Archive pour crimes de guerre

Info, intox et propagande… Les dessous de l’affaire de l’attaque des pétroliers japonais en Mer d’Oman

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 16 juin 2019 by Résistance 71


False flag pour guerre contre l’Iran ?

 

Résistance 71

 

16 juin 2019

 

Nous reproduisons ici deux articles de sources différentes concernant les dessous de l’affaire des pétroliers japonais transportant du pétrole iranien, attaqués en Mer d’Oman alors que précisément le premier ministre japonais était en visite officielle en Iran et convoyait un message de Trump au leader iranien Ali Khamenei dont la réponse était attendue. Il fallait une manœuvre de diversion pour l’étouffer, comme cela s’est déjà produit à maintes reprises dans le passé (cf second article ci-dessous).

Notre reprise de ces articles sert à mettre en garde contre la propagande coloniale occidentale à l’œuvre depuis un bon moment: il est évident que les banquiers de la City de Londres (et de sa succursale de Wall Street) ont décidé d’une guerre contre l’Iran: le dernier pays de la zone moyen-orientale à déstabiliser et à faire tomber (cf la discussion au Pentagone de ‘ex-général Wesley Clarke avant l’invasion de l’Irak en 2003…).

D’après le premier article: gageons que les Iraniens auront des choses à dire très bientôt sur cette affaire. Soit ils le feront publiquement, soit par le canal de derrière le rideau, mais le message ne pourra pas être étouffé en permanence.

On nous vend une salade propagandiste de diabolisation de l’Iran pour faire accepter aux opinions publiques occidentales la guerre à venir.
Cette guerre sera des plus meurtrières et plus personne ne sera à l’abri. Un conflit armé avec l’Iran mènera à la 3ème guerre mondiale tant désirée par les psychopathes aux manettes afin de relancer une fois de plus leur capitalisme et leur étatisme à juste titre moribonds sur la voie de leur obsolescence. L’état (théocrate) iranien n’est bien évidemment  en rien une panacée et comme tous les états, il disparaîtra pour laisser la place à une partie du grand tout de la société des sociétés humaine planétaire dans son grand triomphe sur l’imposture de la représentation marchande.
La Perse n’est entrée dans aucun conflit d’expansion coloniale depuis le XVIIIème siècle. Combien de guerre a t’elle dû mener pour se défendre en revanche des diverses invasions et tentative de contrôle ? La Perse, l’Iran n’est et ne saurait être l’agresseur. Nous le sommes, nous l’occident sous le joug anglo-américano-christo-sioniste avide de guerre, de pouvoir et d’expansion hégémonique, dans une phase historique touchant à sa fin programmée.

Tout cela touche à sa fin, fort heureusement. Il ne tient qu’à nous de REFUSER, en masse, le jeu qu’on veut nous faire jouer en commençant par refuser de gober la propagande qu’on nous balance au gré de nos merdias, nuit et jour sans discontinuer. Le but est de nous envoyer dans le prochain grand charnier planétaire qui fera passer les deux guerres mondiales précédentes pour des pique-nique au jardin public.

Ces deux articles ci-dessous sont emblématiques de notre enfumage total de l’information… Bonne lecture et gardons bon pied bon œil !…

Mise à jour: « L’Iran convoque l’ambassadeur britannique après l’incident dans le Golfe d’Oman »

 

 

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Attaque sur les pétroliers en Mer d’Oman: une découverte qui a semé la panique dans le camp américain…

 

Press TV

 

15 juin 2-19

 

url de l’article en français:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/06/15/598540/Ptroliers-inquitante-pice–conviction

 

Alors que les marins iraniens repêchaient le jeudi 13 juin les membres de l’équipage de deux super-pétroliers en mer d’Oman, ils découvrent une mine non-opérée collée au dessous de la coque de l’un des deux bâtiments.

Des commandos spéciaux iraniens ont été dépêchés sur place pour neutraliser l’engin. Une fois neutralisée la mine a été transférée en Iran pour une enquête plus approfondie alors qu’à peine deux semaines plus tôt, des Américains et leurs alliés menaient dans cette même zone des exercices de minage ou de déminage.

Peu de temps après cette opération de neutralisation et d’évacuation, une vidéo a commencé à faire le tour des médias mainstream, accusant l’Iran d’avoir miné les pétroliers!

Le concert de calomnie a aussitôt gagné la sphère des officiels américains: le secrétaire d’État, puis celui à la Défense et enfin Donald Trump, lui même, ont accusé l’Iran d’avoir planifié la double attaque de jeudi en se référant à la vidéo, qui, très curieusement, suscite chez tout observateur averti la question suivante: si l’Iran est l’auteur de l’attaque, comment se fait-il qu’il est le premier à voler au secours de l’équipage des deux pétroliers?

Pour plus d’une analyse, l’attitude américaine dans cette affaire est suspecte. Tout se passe comme si la découverte de la mine, sa neutralisation puis son évacuation en Iran inquiétaient certains milieux aux États-Unis car qui croirait que les Américains qui possèdent des dizaines de bases dans la région, et qui ont sous la surveillance satellitaire le moindre agissement naval auraient raté une opération de sabotage d’une si grande envergure. Une opération que CNN attribuait à l’explosion des mines tandis que Reuters mettait sur le compte des torpilles. Il est bien difficile de croire que les satellites américains puissent avoir loupé une si belle occasion pour jeter l’Iran à la vindicte publique si les « hommes grenouille iraniens » comme laisse supposer certaine presse outr-atlantique et israélienne, avaient effectivement miné les super pétroliers.

De quoi a peur l’Amérique? Selon les experts, l’engin découvert par les forces navales iraniennes risque de s’avérer bien compromettant pour les vrais auteurs des attaques en mer d’Oman .Cette pièce à conviction risque aussi de permettre aux enquêteurs iraniens de remonter le file et de mettre la main sur les auteurs des explosions de Fujaïrah le 12 mai. La hâte avec laquelle le président américain et ses lieutenants ont pointé de doigt l’Iran en dit long sur les dessous des attaques qui visent le transit libre de l’énergie dans le golfe Persique.

Lire plus: Explosions des pétroliers : qui profite de ces incidents ?

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Une réunion au sommet historique entre le Japon et l’Iran éclipsée par une provocation orchestrée

 

Veterans Today (VT)

 

14 juin 2019

 

url de l’article original: 

https://www.veteranstoday.com/2019/06/14/meeting/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis 1979, l’Iran a été dirigé par des leaders de haut niveau moral, spirituel et intellectuel… Des hommes dont la parole veut vraiment dire quelque chose. Peut-on en dire autant de nous ?…

~ Kevin Barrett ~

 

Details d’une réunion: la censure dans l’histoire

 

Nader Talebzadeh

 

La réunion entre le le leader de la RII et le premier ministre japonais le 13 juin avait une double signification. D’abord elle brisait la censure traditionnelle sur ce que le leader iranien en général a dit dans les trois dernières décennies. Le premier ministre portait vraisemblablement un message du président américain qui devait être entendu par le leader actuel.

Ici, la voix et la réponse étaient bien différents de ce que le président iranien et le ministre des affaires étrangères pourraient dire et en plus dynamique. Cela serait aussi un réveil pour le président américain qui reste généralement non informé des dessous de pratiquement tout ce qui se passe, que ce soit des affaires domestiques ou internationales. Secondo, le message en lui-même, c’est à dire qu’on ne peut avoir confiance dans le président Trump, point barre.

La lettre écrite ne fut pas reçue mais une présentation orale fut faite par le premier ministre. Le message fut bref. Pourquoi les Iraniens devraient ils faire confiance en un homme qui a remis en cause un accord [sur le nucléaire] qui prît tant de temps à mettre en place sur une durée de cinq ans ? La séquence fut enregistrée et éditée avec une attention particulière, pourtant la vaste majorité des journalistes du monde ne l’ont pas vue. Ceci est dû à la très longue tradition de censure quelque que soit les dires, remontant à il y a 30 ans lorsqu’il était président de l’Iran et fit ne apparition à la tribune de l’assemblée générale l’ONU.

Anecdote intéressante que personne n’a remarqué. Le 23 septembre 1987, le New York Times annonça comment un navire iranien fut prit la main dans le sac en train de miner les eaux occidentales du Golfe Persique. Il fut attaqué, trois marins iraniens furent tués et une vingtaine capturés. L’Iran nia toute malversation alors que le pays était en guerre contre l’Irak de Saddam Hussein et demanda ce que faisait là les Américains de toute façon ? Mais le point juteux et dramatique était celui-ci: pourquoi est-ce que l’hélicoptère d’attaque américain, qui selon la marine américaine traquait le vaisseau iranien depuis un bon moment, attaqua t’il à l’exact même moment où l’ayatollah Khamenei allait faire son discours à l’AG de l’ONU ? Ceci intervint à un moment crucial de la guerre contre Saddam que les Etats-Unis soutenaient totalement (NdT: n’oublions jamais que Saddam Hussein fut lui aussi, mis en place par la CIA en son temps…). Le président iranien allait parler sur le pourquoi les Américains étaient si volontaires à soutenir un tel cannibale.

Le discours à l’ONU de Khamenei fut totalement passé sous silence, il ne fut pas entendu. L’affaire du grand crime de l’Iran protégeant ses propres eaux territoriales contre une invasion étrangère éclipsa complètement le discours de l’ONU. “La main dans le sac” fut le titre de la Une de bien des médias aux Etats-Unis. La synchronisation de l’attaque et du discours à l’ONU est tout le sujet ici.

Ce scenario vient de se répéter il y a deux jours lorsque le leader japonais est venu rendre visite au leader iranien. Alors que les pourparlers étaient en cours, deux navires (japonais) transportant du pétrole iranien furent mystérieusement attaqués et les médias du monde entier ne se concentrèrent que sur cet évènement. Aucun détail de la réunion au sommet ne fit la Une des médias, ni ne fut discuté. Un écran de fumée venait de masquer la véritable histoire: la réponse du leader iranien à Trump.

Des épisodes similaires de censure se sont déjà produits contre le leader iranien et ce de manière répétitive sur d’autres sujets ; je n’en parlerai pas pour l’heure, mais l’affaire est des plus claires.

