Archive pour entreprise canada colonialisme Mohawk

Résistance au colonialisme: Le Canada n’est qu’une entreprise commerciale à la botte de la City de Londres…

Posted in actualité, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 17 mai 2016 by Résistance 71

Démocratie tire-lire

 

Mohawk Nation News

 

15 Mai 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/05/15/piggy-bank-democracy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une constitution est la volonté d’un peuple libre (NdT: ou du moins devrait l’être…). Kaiane’re:kowa, la Grande Loi de la Paix, favorise la Nature. Elle représente le design de la création pour que tout le vivant vive en harmonie avec le monde naturel. Notre titre à la terre est fondé sur ce que nous sommes les détenteurs/gardiens de la terre pour les générations non encore nées. Celles-ci possèdent tous les biens et ont tout le pouvoir. Le Canada n’est pas un pays. Il n’a pas de constitution, il a une charte d’entreprise. Le mot constitution n’est jamais mentionné à la Chambre des Communs (parlement). La charte entrepreneuriale coloniale du Canada est appelée le “British North America Act of 1867” ou la loi sur l’Amérique du Nord Britannique de 1867 ou BNAA 1867 (NdT: il est tout a fait intéressant de noter ici que souvent au Canada on voit l’expression suivante accolée au mot “Canada”: “Established 1867”, tout comme on peut voir au dessus des vieux frontons en briques des usines “Established 1867 ou 1888”… Ceci apparaît souvent sur les T-shirts vendus au Canada pour les touristes… Bref, dans l’inconscient populaire, on réfère au pays avec sa date de fondation entrepreneuriale… bizarre…) ; cette charte gère une entreprise qui utilise les ressources naturelles des générations futures des peuples originels de l’endroit. La charte du Canada concerne la finance et la banque, les chemins de fer, les asurances, le pétrole, le gaz, les oléoducs/gazoducs, la propriété foncière etc… choses qui sont des abus pour l’avenir de nos enfants. Il n’y a aucun statut sur la limitation du meurtre de masse.

Lorsque l’entreprise est dissoute, les créditeurs doivent être compensés. Toute entreprise commerciale future sera fondée sur Kaiane’re:kowa qui assure que tout le monde sert proprement la Nature.

Aujourd’hui les entités entrepreneuriales doivent obtenir notre consentement préalable et informé pour utiliser la terre et les ressources de nos enfants à venir. En fait, nous, peuple naturel, ne pouvons pas nous assoir à la table des négociations avec des entités illégales subordonnées créées artificiellement pour violer notre terre.

La corporation/entreprise Canada a une durée limitée, d’une élection à l’autre. Le Canada peut-être dissout lorsque plus personne ne vote. Le Parti Libéral est maintenant en train de passer en force une loi pour changer les lois électorales sans aucun referendum du peuple.

Une dictature existe lorsque les règles d’engagement dans une démocratie sont changées sans que le peuple n’ait son mot à dire. Personne ne sait comment les bulletins de vote sont comptés au Canada. Les politiciens ne sont pas élus, mais sélectionnés dans tous les rangs possibles: les conseils de bandes/tribus, les municipalités, les gouvernements provinciaux et f´édéral etc…

Le plan d’action commercial est d’essayer de mettre à exécution la solution finale au problème INDIEN avant 2024. Ceci est dirigé depuis l’état-major de guerre se tenant dans une pièce au ministère des Affaires Indiennes d’Ottawa. Nos esprits sont supposés être totalement colonisés et nous devons être assimilés dans le corps politique entrepreneurial. A la fin, ils espèrent pouvoir se saisir de la totalité de nos biens, terres, territoires et ressources.

Le corporatisme s’arrête lorsque le pouvoir retourne à la terre. Pour rester sur Ono’ware:geh, l’Île de la Grande Tortue, tout le monde doit suivre Kaiane’re:kowa, la Grande Loi de la Paix. La majorité entrepreneuriale des 51% de ceux qui votent permet à la guerre de continuer. Le système contrôlé par une élite dot-être erradiqué.

L’entreprise Canada est une entreprise privée/corporation propriété de la COURONNE (NdT: de la City de Londes et sa banque d’Angleterre/Vatican dont la famille royale n’est que la marionnette d’apparat…). Trudeau, en tant que nouveau premier ministre, a prêté serment à la reine d’Angleterre et non pas au peuple ou à la terre, ainsi la COURONNE peut continuer son numéro d’illusionniste sur la liberté dans son entreprise militaire appelée Canada.

Génocide et ethnocide aux Amériques… actuels et récurrents…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 28 avril 2016 by Résistance 71

Nous allons rester

 

Mohawk Nation News

 

25 avril 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/25/we-will-stay/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La grande paix est fondée sur les instructions originelles de survie et de coexistence des uns avec les autres et avec la nature.

Sur notre territoire, un procès historique va commencer le 20 septembre 2016 à Syracuse dans l’état de New York. Les Troopers de l’état de New York nous ont attaqué en 1997. Nous avons été envahis, attaqués, 99% d’entre nous ont été tués et ce qu’il reste a été appauvri, marginalisé et colonisé. Nous nous accrochons aux branches…

Le premier ministre Trudeau a commis un crime en vendant des armes de destruction massive à l’Arabie Saoudite pour tuer des hommes, des femmes et des enfants [au Yémen] et pour désacraliser leur terre. Il devrait être tenu responsable et accusé de profiter de la guerre. Il est aussi déterminé à détruire la forêt boréale de la province d’Alberta pour le pétrole. Il devra être tenu pour responsable devant la communauté des nations.

Quand un désastre pointe, nous avons le devoir d’aller au faîte de l’arbre de la paix. Tel l’aigle nous devons regarder au loin. Nous devons prévenir d’un désastre imminent. Rotino’shonni se tient pour la liberté et la paix sur tout le vivant du monde.

La véritable démocratie est venue de l’esprit des peuples originels (Ongwe’hon:weh) de l’Île de la Grande Tortue. Tout le monde est égal, a une voix et les décisions sont prises par consensus [de l’unanimité].

Nos difficultés proviennent d’un système transplanté d’Europe, qui fut superposé à notre modèle égalitaire. C’est un système de la règle des 51% de la majorité (NdT: celui de la dictature de la majorité…) contre celui du modèle du consensus de l’unanimité dans la prise de décision. Cette structure s’effondre graduellement sur elle-même parce qu’elle essaie de corrompre la monde naturel et la nature humaine.

