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La résistance au colonialisme passe par la résistance à la sémantique de l’oppression… (Steven Newcomb)

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“Les vrais proprios de ce pays savent la vérité, appelée le rêve américain… parce que vous devez être bien endormis pour y croire.”

~ George Carlin ~

 

Les mots, la réalité et l’empire américain dans l’ère Trump

 

Steven Newcomb

 

18 juin 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/words-reality-american-empire-age-trump/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous, nations originelles pré-américaines de ce continent, avons le pouvoir de la transformation. C’est un pouvoir appelé vocabulaire. Les mots sont la chose la plus simple avec lesquels nous faisons et façonnons la réalité. Comment emploierons-nous donc notre pouvoir des mots ? Développons d’abord un contexte afin de répondre à cette question.

Nous pouvons observer des siècles d’histoire ce qui inclut des colonisateurs envahisseurs venus ici d’un endroit appelé la chrétienté. Ils utilisèrent la violence génocidaire et la terreur avec leurs mots étrangers et leurs idées, dans un effort de forcer chaque nation libre et indépendante à vivre sous leur système-réalité de domination. La philosophe politique Hanah Arendt dit dans son livre “Origines du totalitarisme”:

La terreur sanglante extraordinaire se tenant durant les étapes initiales de la domination totalitaire est faite pour vaincre l’opposition et rendre toute opposition subséquente impossible…” Au travers des siècles, l’extermination des peuples natifs alla la main dans la main avec la colonisation des Amériques, de l’Australie, de l’Afrique.

Le système de colonisation des Etats-Unis a créé au moins trois noms pour son système de domination de nos nations: “la relation de confiance”, “le pouvoir plénier” et “la loi”. Si et lorsque nous contestons fondamentalement les concepts qui cimentent le système idéologique de domination américain, on nous considère comme étant contre le système “légal” des Etats-Unis, c’est à dire la force de l’habitude d’obéir et contre la “sécurité nationale du pays”. Ceci est mis en évidence par le rapport de l’Intercept sur la TigerSwan Corporation et son traitement des protecteurs de l’eau indigènes, les étiquetant comme des rebelles “insurgés” qui assument-ils, menacent ce que je préfère appeler la “sécurité nationale” du système de domination de l’empire américain.

Il y a une notion derrière l’expression de “la relation de confiance” qui est celle-ci: Nous avons le droit de “faire confiance” à nos “maîtres”, nos “oppresseurs” de “bien nous traiter”. Une simple définition du mot justice est de “donner à quelqu’un ce qui lui est dû” ou de “donner à quelqu’un ce qu’il peut avoir de plein droit.” Il y a néanmoins un problème majeur. Les colons se sont persuadés qu’ils étaient des “êtres supérieurs” qui méritent de plein droit le tribut et l’obéissance de nos nations originelles. Tribut sous la forme de la terre et l’obéissance à leurs idées imposées qu’ils appellent “la loi”.

Ils ont cru, se sont de fait auto-persuadés de mériter de plein droit le “dominion” ou droit de domination sur la terre et ses ressources au sein des limites de nos territoires traditionnels. Les premiers colons se pensaient même être des “élus de dieu” pour être les seigneurs de ces lieux. Pendant des siècles ces “seigneurs” auto-proclamés ont imposé leur système d’oppression sur nos nations, tout cela au nom du “don de la civilisation” qu’ils nous faisaient, ainsi que celui de la “liberté”. Ils ont utilisé ces mot mêmes pour nous enfumer et nous tromper. Le système de réalité que les envahisseurs ont éventuellement créé est le résultat de leurs mots, de leur vocabulaire, combiné avec leur profond désir de manifester un style de vie qu’ils appelèrent “américain” (NdT: pour l’expression de l’American Way of Life…)

Le style de vie américain est fondé sur un “rêve américain” impérialiste fait de richesses et de fortune obtenues au moyen d’un système de domination qui est utilisé pour abuser et profiter de la terre, des territoires et des eaux de nos nations originelles. Richesse et fortune ont pour résultat la puissance et le pouvoir et ce pouvoir mène au désir d’obtenir toujours plus de pouvoir pour avoir toujours plus de richesses et de fortune. Plus de pouvoir, combiné avec un système idéologique de domination, veut dire meilleur accès à la terre et aux ressources et une meilleure capacité de nous empêcher d’arrêter les projets comme celui du DAPL et ce même si le pétrole transporté est une sérieuse menace pour la santé de millions de personnes au travers de la pollution de l’eau.

Le cycle d’annihilation et d’exploitation de nos nations vieux de quelques siècles et la prise en compte de nos terres et territoires ancestraux est le moyen principal et central par lequel les Etats-Unis sont parvenus à leur “rêve américain”. La vie, la liberté et la poursuite du bonheur (cad des richesses et de la fortune) qui sont directement dérivés de l’exploitation des terres, des ressources et des eaux de nos nations. Il y a un sens caché dans la phrase de la campagne de Trump qui disait: “Faire de l’Amérique de nouveau une grande nation !” C’est en fait pour poursuivre plus avant l’amour américain pour les richesses et la fortune. Le slogan est un feu vert pour l’exploitation débridée de tout et n’importe quoi qui puisse être extrait et converti en fric. Maintenant il y a des “pourparlers” de “ventes” des soi-disantes “terres publiques, terres fédérales”, qui sont les terres et territoires traditionnels de nos nations originelles assujettis par les Etats-Unis sur la base de la Doctrine Chrétienne de la Domination.

