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Résistance au colonialisme: mémorandum sur la continuité du génocide au Canada, un appel international par le TICEE

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 7 septembre 2017 by Résistance 71

A lire en complément d’information pour mieux comprendre les dessous historiques de toute cette affaire du génocide documenté des  peuples et nations autochtones dans l’entité coloniale de la « couronne britannique » alias la City de Londres appelée « Canada » depuis 1867:

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

~ Résistance 71 ~

 

Memorandum sur la continuité des crimes génocidaires au Canada et globalement : Appel à toutes les nations

Publié par le Directorat Central du Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE), le 1er septembre 2017

Avec l’aval des anciens traditionnels des nations Anishinabe, Mohawk, Cree, Cowichan et Squamish du Canada

Ainsi que des affiliés du TICEE au Canada, Etats-Unis, Irlande, Angleterre, Italie, Serbie et Russie

Publié dans la ville de New York

Le 1er septembre 2017

Publié sous accord de droits d’auteur Common Cause Copyright

Ce mémorandum peut être reproduit, copié, cité ou présenté publiquement en partie ou en totalité à toute fin non lucrative, pourvu que la source et les auteurs soient dûment cités.

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

www.murderbydecree.com , www.itccs.org

1. Un plan ingénieux d’extermination des nations indigènes a été mis en place par le Vatican et la Couronne d’Angleterre, agissant au travers du gouvernement et des églises du Canada, depuis le 25 novembre 1910. (1) Ce plan fut activé et maintenu fonctionnel par la Couronne d’Angleterre et son bureau du Conseil Privé, ainsi que par les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada, en collaboration avec la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) et les entreprises judiciaires et privées. En tant que plan de génocide délibéré soutenu par l’église, il a été modelé et connecté à des crimes similaires contre l’humanité perpétrés par le Vatican contre des peuples non catholiques à travers le monde.

2. Ce plan canadien a consisté en un programme d’état et de l’église pour un génocide systémique inter-générationnel fondé initialement sur le système des soi-disants pensionnats pour Indiens, créé sur un modèle jésuite et établi par ordre du conseil le 1er juillet 1920. (2) Ce système a tué plus de la moitié des enfants qui y ont été incarcérés, soient plus de 65 000 enfants. (3) Ce programme a aussi servi de tremplin pour une campagne générale d’extermination des tribus aborigènes non-assimilées ; une campagne qui continue aujourd’hui même. Le génocide est responsable de la dépopulation de plus de 95% des nations natives originelles, ce de manière prédominante sur la côte Ouest du Canada, ce qui représente le meurtre  d’entre un et deux millions de personnes en moins d’un siècle.

3. Alors que l’objectif général de ce génocide fut l’élimination de tous les peuples autochtones non-chrétiens, son but par association fut aussi l’extirpation des réseaux traditionnels de parenté et du système de gouvernance matriarcale des mères de clan, qui assurait le contrôle indigène des terres et des ressources. Ceci fut fait en éradiquant le système familial natif, plus spécifiquement les femmes vivant de manière traditionnelle et leurs enfants. Ce système familial traditionnel fut en fait effectivement détruit par le programme des pensionnats pour Indiens entre 1910 et 1996 de concert avec la grande majorité des langues indigènes et les bases territoriales traditionnelles.

4. Malgré l’estompage progressif dans le temps des pensionnats pour Indiens après 1970, ce plan génocidaire s’intensifia aux mains de différentes branches du gouvernment canadien et d’agences telles que celles gérées par l’église catholique en ce qui concern les adoptions et les familles d’accueil. Chaque niveau du gouvernement et de l’église au Canada a continué la destruction active des familles indigènes et de leur culture, ceci inclut l’assistance aux enfants et le système de tribunal familial que les conseils de bande aborigènes gèrent, eux-mêmes financés par le government. Les « chefs » de ces conseils ont joué un rôle clef dans l’éradication de toute autorité et de tout contrôle demeurant sur les territoires et ressources traditionnels ainsi que sur la répression de leur propre peuple. Ils le font et sont payés par le gouvernement canadien et des enterprises domestiques ainsi que pour fournir la ressource essentielle aux corporations multinationales en provenance des Etats-Unis, du Japon et de la Chine.

5. L’expulsion de toutes les tribus natives traditionnelles demeurant sur leurs terres de la côte Ouest est devenue plus urgente alors que le XXème siècle touchait à sa fin et que la demande du monde pour le bois, l’hydro-électricité, les minéraux et autres ressources naturelles de la Colombie Britannique (CB), s’intensifiait. En conséquence, la période s’étalant depuis 1900 a été témoin d’une rapide escalade de la violence contre les Indiens et un retour  aux méthodes violentes datant du début de la période coloniale. Dans les années 1990, un très grand nombre de familles aborigènes du nord de la CB commencèrent à disparaître aux mains d’escadrons de la mort officieux animés par des gendarmes de la GRC hors de leur service, par des policiers locaux, ainsi que des contractants tiers dont les services étaient loués par le gouvernement fédéral, ses hommes de paille aborigènes et des entreprises étrangères. (4)

6. A partir de 1995, lorsque le tout débutant TICEE fit campagne pour exposer au grand jour les crimes des pensionnats pour Indiens et que cela fit les manchettes des journaux et des médias canadiens, des histoires de disparition de familles autochtones proliféraient également. Ensemble, ces exposés provoquèrent une campagne de désinformation de la part de la GRC, faite pour embrouiller et cacher l’étendue et la nature de ces disparitions. Cette désinformation ne fut que partiellement réussie, et amena le gouvernement du Canada à prendre des mesures plus fermes afin d’effacer toute attention publique sur le génocide se perpétuant sur les familles autochtones. Il s’y employa grâce à la directive de cabinet gouvernemental secrète du 3 avril 1998. (5)

7, Cette directive du gouvernement libéral de Jean Chrétien fut lancée environ une semaine avant l’ouverture de la première enquête indépendante sur les crimes des pensionnats pour Indiens au Canada: la tribunal de l’IHRAAM qui se tint à Vancouver. (6) La directive consistait en un plan officiel de terreur d’état visant les activistes aborigènes, les survivants des pensionnats pour Indiens et notre campagne menée par celui qui allait devenir le secrétaire du TICEE pour l’Amérique du Nord, Kevin Annett, qui organisait le tribunal de l’IHRAAM. Le plan terroriste de Chrétien autorisait l’utilisation de “missions commandos secrètes”, des méthodes de surveillance illégales, des campagnes de diffamation, des troubles et violences contre Annett et les groupes ciblés, incluant l’élimination des individus ayant connaissance ou ayant des preuves des actes génocidaires perpétrés par les employés de l’état canadien et de l’église. Cette directive ministérielle n’a jamais été abrogée et a causé la mort d’au moins sept activistes aborigènes qui ont été assassinés par des gendarmes de la GRC depuis 1998, ceci incluant des membres de notre réseau. (7)

8. Cette directive ministérielle en question fut émise pour une mise en application par le gouvernement fédéral vers la division “E” de la GRC de Vancouver la première semaine du mois de juin 1998, comme ce fut mentionné, juste avant que la première enquête indépendante sur les crimes des pensionnats pour Indiens ne fut mise en place par Kevin Annett et un affilié de l’ONU, l’IHRAAM, le 12 juin. En fait, la perturbation du tribunal de l’IHRAAM fut le but principal de cette campagne de terrorisme d’état, d’après des déclarations faites par l’inspecteur Peter Montague de la Division “E” de la GRC qui mena cette campagne de perturbation. Celle-ci devint particulièrement active après que le tribunal ait eu donné une audience publique des premiers rapports du meurtre organisé et du trafic d’enfants parmi les tribus du nord de la province de CB. (8) Une autre cible de cette campagne de terreur étatique furent les autochtones du Lac Gustafson dans le centre de la CB, qui après avoir défendu les terres sacrées des sépultures de leurs ancêtres furent soumis à un assaut militaire en règle secrètement organisé ainsi que d’une campagne de diffamation par Montague et la GRC durant ce même été de 1995.

9. Il est important de noter que cette note de Chrétien mettant en scène une “terreur d’état” en date du 3 avril 1998 ciblait quiconque menaçait d’exhiber l’histoire et le génocide toujours en cours du peuple natif. Entre 2006 et 2012, sept témoins clef et membres importants indigènes de notre réseau du TICEE à Vancouver et à Winnipeg, furent assassinés en accord avec cette directive: Hariett Nahanee, Johny “Bingo” Dawson, Ricky Lavallee, Harry Wilson, William Combes, Edna Phillips et le chef Louis Daniels. Dans le processus de sa campagne de terrorisme d’état, la directive Chrétien a dérangé et marginalisé une partie de notre travail et le mouvement pour amener devant la justice l’église et l’état canadiens pour les crimes commis dans les pensionnats. Mais pendant de nombreuses années, elle masqua les meurtres ou les disparitions des familles aborigènes de la province de CB. Par exemple, après juin 1998, le tribunal fut attaqué et neutralisé par des agents de la GRC, les mêmes agents, sous la direction de l’inspecteur Peter Montague, qui détruisirent l’effort croissant d’identifier le nombre grandissant de femmes autochtones disparaissant dans toute la CB et dans la partie de l’East Side du centre de la ville de Vancouver.

10. Cette attaque d’état sur une véritable enquête menée sur la disparition de personnes fut déclenchée par le fait qu’à ce moment précis, au début de 1999, de nouvelles preuves irréfutables commencèrent à faire surface, preuves qui liaient l’identité des tueurs contemporains d’autochtones  avec des gens qui travaillaient dans le système des pensionnats pour Indiens. De fait, notre travail a démontré que la totalité du leadership des actuelles églises catholique, anglicane et unifié au Canada, est soit directement impliquée dans les crimes de l’ère des pensionnats ou protège activement ceux qui furent impliqués et que ces mêmes prédateurs sont toujours engagés dans le viol systémique, le trafic et le meurtre d’enfants. Il est de ce fait très clair qu’il existe une continuité criminelle qui s’étale sur des décennies et qui lie les atrocités des pensionnats perpétrées par l’église avec le viol, la torture et la disparition aujourd’hui de personnes natives, spécifiquement des femmes et des enfants. Bref, ce crime n’a jamais cessé et est toujours protégé par la même alliance impie de l’église, de la police et du gouvernement, ce qui explique sans aucun doute l’hostilité constante de ce trio envers notre campagne et son représentant porte-parole, Kevin Annett.