A moins que la matrix entrepreneuriale ne soit changée en notre modèle, le 1% va tout détruire, nature et gens. Une épique catastrophe se prépare. Aussi loin que l’Île de la Grande Tortue demeure entre nos mains, elle sera sauve.

Nous sommes les portes-parole de notre Terre-Mère. La matrix corporatrice essaie de nous faire taire, de nous éliminer ou de nous diaboliser pour les plaintes émises au sujet de leur économie de guerre globale.

Nous, rotino’shonni (Iroquois) sommes les gardiens de la zone la plus peuplée de la partie nord-est de l’Île de la Grande Tortue. Wall Street, l’ONU, les grandes écoles élitistes et West Point sont sur nos territoires. Le contrôle du monde par le complexe militaro-industriel du gouvernement corporatiste émane d’ici.

L’histoire a montré encore et encore que l’établissement du leadership par la force ne marche jamais. Les usurpateurs coloniaux qui suivent la règle du 51% majoritaire du système de la matrix entrepreneuriale se combattront entre eux pour sombrer dans l’oubli total.

-[]-[]-<I>-[]-[]-

Guerre de basse intensité

 

MNN

 

26 avril 2016

 

Traduit de l’anglais par Résistance 71

 

Aujourd’hui, nos hommes se sont rendus au bureau HDI des Six Nations, se sont emparés de l’avocat du barreau Aaron Detler et l’ont amené aux limites de la communauté. Il fut remis à la Police Provinciale de l’Ontario (OPP) et il lui a été notifié de ne plus jamais revenir sur le territoire. Ses activités sont connues sous le vocable de “guerre de basse intensité”.

Le Programme de Contre-Espionnage (COINTELPRO) des années 1960 et 1970 avait pour but de saboter nos réputations, nos droits et nos activités. Il fut mis en place pour neutraliser notre potentiel. Des agents opèrent pour nous exposer, nous déranger, nous envoyer dans de mauvaises directions et nous discréditer.

Ceci est coordonné avec la police locale, les procureurs, les médias, les entreprises, les exécutifs des fondations, les universités, les églises et les organisations patriotiques. Tout ceci est dirigé par le complexe militaro-industriel depuis l’état-major “de guerre” des Affaires Indiennes du 14ème étage de son QG [à Ottawa]

La répression politique est nécessaire pour contrôler les désavantagés. Le gouvernement se doit de paraître “démocratique”. Le monde des affaires et de l’industrie a besoin d’eux pour mettre en place des fonctions déficitaires comme les bureaux de poste, les aéroports, les ponts et chaussées, la formation professionnelle, la pacification des travailleurs et les opérations secrètes.

Le système étatique européen est basé sur un modèle monarchique qui est contrôlé par une toute petite “élite”. La propagande et l’espionnage sont utilisés pour contrôler les peuples. Le Ku Klux Klan, les skinheads, le parti nazi et autres groupes racistes sont des inventions européennes. Dans les années 1930, l’Allemagne et le Japon organisèrent des manifestations de masse en soutien du fascisme. Maintenant, c’est la Sécurité de la Patrie (NdT: la DHS aux Etats-Unis, la Stasi/Gestapo du pays du goulag levant…) qui gère ce programme afin (entre autre) de s’attaquer aux communautés Ongwe’hon:weh (autochtones).

L’effort d’éliminer notre grande loi de la paix et nos lignes de sang qui nous attachent à notre terre est nécessaire pour transformer l’Île de la Grande Tortue (Ndt: Amérique du Nord) en un état policier avancé.

Les Affaires Indiennes d’Ottawa sont gérés par l’armée canadienne. Nous sommes les boucs émissaires des problèmes du Canada. Les tactiques de guerre psychologique qui sont inventées incluent de nous accuser de crimes que nous n’avons pas commis, de nous envoyer des vigilantes et des provocateurs. Ils maintiennent un fort contrôle centralisé pour saisir toute chance de pouvoir mener des activités subversives et perturbantes contre nous. Leurs agents font des propositions qui divisent, ils sabotent les activités importantes, ils gaspillent des ressources qui se raréfient, provoquent la jalousie et embarassent leurs opposants. Ils mènent les gens vers des dangers inutiles et s’arrangent pour qu’ils soient accusés et traduits en justice.

“Bad jaketing” dénonce l’un des notres comme un agent de la police ou du gouvernement afin d’attirer l’attention à l’écart du véritable rat d’une affaire. Cela provoque de la confusion, génère le manque de confiance, la paranoïa, les pertes de temps, divise les esprits, provoque expulsions et violence.

Le Canada n’a pas le droit légalement d’espionner ses propres citoyens. Des actions secrètes menées par des étrangers sont utilisées par le gouvernement. Des opérations de basse intensité furent pratiquées sur nous à Kanehsatake en 1990 lorsque le colonel Musgrave du MI5 (NdT: contre-espionnage britannique) fut amené pour developper des tactiques afin de nous briser ; et l’ATF fut présent à Caledonia pour diriger l’OPP, police de l’Ontario.

Le gouvernement fournit et finance des armes ainsi que de sordides racistes d’extrême droite. Dans nos communautés, nous sommes toujours supposés savoir qui est qui, connaître les grands-parents, les parents, les familles et les proches de tout à chacun. Ils ne cesseront jamais de nous réprimer tant que nous ne serons pas assimilés… ou éliminés.

Source:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/26/low-intensity-warfare/

Se défaire de la méduse impérialiste…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 20 avril 2016 by Résistance 71

“Le culte de la déesse-mère cède progressivement la place à celui de divinités masculines. C’est probablement à cette période que la domination de la femme par l’homme s’instaure à travers le patriarcat, substitut de la guerre pour certains chercheurs.”

“Si la violence envers autrui remonte à au moins 120 000 ans, la guerre, elle, n’a pas toujours existé. Apparue il y a une douzaine de milliiers d’années, elle est peut-être, comme le pensaient cetains anthropologues évolutionistes du XIXème siècle, le produit de la ‘civilisation’. “

~ Marylène Patou-Mathis ~

“Féconder le passé en engendrant l’avenir, tel est le sens du présent.”

