l’économie interne déjà moribonde. Ceci servira de prétexte à l’instauration de la loi martiale et de la suspension de la constitution très bientôt lorsque le cahos social deviendra incontrôlable et que les citoyens américains commenceront à prendre les choses en main pour leur survie…), qui prendra la forme d’un gouvernement continental ayant une classe politique non-élue (NdT: comme l’UE…), une armée et une police unifiée hyper-répressive ayant la superstructure pour mettre en application la volonté d’une clique entrepreneuriale corporatiste héréditaire dont la mission auto-déclarée est d’épurer l’humanité (NdT: au moyen d’une société post-industrielle néoféodale, qui est déjà bien plus qu’embryonnaire aujourd’hui.)

Le point de repère sans équivoque du cauchemar qui nous attend est cette économie anémique et totalement disfonctionnelle. Renforcée par l’austérité et des crises continuelles politico-sociales, des guerres, des attaques terroristes totalement fabriquées et la destruction délibérée du moteur de la prospérité économique, les Etats-Unis (NdT: sur un plan capitaliste), la soi-disant élite, véritablement prédatrice, va réaliser son rêve pervers et mortifère de domination totale. Si nous ne les arrêtons pas maintenant.

Il en revient à InfoWars et à tous les médias alternatifs d’exposer au grand jour, de dénoncer la ruse des oligarques, allant de la poussée de l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique à la confiscation de toujours plus de richesse afin de permettre aux banksters de socialiser leurs pertes sur les citoyens américains (et autres). La presse d’enquête, sous l’opération Mockingbied de la CIA, est morte depuis longtemps dans les médias de masse, la tâche nous en incombe donc.

Note de Résistance 71:

Aujourd’hui, avec la poussée sans précédent de l’information alternative sur internet, plus personne ne peut dire “Oh, je ne savais pas, je n’étais pas au courant… Si j’avais su j’aurai agi…” Nous somme prévenus, les oligarques ne se sont jamais cachés de ce qu’ils allaient faire. Tout comme Hitler avait écrit dans son bouquin ce qu’il allait faire, les oligarques ont disséminé leurs vues et désirs dans les médias qui leur appartiennent depuis des décennies. Tout ce qu’ils ont dit publiquement ou en privé (réunions du Bilderberg, de la commission trilatérale, des think tanks néoconservateurs etc…) a été divulgué, fuité, publié. Ils ont fait écrire des bouquins par des scientifiques et historiens à la botte pour expliquer leurs visions et modus operandi. Leurs portes-paroles (Kissinger, Attali etc…) n’ont jamais manqué une occasion de promouvoir leur agenda.
Aujourd’hui le débat n’est plus de savoir si nous nous dirigeons vers une dictature mondiale (Nouvel Ordre Mondial) mais de savoir si elle sera à l’image de la société imaginée par Aldous Huxley dans “Le meilleur des mondes” (Huxley a déclaré dans un entretien qu’il n’avait pas eu à beaucoup imaginer sa société du futur, car il n’eut qu’à transposer les idées émises par son frère Julian Huxley dans ses discussion avec ses collègues et amis. Julian Huxley est l’eugéniste, fondateur de l’UNESCO, qui préconisait les soins de santé sélectifs, ignorant les couches sociales défavorisées…) ou de celle du “1984” de George Orwell.

Nous avons été prévenus. Question: Qu’allons-nous faire contre ?

Ci-dessous nous postons deux vidéos essentielles pour bien comprendre les tenants et aboutissements de ce qui se passe (VOSTF):

“EndGame” d’Alex Jones (2006)

“Entretien avec Aaron Russo” (2007)

Les rouages du Nouvel Ordre Mondial: Comment la Commission Trilatérale a infiltré les gouvernements…

Posted in actualité, économie, crise mondiale, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 25 novembre 2011 by Résistance 71

Patrick Wood est an « ancien » de Wall Street. Il a travaillé dans le passé comme conseiller à la SEC (Security Exchange Commission, le soi-disant agent régulateur de Wall Street), il a aussi travaillé avec le professeur et historien Antony Sutton, que nos lecteurs connaissent maintenant bien, avec qui il a publié un ouvrage sur la Commission Trilatérale, qui, avec le CFR (Council on Foreign Relation) et le groupe Bilderberg, est un pilier de l’oligarchie banquière et industrielle transnationale et leur volonté d’instaurer leur Nouvel Ordre Mondial fasciste (une fois de plus nous pesons nos mots, car nous prenons toujours le mot « fascisme » selon la définition donnée par Mussolini lui-même: la fusion de l’état et de la grosse industrie. Mussolini pensait que « fascisme » et « corporatisme » était en fait synonyme…).

