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Résistance au colonialisme: L’origine coloniale de la xénophobie américaine et de l’occident (Peter d’Errico)

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La xénophobie américaine: Une force en provenance de l’origine coloniale

 

Peter d’Errico

 

1er juillet 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/american-xenophobia-force-colonial-onset/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Pourquoi la xénophobie a t’elle été d’une telle force dans un pays construit par des immigrants ?” a demandé le professeur d’histoire Moshik Temkin dans un récent éditorial du New York Times.

(“Why has xenophobia been such a force in a country built by immigrants?” asked history Professor Moshik Temkin in a recent op-ed piece in the New York Times. )

Temkin n’a pas répondu à sa question. Il l’a posée comme un exemple de requête historique au sujet “du changement politique et social au cours du temps… le pain quotidien de la profession de l’historien”, qui devrait prendre le dessus sur le rôle de bruit de fond que jouent les historiens dans les débats médiatiques actuels.

Je n’ai rien contre ce que montre Temkin, son “souci au sujet de la façon très superficielle et saccadée dont l’histoire est présentée, comme s’il ne s’agissait que de tirer des analogies historiques. Le résultat est que les lecteurs et les spectateurs reçoivent des leçons d’histoire qui sont souvent mal orientées lorsqu’on en arrive à Mr Trump et ne font que peu de lumière sur les travaux courants.” Quiconque est familier avec le “pays indien” connaît la vérité en cette déclaration et pas seulement au sujet de Trump. Comme l’a dit Philip Deere se référant aux étudiants imitant le “cri de guerre indien” si stéréotypé: “Ces gosses ont été à l’université pour obtenir une éducation supérieure et pourquoi ne l’ont-ils pas obtenu ?.. Dans leur esprit ils sont toujours dans un film de John Wayne.”

Quoi qu’il en soit, la question de Temkin porte en elle-même une vision étriquée de l’histoire à savoir la référence à “un pays construit par des immigrants”. Cette notion est devenue une sorte de fétiche dans des débats polarisés mélangeant le statut “d’étrangers” aux Etats-Unis. Ceux qui fréquemment accepte l’immigration assument le “nous sommes tous des immigrants”. Les opposants demandent la déportation des immigrants qui ne sont pas “légaux”. Et les deux côtés se tapent dans le dos en se félicitant de leur “exactitude”, aucun des deux ne prend le recul nécessaire pour examiner l’histoire, “le changement politico-social au fil du temps”, qui permettrait de faire la lumière sur ce sujet. Faisons donc un instant une pause et faisons donc la lumière sur ce point.

L’histoire rend problématique la notion de “pays”. Beaucoup de personnes avaient des pays sur ces terres avant l’invasion coloniale chrétienne. Que ces colonies en terminent dans un “pays” appelé Etats-Unis d’Amérique n’efface en rien l’existence continuelle des pays précédents et originels, et ce malgré les énormes efforts des colons pour le faire, colons qui pratiquèrent le génocide, la violence politique et la fabrication de mythes dans leur tentative d’effacement de l’histoire indigène.

Les envahisseurs, qui sont des immigrants sur ces terres des Amériques, ont même développé des narratifs historiques quasi-scientifiques comme par exemple ce concept largement discrédité aujourd’hui de la migration par le détroit de Béring afin d’insister lourdement sur le fait que les indigènes étaient eux-mêmes des immigrants. Cette imagerie colonialiste se réverbère dans la rhétorique de ceux qui soutiennent l’immigration en affirmant que nous sommes tous des immigrants.

La position de ceux qui font la distinction entre immigrants “légaux” et “illégaux” présente une histoire tout aussi problématique. L’aspect le plus aliénant (de “rendre étranger”) de l’insistance sur la “légalité” provient des efforts des colonisateurs d’affirmer un “titre de propriété” sur les terres qu’ils ont envahies par cette “extravagante prétention” de la “découverte chrétienne”. La Cour Suprêmes des Etats-Unis (CSEU) a gravé dans le marbre cette doctrine en 1823 avec son verdict dans l’affaire Johnson c. McIntosh, qui ne dépeignit pas les peuples originels comme des immigrants, mais de les déposséder de leur statut de propriétaires terriens et par là de “légaliser” le statut de propriété des colonisateurs. Ce tour de passe-passe judiciaire fait écho à la rhétorique de ceux qui demandent la déportation des “immigrants illégaux”.

Ces précédents historiques au débat courant nous permettent de suggérer une réponse à la question du professeur Temkin au sujet de la xénophobie. Une définition encyclopédique du mot xénophobie la décrit comme “une haine ou peur intense ou irrationnelle de personnes en provenance d’un autre pays.” On ne peut pas trouver un meilleur mot pour décrire les visions du monde des colonisateurs chrétiens, qui arrivèrent emplis de xénophobie envers les “personnes étrangères” qu’ils trouvèrent au “nouveau monde”. Le fait que ces gens accueillirent et même aidèrent les nouveaux arrivants colons n’eut que très peu d’effet sur une tempérance à leur xénophobie.

“L’empire américain” s’est développé d’une croisade messianique violente ayant pour but d’éliminer les non-chrétiens, leurs pratiques et leurs croyances, partout où ils pouvaient les trouver. De fait, le commandement des autorités chrétiennes fut de “croissez et multipliez-vous” et assumez la “domination/dominion”. Les décrets du Vatican et les chartes coloniales insistaient sur le fait que les “découvreurs” chrétiens devaient dominer les non-chrétiens, les païens. Dans l’affaire pénale Johnson de 1823, la CSEU a dit: “Ces affirmations ont été établies et maintenues par l’épée”. L’imposition de l’empire n’a pas éliminé les peuples originels, mais la rhétorique de la loi et politique américaine obscurcit et ne permet pas leur existence en tant que peuples séparés.

Comme l’écrit Jens Bartelson dans son livre de 1996, A Genealogy of Sovereignty, la “découverte au XVIème siècle de formes de vie non-chrétiennes sur le continent des Amériques posa… une menace à la stabilité des valeurs chrétiennes.” qui étaient déjà vacillantes de par la “fragmentation de la chrétienté” dans le “vieux monde”. Bartelson ajoute: “la découverte des peuples amérindiens posa le problème de la confrontation avec quelque chose de radicalement différent du mode de vie chrétien et posa la question de quelles types de relation étaient-ils possible d’entretenir avec cet Autre. D’abord dans quelle mesure est-il possible de connaître l’Indien mis à part comme être inférieur à la civilisation chrétienne ? Secundo, dans quelle mesure est-il possible de lui donner un statut de sujet légal ?” Ces questions animèrent la colonisation et propulsèrent la décision de la CSEU dans l’affaire Johnson c. McIntosh.