~ Friedrich Nietzsche ~

« Si tu ne sais pas où tu vas, arrête-toi et regarde d’où tu viens. »

~ Proverbe africain ~ 

 

Les tentacules corporatrices

 

Mohawk Nation News

 

16 avril 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/16/corporate-tentacles/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Satehonawawen’akwekon, notre mère nous unit sous une tonalité. Le message au public des occupants de la machine esclavagiste qu’est le bureau des Affaires Indiennes est celui-ci: “Ne donnez pas vos donations au conseil de bande Inc. Donnez-les aux enfants.”
Les Affaires Indiennes doivent nous servir. Corporate Canada qui appelle pour la fin de l’Indian Act (loi sur les Indiens) veut en fait dire de mettre en place leur politique génocidaire de longue date: “relocalisons-les [les Indiens], assimilons-les ou exterminons-les !” Les politiciens et leurs associés des entreprises transnationales veulent nos terres sous lesquelles se trouvent tant d’or, de diamant [de pétrole etc]. Ils veulent notre eau, nos forêts et autres ressources naturelles. Nous sommes tous les enfants de notre grande Terre-Mère. Ils doivent nous retirer de l’équation en brisant nos liens naturels avec elle. Nos ancêtres nous ont donné une certaine formule pour nos familles, clans et pour toute vie afin de survivre.

Comme toute chose sur ono’ware’geh, l’Île de la Grande Tortue, les Affaires Indiennes nous appartiennent. Nous possédons les bâtiments, tout ce qu’il y a dedans, le terrain sur lequel les bureaux sont construits. Nous n’avons jamais eu besoin de cette matrix avant leur arrivée. Leur mandat pour nous détruire ne sera pas accompli. Nous vivrons par la Grande Loi de la Paix [Kaia’nere:kowa]

Notre fond fiduciaire indien (Indian Trust Fund) est fait pour notre maintenance, du travail et des conditions d’existence décentes, pour prendre soin de nos familles et notre grande Terre-Mère. Nos possessions qui nous sont extorquées et notre Mère sont utilisées comme une massue pour essayer de nous battre à mort.

Commençons un dialogue avec cette tentacule corporatrice. Nous avons besoin de nos ressources pour préparer à la venue des nouveaux visages (NdT: les générations futures). Nous refusons de nous laisser pousser dans la colère, l’alcool, les rapports mafieux et l’oppression continuelle par les sous-tentacules que sont les “conseils de bandes/tribus”. Les ressources que nous possédons nous aiderons dans notre transition d’associés à temps plein avec notre Terre-Mère comme la création l’a prévu.

Notre Mère nous a donné l’instinct de survie. Décidons du comment nous devrons procéder à la transition afin de remplir nos instructions naturelles initiales, pour maintenir nos droits de naissance ainsi que ceux des générations futures. Bien longtemps après que les NON-INDIENS seront partis, nous serons toujours là où la Nature nous a placé. Personne ne peut éradiquer notre présence d’ici. Nous prêtons constamment allégeance les uns aux autres et à toute forme de vie.

Toutes nos familles appartiennent à cette terre. Ceci n’est aucunement une dispute territoriale où les étrangers nous montent les uns contre les autres.. Ono’wareh:keh est l’Île de la Grande Tortue, elle est la mère de tout ce qui sort d’elle et de tout ce qui lui est attachée.

Résistance (acharnée) au colonialisme: Quelques mises au point sur la gouvernance autochtone (mohawk en l’occurence)…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 18 février 2016 by Résistance 71

Très bonne mise au point de MNN sur le qui est qui dans la confusion qu’est devenue (à dessein colonial) le mode de gouvernance, d’organisation décisionnaire autochtone en rapport avec le gouvernement fédéral. En clair, tout ce qui est « élu » en accord avec la loi fédérale indienne et quiconque en territoire iroquois ou en sa représentation se présente oralement ou par écrit, sans dire le clan auquel il/elle appartient et qui durant le laps de temps qui lui est politiquement imparti, ne se revendique pas de Kaiane’reko:wah, la Grande Loi de la Paix, n’est pas à proprement parler Rotino’shonni (membres des 6 nations confédérés sous Kaiane’re:kowah).

Par extrapolation, il en va de même avec l’ensemble des nations autochtones d’Amérique du Nord. Les conseils de tribus et de bandes sont gerés par les bureaux des affaires indiennes fédéraux yankees et canucks et NE REPRESENTENT PAS LES NATIONS CONCERNEES. La fraude et l’usurpation est rampante, la falsification au profit des corporations coloniales tentaculaire… Les choses vont changer, sous peu.

— Résistance 71 —

 

Bute-les Mère !

 

Mohawk Nation News

 

16 février 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/02/16/wack-them-mother/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mohawk (Council) de Kahnawake Inc. est une entreprise / corporation privée dont le propriétaire est Andrew Delisle Sr (NdT: ex-chef de conseil de bande et chef du CMK Inc.). Le QG est sis au 601 South 12th Street TSQ-901 à Arlington, Virginia 22202, USA… à la même adresse que la sécurité de la patrie (NdT: DHS, la Stasi de l’empire du goulag levant…), Voici le fin fond de l’affaire: Kahnawake 16feb16

Note de R71: Ce document ci-dessus commenté à la main par MNN fera l’objet d’une traduction des anotations très bientôt, car cela en vaut la peine et montre parfaitement à quel point la supercherie et le crime sont rampants au sein de cette escroquerie coloniale. A noter au passage que le territoire Mohawk de Kahnawake se situe au “Canada”, sud de Montréal et que le “conseil de bande” suivant la loi coloniale fédérale sur les Indiens est domicilié aux Etats-Unis, en Virginie !… Dans les burlingues du département de la sécurité de la patrie US, Department of Homeland Security !… Et personne ne pose de questions ?…

Ces INJUNs entrepreneuriaux, vendus à l’État colonial, doivent aller visiter “la boîte à gifles de l’homme médecine” (voir vidéo ci-dessous), parce qu’ils ont vraiment besoin de manger des baffes.

http://www.youtube.com/watch?v=MVWLHMZ-ceE

Delisle a été à Loyola à Montréal. Sa biographie décrit sa pauvre jeunesse à “couper du bois, à vendre des tonneaux d’eau et à travailler comme cantonnier sur les routes, concassant des pierres à la masse”. Ben voyons ! Si vous ne croyez pas celle-là il vous en racontera une autre ! Hitler disait: “faites un gros mensonge et répétez-le souvent et tout le monde le croira !”