11. Nos continuelles investigations révèlent que bien des hommes qui ont torturé et tué des enfants dans les pensionnats pour Indiens et qui continuent leur prédation sur des femmes et des enfants aborigènes aujourd’hui, sont aussi membres ou affiliés de l’élitiste Vancouver Club du 915 West Hastings street. Leurs odieux rangs comptent trois juges de la cour suprême, une clique d’avocats, des officiels de haut-rang de l’église et des exécutifs d’entreprises privées, un ancien premier ministre canadien, un archevêque catholique et des membres de haut-rang de la GRC et de l’armée canadienne. Virtuellement tous ces membres sont des pratiquants des églises anglicane, catholique et unifiée. Bon nombre de ces hommes ont aussi été identifiés par un ancien agent des services de renseignement canadiens du CSIS comme des participants dans le réseau assassin et de snuff-film dit du “Piggy’s Palace”, incluant deux politiciens aujourd’hui membres de sénat canadien: Larry Campbell et Patrick Brazeau. (9)

12. L’objectif principal et la conséquence de la directive de terreur d’état Chrétien ont été de protéger ces hommes et de camoufler leurs liens avec l’ère des pensionnats pour Indiens et des puissants décideurs entrepreneuriaux d’aujourd’hui. Mais ce qui ne peut pas être caché est la connexion claire et directe entre les plus hauts niveaux des pouvoirs gouvernementaux, de la police, des entreprises, de l’église et du judiciaire au Canada avec ces crimes génocidaires, ainsi que leurs liens avec des crimes similaires dans d’autres pays. Il y a par exemple, un lien clair et direct entre l’industrie du trafic des organes humains basé en Chine et en Thaïlande et la disparition des femmes aborigènes en CB. (10)

13. Ceci fut de plus  rapidement suivi par un un second effort de maquillage par le présent gouvernement libéral du Canada, connu sous le vocable de “L’enquête nationale sur les femmes disparues”. A partir de 2007, une fois que ces connexions furent fermement prouvées par notre campagne et par les témoignages croissant de beaucoup de témoins oculaires aborigènes, le gouvernement conservateur de Stephen Harper s’appuya sur le toujours actif plan Chrétien pour mettre un point final à leur divulgation et y mettre “une pirouette finale d’isolation” sur toute cette affaire passée et présente du génocide au Canada. Ceci se fit au moyen d’une enquête gouvernementale: une opération élaborée de manipulation connue sous le nom de “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR). La CVR fut modelée sur une campagne de désinformation secrète standard afin d’enterrer les preuves, réduire au silence les témoins, discréditer les diseurs de vérité et blanchir les coupables. Avec la complicité active des médias du monde, de l’ONU et de chaque niveau des pouvoirs judiciaire et politique au Canada, la CVR enterra la vérité et les preuves du génocide des pensionnats pour Indiens avec un remarquable succès. Elle le fit afin de masquer la continuité de ce crime spécifiquement au sein des nations autochtones de la côte ouest canadienne. (11)

14. Il est clair que cette dernière “enquête” d’apparat en date  est une autre réalisation du plan Chrétien pour éliminer tous les témoins et preuves de la “solution finale” au Canada en ce qui concerne sa population indigène et qui commença en 1910. La soi-disante “enquête sur les femmes disparues” s’opère au travers de ces mêmes agences de police, incluant la GRC, qui sont responsables de l’assassinat de femmes autochtones ciblées et de leurs familles.

15. Comme la CVR, “l’enquête” sur les femmes disparues stoppe les véritables efforts de révéler les crimes et qui en est responsable ; en éliminant les témoins oculaires qui réfutent les versions officielles des disparitions. En tant que pièce de théâtre jouée par les mêmes puissances responsables de la disparition des femmes indigènes, “l’enquête” est moribonde, n’ayant émis aucun rapport sur quoi que ce soit de ses supposées trouvailles au cours des deux années de son existence fantômatique. Nous croyons que ceci a pour but la destruction finale des peuples indigènes et de leur base territoriale et s’assurer que ceci se poursuivra sans heurt et en dégageant le maximum de bénéfices pour les intérêts entrepreneuriaux et d’état qui sont derrière cette destruction.

16. La preuve de tout ceci est le fait essentiel qui est enterré par “l’enquête” et les médias canadiens, à savoir que les disparitions de la côte ouest sont le résultat d’un ciblage racial et politique spécifique et ne sont en rien des meurtres fortuits. Ce point fut établi par nos propres investigations dès le printemps 2003. (12) Ainsi, la vaste majorité des femmes aborigènes portées disparues viennent de familles de lignée matrilinéaire du mode des mères de clan, mode qui traditionnellement contrôle les ressources et la base territoriale des différentes nations indiennes. Bref, leur assassinat revenait à un mode opératoire d’assassinats politiques délibérés visant les leaders restant des tribus de la côte ouest dont la résistance est un obstacle à la veulerie des entreprises avides de ressources naturelles. En ce sens, ces derniers assassinats sont simplement la continuité de la longue tradition canadienne de l’extermination masquée en ce qui concerne les peuples indigènes.

17. Ces crimes ont même un aspect encore plus sombre, impliquant un rituel satanique, qui a été en premier lieu documenté dès 1998 au cours de notre enquête sur le système des pensionnats pour Indiens. Le soi-disant “Neuvième Cercle”, ce culte sacrificiel catholique établi au XVIIème siècle par les jésuites et qui est toujours opérationnel sous les plus hautes directives du Vatican et de ses plus hautes sphères, a fonctionné au sein des pensionnats dès leur ouverture. (13) Le trafic routinier, la torture et le meurtre d’enfants dans les pensionnats étaient à la fois pratiqués par les églises anglicane et unifiée ainsi que par l’église catholique et impliquaient des membres du gouvernement, de la famille royale ainsi que des églises. Ce même Neuvième Cercle continue de tuer en toute impunité dans les cercles d’église aujourd’hui et dans les communautés de la côte ouest situées sur des terres lourdement pourvues en ressources naturelles. Il est très clair que les mêmes forces qui sont traditionnellement derrière le vol de la terre et de la richesse aborigènes, continuent de tuer de manière rituelle et de trafiquer les enfants de nos jours.

18Derrière son masque généreux, comme montré par son nouveau premier ministre pirouettant Justin Trudeau, le Canada est une société fermée et répressive qui extermine effectivement ce qu’il reste des populations autochtones au sein de ses frontières. Il le fait en accord avec son programme génocidaire fondateur introduit en 1910 et la directive ministérielle de Jean Chrétien en 1998 ainsi que par la collusion active et dans l’intérêt d’entreprises d’extraction de ressources essentiellement américaines et chinoises.

19. En tant que campagne menée par l’état, cette culmination du génocide canadien est passible de sanctions judiciaires, comme cela est évident non seulement de par le refus de tout tribunal de la “couronne” de trainer en justice et de faire condamner toute personne ou agence pour acte de génocide, mais aussi la mise en accusation active par ces mêmes tribunaux de quiconque expose ces crimes au grand jour. Il n’y a pas d’avenir pour quelque justice ou compensation que ce soit pour les victimes de ce génocide au Canada, ni par les agences, instances judiciaires des Nations-Unies, qui ont tourné le dos à la réalité de ce crime continuel perpétré par le Canada chrétien et colonial. (15)

20.  Ainsi, il en incombe à la communauté mondiale de faire respecter la loi internationale et de faire en sorte que le Canada soit sanctionné politiquement et économiquement, ainsi que la couronne d’Angleterre, le Vatican et leur église et associés entrepreneuriaux, pour leurs crimes prouvés contre l’humanité. Le Canada et ces pouvoirs en question sont des entités échappant à tout contrôle dont les actions menacent non seulement les innocents mais aussi la souveraineté et la paix de toutes les nations. Cette menace est évidente avec la politique toujours en vigueur et appliquée connue sous le nom de Crimen Sollicitationas au sein de l’église catholique romaine, qui subvertit les lois de protection de l’enfance et le pouvoir des gouvernements souverains en demandant que chaque catholique dans le monde protège les tortionnaires et violeurs d’enfants au sein de l’église et cache ces abus et trafics à la police. L’église anglicane est gouvernée par la même politique, comme l’est toute église non-catholique qui se rallie et se réunit avec la papauté romaine en accord avec le plan “d’une église mondiale” du criminel de guerre condamné connu sous le nom de pape François 1er. (16) Depuis sa mise en service en 1929, Crimen Sollicitationas a encouragé et causé l’assassinat systémique d’enfants au Canada, aux Etats-Unis, en Irlande, en Croatie, à travers toute l’Europe et dans le monde, crimes qui continuent à être perpétrés en toute impunité. Aussi longtemps qu’une telle criminalité institutionnalisée contre les enfants est permise de fonctionner légalement,  aucun pays ne peut prétendre protéger ses citoyens ou sa souveraineté légale.

21. Il y a une claire obligation morale et légale pour les nations souveraines d’empêcher et de punir les régimes criminels avérés comme le Canada, la Couronne Britannique et le Vatican. Nous lançons donc un appel solennel et attendons que les nations le fassent, utilisant leur police, leur armée et leur machine légale et judiciaire. Nous dirigeons tout spécifiquement cet appel au président Vladimir Poutine, son gouvernement et au peuple russe et à tous les pays existant en dehors de l’influence du bloc occidental.

22. Plus spécifiquement, notre directorat du TICEE et ses affiliés dans sept pays demandent que ces gouvernements entreprennent les actions suivantes:

  • Commencer des sanctions économiques et politiques compréhensives contre le Canada, l’Angleterre et le Vatican en tant que régimes génocidaires condamnés, incluant une procédure de censure et d’expulsion formelle de l’Assemblée Générale de l’ONU et en imposant un embargo touristique et commercial sur ces puissances.
  • Envoyer une force de maintien de la paix au Canada pour protéger les témoins oculaires aborigènes, les familles ciblées et les activistes du TICEE qui confrontent ces crimes ; de procéder à l’arrestation de criminels de guerre condamnés au Canada.
  • Envoyer des équipes médico-légales professionnelles pour nous assister aux recherches et à l’examen des scènes de crime ainsi que les fosses communes et charniers sur les sites des anciens pensionnats pour Indiens
  • Mettre en place des tribunaux domestiques et internationaux pour juger ces individus et institutions entrepreneuriales/corporatrices responsables de ces crimes et autres contre l’humanité.

23.  Dans les semaines à venir, nos délégations vont amener cet appel et nos preuves devant les gouvernements, les éducateurs, les juristes et les médias du monde. Ceux d’entre nous qui ont révélé et confronté ces crimes ayant lieu au Canada ont été attaqués, harcelés, mis en prison et censurés par tous les niveaux du gouvernement, de la police, des tribunaux et ont été empêchés d’agir librement dans leur propre pays. Nous amenons donc de ce fait cette vérité au-delà des frontières du Canada en l’honneur de cette armée d’innocents qui sont morts et vont continuer de mourir si justice n’est pas faite. Voilà notre position et nous ne pouvons en avoir une autre.

