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Résistance au colonialisme: Nouvelle dimension du vol et de l’escroquerie coloniaux au Canada

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 19 juillet 2016 by Résistance 71

Destinée manifeste et les 10 petits Indiens

 

Mohawk Nation News

 

15 juillet 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/07/15/manifest-destiny-10-little-indians/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistane 71 ~

 

Nous manifesterons notre destinée en accord avec la création. Les entreprises corporatistes des Etats-Unis et du Canada ne peuvent jamais être souveraines sur notre terre dans la mesure où elles n’ont aucune base territoriale, aucun langage ni aucun lien avec notre terre-mère. Nous sommes la terre, l’air, l’eau, les nuages et les sommets montagneux. Ces étrangers ne peuvent pas créer de règles pour que leurs marionnettes signent des accords bidons au nom des générations non-nées. Seuls ceux qui sont sous l’aile protectrice des 49 familles originelles de tekentiokwanhoxta peuvent le faire.

Notre devoir est de protéger la destinée du monde naturel. Le Canada essaie de créer une nouvelle ligne de crédits pour couvrir sa dette envers les banquiers. Ses sbires réorganisent leur statut entrepreneurial pour utiliser notre crédit. Pour nous criminaliser, le Canada nous offre de l’argent pour que nous rachetions nos propres terres des mains des colons voleurs qui nous les ont pris en première instance: “Hey ! Combien voulez-vous pour ce bout de terrain que vous nous avez volé ?” Ceci est un épongeage de la dette corporatiste. C’est en violation directe avec Kaiane’re:kowa, la Grande Loi de la Paix. Sous leur propre loi ils pourraient être mis en accusation pour la revente de terres qu’ils ont volées au préalable (NdT: ceci porte un nom: recel, recel de biens, recel de biens sociaux…). Nous ne paierons jamais volontairement pour nos terres ou l’utilisation de nos ressources naturelles, personne ne peut nous dire ce que nous devons faite sur nos terres ! Ils sont responsables de tout ce qu’ils ont volé sur le continent américain.

Le Canada se prépare à nous déclarer séparés et souverains afin d’essayer de nous attaquer et de nous battre ainsi ils pourront “conclure” un accord pour utiliser notre souveraineté. Le Canada est en train de mettre en place des zones enclaves franches dans nos communautés qui seront incorporées de manière privée dans les villes proches canadiennes et américaines, comme Cornwall. Ils contrôleront la terre onkwe’hon:weh des alentours et nous devrons en être expulsés. Leurs marionnettes désignées demeureront en place pour l’exécution de notre statut de zone franche et pour protéger les affaires internationales et les “banques offshore” pour y mettre leurs QG sur nos terres. Tout ceci sera séparé du Canada et des Etats-Unis, des états américains et des provinces canadiennes et sera sous le contrôle corporatiste privé de l’ONU. Des ports francs seront établis et amèneront, fabriqueront et distriburont les produits en provenance du monde entier.

Des Equipes de Réponse Aborigène (ERA) sont déjà actives et ciblent des individus au sein des communautés rotin’shonni/iroquoises. Cette police secrète a émergé au sein du CSIS (NdT: service de renseignement canadien) pour protéger ces entités qui opèreront illégalement dans ces cités internationales au sein de nos communautés.

Quelques jours avant une réunion au Kiteri Hall d’Akwesasne, les gens ont donné une pétition objectant le Conseil Mohawk d’Akwesasne Inc. (CMA), la ville de Cornwall et le ministère des transports afin qu’ils cessent et se désistent de leur escroquerie malfaisante du double-jeu. Le CMA a promis de ne pas signer, mais il l’a néanmoins fait secrètement le 15 avril 2016. Ceci est une fraude manifeste !

La Doctrine Monroe fut mise en place par le cercle indien pour renforcer la destinée manifeste (blanche) sur le continent américain, pour subjuguer et exterminer notre peuple autochtone. Agatha Christie nous a rappelé le but du cercle indien dans: “Ten little Indians all in a row …. And then there were none”. Ou “Dix petits indiens bien alignés… Et puis, il n’y en eut plus un seul.”

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Résistance au colonialisme: Le Canada n’est qu’une entreprise commerciale à la botte de la City de Londres…

Posted in actualité, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 17 mai 2016 by Résistance 71

Démocratie tire-lire

 

Mohawk Nation News

 

15 Mai 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/05/15/piggy-bank-democracy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une constitution est la volonté d’un peuple libre (NdT: ou du moins devrait l’être…). Kaiane’re:kowa, la Grande Loi de la Paix, favorise la Nature. Elle représente le design de la création pour que tout le vivant vive en harmonie avec le monde naturel. Notre titre à la terre est fondé sur ce que nous sommes les détenteurs/gardiens de la terre pour les générations non encore nées. Celles-ci possèdent tous les biens et ont tout le pouvoir. Le Canada n’est pas un pays. Il n’a pas de constitution, il a une charte d’entreprise. Le mot constitution n’est jamais mentionné à la Chambre des Communs (parlement). La charte entrepreneuriale coloniale du Canada est appelée le “British North America Act of 1867” ou la loi sur l’Amérique du Nord Britannique de 1867 ou BNAA 1867 (NdT: il est tout a fait intéressant de noter ici que souvent au Canada on voit l’expression suivante accolée au mot “Canada”: “Established 1867”, tout comme on peut voir au dessus des vieux frontons en briques des usines “Established 1867 ou 1888”… Ceci apparaît souvent sur les T-shirts vendus au Canada pour les touristes… Bref, dans l’inconscient populaire, on réfère au pays avec sa date de fondation entrepreneuriale… bizarre…) ; cette charte gère une entreprise qui utilise les ressources naturelles des générations futures des peuples originels de l’endroit. La charte du Canada concerne la finance et la banque, les chemins de fer, les asurances, le pétrole, le gaz, les oléoducs/gazoducs, la propriété foncière etc… choses qui sont des abus pour l’avenir de nos enfants. Il n’y a aucun statut sur la limitation du meurtre de masse.

Lorsque l’entreprise est dissoute, les créditeurs doivent être compensés. Toute entreprise commerciale future sera fondée sur Kaiane’re:kowa qui assure que tout le monde sert proprement la Nature.

Aujourd’hui les entités entrepreneuriales doivent obtenir notre consentement préalable et informé pour utiliser la terre et les ressources de nos enfants à venir. En fait, nous, peuple naturel, ne pouvons pas nous assoir à la table des négociations avec des entités illégales subordonnées créées artificiellement pour violer notre terre.

La corporation/entreprise Canada a une durée limitée, d’une élection à l’autre. Le Canada peut-être dissout lorsque plus personne ne vote. Le Parti Libéral est maintenant en train de passer en force une loi pour changer les lois électorales sans aucun referendum du peuple.

