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Résistance au colonialisme: De l’hystérie des célébrations de la « découverte » de nouveau monde (Mohawk Nation News)

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Génocide & crimes de l’église et de l’état

 

L’hystérie de Thanksgiving / jour d’action de grâce et du jour de Colomb

 

Mohawk Nation News

 

10 octobre 2018

 

source: http://mohawknationnews.com/blog/2018/10/10/columbus-thanksgiving-hysteria/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tous les ans, les envahisseurs de l’Île de la Grande Tortue célèbrent le génocide continu du peuple naturel de la terre. Christophe Colomb et le jour d’action de grâce vont de paire avec l’hystérie marchande du Vendredi Noir mis en place pour une fois de plus détourner l’attention de l’annihilation de millions d’Onwehonwe (peuples natifs), les véritables peuples naturels de ce continent.

Nos enfants furent enlevés et emprisonnés dans des “centres d’élimination pour enfants” appelés pour la circonstance “pensionnats pour Indiens”. Ils furent kidnappés, torturés, assassinés et brûlés dans les chaudières des caves. (NdT: ils furent aussi essentiellement enterrés dans des charniers/fosses communes aux alentours des pensionnats). Les pensionnats ne furent qu’une extension de la politique du génocide qui continue aujourd’hui.

Un régime répressif constitué d’imposteurs fut mis en place finançant et organisant l’opération de génocide.

Les envahisseurs établirent des règles sur tous les aspects de notre vie. Nous avons vécu comme des morts-vivants pendant des siècles. La connaissance de notre existence même fut presque totalement effacée par les envahisseurs. Ils ont recruté des Indiens pour faire le sale boulot à leur place.

L’État maintient une surveillance accrue sur nous. Nous sommes sur ce qui reste de nos terres, tentant de survivre.

Nous sommes naturels, nous nous sauverons les uns les autres. Le monde sait que le Canada et les Etats-Unis sont des entités assassines.

Nous sommes retenus otages. Nous sommes nés libres et recouvrerons notre liberté. Les envahisseurs sont venus ici pour tuer et exploiter, ils ne sont pas venus en paix. Ils constituent un monumental échec en regard de cette planète. Ils sont maintenant en train de penser et de mettre en œuvre leur propre extinction. La Nature prendra de difficiles décisions pour assurer notre survie.

Lectures complémentaires:

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte


Wampum Deux Rangées

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Nouvel Ordre Mondial: lucidité mohawk…

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“Regardez-bien ce qui se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous, ce sera votre tour !…”
~ Mère de clan Mohawk à des Québecois venus aux nouvelles, Oka, 1990 ~

 

Bon chien-chien !

 

Mohawk Nation News

 

30 juillet 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/07/30/good-doggie/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le crime et ses résultats sont la base économique de l’Amérique corporatiste/entrepreneuriale, en commençant par le vol de nos terres, nos ressources et le génocide qui s’en est suivi. Les esprits états-uniens ont été réajusté de l’instinct naturel de survie au tout marchand. Les règles pour les valeurs, la vie et sa direction sont créées et mises en pratique par une fausse éducation, un système religieux et de communication de masse, qui sont des camps de rééducation. Les Américains ont des “entraîneurs” qui leur donnent les commandements importants. On leur dit que leurs patrons vont les aimer s’ils font ce qu’on leur dit. Autrement, ils seront insultés, menacés, punis et même tués.

Des gens aux positions clef des gouvernements, soutenus par un système légal fait de lois et de tribunaux pour les faire appliquer, illustre constamment comment les Américains doivent agir et faire. Le programme de lavage de cerveau est si efficace que les gens en redemande toujours plus.

Comme pour les syndicats du crime, des portes-flingue gravitent autour du gouvernement, incorporant ceux qui sont doués pour frapper, tuer, collecter l’argent et faire parler les muscles pour perpétuer la matrix du contrôle. Ils portent avec eux la peur, l’intimidation et la frappe s’ils ne peuvent être obéis ou payés. Leur maison, compte en banque, enfants, voiture ou quoi que ce soit de valeur seront saisis.

Récemment, un homme a fait une attaque à main armée avec un couteau. Personne n’a résisté. Les gens sont conditionnés pour attendre que quelqu’un leur donne l’ordre de faire quelque chose. S’ls blessent le voleur, ils seront sans doute mis en accusation. Les règles et réglementations corporatistes n’encouragent pas à s’impliquer.

Les armes sont retirées ainsi seuls les oppresseurs en ont. Ceux qui résistant pourront être mis en prison ou même abattus. Certains transportent des armes derrière le fauteuil de leur voiture. Ils disent aux flics qu’ils ont le droit de les transporter. Des millions n’ont aucune permis. Les flics de Chicago ont saisi les armes de gens, puis les ont données aux flics de Detroit qui les ont revendues.

Onkwe’hon:weh (NDT: habitants naturels et originels de l’Île de la Grande Tortue / Amérique du Nord) va se serrer les coudes. Les flics veulent savoir combien de guerriers et d’armes nous avons, afin d’évaluer notre instinct naturel de survie. Les Américains ne furent pas satisfaits de nous tuer une cartouche à la fois. Des mitrailleuses furent utilisées pour faucher des millions de nos hommes, femes et enfants.

La loi martiale peut être déclarée sans aucune résistance. L’armée américaine est renforcée par des trouffions en provenance de l’ONU et du monde entier. On promeut la provoocation afin de commencer une guerre civile. Des gangs de rue complètement armées jusqu’aux dents sont en supériorité numérique sur les flics dans les grandes villes tout comme dans les plus petites.

Le Nouvel Ordre Mondial a des plans et un programme pour le contrôle et le meurtre des gens et non pas sur le comment les sauver. Avec des satellites et des ordinateurs, cette force organisée peut contrôler et éliminer ses cibles bien plus efficacement. Les remèdes légaux pour aider les gens sont en train de disparaître très vite.

La vie est une façade de croyance et le demeurera tant que nous n’avons pas les commandes de l’affaire. “Le cercle indien” a décrit comment le peuple ordinaire fut mis à contribution et fut ordonné de nous massacrer en masse et de prendre tout ce que nous avons.

La plupart des Américains sont complètement conditionnés à se soumettre à la loi martiale ; comme les religions pacifiées du code de “Handsome Lake” dans nos communautés iroquoises, ils sont sous l’illusion qu’uk superhéro va les sauver. On nous dit de ne pas/plus penser par nous-mêmes ni d’utiliser le bon sens commun.