Publié le 1er septembre 2017 par the Directorat Central du TICEE avec l’approbation des anciens des nations Anishinabe, Mohawk, Cree, Metis, Cochiwan et Squamish indigènes à travers le Canada et aussi par les affiliés au TICEE au Canada, en Irlande, en Angleterre, en Italie, en Serbie et en Russie

Notes

  1. Un accord contractuel daté du 25 novembre 1910 entre le gouvernement du Canada et les églises catholique romaine, anglicane, presbytérienne et méthodiste (ces deux dernières étant les prédécesseurs de l’église unifiée du Canada) établit la gestion administrative et le financement conjoints des pensionnats pour Indiens dans lesquelles la moitié des enfants incarcérés moururent.
  2. (http://itccs.org/wp-content/uploads/2016/09/communique-011.jpg .)
  3. 3. Un ordre spécial en conseil ratifié le 1er juillet 1920 a rendu obligatoire pour chaque enfant aborigène au Canada dès l’âge de 7 ans ou plus vieux d’être incarcéré dans le système de pensionnats pour Indiens.
  4. 4.(http://itccs.org/wp-content/uploads/2016/09/communique-004.jpg )
  5. 5.Ce ratio de décès approximatif est fondé sur les propres statistiques du gouvernement et de l’église et est discuté en détail en page 41 et suivantes du livre Murder by 
  6. 6. Decree: The Crime of Genocide in Canada (Amazon, 2016). Qu’on trouve en ligne à (www.murderbydecree.com)
  7. 7.Quelques preuves de l’existence de ces escadrons de la mort et de l’implication de la police dans ceux-ci se trouvent dans les témoignages de ce mémo: http://itccs.org/2011/02/02/memorandum-on-the-organized-disappearance-torture-exploitation-and-murder-of-women-and-children-on-canada-s-west-coast-a-summary-from-eyewitnesses/. Voir aussi la 3ème partie de www.murderbydecree.com .
  1. 8.Une copie de cette directive fut envoyée en juillet 2016 au bureau central du TICEE par un informateur au sein des services de renseignement canadien du CSIS. La directive Chrétien est décrite sur: http://itccs.org/2016/07/08/secret-black-ops-program-identified-by-canadian-government-source-2/
  1. 9. L’IHRAAM est l’International Human Rights Association of American Minorities (L’Association Internationale pour les Droits des Minorités Américaines), une ONG à l’ONU. L’IHRAAM a sponsorisé le tribunal, son directeur le Dr Youssouf Kly et agent de terrain Rudy James y furent présents avec 15 observateurs aborigènes les 12-14 juin 1998 à Vancouver. Voir le The Globe and Mail, June 20,1998.
  2. 10.  Ces assassinats ont pris la vie de sept activistes aborigènes du TICEE à Vancouver et Winnipeg ainsi que celle de manifestants natifs à travers le Canada. Spécifiquement ciblés ont été les anciens traditionnels de la côte ouest du Canada ayant la connaissance de l’histoire orale et spirituelle de leurs nations.
  3. 11.  Ces rapports ont impliqué la divulgation du nom du “chef” principal financé par le gouvernement du conseil tribal Carrier-Sekani, Ed John, comme étant un trafiquant de drogue et d’enfants, un spéculateur foncier qui tuait son propre peuple pour qu’Alcan et B.C Hydro puissent s’approprier leur terre. John a été accusé par trois anciens membres de son conseil tribal, dont deux d’entre eux, Frank Martin et Helen Michel, ont témoigné devant l’IHRAAM sur les crimes dans les pensionnats pour Indiens en juin 1998. (www.murderbydecree.com). Ed John a servi comme le “représentant aborigène officieux” du Canada à l’ONU et avec d’autres entités diplomatiques.
  4. 12, L’agent du CSIS Grant Wakefield a parlé en personne au secrétaire du TICEE Kevin Annett à ce sujet en deux occasions, mais il fut subséquemment traduit en justice par le gouvernement pour le réduire au silence et il fut mis en liste noire des médias canadiens. Ses déclarations sont en grande partie reproduite dans la 3ème partie de Murder by Decree: The Crime of Genocide in Canada. Les noms des politiciens, des juges et quatre officiels de haut rang ayant été impliqués dans le cercle du trafic de film snuff sont en possession du TICEE; ces noms incluent l’ancien premier ministre canadien Paul Martin et les juges MacEachern, Esson et Grobberman de la cour suprême de la Colombie Britannique, ainsi que des officiers de police de haut-rang impliqués dans “l’enquête sur les femmes disparues”, comme Bruce Michelson du département de police de la ville de Vancouver.
  5. 13. Là encore, les détails de cette connexion peuvent être trouvés dans la 3ème partie de “Murder by Decree”. Wendy Poole par exemple, fut une “femme disparue” importante de Vancouver dont la famille a été lourdement impliquée dans des manifestations publiques, des barrages routiers pour défendre leurs territoires traditionnels contre l’industrie du bois et celle de l’extraction minière. Son oncle, Art Solomon, était un traditionaliste souverainiste en porte-à-faux avec le gouvernement et ses marionnettes des chefs de conseils.
  6. 14. Murder by Decree: The Crime of Genocide in Canada les détails de la couverture et de la criminalité de la CVR en première partie  (www.murderbydecree.com)
  7. 15. Ce fait fut établi par le gendarme de la GRC en retraite George Brown au travers de sa propre enquête sur les personnes disparues qu’il conduisit sur Vancouver entre 2001 et 2003. Brown est cité dans le documentaire Unrepentant qui est posté sur (www.murderbydecree.com) et en 3ème partie de:  Murder by Decree: The Crime of Genocide in Canada. 
  8. 16. Voir non seulement Murder by Decree mais aussi Unrelenting: Between Sodom and Zion de Kevin Annett pour une discussion sur le culte du Neuvième Cercle et le témoignage de deux participants aux cérémonies en Europe Toos Neijenhuis and Anne Marie van Blijenburgh, se trouve sur ces sites: http://itccs.org/2014/09/10/transcript-of-anne-marie-van-blijenburghs-testimony-about-child-murders-in-belgium/  and  https://www.youtube.com/watch?v=-peCsdhscSA&t=135s 
  9. 17. Ibid.
  10. 18. Voir http://itccs.org/2016/04/01/expel-canada-united-kingdom-and-the-vatican-from-the-un-general-assembly-letter-of-demand-issued-to-secretary-general-ban-ki-moon/ and http://itccs.org/2016/05/02/united-nations-head-censured-as-itccs-activates-new-campaign-to-disestablish-criminal-powers/ 
  11. 19. En septembre 2010, Elizabeth de Windsor a signé l’accord d’Holyrood avec Joseph Ratzinger alias pape Benoît XVI, mettant en place les termes de la ré-incorporation de l’église anglicane au sein de l’église de Rome. Un de ces termes fut l’imposition des conditions de Crimen Sollicitationas sur tout le clergé anglican, ses membres et officiels, voir sur ce site: http://itccs.org/2014/02/02/pope-francis-is-named-by-former-argentine-junta-insider-as-prime-mover-in-child-trafficking-network-francis-concealed-vatican-crown-of-england-holyrood-agreement/ 
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Lettre ouverte à une sénatrice canadienne, négationniste de l’holocauste des Amérindiens du Canada… (Kevin Annett)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 4 avril 2017 by Résistance 71

« Si je devais choisir de tuer la moitié des enfants indiens qui sont sous notre attention, il n’y a pas de meilleur instrument à utiliser que votre pensionnat typique mis en place. »
~ Neil Parker, Superintendant aux affaires indiennes du Canada, 1949 ~

« Il est juste de dire que 50% des enfants qui sont passés au travers de ces écoles pensionnats n’ont pas vécu pour bénéficier d’une quelconque éducation en leur sein. »
~ D.C Scott, adjoint au superintendant au ministère des affaires indiennes, juillet 1913, rapporté par CBS News en juin 2015 ~

« Nous ne pouvions pas commencer une enquête sur les morts dans les pensionnats pour Indiens, ceci aurait constitué une enquête bien trop énorme… »
~ Gendarme Gerry Peters, de la division « E » de la Gendarmerie Royale du Canada, Vancouver, juillet 1997 ~

« Les chances d’un élève des pensionnats pour Indiens de mourir dans les premières années du programme étaient d’une sur deux. Alors bon, OK, 50% est une juste estimation du taux de mortalité. »
~ Murray Sinclair, président de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), le 3 mars 2011 ~

 

Dans un miroir, sombrement: conseil à une négationiste de l’holocauste (amérindien)

 

Kevin Annett

 

28 mars 2017

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2017/03/28/in-a-mirror-darkly-some-advice-to-a-holocaust-denier/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une information en provenance d’Ottawa en date du 8 mars 2017: La sénatrice canadienne Lynn Beyak défend le système des pensionnats pour Indiens et affirme “qu’ils n’ont pas voulu faire de mal à quiconque”…

Ottawa

Chère Lynn,

Il a été dit de la vie au sénat canadien qu’elle est si pathétique que tout ce que vous pouvez y entendre est le bruit du ruminage et des ventres de porc. Je veux donc vous remercier pour donner tort à tous ces cyniques. Je n’avais absolument aucune idée que votre petite côterie d’appointés politiques à la platitude tant reconnue puisse produire une penseuse d’une telle originalité comme vous-même.

Quelle bonne bouffée d’air frais que d’entendre une politicienne canadienne affirmer que noir est en fait blanc et avec une telle conviction ! Et dire que j’avais perdu l’espoir en la capacité d’un quelconque de nos leaders d’ici, du Grand Nord tout blanc, de maîtriser la realpolitik machiavellienne. Je dis: bien vu, excellent !

Sénatrice, je vous donne un A+ pour vos efforts, mais si vous me permettez, j’ai quand même quelques conseils à vous donner en ce qui concerne la meilleure façon de propager votre gros mensonge bien particulier. En un mot, vous êtes trop crâneuse. Subtilement, est toujours après tout, la meileure méthode pour cacher un crime de groupe et de convaincre les gens qu’il ne s’est jamais passé: quelque chose que votre collègue du sénat Murray “Mr je blanchis tout par la CVR” Sinclair ne connaît que trop bien.

Note de R71: CVR est l’acronyme de la Commission Vérité et Réconciliation, la farce officielle de l’état canadien pour blanchir et minimiser l’affaire du génocide dans les pensionnats pour Indiens entre 1867 et 1996. Si l’état canadien s’est fendu d’”excuses officielles”, personne n’a jamais été condamné pour la disparition et meurtres de plus de 50 000 enfants autochtones dans les murs des camps de la mort qu’étaient les pensionnats pour Indiens, gérés par les églises, au nom du gouvernement canadien. Voir à cet effet notre traduction du contre-rapport à la CVR du Tribunal pour les Disparus du Canada: “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” (2016), ce texte est le fruit de plus de 20 ans de recherches, d’enquêtes et de témoignages.

