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Résistance au colonialisme: Vision et analyse de la colonisation en 1912 (Jean Grave)

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Grand texte d’analyse visionnaire de Jean Grave écrit en 1912 que d’aucuns jugeront sans aucun doute de référence “archaïque” (elle est pour toi celle-là para…), mais dont l’actualité, 106 ans plus tard, est confondante et assourdissante pour la simple et bonne raison que cette analyse touche à l’universalité de la malfaisance de l’État, aidé en cela par son comparse capitaliste.

Il est plus que grand temps que nous adressions cette ignominie qui perdure et que nous nous unissions dans la complémentarité de nos cultures pour foutre toute cette fange par dessus bord et pour reprendre la barre du bateau ivre.

Quelques fragments de solution:

Manifeste de la societe des societes

~ Résistance 71 ~

 

La colonisation

 

Jean Grave

 

Les Temps Nouveaux no15, 1912

 

La colonisation prend trop d’expansion à notre époque pour que les anarchistes ne disent pas leur mot sur cette question. À l’heure où les nations dites civilisées se disputent des zones d’influence en Afrique : en Tripolitaine[1], au Congo, au Maroc, se partageant les peuples comme un bétail, tout cela cachant les plus louches combinaisons financières ; les pasteurs de peuples, n’étant plus que les chargés d’affaires des requins de la finance, des tripoteurs d’affaires véreuses, nous devons nous élever contre ce produit hybride du patriotisme et du mercantilisme combinés – brigandage et vol à main armée, à l’usage des dirigeants.

Un particulier pénètre chez son voisin ; il brise tout ce qui lui tombe sous la main, fait la rafle de ce qu’il trouve à sa convenance, c’est un criminel ; la « Société » le condamne. Mais qu’un gouvernement se trouve acculé à une situation intérieure où le besoin d’un dérivatif extérieur se fasse sentir ; qu’il soit encombré chez lui de bras inoccupés, dont il ne sait comment se débarrasser, de produits qu’il ne sait comment écouler, que ce gouvernement aille porter la guerre chez des populations lointaines, qu’il sait trop faibles pour pouvoir lui résister, qu’il s’empare de leur pays, les soumette à tout un système d’exploitation, leur impose ses produits, les massacre si elles tentent de se soustraire à l’exploitation qu’il fait peser sur elles, oh ! alors, ceci est moral ! Du moment que l’on opère en grand, cela mérite l’approbation des honnêtes gens ; cela ne s’appelle plus vol ni assassinat ; il y a un mot honnête pour couvrir les malhonnêtes choses que la société commet ; on appelle cela « civiliser » les populations arriérées !

Et que l’on ne crie pas à l’exagération ! Un peuple n’est réputé colonisateur que quand il a su tirer, d’une contrée, le maximum des produits qu’elle peut rendre. Ainsi, l’Angleterre est un pays colonisateur, parce qu’elle sait faire « rendre » à ses colonies le bien-être pour ceux qu’elle y envoie, qu’elle sait faire rentrer dans ses coffres les impôts dont elle les frappe.

Dans les Indes, par exemple, ceux qu’elle y envoie font des fortunes colossales ; le pays, il est vrai, est bien ravagé de temps à autre par des famines épouvantables, qui déciment des centaines de milliers d’hommes : qu’importent les détails, si John Bull[2] peut y écouler ses produits manufacturés, en tirer, pour son bien-être, ce que le sol de la Grande-Bretagne ne peut lui fournir. Ce sont les bienfaits de la civilisation !

Aujourd’hui, il est vrai, il faut déchanter. L’Inde fait concurrence aux produits de la « Mère Patrie ». Qu’à cela ne tienne, les capitalistes y transporteront leurs capitaux et leurs usines, et, comme les Hindous se nourrissent d’une poignée de riz, on pourra encore édifier des fortunes ; tant pis si les ouvriers anglais paient la différence. Pour leur faire prendre patience, on leur promettra l’empire du monde, et on les lancera contre les Boers ou les Allemands.

En France, c’est autre chose, on n’est pas colonisateur. Oh ! rassurez-vous, cela ne veut pas dire que l’on soit moins brigand, que les populations conquises soient moins exploitées, non ; seulement, on est moins « pratique ». Au lieu d’étudier les populations que l’on conquiert, on les livre aux fantaisies du sabre, on les soumet au régime de la « Mère Patrie » ; si les populations ne peuvent s’y plier, tant pis pour elles, elles disparaîtront petit à petit, sous l’action débilitante d’une administration à laquelle elles n’étaient pas habituées. Qu’importe ? Si elles se révoltent, on leur fera la chasse, on les traquera comme des fauves, le pillage sera alors non seulement toléré, mais commandé ; cela s’appellera une « razzia ».

