Archive pour crimes de guerre

Moyen-Orient et entité sioniste: Carré d’as pour une dérive fasciste…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 13 juillet 2018 by Résistance 71

« Le passé est territoire dangereux ; il contient quelques histoires bien inconvénientes. Il n’est donc pas surprenant qu’un bon historien d’enquête soit le plus souvent considéré comme un ennemi public. »
~ Gilad Atzmon ~

 

Israël les trois dimensions d’une dérive fascisante

 

Dominique Vidal

 

10 juillet 2018

 

url de l’article:

https://orientxxi.info/magazine/en-israel-les-trois-dimensions-d-une-derive-fascisante,2542

Les dérives autoritaires et fascisantes de l’État d’Israël sont largement sous-estimées par les médias et les responsables politiques européens. Pourtant, elle sont réelles et porteuses de dangers pour tout le Proche-Orient.

Beaucoup de lecteurs du Monde auront été surpris de découvrir, sous la plume de l’historien Zeev Sternhell, spécialiste éminent du fascisme, une comparaison entre l’Israël d’aujourd’hui et l’Allemagne des débuts du nazisme. C’est que la plupart des grands médias ont peu couvert l’inquiétante radicalisation de la coalition de droite et d’extrême droite qui dirige Israël depuis 2015.

Ce phénomène comporte trois dimensions principales.

L’ÉTAT-NATION DU PEUPLE JUIF

La première et la principale concerne le projet colonial en Palestine, qui connaît un tournant historique. Jusqu’ici les autorités israéliennes, y compris Benyamin Nétanyahou depuis son fameux discours de 2009, faisaient mine d’accepter la perspective dite « des deux États ». Certes elles accéléraient la colonisation — le quotidien israélien Haaretz a donné l’an dernier le chiffre de 700 000 colons juifs, 470 000 en Cisjordanie et 230 000 à Jérusalem-Est —, mais elles maintenaient formellement un flou artistique autour du statut des territoires occupés.

De surenchère en surenchère, stimulés par la prévisible succession de Nétanyahou, les principaux autres chefs de la coalition ont imposé un changement de cap. Ministre de l’éducation et de la diaspora, le chef du parti Foyer juif Naftali Bennett répète inlassablement : « Le chemin des concessions, le chemin de la division a échoué. Nous devons donner nos vies pour l’annexion de la Cisjordanie. » Et il a déjà joint les actes à la parole, faisant voter une loi en ce sens par le Parlement, le 6 février 2017. Ce texte légalise rétroactivement une série d’« avant-postes » (ces colonies jusque-là illégales même aux yeux du droit israélien) en autorisant la saisie de terres privées palestiniennes et en ouvrant ainsi la voie à l’extension de la souveraineté israélienne sur la zone C, qui représente plus de 60 % de la Cisjordanie, voire sur toute celle-ci. Cette loi dite de « régularisation », appelée « loi des voleurs » par Benny Begin, le fils de l’ancien premier ministre, reste pour l’instant gelée par la Cour suprême. Mais cette dernière devient elle-même une cible des attaques du gouvernement, qui veut en modifier la composition et en réduire les prérogatives.

Qualifié de « fasciste » par l’ancien premier ministre Ehoud Barak, le Foyer juif, ultranationaliste, revendique l’héritage du Parti national religieux, qui fut toujours, avec le Bloc des croyants (Gouch Emounim), le cœur du mouvement de colonisation. S’il ne compte que huit députés et quatre ministres, il a néanmoins réussi à rallier à sa loi soixante députés, dont la quasi-totalité de ceux du Likoud, alors que le chef de ce dernier, le premier ministre Benyamin Nétanyahou, leur avait instamment demandé de s’y opposer. Il faut dire que fin 2017, même le comité central du Likoud se prononçait pour la mise en œuvre de l’annexion de la Cisjordanie.

Un autre texte prévoit d’annexer cinq blocs de colonies situés à l’est de Jérusalem, empêchant du même coup Jérusalem-Est de devenir la capitale d’un État palestinien. Mais il nécessite encore, selon Nétanyahou, une « préparation diplomatique ». En attendant, le Parlement a adopté, toujours sur proposition de Bennett, un amendement à la loi de 1980 sur Jérusalem. Il élève de 61 députés à 80 (sur 120) la majorité nécessaire pour tout retour de parties de la ville sous souveraineté palestinienne. Et il permet de retrancher des quartiers palestiniens situés à l’extérieur du Mur pour en faire des « entités séparées » dont les habitants ne seraient plus des « résidents ».

« S’il était mis en œuvre, le charcutage des limites de la municipalité y réduirait de près de 120 000 le nombre des Palestiniens et ajouterait 140 000 colons israéliens à la population de la ville, réduisant la part des Palestiniens à 20 % (contre 37 % aujourd’hui) », estime le rapport annuel étouffé des consuls de l’Union européenne à Jérusalem, selon le journaliste René Backmann.

Autrement dit, au-delà de leurs rivalités, les bâtisseurs du « Grand Israël » ont décidé, violant ouvertement cinquante années de résolutions des Nations unies, d’enterrer la solution dite « des deux États » au profit d’un seul : un État d’apartheid, où les Palestiniens annexés ne jouiraient pas des droits politiques, à commencer par le droit de vote. Il est vrai que, selon les démographes, la Palestine historique compte désormais plus ou moins autant d’Arabes que de juifs : environ 6,6 millions…

La nouvelle loi fondamentale en cours d’adoption au Parlement symbolise cette volonté. Celle de 1992 définissait Israël comme un « État juif et démocratique » : le projet voté en première lecture parle d’« État-nation du peuple juif ». Et il précise : « Le droit à exercer l’autodétermination nationale au sein de l’État d’Israël appartient au seul peuple juif. » De surcroît, il prive l’arabe de son statut de « langue de l’État » réservé à l’hébreu.

UN ARSENAL LIBERTICIDE

Les leaders de l’extrême droite font aussi avancer leur cause par des provocations retentissantes. Ministre de la justice, Ayelet Shaked n’a pas hésité, pendant la dernière guerre de Gaza, à poster sur sa page Facebook un texte qualifiant « l’ensemble du peuple palestinien » d’ « ennemi d’Israël » et justifiant ainsi « sa destruction, y compris ses vieillards, ses femmes, ses villes et ses villages »1. De son côté, Naftali Bennett a préconisé de tuer tous les « terroristes » arrêtés plutôt que de les mettre en prison. Et d’expliquer : « J’ai tué beaucoup d’Arabes, aucun problème avec ça ». Quant à Avigdor Lieberman, il affirme que « les Israéliens arabes n’ont pas leur place ici. Ils peuvent prendre leurs baluchons et disparaître », ajoutant : « Ceux qui sont contre nous méritent de se faire décapiter à la hache ». Il propose même de transporter les prisonniers palestiniens « jusqu’à la mer Morte pour les noyer »…