L’aboutissement du “rêve américain” de richesses et de fortune est avalisé sur une affirmation de droit sur le sol et sur le pétrole. Des forces très puissantes au sein du systèmes des Etats-Unis ont affirmé un droit sur le sol, un droit de propriété, fondés sur la Doctrine Chrétienne de la Découverte et de la Domination, qui s’est étendue à l’affirmation d’un droit sur le pétrole et le sous-sol de nos territoires. Bien entendu le pétrole est une substance hautement cancérigène fait d’hydrocarbures qui sont convertis en carburants et qui conduisent l’économie américaine, sans presque un regard sur la toxicité, la destruction de la santé humaine, des voies d’eau, des nappes phréatiques et des écosystèmes qui en résultent.

Donc, comment devons-nous appliquer notre pouvoir des mots pour libérer et renforcer nos nations pré-américaines ? Standing Rock et Oceti Sakowin ( le conseil des sept feux de la Grande Nation Sioux) ont bien démontré le modèle avec l’enseignement du “Mni Wiconi” ou “L’eau c’est la vie”. Cette simple phrase communique à un niveau où la plupart des êtres humains peuvent s’identifier. Il n’y a personne que nous connaissions qui puisse boire du pétrole pour survivre. Mon épouse Paige m’a fait astucieusement remarquer récemment que l’économie globale est fondée sur une addiction à une substance hautement toxique, un poison: le pétrole. La fragmentation et de massifs projets d’extraction comme celui de l’exploitation toxique des sables bitumeux, empoisonnent l’eau sur de très vastes étendues, tout en empoisonnant les gens et d’autres formes de vie.

Vers la fin de sa longue vie, le politologue Chalmers Johnson fit remarquer dans un classique sous-entendu: “Les empires ne durent pas et leurs fin est en général assez déplaisante.” Il l’écrivait bien évidemment en référence à l’empire américain. Il a aussi dit:

A cette heure tardive, il est difficile d’imaginer comment le congrès [des Etats-Unis], tout comme le sénat romain dans les derniers jours de la République, pourrait être ramené à la vie et nettoyé de sa corruption endémique. échouant en une telle réforme, Némésis, la déesse de la rétribution et de la vengeance, bourreau de l’arrogance, attend patiemment de nous rencontrer.

Le monde observe la paralysie et la panne totale de l’administration Trump de l’empire américain, noyée dans son arrogance malsaine. Il est possible que l’ère Trump mène à une reconnaissance plus avant  de l’importance vitale de nos enseignements traditionnels, tel que Mni Wiconi (l’eau c’est la vie).

= = =

A lire: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (Steven Newcomb, 2008, traduit de l’anglais par Résistance 71 )

1867-2017: Le cent cinquantenaire de la colonie « dominion » du Canada, usurpatrice entrepreneuriale de la terre au nom de la « couronne » (Introduction)

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Plus à suivre sur le sujet de cet anniversaire colonial à venir au 1er juillet… L’apéro ici avec Mohawk Nation News !…

A lire: Kaianerekowa, la « Grande Loi de la Paix » de la confédération des 6 nations iroquoises (XIIème siècle)

et « La Grande Loi du Changement » (professeur Taiaiake Alfred, université de Victoria, CB)

et aussi: « Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada » (TIDC)

~ Résistance 71 ~

 

Canadiens, vous vous tenez prêts pour çà ?

 

Mohawk Nation News

 

12 juin 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/06/12/canadians-you-stand-on-guard-for-this/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La colonie du Canada a été enregistrée en tant qu’entreprise corporatrice à Washington DC, elle est propriété des actionnaires du Vatican. Le 1er juillet, vous célébrez le corporatisme, connu aussi sous le nom de fascisme, alors que le Canada est un des premiers au monde à être accepté sans les tenir responsables pour meurtre, enlèvement et vol de terres.

1867 a créé la fiction entrepreneuriale qui nous a emprisonné. C’était et demeure toujours la “colonie” de dominion du Canada. La “famille compacte” et la “clique du château” ont formé une union entre leurs municipalités du haut-Canada, du bas-Canada, de la Nouvelle-Ecosse et le l’Île du Prince Edouard.

La Clique du Château représente les familles du Québec qui remontent au sang royal français. La famille compacte représente les familles d’Ontario et de Nouvelle-Ecosse qui remontent au sang royal anglais. Aujourd’hui ce sont les banquiers. Avant 1867, ils payèrent un loyer aux nations indiennes dans un fond fiduciaire, qui devint à terme le plus gros fond fiduciaire au monde.

Le 1er juillet 1867, la toute première action de l’entreprise Canada fut de voler notre argent, l”’Indian Trust Fund”, afin de construire le Canada, qu’ils avaient acquis frauduleusement.

Ils nous déclarèrent alors “non-humains” et de fait émirent des licences de chasse pour nous abattre comme pour les ours ou les daims et chevreuils. Tous les statuts judiciaires canadiens qui furent passés en 1867 sont toujours en vigueur aujourd’hui. Ces lois génocidaires qu’ils créèrent ne furent jamais abrogées. Elles peuvent être parfaitement ressorties et remises en application aujourd’hui en l’état. Les colons établis qui ne se tiennent pas à nos côtés sont complices de ces crimes.

L’attaque du G20 militaire sur les citoyens de Toronto et d’ailleurs ont mis 2600 Canadiens temporairement en prison dans un hangar qui est devenu connu sous le vocable de “Torontonimo Bay”.