Une dictature existe lorsque les règles d’engagement dans une démocratie sont changées sans que le peuple n’ait son mot à dire. Personne ne sait comment les bulletins de vote sont comptés au Canada. Les politiciens ne sont pas élus, mais sélectionnés dans tous les rangs possibles: les conseils de bandes/tribus, les municipalités, les gouvernements provinciaux et f´édéral etc…

Le plan d’action commercial est d’essayer de mettre à exécution la solution finale au problème INDIEN avant 2024. Ceci est dirigé depuis l’état-major de guerre se tenant dans une pièce au ministère des Affaires Indiennes d’Ottawa. Nos esprits sont supposés être totalement colonisés et nous devons être assimilés dans le corps politique entrepreneurial. A la fin, ils espèrent pouvoir se saisir de la totalité de nos biens, terres, territoires et ressources.

Le corporatisme s’arrête lorsque le pouvoir retourne à la terre. Pour rester sur Ono’ware:geh, l’Île de la Grande Tortue, tout le monde doit suivre Kaiane’re:kowa, la Grande Loi de la Paix. La majorité entrepreneuriale des 51% de ceux qui votent permet à la guerre de continuer. Le système contrôlé par une élite dot-être erradiqué.

L’entreprise Canada est une entreprise privée/corporation propriété de la COURONNE (NdT: de la City de Londes et sa banque d’Angleterre/Vatican dont la famille royale n’est que la marionnette d’apparat…). Trudeau, en tant que nouveau premier ministre, a prêté serment à la reine d’Angleterre et non pas au peuple ou à la terre, ainsi la COURONNE peut continuer son numéro d’illusionniste sur la liberté dans son entreprise militaire appelée Canada.

Nation Mohawk et société organique: « Le processus de la décolonisation a déjà commencé… Le train de la liberté est sur les rails ! »

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 1 mai 2016 by Résistance 71

“La ré-émergence des sociétés de guerriers parmi les peuples autochtones dans l’ère moderne est un élément de la lutte plus large pour la survie des peuples indigènes d’Amérique du Nord. Les sociétés de guerriers sont un moyen par lequel les peuples indigènes enrtrent en action directe contre la colonisation et l’histoire incessante de leur dépossession. La colonisation a de fait déconnecté les peuples autochtones des sources de leur existence en tant que peuples indigènes. Dans le long processus de la prise de contrôle des nations autochtones, les gouvernements canadiens (fédéral et provinciaux) ainsi que les autres institutions de la société canadienne ont créé une fausse image d’un peuple indigène, image qui correspond aux impératifs de domination, celle du sauvage à la fois vicieux, méchant et noble, l’Indien et maintenant l’Aborigène. Les sociétés du guerriers sont le mieux comprises comme des tentatives d’exprimer une identité autochtone authentique face à ces fausses identités, instrumentalisées par un empire, générées par les Canadiens.”

~ Professeur Taiaiake Alfred, Université de Victoria, 2005 ~

 

L’agenda

 

Mohawk Nation News

 

27 avril 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/27/the-agenda/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Quand l’avocat du barreau Aaron Detler a été physiquement expulsé des 6 Nations par les hommes comme le stipule Kaia’nere:kowa, cela a signalé le début de la fin du colonialisme. La balle va rouler du camp des Six Nations (confédération iroquoise) vers chaque communauté Onkwe’hon:weh sur Ono’ware:keh et personne ne pourra l’arrêter ! Le colonialisme est une “dictature entrepreneuriale” soutenue par l’armée pour privatiser toute terre et ressources et pour le profit exclusif du plus petit nombre auto-proclamé.
La société doit être basée sur les familles et les communautés qui gèrent toutes les affaires, sur une base égalitaire tout le monde ayant une voix, un mot à dire. Ainsi tout le monde vivra selon les principes des instructions originelles ; ceux qui ne sont pas d’accord devront quitter l’Île de la Grande Tortue (Amérique du Nord).

Notre fond fiduciaire indien, leur arme pour nous matraquer à mort, sera enlevé du contrôle des entrepreneurs. Notre lien à notre terre-mère sera chéri. Notre objectif est un environnement sain et sécure.

Les Etats-Unis, le Canada et autres entreprises coloniales du même acabi seront obsolètes. Les entreprises (nationales et transnationales) qui sont fondées sur notre exploitation et celle de nos ressources seront dissoutes. Toute entreprise adhérera aux instructions originelles. Les entités entrepreneuriales artificielles ne seront plus tolérées ; toutes les affaires commerciales seront transparentes,

Le véritable terroriste nommé [bureau] des “Affaires Indiennes” doit être démantelé. Chaque personne sera libre une fois ceci fait.

Les sélections temporaires d’officiels locaux, l’économie, la finance, la banque, les transports, la sécurité, la sécurité publique et les politiques liées à l’énergie sont tous redevables et doivent répondre aux instructions originelles de notre mère. Aussi loin que tout ceci agit en accord avec sa volonté de survivre et de coexister avec la nature, alors il sera possible aux gens respectueux de rester.

La justice sociale et l’indépendance économique seront basées sur la distribution équitable de tout ce que notre mère produit comme ressources en accord avec les instructions originelles. La science et la technologie doivent bénéficier à vraiment tout le monde, il en va de même pour l’éducation, la santé, l’environnement, la biodiversité, l’industrie, la qualité de vie et la sécurité. Les secteurs financiers incluant les banques et les assurances se conformeront aux instructions originelles.

Nous conduirons toutes relations avec les autres pays. Les colons établis comme Trudeau et Obama ne pourront plus prétendre représenter Onkwe’honweh (peuples autochtones) dans le monde.

Personne ne peut prendre notre terre-mère en propriété. Nous avons été placés ici pour mettre en place et faire respecter les instructions originelles sur notre si belle Istah.

Le processus de décolonisation a commencé, le train de la liberté est sur les rails.
Comme le disent si bien Aerosmith: “All aboard, all aboard. All aboard track 19, for the train to freedom. I said the train kept a’rollin all night long. The train kept a rollin, get along. Train kept a’rollin”. [Train kept a’rollin].

= = =

“L’État avec ses frontières et les nations avec leurs conflits sont des substituts pour un esprit non existant du peuple et de la communauté. L’idée de l’État est une imitation artificielle de l’esprit, une illusion, qui accouple des objectifs qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, qui n’ont aucune racines en un tel terreau, comme l’ont les merveilleux intérêts d’un langage et de coutumes communes, les intérêts d’une vie économique (nous avons vu ce qu’est la vie économique aujourd’hui !) avec un certain territoire. L’État, avec sa police, toutes ses frontières et ses institutions régissant la propriété privée, n’existent pour le salut de l’Homme que comme un misérable substitut à l’esprit sociétaire et aux groupes humains ayant un but commun.”

~ Gustav Landauer, 1911 ~

 

Démolir la maison

 

MNN

 

29 Avril 2016

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/28/tear-the-house-down/

 

Traduction Résistance 71

 

La “maison de la torture”, le bureau des Affaires Indiennes, est une organisation criminelle. Déjà en 1969, le gouvernement libéral du Canada avait décidé d’arrêter les Affaires Indiennes en leur retirant leurs obligations, leur budget, protections et responsabilité. Au lieu de nous libérer et de nous rendre toutes nos possessions, nous allions être poussées dans les rues pour y crever, comme durant la désastreuse politique de termination des années 1950 aux Etats-Unis. Notre fond fiduciaire indien est la massue utilisée pour essayer de nous finir.