Jim Morrison chante l’attente de l’ordre: “Ashen lady, ashen lady, Give up your vows, give up your vows. Save our city, save our city, Right now. … The future’s uncertain and the end is always near. Let it roll, baby roll”. [Roadhouse Blues]

Nation Mohawk et société organique: « Le processus de la décolonisation a déjà commencé… Le train de la liberté est sur les rails ! »

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“La ré-émergence des sociétés de guerriers parmi les peuples autochtones dans l’ère moderne est un élément de la lutte plus large pour la survie des peuples indigènes d’Amérique du Nord. Les sociétés de guerriers sont un moyen par lequel les peuples indigènes enrtrent en action directe contre la colonisation et l’histoire incessante de leur dépossession. La colonisation a de fait déconnecté les peuples autochtones des sources de leur existence en tant que peuples indigènes. Dans le long processus de la prise de contrôle des nations autochtones, les gouvernements canadiens (fédéral et provinciaux) ainsi que les autres institutions de la société canadienne ont créé une fausse image d’un peuple indigène, image qui correspond aux impératifs de domination, celle du sauvage à la fois vicieux, méchant et noble, l’Indien et maintenant l’Aborigène. Les sociétés du guerriers sont le mieux comprises comme des tentatives d’exprimer une identité autochtone authentique face à ces fausses identités, instrumentalisées par un empire, générées par les Canadiens.”

~ Professeur Taiaiake Alfred, Université de Victoria, 2005 ~

 

L’agenda

 

Mohawk Nation News

 

27 avril 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/27/the-agenda/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Quand l’avocat du barreau Aaron Detler a été physiquement expulsé des 6 Nations par les hommes comme le stipule Kaia’nere:kowa, cela a signalé le début de la fin du colonialisme. La balle va rouler du camp des Six Nations (confédération iroquoise) vers chaque communauté Onkwe’hon:weh sur Ono’ware:keh et personne ne pourra l’arrêter ! Le colonialisme est une “dictature entrepreneuriale” soutenue par l’armée pour privatiser toute terre et ressources et pour le profit exclusif du plus petit nombre auto-proclamé.
La société doit être basée sur les familles et les communautés qui gèrent toutes les affaires, sur une base égalitaire tout le monde ayant une voix, un mot à dire. Ainsi tout le monde vivra selon les principes des instructions originelles ; ceux qui ne sont pas d’accord devront quitter l’Île de la Grande Tortue (Amérique du Nord).

Notre fond fiduciaire indien, leur arme pour nous matraquer à mort, sera enlevé du contrôle des entrepreneurs. Notre lien à notre terre-mère sera chéri. Notre objectif est un environnement sain et sécure.

Les Etats-Unis, le Canada et autres entreprises coloniales du même acabi seront obsolètes. Les entreprises (nationales et transnationales) qui sont fondées sur notre exploitation et celle de nos ressources seront dissoutes. Toute entreprise adhérera aux instructions originelles. Les entités entrepreneuriales artificielles ne seront plus tolérées ; toutes les affaires commerciales seront transparentes,

Le véritable terroriste nommé [bureau] des “Affaires Indiennes” doit être démantelé. Chaque personne sera libre une fois ceci fait.

Les sélections temporaires d’officiels locaux, l’économie, la finance, la banque, les transports, la sécurité, la sécurité publique et les politiques liées à l’énergie sont tous redevables et doivent répondre aux instructions originelles de notre mère. Aussi loin que tout ceci agit en accord avec sa volonté de survivre et de coexister avec la nature, alors il sera possible aux gens respectueux de rester.

La justice sociale et l’indépendance économique seront basées sur la distribution équitable de tout ce que notre mère produit comme ressources en accord avec les instructions originelles. La science et la technologie doivent bénéficier à vraiment tout le monde, il en va de même pour l’éducation, la santé, l’environnement, la biodiversité, l’industrie, la qualité de vie et la sécurité. Les secteurs financiers incluant les banques et les assurances se conformeront aux instructions originelles.

Nous conduirons toutes relations avec les autres pays. Les colons établis comme Trudeau et Obama ne pourront plus prétendre représenter Onkwe’honweh (peuples autochtones) dans le monde.

Personne ne peut prendre notre terre-mère en propriété. Nous avons été placés ici pour mettre en place et faire respecter les instructions originelles sur notre si belle Istah.

Le processus de décolonisation a commencé, le train de la liberté est sur les rails.
Comme le disent si bien Aerosmith: “All aboard, all aboard. All aboard track 19, for the train to freedom. I said the train kept a’rollin all night long. The train kept a rollin, get along. Train kept a’rollin”. [Train kept a’rollin].

= = =

“L’État avec ses frontières et les nations avec leurs conflits sont des substituts pour un esprit non existant du peuple et de la communauté. L’idée de l’État est une imitation artificielle de l’esprit, une illusion, qui accouple des objectifs qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, qui n’ont aucune racines en un tel terreau, comme l’ont les merveilleux intérêts d’un langage et de coutumes communes, les intérêts d’une vie économique (nous avons vu ce qu’est la vie économique aujourd’hui !) avec un certain territoire. L’État, avec sa police, toutes ses frontières et ses institutions régissant la propriété privée, n’existent pour le salut de l’Homme que comme un misérable substitut à l’esprit sociétaire et aux groupes humains ayant un but commun.”

~ Gustav Landauer, 1911 ~

 

Démolir la maison

 

MNN

 

29 Avril 2016

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/28/tear-the-house-down/

 

Traduction Résistance 71

 

La “maison de la torture”, le bureau des Affaires Indiennes, est une organisation criminelle. Déjà en 1969, le gouvernement libéral du Canada avait décidé d’arrêter les Affaires Indiennes en leur retirant leurs obligations, leur budget, protections et responsabilité. Au lieu de nous libérer et de nous rendre toutes nos possessions, nous allions être poussées dans les rues pour y crever, comme durant la désastreuse politique de termination des années 1950 aux Etats-Unis. Notre fond fiduciaire indien est la massue utilisée pour essayer de nous finir.

Avant que la maison ne s’effondre, un décorticage total sous forme d’audit légal doit être effectué au sujet des “Affaires Indiennes” et de son appareil mafieux. Le “don” de cette mafia est le “premier ministre”. Ses porte-flingues sont appelés “provinces”, “ministres”, “juges” et “forces armées”. Ils divisent notre territoire où ils font régner leurs règlements et collectent de l’argent de “protection” (racket sous forme d’imposition). Des serments “de sang” sont faits à leur “queenie” (reinette). Les conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA) aspirent à devenir des membres à part entière afin de nous terroriser. Beaucoup d’avocats et de consultant améliorent leurs carrières et font leurs choux gras des fausses enquêtes sur les actes criminels commis par le Canada, comme ce fut si évident avec la Commiission Vérité et Réconciliation (CVR). Tout ceci est fait pour que jamais ne soient résolues ces affaires criminelles.