Loyola fait maintenant partie de l’université Concordia de Montreal. Le Chateau Clique pullule là-dedans. La fraude qui se déroule ici prend sa source de son QG à la Molson School of Business de Concordia. Les “agents” de Kahnawake y sont formés dans l’ “Open Systems Theory”, se spécialisant dans le lavage de cerveau en règle et la pacification (PSYOP) à l’université de Layola de Chicago et l’université du Massachussetts (UMass.)

L’avocat principal du CMK Inc. est Jean Pommainville qui bosse depuis le cimetière national d’Arlington, là où toutes les escroqueries historiques se terminent.

Le Caucus Iroquois Inc. est fait de gouvernements tribaux (USA) et de bandes (Canada) au travers de la confédération. Ils espèrent représenter le confédération iroquoise Rotino’shonni. Ils bossent sur l’initiative de Voyage Continental (Western Hemisphere Travel initiative) et les nouvelles lois de passage des frontières ainsi que les cartes (de circulation) qu’ils émettront. Nous ne leur demanderons JAMAIS quelque permission que ce soit pour faire quoi que ce soit SUR NOTRE TERRE. Les traîtres de l’acabi de Joseph Brants (NdT: un traître Mohawk pro-colonialisme, officier de l’armée anglaise, qui essaya de monter les Mohawks contre le reste de la confédération, il mourut seul, hors des territoires de ses ancêtres, oublié de ses maîtres anglais qui le laissèrent crever après usage… Il est bien sûr montré en exemple par l’état colonial…) sont légions au sein de nos communautés.

D’après leur plan, Kahnawake doit devenir une municipalité comme Toronto. Doit devenir une pierre angulaire du Nouvel Ordre Mondial par un corporatisme imposé. Tous ceux qui prennent part au système de conseil de bande sont des esclaves de cette fraude.

 

Il semble que les zélites aient décidé que l’argent se soit démodé, mais la terre ne le sera jamais. Ces escrocs prétendent être des Indiens sauvages ouvrant des entreprises partout dans le monde tout en planquant le fric dans leurs bottes ! Ils sont en fait bien apprivoisés et bien gérés par leurs agents traitant qui siégent aux Affairs Indiennes (d’Ottawa).

Résistance au colonialisme: Université McGill de Montréal et effondrement de la mascarade médiatique de la complicité (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, autogestion, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 10 février 2016 by Résistance 71

“La vérité passe par trois stades, elle est d’abord moquée, puis combattue pour enfin être considérée comme évidence.”

~ Arthur Schopenhauer ~

 

“La vie de l’homme blanc est esclavage. Ils sont prisonniers de leurs villes et de leurs fermes. La vie que désire mon peuple est une vie de liberté.”

“Quel traité a été honoré par l’homme blanc que l’homme rouge a brisé ? Pas un seul. Quel traité les hommes blancs ont-ils fait avec les hommes rouges et qu’ils ont respecté ? Pas un seul.”

~ Tatanka Yotanka (Sitting Bull, Hunkpapa, Sioux) ~

 

La désinformation de l’université McGill

 

Mohawk Nation News

 

9 Février 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/02/09/bum-steer-by-mcgill/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

[MNN commentaires aux dires de McGill “Indigenous Community Resistance & Media” Feb. 8, 2016.] 

McGill nous a toujours menti à nous, Onkwe’hon:weh (habitants de l’île de la Grande Tortue/Amérique du Nord). L’université McGill existe sur notre terre jamais cédée, achetée avec de l’argent “emprunté” de notre fond fiduciaire des Six Nations (Confédératon Iroquoise) en 1850. Cet argent ne fut jamais remboursé. Les contribuables canadiens bénéficient grandement de l’investissement de nos dollars dans la construction du Canada de manière générale, de son infrastructure et du vol de nos ressources comme fondement de son économie, tandis qu’il nous maintient dans des réserves.

Toutes les universités sont des corporations, des entreprises dont les propriétaires sont les banquiers qui en sont les actionnaires principaux. McGill fait frauduleusement de l’argent sur le marché boursier en y mettant illégalement notre terre et notre propriété en garantie. Nous désirons que notre université de McGll nous soit retournée et que toutes les dettes, intérêts compris nous soient remboursés. Nous promettons solennellement de faire de McGill une université internationale de la paix mondiale et de protéger notre investissement pour le plus grand intérêt de nos étudiants.

Je révèle aujourd’hui qu’il y a des responsables à l’université de McGill qui travaillent pour les actionnaires et contre les meilleurs intérêts des tenants du titre [de propriété] iroquois. Un réseau d’infiltration a été mis en place envoyant des agents dans nos communautés afin de nous manipuler, de nous démoraliser, de nous induire en erreur et d’aider à “éliminer” ou neutraliser ceux qui les questionnent. Nous sommes en train de faire une enquête sur ces personnes et de rédiger un rapport. Ceux qui sont impliqués dans tout ceci ici à McGill savent qui ils sont. En temps et en heure, vous, les étudiants, serez mis au courant de ce que nous avons trouvé et documenté.

Les médias de masse (NdT: alias les merdias…) ne nous ont jamais vraiment représenté de manière juste et véritable, ni nous ni notre position de propriétaires d’Ono’ware:keh, l’Île de la Grande Tortue.

Ceux d’entre nous qui remettent en question le plan commercial de la COURONNE (NdT: la City de Londres et sa Banque d’Angleterre/Vatican) pour le vol de notre terre et de nos ressources et du programme de génocide attenant sont sur la liste moire de “ceux à qui il ne faut jamais parler” des merdias. C’est pourquoi la station de radio russe Voice of Russia s’est entretenue avec cinq personnes de la nation Kanion’ke:haka (Mohawk), chacune pendant une heure dans un programme de leur radio de diffusion de masse. Ils voulaient une mise à jour sur le génocide toujours en cours.