Bref, la xénophobie cette peur ou haine de l’Autre, a caractérisé l’histoire américaine depuis son début dans le tumulte des colonies rivales enclines à la domination et à l’exploitation de tout un continent. La position des USA là dessus a toujours été consistante au travers des méandres de ce que nous appelons “la loi fédérale indienne”, de la soi-disante “trilogie du juge Marshall” des deux affaires passées devant la CSEU (Johnson c. MIntosh et deux affaires concernant les indiens Cherokee), jusqu’à la loi de répartition “Allotment Act” et la politique de de termination jusque dans les relations de “gouvernement à gouvernement” du XXIème siècle. La position fondatrice des Etats-Unis est que les peuples indigènes du continent ont été et sont subjugués de manière inhérente à l’autorité politique du gouvernement fédéral américain. Les fêtes nationales que sont “Columbus Day” et “Thanksgiving/jour d’action de grâce” fournissent des vacances fantasmagoriques aux Américains qui parlent de la “découverte” du “nouveau monde”, essayant de faire oublier le bain de sang de la rencontre des deux mondes.

Les tribunaux , les politiciens et même bizarrement certains leaders autochtones, ont répétitivement insistés sur ce qu’ils appellent le “pouvoir plénier” du congrès des Etats-Unis pour faire ce qu’il lui plait avec les Indiens et les terres indiennes. Une histoire critique et juste des lois américaines, incluant bien des lois que beaucoup considèrent comme “pro-indiennes”, montrent ce processus à l’œuvre: La loi sur la citoyenneté de 1924 a “prolongé le projet d’assimilation des nations autochtones dans les Etats-Unis plutôt que de reconnaître leur souveraineté.La loi de réorganisation indienne de 1934 a “remplacé les structures de gouvernance traditionnelles par un système électoral occidental.. les constitutions tribales. La Commission des Doléances Indiennes de 1944 fut “le début de l’ère de fin de non-recevoir”. Les “amis des Indiens” appelant pour des “droits égaux” aujourd’hui visent à l’élimination finale de la nationalité native séparée.

Retournons à l’appel du professeur Temkin pour les historiens de “faire mieux à expliquer à Mr Trump et rendre plus clair que les Américains peuvent améliorer leur histoire.” Cela ne servira à rien de célébrer le “tout inclusif” qui obscurcit le débat, tout comme ce très bizarre show sur Broadway “Hamilton”, dans lequel des acteurs non-blancs chantent et dansent l’histoire des hommes blancs qui fondèrent le projet fédéral de la construction de l’empire, tout comme il ne serait pas acceptable de sanctifier le statut “légal” comme le facteur déterminant des droits d’immigration. L’histoire que les Américains ont faite existe toujours. Le débat autour des immigrants demandent de se préoccuper des lois, des pratiques et des politiques d’héritage qui exercent jusqu’à ce jour une force dominante sur les peuples originels de la terre.

= = =

Lectures complémentaires:

Abolir l’empire, mouvement pour la répudiation de la doctrine chrétienne de la découverte

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Manifeste pour la societe des societes

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte


A l’abordage !

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Résistance au colonialisme: les 15 d’Onondaga (iroquois) engagent une procédure à la CIJ de La Haye sur une affaire en litige de 21 ans (Mohawk Nation News)

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Paix~Pouvoir~Rectitude

 

La loi naturelle est la seule loi devant gérer le monde et l’humanité, en cela les 15 d’Onondaga ont raison. Dans le même temps, on apprend que cette même cour de La Haye vient de débouter un tribunal équatorien pour donner raison à la multinationale pétrolière pollueuse et hégémonique Chevron dans une affaire pétro-environnementale engagée depuis 1993 (https://www.legrandsoir.info/equateur-la-cour-de-la-haye-donne-raison-a-chevron.html ).
De fait, les 15 d’Onondaga donne sa chance à a CIJ mais ne se font guère d’illusion et anticipe le fait que: « La CIJ protège le système prédateur qui tente de diriger le monde par la force.« 

La question est donc: une fois déboutés, que prévoit Kaianerekowa pour les 15 d’Onondaga ?.. Quelle sera le mode d’action ?.. A suivre avec intérêt.

~ Résistance 71 ~

 

Les 15 d’Onondaga vont à la Cour Internationale de Justice

 

Mohawk Nation News

 

11 septembre 2018

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/09/11/onondaga-15-go-to-world-court/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Oui, nous poussons cette affaire depuis plus de 21 ans…

Dans l’affaire de Jones et al. contre Parmley, No 17-928. les 15 souverains rotinoshonni d’Onondaga, de la confédération iroquoise, mettent en branle une action en justice à la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye en Hollande, contre les Etats-Unis et leur système judiciaire. Ceci est concordant avec l’article 45 des règlements de la Cour. L’action en justice sera déposée courant septembre 2018.

Pour nous, la juridiction et la souveraineté sont fondées sur Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix de l’Île de la Grande Tortue, qui est prévalante sur le système judiciaire des Etats-Unis (et du Canada).

Nous, les 15 d’Onondaga, avons prouvé qu’il ne pouvait pas y avoir de justice dans le système légal des Etats-Unis. Seule Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, peut fournir la justice.


Wampums Iawatha et Deux Rangées

S’ensuit ce qui sera cité:

Nous savons lorsque quelque chose ne va pas. Chacun de nous est un onkwe’honwe (natif) souverain, peuple de la terre à tout jamais, nous faisons cette demande en ce tribunal basée sur la loi naturelle. Nous sommes Un avec la Nature et sommes guidés par la vérité intrinsèque à la Grande Loi de la Paix. Notre expérience prouve que la constitution des Etats-Unis ne fournit aucune justice au travers de son système judiciaire.

Dans ce système judiciaire créé par les corporations coloniales, les règles fabriquées par l’humain sont manipulées de façon à ce que le tribunal corporatif de l’entreprise coloniale gagne toujours et que le reste d’entre nous perde, peu importe à quel point leur affaire est juste.