Les conseils de bandes et de tribus aspirent à devenir des membres à part entière pour nous terroriser. Une fois que la loi sur les Indiens (Indian Act) et les Affaires Indiennes seront dissoutes, il y aura une relation correcte qui s’établira selon teio’hateh (NdT: wampum deux rangées aussi appelé guswenta). Ils resteront dans leur bateau et ne tireront pas notre canoë.

L’état-major de guerre se situant dans la tour de la terreur à Ottawa doit être fermé. Les colons établis corrigeront les torts commis en vivant en accord avec tous les accords des droits humains que le Canada ne fait que prétendre soutenir internationalement.

Kaia’nere:kowa, nos instructions originelles, gouvernera notre terre et tout ce qui se trouve dessus. On prendra de nouveau soin de notre mère. L’héritage de nos enfants pas encore de ce monde sera restauré et la totalité de l’Île de la Grande Tortue redeviendra de nouveau superbe.

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A lire: Le plus “amérindien” des penseurs anarchistes: Gustav Landauer (1870-1919) et son œuvre phare: “Appel au Socialisme” dont nous avons traduit de très larges extraits:

https://resistance71.wordpress.com/2016/01/27/appel-au-socialisme-pour-la-societe-des-societes-gustav-landauer-1ere-partie/ et suivant…

=> Nous avons traduit la Grande Loi de la Paix (Kaiane’re:kowa) dans son intégralité (117 wampums) en français pour que tous sachent, que tous puissent s’en inspirer pour reconstruire nos sociétés, de la base, ici et maintenant.

~ La Constitution de la Confédération Iroquoise (XIIème siècle) ~

Résistance au colonialisme: La chasse aux scalps d’Indiens rémunérée… De l’assassinat au génocide…

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-[]- Henry Spelman, qui vécut parmi les indiens Powhatan, décrivit leur approche de la guerre comme suit: “Ils peuvent très bien être en conflit pendant sept ans et ne pas tuer sept hommes” (dans Kirkpatrick Sale, The Conquest of America, p. 319), Bien des sociétés autochtones d’Amérique du Nord ne s’engageaient jamais dans quelque guerre que ce soit. L’universitaire natif Darcy McNickle estime que 70% des nations autochtones étaient pacifistes (dans Allen, Sacred Hoop, p. 266).

-[]- Origine du mot “peau rouge” pour désigner les Indiens (Source: “An Indigenous Peoples’ History of the United States” par l’historienne Roxanne Dunbar-Ortiz, 2014 p.64-65): [traduit par Résistance 71]

“Pendant la guerre des Péquots, les fonctionnaires du Connecticut et du Massachussetts avaient initialement offert des récompenses pour les têtes des indigènes assassinés, puis plus tard seulement pour leurs scalps, qui étaient plus facile à transporter en grand nombre. La chasse aux scalps ne devint une routine que vers la moitié de la décennie de 1670 […] De plus, les chasseurs de scalps pouvaient prendre les enfants captifs et les vendre comme esclaves. Toutes ces pratiques effacèrent la distinction entre les autochtones combattants et non-combattants et introduisirent un marché d’esclaves indigènes. Les scalps et les enfants autochtones devinrent des monnaies d’échange et ceci créa également un marché noir. La chasse au scalp n’était pas seulement profitable sur un plan privé, mais avait aussi pour but d’éradiquer et de subjuguer la population indigène de la côte atlantique dominée par les Anglo-Américains. Les colons donnèrent un nom aux corps mutilés et sanguinolents retrouvés après une “chasse aux scalps” dans le sillage des chasseurs de primes: les “peaux rouges”…”

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 Meurtres à gage

 

Mohawk Nation News

 

3 Février 2016

 

url de l’article original: http://mohawknationnews.com/blog/2016/02/03/murder-for-money/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le plan d’action du gouvernement entrepreneurial est totalement basé sur un schéma de “meurtre à gage”. Les Kanion’kehaka (Mohawks) n’ont peur de rien. Nous savons par trop, que la seule peur est la peur elle-même. Bon nombre de nos gens sont sur leurs listes d’élimination. Ils veulent se débarrasser de nous et de nos réclamations sur la terre. Des ordres corporatifs ont été donnés donnant aux colons le droit de tuer et de prendre les têtes des “INDIENS” afin de s’emparer de notre possession.

Nous décapiter et nous scalper fut fait à très grande échelle par les Européens. Cette pratique remonte à la Grèce antique, le “berceau de la civilisation occidentale”. Les ennemis ciblés ou accusée de crimes politiques ou défendant eux-mêmes et leurs familles étatient décapités.

Ici sur Ono’ware:keh, tous les hommes, femmes et enfants Onkwe’hon:weh furent ciblés et tués sans même avoir commis de crimes. La simple perception de la notion de “race” dans leur classe friquée était tout ce dont ils avaient besoin. La COURONNE (NdT: lire la City de Londres et sa Banque d’Angleterre/Vatican) payait des récompenses (en argent sonnant) pour les têtes qu’on leur apportait. Cela encourageait les colons à faire le sale boulot de nous éliminer afin de pouvoir voler la terre et les ressources.

Au début, les “propriétaires des chiens” payaient pour les têtes. Le grand nombre assassiné rendait la tache trop lourde. Payer pour les scalps assurait donc que le boulot allait continuer.

La première récompense en argent donnée et archivée pour un scalp fut faite par le gouverneur Kieft de la Nouvelle-Hollande au début du XVIIIème siècle.

En 1702, la colonie du Massachussetts rejoignit le mouvement. En 1756, le gouverneur Morris de Pennsylvanie dans sa déclaration de guerre contre la nation Lenni Lenape (Delaware) offrit “130 pièces de Huit [un type de pièce] pour le scalp de tout indien mâle ennemi, au-dessus de l’àge de 12 ans et 50 pièces de Huit pour le scalp de chaque femme indienne, produits comme preuve qu’ils ont été tués.

Le Massachussetts payait plus, 40 livres sterling pour un scalp d’homme et 20 livres pour les scalps de femmes et d’enfants de moins de 12 ans. C’était difficile de faire la différence entre un scalp d’homme et de femme, ou d’un adulte d’un enfant, ou même si les scalps provenanient bien “d’ennemis” et non pas d’un Onkwe’hon:weh allié, pacifique… Le système des récompenses mena à des violences accrues et étendues contre tout homme et toute femme, jeunes ou plus âgés.