Quand j’ai été arrêtée à la frontière de notre territoire d’Akwesasne le 14 Juin 2008, les agents du Canada Border Services (CBS) ont essayé de me tuer en utilisant un système d’immobilisation connu pour provoquer des crises cardiaques. (NdT: à l’époque des faits, l’auteure était âgée de 68 ans…). Rien de tout ceci ne fut jamais mentionné dans les médias. Le tribunal fédéral du Canada (TFC) fut chargé d’enquêter sur cette tentative de meurtre. Le tribunal décida que la Police Provinciale de l’Ontario (PPO) et la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) ne pouvaient faire une enquête que si j’acceptais de payer pour les frais d’enquête et judiciaire parce que “je vivais sur le territoire Mohawk de Kahnawake et que je n’étais pas une résidente du Canada !…” Cette décision historique prise par 3 juges reconnaît exlicitement notre souveraineté et ceci ne fut jamais rapporté dans les merdias.

Mohawk Nation News (MNN) ne travaille ni ne représente aucune entité entrepreneuriale de la COURONNE. Le refus de la COURONNE d’enquêter sur les enlèvements et les assassinats de milliers de nos femmes des nations premières vient maintenant au grand jour. Le boulot principal des merdias est de maintenir le maquillage et l’étouffement de ces affaires.

Historiquement, pour une bonne histoire d’Onkwe’hon:weh paraissant dans les médias de masse, s’ensuivent cinq mauvaises histoires. Jusqu’à très récemment, il n’y avait aucune couverture médiatique au sujet des plus de 50 000 morts et “disparitions” de nos enfants des pensionnats pour Indiens, ces camps de la mort gérés par la COURONNE (NdT: et les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada). Le public ne fut pas informé parce que le ministère de la propagande, alias les merdias, fit son boulot de désinformation pour lequel il est payé.

Aucun média de pays du continent américain fondés par les entreprises européennes ne mentionne jamais que toute la terre et ses ressources inhérentes sont la propriété du peuple naturel de ces terres qui n’a jamais vendu ni abandonné quoi que ce soit. Nous n’avons jamais été vaincu dans quelque guerre légale que ce soit (NdT: si tant est qu’une guerre puisse être “légale”, puisqu’elle est intrinsèquement d’agression par au moins une des parties…). Ils ne peuvent jamais être des pays “légaux” tout comme ils ne peuvent jamais devenir propriétaire de notre terre.

Note de Résistance 71: Il convient ici de constater que l’auteure se place dans le domaine de compréhension occidental pour faire comprendre ce point de vue, car traditionnellement chez les nations autochtones et bien sûr chez les Iroquois, la terre n’est pas “possédée” par quiconque, elle n’est qu’empruntée aux futures générations. Les concepts de “propriété” privée, d’État etc… sont entièrement étrangers au monde des sociétés traditionnelles ancestrales, qui comme l’a si bien dit l’anthropologue Pierre Clastres, ne sont pas des sociétés en cours de développement, mais des sociétés finies établies, refusant la division de la société et la centralisation du pouvoir. Ce sont des sociétés volontairement contre l’État et tout ce qui s’en approche. On ne peut pas posséder la terre, comme on ne peut posséder ni l’eau, ni l’air, on la partage, on la préserve, on la chérit, on l’améliore pour les générations non nées. Tel est le concept. L’auteure se positionne ici volontairement du côté occidental de la barrière afin de donner un sens “occidental” à ses propos et analyses. La terre n’appartient à personne, elle est simplement, et elle est utilisée respectueusement par ceux qui l’habite dans un soucis de partage et d’équité, C’est le principe fondateur du traité Wampum Deux Rangées que les Hollandais au XVIIème siècle puis les Français et les Anglais acceptèrent en 1701 ; traité qui fut bafoué très tôt et en bien des occasions par les Européens envahisseurs, volant et pillant par “la volonté de dieu” telle qu’exprimée dans les bulles pontificales des papes Nicolas V (1452, 1455) et Alexandre VI (1493a, 1493b).

Mohawk Nation News (MNN) a débuté en 1990 alors que nous étions pris en otages à l’intérieur du centre de traitement de Kanesatake (Oka, Québec), encerclés par l’armée canadienne. Nous résistions à la transformation de nos sites de cérémonie et d’inhumation en un parcours de golf. L’armée mit alors aussi les territoires voisins de Kahnawake et d’Akwesasne sous le siège. Le Canada envoya plus de soldats à Kanesatake en 1990 qu’à la guerre du Golfe en 1991 ! Ceci pour montrer à quel point c’était important ! Les médias se firent le porte-voix du préjudice raciste du gouvernement ; nous fûmes dépeints comme des terroristes et des criminels. (NdT: nous mettons des documentaires sur Oka en section commentaire, à voir et diffuser sans modération…)

Avant que MNN ne poste un article, beaucoup de personnes sont consultées. MNN encourage tout à chacun de questionner, d’enquêter et de penser par soi-même pour parvenir à réunir nos esprits sur la base de la loi naturelle de la terre.

Il en va de la confiance, tout est une question de confiance. La farce touche à sa fin pour les merdias et leurs centres de propagande. Les journaux les plus importants commencent à ressembler à des pamphlets. Les banquiers ne veulent pas que les médias alternatifs exposent leurs actes criminels. Les merdias perdent de jour en jour leurs lecteurs et leur audience. Les médias alternatifs deviennent très importants, une force sur laquelle compter. (NdT: observons comment se démène le pouvoir politique central pour se débarrasser des soi-disant “théories du complot” qui empoisonneraient la jeunesse qui ne croit plus aux fadaises des gouvernements. Le rideau tombe, l’empereur est nu…)

Le plan commercial de la COURONNE dépend de fait des merdias et de leur capacité à masquer la vérité sur le plus grand holocause de l’histoire de l’humanité et de réécrire les faits et l’histoire elle-même. Maintenant tout s’effrite ; la vérité émerge sur l’internet, au travers de gens comme Edward Snowden, Julian Assange, MNN et les gens de tous les jours qui filment et utilisent leur cerveau etc… Les Etats-Unis et le Canada perdent leur réseau majeur de propagande parce que le public n’a plus aucune confiance.