Avant que la maison ne s’effondre, un décorticage total sous forme d’audit légal doit être effectué au sujet des “Affaires Indiennes” et de son appareil mafieux. Le “don” de cette mafia est le “premier ministre”. Ses porte-flingues sont appelés “provinces”, “ministres”, “juges” et “forces armées”. Ils divisent notre territoire où ils font régner leurs règlements et collectent de l’argent de “protection” (racket sous forme d’imposition). Des serments “de sang” sont faits à leur “queenie” (reinette). Les conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA) aspirent à devenir des membres à part entière afin de nous terroriser. Beaucoup d’avocats et de consultant améliorent leurs carrières et font leurs choux gras des fausses enquêtes sur les actes criminels commis par le Canada, comme ce fut si évident avec la Commiission Vérité et Réconciliation (CVR). Tout ceci est fait pour que jamais ne soient résolues ces affaires criminelles.

Les conseils de bandes et de tribus aspirent à devenir des membres à part entière pour nous terroriser. Une fois que la loi sur les Indiens (Indian Act) et les Affaires Indiennes seront dissoutes, il y aura une relation correcte qui s’établira selon teio’hateh (NdT: wampum deux rangées aussi appelé guswenta). Ils resteront dans leur bateau et ne tireront pas notre canoë.

L’état-major de guerre se situant dans la tour de la terreur à Ottawa doit être fermé. Les colons établis corrigeront les torts commis en vivant en accord avec tous les accords des droits humains que le Canada ne fait que prétendre soutenir internationalement.

Kaia’nere:kowa, nos instructions originelles, gouvernera notre terre et tout ce qui se trouve dessus. On prendra de nouveau soin de notre mère. L’héritage de nos enfants pas encore de ce monde sera restauré et la totalité de l’Île de la Grande Tortue redeviendra de nouveau superbe.

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A lire: Le plus “amérindien” des penseurs anarchistes: Gustav Landauer (1870-1919) et son œuvre phare: “Appel au Socialisme” dont nous avons traduit de très larges extraits:

https://resistance71.wordpress.com/2016/01/27/appel-au-socialisme-pour-la-societe-des-societes-gustav-landauer-1ere-partie/ et suivant…

=> Nous avons traduit la Grande Loi de la Paix (Kaiane’re:kowa) dans son intégralité (117 wampums) en français pour que tous sachent, que tous puissent s’en inspirer pour reconstruire nos sociétés, de la base, ici et maintenant.

~ La Constitution de la Confédération Iroquoise (XIIème siècle) ~

Génocide et ethnocide aux Amériques… actuels et récurrents…

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Nous allons rester

 

Mohawk Nation News

 

25 avril 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/25/we-will-stay/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La grande paix est fondée sur les instructions originelles de survie et de coexistence des uns avec les autres et avec la nature.

Sur notre territoire, un procès historique va commencer le 20 septembre 2016 à Syracuse dans l’état de New York. Les Troopers de l’état de New York nous ont attaqué en 1997. Nous avons été envahis, attaqués, 99% d’entre nous ont été tués et ce qu’il reste a été appauvri, marginalisé et colonisé. Nous nous accrochons aux branches…

Le premier ministre Trudeau a commis un crime en vendant des armes de destruction massive à l’Arabie Saoudite pour tuer des hommes, des femmes et des enfants [au Yémen] et pour désacraliser leur terre. Il devrait être tenu responsable et accusé de profiter de la guerre. Il est aussi déterminé à détruire la forêt boréale de la province d’Alberta pour le pétrole. Il devra être tenu pour responsable devant la communauté des nations.

Quand un désastre pointe, nous avons le devoir d’aller au faîte de l’arbre de la paix. Tel l’aigle nous devons regarder au loin. Nous devons prévenir d’un désastre imminent. Rotino’shonni se tient pour la liberté et la paix sur tout le vivant du monde.

La véritable démocratie est venue de l’esprit des peuples originels (Ongwe’hon:weh) de l’Île de la Grande Tortue. Tout le monde est égal, a une voix et les décisions sont prises par consensus [de l’unanimité].

Nos difficultés proviennent d’un système transplanté d’Europe, qui fut superposé à notre modèle égalitaire. C’est un système de la règle des 51% de la majorité (NdT: celui de la dictature de la majorité…) contre celui du modèle du consensus de l’unanimité dans la prise de décision. Cette structure s’effondre graduellement sur elle-même parce qu’elle essaie de corrompre la monde naturel et la nature humaine.

A moins que la matrix entrepreneuriale ne soit changée en notre modèle, le 1% va tout détruire, nature et gens. Une épique catastrophe se prépare. Aussi loin que l’Île de la Grande Tortue demeure entre nos mains, elle sera sauve.

Nous sommes les portes-parole de notre Terre-Mère. La matrix corporatrice essaie de nous faire taire, de nous éliminer ou de nous diaboliser pour les plaintes émises au sujet de leur économie de guerre globale.

Nous, rotino’shonni (Iroquois) sommes les gardiens de la zone la plus peuplée de la partie nord-est de l’Île de la Grande Tortue. Wall Street, l’ONU, les grandes écoles élitistes et West Point sont sur nos territoires. Le contrôle du monde par le complexe militaro-industriel du gouvernement corporatiste émane d’ici.

L’histoire a montré encore et encore que l’établissement du leadership par la force ne marche jamais. Les usurpateurs coloniaux qui suivent la règle du 51% majoritaire du système de la matrix entrepreneuriale se combattront entre eux pour sombrer dans l’oubli total.

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Guerre de basse intensité

 

MNN

 

26 avril 2016

 

Traduit de l’anglais par Résistance 71

 

Aujourd’hui, nos hommes se sont rendus au bureau HDI des Six Nations, se sont emparés de l’avocat du barreau Aaron Detler et l’ont amené aux limites de la communauté. Il fut remis à la Police Provinciale de l’Ontario (OPP) et il lui a été notifié de ne plus jamais revenir sur le territoire. Ses activités sont connues sous le vocable de “guerre de basse intensité”.

Le Programme de Contre-Espionnage (COINTELPRO) des années 1960 et 1970 avait pour but de saboter nos réputations, nos droits et nos activités. Il fut mis en place pour neutraliser notre potentiel. Des agents opèrent pour nous exposer, nous déranger, nous envoyer dans de mauvaises directions et nous discréditer.

Ceci est coordonné avec la police locale, les procureurs, les médias, les entreprises, les exécutifs des fondations, les universités, les églises et les organisations patriotiques. Tout ceci est dirigé par le complexe militaro-industriel depuis l’état-major “de guerre” des Affaires Indiennes du 14ème étage de son QG [à Ottawa]

La répression politique est nécessaire pour contrôler les désavantagés. Le gouvernement se doit de paraître “démocratique”. Le monde des affaires et de l’industrie a besoin d’eux pour mettre en place des fonctions déficitaires comme les bureaux de poste, les aéroports, les ponts et chaussées, la formation professionnelle, la pacification des travailleurs et les opérations secrètes.