Mais ces extrémistes le savent : leur fuite en avant pourrait susciter, à terme, des réactions négatives de l’opinion. Si l’absence d’alternative à gauche a poussé les Israéliens toujours plus vers la droite, cette évolution a (encore ?) des limites : selon une enquête d’opinion, la moitié des sondés n’estiment « pas sage » de poursuivre la colonisation de la Cisjordanie et 53 % s’opposent à son annexion2. Voilà qui explique sans doute la deuxième dimension de la radicalisation de l’actuelle coalition : l’arsenal liberticide qu’elle a fait voter par le Parlement depuis le début de la décennie. Au cas où. En encadré ci-dessous, les morceaux de choix :

une loi interdit tout appel au « boycott d’une personne en raison de ses liens avec Israël ou des régions sous le contrôle d’Israël » (2011) ; 

  •  une autre prive de subventions d’État les organisations, institutions ou municipalités commémorant la Nakba, l’expulsion de 800 000 Palestiniens en 1948 (2011) ; 
  • le même texte instaure des « comités d’admission » pour décider si une ou des personnes venant s’installer dans une localité ou une cité sont « convenables » (2011) ; 
  • un amendement à la loi fondamentale sur le gouvernement porte à 3,25 % le seuil minimal en dessous duquel une formation politique ne peut pas être représentée au Parlement (2014) ; 
  • une loi contraint les ONG à déclarer plusieurs fois par an les subventions en provenance de gouvernements étrangers, si celles-ci représentent plus de la moitié de leur budget3 (2016) ; 
  • unique au monde, un texte permet à 90 députés (sur 120) d’en expulser d’autres du Parlement, pour incitation, racisme ou soutien à la lutte armée (2016) ; 
  • une autre législation accorde des pouvoirs exceptionnels à l’État contre les « organisations terroristes » en Israël, y compris leurs « membres passifs ». Elle autorise le ministre de la défense à confisquer sans jugement les biens des membres de ces organisations (2016) ; 
  • une loi permet l’emprisonnement à partir de 12 ans de mineurs accusés de plusieurs crimes violents (2016) ; 
  • une législation autorise Israël à refouler à ses frontières les personnes ou les représentants d’entreprises, de fondations ou d’associations appelant au boycott (2017). Une liste de vingt ONG bannies sera même publiée début 2018 ; 
  • une autre loi, proposée par Bennett et votée en première lecture, permet au ministre de l’éducation d’interdire à des associations dénonçant l’armée — en l’occurrence Breaking the silence qui mène campagne contre la violence de l’armée israélienne dans les territoires occupés — d’intervenir dans les établissements d’enseignement (2017) ; 
  • destinée à protéger Benyamin Nétanyahou, une législation interdit à la police d’informer le procureur général de l’existence de motifs d’inculpation dans le cadre d’enquêtes portant sur des personnalités publiques (2017) ; 
  • une loi autorise le ministre de l’intérieur à révoquer le droit de résidence à Jérusalem de Palestiniens suspectés de « déloyauté » vis-à-vis de l’État (2018) ; 
  • quasiment totalitaire, la dernière loi en date permet au premier ministre et au ministre de la défense de déclarer la guerre seuls, sans consulter le cabinet de sécurité ni a fortiori le gouvernement (2018).

ALLIANCE AVEC L’EXTRÊME DROITE EUROPÉENNE

Qui se ressemble s’assemble : Nétanyahou recrute ses meilleurs amis — c’est la troisième dimension de la radicalisation de sa coalition — parmi les pires populistes européens. Comme Viktor Orbán, le premier ministre hongrois, liquidateur des libertés hongroises, islamophobe et antisémite. Le chef du Likoud n’a même pas manifesté le moindre état d’âme en apprenant que quelques jours avant leur rencontre de juillet 2017, son hôte s’était livré à une apologie du régent (1920-1944) Miklós Horthy, le Pétain hongrois dont les successeurs aidèrent Adolf Eichmann à déporter et à assassiner 430 000 juifs hongrois. Nétanyahou flirte aussi avec Jaroslaw Kaczyński, pourtant inspirateur d’une loi interdisant d’évoquer les — nombreux — collaborateurs polonais de l’occupant : en 1970 déjà, l’historien Szymon Datner estimait qu’ils avaient tué 200 000 juifs durant la seconde guerre mondiale. Ce texte négationniste, qui déclencha plusieurs manifestations ouvertement antisémites dans le pays, provoqua un tel scandale que Varsovie dut reculer. Mais Yehuda Bauer, le principal historien israélien de la Shoah, a qualifié la déclaration Nétanyahou-Morawiecki de « trahison stupide, ignorante et amorale de la vérité historique sur l’implication polonaise dans l’Holocauste ».

Avancés pour justifier ces liaisons dangereuses, les prétextes diplomatiques ne sauraient expliquer le rapprochement entre Israël et les partis d’extrême droite ouest-européens. Dès décembre 2010, une trentaine de dirigeants d’extrême droite — dont le Néerlandais Geert Wilders, le Belge Philip Dewinter et le successeur de Jörg Haider, l’Autrichien Heinz-Christian Strache — ont séjourné en Israël, accueillis avec les honneurs dus aux hôtes de marque. À l’époque vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui rêve de débarrasser de ses musulmans un État qu’il veut exclusivement juif, a conversé alors chaleureusement avec Wilders, qui rêve, lui, d’interdire le Coran aux Pays-Bas. Ce dernier s’était même rendu dans une colonie juive de Cisjordanie, où il avait, révélait l’AFP, « plaidé contre la restitution de territoires en échange de la paix avec les Palestiniens, proposant l’installation “volontaire” des Palestiniens en Jordanie ». Pour lui, les colonies constituent des « petits bastions de la liberté, défiant des forces idéologiques qui nient non seulement à Israël, mais à tout l’Occident, le droit de vivre dans la paix, la dignité et la liberté ».

Plus récemment, le Likoud a envoyé un de ses députés, Yehuda Glick, rencontrer le Freiheitliche Partei Österreichs (FPÖ) fondé par Jörg Haider après son retour au gouvernement autrichien. Il y a fort à parier qu’il contactera aussi la Ligue victorieuse, avec le Mouvement cinq étoiles, aux dernières élections législatives italiennes. Seule reste non grata en Israël la formation de Marine Le Pen, dont le compagnon, Louis Alliot, y a néanmoins séjourné.

Dans cette radicalisation, il y a quelque chose de l’hubris grec, mélange de vertige, d’orgueil et de démesure, contre lequel les Dieux exerçaient leur vengeance. Nétanyahou et ses alliés/rivaux se croient tout permis parce qu’ils estiment détenir une sorte de carré d’as. Premier as, Donald Trump, le président américain le plus pro-israélien de l’histoire, porté notamment par des dizaines de millions d’évangélistes. Après le transfert de son ambassade à Jérusalem, il reconnaîtra sans doute l’annexion du Golan, voire appuiera une aventure israélienne contre Téhéran. Bref, il ne refusera rien à Tel-Aviv. Le deuxième as, c’est Mohamed Ben Salman, le prince héritier saoudien, qui a décidé d’abandonner ouvertement la cause palestinienne pour s’allier avec Washington et Tel-Aviv contre l’Iran. Le troisième as, ce sont Mahmoud Abbas et Yahya Sinouar, les frères ennemis palestiniens incapables de surmonter les divisions entre Fatah et Hamas, fournissant ainsi à Israël un atout maître. Enfin, quatrième as, les guerres de Syrie, d’Irak, du Yémen et de Libye, qui marginalisent la question de Palestine, autrefois centrale.

