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Génocide au Canada: Comment détrôner le grand mensonge sur le meurtre de masse et le manque de conséquence pour crime contre l’humanité… (Kevin Annett)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 3 juin 2019 by Résistance 71

« Regardez bien ce qui se passe ici, car lorsqu’ils en auront fini avec nous… ce sera votre tour. »
~ Membre du conseil des femmes mohawk aux riverains venant aux nouvelles lors de la crise d’Oka, 1990 ~

Ce texte récent de Kevin Annett sur le dernier développement en date de l’affaire du génocide autochtone au Canada est à la fois informatif et motivant. Nous pensons notamment à l’inspiration que des groupes Gilets Jaunes pourraient en tirer dans le domaine  de l’implication dans l’action directe politique. Le mouvement généré par Kevin Annett depuis 1996 pour attirer l’attention publique sur la réalité génocidaire coloniale canadienne est un modèle du genre: comment un petit groupe de personnes inconnues, pour beaucoup parias de la société marchande, s’est peu à peu fait entendre pour amener au grand jour le grand crime et le grand mensonge de l’histoire du Canada (et des Etats-Unis): l’histoire du génocide des peuples autochtones et plus spécifiquement les horreurs des camps de la mort que furent les « pensionnats pour Indiens » au Canada entre la fin du XIXème siècle et 1996, date de fermeture du dernier d’entre eux…
Nous avons traduit les textes et amené cette information devant le public francophone. Le PDF « Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada » est un des plus lus des 111 pdf  de notre bibliothèque en ligne.

« La force, même cachée, induit la résistance. »
~ proverbe Lakota ~

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« Ne doutez jamais qu’un petit groupe de citoyens motivés et impliqués puisse changer le monde ; en fait, c’est la seule chose qui ne l’ait jamais fait. »
~ Margaret Mead ~

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Meurtre de masse sans conséquences au Canada, comment détrôner le mensonge ?

 

Kevin Annett

 

1er juin 2019

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Communiqué reçu par courriel

 

“Ils nous tuent avec leur parole.”
– Canadian genocide survivor Delmar Johnny, 2008

 

Une de mes ferventes supportrices mais malheureusement mal informées m’a appelé ce matin pour me dire ce qui pour elle était une information excitante.

Ils ont finalement admis le génocide Kevin ! Ils l’ont appelé un “génocide canadien” ! Tout le monde en parle sur CBC…

Elle faisait référence à la diffusion hier du rapport final du gouvernement canadien de cette soi-disant “enquête” sur la disparition des femmes aborigènes qui a duré trois ans et a coûté 100 millions de dollars aux contribuables pour référer obliquement et sucintement à ce que tout le monde sait et qui est bien documenté depuis des décennies.

“C’est bien”, répondis-je de mon meilleur ton à cette dame, “maintenant, ils peuvent traduire en justice les responsables. Ils le doivent vous savez, sous la loi internationale, une fois que le génocide a été établi.

Mon ami ne sut alors quoi répondre. En tant que Canadienne, la simple pensée qu’il puisse y avoir des conséquences réelles pour un crime reconnu officiellement était sans aucun doute quelque chose de très étrange pour elle. Cette idée est aussi étrangère à tous ces fonctionnaires qui ont tué ou fait tuer tous ces gens de couleur et qui ne se traduiront jamais eux-mêmes en justice: ces gens qui continuent d’être au gouvernement et dans les églises et les entreprises et qui ont été les fers de lance de cette extermination en règle de notre population domestique indienne.

Ces responsables et fonctionnaires font partie d’une bien étrange catégorie. Ils manipulent les mots comme ils ont manipulé les cadavres de leurs petites victimes bronzées lorsqu’ils jetaient les corps dans les chaudières des pensionnats, ou aujourd’hui, lorsqu’ils balancent les cadavres par dessus-bord dans les eaux hors des 18 km de la limite territoriale. Et comme ce sont eux qui sont en charge, ces personnes peuvent inventer ce qu’elles veulent et s’absoudre de quoi que ce soit avec les mots justes: les mots qui sont bien choisis pour inoculer le reste d’entre nous de toutes leur dépravation  et nous rendre complices avec eux, de façon à ce que nous aussi, ayons intérêt dans leur grand mensonge.

Dans son livre “Au cœur des ténèbres”*, où il décrit le génocide colonial européen, Joseph Conrad a écrit:

“La conquête de la terre, ce qui veut essentiellement dire sa saisie de ceux qui ont une légère différence ou un nez un peu plus épaté que le notre, n’est pas une belle chose à voir lorsque vous y regardez de plus près. Ce qui la rachète est seulement l’idée, une idée agissant à revers: pas une prétention sentimentale mais une idée et une croyance altruiste dans l’idée, quelque chose que vous pouvez mettre en place, vous incliner devant et offrir un sacrifice…”

(*) Note de R71: “Le cœur des ténèbres”, Joseph Conrad, 1899, publié en 1902 est le livre qui a servi de base au chef-d’œuvre de Francis F. Coppola “Apocalypse Now”, 1979. Livre court en forme d’uppercut contre l’ignominie coloniale.

Le premier et le meilleur des sacrifices pour tout groupe criminel est avant tout bien entendu la vérité elle-même. Bien avant que 60 000 enfants aborigènes ne soient torturés à mort sous le signe de la croix et que des familles entières ne disparaissent le long de cette “autoroute des larmes” du nord, le mensonge qui les a causé et caché fut enfoui dans les cœurs et les esprits des Canadiens. C’est le même mensonge qui nous est apparu de manière si obscène aujourd’hui dans le rapport si dévoué de CBC sur le dernier effort en date du gouvernement pour gérer l’aseptisation de l’affaire et de contenir le chiffre toujours croissant des cadavres natifs s’accumulant.

Comme l’observait Joseph Conrad, le massacre officiel n’est jamais joli, joli quand vous  regardez de trop près, ni son camouflage du reste. Quiconque a regardé suffisamment longtemps à cette absurdité douteuse que fut la “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR) du Canada sur les pensionnats chrétiens pour Indiens, peut voir un crime en action aussi monumental que le massacre des enfants dont il fit tout pour éviter de le documenter.

Au travers de ces sept années d’obstruction à la justice, la CVR fut prohibée par son propre mandat d’enregistrer toute déclaration ou preuve de meurtres ou d’actes génocidaires dans les “écoles/pensionnats”. Les commissaires aborigènes marionnettes de la CVR furent aussi requis de censurer les déclarations des témoins oculaires et furent interdit de convoquer des officiels des églises ou de consulter les archives. Mais le Canada appelle cette mascarade le rapport domestique définitif sur ce qu’il a jusqu’ici appelé un “génocide culturel”. L’utilisation de cet adjectif supplémentaire fut parfaitement intentionnel, fait pour tromper, car fait pour assouplir le coup et acclimater le public à ce qui allait suivre: la mise à jour de la couverture des faits.

La dernière étape en date de l’auto-absolution pour l’holocauste canadien a éclaté hier dans les médias canadiens avec l’histoire du rapport final de “l’enquête sur les femmes aborigènes disparues”. La CBC a employé sa méthode habituelle de se référer à des demies-vérités ahistoriques et sur des marionnettes indiennes, laquais du système, afin d’éviter toute mention d’une responsabilité ultime ou de quelques répercussions que ce soit. Mais pour la plupart des Canadiens, cette prétention à la vérité fut suffisamment convaincante: il apparaissait enfin que le gouvernement canadien nommait finalement le crime comme génocide purement et simplement.

Comme un assassin s’excusant auprès des survivants de ses crimes, tout ce que cela a fait fut de donner au malfaiteur le mot de la fin, ce mot dont il avait si désespérément besoin. Mais en vérité, le rendu de la CBC a ouvert la porte à une question à laquelle le haut-fonctionnariat canadien n’est pas capable ou pas autorisé à répondre: Ne doit-il pas y avoir des conséquences pour un génocide avoué ?

La réponse est oui, du moins en théorie. D’après la Convention des Nations Unies sur le Crime et la Prévention du Génocide (1948) laquelle fut signée par le Canada :

“Les parties signataires confirment que le génocide, qu’il soit commis en tant de paix ou de guerre, est un crime tombant sous le coup de la loi internationale à laquelle elles adhèrent pour prévenir et punir.”

Plus fort même, la convention stipule aussi :

“Des personnes participant à un génocide ou tout acte énuméré dans l’article III devront être punies, qu’ils soient des dirigeants constitutionnels, des fonctionnaires ou des individus à titre privé.”

La loi lit: “devront être punie” et non pas “pourrait être” ou “devrait être”. C’est une obligation. Sous cette convention et autres lois couvrant les droits de l’Homme, les fonctionnaires canadiens et les membres du clergé des églises impliquées (NdT: catholique, anglicane et unifiée du Canada) doivent maintenant être traduits en justice par d’autres nations pour leurs crimes de génocide.

Une telle action par d’autres nations est rendue encore plus nécessaire par le fait que le Canada s’est dérobé de ses responsabilités et de toute mise en accusation au sein de ses frontières au moyen de cette législation qui rend la convention sur le génocide des Nations-Unis inapplicable au Canada.

De manière très utile, moins d’un an après que notre mouvement ait publiquement révélé les preuves irréfutables en 1998 et 1999, d’actes de meurtres de masse et de génocide dans les pensionnats pour Indiens, le gouvernement canadien passa une loi appelée loi sur les Crimes contre l’Humanité. Cette loi prévenait l’acte de génocide au Canada d’être poursuivi en justice s’ils s’étaient produits avant l’an 2000, ce qui incluait bien entendu l’entière période qui vit sévir les pensionnats pour Indiens. Avec ce type de garde-fou légal, un haut-fonctionnariat canadien peut allègrement parler de génocide tout son saoul sans jamais craindre quelque conséquence que ce soit.

Cela ne cesse jamais de m’impressionner de voir comment des nations entières peuvent rester confortablement coies devant non seulement des groupes criminels, mais aussi le camouflage évident des crimes, croyant avec ferveur qu’en fait noir est blanc. Comme nous le faisait remarquer Joseph Conrad, nous nous courbons avec tant de révérence devant l’idée se trouvant derrière nos rituels de sang: dans le cas des Canadiens, la ferme conviction, bien que toutes les preuves montrent le contraire, que nous sommes un peuple aux mains propres.

Mais le problème demeure, comme je l’ai si provocativement posée à mon interlocutrice ce matin:

Maintenant que le génocide a été finalement officiellement reconnu et admis au Canada, pourquoi donc les procès pour crimes contre l’humanité ne commencent-ils pas ?

Faut pas être sorti de St Cyr pour savoir la réponse générale à cette question : parce que les assassins sont ceux qui sont toujours en charge neuneu !… Bon. Mais quid du reste du monde ? N’y a t’il pas plus de cent nations qui ont des devoirs suite à leur signature de cette convention sur le génocide afin de “prévenir et de punir” le génocide au Canada ?…

Vous avez peut-être remarqué que jamais aucun observateur des Nations-Unies n’a jamais inspecté des pensionnats pour Indiens ou des hôpitaux où la moitié des enfants natifs internés sont morts. Vous n’avez non plus jamais vu aucun Peacekeeper de l’ONU farfouiller autour de l’autoroute des larmes à la recherche des corps des femmes disparues ou protéger la vie de six de nos activistes qui ont été assassinés dans les rues de Vancouver. Les états membres de l’ONU ont été contre nommer ou accuser le Canada de génocide ; ce, même après le flot de preuves accumulées et les aveux officiels.

La raison de tout cela m’a été résumée par un délégué de l’ONU lorsque j’ai essayé en tout premier lieu d’amener des preuves de l’holocauste canadien devant les Nations-Unies en 2001 :

“Aucun état membre ne va jamais prendre la décision d’ouvrir cette boîte de pandore du génocide parce que la plupart d’entre eux sont aussi coupables. L’accord tacite est qu’aucun état ne montre du doigt un autre au sujet de quelque chose qui pourrait leur revenir par effet boomerang.”

Ok, donc même si tout cela est vrai, cela nous confirme quelque chose que nous avons toujours su de manière conscient ou par le sentiment de nos tripes: la justice ne dépend que de nous. Il n’y aurait jamais même eu une référence au génocide au Canada, sans parler de cette prétention à des “enquêtes officielles” et à des programmes de “compensation” si notre mouvement  de rue que j’ai commencé en 1996 n’avait pas combattu nuit et jour pour faire éclater la vérité sur le crime et le jeter au visage du Canada, C’est ça qui a provoqué un changement, pas des réformes ou une magnanimité du haut de la pyramide. Ainsi une sagesse durement gagnée sur le terrain nous a enseigné au cours des années que la question n’est jamais celle de ce que vont faire les autres, mais toujours celle de ce que nous allons faire.

Vendredi dernier, le même jour où CBC a fanfaronné la dernière pirouette politique d’Ottawa, trois de nos membres du TICEE (Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat) de notre branche de Vancouver inondaient une réunion de l’United Church of Canada (Eglise Unifiée du Canada) de pamphlets intitulés “Notification Publique de Responsabilité Criminelle et Ordre de se Soumettre”. Cette notification les informait qu’ils faisaient partie d’une organisation criminelle condamnée et qu’ils se trouvaient illégalement en terres indigènes Squamish, sous la déclaration du chef Kiapilano, dûment légalement enregistrée auprès de la Cour Suprême de la province de Colombie Britannique. En tant que tel, leur clique recevait l’ordre de vider les lieux de leur église, de se dissocier de l’Eglise Unifiée ou alors de faire l’objet d’une arrestation ou d’autres sanctions sous le coup de la loi internationale.

Ce matin, nous venons d’apprendre d’une source, qu’un modérateur de l’EUC a appelé une session extraordinaire de son conseil général exécutif pour ce lundi à venir. Pour citer cette source interne: “le leadership est en train de mouiller les couches”. Mais pourquoi donc, à cause de ce simple prospectus ? Pour la même raison qui, par la décision de notre tribunal de droit coutumier, a forcé le pape Benoit XVI à démissionner en février 2013 : parce que les criminels de l’église savent que ce dont nous parlons est moralement et légalement vrai et qu’en conséquence, ils pourraient perdre bien plus que leurs comptes en banque.

Ce type d’action directe est ce qu’on appelle pouvoir: mis en œuvre et de manière appropriée, par les moindres d’entre nous. Et plus nous pratiquons ce type d’actions au point le plus vulnérable d’un système meurtrier, et plus nous disloquerons nos adversaires couverts de sang. Quelques uns d’entre nous ont prouvé cela ici au Canada et encore à Rome.

Si l’ONU continue d’ignorer sa propre charte et ses principes admis en aidant et en encourageant le génocide au Canada aussi bien que le plus grand criminel historique qu’est le Vatican, alors mieux encore : elle s’expose comme co-conspiratrice d’un syndicat mondial du crime. Peut-il y avoir un meilleur feu de brousse de la liberté dans les esprits des gens que de voir leurs dirigeants officiels s’incriminer si ouvertement, comme la Canada l’a encore fait au travers de cette pseudo-enquête qui laisse les meurtriers intouchables et non-responsables ?

Nous savons ce qui doit être fait. Par son statut de puissance criminelle condamnée, le Canada et ses lois de la “couronne” sont maintenant nuls et non avenus et ils n’ont plus aucune autorité sur nous. Nous sommes moralement et légalement obligés de nous dissocier et de ne plus soutenir un tel gouvernement mais devons établir une nouvelle juridiction sous les termes d’une république de droit coutumier. De la même manière, nous devons légalement démanteler les églises génocidaires qui continuent de trafiquer et d’assassiner des enfants, spécifiquement l’origine et la source du crime: l’église de Rome elle-même.

Si nous n’agissons pas de la sorte, nous demeurerons dans un endroit bien pire que ce que nous pouvons imaginer, pour la simple et bonne raison que nous vivons tous maintenant dans une réserve indienne.

