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Résistance au colonialisme: L’origine coloniale de la xénophobie américaine et de l’occident (Peter d’Errico)

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La xénophobie américaine: Une force en provenance de l’origine coloniale

 

Peter d’Errico

 

1er juillet 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/american-xenophobia-force-colonial-onset/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Pourquoi la xénophobie a t’elle été d’une telle force dans un pays construit par des immigrants ?” a demandé le professeur d’histoire Moshik Temkin dans un récent éditorial du New York Times.

(“Why has xenophobia been such a force in a country built by immigrants?” asked history Professor Moshik Temkin in a recent op-ed piece in the New York Times. )

Temkin n’a pas répondu à sa question. Il l’a posée comme un exemple de requête historique au sujet “du changement politique et social au cours du temps… le pain quotidien de la profession de l’historien”, qui devrait prendre le dessus sur le rôle de bruit de fond que jouent les historiens dans les débats médiatiques actuels.

Je n’ai rien contre ce que montre Temkin, son “souci au sujet de la façon très superficielle et saccadée dont l’histoire est présentée, comme s’il ne s’agissait que de tirer des analogies historiques. Le résultat est que les lecteurs et les spectateurs reçoivent des leçons d’histoire qui sont souvent mal orientées lorsqu’on en arrive à Mr Trump et ne font que peu de lumière sur les travaux courants.” Quiconque est familier avec le “pays indien” connaît la vérité en cette déclaration et pas seulement au sujet de Trump. Comme l’a dit Philip Deere se référant aux étudiants imitant le “cri de guerre indien” si stéréotypé: “Ces gosses ont été à l’université pour obtenir une éducation supérieure et pourquoi ne l’ont-ils pas obtenu ?.. Dans leur esprit ils sont toujours dans un film de John Wayne.”

Quoi qu’il en soit, la question de Temkin porte en elle-même une vision étriquée de l’histoire à savoir la référence à “un pays construit par des immigrants”. Cette notion est devenue une sorte de fétiche dans des débats polarisés mélangeant le statut “d’étrangers” aux Etats-Unis. Ceux qui fréquemment accepte l’immigration assument le “nous sommes tous des immigrants”. Les opposants demandent la déportation des immigrants qui ne sont pas “légaux”. Et les deux côtés se tapent dans le dos en se félicitant de leur “exactitude”, aucun des deux ne prend le recul nécessaire pour examiner l’histoire, “le changement politico-social au fil du temps”, qui permettrait de faire la lumière sur ce sujet. Faisons donc un instant une pause et faisons donc la lumière sur ce point.

L’histoire rend problématique la notion de “pays”. Beaucoup de personnes avaient des pays sur ces terres avant l’invasion coloniale chrétienne. Que ces colonies en terminent dans un “pays” appelé Etats-Unis d’Amérique n’efface en rien l’existence continuelle des pays précédents et originels, et ce malgré les énormes efforts des colons pour le faire, colons qui pratiquèrent le génocide, la violence politique et la fabrication de mythes dans leur tentative d’effacement de l’histoire indigène.

Les envahisseurs, qui sont des immigrants sur ces terres des Amériques, ont même développé des narratifs historiques quasi-scientifiques comme par exemple ce concept largement discrédité aujourd’hui de la migration par le détroit de Béring afin d’insister lourdement sur le fait que les indigènes étaient eux-mêmes des immigrants. Cette imagerie colonialiste se réverbère dans la rhétorique de ceux qui soutiennent l’immigration en affirmant que nous sommes tous des immigrants.

La position de ceux qui font la distinction entre immigrants “légaux” et “illégaux” présente une histoire tout aussi problématique. L’aspect le plus aliénant (de “rendre étranger”) de l’insistance sur la “légalité” provient des efforts des colonisateurs d’affirmer un “titre de propriété” sur les terres qu’ils ont envahies par cette “extravagante prétention” de la “découverte chrétienne”. La Cour Suprêmes des Etats-Unis (CSEU) a gravé dans le marbre cette doctrine en 1823 avec son verdict dans l’affaire Johnson c. McIntosh, qui ne dépeignit pas les peuples originels comme des immigrants, mais de les déposséder de leur statut de propriétaires terriens et par là de “légaliser” le statut de propriété des colonisateurs. Ce tour de passe-passe judiciaire fait écho à la rhétorique de ceux qui demandent la déportation des “immigrants illégaux”.

Ces précédents historiques au débat courant nous permettent de suggérer une réponse à la question du professeur Temkin au sujet de la xénophobie. Une définition encyclopédique du mot xénophobie la décrit comme “une haine ou peur intense ou irrationnelle de personnes en provenance d’un autre pays.” On ne peut pas trouver un meilleur mot pour décrire les visions du monde des colonisateurs chrétiens, qui arrivèrent emplis de xénophobie envers les “personnes étrangères” qu’ils trouvèrent au “nouveau monde”. Le fait que ces gens accueillirent et même aidèrent les nouveaux arrivants colons n’eut que très peu d’effet sur une tempérance à leur xénophobie.

“L’empire américain” s’est développé d’une croisade messianique violente ayant pour but d’éliminer les non-chrétiens, leurs pratiques et leurs croyances, partout où ils pouvaient les trouver. De fait, le commandement des autorités chrétiennes fut de “croissez et multipliez-vous” et assumez la “domination/dominion”. Les décrets du Vatican et les chartes coloniales insistaient sur le fait que les “découvreurs” chrétiens devaient dominer les non-chrétiens, les païens. Dans l’affaire pénale Johnson de 1823, la CSEU a dit: “Ces affirmations ont été établies et maintenues par l’épée”. L’imposition de l’empire n’a pas éliminé les peuples originels, mais la rhétorique de la loi et politique américaine obscurcit et ne permet pas leur existence en tant que peuples séparés.