FAIRE TAIRE TOUTES LES CRITIQUES

Leur fuite en avant, Nétanyahou et ses alliés-rivaux le savent, ne pourra qu’accentuer, à terme, l’isolement international du gouvernement israélien. Déjà, l’État de Palestine est entré à l’Unesco (2011), aux Nations unies (2012) et à la Cour pénale internationale (2015). Et l’Assemblée générale a voté, fin 2017, en faveur du droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à un État par 176 voix pour, 7 contre (Canada, États-Unis, Israël, Îles Marshall, États fédérés de Micronésie, Nauru et Palaos) et 4 abstentions (Cameroun, Honduras, Togo, Tonga). Dans les enquêtes mondiales d’opinion sur l’image des différents États, Israël arrive depuis une quinzaine d’années dans le peloton de queue, avec la Corée du Nord, l’Iran et le Pakistan.

Voilà pourquoi le gouvernement israélien s’efforce de faire taire les critiques de sa politique. D’où sa volonté de criminaliser la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS), qualifiée par Nétanyahou de « menace stratégique majeure » qu’il combat avec une organisation récemment dotée de 72 millions de dollars. À cette première opération s’en ajoute depuis deux ans une seconde, visant à interdire l’antisionisme, assimilé à l’antisémitisme. S’appuyant sur une petite phrase d’Emmanuel Macron lors de la commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) exige, par exemple, une loi en ce sens, à partir d’une « définition » de l’antisémitisme élaborée par un lobby, l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA).

Tout cela pose une question de vocabulaire, évidemment politique. S’agissant de n’importe quel autre pays, une évolution comme celle d’Israël depuis quelques années serait qualifiée de fascisation. Comparaison n’est bien sûr pas raison. Mais comment oublier que, si le courant dont Benyamin Nétanyahou est issu — le sionisme révisionniste de Vladimir Zeev Jabotinsky — ne se réclamait pas du fascisme, Benito Mussolini, lui, se réclamait de Jabotinsky ? « Pour que le sionisme réussisse, confia le Duce en 1935 à David Prato, futur grand rabbin de Rome, il vous faut un État juif, avec un drapeau juif et une langue juive. La personne qui comprend vraiment cela, c’est votre fasciste, Jabotinsky »4. Hasard ou prémonition ? Ben-Zion Nétanyahou, le père de Benyamin, servit de secrétaire à Jabotinsky. Tel père, tel fils !

Le Parisien, 12 mai 2015. La page Facebook archivée est ici.

2Mais seuls 24 % estiment que les Palestiniens devraient, en cas d’annexion, jouir du droit de vote, 30 % envisageant un statut de « résident » : Institut de la démocratie israélienne (IDI), 8 février 2017.

3Échappent du coup à cette obligation les associations de droite et d’extrême droite qu’arrosent pourtant des fondations juives américaines extrémistes.

4Cité par Lenni Brenner, Zionism in the Age of the Dictators, Croom Helm, Londres et Canberra, 1983.

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Guerre impérialiste en Syrie: Assad dit halte au sketch ?…

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Cette info ci-dessous émanant de VT est-elle une intox ? Nous pensons qu’en fait, VT fait partie du plan et que tout cela est mis en place par les Russes avec l’aval d’Assad de façon à donner plus de poids en coulisse à Poutine lors de sa rencontre avec Trump. VT a de longue date été choisi comme véhicule de l’info “fuitée”.

Quoi qu’il en soit, il est très probable que ce soit effectif sur le terrain ou alors il est aussi possible que ce soit une intox avec les trois parties impliquées…

Lors de la rencontre Poutine/Trump, les deux parties de connivence sauront, Trump aura une excuse de fléchir pour sauver les apparences face aux sionistes va t’en guerre, Poutine pourra dire que la Syrie est en position de lui forcer un peu la main et Assad sortira grandi en fin stratège… renforçant son image.

Le dindon de la farce en serait l’entité sioniste… bien vu ! On est en pleine partie hybride d’échecs et de billard à trois bandes…

~ Résistance 71 ~

 

Exclusif VT: Assad balance une véritable bombe pour la réunion Poutine/Trump à venir

 

Gordon Duff  et Nahed al Husaini (VT)

 

10 juillet 2018

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2018/07/10/exclusive-assad-drops-bomb-on-putin-trump-confab/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président Bachar al-Assad a ordonné secrètement que l’Armée arabe syrienne (AAS) tire sur toute unité militaire ou appareil aérien approchant de ses forces. Depuis que cet ordre a été donné, il s’en est suivi une véritable petite guerre entre la Syre et les Etats-Unis qui voit les morts côtés américains non rapportés ni déclarés, des unités terroristes supplétives comprenant des membres de l’EIIL et d’AQ annihilées en Syrie.

On nous dit qu’Assad a mis ceci en pratique afin de mettre le président russe Poutine “en alerte” lorsqu’il va rencontrer Trump dans 6 jours. Poutine devra alors soit se tenir aux côtés de la Syrie contre les Etats-Unis et Israël ou se coucher et admettre que la Russie, malgré la montée des prix du pétrole, devra se plier aux volontés de Washington et au poids des sanctions.

Des forces spéciales américaines (commandos), opérant à l’ouest de la rivière Euphrates, loin en territoire syrien, bien loin de toute zone “quasi-reconnue” d’intérêt américain, ont ouvert le feu sur des unités de l’AAS la semaine dernière.

Rien de tout ceci n’a été rapporté, ni n’a transpiré.

Ce ne fut pas la première fois non plus. Les Américains qui sont en Syrie de manière tout à fait illégale (NdT: non invités, contrairement aux Russes…) ont de puis longtemps reconnu la politique du président Assad de de facto ne par répliquer ni de riposter contre les attaques israéliennes et américaines. Cette politique est arrivée à sa fin comme l’a dit Assad à ses proches collaborateurs dont l’un d’eux nous a averti.

Les choses ont changé. L’EIIL / Daesh est fini et Israël va devoir regarder l’AAS écraser le reste des poches de résistance de l’EIIL qu’Israël a protégées depuis les plateaux du Golan, territoire syrien occupé.

Rien de ce que pourra faire Israël ne pourra faire une différence.

Israël a sous-estimé la Syrie et son président Assad, croyant qu’il demeurerait plein de civilité et exercerait la retenue d’un homme d’état face à la belligérance imbécile de Tel Aviv.

L’AAS est bien plus puissante aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été de toute son histoire, elle est maintenant aguerrie sur le champ de bataille mais aussi renforcée par des dizaines de milliers d’anciens “rebelles modérés” qui ont vu et compris leur destin. L’Amérique et Israël ne peuvent pas les protéger, ils ne peuvent pas gagner et parier sur des réformes syriennes et rester en vie est bien mieux pour eux que d’être perpétuellement traqués.

