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Effondrer le colonialisme: Canada falsification et génocide… paroles mohawk (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 10 avril 2019 by Résistance 71

Une femme membre du conseil des anciens de la nation Mohawk avait dit ceci à des badauds qui se pressaient pour savoir ce qu’il se passait à Kahnawakeh lors de la crise d’Oka en 1990:

“Regardez bien ce qui se passe ici, car lorsqu’ils en auront fini avec nous… Ce sera votre tour !”

Dans cet esprit, Kahentinetha Horn, fondatrice en 1990 pendant la révolte d’Oka, de la voix de la nation mohawk: Mohawk Nation News (MNN), entre  dans sa 80ème année de lutte anticoloniale. Son message est à lire et à diffuser sans modération car il peut servir de base fondatrice d’un lâcher-prise collectif du monde pervers et criminel créé pour le seul profit du plus petit nombre dans lequel nous baignons depuis tant de générations, lâcher-prise déjà amorcé dans l’évolution du mouvement des Gilets Jaunes depuis novembre de l’an dernier.

Parce qu’en fin de compte…

Nous sommes tous des colonisés ! Ce n’est qu’une question de degré. C’est ce que nous disait déjà l’ancienne du conseil en 1990 à Kahnawakeh… Rien n’a changé depuis, parce que le système est toujours en place. Il est plus que grand temps de le balayer au musée des horreurs de l’histoire et de mettre en place la société des sociétés, celle où l’Homme émancipé retrouvera sa nature organique faite d’amour, de solidarité et d’abnégation et où il réalisera l’harmonie dans l’aboutissement de la complémentarité supplantant l’antagonisme (cf notre manifeste pour la société des sociétés).

Pour ce faire, l’”Homo occidentalis” devra se tenir debout, la main dans la main avec ses frères opprimés et colonisés de tous les continents, pour que surgisse et se mette en place notre complémentarité dans la diversité, seule capable par l’amour et la compassion, de mettre un terme aux antagonismes fabriqués depuis des siècles.

~ Résistance 71 ~

 


Kahentinetha,
fondatrice Mohawk Nation News

 

Arrêtons l’encadrement-piège

 

Mohawk Nation News

 

8 avril 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/04/08/stop-the-framework/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Kahentinetha commence à vivre la 80ème année de sa vie et elle a un message à nous délivrer.

La corporation [coloniale] du gouvernement du Canada a fabriqué des règles pour en finir avec nous afin qu’ils puissent avoir un faux pays sur des terres volées. Comme pour les pensionnats pour Indiens, les écoles pour Indiens, les rafles des années 60, les programmes CAS, les prisons, l’éducation publique et le génocide continu, ils essaient d’effacer la vérité. Le dernier programme en date du “exterminer Onkwehonweh et voler Onowarekeh” est appelé “l’accord d’encadrement” (“Framework Agreement”).

Ils pensent que le génocide sera précis et final. On nous force à prendre des médicaments qui affectent la pensée et l’esprit : les systèmes éducatif et électronique. Tout ceci n’est que contrôle psychologique. Seules les identifications corporatrices [coloniales] sont reconnues et autorisées. Ceux qui ne sont pas d’accord sont éliminés. Il ne restera plus que les traîtres de First Nations Inc. qui signeront frauduleusement les actes de vente de tout ce que nous avons et qui engrangeront l’argent. Des mots comme “conflit”, “peur”, “jalousie” et “haine” dirigés vers les dictateurs seront expurgés du langage officiel. De nouvelles langues autochtones simplifiées sont en train d’être créées et mandatées pour limiter notre capacité de penser et de nous connecter avec nos ancêtres.

Seuls des noms pour les banques peuvent être utilisés afin de nous aider à oublier qui nous sommes. Les religions ont été créées pour faire bouger la société native de sa racine naturelle vers le contrôle corporatiste colonial. Le désordre planifié est appelé “harmonie”. Les récalcitrants sont envoyés dans les maisons de travail, dans des prisons camps de la mort et d’endoctrinement militaire. Les “anciens” ayant la connaissance sont “mis à la retraite”. Les généticiens vont continuer à gérer les programmes de stérilisation de la population. Les unités familiales sont créés par l’état depuis la mise en place des lois sur les terres indiennes de 1924 (Indian Lands Acts du 25 octobre 1924). Les enfants sont assignés à des “familles”. Nous sommes entraînés à ne pas avoir d’impulsions naturelles. Ceux qui sont étiquetés comme “fauteurs de trouble”, intelligents, intègres, courageux, visionnaires et capables d’endurer la douleur, sont éliminés. Sont étiquetés dangereux tous ceux qui résistent, qui peuvent voir plus loin que le bout de leur nez, qui posent des questions, qui refusent la propagande et le conditionnement quotidiens, parlent des programmes secrets et ne font aucunes excuses.

Seuls ceux qui reçoivent la mémoire préconçue seront acceptables. Les différences naturelles sont très belles.

Onkwehonweh a son passé enraciné dans son esprit et il ne peut pas être effacé, changé. Ces souvenirs se remémorent au moyen de la langue ancestrale. Ensemble, Onkwehonweh reçoit les instructions de nos ancêtres et apprend le secret et la véritable histoire du monde.

L’accord d’encadrement fournit tout l’entraînement qui est créé et administré par le gouvernement de l’ombre.

Nous fûmes entraînés à supporter la douleur, à l’intérioriser. L’accord d’encadrement est le plan de contrôle. Ils essaient de recréer les frontières de la mémoire en réécrivant l’histoire. Les véritables souvenirs demeurent avec nous. Lorsque nous transgressons les frontières de ce qui a été créé pour nous, alors nous libérons nos souvenirs. Nous pouvons voir et entendre bien au-delà de ce qu’ils nous disent.

Nous avons été retirés du temps naturel par l’imposition du calendrier grégorien et du son naturel par l’imposition de la fréquence de 440Hz. La musique vit profondément dans la terre et est la base de toute forme de cicatrisation. Ils ne veulent pas que nous pensions à ce que nous voyons, ce que nous entendons ou ce qui nous rappelle qui nous sommes. Ils veulent que nous nous asseyons dans une chaise toute la journée, à ne rien faire en attendant leurs directives. Rentrez chez vous et recommencez demain, et que nous leur laissions nos enfants pour qu’ils soient les esclaves de la nouvelle génération coloniale.

Savoir ce qu’est quelque chose n’est pas savoir comment on ressent quelque chose. Être seul, curieux, voir au-delà. Notre pouvoir est un morceau d’énergie source dans chacun de nos esprits. C’est comme cela que nous sommes souverains. Personne ne peut nous dire que penser, seulement ce qu’ils pensent.

Les souvenirs sont le passé qui détermine le futur. Plus on fait d’expérience, plus on veut savoir. Nous savons qui sont notre mère et notre père. Nous avons eu du bonheur et de la peine. L’owistah, ou la maladie de l’amour démesuré de soi, le narcissisme, a amené une grande douleur, la mort et la destruction.

Nous avons la réalité, les émotions et l’amour. L’amour est en train de nous être retiré pour être remplacé par la peur.

Nous ne voulons pas de la douleur et de la perte de notre mère et des gens alentours. Nous nous rappelons nos enfants qui nous ont été arrachés et que nous n’avons jamais revus. La lumière nous fut retirée de nos yeux. Les envahisseurs savent très bien ce que veut dire de tuer nos jeunes et nos vieux. Ils ne ressentent rien à notre égard. Ils craignent les remous que nous faisons et ce qui est à fleur de peau maintenant. Ils détestent qu’on leur rappelle quel culte assassin ils sont. Et pourtant, avec le souvenir même de ce qu’ils nous ont fait pour avoir ce qu’ils ont, ils planifient toujours de nous éliminer.

Nous avons été totalement en paix durant des milliers d’années entre les nations d’Onowarekeh (Île de la Grande Tortue), jusqu’à ce qu’ils ramènent la guerre. Les envahisseurs sont offusqués que ces souvenirs soient de nouveau rappelées au goût du jour ; alors ils ont imaginé un plan appelé “l’accord d’encadrement” pour nous achever une bonne fois pour toute.