Il est important pour tous citoyens de savoir qui est réellement en contrôle du pouvoir et de pouvoir identifier avec précision l’ennemi. La classe politique de tous les pays occidentaux est à la botte de ces institutions puissantes de l’ombre, elles-mêmes des outils de contrôle politico-social pour les quelques milliers de personnes mondialement impliquées au sommet de la pyramide.

 

La Commission Trilatérale contrôle le gouvernement Obama

 

par Patrick Wood

 

Le 24 Novembre 2011

 

L’oligarchie US défend ses intérêts de classe et garde le contrôle du pouvoir politique à l’échelle nationale en s’appuyant sur des sociétés secrètes telles que les Skull & Bones ou des clubs sélects comme le Council on Foreign Relations (CFR). Au plan international, elle utilise des groupes élitistes, par exemple le groupe de Bilderberg qui cherche à intégrer à son projet les oligarchies d’autres pays pour l’émergence d’une gouvernance mondiale. Notre collègue Patrick Wood explique comment fonctionne la Commission Trilatérale, une autre pièce de ce système complexe, dont le rôle a récemment été remis en lumière avec la nomination du chef de sa section Europe, Mario Monti, comme Premier ministre italien.

Pendant ses dix premiers jours de sa présidence, Barack

Obama a nommé onze hauts fonctionnaires issus de la

Commission trilatérale à des postes clés de son administration, introduisant ainsi une puissante force extérieure dans le leadership de son gouvernement, mais avec un agenda de base qui porte plutôt préjudice aux citoyens des États-Unis.

Outre ces nominations, Obama a appelé à la Maison-Blanche plusieurs membres illustres de la Commission trilatérale, dont Zbigniew Brzezinski, son principal conseiller en politique extérieure. Brzezinski est cofondateur de la Commission (1973) avec David Rockefeller.

La Commission trilatérale a une grande responsabilité dans l’état actuel du monde. Elle fut constituée en 1973 comme un forum mondial de « penseurs », devenus les artisans du tournant multinational pris par le capitalisme dans le sens d’une radicalisation du courant de pensée keynésien le plus classique de l’économie : rôle de l’État, intensification de l’exploitation mondiale du travail, hégémonie militaire mondiale des pays les plus riches de la planète et de leurs compagnies transnationales.

La Trilatérale est une sorte de grand parti politique mondial. D’après son site Web, elle fut créée par des personnalités du Japon, de l’Union européenne, et d’Amérique du Nord (États-Unis et Canada) dans le but de promouvoir et de construire une coopération plus étroite entre les principales régions démocratiques et industrialisées du monde [en opposition au camp socialiste de l’époque] pour partager les responsabilités dans la direction d’un système international élargi.

Selon sa liste officielle, la Commission trilatérale compte 424 membres, dont 87 seulement sont États-uniens. Ainsi, au cours de ses deux premières semaines à la Maison-Blanche, le nombre de représentants gouvernementaux désignés par Obama constitue 12 % de la représentation des États-Unis à la Commission. Il entretient bien d’autres liens avec la Trilatérale, comme par exemple la présence en qualité de membre permanent de William Jefferson Clinton, le mari de la Secrétaire d’État, Hillary Clinton. Voici les onze personnes désignées par Obama :

  • Tim Geithner, secrétaire au Trésor Susan Rice, ambassadrice auprès des Nations unies
  • Un autre membre de la Commission trilatérale, le général James L. Jones, conseiller à la Sécurité nationale
  • Thomas Donilon, conseiller pour les questions de Sécurité nationale
  • Paul Volker, président de la Commission pour la reprise économique
  • L’amiral Dennis C. Blair, directeur du Renseignement national
  • Kurt M. Campbell, secrétaire d’État adjoint pour l’Asie et le Pacifique
  • James Steinberg, Député secrétaire d’État
  • Richard Haass, envoyé spécial du Département d’État
  •  Dennis Ross, envoyé spécial du Département d’État
  • Richard Holbrooke, envoyé spécial du Département d’État