 

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Résistance au colonialisme: le génocide en Palestine a tué 2 200 000 personnes (VT)

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 12 juin 2019 by Résistance 71

Nous avons attendu quelques 48 heures avant de publier cette article de VT. Pourquoi ? Parce que quand on traduit un tel article, on voit des chiffres défiler, et au fil du texte, ils n’ont aucun sens. Il est important de réfléchir a posteriori sur leur signification, ce qu’ils représentent. Ce que nous avons fait avant de publier cette traduction. Nous l’avons aussi fait en nous replongeant dans des passages de l’excellent livre de l’historien israélien Illan Pappe sur « Le nettoyage ethnique de la Palestine », tout en pensant aux analyse du grand éducateur brésilien Paulo Freire qui avait parfaitement analysé dans sa « pédagogie des opprimés » que souvent les opprimés deviennent des oppresseurs si a chance leur en est donnée.
~ Résistance 71 ~

« Les trois axiomes de la politique intérieure d’Israël » (extrait du livre d’Ilan Pappe « The Ethnic Clearing of Palestine », 2006 page 239), traduit de l’anglais par Résistance 71

« La première des trois lignes de conduite, ou plutôt axiomes, d’Israël est que le conflit israélo-palestinien a son origine en 1967. Pour le résoudre tout ce dont on avait besoin était un accord qui déterminerait le statut futur de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. En d’autres termes, comme ces zones ne constituent que 22% du territoire de la Palestine, Israël a réduit d’un coup de crayon toute résolution de paix à seulement une toute petite partie du territoire originel palestinien. Non seulement cela, mais Israël demandait et continue à demander aujourd’hui, toujours plus de compromis territoriaux, soit en résonance avec l’approche économique favorisée par les Etats-Unis ou comme dictés par une carte sur laquelle les deux camps politiques se sont mis d’accord en Israël.
Le second axiome est que tout ce qui est visible dans ces zones, la Cisjordanie et la bande de Gaza, peut toujours encore être divisé et que ces divisions, cette faculté à toujours plus diviser, est une des clefs du processus de paix. Pour Israël, cette division du visible inclut non seulement la terre mais aussi le peuple et les ressources naturelles.
Le troisième axiome israélien est que rien de ce qui s’est produit avant 1967, incluant la Nakba et le nettoyage ethnique, ne sera jamais négociable. Les implications ici sont très claires: cela retire complètement de l’équation du processus de paix le problème des réfugiés et met directement sur la touche et sans appel le droit des Palestiniens au retour à la terre. »

 

 

Le génocide palestinien a tué 2,2 millions de personnes

 

Kevin Barrett (VT) & Dr Gideon Polya

 

10 juin 2019

 

url de l’article orignal:

https://www.veteranstoday.com/2019/06/10/new-evidence/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

[…]

Bien que conspirant avec les sionistes et militaristes américains pour assassiner 294 Américains en 1967 et près de 3000 autres le 11 septembre 2001, Israël a eu bien plus de pitié pour les Américains que pour les Palestiniens. L’assaut sioniste sur la Palestine a tué environ 2,2 millions de Palestiniens. 100 000 directement, les autres 2,1 milions par privations forcées, d’après le Dr Gideon Polya, professeur de science retraité de l’université La Trobe de Melbourne en Australie. Ci-dessous, le communiqué récent du professeur Polya.

– Kevin Barrett –

Le génocide des Palestiniens a tué 2,2 millions de personnes

Email from Dr. Gideon Polya

Cher Kevin,

Ci-dessous se trouvent détaillées et documentées les morts palestiniennes résultantes des violences et privations diverses depuis 1914 (1914-2019). transmets tout cela au plus de monde possible.

Sincères salutations, Gideon

J’ai estimé que 2 200 000 Palestiniens sont morts de violence: 100 000 de violence directe et 2 100 000 de privations imposées depuis l’invasion britannique de l’empire ottoman en 1914 lors de la première guerre mondiale. J’ai mis les détails ci-dessous dans une mise à jour de 2019 concernant ce génocide palestinien toujours en cours. [1]

En 1880, il y avait environ 500 000 Palestiniens arabes et environ 25 000 juifs, dont la moitié étaient immigrants, qui vivaient en Palestine [2, 3]. Les envahisseurs britanniques racistes et les racistes sionistes génocidaires qui colonisaient l’endroit ont été responsables à des degrés divers d’un génocide des Palestiniens qui impliqua l’expulsion de masse de 800 000 Palestiniens arabes en 1948 et de 400 000 en 1967, le nettoyage ethnique de 90% de la terre de Palestine et une mortalité estimée de 2 200 000 Palestiniens depuis 1914: 100 000 de violence directe et 2 100 000 de privations imposées par la force [1, 4-7].

Il y a maintenant 7 millions de réfugiés palestiniens et des 14 millions de Palestiniens (la moitié sont des enfants, les 3/4 femmes et enfants), environ 50% d’entre eux sont interdits de poser un pied dans leur pays sous peine de mort, seulement 1,9 millions de Palestiniens israéliens peuvent voter pour le gouvernement qui dirige l’ancien protectorat de Palestine et 5 millions de Palestiniens n’ont aucun droit [8] comme dans les ghettos de la Palestine occupée en Cisjordanie ou dans les Bantoustans (3 millions) ou dans le camp de concentration de Gaza (2 millions).

Mais les “chanceux” Palestiniens israéliens sont des citoyens de troisième ordre devant se soumettre à 60 lois de style nazi, fondées sur la race [9, 10]. La terre de Palestine a maintenant été ethniquement nettoyée à 90% [1, 4-7]. Tandis que les Palestiniens indigènes à l’endroit représentent 50% des sujets victimes de l’apartheid, presque les 3/4 d’entre eux ne peuvent pas voter pour un gouvernement les dirigeant dans cet intolérable apartheid qui est déclaré être crime contre l’humanité par l’ONU. [11]

Le taux de mortalité du génocide palestinien est indiqué ci-dessous.

(1). Morts violentes de Palestiniens depuis 1920 arrivent à un total de 100 000 [12].

(2). Environ 100 000 Palestiniens sont morts de famine durant la première guerre mondiale avec un état de guerre imposé par les Britanniques et évalué comme un marqueur de déficit démographique de 100 000 personnes pour la première guerre mondiale (1914-1918) [2, 3].

(3) La population palestinienne était de 689 000 en 1918 et 1 308 000 en 1946 avec une moyenne de 1 000 000. En assumant le même taux de mortalité de mort évitable au sein d’une Palestine brutalement occupée par les Britanniques (famine, exode forcé des fermiers, violence, invasion et abus de pouvoir en tout genre par des racistes génocidaires), tout comme dans l’Inde pré-indépendance (moyenne de 30 morts évitables / 1000 habitants / an entre 1920 et 1947) x 30 ans = 900 000 morts parfaitement évitables dans la période 1918-1948.

(4). La population totale palestinienne (dans en en dehors de la Palestine) était de 2 250 000 en 1948 et de 7 574 000 en l’an 2000 pour une population moyenne durant cette période de 4 912 000. En appliquant de manière conservatrice le taux de mortalité évitable de l’Inde pré-indépendance en 2003 de 3,5 morts évitables / 1000 habitants / an [14] aux chiffres palestiniens 4 912 (mille) x (3,5 morts évitables / 1000 / an) x 52 ans = 894 000 morts palestiniennes évitables par privation dans la période 1948-2000

(5) Le PIB par personne des 5 millions de Palestiniens vivant sous occupation est de 3 000 US$ par an comparé au 40 000 US$ pour les Israéliens [15]. La pauvreté tue et pour les pays appauvris à haut taux de fécondité, le taux de mortalité évitable est de 1,4 fois le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans. Vers 2010, environ 3000 enfants palestiniens de moins de 5 ans mouraient chaque année, ce qui indique que durant ce siècle, une moyenne de 4200 Palestiniens vivant sous occupation sont morts d’une mort évitable de privations divers par an, ainsi 12 000 Palestiniens sont morts de cette façon chaque année, soient 230 000 en ce siècle seulement.

Ainsi, on peut estimer que 900 000 + 894 000 + 230 000 = 2 024 000 Palestiniens sont morts de mort évitable, par privations diverses dans la période 1918-2019, 100 000 de plus ayant été tués dans la famine qui affecta la Palestine durant la première guerre mondiale et 100 000 de plus de mort violente directe. Ceci alors que quelques 4000 sionistes furent tués par des Palestiniens entre 1920 et 2019 [16-20] ; depuis l’occupation britannique au Moyen-Orient en 1914, environ 2 200 000 Palestiniens sont morts de violence directe (100 000) ou de privations imposées (2 100 000)

Le chiffre total de morts évitables violente et non-violentes par privations dans ce génocide palestinien (2,2 millions de personnes) est du même ordre de magnitude que le chiffre de victimes de l’holocauste juif durant la seconde guerre mondiale (5-6 millions) par violence ou privations diverses imposées. [21-23]

Notes:

[1]. “Palestinian Genocide”:

[2]. Justin McCarty, “Palestine population: during the Ottoman and British mandate period”, Palestine Remembered: 8 September  2001: http://www.palestineremembered.com/Acre/Palestine-Remembered/Story559.html .

[3]. “Historic population of  Israel/Palestine”: http://palestineisraelpopulation.blogspot.com.au/ .

[4]. Gideon Polya, “70th anniversary of Apartheid Israel & commencement of large-scale Palestinian Genocide”, Countercurrents, 11 May 2018: https://countercurrents.org/2018/05/11/70th-anniversary-of-apartheid-israel-commencement-of-large-scale-palestinian-genocide/ .

[5]. Gideon Polya, “Apartheid Israel’s Palestinian Genocide & Australia’s Aboriginal  Genocide compared”, Countercurrents, 20 February 2018: https://countercurrents.org/2018/02/20/apartheid-israels-palestinian-genocide-australias-aboriginal-genocide-compared/  .

[6]. Gideon Polya, “Israeli-Palestinian & Middle East conflict – from oil to climate genocide”, Countercurrents, 21 August 2017: https://countercurrents.org/2017/08/21/israeli-palestinian-middle-east-conflict-from-oil-to-climate-genocide/ .

[7]. Gideon Polya, “End 50 Years Of Genocidal Occupation & Human Rights Abuse By US-Backed Apartheid Israel”, Countercurrents,  9 June  2017: https://countercurrents.org/2017/06/09/end-50-years-of-genocidal-occupation-human-rights-abuse-by-us-backed-apartheid-israel/ .

[8]. Gideon Polya, “Universal Declaration of Human Rights & Palestinians. Apartheid Israel violates ALL Palestinian Human Rights”, Palestine Genocide Essays, 24 January 2009: https://sites.google.com/site/palestinegenocideessays/universal-declaration-of-human-rights-palestinians .

[9]. Susan Abulhawa, “Israel’s “nation-sate law” parallels the Nazi Nuremburg Laws”, Al Jazeera, 27 July 2018: https://www.aljazeera.com/indepth/opinion/israel-nation-state-law-parallels-nazi-nuremberg-laws-180725084739536.html .

[10]. “Discriminatory laws in Israel:, Adalah, https://www.adalah.org/en/law/index?page=4 .

[11]. John Dugard, “International Convention on the Suppression and Punishment of the crime of Apartheid”, Audiovisual Library of International Law: http://untreaty.un.org/cod/avl/ha/cspca/cspca.html .

[12]. “Palestinian casualties of war”, Wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/Palestinian_casualties_of_war .

[13]. Gideon Polya, “Economist Mahima Khanna,   Cambridge Stevenson Prize And Dire Indian Poverty”, Countercurrents, 20 November, 2011: https://countercurrents.org/polya201111.htm .

[14]. Gideon Polya, “Body Count. Global avoidable mortality since 1950”, that includes a succinct history of every country and is now available for free perusal on the web: http://globalbodycount.blogspot.com/  .

[15]. “List of countries by GDP (nominal) per capita”, Wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_GDP_(nominal)_per_capita .

[16]. Gideon Polya, “Israelis kill ten times more Israelis in Apartheid than do terrorists”, Countercurrents, 1 March 2017: https://countercurrents.org/2017/03/israelis-kill-ten-times-more-israelis-in-apartheid-israel-than-do-terrorists .

[17]. Gideon Polya, “Sharpeville Massacre & Gaza Massacres compared – Boycott Apartheid Israel & all its supporters”, Countercurrents, 6 May 2018: https://countercurrents.org/2018/05/06/sharpeville-massacre-gaza-massacres-compared-boycott-apartheid-israel-all-its-supporters/ .