La Nature nous a donné force et courage. Les traîtres nous observent et nous rapportent à l’entreprise coloniale. Nous tirons notre force de qui nous sommes et la donnons à nos enfants, pour leur protection. Les conseils de bandes des nations premières se sont alignées avec les envahisseurs pour les aider à mettre en place leur agenda criminel.

Nous voulons tout ce qui nous a été volé, ces choses qui étaient si chaudes, bien et superbes. Le plan de cet accord d’encadrement pour notre extermination ne se produira jamais.

Le Canada ne célèbrera pas son génocide final planifié. Nous nous aimons les uns les autres. Ils ont essayé de nous prendre ça. La maladie de l’owista a transformé l’amour en mort et destruction, en mépris et en meurtre. Lorsque nous serons attaqués nous tiendrons nos bébés près de nous. Nous ressentirons bonheur, musique et amour. Les envahisseurs vivent une vie d’ombres et d’échos, ne sachant pas s’ils sont eux-mêmes réels. Nos souvenirs sont réels. Les règles et lois de l’entreprise coloniale ne sont que des mensonges. Le futur est dans nos esprits. Nous, Onkwehonweh (habitants originels de l’Ile de la Grande Tortue), ne permettrons jamais que nos esprits soient assassinés.

Aussi longtemps que couleront les élixirs de vie des femmes, nous continuerons notre devoir de création.

= = =

Lectures complémentaires:

Effondrer-les-empires-coloniaux-par-apostasie-collective-de-jo-busta-lally

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Peau_Noire_Masques_Blancs.Frantz_Fanon

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

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Abattre le colonialisme: le Canada entité entrepreneuriale coloniale de la City de Londres et génocide continu (MNN)

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La Grande Loi de la Paix du continent américain

 

La partie de poker du Canada

 

Mohawk Nation News

 

15 mars 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/03/16/canadas-card-game/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le coup de poker du Canada a explosé en plein vol ! Le Canada est une dictature fasciste gérée par un petite groupe de l’élite criminelle. Le Canada est en fait une entreprises coloniale privée géré comme toute autre entreprise, simplement le Privy Council (NdT: conseil privée de la reine d’Angleterre qui décide et/ou donne son aval sur tout) en est le conseil d’administration, qui supervise ceux qui en font fonctionner les rouages. Leur fonction essentielle étant de perpétrer cette illusion de liberté tout en faisant tout pour augmenter les dividendes versés aux actionnaires de l’entreprise. Ces actionnaires sont la “Couronne” (NdT: la City de Londres) et la “couronne” est le Vatican. Le Canada a montré sa main lorsque le Privy Council est sorti de derrière le rideau pour montrer son rôle véritable, celui de diriger les officiants de l’entreprise. Les députés sont les abeilles ouvrières dont le boulot consiste à maintenir l’illusion de liberté et de “démocratie” sur l’ensemble des gens. Tout système pyramidal est géré comme votre loge maçonnique locale, suivant une formule de grille de contrôle pyramidale où chacun ne sait que le strict minimum permettant le fonctionnement et le cloisonnement du système.

Quelques membres du Privy Council représentant les actionnaires de l’élite de la Couronne sont sortis de l’ombre, des gens comme Michael Warwick, Keith Lynch [PCO, SNC], Frank Labucci {ancien juge de a Cour Suprême), David Lametti, Joe Wild de PCO et des Affaires Indiennes. Le public canadien devrait demander qui sont ces personnes non-élues et devraient aussi se demander si le peuple a besoin de ce Privy Council ? Seuls les actionnaires de la City de Londres en ont besoin !

Les hauts-fonctionnaires de l’entreprise coloniale sont: le premier ministre est le PDG, le leader de l’opposition le vice-président et le ministre des finances en est le trésorier.

Le contraire absolu du fascisme corporatiste est Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix.

Nous ne pourrons connaître la paix dans le monde que lorsque la dictature du 51% du système entrepreneurial étatique sera connu pour ce qu’il est: une mascarade de démocratie et sera éliminé. Quand les esclaves continuent de voter pour le système, le 1% (NdT: en fait le 0,0001%) continuera de tout posséder et de tout gérer à sa convenance.

Quand ceci prendra fin , alors la guerre prendra fin et le monde connaîtra la paix.

La solution pour éliminer le corporatisme entrepreneurial (colonial) est d’éliminer la clause de non-responsabilité des actionnaires et de fait les rendre responsables de tous les crimes commis envers la Nature par leur entreprise. La première question qui se pose dans toute consultation avec les peuples natifs originels du continent est celle-ci: “Nous voulons la liste complète des actionnaires de l’entreprise. Nous voulons savoir à quelles familles nous avons à faire, quelles corporations/entreprises font des affaires et du commerce sur nos terres ? Elles sont ici pour nous tuer et pour utiliser, piller nos terres et nos ressources afin de faire fonctionner leur machine de guerre autour du monde.”

Si les Canadiens arrêtaient de voter pour ce système inique et demandait au lieu de cela un referendum constitutionnel, ils pourraient alors célébrer leur émancipation de l’esclavage. (NdT: pourvu que ce sit hors système, l’État et la société marchande doivent être mise à bas !…)

Le Canada est coupable du plus grand crime humanitaire de l’histoire. Le Canada est une dictature fasciste qui est couramment dans le processus d’exterminer Onkwehonweh (peuples natifs) afin de forcer de manière illégale sa juridiction sur l’Île de la Grande Tortue et le monde. Le Canada vient juste de montrer ses cartes.

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

Et…

Kaianerekowa la Grande Loi de la Paix

Païens en Terre Promise, décoder la doctrine Chrétienne de la Découverte

Meurtre par Décret, le Crime de Génocide au Canada

Aimé Césaire: Discours sur le Colonialisme

Frantz Fanon: Peau Noire Masques Blancs

Comprendre le système légal colonial pour mieux le démonter avec:
– Peter d’Errico
– Steven Newcomb

Effondrer le colonialisme (Résistance 71 )

James C. Scott:

– L’art de ne pas être gouverné
– Contre le Grain, Histoire Profonde des Premiers États

 


1492-2019… continuité génocidaire

La psycho-pathologie coloniale d’hier et d’aujourd’hui (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 12 mars 2019 by Résistance 71

“Soyons bien clair sur une chose: l’Amérique est une compagnie pétrolière avec une armée !”
~ George Carlin  ~

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

~ Résistance 71 ~

 

 

Qui est fou ?

 

Mohawk Nation News

 

10 mars 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/03/10/whos-crazy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 7 mars 2019, ce discours d’introduction fut donné au BIOPC Mental Health Symposium de l’université Concordia par Kahentinetha [Horn], de la nation Kanionkehaka (Mohawk), clan de l’Ours:

“Sego. Bienvenue. Pour quelqu’un qui a été sur liste noire pendant plus de 40 ans, c’est un acte d’échauffement, je vais faire de mon mieux.

Le PTSD (Post Traumatic Stress Disorder) est un traumatisme politique (NdT: ici donc Political Traumatic Stress Disorder en forme de jeu de mot) causé par une guerre psychologique contre les peuples natifs depuis plus de 500 ans. Il provient de la tentative de nous convertir à votre esprit malade et nous à résister à votre système “obéissez aux ordres sinon…” qui fait partie du processus de génocide.

La psychiatrie et les médicaments psychotropes sont une énorme industrie qui a besoin de victimes qui puissent être qualifiées de “cas cérébraux” plutôt que de “victimes de l’établissement colonial”.

La politique à notre encontre a été celle de “l’extermination” par l’invasion militaire, la famine, les maladies induites, le contrôle, la destruction, toujours en utilisant des professionnels de la santé. L’objectif politique fut et est toujours le vol des terres et des ressources naturelles, par l’assassinat et l’assimilation forcée.

Il y a eu et il y a toujours une tentative d’établir le fait que nous sommes des êtres inférieurs pour votre industrie de la “santé mentale” et vos programmes de stérilisation.