Les conflits traditionnels Onkwe’hon:weh (entre nations natives) n’ont jamais impliqué de massacres et d’extermination en règle (NdT: Tout anthropologue sérieux ayant étudié la question de la “guerre” dans les sociétés originelles des Amériques et d’ailleurs, sait que les conflits étaient le plus souvent des escarmouches souvent faites de quelques volées de flèches et de décrochage. Les peuples et nations autochtones avaient leur propre façon de régler des conflits sans effusion de sang. Un des moyens inventé par les Iroquois fut le jeu de Lacrosse, un jeu similaire existait chez les Indiens des grandes plaines. Ces jeux étaient compétitifs et violents, il y avait parfois des blessés, très rarement des morts, mais rien à côté de ce qu’aurait été un conflit ouvert. Les pratiques de la guerre rangée et de violence, d’extermination sur les populations proviennent essentiellement de l’Europe.). Nos leaders traditionnels furent ciblés et éliminés de façon à ce qu’ils ne puissent plus influencer notre jeunesse.

Le stéréotype sensationnel des peuples Onkwe’hon:weh comme étant des sauvages assoiffés de sang qui décapitaient et scalpaient a été utilisé pour justifier la pratique européenne de nous scalper. Les colons pensaient qu’il était juste et bien de massacrer nos familles et de nous expulser de nos terres et maisons ancestrales afin qu’ils puissent s’établir sur nos terres.

Cette stratégie a depuis été exportée en Palestine pour satisfaire à l’expérience (coloniale) israélienne.

Résistance à l’impérialisme occidental: Le colonialisme et la dépendance étatique ~ 2ème partie ~ (Taiaiake Alfred)

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“Avant l’arrivée de l’homme blanc, nous Indiens, n’avions pas de chefs. Nous avions des leaders bien sûr, des hommes et des femmes choisis par consensus pour leur sagesse et leur courage. L’idée d’une hiérarchie pyramidale avec une personne seule en haut était européenne… Nos “chefs” ne commandent pas, ne dirigent pas. Lorsque des problèmes importants se produisent, ils se réunissent, recherchent un consensus entre eux et ensuite disent au peuple ce qu’ils pensent et demandent son avis…”

~ Russell Means ~

 

Le colonialisme et la dépendance étatique (Extraits)

 

Taiaiake Alfred, Ph.D

Directeur de l’École de Gouvernance Indigène, Université de Victoria (Colombie Britannique, Canada)

 

Article publié dans le “Journal de la santé autochtone”

 

Novembre 2009

 

~ Extraits traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note: Le professeur Alfred est membre de la nation Mohawk de Kahnawake.

 

1ère partie

2ème partie

 

Note de Résistance 71: Nous invitons les lecteurs à transcrire les passages que nous avons mis en caractères gras dans le contexte de nos vies quotidiennes occidentales et à y réfléchir… N’y voyez-vous pas grande similitude ?… Ne sommes-nous pas tous des colonisés à des degrés coercitifs différents ? Ainsi n’avons-nous pas cause commune contre la même oligarchie ?

L’avenir de l’humanité passe par l’union des peuples colonisés avec les peuples occidentaux émancipés œuvrant dans un nouveau paradigme politico-social égalitaire et en associations libres.

Les effets de la colonisation

La situation à laquelle doivent faire face les peuples indigènes d’Amérique du Nord n’est pas unique, ni aujourd’hui, ni en termes de la dynamique de la relation entre un envahisseur/oppresseur et les sujets de sa colonisation. Frantz Fanon, un psychiâtre français, utilisa les outils de la psycho-analyse pour expliquer pourquoi le peuple noir n’avait pas la confiance individuelle et collective dans la colonie française de la Martinique aux Caraïbes. Fanon attribua ces problèmes aux assomptions racistes tenues par à la fois les blancs et les noirs. Celles-ci plaçant les peuples blancs au sommet de la civilisation et mesurant tout à chacun en fonction des standards de la culture blanche. Ainsi, seuls ces noirs assimilés dans la culture française étaient reconnus comme étant civilisés. Ceux qui ne s’étaient pas assimilés faisaient l’expérience d’une forme de ridicule perpétuel ayant pour résultat un malaise individuel et un sentiment déplacé. Fanon analysa que les gens colonisés qui mimiquent les modes de vie des colonisateurs, qui s’assimilent à la “norme” et suppriment leur nature à un niveau conscient et inconscient, commencent à souffrir de névroses et de disfonctionnements psychologiques variés (Fanon, 1982). Il n’y a certainement aucune preuve que les problèmes de l’assimilation et de la psycho-pathologie soient différents avec les peuples indigènes d’Amérique du Nord.

[…]

Avec le temps, pour toutes les nations premières, le succès ou l’échec de stratégies de survie particulières dépendaient de plus en plus des facteurs économiques généraux et des décisions politiques du gouvernement sur lesquels les nations premières n’avaient et n’ont toujours aucun contrôle. La faim est devenue un problème majeur partout. La surpopulation des zones et le non accès à l’eau potable, ainsi que les pauvres conditions sanitaires des logements dans les réserves indiennes contribuèrent à un taux très important de maladies infectieuses (dites de promiscuité). Le manque d’accès à la nourriture traditionnel a affaibli la santé plus avant ; les régimes alimentaires sont devenus bien moins variés et le mode de nutrition traditionnel très sain fut remplacé par de la nourriture industrielle comme les farines et le sucre blancs, causant une détérioration plus avancé de la santé générale des nations premières tout en créant une dépendance vis à vis du gouvernement et des bureaucraties de la santé publique, choses qui continuent aujourd’hui dans les communautés autochtones.

Les réserves indiennes sont devenues des environnement dangereux, pas seulement dans leur aspect physique mais aussi dans leur aspect psychologique, la colonisation a créé un double effet néfaste psycho-physiologique.

[…]

Ainsi, la vie dans les réserves est caractérisée par un bien plus haut degré de violence, de haine et d’agression généré par les abus de substances toxiques (alcool et drogues) que dans les autres communautés. Ceci est un des effets majeurs du refus de la colonisation de donner accès à des pratiques culturelles fondées sur la terre, ce qui mène à une perte de liberté à la fois individuelle et collective équivalent à l’effet psychologique d’anomie, ou d’un état d’aliénation profonde résultant de l’expéreince d’une sérieuse dissolution culturelle, qui elle, mène à l’abus de substances et aux problèmes inhérents comme le suicide et la violence inter-personnelle. Dans le cas de la vie sur les réserves indiennes au Canada, une anomie a évolué en une culture dans beaucoup de nations premières comme si ses effets avaient été normalisés et que les personnes des communautés natives et leur entière vie étaient teintées par ces effets néfastes de la colonisation (Tanner, 2009, p.251-251).