Le Canada est toujours le Dominion of Canada, une corporation coloniale privée, dont les propriétaires résident à la City de Londres, au Vatican et à Washington DC, le tout propriété de “la Couronne” (NdT: la Banque d’Angleterre/Vatican sise à la City de Londres et dont le patrimoine est géré par la famille Rothschild).

Changement de paradigme politique: La pyramide du pouvoir échoue, se consume d’elle-même et va s’effondrer…

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Personne ne m’aime…

 

Mohawk Nation News

 

7 juin 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/06/07/nobody-loves-me/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Notre terre doit être gouvernée par le te-wa-ta-tawi, notre souveraineté en tant que peuple qui peut s’occuper de lui-même et de notre mère, comme la Nature l’a prévu.

Les sociétés secrètes des Européens et leurs esclaves se sont constitués en entreprises coloniales appelées USA et la colonie du Canada, Notre peuple est toujours massacré en masse et notre mère toujours violée.

Une définition du mot secte s’applique à ceux qui suivent les ordres aveuglément. La police et l’armée rentrent parfaitement dans cette définition. Depuis plus de 500 ans, les envahisseurs aux esprits sectaires et veules ont comploté pour tout nous voler. Ils sont contaminés et commencent à s’attaquer les uns les autres.

Nous sommes dans les collines et récupérons de tout le mal qui nous a été fait.

Les principes chrétiens du pouvoir du monde sous l’égide du Vatican ont crée dieu, “owistah” (l’argent) crée le doute, la famine, la dépression et les maladies parmi les gens, partout.

Leur leader est totalement discrédité. Les véritables maîtres agissent dans l’ombre.

Des ordres basés sur de fausses informations les perturbent ce qui les rend incapables de percevoir le danger. D’après leur programmation, des ordres sont supposés leur être donnés par ceux placés directement au-dessus d’eux dans la pyramide du pouvoir. L’élite dirigeante les a vendu, trahi, a pris le pognon, s’est barrée avec la caisse les laissant derrière et s’est enfuie les laissant se débrouiller avec la nouvelle vague qui vient se briser sur la côte.

Personne ne va les sauver parce que la république de la guerre a menacé et attaqué tout le monde depuis des siècles. Les Etats-Unis se sont au fil du temps retrouver singulièrement seuls. Avec tant d’ennemis fabriqués au fil des générations, les poules reviennent pondre à la maison…

Ils sont enchaînés à leur pyramide en ayant à peine de quoi manger. La structure pyramidale de prise de décision et de gouvernance va échouer. Au lieu de suivre les ordres de ceux d’en-haut, ceux d’en-bas vont manger ceux qui sont au-dessus d’eux. S’ensuivra une réaction en chaîne et les perpétrateurs pyramidaux contrôlant la pensée vont se consumer d’eux-mêmes. Tout cela est dans leurs livres de terrain appelés bible, talmud et coran, qui sont tous basés sur l’histoire d’Abraham.

Le premier ministre canadien Trudeau vient just d’annoncer un élargissement de l’armée canadienne pour permettre d’aider ses entreprises à fournir des dividendes toujours croissants à leurs actionnaires aux dépends de la terre et des peuples. La brutalité et non pas la bravoure, mène leurs vies. La Nature a été témoin de ces monstres alors qu’ils assassinaient et enterraient nos ancêtres. Notre mère nous a enseigné de ne pas attendre quelqu’un pour nous sauver, mais de ne nous fier qu’à nous-mêmes et à nos instructions originelles en provenance du monde de la nature.

Fragments de résurgence anti-coloniale autochtone dans les Amériques du XXIème siècle (Résistance 71)

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“Il me semble que nous en Australie, avons beaucoup de choses honteuses à nous reprocher en ce qui concerne notre histoire et tant que nous ne ferons pas face à cette honte, nous ne pourrons jamais célébrer de manière satisfaisante les deux cents dernières années…”
~ John Dawkins, ministre fédéral de l’éducation, Australie, 1988 ~

“Le crime de colonialisme est toujours présent aujourd’hui, tout comme ses perpétrateurs.”
~ Taiaiake Alfred, Ph.D, professeur de science politique, université de Victoria, Canada ~

“Notre cri de guerre est le suivant: Le pouvoir réside dans le peuple !”
~ Kahentineta Horn, Mohawk Nation News , 2017 ~

 

Voix anti-coloniales autochtones des Amériques au XXIème siècle

Sortir de l’idéologie coloniale par l’alliance naturelle des peuples

 

Resistance 71

 

7 juin 2017

 

Considérant le fait que nous ne vivons absolument pas dans un monde “post-colonial” comme voudrait nous le faire avaler la doxa étatico-coloniale occidentale, ne cherchant qu’à valider son hégémonie culturo-religieuse et à s’exonérer des crimes génocidaires commis à travers le monde au nom d’un impérialisme masqué derrière le “doux” visage de la “civilisation” et aujourd’hui de “l’humanisme”, nous nous sommes, depuis des années, levés contre l’idéologie et la pratique coloniales toujours en action aujourd’hui.

Nous avons cité de nombreux résistants indigènes de tous les continents, mais nous voulons aujourd’hui donner la parole à la résistance et à la résurgence des peuples natifs du XXIème siècle. Nous citerons ici quelques fragments de pensées de  grands penseurs et résistants autochtones anti-coloniaux contemporains du continent des Amériques. Puisse leur pensée faire tache d’huile, nous toucher, et rassembler l’humanité dans ce véritable et seul combat pour regagner notre indépendance et nous émanciper ensemble vers la société des sociétés anti-autoritaires et non coercitives des confédérations d’associations et de communes libres, parce qu’en fin de compte, c’est parce que nous sommes tous des colonisés que nous devrons nous unir et mettre à bas le système oligarchique totalitaire étatico-capitaliste.