La CIJ doit faire très attention là-dessus parce que leurs règles humainement fabriquées pourraient entrer en conflit avec la loi naturelle de la terre. La loi naturelle fournit une justice naturelle. La Cour Internationale semble vouloir fournir cela. Notre Grande Loi le fait.

Aucun d’entre nous ne fait partie du Statut de la Cour Internationale de Justice entrepreneuriale (coloniale). Nous ne rejoignons ni délibérément ni en connaissance de cause quelqu’artifice non-naturel que ce soit, comme une entreprise, corporation. Nous sommes créés Un avec la vie naturelle. Les Nations-Unies affirment vouloir nous soutenir en tant que souverains naturels au travers des articles 3, 4, 18, 33 et 40 de leurs Déclaration des Droits des Peuples Indigènes (DDPI). L’auto-détermination à vie nous vient de la Nature. Nous sommes tous naturellement souverains. La CIJ de La Haye n’existe que par la volonté de règlements artificiels humains et a été mise en place comme le dernier recours judiciaire dans ce système de justice entrepreneurial/colonial. Le dollar entrepreneurial s’arrête à la CIJ. Mais la véritable justice ne pourra être trouvée que dans la Nature.

Aujourd’hui, nous consentons à ce que ce tribunal à juridiction limitée entende cette affaire en accord avec l’article 38, paragraphe 5 du règlement de ce tribunal. Toute vie naturelle est souveraine. Nous recherchons la justice en présentant cette demande sur laquelle sont apposées nos signatures en accord avec le dit article 38, paragraphe 5.

Nous, onkwe’honwe souverains agissons sans agents intermédiaires en tant que partie du monde naturel. Les états sont des corporations des entreprises qui existent au travers de règles humaines fictives et non-naturelles. Ils requièrent des agents entrepreneuriaux pour exister dans les tribunaux (NdT: les avocats, procureurs et juges…) pour prendre des décisions finales sur les affaires qui leurs sont présentées.  Dans l’article 38, paragraphe 3 des règlements de la Cour, l’agent doit être authentifié par celle-ci pour agir au nom des états qui n’existent en rien naturellement. Les Etats-Unis d’Amérique sont constitués de migrants qui ont envahi notre terre, l’Île de la Grande Tortue, qui ne peut pas être posséder ni céder par l’humanité. Les Etats-Unis rendent l’existence des peuples naturels et de la Nature difficile et pratiquement impossible. Voir les mots de Tekarontake qui expliquent très bien ceci.

Notre existence nous est instillée au travers de notre histoire orale placée sur les ceintures wampum et dans notre mémoire collective. Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, est l’inhérent tewatatawi, le comment nous devons nous comporter dans l’existence et sur l’Île de la Grande Tortue. Le monde naturel crée le chemin que nous devons emprunter pour vivre. Nos chants, nos cérémonies, nos histoires et la création naturelle nous lient à la vie naturelle et aux forces de notre terre-mère. La CIJ protège le système prédateur qui tente de diriger le monde par la force. Nous, les peuples naturels, sommes emprisonnés et contrôlés par le système entrepreneurial actuel, qui, dans ce cas précis, nous a refusé toute justice depuis plus de 20 ans.

D’après l’article 40, paragraphe 1, des statuts de la CIJ et les articles 38 et 45 des règle de cette Cour, chacun des 15 demandeurs souverain soumet cette demande mettant en marche la procédure. La juridiction de la Cour se trouve dans l’article 36, paragraphe 1 qui dit:

La juridiction de la Cour comprend tous les cas auxquels se réfèrent les parties et toutes les affaires spécifiquement rapportés par la charte des Nations-Unies ou dans les traités et conventions en vigueur.

“La justice” est supposées être la pierre angulaire de la fondation de la charte de l’ONU pour protéger les droits de l’Homme pour tout le monde et ce dans le monde entier. Dans ce cas-ci, malgré la maxime “l’égalité de la justice devant la loi” écrite sur le fronton de la Cour Suprême des Etats-Unis (CSEU) à Washington, nous onkwehonwe souverains, avons subi une injustice au sein du système légal des Etats-Unis.

Historiquement, ce système nous a été imposé et fut maintenu par la violence sur nous et nos territoires. Après avoir été maltraités au travers de ce système “légal”, nous nous en venons à la CIJ pour rechercher la “justice” au travers de la charte des Nations-Unies, et de la DDPI tel qu’établi en annexe 6 et en accord avec les articles 33, 40-46 de la réglementation de la dite Cour.

En regard de la procédure de la CIJ, le commentaire suivant en provenance du traité et titré “Le statut de la Cour Internationale de Justice, commentaire (seconde édition), édité par Andreas Zimmermann, Christian Tomuschat, Karie Oellers-Frahm, Christian J. Tams, assistant éditeur Maral Kashgar et assistant édfiteur Savid Diehl (Oxford University Press), 2012, page 1092”, est très instructif

Au sujet de l’article 43 des statuts de la CIJ, “la procédure se constituera en deux parties: écrite (mémoires au travers du registre) et orale”, on ne doit pas sous-estimer le fait que les litiguateurs sont des états qui n’acceptent pas à la légère des interférences étrangères dans leurs affaires, spécifiquement lorsque cela touche certains de leurs intérêts vitaux. Les questions de procédure devant la cour, par définition, ne peuvent pas être approchées de la même manière que devant même les plus hautes instances judiciaires d’un pays.

Devant la CIJ, la substance contrôle la procédure. Nous, les peuples naturels, sommes la substance et avons la main gagnante, la nature, qui toujours bat la forteresse des procédures. La seule façon de déactiver notre main gagnante est de ne pas nous laisser jouer dans leur système de contrôle artificiellement créé. Nous demandons à la CIJ de considérer équitablement notre application.

Cette demande est approuvée par la signature de chacun des 15 d’Onondaga et sera déposée au bureau d”enregistrement de la Cour, avec une copie certifiée conforme à l’orignal de l’article 52, paragraphes 1 et 2 des règlements de la Cour.

Si la CIJ nous refuse justice, nous nous tournerons alors vers la Grande Loi de la Paix pour nous fournir véritable justice.