Mettez une sourdine à votre hyperbole dans un premier temps. Même le plus fleur bleue, trouillard des Injuns des Canucks (Canadiens) aura du mal à avaler votre affirmation disant que votre typique curé frappeur d’enfant ne faisait en fait “qu’essayer de son mieux” avec tous ces sauvages. Allons, allons Lynn, aller au charbon avec rien d’autre que cette rhétorique va permettre à tout critique de vous cueillir avec juste une simple citation du ratio de plus de 50% de décès parmi tous ces enfants basanés qui étaient pensionnaires de ce que vous appelez “les pensionnats scolaires”.

Bref, le grand mensonge, çà doit être convaincant.

Point suivant: Pour l’observateur neutre, vous agissez comme le badeau dans le script pré-arrangé de quelqu’un d’autre. Je veux dire, regardez comment tous les gros matous aborigènes sautent après vos paroles, comme des violeurs d’enfants en rut. Vous donnez à des gens comme Murray Sinclair, Pat Brazeau et tous les autres sultans de la trahison ; la parfaite méthode pour poser en champions de leur peuple, leurs frères Indiens, qu’ils ont trahis pendant des années. Est-ce cela que vous voulez vraiment ?

Quant à votre affirmation que les camps d’internement chrétiens ont en fait sauvé plutôt que tué les enfants basanés: une fois de plus, vous êtes hors piste, sans aucune sécurité. Pourquoi ne pas aligner le gang habituel des lècheurs de bottes, de ces “survivants” aborigènes, Indiens des forts, pour qu’ils endorsent publiquement votre affirmation et affirment aux yeux de tous à quel point la vie était belle dans les camps ? Nous savons qu’il y en a un bon paquet alentours, nous savons aussi qu’ils ne demandent pas cher non plus pour “témoigner”…

Enfin, essayez de lancer quelques miettes rhétoriques à cette bête connus sous le vocable du politiquement correct. C’est la meilleure façon de désarmer vos critiques. Donnez-nous quelques lignes au sujet de la cicatrisation et de la réconciliation. Nous, pauvres visages pâles Canucks, aimons entendre ces mots. Ils nous font nous sentir bien au sujet de nous-mêmes, ce qui est après tout, tout le but de l’exercice: spécifiquement depuis que nous sommes tous partie d’une conspiration criminelle condamnée.

Il est vrai que toutes ces erreurs n’auront peut-être pas d’importance sur la distance considérant les remous que vous faites dans la presse et parmi beaucoup d’entre-nous pâles Canucks. Finalement a émergé un leader qui dit ce que tous ces paroissiens ont ressenti, mais qu’étant Canadiens, n’ont jamais dit: que ces Injuns l’ont eu trop belle et qu’ils nous pompent jusqu’à la lie, et que merde, après tout, ils vont peut-être finir par récupérer toute la putain de place de nouveau !

J’espère que vous considérez devenir premier ministre, ou peut-être est-ce là toute l’affaire ?…

Quoi qu’il en soit, pour vraiment maîtriser l’art du mensonge et de la déception Lynn, vous devez comprendre les détails de ce que vous essayez de pirrouetter. Connaître son ennemi est la clef pour gagner quelque bataille que ce soit après tout. Je vous invite donc à regarder quelques dures preuves de vie et de mort dans ce que vous appelez les joyeuses colonies de vancances que furent les pensionnats pour Indiens, preuves contenues dans ma composition de plus de 20 ans de recherche intitulée “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” (2016). Je l’ai écrit pour mettre une électrode dans le fion de Murray Sinclair, vous devriez donc vous réjouir à sa lecture.

Un de bien des survivants de ces pensionnats que je cite dans mon livre, Sylvester Green, était sur le détail des enterrements du camp de l’Église Unifiée du Canada à Edmonton dans les années 1960. Il a dû mettre en terre plus de 100 autres enfants durant les deux ans où il y fut incarcéré, avant qu’il ne s’en échappe.

Sylvester m’a dit qu’une fois à un réveillon de Noël, lui et d’autres enfants reçurent des vêtements propres et furent paradés devant une congrégation de notables blancs afin de chanter des chants de Noël pour toute cette foule chrétienne joyeuse et réceptive. Puis, Sylvester et les autres enfants furent ramenés dans leur camp et reçurent en récompense de leurs beaux chants, de choisir parmi eux lesquels seraient violés et pire par le révérend Jim Ludford et ses acolytes. Normalement les enfants n’avaient pas le choix.

J’ai juste pensé que vous apprécieriez le témoignage de Sylvester sur le comment le système n’était pas si mauvais après tout.

Sincèrement vôtre,

Kevin Annett

Génocide au Canada: Appel à manifester dans les églises à Noël en commémoration des 70 ans de l’assassinat impuni de la petite Maisie Shaw !

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Lire: “Meurtre par décret: Le crime de génocide au Canada” (traduction française Résistance 71)

 

Nous nous rappelons les enfants assassinés et ceux qui sont responsables:

Commémorez le souvenir de Maisie Shaw à Noël prochain en fermant les élises qui l’ont tué elle et 60 000 autres enfants autochtones !

 

ITCCS / TICEE

 

13 décembre 2016

 

url de l’article original:

 

http://itccs.org/2016/12/13/we-remember-the-murdered-children-and-those-responsible-commemorate-maisie-shaw-remembrance-day-this-christmas-by-shutting-down-the-churches-that-killed-her-and-60000-other-children/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La scène du crime et l’assassin (voir photo sur l’article original): Le pensionnat pour Indiens d’Alberni et son directeur, le prêtre de l’Eglise Unifiée du Canada, le révérend Alfred Caldwell (photo prise en 1946)

Appel spécial du TICEE et de Radio Free Kanata

Sa vie a été soufflée en un instant par un coup de pied du prêtre de l’Eglise Unifiée du Canada Alfred Caldwell, qui ne fut jamais inquiété pour ce crime. Comme bien d’autres, la victime, Maisie Shaw, fut enterrée en secret et la vérité avec elle. Mais le crime demeure, et la défunte hurle toujours pour que justice soit faite.

Ce 24 décembre qui vient, ce sera le 70ème anniversaire de l’assassinat de Maisie Shaw par Caldwell: le premier de tant de crimes qui fut rendu public par notre campagne de plus de 20 ans pour mettre au grand jour et amener devant la justice le génocide perpétré par les églises et l’état au Canada.

Les criminels ont rendu un simulacre d’auto-absolution de leur culpabilité mais sous la loi coutumière toujours en vigueur, les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada sont des organisations criminelles déclarées coupables et condamnées, des entités qui ont perdu tout droit de fonctionner dans notre société. Il est maintenant de la responsabilité de tout homme et femme honnêtes de mettre un terme à ces églises assassines et de les empêcher de nuire plus avant à tant d’autres enfants.

Vous pouvez commencer cette action le soir du réveillon et le dimanche 25 décembre, jour de Noël, en occupant et / ou en manifestant dans ces églises, spécifiquement des églises unifiées, dont les membres du clergé sont coupables de la mort de Maisie Shaw et de tant d’autres enfants comme elle. Utilisez ces slogans sur vos pancartes et pamphlets et demandez instamment à ce que les paroissiens arrêtent de financer leur église infanticide :

Les enfants morts ne reposent pas en paix alors que leurs assassins courent toujours. Vous ne pouvez pas cicatriser ni réconcilier le génocide ! Pas d’exonération d’impôts pour les églises tueuses d’enfants ! Boycottez l’United Church of Canada / l’Église Unifiée du Canada ! Rien n’a été cicatrisé ni aucune réconciliation ne s’est effectuée: Votre culpabilité demeure intacte ! Arrêtez ces criminels de l’Église Unifiée reconnus coupables et condamnés : Marion Best, Virginia Coleman, Gary Paterson, Jon Jessiman, Brian Thorpe, Art Anderson, Foster Freed, Phil Spencer, Bill Howie, Cameron Reid

“Elle pleurait pour revoir sa maman au sommet des escaliers. C’est alors que Caldwell lui a donné un coup de pied. Elle est tombée jusqu’en bas des escaliers et demeura là étendue. Elle ne respirait plus, elle ne bougeait plus. Je revois çà tout le temps.”
Témoin occulaire du meurtre Harriett Nahanee sur l’assassinat de la petite Maisie Shaw de 14 ans par Alfred Caldwell, le soir du réveillon de Noël 1946 ~

La témoin occulaire: Harriett Nahanee (voir photo sur l’article original) est morte subitement après avoir été arrêtée et incarcérée en février 2007…

Blanchiment de crime contre l’humanité au Canada… La nouvelle farce: la Commission Nationale d’Enquête sur les Femmes Disparues…

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Ils sont là pour embrumer le massacre et non pas pour le stopper

L’équipe de nettoyage de Justin (NdT: Trudeau, nouveau premier ministre canadien) sévit sur la côte Ouest alors que les femmes indigènes disparaissent de plus belle

Kevin Annett

6 août 2016

url de l’article original:

http://itccs.org/2016/08/06/they-come-to-fog-the-slaughter-not-to-stop-it/

~ Résistance 71 ~

L’Enquête Nationale sur les Femmes Disparues a annoncé aujourd’hui la nomination de ses cinq commissaires… Leur mandat inclut l’étude des “causes systémiques” derrière les disparitions et de faire une série de recommandations au gouvernement sur la mise en place d’un plan d’action à long terme….

Blablabla… (baillements)

Oui Virginie, c’est vrai: Les Canadiens sont vraiment ennuyeux. Mais le tout dernier exercice en date de la saga du blanchiment officiel (de crime) s’appelle la Commission d’Enquête Nationale sur la Disparition des Femmes (CNEFD) et bien pire qu’une simple banalité. Alors que vous vous endormez dans l’ennui créé par un nouvel exercice gouvernemental de rhétorique et de paperasserie coûtant bien sûr quelques 70 millions de dollars aux contribuables, le crime sur lequel la commission “enquête” de manière si ostentatoire, continue de plus belle, comme il est supposé le faire. Après tout, le marché aux esclaves modernes est un business bien trop lucratif pour que quoi que ce soit d’autre ne se passe.