La psychothérapie fait partie de la colonisation. On m’a envoyé chez des psys toute ma vie, spécifiquement après la crise d’Oka en 1990 afin que j’obtienne de l’aide pour moi et mes enfants. Chaque psy que j’ai vu était blanc et j’ai du faire dans le créatif pour obtenir le certificat dont j’avais besoin. J’ai été mise en liste noire pendant 40 ans parce que j’ai toujours refusé de m’intégrer dans votre société malade et corrompue.

Nous sommes stressés des efforts continuels pour nous protéger de l’annihilation. Nous n’avons jamais rien eu à dire dans quelque plan que ce soit pour nous exterminer comme celui de 1857 et la loi pour notre “civilisation” graduelle, le British National Act (BNA) de 1867, qui est de fait la lettre de patente d’exploitation de nos terres et de nos ressources offerte à l’entreprise coloniale britannique “Canada” [gérée depuis la City de Londres]. La reine d’Angleterre [et la famille royale] n’est qu’une actionnaire de la “Couronne” / Vatican ; 1876 et la loi sur la politique d’assimilation ; 1884 la loi “d’avancement des Indiens” ; 1924 et les lois sur les terres indiennes pour légaliser le vol et le génocide, lorsque furent instaurés les Conseils de Bandes coloniaux ; 1928 et la loi sur les personnes disant que nous n’étions pas humains et que nos terres, nos ressources naturelles, nos enfants et le fond fiduciaire pour les Indiens devaient être pris de force ; 1969 et les “papiers blancs” du PM Chrétien mis en place pour notre “extinction” ; 1996 et le cadre d’accord entre voleurs, le Canada et ses Conseils de Bandes et 2019 qui est un autre cadre d’accord de directive de gouvernement pour établir une loi disant qu’il n’existent pas “d’Indiens”. Nous ne sommes toujours pas regardés comme des êtres humains.

Les envahisseurs continuent à créer des règles pour nous exterminer. Nous sommes en cages, appelées “réserves” et on nous affuble toutes sortes de classifications.

Vous, les colons, nous interviewez, mais vous ne nous demandez jamais ce que nous pensons de vous. Personnellement, je pense que la psychée du colon est malade, que les vapeurs de la moquette fumée la rendent hors de contrôle. L’assassinat, le vol, les maquillages de crimes, les enlèvements, les pensionnats, la relocation des gens, le ramassage des enfants, les femmes et filles enlevées et “disparues”, tout cela continue de plus belle, avec les règles, lois et réglementations pour continuer à tout nous prendre. Qu’en est-il de l’assassinat de 100 millions d’onkwehonwe (natifs du continent depuis plus de 500 ans) et du mensonge permanent à ce sujet ?… Vous les malades mentaux avez perpétré tout ça !

Évangéliser, christianiser, socialiser, minimiser, légiférer, assimiler, économiser et génocider, telle est la mission. Et au travers de toute cette folie furieuse, nous sommes toujours là… Maintenant vous voulez nous étudier pour comprendre comment se fait-il que quelques-uns d’entre nous aient survécu.

Vous êtes tellement malades que vous ne vous en rendez même pas compte. Que vous êtes la cause de toute cet PTSD. Qui êtes-vous ? Vous êtes les colons d’une société colonialiste qui perpétue les atrocités tout en développant une culture artificielle qui vous profite aux dépends de toute la nature.

Vous ne vous occupez aucunement de votre propre maladie créée par l’entreprise de la “Couronne” [City de Londres] et son entreprise coloniale régionale appelée “Canada”. Nous nous plaignons et nous rebiffons et vous voulez nous emmener chez les frapadingues.

L’actuel tumulte et démissions de votre système corrompu provient de ce que vous nous avez fait à nous et à notre terre. Le monde académique, militaire et de gouvernement ne réalise pas à quel point il est malade. La santé mentale de vos colons devrait être le point de focus de votre profession. Ces gens n’ont même pas de culture. Alors ils en inventent une. Ils parlent des langues étrangères. très peu d’entre eux ont appris une langue native. Ils n’ont pas de terre sauf quand le tout dernier d’entre nous sera mort ou absorbé dans le corps politique entrepreneurial colonial.

Quelle est la racine de votre maladie ? Vous passez trop de temps à étudier comment vous allez nous endoctriner dans votre système fasciste. Quand nous résistons, vous appelez cela une maladie (NdT: c’est le principe même du “goulag” et des hôpitaux psychiatriques des dictatures fascistes bruness et rouge autoritaires d’état…). Quand nous ne savons pas et ne mettons pas en pratique ce qu’on nous dit de faire… On est malade.

La maladie principale est appelée owista, une maladie de l’esprit qui transfère la priorité de la pensée du nous au je,au moi.

Nous avons diagnostiqué owista: la vénération de l’argent. C’est peut-être la première fois que vous entendez parler de cela. Le tueur à gages économique dit: ne vous souciez pas des gens, ne pensez qu’à vous-même !

Vous devriez étudier collectivement ce qu’est le programme MK Ultra développé par les têtes pensantes militaires et qui est derrière tout le programme de gestion des médias, de l’éducation, qui dirigent vos esprits colonialistes. Voilà votre maladie dont personne ne parle.

De votre point de vue, nous sommes tous des barjots, nous sommes des retardés mentaux. Comme je suis perçue comme une retardée mentale, mon message que je vous transmets est de quitter notre terre, redonnez-nous tout cet argent du fond fiduciaire indien volé. On se sentira bien mieux. Tout est à nous, vous êtes arrivés ici sans rien.

Nous nous sentirons mieux lorsque vous nous montrerez comment pensez-vous avoir acquis le titre de propriété de nos terres ancestrales. Le Canada n’a aucune constitution, ce qui, d’après le droit international, ne peut être créée que par referendum. Le Canada n’a aucune terre, aucune culture, aucun langage. Après votre referendum, vous devrez rencontrer les Onkwehonwe d’Onowaregeh (les peuples natifs de l’Île de la Grande Tortue), les peuples originaux placés ici par la création/nature. Vous ne pourrez demeurer ici que si vous suivez les préceptes de Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix et de Teiohateh, le wampum deux rangées.

Votre industrie de la santé mentale est faite, construite et créée dans votre société et maintenant vous avez infecté toutes les autres sociétés.

Merci de votre attention, je suis venue ici pour mettre un coup de pied dans la fourmillière.”

Il y eut un silence glacial dans l’audience. Un avocat se leva et s’approcha et fut d’accord avec tout ce qui avait été dit. “Vous avez raison. Le Canada n’a aucune constitution”. Une femme dit alors: “Nous devrions avoir un séminaire sur ce que vous venez de dire.”

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Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Peau_Noire_Masques_Blancs.Frantz_Fanon

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Manifeste pour la Société des Sociétés

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Francis_Cousin Ce n’est qu’un début…

Effondrer-les-empires-coloniaux-par-apostasie-collective-de-jo-busta-lally

 


Wampum deux rangées

La gangrène capitaliste globale et l’assaut contre les peuples indigènes du monde…

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L’assaut mondial contre les peuples indigènes

 

Ken Orphan

 

4 mars 2019

 

url de l’article original:

https://www.counterpunch.org/2019/03/04/the-global-assault-on-indigenous-peoples/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Il n’y a pas vraiment de sans voix. Il n’y a que ceux délibérément réduits au silence ou ceux qu’on ne préfère pas entendre.”
– Arundhati Roy

“Nous devons répondre à leur appel. Notre terre-mère, militarisée, clôturée, empoisonnée, un endroit où les droits les plus fondamentaux sont systématiquement violés, demande que nous agissions. Construisons des sociétés capables de coexister dignement, d’une manière qui protège la vie. Rassemblons-nous et œuvrons dans la défense et l’attention du sang de la terre et de ses esprits.”
– Berta Caceres, activiste des droits indigènes et de l’environnement du peuple Lenca, assassinée au Honduras en 2016

Il y a quelques années lorsque j’étais au Panama, j’ai eu la chance de passer du temps parmi le peuple indigène Ngabe-Buglé, qui réside dans la jungle qui couvre la plupart du pays. Leurs villages sont simples, mais harmonieusement construits au sein du monde naturel qui les entoure. Les gens ont une révérence naturelle pour la vie sauvage, n’utilisant que ce dont ils ont besoin et pour qui la culture, les modes de vie ancestraux et la communautés sont des choses d’une importance capitale. Mais, comme partout sur la planète, leur existence même de peuple indigène est mise en péril, est placée sous état de siège par les forces du capital.