La bête féroce que l’on élève et entretient sous le nom de soldat est lâchée sur des populations inoffensives qui se voient livrées à tous les excès que pourront imaginer ces brutes déchaînées : on viole les femmes, on égorge les enfants, des villages sont livrés aux flammes, des populations entières sont chassées dans la plaine où elles périront fatalement de misère. Ce n’est rien que cela, laissez passer, c’est une nation policée, qui porte la civilisation chez des sauvages !

Certes, à bien examiner ce qui se passe tous les jours autour de nous, tous cela n’a rien d’illogique ni d’anormal ; c’est bien le fait de l’organisation actuelle ; rien d’étonnant à ce que ces « hauts faits » d’armes obtiennent l’assentiment et les applaudissements du monde bourgeois. La bourgeoisie est intéressée à ces coups de brigandage, ils lui servent de prétexte à entretenir des armées permanentes, cela occupe les prétoriens qui vont, dans ces tueries, se faire la main pour un « travail » plus sérieux ; ces armées elles-mêmes servent de débouché à toute une série d’idiots et de non-valeurs dont elle serait fort embarrassée et qui, au moyen de quelques mètres de galons, deviennent ses plus enragés souteneurs. Ces conquêtes lui facilitent toute une série de tripotages financiers, au moyen desquels elle écumera l’épargne des gogos à la recherche des entreprises véreuses, elle accaparera les terrains volés aux vaincus ; ces guerres occasionnent des tueries de travailleurs dont le trop-plein la gêne chez elle. Les pays conquis ayant « besoin » d’une administration, nouveau débouché à toute une armée de budgétivores et d’ambitieux qu’elle attache ainsi à son char, tandis qu’inemployés, ils pourraient la gêner sur sa route.

Plus encore, ce sont des populations à exploiter, qu’elle pourra courber sous le travail, auxquelles elle pourra imposer ses produits, qu’elle pourra décimer sans avoir à en rendre compte à personne. En vue de ces avantages, la bourgeoisie n’a donc pas à hésiter, et la bourgeoisie française l’a tellement bien compris qu’elle s’est lancée à toute vapeur dans les entreprises coloniales.

Mais ce qui nous étonne, ce qui nous écœure, c’est qu’il y ait encore des travailleurs qui approuvent ces infamies, ne ressentent aucun remords de prêter la main à ces canailleries, et n’aient pas compris cette injustice flagrante de massacrer des populations chez elles, pour les plier à un genre de vie qui n’est pas le leur. Oh ! nous connaissons les réponses toutes faites qu’il est d’usage de débiter lorsqu’on s’indigne des faits trop criants : « Ils se sont révoltés, ils ont tué des nôtres, nous ne pouvons pas supporter cela… Ce sont des sauvages, il faut les civiliser… Nous avons besoin des terres qu’ils ne savent pas cultiver… Les besoins du commerce l’exigent… Oui, peut-être, on a eu tort d’aller chez eux, mais les colonies nous ont trop coûté d’hommes et d’argent pour les abandonner, etc., etc. »

« Ils se sont révoltés, ils ont tué des nôtres. » Eh bien ! après ? Qu’allait-on chercher chez eux ? Que ne les laissait-on tranquilles ? Est-ce qu’ils sont venus nous demander quelque chose ? On a voulu leur imposer des lois qu’ils ne veulent pas accepter, ils se révoltent, ils font bien, tant pis pour ceux qui périssent dans la lutte, ils n’avaient qu’à ne pas prêter la main à ces infamies.

« Ce sont des sauvages, il faut les civiliser. » Que l’on prenne l’histoire des conquêtes et que l’on nous dise après quels sont les plus sauvages, de ceux que l’on qualifie de la sorte ou des « civilisés » ? Quels sont ceux qui auraient le plus besoin d’être « civilisés », des conquérants ou des populations inoffensives qui, la plupart du temps, ont accueilli les envahisseurs à bras ouverts et, pour prix de leurs avances, en ont été torturées, décimées ? Prenez l’histoire des conquêtes de l’Amérique par l’Espagne, des Indes par l’Angleterre, de l’Afrique, de la Cochinchine et du Tonkin[3] par la France, et, à l’heure actuelle, la Tripolitaine par l’Italie, et venez, après, nous vanter la civilisation ! Bien entendu, dans ces historiques, vous n’y trouverez que les « grands faits » qui, par leur importance, ont laissé une trace dans l’histoire ; mais s’il fallait vous faire le tableau de tous les « petits faits » dont ils se composent, et qui passent inaperçus, s’il fallait mettre au jour toutes les turpitudes qui disparaissent dans la masse imposante des faits principaux, que serait-ce alors ? On reculerait écœuré devant ces monstruosités.