L’administration Obama et la Commission trilatérale entretiennent bien d’autres liens. À titre d’exemple, signalons que le groupe informel de conseillers du secrétaire au Trésor, Tim Geithner, réunit les membres de la Commission : E. Gerald Corrigan, banquier et ancien président de la Réserve fédérale ; Paul Volker, aujourd’hui à la tête pensante de la relance économique d’Obama ; Alan Greenspan, le dernier responsable de la Réserve fédérale, et Peter G. Paterson, éminent banquier et investisseur.

Frais émoulu de l’Université, Geithner se mit immédiatement au service du « trilatéraliste » Henry Kissinger, aux bureaux Kissinger & Associates. Un autre membre de la Commission trilatérale, le général Brent Scowcroft, un commerçant devenu banquier, fut conseiller officieux d’Obama et mentor de l’actuel secrétaire à la Défense Robert Gates. Robert Zoelick, ancien secrétaire au Commerce et actuel président de la Banque mondiale nommé sous l’administration G.W. Bush, est lui aussi membre de la Commission.

Le site Web signale : « La Commission trilatérale est composée de près de 400 noms illustres du monde des affaires, des médias, des universités, des services publics (à l’exception des ministres de cabinets nationaux actuels), des syndicats et d’autres organisations non gouvernementales des trois régions. Trois présidents (un dans chacune des trois régions du monde susmentionnée), des présidents régionaux, un vice-président et des directeurs constituent la direction de la Commission Trilatérale, en collaboration avec un Comité exécutif incluant une quarantaine d’autres membres ».

Depuis 1973, la Commission trilatérale se réunit régulièrement en séances plénières pour discuter de manifestes politiques élaborés par ses membres. Les politiques sont débattues jusqu’à obtention d’un consensus. Les membres regagnent leurs pays respectifs pour appliquer ou faire appliquer les politiques ainsi approuvées par consensus. L’objectif initial du groupe était l’instauration d’un « Nouvel ordre économique international » [ce qu’on appelle aujourd’hui la mondialisation]. Son discours actuel encourage une « coopération plus étroite entre les régions industrialisées démocratiques dominantes du monde, qui assument des responsabilités partagées dans la conduite d’un système international élargi ».

Depuis l’administration Carter, les membres de la Commission trilatérale ont exercé leur influence à de hauts postes contrôlés par le gouvernement des États-Unis : six des huit derniers présidents de la Banque mondiale ; les présidents et les vice- présidents des États-Unis (à l’exception d’Obama et de Biden) ; plus de la moitié de l’ensemble des secrétaires d’État des États- Unis ; et les trois quarts des secrétaires à la Défense.

Durant la période 2009-2012, l’agenda de la Commission reposera sur deux grandes convictions. Premièrement, la Commission trilatérale est appelée à jouer un rôle plus important que jamais pour préserver la direction partagée des pays riches dans un système international élargi. Deuxièmement, la Commission « élargira son cadre pour refléter des changements plus vastes dans le monde ». Ainsi, le Groupe japonais s’est transformé en Groupe Asie-Pacifique, qui inclut des membres venus de Chine et d’Inde, tandis que des personnalités du Mexique ont rejoint le Groupe Amérique du Nord (Canada et États- Unis). Et le Groupe Europe continue d’augmenter avec l’élargissement de l’Union européenne.

 Mise à jour de Patrick Wood (d’August Review.com)

La question de l’« influence indue » nous interpelle, lorsque l’on constate le nombre de membres de la Commission trilatérale nommés à des postes élevés au sein de l’administration Obama. Ils ont la mainmise sur des domaines liés à nos besoin nationaux

les plus urgents : crise financière et économique, sécurité nationale et politique extérieure.

Le conflit d’intérêts est flagrant. Avec 75 % des membres non- US, quelle influence cette écrasante majorité continue-t-elle d’exercer sur les 25 % restant ? Par exemple, lorsque Chrysler s’est placé sous la protection et le contrôle de la loi états-unienne sur les faillites dans le cadre du plan de sauvetage de l’administration Obama, un accord a été conclu à la hâte avec le groupe italien Fiat pour sauver cette compagnie. La personne désignée pour conclure

l’accord fut le secrétaire au Trésor ou ministre des Finances Timothy Geithner, membre de la Commission trilatérale. Seriez- vous surpris si on vous disait que le président de Fiat, Luca di Montezemolo, est lui aussi un membre de la Commission ? Le Congrès aurait dû interdire ce partenariat au moment où il a été suggéré.