Des projets de barrage hydraulique, essentiellement conçus pour favoriser les compagnies minières ont inondés un grand nombre de ces villages et dévastés les cultures et les zones de pêche. Des espèces animales rares comme la grenouille de Tabasara sont menacées d’extinction à cause de la perte accélérée de leur habitat. Il y a quatre ans, un barrage a fait disparaître un village indigène sur la rivière sacrée Tabasara. Les villageois ont échappé de peu à la mort dans leur village qui fut inondé de nuit. On ne leur avait donné aucun avertissement de ce qui allait se produire.

Au moins de mai de l’an dernier, la rivière fut bloquée pour cause de réparations sur le barrage électrique de Barro Blanco. Des dizaines de milliers de poissons et de crustacées périrent asphyxiés dans la boue. Beaucoup d’autres projets hydrauliques sont prévus pour ce petit pays. Tandis que les Ngage-Buglé ot protesté de leur dépossession et de la destruction de leur mode de vie, ils n’ont rencontré que menaces, disparitions et violences de la part de l’état et des opérateurs des entreprises variées qui s’alignent pour profiter de la manne de ces projets. Mais les seigneurs du capital, les banques, détiennent le plus de pouvoir. Par exemple, la banque FMO de Hollande et la banque DGE d’Allemagne sont responsables du financement du barrage de Barro Blanco.

En parfait contraste avec le mode de vie des Ngabe-Buglé se situe la nouvelle haute section du capital, Panama City. Ici, des tours de d’acier et de verre escaladent le ciel chaud de la ville d’Amérique centrale. Pourtant il y a très peu de trottoirs dans cette zone. L’élite argentée rentre directement dans ses condominiums de luxe par des portes de garages sécurisés ayant un accès direct à la rue. Il n’y a ici ni désir ni besoin de marcher, à moins que vous ne soyez pauvre.

Ce paysage d’aliénation se répète dans le monde entier, de Djakarta à Manille en passant par Mumbaï, où les riches et puissants s’isolent de la masse croissante des gueux grouillante au-delà de leurs grilles dorées. Mais à à peine une heure de route de la capitale se situe la ville de Colón dont les habitants sont pratiquement tous de couleur et où la pauvreté est rampante. En réalité, la plus grande partie de la grande richesse qui pénètre le pays via le canal de Panama, est concentrée dans la classe dominante des 0,01%

Et ici touche t’on à un des résultats les plus tragiques de ces assauts économiques et écologiques: le déplacement des populations. Des millions et des millions de gens des peuples indigènes du monde entier ont été évincés de leurs terres ancestrales pour venir s’entasser dans les bidonvilles infernaux des mégapoles. Là, ils sont le plus souvent coincés dans la plus extrêmes des pauvretés, forcés d’abandonner leur culture, leur langage et leur conformité et sont immédiatement oubliés de la société. Soyez sûrs d’une chose: c’est le monde que veut pour nous tous le capitalisme mondialiste.

Mais que ce soit les Ngabe-Buglé du Panama, les Bonda d’Inde, les Wet’suwet’en du Canada, les Papoues de Nouvelle-Guinée, les Kariri-Xoko du Brésil, les Aborigènes d’Australie, les Ogoni du Nigéria ou les Lakota des Etats-Unis, la menace de l’annihilation est à la fois réelle et imminente. Par l’entremise d’un système capitaliste global, ils font face à des forces puissantes qui cherchent à piller la terre de ressources vitales pour le profit du plus petit nombre. Ces forces éliminent quiconque se trouve sur leur chemin. L’ONG Global Witness rapporte que plus de 200 activistes indigènes ont été assassinés dans le monde l’an dernier. Un record. L’activiste Berta Caceres fut une victime de ce crime global [au Honduras] et il n’y a aujourd’hui aucun signe indiquant que ce carnage va s’arrêter ou même ralentir.

Les assauts sur les peuples indigènes du monde ont tous un point commun. Ces gens sont en première ligne de la lutte féroce dans une guerre pour ce qui reste à piller. Une guerre des ressources qui rapporte énormément au plus petit nombre. Bien sûr, ces peuples ont toujours été sur cette ligne de front depuis les tous débuts du colonialisme ; ces jours où le génocide était chose commune. Mais au travers du prisme de l’effondrement écologique de la biosphère, l’ordre économique actuel doit être regardé comme le culte de la mort qu’il est, incapable d’introspection ou de contrôle, enivré par son arrogance et son narcissisme, tuant tout dans la poursuite de l’argent roi. Ce sont les peuples indigènes, qui sont les plus proches de la terre vivante qui se tiennent en obstacle à ce pillage. On en fait des non-personnes dans les médias entrepreneuriaux, on les déplace, les élimine de façon à ce que le flot du capital continue ininterrompu. Avec le capitalisme au bout de son rouleau, ce culte de la mort devient de plus en plus désespéré, veule, vicieux et sans pitié.

Je me souviens au Panama, marcher dans un village Ngabe un de ces tièdes après-midi, les insectes bourdonnant autour de moi.  Les cris des oiseaux tropicaux perçant la canopée de la jungle, l’air humide détrempant mes vêtements. Je pouvais entendre le son des enfants qui riaient en revenant de l’école. Des anciennes accrochaient des étoffes chatoyantes à sécher, qui me rappelèrent immédiatement des fanions et drapeaux de prière tibétains. Un jeune artiste assis dans l’encadrure d’une porte, sculptant un morceau de bois tombé. Il me regarda et sourit. “bienvenue, entrez je vous en prie…” dit-il. Je me demande parfois ce qu’il est advenu de lui et de son village, mais je dois admettre que j’ai peur de savoir.

= = =

Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

6ème_déclaration_forêt.lacandon

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

Nouvel Ordre Mondial et ingérence politico-économique: Mieux connaître la maison mère des think tanks… Le Royal Institute of International Affairs (James Corbett)

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Résistance au Nouvel Ordre Mondial

 

Connaître son ennemi: Le Royal Institute of International Affairs (RIIA)

 

James Corbett

 

19 janvier 2019

 

Source:

https://steemit.com/world/@corbettreport/know-your-enemy-the-royal-institute-of-international-affairs

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les lecteurs de cette colonne sauront déjà tout au sujet du Council on Foreign Relations ou CFR. L’influence du CFR sur l’agenda de la politique étrangère américaine était il n’y a pas si longtemps étiquetée comme une “théorie conspirationiste”. Mais, comme c’est le plus souvent le cas, la “théorie conspirationiste” devient simplement avec le temps un truisme de plus que les conspirateurs eux-mêmes tournent en dérision. Ce que vous ne savez peut-être pas en revanche est que le CFR est une succursale d’une organisation un peu plus ancienne et moins connue: le Royal Institute of International Affairs, ou RIIA. L’idée de la formation de ce groupe fut forgée durant une session informelle de la conférence pour la paix de Paris en 1919. L’Institut for créé l’année suivante, d’abord comme le British Institute of International Affairs, puis après avoir reçu une charte royale comme le Royal Institute of International Affairs.

Le groupe est devenu synonyme de Chatham House, son QG se situe sur St James Square à Londres et est  largement reconnu par les experts en politique étrangère comme le think tank ayant le plus d’influence au monde.

Dans les années suivant sa création, le RIIA a ouvert des succursales à travers le Commonwealth britannique et dans le monde, ceci inclut le CFR, né lui aussi en grande partie de cette réunion de Paris en 1919, puis vinrent l’Australian Institute of International Affairs, et les contreparties éponymes en Afrique du Sud, au Pakistan ainsi que le Canadian International Council, toutes des organisations similaires.