Nous avons traduit quelques exergues importantes de déclarations de résistants indigènes des nations Maya du Mexique (Chiapas), Shawnee, Mohawk et Lakota, toutes faites entre 2003 et 2012, au sujet de la manière de comprendre et de sortir du colonialisme et de son carcan sociétal tant pour eux que pour nous. Laissons leur la parole, puisse t’elle aider à inspirer le grand souffle de l’alliance organique dont l’humanité a tant besoin.

“Il y a place pour tout dans la loi naturelle, où est le mal ? Où est le mal dans la Nature ? En vivant de par la loi naturelle, nous recevons pleinement au travers de nos sens, nous développons une pleine et riche appréciation du monde réel autour de nous, pour ce que nous expérimentons dans nos vies quotidiennes ; pour la réalité.”

“Si les gens vivent par et obéissent à la loi naturelle, il n’y a aucun besoin de lois humaines en toute circonstance. La toute première loi humaine signe l’arrêt de mort de la loi naturelle. Une fois qu’une loi humaine a été édictée, l’humain devient uns sorte de dieu. Ainsi tout l’objectif de l’existence humaine tourne à l’échec. La loi naturelle est la loi de la vie ; la loi humaine est la loi de la mort.”

~ Russell Means, Lakota, 2012 ~

“Les villages [des peuples descendants des Mayas] ont compris que les projets que le gouvernement mexicain donnait aux communautés n’étaient jamais décidés par et pour le peuple, le gouvernement ne demandait jamais ce que les gens voulaient vraiment. Le gouvernement ne veut pas s’occuper des besoins des villages, tout ce qu’il désire c’est se maintenir en état de fonctionnement. De là naquit l’idée que nous devions être autonomes, que nous devions imposer notre volonté, que nous serions alors respectés et que nous devions faire quelque chose de façon à ce que le désir et la volonté du peuple soient pris en considération. Le gouvernement nous traite comme si nous ne pouvions pas réfléchir.”

“Nous avons déjà une façon de faire et nous développons une théorie. C’est comme cela que çà s’est passé, après la grande trahison, après que les partis politiques et le gouvernement aient refusé de reconnaître les peuples Indiens originels ; alors nous avons commencé à voir comment faire les choses par et pour nous-mêmes.

Dans la pratique nous avons formé des communes autonomes et après nous avons pensé à faire des associations de communes autonomes qui seraient une sorte de modèle pour des comités/conseils de bon gouvernement… Nous avons eu l’idée et nous l’avons mis en pratique. Nous avons pensé que la théorie peut donner de bonnes idées, mais qu’en pratique, nous pouvons voir s’il y a des problèmes et comment les résoudre lorsqu’ils émergent. Chaque municipalité a des problèmes différents à régler. Il y en a certaines qui progressent plus que d’autres, mais lorsqu’elles se rassemblent et commencent à se parler sur le comment résoudre les problèmes, cela mène à une nouvelle structure, les conseils de bon gouvernement…”

Nous montrons au pays [le Mexique] et au monde que nous sommes capables de développer une vie bien meilleure et qu’on peut le faire sans la participation du mauvais gouvernement [de l’État]. Le progrès dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’échange, tout cela sont des projets que nous menons avec la société civile nationale et internationale, parce qu’ensemble nous construisons ce que nous pensons être le bien pour les gens, pour le peuple. Pourquoi le peuple mexicain et les peuples du monde nous soutiennent-ils ? Nous pensons que c’est parce que nous ne pensons pas à nous. Nous disons simplement que les peuples peuvent planifier et décider le comment de leur économie et de leur politique, de leur mode de gouvernement et que nous travaillons dans la pratique et montrons cette forme de gouvernement par la base des conseils.”

~Comandante Insurgente Moisés, EZLN, Chiapas, Mexique, 2008 ~

“Le peuple doit travailler pour que les municipalités autonomes soient un succès. Diriger en obéissant, voilà comment l’autorité doit véritablement gouverner. Maintenant nous mettons tout cela en pratique, parce que c’est le rôle qui nous revient.”

~ Compañero zapatiste, Chiapas (Mexique), 2008 ~

“Un guerrier confronte le colonialisme avec la vérité afin de régénérer une authenticité et recréer une vie qui vaut la peine d’être vécue et des principes qui valent la peine de mourir… Je désirerais suggérer comme point de départ, la conceptualisation d’un anarcho-indigénisme… Il y a une connexion philosophique entre le mode de pensée indigène et quelques courants de la pensée anarchiste au sujet de l’esprit de liberté et des idéaux d’une bonne société.”

“Il est impossible à la fois de transformer la société coloniale de l’intérieur des institutions coloniales ou de parvenir à la justice et à une coexistence pacifique sans fondamentalement transformer les institutions de la société coloniale. Pour faire simple, les entreprises coloniales qui opèrent sous le déguisement d’états libéraux démocratiques sont par design et par culture, incapables de relations justes et paisibles avec Onkwehonwe (peuples autochtones). Le changement ne pourra seulement se produire que lorsque les colons seront forcés d’admettre qui ils sont, ce qu’ils ont fait et ce de quoi ils ont hérité ; alors ils seront incapables de fonctionner en tant que coloniaux et commenceront à engager leurs relations avec les autres comme des relations respectueuses des êtres humains.”