Comme l’écrit Jens Bartelson dans son livre de 1996, A Genealogy of Sovereignty, la “découverte au XVIème siècle de formes de vie non-chrétiennes sur le continent des Amériques posa… une menace à la stabilité des valeurs chrétiennes.” qui étaient déjà vacillantes de par la “fragmentation de la chrétienté” dans le “vieux monde”. Bartelson ajoute: “la découverte des peuples amérindiens posa le problème de la confrontation avec quelque chose de radicalement différent du mode de vie chrétien et posa la question de quelles types de relation étaient-ils possible d’entretenir avec cet Autre. D’abord dans quelle mesure est-il possible de connaître l’Indien mis à part comme être inférieur à la civilisation chrétienne ? Secundo, dans quelle mesure est-il possible de lui donner un statut de sujet légal ?” Ces questions animèrent la colonisation et propulsèrent la décision de la CSEU dans l’affaire Johnson c. McIntosh.

Bref, la xénophobie cette peur ou haine de l’Autre, a caractérisé l’histoire américaine depuis son début dans le tumulte des colonies rivales enclines à la domination et à l’exploitation de tout un continent. La position des USA là dessus a toujours été consistante au travers des méandres de ce que nous appelons “la loi fédérale indienne”, de la soi-disante “trilogie du juge Marshall” des deux affaires passées devant la CSEU (Johnson c. MIntosh et deux affaires concernant les indiens Cherokee), jusqu’à la loi de répartition “Allotment Act” et la politique de de termination jusque dans les relations de “gouvernement à gouvernement” du XXIème siècle. La position fondatrice des Etats-Unis est que les peuples indigènes du continent ont été et sont subjugués de manière inhérente à l’autorité politique du gouvernement fédéral américain. Les fêtes nationales que sont “Columbus Day” et “Thanksgiving/jour d’action de grâce” fournissent des vacances fantasmagoriques aux Américains qui parlent de la “découverte” du “nouveau monde”, essayant de faire oublier le bain de sang de la rencontre des deux mondes.

Les tribunaux , les politiciens et même bizarrement certains leaders autochtones, ont répétitivement insistés sur ce qu’ils appellent le “pouvoir plénier” du congrès des Etats-Unis pour faire ce qu’il lui plait avec les Indiens et les terres indiennes. Une histoire critique et juste des lois américaines, incluant bien des lois que beaucoup considèrent comme “pro-indiennes”, montrent ce processus à l’œuvre: La loi sur la citoyenneté de 1924 a “prolongé le projet d’assimilation des nations autochtones dans les Etats-Unis plutôt que de reconnaître leur souveraineté.La loi de réorganisation indienne de 1934 a “remplacé les structures de gouvernance traditionnelles par un système électoral occidental.. les constitutions tribales. La Commission des Doléances Indiennes de 1944 fut “le début de l’ère de fin de non-recevoir”. Les “amis des Indiens” appelant pour des “droits égaux” aujourd’hui visent à l’élimination finale de la nationalité native séparée.

Retournons à l’appel du professeur Temkin pour les historiens de “faire mieux à expliquer à Mr Trump et rendre plus clair que les Américains peuvent améliorer leur histoire.” Cela ne servira à rien de célébrer le “tout inclusif” qui obscurcit le débat, tout comme ce très bizarre show sur Broadway “Hamilton”, dans lequel des acteurs non-blancs chantent et dansent l’histoire des hommes blancs qui fondèrent le projet fédéral de la construction de l’empire, tout comme il ne serait pas acceptable de sanctifier le statut “légal” comme le facteur déterminant des droits d’immigration. L’histoire que les Américains ont faite existe toujours. Le débat autour des immigrants demandent de se préoccuper des lois, des pratiques et des politiques d’héritage qui exercent jusqu’à ce jour une force dominante sur les peuples originels de la terre.

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Lectures complémentaires:

Abolir l’empire, mouvement pour la répudiation de la doctrine chrétienne de la découverte

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

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Effondrer le colonialisme

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Manifeste pour la societe des societes

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Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte


A l’abordage !

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Colonialisme et génocide au Canada… Quand on reparle des charniers d’enfants autochtones sur les sites de pensionnats

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Génocide passé et présent au Canada

 

“Lieu du crime ? Quel lieu du crime ?” L’attention sporadique sur les charniers d’enfants autochtones au Canada

Une lettre ouverte à Jill Macyshon de CTV News, Winnipeg et à l’ensemble des médias canadiens

 

De Kevin D. Annett, M.A., M.Div.