Le système étatique européen est basé sur un modèle monarchique qui est contrôlé par une toute petite “élite”. La propagande et l’espionnage sont utilisés pour contrôler les peuples. Le Ku Klux Klan, les skinheads, le parti nazi et autres groupes racistes sont des inventions européennes. Dans les années 1930, l’Allemagne et le Japon organisèrent des manifestations de masse en soutien du fascisme. Maintenant, c’est la Sécurité de la Patrie (NdT: la DHS aux Etats-Unis, la Stasi/Gestapo du pays du goulag levant…) qui gère ce programme afin (entre autre) de s’attaquer aux communautés Ongwe’hon:weh (autochtones).

L’effort d’éliminer notre grande loi de la paix et nos lignes de sang qui nous attachent à notre terre est nécessaire pour transformer l’Île de la Grande Tortue (Ndt: Amérique du Nord) en un état policier avancé.

Les Affaires Indiennes d’Ottawa sont gérés par l’armée canadienne. Nous sommes les boucs émissaires des problèmes du Canada. Les tactiques de guerre psychologique qui sont inventées incluent de nous accuser de crimes que nous n’avons pas commis, de nous envoyer des vigilantes et des provocateurs. Ils maintiennent un fort contrôle centralisé pour saisir toute chance de pouvoir mener des activités subversives et perturbantes contre nous. Leurs agents font des propositions qui divisent, ils sabotent les activités importantes, ils gaspillent des ressources qui se raréfient, provoquent la jalousie et embarassent leurs opposants. Ils mènent les gens vers des dangers inutiles et s’arrangent pour qu’ils soient accusés et traduits en justice.

“Bad jaketing” dénonce l’un des notres comme un agent de la police ou du gouvernement afin d’attirer l’attention à l’écart du véritable rat d’une affaire. Cela provoque de la confusion, génère le manque de confiance, la paranoïa, les pertes de temps, divise les esprits, provoque expulsions et violence.

Le Canada n’a pas le droit légalement d’espionner ses propres citoyens. Des actions secrètes menées par des étrangers sont utilisées par le gouvernement. Des opérations de basse intensité furent pratiquées sur nous à Kanehsatake en 1990 lorsque le colonel Musgrave du MI5 (NdT: contre-espionnage britannique) fut amené pour developper des tactiques afin de nous briser ; et l’ATF fut présent à Caledonia pour diriger l’OPP, police de l’Ontario.

Le gouvernement fournit et finance des armes ainsi que de sordides racistes d’extrême droite. Dans nos communautés, nous sommes toujours supposés savoir qui est qui, connaître les grands-parents, les parents, les familles et les proches de tout à chacun. Ils ne cesseront jamais de nous réprimer tant que nous ne serons pas assimilés… ou éliminés.

Source:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/26/low-intensity-warfare/

Résistance au colonialisme: Occupation pacifique des locaux des Affaires Indigènes du Nord Canada à Toronto et Winnipeg…

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La fenêtre s’ouvre sur l’opportunité des peuples occidentaux coloniaux de dire non à l’idéologie coloniale toujours en vigueur et de se tenir main dans la main avec nos frères des peuples et nations originelles au Canada, aux Etats-Unis, en Australie et partout ailleurs, afin d’œuvrer ensemble pour un changement durable de paradigme politique. L’avenir de l’humanité passe par cette libération.

A lire en complément de l’article « Rébellion canadienne » et parce que « Nous sommes tous des colonisés ! »..

— Résistance 71 —

 

Déclaration officielle du mouvement Occupy INAC depuis Winnipeg, Manitoba, Canada

#OccupyINAC Toronto, Winnipeg

15 Avril 2016

url de l’article original:

https://warriorpublications.wordpress.com/2016/04/15/official-statement-from-occupyinac-winnipeg/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

2ème jour, Vendredi 15 avril 2016, bureau INAC, Winnipeg, territoire Anishinabe, rédigé en consensus du collectif (NdT: par l’unanimité)

Dans l’esprit de la paix, de l’amour et de la solidarité avec nos frères à #OccupyINAC Toronto, nous nous sommes rassemblés pacifiquement depuis hier au bureau régional de la province du Manitoba (Canada) de l’ Indigenous and Northern Affairs Canada, ou INAC, département qui dérive son mandat de la législation coloniale et raciste appelée Indian Act ou Loi sur les Indiens.

Nous reconnaissons les récents états d’urgence qui ont été déclarés dans nos communautés en réponse aux crises de suicide, incluant le territoire Attawapiskat Ininew et le territoire Pimicikamak Ininew et nous avons résolu de prendre action en soutien de nos frères qui souffrent.

Ces crises ne sont pas nouvelles et n’existent pas en des cas isolés. Le suicide a été depuis longtemps un fléau de nos communautés à cause de siècles de colonisation et de leurs effets: pauvreté dévastatrice, habitation délabrée, taux d’incarcération élevé, appréhension des enfants, manque d’accès aux soins médicaux, problèmes de nutrition et de salubrité des eaux. La résultante de la destruction de l’identité, du manque de confiance en soi et l’impérialisme cognitif et culturel sont les racines profondes du taux de suicide élevé dans notre peuple.

Ce problème est inséparable également de l’épidémie véritable de disparitions et d’assassinats de femmes autochtones, de l’héritage direct du programme des pensionnats pour Indiens, des 11 000 enfants enlevés de leurs communautés dans le seul Manitoba ainsi que le vol, la pollution et l’exploitation outranciers de la terre, de l’eau et de l’air. La violence perpétrée contre la Nature reflète la violence perpétrée contre nos femmes, nos hommes et notre jeunesse…

Ces conditions ont existé sur nos territoires depuis des siècles et le soi-disant gouvernement du Canada les administre et en profite grassement. Ce sont des actes de guerre, d’oppression et de trahison envers nos anciens traités. Une réponse immédiate est de rigueur.

Nous affirmons notre autorité et notre souveraineté sur cette terre et en reconnaissance des anciens traités, nous appelons le soi-disant gouvernement du canada, les soi-disants chefs et conseils (NdT: de bandes, affiliés à l’Association des Premières Nations du Canada, élue et régie sous l’Indian Act et qui n’est qu’une représentation coloniale fictive et confidentielle faisant le lien entre les communautés autochtones et le gouvernement fédéral colonial. Les conseils de bandes du Canada et de tribus aux USA ne représentent pas les nations nord-améridiennes, ils ne sont que des entités coloniales foies jaunes œuvrant pour les états coloniaux que sont le Canada et les Etats-Unis pour la “couronne”/City de Londres) et tous les représentants de la reine [d’Angleterre], d’honorer les obligations des anciens traités suivants: Wampum Belt, Pipe de la paix, et des Canes of Authority. Nous ordonnons à la couronne d’honorer le serment et les responsabilités sacrées dérivés de ces anciens traités. Nous continuerons de travailler avec nos communautés traditionnelles et de valoriser nos responsabilités sacrées, c’est pourquoi nous ordonnons à la couronne, à ses agents de n’interférer aucunement avec nos lois, us et coutumes, modes de vie et modes de gouvernement ancestraux. Nos ancêtres parlent pas notre voix pour les enfants et ceux qui ne sont pas encore nés.