Partout en Amérique du Nord, les gouvernements imposent les mêmes politiques de contrôle policier, de vaccination sur les populations indiennes qui ont déjà souffert depuis des générations. Le système de lois coloniales entrepreneuriales irresponsable qui a remplacé tout semblant de démocratie dans notre société fut d’abord mis en place sur les réserves indiennes et dans les camps de la mort appelés “pensionnats pour Indiens”. La plupart d’entre nous ont cyniquement ignoré les légions de morts et les victimes qui souffrent toujours, produites par ses camps d’internement. Mais nous ne pouvons plus les ignorer plus longtemps, car nous prenons leur place.

Des mots mêmes de Delmar Johnny, un natif de la nation Cochiwan, ancien qui m’aida à mener ce combat sur la côte ouest du Canada:

“Ne soyez pas surpris ou outrés lorsque cela vous arrivera ou aux vôtres, parce que cela se passe pour moi et les miens maintenant.”

L’eau monte. Le temps du choix est venu…

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Lectures complémentaires :

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

le bouclier du lanceur d’alerte

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Effondrer le colonialisme

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

 

« Meurtre par Décret » la preuve par neuf du crime génocidaire au Canada…

Posted in actualité, colonialisme, militantisme alternatif, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , on 25 février 2016 by Résistance 71

Meurtre par décret ou le crime génocidaire du Canada

 

Un contre-rapport à la Commission Vérité et Réconciliation

 

Kevin Annett

 

23 Février 2016

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2016/02/23/now-available-murder-by-decree-the-crime-of-genocide-in-canada/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Meurtre par décret” est la compilation d’archives non censurées sur l’extermination dûment planifiée des enfants autochtones du Canada dans les “pensionnats pour Indiens” assassins. Ce livre est publié en tant que contre-rapport correctif de la mascarade de justice rendue par l’État et l’église connue sous le nom de “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR)

Basé sur les témoignages de témoins occulaires et d’une documentation archivale délibérément supprimée ou ignorée par la CVR, “Meurtre par décret” (de son titre anglais “Murder by Decree”) prouve sans l’ombre d’un doute, que le génocide du peuple indigène commença sous la forme d’une campagne religieuse et continue à être une politique gouvernementale au Canada. Cette contre-enquête révèle ces faits époustouflants:

– Plus de la moitié des enfants indiens pensionnaires de ces écoles commencèrent à mourir la première année où furent ouvertes ces institutions gérées par l’église (NdT: trois églises gérèrent principalement ce “programme”: catholique, anglicane et unifiée du Canada)

– Ce très fort taux de mortalité continua sans relâche pendant plus d’un demi-siècle à cause de pratiques délibérées de guerre bactériologique et en accord avec un “quota de décès” mensuel prescrit

– Preuves et évidences de ces crimes et leur nature tout à fait intentionnelle (NdT: ce qui qualifie le terme de “génocide” est l’intentionalité de l’assassinat de masse…) ont été continuellement détruites tant que possible par la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) et les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada depuis au moins 1960

– Le même génocide continue aujourd’hui et est ciblé sur les femmes et les enfants indigènes et est piloté par des intérêts entrepreneuriaux étrangers qui veulent s’emparer des terres et des ressources natives.

“Meurtre par décret” est publié par l’ International Tribunal for the Disappeared of Canada (ITDC), une coalition internationale de juristes et de groupes de droits de l’Homme. Cet ITDC fut formé en Décembre 2015 pour enquêter sur la disparition de personnes au Canada, pour traduire en justice ceux responsables et empêcher que le Canada ne couvre et lave ses crimes contre l’humanité.

Ce rapport est une réponse à ces crimes et une invective urgente au monde et à tous les Canadiens de ne plus vouloir vivre sous des régimes politiques génocidaires.

Le rapport est publié par les bureaux de l’ITDC de Bruxelles et de Toronto.

Pour plus d’info: disappearedofcanada@gmail.com

Commander ce livre / document de 400 pages d’archives et de témoignages:

https://www.createspace.com/6085632

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Laissez parler Willie Pickton: Révéler la plus grande scène de crime du génocide canadien

Kevin Annett

22 Février 2016

Source: http://kevinannett.com/2016/02/22/let-willie-pickton-speak-revealing-the-bigger-picture-of-canada’s-genocide/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

“Pickton fut l’homme de paille mis en place pour détourner l’attention, une cible pour la haine populaire, tandis que les véritables assassins s’échappaient. L’arrangement est tentaculaire et orchestré depuis le sommet de la pyramide.”

 – Grant Wakefield, ancien agent des services de renseignement canadien du CSIS et infiltré dans le site de “Piggy’s Palace” où eurent lieu les assassinats, le 4 Août 2011.

“Ce ne sont pas juste nos femmes qui disparaissent. Des familles entières disparaissent, à commencer par les enfants. Nos communautés du nord sont éliminées pour leurs terres par de grosses entreprises transnationales et leurs portes-flingues de la GRC. Ceci n’est que le génocide des pensionnats pour Indiens porté à son étape supérieure.”

– Carol Martin, Vancouver, September 12, 2008

Je n’ai jamais rencontré le supposé tueur en série Willie Pickton, mais lui et moi avons ceci en commun: nous venons tous deux de publier un livre et tous deux sont en train de faire suer les magnats du pouvoir au Canada.

Le livre de Willie: “Pickton in his Own Words”, clâme qu’il a été piégé par la GRC pour les meurtres de douzaines de femmes essentiellement aborigènes. Mon livre, “Murder by Decree: The Crime of Genocide in Canada”, montre que de telles tueries racistes organisées sont endémiques à cette nation et continuent aujourd’hui.

Comme quiconque a travaillé pendant des années dans les rues du centre de Vancouver dans l’East Side, j’ai appris très tôt et en première main de la complicité profonde entre la GRC et la police de Vancouver dans les viols, disparitions et assassinats de femmes locales, essentiellement aborigènes. Ces meurtres ne sont pas plus “hazardeux” ou “sans objectif” que ne l’étaient les assassinats commis par décret de plus de 50 000 enfants autochtones dans les pensionnats pour Indiens. Ce furent en fait des “exécutions ciblées” faites pour éliminer les familles traditionnelles natives afin de voler leurs terres et de parvenir à la complète extermination de leurs nations.

Le Canada fait du mieux qu’il peut pour cacher ces assassinats raciaux et protéger les assassins en série par le moyen d’enquêtes “totalement aseptisées”, menées par les mêmes groupes qui sont responsables de notre propre génocide domestique. Nos deux livres jettent une maudite lumière, celle des feux de la rampe, sur ce grand camouflage.

Mon livre expose la plus évidente de ces mascarades: la soi-disante “Commission pour la Vérité et la Réconciliation” (CVR), qui n’a trouvé personne coupable pour le massacre dans ces pensionnats, en publiant des preuves supprimées par la CVR et qui prouvent que le génocide perpétré au Canada par l’église et l’état était délibéré et institutionnalisé depuis le départ, et que tout ceci a été massivement caché et maquillé. Le livre de Willie Pickton quant à lui, menace de faire dérailler le système contrôlé depuis l’intérieur par le gouvernement de “l’enquête sur les femmes autochtones disparues”. Pickton est en mesure de la faire en sortant de son rôle assigné de bouc émissaire pour l’entreprise du meurtre raciste organisé des Indiens.

Indépendamment de l’implication réelle ou fictive de Willie Pickton dans ces assassinats, il, tout comme moi, est la cible d’une large haine publique et d’une peur incitée par ceux qui ont quelque chose à perdre avec la vérité se faisant jour. Les participants à un crime sont après tout, toujours les témoins les plus dangereux et les plus gênants. Mais aucune peur ne peut plus masquer ces vérités si inconvénientes pour l’establishment:

  1. Des policiers, des procureurs et juges de la couronne ainsi que des politiciens étaient présents aux orgies se tenant au “Piggy’s Palace” où des femmes y furent torturées et assassinées. Ces personnes y étaient aussi “routinièrement” présentes que les “dignitaires en visite” qui enlevèrent et assassinèrent des enfants des pensionnats pour Indiens.
  2. Au moins trois autres sites macabres de larguage de cadavres ont été identifiés à Vancouver, où Dave Pickton a été vu déposer des restes humains: des sites sur lesquels à la fois la police et les médias refusent d’enquêter aussi consciencieusement qu’ils ignorent les 28 charniers dûment documentés de ces sites de fosses communes pour les enfants des pensionnats à travers le Canada
  3. Tout comme pour la couverture du génocide des pensionnats pour Indiens de la CVR, chaque effort fait pour étendre la toile de complicité criminelle au-delà des “loups-solitaires” habituels a été arrêté, stoppé net et supprimé par les tribunaux et la police.
  4. Le décompte “officiel” des corps, que ce soit des enfants des pensionnats pour Indiens ou des femmes aborigènes aujourd’hui, est maintenant volontairement ridiculeusement bas et ce en opposition à toutes les évidences et
  5. Les avocats des familles aborigènes des victimes ont été étroitement mêlés à la police et le gouvernement pour supprimer toute preuve suggérant un crime systémique plus large et non pas une action conjoncturelle et épisodique.

Il est particulièrement remarquable de noter comment uniforme est le schéma de malfaisance officielle et ses obstructions inhérentes que ce soit hier ou aujourd’hui.

Un agent des affaires indiennes de la côte Ouest exprima tout ceci en Janvier 1940 de manière peut-être plus honnête que la plupart des bureaucrates lorsqu’il écrivit après avoir procédé à l’inspection standard suivant les décès d’enfants dans le pensionnat de l’église unifiée d’Ahousaht en Colombie Britannique:

“Comme ceci était sur la propriété de l’église, une attention particulière fut apportée pour éviter une enquête trop approfondie.”   (P.D. Ashbridge aux Indian Affairs, January 17, 1940)

Honnêteté au sommet ou pas, les nations indigènes du Canada sont toujours résolument dans la ligne de mire du gros pognon et de ses complices au sein de l’état comme elles le furent depuis si longtemps. Des investisseurs étrangers ayant des gros intérêts dans les richesses des régions occidentale et septemtrionale du Canada, spécifiquement les cartels chinois, sont la force derrière ce règne de la terreur qui est lâché sur les familles autochtones pour les déposséder de leurs terres et de leurs enfants. La GRC, police montée du Canada, est le porte-flingue de cette mafia et les tribunaux sont en attente afin d’arrondir les angles de cet arrangement, tandis qu’Ottawa et le gouvernement fédéral dissimule et babille sur “la cicatrisation et la réconciliation”.

Pour ces raisons et bien d’autres, le meurtre systématique des femmes natives et des enfants à travers le Canada va continuer, car c’est non seulement une entreprise lucrative mais aussi la clef de l’éradication de cette culture ciblée depuis le temps. Ainsi continuera également la réduction au silence des voix opposées à ce paradigme génocidaire et son narratif officiel. Alors ne vous attendez bien évidemment pas à ce que mon livre et celui de Pickton s’inscrivent sur la liste des meilleures ventes de bouquins du Canada, ni même de survivre à une seconde édition.

Sur Résistance 71 « Hidden no longer », le génocide dans les pensionnats pour Indiens de 1890 à 1996.

Continuation du génocide des pensionnats pour Indiens au Canada… La disparition en masse des femmes autochtones et la mascarade des « enquêtes »…

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Voir notre dossier: « A découvert: génocide au Canada passé et présent » en trois parties ~ l’affaire des pensionnats pour Indiens où 50 000 enfants autochtones furent exterminés (chiffre conservateur) entre 1876 et 1996, pensionnats administrés par les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada ~

Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance d’être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Le grand étouffement canadien: l’enquête sur les femmes (autochtones) disparues ou comment faire passer l’échappatoire pour un succès policier

 

Kevin Annett

 

10 décembre 2015

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2015/12/10/the-great-canadian-cover-up-part-two-the-missing-womens-inquiry-or-making-the-getaway-look-like-a-bust/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

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“Nous avons toujours su qu’une magouille se produisait quand le chef de la police locale a commencé à faire de grandes déclarations publiques et à faire beaucoup de bruit dans la presse au sujet des ‘enquêtes criminelles’. C’était sa façon de prévenir ses sbires de prendre la tangente et de planquer leur merde avant d’être exposés au grand jour. Les gouvernements ne sont en rien différents.”

 -George Brown, gendarme en retraite de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC, la “police montée), Vancouver, 2006

“Ce ne sont pas seulement nos femmes qui disparaissent. Des familles entières disparaissent. Nos communautés indigènes du nord (de Vancouver) sont terrorisées et éliminées pour l’accaparement de leurs terres par les grosses entreprises et leurs hommes de main de la GRC (gendarmerie, police montée canadienne). C’est le génocide des pensionnats pour Indiens amené à son étape supérieure.”

– Carol Martin, Vancouver, 2009

 

C’est une coïncidence que je me tenais devant l’hotel Georgia dans le centre de la ville de Vancouver, lorsque j’ai lu ce soir l’annonce d’une nouvelle grande “enquête” sur les femmes autochtones disparues, annonce faite par le nouveau gouvernement libéral canadien. Des prostituées autochtones entrent dans cet hôtel pour ne plus jamais être revues, dans la mesure où il est aussi le club privé pour la police de Vancouver et les juges anciens du système. Mais la plupart des gens ne font pas la connexion, pas plus qu’ils ne comprennent vraiment ce que sont des “enquêtes gouvernementales”.

Dans les traces de cette immense opération de camouflage qu’est la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), le petit nouveau premier ministre canadien Justin Trudeau, fils de son père, (NdT: l’ancien PM Pierre Trudeau) a lancé son propre effort d’effet miroir et d’écran de fumée, équipé qu’il fut de toutes les bonnes phrases pour ce faire. Ceci cible, sans surprise aucune, cet autre génocide qui donne au Canada une telle mauvaise réputation et endommage son crédit et son tourisme, à savoir, ce qui est étiqueté de manière restrictive comme l’affaire “des femmes aborigènes disparues” (NdT: la première affaire de génocide étant celle s’étant tenue dans les pensionnats pour Indiens où plus de 50 000 enfants moururent et “disparurent” entre la fin XIXème siècle et 1996, date de la fermeture du tout dernier de ces pensionnats qui étaient gérés par les églises sous couvert de la loi sur les Indiens, Indian Act. Kevin Annett a passé plus de 20 ans à rechercher et exposer ce crime contre l’humanité que la CVR a cherché à étouffer et à minimiser). Et comme petit néophyte qui a l’air de quelqu’un qui n’a jamais besoin de se raser, le p’tit Trudeau doit rendre cette dernière farce en date crédible à l’opinion.

Bien entendu, derrière l’impératif politique d’un nouveau ravalement de façade pour la nation, se trouve la réalité qui veut que, comme “toutes les enquêtes officielles” émanant d’Ottawa, ces “enquêtes sur les femmes disparues” ne devront avoir ni dents, ni volonté, ni de pouvoir légal de faire quoi que ce soit d’autre que de donner quelques molles “recommandations”. Quelqu’un a t’il dit CVR bis repetita ?

Il faut dire que les groupes qui ont bloqué et fait dérailler les vrais efforts pour trouver ceux responsables des disparitions, sont les mêmes que ceux qui sont en charge de cette “enquête”. Le plus important à cet égard est la très mal nommée “Native Women’s Association of Canada” (NWAC), une succursale entièrement financées, possédée et gérée par le gouvernement, mise en place de la même manière que l’Association des Premières Nations (APN/AFN) pour divertir et dérouter les véritables mouvements indigènes pour le changement. La NWAC mènera l’enquête, donc, ne nous énervons pas.

D’autre part, “l’enquête” a déjà annoncé son intention de travailler “en étroite relation avec les enquêtes de police déjà existantes” sur les affaires de femmes disparues. Les quoi ? Il n’y a aucune enquête de la sorte. En fait , pour être plus précis lorsqu’une démarre, elle est très vite classée sans suite par ces mêmes forces de police. Ne me croyez pas. Demandez à un flic, comme George Brown par exemple.

George est un amérindien de la côte ouest canadienne et un gendarme de la police montée en retraite, ayant servi plus de 20 ans dans la GRC. Au printemps 2006, lui et plusieurs autres personnes essayèrent de mettre en place leur propre “communauté d’enquête sur les personnes disparues”. Ils se basèrent dans l’Est de la ville de Vancouver, dans une banlieue où disparassaient tant de personnes natives. Leurs efforts n’ont pas duré six mois avant que la police de Vancouver (NdT: pas la GRC, la police locale…) ne pointe littéralement un révolver sur la tête de George et lui demande d’arrêter toute enquête.