J’ai, pour ma part – ayant passé quelque temps dans l’infanterie de marine – entendu raconter une foule de scènes qui prouvent que le soldat qui arrive dans un pays conquis s’y considère, par le fait, comme un maître absolu ; pour lui, les habitants sont des bêtes de somme qu’il peut faire mouvoir à son gré ; il a droit de prise sur tout objet à sa convenance, malheur à l’indigène qui voudra s’y opposer, il ne tardera pas à apprendre que la loi du sabre est la seule loi ; l’institution qui défend la Propriété en Europe ne la reconnaît pas sous une autre latitude. Le soldat, en cela, est encouragé par les officiers qui prêchent d’exemple, par l’administration qui lui met la trique en main pour surveiller les indigènes qu’elle emploie à ses travaux.

Que de faits répugnants vous sont racontés là, naïvement comme choses très naturelles, et, lorsque, par hasard – si l’indigène s’est révolté, a tué celui ou ceux qui l’opprimaient –, vous dites qu’il a bien fait, il faut entendre les cris de stupeur qui accueillent votre réponse : « Comment ? puisque nous sommes les maîtres ! puisque l’on nous commande ! il faut bien nous faire obéir ; si on les laissait faire, ils se révolteraient tous, ils nous chasseraient. Après avoir dépensé tant d’argent et tant d’hommes, la France perdrait le pays, elle n’aurait plus de colonies ! »

Voilà où la discipline et l’abrutissement militaires amènent l’esprit des travailleurs ; ils subissent les mêmes injustices, les mêmes turpitudes qu’ils aident à faire peser sur les autres ; et ils ne sentent plus l’ignominie de leur conduite, ils en viennent à servir, inconsciemment, d’instruments au despotisme, à se vanter de ce rôle, à ne plus en comprendre toute la bassesse et l’infamie.

Les civilisateurs européens, Italiens, Français ou autres, feraient bien mieux de tirer partie des terres qui sont incultes chez eux, avant d’aller voler celles des autres.

Quant aux besoins du commerce, voilà bien le vrai motif : Messieurs les bourgeois s’étant embarrassés de produits qu’ils ne savent comment écouler, ils ne trouvent rien de mieux que d’aller déclarer la guerre, pour imposer ces produits à de pauvres diables impuissants à se défendre.

Certes, il serait facile de s’entendre avec eux, on pourrait trafiquer par la voie des échanges ; comme ils ne sont pas très ferrés sur la valeur des objets, ceux-ci n’ayant, pour eux, de valeur qu’autant qu’ils leur tirent l’œil, il serait facile de les « enfoncer » et de réaliser de beaux bénéfices ; n’en était-il pas ainsi avant que l’on pénétrât dans le continent noir ? N’était-on pas, par l’intermédiaire des peuplades de la côte, en relation avec les peuplades de l’intérieur ? N’en tirait-on pas déjà les produits que l’on en tire à présent ?

Oui, cela est possible, cela a été, mais voilà le diable ! Pour opérer de la sorte, il faut du temps, de la patience, impossible d’opérer en grand, il faut compter avec la concurrence : « Le commerce a besoin qu’on le protège ! » On sait ce que cela veut dire : vite, deux ou trois cuirassés en marche, une demi-douzaine de canonnières, un corps de troupes de débarquement, saluez, la civilisation va faire son œuvre. Nous avons pris une population forte, robuste et saine, dans quarante ou cinquante années d’ici nous vous rendrons un troupeau anémié, abruti, misérable, décimé, corrompu, qui en aura pour très peu de temps à disparaître de la surface du globe. Alors sera complète l’œuvre civilisatrice !

Si l’on doutait de ce que nous avançons, que l’on prenne les récits des voyageurs, qu’on lise la description des pays où les Européens se sont installés par droit de conquête, partout la population s’amoindrit et disparaît, partout l’ivrognerie, la syphilis et autres importations européennes les fauchent à grands coups, atrophient et anémient ceux qui survivent. Et peut-il en être autrement ? Non, étant donnés les moyens que l’on emploie. Voilà des populations qui avaient un autre genre de vie que nous, d’autres aptitudes, d’autres besoins ; au lieu d’étudier ces aptitudes et ces besoins, de chercher à les adapter à notre civilisation, graduellement, insensiblement, en ne leur demandant de prendre, de cette civilisation, que ce qu’ils pouvaient s’assimiler, on a voulu les plier d’un coup ; on a tout rompu ; non seulement elles ont été réfractaires, mais l’expérience leur a été fatale.

Que le rôle de l’homme soi-disant civilisé aurait pu être beau, s’il avait su le comprendre, et si lui-même n’avait été affligé de ces deux pestes : le gouvernement et le mercantilisme, deux plaies affreuses dont il devrait bien songer à se débarrasser avant de chercher à civiliser les autres.