Ce nouveau type de vie a vu l’introduction du système de “Conseils de bandes/tribus” issu de l’Indian Act ou Loi sur les Indiens, les tribunaux criminels canadiens (NdT: l’équivalent des cours d’assises en France) et le système des cours de justice. La Gendarmerie Royale du Canada (NdT: la GRC ou police montée canadienne) et les écoles missionnaires…

En conséquence, les relations de type traditionnel furent abandonnées tandis que la manipulation, la corruption, le mensonge et l’exercice de la force devinrent les outils principaux de l’objectif de contrôle social et politique. Le circuit des tribunaux ainsi que la GRC ont aussi contribué à la dissolution des structures sociales traditionnelles. Spécifiquement, ils amenuisèrent le rôle des anciens (et conseils d’anciens) en tant qu’arbitres des conflits et changèrent la compréhension des gens sur le système de justice passant d’un système de concept restaurateur (de paix et de confiance) à un système coercitif et punitif. Les écoles missionnaires (NdT: gérées par les églises catholique, anglicane, unifiée du Canada) promurent et normalisèrent la violence sexuelle et les abus corporels, ainsi que la langue anglaise (française au Québec) et le christianisme.

[…]

Du travail de recherche de Tanner au sein des communautés Cree de James Bay dans le nord du Québec (2009), il est possible d’identifier quatre effets spécifiques de l’imposition de l’Indian Act et de la mise des communautés sur des réserves de manière coercitive:

  • La désorientation: causée par le manque d’autogestion (NdT: qui est naturelle chez les Indiens des Amériques et de fait fans toutes les sociétés traditionnelles non étatiques parce que “refusant” l’État…) et de capacité de gestion appropriée de l’environnement bureaucratique et capitaliste imposé.
  • La perte de pouvoir: dû au passage en force des lois coloniales et des politiques des autorités gouvernementales.
  • La division: résultant de l’incapacité des gens à remplir leurs obligations traditionnelles, sociales, culturelles et spirituelles.
  • La maladie: causée par une nutrition inférieure et par la nature sédentaire de la vie sur les réserves.

[…]

Les traumatismes historiques expérimentés par les peuples indigènes dans le processus d’être extirpés de leurs terres et de la construction du régime colonial furent le fondement de leur marginalisation ; ceci constitue un autre facteur se trouvant à la racine de la crise de la dépendance (Whitebeck, Adams, Hoyt & Chen, 2004, p.99-130).

Le spectre des effets psycho-physiologiques se manifestant au sein des nations premières du Canada sont les mêmes que ceux qui ont été directement et causalement liés aux expériences d’oppression dans la recherche portant sur les survivants de l’holocauste nazi et de leurs familles. Une récente recherche indique que les effets directs et les héritages multigénérationnels de l’expérience du colonialisme ont créé des effets similaires sur les peuples des nations premières que sur les survivants de l’holocauste juif de la seconde guerre mondiale (Yellow Horse Braveheart & DeBruyn, 1998). Conceptualisé comme la source “d’un traumatisme historique non résolu”, le schéma de la colonisation au Canada comme elle fut expérimentée par les peuples indigènes possèdent trois caractéristiques identifiables:

  • Des processus de dépossession et d’oppression continus et multigénérationnels
  • Une marginalisation et assimilation systématique et violente et
  • Une déculturation forcée au profit du christianisme et une intégration forcée dans le capitalisme de marché

[…]

Ainsi de la sorte, la relation entre les premières nations et l’état canadien demeure coloniale et est pour la plupart une relation de conflit enracinée dans l’impératif pour l’état de maintenir son contrôle sur les terres indigènes et de limiter le pouvoir des nations et peuples originels…

La légitimité (l’acceptance et le soutien des institutions coloniales) est un madat des plus important pour le régime colonial. L’impératif le plus important et le plus immédiat une fois la saisie des terres accomplie, est d’assimiler les personnes indigènes qui ont survécues à l’assaut initial sur leurs existences. Sans une autonomie et identité indigène authentiques et sans fondation culturelle, il n’y a plus de stockage de mémoire ou de base intellectuelle sur laquelle se maintenir en tant que personne indigène ou en tant que communauté pour maintenir la cohésion afin de défier les régimes coloniaux continuant leurs efforts de marginalisation et de destruction du pouvoir ancestral. […]

Il y a de véritables raisons à cette dépendance psychologique, financière et politique; de véritables effets de l’entreprise coloniale qui se sont constitués avec la défaite de l’autonomie indigène et la relégation des nations premières vers un état de dépendance du gouvernement qui est aussi la source de leur déstabilisation (Kirnmayer & Valakakis, 2009, p.453).

[…]

Il apparaît que pour certaine personnes indigènes, la façon de soulager les stress d’être dans une position de colonisés soit d’accepter les demandes du régime colonial et de s’assimiler. Les gens qui choisissent l’assimilation permettent une acceptation au sein de la société occupante et la culture de la consommation ainsi que dans la société civile canadienne au sens le plus large. Mais il y a un énorme problème avec l’assimilation et ce même pour ceux qui la choississent contre toute forme de résistance au colonialisme: la véritable assimilation, l’immersion complète et l’intégration dans la norme est impossible. C’est autour de cette dynamique psycho-culturelle que tourne un autre effet najeur du colonialisme.

“L’aborigénisme”, ou le changement social et culturel d’image du génocide, est fondé sur l’idée que ce qui est intégral aux peuples indigènes est une relique obsolète et inutile et que si les nations premières doivent avoir un futur viable, il sera défini par et s’exprimera seulement à la discrétion de la société dominante (Alfred, 2005).
L’aborigénisme assume qu’en renouvelant les relations entre les nations premières et le régime colonial, les aspects importants de la culture indigène seront abandonnés ou compromis pour les intérêts d’honorer les valeurs et les cultures euro-américaines et pour préserver les fondements principaux et centraux du régime colonial et des préférences envers la société occupante et dominante. En réalité, l’aborigénisme est une fausse conscience, une imbrication permanente d’assomptions du colonialisme et d’attitudes dans la culture et la société des nations premières. Cette conscience coloniale génère un désir de non-confrontation, d’identités coopératrices, d’institutions et de stratégies de coopération de la personne colonisée interagissant avec le colonisateur. En l’abscence d’identités enracinées dans les cultures indigènes, des aspects d’identité et de choix culturels sont ainsi sélectionnés depuis le pastiche présenté comme la société dominante et la machinerie judiciaire et bureaucratique brutale de l’État. Les postures les plus évidentes et les plus prononcées aborigénistes sont vues dans l’attitude de celui qui recherche le recouvrement social seulement pour cicatriser les plaies et vivre en paix avec les colons. Le réconciliateur qui prie un dieu chrétien et s’épanouit devant des juges blancs en est un autre. Les deux côtés réfléchissent l’image du processus colonialiste essentiel, celui de “civiliser” les peuples indigènes, nous faisant par ce processus des “citoyens” des états conquérants, de façon à ce qu’au lieu de nous battre pour nos terres et de résister à toujours plus de colonisation, nous recherchions une “résolution” qui soit acceptable et qui ne soit pas déreangeante pour l’état et la société que nous avons été amenés à embrasser et dans laquelle nous nous identifions.

