Archive pour police politique et totalitarisme

prisons meurtrières pour les activistes politiques au pays du goulag levant (ex-USA)

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 28 juillet 2015 by Résistance 71

Le goulag est là et bien là… Prochaine étape: les escadrons de la mort, qui furent créés au PGL et testés sur les activistes de l’American Indian Movement (AIM) dans les années 70 avec les « Goon squads » de la police autochtone des réserves indiennes sous contrôle du FBI, qui assassinèrent bon nombre d’activistes sous couvert (ou non) « d’actions légales ».

Le grand chef Hunkpapa Lakota  Sitting Bull tomba sous les balles des traîtres de son propre peuple fliquant la réserve de Pine Ridge le 15 Décembre 1890, après qu’il fut décidé en « haut-lieu » que le grand résistant au colonialisme occidental devait mourir.

Il semble que la phase « élimination physique » soit entrée en vigueur. Phase qui va s’étendre à tout le monde occidental sous contrôle oligarchique.  Toutes les polices occidentales deviennent pas à pas des police politique dont la mission est de préserver les intérêts privés oligarchiques coûte que coûte, lorsque cela ne sera plus possible, les états-corporations feront appel aux mercenaires. Union et vigilance !

Mise à jour 28 juillet: Une autre femme afro-américaine retrouvée morte dans sa cellule à Cleveland, Ohio…

— Résistance 71 —

 

Un activiste amérindien retrouvé mort dans sa cellule

 

Press TV

 

28 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2015/07/28/422173/US-Rexdale-W-Henry-Sandra-Bland-human-rights

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un activiste amérindien a été retrouvé mort dans sa cellule aux Etats-Unis dans ce qui semble bien être une nouvelle mort suspecte, similaire à celle de Sandra Bland au Texas.

Rexdale W. Henry, 53 ans, qui avait été arrêté le 9 juillet lors d’un contrôle de routine pour n’avoir pas payé une amende suite à une infraction routière, a été retrouvé mort dans sa cellule de la prison de Neshoba County dans l’état du Mississippi, 5 jours plus tard, d’après les médias locaux (NdT: lieu tristement célèbre qui vît l’assassinat d’activistes blancs anti-ségrégation en 1961, évènements mis en scène dans l’excellent film d’Alan Parker “Mississippi Burning”).

Le corps sans vie d’Henry, qui était membre de la nation Choctaw et un activiste de longue date avec la communauté amérindienne locale, fut découvert une demie-heure après qu’il fut vu en vie pour la dernière fois.

L’état a fait faire une autopsie dans un laboratoire de la police scientifique de la ville de Jackson, mais les résultats n’ont pas encore été divulgués.

Dans le même temps, la famille de Henry a demandé qu’une seconde autopsie indépendante soit faite en Floride.

“Dans un moment où la nation est focalisée sur les terribles circonstances de la mort brutale de Sandra Bland, il est important d’exposer les façons dont les Afro-Américains, les Amérindiens et autres minorités sont ciblées, les membres interpellés pour des infractions mineures et terminent leur vie dans des cellules de prison”, a dit Janis McDonald, professeure de droit à l’université de Syracuse.

La mort d’Henry est intervenue un jour après celle de Bland, 28 ans, retrouvée morte dans sa cellule de la prison de Walter County au Texas. Bland avait été arrêtée le 10 juillet par un Texas Trooper pour ne pas avoir mis son clignotant alors qu’elle changeait de file à bord de son véhicule.

Une autopsie a confirmé le rapport initial d’un examinateur médical, déclarant sa mort un suicide.

Quoi qu’il en soit, sa famille a exprimé de forts doutes quant au fait que Bland aurait mis fin à ses jours alors qu’elle était passionnée par sa lutte pour le droits civils et très motivée au sujet de son nouveau travail qui l’attendait dans un collège près de Houston au Texas.

Les décès d’Henry, de Bland et de Kindra Chapman, une jeune femme noire américaine de 18 ans, qui fut aussi retrouvée morte dans sa cellule de la prison de Jefferson County dans l’état d’Alabama, sont les dernières morts en date dans une série de décès suspicieux impliquant les forces de police et qui ont déclenchés des manifestations dans bon nombre de villes à travers le pays.