[18]. Israeli Ministry of Foreign Affairs, “Terrorism deaths in Israel – 1920-1999”, 1 January 2000: http://mfa.gov.il/mfa/foreignpolicy/terrorism/palestinian/pages/terrorism%20deaths%20in%20israel%20-%201920-1999.aspx .

[19]. Israeli Ministry of Foreign Affairs, “Victims of Palestinian violence and terrorism since September 2000” : http://mfa.gov.il/MFA/ForeignPolicy/Terrorism/Palestinian/Pages/Victims%20of%20Palestinian%20Violence%20and%20Terrorism%20sinc.aspx .

[20]. “Crime in Israel”, Wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/Crime_in_Israel .

[21]. Gideon Polya , “UK Zionist Historian Sir Martin Gilbert (1936-2015) Variously Ignored Or Minimized WW2 Bengali Holocaust”, Countercurrents, 19 February, 2015: https://countercurrents.org/polya190215.htm .

[22]. Martin Gilbert, “Jewish History Atlas” (Weidenfeld and Nicolson, London, 1969).

[23]. Martin Gilbert “Atlas of the Holocaust”(Michael Joseph, London, 1982).

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Lectures complémentaires:

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

La Bible Déterrée Israel Finkelstein

Zenon_Inversion

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Manifeste pour la Société des Sociétés

Effondrer le colonialisme

Le_mythe_biblique_ashraf_ezzat

 

Résistance au colonialisme: Refus iroquois d’assertion de territorialité de la « couronne » sur leur terre (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 11 juin 2019 by Résistance 71


Kaianerekowa ~ Teiohateh

 

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !
~ Résistance 71 ~

 

Ile de la Grande Tortue: Intérêt indien contre l’assertion de la couronne

 

Mohawk Nation News

 

6 juin 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/06/06/turtle-island-indian-interest-v-crown-assertion/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le traité international sur les droits civils et politiques dit ceci : “Tous les peuples ont le droit à l’auto-détermination. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et poursuivent librement leur développement économique, social et culturel.”

Les immigrants (colons) ne possèdent rien. Ils piétinent nos droits pour se gaver et se bourrer les poches et ils paient les “Indiens de fort” [“premières nations”, “assemblée des premières nations”, “conseils de bandes” et autres entités nationales et territoriales dépendantes de l’état colonial] pour perpétrer le génocide. Ce mois-ci, ils espèrent pouvoir signer une fausse déclaration entre l’entreprise coloniale qu’est le gouvernement du Canada et ses marionnettes. Ils pensent qu’Onkwehonweh ne sera plus.

Lorsque les immigrants ignorent Teioateh, wampum deux rangées, le seul outil qui leur donne une quelconque légitimité “d’occuper”, de partager [sous condition] notre terre, ils doivent partir.

Nous sommes l’Île de la Grande Tortue !… Notre intérêt à la terre est caché par la fausse “assertion de la couronne” qui ignore le titre original d’Onkwehonweh placé ici par la création/nature. Nous sommes le peuple de toujours. Les immigrants signent le cadre d’accord frauduleux et essaie par là de voler définitivement l’Île de la Grande tortue et de nous faire disparaître. Cette lettre a été envoyée avec accusé de réception à la reine d’Angleterre, au pape, aux sionistes [via leur organisation mondiale], au Canada. Au premier ministre, au parlement, aux ministères de la défense et de la sécurité nationale.

Lettre avec accusé de réception

Shekon tewatkwanonweraton,  tawetawata tekon tsi ni kari wane nahon Tewakariwa raneh tsi natetewa ereh. Aion karioni ne te ion kwa ta te nentsa wakon Ne takarihonniateh Wa tsiiakatenokonna renTeion tateh’nikon nare Ne tsi ion kwati raseronni en ion karonni Tsi nitsi ronneh sonkwe ta shon  ha

A:

– Reine Elizabeth Alexandra Mary Mountbatten- Windsor, Buckingham Palace, London, England , W1A 1AA United Kingdom

– Pape, jésuite Francis Jorge Mario Bergoglio

dob 17, December, 1936 Southern Hemisphere, Buenos Aires, Argentina Head of the Catholic Church and Sovereign Vatican City State

– World Zionist Organization Eitan Ori Behar, Director Center for Diaspora Communications and Countering World Zionist Organization Telephone: 02-620-2296 EitanB@wzo.org www.iZionist.org

– Government of Canada

Registered Number  0000230098 CANADA DC SIC:  8880 American Embassy 1746

Massachusetts Avenue, North West Washington, DC 20036 United States of America 

– The Prime Minister of Canada, Canadian Confederation July 1, 1867 Office of the Prime Minister 80 Wellington Street Ottawa, Ontario, K1A 0A2 Canada facsimile:  613-941-6900

– National Security and Defense The National Guard 

Parliament Hill Ottawa, Ontario 

Canada K1A 0A2 information@forces.gc.ca 

 

RE: en skweh ia ra kwen

 

Je sous-signé(e),______________________________, en tant que Kanienkaha de Kaianere kowa Kanonsesne (peuple originel libre de l’Île de la Grande Tortue), clarifie à votre entité que toutes positions que vous prenez sur votre chemin ne doit pas croiser mon chemin et ne s’applique en rien aux Iroquois. Le cadre de droit et de réconciliation que votre corps gouvernant tente de mettre en place, les conseils de bandes indiens résultant de l’Indian Act (loi sur les Indiens) ainsi que l’Assemblée des Premières Nations sont en interférence directe avec la voie tracée par le traité du Wampum Deux Rangées. Vos ancêtres comme les nôtres ont beaucoup sacrifié pour en arriver à cet accord.

Vos sujets sont en violation de Teioateh (wampum deux rangées) utilisant ce processus d’accord  et durant cette violation continuelle de notre accord originel (NdT: qui date de 1701) ; nous continuons de vivre selon cette accord, côte à côte et en paix. Nous ne demandons que restaurer la paix qui a été brisée. Il apparaît clairement que la chaîne d’argent symbolisant cet accord se doit d’être nettoyée. Nous ressentons un besoin immédiat de redresser cette violation de notre relation et donc de l’accord originel.

Skennen (Paix)

Post Office Box 3, kawehno:ke email:ritasageloc@gmail.com

= = =

“Il y a des connexions philosophiques entre les sociétés indigènes et quelques sensibilités anarchistes sur l’esprit de la liberté et les idéaux pour une bonne société. Des idées critiques parallèles et des visions d’un futur post-impérialiste ont bien été notées par quelques penseurs, mais quelque chose qu’on pourrait appeler ‘anarcho-indigénisme’ doit toujours se développer en une philosophie et une pratique cohérentes. Il y a également une grande similitude entre les façons de voir le monde des anarchistes et des peuples autochtones: un rejet des alliances avec des systèmes légalisés, centralisés d’oppression et une non-participation aux institutions qui structurent la relation coloniale, ainsi que la croyance d’amener le changement par l’action directe et la résistance au pouvoir d’état.”
~ Taiaiake Alfred, professeur sciences politiques, Mohawk ~

Lectures complémentaires:

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

Effondrer-les-empires-coloniaux-par-apostasie-collective-de-jo-busta-lally

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

 

Résistance au colonialisme: Le génocide des peuples originels continue au Mexique et ailleurs…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 10 juin 2019 by Résistance 71

 

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !
~ Résistance 71 ~

« Le drapeau va au paysage immonde, et notre patois étouffe le tambour.
Aux centres nous alimenterons la plus cynique prostitution. Nous massacrerons les révoltes logiques.
Aux pays poivrés et détrempés ! — au service des plus monstrueuses exploitations industrielles ou militaires.
Au revoir ici, n’importe où. Conscrits du bon vouloir, nous aurons la philosophie féroce ; ignorants pour la science, roués pour le confort ; la crevaison pour le monde qui va. C’est la vraie marche. En avant, route ! »
~ Arthur Rimbaud, “Les Illuminations”, 1886 ~

 

Communiqué des CNI-CIG et de l’EZLN en réponse aux violences récentes contre les peuples originels

 

Aux peuples du monde
Aux réseaux logistiques du CIG
A la Sixta nationale et internationale
Aux médias

 

5 juin 2019

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Reçu par courriel

 

Le capitalisme néolibéral impose sa marque avec le sang de nos peuples alors que la guerre contre nous s’est intensifiée à chaque fois que nous refusons de céder notre terre, notre culture, notre paix et notre organisation collective et aussi parce que nous refusons d’abandonner la résistance ou de nous résigner à disparaître.

Nous dénonçons les lâches attaques du 31 mai contre la communauté indigène Nahua de Zacualpan, qui fait partie du Conseil National Indigène (CNI), dans la municipalité de Comala, Colima, où des narco-paramilitaires ont tiré à l’arme lourde sur un groupe de jeunes gens, en tuant un et en blessant grièvement trois autres.

Nous tenons les trois niveaux de mauvais gouvernement comme responsables de cet incident, en particulier le chef de la sécurité publique, Javier Montes Garcia, dans la mesure où c’est le mauvais gouvernement [d’État] qui permet à ces groupes paramilitaires d’opérer dans la région. Nous demandons un respect total des traditions et des coutumes de la communauté indigène Nahua du Zacualpan.

Nous condamnons l’agression et la destruction menées aux petites heures du matin de ce 31 mai contre les communautés de Rebollero et de Rio Minas, parties de la communauté de Binizza de San Pablo Cuatro Venados de la municipalité de Zachila, Oaxaca. Là, un groupe armé également d’armes lourdes est venu ouvrir le feu sur la communauté, détruisant des douzaines de maisons et forçant la population, incluant les enfants, à se sauver. En tout, 24 maisons furent détruites et le maïs et autres commodités alimentaires furent incendiés, incluant les graines sauvegardées pour les semis. Le groupe a aussi brûlé les effets personnels des familles comme les vêtements, les chaussures et ont volé le cheptel, les groupes électrogènes et les pompes à eau.

Nous condamnons la répression et le déplacement de nos compañeros et compañeras de la communauté indigène d’Otomi qui ont maintenu un camp provisoire au 7 de Londres Street dans le quartier de Juarez à Mexico City depuis le tremblement de terre du 19 septembre 2017. A 11 heures du matin le 30 mai, ils furent violemment évincés de l’endroit par des troupes de choc envoyées par le mauvais gouvernement et les entreprises immobilières, travaillant aux côtés de centaines de membres de la police anti-émeute au service de Nestor Nuñez, le maire du district de Cuauhtémoc.

Nous condamnons le siège narco-paramilitaire entrepris par des groupes criminels, soutenus et protégés par le mauvais gouvernement et toutes les polices, contre les communautés du Conseil Populaire Indigène Emiliano Zapata de la province de Guerrero (CIPOG-EZ) dans les municipalités de Chilapa et José Joaquin de Herrera, qui luttent pacifiquement pour construire leur autonomie.

Nous en appelons aux peuples du Mexique et du monde afin qu’ils soient attentifs et solidaires dans la lutte des communautés du Guerrero afin de briser le siège violent mis en place contre elles et qui limite leur accès à la nourriture et aux médicaments et qui est mené dans les seuls intérêts de l’appropriation capitaliste des territoires indigènes. Nous appelons véhémentement à l’envoi de provisions vers ces communautés durement affectées, incluant du riz, du maïs, des haricots, des piments, du sucre, des sardines, du thon, du papier hygiénique, des couches et des médicaments. Une collecte est organisée au QG du l’UNIOS au 32 Carmona y Valle Street, Colonia Doctores, Mexico City.