Comme l’écrivit le sage Woody Guthrie : “Cross the country I’ve been looking. Seldom see anyone working. Is the work of the world all done? Come as big rain, come big thunder, come big crop, plow crop under. Indians never waste a one”.  indian-corn-song.html

= = =

Actes de défi (vidéo)

 

Histoire coloniale: L’origine de la Police Montée du Canada… De milice coloniale paramilitaire à la pseudo-respectabilité d’une « gendarmerie »…

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 9 février 2016 by Résistance 71

Histoire de la violence d’état et du colonialisme associés à la Gendarmerie Royale du Canada (Police Montée)

Warrior Publications

Originellement publié le 3 décembre 2011

Source: https://copwatchvancouver.wordpress.com/2011/12/03/rcmp-history-of-colonialism-state-violence/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Depuis sa création, la Gendarmerie Royale du Canada (NdT: La GRC ou plus connue sous le vocable de “police montée canadienne”, qui est l’équivalent canadien du FBI, une police fédérale ayant compétence sur tout le territoire contrairement aux polices locales-municipales- ou provinciales) a joué un rôle très important dans la colonisation ainsi que dans la répression des mouvements sociaux. Elle fut en premier établie comme la North West Mounted Police (NWMP ou “Police Montée du Nord-Ouest) en 1873 pour étendre le contrôle du gouvernement sur les territoires du nord-ouest canadien (Saskatchewan & Manitoba). Ceci suivît la rébellion des métis de Red River en 1870 dans ce qui est aujourd’hui la province du Manitoba.

La NWMP fut modelée suivant la Royal Irish Constabulary (RIC), une force de police coloniale utilisée par les Britanniques comme méthode de contre-insurrection en Irlande. Les Britanniques modelèrent également leurs forces de police en Afrique et en Inde sur la RIC (Celles-ci fut rebaptisée Royal Ulster Constabulary en 1920 et gagna une sérieuse réputation comme instrument de coercition britannique en Irlande). Comme la RIC, les “Mounties” ou “policiers montés” furent organisés en tant que force paramilitaire avec des grades militaires, ainsi qu’une organisation, des uniformes et des armes tout aussi militaires. Ils seront plus tard reconnus comme un régiment de Dragons (cavalerie) et permis de porter un drapeau avec leurs “faits d’arme”.

En 1874, la NWMP mena un long raid vers l’ouest à travers les grandes plaines pour établir toute une série de forts aussi loin vers l’Ouest qu’Edmonton & Calgary en 1875. Nommée “la longue marche” (très maoïste cette expression…), cette histoire est vite devenue partie intégrante de la mythologie de cette force policière, exaltant et inspirant courage et détermination contre des circonstances néfastes. Néanmoins, quelques participants décrivirent cette marche comme étant désorganisée, mal planifiée et évitant de peu un total désastre. La colonne se perdit, souffrit de famine, de gros orages et d’une infestation de moustiques.

Une autre partie de la mythologie de la GRC est que la NWMP fut déployée pour arrêter les malversations de la mafia du traffic de whisky au travers des frontières et protégea les peuples et nations autochtones de ce fléau. Une attaque en Mai 1873 par des commerçants américains sur un groupe d’Indiens Cris, appelé le massacre de Cypress Hills, fut utilisée comme prétexte pour officiellement organiser la NWMP en Août de cette année là.

Cette histoire officielle échoue néanmoins à narrer la guerre génocidaire non-stop que les Etats-Unis menait contre les nations et peuples des grandes plaines (Lakota/Dakota, Cheyennes, Arapahos), incluant la quasi extermination des bisons. Le Canada venait juste de former un état-nation en 1867 au moyen du British North America Act ou BNAA et n’était plus une colonie britannique (NdT: en apparence du moins…). Bien que des forces britanniques demeurèrent dans le pays, le Canada avait peu de capacité militaire pour mener une guerre similaire contre les peuples et nations indigènes des grandes plaines (côté canadien). Et pourtant, la décimation des hardes de bisons qui venaient des Etats-Unis ainsi que les épidémies, affaiblissaient sérieusement les nations autrefois si puissantes des grandes plaines du côté canadien de la frontière. (NdT: n’oublions pas que refusant de plier devant les diktats coloniaux, le grand chef Lakota/Humpapa Sitting Bull se refugia avec les siens au Canada avant d’accepter de partir dans une “réserve”, où il y fut assassiné comme Crazy Horse avant lui…)

Bien que le Canada n’ait pas pu se permettre de mobiliser une large force militaire, il pouvait organiser une force de police paramilitaire pour établir des lignes de communication dans la région. Si nécessaire, une plus grande force de milice pouvait aussi être déployée comme ce fut le cas en 1885. A ce moment, le gouvernement pensa imposer son contrôle sur la région en préparation d’une plus ample expansion coloniale, incluant une voie de chemin de fer à travers la plaine et plus d’établissements coloniaux fermiers. Tout ceci demandait sécurité et stabilité (loi et ordre coloniaux). En particulier, les autochtones se devaient d’être forcés à se soumettre, exploitant les effets de la guerre génocidaire des Etats-Unis contre les Indiens des Grandes Plaines. D’après ce qu’écrivirent des historiens de la GRC,

Lorsque la police montée arriva dans l’Ouest, son but était de réguler le processus d’établir les Indiens dans les réserves. Ceci fait, la force reçût pour mission de patrouiller la ligne de construction de la voie de chemin de fer de la Canadian Pacific Railway afin de protéger le projet contre toute atteinte à sa réalisation.

(Red Coats on the Prairies, p. 14)

Dans les plaines, la NWMP fut étroitement impliquée dans la fabrication des traités, incluant le traité no6 de 1877 (couvrant les prairies du nord, incluant les nations Cri, Anicinabe et Assiniboine), ainsi que le traité n07 (couvrant le sud-ouest et les nations Pied-Noir, Bloods, et Peigan) Ces traités prononcèrent l’abandon massif légal de larges portions de territoires en échange de terres de réserves et de loyers annuels payés sous forme de nourriture, d’équipement et d’argent, placé sur compte fiduciaire géré par le gouvernement fédéral…). Dans bien des endroits, des villages furent mis à la limite de la famine, condition qui persista durant de nombreuses années.