Quant à la légitimité de ce que j’appelle “Le fiasco de la Commission Vérité et Réconciliation, deuxième partie”: pourquoi quiconque ayant trois cellules de matière grise pouvant se frotter l’une sur l’autre, devrait faire confiance à ce même état qui vient juste de camoufler et blanchir le plus grand crime de l’histoire canadienne (NdT: le génocide des enfants indigènes via le programme des pensionnats pour Indiens, voir notre traduction du dossier de contre-rapport “Meurtre par Décret” sur ce blog), de ne pas faire la même chose avec les cadavres de miliers de femmes autochtones ? Spécifiquement lorsqu’il planifie d’utiliser les mêmes agences de police qui font disparaître ces femmes ?

Le niveau de QI a t’il soudainement plongé les gars?…

Bon, c’est le Canada après tout, et la côte ouest en plus: notre Nirvana local à l’EEG plat, oû des adorateurs du soleil et buveurs de café au lait sont bien trop engoncés dans les âfres de la belle vie pour remarquer la puanteur émanant de la partie Est du centre de la ville de Vancouver, de là où essentiellement des femmes et des enfants autochtones ont disparu des rues depuis des décennies.

J’ai appris au sujet de tout cela la toute première semaine de mon travail alors que j’étais un tout jeune prêtre de rue au printemps de l’année 1986: la même année où l’Expo 86 jeta dehors plus de 1000 anciens et pauvres gens hors de leurs hôtels et appartements qu’ils partageaient pour faire de la place aux gros et gras touristes. Trois prostituées aborigènes disparurent de Hastings Street en juste une semaine sans qu’aucun média ne rapporte ce fait.

Trente ans et la moitié de ma vie plus tard, rien n’a vraiment changé, à part le besoin du gouvernement de faire semblant de s’y intéresser, tandis que l’odeur de cadavres commencent à sortir hors des ghettos et des bidonvilles du centre ville de Vancouver et que ceci commence à devenir info en Allemagne et en Nouvelle-Zélande…

Mon amie maintenant décédée Harriett Nahanee, qui occupait des églises tueuses d’enfants avec moi juste à un pâté de maison de là où les disparus continuent de disparaître, avait dit une fois que demander pourquoi des enfants mourraient dans les pensionnats pour autochtones revenait à demander pourquoi des fœtus sont éliminés dans les cliniques pour avortement. La même chose peut-être dite au sujet de “l’enquête” sur les disparitions de femmes aborigènes. Pourquoi toutes ces disparitions ? Parce qu’elles sont supposées disparaître, imbécile !

Ou voyons voir un peu: Est-ce que j’ai moi-même imaginé la loi sur les Indiens (Indian Act), qui nie toujours légalement les natifs vivant sur les réserves les pleins droits de citoyens et les rend par là-même complètement périssable ? Ai-je aussi imaginé le ciblage routinier des Indiens SDF comme cibles d’entraînement par la GRC et les flics de Vancouver et ce sans que jamais de réprimande ne soit alouée ? Ai-je aussi imaginé l’énorme taux de mortalité des aborigènes urbains, taux en hausse perpétuel ?

Que dire de la politique officieuse du “ne pas ranimer” s’appliquant aux Indiens qui sont amenés dans les salles d’urgence des hôpitaux de Vancouver ? Ou de la saisie routinière des enfants aborigènes sans aucune raison ou mandat des autorités sociales par les flics de Vancouver ou les assistants sociaux, ainsi que leur incarcération subséquente dans des foyers de riches violeurs pédophiles blancs ? Ou l’obligation pour des familles aborigènes entières de quitter leurs terres sous la menace d’armes par les gendarmes de la GRC ou autres portes-flingues payés par des entreprises étrangères ? (NdT: essentiellement chinoise de nos jours en Colombie Britannique, qui est vendue morceau par morceau aux cartels miniers et énergétiques chinois par les politiques et hauts-fonctionnaires véreux, contrôlant par la corruption les “conseils” de bandes indiennes locaux sous contrôle colonial, qui cèdent les terres ancestrales ilégalement aux cartels industriels..)

Ah oui, les femmes aborigènes disparaissent en grand nombre aussi.

George Brown sait très spécifiquement pourquoi elles disparaissent, c’est aussi pourquoi il ne fit pas de vieux os en tant que gendarme aborigène incorporé dans la GRC (Gendarmerie Royale du Canada, la fameuse “police montée” canadienne, qui est l’équivalent du FBI yankee et a compétence sur l’ensemble du territoire fédéral canadien. A l’origine, la GRC fut créée comme traqueuse d’Indiens et pour ramener les renégats dans les “réserves”…) de Vancouver. Lui et moi, ainsi que quelques autres personnes, avons fait notre propre enquête sur ces femmes disparues vers 2003, nous avons bien failli aussi y laisser notre peau. D’après George:

“C’est bien plus gros que ce qu’en dit l’histoire officielle, celle d’un tueur solitaire. Beaucoup de flics sont impliqués, mais ils protègent essentiellement les pontes se trouvant derriere ces assassinats et le marché des snuff films (NdT: films pornographiques où des esclaves sexuels, souvent des femmes et des enfants, sont mis à mort et filmés dans ce rituel. Ce marché lucratif est géré par des réseaux impliquant des officiels des gouvernements, des juges, des hauts-fonctionnaires, des politiciens etc…). Si vous en parlez, vous mourrez, c’est aussi simple que cela. Il y a trop d’argent en jeu et trop de gens profitant de ce business juteux pour permetttre à quiconque de soulever le couvercle de cette marmite infernale et d’étaler cette merde au grand jour. C’est un énorme marché aux esclaves et ce marché implique les Chinois, les Thaïlandais, les Américains, même les “chefs” élus des nations aborigènes du Nord de la province. Mais ne vous attendez pas à ce que tout cela sorte. Ils vont blanchir et continueront de blanchir tout çà avec l’histoire habituelle du tueur psycho solitaire.”

Quelqu’un a t’il mentionné Willie Pickton ? (NdT: Pickton a été le bouc émissaire d’une affaire de disparitions et d’assassinats de femmes aborigènes sur Vancouver, même s’il couvrait manifestement des commanditaires, il fut déclaré “tueur solitaire”, jugé et incarcéré… çà rappelle l’affaire Dutroux ?… Mais non on l’a pas dit… bon alors on l’a pas dit fort… )

C’est un truc bizarre avec le Canada: plus les choses deviennent criminelles et plus on a de sbires pour dissiper les ténèbres. Derniers en date bien sûr, une femme et juge aborigène qui préside la très fédérale Commission Nationale d’Enquête sur les Femmes Disparues (CNEFD), Marion Buller, qui représente le tout dernier effort de “lavage plus rouge” en date et qui se repose sur vous tous, braves libéraux bourgeois blancs et coupables, pour que vous lui donniez votre estampille d’acquiescement alors que vous vous applaudissez et vous félicitez entre vous d’être si progressistes.

Mécontent du nouvellement bassement représenté président de la CVR Murray “regardez-moi mentir lorsque mes lèvres bougent” Sinclair, merde, il était aussi un juge aborigène, imaginez un peu ! On se retrouve maintenant avec une présidente de la commission d’enquête qui est même critiquée par le journal du National Post comme étant “un choix questionable, considérant le fait qu’elle a une propention depuis son banc à ne donner que des sentences légères à ceux qui offensent les aborigènes.” Merde Sherlock ! Elle semble en fait être parfaite pour le boulot à venir !

Comme on dit en droit coutumier, laissons ceux qui doivent être trompés, être trompés.

Quant à moi et ma maisonnée, malgré les requêtes pour que j’y assiste ou pour que je manifeste en dehors ou dans l’enquête sur les femmes disparues lorsque ce grand cirque arrivera bientôt en ville, je vais en fait me réfréner de le faire. Je me suis rendu compte que les mensonges et les menteurs officiels reçoivent bien trop d’attention de notre part, celle du peuple, ceci est aussi une des raisons pour laquelle les tueurs et leur fange continuent d’échapper à la justice.

Au lieu de cela, je suggère humblement que nous focalisions notre attention là où il se doit: en mobilisant la communauté pour traquer et localiser ceux qui kidnappent, traffiquent et tuent des innocents, qui qu’ils soient et de gérer leur cas de la manière dont l’esprit nous l’indique. Ceci demande plus d’indépendance, de courage et d’auto-détermination que possèdent tout Canadien ou Aborigène que je connaisse.

Bien entendu, dans mes meilleurs moments, je suis un optimiste incurable. Je crois sincèrement qu’un jour nous les Canucks (NdT: la façon dont les Canadiens s’appellent eux-mêmes affectueusement), seront en fait dignes de tous les bons sentiments qui nous sont prêtés et que nous nous prêtons a nous-mêmes. Dans le même temps, je prends ma pelle et peut-être même un flingue. M’accompagnerez-vous ?

=*=

A lire: « Meurtre par décret », le contre-rapport de la farce de la Commission Vérité et Réconciliation du Canada

« Meurtre par décret » le contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation sur le génocide au Canada ~ 1ère partie ~

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 5 juin 2016 by Résistance 71

Meurtre par décret: Le crime de génocide au Canada

 

Un contre-rapport de la “Commission Vérité et Réconciliation”

 

Publié par le Tribunal International pour les Disparus du Canada

En conjonction avec des Commissions Citoyennes d’Enquête préalables

 

Le 1er Mars 2016

Toronto & Bruxelles

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~ Juin 2016 ~

 

Introduction de « Meurtre par décret »

Préambule, Critique de la Commission Vérité et Réconciliation & Chronologie des évènements

1ère partie A & B

2ème partie

3ème partie

 

Note de Résistance 71: Le rapport dans sa version imprimée fait plus de 400 pages. De celles-ci, les 155 premières sont narratives et explicatrices. Le reste du rapport étant une suite d’appendices regroupant les documents et témoignages ayant servi à dresser le rapport et à évaluer la commission gouvernementale et ses actions. Notre traduction ne sera donc pas exhaustive mais représentative de larges extraits sélectionnés pour être les plus significatifs. Certaines parties du rapport contiennent les témoignages recueillis de quelques survivants des pensionnats, témoignages poignants et horrifiques des brimades, expérimentations et tortures subies ainsi que des témoignages d’assassinats en règle d’enfants autochtones dans de nombreux pensionnats. Nous nous limiterons à quelques exemples choisis. Pour ceux qui peuvent lire l’anglais, nous ne pouvons qu’encourager la lecture complète du rapport qui se trouve ici:

http://murderbydecree.com/ accompagné de quelques vidéos.

Nous tenons également à préciser que tout ce qui est rapporté dans ce qui suit est documenté dans les plus de 200 pages de documents mis en appendices. Nous encourageons nos lecteurs à les consulter dans l’édition originale dont nous avons mis le lien ci-dessus.

Les emphases de texte (caractères italiques et gras) sont de notre cru.