Une copie certifiée conforme de la présente demande à la CIJ sera envoyée aux personnes et institutions suivantes:

  • Le président des Etats-Unis d’Amérique en vertu du traité wampum deux rangées et du traité de Canandaigua de 1794 qu’ont signé les Etats-Unis ;
  • La Cour Suprême des Etats-Unis
  • Les Nations-Unies

After 20 years of injustice in the United States court system, the 15 sovereign onkwehonweh seek justice from the World Court.

Septembre 2018

Envoyé respectueusement,

Nous apposons notre signature à cette demande: Andrew Jones, Robert E. Bucktooth, Jr., Cheryl Bucktooth, Robert Bucktooth, Debby Jones, Karen Jones, Nikki Jones, Karoniakata Jones, Shawn Jones, kahentinetha, Dyhyneyyks,  Tekarontakeh, Ross John, Ronald Jones, Jr., Nadine O’Field/Ganonhweih, aka Nadine Bucktooth.

11 septembre, fadaise du « clash des civilisations » et de la « guerre globale contre le terrorisme »: Le mensonge qui déclencha 17 ans de guerre en Afghanistan…

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11 septembre… 17 ans de mensonge !…

 

Le mensonge secret qui a déclenché la guerre en Afghanistan

 

James Corbett

 

Résumé de Résistance 71 depuis la vidéo originale en anglais (voir ci-dessous)

 

11 septembre 2018

 

Dans la vidéo que nous introduisons ci-dessous, le toujours excellent et pertinent James Corbett (Corbettreport.com) nous instruit de la teneur d’une note confidentielle classée secret défense aux Etats-Unis en octobre 2001 et qui servit de base à la prise de position de l’OTAN pour soutenir son “allié agressé” des Etats-Unis dans leur guerre contre le terrorisme global et plus particulièrement dans leur invasion déjà planifiée de longue date de l’Afghanistan.
Voici succintement ce qui est dit dans la vidéo que nous mettons en référence sous le texte pour visionnage intégral.
~ Résistance 71 ~

-[]- L’article 5 de la charte de l’OTAN, aussi connu sous le nom de “Traité de Washington”, stipule que si un membre de l’organisation est attaqué de l’extérieur, cette attaque équivaut à une attaque contre tous les membres de l’organisation et entraîne donc une réponse militaire collective envers l’agresseur. Cet article n’a jamais été invoqué.

Après les attaques du 11 septembre 2001, les Etats-Unis montrèrent des “preuves irréfutables” à leurs alliés que l’attaque avait été lancé par Al Qaïda depuis l’Afghanistan. Ainsi, l’OTAN s’est de facto retrouvée impliquée aux côtés des Etats-Unis dans la “guerre contre le terrorisme” et a aidé à envahir l’Afghanistan où ses troupes se trouvent toujours stationnées en force occupante depuis maintenant 17 ans !…

Tout ceci émane du rapport d’un conseiller à la sécurité du président Bush, Frank Taylor, qui fut présenté le 1er octobre 2001 à une réunion de l’OTAN et qui fut immédiatement classé “secret défense”. Le rapport ne fut donc présenté ni à la presse ni au public. Son contenu ne fut pas révélé. Ainsi, aucune preuve formelle n’a jamais été montré incriminant sans l’ombre d’un doute Oussama Ben Laden et Al Qaïda en Afghanistan.

Le document a été “fuité” en 2009 et celui-ci ne présente absolument aucune “preuve irréfutable” de l’implication de Ben Laden et d’Al Qaïda et de l’Afghanistan dans les attentats du 11 septembre 2001. Il ne présente que des suppositions spéculatrices. Le secrétaire général de l’OTAN de l’époque, Lord Robertson, avait déclaré dans sa conférence de presse du 2 octobre 2001, que les preuves montrées dans le rapport étaient irréfutables et que la décision de l’OTAN de suivre les Etats-Unis en Afghanistan était de fait basée sur ce document présenté.

Petit retour en arrière: en 1997, les Talibans au pouvoir en Afghanistan avaient refusé de laisser passer un oléoduc (pipeline) de l’entreprise américaine Unocal sur le territoire afghan (NdT: en 2009, Bachar al Assad refusera le passage d’un gazoduc en provenance du Qatar / Exxon-Mobil à travers la Syrie… tiens, tiens…)…

Une semaine avant les attentats du 11 septembre, un plan d’attaque de l’Afghanistan fut présenté au président W. Bush sous la forme du rapport NSPD 9… On connait la suite…

vidéos (en anglais):

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1529&v=Moz8hs2lJik 

https://www.bitchute.com/video/Q_LVbu7HCa0/

Lecture complémentaire:

Au sujet d’un 11 septembre nucleaire

Effondrer le colonialisme

911_History_english

 

Colonialisme et génocide au Canada… Quand on reparle des charniers d’enfants autochtones sur les sites de pensionnats

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Génocide passé et présent au Canada

 

“Lieu du crime ? Quel lieu du crime ?” L’attention sporadique sur les charniers d’enfants autochtones au Canada

Une lettre ouverte à Jill Macyshon de CTV News, Winnipeg et à l’ensemble des médias canadiens

 

De Kevin D. Annett, M.A., M.Div.

Auteur de “Meurtre par décret: le crime de génocide au Canada, contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation, 2016”

 

4 September, 2018

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2018/09/04/crime-scene-what-crime-scene-the-on-again-off-again-coverage-of-mass-graves-of-children-in-canada/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Chère Jill,

Je constate que les enfants indiens morts sont de nouveau brièvement en vogue. Cela fait maintenant plus d’une décennie que j’ai envoyé à votre agence de presse, ainsi qu’à tous les réseaux médiatiques et gouvernementaux canadiens, une liste bien documentée de 28 sites contenant des charniers sur ou près d’anciens sites de pensionnats pour Indiens à travers le Canada. Personne d’entre vous tous n’avait pris la peine de répondre à cette époque, sans aucun doute parce que la “solution” interne du gouvernement canadien et des églises pour fixer ce problème de génocide n’était pas encore tout à fait en place. Mais maintenant que ces perpétreurs se sont moralement et légalement absous eux-mêmes de leur crime et de toute conséquence impliquant leur forfait sur plus d’un siècle de massacre de plus de 50 000 enfants autochtones, ce en finançant eux-mêmes leur propre “enquête” qu’ils ont mal nommée “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR), je constate donc par votre récente couverture de cette affaire qu’il est maintenant considéré comme permis et sans danger d’aborder tièdement et du bout des lèvres le sujet.