Auteur de “Meurtre par décret: le crime de génocide au Canada, contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation, 2016”

 

4 September, 2018

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2018/09/04/crime-scene-what-crime-scene-the-on-again-off-again-coverage-of-mass-graves-of-children-in-canada/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Chère Jill,

Je constate que les enfants indiens morts sont de nouveau brièvement en vogue. Cela fait maintenant plus d’une décennie que j’ai envoyé à votre agence de presse, ainsi qu’à tous les réseaux médiatiques et gouvernementaux canadiens, une liste bien documentée de 28 sites contenant des charniers sur ou près d’anciens sites de pensionnats pour Indiens à travers le Canada. Personne d’entre vous tous n’avait pris la peine de répondre à cette époque, sans aucun doute parce que la “solution” interne du gouvernement canadien et des églises pour fixer ce problème de génocide n’était pas encore tout à fait en place. Mais maintenant que ces perpétreurs se sont moralement et légalement absous eux-mêmes de leur crime et de toute conséquence impliquant leur forfait sur plus d’un siècle de massacre de plus de 50 000 enfants autochtones, ce en finançant eux-mêmes leur propre “enquête” qu’ils ont mal nommée “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR), je constate donc par votre récente couverture de cette affaire qu’il est maintenant considéré comme permis et sans danger d’aborder tièdement et du bout des lèvres le sujet.

Je me réfère évidemment à votre reportage du 31 août dernier sur la “découverte” de ce qui parait être une “fosse commune / charnier” sur un site de pensionnat par une chercheuse de la CVR, Anne Lindsay, dont je n’ai jamais entendu parler , près de l’ancien pensionnat de l’Eglise Unifiée du Canada à Brandon dans la province du Manitoba ainsi que sur le site de Portage la Prairie, un des centres les plus tristement célèbres de massacre que j’ai répertorié dans ma recherche et confirmé par des témoins oculaires comme Peter Yellowquill et Chef Louis Daniels. (voir à 14:07 dans https://www.youtube.com/watch?v=OPKFk_L7y9g et www.murderbydecree.com )

L’intrépide Mlle Lindsay y a apparemment trouvé des enfants âgés entre 7 et 16 ans  enterrés près d’un RV Park à quelques kilomètres de l’ancien pensionnat de Brandon. On peut se demande comment a t’elle pu fouiller sur une scène de crime, en sortir des restes de victimes, sans parler de pouvoir en discerner les âges (NdT: ce qui demande une expertise médicolégale), sans que les flics n’aient quoi que ce soit à y redire. Vous ne mentionnez pas ce petite problème légal dans votre article, pas plus que vous ne citez un chiffre précis du nombre de morts dans ces endroits: pas ce chiffre “niant l’holocauste” de “3200 morts” (soit moins de 3% des incarcérés) cité par la CVR, mais le chiffre bien documenté d’un taux de mortalité allant de 40 à 60% selon les pensionnats (ce qui fit plus de 50 000 enfants morts dans ces écoles), mis en évidence dans les documents gouvernementaux en remontant aussi loin que 1907.

Tout comme Mlle Lindsay, votre couverture de l’information évite la question de base demandant comment de tels charniers peuvent bien être découverts, sans parler des les mettre à jour, sans que la police ne déclare immédiatement le site être une scène de crime et d’y conduire une enquête médicolégale sur les restes humains afin d’établir les identités, cause de la mort et qui est responsable. cette simple petite affaire n’est jamais mentionnée, de manière présumée parce que lorsqu’il s’agit de petits Indiens morts au Canada aux mains des officiels, un standard différent de la loi s’applique.

Ah mais suis-je bête, nous savons qui est responsable de tous ces cadavres: les mêmes instituions qui paient Mlle Lindsay pour creuser, localiser et éliminer leurs sales affaires. Mais le fait demeure que la CVR et ses sponsors gouvernementaux et des églises, est une fois de plus engagée dans une énorme obstruction dans la marche de la justice et dans un acte criminel, celui de détruire des preuves sur scènes de crime ainsi que des preuves cruciales sur leur participation dans un crime contre l’humanité: le plus grand et plus caché des crimes de groupe de l’histoire du Canada.

Si vous vous référiez au droit international Jill, vous pourriez noter que les puissances responsables d’avoir commis des crimes de guerre domestiques et des meurtres de masse sont interdites de mener leur propre enquête ou de décider de leur propre accord concernant les réparations allouées aux survivants des massacres, ce que le Canada a fait ouvertement et sans scrupules.

C’est comme si le maniaque tueur en série arrangeait lui-même le jury et corrompait les victimes pour qu’elles se taisent. Le fait que le Canada et les églises catholique romaine, anglicane et unifiée du Canada furent capables de le faire, de tromper la loi et tout standard humanitaire en parvenant à camoufler leurs crimes, a pu se faire grâce à non seulement les autres nations, comme me l’avait dit Un officiel de l’ONU en 1999: “Tous nos pays ont commis ce type de crimes. Qui veut ouvrir la boîte de pandore ?…”, mais aussi grâce à la moins que courageuse et très peu indépendante presse canadienne, comme ceci est rendu encore plus évident avec votre reportage du 31 août.

Rien de tout cela ne me surprend, parce que c’est le schéma de duplicité, de criminalité et d’auto-absolution pour lequel le Canada et les églises ainsi que leurs compères des médias, sont si notoires. Mais pour chaque crime de groupe il y a éventuellement un jugement, même lorsque les perpétreurs sont toujours aux manettes. La chute imminente d’un autre pape pour avoir activement camouflé et avoir participé au trafic d’enfants au sein de l’église de Rome en est la preuve et comme le dit le vieil adage que le plus protégé des criminels peut se sauver, mais pas se cacher.