George se souvient,

D’après des témoins occulaires et aussi quelques personnes de l’intérieur, nous étions très proches de trouver quels policiers expérimentés et quels politiciens étaient impliqués dans le réseau de trafic humain et même dans quelques assassinats. C’est à ce moment là que le marteau a frappé. Je devais arrêter ce que je faisais si je désirais continuer à vivre, c’était aussi simple que çà.” [1]

Annie Parker était une des témoins occulaires. Kidnappée et torturée par le flic de Vancouver Bruce Michaelson pour la forcer de travailler pour le réseau de prostitution et de snuff films géré par la police connu sous le nom de “The Hooker Game” ou “Le jeu de pute”, Annie fut emmenée dans des partouzes où de jeunes femmes, essentiellement aborigènes, étaient droguées, violées et assassinées devant les caméras. Michaelson et un des tueurs psychopathes sévissant sur Vancouver, un officier de l’armée canadienne du nom de Jean-Guy Boudrais se débarassaient des corps. Durant ces partouzes, Annie vit le maire de Vancouver et maintenant sénateur Larry Campbell, l’ancien premier ministre canadien Paul Martin et une pléïade du menu fretin de la politique. [2]

Ceci dit, quiconque travaille suffisamment longtemps avec les peuples aborigènes de la côte ouest canadienne apprend très vite les véritables raisons du pourquoi tant d’entre eux disparaissent. Ceci n’est pas à cause de quelques barjots psychopathes loups solitaires, bien que de tels monstres soient très certainement utiles aux véritables coupables, mais à cause de la gourmandise corporatrice pour les terres et les ressources natives des terriroires du centre et du nord de la Colombie-Britannique. Ces corporations sont bien aidées pas seulement par les fédéraux eux-mêmes, mais aussi par les politiciens aborigènes qui ont des liens très étroits avec le gouvernement et la NWAC, comme le “chef” Ed John, lui-même accusé d’être un tueur de femmes.

Ed John a fait fortune et a gagné son capital politique en évinçant d’autres membres de sa tribu Carrier-Sekani de leur terre pour le bénéfice d’entreprises comme Alcan et Interfor, ainsi qu’en se livrant au trafic d’enfants vers les foyers de riches pédocides. Il a aussi aidé à faire fermer le seul tribunal indépendant traitant des affaires émanant des pensionnats pour Indiens à l’été 1998 en terrorisant les témoins à charge au moyen d’une brigade d’hommes de main (Goons) à sa solde. Les efforts d’Ed ont tellement impressionné Ottawa, qu’ils l’ont éventuellement envoyé à l’ONU comme “représentant aborigène” du Canada (je ne plaisante pas du tout…) [3]

Ed a aussi participé au viol et au meurtre de personnes d’après des témoins occulaires comme Les Gueurin de la réserve indienne de Musqueam au sud de Vancouver, où Ed vit avec sa femme, chef de l’Association des Nations Premières et vendue du gouvernement, Wendy Grant. La réserve Musqueam, d’après Les qui a découvert quelques uns des os de victimes, qui est aussi le lieu de larguage des restes des dépouilles de personnes disparues, personnes sur lesquelles les potes d’Ed John “enquêteront” à la NWAC lors de son “enquête” à venir.

Bien entendu, ce type de collusion interne entre des suspects et des enquêteurs est autant canadien que les délits d’initiés à la bourse, ou, comme l’avait si tristememt dit l’agent du bureau des affaires indiennes Gerald Barry en concluant son “enquête” sur la mort d’enfants au pensionnat Ahousaht géré par l’Eglise Unifiée du Canada au début des années 1940 et qui écrivit à ses patrons à Ottawa:

Comme ceci était la propriété de l’église, nous avons fait attention pour que l’enquête ne soit pas trop approfondie.” [4]

Tout pointe dans la direction d’un incroyable camouflage des milliers de disparitions de personnes autochtones et ceci va se répéter dans la mesure où les avocats vont encore s’occuper de “l’enquête sur les femmes disparues”. Ceux que William Shakespeare nous pressait de tuer ont eu une très longue expérience pour planquer les cadavres sur la côte Ouest du Canada.

En 2004, après que les avocats des familles de quelques femmes disparues de Vancouver reçurent des preuves légistes que des restes de femmes avaient été retrouvees dans une décharge à ordure sur la réserve Musqueam d’Ed John, les avocats ont ignoré ces faits, tout naturellement puisque la nouvelle preuve dérange le grand plan de corruption dont les avocats des deux parties s’étaient arrangés de conclure, disant qu’un “loup solitaire” psychopathe en la personne de Willy Pickton, avait tué des douzaines de femmes indiennes de la région de Vancouver. En fait, un grand nombre de charniers suggère en fait une conspiration criminelle bien plus grande que ce pauvre Mr Pickton que la police avait déjà sélectionné comme seul suspect et coupable. Cameron Ward, l’avocat des familles n’a même pas retourné les coups de téléphone, ni les e-mails de Les Gueurin, l’agent d’entretien de la réserve de Musqueam qui avait trouvé les os et les avait fait analyser et positivement identifier comme étant des restes humains. [5]

Ottawa a récemment appris sa leçon du procès de Pickton, qui a révélé que la police de Vancouver savait depuis des années au sujet du centre de carnage connu sous le nom de “Piggy’s Palace” (NdT: “le palais du cochon”, Pickton avait une ferme porcine et passait les cadavres des femmes dans un broyeur) à Coquitlam et que non seulement elle ne fit rien mais qu’en plus certains policiers étaient présents durant les nuits de viol, et de snuff films qui s’y déroulaient. Donc pour cacher l’implication de la police et de haute personnalités politiques avec les Pickton, qui n’étaient en fait que l’équipe de nettoyage des carnages laissés par des personnalités bien plus riches, qui elles perpétraient les assassinats, le gouvernement est en fait en train de s’offir la meilleure “assurance” possible en en faisant un grand spectacle impliquant dans le processus les familles des victimes. Ceci va couper l’herbe sous les pieds de tout critique indépendant et de tout fouille-merde qui découvrirent la dernière la connexion entre la police et Pickton. Mais une telle implication se fera au prix du silence et de la complicité dans ce qui va devenir inévitablement une porte de sortie pour les véritables assassins. [6]

Au bout du compte, aucun gouvernement canadien n’ira jamais au fond de l’affaire et n’arrêtera le trafic et le meurtre des aborigènes, tout comme les viols d’enfants ne seront jamais officiellement arrêtés et ce pour la même raison: à chaque fois que la police est amenée à creuser profond l’enquête, elle finit par enquêter sur ses propres patrons et leurs amis. Comme nous le rappelle l’activiste Nishga Carol Martin au sujet des disparus du Canada: “Cela n’est en fait que le génocide perpétré avec les pensionnats pour Indiens, mené à son étape supérieure.

Ce qui est vraiment nécessaire est que la communauté agisse par elle-même contre et en court-circuitant les autorités établies, comme George Brown et d’autres l’ont fait. En fait, lancer de telles enquêtes indépendantes et citoyennes en ayant le pouvoir de mettre en état d’arrestation et de traduire en justice ceux qui ont tués nos voisins, est le dernier recours restant aux Canadiens qui veulent faire plus que simplement se rappeler des disparus. Pour ce faire, nous devrons d’abord établir nos propres tribunaux de droit coutumier et devrons sortir complètement de la jurisdiction de la “Couronne”, mûs par la volonté et la liberté de rendre possible un tel changement. Mais considérant notre historique, ce genre de défi a autant de chances de se produire que le nouveau premier ministre canadien Justin Trudeau a de citer par leurs noms tous ceux des politiciens trempant dans les réseaux de trafic d’enfants.

Quoi qu’il en soit restez à l’écoute. Cela ne pourra qu’empirer pour ceux qui ont des yeux pour voir et un cœur pour se révolter.

……….

Notes

(1) From an interview with the author on May 14, 2006 in Maple Ridge, B.C. George Brown is also featured as a witness in Unrepentant, the award-winning documentary film on Indian residential schools found at www.hiddennolonger.com .

(2) See Annie Parker’s complete testimony at www.itccs.org , Important Posts: “Memo on the Organized Disappearance, Torture, Exploitation and Murder of Womena and Children on Canada’s West Coast”, May 26, 2006: ( http://itccs.org/2011/02/02/memorandum-on-the-organized-disappearance-torture-exploitation-and-murder-of-women-and-children-on-canada-s-west-coast-a-summary-from-eyewitnesses/ )

(3) From the testimony of numerous witnesses in closed sessions, and of Frank Martin and Helen Michel, Carrier-Sekani tribal members who testified about the killing of their relatives by Ed John’s agents in Prince George, at the IHRAAM Tribunal in Vancouver on June 13, 1998. The author was physically assaulted at the same Tribunal on June 14 by a rather large man named Dean Wilson who claimed to represent Mr. John, and who while clutching the author by the throat exclaimed, “Eddie John doesn’t like what you’re doing here! He’s the one who speaks for Indians, get it?”

(4) From the Indian Affairs RG 10 collection (Indian residential schools), R 7733 file, West Coast Agency reports, January 17, 1940, as quoted in “Hidden No Longer: Genocide in Canada, Past and Present” BY Kevin D. Annett, www.hiddennolonger.com .

(5) From a series of videotaped interviews by the author during 2004 with Les Guerin and Jim Kew, both of whom were residents on the Musqueam Indian reservation during this period. Documents related to these incidents are also on line at www.hiddennolonger.com .

(6) The involvement of elements of the RCMP and Vancouver city police with the Hell’s Angels and the Pickton brothers has been testified by eyewitnesses including two aboriginal women who were taken to Piggy’s Palace by police during 1999 and 2000. Both women were interviewed by the author on his Vancouver Co-op Radio program Hidden from History in the summer of 2010, shortly before that program was suddenly cancelled without explanation by the government-funded station managers. In addition, a former Canadian Security Intelligence Service (CSIS) operative named Grant Wakefield who was an undercover informant at Piggy’s palace met with the author during 2011 and gave his own eyewitness account of seeing the politicians mentioned and senior RCMP officials participating in the rape and killing of aboriginal women there. See the author’s upcoming book Unrelenting for more details.

Crimes génocidaires au Canada: Bergoglio (pape François 1er), Pachon (Supérieur Géneral des jésuites) et Welby (archevêque de Canterbury) devant la justice…

Posted in actualité, colonialisme, guerres imperialistes, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 1 avril 2014 by Résistance 71

Tout ceci est à l’origine lié au travail sans relâche d’enquête de Kevin Annett pendant près de 20 ans, pour traduire en justice les assassins de plus de 50 000 enfants autochtones décédés lors du programme gouvernemental canadien des pensionnats pour indiens (Indian Residential Schools) entre les années 1820 et 1996 (date de fermeture du dernier de ces « pensionnats », camps d’extermination), écoles gérées par les élises catholique, anglicane et unifiée du canada.

A ce sujet, voir notre dossier « Génocide, pensionnats pour Indiens/Kevin Annett »

Nous avons traduit de larges extraits de son livre enquête, livre dont on ne sort pas indemne.

Article précédent sur l’affaire.

— Résistance 71 —

 

Communiqué public urgent et mise à jour en provenance du Tribunal International de Droit Coutumier

Publié sous les auspices du Tribunal International contre les Crimes de l’Église et l’État (ITCCS)

 

Samedi 29 Mars 2014 , 8 am GMT

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2014/03/29/urgent-public-communique-and-update-from-the-international-common-law-court-of-justice-trial-of-pope-francis-the-jesuits-and-the-anglicans-to-commence-april-7/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Inclusions:

1. Le procès du pape François 1er, des Jésuites et de l’église anglicane, commencera le 7 Avril avec une session d’ouverture présentée par le bureau du procureur ; la cour établit une sécurité renforcée après qu’une équipe “commando” du Vatican ait été envoyée à Bruxelles.

2. Une agence d’information du public a été ouverte pour rendre publiques les preuves fournies par le bureau du procureur durant le procès. Le premier rapport de l’agence se situe ci-dessous.

3. Les restes et archives de procédures concernant les enfants décédés ont été ordonnés à la destruction par l’archevêque de Canterbury Justin Welby (église anglicane), agissant au nom de la reine Elisabeth d’Angleterre. Des fosses communes contenant les cadavres d’enfants traffiqués sont découvertes au Canada, en Hollande et aux Etats-Unis et sont liées au culte sacrificiel dit du neuvième cercle.

Le secrétariat du tribunal a publié aujourd’hui cette déclaration publique:

Jorge Bergoglio (alias “Pape François 1er), Adolfo Pachon (supérieur général de l’ordre des jésuites) et Justin Welby (archevêque de Canterbury, église anglicane), seront jugés in abstentia à partir du lundi 7 Avril 2014, après avoir refusé de défier ou nier les accusations criminelles qui ont été émises à leur encontre par la division procéduriaire du Tribunal de droit coutumier de Bruxelles.

Le bureau du procureur commencera l’exposé des faits contre ces trois accusés principaux au jour dit et présentera les preuves liant ces personnes au trafic, la torture et la mort d’enfants et l’escamotage de ces crimes.

Le tribunal a retardé l’ouverture de ce procès d’une semaine de sa date programmée d’ouverture du 31 mars après avoir reçu la confirmation qu’une équipe d’opérations secrètes a été envoyée par le Vatican pour perturber et détruire le travail du tribunal. Cette équipe consiste en des agents sous contrats de la soi-disante “sainte alliance”, une agence d’espionage et d’assassinat gérée par l’ordre des jésuites, responsable de réduire au silence et d’assassiner les opposants au pape.

Le tribunal a établi de nouveaux arrangements de sécurité à cet égard pour ses membres et spécifiquement de son porte-parole public clef, le révérend Kevin Annett, secrétaire de terrain de l’ITCCS. Les sessions initiales du tribunal seront fermées et conduites dans un endroit tenu secret. Quoi qu’il en soit, les preuves que le bureau du procureur présentera à la cour seront rendues publiques pendant le procès au travers d’une agence d’information publique nouvellement établie et rattachée au bureau du procureur.

La première annonce de cette agence est publiée ci-dessous.
Voir www.itccs.org et www.iclcj.com pour toutes mises à jour ultérieures.

 

ICLCJ Communiqué 29 Mars 2014

Bruxelles

……………………………

Agence d’Information Publique du Bureau du Procureur du Tribunal International de Droit Coutumier

Bulletin No. 1: Samedi 29 Mars 2014

Le Bureau du Procureur en Chef (BPC) a compilé ses preuves contre les principaux accusés BERGOGLIO, PACHON et WELBY et a enregistré sa documentation principale avec le tribunal. Nos plaidoiries devant la cour commenceront le Lundi 7 Avril 2014 à 10:00 du matin.

Le BPC a trouvé un nombre considérable d’évidences et de preuves liant les accusés avec l’opération et la protection d’un réseau mondial de traffic d’enfants impliquant de manière systématique et routinière, le kidnapping, le viol, la torture et le meurtre sacrificiel d’enfants nouveaux-nés et d’enfants jusqu’à l’âge de 14 ans. Le cercle documenté connu sous le nom de NEUVIEME CERCLE, impliquant les accusés et les anciens papes JEAN-PAUL II et BENOIT XVI, est une des manifestations de ce réseau. Ce CERCLE opère selon les statuts de la loi canon désignée comme LE PRIVILEGE MAGISTRAL (THE MAGISTRAL PRIVILEGE), qui est enregistré aux archives scellées de la bibliothèque du Vatican. Une copie obtenue de ce statut est jointe comme preuve par le BPC.

Le NEUVIEME CERCLE existe dans le monde entier et est vieux de plusieurs siècles ; il opère depuis les cathédrales catholiques romaines de Montréal, New York, Rome, Londres et de douzaines d’autres endroits. Ces endroits incluent également des propriétés forestières aux Etats-Unis, au Canada, en France et en Hollande. Il utilise de manière routinière des enfants saisis auprès des orphelinats catholiques, des agences d’adoption, des hôpitaux et écoles.