Par la loi sur le Indiens de 1876 (Indian Act 1876), les autochtones se trouvèrent sous la jurisdiction imposée du gouvernement fédéral et devaient être confinés dans des réserves et forcés d’accepter des “conseils de bande” (NdT: entités répondant aux gouvernement coloniaux et n’ayant aucun point commun avec la gouvernance traditionnelle des nations indiennes. Aujourd’hui, ces conseils de bande sont réunis par délégation au sein de l’Assemblée des Premières Nations, qui élit régulièrement son “grand-chef”, qui n’a aucun pouvoir réel mais n’est qu’un représentant du gouvernement canadien…). La NWMP fut assignée de faire respecter ce système et toutes autres provisions prévues par L’Indian Act ou loi fédérale sur les Indiens, ceci incluant le système de laisser-passer permettant la circulation de et hors des réserves (NdT: système repris et diaboliquement perfectionné par le régime sioniste pour contrôler la circulation des Palestiniens pourtant sur leurs terres à l’instar des Indiens d’Amérique du Nord…) ; ainsi que de veiller à la suppression des “sociétés de guerrier” et des cérémonies autochtones traditionnelles comme par exemple la Danse du Soleil (Sun Dance) et les potlaches, tradition de redistribution des richesses accumulées. Il était courant pour la NWMP d’incarcérer des Indiens pour non respect de ces lois et de les forcer à des travaux pénibles durant des mois et des mois, les vieilles personnes mourant souvent sous le coup de ces mesures draconiennes. La NWMP, puis plus tard la GRC, fut directement impliquée dans l’enlèvement des enfants indiens et leur placement dans le système des “pensionnats pour Indiens” (NdT: où ils moururent par dizaines de milliers…) alors même que ce système plus pénitenciaire qu’éducatif, servait à faire mourir les enfants sous les multiples abus et les maladies de promiscuité induite (tuberculose essentiellement).

En 1885, la NWMP fut utilisé pour réprimer la rébellion du Nord-Ouest des guerriers Cri et métis (Louis Riel, Poundmaker et Big Bear/Grand Ours). Après avoir été forcés de se replier et ayant observé les postes de la compagnie de l’Hudson Bay être pillés, les agents indiens, la milice et les colons tués, la NWMP fut renforcée de 5000 hommes de la milice. Ils furent transportés par le train de la Canadian Pacific et financés par le HBC durant leur campagne.

Dix ans plus tard, des conflits de basse-intensité continuaient, souvent à cause des conditions de vie dans les réserves. Voix toute puissante, un guerrier Cri, tua par arme à feu trois policiers de la NWMP après avoir été arrêté pour avoir soi-disant tué la vache d’un colon. Il s’échappa et trouva refuge dans bon nombre de villages. La police le traqua pendant plus de deux ans et il fut abattu dans une échange de coups de feu en 1897 lorsque la police finalement ouvrit le feu contre lui avec un canon de 7 livres.

En 1897, un journal régional commentait: “Ce n’est que par la présence d’un grand nombre de policiers dans la région que les Indiens se tiennent un peu tranquilles… Ils ne sont soumis que parce qu’ils savent que se rebeller contre une force bien supérieure serait désastreux pour eux.

(Macleod Gazette, June 4, 1897, quoted in Red Coats on the Prairies, p. 70)

En 1900-02, des officiers de la NWMP furent envoyés servir dans la seconde guerre des Boers en Afrique du Sud, combattant aux côtés de l’empire britannique (ainsi fut épinglé le titre de “royal” à leur dénomination). Deux unités des Canadian Mounted Rifles et des Lord Strathcona’s Horse furent remplies d’anciens policiers de la NWMP. Leur but principal fut la contre-insurrection.

Pendant la première guerre mondiale, un escadron de policiers a servi sur les champs de bataille en Europe de l’ouest et en 1918, un autre escadron fut déployé en Sibérie comme partie d’un corps expéditionnaire contre la révolution russe. En 1919, la NWMP participa à l’attaque sur la grève générale de Winnipeg, ouvrant le feu sur les ouvriers et en tuant deux. En 1920, la NWMP fusionna avec la Dominion Police pour créer la GRC. En 1924, la GRC fut utilisée pour imposer un conseil de bande dans une réserve des Six Nations iroquoises du sud de la province de l’Ontario, qui avait résisté l’Indian Act depuis sa création et sa mise en place. Durant l’entre-deux guerre, la GRC conduisit des opérations de coercition contre les ouvriers, le parti communiste et les immigrants (chinois et ukrainiens). En 1935, elle attaqua la Onto-Ottawa Trek à Regina, ce qui se termina en émeute et vit la mort d’un policier et d’un manifestant.

Pendant les années 1950, la GRC a continué sa répression des mouvements sociaux sous le prétexte de la “guerre froide” et de l’anti-communisme. Pendant les années 60 et 70, elle fut plus active à contrer les mouvements sociaux du Québec. Pendant le période des blocus autochtones des années 1970 et jusqu’à aujourd’hui, à l’exception du Québec et de l’Ontario, c’est la GRC qui est le plus souvent appelée pour leur répression. Dans certains cas, ceci implique des arrestations symboliques pendant des actes de désobéissance civile, mais dans d’autres cas, cela peut impliquer de violents assauts et l’utilisation d’équipes d’intervention d’urgence lourdement armées (NdT: genre GIGN / GIPN / RAID etc…)

En 1988, plus de 200 gendarmes de la GRC envahirent le territoire Mohawk de Kahnawake pendant un raid contre un “trafic illégal” de tabac. Pendant des actions solidaires avec le mouvement d’Oka en 1990, les gens qui bloquèrent la ligne de chemin de fer de St at’imc à Seton Portage en Colombie Britannique, furent attaqués par la GRC armée de matraques et de chiens. Des mois plus tard, 60 personnes bloquant la route de Mont Currie furent violement arrêtés par une grande force de la GRC. A Oka, la GRC renforça la Sûreté du Québec.

En 1995, environ 450 gendarmes de la GRC, incluant un bon nombre de membres des équipes d’intervention, assiégèrent la camp autochtone de Native Sundance dans la région intérieure sud de la Colombie Britannique (Gustafsen Lake/Tspeten) La police utilisa des milliers de cartouches, fit exploser une charge alors qu’un des défenseurs dans son véhicule passait dessus et utilisèrent 9 véhicules VAB “Bison” suppléés par l’armée canadienne. Ce fut la plus grande opération paramilitaire ayant eu lieu dans l’histoire du Canada.