Nous réitérons que notre terre-mère n’est pas à vendre au grand capital ni à qui que ce soit d’autre, que notre existence n’est pas négociable, ni ne l’est de facto la résistance de nos peuples.

Avec attention

Juin 2019

Pour la reconstruction de nos peuples
Plus jamais un Mexique sans nous
Congrès National Indigène (CNI)
Conseil de Gouvernement Indigène (CGI)
Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN)

= = =

Lectures complémentaires:

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Abdullah-Ocalan-Confederalisme-democratique

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Que faire ?

Effondrer le colonialisme

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

6ème_déclaration_forêt.lacandon

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

 

 

Colonialisme et guerre impérialiste: Opération Condor 2.0 en marche contre le Venezuela… pétrole oblige (RT)

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, chine colonialisme, CIA et traffic de drogue, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 8 juin 2019 by Résistance 71


… aussi au Venezuela

 

Armées des ombres: paramilitaires, mercenaires et forces spéciales au Venezuela

 

Romain Mingus (RT)

 

7 juin 2019

 

url de l’article:

https://francais.rt.com/opinions/62807-armee-ombres-paramilitaires-mercenaires-forces-speciales-venezuela

 

Mercenaires, forces spéciales étrangères… à qui Washington essaie-t-il d’avoir recours pour arriver à ses fins au Venezuela? Romain Migus poursuit son analyse.

Le 14 mars 2018, Erick Prince, le fondateur de l’entreprise militaire privée Academi (NdR71: ex-Blackwater), réunissait une centaine de personnalités dans son ranch de Virginie. L’invité d’honneur, ce jour-là, n’était autre que Oliver North, figure principale avec Elliott Abrams, l’actuel envoyé spécial des Etats-Unis pour le Venezuela, de la sale guerre contre le Nicaragua dans les années 80. Ce retour de Erick Prince sous le feu des projecteurs, après sa mise à l’écart des administrations états-uniennes (tout comme son collègue Abrams), aurait dû être un signal d’alerte. Mais ce n’est qu’un an plus tard que l’on apprendra que le fondateur d’Académi se disposait à recruter 5 000 mercenaires pour le compte de Juan Guaido. Ce plan macabre n’aurait, pour l’instant, trouvé ni l’écho de la Maison Blanche, pourtant sensible à l’influence de Prince, ni le financement nécessaire de 40 millions de dollars, somme ridicule si l’on tient compte du vol de plusieurs milliards de dollars appartenant à l’Etat vénézuélien par l’administration étatsunienne.

Pourtant, le recrutement de mercenaires a déjà commencé. Le 29 novembre 2018, le président Maduro dénonçait lors d’une allocution télévisée la constitution d’un bataillon de 734 chiens de guerre sur les bases militaires d’Eglin en Floride et de Tolemaida en Colombie. Le 23 mars 2019, le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez, annonçait que 48 mercenaires recrutés au Salvador, au Honduras et au Guatemala étaient rentrés sur le territoire vénézuélien, dans le but d’y commettre des attentats contre les hautes autorités du pays, ainsi que des actes de sabotages, et d’opérations sous fausses bannières. Selon les services de renseignement du Venezuela, ces mercenaires avaient été recrutés par Roberto Marrero, bras droit de Juan Guaido. Que ce soit via Erick Prince ou par d’autres modalités, le recrutement de mercenaires afin de déstabiliser le Venezuela, est une sinistre réalité.

Le jour de l’arrestation de Marrero, les services de sécurité vénézuéliens ont capturé Wilfrido Torres Gómez alias Necocli, le chef de la bande narcoparamilitaire colombienne «Los Rastrojos». Comme les mercenaires, les paramilitaires colombiens sont un acteur étranger fondamental de la future armée dont pourrait disposer Guaido.

Le jour de l’arrestation de Marrero, les services de sécurité vénézuéliens ont capturé Wilfrido Torres Gómez alias Necocli, le chef de la bande narcoparamilitaire colombienne «Los Rastrojos». Comme les mercenaires, les paramilitaires colombiens sont un acteur étranger fondamental de la future armée dont pourrait disposer Guaido.

Les paramilitaires sont une excroissance du conflit colombien. D’abord créés par des propriétaires terriens et des militaires, ou dans le sillage des cartels de la drogue, ces groupes chargés des besognes les plus inavouables, se sont rassemblés sous le commandement des Autodéfenses Unies de Colombie (AUC). De 1997 à 2006, ils firent régner la terreur en déplaçant des populations entières sur le territoire colombien, et se chargeant des exactions que ne voulaient pas assumer les services de l’Etat. Sous le gouvernement d’Alvaro Uribe (2002-2010), les paramilitaires ont acquis une véritable prestance sur la scène politique, en tissant des liens avec des responsables politiques et économiques et allant même jusqu’à financer un tiers des parlementaires de ce pays, comme l’ont montré les documents saisis dans l’ordinateur du chef paramilitaire Jorge 40. Si leur activité principale reste liée au trafic de cocaïne, les paramilitaires agissent comme un Etat parallèle et influent. Dotés d’une autorité acquise au moyen d’une violence extrême et d’une terreur psychologique, ils imposent leurs normes sociales, politiques et économiques sur les territoires qu’ils contrôlent. La «démobilisation» des AUC en 2006 a eu pour conséquence l’implosion en plus petites structures, qui ont gardé le même modus operandi.

Les paramilitaires colombiens arrivent au Venezuela après le coup d’Etat contre Hugo Chávez en 2002. D’abord comme tueurs à gage de certains propriétaires terriens, soucieux d’éliminer les leaders paysans qui revendiquaient l’application de la réforme agraire. Ils commencent alors à investir certains quartiers des grandes villes tout en restant très actifs à la frontière colombienne.

Ils deviennent connus des vénézuéliens en mai 2004, après que 124 paramilitaires furent arrêtés dans les alentours de Caracas. Ils avaient été amenés par Roberto Alonso, un politicien d’opposition, dans le but d’assassiner Hugo Chávez et de hauts responsables de la Révolution. Au fil des ans, leur présence s’est confortée le long de la frontière, ainsi que dans certains quartiers des grandes villes où ils ont constitué plusieurs cellules dormantes. Sans oublier l’axe de communication stratégique menant des Andes à la côte caribéenne, couloir primordial pour la distribution de la cocaïne. C’est sur cette portion de territoire qu’ont d’ailleurs été arrêtés ou abattus la plupart des dirigeants paramilitaires qui se trouvait au Venezuela. C’est aussi sur cet axe que se trouvent, et ce n’est pas un hasard, les villes où ont eu lieu les affrontements les plus rudes lors des guarimbas de 2014 et 2017.

A la différence du crime organisé «classique», les paramilitaires disposent d’une hiérarchie militaire*, d’un appareil de renseignement, d’un armement conséquent, mais surtout agissent en fonction d’une politisation marquée par leur anticommunisme, acquise dès leur genèse dans la lutte contre les guérillas. Ils imposent leur orientation idéologique aux populations qu’ils soumettent.  A la différence de la pègre, ils gardent de très bonnes relations avec les élites colombiennes, pour qui ils jouent le rôle d’une armée parallèle. Leur utilisation contre le Venezuela permettrait à la Colombie de ne pas dégarnir les fronts internes que son armée maintient avec la guérilla.

A la frontière avec le Venezuela, les paramilitaires contrôlent le trafic de drogue, ainsi que la contrebande d’essence et d’aliments. Comme nous l’a rappelé Freddy Bernal dans une interview exclusive : «La Colombie produit 900 tonnes de cocaïne. Pour produire un kilo, tu as besoin de 36,5 litres d’essence et la Colombie n’en produit pas suffisamment. Les paramilitaires sont chargés d’acheminer par contrebande 36 millions de litres d’essence en provenance du Venezuela et destinés en grande partie à la production de cocaïne», et en retour contrôlent la distribution de drogue dans le pays voisin, par le biais des bandes criminelles vénézuéliennes.

Les affrontements de l’Etat bolivarien avec les paramilitaires sont de plus en plus récurrents. Non seulement pour lutter contre leurs multiples trafics mais surtout pour défendre la souveraineté de l’Etat sur le territoire. Selon Freddy Bernal, «les paramilitaires jouent le même rôle que celui qu’a tenu Daesh en Irak, en Libye et en Syrie. Ils visent à fragmenter notre territoire. C’est le Daesh d’Amérique Latine». Ils sont un rouage essentiel dans l’atomisation de l’Etat-Nation vénézuélien, un des objectifs majeurs de la guerre qui s’annonce.

De Roberto Alonso à Roberto Marrero, il existe de nombreux exemples montrant que les paramilitaires colombiens sont en lien avec l’opposition vénézuélienne. Mais ils répondent aussi aux desseins du Pentagone dans ses actions planifiées contre le Venezuela. Comme nous l’a révélé un document du SouthCom, la force militaire des Etats-Unis responsable de l’Amérique latine, les stratèges militaires étatsuniens préconisent de «recruter des paramilitaires principalement dans les camps de réfugiés de Cúcuta, La Guajira et le nord de la province de Santander, vastes zones peuplées de citoyens colombiens qui avaient émigré au Venezuela et maintenant rentrent au pays, pour fuir un régime qui a augmenté l’instabilité aux frontières, en mettant à profit l’espace vide laissé par les FARC, l’ELN toujours belligérant, et les activités [paramilitaires] dans la région du cartel du Golfe».

Comme on peut le voir, les Etats-Unis et leurs alliés latino-américains disposent déjà d’une armée. Celle-ci est composée d’une poignée de déserteurs et de combattants civils vénézuéliens, de membres du crime organisé, de mercenaires étrangers et de paramilitaires colombiens, le tout structuré par des forces spéciales des Etats-Unis, déjà présentes dans la région, et de l’appui tactique des armées des pays limitrophes. D’autres acteurs pourraient même s’inviter dans ce conflit. Ce qui expliquerait la présence de plusieurs centaines de militaires israéliens au Brésil et au Honduras.

L’armement de cette force militaire irrégulière est lui aussi en cours. Comme l’a dénoncé le gouvernement russe par la voix de  Maria Zakharova, porte-parole du ministère des affaires étrangères de ce pays : «Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN étudient actuellement la possibilité d’acquérir dans un pays d’Europe de l’Est d’un lot important d’armes et de munitions destinés aux opposants vénézuéliens. Il s’agit de mitrailleuses lourdes, de lance-grenades intégrés et automatiques, de missiles sol-air portables, de différentes munitions pour armes à feu et de pièces d’artillerie. Cette cargaison devrait être transportée au Venezuela via le territoire d’un pays voisin à l’aide d’avions-cargos de l’entreprise d’Etat ukrainienne Antonov.» Pas besoin d’être un expert militaire pour comprendre que ce type d’arsenal est le même que celui utilisé par les belligérants qui combattent la République Arabe Syrienne. Dans ce cas de figure, les Etats-Unis ou les pays voisins n’auraient même pas à assumer un rôle protagonique de premier plan dans la guerre irrégulière contre le Venezuela.