Malgré le fait que de tels actes sont de plus en plus évidents, inutiles et ne trompent plus personne, les terroristes soutenus par les Etats-Unis, aidés par l’agence de presse Reuters et les casques blancs de G. Clooney, ont été observés stocker des armes chimiques pour de nouvelles attaques faux-drapeau que Trump, Netanyahou et Pompeo blâmeront sur Assad une nouvelle fois.

Mais cette fois-ci, il y a de très grandes chances qu’un des navires américains de Méditerranée ou d’ailleurs se fasse tirer comme un canard au milieu du marais et se chope quelques missiles et torpilles.

C’est ce scénario auquel devront faire face Poutine et Trump et Trump est sur la voie inexorable d’un face à face qui devrait bien nous montrer les Etats-Unis plier tout comme ils l’ont fait avec la Corée du Nord.

Nouvel Ordre Mondial: Les 8 familles du cartel banquier transnational… Origine et fonctionnement (vidéo entretien Dean Henderson)

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La City de Londres, « Couronne »

 

Résistance 71

 

10 juillet 2018

 

Excellent entretien de Dean Henderson avec Zain Khan (media alternatif du journaliste écrivain hôte de Zain Khan Live ex-Tactical Talks, Khan est un transfuge des merdias de masse) sur les huit familles du cartel banquier, de leur origine à leur mode de contrôle du système de gouvernance mondial.

Vidéo (en anglais avec sous-titrage), durée: 22 minutes:

 

 

Lectures complémentaires:

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Les huit familles derrière le cartel banquier transnational

Manifeste pour la Société des Sociétés

Que faire ?

Sutton_Wall_Street_et_la_montée_d’Hitler

Sutton_Wall-Street_et_la_Révolution_Bolchévique

 

Résistance au colonialisme: Palestine vers une histoire plausible…

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Ô toi, historien, qui d’encre non menteuse
Écris de notre temps l’histoire monstrueuse,
Raconte à nos enfants tout ce malheur fatal,
Afin qu’en te lisant ils pleurent notre mal,
Et qu’ils prennent exemple aux pêchés de leurs pères,
De peur de ne tomber en pareilles misères.
~ Ronsard, extrait du Discours des misères de ce temps, 1562 ~

 

 

La plus plausible et raisonnable histoire de la Palestine et d’Israël

 

Rima Najjar

 

29 juin 2018

 

Source: http://www.chroniquepalestine.com/plus-plausible-et-raisonnable-histoire-palestine-et-israel/

 

L’histoire derrière la Palestine et Israël est une histoire de colonialisme de peuplement juif européen – c’est-à-dire le sionisme. Et puisque le racisme est à la fois un symptôme et un outil du colonialisme de peuplement, le sionisme est aussi considéré comme de l’antisémitisme, et comme de l’ethno-suprématie ou suprématie juive, de l’arabophobie et de l’islamophobie.

La relation triangulaire de l’antisémitisme, de l’islamophobie et de l’arabo phobie dans l’histoire de la Palestine et d’Israël est partie intégrante du mouvement colonisateur de peuplement du sionisme et n’est pas une « nouvelle histoire » au sens de l’expression introduite par l’historien israélien Benny Morris en 1980 pour humaniser, dans le discours universitaire israélien, les victimes du sionisme. Elle reflète simplement la terminologie moderne et englobe les événements historiques auxquels l’esprit sioniste est encore largement fermé.

Ces événements historiques sont simples dans leurs grandes lignes. Les Juifs sionistes (athées auto-proclamés) ont décidé de construire un État juif en Palestine et ont fini par s’approprier par la force une grande partie de la terre, expulser la plupart de la population palestinienne arabe non juive, et empêcher son retour.

Aujourd’hui, Israël occupe le reste du territoire que l’Organisation Sioniste Mondiale n’a pas réussi à prendre et continue à le « coloniser ».

Dans ‘The Ends of Zionism: Racism and the Palestinian Struggle’(Les buts du sionisme : Racisme et la lutte palestinienne), Joseph Massad écrit:

 » Ce qui façonne l’idéologie du sionisme en tant que mouvement colonial et préside à ses pratiques c’est une épistémologie religio-raciale à travers laquelle il s’appréhende lui-même et le monde qui l’entoure… Il n’est plus contesté, même parmi de nombreux Israéliens, que parmi les effets du sionisme sur le peuple palestinien au cours des cent dernières années figurent : l’expulsion de la majorité des Palestiniens de leur terre et de leur foyer, la proscription de leur retour et la confiscation de leurs biens à l’usage exclusif des Juifs qui en résulta; l’imposition d’un système d’apartheid militaire aux Palestiniens restés en Israël de 1948 à 1966, qui depuis lors a été assoupli en un système civil de discrimination via la suprématie juive ; et l’occupation militaire et le système d’apartheid imposé à la Cisjordanie et à la Bande de Gaza et à leur population depuis trente-cinq ans[maintenant cinquante et un], ainsi que la poursuite de la colonisation de ces territoires occupés.”

En ce sens, l’histoire du colonialisme de peuplement juif européen – c’est-à-dire le sionisme – derrière la Palestine et Israël (par opposition à l’histoire en tant que  » récit  » ou mythe sioniste) a de son côté la voix de la raison, parce qu’elle révèle une atrocité qui doit être réparée.

Reconnaître les crimes historiques et en cours d’Israël contre les Arabes palestiniens et en assumer la responsabilité est la première étape du règlement de la Nakba. Les détails historiques concernant le pourquoi et le comment de ces événements tragiques ont rempli de nombreux livres, mais là n’est pas la question.

Les grandes lignes ont en soi la voix de la raison si l’on considère aussi la justice comme raisonnable et l’injustice comme déraisonnable.

Qu’est-ce qui est raisonnable ou plausible, par exemple, dans le fait qu’Ivanka Trump, fille du président américain Donald Trump et épouse de Jared Kushner, puisse maintenant acheter une maison à Jérusalem et « retourner » en Israël grâce à sa conversion au judaïsme et à la judéité de son mari américain, alors que Ghada Karmi, Arabe palestinienne musulmane se voit refuser le retour dans son pays d’origine et n’est même pas autorisée à racheter la maison volée de son propre père ?

Dans “Humanizing the Text: Israeli ‘New History’ and the Trajectory of the 1948 Historiography” (Humaniser le texte : la nouvelle Histoire d’Israël et la Trajectoire de l’historiographie de 1948), Ilan Pappe, célèbre pour son ‘Le nettoyage ethnique de la Palestine’ écrit:

« Une chose est claire lorsqu’on analyse le sort de la nouvelle histoire israélienne depuis sa création à la fin des années 1980 jusqu’à sa disparition brève ou temporaire en 2000 : la reconstruction historique est étroitement liée à l’évolution politique générale et à ses bouleversements. Dans les sociétés déchirées par des clivages et des conflits internes et externes, le travail des historiens est constamment imprégné par les évènements politiques autour d’eux. Dans ces lieux géopolitiques, la prétention d’objectivité est particulièrement déplacée, sinon totalement infondée. »

Les historiens dissidents juifs radicaux comme Ilan Pappe en Israël sont vitaux pour une histoire qui a la voix de la raison de son côté. Ils constituent un pont vers une opinion publique plus large en Israël.