Le BPC a documenté une de ces opérations dans l’ancienne MOHAWK INDIAN RESIDENTIAL SCHOOL (NdT: pensionnat) de l’église anglicane et gérée par les jésuites de Brantford en Ontario, Canada. Les viols, torture et meurtres sacrificiels d’enfants autochtones routiniers associés avec la confédération Mohawk, ont commencé dès l’ouverture du pensionnat en 1832 et continuent jusqu’à aujourd’hui dans des chambres du sous-bassement. Ce fait a été établi grâce à des restes examinés médico-légalement provenant d’une fosse commune retrouvée près de l’école, ainsi que par des témoignages de témoins occulaires, de preuves para-psychologiques et de la documentation d’archives secrètes de l’église anglicane à London, Ontario (la collection “G-12” du diocèse Huron anglican sous l’évêque Bob Bennett).

Une ancienne chercheuse de l’église anglicane LEONA MOSES a aussi confirmé ces faits personnellement à Kevin Annett et à l’ancienne Mohawk Cheryl Squire, lors d’un entretien privé en Octobre 2011. (voir la preuve du ICLCJ case 0022513-001, Genocide in Canada, at www.itccs.org, et les liens vidéos youtube placés sous ce communiqué)

Un des accusés principaux WELBY, agissant en tant qu’archevêque de Canterbury et sous la direction de la criminelle condamnée ELISABETH DE WINSOR (alias “reine d’Angleterre”), a ordonné la destruction de ces archives et de tous les restes médico-légaux des enfants assassinés en Janvier 2012, dans un communiqué privé adressée au prélat de l’église anglicane Fred Hiltz de Toronto. L’ordre de WELBY fut en partie induit par l’implication directe d’ELISABETH DE WINDSOR dans le kidnapping et la mort d’enfants autochtones au Canada et de la participation régulière de membres de la famille royale aux rituels du NEUVIEME CERCLE à l’école Mohawk de Brantford.

Ces rituels sont certifiés confirmés par des témoins occulaires d’un ancien pensionnaire de l’école Mohawk et par un enquêteur para-psychologue acrédité par la police dont les déclarations sous serments (NdT: équivalent des procès verbaux chez nous, appelés “affidavits” en anglais) sont enregistrés dans la liste des présentations à charge de l’accusation.

Ces deux sources sont d’accord pour dire avoir vu neuf personnes en chasubles rouges rassemblées autour d’un autel dans une pièce à voûtes du sous-bassement catacombe se situant sous le bâtiment ouest de l’école indienne Mohawk. Une jeune enfant Mohawk âgée de 5 ou 6 ans était attachée et baillonnée sur l’autel, elle fut répétitivement violée par tous les participants, puis tuée, éviscérée et découpée avec un couteau de cérémonie ; son sang fut consommé par les neufs présents. Les restes du corps furent ensuite brûlés et enterrés en secret dans les bois se trouvant à proximité de l’aile ouest du bâtiment.

En Octobre 2011, des excavations furent commencées par les anciens de la communauté Mohawk sur la zone du même site adjacent à l’école, ces fouilles ont révélé de nombreux boutons d’uniformes de filles élèves de l’école, des pièces de vêtements brûlées et des os qui ont été coupés en segments disctincts. De plus, deux de ces fragments d’os ont été positivement identifiés comme étant ceux appartenant à un jeune enfant, par un médecin légiste de la province de l’Ontario, Greg Olson et par l’archéologue Kris Nahrgang, ainsi que par un médecin légiste de grande expérience le Dr Donald Ortner de l’institut Smithsonian de Washington DC (Ortner est décédé de causes inconnues peu après…).

Les accusés principaux WELBY, BERGOGLIO et PACHON ont tous conspiré pour mettre en œuvre une campagne de dissimulation ou de destruction de preuves, d’obstruction à la justice et ont publiquement discrédité l’ITCCS et Kevin Annett après que cette évidence fut diffusée publiquement en Octobre 2011. Cette campagne de désinformation continue essentiellement par le moyen des médias contrôlés par le gouvernement du Canada, incluant le mal-nommé “Aboriginal Peoples’ Television Network” (APTN, voir ici une “lettre ouverte à APTN” par Kevin Annett: http://www.youtube.com/watch?v=01Iq6OR0ibA ) et en faisant directement taire les anciens Mohawks et les témoins occulaires de Brantford.

L’implication jésuite dans les rituels du NEUVIEME CERCLE à l’école Mohawk est confirmée dans la correspondance des directeurs principaux de l’école en remontant aussi loin que 1922. Des rituels de sacrifice similaires jésuites impliquant de jeunes enfants et des nouveaux-nés dans les écoles catholiques indiennes du Dakota du Sud et à Omak, Washington sont attestés par la témoin occulaire Clarita Vargas dans un procès-verbal inclus au dossier à charge.

Plus de preuves sur cette affaire seront divulguées dans les prochains bulletins d’information.

Publié par l’Agence d’Information Publique du Bureau du Procureur en Chef

Le 29 Mars 2014

Bruxelles, Belgique

= = =

Vidéos liées à ce communiqué (en anglais):

http://www.youtube.com/watch?v=NLzfvaA1vm8

http://www.youtube.com/watch?v=wGITRe1sJtQ

http://www.youtube.com/watch?v=G04DuSJhBhw

Cette dernière vidéo est un peu longue (1 heure, en fait 50minutes sans les pubs…), mais est excellente, à la fois pour l’information présentée (commentaires et analyses sur l’excavation des restes d’enfants autochtones sur le terrain du pensionnat de Brantford), mais aussi pour le message apporté… A voir et diffuser sans modération.

http://www.youtube.com/watch?v=xw5DwVlaspY

Kevin Annett, vidéo (4min30) 31 mars 2014:

Le gouvernement du Canada officialise la mort des dizaines de milliers d’enfants dans les pensionnats canadiens entre 1824 et 1996

 

http://www.youtube.com/watch?v=4xcUTiN1mAU

 

 

Génocide des nations autochtones au Canada: Le cas sanglant des écoles résidentielles pour Indiens de 1850 à 1996 mis au grand jour ~ 2ème partie ~

Posted in actualité, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 6 novembre 2013 by Résistance 71

Vidéo en français (VOSTF) du documentaire sur le génocide des écoles résidentielles du Canada:

1er épisode

2ème épisode

3ème épisode

4ème épisode

*  *  *

Une chronologie du crime: Génocide au Canada dans l’ère moderne

Kevin Annett

 

Première partie du livre (extraits): “Hidden No Longer: Genocide in Canada, Past and present” (3ème édition 2010)

“A découvert: Génocide passé et présent au Canada”

 

 ~ Larges extraits de la chronologie des évènements de 1850 à 2010 ~

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~ Novembre 2013 ~

 

1ère partie

 

Seconde partie

 

1969: Le ministre des affaires indiennes Jean Chrétien affirme une politique “assimilationniste” génocidaire d’extinction légale et culturelle des nations autochtones dans un “memo” fédéral au parlement.

1972: Anticipant la fin du programme des écoles résidentielles, le ministère des affaires indiennes (MAI) ordonne la destruction de tous les dossiers personnels des Indiens, incluant tous titres de propriétés ou assimilés originaux. En conséquence, la preuve écrite de titres de propriétés et de la généalogie d’un nombre incalculable de familles est détruite, ce qui aura pour effet de perturber toute demande de restauration territoriale indienne.

1975: Bon nombre d’écoles résidentielles ont été fermées ou rendues à la gérance des conseils de bandes. Quoi qu’il en soit, beaucoup des abus et des crimes contre les enfants continuent aux mains du personnel aborigène mandaté par l’état. La dernière de ces écoles fermera ses portes en 1996.

Été 1978: Le groupe activiste “Pouvoir Rouge”, affiliés à l’American Indian Movement (AIM), occupe le MAI de Vancouver et publie les archives sur la stérilisation dans les hôpitaux pour Indiens de la côte Ouest. Red Power demande une abolition de la loi sur les Indiens, des réserves et des marionnettes de l’état fédéral que sont les “conseils de bandes”.

1980: En réponse, le gouvernement fédéral établit ce qui est appelé l’Assemblée des Premières Nations (APN ou Assembly of First Nation, AFN) comme corps constitué fédéral collaborant avec l’état et consistant en une assemblée de “chefs” auto-nommés, non élus, veant de tout le Canada. L’APN refuse de soutenir les souverainetés indigènes ou toute demande d’enquête sur les décès et crimes ayant eu lieu dans les écoles résidentielles.

Octobre 1989: Nora Bernard, une survivante d’un pensionnat pour indien du Nouveau Brunswick commence les premières poursuites judiciares contre l’église catholique et le gouvernement du Canada pour la souffrance qu’elle a endurée dans l’école. Nora sera assassinée en Décembre 2007, juste avant les “excuses” du Canada au sujet de ses pensionnats.

1990: En réponse, le membre du parti libéral et partie prenante du gouvernement le “chef” Phil Fontaine de l’APN présente la première “pirouette” officielle sur les pensionnats indiens en référant aux “abus” des écoles tout en évitant soigneusement de mentionner les crimes bien plus sérieux qui s’y tinrent.

Printemps 1993 – Janvier 1995: Des témoins oculaires indiens de meurtres ayant eu lieu à l’école de l’église unifiée de Port Albeni (C.B), parlent publiquement des morts d’enfants dans l’école depuis la chaire du révérend Kevin Annett de l’élise St Andrew de Port Albeni. Lorsque Annett met à jour un accord foncier secret sur des terres natives volées entre son église unifiée, le gouvernement fédéral et le financier de l’église MacMillan-Bloedel Ltd, il perd son emploi sans qu’aucune raison ne lui soit donnée et sera plus tard (1997) expulsé et excommunié de l’église unifiée du canada sans autre forme de procès ou d’auditions.

18 Décembre 1995: Les meurtres d’enfants indiens à l’école résidentielle d’Albeni reçoivent une couverture de presse pour la première fois dans le Vancouver Sun au cours d’une manifestation organisée par le révérend Kevin Annett. Un témoin oculaire Harriett Nahanee, dit publiquement aux journalistes avoir été témoin de la mort de la petite Maisie Shaw, alors âgée de 14 ans (en 1946), qui fut battue et piétinée à mort par le révérend Alfred Caldwell.

20 Décembre 1995: D’autres témoins oculaires témoignent publiquement: Archie Frank d’Ahousaht décrit comment Alfred Caldwell a battu à mort un enfant du nom de Albert Gray. La GRC refuse d’ouvrir une enquête sur les deux incidents.

1er février 1996: La première poursuite en justice par les survivants de l’école résidentielle pour Indiens d’Albeni contre l’église unifiée et le gouvernement du canada est mise en action.

3 février 1996: L’église unifiée commence les procédures officielles internes pour l’expulsion définitive du révérend Kevin Annett en tant que prêtre et le priver de sa raison de vivre. Annett sera finalement expulsé en mars 1997 dans ce qui fut le seul défrocage public de l’histoire de l’église unifiée du canada et à un coût de 250 000 dollars.

1996-8: Kevin Annett commence à documenter et à rendre public des centaines de témoignages de crimes ayant eu lieu dans les écoles résidentielles, combinant des témoignages de première main avec des archives de l’université de Colombie Britannique (UBC). Il commence un doctorat à UBC, mais doit abandonner suite à de gros problèmes familiaux. Il perd la garde de ses enfants dans un divorce qui fut initié et financé contre lui par les avocats de l’église unifiée.

12-14 juin 1998: Kevin Annett organise le premier tribunal indépendant contre les écoles résidentielles indiennes canadiennes sous les auspices de l’IHRAAM, un affilié de l’ONU. Le 20 juin, le journal Globe and Mail est le seul organe de presse qui rapporte sur le tribunal de l’IHRAAM.

[…]

Septembre 1998: Le juge de la cour suprême de la province de C.B Brenner proclame dans un rendu que l’église unifiée du canada et le gouvernement canadien sont aussi légalement responsables des dommages causés par leurs employés dans l’école résidentielle d’Albeni. La décision de Brenner déclenche une marée de milliers d’actions en justice de la part des survivants contre le gouvernement et les églises catholique, anglicane et unifiée.

27 octobre 1998: Après la mort soudaine de deux autochtones parties civiles dans l’affaire contre l’église unifiée, des avocats de l’église admettent que cette dernière s’est engagée avec le gouvernement dans une opération conjointe de couverture des crimes ayant eu lieu à l’école résidentielle d’Albeni et ce depuis au moins 1960 et que les officiels de l’église et le personnel ont kidnappé des enfants de l’école (paru dans le journal du Vancouver Province)

Janvier 1999: Le tribunal IHRAAM et les meurtres des écoles résidentielles sont rapportés pour la première fois en dehors du Canada dans les pages du magazine britannique “The New Internationalist”. La couverture médiatique par ce magazine de ces crimes ainsi que Kevin Annett sont réduits au silence la même année par des menaces légales émanant des avocats de l’église unifiée. Un campagne de diffamation publique est lancée contre Annett sous la direction des officiels de l’église unifiée David Iverson et Brian Thorpe et des Sergent Paul Willms et de l’inspecteur Peter Montague de la division “E” de la GRC.

Mars 1999: En réponse aux actions judiciaires de plus en plus nombreuses émanant de l’IHRAAM et des survivants des écoles, le gouvernement canadien annonce la création d’un “Fond Aborigène pour la Cicatrisation”, FAC (Aboriginal Healing Fund ou AHF) de 350 millions de dollars. Le FAC n’aide en rien les survivants mais les chefs indiens financés par l’état et est utilisé comme un fond de corruption. Ceux qui en bénéficient doivent signer l’abandon de leurs droits de poursuivre le gouvernement et les églises en justice. Plus de la moitié des fonds sont consommés en “frais administratifs”.

26 avril 2000: Des officiels du ministère canadien de la santé admettent que leur département a fait des expériences médicales et dentaires forcées sur des enfants des écoles résidentielles indiennes pendant les années 1940 et 1950, incluant le refus des soins dentaires et l’induction de carences vitaminiques (Vancouver Sun).

Automne 2000: Devant faire face à plus de 10 000 actions en justice de la part des survivants des écoles résidentielles, les églises font pression avec succès sur le gouvernement afin d’obtenir une législation pour limiter la portée des actions en justice et que le gouvernement assume la responsabilité essentielle des dégâts faits par les écoles. Des tribunaux en Alberta et dans les provinces maritimes de l’Est (Nouveau Brunswick, Nouvelle-Ecosse) refusent aux survivants le droit d’attaquer en justice les églises pour la violation de leurs droits civiques et pour génocide.

Février 2001: Kevin Annett publie le premier livre sur les écoles résidentielles pour Indiens, intitulé: “Hidden from History: the Canadian Holocaust”, ouvrage qui contient des témoignages des survivants et la preuve documentée d’un génocide intentionnel dans les écoles et les hôpitaux pour Indiens concomittants. Les efforts de l’église unifiée pour arrêter la publication du livre échouent et plus de 1000 copies circulent dans le monde, au départ essentielleemnt entre les mains des survivants de ces écoles.

[…]

Avril 2004: Après avoir reçu une copie en espagnol du livre de Kevin Annett “Hidden from History”, 5 groupes autochtones Mayas du Guatémala émettent une “denuncia” ou demande publique au gouvernement canadien de répondre aux accusations de génocide. Le gouvernement refuse de discuter de génocide dans sa réponse et les Mayas commencent un lobbying aux Nations-Unies pour déclencher une enquête sur les crimes des écoles résidentielles indiennes au Canada.

Automne 2005: …. Kevin Annett, Lori O’Rorke et Louie Lawless commencent la production du documentaire “Unrepentant” avec les autochtones de Vancouver, Le documentaire est basé sur le travail de Kevin et ses livres et est le tout premier documentaire jamais réalisé documentant les meurtres et génocide ayant eu lieu dans les écoles / pensionnats pour Indiens du Canada.