Je me réfère évidemment à votre reportage du 31 août dernier sur la “découverte” de ce qui parait être une “fosse commune / charnier” sur un site de pensionnat par une chercheuse de la CVR, Anne Lindsay, dont je n’ai jamais entendu parler , près de l’ancien pensionnat de l’Eglise Unifiée du Canada à Brandon dans la province du Manitoba ainsi que sur le site de Portage la Prairie, un des centres les plus tristement célèbres de massacre que j’ai répertorié dans ma recherche et confirmé par des témoins oculaires comme Peter Yellowquill et Chef Louis Daniels. (voir à 14:07 dans https://www.youtube.com/watch?v=OPKFk_L7y9g et www.murderbydecree.com )

L’intrépide Mlle Lindsay y a apparemment trouvé des enfants âgés entre 7 et 16 ans  enterrés près d’un RV Park à quelques kilomètres de l’ancien pensionnat de Brandon. On peut se demande comment a t’elle pu fouiller sur une scène de crime, en sortir des restes de victimes, sans parler de pouvoir en discerner les âges (NdT: ce qui demande une expertise médicolégale), sans que les flics n’aient quoi que ce soit à y redire. Vous ne mentionnez pas ce petite problème légal dans votre article, pas plus que vous ne citez un chiffre précis du nombre de morts dans ces endroits: pas ce chiffre “niant l’holocauste” de “3200 morts” (soit moins de 3% des incarcérés) cité par la CVR, mais le chiffre bien documenté d’un taux de mortalité allant de 40 à 60% selon les pensionnats (ce qui fit plus de 50 000 enfants morts dans ces écoles), mis en évidence dans les documents gouvernementaux en remontant aussi loin que 1907.

Tout comme Mlle Lindsay, votre couverture de l’information évite la question de base demandant comment de tels charniers peuvent bien être découverts, sans parler des les mettre à jour, sans que la police ne déclare immédiatement le site être une scène de crime et d’y conduire une enquête médicolégale sur les restes humains afin d’établir les identités, cause de la mort et qui est responsable. cette simple petite affaire n’est jamais mentionnée, de manière présumée parce que lorsqu’il s’agit de petits Indiens morts au Canada aux mains des officiels, un standard différent de la loi s’applique.

Ah mais suis-je bête, nous savons qui est responsable de tous ces cadavres: les mêmes instituions qui paient Mlle Lindsay pour creuser, localiser et éliminer leurs sales affaires. Mais le fait demeure que la CVR et ses sponsors gouvernementaux et des églises, est une fois de plus engagée dans une énorme obstruction dans la marche de la justice et dans un acte criminel, celui de détruire des preuves sur scènes de crime ainsi que des preuves cruciales sur leur participation dans un crime contre l’humanité: le plus grand et plus caché des crimes de groupe de l’histoire du Canada.

Si vous vous référiez au droit international Jill, vous pourriez noter que les puissances responsables d’avoir commis des crimes de guerre domestiques et des meurtres de masse sont interdites de mener leur propre enquête ou de décider de leur propre accord concernant les réparations allouées aux survivants des massacres, ce que le Canada a fait ouvertement et sans scrupules.

C’est comme si le maniaque tueur en série arrangeait lui-même le jury et corrompait les victimes pour qu’elles se taisent. Le fait que le Canada et les églises catholique romaine, anglicane et unifiée du Canada furent capables de le faire, de tromper la loi et tout standard humanitaire en parvenant à camoufler leurs crimes, a pu se faire grâce à non seulement les autres nations, comme me l’avait dit Un officiel de l’ONU en 1999: “Tous nos pays ont commis ce type de crimes. Qui veut ouvrir la boîte de pandore ?…”, mais aussi grâce à la moins que courageuse et très peu indépendante presse canadienne, comme ceci est rendu encore plus évident avec votre reportage du 31 août.

Rien de tout cela ne me surprend, parce que c’est le schéma de duplicité, de criminalité et d’auto-absolution pour lequel le Canada et les églises ainsi que leurs compères des médias, sont si notoires. Mais pour chaque crime de groupe il y a éventuellement un jugement, même lorsque les perpétreurs sont toujours aux manettes. La chute imminente d’un autre pape pour avoir activement camouflé et avoir participé au trafic d’enfants au sein de l’église de Rome en est la preuve et comme le dit le vieil adage que le plus protégé des criminels peut se sauver, mais pas se cacher.

Peut-être que ça ne sert à rien, mais les preuves intangibles que moi-même et quelques autres ont amené à la lumière, contre vents et marées, depuis plus d’un quart de siècle, preuves qui prouvent la culpabilité et la totale responsabilité du gouvernement du Canada et de ses églises, vous sont accessibles ainsi qu’aux médias afin de finalement rapporter la véritable histoire de notre propre génocide intra muros et comment celui-ci continue jusqu’à ce jour. Bien entendu, ceci vous mettrait à risque de perdre votre licence CRTC d’accréditation médiatique attribuée par ce même gouvernement coupable de ces crimes… Disons que je ne parierai pas là-dessus.

Dans le même temps, les enfants qui furent violés, affamés, torturés et battus à mort puis jetés dans des fosses communes non marquées hurlent toujours pour qu’on les entende ; et pour leurs assassins toujours en vie d’être traduits devant la justice. Mais quiconque a un cœur et un cerveau sait tout cela.

L’empereur nu que sont l’état et les églises du Canada est comme ça parce que ses habits sont souillés du sang de ses victimes. Il est bizarre de voir comment les médias sont si convaincus qu’un tel monarque est légitime. Peut-être que CTV montrera le chemin du changement en sortant du Grand Mensonge en ne croyant plus et en ne diffusant plus les rapports du tueur psychopathe sur ses crimes.

La vérité et toute notion de justice résident autre part.

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Lectures complémentaires:

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

le bouclier du lanceur d’alerte

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Guerre impérialiste en Syrie: Idlib quand l’empire fait dans son froc…

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Idlib ce qui fait peur aux Etats-Unis et à Israel

 

Al Manar

 

1er septembre 2018

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1024300

 

Idlib, où Washington et ses alliés préparent un énième scénario chimique par Casques blancs interposés, risque de devenir le lieu de ce face-à-face. Pourquoi les États-Unis craignent-ils autant la reprise d’Idlib par l’armée syrienne ? Il y a d’abord la crainte de voir l’armée syrienne reprendre le contrôle de l’ultime point stratégique d’où les États-Unis pourraient harceler Damas.