Peut-être que ça ne sert à rien, mais les preuves intangibles que moi-même et quelques autres ont amené à la lumière, contre vents et marées, depuis plus d’un quart de siècle, preuves qui prouvent la culpabilité et la totale responsabilité du gouvernement du Canada et de ses églises, vous sont accessibles ainsi qu’aux médias afin de finalement rapporter la véritable histoire de notre propre génocide intra muros et comment celui-ci continue jusqu’à ce jour. Bien entendu, ceci vous mettrait à risque de perdre votre licence CRTC d’accréditation médiatique attribuée par ce même gouvernement coupable de ces crimes… Disons que je ne parierai pas là-dessus.

Dans le même temps, les enfants qui furent violés, affamés, torturés et battus à mort puis jetés dans des fosses communes non marquées hurlent toujours pour qu’on les entende ; et pour leurs assassins toujours en vie d’être traduits devant la justice. Mais quiconque a un cœur et un cerveau sait tout cela.

L’empereur nu que sont l’état et les églises du Canada est comme ça parce que ses habits sont souillés du sang de ses victimes. Il est bizarre de voir comment les médias sont si convaincus qu’un tel monarque est légitime. Peut-être que CTV montrera le chemin du changement en sortant du Grand Mensonge en ne croyant plus et en ne diffusant plus les rapports du tueur psychopathe sur ses crimes.

La vérité et toute notion de justice résident autre part.

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Lectures complémentaires:

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

le bouclier du lanceur d’alerte

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Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Le muselage progressif de la pensée critique, amérindienne et autre…

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“La véritable libération, le processus d’humanisation, n’est pas un autre dépôt [cognitif] à introduire en l’Homme. La libération est une praxis: la réflexion et l’action des hommes et des femmes sur leur monde afin de le transformer. […] Glorifier la démocratie et réduire les gens au silence est une farce ; discourir sur l’humanisme et nier les personnes et les peuples est un mensonge.
Toute investigation thématique qui approfondit la conscience historique est ainsi véritablement éducative, aussi toute éducation authentique recherche la pensée.”
~ Paolo Freire, “La pédagogie des opprimés”, 1970 ~

“Regardez bien ce qui se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous… Ce sera votre tour.”
~ Femme mohawk membre du conseil des anciens de Kahnawake s’adressant aux badauds blancs venus aux nouvelles lors de la crise d’Oka, 1990 ~

“Je ne veux pas être ‘civilisé’, je veux être libéré.”
~ Russell Means ~

 


Résistance au terrorisme depuis 1492 !

 

Le muselage progressif de la pensée critique amérindienne… entr’autre

 

Résistance 71

 

1er septembre 2018

 

Nous pensons devoir exprimer notre point de vue sur ce qu’il se passe dans les médias au sujet de la voix dissidente et organique des penseurs/acteurs des peuples amérindiens, du moins de celle s’élevant en Amérique du Nord.

Il n’y a pas encore si longtemps. certaines plateformes comme Indian Country Today Media Network (ICTMN), pourtant bien prône à diffuser la voix domestiquée de la contestation contrôlée par le système colonial en place, laissait s’exprimer des voix radicalement dissidente et hautement instructives comme celles de Steven Newcomb et Peter d’Errico, Roxanne Dunbar-Ortiz et Dina Gilio-Whitaker, ne serait-ce que par souci de gagner en crédibilité et en audience éclectique. Ces penseurs trouvaient aussi une bonne plateforme de diffusion, ainsi tout le monde y gagnait.

Cela ne pouvait bien entendu pas durer…

Il y a environ deux ans, ICTMN annonce avoir des “problèmes financiers” et ne plus pouvoir continuer. Ils maintinrent le site sporadiquement ; quelques mois plus tard, une association iroquoise affirme reprendre le flambeau. ICTMN revampé publie de nouveau mais soit en purgeant les voix radicales, soit celles-ci ne voulant plus utiliser ce média comme plateforme de diffusion pour des raisons vraisemblablement politiques.

Aujourd’hui ICTMN a fermé son ancien site internet et en a rouvert  un autre “Indian Country Today” sous le nom d’url de “newsmaven”. Alors, là, on touche le fond. Lorsqu’on fouille un peu le site on y trouve ceci:

“Maven is a coalition of Mavens operating on a shared digital publishing, advertising and distribution platform, under a single media brand. Based in Seattle, Maven is publicly traded under the ticker symbol MVEN.

Maven (noun | ma·ven | ˈmā-vən): A professional, authentic authority, evangelist and recognized community leader for a specific topic, cause or organization.”

Résumons l’affaire succintement: ICTMN a été racheté par des culs-bénis évangélistes, les mêmes qui contribuèrent à l’ethnocide et génocide des nations natives nord-américaines. Une clique de frapadingues du missel ultra-conservateurs, proches des mouvements les plus racistes et dont le noyau dur est au centre du contrôle de l’armée américaine et de la CIA.

Pas étonnant donc que Newcomb et d’Errico n’y publient plus rien.

Les deux intéressés bien que possédant leur propre site internet indépendant, ne publient plus rien depuis des mois. Ceci est troublant.

Nos lecteurs savent que nous avons extensivement traduit les écrits de Newcomb et d’Errico dont les analyses sont essentielles pour bien comprendre que nous ne vivons aucunement dans un monde “post-colonial” comme la doxa oligarchique veut perpétuellement nous le faire croire.