La jeunesse d’Attawapiskat et de Pimicikamak, au travers de tous nos territoires, a ordonné:

Les centres de la jeunesse, les centres parentaux, les enseignements traditionnels, les cérémonies, la connaissance des chants et des techniques de survie sur leurs terres, une meilleure éducation et la fin de ces fléaux que sont les drogues et l’alcool, les systèmes de recyclage, d’assèchement des terres, des activités sportives, des abris, des endroits de loisirs, des bibliothèques, des cinémas, une aide sanitaire psychologique et des traitements appropriés, de nous représenter nous-mêmes au moyen de conseils de jeunes et de rencdntrer le premier ministre Justin Trudeau.

De plus, nous commandons:

1) L’abolition de la loi sur les Indiens (Indian Act), du système des réserves et des traités numérotés (NdT: au Canada, on dit par exemple que telle nation indienne est régie par le “traité no9 ou traité no3” etc… ce qui n’est qu’une classification colonialiste et bureaucratique par la société dominante et oppressive), qui ne sont que des violations systématiques de la souveraineté de nos peuples et nations, une souveraineté que nous avons toujours maintenu et avons toujours vécu, mais qui n’a jamais été honorée par l’état colonial et ce depuis le début de son invasion sous le mensonge du concept de “terra nullius” (NdT: et de la doctrine chrétienne de la découverte)

2} La fin du refus à une assistance médicale et dentaire, à des logements et une bonne éducation dans nos communautés et un accès sans restriction à nos formes de nourriture et eau traditionnelles et non polluées.

3) Que les soi-disants chefs et conseils (NdT: élus et parties intégrantes du système colonial) et tout le monde dans nos communautés restaurent la culture et la spiritualité que nous avons perdues: permettre et encourager nos traditions, nos cérémonies, nos enseignements, nos chants, langues et façons de faire et de savoir.

4) Pour le peuple de l’état colonial, de respecter ces terres et l’eau, en commençant avec la discontinuation de la destruction et de la pollution causées par les entreprises coloniales qui exploitent et épuisent les ressources de la Terre-Mère dont nous avons tous besoins pour survivre.

5) Une fin à la discrimination des Deux-Esprits cause en grande partie de la crise suicidaire à laquelle notre jeunesse doit faire face, qui existe dans nos communautés en tant que résultat de l’idéologie colonilae et du cognitif impérialiste, en addition aux dégâts causés par tout ce qui a été mentionné précédemment.

Nous continuerons d’affirmer notre droit souverain d’occuper cette espace jusqu’à ce que la Couronne, le soi-disant gouvernement du Canada et les soi-disants chefs et conseils de bandes reconnaissent cette déclaration et les commandements qu’elle implique.

Pour tout le soutien que nous avons reçu, nous disons: Miigwetch. Nous étendons notre Chi Miigwetch au créateur, Gichi-Manitou et à toutes nos relations, Ndinawe Maginaw.

Avec paix, amour et solidarité,

— #OccupyINAC Winnipeg

Les descendants de nos ancêtres

Continuation du génocide des pensionnats pour Indiens au Canada… La disparition en masse des femmes autochtones et la mascarade des « enquêtes »…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 décembre 2015 by Résistance 71

Voir notre dossier: « A découvert: génocide au Canada passé et présent » en trois parties ~ l’affaire des pensionnats pour Indiens où 50 000 enfants autochtones furent exterminés (chiffre conservateur) entre 1876 et 1996, pensionnats administrés par les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada ~

Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance d’être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Le grand étouffement canadien: l’enquête sur les femmes (autochtones) disparues ou comment faire passer l’échappatoire pour un succès policier

 

Kevin Annett

 

10 décembre 2015

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2015/12/10/the-great-canadian-cover-up-part-two-the-missing-womens-inquiry-or-making-the-getaway-look-like-a-bust/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

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“Nous avons toujours su qu’une magouille se produisait quand le chef de la police locale a commencé à faire de grandes déclarations publiques et à faire beaucoup de bruit dans la presse au sujet des ‘enquêtes criminelles’. C’était sa façon de prévenir ses sbires de prendre la tangente et de planquer leur merde avant d’être exposés au grand jour. Les gouvernements ne sont en rien différents.”

 -George Brown, gendarme en retraite de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC, la “police montée), Vancouver, 2006

“Ce ne sont pas seulement nos femmes qui disparaissent. Des familles entières disparaissent. Nos communautés indigènes du nord (de Vancouver) sont terrorisées et éliminées pour l’accaparement de leurs terres par les grosses entreprises et leurs hommes de main de la GRC (gendarmerie, police montée canadienne). C’est le génocide des pensionnats pour Indiens amené à son étape supérieure.”

– Carol Martin, Vancouver, 2009

 

C’est une coïncidence que je me tenais devant l’hotel Georgia dans le centre de la ville de Vancouver, lorsque j’ai lu ce soir l’annonce d’une nouvelle grande “enquête” sur les femmes autochtones disparues, annonce faite par le nouveau gouvernement libéral canadien. Des prostituées autochtones entrent dans cet hôtel pour ne plus jamais être revues, dans la mesure où il est aussi le club privé pour la police de Vancouver et les juges anciens du système. Mais la plupart des gens ne font pas la connexion, pas plus qu’ils ne comprennent vraiment ce que sont des “enquêtes gouvernementales”.

Dans les traces de cette immense opération de camouflage qu’est la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), le petit nouveau premier ministre canadien Justin Trudeau, fils de son père, (NdT: l’ancien PM Pierre Trudeau) a lancé son propre effort d’effet miroir et d’écran de fumée, équipé qu’il fut de toutes les bonnes phrases pour ce faire. Ceci cible, sans surprise aucune, cet autre génocide qui donne au Canada une telle mauvaise réputation et endommage son crédit et son tourisme, à savoir, ce qui est étiqueté de manière restrictive comme l’affaire “des femmes aborigènes disparues” (NdT: la première affaire de génocide étant celle s’étant tenue dans les pensionnats pour Indiens où plus de 50 000 enfants moururent et “disparurent” entre la fin XIXème siècle et 1996, date de la fermeture du tout dernier de ces pensionnats qui étaient gérés par les églises sous couvert de la loi sur les Indiens, Indian Act. Kevin Annett a passé plus de 20 ans à rechercher et exposer ce crime contre l’humanité que la CVR a cherché à étouffer et à minimiser). Et comme petit néophyte qui a l’air de quelqu’un qui n’a jamais besoin de se raser, le p’tit Trudeau doit rendre cette dernière farce en date crédible à l’opinion.