Avec l’aborigénisme, toutes les bases indépendantes des existences indigènes sont abandonnées ou compromises dans la négociation de notre dépendance et notre intégration de toutes les manières, dans les institutions de la société occupante.

[…]

Dès lors que les identités aborigènes, les constructions légales et les politiques sont supposées être la base de ces notions historiques, la politique ne peut pas résoudre la souffrance sociale qui résulte d’une injustice permanente et elle ne devient qu’un cataplasme sur la jambe de bois de la colonisation perpétuelle. Si l’aborigénisme devait devenir le cadre principal de l’identité indigène et pour la construction des relations entre les peuples indigènes et l’état, cela mènerait immanquablement à la totale érosion des nations premières en tant qu’entités politiques et culturelles distinctes. Un tel résultat ne ferait que renforcer la crise à laquelle doivent déjà faire face nos peuples et nations originels. […]

Des arrangements avec le colonialisme sont recherchés. Le peuple indigène qui sombre dans l’aborigénisme devient un miroir culturel de la société dominante, et parce que ceux qui en sont désirent élever leur statut au sein de la société occupante, on leur donne des opportunités pour usurper la voix et les prérogatives des véritables représentants des nations premières.

[…]

Ainsi d’une perspective indigène, ce ne sont pas les bureaucrates indigènes, les hommes/femmes d’affaires, les politiciens et les avocats indigènes ayant des positions d’influence dans les agences de l’état ou les processus de négociations promus par le gouvernement, qui ont un droit ou une responsabilité quelconques de représenter les nations premières sur les questions fondementales de l’identité indigène, des droits inhérents, de la connaissance cuturelle, de la loi traditionnelle et du mode de gouvernance ou de la spiritualité. Ce sont les Anciens et ceux qui ont été reconnus traditionnellement et qui détiennent la connaissance traditionnelle ou les leaders spirtituels qui ont ce droit et cette responsablité. C’est pourtant ces personnes dont la voix est totalement ignorée ou appropriée et manipulée pour faire avancer l’agenda aborigéniste.

[…]

Ainsi, fondé sur cette compréhension des choses et d’une perspective orientée vers la trouvaille de solutions, le colonialisme est le mieux conceptualisé comme un résultat irrésistible d’un processus multigénérationnelle et à multiples facettes de la dépossession forcée et d’une tentative d’aculturisme, d’une déconnexion à la terre, à la culture et à la communauté, qui a résulté dans le chaos politique et la discorde sociale au sein des communautés des nations premières et la dépendance collective des nations premières envers l’état. Le mal qui en a résulté sont l’érosion de la confiance et des liens sociaux qui sont essentiels à la capacité d’un peuple à se maintenir lui-même en tant qu’individus et en tant que collectivités.

[…]

Les grandes solutions étatistes comme l’auto-gouvernement (sous couverts des “conseils de bandes” répondant au gouvernement colonial canadien…) et les saisies de terres ne sont pas tant des mensonges qu’ils n’ont aucune relevance quant au problème à sa racine. Depuis bien longtemps nous avons été en quête pour le pouvoir de gouvernement et l’argent, quelque part durant ce voyage du passé vers le futur, nous avons oublié que notre but était de nous reconnecter avec nos terres et de préserver nos cultures harmonieuses et nos modes de vie dignes de tous les respects. Ce sont ces choses qui sont les véritables garanties de la paix, de la santé, de la force et du bonheur, de la survie…

Le colonialisme a forcé trois options de base pour les peuples indigènes: la destruction, la dépendance ou l’assimilation. Aucune de ces trois options est moralement justifiable et de fait aucune d’entr’elles ne fonctionnent dans la vie pratique et ce même en se plaçant dans la perspective du régime colonial. Le fait d’une existence indigène continue n’est plus en question, la croissance démographique en véritables termes tout comme en pourcentage de la population générale du pays, augmente. Le fait est que l’existence indigène n’est plus remise en question, mais ce qui l’est c’est sa qualité.

Les éléments d’une existence indigène ayant un sens sont: la terre, la culture et la communauté. Aujourd’hui comme hier, les peuples des nations premières se voient refuser ces droits humains on ne peut plus basiques alors qu’ils sons forcés d’endurer des existences intolérables et humiliantes, dans des conditions inacceptables sur les réserves, séparés à la fois par la “loi” et la politique de leurs terres par le régime colonial ; ou ils sont forcés hors de leurs terres et dans la société occupante et bien que de temps en temps ils puissent accéder à un certain succès économique dans cette situation, on leur refuse toujours leur droit humain de base que sont la terre, la culture et une communauté authentiques.

Recommandations

Une considération sérieuse pour aller au-delà de l’histoire, de la nature et des effets du colonialisme sur les peuples indigènes du Canada de manière politico-économique aussi bien qu’au travers de la lorgnette psychologique et sociologique, ne pointe que dans une seule direction:

La solution au problème de dépendance psychologique et financière des nations premières envers l’état, fait qui trouve sa racine dans le colonialisme, est le retour des terres aux nations premières et le ré-établissement de la présence et de la connexion des nations premières sur leurs terres ancestrales.

C’est par la régénération de leurs communautés autour de pratiques culturels fondées sur la terre que les nations premières pourront reconstruire des existences socio-culturelles autonomes ainsi que des modes économiques auto-suffisants.

[…]

La Commission Royale sur les Peuples Aborigènes (CRPA) a étudié et publié un rapport en 1996 sur le problème de la dépendance dans un contexte colonial. La recherche fut faite entre 1992 et 1996… Le rapport établit clairement que “l’autogestion aborigène ne sera qu’une farce sans une base raisonnable pour pouvoir obtenir une auto-suffisance économique.”