Dans le cas où l’étranglement économique, politique et financier du Venezuela ainsi que les différentes pressions psychologiques et diplomatiques ne parviendraient pas à renverser le président Maduro, alors le scénario que nous décrivons s’appliquera immanquablement. Les différentes composantes du front militaire auront la tâche de morceler le Venezuela, sans forcément répondre à un commandement central, mais avec l’objectif commun de rendre impossible le contrôle du territoire par le pouvoir légitime. Il convient maintenant d’analyser les stratégies pour arriver à de telles fins.

(*) Note de R71:
Les groupes paramilitaires, devenus une spécialité créative de la CIA depuis l’opération Condor des années 70, sont partout du Mexique au Chili. Ces groupes criminels liés par essence au narco-trafic (gérée par la CIA et rendant compte à la Maison Blanche) sont ceux qui harcèlent sans cesse les mouvements d’autonomie natifs au Mexique (Chiapas, Oaxaca, Guerrero), au Guatemala, au Brésil, en Argentine, au Chili etc… Ces groupes sont partie intégrante du programme de « contre-insurrection » de la CIA (COINTELPRO) dans tous les pays au sud de sa frontière. Au Moyen-Orient, de tels groupes furent créés par cette même CIA et les forces spéciales de l’OTAN et sont connues sous les dénominations d’Al Nosra et de l’EIIL ou Daesh de son acronyme arabe et tous les groupes affiliés…

 

Macronie à la pointe: L’arme de l’amalgame « antisionisme / antisémitisme » dans l’arsenal étatico-géopolitique du fascisme impérialiste transnational

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 5 juin 2019 by Résistance 71

 

La France de Macron à l’avant-garde de l’affreux amalgame entre antisionisme et antisémistisme

 

Jonathan Cook

 

Février 2019

 

url de l’article en français:

https://lecridespeuples.fr/2019/03/04/la-france-de-macron-a-lavant-garde-de-lodieux-amalgame-entre-antisionisme-et-antisemitisme/

 

On peut mesurer à quel point l’attitude de la communauté internationale à l’égard d’Israël s’est complètement inversée au cours des cinquante dernières années en étudiant le sort d’un simple mot : « sionisme ».

En 1975, lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies, le monde entier se dissociait de la position des États-Unis et de l’Europe pour déclarer que le sionisme, l’idéologie fondatrice d’Israël, « est une forme de racisme et de discrimination raciale ».

Les publics occidentaux ont en général été choqués par ce vote. Le sionisme, leur avait-on dit et répété, était un mouvement de libération nécessaire pour le peuple juif après des siècles d’oppression et de pogroms. Sa création, Israël, était simplement le redressement de terribles torts qui avaient culminé dans les horreurs de l’Holocauste.

Mais le sionisme semblait très différent aux yeux des pays du monde qui avaient été exposés à des siècles de colonialisme européen et à l’avènement plus récent de l’impérialisme américain.

La longue histoire de crimes contre les Juifs qui a conduit à l’établissement d’Israël s’est principalement déroulée en Europe. Et pourtant, c’est l’Europe et les États-Unis qui ont parrainé et facilité l’arrivée de Juifs dans la patrie d’un autre peuple, loin de leurs propres côtes.

Aux yeux des pays du  Sud, les grandes purges de Palestiniens indigènes menées par les Juifs européens en 1948 et en 1967 ne faisaient que rappeler la purification ethnique menée par des Européens Blancs contre des peuples autochtones aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud.

Un anachronisme colonial

En 1975, au moment du vote de l’ONU, il était clair qu’Israël n’avait aucune intention de restituer aux Palestiniens les territoires occupés qu’il avait saisis huit ans plus tôt. Bien au contraire, Israël renforçait l’occupation en transférant illégalement sa propre population civile dans les territoires palestiniens.

Sur une grande partie du globe, ces colons juifs ressemblaient à un anachronisme, une réminiscence des « pionniers » Blancs se dirigeant vers l’ouest à travers les terres prétendument vides des États-Unis ; des fermiers Blancs qui accaparèrent de vastes étendues de l’Afrique du Sud et de la Rhodésie comme leur propriété privée ; et des nouveaux venus Blancs qui ont parqué les résidus des peuples autochtones de l’Australie dans des réserves ou les ont transformés en un spectacle de foire dans leurs sites touristiques.

La résolution de l’ONU affirmant que «Le sionisme est une forme de racisme» a duré 16 ans – jusqu’à la chute de l’Union soviétique et l’émergence des États-Unis en tant que seule superpuissance mondiale. Après de nombreuses intimidations et pressions diplomatiques de la part de Washington, comprenant la promesse qu’Israël s’engagerait dans un processus de paix avec les Palestiniens, la résolution 3379 a finalement été révoquée en 1991.

Des décennies plus tard, le pendule a basculé de manière décisive dans l’autre sens.

Les élites américaines et européennes ont quitté leur position défensive d’autrefois  qui affirmait que le sionisme n’est pas du racisme. Maintenant, ils sont passés à l’offensive. Ils présument que l’antisionisme – la position de la majorité de la communauté internationale il y a 44 ans – est synonyme de racisme.

Ou plus précisément, il est de plus en plus admis que l’antisionisme et l’antisémitisme sont les deux faces d’une même pièce.

Système de type Apartheid

Cette tendance s’est consolidée la semaine dernière lorsque Emmanuel Macron, le Président français centriste, est allé plus loin que la simple réitération de sa confusion entre l’antisionisme et l’antisémitisme. Cette fois, il a menacé d’interdire l’antisionisme en le pénalisant.

L’amalgame de Macron entre antisionisme et antisémitisme est manifestement absurde.

L’antisémitisme fait référence à la haine des Juifs. C’est de la bigoterie et de l’intolérance, purement et simplement.

L’antisionisme, en revanche, est une opposition à l’idéologie politique du sionisme, un mouvement qui a insisté sous toutes ses formes politiques pour donner la priorité aux droits des Juifs à une patrie par rapport à ceux, les Palestiniens, qui y vivaient déjà.

L’antisionisme n’est pas un racisme contre les Juifs ; c’est une opposition au racisme des Juifs sionistes.

Bien sûr, un antisioniste peut aussi être antisémite, mais il est plus probable qu’un antisioniste professe sa position pour des raisons pleinement rationnelles et éthiques.

Cela a été rendu encore plus clair l’été dernier lorsque le Parlement israélien a adopté une loi fondamentale définissant Israël comme l’État-nation du peuple juif (PDF). La loi affirme que tous les Juifs, même ceux qui n’ont aucun lien avec Israël, y jouissent d’un droit à l’autodétermination dont tous les Palestiniens sont privés, y compris le cinquième de la population israélienne qui est palestinienne et détient la citoyenneté israélienne.

En d’autres termes, la loi crée deux statuts en Israël – et, de manière implicite, dans les territoires occupés également – sur la base d’un système de classification ethno-religieux imposé qui octroie à tous les Juifs des droits supérieurs à tous les Palestiniens.

Sur le plan constitutionnel, Israël applique explicitement un système juridique et politique assimilable à celui de l’Apartheid, un système encore plus complet que celui de l’Afrique du Sud. Après tout, les dirigeants sud-africains de l’Apartheid n’ont jamais prétendu que leur pays était la patrie de tous les Blancs.

Criminaliser BDS

La menace de Macron d’interdire l’antisionisme est le prolongement logique des mesures existantes en Europe et aux États-Unis visant à pénaliser ceux qui soutiennent BDS, le mouvement croissant de solidarité internationale avec les Palestiniens qui appelle au Boycott, au Désinvestissement et à des Sanctions contre Israël.

De nombreux membres du mouvement BDS, mais pas tous, sont antisionistes. Une proportion d’entre eux est constituée de Juifs antisionistes.

Le mouvement non seulement saute par-dessus les décennies de complicité des élites politiques occidentales à l’oppression des Palestiniens par Israël, mais souligne l’ampleur de cette complicité. C’est une des raisons pour lesquelles il est tellement honni par ces élites.

La France est allée plus loin que tous les autres dans cette direction en criminalisant BDS en tant que forme de discrimination économique. Elle assimile ainsi un État, Israël, à un groupe ethnique, les Juifs, exactement comme les antisémites.

Une telle législation a autant de sens que la France interdisant, dans les années 80, le boycott de l’Afrique du Sud de l’Apartheid  au motif qu’elle constituerait une discrimination à l’égard des Blancs.

Les lobbyistes israéliens en action

La France, cependant, est simplement en tête de ce mouvement. Aux États-Unis, quelques 26 États ont promulgué des lois punissant ou sanctionnant les individus et les organisations favorables au boycott d’Israël. Une législation similaire est en cours de promulgation dans 13 autres États.

Aucun d’entre eux ne semble préoccupé par le fait de violer les droits Américains si précieux garantis par le Premier Amendement, et de faire une exception au droit à la liberté d’expression dans un cas seulement – celui d’Israël.

Ce mois-ci, le Sénat américain s’est joint à la mêlée en adoptant un projet de loi incitant les États à infliger des sanctions économiques aux personnes qui soutiennent le boycott d’Israël.

Ces victoires contre le mouvement non-violent BDS sont le résultat des efforts vigoureux et malveillants déployés dans les coulisses par les lobbyistes israéliens pour assimiler l’antisionisme et l’antisémitisme.

Alors que la position d’Israël aux yeux des publics occidentaux s’est effondrée avec l’avènement des réseaux sociaux, avec la diffusion d’innombrables vidéos de la violence perpétrée par l’armée israélienne et les colons filmées par les caméras des téléphones portables, et la famine imposée à Gaza par Israël, les lobbyistes pro-israéliens ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour qu’il soit de plus en plus difficile de dénoncer Israël.

Redéfinition de l’antisémitisme

Leur coup d’Etat a été la récente acceptation généralisée en Occident d’une redéfinition de l’antisémitisme qui le confond volontairement avec l’antisionisme.

Les empreintes digitales d’Israël maculent les travaux de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA). Il n’est donc guère surprenant que la définition longue et vague de l’antisémitisme élaborée par l’IHRA ait été complétée par 11 exemples, dont 7 se rapportent à Israël.

Un exemple, affirmant qu’Israël est une « entreprise raciste », suggère que les 72 États membres de l’ONU qui ont voté pour la résolution de 1975 intitulée « Le sionisme est une forme de racisme », de même que les 32 États qui se sont abstenus, ont eux-mêmes épousé –ou fermé les yeux sur – l’antisémitisme.

Les gouvernements occidentaux, les autorités locales, les partis politiques et les organismes publics s’empressent maintenant d’adopter la définition de l’IHRA.

Le résultat a été une peur croissante au sein des publics occidentaux à propos de ce que l’on peut encore dire sur Israël sans susciter des accusations d’antisémitisme.

C’est bien là le but. Si les gens ont peur que d’autres pensent qu’ils sont antisémites parce qu’ils ont critiqué Israël, ils se tairont, laissant à Israël une plus grande marge de manœuvre pour commettre des crimes contre les Palestiniens.

Le trope de la « haine de soi juive »

Si Macron et l’IHRA avaient raison –à savoir que l’antisionisme et l’antisémitisme seraient indistincts–, nous aurions alors à accepter des conclusions très gênantes.

L’une serait que les Palestiniens soient systématiquement condamnés comme antisémites car ils revendiquent leur propre droit à l’autodétermination. Autrement dit, il serait impossible pour les Palestiniens de revendiquer les mêmes droits que les Juifs dans leur propre pays sans que cela soit déclaré raciste. Bienvenue à Alice de l’autre côté du miroir.