Octobre 2006: “Unrepentant” sort au Canada et aux Etats-Unis dans des festivals du film et sur Internet. Des milliers de copies sont faites en DVD et le documentaire commence à circuler dans le monde parmi les autochtones, Le film gagne le prix pour le meilleur réalisateur de documentaire étranger au New York Independant Film Festival.

Janvier 2007: Le documentaire gagne la palme du meilleur documentaire au Los Angeles Independant Film Festival et est vu plus de 100 000 fois sur internet. Kevin et le réseau FRD commencent des occupations médiatisées de bureaux gouvernementaux et d’églises à Vancouver. Des occupations similaires se propagent à Toronto et Winnipeg. Les médias canadiens commencent à rapporter le travail de Kevin pour la première fois depuis des années d’omerta totale.

Septembre 2007: Le gouvernement canadien annonce la création de la “Truth and Reconciliation Commission” TRC pour enquêter sur l’histoire des écoles résidentielles pour autochtones, mais refuse toujours toutes compensations à plus de la moitié des survivants. Ceux qui y ont droit obtiennent des compensations minimales et en retour sont forcés d’indemniser les églises de toute poursuite judiciaire et de tout préjudice et sont forcés de se taire et d’arrêter toute plainte.

Janvier-Mars 2008: Kevin Annett et le FRD escaladent les manifestations et les occupations d’églises, demandant que des inculpations soient prononcées contre les églises responsables de la mort des enfants pensionnaires des écoles. Les anciens du FRD et le chef de la nation Squamish Kiapilano publient un arrêté formel d’éviction des églises catholique, anglicane et unifiée de leur territoire traditionnel, c’est à dire… Toute la ville de Vancouver.

Février 2008: Le gouvernement Harper déclare que “bien qu’un nombre énorme de morts” soient survenues dans les pensionnats pour Indiens, aucune inculpation ne sera placée contre les églises responsables de ces écoles.

11 Juin 2008: Sous une énorme pression, le premier ministre du Canada émet des “excuses” formelles du gouvernement au sujet des écoles résidentielles autochtones tout en minimisant l’extension du taux de mortalité dans les écoles en faisant état du fait que “quelques personnes décédèrent” ; mais les leaders de l’autre parti réfèrent aux fosses communes retrouvées près des écoles.

Janvier 2009: “Unrepentant” est vu par plus de 250 000 personnes sur internet et gagne une troisième récompense comme meilleur documentaire à la Creation Aboriginal Film Festival d’Edmonton….

Octobre 2009: Kevin Annett fait des conférences dans des douzaines de villes en Irlande, en Angleterre et en Italie et diffuse son documentaire “Unrepentant”, qui a alors été traduit en français, en italien et en allemand. Le 11 Octobre, Kevin fait un service religieux et un exorcisme symbolique juste en dehors du vatican à Rome en honneur de tous les enfants qui ont été massacrés dans les pensionnats catholiques. L’évènement reçoit une grosse couverture médiatique et le lendemain une tournade frappe le centre de Rome et le Vatican.

Février 2010: Une vaste divulgation d’abus d’enfants et de couverture des crimes par l’église catholique se fait dans la presse. Le pape Joseph Ratzinger se trouve impliqué pour avoir organisé et ordonné le camouflage de ces crimes et aidé et protégé des prêtres violeurs d’enfants reconnus, dans un document du Vatican appelé “Criminales Solicitations”. Des actions légales commencent pour permettre l’audition officielle et même l’arrestation de Ratzinger (pape Benoit XVI).

15 juin 2010: Le FRD annonce le lancement d’une coalition internationale d’unification des victimes des tortures de l’église: The International Tribunal into Crimes of Church and State (ITCCS). Huit organisations d’Irlande, des Etats-Unis, d’Australie, de Thaïlande et d’Angleterre s’y affilient. Depuis décembre 2010, six membres sont morts soudainement, incluant deux anciens qui participèrent à des occupations d’églises à Vancouver.

Août 2010: Le documentaire “Unrepentant” est diffusé à plus de 10 millions de téléspectateurs européens sur les réseaux TV allemand et suisse. Le nouveau livre d’Annett “Unrepentant: Disrobing the Emperor” sort à Londres. Mais le 9 août, le programme radio de Kevin “Hidden from History” est annulé après 9 ans d’antenne sans préavis ni procédure.

Génocide des nations autochtones au Canada: Le cas sanglant des écoles résidentielles pour Indiens de 1850 à 1996 mis au grand jour ~ 1ère partie ~

Posted in actualité, altermondialisme, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 4 novembre 2013 by Résistance 71

Nous avons ici traduit la chronologie des évènements génocidaires ainsi que des actions mises en œuvre pour les mettre au grand jour afin que les coupables de ce génocide: l’État canadien et les églises catholique, méthodiste, presbytérienne et unifée du canada soient enfin traduits devant un tribunal de Nüremberg-bis.

Nous avons traduit et documenté un certain nombre de faits ayant mené à cette ignominie, notamment les fondations même du colonialisme et de l’esclavagisme à grande échelle que l’occident mena à partir du XVème siècle, origines qu’il faut aller chercher dans les bulles pontificales Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493), que nous avons couvertes ici même.

Cette traduction de la chronologie qui constitue la première partie du livre de Kevin Annett « No Longer Hidden: Genocide in Canada Past and Present »,  a laissé des marques sur les traducteurs qui ont participé à ce travail. Il s’agit ici de la traduction la plus émotionnellement difficile qu’il nous ait été donnée d’effectuer de toute l’histoire de Résistance 71… Merci à ceux qui s’y sont frottés et qui y ont laissés une grande énergie émotionnelle.

Voici ci dessous la vidéo du documentaire de Kevin Annett « Unrepentant » sous-titrée en français. Il s’agit ici d’une version raccourcie à 1h15 en 4 épisodes. La version anglaise originale fait 1h48. Ce documentaire a gagné quatre récompenses dans des festivals de films/documentaires indépendants et est la version filmée, documentée de témoignages de son livre sur le génocide des écoles résidentielles pour Indiens du Canada. 

Regardez et évaluez l’occident à sa juste valeur criminelle, le but étant pour nous occidentaux d’accepter nos crimes, de les réparer, de les transcender pour prendre la main des peuples opprimés et œuvrer ensemble pour un véritable changement de paradigme politique en premier lieu, puis économico-social.

L’humanité est à l’orée d’un grand changement résultant d’une grande prise de conscience. Nous devons à ceux qui ont été impunément massacrés à travers les âges suite à des politiques oligarchiques et génocidaires, tout autant qu’aux générations qui ne sont pas encore nées, de redresser les torts et de s’engager dans une véritable réconciliation qui ne peut provenir que de l’acceptation des fautes et des efforts d’harmonisation des peuples pour la justice, l’égalité et le bien commun à tous dans un monde où règnera le pouvoir non-coercitif des peuples unifiés et confédérés.

— Résistance 71 —

Vidéo en français (VOSTF) du documentaire sur le génocide des écoles résidentielles du Canada:

1er épisode

2ème épisode

3ème épisode

4ème épisode

*  *  *

Une chronologie du crime: Génocide au Canada dans l’ère moderne

Kevin Annett

 

Première partie du livre (extraits): “Hidden No Longer: Genocide in Canada, Past and present” (3ème édition 2010)

“A découvert: Génocide passé et présent au Canada”

 

 ~ Larges extraits de la chronologie des évènements de 1850 à 2010 ~

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~ Novembre 2013 ~

 

1ère partie

2ème partie

 

1850: Les nations autochtones de l’Est du Canada ont été décimées par la variole et autres maladies volontairement introduites par les Européens à environ 10% de leurs nombre pré-contact. Les tribus indiennes à l’Ouest des Grands Lacs demeurent principalement indemnes de ce fléau, sauf sur la côte Ouest où des Européens commencent à s’installer.

1857: La loi sur la “civilisation graduelle” est passée dans la législature de l’Upper Canada. Cette loi est faite pour éradiquer légalement toutes les nations autochtones par la “mise sous tutelle”, dans laquelle toute propriété et nationalité sont abolies.

1859: Des missions catholiques sont établies à Mission en Colombie Britannique (C.B) et dans l’Okanagan par l’évêque Paul Durieu, qui planifie avec l’aide des jésuites l’extermination des chefs indiens non chrétiens et de les remplacer par des leaders sous contriole catholique. Ce “plan Durieu” servira plus tard de modèle pour le programme des pensionnats pour Indiens.

1862-3: Une épidémie majeure de variole est déclenchée dans l’intérieur de la C.B au sein des tribus indiennes par le missionnaire anglican (protestant) et futur évêque de Norwich et membre de la chambre des Lords, le révérend John Sheepshanks, qui inocule des centaines d’Indiens avec la maladie. Sheepsshaks agit sous la direction du gouvernement provincial et de la compagnie de commerce de fourrures de l’Hudson Bay, qui promeut les premières missions protestantes parmi les Indiens. Plus de 90% des Indiens de l’intérieur Salish et Chilcotin, quelques 8000 + personnes, mourront à la suite de cette attaque bactériologique.

[…]

1870: La couronne d’Angleterre (NdT: comprendre la banque d’Angleterre et la City de londres qui sont de facto la “couronne”, “the Crown”…) établit la “réserve cléricale”, un système où les missionaires catholiques et anglicans reçoivent des centaines d’acres de terre volés aux nations indigènes, spécifiquement dans l’ouest du Canada. (NdT: Le Vatican est à l’origine de la “couronne”, il est donc logique et sans surprise que catholiques et protestants s’entendent comme larrons en foire lorsque les circonstances oligarchiques le demandent. La “réforme” de l’église ne fut qu’une autre vaste fumisterie afin de mieux diviser et contrôler les moutons imbéciles…)

1873: La Royal North West Mounted Police, précurseur de la Royal Canadian Mounted Police actuelle (NdT: la Gendarmerie Royale du Canada communément appelée la “police montée canadienne”), est établie en tant que force para-militaire nationale avec jurisdiction sur la totalité du territoire canadien. Son mandat inclut la déportation des nations autochtones dans les réserves pour ainsi créer une vase  étendue de “terres libres d’Indiens” 80km de part en d’autre de la nouvelle ligne de chemin de fer de la Canadian Pacific Railway (CPR)

1876: Sous l’influence de l’ancien premier ministre et avocat de la CPR, John A. MacDonald, le Canada établit l’Indian Act ou la loi sur les Indiens, qui réduit tout indien et métis au rang de non-citoyens et à charge de l’état canadien. Dès lors, les Indiens sont emprisonnés sur des “terres de réserve”, dépouillés de tout statut légal ou de droits civils, ils ne peuvent pas voter, ils ne peuvent pas poursuivre en justice, ne peuvent pas posséder de terres ou agir légalement pour eux-mêmes. Leur statut de pris en charge de l’état demeure inchangé jusqu’à aujourd’hui.

1886: La ligne CPR est terminée, elle relie les côtes Atlantique et Pacifique du Canada et ouvre la porte à une immigration massive européenne. La même année, toutes les cérémonies traditionnelles des Indiens de l’Ouest du Canada sont interdites, incluant le système de potlatch et les langues natives.

1889: Le ministère fédéral des affaires indiennes est établi. Des “écoles industrielles indiennes” sont reconnues par le gouvernement fédéral, qui, en partenariat avec les églises catholique et protestante, financent conjointement et créent les camps d’internement pour tous les enfants autochtones sur tout le territoire canadien.

1891: Le premier rapport médical faisant état de décès massifs dûs à la tuberculose non traitée est publié par le gouvernement fédéral et le Dr George Orton de la province d’Alberta. Le rapport d’Orton est complètement ignoré.

1905: Plus de cent pensionnats pour Indiens sont en activité à travers le Canada, les deux-tiers sont gérés par l’église catholique. Une immigration massive européenne et une guerre bactériologique ont réduit les populations autochtones de l’Ouest du Canada à environ 5% de ce qu’elles étaient avant les contacts avec l’homme blanc.

1907: Le Dr. Peter Bryce, médecin chef au ministère des affaires indiennes (MAI), visite les pensionnats à l’échelle nationale pour y étudier les conditions sanitaires. Le rapport de Bryce qui s’ensuit adressé au SuperIntendant du MAI Duncan Campbell Scott documente que plus de la moitié des enfants de ces écoles meurent parce que la tuberculose est volontairement introduite parmi eux par le personnel. Bryce affirme également que les églises qui gèrent les écoles suppriment délibérément les preuves et les statistiques de ces pratiques meurtrières.

15 Novembre 1907: La rapport de Bryce est cité dans la presse: dans l’Ottawa Citizen et la Montreal Gazette.

1908-9: Duncan Campbell Scott supprime le rapport Bryce et refuse de suivre ses recommandations, qui incluent de retirer aux églises la gérance des établissements. Bryce publie un rapport plus détaillé montrant l’énorme taux de mortalité dans les pensionnats, Scott commence alors une vaste campagne de diffamation contre Bryce qui le verra éventuellement banni des services publics.

Novembre 1910: Malgré les trouvailles de Bryce, Scott institutionalise le contrôle des pensionnats pour Indiens par les églises au travers d’un contrat liant le gouvernement fédéral et les églises catholique, anglicane, presbytérienne et méthodiste (les deux dernières mentionnées étant les précurseurs de ce qui deviendra l’église unifiée du canada). Ce contrat autorise les écoles et leur donne un financement gouvernemental ainsi qu’une protection, ceci incluant l’utilisation de la GRC comme bras policier des écoles.

Mars 1919: Malgré un taux de mortalité pulvérisant tous les records dans les pensionnats indiens (maintenant rebaptisés “écoles résidentielles”, et sous la pression de l’église, D.C Scott abolit l’inspection médicale fédérale de ces écoles simplement en supprimant le poste de chef inspecteur sanitaire.

Avril 1920: Une loi fédérale passe rendant légalement obligatoire pour tout enfant indien à travers le Canada âgé de 7 ans ou plus d’être incarcéré dans les pensionnats. Les parents autochtones non-coopératifs avec cette loi sont emprisonnés et mis à l’amende. Le nombre de mort par tuberculose parmi les peuples indigènes va tripler durant la décennie qui va suivre.

Printemps 1925: Etablissement de l’Église Unifiée du Canada par un décret fédéral émanent du parlement afin de “canadaiser et de christianiser ceux nés étrangers et les païens.” L’église est un bras financé de la couronne britannique et hérite de toutes les écoles résidentielles et des terres natives volées et détenues par les églises méthodiste et presbytérienne.

[…]

1928: La loi sur la stérilisation sexuelle est passée dans la législature de la province d’Alberta, permettant à ce que tout pensionnaire des écoles résidentielles pour Indiens soit stérilisé sur la décision du proviseur de l’école: un employé de l’église. Au moins 2800 hommes et femmes autochtones seront stérilisés de force en fonction de cette loi.

1929-30: Le gouvernement du Canada transfère le gardiennage légal des enfants indiens pensionnaires des écoles résidentielles au proviseur de chaque école appointé par l’église.

1933: Une loi similaire sur la stérilisation est passée dans la province de Colombie Britannique. Trois centres de stérilisation sont établis dans les zones abondamment peuplées d’autochtones, tous gérés par l’église unifée du canada: à Bella Bella et Nanaimo (C.B) et à Edmonton (Alberta). Des milliers d’Indiens y seront stérilisés contre leur gré, jusque dans les années 1980.

Février 1934: Une tentative par le gouvernement canadien d’abolir les écoles résidentielles est mise en échec suite aux pressions exercées publiquement par les officiels des églises catholique et protestante.

Janvier 1939: Des enfants de la nation Cowichan sont utilisés pour des expériences médicales faites par des médecins parlant allemand à l’école résidentielle catholique de Kuper Island sur l’île de Vancouver. Plusieurs enfants décèdent. La GRC supprime les enquêtes sur les décès et l’ordre ecclésiastique catholique allemand gérant l’école, les Montforts, est remplacé par les Oblates.

1947-8: Le diplomate canadien et futur premier ministre Lester Pearson aide à redéfinir la Convention des Nations-Unies sur le Génocide afin de la rendre inapplicable au système canadien des écoles résidentielles. Toute législation permettant son application sur le territoire canadien est bloquée par le parlement.