Après tout, l’enclave d’Idlib est le dernier bastion des terroristes que l’État syrien s’apprête à libérer avant de revendiquer la victoire totale dans une guerre menée depuis sept ans contre son existence même. Idlib libérée, l’Amérique perdra l’un de ses derniers leviers de pression contre l’armée syrienne, une libération propre à ramener l’État syrien à l’état d’avant la guerre.

Ce qui veut dire au clair qu’après plus de sept ans de guerre et des milliards de dollars dépensés, les États-Unis devront déclarer forfait face à un Assad vainqueur. Cette perspective effraie les Américains, qui en sont désormais à concocter un scénario chimique à Idlib quitte à provoquer une riposte conjointe syro-russe.

La Russie ne plaisante pas, elle qui a déployé un bouclier maritime en Méditerranée au nord-ouest de la Syrie. Mais la crainte des Américains a un autre motif : Idlib libérée, l’armée syrienne aura toute la latitude nécessaire pour s’attaquer à al-Tanf, cette localité de la province de Deir ez-Zor où les Américains disposent d’une base militaire qui sert de centre de commande et de coordination pour leurs opérations de plus en plus sanglantes contre l’armée syrienne, la Résistance ou encore la Russie. C’est cette base qui abrite d’ailleurs les forces israéliennes, les mêmes qui ont tué des dizaines de combattants des Hachd al-Chaabi en juin dernier non loin d’Abou Kamal.

Le ministre syrien des Affaires étrangères a affirmé jeudi que personne n’avait convié les Américains et que ces derniers se trouvent en Syrie à titre de forces d’occupation. Cette position est également celle de la Russie, qui exige elle aussi le retrait US de l’ensemble du territoire syrien, fut-ce au prix d’une confrontation. Interviewé par Sputnik, l’analyste russe Andreï Ontikov rappelle que Damas est armé des missiles les plus sophistiqués et jouit de l’appui des officiers russes.

L’armée syrienne est parfaitement à même de contrer une offensive américaine, surtout que 15 navires russes sont déployés en Méditerranée et surveillent le moindre agissement ennemi. La bataille d’Idlib aura lieu que l’Amérique le veuille ou non. C’est une bataille où les ennemis d’Assad (États-Unis, Turquie, Israël, Arabie saoudite, etc.) jouent leur va-tout.

Le muselage progressif de la pensée critique, amérindienne et autre…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 1 septembre 2018 by Résistance 71

“La véritable libération, le processus d’humanisation, n’est pas un autre dépôt [cognitif] à introduire en l’Homme. La libération est une praxis: la réflexion et l’action des hommes et des femmes sur leur monde afin de le transformer. […] Glorifier la démocratie et réduire les gens au silence est une farce ; discourir sur l’humanisme et nier les personnes et les peuples est un mensonge.
Toute investigation thématique qui approfondit la conscience historique est ainsi véritablement éducative, aussi toute éducation authentique recherche la pensée.”
~ Paolo Freire, “La pédagogie des opprimés”, 1970 ~

“Regardez bien ce qui se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous… Ce sera votre tour.”
~ Femme mohawk membre du conseil des anciens de Kahnawake s’adressant aux badauds blancs venus aux nouvelles lors de la crise d’Oka, 1990 ~

“Je ne veux pas être ‘civilisé’, je veux être libéré.”
~ Russell Means ~

 


Résistance au terrorisme depuis 1492 !

 

Le muselage progressif de la pensée critique amérindienne… entr’autre

 

Résistance 71

 

1er septembre 2018

 

Nous pensons devoir exprimer notre point de vue sur ce qu’il se passe dans les médias au sujet de la voix dissidente et organique des penseurs/acteurs des peuples amérindiens, du moins de celle s’élevant en Amérique du Nord.

Il n’y a pas encore si longtemps. certaines plateformes comme Indian Country Today Media Network (ICTMN), pourtant bien prône à diffuser la voix domestiquée de la contestation contrôlée par le système colonial en place, laissait s’exprimer des voix radicalement dissidente et hautement instructives comme celles de Steven Newcomb et Peter d’Errico, Roxanne Dunbar-Ortiz et Dina Gilio-Whitaker, ne serait-ce que par souci de gagner en crédibilité et en audience éclectique. Ces penseurs trouvaient aussi une bonne plateforme de diffusion, ainsi tout le monde y gagnait.

Cela ne pouvait bien entendu pas durer…

Il y a environ deux ans, ICTMN annonce avoir des “problèmes financiers” et ne plus pouvoir continuer. Ils maintinrent le site sporadiquement ; quelques mois plus tard, une association iroquoise affirme reprendre le flambeau. ICTMN revampé publie de nouveau mais soit en purgeant les voix radicales, soit celles-ci ne voulant plus utiliser ce média comme plateforme de diffusion pour des raisons vraisemblablement politiques.

Aujourd’hui ICTMN a fermé son ancien site internet et en a rouvert  un autre “Indian Country Today” sous le nom d’url de “newsmaven”. Alors, là, on touche le fond. Lorsqu’on fouille un peu le site on y trouve ceci:

“Maven is a coalition of Mavens operating on a shared digital publishing, advertising and distribution platform, under a single media brand. Based in Seattle, Maven is publicly traded under the ticker symbol MVEN.

Maven (noun | ma·ven | ˈmā-vən): A professional, authentic authority, evangelist and recognized community leader for a specific topic, cause or organization.”

Résumons l’affaire succintement: ICTMN a été racheté par des culs-bénis évangélistes, les mêmes qui contribuèrent à l’ethnocide et génocide des nations natives nord-américaines. Une clique de frapadingues du missel ultra-conservateurs, proches des mouvements les plus racistes et dont le noyau dur est au centre du contrôle de l’armée américaine et de la CIA.

Pas étonnant donc que Newcomb et d’Errico n’y publient plus rien.

Les deux intéressés bien que possédant leur propre site internet indépendant, ne publient plus rien depuis des mois. Ceci est troublant.

Nos lecteurs savent que nous avons extensivement traduit les écrits de Newcomb et d’Errico dont les analyses sont essentielles pour bien comprendre que nous ne vivons aucunement dans un monde “post-colonial” comme la doxa oligarchique veut perpétuellement nous le faire croire.