Une autre conclusion serait qu’une proportion importante de Juifs à travers le monde, ceux qui s’opposent à l’auto-définition d’Israël comme « Etat juif », sont également des antisémites, contaminés par une haine irrationnelle de leurs semblables Juifs. C’est le trope du «Juif qui se hait lui-même» sur lequel Israël s’appuie depuis longtemps pour discréditer les critiques émises par des Juifs [Noam Chomsky, Norman Finkelstein, Shlomo Sand, etc.].

De ce point de vue, les Juifs qui veulent que les Palestiniens jouissent des mêmes droits que ceux que les Juifs revendiquent pour eux-mêmes au Moyen-Orient sont racistes – et pas seulement cela, mais racistes contre eux-mêmes.

Et si les efforts de Macron pour criminaliser l’antisionisme s’avéraient fructueux, cela signifierait que Palestiniens et Juifs pourraient être punis – voire même emprisonnés – pour avoir exigé l’égalité entre Palestiniens et Juifs en Israël.

Aussi grotesque que ce raisonnement puisse sembler lorsqu’on l’exprime en des termes si explicites, des acteurs en l’Europe et aux États-Unis acceptent facilement de telles approches pour lutter contre l’antisémitisme.

L’ampleur de cette folie est évidente dans la décision de la banque allemande Bank für Sozialwirtschaft, ou Banque pour l’économie sociale, de clore le compte d’un groupe juif antisioniste, La voix juive pour une paix juste au Moyen-Orient, à cause de son soutien au boycott d’Israël. C’était la première fois qu’une banque allemande fermait le compte d’une organisation juive depuis les Nazis.

La banque a pris cette mesure après avoir reçu des plaintes selon lesquelles La voix juive pour une paix juste au Moyen-Orient était antisémite de la part du Centre Simon Wiesenthal, un groupe qui dissimule son soutien fervent à Israël par sa campagne en faveur des droits des Juifs.


Arrestation de Norman Finkelstein

Elision de la gauche et de l’extrême droite

L’antipathie de Macron à l’égard de l’antisionisme – partagée par beaucoup d’autres qui cherchent à le confondre avec l’antisémitisme – a une cause explicite et une cause plus voilée. Les deux sont liées à la crise politique à laquelle il est confronté. Après deux ans au pouvoir, il est le Président le plus impopulaire de l’histoire de la République.

Selon Macron, la montée de l’antisionisme, ou plus généralement l’opposition croissante à Israël, grossit les rangs de ceux qui veulent faire du mal aux Juifs en France, que ce soit par des attaques, par la griffonnage de croix gammées sur des tombes juives ou par la pollution du discours public, en particulier sur les réseaux sociaux.

Deux groupes que lui et les groupes de pression juifs français ont identifiés comme étant au cœur du problème sont les musulmans français, souvent considérés comme des immigrants récents qui importeraient avec eux des attitudes supposément racistes à l’égard des Juifs propres au Moyen-Orient, et des gauchistes laïques qui sont à l’avant-garde du soutien pour BDS.

Bien qu’un tout petit nombre de musulmans français ait adopté des positions extrémistes, la grande majorité ressent une hostilité envers Israël en raison de son rôle dans le déplacement et l’oppression des Palestiniens. Ce sentiment est également dominant chez les activistes de BDS.

Mais Macron et le lobby laissent entendre que ces deux groupes antisionistes sont en réalité étroitement alignés sur les groupes antisémites d’extrême droite et néonazis, quelles que soient leurs différences évidentes quant à l’idéologie et à l’attitude vis-à-vis de la violence.

Le flou entretenu par Macron entre l’antisionisme et l’antisémitisme vise à semer le doute sur ce qui devrait constituer une distinction évidente entre ces trois circonscriptions idéologiques très différentes.

Macron le prestidigitateur

Le tour de passe-passe de Macron s’inscrit toutefois dans un ordre du jour connexe et intéressé, comme le montre clairement l’abus plus général – ou usage comme une arme – des insultes antisémites en Europe et aux États-Unis.

Macron est confronté à une révolte populaire connue sous le nom des « Gilets Jaunes », qui envahit les rues principales depuis de nombreux mois. Les manifestations ébranlent son gouvernement.

À l’instar d’autres insurrections populaires récentes, telles que le mouvement Occupy Wall Street, les Gilets Jaunes n’ont pas de dirigeants et leurs revendications ne sont pas univoques. Ce mouvement représente davantage une humeur, un mécontentement généralisé à l’égard d’un système politique déconnecté du quotidien des habitants, et qui, depuis la crise financière survenue il y a dix ans, est apparu chroniquement défaillant et irréformable.

Les Gilets Jaunes incarnent un grief qui recherche désespérément à se frayer un chemin vers une nouvelle étoile politique, une vision différente et plus juste de la manière dont nos sociétés pourraient être organisées.

Le manque d’articulation même du mouvement a été son pouvoir et sa menace. Ceux qui sont frustrés par les politiques d’austérité, ceux qui sont en colère contre une élite politique et financière arrogante et qui ne réagit pas à leurs demandes, ceux qui aspirent à un retour à un sens plus clair de la Francité peuvent tous chercher refuge sous sa bannière.

Mais cela a également permis à Macron et à l’élite française de projeter sur les Gilets Jaunes toutes sortes de motivations malveillantes qui servaient au mieux leurs efforts de diabolisation du mouvement. Des accusations que les porte-parole du mouvement rejettent en bloc.

Et compte tenu de la marée montante des mouvements nativistes et d’extrême droite à travers l’Europe, il a été difficile pour le Président français, dans son grand désarroi, de résister à la tentation de lancer l’accusation d’antisémitismecontre les Gilets Jaunes.

De même que Macron a présenté les militants de gauche et antiracistes soutenant BDS comme étant de mèche avec les néonazis, il a mis les Gilets jaunes et les nationalistes blancs d’extrême droite dans le même sac. La plupart des médias français ont recyclé cette calomnie avec joie.

L’amour des centristes pour l’autorité

Pour ceux qui croiraient que les dirigeants centristes tels que Macron sont mus non par un intérêt politique impudent, mais par souci d’éliminer les préjugés et de protéger une communauté vulnérable, il convient de faire une pause pour examiner les recherches récentes sur les attitudes politiques à l’échelle mondiale.

L’année dernière, le New York Times a publiéun commentaire de David Adler montrant que contrairement à la sagesse populaire, les centristes étaient en moyenne nettement moins investis dans la démocratie que l’extrême gauche et l’extrême droite. Ils étaient moins favorables aux droits civils et aux « élections libres et équitables ».

Ces tendances étaient particulièrement prononcées aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Australie et en Nouvelle-Zélande, mais étaient manifestes dans de nombreuses autres démocraties libérales occidentales.

De plus, dans la plupart des pays occidentaux, y compris la France, le soutien pour un homme fort et pour l’autoritarisme était beaucoup plus fort chez les centristes qu’à l’extrême gauche. Les centristes britanniques et américains ont également dépassé l’extrême droite dans leur attachement pour les figures autoritaires.

Adler a conclu : « L’appui en faveur d’élections ‘libres et équitables’ diminue au centre de l’échiquier politique de chaque pays étudié. La taille de l’écart centriste est frappante. Dans le cas des États-Unis, moins de la moitié des individus du centre politique considèrent les élections comme essentielles. […] Les centristes […] semblent préférer un gouvernement fort et efficace à une politique démocratique vectrice de désordre. »

La mainmise des lobbyistes

Il n’est donc peut-être pas surprenant que des dirigeants centristes tels que Macron soient parmi les plus disposés à se désengager d’un débat juste et ouvert, à dénigrer leurs adversaires et à estomper aisément les distinctions idéologiques entre ceux qui se trouvent à leur gauche et à leur droite.

De même, les partisans du centrisme sont les plus susceptibles de boire comme du petit lait les accusations infondées d’antisémitisme au service du maintien d’un statu quo qu’ils perçoivent comme leur étant bénéfique.

Dernièrement, ce processus est à l’œuvre de manière frappante en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

Pendant des décennies, les centristes à Washington ont dominé la politique des deux côtés d’un prétendu clivage politique. Et un problème qui a bénéficié d’un soutien bipartisan particulièrement fort aux États-Unis est le soutien à Israël.

La raison de l’étroit consensus de Washington sur toute une série de questions, y compris Israël, a été la mainmise sur le processus politique américain de l’argent des entreprises et des lobbyistes rémunérés.

Les lobbies préfèrent opérer dans l’ombre, exerçant une influence hors de la vue du public. Cependant, dans le cas d’Israël, le lobby est devenu de plus en plus visible pour le public, et sa défense farouche d’Israël est de plus en plus difficile à maintenir, les abus à l’encontre des Palestiniens étant constamment diffusés sur les médias sociaux.

Cela, à son tour, a stimulé la croissance du mouvement BDS, et d’une nouvelle vague, bien que modeste, de politiciens rebelles.

Ilhan Omar attaquée

Ilhan Omar, membre musulmane du Congrès américain, a montré la manière dont le système en place cherchait à dompter les bizuts rebelles après son Tweet dénonçant un fait évident : le groupe de pression pro-israélien AIPAC – comme d’autres lobbyistes – utilise son argent pour imposer l’orthodoxie politique à Washington dans son domaine de prédilection. Ou, comme elle l’a dit, « Tout est à cause des Benjamins » – terme d’argot pour désigner les billets de 100 dollars, sur lesquels figure un portrait de Benjamin Franklin.

Elle a rapidement été submergée par un torrent d’affirmations selon lesquelles son commentaire était une preuve d’antisémitisme. Ils venaient de tout le prétendu spectre politique, des hauts représentants de son propre parti Démocrate au Président Trump. Ecrasée par les critiques, elle a présenté ses excuses.

Omar a justifié ce rétropédalage en affirmant qu’il incombait aux Juifs de décider de ce qui est antisémite. À une époque de politique identitaire rampante, cela peut sembler superficiellement plausible. Mais en vérité, ce propos n’a aucun sens.

Même si une nette majorité de Juifs pensait réellement que critiquer Israël ou ses lobbyistes était antisémite – une hypothèse extrêmement douteuse –, ils ne jouissent pas du droit spécial ou exclusif de déterminer cela.

Israël opprime les Palestiniens, comme cela a été très largement documenté. Nul n’a le droit de revendiquer la supériorité morale en tant que victime du racisme lorsqu’il utilise ce piédestal pour faire obstruction à l’examen des crimes perpétrés par Israël contre les Palestiniens. Penser le contraire reviendrait à donner la priorité à la défense des Juifs face à un racisme éventuel sur les innombrables preuves de racisme concrètes d’Israël à l’encontre des Palestiniens.

Mais plus précisément, les excuses d’Omar supposent que les Juifs dont les voix portent le plus – c’est-à-dire ceux qui ont les plus grandes plateformes et le plus d’argent – représentent tous les Juifs. Cela rend la communauté juive américaine organisée, dont le soutien vigoureux pour Israël s’est révélé inébranlable –alors même que le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu a poussé le pays à l’extrême droit –, l’arbitre de ce que pensent l’ensemble des Juifs.

En fait, cela va encore plus loin. Cela revient à décréter que c’est au lobby israélien lui-même qu’il revient de déterminer s’il existe un lobby israélien. Cela donne au lobby la permission de se soustraire entièrement aux regards, permettant à son influence de devenir encore plus enracinée et opaque.