Les Palestiniens se demandent souvent ce qu’il faut pour sensibiliser l’opinion publique occidentale à l’histoire tragique de la Palestine de ces 70 dernières années.

Je crois que la meilleure façon de faire basculer l’opinion publique occidentale du soutien à Israël vers un soutien à la cause palestinienne est de continuer à souligner ce qui s’est déjà produit et dû à la mort du soi-disant  » processus de paix  » et de la  » solution à deux États « , à savoir la prise de conscience, si longtemps occultée, que le problème d’Israël réside dans sa nature de projet colonial de peuplement sioniste en Palestine, plutôt que comme  » occupant  » militaire.

Dans Pourquoi le terme ‘ occupation israélienne ‘ doit être rejeté, Ramzy Baroud écrit,

« On dit souvent qu’Israël est un occupant qui a violé les règles de l’occupation telles qu’elles sont énoncées dans le droit international. Cela eut été le cas un, deux ou cinq ans après l’occupation initiale, mais pas 51 ans plus tard. Depuis, l’occupation s’est transformée en colonisation à long terme. »

Beaucoup de gens croient que la Grande Marche du retour a eu tant de réactions journalistiques positives dans les médias occidentaux parce que la protestation est essentiellement non-violente – c’est-à-dire qu’on ne peut pas dire qu’elle menace la sécurité d’Israël et donc que la force meurtrière qu’Israël utilise est « disproportionnée » et criminelle.

Voilà toute la portée de l’action non-violente palestinienne. Elle ne change en rien la perception qu’ont les populations occidentales d’Israël en tant qu’État de type occidental légitime protégeant ses « frontières » (bien qu’avec une force disproportionnée) contre une mer d’Arabes ou leur perception des Palestiniens en tant qu’ »émeutiers » et « barbares » dont le seul désir maléfique est de tuer les Juifs.

La résistance non violente a son utilité, certes, mais, à mon avis, elle ne doit jamais être imposée comme degré moral supérieur de résistance à un peuple opprimé et brutalisé.

En outre, l’accent mis sur la tactique de la résistance non violente délégitime implicitement d’autres formes de résistance, en élevant au statut de saint certains martyrs palestiniens et prisonniers grévistes de la faim en détention administrative (c’est-à-dire ceux qui sont emprisonnés sans inculpation) et en acceptant la justification d’Israël pour l’exécution et l’emprisonnement de milliers d’autres Palestiniens.

Ce qui est différent avec la Grande Marche du Retour, c’est que son exigence de retour relie « l’occupation » et le siège avec la Nakba, théâtralisant pour un public occidental, par la protestation et la résistance, la colonisation de toute la Palestine.

Cette exigence, entendue pour la première fois dans l’histoire récente de la résistance palestinienne, modifie la perception des publics occidentaux.

Les militants pour la justice en Palestine utilisent depuis longtemps sur les réseaux sociaux différentes tactiques (principalement exposer et faire connaître les violations du droit international et de la dignité humaine par Israël) pour atteindre les publics occidentaux (briser le silence des médias grand public en Occident). Les plus efficaces sont les campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS – PACBI) qui persuadent les grands noms du monde universitaire et les célébrités culturelles et sportives de se rallier à la cause palestinienne.

Les populations occidentales sont également de plus en plus conscientes de la réaction hostile sioniste contre les campagnes du BDS, en particulier parce qu’elle empiète sur la liberté d’expression.

En général, s’adresser à des auditoires occidentaux, en particulier ceux de gauche, fonctionne en se référant aux valeurs progressistes applicables aux injustices contre tous les groupes marginalisés de la société occidentale, car cela fait ressortir l’incongruité de faire de la cause palestinienne une exception.

Les auditoires occidentaux sont supposés faire partie de la tradition judéo-chrétienne, expression forgée par George Orwell à la fin des années 1930 pour combattre l’antisémitisme. Malheureusement, cette tradition humaniste est entachée, car l’antisémitisme et l’antisionisme y sont désormais inexorablement liés, ainsi combattre l’un signifie combattre l’autre.

La civilisation occidentale a longtemps été définie par la conquête coloniale (accompagnée au Moyen-Orient d’islamophobie et d’arabophobie) et le pouvoir impérial ; c’est ce qui a donné naissance au sionisme. En outre,

« …. une fois établie dans sa position de supériorité militaire, la culture coloniale produit, par le biais de toute une gamme de supports, une ‘série inépuisable de propositions qui, lentement et subtilement – grâce à des livres, journaux, écoles et leurs textes, publicités, films, radio – s’insinuent dans l’esprit et façonnent la vision du monde du groupe auquel on appartient…. Une colonisation réussie conduit l’opprimé à s’identifier à la vision du monde de l’oppresseur. ».

L’Autorité palestinienne s’identifie maintenant si totalement à son oppresseur qu’elle n’a pas hésité, sur ordre d’Israël, à sévir violemment contre les Palestiniens de Cisjordanie qui se mobilisaient contre les mesures économiques punitives de Mahmoud Abbas à Gaza.

Ce qui changera en fin de compte la perception de l’opinion publique occidentale, ce sont les Palestiniens eux-mêmes, quelle que soit la manière qu’ils choisiront de résister. Ils doivent exiger leur libération – la décolonisation et non pas simplement la « fin de l’occupation ».

Note de R71: Il en va de même pour les peuples autochtones originaux des continents d’Amérique et d’Océanie

* Rima Najjar est une Palestinienne dont la famille du côté paternel vient du village de Lifta dans la banlieue ouest de Jérusalem, dont les habitants ont été expulsés. C’est une militante, chercheuse et professeure retraitée de littérature anglaise, Université Al-Quds, en Cisjordanie occupée. Ses articles sont publiés ici.

 

Nouvel Ordre Mondial: Al Qaïda et l’EIIL créés par l’empire (Harvard)

Posted in 11 septembre, actualité, altermondialisme, documentaire, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 juillet 2018 by Résistance 71


La lumière du N.O.M

 

Un chercheur de Harvard explique comment les Etats-Unis ont créé Al Qaïda et le groupe terroriste de l’EIIL / Daesh

 

Arjun Walia

 

27 juin 2018

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/49733.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

C’est assez fascinant de constater à quel point la conscience planétaire a changé en l’espace de ces quelques cinq dernières années et ceci ne s’est pas produit sur juste un sujet, mais dans bien des domaines allant de la santé à la géopolitique et tout ce qu’on peut trouver entre les deux.

Les gens sont vraiment en train de se réveiller et de voir au travers de la masse de la propagande et des mensonges qui nous sont continuellement apportés par les médias sur les sujets globaux et autre domaines englobant tous les aspects de l’humanité.