D’un autre côté, nos lecteurs savent que nous avons aussi traduit un bon nombre de textes du professeur Taiaiake Alfred de l’université de Victoria en Colombie Britannique. Nous avons bien des raisons de penser que le professeur Alfred a été victime de chantage et que sa carrière universitaire a été menacée. Après avoir été très vocal, avoir diffusé sa vision d’une voie de résurgence indigène pour les nations autochtones en tant que membre de la nation Mohawk, il commença à participer à des conférences internationales qui reçurent une très bonne audience. Son (excellente) idée était de relier les mouvements indigènes à travers les continents, d’éliminer la barrière géographique pour que puisse se coordonner une résurgence indigène planétaire contre le colonialisme occidental hégémonique transcontinental.
Sa conférence, très bien reçue et diffusée à l’université de Melbourne en décembre 2013, fut sans doute le déclencheur d’une campagne contre lui, car il commença alors à prendre contact avec les mouvements de résurgence aborigène d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Lors de cetre conférence il présenta une version physique du Wampum Deux Rangées et en exposa le concept qui fut très bien reçu.

Le professeur Alfred continue d’enseigner et de développer ses programmes théoriques et pratiques mais est rentré dans le rang en tant que porte-voix de la résurgence indigène. Pourquoi donc ? A t’il été menacé ? Possible… Probable…

Plus récemment, nous avons noté la diminution tant en quantité qu’en qualité des publications de Mohawk Nation News dont nous avons été les traducteurs très réguliers depuis de nombreuses années. Ceci peut-être dû à des problèmes internes, mais aussi à des pressions externes, voire les deux. Nous ne pouvons le dire avec certitude. Là encore la voix faiblit…

Comme vous l’avez compris, il semble qu’une campagne assez effective de mise au silence des voix radicales amérindiennes soit en cours, ce qui explique aussi pourquoi nous n’avons pas beaucoup traduit ni publié dans ce registre depuis quelques temps.

Ceci n’est en rien dû à une baisse d’intérêt, mais au résultat d’une campagne de muselage débutée il y a quelques années déjà et qui croît en intensité au fil du temps, car l’oligarchie est terrifiée à la simple idée que les peuples autochtones opprimés s’allient aux peuples colons eux-même opprimés pour éradiquer le fléau du colonialisme dont la structure tentaculaire s’est mise en place depuis la fin du XVème siècle, ce qu’ont démontré Alfred, d’Errico et Newcomb au fil de leurs recherches. En ce sens, nous l’avions déjà dit en mai 2013 et ne le répèterons jamais assez: “Nous sommes tous des colonisés !” Tout n’est qu’une question de degré et de perspective. Pompez l’écran de fumée et comprenez la cruelle réalité de l’oppression structurée et institutionnalisée qui nous affecte toutes et tous, nous la merdasse des 99,9% des peuples de cette planète que l’oligarchie veut en grande partie éliminer pour mieux contrôler le reste réduit en esclavage perpétuel.

Il est bien évident que les activistes des nations autochtones et leurs alliés continuent  fort heureusement la lutte quotidienne de terrain sur tous les fronts des projets d’oléoducs et de gazoducs coloniaux devant traverser leurs territoires, ainsi que pour tout ce qui est lié à la terre et la souveraineté. Cet aspect est bien couvert fort heureusement dans les médias alternatifs spécialisés dans le domaine, parfois trop… ignorant ou minimisant les fondamentaux anthropologico-historiques de la situation actuelle, qui est une situation induite, forcée et dont il est important de comprendre les origines et les rouages pour pouvoir y mettre fin. Ce n’est pas avec les « conseils de bandes ou de tribus » issus des lois coloniales, faisant élire des « chefs », contre-maîtres du pouvoir pour mieux exploiter sous couvert de « démocratie », que les choses changeront pour le mieux.

Ce que nous déplorons et voulons mettre au grand jour ici, est la campagne incessante, qui prouve avoir un certain succès du moins temporaire, de réduire au silence les voix de la pensée radicale amérindienne analysant en profondeur les tenants et aboutissants de toute cette affaire coloniale, qui n’est en aucun cas du domaine du passé et qui est toujours bien présente et opprimante aujourd’hui en 2018.

Par extension, la campagne  pour réduire au silence TOUTE voix dissidente profondément radicale, bat son plein et la récente croissance de la censure sur la toile, censure qui ira en s’accentuant jusqu’au point de rupture, ne peut nous contredire.

Nous sommes de plein-pied dans une période charnière qu’il nous (les peuples) faudra bien aborder si nous voulons sortir de l’impasse politico-sociale dans laquelle nous avons été menés depuis quelques milliers d’années contre notre gré, puis par défaut. Rien n’est inéluctable, nous ne faisons que subir des phénomènes induits, forcés, anti-naturels, dont nous devons nous débarrasser pour pouvoir mettre en place la société de remplacement émancipée, la société des sociétés dont nous trouvons des éléments fragmentaires au sein des sociétés ancestrales des peuples natifs de tous les continents, dont nous ne pouvons plus ignorer les enseignements, tout en y ajoutant l’élément clef faisant défaut: la compréhension et la mise en pratique de la complémentarité en remplacement des antagonismes, condition sine qua non pour fouler enfin le chemin de l’harmonie sociale organique telle que la Nature l’a fait pour nous.


Génocide au nom du Christ !

“Le radical n’est jamais un subjectiviste. La subjectivité et l’objectivité se rejoignent dans une unité dialectique produisant la connaissance, en solidarité avec l’action et vice versa…” nous disait le grand pédagogue brésilien Paolo Freire en 1970 que nous citons par ailleurs en exergue de ce billet.