La décolonisation est un processus de découverte de la vérité dans un monde créé du mensonge… Dans une réalité colonisée, notre lutte existe contre toutes les formes existantes de pouvoir politique et dans ce combat, nous n’amenons que notre seule véritable arme: le pouvoir de la vérité.”

“Si nous pouvons œuvrer ensemble vers l’accomplissement de ces choses: libération de la domination, libération de la peur, un régime décolonisateur, une éthique de guerrier et une re-connexion avec les cultures indigènes, alors nous nous libérerons de la cage et du carcan du colonialisme et connaîtrons une fois encore ce que cela veut dire d’être Onkwehonwe sur cette terre. Nous serons indépendants, auto-suffisants, respectueux, partageurs, spirituels et flexibles. Nous serons puissants dans la coexistence pacifique avec ceux qui vivent parmi nous et à côté de nous comme nos voisins et amis. C’est tout ce que les êtres humains ont le droit de demander.”

~ Taiaiake Alfred, Mohawk, Canada, 2005 ~

“C’est toujours l’objectif des gouvernements canadien et américain de se débarrasser des Indiens ou, faute de quoi, de les empêcher de bénéficier de leurs territoires ancestraux.”

“Au moment des premiers contacts avec les Européens, chrétiens, la très vaste majorité des sociétés natives des Amériques étaient parvenues à la véritable civilisation: elles n’abusaient en rien la terre, elles promouvaient la responsabilité communale, elles pratiquaient l’égalité en tout y  compris celle des genres et elles respectaient la liberté individuelle.”

“Nulle part ailleurs ne saisit-on le contraste entre les traditions indigènes et de domination occidentale que dans leurs approches philosophiques des problèmes fondamentaux que sont le pouvoir et la nature. Dans les philosophies indigènes, le pouvoir découle du respect de la nature et de l’ordre naturel des choses. Dans la philosophie de l’occident dominant, le pouvoir dérive de la coercition et de l’artifice et par effet direct, de l’alliénation de la nature.”

“Créer une relation légitime post-coloniale veut dire abandonner les notions de la supériorité culturelle européenne et d’adopter une position de respect mutuel. L’idée qu’il n’y a qu’une seule façon de voir et de faire les choses n’est plus du tout tenable.”

“Toutes les actions dans cet effort [de changer les relations], non pas seulement les nôtres mais aussi celles de ceux non-natifs qui nous soutiennent, doivent être inspirées par quatre principes: (1) diminuer l’impact des supposés intellectuels du colonialisme ; (2) Agir sur l’impératif moral du changement ; (3) ne pas coopérer avec le colonialisme ; (4) finalement, résister plus avant à l’injustice.

Nous pouvons parvenir à la décolonisation par le travail intense concerté et par des sacrifices fondés sur ces quatre principes énoncés, tout cela de concert avec la restauration d’une culture politique indigène au sein de nos communautés.”

~ Taiaiake Alfred, Mohawk, Canada, 2009 ~

“Voici quelques fondamentaux trouvés dans la sagesse du grand résistant Shawnee Tecumseh, qui mèneront à un changement de paradigme transformateur:

Aimez votre vie, perfectionnez votre vie, embellissez toutes choses dans votre vie,

Recherchez la longévité et mettez son but au service de votre peuple,

Préparez un noble chant de mort

Pour le jour où vous ferez le grand saut

Donnez toujours un mot gentil lorsque vous croisez ou rencontrez un ami

Faites de même pour les étrangers dans des endroits esseulés,

Respectez tout le monde et ne querellez personne

Lorsque vous vous levez le matin,

Remerciez pour la nourriture et pour la joie de vivre,

Si vous ne voyez aucune raison de remercier, la faute vous en revient,

N’abusez rien ni personne,

Car l’abus transforme le sage en imbécile

Et vole l’esprit de ses visions.

Le moyen de sortir de cette noire période dans laquelle nous nous trouvons tous doit impliquer un changement positif de paradigme cognitif hors de la mentalité et de l’attitude de l’empire et de la domination qui ne sont que les effets du modèle de conquête et de celui du “peuple élu sur une terre promise” fournit par l’Ancien Testament biblique et ce incluant la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination que l’on trouve dans le rendu de l’affaire Johnson c. M’Intosh (CSEU, 1823).”

“En tant que nations et peuples originels de l’Île de la Grande Tortue, nous devons inviter le monde à marcher à nos côtés sur ce beau chemin de la vie en gardant de manière centrale un des grands enseignements de la loi indigène: respecte la terre comme ta mère, et porte un regard sacré sur tout le vivant.”

~ Steven Newcomb, Shawnee, USA, 2008 ~

Puisse la sagesse de ces paroles nous inspirer tous pour sortir de l’étau colonial qui nous étouffe tous et toutes ; sans oublier que de l’autre côté du miroir, nous attend l’émancipation, l’égalité, la fraternité et donc la liberté, la seule qui se doit de guider nos pas.

Ske:nen (Paix) et fraternité

Résistance 71

Résistance au colonialisme: Le conseil des femmes de la nation Mohawk met en demeure les chemins de fer canadiens (Mohawk Nation News)

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Le conseil des femmes de Kahnawake émet un ultimatum

 

Mohawk Nation News

 

2 juin 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/06/02/kahnawake-women-issue-ultimatim/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le kohtihon’tia:kwenio, conseil des femmes de la nation mohawk, a envoyé un ultimatum de cessation immédiate de toute activité aujourd’hui à 1:30, par courrier postal avec accusé de réception à la Canadian Pacific Railway, sise au 7550 Ogden Dale Road S.E., Calgary AB T2C 4X9, 1-888-333-6370 – 1-800-716-9132

“URGENT! Le 2 juin 2017.  [traduction de la missive]

Seh:kon. Les femmes kanien’ke:haka (mohawk) ont le devoir de perpétrer et de faire respecter les instructions originelles de survie et de coexistence avec toute la création (nature) en tant que frères et sœurs sur notre terre-mère.