Connu pour être le “père de la relation publique”, Edward Bernays (NdT: neveu de Sigmund Freud) le résume assez bien:

La manipulation consciente et intelligente des habitudes et des opinions organisées des masses est un élément important de la société démocratique. Ceux qui manipulent de mécanisme invisible de la société constituent un gouvernement invisible qui est le véritable pouvoir de notre pays. Nous sommes gouvernés, nos esprits sont formatés, nos goûts façonnés, nos idées suggérées, essentiellement par un groupe de personnes dont nous n’avons jamais entendu parler.” — Propaganda, 1928

Ce grand “réveil” dont je parle est devenu évident alors que des mots comme “état profond”, “terrorisme faux-drapeau” sont devenus des lieux communs de la rhétorique publique médiatique, des politiciens internationaux y faisant même souvent référence. Prenez le président russe Poutine par exemple qui a dénoncé en de multiples occasions l’alliance militaire occidentale et ses menaces “magiques”, “mythiques” qu’elle crée pour justifier son action politico-économique et ses sanctions et interventions dans de nombreux pays pour en fait d’autres motifs. Un autre exemple serait comment le président syrien Bachar al Assad a dénoncé Donald Trump pour n’être qu’un autre outil de l’état profond états-unien. Cette reconnaissance de “l’état profond” est énorme car de nombreux présidents américains ont essayé d’en informer le public au cours des dernières décennies.

L’ancien président Theodor Roosevelt fut un de ceux qui essaya de nous prévenir que les deux partis politiques US avaient dérogé de leur objectif initial et qu’au lieu que la politique soit un outil pour promouvoir le bien public des masses, “ils sont les outils d’intérêts corrompus qui les utilisent pour assouvir leurs propres intérêts. Derrière ce gouvernement de façade, siège, trône un gouvernement invisible, n’ayant aucune responsabilité ni allégeance de quelque sorte que ce soit envers le peuple.” (source)

L’idée que les gouvernements ne représentent en rien leur peuple et que ceci n’est pas nouveau est devenu évident aujourd’hui. Pour nous, à Collective Evolution, c’est fascinant parce que nous avons écrit et dénoncé cet état profond depuis des années (NdT: de la même manière pour nous à Résistance 71…) et avoir maintenant des figures de la politique en parler ouvertement fait définitivement se poser des questions.

Le meilleur exemple (moderne) de terrorisme faux-drapeau pourrait bien être les attentats du 11 septembre 2001 ainsi que les récentes attaques chimiques ayant eu lieu en Syrie. Est-ce que l’élite mondialiste fomente et perpétue ces évènements en le blâmant sur quelqu’un d’autre pour justifier les actions qu’ils ont décidé de prendre ? Est-ce que tout ce qu’on nous dit et ce que nous connaissons sur le terrorisme et la menace sur la sûreté de l’État est fondé sur de fausses assertions ?

La Syrie et l’histoire de la Syrie est un excellent exemple, le document intitulé “Syria: Scenarios of Dramatic Political Change,” a été écrit en juillet 1986 par le Foreign Subversion and Instability Center, partie du Mission Center for Global Issues de la CIA. Il déclare sa mission être: “d’analyser un nombre possible de scénarios pouvant mener à l’expulsion du président Assad ou tout autre changement politique d’importance en Syrie.” Bien que le document ait 25 ans d’âge, il montre que les Etats-Unis planifient d’infiltrer et d’influencer la Syrie afin de créer un changement utile à leurs intérêts, cela remonte à plus de 30 ans..

Le document vient aussi avec des témoignages de gens de l’intérieur, comme par exemple le général 4 étoiles Wesley Clark, ancien chef des opérations de l’OTAN de 1997 à 2000. Celui-ci a déclaré dans un entretien avec Democracy Now! que les USA planifiaient d’envahir 7 pays en 5 ans au Moyen-Orient incluant la Syrie et ce sans aucune raison valide. Il offrait le sentiment des personnes au sein de l’armée américaine que nous avions une “bonne armée” et que nous pouvions “renverser des gouvernements”. Il parla d’un mémo interne du Pentagone qui décrivait comment les Etats-Unis allaient “renverser 7 pays en 5 ans en commençant avec l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et pour finir l’Iran.

(source).

Alors, qui a créé Al Qaïda et l’EIIL ?…

Nous sommes face à face avec la prise de contrôle criminelle à un niveau international.. il y a une guerre ouverte menée par les Etats-Unis et qui peut être menée par quelques pays par procuration qui obéissent aux ordres de Washington… La ‘guerre globale contre le terrorisme’ est une action américaine, une fausse action, basée sur de fausses bases. Elle nous explique que quelque part les Etats-Unis et le monde occidental courent après un ennemi fictif, l’État Islamique, quand cet EI est de fait totalement soutenu et financé par l’alliance militaire occidentale et les alliés des Etats-Unis dans le Golfe Persique,

Cette citation ci-dessus provient d’un économiste canadien, Michel Chossudovsky, professeur émérite de l’université d’Ottawa. Il expliqua tout cela dans une conférence international sur le Nouvel Ordre Mondial qui fut organisée il y a quelques années par la Perdana Global Peace Foundation.

Comme on peut le constater, ce sentiment est partagé par beaucoup et une des dernières voix à abonder en ce sens est celle de Garikai Chengu de l’université de Harvard.

A l’instar d’Al Qaïda, l’EIIL est made in USA, il est un instrument de terreur fait pour diviser et conquérir le Moyen-Orient riche en pétrole et en hydrocarbures et pour contrer l’influence croissante de l’Iran dans la région. Le fait que les Etats-Unis ont une très longue histoire de soutien et de création  du terrorisme ne surprendra que ceux qui regardent les JT et ignorent l’histoire.

Un autre excellent point que Chengu établit:

La relation de l’Amérique avec AQ a toujours été une relation de haine et d’amour. Tout cela dépend si un groupe particulier affilié à AQ sert des intérêts américains spécifiques dans la zone où il se trouve. Selon le cas, le ministère des affaires étrangères américain soutien et finance le groupe terroriste ou le fait bombarder. Alors même que les législateurs américains clament s’opposer à l’islam extrémiste, ils le fomente et le développent comme arme de leur politique étrangère.

Il fournit pas mal d’exemples dans son article, demandant aux lecteurs de se rappeler quand la “CIA donna naissance à Oussama Ben Laden et allaita son organisation pendant les années 1980.” Il rappelle brièvement l’ancien ministre britannique des affaires étrangères Robin Cook disant au parlement qu’Al Qaïda “était sans aucune équivoque, un produit des services de renseignement occidentaux.