Préambule

Ce rapport est devenu une nécessité devant le très grave avortement de justice mis en scène par le gouvernement et les églises du Canada connu sous le nom de “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR). Il est écrit en réponse corrective des efforts illégaux et trompeurs de la dite commission afin de cacher la nature et l’extension du génocide délibéré qui s’est déroulé au Canada ces derniers deux siècles, génocide perpétré par l’état et l’église.

Ce rapport est publié par le Tribunal International pour les Disparus du Canada (TIDC), une coalition internationale de juristes et de groupes humanitaires et des droits de l’Homme. Le TIDC fut formé en décembre 2015 pour enquêter sur la disparition de personnes au Canada et de traduire en justice les responsables. Le tribunal s’est créé à cause des efforts continuels du gouvernement du Canada de faire obstruction et de subvertir la justice en cachant et en falsifiant la vérité sur le génocide des populations natives/indigènes passées et présentes au Canada.

Ce que vous allez lire dans ces pages est la transcription indépendante la plus définitive jamais publiée au Canada concernant ce génocide. Ceci comprend des travaux de recherche approfondis, des témoignages d’activistes et de témoins occulaires sur une période de plus de vingt ans et ce rapport est fondé sur des documents, des preuves documentées vérifiables, qui ont été délibérément supprimées, censurées ou détruites par la CVR du gouvernement canadien entre 2008 et 2015.

Une véritable enquête indépendante s’est tenue et se tient au Canada depuis 1998: la Commission de la Vérité sur le Génocide au Canada (CVGC) et ses filiales subséquentes dans le temps. En tant que réseau autonome populaire composé de personnes autochtones et non-autochtones, celui-ci s’est battu contre un environnement défavorable pour documenter et rendre publique la vérité et l’histoire non censurée du massacre génocidaire connu sous le nom de système de pensionnats pour Indiens. La CVR fut délibérément établie par l’église et l’état en réponse à l’enquête indépendante de la CVGC et des protestations publiques qu’elle a suscitées et pour saboter et désamorcer l’énorme impact que ce mouvement a eu depuis le printemps de 1998.

Ce rapport actuel du TIDC est basé sur sa propre recherche originale tout autant que sur les découvertes et le travail antérieur de la CVGC et d’autres enquêtes indépendantes qui furent entreprises au sujet de l’holocauste canadien. Le but de ce présent rapport est de mettre à jour le faux narratif sur le génocide canadien construit par le gouvernement et sa CVR ainsi que de fournir un véritable compte-rendu du plus grand des crimes de l’histoire canadienne.

Ce rapport est une précieuse source d’archives qui sera utilisée comme base de toute action légale et politique à venir, non seulement contre les perpétrateurs individuels de ce crime contre l’humanité, mais aussi contre le système de pouvoir ainsi que les institutions qui ont massacré des nations entières et continuent de le faire.

A cet égard, il a été jugé approprié de publier ce rapport l’année du 15ème anniversaire de la publication de la première étude indépendante de la CVGC se rapportant aux crimes commis contre les Indiens dans les pensionnats: “Hidden from History: the Canadian Holocaust”, Kevin Annett, 2001. Longtemps avant qu’une quelconque CVR sponsorisée par l’état n’essaie de contrôler et de “pirouetter” la vérité, ainsi cette étude à elle seule, a commencé un processus de mise sous les projecteurs du nombre énorme d’enfants disparus et a enfin donné une voix à un très grand nombre de survivants de ces pensionnats.

Les auteurs ont composé le présent rapport pour les générations futures des peuples du Canada et comme une première étape de sortie de cet héritage meurtrier qui les détruit toujours aujourd’hui. Les Canadiens doivent savoir le crime avec lequel on attend d’eux qu’ils vivent avec, qu’ils financent et qu’ils soient complices, s’il y a un seul espoir pour eux qu’un jour ils puissent enfin répudier ce système et bâtir une nouvelle et juste fédération de nations égales. Car “quiconque ne comprend pas et n’assimile pas son propre passé est voué à le répéter.

Une critique de la “Commission Vérité et Réconciliation”

Une obstruction de la justice et de la vérité du début à la fin

“La Commission Vérité et Réconciliation ne doit pas tenir des auditions formelles, ni agir en tant qu’enquête publique, ni procéder à un processus judiciaire formel ; elle ne devra pas posséder de pouvoir de contrainte à audition, ni de mandater une quelconque participation à aucune de ses activités ou évènements… Elle ne devra pas établir de conclusions ou de recommandations en regard du mauvais comportement de quelque personne ou sur les possibles activités ou responsabilités criminelles de quelque personne ou organisation que ce soit… Elle ne devra pas citer nominalement les personnes dans aucune de ses activités, de ses déclarations publiques, rapports ou recommandations, ou utiliser quelque information personnelle ou déclarations faites qui identifient une personne… Les commissaires siégeant ne devront ni noter ni archiver les noms des personnes identifiées.” ~ De la seconde section “Etablissement, pouvoirs, devoirs et procédures de la commission”, Commission Vérité et Réconciliation, Ottawa, 2008

“J’ai vu beaucoup de nourriture gratuite, de beaux costumes et des groupes de Rock à la CVR de Winnipeg, mais ils n’avaient pas d’argent pour venir nous chercher et nous ramener de notre réserve pour raconter notre histoire à leur réunion. Le pire, c’est que lorsque nous avons essayé de nous lever et de venir au micro pour parler et pour expliquer les choses au sujet des enfants qui sont enterrés dans les pensionnats pour Indiens, on nous a dit que nous ne pouvions pas et les micros furent fermés. Et ce Murray Sinclair (président de la Commission) nous a même ri au nez en disant: “Oh non, pas encore ces barjots de Sandy Bay !”” ~ Ernie White, survivant des pensionnats pour Indiens, 2011 ~

La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) du Canada fut une réponse intérieure rapide de l’église et de l’état taillée sur mesure pour présenter leur propre narratif sur les crimes ayant eu lieu dans les pensionnats pour Indiens.. Ce fut, en rapport à tout standard d’objectivité, une falsification élaborée d’un crime monumental.

D’entrée, la commission a été créée et constituée par ces mêmes institutions de l’église et de l’état qui furent responsables des crimes perpétrés par les pensionnats pour Indiens et maintenant en charge de l’enquête ; ce simple fait disqualifie totalement la CVR comme étant un corps neutre et crédible. De fait, la CVR n’a commencé son travail qu’une fois que les deux institutions se fussent elles-mêmes légalement immunisées de toute responsabilité possible pour ces crimes: une manœuvre qui clairement constitue une obstruction flagrante à la justice.

[…]

Similairement, les avocats de l’église et du gouvernement qui construisirent le mandat de la CVR, le cadrèrent de telle façon que la commission soit en fait un corps ne représentant aucun danger et dont les trouvailles ne pourraient pas être utilisées pour amener devant la justice et encore moins faire condamner, quelque personne ou groupe (lisez église et état) que ce soit et dont les archives furent censurées afin d’exclure toute preuve d’actes criminels ou de décès dans les pensionnats. Le mandat déclarait même que la CVR “ne devra pas tenir d’auditions formelles, ni agir en tant qu’enquête publique… et ne devra pas nommer les personnes dans leurs évènements…” Ainsi donc, comme la CVR a nié d’entrée qu’elle fut une commission d’enquête, qu’était-elle en fait ?

Des propres mots d’un universitaire sud-africain qui visita et observa trois évènements publics séparés de la CVR en 2011 et 2012, il déclara:

“Tout cela n’était qu’une énorme mise en scène ayant très peu de substance. Ses soi-disants “forums publics” étaient des évènements contrôlés mettant en scène des conférenciers sous contrôle et tout était structuré de façon à éviter que tout témoignange dérangeant ne fasse surface. Je n’ai jamais entendu une seule fois qu’un enfant avait été torturé ou tué. C’était tout à fait remarquable de voir comment le gouvernement [canadien] réussissait un tel blanchiment de responsabilité. Comparer cette commissions avec la CVR qui a eu lieu en Afrique du Sud est de l’ordre du comique.” ~ Dr. Neil Kruger, d’un entretien qu’il a eu avec Kevin Annett le 12 Avril 2013 ~

Une bonne partie de ce subterfuge élaboré fut le nom délibérément emprunté à l’ “Enquête sur la Vérité et la Réconciliation” du gouvernement sud-africain, enquête sur les crimes de l’apartheid ; ainsi la CVR canadienne se parait-elle de l’aura d’une véritable enquête ayant eu lieu, alors qu’elle n’était en rien similaire à celle-ci. Les médias canadiens assistèrent dans cette supercherie dès le départ, cadrant continuellement la CVR comme étant un effort légitime de raconter la véritable histoire des crimes des pensionnats pour Indiens tout en ne mentionnant jamais la nature restreinte et sans pouvoir de la CVR en tant que “non-enquête”.

Privés de toute alternative et commandés par leur propre “leaders” financés par l’état colonial de l’Assemblée des Premières Nations (APN) de participer aux évènements de la CVR, beaucoup de survivants indigènes des pensionnats initialement regardèrent la CVR comme allant au moins leur donner une chance de “raconter leur histoire” publiquement, mais même cette opportunité leur fut refusée dans les différents forums de la CVR.

Aucun survivant des pensionnats pour Indiens ne fut autorisé à parler à moins que sa déclaration ne fusse au préalable examinée et autorisée par les “commissaires” appointés par l’église et l’état canadien ; la déclaration était alors dépouillée de toute référence à un crime, à un meurtre ou du ou des noms des perpétrateurs. Ainsi baillonnés, les survivants n’avaient que 10 minutes pour parler tandis que quasiment aucune restriction de temps n’était imposée aux officiels des églises qui avaient commis ces crimes et qui étaient régulièrement autorisés à utiliser les évènements de la CVR pour publiquement justifier et minimiser les atrocités commises dans les pensionnats.

“J’ai été dégoûtée par ce que nous avons traversé. On m’a empêché de parler, directement, et quand j’ai défié cet état de fait on m’a menacé d’expulsion physique de la salle de conférence. Il n’y avait qu’une petite douzaine de survivants de pensionnats dans le forum le jour où j’y étais et tous avaient l’air bien misérables. Ils ne furent aucunement honorés, on ne leur donna aucune aide, aucun conseil ni même aucune reconnaissance et tout ce qu’ils pouvaiewnt faire fut de parler dans le micro pendant quelques minutes. Mais un gros porc d’évêque de l’église catholique fut autorisé lui de déverser sa diarrhée verbale pendant plus d’une demie-heure pour expliquer qu’ils n’essayaient que de faire le bien dans ces écoles.