Bien entendu, derrière l’impératif politique d’un nouveau ravalement de façade pour la nation, se trouve la réalité qui veut que, comme “toutes les enquêtes officielles” émanant d’Ottawa, ces “enquêtes sur les femmes disparues” ne devront avoir ni dents, ni volonté, ni de pouvoir légal de faire quoi que ce soit d’autre que de donner quelques molles “recommandations”. Quelqu’un a t’il dit CVR bis repetita ?

Il faut dire que les groupes qui ont bloqué et fait dérailler les vrais efforts pour trouver ceux responsables des disparitions, sont les mêmes que ceux qui sont en charge de cette “enquête”. Le plus important à cet égard est la très mal nommée “Native Women’s Association of Canada” (NWAC), une succursale entièrement financées, possédée et gérée par le gouvernement, mise en place de la même manière que l’Association des Premières Nations (APN/AFN) pour divertir et dérouter les véritables mouvements indigènes pour le changement. La NWAC mènera l’enquête, donc, ne nous énervons pas.

D’autre part, “l’enquête” a déjà annoncé son intention de travailler “en étroite relation avec les enquêtes de police déjà existantes” sur les affaires de femmes disparues. Les quoi ? Il n’y a aucune enquête de la sorte. En fait , pour être plus précis lorsqu’une démarre, elle est très vite classée sans suite par ces mêmes forces de police. Ne me croyez pas. Demandez à un flic, comme George Brown par exemple.

George est un amérindien de la côte ouest canadienne et un gendarme de la police montée en retraite, ayant servi plus de 20 ans dans la GRC. Au printemps 2006, lui et plusieurs autres personnes essayèrent de mettre en place leur propre “communauté d’enquête sur les personnes disparues”. Ils se basèrent dans l’Est de la ville de Vancouver, dans une banlieue où disparassaient tant de personnes natives. Leurs efforts n’ont pas duré six mois avant que la police de Vancouver (NdT: pas la GRC, la police locale…) ne pointe littéralement un révolver sur la tête de George et lui demande d’arrêter toute enquête.

George se souvient,

D’après des témoins occulaires et aussi quelques personnes de l’intérieur, nous étions très proches de trouver quels policiers expérimentés et quels politiciens étaient impliqués dans le réseau de trafic humain et même dans quelques assassinats. C’est à ce moment là que le marteau a frappé. Je devais arrêter ce que je faisais si je désirais continuer à vivre, c’était aussi simple que çà.” [1]

Annie Parker était une des témoins occulaires. Kidnappée et torturée par le flic de Vancouver Bruce Michaelson pour la forcer de travailler pour le réseau de prostitution et de snuff films géré par la police connu sous le nom de “The Hooker Game” ou “Le jeu de pute”, Annie fut emmenée dans des partouzes où de jeunes femmes, essentiellement aborigènes, étaient droguées, violées et assassinées devant les caméras. Michaelson et un des tueurs psychopathes sévissant sur Vancouver, un officier de l’armée canadienne du nom de Jean-Guy Boudrais se débarassaient des corps. Durant ces partouzes, Annie vit le maire de Vancouver et maintenant sénateur Larry Campbell, l’ancien premier ministre canadien Paul Martin et une pléïade du menu fretin de la politique. [2]

Ceci dit, quiconque travaille suffisamment longtemps avec les peuples aborigènes de la côte ouest canadienne apprend très vite les véritables raisons du pourquoi tant d’entre eux disparaissent. Ceci n’est pas à cause de quelques barjots psychopathes loups solitaires, bien que de tels monstres soient très certainement utiles aux véritables coupables, mais à cause de la gourmandise corporatrice pour les terres et les ressources natives des terriroires du centre et du nord de la Colombie-Britannique. Ces corporations sont bien aidées pas seulement par les fédéraux eux-mêmes, mais aussi par les politiciens aborigènes qui ont des liens très étroits avec le gouvernement et la NWAC, comme le “chef” Ed John, lui-même accusé d’être un tueur de femmes.

Ed John a fait fortune et a gagné son capital politique en évinçant d’autres membres de sa tribu Carrier-Sekani de leur terre pour le bénéfice d’entreprises comme Alcan et Interfor, ainsi qu’en se livrant au trafic d’enfants vers les foyers de riches pédocides. Il a aussi aidé à faire fermer le seul tribunal indépendant traitant des affaires émanant des pensionnats pour Indiens à l’été 1998 en terrorisant les témoins à charge au moyen d’une brigade d’hommes de main (Goons) à sa solde. Les efforts d’Ed ont tellement impressionné Ottawa, qu’ils l’ont éventuellement envoyé à l’ONU comme “représentant aborigène” du Canada (je ne plaisante pas du tout…) [3]

Ed a aussi participé au viol et au meurtre de personnes d’après des témoins occulaires comme Les Gueurin de la réserve indienne de Musqueam au sud de Vancouver, où Ed vit avec sa femme, chef de l’Association des Nations Premières et vendue du gouvernement, Wendy Grant. La réserve Musqueam, d’après Les qui a découvert quelques uns des os de victimes, qui est aussi le lieu de larguage des restes des dépouilles de personnes disparues, personnes sur lesquelles les potes d’Ed John “enquêteront” à la NWAC lors de son “enquête” à venir.

Bien entendu, ce type de collusion interne entre des suspects et des enquêteurs est autant canadien que les délits d’initiés à la bourse, ou, comme l’avait si tristememt dit l’agent du bureau des affaires indiennes Gerald Barry en concluant son “enquête” sur la mort d’enfants au pensionnat Ahousaht géré par l’Eglise Unifiée du Canada au début des années 1940 et qui écrivit à ses patrons à Ottawa:

Comme ceci était la propriété de l’église, nous avons fait attention pour que l’enquête ne soit pas trop approfondie.” [4]

Tout pointe dans la direction d’un incroyable camouflage des milliers de disparitions de personnes autochtones et ceci va se répéter dans la mesure où les avocats vont encore s’occuper de “l’enquête sur les femmes disparues”. Ceux que William Shakespeare nous pressait de tuer ont eu une très longue expérience pour planquer les cadavres sur la côte Ouest du Canada.