Sacrifier l’action au profit de la seule réflexion n’est que verbalisme, tandis que sacrifier la réflexion au profit de l’action n’est qu’un activisme le plus souvent stérile, qui “brasse du vent”.  Embrassons la complémentarité et lâchons prise de l’antagonisme. Dans une société organique, il n’y a plus l’épaisseur d’un cheveu entre la réflexion et l’action. On entre dans le domaine du flot, celui de la Nature.

Newcomb, d’Errico, Means, Alfred, Kahentineta et bien d’autres, nous ont mis sur cette voie. Devenons enfin la vie que nous sommes sensés vivre.

Toute la tradition européenne, marxisme inclus, a conspiré pour défier l’ordre naturel des choses. La terre-mère a été abusée, les pouvoirs ont été abusés et tout ceci ne peut plus durer longtemps. Aucune théorie ne peut altérer ce simple fait. Notre terre-mère va riposter, l’environnement va riposter et les abuseurs seront éliminés. Les choses fonctionnent en boucle, et reviennent là où elles ont commencé. C’est ça la révolution.
~ Russell Means ~

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Lectures complémentaires:

“La pédagogie des opprimés”, Paolo Freire, 1970

Note de R71: Initialement, ce livre fut publié en France dans la collection La découverte chez Maspero en 1982. Bien entendu, ce livre n’a pas été réédité en France et ne peut être trouvé que d’occasion ou en bibliothèque. Sa subversivité radicale en a fait le paria de l’establishment et un des livres cultes des penseurs critiques et ce à juste titre des deux côtés de la barrière.

En anglais, il est publié chez Penguins Books, qui est l’équivalent Folio si on veut, c’est à dire en édition de masse pour moins de 12 euros. Le livre, depuis 1970 et de multiples rééditions en portugais, espagnol et anglais, approche le million d’exemplaires vendus dans le monde… Mais n’est plus disponible en France, est-ce bien surprenant ?..

Nous avons en projet d’en faire la traduction complète et de le publier gratuitement. 

A suivre…

Mouvement pour la répudiation de la Doctrine Chrétienne de la Découverte

Nous sommes tous des colonisés !

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

La_voie_Lakota_et_Crazy_Horse

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

Fête nationale du Canada… Fête du génocide continu (Mohawk Nation News)

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1er juillet célébration de l’extinction

 

Mohawk Nation News

 

1er juillet 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/06/28/july-1-celebration-of-extinction/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une fois de plus les envahisseurs vont pratiquer la célébration du déni le 1er juillet (NdT: fête nationale canadienne). Ils vont se saôuler et éructer des mensonges au sujet de leurs malversations, les pensionnats pour Indiens, la prise de scalps, l’assassinat, le vol de nos possessions et le génocide continuel de toute vie. Ils continuent de violer notre terre-mère et tous ses enfants.

ra-te-ri-wa-kwe-ri-ensta tse-nitsi-wahont-ti-tsa-ri-si kanon tsi-non hon-tsa-te ne kanon ne ka-we-noteh. tanon ro-na-se-tien so-hatie ne ne akwa onhontsa keken. tanon ne ken-non ne ne kah-ionkwa ta-hon-ne-ken ne ki-ie-sa-ton. tanon ne re-ti-io ta-tie a-ion ki-ton-teh ne ne onknkwawenneha. sekon tion-kwe-ta-kwen.

Onkwehonweneha veut dire être humain dans le sens d’être pour toujours en harmonie avec la Nature. L’arbre de la paix représente le peuple pour toujours. Il est toujours en vie. Nous sommes comme ses aiguilles qui tombent sur le sol et qui retournent à la terre pour y revivre. Nous devons tous maintenir l’arbre de la vie debout. Si le peuple devait tomber, toutes les familles sont responsables de maintenir tout le monde dans la fortitude.

Notre mère a créé un bol et une cuillère. Nous devons tous bénéficier de la Nature/création. Personne ne peut affirmer un droit de propriété. La cuillère n’est pas un ustensile tranchant, ainsi nous ne pouvons blesser, ni couper personne en la plongeant dans le bol, faisant ainsi couler le sang et créant la colère. L’homme blanc ordonne le meurtre de la vie. Il se rend sur d’autres terres et viole les autres peuples et la terre. Il ne prend aucune responsabilité. Il a quitté sa propre mère et ne protège personne à part lui-même.

Accablés d’amertume et de regrets, les envahisseurs s’aveuglent et refusent de voir leurs promesses brisées et les vérités ignorées, ainsi que le comment leur veulerie nous a empoisonnée ainsi que toute vie sur l’Île de la Grande Tortue. Les envahisseurs ressentiront la trahison dans toutes leurs attitudes et croyances arrogantes. Nous serons libérés. Leurs propres gens les livreront au serpent noir pour être nettoyés pour le génocide commis et qu’ils essaient de continuer de commettre.

Nous serons reconnaissant de leur départ. Ils ne seront plus ici pour nous forcer à chanter des chansons tristes et vivre une vie déplorablement vide.

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Lectures complémentaires:

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Résister au colonialisme et à l’État génocidaire (Mohawk Nation News)

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Maquiller un cochon

 

Mohawk Nation News

 

12 juin 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/06/12/lipstick-on-the-pig/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A vos marques ! Prêts ! La jeunesse est la majorité démographique des peuples natifs. D’après kaianerekowa, quiconque, inclus les enfants, a le droit à la prise de décision. Nous sommes tous des survivants de wasirakosetah, le plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité.