Officiellement, le RIIA, comme ses succursales, est une organisation à but non lucratif et non-gouvernementale (sic), qui promeut l’analyse des problèmes internationaux dans des sujets comme l’énergie (NdT: pétrole, pétrole + gaz…), les ressources et l’environnement, l’économie internationale, la sécurité internationale et le droit international. Tout comme pour ses succursales, la vaste majorité des publications du groupe est mise à la disposition du public gratuitement via leur site internet et leur journal, International Affairs. (bien entendu ce n’est pas en accès libre ni gratuit au sens d’une pizza gratuite. Vous aurez besoin d’un compte actif avec “Oxford Academic” si vous voulez avoir accès en ligne au contenu d’International Affairs comme cet article chauds les marrons chauds: « World politics 100 years after the Paris peace conference » by David Lloyd George’s great-granddaughter and former Rhodes Trustee Margaret MacMillan.)

L’organisation est financée par des partenaires, des patrons et la liste de ses membres se lit comme un véritable who’s who de la corporatocratie oligarchique, ces partenaires incluent: Chevron, AIG, Bloomberg, Toshiba, Morgan Stanley, Goldman Sachs, Lockheed Martin, Royal Dutch Shell, ExxonMobil et des douzaines d’autres entreprises, institutions et gouvernements étrangers. Chatham House attire de manière consistante un grand nombre de conférenciers très connus sur des sujets très nombreux, publiant des rapports qui définissent l’agenda politique, pas seulement pour la Grande-Bretagne, mais pour la plus grande partie du monde développé. Bien que la majorité de ses activités soient accessibles publiquement, le groupe conserve malgré tout certaines réunions politiques privées et c’est pour cela que l’association est la plus connue. Cette politique est connue sous le vocable de la règle de Chatham House qui stipule:

“Lorsqu’une réunion ou quelque soit d’autre se tient sous la règle de Chatham House, les participants sont libres d’utiliser les informations reçues librement, mais ne peuvent en aucun cas divulguer l’identité ni l’affiliation du conférencier, ni d’aucun autre participant, rien de cela ne dit être révélé.”

La règle est invoquée de manière ostentatoire afin d’encourager le débat sur des problèmes de contentieux, la théorie voulant que des personnes connues ne voudraient ou ne pourraient pas discuter leurs points de vues sur des sujets épineux, si leur identité et affiliation étaient connues publiquement. Quelques unes des réunions les plus secrètes critiquées à cet égard, comme la réunion annuelle du Club Bilderberg, adhèrent à la règle de Chatham House, invitant les accusations de réunions secrètes et d’influence occulte, cachée dans les agendas.

Quand on parle de groupe comme le RIIA, il est très difficile de balayer d’un revers de la main ces accusations.

Que le groupe publie son magazine International Affairs sous les auspices de l’université d’Oxford nous parle des racines historiques de ce think tank. Né des cendres de la première guerre mondiale, le RIIA fut créé par les mêmes personnes qui menèrent la conspiration de la première guerre mondiale. Ceux qui sont familiers avec mon travail sauront maintenant que la “grande Guerre” fut en partie fabriquée par une société secrète (pas si secrète que ça…), créée formellement en 1891 par Cecil Rhodes.

La société de Rhodes fut faite pour fonctionner sur ce que G. Edward Griffin a nommé “La formule Quigley” où une petite clique crée une plus grande organisation qu’ils peuplent de gens comme eux, des collaborateurs auxquels ils cachent les véritables buts et objectifs de la société. Par cette méthode, des groupes de centaines voire de milliers de personnes peuvent être dirigées vers des objectifs connus des seuls conspirateurs œuvrant au sein d’un petit groupe. Comme le dit G. Edward Griffin, le travail de Carroll Quigley (historien britannique), spécifiquement son ouvrage sur l’establishment anglo-américain, a alerté le public sur l’existence de ce groupe et de quelques uns de ces membres clefs comme Alfred Milner , Lord Esther, Lionel Curtis et Lord Lothian.

Pratiquement exclu des livres d’histoire aujourd’hui, Alfred Milner était un journaliste qui fut sorti de sa condition médiocre par Stead, qui en fit le rédacteur en chef adjoint à la Gazette Pall Mall. Stead et Rhodes usèrent de leur influence pour que Milner soit nommé haut-commissaire en Afrique du Sud en 1897, une position influente et très importante dans les années qui précédèrent la Guerre des Boers. Milner fut le mentor d’un groupe de jeunes avocats et administrateurs, essentiellement affiliés avec l’université d’Oxford qui prit le sobriquet de “garderie Alfred Milner”. Ces personnes devinrent parmi les figures es plus influentes dans le domaine des affaires étrangères au XXème siècle pour l’empire britannique, ce groupe incluait des gens comme Lord Lothian, Philip Henry Karr, Robert Henry Brand de la banque Lazard et Frères, le 1er baron de Tweedsmuir et Lionel Curtis, le fondateur reconnu du RIIA.

Dès sa formation, ce groupe eut pour intention d’être un moulin à paroles pour les leaders de l’establishment anglo-américain, pour décider et mettre en pratique leur agenda, qui pourrait être ensuite livré clef en main à n’importe quels politiciens qui seraient en fonction à ce moment précis, peu importait qui. Cette attitude élitiste envers le mode de gouvernement fut le moule dont tout découlerait dès le moment de la création du groupe. Comme le notent dans leur livre Jim MacGregor et Gerry Docherty  Prolonging the Agony: How the Anglo-American Establishment Deliberately Extended WWI:

“Ils [les membres de la société secrète de Cecil Rhodes] ont pris le groupe à succès de la Table Ronde et l’ont remodelé en ce Royal Institute of International Affairs. Étouffé dans un langage qui une fois décodé signifie qu’ils travailleront ensemble pour déterminer les futures directions d’un monde changeant très rapidement, Lionel Curtis fut l’avocat du fait que “la politique nationale devrait être forgée par une conception des intérêts de la société dans les grandes largeurs.” Par cela il voulait dire les intérêts de l’establishment anglo-américain. Il parla des établissements qui furent faits à Paris en résultat de l’opinion publique de plusieurs pays et exprima le fait q’il devait être établie une différence entre les “bonnes” opinions publiques et les “mauvaises”.

Avec une certitude qui fait froid dans le dos, il annonça que “la bonne opinion publique était essentiellement produite par un petit nombre de gens en contact réel avec les faits, personnes qui ont recherché les problèmes impliqués.” Il parla du besoin de “cultiver une opinion publique dans bien des pays du monde” et proposa la création “d’un think-tank de haut niveau strictement réservé, composé d’experts des délégations anglaise et américaine ayant la même vision, Un comité de sélection, entièrement dominé par des agents secrets de l’élite fut organisé pour éviter “une grande masse de membres incompétents”. Quelle quintessence de la pensée de la classe dominante britannique. Une nouvelle élite anglo-américaine à la participation dûment approuvée s’auto-sélectionna.”

Ces dernières années, le RIIA, le porte-parole le plus visible de l’héritage de cette société secrète, a été responsable de rapports expliquant pourquoi l’or n’est pas une alternative viable au système monétaire international en vigueur, d’une analyse sur l’élection iranienne de 2009 qui informa dans du monde sur “l’irrégularité” de cette élection, un éditorial controversif du ministre des affaires étrangères britannique implorant pour une militarisation du cyberspace et bien d’autres documents, publications, conférences et présentations influents.

Au bout du compte, ce qui est peut-être le plus intriguant pour ceux qui sont intéressés à examiner comment fonctionne le pouvoir dans la société n’est pas nécessairement l’origine secrète d’un groupe comme le RIIA, ni même la façon dont il a manipulé, façonné et contrôlé en catimini la politique étrangère britannique depuis des décennies ou comment il est parvenu à obtenir tant de pouvoir et d’influence sur le monde au travers de ses divers branches et organisations. En lieu et place, ce qui est véritablement fascinant au sujet de Chatham House est qu’elle est si ouverte.

Bon nombre de ses réunions et comptes-rendus sont publiquement disponibles. Ses membres associés et entrepreneuriaux sont publiés sur leur site internet. Son journal est ouvertement publié et rendu public. Son histoire, qui fut à une époque ceinte du voile du secret et du mystère, a été mise à nu depuis maintenant plus d’un demi-siècle. Et pourtant, malgré tout cela, on discute très rarement du RIIA comme d’un centre de pouvoir très important dans la société du XXIème siècle.