[…]

Le recouvrement de la santé mentale, de corps et d’esprit du point de vue indigène, ne peut être possible que dans le contexte d’une communauté forte, stable et en pleine santé. […]

Les gens doivent se reconnecter avec le terrain, avec la géographie, celle de leur héritage indigène s’ils veulent vraiment comprendre les valeurs de l’enseignement traditionnel, celles dispensées par leurs ancêtres s’ils veulent tirer une force et une substance qui soient indépendantes du pouvoir colonial et qui est régénérateur d’une existence indigène authentique et autonome.

[…]

Ainsi les effets mesurables des efforts collectifs de communauté sur ces objectifs devraient-être:

  1. La restauration de la présence indigène sur la terre et la revitalisation des pratiques liées à celle-ci
  2. Une plus grande confiance dans les régimes alimentaires traditionnels parmi les peuples indigènes
  3. La transmission de la culture indigène, des enseignements et de la connaissance spirituels de la terre entre les anciens et les jeunes
  4. Le renforcement des activités familiales et la ré-émergence de la culture et des institutions sociales indigènes comme autorités gouvernantes au sein des nations premières et
  5. Des initiatives et améliorations sur le court et long termes au niveau des économies durables de la terre, comme les économies primaires de base pour les communautés autochtones et comme économies de supplément pour les communautés indigènes urbaines

Le peuple doit regagner sa capacité à l’auto-suffisance afin de pouvoir subvenir à ses propres nourriture, habillement, logement et médicaments. Ce qui est ultimement important à la lutte pour la liberté est la reconstitution de nos propres corps affaiblis et malades et des relations de communautés accomplies au travers un retour vers les sources naturelles de nourriture et de la vie physique et dure de nos ancêtres.

Le retour à la terre traditionnelle et à des pratiques culturelle basées sur l’eau doivent être reconstitués comme la voie indigène de revitalisation par le mentoring, la compréhension des relations enseignement-apprentissage, qui établissent une véritable solidarité de développement communautaire.

[…]

L’exemple des familles Cree et leur expérience dans la Baie de James peut–être pris comme un modèle fonctionnant de mise en œuvre de survie culturelle dans le monde d’aujourd’hui et dans le futur (Tanner, 2009). Voici les trois éléments du “camp de brousse” saisonnier établissant de solides principes de base:

  1. Ré-établir une présence familiale sur la terre de manière saisonnière, cyclique, ou cérémonielle
  2. Fournir un soutien financier pour assister les familles à se maintenir elles-mêmes en utilisant des practiques de terroir traditionnelles et
  3. Restaurer la forme traditionnelle de communauté et l’enseignement culturel de la terre

[…] Nous devons finalement bien comprendre que la politique gouvernementale ne peut pas résoudre le problème indigène.

Les peuples indigènes qui sont en vie aujourd’hui ont réussi à survivre physiquement contre les abus d’un des pires régimes coloniaux de l’histoire. La survie en tant que nations et communautés demandent que nous agissions sur nos connexions profondes à la terre et notre héritage de résistance au colonialisme. Notre capacité à le faire a été sévèrement affectée par les pertes et les maux dont nous avons souffert à cause des forces négatives amenées dans nos communautés par les colons occupants et leur régime colonial.

C’est par l’action politique et sociale de défense de la terre et les droits politiques des nations premières que beaucoup d’indigènes colonisés regagnent la connaissance de leur histoire et de leur culture et la confiance de demander et d’affecter le changement dans leurs vies ainsi que dans la société au sens le plus large.

Comme le souligne Kirmayer et Valaskakis dans leur revue et comparaison des différentes stratégies de promotion mentale du bien-être et de la récupération psychologique des effets négatifs du colonialisme:

L’activisme politique et social peut-être un chemin vers la guérison. L’activisme fait passer l’attention du ‘blâme de la victime’ vers la reconnaissance de structures systémiques oppressives. L’engagement avec les aspirations d’une communauté ou d’un peuple offre un sens immédiat de but et de direction. Cela demande la construction de liens fonctionnels de la communauté pour développer une solidarité efficace à la fois individuelle et collective. Si cela a du succès, un tel activisme amène de grandes récompenses pas seulement en termes de reconnaissance sociale, de pouvoir et de ressources économiques, mais aussi en terme d’un sens renouvelé d’une agence individuelle et collective” (Kirmayer & Valaskakis, 2009, p.458).

Le message en provenance de l’enseignement traditionnel et de la recherche académique est consistant et ne peut être plus clair: Retour à la terre et réapprentissage du comment vivre de nouveau comme un indigène en accord avec les enseignements traditionnels originaux qui ont fait mieux que maintenir les peuples et la terre durant des millénaires. Même la cour suprême du Canada en commençant avec la décision dans l’affaire Delgamuukw et dans d’autres décisons depuis, a mandaté la protection des utilisations traditionnelles culturelles de la terre par les peuples indigènes. Ceci donne la base dans le système légal canadien pour un large mouvement politique, culturel et social afin de ré-affirmer la présence autochtone sur la terre. C’est cette voie qui génèrera une nouvelle réalité indigène pour les peuples des nations premières et les communautés au Canada.

Canada et colonialisme: Réserves indiennes = camps de prisonniers de guerre…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 15 juillet 2015 by Résistance 71

Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Les opérations spéciales mettent les prisonniers de guerre dans le POW-WOW (jeu de mots*)

 

Mohawk Nation News

 

13 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/07/13/special-ops-put-p-o-w-in-pow-wow/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) Note de Résistance 71: Le titre original en anglais est “Special Ops put P.O.W in POW-WOW” P.O.W est l’acronyme pour Prisonners Of War, POW-WOW est un festival traditionnel amérindien où se déroulent festivités, chants, danses et cérémonies traditionnelles. Une délégation du 22ème régiment royal d’infantrie, le régiment qui réprima les Mohawks sur leurs terres à Oka en 1990, a paradé pour le 25ème anniversaire d’Oka durant la cérémonie d’ouverture du POW-WOW annuel de Kahnawake… d’où le jeu de mots dans le titre. Provocation ? Avertissement ?.. Les deux mon adjudant !…

L’armée canadienne a envoyé ses “opérations spéciales” à Kanahwake pour défiler au cours de la cérémonie d’ouverture du Pow Wow Echos d’une fière nation. Le 11 Juillet 2015 est le 25ème anniversaire de la crise en territoire Mohawk (Oka) de 1990. On nous a giflé du fait que Kanahwake est toujours un camp de prisonniers de guerre sous la jurisdiction directe de l’armée. Elle supervise l’emprisonnement de notre peuple et aide à mettre en place la “solution finale du problème Ongwe’honweh (indien)”.