En 1997, la GRC fut chargée de fournir la sécurité au sommet de l’Asia-Pacific Economic Cooperation (APEC) qui se tenait à Vancouver. Elle mena une large campagne de surveillance et de harcèlement contre les mouvements sociaux se terminant par une attaque non provoquée sur des étudiants qui manifestaient pendant le sommet. Des dizaines furent gazés au lacrymo et gaz au poivre (NdT: armes chimiques interdites par la convention de Genève. Il est interdit pour l’armée d’utiliser des gaz lacrymogènes sur les champs de bataille mais nos polices, elles, ont le droit de les utiliser pour gazer leurs populations civiles !!… Cherchez l’erreur…), matraqués et arrêtés, pour beaucoup simplement pour avoir tenus une pancarte contre l’APEC…

En 1998, la GRC sur la réserve Tsuu-T’ina dans la province d’Alberta abattit Connie Jacobs et son fils de 9 ans Ty, après que la mère, énervée, ait tenté d’empêcher la saisie de ses enfants en s’armant d’un fusil de chasse.

En 2000, la GRC en soutien des personnels du bureau de la pêche et des océans, harcela, et surveilla puis attaqua les pêcheurs de homards de la nation Mik’maq à Burnt Church dans la province du Nouveau Brunswick.

En 2001, la GRC fut chargée de la sécurité du sommet des Amériques dans la ville de Québec. Avant les manifestations, des gendarmes conduisirent des opérations de harcèlement et de surveillance des mouvements sociaux pendant plusieurs mois. Pendant les manifestations qui se tinrent au mois d’Avril, la GRC et les brigades anti-émeute de la Sûreté du Québec, tirèrent des milliers de grenades lacrymogènes et des centaines de balles en caoutchouc en juste 48 heures.

En 2002, la GRC partagea de l’information avec les autorités américaines, ce qui eut pour résultat l’enlèvement, l’emprisonnement (rendition program) et la torture de Maher Arar en Syrie pendant plus d’un an. Des années plus tard, le commissaire chef de la GRC fut obligé de démissionner après que le rôle de la GRC fut révélé au grand jour.

Note de R71: Il faut ici constater que la Syrie a participé au programme d’enlèvement et de sous-traitance de la torture mis en place par la CIA suite aux attentats du 11 Septembre 2001, programme connu sous le nom de “Rendition Program”, qui vit l’installation pendant plusieurs années de centres clandestins de la CIA pour faire torturer en sous-traitance les “suspects de terrorisme” enlevés au préalable contre récompenses pour la CIA. Ces centres ont été prouvés avoir existé en Syrie, en Pologne, en Lituanie, en Thaïlande, en Egypte et sur un nombre de bateaux de la marine américaine spécifiquement aménagés et ne naviguant que dans les eaux internationales…

En 2002-3, la GRC avec ses unités d’intervention, fut impliquée dans une série de raids contre les “guerriers indigènes” dans le sud de l’île de Vancouver, à Neskonlith et à Bella coola en CB.

La réputation de la GRC/Police Montée du Canada, qui fut à une époque un symbole de “fièreté nationale” pour le pays, a continué à décliner avec bien plus de controverses et de scandales, incluant des assauts et des meurtres. Un des faits les plus récents et les plus connus de ces dernières années fut le meurtre du citoyen polonais Robert Dziekanski, qui mourut après avoir été attaqué et électrifié au taser par la GRC dans l’aéroport international de Vancouver.

Red Coats on the Prairies: the Northwest Mounted Police 1886-1900, by William Beahen & Stan Horrall & Centrax Books, Print West Publication Services, Regina, Saskatchewan 1998

Nation Mohawk: Appel à la participation au feu de veille sur le St Laurent…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, colonialisme, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 20 octobre 2015 by Résistance 71

Les vigiles de la merde

 

Mohawk Nation News

 

19 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/10/19/shit-vigil/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“The river of life has many falls, twists and turns and steep walls. We travel down it in our own way. The same has been from the very first day. I’ll stay in my canoe. You stay in your boat. I only hope you stay afloat. I’ll smile at you, you wave at me. We’ll continue on toward the sea”.

“La rivière de la vie a bien des rapides, chutes, méandres et falaises abruptes. Nous la descendons de notre propre façon. Il en va ainsi depuis le premier jour. Je vais rester dans mon canoë, vous restez dans votre bateau. J’espère simplement que vous flotterez. Je vous sourirai, vous me ferez signe. Nous continuerons ainsi notre voyage vers la mer.”

Nous avons tous le devoir et la responsabilité de prendre soin du monde naturel. Le maire Coderre [de Montréal] et la Family Compact ne peuvent pas violer Teiohateh, la loi de la terre, qui leur a donné la permission de vivre ici.
Ils ne suivent pas les directives du traité (NdT: Wampum Deux Rangées de 1701) et prennent le risque d’être dénoncé pour l’état voyou qu’ils sont devenus.

Tout le monde est bienvenu au feu continuel de la vigilance qui se tient au sud du pont Mercier qui enjambe Kaniatarowanon:onwe (NdT: le véritable nom du fleuve St Laurent…). Nous avons besoin: de bois, d’eau, de fruits et de café. Contactez ces officiels gouvernementaux et dites leur haut et fort que vous ne voulez pas de leur merde dans le fleuve. (NdT: la municipalité de Montréal vient d’approuver le déversement de 8 milliards de litres d’eaux usées et de déjections humaines non traitées dans le feuve St Laurent, en résultat de travaux de transfert et d’aménagement de la zone fluviale affectant un grand centre de traitement des eaux… Les Mohawks, fort justement, montent au créneau…)

Mayor Denis Coderre, 514-872-0311 maire@ville.montreal.qc.ca; David Heurtel, Quebec Environment Minister, 418-521-3830 info@mddelcc.gouv.qc.ca; Hon. Leona Aglukkaq, Environment Canada, Leona.aglukkaq@parl.gc.ca 613-992-2848. SUZANNE FORTIER, McGill 514-849-4179 suzanne.fortier@mcgill.ca; Geoff Molson info@canadianclub-montreal.ca 514-398-0333