La vérité est qu’il n’y a pas d’armée islamique ou de groupe terroriste répondant au nom d’Al Qaïda et tout officier de renseignement informé sait parfaitement cela. Mais en revanche, il y a une campagne de propagande pour faire croire au public la présence d’une entité intensifiée représentant ‘le diable’ et ce uniquement pour amener les téléspectateurs à accepter un leadership international unifié pour une ‘guerre contre le terrorisme’. Le pays qui se tient derrière cette campagne de propagande sont les Etats-Unis.” ~ Robin Cook

Aujourd’hui, nous avons de nombreux lanceurs d’alerte qui martèlent ce point précis. Voici par exemple une vidéo de la lanceuse d’alerte du FBI Sibel Edmonds sur RT news: video.

Elle est une ancienne traductrice du FBI et fondatrice de la National Security Whistleblowers Coalition (NSWBC). Elle a attiré pas mal d’attention sur elle en 2002 après avoir accusé un collègue de couvrir une activité illicite impliquant des citoyens turcs, qui mettaient en cause de sérieux manquements à la sécurité et des activités de camouflage en référence à des informations ultra-confidentielles qui étaient délibérément supprimées. Elle met en évidence le fait que l’EIIL est la création de ceux-là mêmes qui appelle le groupe terroriste.

Un autre exemple récent provient d’Edward Snowden qui publie un tweet de l’assistant professeur Max Abrahms, expert en sécurité internationale, posant la relation entre la CIA et AQ. […] 

Snowden a retweeter ceci le 12 septembre, le jour d’après l’anniversaire du 11 septembre.

La soi-disante guerre contre le terrorisme devrait être vue pour ce qu’elle est véritablement: un prétexte pour maintenir une armée américaine dangereusement sur-gonflée. Les deux groupes les plus importants influents sur la politique étrangère américaine sont le lobby israélien qui dirige la politique américaine du Moyen-Orient et le complexe militaro-industriel qui profite de toutes les actions qui en découlent. Depuis que George W. Bush a déclaré cette ‘guerre contre le terrorisme’ en 2001, celle-ci a coûté aux contribuable plus de 6600 milliards de dollars et des milliers de nos jeunes sont tombés pour cette mascarade ; mais cette guerre a aussi engrangé des milliards pour l’élite au sommet de la pyramide américaine.” ~ Garikai Chengu.

Alors que pouvez-vous faire ? En quoi cela change t’il votre vie ?

Le plus intéressant au sujet de ce type d’information est que cela va à contre-courant de l’info des merdias de base et de leur rhétorique usuelle. Dans un monde où l’information est présentée de manière totalement antinomique à la réalité de terrain, que doit donc faire celui qui est intéressé de connaître la vérité ?…

La plupart sait qui sert la soupe les vraies “fausses nouvelles/infos” et cela est spécifiquement intrigant quand on a tant de sources qui vont contre le narratif officiel. Ce qui est encore plus inquiétant est que ce sont les gouvernements qui veulent décider de ce qui est de la “vraie et de la fausse info”, de ce qui est réel et de ce qui est falsifié. Ne devrions-nous pas être capables de faire cela nous-mêmes ?… Ne devrions nous pas mettre notre casque à esprit critique ? Ne sommes-nous pas capable de regarder des sources variées d’information et de faire un choix informé plutôt que de dépendre exclusivement des infos diffusées sur nos écrans de TV avec des gens d’influence manipulant les perceptions et les esprits de la masse des gens ?…

En fin de compte, c’est tout ce qui existe, une guerre pour notre conscience et il est très clair qu’ils ne veulent vraiment pas que nous pensions par nous-mêmes.

Ce type d’info est du style catalyseur “ah ah, mais c’est pourtant bien sûr!”. Plus on commence à voir les choses, et à devenir conscients des réalités et plus cela devient le point de départ de l’action. Regardez ce qu’il s’est produit avec les OGM et l’activisme que cela a engendré, ainsi la vaste majorité de la nourriture OGM parfaitement légale aux Etats-Unis a été interdite dans bien des pays du monde.

C’est la même chose avec le terrorisme et la guerre en général. Au bout du compte, on nous a lavé le cerveau et on continue d’être conditionné afin d’accepter les raisons de la guerre. Au moment où nous nous réveillons, à l’instant où nous avons ce moment “ah ah”, c’est le moment où tout change et c’est aussi le moment où les soldats commenceront à arrêter d’appuyer sur la détente de leurs armes.

Le changement commence avec nous ! et au moment où nous ne permettons plus que nous soyons utilisés comme outils pour les objectifs et les fins de gens puissants, alors vient le moment où le monde commence à changer et nous sommes en ce moment même dans ce processus !… Une des choses les plus fortes et utiles que vous puissiez faire, est que lorsque l’opportunité vous ait présentée, n’ayez jamais peur de gueuler et de partager un avis, une opinion qui va à contre-courant.

== =

“Soyez le changement que vous voulez pour le monde..”
~Mahatma Gandhi ~

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Lectures complémentaires:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Au sujet dun 11 septembre nucleaire

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

911_History_en

Que faire ?

Au sujet d’un 11 septembre nucleaire

Effondrer le colonialisme

Théorie Russo Ukrainienne de l’Origine Profonde Abiotique du Pétrole

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

le bouclier du lanceur d’alerte

Fête nationale du Canada… Fête du génocide continu (Mohawk Nation News)

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1er juillet célébration de l’extinction

 

Mohawk Nation News

 

1er juillet 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/06/28/july-1-celebration-of-extinction/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une fois de plus les envahisseurs vont pratiquer la célébration du déni le 1er juillet (NdT: fête nationale canadienne). Ils vont se saôuler et éructer des mensonges au sujet de leurs malversations, les pensionnats pour Indiens, la prise de scalps, l’assassinat, le vol de nos possessions et le génocide continuel de toute vie. Ils continuent de violer notre terre-mère et tous ses enfants.

ra-te-ri-wa-kwe-ri-ensta tse-nitsi-wahont-ti-tsa-ri-si kanon tsi-non hon-tsa-te ne kanon ne ka-we-noteh. tanon ro-na-se-tien so-hatie ne ne akwa onhontsa keken. tanon ne ken-non ne ne kah-ionkwa ta-hon-ne-ken ne ki-ie-sa-ton. tanon ne re-ti-io ta-tie a-ion ki-ton-teh ne ne onknkwawenneha. sekon tion-kwe-ta-kwen.

Onkwehonweneha veut dire être humain dans le sens d’être pour toujours en harmonie avec la Nature. L’arbre de la paix représente le peuple pour toujours. Il est toujours en vie. Nous sommes comme ses aiguilles qui tombent sur le sol et qui retournent à la terre pour y revivre. Nous devons tous maintenir l’arbre de la vie debout. Si le peuple devait tomber, toutes les familles sont responsables de maintenir tout le monde dans la fortitude.

Notre mère a créé un bol et une cuillère. Nous devons tous bénéficier de la Nature/création. Personne ne peut affirmer un droit de propriété. La cuillère n’est pas un ustensile tranchant, ainsi nous ne pouvons blesser, ni couper personne en la plongeant dans le bol, faisant ainsi couler le sang et créant la colère. L’homme blanc ordonne le meurtre de la vie. Il se rend sur d’autres terres et viole les autres peuples et la terre. Il ne prend aucune responsabilité. Il a quitté sa propre mère et ne protège personne à part lui-même.