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La police politique en France: La DCRI ou le totalitarisme annoncé

Posted in actualité, police politique et totalitarisme, politique française with tags , , , on 18 décembre 2010 by Résistance 71

Javert Ier : petits retours sur la fusion des RG-DST et son rejeton, la DCRI

Url de l’article original: http://www.monde-libertaire.fr/securitaire/item/14081

On n’a pas assez attiré l’attention sur la fusion des RG et de la DST pour donner lieu à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Il en a résulté un énorme service policier au service de l’État mais aussi de notre président, Javert Ier, qui, comme on le verra, recourt à ses services à des fins privées et partisanes. Bien entendu, la direction du service a été confiée à un fidèle de l’omniprésident, M. Squarcini, lequel fait partie du clan de Neuilly, des corses amis et des vieux séides de l’ex-ministre de l’Intérieur. Car Javert Ier a ses réseaux : les Corses via sa première épouse et la mafia des Hauts-de-Seine (Pasqua, Ceccaldi-Reynaud, feu Achille Peretti, etc.), les collaborateurs de la mairie de Neuilly et du conseil général des Hauts-de-Seine, les hauts flics du ministère de l’Intérieur (Guéant, Péchenard, etc.). On a donc la concentration d’un pouvoir quasiment absolu dans un petit nombre de mains. À quoi il convient d’ajouter ses amis dans les médias et les milieux économiques (dépendant souvent des commandes ou des zones d’influence de l’État), lesquels sont assez souvent les mêmes.

Les missions de la DCRI sont essentiellement de lutter contre l’espionnage et le terrorisme. À quoi s’ajoute désormais le combat contre tout ce qui pourrait déstabiliser non seulement le pays mais aussi les intérêts en place. Les pouvoirs très étendus de la DCRI concernent désormais tous les mouvements sociaux et toutes les actions de désobéissance civile : arracheurs de plantes OGM, défenseurs des prisonniers et des immigrants (d’où la réactivation du délit quasi vichyste d’aide à un immigré clandestin, créant un frein à la solidarité), « anarcho-libertaires » (comme l’a montré l’affaire de Tarnac, montée de toutes pièces ; cela rappelle les « hitléro-trotskistes » chers à Staline), défenseurs des Palestiniens (par exemple, les boycotteurs des produits israéliens issus des territoires occupés), etc. Bien sûr, il ne s’agit pas de poursuivre tout le monde, mais de menaces permanentes, de cibles potentielles à usage politico-médiatique aux fins de maintien du sentiment d’insécurité. Cependant, eu égard à la profusion de textes répressifs depuis 2002 et encore plus 2007 (plus de 60 textes, plus de 116 modifications du Code pénal) et au raidissement des lois antiterroristes, il y a l’idée de faire peur à tout contestataire potentiel ou avéré. Toute personne qui s’engage dans un combat pour les libertés ou la défense d’intérêts généraux contre la finance et le capital est dûment prévenue qu’elle court des risques, notamment via la garde à vue notablement renforcée en cas de terrorisme, dont la qualification appartient aux forces de police et aux parquets. C’est dire que l’on peut être très facilement accusé de la chose. Ce qui cadre en plus avec le fait que maintenant la simple appartenance à un groupe soupçonné d’activisme est sévèrement punie. Horreur juridique puisque des intentions, qui plus est supposées, et des « dangerosités » potentielles sont réprimées au lieu des actes et des faits. Cela me donne une idée : au lieu de la grève, pourquoi ne pas se faire tous embastiller, ce qui est devenu très facile vu le nombre de délits aujourd’hui et ce qui à coup sûr supprimerait l’activité économique du pays.

C’est là que l’on perçoit que les choses ont été conçues pour aller dans le même sens en mobilisant tous les moyens : la police, la justice, la loi, les parquets. Tout cela a été pensé pour fusionner au nom de la toute-puissance du pouvoir tsarkozyen. Évidemment, les différents paramètres d’action ont été mis en place de façon séparée et étalée dans le temps pour que personne n’aperçoive rapidement la cohérence du projet de pénalisation de la société civile. La réforme du Conseil supérieur de la magistrature – où désormais les magistrats sont minoritaires au profit de « personnalités » nommées par Javert et les deux présidents de chambre législative – permet de nommer des procureurs dociles et opportunistes qui, par exemple, poursuivront une personne ayant aidé un immigré en lui prêtant un téléphone portable ou couvriront les manipulations policières (Tarnac) ou politicardes (Clearstream). Ou noieront le poisson sans poursuivre (Bettencourt-Woerth ou l’affaire des sous-marins du Pakistan impliquant Ballamou et qui vous savez, etc.).