A ce moment, une vieille femme qui avait été au pensionnat de Kuper Island a commencé à crier vers le type de l’église: “arrêtez de mentir, dites la vérité !” et alors le président de la CVR, Murray Sinclair, s’est levé et lui a hurlé de se tenir tranquille et de montrer du respect envers l’évêque ! Montrez du respect à votre violeur ! et ce Sinclair est supposé être un Indien. Cette pauvre vieille dame avait l’air totalement effondrée. On aurait dit que quelque chose venait de mourir en elle. C’était comme si on la regardait se faire encore abuser…” ~Shawna Green, nation Cree, deuxième génération de survivant qui essaya de parler au forum de la CVR à Victoria, CB en 2011 mais en fut empêchée ~

[…]

Le premier président de la commission, le juge Harry Laforme, démissionna juste quelques mois après le lancement de la CVR (rapporté sur CBC News le 20 octobre 2008).

Citant des différences de vue avec ses commissaires associés, Laforme “a fait part de ses craintes que des interférences politiques et bureaucratiques puissent compromettre le panel.Mais Laforme se référa plus tard aux pratiques questionables des officiels de la CVR et supputa que sa position en tant qu’officier de la justice était compromise par son association avec la CVR.

Une telle implication déconcertante par un juge en activité que la CVR opérait de manière illégale n’a pas fait bouger la commission de sa trajectoire sous le nouveau leadership de Murray Sinclair, un politicien de la nation Cree du Manitoba qui prit alors la succession de la présidence de la CVR du juge Laforme.

[…]

comme dans tout processus contrôlé, chaque employé de la CVR était requis de signer un accord de confidentialité qui les restreignait de partager quoi que ce soit qu’il découvrirait au cours de leur fonction. Toutes les églises qui gérèrent les pensionnats pour Indiens (catholique, anglicane et unifiée du canada) requérirent aussi une décharge signée similaire de la part de leurs employés après que des poursuites judiciaires commencèrent à affluer contre elles dès le printemps de 1995.

[…] Un des aspects les plus flagrants de ce maquillage officiel des preuves par la CVR fut révélé. La commission a permis aux églises qui gérèrent les pensionnats. d’éditer, de changer, de cacher ou de faire disparaître les preuves incriminantes de leurs propres archives. La CVR n’avait aucun mandat pour sommer devant elle des personnes ou forcer la divulgation de documents ou de preuves ni même de forcer quiconque à assister ou à faire venir témoigner à ses évènements, des personnes des églises et ces dernières se virent octroyer des mois après le commencement de la CVR, pour avoir la possibilité de réorganiser leurs archives et d’enlever de celles-ci toute preuve incriminatoire.

En fait la CVR ne fut qu’une opération d’assainissement de l’énorme crime du Canada contre l’humanité. Ce qui est en revanche moins compréhensible, est le pourquoi le monde et tant de Canadiens ont donné à cette commission un gramme de crédibilité.

Une telle duplicité organisée au plus haut niveau du pouvoir au Canada n’est pas confinée au seul brouillage de cartes concernant les crimes passés du Canada, mais s’étend égalememt aux récents efforts du gouvernement de faire lever un brouillard similaire autour des affaires croissantes de disparitions de femmes et enfants aborigènes. La troisième partie de ce rapport va analyser comment la police, le gouvernement et les intérêts entrepreneuriaux étrangers non seulement cachent, mais aussi facilitent ces disparitions en tant que partie d’une bien plus vaste campagne de dépossession et d’élimination de ce qu’il reste des peuples indigènes du Canada.

Ce rapport est une réponse à ces crimes et un appel urgent au monde et à tous les Canadiens qui refusent de vivre plus longtemps sous un tel régime génocidaire. Pour vraiment honorer et se commémorer ceux qui sont tombés en victimes, tous les gens de bonne conscience doivent reclâmer leur véritable histoire ainsi que leur futur.

Chronologie du génocide au Canada par les églises et l’état de 1840 à 2015

Note de Résistance 71 : Cette partie est en fait une mise à jour de la chronologie déjà publiée dans le livre de Kevin Annett “Hidden no Longer: Genocide in Canada”, que nous avons traduit en 2013.

(https://resistance71.wordpress.com/2013/11/04/genocide-des-nations-autochtones-au-canada-le-cas-sanglant-des-ecoles-residentielles-pour-indiens-de-1850-a-1996-mis-au-grand-jour-1ere-partie/ )

Nous reprenons donc la chronologie pour la compléter à partir de 2011. Se référer au lien ci-dessus pour la période 1850-2010

10 Avril 2011: Dix anciens de la nation Mohawk invitent Kevin Annett sur leur territoire à Brantford (Ontario) pour les assister à récupérer les restes d’enfants enterrés dans des fosses communes près du plus ancien pensionnat pour Indiens du Canada, l’Institut Mohawk qui fut géré par l’église d’Angleterre/anglicane. Le mois suivant, le 29 Mai, alors qu’il faisait des recherches archivales à Londres, Kevin Annett est expulsé d’Angleterre sans aucune raison.

Octobre-décembre 2011: Le TICEE (Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État) et les anciens de la nation mohawk commencent leur enquête commune sur les enfants disparus de Brantford en employant un radar à grande pénétration. Des fosses communes sont presque immédiatement détectées sur la base de rapports de témoins occulaires. Des fouilles sur un de ces sites commencent en Novembre et y sont découverts des boutons d’uniforme de l’école et 16 échantillons d’ossements dont l’un est confirmé par un expert légiste comme étant un ossement en provenance d’un jeune enfant. Cette toute première découverte d’ossements sur le site d’un des pensionnats pour Indiens est complètement ignorée par les médias canadiens et ce malgré une conférence de presse tenus par les Mohawk en novembre.

Janvier 2012: Les fouilles en territoire mohawk sont sabotées par des agents payés du gouvernement au sein du conseil local de bande ; mais deux anciens demeurant attachés au projet, publient leurs trouvailles. Le même mois, la CVR du gouvernement publie son “rapport intérimaire” qui confirme qu’un nombre non déclaré d’enfants sont morts dans les pensionnats sans donner de noms ni sans établir qui était responsable.

1er juillet 2012: Encouragée par ce qui fut découvert à Brantford, Le TICEE réunit le Tribunal International de Droit Coutumier (TIDC) à Bruxelles. Celui-ci commence un procès criminel qui inculpe le Canada et ses églises, la couronne d’Angleterre et le Vatican de génocide et de crimes contre l’humanité et de s’être engagés dans une conspiration criminelle. 30 personnes sont inculpés et sommées de se présenter devant le tribunal, incluant la reine Elizabeth II d’Angleterre, le pape Benoît XVI et le premier ministre canadien Stephen Harper, aucun d’entre eux ne répond ni ne conteste les accusations ou preuves apportées contre eux dans la procédure judiciaire.

11 février 2013: L’inculpé principal du procès du TIDC, le pape Benoît XVI, Joseph Ratzinger, démissionne soudainement de sa position pontificale juste cinq jours après que le Vatican ait reçu une note diplomatique du gouvernement espagnol annonçant que, basé sur l’affaire mené par le TIDC, un mandat d’arrêt pourrait être émis contre Ratzinger s’il entrait en territoire espagnol.

25 février 2013: Le jury du TIDC trouve Joseph Ratzinger et les autres défendants du procès, coupables de crimes contre l’humanité et de s’être engagés dans une conspiration criminelle. Les prévenus sont condamnés in abstentia (par défaut) à 25 ans de prison sans possibilité de remise de peine, à la perte de tout leurs biens et de leur autorité. Des mandats d’arrêts sont émis contre les coupables le 25 février.

Avril-août 2013: Trois autres prévenus officiels du Vatican du procès sont aussi trouvés coupables et démissionnent de leurs positions respectives: Tarcisio Bertone, le secrétaire d’état du Vatican, le cardinal irlandais Sean Brady et aussi le chef des jésuites Adolfo Pachon ainsi que l’archevêque de Canterbury Justin Welby. Basés sur les témoignages de 29 témoins occulaires les trois inculpés de la secte du culte du 9ème cercle sont tous trouvés coupables et condamnés à la prison à vie in abstentia. Des mandats d’arrêt à leur encontre sont émis.

15 janvier 2015: Fondé sur la condamnation et la nullification légale de l’autorité de la couronne d’Angleterre en résultat du verdict du TIDC du 25 février 2013, des patriotes canadiens déclarent l’établissement de la république souveraine du Kanata

sous l’autorité de la loi internationale et du droit coutumier. Des ordres de cessation d’activité sont donnés à tous les agents de la couronne au Canada et une convention constitutionnelle est annoncée.

3 juin 2015: Le Canada reconnaît qu’un génocide s’est produit au sein du système des pensionnats pour Indiens et que des milliers d’enfants en sont morts (New York Times du 6 Mars 2015). En réponse à cette déclaration, le TICEE réunit une nouvelle coalition qui va établir le Tribunal International pour les Disparus du Canada (TIDC) en décembre 2015.

1er Mars 2016: Le contre rapport à la CVR et sa désinformation est publié par the TIDC.

A suivre…

« Meurtre par décret » le contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation sur le génocide au Canada (Introduction)

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Introduction au contre-rapport de la Commission Vérité et Réconciliation canadienne sur le génocide dans le programme des pensionnats pour Indiens

Résistance 71

31 Mai 2016

Nous avons traduit de très larges extraits du contre-rapport à la mascarade totale que fut la “Commission Vérité et Réconciliation” au Canada, commission qui fut mise en place afin de laver plus blanc toutes traces de génocide et d’intentionalité de crime contre l’humanité envers les peuples et nations autochtones du Canada et qui a publié son “rapport” à la fin 2015. Nous voulons préciser ici que des faits génocidaires similaires tant dans leur méhodologie que dans leurs résultats, ont eu lieu dans d’autres pays comme les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, pays toujours aujourd’hui colonies de la “couronne” ou plus précisément de la City de Londres, mais ce contre-rapport ne s’adresse qu’aux évènements documenté ayant eu lieu au Canada. A la suite de la publication de ce rapport le 1er mars 2016, une délégation de l’American Indian Movement (AIM) a émis le désir qu’une telle enquête indépendante soit mise en place aux Etats-Unis et ses résultats publiés.