En 2004, après que les avocats des familles de quelques femmes disparues de Vancouver reçurent des preuves légistes que des restes de femmes avaient été retrouvees dans une décharge à ordure sur la réserve Musqueam d’Ed John, les avocats ont ignoré ces faits, tout naturellement puisque la nouvelle preuve dérange le grand plan de corruption dont les avocats des deux parties s’étaient arrangés de conclure, disant qu’un “loup solitaire” psychopathe en la personne de Willy Pickton, avait tué des douzaines de femmes indiennes de la région de Vancouver. En fait, un grand nombre de charniers suggère en fait une conspiration criminelle bien plus grande que ce pauvre Mr Pickton que la police avait déjà sélectionné comme seul suspect et coupable. Cameron Ward, l’avocat des familles n’a même pas retourné les coups de téléphone, ni les e-mails de Les Gueurin, l’agent d’entretien de la réserve de Musqueam qui avait trouvé les os et les avait fait analyser et positivement identifier comme étant des restes humains. [5]

Ottawa a récemment appris sa leçon du procès de Pickton, qui a révélé que la police de Vancouver savait depuis des années au sujet du centre de carnage connu sous le nom de “Piggy’s Palace” (NdT: “le palais du cochon”, Pickton avait une ferme porcine et passait les cadavres des femmes dans un broyeur) à Coquitlam et que non seulement elle ne fit rien mais qu’en plus certains policiers étaient présents durant les nuits de viol, et de snuff films qui s’y déroulaient. Donc pour cacher l’implication de la police et de haute personnalités politiques avec les Pickton, qui n’étaient en fait que l’équipe de nettoyage des carnages laissés par des personnalités bien plus riches, qui elles perpétraient les assassinats, le gouvernement est en fait en train de s’offir la meilleure “assurance” possible en en faisant un grand spectacle impliquant dans le processus les familles des victimes. Ceci va couper l’herbe sous les pieds de tout critique indépendant et de tout fouille-merde qui découvrirent la dernière la connexion entre la police et Pickton. Mais une telle implication se fera au prix du silence et de la complicité dans ce qui va devenir inévitablement une porte de sortie pour les véritables assassins. [6]

Au bout du compte, aucun gouvernement canadien n’ira jamais au fond de l’affaire et n’arrêtera le trafic et le meurtre des aborigènes, tout comme les viols d’enfants ne seront jamais officiellement arrêtés et ce pour la même raison: à chaque fois que la police est amenée à creuser profond l’enquête, elle finit par enquêter sur ses propres patrons et leurs amis. Comme nous le rappelle l’activiste Nishga Carol Martin au sujet des disparus du Canada: “Cela n’est en fait que le génocide perpétré avec les pensionnats pour Indiens, mené à son étape supérieure.

Ce qui est vraiment nécessaire est que la communauté agisse par elle-même contre et en court-circuitant les autorités établies, comme George Brown et d’autres l’ont fait. En fait, lancer de telles enquêtes indépendantes et citoyennes en ayant le pouvoir de mettre en état d’arrestation et de traduire en justice ceux qui ont tués nos voisins, est le dernier recours restant aux Canadiens qui veulent faire plus que simplement se rappeler des disparus. Pour ce faire, nous devrons d’abord établir nos propres tribunaux de droit coutumier et devrons sortir complètement de la jurisdiction de la “Couronne”, mûs par la volonté et la liberté de rendre possible un tel changement. Mais considérant notre historique, ce genre de défi a autant de chances de se produire que le nouveau premier ministre canadien Justin Trudeau a de citer par leurs noms tous ceux des politiciens trempant dans les réseaux de trafic d’enfants.

Quoi qu’il en soit restez à l’écoute. Cela ne pourra qu’empirer pour ceux qui ont des yeux pour voir et un cœur pour se révolter.

……….

Notes

(1) From an interview with the author on May 14, 2006 in Maple Ridge, B.C. George Brown is also featured as a witness in Unrepentant, the award-winning documentary film on Indian residential schools found at www.hiddennolonger.com .

(2) See Annie Parker’s complete testimony at www.itccs.org , Important Posts: “Memo on the Organized Disappearance, Torture, Exploitation and Murder of Womena and Children on Canada’s West Coast”, May 26, 2006: ( http://itccs.org/2011/02/02/memorandum-on-the-organized-disappearance-torture-exploitation-and-murder-of-women-and-children-on-canada-s-west-coast-a-summary-from-eyewitnesses/ )

(3) From the testimony of numerous witnesses in closed sessions, and of Frank Martin and Helen Michel, Carrier-Sekani tribal members who testified about the killing of their relatives by Ed John’s agents in Prince George, at the IHRAAM Tribunal in Vancouver on June 13, 1998. The author was physically assaulted at the same Tribunal on June 14 by a rather large man named Dean Wilson who claimed to represent Mr. John, and who while clutching the author by the throat exclaimed, “Eddie John doesn’t like what you’re doing here! He’s the one who speaks for Indians, get it?”

(4) From the Indian Affairs RG 10 collection (Indian residential schools), R 7733 file, West Coast Agency reports, January 17, 1940, as quoted in “Hidden No Longer: Genocide in Canada, Past and Present” BY Kevin D. Annett, www.hiddennolonger.com .

(5) From a series of videotaped interviews by the author during 2004 with Les Guerin and Jim Kew, both of whom were residents on the Musqueam Indian reservation during this period. Documents related to these incidents are also on line at www.hiddennolonger.com .

(6) The involvement of elements of the RCMP and Vancouver city police with the Hell’s Angels and the Pickton brothers has been testified by eyewitnesses including two aboriginal women who were taken to Piggy’s Palace by police during 1999 and 2000. Both women were interviewed by the author on his Vancouver Co-op Radio program Hidden from History in the summer of 2010, shortly before that program was suddenly cancelled without explanation by the government-funded station managers. In addition, a former Canadian Security Intelligence Service (CSIS) operative named Grant Wakefield who was an undercover informant at Piggy’s palace met with the author during 2011 and gave his own eyewitness account of seeing the politicians mentioned and senior RCMP officials participating in the rape and killing of aboriginal women there. See the author’s upcoming book Unrelenting for more details.

Résistance politique: La résurgence indigène est une main tendue à l’occident anti-colonial pour un changement de paradigme politique…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 6 octobre 2015 by Résistance 71

“La terre est la mère de tous les peuples et tout le monde y vivant doit y avoir des droits égaux.”
~ Chef Joseph, Nez Percé, 1890 ~

“Une nation suit une autre nation comme les vagues de la mer, c’est l’ordre de la Nature et les regrets sont inutiles. Votre temps de déclin et de pourrissement est peut-être lointain, mais il viendra aussi sûrement, car mème pour l’Homme blanc, dont le dieu a marché et parlé avec lui d’ami à ami, il ne peut pas échapper à notre destinée commune. Nous sommes peut-être frères après tout. Nous verrons bien.”
~ Chef Seattle, Nation Squamish, 1850 ~

 

Ce que la terre signifie pour nous

 

Taiaiake Alfred

 

19 Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://nationsrising.org/what-does-the-land-mean-to-us/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un guerrier est celui qui peut utiliser des mots de façon à ce que tout le monde sache qu’ils font partie de la même famille. Un guerrier dit ce qui est dans le cœur des gens, parle de ce que la terre représente pour eux, les rassemble pour qu’ils se battent pour elle.