La création de la DCRI est une innovation qui apporte aux ex-RG la couverture du « secret-défense » dont ils ne jouissaient pas avant. La prétendue loi pour protéger les sources des journalistes est bidon parce qu’elle annonce une liste d’exceptions particulièrement floues et discrétionnaires pour les parquetiers aux ordres. Et le must, c’est une loi passée en douce en juillet 2009, qui étend le secret-défense à des lieux où nul ne pourra plus enquêter : locaux ou installations militaires, DCRI elle-même, usines liées à des productions stratégiques ou militaires (La Hague, la Direction des constructions navales). Évidemment, la suppression du juge d’instruction, si elle finit par être votée, n’arrangera pas les choses car alors disparaîtrait la possibilité de se porter partie civile en cas de refus d’un procureur d’ouvrir une instruction. Tout concourt donc à empêcher une justice indépendante. Reste le Conseil d’État et les tribunaux administratifs ; mais les membres en sont nommés par le pouvoir qui, par le simple jeu des nominations, peut obtenir une justice administrative aux ordres. Il en est de même pour les tribunaux jusqu’à la Cour de cassation. Reste la nouvelle procédure de question préalable de constitutionnalité devant le Conseil constitutionnel ; mais c’est soumis à une ordalie procédurale (passage antérieur devant le Conseil d’État ou la Cour de cassation) et il suffira de jouer sur le renouvellement des membres déjà tous à droite sauf un sur onze (dont les deux ex-présidents, Diamantinos et Chiracos). C’est ce que l’on continue d’appeler « un État de droit ». Heureusement, nous conservons la Cour de justice des communautés européennes et celle des droits de l’homme ; mais les recours y prennent du temps et, pour la Cour européenne des droits de l’homme, il faut avoir épuisé toutes les voies de recours en France.

La DCRI est donc en bonne posture pour violer les procédures et les contrôles : il lui suffira d’en appeler à un magistrat complaisant ou au secret-défense. Ainsi, a-t-elle écouté des gens ou analysé leurs « fadettes 1 » pour rechercher qui était à l’origine de la rumeur sur les infidélités du couple Javert-Carla. De même, elle a obtenu les fadettes concernant la taupe ayant donné au Monde des indications sur l’affaire Bettencourt-Woerth. Là, le procureur de Paris (Marin en eaux troubles) a demandé la levée du secret-défense ; refusé ; appel, accordé. Et maintenant il faut que le comité Théodule haddock, faux-nez de neutralité truffé d’obligés du pouvoir, lève ledit secret. On attend sans grand espoir, comme pour les sous-Marin de Karachi. Cela rappelle l’affaire Pérol, ex-secrétaire général adjoint de la présidence Javert, nommé à la tête de la banque issue de la fusion des Caisses d’épargne et des Banques populaires alors qu’il l’avait préparée chez Tsarkowitch. Le pouvoir a prétendu que la Commission de déontologie, chargée d’examiner les pantouflages de hauts fonctionnaires dans le privé, avait été consultée. Pur mensonge : c’est le président comprador de ladite commission qui a donné le feu vert tout seul comme un grand hors toute procédure légale !

1. Relevé de conversations téléphoniques. (Ndlr.)

Zoom sur…

DCRG : la Direction centrale des renseignements généraux, « RG » pour les intimes, est une vieille institution du renseignement français née en 1911. Le but est de surveiller l’opinion, et en particulier celles et ceux qui, d’une façon ou d’une autre, peuvent l’influencer. Pendant la parenthèse de l’Occupation, les RG deviendront les « BS », Brigades spéciales, chargées de collaborer avec l’occupant nazi.

DST : créée en 1934, la Direction de surveillance du territoire, elle, était plus spécifiquement chargée du contre-­espion­nage. Avec l’écroulement du bloc soviétique, la DST s’intéressa de plus en plus aux questions de terrorisme international.

DCRI : La Direction centrale du renseignement intérieur, née en 2008, est le résultat de la fusion des Renseignements généraux et de la DST. Cette structure, qui, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, « se veut un FBI à la française », est apparue au grand jour lors de l’affaire Tarnac. Belle entrée en matière.

Le CRML

Jacques Langlois