Accablés d’amertume et de regrets, les envahisseurs s’aveuglent et refusent de voir leurs promesses brisées et les vérités ignorées, ainsi que le comment leur veulerie nous a empoisonnée ainsi que toute vie sur l’Île de la Grande Tortue. Les envahisseurs ressentiront la trahison dans toutes leurs attitudes et croyances arrogantes. Nous serons libérés. Leurs propres gens les livreront au serpent noir pour être nettoyés pour le génocide commis et qu’ils essaient de continuer de commettre.

Nous serons reconnaissant de leur départ. Ils ne seront plus ici pour nous forcer à chanter des chansons tristes et vivre une vie déplorablement vide.

= = =

Lectures complémentaires:

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Guerre par procuration en Syrie: L’ex-adjoint à la sécurité d’Obama reconnaît l’implication yankee avec Daesh !…

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Question de R71:  Qu’est-ce que le monde, la soi-disante « communauté internationale », va faire de cet aveu ?…

 

Dans un entretien détonnant, Ben Rhodes admet qu’Obama armait les djihadistes en Syrie

 

Tyler Durden

 

26 juin 2018

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/49714.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Quelqu’un a finalement demandé à des hauts-fonctionnaires de l’administration Obama de prendre en compte le développement de l’EIIL/Daesh et l’armement des djihadistes en Syrie.

Dans un entretien a bâton rompu intitulé « Confronting the Consequences of Obama’s Foreign Policy » le journaliste de The Intercept Mehdi Hasan a posé la question à Ben Rhodes qui a servi longtemps comme adjoint au conseiller national à la sécurité à la Maison Blanche sous la présidence de Barack Obama et qui fait maintenant la promotion de son nouveau livre, The World As It Is: Inside the Obama White House.

Rhodes a été décrit comme étant tellement dans la confidence d’Obama qu’il était “dans la pièce” lors de pratiquement toutes les décisions importantes en politique étrangère prises par Obama lors de ses 8 années au pouvoir. Bien que l’entretien accordé à The Intercept vaut la peine d’être écouté dans sa totalité, c’est le segment sur la Syrie qui a capté notre attention.

Malgré le fait que Rhodes essaya de littéralement danser autour de l’affaire, il répond docilement par l’affirmative lorsque Mehdi Hasan lui pose les questions suivantes au sujet du soutien des djihadistes en Syrie:

“Êtes-vous trop intervenus en Syrie ? Parce que la CIA a dépensé des centaines de millions de dollars à financer et à armer les rebelles anti-Assad et beaucoup de ces armes comme vous le savez, ont terminé aux mains des groupes djihadistes, certaines même aux mains de l’EIIL.

Vos critiques diraient que vous avez exacerbé la guerre par procuration en Syrie ; que vous avez prolongé ce conflit et que ce faisant vous avez favorisé et poussé les djihadistes.

Rhodes dans un premier temps monologue au sujet de son livre et fait une “évaluation secondaire” de la politique sur la Syrie dans une tentative d’éluder la question, mais Hasan le ramène sur le cap à suivre en disant: “Allez enfin, vous coordonniez beaucoup de leurs armes.”

Les deux hommes argumentent sur l’accusation de Hasan de “pousser les djihadistes” dans la section suivante de l’entretien, à la fin de laquelle Rhodes lâche en traînant les pieds un “ouais…” tout en essayant de faire passer le blâme sur les alliés américains que sont la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite (de manière similaire sur ce que fit le vice-président Joe Biden dans un discours datant de 2014)

MH: Allez quoi, vous coordonniez beaucoup de leurs armes. Vous savez que les Etats-Unis étaient lourdement impliqués dans cette guerre ainsi que les Saoudiens, les Qataris et les Turcs.

BR: Et bien j’allais dire: la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Qatar…

MH: Vous y étiez aussi…

BR: Ouais, mais en fait une fois que cela eut dégénéré en une sorte de guerre civile sectaire ayant des parties combattant pour ce qu’elles percevaient être leur propre survie, je pense que nous, en la capacité de mettre fin à ce type de situation, et une partie de ce avec quoi j’ai lutté avec le livre, sont les limites de notre capacité de tirer un levier et de faire qu’une telle tuerie s’arrête une fois qu’elle est déclenchée.

A notre connaissance, il s’agit de la seule et unique fois qu’une organisation médiatique importante a directement demandé à un haut-conseiller en politique étrangère de l’administration Obama de reconnaître les longues années de soutien des djihadistes en Syrie par la Maison Blanche.

Bien que l’entretien fut publié vendredi dernier, son importance n’a pas été relevée ni commenté dans les médias le week-end dernier et ce peut-être de manière bien prévisible. Ce qui a circulé en revanche fut un article du magazine Newsweek se moquant des “théories du complot” entourant la montée rapide de l’EIIL/Daesh, incluant ceci:

“Le président Trump a peu fait pour dissiper le mythe d’un soutien direct américain à l’EIIL depuis qu’il a pris ses fonctions. Lors de sa campagne électorale en 2016, Trump affirma, sans donner aucune preuve, que le président Obama et la ministre des AE d’alors Hillary Clinton, avaient co-fondé le groupe et que l’EIIL “honore” l’ancien président.”

Bien sûr, la vérité est un peu plus nuancée que ça, alors que Trump lui-même, ailleurs, semblait le reconnaître, ce qui amena le président un peu plus tard à mettre un terme à l’assistance de la CIA et à son programme de changement de régime en Syrie à l’été 2017 tout en se plaignant à ses aides de la brutalité choquante des soi-disants “rebelles” entraînés par la CIA.

Dans le même temps, les médias ont été satisfaits de diffuser la fausse information que l’héritage du président Obama est “qu’il est resté en dehors de Syrie” tout en approuvant à un niveau négligeable quelques aides à de soi-disants “rebelles modérés” qui combattaient à la fois Assad et de manière supposée l’État Islamique. Rhodes avait lui-même tenté, dans des entretiens précédents,, de faire le portrait d’un sage Obama qui était “resté sur le touche en Syrie”.

Mais, comme nous l’avons fait remarqué à maintes reprises ces dernières années, ce narratif ignore et cherche même à blanchir ce qui est probablement le plus grand programme secret de la CIA de son histoire, commencé par Obama, qui a armé et financé une insurrection djihadiste dans le but de renverser Al Assad et qui a coûté au contribuable américain de l’ordre d’un milliard de dollars par an (1/15 du budget publiquement connu de la CIA, d’après les documents fuités par Edward Snowden et révélés par le Washington Post).

Ceci ignore également le fait bien établi, documenté à la fois dans les rapport du renseignement américain et authentifié par les prises de vue sur les champs de batailles, que l’EIIL et l’Armée Syrienne Libre (ASL) ont combattu sous un commandement unifié géré par les Américains pendant les premières années de la guerre en Syrie et ce jusqu’à la fin 2013, chose qui a été confirmée par le professeur Joshua Landis, de l’université de l’Oklahoma, l’expert mondial sur la Syrie.