1946-52: Des centaines de nazis et de médecins SS reçoivent la nationalité canadienne et immigrent au Canada sous le coup du Project Paperclip (projet trombone) et travaillent dans les hôpitaux pour Indiens et autres endroits dans des programmes de la CIA et militaire, incluant des endroits comme le Allen Memorial Institute de Montréal. Leur recherche va des programmes de contrôle psychologique aux tests pharmaceutiques en passant par les techniques de stérilisation, sur des enfants indigènes, des orphelins et autres.

1956-8: Des survivants d’un de ces programmes ayant eu lieu au Lincoln Park royal Canadian Air Force base à Calgary dans la province d’Alberta, décrivent un médecin avec son numéro SS tatoué sur le bras, torturant à mort des enfants, incluant des enfants aborigènes amenés sur la base par la GRC en provenance de réserves locales et d’écoles résidentielles. Des crimes similaires sont décrits par des survivants de programmes sur les bases militaires de Suffield en Alberta, Nanaimo, C.B et le Lakehead Psychiatric Hospital de Thunder Bay en Ontario.

[…] A suivre…

=  =  =

Vidéo en français (VOSTF) du documentaire sur le génocide des écoles résidentielles du Canada:

1er épisode

2ème épisode

3ème épisode

4ème épisode

Génocide des autochtones au Canada: L’hypocrisie institutionnalisée…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 31 octobre 2013 by Résistance 71

Pour plus d’information au sujet du génocide des enfants indiens au Canada entre 1893 et 1996, consultez notre dossier sur le sujet.

— Résistance 71 —

 

Cette drôle de chose appelée Canada

 

Kevin D. Annett


 

21 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2013/10/21/this-odd-thing-called-canada/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Alors, qui dit que les Canadiens ne sont pas drôles ?

Cette semaine, la société de télédiffusion Canadienne (CBC) a solennellement réfléchi  pour la première fois : « Est-ce que le Canada devrait être conduit en justice pour Génocide devant les Nations Unies » de ses crimes dans les écoles et pensionnats Indiens.

C’est comique à dire, si l’on considère que le Canada a déjà été jugé et condamné pour tout ce Génocide : lors d’un procès retentissant au Tribunal de Droit Coutumier tenu à Bruxelles, et dont le verdict a été rendu le 25 février dernier, (voir le lien ci-dessous).

Comique aussi que la CBC ait manqué cela hein ?  Comme ils ont aussi laissé de côté le fait que le Tribunal de Bruxelles a aussi condamné les principales églises Canadiennes du même crime, du fait que les monstres en robe ont tué la plupart de ces enfants.

Bien sûr, les Canadiens le savaient dès le 15 Novembre 1907 alors que la moitié des enfants indiens de couleur  « en pensionnat scolaire » mouraient à cause de leur exposition délibérée à la tuberculose : un fait reporté le jour même sur la page de garde du Journal l’Ottawa Citizen par les propres médecins officiels du gouvernement. Et je suis sûr que l’enfer est essuyé au même fait sanglant, et complété par des preuves solides devant chacun de vous, depuis plus de quinze ans maintenant.

(www.hiddennolonger.com)

Je pense que rien de cela ne devrait nous surprendre, lorsque l’on regarde l’état désolant de ce qui s’appelle du journalisme au Canada. Ni même lorsque les chefs Mohawk à Brantford, en Ontario commencèrent à déterrer les restes des ossements des enfants et les boutons dans le plus ancien pensionnat du Canada à l‘automne 2011. Est ce qu’un seul média canadien s’est préoccupé ne serait-ce qu’une fois de reporter cette découverte historique ?

Aucun régime ne regarde jamais son propre merdier, sauf de manière controlée et aseptisée pour le mettre en scène de façon honteuse et au Canada on lave plus blanc dans « La Vérité et la Réconciliation ». Mais le refus des Canadiens d’accepter d’être tenus responsables de leur propre histoire sanglante est devenu tout à fait ridicule, maintenant que d’autres pays et leurs tribunaux se prononcent sur notre culpabilité d’avoir délibérément massacré des enfants indigènes.

Et donc la CBC après réflexion sur le « si » nous sommes coupables de Génocide,  sent exactement la même odeur que la déclaration officielle du Pape Paul VI en 1967 disant que Galilée n’avait peut être pas tort après tout, et que la terre tourne effectivement autour du soleil.

Oui, nous le savions déjà : de même nous savons que le Canada et ses églises ne sont pas seulement coupables de Génocide, mais que selon le Droit  international, elles sont reconnues coupables en tant qu’ organisations criminelles qui n’ont pas d’autorité juridique ou légitime. Et cela signifie que leurs lois, réglementations et taxes sont nulles et non avenues ; et celui ou celle qui les finance est coupable de crime.

La plupart des canadiens essaient d’ignorer que ce Mammouth est en réalité dans la Salle de Séjour, prétendant qu’ils vivent encore sous un gouvernement de Droit : mais pas mon nouvel ami Steve Finney, à Kitchener, en Ontario. Car Steve s’est conduit comme un homme libre selon le Droit Coutumier, et prend à cœur le système juridique de Bruxelles. Il ne cesse de dire aux policiers et aux juges à Kitchener qu’ils n’ont aucune autorité sur lui parce qu’ils ont fait un serment d’allégeance à une institution criminelle, incluant la Couronne d’Angleterre elle-même. Et  c’est exactement ainsi qu’il leur dit,

« Pourquoi devrais- je obéir à un gouvernement qui a délibérément tué  plus de 50 000 enfants, et continue à faire du trafic d’enfants à travers les Associations d’Aide à l’Enfance ? »

Steve Finney n’a pas émasculé ses connaissances de son comportement, comme la plupart des eunuques politiciens dans notre pays. Il a prété serment pour s’élever à une nouvelle allégeance en tant que citoyen de la République du Kanata, laquelle formation est aussi vivement ignorée de la CBC et du reste de la chose préfabriquée appelée Canada.

Nous vivons une époque éclatante d’illusions et de déception universelle, de mensonges officiels et de l’effondrement de la dissimulation : quelque chose que Charles Dickens appelait le Meilleur de l’histoire et le Pire de l’histoire. Dickens faisait référence à la France à l’aube de la révolution de 1789.

J’espère que l’allusion n’est pas perdue pour nous….

Le fléau du colonialisme passé et présent: La mascarade du concept de la « réconciliation »…

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On entend souvent parler du concept de « réconciliation » au sujet du colonialisme et de la « cicatrisation » des blessures passées et présentes. Le Canada, à l’instar de l’Afrique du Sud, a institué sa commission sur le « Vérité et la Réconciliation » au sujet de l’holocauste dont les nations autochtones furent victimes aux mains de l’état et des église (idem aux Etats-Unis et en Amérique latine du reste, mais ces écrits demeurent plus spécifiques aux crimes contre l’humanité perpétrés au Canada). Il est important de bien comprendre ce que veut dire le mot « réconciliation » dans ce contexte colonialiste, toujours sous le coups des bulles pontificales Romanus Pontifex de 1455 et Inter Caetera de 1493, comme nous l’avons vu précédemment.

Kevin Annett nous explique la véritable signification de ce qu’est la « réconciliation » aux yeux de l’État et de l’église. Édifiant !!…

— Résistance 71 —

 

A découvert: Génocide au Canada passé et présent (Appendix 4(b), 3ème édition 2010)

 

(“Hidden No Longer: Genocide in Canada Past and Present, appendix 4(b)”)

 

Kevin Annett

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Appendix 4(b): Note sur la “réconciliation” et sa véritable signification en tant que re-soumission

 

Comment les mots sont utilisés et ce qu’ils veulent véritablement dire sont deux choses très différentes. Le langage peut-être une arme brandit par ceux-là même qui ont des intérêts bien définis à défendre.

Les églises et les états qui ont massacrés des millions de personnes au nom de leur dieu ont légitimisé leurs devoirs, comme ils le font toujours, avec une vision du monde qui rend le meurtre permis.

Le livre biblique de la Génèse est le paradigme de base de l’euro-christianisme et ainsi de la culture mondiale. Le message essentiel de la Génèse est que l’Homme est mauvais et corrompu, qu’il l’est devenu et a ainsi condamné notre monde, par le truchement d’un acte de désobéissance contre un dirigeant tout-puissant, que nous appelons jehova-dieu. La rédemption de cette damnation n’est possible que par ce que la bible et la chrétienté appellent la “réconciliation” avec celui qui a été offensé.

Le terme “réconciliation” n’est pas ce qu’il semble être ; dans le langage courant cela veut dire que deux opposants enterrent la “hache de guerre” et retournent en terme équitable l’un envers l’autre. La véritable signification de ce mot est en fait l’opposé de ceci et se réfère au moment où une partie rebelle est vaincue et fait pénitence envers son ancien maître, se re-soumettant elle-même entièrement aux termes du dominant.

La définition littérale latine de “réconciliation” est “re-concilio” ce qui veut dire: “forcer de nouveau dans la réunion”, ceci est un acte coercitif d’une partie sur l’autre.

Remontons au Moyen-Age, lorsque l’église catholique lança sa première croisade majeure contre les “sarazins et les païens”, c’est à dire contre quiconque n’est pas un chrétien catholique. Comme nous l’avons vu auparavant, un système légal devait voir le jour afin de justifier les conquêtes et les meurtres de l’église envers “les autres”, incluant, plus tard les peuples indigènes de la planète entière. Ainsi les hommes de loi du Vatican concoctèrent ce que l’on appelle “l’Indulgence”, un outil brillant qui fit du pillage, du viol, du meurtre et de tout acte violent une vertu, s’ils étaient perpétrés au nom de l’église.

D’un seul coup, les chrétiens pouvaient massacrer en toute quiétude sans honte et sans être sujets aux reproches, comme cela est toujours le cas aujourd’hui quand il s’agit de crimes commis par l’église et ses agents. Donc, de cette manière, tous ces “incroyants” qui furent endommagés d’une manière ou d’une autre par l’église n’ont aucune base pour accuser et témoigner des crimes qui ont été commis à leur encontre, car les opposants à l’église étaient, comme les originaux Adam et Eve, la cause de leur propre chute. De plus, ces ennemis de l’église devaient faire une restitution spéciale à celle-ci pour avoir causé la violence qui leur a été infligée !

Cet acte de restitution par le conquis fut appelé la Réconciliation.

Pendant l’inquisition espagnole par exemple, les catholiques qui avaient pêchés en devenant luthériens (protestants) furent “réconciliés au travers de la perte de propriétés et furent obligés d’endurer des temps d’incarcération”. En 1612, cinq citoyens de Madrid furent “soumis à la réconciliation pour faits de judaïsme et furent envoyés aux galères en tant qu’esclaves” (Henry Charles Lea, “The Inquisition of the Spanish Dependencies”, New York, 1908, p.421).

Citons l’historien de l’époque médiévale Henry Charles Lea:

“La réconciliation avec l’église comprend la confiscation et était originellement accompagnée d’autres pénalités en rapport avec les antécédents du coupable et la promptitude avec laquelle il avait confessé et rejeté sa faute. Cela pouvait être des peines de prison, l’humiliation publique, la flagelation ou l’envoi aux galères.” (Ibid, p 421)

En effet, le rebelle indemnise le conquérant (cela semble t’il familier ?..) en reconnaissant que la violence et les injustices faites par celui-ci étaient justes et nécessaires, libérant ainsi le conquérant de tout blâme possible et de toute culpabilité, de honte ou de responsabilité de ses actes: ceci veut dire qu’il est publiquement établi qu’aucun crime n’a été commis, sauf par le conquis et le rebelle faisant acte de re-soumission.

Ceci est exactement ce que les survivants du programme des pensionnats pour Indiens ont été forcés de faire sous la loi canadienne en relation des institutions qui ont essayées de les tuer.

Cette notion et cette pratique de blâmer une victime pour sa souffrance aux mains du dirigeant et de s’attendre à ce que tout rebelle ou opposant fasse repentance selon les termes du dirigeant, est le cœur même du message de la version de l’église du texte de la Génèse et la philosophie opératoire de la “civilisation” moderne. C’est un thème qui est tellement basique à la croyance philosophique grecque et romaine que le puissant a toujours raison, que le pouvoir et la puissance sont la vertu et que les conquis n’ont aucun droit ni statut et doivent faire amende honorable et repentance au conquérant.

Les Romains avaient institutionalisé cette croyance au travers des rites de leur religion où les chefs des conquis ou autres ennemis de Rome demandaient pardon à genoux devant l’empereur avant d’être publiquement étranglés. En tant qu’héritière directe de l’empire romain, l’église catholique a incorporé cette pratique dans son traitement de tout ennemi qu’elle conquiert, ceci incluant les chrétiens dissidents, les juifs, les musulmans et les peuples autochtones des nations conquises.

L’essence de cette pratique, l’indemnisation publique du dirigeant par ses victimes et la condamnation et le meurtre de ces dernières, est simplement un acte, une représentation du paradigme de base de l’église: la supposée “chute” de l’humanité et le besoin de notre “réconciliation” avec “dieu” comme ses esclaves de nouveau soumis.

Tout ceci devint lumineux pour moi au printemps 2009 alors que je regardais le “chef” indien du gouvernement fédéral Phil Fontaine de l’Assemblée des Premières Nations canadiennes (AFN), rampant de soumission devant le pape Joseph Ratzinger de Rome (Benoit XVI), après que ce dernier ait énoncé un “regret” pour le non-holocauste et pour les “quelques dommages” infligés aux Indiens dans les pensionnats. Non seulement le pauvre Phil embrassa l’anneau papal (et sans aucun doute d’autres parties…), mais il “accepta” chaleureusement la déclaration du pape comme “preuve que finalement la cicatrisation s’est enfin produite”.

Ce que Fontaine faisait en fait n’était que rejouer un ancien rite de re-soumission. Comme tout chef conquis cherchant à se re-soumettre au groupe avant son exécution publique (Phil fut destitué de ses fonctions de “chef” de l’AFN un mois environ après son audience papale), Phil Fontaine s’engageait dans la “réconciliation”.

Malheureusement, chaque survivant des pensionnats est forcé d’endurer la même humiliation publique, en acceptant une pitance financière insultante et re-traumatisante, pour ensuite absoudre ses bourreaux de toute malversation et de tout crime, pour lesquels il peut obtenir une ré-acceptance en tant qu’esclave “réconcilié”, aussi celui qui est “cicatrisé, guéri”.

Quand le Canada, ses médias et ses églises parlent de la “réconciliation” avec ses victimes autochtones, de manière si extatique, leur joie n’est pas déplacée. Ils sont parfaitement au courant qu’être “réconcilié” avec les victimes des pensionnats pour Indiens veut dire, moralement et pratiquement, que ces Indiens fauteurs de trouble et gênants se sont de nouveau soumis aux termes de la société blanche : en abandonnant toute action légale, en libérant les blancs de toute responsabilité et en pardonnant publiquement le Canada chrétien pour ses crimes de sang, comme cela s’est produit de manière si pathétique au printemps 2010 à la présentation d’une “Charte du Pardon” formelle au Canada et à ses églises par les officiels aborigènes d’Ottawa, financés par l’état.

Pour les survivants d’un génocide chrétien, la “réconciliation” veut dire rendre les armes, l’humiliation et la défaite. Leurs conquérants chrétiens n’ont simplement jamais eu l’honnêteté de leur expliquer la signification réelle de ce terme.

Génocide d’enfants indiens au Canada… Quand la collusion criminelle de l’état et des églises génère la farce de la « réconciliation »…

Posted in actualité, documentaire, guerres hégémoniques, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 2 octobre 2013 by Résistance 71

Cet article est en rapport direct avec nos trois précédentes publications au sujet du génocide des enfants des nations autochtones au Canada perpétré sous un programme étatique qui fut géré sur le terrain par les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada entre 1893 et 1996 avec la complicité des institutions et de la police montée canadienne (RCMP ou GRC). Non seulement la commission canadienne pour la « vérité et la réconciliation »  (TRC) est une véritable parodie, comme relaté dans l’article ci-dessous, mais nous verrons dans notre prochaine publication sur le sujet à quoi se réfère vraiment le terme de « réconciliation » en droit canon et en droit civil tous deux héritiers du droit romain, depuis l’empereur Constantin, qui créa l’église de Rome et le Vatican au IVème siècle.