D’un autre côté, nos lecteurs savent que nous avons aussi traduit un bon nombre de textes du professeur Taiaiake Alfred de l’université de Victoria en Colombie Britannique. Nous avons bien des raisons de penser que le professeur Alfred a été victime de chantage et que sa carrière universitaire a été menacée. Après avoir été très vocal, avoir diffusé sa vision d’une voie de résurgence indigène pour les nations autochtones en tant que membre de la nation Mohawk, il commença à participer à des conférences internationales qui reçurent une très bonne audience. Son (excellente) idée était de relier les mouvements indigènes à travers les continents, d’éliminer la barrière géographique pour que puisse se coordonner une résurgence indigène planétaire contre le colonialisme occidental hégémonique transcontinental.
Sa conférence, très bien reçue et diffusée à l’université de Melbourne en décembre 2013, fut sans doute le déclencheur d’une campagne contre lui, car il commença alors à prendre contact avec les mouvements de résurgence aborigène d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Lors de cetre conférence il présenta une version physique du Wampum Deux Rangées et en exposa le concept qui fut très bien reçu.

Le professeur Alfred continue d’enseigner et de développer ses programmes théoriques et pratiques mais est rentré dans le rang en tant que porte-voix de la résurgence indigène. Pourquoi donc ? A t’il été menacé ? Possible… Probable…

Plus récemment, nous avons noté la diminution tant en quantité qu’en qualité des publications de Mohawk Nation News dont nous avons été les traducteurs très réguliers depuis de nombreuses années. Ceci peut-être dû à des problèmes internes, mais aussi à des pressions externes, voire les deux. Nous ne pouvons le dire avec certitude. Là encore la voix faiblit…

Comme vous l’avez compris, il semble qu’une campagne assez effective de mise au silence des voix radicales amérindiennes soit en cours, ce qui explique aussi pourquoi nous n’avons pas beaucoup traduit ni publié dans ce registre depuis quelques temps.

Ceci n’est en rien dû à une baisse d’intérêt, mais au résultat d’une campagne de muselage débutée il y a quelques années déjà et qui croît en intensité au fil du temps, car l’oligarchie est terrifiée à la simple idée que les peuples autochtones opprimés s’allient aux peuples colons eux-même opprimés pour éradiquer le fléau du colonialisme dont la structure tentaculaire s’est mise en place depuis la fin du XVème siècle, ce qu’ont démontré Alfred, d’Errico et Newcomb au fil de leurs recherches. En ce sens, nous l’avions déjà dit en mai 2013 et ne le répèterons jamais assez: “Nous sommes tous des colonisés !” Tout n’est qu’une question de degré et de perspective. Pompez l’écran de fumée et comprenez la cruelle réalité de l’oppression structurée et institutionnalisée qui nous affecte toutes et tous, nous la merdasse des 99,9% des peuples de cette planète que l’oligarchie veut en grande partie éliminer pour mieux contrôler le reste réduit en esclavage perpétuel.

Il est bien évident que les activistes des nations autochtones et leurs alliés continuent  fort heureusement la lutte quotidienne de terrain sur tous les fronts des projets d’oléoducs et de gazoducs coloniaux devant traverser leurs territoires, ainsi que pour tout ce qui est lié à la terre et la souveraineté. Cet aspect est bien couvert fort heureusement dans les médias alternatifs spécialisés dans le domaine, parfois trop… ignorant ou minimisant les fondamentaux anthropologico-historiques de la situation actuelle, qui est une situation induite, forcée et dont il est important de comprendre les origines et les rouages pour pouvoir y mettre fin. Ce n’est pas avec les « conseils de bandes ou de tribus » issus des lois coloniales, faisant élire des « chefs », contre-maîtres du pouvoir pour mieux exploiter sous couvert de « démocratie », que les choses changeront pour le mieux.

Ce que nous déplorons et voulons mettre au grand jour ici, est la campagne incessante, qui prouve avoir un certain succès du moins temporaire, de réduire au silence les voix de la pensée radicale amérindienne analysant en profondeur les tenants et aboutissants de toute cette affaire coloniale, qui n’est en aucun cas du domaine du passé et qui est toujours bien présente et opprimante aujourd’hui en 2018.

Par extension, la campagne  pour réduire au silence TOUTE voix dissidente profondément radicale, bat son plein et la récente croissance de la censure sur la toile, censure qui ira en s’accentuant jusqu’au point de rupture, ne peut nous contredire.

Nous sommes de plein-pied dans une période charnière qu’il nous (les peuples) faudra bien aborder si nous voulons sortir de l’impasse politico-sociale dans laquelle nous avons été menés depuis quelques milliers d’années contre notre gré, puis par défaut. Rien n’est inéluctable, nous ne faisons que subir des phénomènes induits, forcés, anti-naturels, dont nous devons nous débarrasser pour pouvoir mettre en place la société de remplacement émancipée, la société des sociétés dont nous trouvons des éléments fragmentaires au sein des sociétés ancestrales des peuples natifs de tous les continents, dont nous ne pouvons plus ignorer les enseignements, tout en y ajoutant l’élément clef faisant défaut: la compréhension et la mise en pratique de la complémentarité en remplacement des antagonismes, condition sine qua non pour fouler enfin le chemin de l’harmonie sociale organique telle que la Nature l’a fait pour nous.


Génocide au nom du Christ !

“Le radical n’est jamais un subjectiviste. La subjectivité et l’objectivité se rejoignent dans une unité dialectique produisant la connaissance, en solidarité avec l’action et vice versa…” nous disait le grand pédagogue brésilien Paolo Freire en 1970 que nous citons par ailleurs en exergue de ce billet.

Sacrifier l’action au profit de la seule réflexion n’est que verbalisme, tandis que sacrifier la réflexion au profit de l’action n’est qu’un activisme le plus souvent stérile, qui “brasse du vent”.  Embrassons la complémentarité et lâchons prise de l’antagonisme. Dans une société organique, il n’y a plus l’épaisseur d’un cheveu entre la réflexion et l’action. On entre dans le domaine du flot, celui de la Nature.

Newcomb, d’Errico, Means, Alfred, Kahentineta et bien d’autres, nous ont mis sur cette voie. Devenons enfin la vie que nous sommes sensés vivre.