Depuis 2006, les peuples natifs ont augmenté de 42,5%, 4 fois plus rapidement que les envahisseurs. Presque la moitié de la population de nos communautés est jeune, ou à l’âge enfantin. Notre nombre va doubler en une génération.

Les envahisseurs, leurs marionnettes locales et leurs comités sans fin inventent toujours de nouveaux plans financés par notre argent fiduciaire sans notre connaissance ni notre accord. Quelques hommes d’affaire reçoivent licence pour pomper des millions à nos dépends et notre tewatatawi, décident du comment nous devons nous comporter et ce en désaccord total des désirs de la plus vaste majorité. Une “étude de faisabilité” conduite par les envahisseurs et leurs marionnettes est de fait, un plan prémédité de nous assassiner nous et nos enfants. D’abord il y eut le génocide, puis le lavage de cerveaux en règle dans les pensionnats pour Indiens (NdT: et la continuité du génocide…), puis la prison et maintenant l’assasinat de notre jeunesse en la poussant au suicide, à l’overdose (ou à la ruine par la came) ou à être flinguée par les flics.

Le Canada propose une opération croissance [de marijuana] sous couvert de “centre culturel” au milieu de la drogue, des casinos divers et maisons de jeux, le tout adjacent des bahuts.

Le Canada pousse à la conso de came. Ils peuvent mentir tout leur sâoul, un cochon, même maquillé, reste un cochon.

L’Assemblée des Premières Nations (APN), les conseils de bandes (NdT: répondant au gouvernement colonial) et leurs comités font le sale boulot de terrain. Le gouvernement est le patron des cartels de la drogue.

Kahnawake (NdT: territoire Mohawk au sud de Montréal) est entouré de toujours plus de noirceur. Les criminels vont bientôt être submergés dans le sombre marécage où patauge le système entrepreneurial (colonial).

Les envahisseurs aident Trump à se venger des Mohawks qui l’ont empêché de construire des casinos dans l’état (frontalier) de New York. Les ouvriers des grattes-ciel mohawks devront être fouillés quotidiennement pour drogue lors de leur passage de frontière pour se rendre au travail (NdT: Yankland apprend ses leçons de son protégé de l’apartheid: l’entité sioniste…). Ces ouvriers viennent de Kahnawake, où l’état déchire la communauté en encourageant les natifs de faire de l’argent facile sans travailler. Trump déteste et va punir tout passeur à la frontière yankee.

Quel est le futur de Kahnawake ou de quelque communauté autochtone que ce soit ? Les politiciens, bureaucrates prédateurs et tous les comités doivent divulguer tout ce qu’ils ont fait et font en notre nom et avec notre argent. (NdT: celui du fond fiduciaire, the Indian Trust Fund, volé de longue date). Arrêtez le mensonge, arrêtez la corruption. Que la pure et absolue vérité soit révélée !…

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Lectures complémentaires:

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

La_voie_Lakota_et_Crazy_Horse

Effondrer le colonialisme

Manifeste pour la societe des societes

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

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Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

Résistance au colonialisme: Les larbins de l’Assemblée des Premières Nations font le sale boulot pour le gouvernement colonial du Canada (MNN)

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Les indésirables rentrent au bercail

 

Mohawk Nation News

 

4 mai 2018

 

Source: http://mohawknationnews.com/blog/2018/05/04/twisted-git-git-coming-home-to-roost/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les mauvaises actions ont toujours un effet boomerang. Les envahisseurs nous ont assassinés en masse. Ils portent cette malédiction. Le serpent blanc nous étouffe et nous pouvons à peine respirer. La réunion de l’APN à Hull le 1er mai montre que l’hypocrisie et la vengeance vieilles de 500 ans continuent. Cela va s’arrêter maintenant ! Les colons vont essayer de créer toujours plus de règles, de lois et de prisons pour nous tuer et nous encercler de leurs tribunaux privés.

L’APN aide ses maîtres à mettre en application la “solution finale au problème indien”. L’entreprise coloniale Canada fournit à l’APN les armes de destruction massive en l’occurence appelées dans ce cas précis “les lois de ceci ou cela”. L’armement principal est notre argent (NdT: celui du Trust Fund détourné), l’ordre donné: d’exécuter notre peuple.

Nos jeunes gens sont violés et tués. Nos enfants kidnappés et jetés en prison.

Les traités ne représentent rien. Ils ne sont en rien notre protection. Les envahisseurs se sont commis à ces traités pour leur propre protection. Ils sont venus à nous, tewatatawi, pour demander le droit de demeurer sur l’île de la Grande Tortue. Ils ont violé chaque accord passé. Lorsqu’un accord international entre nations est brisé, tout redevient comme au jour d’avant la signature de l’accord. L’Île de la Grande Tortue est la terre des peuples originels. Maintenant les colonisateurs mentent et disent qu’ils ont tous les droits. Ils n’ont rien. Ils doivent partir ainsi nous, peuples naturels de l’endroit, seront libres comme les oiseaux. La mentalité du colon est: “Je vais vous combattre pour avoir ma maison !”

Le Canada et les Etats-Unis ne sont pas souverains sans notre terre et leurs propres langues inhérentes (convention de Montevideo de 1932). Nous possédons nos langues propres et la terre ainsi que la Nature l’a voulu. Leur folie est de débarrasser le monde de centaines de millions de personnes autochtones, partout, voler nos terres et réécrire l’histoire de façon à échapper aux conséquences de leurs crimes. Au Canada, le plan est de nous forcer à devenir des citoyens artificiels. L’APN aide les colonisateurs à détenir frauduleusement nos terres de façon à ce que les banquiers de la City de Londres puissent toujours tondre un peu plus les gens. Duncan Campbell Scott l’a dit dans son “plan sur 100 ans”: dans la 9ème décennie, les Indiens paieront des impôts volontairement !