Wampum 44: La lignée de descendance  du peuple sera celle de la femme. Les femmes seront considérées comme progénitrices de la nation. Elles possèderont la terre et le sol. Les hommes et les femmes devront suivre le statut de leurs mères.

Te-wa-ta-wi, la souveraineté veut dire que nous nous occupons de nous-mêmes, nous gouvernons l’île de la Grande Tortue. La compagnie des chemins de fer du pacifique du Canada, une entreprise privée, répand des poisons qui sont mortels pour toute vie, le long des voies ferrées de Kahnawake, elle viole la loi de la terre et votre statut de l’amirauté qui prétend avoir force de loi sur Onowaregeh (îÎle de la Grande Tortue)

Vos actions violent également toutes les accords et déclarations de l’ONU que le Canada a signés [loi sur la décolonisation de 1961, la loi sur le génocide de 1947, la déclaration des droits des peuples indigènes DDPI de 2016 et bien d’autres….]

Si vous continuez sur ce chemin illégal de destruction, nous rechercherons la liste complète de vos actionnaires pour les punir des crimes de leur corporation/entreprise. Toutes leurs familles paieront pour leur complicité. Au nom de notre mère la Terre, nous demandons que vous cessiez immédiatement de nous gazer avec des produits chimiques toxiques pour continuer le génocide sur quelqu’endroit de la nature que ce soit, incluant la terre que traverse vos rails de chemin de fer sur Kahnawake (NdT: territoire mohawk au sud de Montréal)

Si vous en veniez à violer notre injonction, PLUS AUCUN TRAIN ne pourra traverser Kanahwake à tout jamais. Il y aura un blocus permanent sur vos rails. Nous chercherons rétribution devant le Tribunal Arbitral International, comme étant la seule entité valide capable de recevoir notre plainte et d’abriter de tels débats.

L’accord que vous avez passé avec l’entité entrepreneuriale coloniale frauduleuse et soumise connue sous le vocable de “Conseil Mohawk de Kahnawake” ou CMK est illégal en tout point. Ce conseil n’a jamais amené l’affaire devant le peuple mohawk en accord avec notre mode d’action. Agissez donc en conséquence.”

Clan de l’ours _____

Clan de la tortue _____

Clan du loup______

Ainsi s’exprime notre pensée.

Résistance au colonialisme: le vieux nouvel ordre mondial hégémonique colonial de la City de Londres

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, France et colonialisme, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 3 juin 2017 by Résistance 71

« Le plus gros problème de l’honnêteté historique n’est pas le mensonge direct ; c’est l’omission ou la dépréciation de données importantes. La définition du mot « importantes », bien entendu, dépend des valeurs de chacun. »
~ Howard Zinn ~

Voici comme le juriste Peter d’Errico ouvre sa préface du livre de Steven Newcomb: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », que nous avons en grande partie traduit en français, voir la version PDF ici:

« L’influence formatrice des doctrines chrétiennes sur la loi des Etats-Unis a été émise clairement et sans ambiguïté. Des dogmes religieux du XVème siècle consignés dans des bulles pontificales, furent déployés comme fondation même de la loi sur la propriété, sur la nation et sont directement impliqués dans la loi et politique fédérales indiennes depuis le début du XIXème siècle. Des décisions de justice ont lié la loi et le système légal américains au monde de la chrétienté et de l’impérialisme chrétien. Ce processus ne fut pas masqué ni mystérieux, ce ne fut pas une conspiration parmi des juges et des prêtres. Ce fut le résultat de la longue planification de la prise en compte de tout un continent. Ce fut la théorie qui guida les pratiques coloniales. Ceci représente l’histoire racontée dans « Païens en terre promise ».  »

Lutter contrer l’empire actuel c’est lutter contre tous les empires, le pouvoir pyramidal, la coercition, l’État qui les représentent et les organisent au profit d’une clique de privilégiés parasites. Nous l’avons dit à maintes reprises et le dirons sans cesse: l’avenir de l’humanité demeure dans les peuples occidentaux s’émancipant de l’idéologie coloniale qui les emprisonne tout autant, et qui se tiendront la main dans la main avec leurs frères autochtones des cinq continents, opprimés et asservis, pour enfin mettre en place la société des sociétés, retrouvant les tenants du communisme primordial humain, adapté simplement à notre niveau technologique.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, à bas l’illusion démocratique représentée par l’élection, à bas l’État, à bas l’économie, à bas l’argent et tout le cirque du fétichisme de la marchandise en mouvement !

~ Résistance 71 ~

 

Le vieux nouvel ordre mondial

 

Mohawk Nation News

 

29 mai 2017

 

url de l’article original:

 http://mohawknationnews.com/blog/2017/05/29/old-new-world-order/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’école de journalisme Ryerson de Toronto fut fondée par un véritable salopard du nom d’Eggerton Ryerson. Il faisait partie de la Famille Compacte et du Château Clique qui ont créé la version actuelle de la colonie appelée “Canada”.

Ryerson a aidé à la création des pensionnats pour Indiens, ces camps de la mort faits pour totalement nous exterminer. Des camps de “prisonniers de guerre” appelés “réserves” furent mis en place et c’est là que nous étions supposés tous mourir. Maintenant des oléoducs et des agents chimiques toxiques recouvrent nos terres de poison et les écoles enseignent comment nous assassiner.