Le Conseil Mohawk de Kanahwake Incorporated (NdT: issu de la loi sur les Indiens ~ Indian Act ~ et donc représentatif de la COURONNE et non pas du peuple indigène qui ne reconnaît aucune autorité à ce conseil fantoche et à tout conseil de bande sur toute l’étendue du Canada) mené par Joe “Jean Brebeuf” Norton fait partie de cette façade. Les commandos des forces spéciales sont des assassins entraînés pour utiliser une force létale. Les Affaires Indiennes sont une division de l’armée canadienne et du ministère de la défense et sont gérées depuis une salle d’état-major dans le centre de commandement situé au 14ème étage du 10 Wellington Street à Ottawa, Ontario. Les Royal Van Doos ont arboré leurs bérets rouges en cette occasion obscène. Le message envoyé par le Conseil de Bande est qu’il suit toujours les ordres des généraux du 14ème étage. L’équipe de réponse aborigène (Aboriginal Response Team) a été fusionnée avec le CSIS (services secrets canadiens) en 2007. Au Canada, les seuls personnels portant le béret rouge sont les membres de la police militaire.

Le “détail indien” pour l’utiisation de la force létale contre nous nous est mis en pleine face. Le reste du monde commence à savoir au sujet du génocide continu du Canada contre nos peuples et ils vont continuer jusqu’à ce que nous y mettions un terme. Les peuples du monde doivent nous soutenir pour mettre fin au mal qu’est l’entreprise Canada. La COURONNE doit-être inculpée de crime contre l’humanité et de génocide, ainsi que tous ceux qui lui ont prêté serment.

L’armée essaie de nous maintenir prisonniers de guerre sur notre propre terre, de nous inculquer que toute résistance est futile et que la corporation a l’intention de voler et de vendre nos terres, nos ressources et notre fond fiduciaire.

Ce défilé militaire est une menace à peine voilée pour intimider tous ceux qui voudraient leur résister. Entre la collaboration du conseil de bande (CMK Inc.) et la brutalité des militaires, nous devons continuer à résister aujourd’hui comme nous l’avons fait il y a 25 ans.

MNN. “Like … killing”.

Kahentinetha on immigrants. Radio: “Cross Canada CheckUp”.

Red, Brown & Black movements.

Inuit discuss pole shift.

UN on Canada genocide & terrorism.

Horn Miller at PanAm Games.

Résistance au colonialisme: 25ème anniversaire de la résistance Mohawk à Oka… L’oppression continue…

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Vidéo: Oka 270 ans de résistance (activez les sous-titres en français)

 

Oka et vigilance continue

 

Mohawk Nation News

 

12 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/07/12/oka-ongoing-vigilance/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A l’aube de la combustion du tabac dans la pinède de Kahehsatake, un vœu fut réaffirmé: celui de toujours protéger notre terre-mère. En 1990, notre terre Kanion’ke:haka [Mohawks], belle et entretenue, comme c’est notre voie, fut de nouveau convoitée ar l’élite du Canada, cette fois-ci pour y établir un terrain de jeu sous la forme d’un parcours de golf. Nous résistâmes. La Sûreté du Québec (NdT: police provinciale du Québec) vint en armes ; puis la GRC (police montée) suivit ; puis comme le dicte leur système, l’armée canadienne fut envoyée, le Royal Van Doos (NdT: “Van Doo” est dérivé de la prononciation anglaise du chiffre français “vingt-deux”. Le Royal (notez toujours le mot “royal”) Van Doos est le 22ème régiment d’infantrie de l’armée royale canadienne essentiellement composé de militaires francophones. Il est basé à Quévec-City et fut créé en 1869 sour le nom de régiment de Châteauguay. En 1914, le richissime industriel pharmaceutique québecois Arthur Mignault donna 50 000 Dollars pour la création du 22ème RIR. Oui vous avez bien lu. A l’origine, ce régiment fut créé par les fonds privés d’un industriel !… (source Wikipédia qui n’est pas connu pour son “conspirationnisme”…). Ce régiment a servi durant les deux guerres mondiales et en… Corée dans les années 1950, soi-disant pour l’ONU… et pour son grand-frère yankee…) fut envoyé.

Toutes les communautés “INDIENNES” en tant que nations souveraines et leurs territoires, sont vues par la COURONNE (La City de Londres et la Banque d’Angleterre/Vatican) comme des prisonniers de guerres intégrés dans des camps. Le sang coula.
Au pied du Pont Mercier reliant Kahnawake à Montréal, notre peuple se tint pour commémorer un évènement sanglant parmi tant d’autres. La signification de cet acte est que tous les Ongwe’honweh (peuples indigènes d’Amérique du Nord) sont unis dans un même esprit, ont le même respect pour notre mère et le devoir de la protéger. La voie des Européens est de l’exploiter et de la détruire.

25 ans plus tard, à la cérémonie d’ouverture du Pow Wow “Echos d’une fière nation” à Kahnawake, environ 20 éléments du 22 ème RI (Van Doos), invités par quelqu’un, ont défilé durant la cérémonie.

Nous nous rappelons que les Van Doos ont insulté, craché sur, battu, caillassé, poignardé, tiré sur, emprisonné et torturé des enfants et tué… assassiné des anciens Ongwe’honweh. (NDT: Lors de l’épilogue du siège d’Oka en 1990 qui dura 78 jours, la fille de l’auteure de cet article, alors âgée de 14 ans et portant sa petite sœur de 4 ans fut empâlée en pleine poitrine par la baïonnette d’un des bidasse du 22ème RI “Van Doo”… Elle survécut à sa blessure).

Comment cela est-il même possible ? Dans quel monde ? Nous sommes une nation libre et souveraine. Ils sont nos ennemis. Ce ne peut être que le plus ancien des jeux. Notre vaste fond fiduciaire indien, notre terre et nos ressources pourraient faire que le Conseil Mohawk Kahnawake Inc. (CMK Inc.) couche avec les Van Doos. Les changements dissimulés par la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) doivent maintenir la ligne du génocide. Nous résistons chaque jour qui passe. Ce qu’il s’est passé il y a 25 ans faisait partie de cela.

Ils sont ici. Nous sommes prêts !

Buffy Sainte Marie nous rappelle de toujours demeurer vigilants: “One step at a time, Polarity Hill. If the bad guys don’t get you, baby. Then the good guys will. With angels on the take And the gangsters in the yard. Hey don’t the wars come easy. Hey don’t the peace come hard.”