Omar est loin d’être seule. D’autres critiques éminents d’Israël, souvent des Noirs, se sont vus stigmatisés par l’accusation d’antisémitisme à cause de leurs critiques contre Israël. Dernièrement, ce fut le cas de Marc Lamont Hill et Angela Davis.

L’écoulement incessant d’accusations selon lesquelles elle exprimerait des « tropes antisémites » lorsqu’elle s’exprime vise à contraindre Ilhan Omar de commencer à s’autocensurer, de devenir aussi « modérée » que ses collègues politiciens, et d’adhérer au consensus bipartisan selon lequel il faut laisser Israël continuer à maltraiter les Palestiniens impunément.

Si elle ne le fait pas, on présume qu’elle sera finie politiquement, et sera exclue par la bureaucratie de son propre parti ou par les électeurs.

Corbyn sur la défensive

Ce processus est beaucoup plus avancé en Grande-Bretagne, où une campagne concertée et de longue haleine vise à stigmatiser Jeremy Corbyn par des accusations d’antisémitisme depuis qu’il est devenu chef du Parti Travailliste il y a plus de trois ans.

Corbyn est à la fois un retour à la tradition socialiste britannique qui a été liquidée par Margaret Thatcher au début des années 1980 et un fervent partisan de la cause palestinienne. En fait, il s’agit d’une anomalie majeure : un politicien européen à la portée du pouvoir qui donne la priorité au droit des Palestiniens à obtenir justice face à la politique israélienne d’oppression des Palestiniens.

Le lobby israélien a beaucoup à craindre de lui en ce qui concerne le changement du climat politique en Europe vis-à-vis d’Israël.

Au Royaume-Uni, le Parti Conservateur au pouvoir a viré implacablement vers la droite au cours des dernières décennies, laissant le Parti Travailliste au Parlement occuper le terrain centriste qui avait été façonné pour lui sous la direction de Tony Blair dans les années 1990.

Bien que bénéficiant d’un énorme soutien parmi les membres du Parti Travailliste qui l’ont propulsé au poste de dirigeant, Corbyn est en guerre avec la plupart de ses députés. Les centristes y ont utilisé l’antisémitisme comme une arme avec joie de manière à nuire à Corbyn et aux centaines de milliers de membres qui le soutiennent, tout comme l’a fait Macron contre ses propres opposants politiques.

Les propres députés de Corbyn l’ont publiquement accusé de se livrer à un « antisémitisme institutionnel » au Parti Travailliste, voire d’être lui-même antisémite.

Ils l’ont fait bien que toutes les preuves suggèrentqu’il y a très peu d’antisémitisme parmi les membres du Parti Travailliste – et moins que dans le Parti Conservateur au pouvoir. Cependant, grâce à Corbyn, les membres du Parti Travailliste se sont sentis libres de critiquer Israël bien plus ouvertement.

L’apaisement échoue

Ce mois-ci, un groupe de huit députés travaillistes a rompu avec le parti pour constituer une nouvelle faction, le Groupe Indépendant, invoquant le prétendu « problème d’antisémitisme » du mouvement comme l’une des principales raisons de leur rupture. Soulignant leur programme centriste, trois députés conservateurs « modérés » se sont joints à eux, opposés à la ligne dure du Premier Ministre Theresa May pour la sortie de l’Union européenne, connue sous le nom de Brexit. D’autres députés des deux côtés vont peut-être les rejoindre.

En réponse, l’adjoint de Corbyn, Tom Watson, un autre centriste, a soutenu les transfuges et dénigré les membres de son propre parti, réitérant les allégations d’une crise d’antisémitisme au sein du Parti et affirmant qu’il était temps de déraciner ce mal.

Corbyn a tenté à plusieurs reprises d’apaiser les centristes, ainsi que les groupes et lobbys pro-israéliens au Royaume-Uni, qu’il s’agisse de membres de son Parti comme les Amis Travaillistes d’Israelet le Mouvement Travailliste Juif, ou de l’extérieur, comme le Conseil des Députés, le BICOM (Centre de communication et de recherche israélo-britannique) et la Campagne Contre l’Antisémitisme.

Malgré l’opposition apparente de ses membres, le Parti Travailliste a même accepté la définition de l’antisémitisme de l’IHRA, y compris les exemples destinés à protéger Israël des critiques – mais en vain.

En réalité, plus Corbyn a cédé aux critiques, plus ses critiques ont claironnéle prétendu problème d’antisémitisme dans le Parti Travailliste.

Corbyn apprend lentement, comme d’autres aux États-Unis et en Europe, qu’il ne s’agit pas d’un désaccord de bonne foi et qu’il n’y a pas de juste milieu.

L’industrie de la calomnie et de la diffamation ne veut pas une protection contre l’antisémitisme, elle veut un retour à une culture politique dans laquelle son pouvoir restait sans rival et n’était jamais soumis à l’examen.

Pour le lobby israélien, cela signifie la renaissance d’un climat politique qui existait avant le discrédit du processus d’Oslo, lorsque les critiques d’Israël étaient publiquement rejetées et les Palestiniens traités principalement comme des terroristes.

Pour les centristes, cela nécessite l’enracinement d’une politique managériale et néolibérale dans laquelle les grandes entreprises et industries et la finance ont toute liberté pour dicter leurs politiques économiques et sociales, et où leurs échecs sont compensés sans aucune question par le public par le biais de programmes d’austérité.

Il s’agit d’un pacte impossible et dans lequel les Juifs sont utilisés pour huiler les roues des politiques défaillantes, impuissantes et de plus en plus autoritaires du centre.

Jonathan Cook est un journaliste britannique indépendant installé en Palestine occupée. Il a travaillé pour The Guardian et The Observer. Ses articles ont notamment été publiés par The Times, Le Monde diplomatique, International Herald Tribune, Al-Ahram Weekly et Al-Jazeera. Il est le seul correspondant étranger en poste permanent en Israël (Nazareth depuis 2001).

 

Génocide au Canada: Comment détrôner le grand mensonge sur le meurtre de masse et le manque de conséquence pour crime contre l’humanité… (Kevin Annett)

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« Regardez bien ce qui se passe ici, car lorsqu’ils en auront fini avec nous… ce sera votre tour. »
~ Membre du conseil des femmes mohawk aux riverains venant aux nouvelles lors de la crise d’Oka, 1990 ~

Ce texte récent de Kevin Annett sur le dernier développement en date de l’affaire du génocide autochtone au Canada est à la fois informatif et motivant. Nous pensons notamment à l’inspiration que des groupes Gilets Jaunes pourraient en tirer dans le domaine  de l’implication dans l’action directe politique. Le mouvement généré par Kevin Annett depuis 1996 pour attirer l’attention publique sur la réalité génocidaire coloniale canadienne est un modèle du genre: comment un petit groupe de personnes inconnues, pour beaucoup parias de la société marchande, s’est peu à peu fait entendre pour amener au grand jour le grand crime et le grand mensonge de l’histoire du Canada (et des Etats-Unis): l’histoire du génocide des peuples autochtones et plus spécifiquement les horreurs des camps de la mort que furent les « pensionnats pour Indiens » au Canada entre la fin du XIXème siècle et 1996, date de fermeture du dernier d’entre eux…
Nous avons traduit les textes et amené cette information devant le public francophone. Le PDF « Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada » est un des plus lus des 111 pdf  de notre bibliothèque en ligne.

« La force, même cachée, induit la résistance. »
~ proverbe Lakota ~

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« Ne doutez jamais qu’un petit groupe de citoyens motivés et impliqués puisse changer le monde ; en fait, c’est la seule chose qui ne l’ait jamais fait. »
~ Margaret Mead ~

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Meurtre de masse sans conséquences au Canada, comment détrôner le mensonge ?

 

Kevin Annett

 

1er juin 2019

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Communiqué reçu par courriel

 

“Ils nous tuent avec leur parole.”
– Canadian genocide survivor Delmar Johnny, 2008

 

Une de mes ferventes supportrices mais malheureusement mal informées m’a appelé ce matin pour me dire ce qui pour elle était une information excitante.

Ils ont finalement admis le génocide Kevin ! Ils l’ont appelé un “génocide canadien” ! Tout le monde en parle sur CBC…

Elle faisait référence à la diffusion hier du rapport final du gouvernement canadien de cette soi-disant “enquête” sur la disparition des femmes aborigènes qui a duré trois ans et a coûté 100 millions de dollars aux contribuables pour référer obliquement et sucintement à ce que tout le monde sait et qui est bien documenté depuis des décennies.

“C’est bien”, répondis-je de mon meilleur ton à cette dame, “maintenant, ils peuvent traduire en justice les responsables. Ils le doivent vous savez, sous la loi internationale, une fois que le génocide a été établi.

Mon ami ne sut alors quoi répondre. En tant que Canadienne, la simple pensée qu’il puisse y avoir des conséquences réelles pour un crime reconnu officiellement était sans aucun doute quelque chose de très étrange pour elle. Cette idée est aussi étrangère à tous ces fonctionnaires qui ont tué ou fait tuer tous ces gens de couleur et qui ne se traduiront jamais eux-mêmes en justice: ces gens qui continuent d’être au gouvernement et dans les églises et les entreprises et qui ont été les fers de lance de cette extermination en règle de notre population domestique indienne.

Ces responsables et fonctionnaires font partie d’une bien étrange catégorie. Ils manipulent les mots comme ils ont manipulé les cadavres de leurs petites victimes bronzées lorsqu’ils jetaient les corps dans les chaudières des pensionnats, ou aujourd’hui, lorsqu’ils balancent les cadavres par dessus-bord dans les eaux hors des 18 km de la limite territoriale. Et comme ce sont eux qui sont en charge, ces personnes peuvent inventer ce qu’elles veulent et s’absoudre de quoi que ce soit avec les mots justes: les mots qui sont bien choisis pour inoculer le reste d’entre nous de toutes leur dépravation  et nous rendre complices avec eux, de façon à ce que nous aussi, ayons intérêt dans leur grand mensonge.

Dans son livre “Au cœur des ténèbres”*, où il décrit le génocide colonial européen, Joseph Conrad a écrit:

“La conquête de la terre, ce qui veut essentiellement dire sa saisie de ceux qui ont une légère différence ou un nez un peu plus épaté que le notre, n’est pas une belle chose à voir lorsque vous y regardez de plus près. Ce qui la rachète est seulement l’idée, une idée agissant à revers: pas une prétention sentimentale mais une idée et une croyance altruiste dans l’idée, quelque chose que vous pouvez mettre en place, vous incliner devant et offrir un sacrifice…”

(*) Note de R71: “Le cœur des ténèbres”, Joseph Conrad, 1899, publié en 1902 est le livre qui a servi de base au chef-d’œuvre de Francis F. Coppola “Apocalypse Now”, 1979. Livre court en forme d’uppercut contre l’ignominie coloniale.

Le premier et le meilleur des sacrifices pour tout groupe criminel est avant tout bien entendu la vérité elle-même. Bien avant que 60 000 enfants aborigènes ne soient torturés à mort sous le signe de la croix et que des familles entières ne disparaissent le long de cette “autoroute des larmes” du nord, le mensonge qui les a causé et caché fut enfoui dans les cœurs et les esprits des Canadiens. C’est le même mensonge qui nous est apparu de manière si obscène aujourd’hui dans le rapport si dévoué de CBC sur le dernier effort en date du gouvernement pour gérer l’aseptisation de l’affaire et de contenir le chiffre toujours croissant des cadavres natifs s’accumulant.