Ces Indiens de maison adorent leurs maîtres plus qu’eux-mêmes. Les tehoienwakon se révolteront jusqu’à la victoire.

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A lire pour mieux comprendre:

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

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Notification de cessation d’activité envoyée à la ministre canadienne des affaires indiennes et ses complice de l’AFN/ANP (MNN)

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Cette notification d’arrêt immédiat de toute activité et de désistement a été envoyée par courrier A/R aux intéressés

Carolyn Bennett and AFN Associates,
Indigenous and Northern Affairs Canada
10 Wellington North Tower.
Gatineau QC K1A 0HA
minister@aadnc-aandc.gc.ca.

1-819-997-0002. (toll-free): 1-800-567-9604.

30 avril 2018

Source: http://mohawknationnews.com/blog/2018/04/30/afn-dance-of-death-begins/ 

Sehkon

Sa-te-hon-sios onen eso kwa-ro-ri ne ia te-ta-sa-nen-se-ra-ien ne ese on-ta-sa-non-ton ne-ni-onkwa-riwa-son-ha. Ia-te-skwenies ne ne ese tsi-ni-te-wase-rate-weh ne skennen.

Je suis Kahentinetha du clan de l’Ours de la nation mohawk. Je vis sur le territoire de Kahnawake. Je suis tewatatawi depuis ma naissance, c’est à dire souveraine, comme la création naturelle l’a voulu. Personne ne peut avoir une quelconque autorité sur moi ni me refuser mes droits humains, personne ne peut parler pour moi ni me représenter. Kaianerekowa est la seule voie de l’Île de la Grande Tortue, elle est fondée sur la base de l’égalité de tous dans la création naturelle. Mon pacte est avec le monde naturel. je ne fais que suivre les instructions originelles et ne vit que par la grâce de mes instincts et de ma connaissance.

Vous n’avez absolument aucun droit d’interférer avec la vie de notre peuple. De tout le temps que vous avez passé ici, vous n’avez que continuellement essayé de disposer de nous. Des politiques comme l’amendement S-3 à la loi indienne (Indian Act) et la bill 262 sur les membres privés, négociés entre l’entreprise coloniale qu’est le Canada et ses marionnettes activées par l’Indian Act, sont génocidaires par construction.

Le Canada a peut-être convaincu quelques Indiens insensés de nous vendre et d’éteindre nos droits inhérents, mais nous, peuple souverain ne sommes pas sur le marché. Vous et votre affiliation de l’AFN/ANP êtes illégitimes et ne disposez d’aucune prérogative de négociateurs de nos droits. En essayant d’instaurer une autre voie que Kaianerekowa, vous les Indiens traîtres avez renoncé à votre nom d’origine, votre terre et votre droit de naissance.

Le wampum deux rangées est un accord avec la nature qui mandate un respect mutuel de notre souveraineté inhérente. Le Canada est en état de violation de cet accord de co-existence et n’a aucun pouvoir ni autorité sur nous ni sur nos terres. Ceux qui violent cet accord doivent quitter l’Île de la Grande Tortue. Votre voix et la leur sont absolument sans aucune valeur. Vous ne pouvez pas mettre de limites ni me punir pour exprimer ma vie.

Notre terre et tout ce qui est dessus nous a été alloué par la création naturelle. Tout comme le monde naturel, seul le peuple est souverain. Mon clan et l’appartenance de famille à tekentiokwanhoxta, les 49 familles originelles, sont la base de la souveraineté rotinoshonni. Je parle la langue de mes ancêtres qui ont donné les instructions par lesquelles je me lie à tous mes relatifs. Je suis la souveraine. Vous, Carolyn et vos partenaires êtes tenus de m’expliquer comment vous allez vivre selon kaianerekowa selon ma satisfaction.

Vous ne pouvez pas vous dresser sur le chemin de la justice pour un être humain souverain qui exerce son droit naturel d’exister. Notre terre-mère, les animaux, les arbres, poissons, oiseaux et autres êtres vivants ne sont pas non plus sujets à vos lois artificielles et cruelles. Le monde est naturellement libre. Les peuples originels du monde sont naturellement libres. tout ce qui se trouve sur terre est naturellement libre. Ceci est un fait de la construction naturelle des êtres de façon à ce que tous ceux qui vivent sur cette planète puissent le faire en toute liberté et en paix.

A ceux d’entre vous qui se sont vendus, mon message est celui-ci: peu importe combien vous ont payé les envahisseurs ou ce qu’ils vous ont promis, nous enseignerons toujours à nos enfants qui ils sont et à prendre garde aux gens de votre espèce. Les signatures des agents de l’entreprise coloniale canada, les vôtres, sont illégales, frauduleuses.

Les co-signataires du génocide de nos peuples qui se poursuit toujours, ont quitté le canoë et ont rejoint les envahisseurs sur leur vaisseau.

Votre corporation du Canada est en interférence directe avec notre droit de naissance. Des mesures nécessaires seront prises. Tenez-vous le pour dit et arrangez-vous en conséquence.

Kanion’ke:haka,  rotino’shonni:onwe:

Peuples du passé, du présent et du futur:

[Signatures]

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La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

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Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

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