Des documents viennent juste d’être publiés confirmant que des mercenaires furent envoyés pour assassiner les protecteurs de l’eau à Standing Rock pour le DAPL Des universitaires préparent des études sur le comment nous voler et vendre nos ressources sans risque. La république de la guerre américaine a envoyé son bourreau, appelé un président, pour faire peur et soumettre nos peuples. Il crache son venin du pouvoir et menace d’écraser tout le monde.

Trudeau, le premier ministre canadien, fait ce qu’on lui dit de faire, parce que son père formalisa la vente de nos fonds résultant de nos ressources, aux banquiers internationaux en 1974. Sa famille est devenue riche par le mensonge, le vol et le meurtre. Justin Trudeau est inféodé à ces mêmes banquiers.

Le premier ministre Trudeau se tient aux côtés du caïd que le bouscule, le frappe, lui fait peur, le menace et l’embarrasse devant le monde entier. Tous les premiers ministres canadiens actuels et passés prennent leurs ordres de ces mêmes actionnaires qui possèdent frauduleusement les deux entreprises coloniales que sont le Canada et les Etats-Unis.

Les avocats du barreau prêtent serment aux banquiers au travers du Temple du Barreau de la City de Londres… (NdT: c’est du reste au portail de ce temple que le souverain britannique rencontre à pied le Lord Mayor (lord maire) de la City qui l’invite à y pénétrer, derrière lui… La symbolique de la soumission dans ce rite est époustouflant de vérité et montre bien qui est le suzerain et qui est le vassal..)

Il y a deux grandes affaires qui sont sous enquête au Canada et que la Famille Compacte et du Château Clique veulent garder sous le boisseau. La première est celles des assassinats de nos enfants par le gouvernement dans les pensionnats pour Indiens. (NdT: lire à ce sujet notre traduction de l’essentiel du contre-rapport de la CVR de 2016: “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” publié par le Tribunal International pour les Disparus du Canada) Ils admettent leur culpabilité mais ne veulent pas se punir eux-mêmes. La seconde affaire est le refus du gouvernement d’enquêter sur lui-même au sujet des femmes et enfants autochtones disparus et assassinés.

Les traîtres indiens, municipaux, provinciaux, fédéraux, seront purgés. Nous nous libérerons de ces monstres. Les alliés indiens fidèles au système pensent que leurs maîtres les sauveront, alors qu’ils entendent les hurlements des victimes innocentes. Nous n’aurons pas à les exécuter. Ils se sont déjà totalement enterrés dans leur propre immondice. Ils devront tous faire face à la justice pour leurs crimes.

Les Etats-Unis et le Canada sont les deux sociétés les plus corrompues au monde. Ils torturent toujours nos enfants afin de faire avec nous ce que bon leur semble. Ils savent que personnes n’aiment plus nos enfants que nous mêmes. Notre cri de guerre est le suivant: “Le pouvoir réside dans le peuple !”…

= = =

Lire notre dossier sur la « City de Londres »

Lire la contre-rapport de la CVR de 2016: « Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada » par le TIDC

Lire « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (Steven Newcomb, 2008)

Résistance au colonialisme: La loi fédérale indienne comme « artifice abject de l’histoire » et apologie raciste de la suprématie chrétienne blanche (Steven Newcomb)

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Suite d’une longue sage d’étude et de recherche historico-légale sur l’illégalité et l’illégitimité de l’empire sis sur des terres volées.

Un empire sans terre est un empire a terre. Le comprendre et sortir de la spirale de l’idéologie coloniale en se tenant main dans la main avec les peuples autochtones du monde opprimés et toujours colonisés sur les 5 continents, c’est se tenir sur le chemin de la véritable émancipation et du tsunami de la révolution sociale à venir.

~ Résistance 71 ~

 

A lire: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (Steven Newcomb, 2008, traduction Résistance 71 )

 

Johnson contre McIntosh un monument de papier de la suprémacie blanche

 

Steven Newcomb

 

23 mai 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/johnson-v-mintosh-paper-monument-white-christian-supremacy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un éditorial du New York Times datant du 9 mai 2017 intitulé “Monuments of White Supremacy”, a pris note des voix du sud américain qui veut préserver les monuments érigés en honneur et à la gloire des états confédérés du sud des Etats-Unis. De tels monuments, a déclaré le NYT, représentent “l’idéologie confédérée” de la suprématie raciale blanche et le terrorisme racial. Typiquement, de tels monuments sont en bronze, comme la statue de Jefferson Davis, le président des états confédérés durant la guerre de sécession (NdT appelée la guerre civile aux Etats-Unis), une statue qui a été très récemment descendue de son piedestal à la Nouvelle-Orléans.

L’éditorial en revanche n’a aucunement mentionné les autres monuments à la gloire de la suprématie blanche qui sont ignorés et laissés à l’admiration publique, comme par exemple le Mont Rushmore, qui est taillé dans la roche des collines noires sacrées des Lakota et dont l’architecte, Gutzon Borglum, était un membre du Ku Klux Klan, ainsi que la statue érigée en l’honneur du tueur d’Indiens Juan Rodriguez Cabrillo au Cabrillo National Monument de Point Loma en Californie.