Toute la tradition européenne, marxisme inclus, a conspiré pour défier l’ordre naturel des choses. La terre-mère a été abusée, les pouvoirs ont été abusés et tout ceci ne peut plus durer longtemps. Aucune théorie ne peut altérer ce simple fait. Notre terre-mère va riposter, l’environnement va riposter et les abuseurs seront éliminés. Les choses fonctionnent en boucle, et reviennent là où elles ont commencé. C’est ça la révolution.
~ Russell Means ~

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Lectures complémentaires:

“La pédagogie des opprimés”, Paolo Freire, 1970

Note de R71: Initialement, ce livre fut publié en France dans la collection La découverte chez Maspero en 1982. Bien entendu, ce livre n’a pas été réédité en France et ne peut être trouvé que d’occasion ou en bibliothèque. Sa subversivité radicale en a fait le paria de l’establishment et un des livres cultes des penseurs critiques et ce à juste titre des deux côtés de la barrière.

En anglais, il est publié chez Penguins Books, qui est l’équivalent Folio si on veut, c’est à dire en édition de masse pour moins de 12 euros. Le livre, depuis 1970 et de multiples rééditions en portugais, espagnol et anglais, approche le million d’exemplaires vendus dans le monde… Mais n’est plus disponible en France, est-ce bien surprenant ?..

Nous avons en projet d’en faire la traduction complète et de le publier gratuitement. 

A suivre…

Mouvement pour la répudiation de la Doctrine Chrétienne de la Découverte

Nous sommes tous des colonisés !

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

La_voie_Lakota_et_Crazy_Horse

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

Une ordure de plus en moins…

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 27 août 2018 by Résistance 71

Ajoutons au portrait ci-dessous : Le sénateur McCain… Agent provocateur sioniste, l’homme qui chantait guilleret en public « bomb… bomb… bomb… Iran », bon petit soldat à la botte de l’oligarchie du Nouvel Ordre Mondial. L’homme qui de retour du Vietnam, largua en rase campagne son épouse et mère de 3 enfants pour les bontés de la riche héritière des bières Coors qu pouvait financer ses ambitions politiques. Le va t’en guerre qui fut de tous les coups foireux et pilota L’EIIL/Daesh en Irak et en Syrie. Un grand acteur du terrorisme d’État yankee et occidental. Bref, un héros du panthéon yankee !
~ Résistance 71 ~

 

Décès de John McCain, chef d’une branche du service secret des “cinq yeux”

 

Réseau Voltaire

 

26 août 2018

 

Url de l’article: http://www.voltairenet.org/article202613.html

 

Le sénateur John McCain est mort, le 25 août 2018, à l’âge de 81 ans. La presse internationale salue en lui un « héros du Vietnam », un « homme intègre » et « sans concession » face au président Trump.

L’action de ce « défenseur de la liberté » au Vietnam se limite à avoir bombardé des civils. En 1967, l’avion qu’il pilotait est descendu par la DCA soviétique alors qu’il détruisait une usine électrique. Fils d’un amiral qui deviendra le commandant en chef du PaCom, il est fait prisonnier de guerre durant cinq ans et sera longtemps torturé.

Il est élu en 1982 à la Chambre des représentants, puis en 1986 au Sénat. Cet homme prétendument intègre est l’un des cinq sénateurs corrompus par Charles Keating (les « Keating five ») pour couvrir ses arnaques aux petits épargnants.

Lors des primaires républicaines de 2000, il affronte George Bush Jr. qui ne croit pas en son héroïsme au Vietnam et l’accuse d’avoir trahi son pays (il avait signé des aveux sous la torture).

Candidat du Parti républicain contre Barack Obama en 2008, il affronte les révélations du New York Times selon qui des sociétés auraient financé sa campagne de 2000 en paiement de ses positions à la présidence de la Commission du Commerce.

Inclassable en politique intérieure, il soutient la condamnation pénale des femmes qui avortent aussi bien que le rejet de la torture.

Depuis 1993, John McCain cumulait son mandat de sénateur et la présidence de l’IRI, un organisme destiné à corrompre les partis politiques de droite dans le monde. L’IRI est un des principaux pseudopodes de la National Endowment for Democracy (le service secret commun des « Cinq yeux » que sont l’Australie, le Canada, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni). Malgré le montage juridique complexe de ce système, il s’agit là d’une fonction exécutive. Il l’a exercée durant 25 ans, violant le principe de la séparation des pouvoirs, jusqu’au début du mois où il a été remplacé par son ami, le sénateur Dan Sullivan.

En sa qualité de président de l’IRI, il a participé à l’organisation de très nombreux coups d’État et a soutenu toutes les guerres états-uniennes et britanniques sans exception. Il a par exemple préparé le coup d’État manqué contre le président constitutionnel Hugo Chávez au Venezuela, le renversement du président constitutionnel Jean-Bertrand Aristide en Haïti, la tentative de renversement du président constitutionnel Mwai Kibaki au Kenya et, plus récemment, celui du président constitutionnel ukrainien, Viktor Ianoukovytch.

Véritable chef d’orchestre du « printemps arabe », il lance les guerres de Libye et de Syrie lors d’une réunion des services secrets alliés au Caire, en février 2011. Puis, il se rend au Liban pour confier l’approvisionnement militaire des jihadistes en Syrie au député haririste Okab Sakr. À cette occasion, il visite Ersal et décide d’y installer la base de repli que les jihadistes utiliseront ultérieurement contre la Syrie.

En mai 2013, il se rend illégalement au Nord de la Syrie sous protection israélienne. Il y rencontre divers chefs jihadistes, notamment Mohammad Nour qui venait d’enlever 11 civils libanais. Et, selon nous, il rencontre également Abou Bakr al-Baghdadi, le futur calife de Daesh, ce que son secrétariat conteste.

Pourtant un an plus tard, invité du Sean Hannity’s Show (Fox News), le 16 septembre 2014, il critique un article relatant la précarité d’un cessez-le-feu entre jihadistes « modérés » et « extrémistes ». Puis il affirme connaître la situation sur le terrain syrien et, se référant à son expérience au Vietnam, il défend l’idée de s’appuyer sur tous les « rebelles » pour renverser la République arabe syrienne. Pour ce faire, il révèle lui-même avoir rencontrés les leaders de Daesh et être en contact permanent avec eux.

Avec détermination et sans états d’âme, il aura participé à la destruction d’une partie du monde.