 

A lire:

De l’origine du génocide

« A découvert: Génocide au Canada passé et présent », Introduction, 1ère partie

« A découvert: Génocide au Canada passé et présent », Introduction, 2ème partie

 

— Résistance 71 —

 

La farce de la commission canadienne sur la vérité et la réconciliation (TRC)

 

Bill Annett

 

24 Août 2013

 

url de l’article original:

http://dissidentvoice.org/2013/08/the-farce-of-canadas-truth-and-reconciliation-commission/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’an dernier, lorsqu’un comité des Nations-Unies donna une claque sur la main du Canada pour la façon dont il avait traité les personnes indigènes, une réponse du juge Murray Sinclair s’en suivit, Sinclair président de la Commission pour la Vérité et la Réconciliation du Canada (TRC) ; une réponse qui prît la forme d’une photo de propagande et un “rapport intérimaire” à l’université Simon Fraser de Vancouver. Le même jour, comme une contre-partie englobant l’atrocité de l’histoire canadienne, à L’Université de Colombie Britannique (UBC), de l’autre côté de la même ville de Vancouver, une déclaration intéressante prenant à contre-pied la propagande gouvernementale y était délivrée.

Elle figure ci-dessous avec mon commentaire intrusif. Ce qui est d’autant plus stupéfiant est que UBC devrait dans ce cas précis endorser le rôle du paragon de la liberté d’expression. Car c’est cette institution qui, ayant qualifié Kevin Annett (le fils de l’auteur, nous indique l’éditeur de l‘article) d’un B.A en anthropologie et d’un Masters en Histoire et un autre de son école de théologie, rejeta sa thèse de doctorat (Ph.D) parce que sa dissertation abordait les desseins criminels de l’Église Unifiée du Canada, qui l’avait excommunié et ruiné sa vie, ainsi que les acquisitions du géant forestier MacMillan Bloedel (enfant illégitime de l’entreprise Weyerhaeuser de Seattle), dont les deux organisations sont prominentes parmi les bâilleurs de fonds de l’université et également ayant une présence sans faille dans son comité directeur, et au bureau du chancelier.

La dissertation rejeté de Kevin Annett et les trois livres qu’il a publiés depuis sur son contenu ont tout donné et plus en infomation et ce, sans que cela coûte le moindre sou aux contribuables canadiens, à l’encontre de ce que la commission TRC devait sortir, diluer et compiler dans un verbiage creux politiquement correct vingt ans plus tard. Mais ces 115 pages anorexiques ont pourtant coûté aux contribuables canadiens la modique somme de 68 millions de dollars !

*****

Pour nos amis lecteurs qui se mettent à la page un peu tard, incluant les quelques 29,9 millions de Canadiens qui doivent se mettre franchement à la page, car étant trop occupés avec les aventures des stars du Rock et des scores et évènements du hockey canadien, commençons par le début:

Le 1er Octobre 2011, dans une petite ville de la province canadiene de l’Ontario appelée Brantford, des anciens de la nation Mohawk notoirement indépendante, ont tiré le bouchon de vidange de l’évier sur un gouvernement fédéral indifférent et indécis et commencèrent les excavations d’une des nombreuses fosses communes connues à des fins médico-légales et ce afin d’exposer enfin la fange horrible d’un siècle et demi de “pensionnats indiens” (Indian Residential Schools dans le texte) mis en place par les autorités fédérales et gérés par l’église et leur litanie reconnue de crimes contre l’humanité.

Travaillant étroitement avec la Nation Mohawk se tenaient les sept pays qui soutiennent le tribunal international pour les crimes de l’église et de l’état (Internatioal Tribunal into the Crimes of the Church and State, référé ci-après comme ITCCS), maintenant actif dans plus de 20 pays du monde, ainsi que son co-fondateur le révérend Kevin Annett, ancien prêtre de l’Église Unifiée du Canada, renvoyé en 1995 parce qu’il refusa de jouer le jeu de son église sortant du sentier étroit de la “voie de dieu” et essayant de cacher son agenda meurtrier et ses malversations immobilières impliquant les territoires indiens.

Une équipe médico-légale a déjà déterré la preuve claire et sans équivoque de l’existence de l’inhumation d’humains. De petits humains… Des enfants. Tout comme l’a documenté Kevin Annett depuis vingt ans.

L’enquête médico-légale a commencé sur les lieux du plus vieux “pensionnats pour Indiens” du Canada, le pseudonyme hilarant donné aux 141 maisons de pêchés gérées par les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada pendant au moins 120 ans et ce à l’instigation du gouvernement colonial fédéral.

Toutes les “écoles” étaient les mêmes. Administrées et gérées comme des prisons pour enfants, par des crétins issus de la clique usuelle et dont l’histoire abominable est constamment ignorée par les officiels du Canada et leur populace endormie.

L’histoire de Kevin Annett est tellement connue que les médias canadiens si courageux et après lui avoir donné tout juste une petite attention dans les années 90, ont permis depuis longtemps qu’elle disparaisse du cycle des nouvelles et infos et mettent en valeur des problèmes bien plus intéressants comme les joutes d’élèves avec des parlementaires, la corruption furtive de sénateurs à la retraite et la question du doit-on ou pas exploiter le gaz de schiste…

Frustrée par le blanchiment continuel et le mensonge personnifiés par la Commission pour la Vérité et la Réconciliation, la Nation Mohawk souveraine de Grand River a commencé elle-même à déterrer les restes des enfants afin de “finalement leur donner une véritable sépulture et amener à la justice ceux qui les ont assassinés,” d’après l’ancien Mohawk et chef traditionnel Bill Squire.

Les indications initiales au premier jour des fouilles ont confirmé les rapports de témoins oculaires concernant les morts et enterrements de beaucoup d’enfants à l’école de Brantford et des tentatives de couvrir à la fois ces incidents et les dépouilles des victimes.

Ce qui nous amène à la plus récente déclaration faite à UBC. Tandis que le juge Murray Sinclair renforçait bec et ongles la vérité et la réconciliation, le professeur Neil Keating de l’université de l’état de New York, en tant que curateur et de concert avec l’artiste Mohawk R.G Miller, ont fait cette déclaration qui fut lue à la conférence d’UBC:

“Je suis R.G. Miller un artiste des Six Nations (Iroquoises) du territoire de Grand River et j’ai été placé au pensionnat du Mohawk Institute Indian Residential School (alias le trou à fange) à l’âge de 2 ans. On m’y a gardé durant les 11 années suivantes durant lesquelles j’ai fait l’expérience en première main, de ce qu’il se passait dans les pensionnats pour Indiens: les viols récurrents, la violence physique et psychologique, la mal-nutrition et la privation d’amour. Je suis devenu un artiste-peintre, mais je n’oublierai jamais ce qui m’est arrivé dans le Trou à Fange.

En 2008, j’ai finalement exprimé mes souvenirs dans mon art et avec la collaboration du professeur Neil Keating en tant que curateur, j’en ai fait une large exposition qui dit la vérité sur mon expérience et invite les autres survivants à dire la leur. Bien que l’exposition fut bien reçue par le public, l’État (incluant la commission TRC) l’a complètement ignoré ; quand nous avons tenté de voyager et d’exposer à travers le Canada, nous avons constaté que bien peu d’institutions ont manifesté le désir de l’héberger.

Quand nous avons envoyé une demande de soutien  à la TRC documentant l’exposition en tant qu’activité commémorative, cette demande fut mystérieusement égarée… Quand nous avons donné une présentation invitée de l’exposition et de sa signification à la Galerie Nationale d’Ottawa, on nous a demandé de quitter les lieux de manière impolie et nous avons été littéralement jeté dehors. Nous voyons en tout cela l’œuvre évasive du gouvernement.

Nous pensons que la Commission pour la Vérité et la Réconcilation (TRC) du Canada est une escroquerie et une honte nationale à la fois pour les peuples indigènes et pour les citoyens canadiens non-autochtones. Nous disons cela parce que nous ne voyons aucune preuve que la commission dit la vérité, ni même qu’elle pose la seule bonne et honnête  question qui compte de fait vraiment : Le programme des pensionnats Indiens au Canada était-il un programme de génocide ?

L’expérience et la recherche auxquelles nous avons accès soutiennent l’hypothèse du génocide et suggèrent une intention de détruire des groupes nationaux de personnes distinctes afin de saisir leurs terres, territoires, et leurs ressources. Nous suspectons que le résultat de cette TRC sera un compte-rendu tout aussi restreint qui ignorera la question honnête, tout comme elle a ignoré mon art.

Nous pensons que les résultats tronqués de la TRC sont symptomatiques d’un malaise national bien plus grand, qui perdure de manière non traité et empire. Nous n’en avons pas fini et nous sommes en train de chercher des voies alternatives afin d’amener tout ceci à l’attention nationale et internationale (NdT: La simple traduction de ceci est déjà une petite preuve de l’attention internationale que cela mérite…), Nous pensons que cette exhibition montre plus de vérité que la TRC est capable de soutenir. Nous invitons la commission à prouver que nous avons tort.”

Depuis la création de la TRC en 2009, moi-même et d’autres avons essayé de résumer et d’exposer cette farce chorégraphiée à l’échelle fédérale dans son financement et par ses distingués invités, et forçant les témoins des affaires de Winnipeg, Inuvik, Halifax, Port Albeni et Prince Albert de payer leurs propres dépenses inhérentes, aussi du comment les survivants sélectionnés sont entraînés à ce qu’ils doivent dire et comment, de ne pas nommer des gens particuliers des églises ou (que les cieux l’interdisent..), des figures gouvernementales ; comment la politesse forcée pour les témoins se passe tandis que les caméras des chaînes de TV nationales de la CBC tournent, comment la cruauté et la condescendence leurs sont montrées, répliquant ainsi le traumatisme chez les victimes plutôt que la “cicatrisation”. Au bout du compte:  des solutions ridiculement fades sont appliquées en cataplasmes sur notre histoire d’horreur nationale.

Le révérend Kevin Annett n’a que peu de temps à consacrer à ce non-sens total de la commission officielle du Canada. Il a vécu le sujet de son étude depuis 20 ans et il en a accumulé les cicatrices mentales, émotionnelles, financières et physiques pour le prouver. Il a fourni bien plus de documentation gratuitement aux contribuables canadiens dans ses trois livres et son documentaire primé à plusieurs reprises, que cette laborieuse compilation de 115 pages chétives de témoignages soigneusement censurés et produites pour la modique somme de 68 millions de dollars des impôts des citoyens canadiens, somme dépensée à cet effet par la TRC ces quatre dernières années.

Quant au témoignage artistique profond de R.G. Miller, il a été évoqué dans son excellente exposition (bien que supprimée), qui devrait être un point d’inflexion nationale pour nous tous, ensemble avec la voix du curateur, le professeur Neil Keating et leur déclaration phare concernant la véritable nature de cette farce jouée aux dépends du citoyen/contribuable canadien, nous ne pouvons que dire que les efforts de Kevin Annett ne peuvent pas être en meilleure compagnie.

Alors que j’écris ceci, Kevin Annett va retourner en Europe, dans l’extension continue d’une mission qui a dépassée le travail des neuf nations représentant la cour internationale de droit commun des citoyens, au Canada, en GB et à Rome, pour crimes contre l’humanité. Plus d’un pays européen a manifesté un intérêt, pays dont les cours de justice, avec une jurisprudence en Espagne, pourraient éventuellement faire écho des condamnations qui y ont eu lieu.

L’histoire nous enseigne qu’au travers de l’inertie et du manque de communication, les peuples sont lents à bouger. Mais tôt ou tard… Ils bougent toujours…

Colonialisme et génocide au Nouveau Monde: « A découvert: Génocide au Canada passé et présent » Introduction – 2ème partie –

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 23 septembre 2013 by Résistance 71

« Février 2008: Le gouvernement Harper déclare que, bien qu’ « un énorme nombre de morts » soit à déplorer dans les pensionnats pour Indiens, aucunes charges criminelles ne seront retenues contre les églises responsables de ces écoles.
11 Juin 2008: Sous une énorme pression, le premier ministre Steven Harper publie des ‘excuses’ officielles au sujet des pensionnats pour Indiens, tout en essayant de minimiser l’extension de la mortalité dans ces écoles en disant simplement que ‘certains y moururent’ ; mais d’autres leaders de partis réfèrent aux fosses communes retrouvées près des écoles. »

~ Kevin Annett ~ (« chronologie du crime: Génocide au Canada dans l’ère moderne)

 

A découvert: Génocide au Canada passé et présent (Introduction, 3ème édition 2010) ~ 2ème partie ~

(“Hidden No Longer: Genocide in Canada Past and Present”)

 

1ère partie

 

Kevin Annett

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

2ème Partie

 

Le génocide en tant qu’idéal religieux: La chrétienté en pratique

“Si le non-croyant ne se repent pas, c’est le devoir et la tâche de l’église de sauver la communauté en expulsant l’hérétique du monde par la mort” (St Thomas d’Aquin, 1267)

Il n’y a qu’une et une seule sainte église catholique en dehors de laquelle il n’y a aucun salut. Les épées spirituelle et matérielle sont dans les mains de l’église. Il est donc nécessaire pour le salut de toute créature de se soumettre au romain pontife.” (Pape Boniface VIII, 1302)

Envahir, rechercher, capturer, vaincre et soumettre tous les sarazins et païens quels qu’ils soient et les autres ennemis du Christ où qu’ils soient… et réduire leurs personnes à l’état d’esclavage perpétuel…” (Bulle papale Romanus Pontifex, 1455, autorisant la conquête du monde non-chrétien)

La “Chrétienté” est la théorie et la pratique de l’empire universel chrétien qui veut que toute l’humanité doit se trouver sous l’autorité de la papauté romaine ou périr. Comme toute “novlangue” tyrannique, le terme est une version raccourcie de sa signification pleine:

Note du traducteur: Nous devons ici indiquer l’anglais pour une meilleure compréhension sur les mots. Chrétienté en anglais se dit “christendom”, contraction de “christian domination” ~

La racine du “dom” dans le cas présent devient très importante, cela provient du terme “domanus” ou “celui qui subjugue”, le mot latin “dominium” était généralement appliqué à toute partie qui avait conquis une autre, incluant la notion romaine de déité, de propriété et de loi. Ainsi, “domini”, ou dirigeant sacré, s’applique à dieu en tant qu’être conquérant qui règne par la force, le “dominion” est le régime légal établi par un conquérant, etc…

Dans le monde romain dans lequel le christianisme est né, la conquête donnait au vainqueur le pouvoir et la propriété absolus sur les conquis et ce qui avait été conquis, qui perdaient ainsi leur statut, leurs droits, propriétés et terres et étaient réduits en esclavage perpétuel. Ainsi, lorsque l’église chrétienne parvint à obtenir le pouvoir politique et devint un état, elle s’arrogea la domination absolue sur les personnes, croyants ou non-croyants.

Cette suprématie était bien sûr fictive et fut renforcée par un document forgé connu sous le nom du “don de Constantin”, par lequel ce dernier avait été supposé avoir transféré les terres et l’autorité politique de l’empire romain à l’église catholique et son pape Sylvestre 1er au IVème siècle.

Le document fut en fait écrit au IXème siècle, mais sa forgerie n’empêcha pas la papauté de l’utiliser pour justifier sa prise de pouvoir sur tous les royaumes du monde: spécifiquement alors que la papauté cherchait à étendre son contrôle sur son adversaire principal, l’empire romain oriental et son église orthodoxe, juste avant la première croisade du XIème siècle.

Utilisant la “libération” de la terre sacrée de l’islam comme prétexte de cette invasion, la papauté lança sa première entreprise génocidaire avec la déclaration d’indulgence du pape Urbain pour tous ceux qui attaquaient les”sarazins et les païens”  ennemis de l’église en l’an 1095. Se reposant sur les mêmes lois et justifications qu’elle utilisera des siècles plus tard pour conquérir le nouveau monde, l’église stipula que tous les crimes commis durant les croisades seraient absous et les perpétrateurs spirituellement purifiés par leur conquête des non-croyants.