– Bighorse, Diné

Si les objectifs de la décolonisation sont la justice et la paix comme cela est souvent mentionné par les gouvernements et les peuples en matière de politique indigène, alors le processus d’atteindre ces buts doit refléter une chaîne d’accord basique à la fois de la part d’Ongwe’honweh et de la part des colons et honorer l’existence de l’autre. Cet hommage ne peut pas se produire lorsqu’un des partenaires dans la relation est demandé de sacrifier son héritage et son identité en échange de la paix. C’est pourquoi la seule possibilité d’une relation juste et équitable entre Ongwe’honweh et la société coloniale est le concept de relation et de partenariat de nation à nation entre les peuples, le type de relation mis en place dans les traités originaux de paix et d’amitié consacrés entre les peuples indigènes et les nouveaux arrivants de ce continent lorsque les hommes blancs commencèrent à arriver sr nos territoires.

Les colons réfutent les tentatives de raisonner logiquement au travers du problème de cette façon. Les arguments usuels faits au sujet de la restitution (faire face à la justice pour les crimes commis et restituer la terre volée) et de la réconciliation (la paix), se terminent toujours en des défenses conservatrices d’injustices flagrantes contre les arguments les plus justes et structurés en faveur de la restitution. Tolérer le crime encourage la criminalité. Mais l’argument actuel des colons présume qu’il y a eu un certain passage de temps, que les injustices sont historiques et que le temps passé a mené à un changement de circonstances à la fois pour les perpétrateurs et pour les victimes, qu’ainsi le crime a été effacé et qu’il n’y a plus aucune obligation de payer pour ces crimes. Ceci est la version sophistiquée de l’argumentation classique du colon de base: “Les Indiens l’ont eu dur, mais ce n’est pas de ma faute: je n’étais pas ici il y a 100 ans”, ou alors “J’ai acheté mon ranch légalement au gouvernement.”

Mais cette idée si communément tenue par les blancs est fausse: ceci assume que le passage du temps mène au changement de circonstance. Ceci est fondamentalement faux, spécifiquement lorsque ceci est en relation avec Ongwe’honweh, les sociétés coloniales occupantes (Etats-Unis et Canada) et de ce qu’il s’est produit entre nous. Entre le début XXème et début XXIème siècles, les vêtements des gens ont peut-être changés, leurs noms sont peut-être différents, mais le jeu qu’ils jouent est le même. Sans un véritable changement des réalités de notre relation, on ne peut pas considérer les torts faits comme historiques. Le crime de colonialisme (comme doctrine) et de la colonisation dans les faits, continuent bel et bien de nos jours et les perpétrateurs sont toujours présents parmi nous.

Où en sommes-nous maintenant sur ces questions en tant qu’Ongwe’honweh ? Lorsque nos demandes sont avancées correctement au gouvernement colonial, sans qu’elles ne soient altérées ou détournées/falsifiées par les collabos indigènes du système du pouvoir blanc, Ongwe’honweh sur tout le continent des Amériques a ces trois requêtes essentielles:

  1. La gouvernance sur un territoire défini;
  2. Le contrôle des ressources naturelles au sein de ce territoire, avec une attente de partager les bénéfices du développement avec l’état, et
  3. La reconnaissance légale et politique des croyances culturelles Ongwe’honweh et de leurs modes de vie sur ce territoire.

Qu’y a t’il de si radical à ce sujet ? Ceci n’est que justice, qu’Ongwe’honweh soient reconnus dans leurs patries.

Mais les colons ont répondu à nos demandes de manière “radicale”. Leurs réponses à Ongwe’honweh ont été les mêmes à travers les frontières et ce même parmi les états colons soi-disant “progressistes” comme le Canada ou les Etats-Unis. Ces gouvernements ont refusé de mettre un terme à l’érosion, au “grignotage”continuels de notre base territoriale, ils insistent sur le fait qu’ils doivent bénéficier de nos ressources naturelles et ce même au sein de nos territoires Ongwe’honweh ; ils défendent la suprématie (pseudo) légale et constitutionnelle de leurs gouvernements sur les notres et ils insistent sur l’équivalence des droits entre nous et les colons sur nos territoires ancestraux, sur nos patries.

De Nunavut (terre Inuit) dans l’Arctique à la Terre de Feu chilienne et même au-delà des océans sur Aotearoa (Nouvelle-Zélande), il y a une certaine constance dans le schéma de demandes/réponses.

Certains pourraient penser que la lutte de notre peuple a changé ces dernières années ; mais non, frères et sœurs, c’est toujours la même chose. Terre, culture, communauté… ce sont les champs de batailles de notre survie. Les colons le savent très bien et nous nous devons aussi nous en rappeler ou alors ils réussiront dans leur vieille mission de nous déposséder de notre terre, de notre héritage et de notre histoire.

Mais il y a un danger de laisser la colonisation être la seule histoire de nos vies indigènes.

Le colonialisme est un cadre analytique efficace, mais il est limité en tant que théorie de la libération. C’est un narratif dans lequel le pouvoir du colon est fondamental et indécrottable ; il limite la liberté des colonisés en cadrant tout mouvement comme acte de résistance ou de défi du pouvoir colonial. Pour les peuples indigènes, les systèmes coloniaux ont toujours des moyens de prendre le contrôle sur les peuples et leurs terres pour les besoins des notions occidentales de “progrès” et d’intérêts coloniaux. Nous vivons maintenant dans une ère de manipulation coloniale post-moderne ; les instruments de domination évoluent et les élites inventent de nouvelles méthodes pour effacer l’identité indigène et sa présence. Bien que ceci soit subtil et non-violent en surface, ces stratégies nient la capacité des peuples indigènes d’agir sur leurs identités authentiques, coupant la vie indigène de ses connexions vitales à la terre, à la culture et à la communauté et n’offrent aux peuples indigènes qu’une seule solution: la dépendance ou la destruction.

Bien loin d’être dans une ère post-coloniale, la survie des nations indigènes est menacée aujourd’hui de la même manière et même dans des domaines plus brutaux d’oppression coloniale qu’auparavant. Le discours actuel et la mise sous tutelle des peuples et nations indigènes au Canada est un exemple de cette nouvelle réalité. Une façade de réconciliation est utilisée pour bétonner la suprématie blanche, pacifier et coopter le leadership indigène et faciliter un accès total aux terres et aux ressources indigènes de ce continent à des fins d’extraction commerciale. Contre tout cela, un mouvement ancestral a ré-émergé au sein des peuples indigènes et de leurs alliés occidentaux occupants, penseurs et activistes d’Amérique du Nord (NdT: dont Résistance 71 fait partie…): la résurgence indigène.

Nous sommes totalement motivés à redéfinir l’identité et l’image des peuples indigènes en termes d’authenticité et de profondeur afin de régénérer et de réorganiser une conscience politique radicale ayant pour but de réoccuper la terre et d’obtenir la restitution pour protéger l’environnement du marasme de l’exploitation et pour restaurer une relation de nation à nation entre les nations indigènes et les colons.

Ce recadrage nécessaire de l’indigénéité en tant que résurgence politique fournit les bases ethiques, culturelles et politiques pour un mouvement transformateur qui a le potentiel d’enlever la marque d’infâmie du colonialisme de la terre et de libérer les esprits des peuples originaux et des nouveaux arrivants et ce de manière identique.