Dans un sens, peut-être est-ce un grand succès: cacher son énorme influence et son rôle incessant de direction de la géopolitique mondiale sans se cacher derrière le voile du secret comme le font les groupes Bilderberg et Skull and Bones et autres sociétés secrètes (NdT: comme aussi bien entendu la franc-maçonnerie), mais en se mettant lui même sous les feux de la rampe publics pour que cela paraissent tout ce qu’il y a de plus banal. On doit noter après tout, que c’est précisément la manière dont Cecil Rhodes envisageait le fonctionnement d’une telle organisation et l’existence continuelle, l’influence des idées, manifestées ouvertement par Chatham House, le CFR et leurs frères think-tanks dans le monde entier, pourrait servir servir d’exemple parfait sur le comment quelques unes des plus grosses sociétés secrètes au monde sont cachées en étant à la vue de tous.

 


Libérez l’esprit asservi

Résistance au colonialisme: Justin Trudeau représentant de l’entreprise coloniale appelée « Canada » accroché en Colombie Britannique… (Mohawk Nation News)

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Gilets Jaunes !… Réfléchissons à ceci car leur lutte est la notre et notre lutte est la leur, nous sommes tous inter-connectés et faisons tous partie d’un vaste réseau planétaire de résistance et de rébellion contre l’ordre anti-naturel dictatorial des choses. Les Gilets Jaunes SONT LES POPULATIONS NATIVES OPPRIMEES de la terre de France. Le premier ministre canadien est l’intendant collecteur pour la « couronne » comme Macron est l’intentant collecteur pour l’oligarchie (elle aussi affiliée à la « couronne » de la City de Londres car le CAC40 est une succursale de La City…). Trudeau discute et se fait accrocher par la résistance anti-coloniale, ce qui ne risque pas d’arriver à Micronus 1er qui refuse le débat public et fait dans son froc.

La fin est proche pour l’oligarchie ainsi que pour l’État, cette entité artificielle de la division et de l’oppression/exploitation, aidons les à disparaître, c’est une mesure de salubrité publique…

~ Résistance 71 ~

 

Loi naturelle, loi de la terre…

 

La Colombie Britannique avant l’établissement colonial

 

Mohawk Nation News

 

15 janvier 2019

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/01/15/b-c-before-colonial-settlerism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous retournerons en l’état (politique) des choses telles qu’elles étaient juste avant l’arrivée des chrétiens (européens) sur l’Île de la Grande Tortue et vers un monde durable ayant la reconnaissance et le respect de toute vie dans nos relations avec notre terre-mère.

A Kamloops en Colombie Britannique (NdT: côte ouest canadienne), l’envahisseur immigrant et premier ministre de l’entité coloniale, Justin Trudeau, a admis que “nous avons une longue et terrible histoire”. Toute vie originelle sur l’Île de la Grande Tortue vivra selon les préceptes de Kaianerekowa (grande Loi de la Paix) et de Teiohateh (wampum deux rangées), toutes deux fondées sur le pouvoir de nos esprits. L’entreprise coloniale illégale connue sous le nom de “Canada” n’existera plus ; sont déclarés nuls et non avenus tout ce qui est connecté avec la colonie du Canada aussi insignifiant soit-il tels que la loi sur les Indiens (Indian Act), les conseils de bandes, les lois sur les terres indiennes de 1924, tus les tribunaux coloniaux en résidence sur l’Île de la Grande Tortue, la monnaie de singe du dollar, les camps de prisonniers de guerre appelés “réserves”, les pensionnats pour Indiens, le christianisme, les traités, les lois d’immigration et les immigrants, ce pur crottin de cheval appelé “constitution du Canada”, qui ne fut jamais ratifiée par le peuple canadien, qui présume être au-dessus de nous, tous les titres de “propriété” de la “couronne” et ce depuis le début, etc…

Note de R71: La vidéo de la conversation avec J. Trudeau est inclue dans l’article dont le lien figure ci-dessous…

https://www.kamloopsthisweek.com/news/trudeau-takes-questions-handles-outbursts-at-kamloops-town-hall-meeting-1.23589598

A Kamloops en CB le 9 janvier 2019, le premier ministre Justin Trudeau plaida coupable de tous les crimes d Canada contre la vie sur l’Île de la Grande Tortue. Il sera tenu responsable de ses paroles. Ceux qui ne suivront pas Kaianerekowa et Teiohateh devront quitter l’Île de la Grande Tortue. Nous les peuples natifs pouvons maintenant exercer nos devoirs et nos responsabilités comme elles furent déterminées par la nature/création. Justin Trudeau n’a aucun pouvoir de donner l’auto-détermination à quiconque. Il admet sans ambages que le Canada a violé Kaianerekowa et Teiohateh.

Trudeau veut 1 million de nouveaux immigrants au Canada. Chaque immigrant doit passer un test administré par le véritable peuple natif naturel de l’endroit. Nous déciderons qui vient sur nos territoires. Ceux qui ne connaissent pas et ne s’engagent pas personnellement à suivre Kaianerekowa et Teiohateh ne peuvent pas rester ici. Le premier ministre Justin Trudeau a fait le commentaire suivant à la réunion de la mairie de Kamloops en Colombie Britannique, le 9 janvier 2019 (dans l’enregisterement entre 45:43 et 51:29)

Note de R71: entre crochets et en italique sont les commentaires de MNN sur les réponses de Trudeau…

Premier Ministre: “Oui, vous avec le foulard rayé, oui”.

Question: “Hello, mon nom est Tilly. Je viens de la nation Stl’atl’lmx et je viens ici avec mes prières et avec mes ancêtres et aujourd’hui je veux vous demander ce que vous allez faire pour arrêter l’oppression et la constante mise de nos peuples sous le joug de la colonisation ? Quand allez-vous nous rendre nos droits ? Quand allez-vous commencer à vous intéresser de qui nous sommes et cesser de nous voir seulement en rapport avec nos terres ?”

Réponse du premier ministre: “Merci de votre question, Tilly. Le Canada a une longue et terrible histoire en regard des peuples indigènes. Nous avons échoué de manière consistante en tant que pays envers notre parole initiale donnée et dans l’intention même des traités. Nous n’avons pas traité les peuples indigènes comme des partenaires et comme les gardiens, les “stewards” de cette terre. Nous les avons marginalisés et nous sommes comportés de manière coloniale paternaliste manquant sévèrement de respect envers les peuples natifs, premiers et gardiens de la terre. Nous avons beaucoup à nous excuser et beaucoup à travailler dans le futur pour gagner le respect mutuel.”

[Là réside l’admission de culpabilité faite par Trudeau..]

“Okay, Hier après-midi donc, j’ai eu l’opportunité de m’assoir à Ottawa avec les leaders des nations premières agissant sous les traités modernes d’auto-gouvernement. Des nations qui sont sorties de la relique coloniale qu’est la loi sur les Indiens (Indian Act) 

[Ces “leaders” sont des acteurs indiens coloniaux payés qui parlent pour le Canada mais ne peuvent en aucun cas parler pour les peuples natifs et originaux de l’Île de la Grande Tortue. Les décisions légitimes doivent être prises par chaque natif sur l’Île de la Grande Tortue.]. Et nous travaillons avec eux sur un auto-gouvernement complet et nous travaillons avec eux de manière à ce qu’ils puissent leurs propres décisions au sujet de leur terre, sur le comment ils s’occupent de leur peuple, comment ils les servent, comment ils vont de l’avant de manière responsable qui soit leur choix et voilà pourquoi nous travaillons sur deux niveaux concernant ce problème…

[Ici, Trudeau soliloque car ces gens sont ses sous-fifres payés pour la sale besogne. Leur plan est de balkaniser le peuple natif de l’ouest en créant un conflit sans fin entre nous…]

(Ici il y a une réponde du public) Le premier ministre dit: 

“Je comprends bien. J’essaie de répondre à sa question, ai-je le droit de répondre à sa question ? Madame ? Merci… Donc Tilly, voici les deux niveaux sur lesquels nous travaillons: 

1- Les services indigènes et 

2- les relations indigènes. 