Le contre-rapport, intitulé “Meurtre par décret” devrait être lu par chaque “citoyen” canadien, enseigné dans les lycées, universités et porté à la connaissance du plus grand nombre. Notre démarche de traduction s’inscrit dans cette optique, celle de la divulgation de la vérité, du processus de corriger les torts et de mener les responsables de crimes contre l’humanité devant la justice non pas des états larbinisés et obsolètes de longue date, mais de la justice des peuples.
De la bouche même d’un des survivants de l’horreur de ces camps de la mort que furent ces “pensionnats”: “Comment voulez-vous que je me réconcilie avec ceux qui ont détruit ma vie et celle de mon frère…

Nous allons publier ces très larges extraits du contre-rapport à la CVR en plusieurs parties:

Préambule, critique de la CVR et chronologie des évènements

– Première partie qui comprendra une section [A] et une section [B]

Seconde partie

Troisième partie avec conclusion et propositions

Le texte original en anglais est disponible ici:
 http://murderbydecree.com/

Ce contre-rapport fait plus de 400 pages. Les 155 première pages constituent un narratif/analyse de l’affaire des pensionnats pour Indiens au Canada. Notre traduction porte essentiellement sur ces pages. Le reste du contre-rapport est constitué de documents prouvant le génocide. Nous n’avons pas traduit tous les témoignages des survivants et participants et avons dû opérer une sélection certes subjective quant à ce qui a ou n’a pas été traduit, mais nous pouvons assurer avec confiance que ni la teneur ni l’esprit du contre-rapport n’ont été alterés par nos omissions volontaires. Nous encourageons bien evidemment les lecteurs à se référer au texte original en anglais dans la mesure du possible. Notre traduction n’est pas exhaustive de l’ouvrage et n’est pas une traduction complète d’un livre destinée à être publiée, elle se veut être une aide pédagogique et informationnelle pour aider au mieux à comprendre ce qu’il s’est réellement passé, à rétablir et divulguer la vérité sur ce crime contre l’humanité avéré au Canada et à inciter la société dominante “canadienne” à réfléchir intensément sur son histoire et à s’unir avec les nations originellement libres de cette partie du sous-continent nord-américain pour corriger le mal fait et œuvrer ensemble pour une société organique égalitaire et unie. Pour ce faire, il convient de poursuivre sur le chemin de la coopération organique entre les peuples et de se familiariser avec les solutions existantes de longue date à la gestion de la terre et à la gestion des relations entre les peuples libres et indépendants que sont la Grande Loi de la Paix (Kaianerekowa) et Guswenta (Wampum Deux Rangées) sur ce que les peuples autochtones appellent “L’Île de la Grande Tortue” ou le sous-continent nord-américain.

Les Canadiens n’ont plus le droit d’ignorer ce qui a été fait et ce qui continue à être fait en leurs noms. Persister aujourd’hui et demain dans l’ignorance feinte, dans le grand-silence et les farces de “réconciliation” organisées par l’état colonial canadien et ses acolytes des églises catholique, anglicane et unifiée, c’est être complice du crime ni plus ni moins…

Dans le documentaire sur le siège d’Oka en territoire Mohawk (1990) “Acts of Defiance” d’Alec McLeod, une membre du conseil des femmes mohawk dit ceci devant un public essentiellement canadien/québecois venu aux nouvelles: “… regardez bien ce qu’il se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous,, ce sera votre tour…” Paroles profondes et prémonitoires à méditer grandement, parce qu’en définitive, nous les peuples, sommes tous des colonisés et qu’il est plus que temps de clâmer: çà suffit !

Laissons la parole à Kevin Annett qui présente le contre-rapport:

““Meurtre par décret” est la compilation d’archives non censurées sur l’extermination dûment planifiée des enfants autochtones du Canada dans es “pensionnats pour Indiens” assassins. Ce livre est publié en tant que contre-rapport correctif de la mascarade de justice rendue par l’État et l’église connue sous le nom de “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR)

Basé sur les témoignages de témoins occulaires et d’une documentation archivale délibérément supprimée ou ignorée par la CVR, “Meurtre par décret” (de son titre anglais “Murder by Decree”) prouve sans l’ombre d’un doute, que le génocide du peuple indigène commença sous la forme d’une campagne religieuse et continue à être une politique gouvernementale au Canada. Cette contre-enquête révèle ces faits époustoufflants:

– Plus de la moitié des enfants indiens pensionnaires de ces écoles commencèrent à mourir la première année où furent ouvertes ces institutions gérées par l’église (NdT: trois églises gérèrent principalement ce “programme”: catholique, anglicane et unifiée du Canada)

– Ce très fort taux de mortalité continua sans relâche pendant plus d’un demi-siècle à cause de pratiques délibérées de guerre bactériologique et en accord avec un “quota de décès” mensuel prescrit

– Preuves et évidences de ces crimes et leur nature tout à fait intentionnelle (NdT: ce qui qualifie le terme de “génocide” est l’intentionalité de l’assassinat de masse…) ont été continuellement détruites tant que possible par la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) et les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada depuis au moins 1960

– Le même génocide continue aujourd’hui et est ciblé sur les femmes et les enfants indigènes et est piloté par des intérêts entrepreneuriaux étrangers qui veulent s’emparer des terres et des ressources natives.

“Meurtre par décret” est publié par l’ International Tribunal for the Disappeared of Canada (ITDC), une coalition internationale de juristes et de groupes de droits de l’Homme. Cet ITDC fut formé en Décembre 2015 pour enquêter sur la disparition de personnes au Canada, pour traduire en justice ceux responsables et empêcher que le Canada ne couvre et lave ses crimes contre l’humanité.

Ce rapport est une réponse à ces crimes et une invective urgente au monde et à tous les Canadiens de ne plus vouloir vivre sous des régimes politiques génocidaires.

Le rapport est publié par les bureaux de l’ITDC de Bruxelles et de Toronto.

Pour plus d’info: disappearedofcanada@gmail.com

= = =

En savoir plus sur la Commission Vérité & Réconciliation:

https://resistance71.wordpress.com/?s=commission+vérité+et+réconciliation

 

Résistance au colonialisme: Le gouvernement canadien a donné l’ordre de détruire les preuves du génocide des nations premières…

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A lire et diffuser sans aucune modération. Le crime d’état est en train d’atteindre des proportions rarement atteintes. Prétendre que cela ne nous regarde pas serait une grave erreur, car comme l’avait si bien dit une ancienne Mohawk de Kahnawake lors de la crise d’Oka en 1990 à une foule de colons blancs alentours: « Vous devriez vous soucier de tout ceci, car quand ils en auront fini avec nous, ce sera votre tour ! » Nous sommes tous des colonisés !

De l’origine du génocide des Indiens de ce qui est aujourd’hui le Canada

— Résistance 71 —

 

Le Canada protège des criminels de l’intérieur avec une directive secrète du cabinet ministériel

ITCCS

14 Avril 2016

url de l’article original:

http://itccs.org/2016/04/14/canada-shields-in-house-criminals-with-secret-cabinet-directive-breaking-news-advisory/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Publié par l’International Tribunal of Crimes of Church and State (ITCCS), Bruxelles

Le Canada masque et protège des criminels au sein de ses institutions au moyen d’une directive secrète de cabinet ministériel: toutes les preuves concernant les assassinats et disparitions d’enfants aborigènes doivent être détruites en réponse à l’exposition des crimes par l’ITCCS et sa pétition aux Nations-Unies.

Ottawa:

Une source très haute placée a révélé qu’il existe une directive secrète datée du 30 Mars 2016, du cabinet du gouvernement canadien qui ordonne la destruction de toutes les preuves en relation avec le trafic et les assassinants des femmes et des enfants aborigènes au Canada.

D’après cette source, l’ordre du Privy Council (NdT: conseil privé de la couronne britannique représentant le monarque britannique dans tous les pays du Commonwealth) a été issu en réponse à la publication le 19 mars 2016 par l’ITCCS du rapport intitulé “Murder by Decree: the Crime of Genocide in Canada – A Counter Report to the Truth ans Reconciliation Commission (TRC)”. Ce rapport a publié les preuves censurées par la TRC qui implique la GRC/RCMP (NdT: Gendarmerie Royale du Canada), les églises et des entreprises privées sur les crimes perpétrés encore de nos jours contre les peuples autochtones.

L’ordre du Privy Council fut aussi donné en anticipation d’une pétition qui fut menée devant les Nations-Unies par l’ITCCS le jour suivant, le 31 mars, lettre qui appelait le secrétaire général de l’ONU Ban-Ki Moon de commencer une procédure d’expulsion de l’ONU contre le Canada, la Grande-Bretagne et le Vatican en tant qu’états légalement condamnés pour génocide sur des enfants aborigènes.

(Voir www.itccs.org, April 1, 2016,https://www.youtube.com/watch?v=O3_hp3Dg260&feature=youtu.be )

L’ordre du Privy Council par le gouvernement canadien prévoit que toutes les preuves détenues par la TRC ou les tribunaux canadiens en relation avec la mort et le trafic des femmes et enfants autochtones doivent être détruites dans les 60 jours.

Le 4 Avril, la Cour / tribunal de la province de l’Ontario a agit sur cette directive en autorisant la destruction légale de tous les témoignanges détenues par la TRC en relation avec les crimes des pensionnats pour Indiens.

(Evidence on abuse at residential schools can be destroyed, court rule”, Hamilton Spectator, April 4, 2016,http://www.thespec.com/news-story/6439126-evidence-on-abuse-at-residential-schools-can-be-destroyed-court-rules/)

D’après la source hautement confidentielle, la destruction des preuves liant les crimes de l’ère des pensionnats pour Indiens et le trafic et la disparition des familles autochtones toujours en vigueur depuis, a été fonctionnelle depuis l’élection du nouveau gouvernement libéral de Justin Trudeau en novembre dernier. La nomination d’une femme autochtone, Jody Wilson-Raybould, comme ministre fédéral de la justice et son annonce d’une “enquête officielle” sur la dispartion des femmes indigènes, fait partie intégrante de la mise sous éteignoir de l’affaire des assassinats racialement ciblés des natifs qui occupent des terres très riches en ressources naturelles en Colombie Britannique.

Commentant ceci aujourd’hui depuis la ville de New York, le sécrétaire exécutif de l’ITCCS Kevin Annett a dit:

“Notre publication des preuves liant ces crimes combinée avec notre récente pétition au SG de l’ONU a sans aucun doute forcé la main du gouvernement canadien. Cette récente exposition est la preuve supplémentaire que l’assassinat ciblé des enfants des pensionnats pour Indiens est lié à la continuelle destruction et élimination des familles autochtones traditionnelles sur des terres convoitées par les entreprises transnationales américaines et chinoises. Ceci est le chapitre le plus récent dans l’histoire du génocide canadien et l’ordre de destruction des preuves d’Ottawa est la seconde partie de la manipulation et du maquillage qu’est la TRC.

La pétition de l’ITCCS aux Nations-Unies donne au SG Ban-Ki Moon jusqu’au 30 Avril pour commencer la procédure d’expulsion contre le Canada, la Grande-Bretagne et le Vatican, après quoi, une motion de censure publique de Ban-Ki Moon comme un accessoire nécessaire au génocide sera introduite par des délégués s’il n’agit pas en conséquence.