Les monuments sous forme de statues sont évidents. D’autres à la gloire de la suprématie blanche sont aussi faits de mots sur du papier et se trouvent dans des livres de droit rendant compte des décisions judiciaires publiés par le gouverneent des Etats-Unis, ainsi que dans les institutions que soutiennent ces comptes-rendus. Les décisions, leurs transcriptions et les institutions sont des “monuments de papier”, faits de concepts, de pratiques institutionnelles et de politiques fondées sur des notions et des doctrines de la suprématie blanche et chrétienne. Ceci était le sujet de mon article de droit de 1993: “The Evidence of Christion Nationalism in Federal Indian Law”, publié dans la revue du droit et du changement social de la facultév de droit de l’université de New York.

Aujourd’hui, 24 ans plus tard, les concepts et pratiques racistes religieux de la loi fédérale indienne des Etats-Unis utilisée contre les nations natives de ce continent, n’ont pas du tout changé. Les descendants contemporains des colons chrétiens blancs sont parfaitement heureux d’entretenir les idées de la domination et de la déshumanisation utilisées par leurs ancêtres et léguées à ceux qui vivraient dans le futur, qui est aujourd’hui.

Je dois me douter et assumer que le comité éditorial du NY Times n’a absolument aucun intérêt dans les efforts du démantèlement et de la déconstruction des monuments de papier dédiés à la suprématie chrétienne blanche, monuments tels que les rendus ds affaires Johnson v. M’Intosh (1823), Tee-Hit-Ton Indians v. United States (1955), et City of Sherrill v. Oneida Indian Nation of New York (2005). Il est facile de critiquer le racisme d’une confédération sudiste qui n’existe plus ; mais ce qui est bien plus dérangeant est d’exposer les concepts et les idées injustes et déshumanisants de la loi et la politique fédérale indienne actuelle qui a pour effets les travestis de justice tels que ceux que l’on voit concernant Standing Rock, Oak Flat et bien d’autres endroits où les Etats-Unis affirment la “propriété” sur des terres natives autochtones, en se basant sur une doctrine légale de la loi fédérale indienne dont les racines ont leur source dans la “doctrine chrétienne de la découverte”.

Peut-être que le comité éditorial du NY Times n’est pas au courant de tels monuments de papier. Mais là encore, ce comité pourrait choisir d’éviter d’attirer l’attention sur le racisme religieux de la loi fédérale indienne de peur de mettre en question une pierre angulaire du système légal des Etats-Unis.

Les éditeurs du NY Times ont mentionné dans leur éditorial “un temps où les citoyens noirs n’étaient pas encore totalement humains aux yeux de l’État.” Le temps d’avant le 14ème amendement de la constitution sur la question de l’esclavage fut celui où les esclaves noirs étaient regardés comme des propriétés, une forme de propriété qui était taxée (fiscalisée) par l’état. Ils étaient vu comme n’étant ni citoyens ni pleinement humains. Mais ceci fut aussi une époque durant laquelle les Etats-Unis travaillaient ardemment à détruire par le génocide les nations autochtones originelles et à dominer et à déshumaniser les peuples natifs.

Dans leur éditorial, les rédacteurs du NY Times ont attiré l’attention sur “le fait que bien des citoyens soient hésitants” à abandonner ces “artifices les plus abjectes de l’histoire”. La même chose peut être dite de ces monuments de papier de la Cour Suprême des Etats-Unis, fondés sur la doctrine du “peuple élu sur une terre promise”, le vieux narratif de l’ancien testament biblique. Le gouvernement des Etats-Unis ne veut pas se détacher des doctrines fondées sur la religion et la suprématie blanche chrétienne, qui, jusqu’à ce jour, sont toujours regardés comme “la loi suprême de la terre” et toujours utilisés quotidiennement contre nos peuples et nations natifs.

Imaginez un peu que la Cour Suprême des Etats-Unis ait décidé que les descendants d’esclaves, bien que libres, n’aient “aucun droit à la propriété”. Supposez que cette décision soit toujours activement suivie par la Cour Suprême comme précédent aujourd’hui. La signification de cette jurisprudence hypothétique datant de l’ère de l’esclavage aurait ceci pour conséquence: Ce que les tribunaux américains et la cour Suprême des Etats-Unis ont décidé à cette époque au sujet des descendanrs d’esclaves a toujours cours aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que tout précédent légal demande que quoi que ce soit fut considéré comme vrai à l’époque, indépendamment du fait que ce soit erroné, raciste ou totalement injuste, doit, en tant que sujet légal, être traité comme vrai aujourd’hui.

Le point important est celui-ci: Les Etats-Unis jusqu’à aujourd’hui, continuent à s’en remettre à des monuments de papier dans lesquels les tribunaux américains avouent ouvertement que lorsque des nations blanches chrétiennes “découvraient” des terres habitées par des nations non-chrétiennes (païennes) constituées de “païens, d’athées, d’apostats ou d’infidèles” bronzés, alors le nationalisme blanc chrétien se devait d’y régner suprême.

Le précédent légal américain tient toujours parce qu’il y a longtemps des chrétiens ont localisé des terres non-chrétiennes dans ce qui fut appelé “las Americas”, les nations natives n’ont aucun droit de propriété sur leurs territoires ancestraux traditionnels. D’après la loi religieuse raciste américaine, les peuples et nations natifs n’ont qu’un intérêt “aborigène d’occupation des sols” sur leurs territoires et non pas un “droit de propriété” , (White v. University of California, Ninth Circuit Court of Appeals, 2014). Il serait ainsi assez extraordinaire de voir le NY Times condamner le fait que les tribunaux américains utilisent toujours ces racistes “artifices abjects de l’histoire” contre les peuples et nations natifs et originels de ce continent.