Sur le sujet des relations, nous savons que nous devons sortir de sous cette loi sur les Indiens (Indian Act).

[Nous allons retourner à avant le 25 octobre 1924, quand nous contrôlions toute la terre. On va commencer par çà…]

Nous devons aller vers le fait que vous puissiez décider et être en contrôle de vos communautés, en contrôle de vos territoires, en contrôle de votre futur, en contrôle de nouveau de vos enfants, en contrôle de vos destinées qui vous été retirées au gré des siècles et des générations.

[Il admet le crime et sera condamné !]

Et voilà la tâche, cela a pris des décennies et des siècles pour briser cette relation. Cela prendra du temps pour l’améliorer, mais nous faisons de gros progrès maintenant en ce qui concerne l’auto-gouvernance, les nouvelles relations, en soutien de tout ce qui bouge dans la bonne direction.

[Le génocide peut s’arrêter immédiatement lorsque les femmes prennent leur place en tant que kanistensera (conseil des mères) parmi nos peuples, protégées par les hommes. ] 

De l’autre côté, il y a la question des services. Il y a toujours beaucoup trop de communautés indigènes dans ce pays qui existent sous de mauvais conseils, qui n’ont pas d’écoles, pas de parité en terme financier de ce que nous investissons pour la jeunesse des communautés non-indigènes en regard des communautés indigènes…”

[Il admet ici que le Canada a perpétré tous ces crimes. Arrêtez le génocide et le vol des terres et des ressources cesseront en un instant lorsque vous nous laisserez enfin tranquilles. La nouvelle donne de l’entreprise coloniale du Canada est de transformer nos communautés en des municipalités et de faire des peuples originaux placés ici par la Nature, des serfs contribuables au bénéfice de la corporation coloniale charognarde du Canada. Le nouveau contrat proposé est appelé “L’accord d’encadrement”, le “Framework Agreement” et se trouve en débat en ce moment à la chambre commune (parlement). Ils n’ont absolument aucune intention d’honorer Teiohateh, le wampum deux rangées, ni Kaianerekowa, ni le traité de paix de Montréal de 1701.]

(Déclaration de Tilly…): 

“… Vous profitez de tout ce qui résulte de notre oppression et de notre inconfort.”

Premier Ministre: 

“Non pas du tout Tilly. Je suis prêt à entrer en partenariat avec vous pour construire le futur. Et c’est ce que nous avons fait ces trois dernières années en renouvelant cette relation… (intervention inaudible de Tilly…) Je peux comprendre votre impatience…”

[Cette nouvelle relation est de faire traverser les terres natives par l’oléoduc et de violer et de piller notre mère.]

Déclaration de Tilly: :

“… Pourquoi viennent-ils nous confronter ? Pourquoi ne mettez-vous pas ces policiers au travail pour nous protéger ? Vous protégez un sale oléoduc, ceci n’est en rien honorable… (inaudible)”

[La GRC a arrêté des gens du peuple Wetsuweten et pas les envahisseurs illégaux de l’oléoduc, pas loin géographiquement de la tristement célèbre route des larmes. Note de R71: la fameuse route en CB où beaucoup de femmes autochtones disparaissent]. 

Premier ministre: 

“Je comprends votre colère et la passion qui se dégagent de cette affaire de protéger vos terres ; ceci doit absolument être entendu. Je le respecte et le comprends.

 [Le verdict du tribunal dans l’affaire de Coastal GasLink Pipelines v. Huson dit que nous ne fûmes pas entendus…]. Je sais aussi qu’un certain nombre de leaders natifs ont soutenu et ont travaillé à ce projet d’oléoduc…”

[Les conseils de bandes sous l’Indian Act et les organisations “indiennes” nationales sont des systèmes fonctionnant à la majorité des 51%, comme leurs maîtres coloniaux. Une petite poignée d’Indiens votent et faussement parlent en notre nom. Note de R71: la vaste majorité des natifs ne reconnait pas ces “conseils de bandes” ou de “tribus -aux USA- car ils sont en dehors du système de gouvernance traditionnel que les états coloniaux eux, refusent de reconnaître pour les remplacer par les foies jaunes à leur solde… d’où la réflexion de Tilly ci-dessous.]

[Tilly: “Ce sont des vendus”] . . . .

Premier ministre; 

“Maintenant la question est que ce n’est pas au gouvernement fédéral de  décider qui va parler pour vous. Ce n’est pas mon boulot. Mon boulot est d’essayer et de travailler avec tout le monde, de travailler avec vous tous pour s’assurer que vous retrouviez le contrôle de vos terres, de votre futur, de votre destinée. Et c’est sur ce partenariat que nous travaillons et c’est difficile, très difficile.”

[Ce ne sont que les paroles d’un criminel condamné appelé Canada. Le gouvernement de la Colombie Britannique a fourni les permis et autorisations pour décimer les loups qui sont les gardiens naturels de la forêt pour la sécurité des ouvriers du pipeline/oléoduc…]

[Déclaration de Tilly]:

“… Vous n’avez pas la permission de vous trouver là et de dire que cette personne sera le leader et parlera au nom de cette nation… Vous prenez l’affaire par le mauvais bout. Venez sur cette terre et respectez nous.”

Premier ministre: 

“Okay. Merci beaucoup. Merci pour vos questions. Merci de partager tout ça. Je comprends très bien votre passion et votre colère. Je les reconnais et je vous dis que nous allons travailler ensemble pur résoudre ces problèmes. Je peux comprendre votre impatience s’il en est. Je peux comprendre votre frustration. Mais dans le même temps, je désire parler des indigènes… okay… j’écoute.”

[Ceci est sa version de fuddle duddle,. Note de R71: allusion à l’affaire du père de JT, Pierre Trudeau qui aurait en 1971 dit au parlement canadien à un membre de l’opposition “Fuck you !” et avait démenti en invoquant avoir dit:“fuddle duddle”…]

[commentaires inaudibles de Tilly]

Tilly: .

“… Je le demande au nom de mon peuple. Je veux un(e) ???… Je ne veux pas voir vos larmes de crocodile. Je ne veux pas vous voir vous excuser, je ne veux pas entendre vos histoires. Je veux voir que vous êtes désolé et je veux que vous commenciez à faire de meilleurs choix pour tous ceux vivant sur cette terre. Ce qui veut dire ceux qui n’ont pas de voix. Je parle au nom de tous les poissons qui circulent dans nos rivières, nos lacs et nos ruisseaux. Je parle de (éco)systèmes complets que vous voulez briser et voir en petits morceaux, mais ce n’est pas de cette façon que cela fonctionne. Vous devez commencer à comprendre les gars, que nous vivons dans un monde collectif, pas dans une singularité, nous vivons tous dans un monde connecté de manière très efficace et vous les gars, ne faites que le briser, vous les gars… vous les mecs brisez tant de lois, vous n’avez absolument aucune idée de ce qu’est la loi naturelle…”

[D’autres commentaires de Tilly et d’autres personnes de l’audience.]

Premier ministre: 

“Okay, okay Tilly, Je vous remercie pour ce que vous avez dit. J’ai écouté ce que vous aviez à dire. Je vous soumettrais respectueusement que peut-être vous n’avez pas écouté ce que je dis. Okay, vous n’avez pas… Tilly. Nous travaillons… Tilly, je dois vous demander… s’il vous plaît, nous devons être respectueux envers chacun qui est venu ce soir s’engager dans cette conversation. Ce n’est pas vrai. Ils viennent juste d’enlever la barricade. Ils l’ont fait cet après-midi. C’est un signe de respect rien que là. [!!!!??] Ils ont enlevé la barricade. Voilà comment tout cela est supposé fonctionner. Maintenant je pense qu’on va prendre un peu de recul, je vais prendre un peu de recul ici.