Beaucoup des membres européens de la Commission trilatérale sont aussi de hauts dirigeants de l’Union européenne. À quelles oscillations politiques et économiques sont-ils soumis par la branche états-unienne ?

Si on faisait un sondage sur la question, la grande majorité des ressortissants US diraient que les affaires des États-Unis leur appartiennent, et qu’ils doivent se fermer à toute influence étrangère dictée par des programmes non étasuniens. Mais l’immense majorité des citoyens US n’a pas la moindre idée de ce qu’est la Commission trilatérale, et encore moins de l’énorme pouvoir qu’elle a usurpé depuis 1976, quand Jimmy Carter a été le premier membre de la Trilatérale élu président des États-Unis.

À la lumière de la crise financière actuelle sans précédent, les « trilatéralistes » seraient voués à l’exécration s’ils lisaient les déclarations de Zbigniew Brzezinski (cofondateur de la Commission avec David Rockefeller) consignées dans son livre

paru en 1971 intitulé « Entre deux âges : le rôle de l’Amérique à

l’ère technotronique ». Brzezinski signalait : « La nation-État, en tant qu’unité fondamentale de la vie organisée de l’homme, a cessé d’être la principale force créatrice : les banques internationales et les corporations transnationales sont [à présent] les acteurs et les architectes au sens que prenaient autrefois ces termes appliqués à la nation-État ». [Autrement dit, il a jeté au placard les concepts de base d’État-nation, de souveraineté des pays et du rôle de l’État dans la société, pour défendre la vision d’un monde gouverné par les banques et les corporations transnationales].

C’est exactement ce à quoi nous assistons dans toutes les sphères. Les banques et les corporations mondiales sont des cercles qui se resserrent autour de la nation-État, y compris les États-Unis. Elles n’ont aucun respect pour aucun processus, ni pour le Congrès, ni pour la volonté des peuples.

Pourquoi ont-elles maintenu les citoyens US dans l’ignorance sur un sujet qui ébranle les fondations mêmes de notre pays ?

La Trilatérale contrôle les grands médias

La réponse est simple : on compte parmi les patrons des grands médias de nombreux membres de la Commission trilatérale, et ils peuvent         détourner         les         informations         pertinentes         mais dérangeantes. Parmi ces décideurs figurent :

  • David Bradley, président d’Atlantic Media Company.
  • Karen Elliot House, ex-vice-président senior de Dow Jones & Company, et éditrice du Wall Street Journal, qui appartient à

Rupert Murdoch.

  • Richard Plepler, coprésident de HBO.
  • Charlie Rose, de PBS, Service public de radio et télévision des États-Unis.
  • Fareed Zakaria, rédacteur du Newsweek
  • Mortimer Zuckerman, président de l’U.S. News & World Reports.

Il existe beaucoup d’autres connexions avec la haute direction des médias, résultant de l’appartenance ou de la participation aux leviers de commande des transnationales et de l’actionnariat commun. Pour plus d’information, consulter mon livre publié originalement en 1978 « Trilaterals Over Washington », disponible [en anglais] en format électronique et gratuitement sur http://www.AugustReview.com. Ce site contient aussi beaucoup d’articles qui traitent divers aspects de l’hégémonie de la Commission trilatérale aux Etats-Unis et dans le monde.

 

Patrick Wood

 

Source : « La Commission Trilatérale contrôle le gouvernement Obama », par Patrick Wood, Réseau Voltaire, 24 novembre 2011, http://www.voltairenet.org/a170269

Sources :

« August Review.com », 30 janvier 2009, « Obama : Trilateral Commission Endgame », par Patrick Wood. Etudiant chercheur Sarah Maddox. Tuteur : Peter Phillips, Université d’Etat de Sonoma.

Patrick Wood (August Review.com) / Réseau Voltaire / Projet censuré.

 

url de l’article original en français:

http://www.voltairenet.org/La-Commission-Trilaterale-controle