Comme l’observait Joseph Conrad, le massacre officiel n’est jamais joli, joli quand vous  regardez de trop près, ni son camouflage du reste. Quiconque a regardé suffisamment longtemps à cette absurdité douteuse que fut la “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR) du Canada sur les pensionnats chrétiens pour Indiens, peut voir un crime en action aussi monumental que le massacre des enfants dont il fit tout pour éviter de le documenter.

Au travers de ces sept années d’obstruction à la justice, la CVR fut prohibée par son propre mandat d’enregistrer toute déclaration ou preuve de meurtres ou d’actes génocidaires dans les “écoles/pensionnats”. Les commissaires aborigènes marionnettes de la CVR furent aussi requis de censurer les déclarations des témoins oculaires et furent interdit de convoquer des officiels des églises ou de consulter les archives. Mais le Canada appelle cette mascarade le rapport domestique définitif sur ce qu’il a jusqu’ici appelé un “génocide culturel”. L’utilisation de cet adjectif supplémentaire fut parfaitement intentionnel, fait pour tromper, car fait pour assouplir le coup et acclimater le public à ce qui allait suivre: la mise à jour de la couverture des faits.

La dernière étape en date de l’auto-absolution pour l’holocauste canadien a éclaté hier dans les médias canadiens avec l’histoire du rapport final de “l’enquête sur les femmes aborigènes disparues”. La CBC a employé sa méthode habituelle de se référer à des demies-vérités ahistoriques et sur des marionnettes indiennes, laquais du système, afin d’éviter toute mention d’une responsabilité ultime ou de quelques répercussions que ce soit. Mais pour la plupart des Canadiens, cette prétention à la vérité fut suffisamment convaincante: il apparaissait enfin que le gouvernement canadien nommait finalement le crime comme génocide purement et simplement.

Comme un assassin s’excusant auprès des survivants de ses crimes, tout ce que cela a fait fut de donner au malfaiteur le mot de la fin, ce mot dont il avait si désespérément besoin. Mais en vérité, le rendu de la CBC a ouvert la porte à une question à laquelle le haut-fonctionnariat canadien n’est pas capable ou pas autorisé à répondre: Ne doit-il pas y avoir des conséquences pour un génocide avoué ?

La réponse est oui, du moins en théorie. D’après la Convention des Nations Unies sur le Crime et la Prévention du Génocide (1948) laquelle fut signée par le Canada :

“Les parties signataires confirment que le génocide, qu’il soit commis en tant de paix ou de guerre, est un crime tombant sous le coup de la loi internationale à laquelle elles adhèrent pour prévenir et punir.”

Plus fort même, la convention stipule aussi :

“Des personnes participant à un génocide ou tout acte énuméré dans l’article III devront être punies, qu’ils soient des dirigeants constitutionnels, des fonctionnaires ou des individus à titre privé.”

La loi lit: “devront être punie” et non pas “pourrait être” ou “devrait être”. C’est une obligation. Sous cette convention et autres lois couvrant les droits de l’Homme, les fonctionnaires canadiens et les membres du clergé des églises impliquées (NdT: catholique, anglicane et unifiée du Canada) doivent maintenant être traduits en justice par d’autres nations pour leurs crimes de génocide.

Une telle action par d’autres nations est rendue encore plus nécessaire par le fait que le Canada s’est dérobé de ses responsabilités et de toute mise en accusation au sein de ses frontières au moyen de cette législation qui rend la convention sur le génocide des Nations-Unis inapplicable au Canada.

De manière très utile, moins d’un an après que notre mouvement ait publiquement révélé les preuves irréfutables en 1998 et 1999, d’actes de meurtres de masse et de génocide dans les pensionnats pour Indiens, le gouvernement canadien passa une loi appelée loi sur les Crimes contre l’Humanité. Cette loi prévenait l’acte de génocide au Canada d’être poursuivi en justice s’ils s’étaient produits avant l’an 2000, ce qui incluait bien entendu l’entière période qui vit sévir les pensionnats pour Indiens. Avec ce type de garde-fou légal, un haut-fonctionnariat canadien peut allègrement parler de génocide tout son saoul sans jamais craindre quelque conséquence que ce soit.

Cela ne cesse jamais de m’impressionner de voir comment des nations entières peuvent rester confortablement coies devant non seulement des groupes criminels, mais aussi le camouflage évident des crimes, croyant avec ferveur qu’en fait noir est blanc. Comme nous le faisait remarquer Joseph Conrad, nous nous courbons avec tant de révérence devant l’idée se trouvant derrière nos rituels de sang: dans le cas des Canadiens, la ferme conviction, bien que toutes les preuves montrent le contraire, que nous sommes un peuple aux mains propres.

Mais le problème demeure, comme je l’ai si provocativement posée à mon interlocutrice ce matin:

Maintenant que le génocide a été finalement officiellement reconnu et admis au Canada, pourquoi donc les procès pour crimes contre l’humanité ne commencent-ils pas ?

Faut pas être sorti de St Cyr pour savoir la réponse générale à cette question : parce que les assassins sont ceux qui sont toujours en charge neuneu !… Bon. Mais quid du reste du monde ? N’y a t’il pas plus de cent nations qui ont des devoirs suite à leur signature de cette convention sur le génocide afin de “prévenir et de punir” le génocide au Canada ?…

Vous avez peut-être remarqué que jamais aucun observateur des Nations-Unies n’a jamais inspecté des pensionnats pour Indiens ou des hôpitaux où la moitié des enfants natifs internés sont morts. Vous n’avez non plus jamais vu aucun Peacekeeper de l’ONU farfouiller autour de l’autoroute des larmes à la recherche des corps des femmes disparues ou protéger la vie de six de nos activistes qui ont été assassinés dans les rues de Vancouver. Les états membres de l’ONU ont été contre nommer ou accuser le Canada de génocide ; ce, même après le flot de preuves accumulées et les aveux officiels.

La raison de tout cela m’a été résumée par un délégué de l’ONU lorsque j’ai essayé en tout premier lieu d’amener des preuves de l’holocauste canadien devant les Nations-Unies en 2001 :

“Aucun état membre ne va jamais prendre la décision d’ouvrir cette boîte de pandore du génocide parce que la plupart d’entre eux sont aussi coupables. L’accord tacite est qu’aucun état ne montre du doigt un autre au sujet de quelque chose qui pourrait leur revenir par effet boomerang.”

Ok, donc même si tout cela est vrai, cela nous confirme quelque chose que nous avons toujours su de manière conscient ou par le sentiment de nos tripes: la justice ne dépend que de nous. Il n’y aurait jamais même eu une référence au génocide au Canada, sans parler de cette prétention à des “enquêtes officielles” et à des programmes de “compensation” si notre mouvement  de rue que j’ai commencé en 1996 n’avait pas combattu nuit et jour pour faire éclater la vérité sur le crime et le jeter au visage du Canada, C’est ça qui a provoqué un changement, pas des réformes ou une magnanimité du haut de la pyramide. Ainsi une sagesse durement gagnée sur le terrain nous a enseigné au cours des années que la question n’est jamais celle de ce que vont faire les autres, mais toujours celle de ce que nous allons faire.

Vendredi dernier, le même jour où CBC a fanfaronné la dernière pirouette politique d’Ottawa, trois de nos membres du TICEE (Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat) de notre branche de Vancouver inondaient une réunion de l’United Church of Canada (Eglise Unifiée du Canada) de pamphlets intitulés “Notification Publique de Responsabilité Criminelle et Ordre de se Soumettre”. Cette notification les informait qu’ils faisaient partie d’une organisation criminelle condamnée et qu’ils se trouvaient illégalement en terres indigènes Squamish, sous la déclaration du chef Kiapilano, dûment légalement enregistrée auprès de la Cour Suprême de la province de Colombie Britannique. En tant que tel, leur clique recevait l’ordre de vider les lieux de leur église, de se dissocier de l’Eglise Unifiée ou alors de faire l’objet d’une arrestation ou d’autres sanctions sous le coup de la loi internationale.

Ce matin, nous venons d’apprendre d’une source, qu’un modérateur de l’EUC a appelé une session extraordinaire de son conseil général exécutif pour ce lundi à venir. Pour citer cette source interne: “le leadership est en train de mouiller les couches”. Mais pourquoi donc, à cause de ce simple prospectus ? Pour la même raison qui, par la décision de notre tribunal de droit coutumier, a forcé le pape Benoit XVI à démissionner en février 2013 : parce que les criminels de l’église savent que ce dont nous parlons est moralement et légalement vrai et qu’en conséquence, ils pourraient perdre bien plus que leurs comptes en banque.

Ce type d’action directe est ce qu’on appelle pouvoir: mis en œuvre et de manière appropriée, par les moindres d’entre nous. Et plus nous pratiquons ce type d’actions au point le plus vulnérable d’un système meurtrier, et plus nous disloquerons nos adversaires couverts de sang. Quelques uns d’entre nous ont prouvé cela ici au Canada et encore à Rome.

Si l’ONU continue d’ignorer sa propre charte et ses principes admis en aidant et en encourageant le génocide au Canada aussi bien que le plus grand criminel historique qu’est le Vatican, alors mieux encore : elle s’expose comme co-conspiratrice d’un syndicat mondial du crime. Peut-il y avoir un meilleur feu de brousse de la liberté dans les esprits des gens que de voir leurs dirigeants officiels s’incriminer si ouvertement, comme la Canada l’a encore fait au travers de cette pseudo-enquête qui laisse les meurtriers intouchables et non-responsables ?

Nous savons ce qui doit être fait. Par son statut de puissance criminelle condamnée, le Canada et ses lois de la “couronne” sont maintenant nuls et non avenus et ils n’ont plus aucune autorité sur nous. Nous sommes moralement et légalement obligés de nous dissocier et de ne plus soutenir un tel gouvernement mais devons établir une nouvelle juridiction sous les termes d’une république de droit coutumier. De la même manière, nous devons légalement démanteler les églises génocidaires qui continuent de trafiquer et d’assassiner des enfants, spécifiquement l’origine et la source du crime: l’église de Rome elle-même.

Si nous n’agissons pas de la sorte, nous demeurerons dans un endroit bien pire que ce que nous pouvons imaginer, pour la simple et bonne raison que nous vivons tous maintenant dans une réserve indienne.

Partout en Amérique du Nord, les gouvernements imposent les mêmes politiques de contrôle policier, de vaccination sur les populations indiennes qui ont déjà souffert depuis des générations. Le système de lois coloniales entrepreneuriales irresponsable qui a remplacé tout semblant de démocratie dans notre société fut d’abord mis en place sur les réserves indiennes et dans les camps de la mort appelés “pensionnats pour Indiens”. La plupart d’entre nous ont cyniquement ignoré les légions de morts et les victimes qui souffrent toujours, produites par ses camps d’internement. Mais nous ne pouvons plus les ignorer plus longtemps, car nous prenons leur place.

Des mots mêmes de Delmar Johnny, un natif de la nation Cochiwan, ancien qui m’aida à mener ce combat sur la côte ouest du Canada:

“Ne soyez pas surpris ou outrés lorsque cela vous arrivera ou aux vôtres, parce que cela se passe pour moi et les miens maintenant.”

L’eau monte. Le temps du choix est venu…

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Lectures complémentaires :

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Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Effondrer le colonialisme

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