[Force et intimidation. C’était un acte belliqueux, criminel de défi. Vous avez plaidé coupable. Nous vous défions de nous rencontrer devant le tribunal international de La Haye que nous puissions faire enregistrer que le Canada était et est toujours une entité nulle et non avenue depuis le tout départ. Le Canada n’a absolument aucune légitimité sur l’Île de la Grande Tortue. L’entreprise coloniale du Canada va bientôt être fermée pour les affaires!]

Premier ministre: 

“Il y a 100 ans, quand furent posés les chemins de fer, personne ne s’est préoccupé des peuples indigènes. Personne ne s’est enquéri des peuples qui ont vécu là pendant des millénaires, de savoir si nous pouvions ou pas  lancer un chemin de fer dans un endroit donné. Ce n’est pas la façon dont nous devons procéder maintenant. Nous devons trouver une meilleure façon de faire les choses. Nous n’allons plus continuer de la sorte. Nous devons trouver une manière qui engage le respect et le dialogue et c’est exactement là-dessus que nous travaillons. Et il y aura des turbulences au long de cette voie ; mais nous allons aussi travailler très dur pour trouver une place pour le respect et la confiance alors que nous écoutons, que nous comprenons quelle est la meilleure méthode pour aller de l’avant pour vous et vos communautés. Alors merci beaucoup pour toutes vos questions ce soir. J’apprécie vos mots à leur juste valeur. Merci bien, je vais prendre une autre question…”

[Voyez l’attaque militaire sur le point de contrôle des Westuweten. Rappelez-vous du 25 octobre 1924 lorsque le Canada a illégalement passé la loi sur les terres indiennes pour voler nos terres et nos ressources pour les donner aux provinces, lois qui ont aussi créé les camps de prisonniers de guerre appelés “réserves”, les machines à tuer que furent les pensionnats pour Indiens, le système du quota sanguin, les enlèvements de nos enfants connus sous le vocable de la “rafle des années 60” et autres actes génocidaires….]

Tout ceci veut en fait dire que peu importe ce que vous les natifs ferez, nous prendrons vos terres et y ferons passer des oléoducs, alors fermez vos gueules et prenez l’os qu’on vous jette à ronger dans notre magnanimité !…

Plus de 100 nations premières issues de l’INDIAN ACT de l’entreprise coloniale appelée Canada, pourraient acheter l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain.

CECI EST UNE SAISIE DES PLUS HOSTILES DE NOTRE TERRE ET DE NOS RESSOURCES.

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Lectures complémentaires:

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Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

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La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

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Pour les nations originelles des Amériques comme pour les Gilets Jaunes, l’ennemi vient autant de l’intérieur… (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 17 janvier 2019 by Résistance 71


Kaianerekowa et Teiohateh

 

L’ennemi de l’intérieur

 

Mohawk Nation News

 

11 janvier 2019

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/01/11/the-enemy-within/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’ennemi de l’intérieur sont les chefs issus de l’Indian Act (loi coloniale sur les Indiens) dans nos communautés, des vendus achetés par l’entreprise coloniale du Canada. Le 25 octobre 1924, le véritable peuple originelle de l’Île de la Grande Tortue fut illégalement dépossédé de ses structures de gouvernance et de tous ses territoires sous la menace du fusil. Les lois sur les terres indiennes ont saisi illégalement nos terres et les ont données aux provinces afin d’en extraire les ressources.

A des fins de relations publiques et d’arrondissage des angles, des acteurs corrompus natifs furent mis en place dans le rôle de “chefs”. L’Indian Act, l’église et les banques établissent un cordon invisible autour de nous, appelant les camps de la mort pour prisonniers des “réserves”, où nous fûmes forcés de vivre jusqu’à ce que nous n’existions plus en tant que véritable peuple natif de ce continent. Le plan affairiste sur une durée de cent ans mis en place en octobre 1924 est supposé arriver à complétion en octobre 2024. Avec les natifs enfermés, parqués, interdits de cultiver ou de chasser, ils ont pu nous affamer jusqu’à la soumission et ils l’ont fait dans les grandes largeurs.

Un agent indien de la GRC (NdT: Gendarmerie Royale du Canada, la “fameuse” Police Montée) fut installé au portail. On nous a dirigé comme du bétail vers les camps de prisonniers de guerre à travers tout le Canada. Ceux qui se sauvaient étaient déclarés non-indiens par le ministère des affaires indiennes, leurs propriétés illégalement confisquées. Les colons s’installaient immédiatement sur nos terres, terres que nous n’avons JAMAIS cédées.

Les têtes des natifs, hommes, femmes et enfants, furent mises à prix. Nos os furent enterrés au milieu de nos communautés, là où nous fûmes assassinés. Les colons bâtirent leurs villes sur les ossements de nos ancêtres.

Les barrières furent retirées dans les années 60. Les traîtres prirent le rôle ambivalent de chef de mascarade et d’agent indien pour la colonie. Le script fabriqué du “conseil de bande” continue de fonctionner pour aider les colons à finir leur plan et à se débarrasser de nous. A L’HEURE OU NOUS ECRIVONS CES LIGNES, Trudeau pousse une nouvelle législation pour finalement parvenir à cet objectif. Leur action est d’évangéliser, de christianiser, de socialiser, de minimiser, de légiférer, d’assimiler, de financiariser et de génocider.

Seuls des chrétiens pouvaient siéger dans les conseils. Les églises nous envoyèrent les jésuites qui amenèrent une armée de colons pour extirper et tuer les natifs et occuper, coloniser nos terres. Les églises avec l’aide des “chefs” a leur solde, assassinèrent nos enfants dans les pensionnats pour Indiens et kidnappèrent nos bébés et nos enfants dans le grand coup de filet des années 60. Les Indiens membres des conseils de bandes (NdT: de tribus pour les USA) sont en première ligne de la guerre contre nous.

Ces traîtres mettent en application le programme génocidaire. Tous les Indiens qui participent à la règle des 51% de la majorité dans les élections coloniales visant à élire les conseils de bandes sont accablés de la maladie mentale appelée “owistah” dont un des symptômes majeurs est de faire passer l’individu de la mentalité de “nous” à celle du “je/moi”.

Aujourd’hui, ces traîtres imitent et parodient leurs maîtres d’Ottawa en mentant et en trompant constamment. Le temps est venu de retourner à la période du jour d’avant le 25 octobre 1924 et d’abolir sine die toutes les lois coloniales sur les terres indiennes. Ils doivent traiter directement avec nous, le peuple natif ; maintenant ils ne traitent qu’avec des larbins qu’ils ont eux-mêmes nommés en ces fonctions pour remplir leurs objectifs de pillage.

Les femmes sont les donneuses et porteuses de vie qui continuent de remplir leurs devoirs. La responsabilité des hommes est de protéger l’eau, la terre, l’air, les animaux, les oiseaux, les insects et de protéger les femmes et les enfants dans les communautés et toutes nos relations étendues, partout sur l’Île de la Grande Tortue.

La protection de notre mère est dans notre subconscient, mis dans nos esprits par nos ancêtres. Les conseillers siégeant dans les conseils coloniaux ont renié leur droit de naissance et ne sont plus Onkwehonweh.

Nous avons toujours eu le droit d’exercer notre libre utilisation et satisfaction de cette terre et de tout ce qui est dessus comme création de la nature. Les envahisseurs et leurs marionnettes des conseils de bande de la loi coloniale sur les Indiens essaient de convaincre tout le monde que nos droits n’existent que dans les limites artificielles créées par des étrangers et sauvegardées par l’armée. Toujours plus de force est dirigée contre nous à cause de notre opposition au viol et au pillage de notre terre-mère et de toute la nature qu’elle contient.

Le système entrepreneurial colonial est un crime organisé qui commence au Vatican, à la Couronne britannique (NdT: la City de Londres est la “couronne”, rien d’autre…) et se ramifie au Canada, à ses provinces coloniales et à ses conseils de bandes.

Oui, le conseil de bande et tous ceux qui aident les envahisseurs sont otsinonwaksen, ou de mauvaises créatures dans tous les sens du terme. Nous ne trahirons pas nos ancêtres ni les générations à venir. Nous ne sommes pas venus ici sur un bateau. Nous fûmes placés ici sur notre mère par la Nature/création.

 


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