Les autorisations papales de conquêtes guerrières furent abondantes après le précédent de la 1ère croisade. Soixante ans plus tard, en 1155, le seul pape anglais, Adrien IV, émit une bulle connue sous le nom de Laudabiliter, qui autorisait l’invasion et la conquête de l’Irlande par le roi d’Angleterre Henri II.

Dans un scenario identique à celui que sera plus tard celui qui piègera les nations indigènes des Amériques, le roi Henri justifia de son invasion d’un peuple “libre et innofensif” en “découvrant” que les Irlandais avaient besoin des “bénéfices de la civilisation et de la réforme de leur religion”, pour laquelle ils perdraient volontairement leur indépendance. Comme toute terre chrétienne était dite propriété de la papauté, Henri devait avoir la permission du pape avant d’envahir “son” territoire.

Similairement, 50 ans après Laudabiliter, le pape Innocent III lança la croisade contre les Albigeois en 1209, croisade contre des dissidents de l’église, les Cathares du sud-ouest de la France. Plus de 10 000 personnes furent massacrées par les armées du pape.

Le génocide chrétien en Europe alla grandissant après l’holocauste des Cathares. Un an après la fin de la croisade anti-Albigeois en 1227, la pape Grégoire IX établit la première cour de justice inquisitoriale en Europe pour essayer d’éliminer les dissidents chrétiens. L’utilisation de la torture par ces cours fut autorisée par des lois papales en 1252. En 1326, la mission de l’inquisition fut élargie à la persécution des “sorcières” et le plus grand massacre de masse pré-colonialisme commença, au cours duquel des millions de personnes, la plupart des femmes, perdirent la vie entre les mains de l’église.

Au XVème siècle, l’église était à la recherche de nouvelles terres et de gens à conquérir et avec la découverte portugaise de l’Afrique commença l’effort génocidaire de la papauté le plus dévastateur. En 1455, dans sa bulle papale Romanus Pontifex, le pape Nicolas V autorisa que toutes les terres non chrétiennes et tout royaume de part le monde fussent conquis, leurs peuples mis en esclavage par les rois chrétiens.

La bulle suivante du pape Alexandre VI en 1493 Inter Catera, divisa le monde entier entre l’Espagne et le Portugal et nia l’autorité de tous les royaumes ou autres autorités sur ces terres, ces actions étaient fondées sur un principe fondamental: le pape possédait déjà ces terres par droit divin tout aussi bien que par Le “don de Constantin” et sa fiction légalisée et qu’il pouvait donc assigner ces terres à qui il le désirait dans la mesure où les non-chrétiens avaient de facto perdu leurs droits à leurs terres et à eux-mêmes par le simple fait que des chrétiens les avaient “découverts”.

Cette soi-disante “doctrine de la découverte” deviendra éventuellement la base de toute la conquête et de l’occupation du Nouveau Monde par l’Europe et est toujours aujourd’hui maintenue dans les cours de justice nord-américaines pour justifier le vol des terres autochtones. Un tel processus de négation des peuples non-chrétiens était fondé sur l’ancienne pratique légale romaine appelée “Res Nullius” ou “propriété de personne”.

Avant d’envahir une terre étrangère, les agents légaux de l’empereur romain déclaraient que la terre était “nullius” ou dénuée de propriétaire, afin de l’ouvrir à la conquête et au vol/pillage par Rome. Les ennemis de Rome étaient donc déclarés des non-entités politiques, légales, des “non-personnes”, dont la terre vacante pouvait être occupée comme bon semblait.

L’église chrérienne du XVème siècle a étendu cette notion de manière plus large à tout non-chrétien, de façon à ce que sous la doctrine légale établie par les hommes de loi de la papauté comme “Terra Nullius” ou “terre de personne”, “tout mécréant, païen, infidèle ou personnes non baptisées” étaient “nullifiés”, privés d’identité politique et légale et leurs terres mise sur le “marché de la découverte”, de la conquête et d’acquisition nouvelle pour les rois européens sous l’autorité du pape.

Ainsi furent exterminées des dizaines de millions de personnes indigènes à travers le monde, au cours du plus grand génocide de l’histoire de l’humanité, mené et légitimé par l’église de Rome et ses cousins protestants. Clairement, ce crime énorme était une excroissance directe des enseignements et des pratiques fondamentaux de la chrétienté (christendom), et pour cette raison, ce ne fut pas considéré comme criminel ni mal. En tant qu’ennemis nullifiés d’une guerre sainte, les peuples non-chrétiens acquérirent une humanité partielle seulement une fois qu’ils s’étaient soumis à leur destin de conquis et furent mis en esclavage: une réalité qui continue jusqu’à aujourd’hui.

Génocide chrétien dans le Nouveau Monde et au Canada

Ce fut la pratique courante et délibérée de nos moines que de prendre les bébés des sauvages, de les baptiser avant que leurs petites têtes et boîtes crâniennes ne fussent éclatées sur le sol, ainsi ils pouvaient aller au paradis et ne pas resombrer dans la mécréance” ~ (Bartolomeo de Las Casas dans “Une brève histoire de la dévastation des Indes occidendales”, 1542) ~

Il est important qu’il n’y ait pas de paix du tout entre nos frères Hurons et leurs voisins, car ceci est requis pour la foi et le commerce des fourrures.” ~ (Jean de Brebeuf, missionnaire jésuite en Nouvelle France, Canada, 1642) ~

L’Espagne était la super-puissance mondiale au XVIème siècle et sa domination du commerce mondial et la découverte récente du nouveau monde de l’hémisphère occidental, força les autres nations vers la périphérie de cet immense massacre et saisie de terres connus sous le nom de “l’âge de la découverte”. En réalité, ceci fut l’âge de l’impérialisme chrétien, se produisant de concert avec d’immenses guerres de religions entre catholiques et protestants en Europe qui débordèrent sur le Nouveau Monde.

Des nations émergentes comme l’Angleterre furent poussées vers le nord par l’Espagne et son hégémonie, dans ce que sont aujourd’hui le Canada et le nord-est des Etats-Unis, où les pêcheries et le commerce des fourrures devinrent aussi lucratifs que l’or d’Amérique du sud. Le roi Henri VII d’Angleterre donna à l’explorateur John Cabot une charte pour conquérir “mécréants et sauvages” de la même manière que les bulles papales, mais l’invason des territoires du nord fut considérablement ralentie à cause de la rivalité avec les Français.

Vers l’an 1600, quand les Espagnols eurent quasiment détruit la vaste majorité des peuples Maya et Aztèque et massacrèrent plus d’un million de natifs Caribs, Arawaks et autres indigènes des îles (des Caraïbes) qu’ils forcèrent en esclavage dans leurs mines d’or et d’argent, la France et l’Angleterre quant à elles, avaient juste commencé à prendre pied sur les côtes orientales et au nord du continent.

Ceci ne fut pas par manque d’essayer. Quand l’explorateur français Jacques Cartier rencontra en premier les pacifiques indigènes Miq’maq (NdT: qui existent toujours dans les provinces de la Nouvelle-Ecosse, du Nouveau Brunswick et du Québec) dans la province actuelle du Nouveau Brunswick en 1534, son équipage lui suggéra de faire tirer le canon avec des salves de soufre, de plomb, de verres brisés et de cailloux (mitraille improvisée). Puis les Français attaquèrent leurs villages et demandèrent aux survivants toute leur richesse et leurs femmes.

Une telle attitude “civilisée” n’empêcha pas Cartier de commenter:

Ces gens peuvent être appelés sauvages, car ils sont les plus pauvres de la terre: ensemble, ils n’ont pas la valeur de cinq sous entre eux. Et pourtant, ils partagent tout ce qu’ils ont avec les autres et vivent dans une véritable communauté de biens. Ils sont complètement étrangers à toute notion de propriété et tout ce qui appartient à l’un appartient tout aussi bien à l’autre… Ils sont sûrement de meilleurs chrétiens en ce sens que nous ne le sommes.” ~ (cité dans “Founding of Canada des débuts à 1815”, Stanley Ryerson, 1960) ~

Et de fait, ce fut précisément leur manière ressemblant à celles du Christ qui en fit la cible pour l’extermination par l’église chrétienne. Les Indiens étaient considérés comme des “hérétiques” refusant d’être chrétiens. Aussi tôt qu’en 1509, un éminent juriste européen du nom de Martin Fernandez de Encisco avait déclaré:

Le roi d’Espagne a tous les droits d’envoyer ses hommes dans les Indes occidentales pour demander à ces idolâtres de lui remettre leurs terres parce qu’il les a reçu du pape. Si les Indiens refusent, il peut en toute légalité les combattre, les tuer, les mettre en esclavage, car en tant qu’incroyants, il n’ont rien de plus que n’importe quel hérétique.” (”Suma de Geografia Que Trata de Todas Las Partidas del Mundo”, 1518)

Légalement et moralement, quiconque en dehors de l’église catholique et romaine était placé dans la même catégorie de nullius par l’église, dénué de droits, de nationalité ou d’existence, par le simple fait qu’il était dans un état de pêché mortel du fait de ses différentes croyances. Ainsi, tous les groupes de missionnaires de l’église qui étaient envoyés parmi les indigènes des Amériques (tout comme en Asie et en Afrique) étaient toujours accompagnés d’au moins un “saint inquisiteur” qui avait le pouvoir de traduire en justice et de condamner à la torture et à la mort tout non chrétien parmi les Indiens.

Sous les jougs espagnol et français, les cours de l’inquisition furent souvent de rigueur pour traduire des Indiens en “justice”. Il y eut plus de 900 procès pour hérésie contre des Indiens au Mexique au XVIème siècle. Dans un de ces “Auto da Fe” (ou “acte de foi”, le nom formel de l’inquisition), qui s’est tenu au Mexique en 1570, plus de 3 800 Indiens furent condamnés, pendus ou brûlés vifs pour “hérésie”.

Un tel terrorisme religieux n’était pas moins actif dans les terres saisies par l’Angleterre, la France ou la Hollande au nord de l’Amérique espagnole.

Par exemple, après l’arrivée des premiers jésuites en Nouvelle-France (maintenant le Québec) en 1611, cet ordre religieux déclara une guerre ouverte aux nations indiennes alliées avec le rival anglais et même aux nations autochtones neutres, comme les Algonquins. En tant qu’investisseurs majeurs dans le commerce de la fourrure, les jésuites protégèrent leurs profits en éliminant les nations indiennes qui dérivaient des fourrures dans les mains anglaises. Ainsi, dès 1640, les jésuites étaient d’accord avec un plan du gouverneur Montmagny de la Nouvelle-France pour chasser et exterminer tous les Algonquins non-chrétiens.

Les missionnaires jésuites “en robe noire” diffusèrent la variole, les armes à feu et l’alcool parmi les tribus algonquines de l’est du Canada de manière si efficace qu’environ les trois-quarts de celles-ci furent anéantis en moins d’une génération. La maladie se répandit aux tribus voisines, ce qui eut pour résultat que même les alliés des Français comme les Hurons, furent gravement atteints de dépopulation et furent virtuellement exterminés vers l’an 1700.

Les Anglais également utilisèrent la guerre bactériologique comme arme principale contre les nations indiennes hostiles, comme décrit par le général anglais Geoffrey Amherst en juillet 1763, dans une lettre à un des ses subordonnées au sujet des indiens locaux Miq’maqs:

Vous feriez bien d’essayer d’inoculer les Indiens (avec la variole) en utilisant des couvertures contaminées, ainsi que d’essayer toute autre méthode qui pourrait servir à extirper cette race exécrable. Je serai très heureux si votre plan pour les chasser et les traquer au moyen de chiens de chasse pouvait voir le jour… Je choisirai plutôt la liberté de tuer tout sauvage venant de votre côté, que d’être toujours dans le doute de savoir s’ils sont amis ou ennemis…” ~ (http://nativeweb.org/pages/legal/amherst/lordjeff.html )

Note du traducteur: Ce général anglais Amherst s’est vu octroyer des noms de rues… et de villes, nommées après lui au Nouveau Brunswick, en Ontario et en Nouvelle-Ecosse jusqu’à aujourd’hui !!…

En 1749, la législature de Nouvelle-Ecosse passa une série de “proclamations de scalpage”, qui récompensaient de la somme de 10 livres sterling quiconque délivrerait le scalp d’un homme Miq’maq à un magistrat local. 5 Livres Sterling étaient offertes pour le scalp d’une femme ou d’un enfant…

Note du traducteur: La suite de cette section donne de nombreux exemples jusqu’à l’établissement de la loi raciste et d’apartheid sur les Indiens (Indian Act) de 1876 au Canada.

En cloture de cette section du livre, Annett pose cette question vitale à laquelle il répondra dans la suite du livre:

~ Pourquoi ? Comment se fait-il que le Canada et ses églises (catholique et protestantes) ont-ils été capables de perpétrer un tel génocide légal sur des nations autochtones depuis si longtemps ? Et ce sans crainte d’être poursuivis dans des cours internationales de justice, spécifiquement après la seconde guerre mondiale et l’établissement de la convention de l’ONU sur le génocide et autres codes des droits de l’Homme ? ~

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Biographie du révérend Kevin Daniel Annett

Secrétaire de la Commission sur la Vérité sur le Génocide au Canada (établie le 3 Septembre 2000 à Vancouver, Colombie Britannique, d’un mandat provenant du tribunal IHRAAM, tribunal sur les pensionnats indiens du 12-14 Juin 1998 à Vancouver)

Auteur des ouvrages: “Hidden from History: the Canadian Holocaust” (Février 2001) et “Love and Death in the Valley” (Novembre 2002)

Né à Edmonton (Alberta) en 1956, a grandi à Winnipeg et à Vancouver

Education et expérience professionnelle :

– Bachelor of Arts (B.A) de l’université de Colombie Britannique UBC en 1983

– Masters of Arts (M.A) en Sciences Politiques UBC, 1986

– M.Div de l’école de théologie de Vancouver, 1990

– Consortium des ministères religieux natifs, 1993

– Conseiller et organisateur communautaire 1976-1990

– Ordonné prêtre de l’United Church of Canada (Église Unifiée du Canada), 1990 (NdT: Combinaison œucuménique de quatre églises protestantes: église méthodiste, église congrégationnelle, église presbytérienne et église évangélique, fondée en 1925, travaillant avec l’église catholique.)

– Prêtre rural Manitoba, 1990-91

A servi comme directeur du programme du ministère urbain et comme chapelain à la mission Fred Victor de Toronto, 1991-92

– Appointé comme prêtre de l’église unifiée de St Andrew’s à Port Albeni en Colombie Britannique en juillet 1992. Triple le volume de sa paroisse et sert jusqu’à son licenciement sans raison ni préavis le 23 Janvier 1995, après qu’il ait dénoncé et prouvé l’existence de meurtres multiples et de vols de terres autochtones par l’Eglise Unifiée du Canada. Il sera subséquemment excommunié sans aucun procès ni audition en Mars 1997.

– Ordonné prêtre de l’église de la communauté coopérative en décembre 1995

– Conseiller et archiviste, des cercles de la repentance sur les pensionnats aborigènes de Vancouver de 1996 à aujourd’hui.

– A organisée l’IHRAAM, tribunal pour les pensionnats canadiens sous les auspices des Nations-Unies les 12-14 juin 1998 à Vancouver, a servi comme conseiller, écrivit et publia le rapport final du Tribunal.

– Fonda le Commission pour la Vérité sur le Génocide au Canada en Septembre 2000

– Conférencier pour les études canadiennes au collège Langara de Vancouver depuis septembre 2000

– A créé et est l’hôte de l’émission de radio “Hidden from History”, un programme des droits de l’Homme et d’affaires publiques, diffusé sur la radio coopérative de Vancouver de février 2001 à aujourd’hui.

– Actuellement prêtre de l’église pour tous, communauté religieuse sans dénomination, unissant les populations natives indiennes et blanches de Vancouver.

Source:

http://canadiangenocide.nativeweb.org/kevin_bio.html