La culture des peuplades arriérées pourrait se poursuivre pacifiquement et amener à la civilisation des éléments nouveaux susceptibles, en s’y adaptant, de la revivifier. Que l’on ne vienne pas nous parler de la duplicité et de la férocité des barbares ! Nous n’avons qu’à lire les récits de ces hommes, vraiment courageux, qui sont partis au milieu de populations inconnues, poussés par le seul idéal de la science et le désir de connaître. Ceux-là ont su s’en faire des amis, ont pu passer chez eux sans en avoir rien à craindre ; la duplicité et la férocité ne sont venues que de ces misérables trafiquants qui se décorent faussement du nom de voyageurs ; ne voyant, dans leurs voyages, qu’une bonne affaire commerciale ou politique, ils ont excité, contre le blanc, l’animosité de ces populations, en les trompant dans leurs échanges, en ne tenant pas les engagements consentis, en les massacrant, au besoin, quand ils pouvaient le faire impunément.

Faut-il apporter des faits ? Qu’on lise les livres de Vigné d’Octon[4] ; Chez les Hova, de Jean Carol[5]. Les atrocités des Chanoine et des Voulet[6] ne sont pas si loin de nous que l’on ne se les rappelle encore. Quant aux exploits des « civilisateurs » italiens en Tripolitaine, ils sont de l’heure présente.

Allons, allons, philanthropes du commerce, civilisateurs du sabre, rengaînez vos tirades sur les bienfaits de la civilisation. Ce que vous appelez ainsi, ce que vous déguisez sous le nom de colonisation a un nom parfaitement défini dans votre Code, lorsqu’il est le fait de quelques individualités obscures ; cela s’appelle : « Pillage et assassinats en bandes armées ». Mais la civilisation n’a rien à voir avec vos pratiques de bandits de grands chemins.

Ce qu’il faut à la classe dirigeante, ce sont des débouchés nouveaux pour ses produits, ce sont des peuples nouveaux à exploiter ; c’est pour cela qu’elle envoie les Soleillet, les de Brazza, les Crampel, les Trivier, les Fourreau, les Lamy[7], etc., à la recherche de territoires inconnus pour y ouvrir des comptoirs qui livreront ces pays à son exploitation sans bornes ; elle commencera par les exploiter commercialement, pour finir par les exploiter de toutes les façons lorsqu’elle aura placé ces peuplades sous son protectorat ; ce qu’il lui faut, ce sont des terrains immenses qu’elle s’annexera graduellement, après les avoir dépeuplés ; ne faut-il pas beaucoup de place pour y déverser le trop-plein de la population qui l’embarrasse ? Et acheter les parlementaires qui se font leurs complices à la Chambre ?

Vous, dirigeants, des civilisateurs ? Allons donc ! Qu’avez-vous fait de ces peuplades qui habitaient l’Amérique et qui disparaissent tous les jours, décimées par les trahisons, auxquelles, au mépris de la foi jurée, vous arrachez, peu à peu, les territoires de chasse que vous aviez dû leur reconnaître ? Qu’avez-vous fait de ces peuplades de la Polynésie, que les voyageurs s’accordaient à nous montrer comme des populations fortes, vigoureuses – de vrais types de beautés – et qui, maintenant, disparaissent sous votre domination ?

Vous des civilisateurs ? Mais du train dont marche votre civilisation, si les travailleurs devaient succomber dans la lutte qu’ils vous livrent, vous ne tarderiez pas à périr à votre tour, sous votre indolence et votre paresse, comme sont tombées les civilisations grecque et romaine, qui, ayant perdu toutes les facultés de lutte pour ne conserver que celle de jouir, ont succombé bien plus sous le poids de leur avachissement que sous les coups des barbares, qui, venant à prendre part à la lutte, dans la plénitude de leurs forces, n’ont pas eu grand peine à renverser cette civilisation en pleine décomposition.

Comme vous avez pris à tâche de détruire les races, non pas inférieures, mais seulement retardataires, vous tendez de même à détruire la classe des travailleurs, que vous qualifiez aussi d’inférieure. Vous cherchez tous les jours à éliminer le travailleur de l’atelier, en le remplaçant par des machines. Votre triomphe serait la fin de l’humanité ; car, perdant peu à peu les facultés que vous avez acquises par la nécessité de lutter, vous retourneriez aux formes ancestrales les plus rudimentaires, et l’humanité n’aurait bientôt plus d’autre idéal que celui d’une association de sacs digestifs, commandant à un peuple de machines, servies par des automates, n’ayant plus d’humain que le nom.

Notes:

[1] Possession ottomane depuis le xvie siècle, la Libye, dont la Tripolitaine est une des trois grandes régions, est colonisée par l’Italie en 1912.

[2] Personnage représentant l’Anglais typique.

[3] Après avoir colonisé la Cochinchine, région du Vietnam sud, et le Tonkin, région du Vietnam nord, les Français les intègrent en 1887 à l’Union indochinoise.

[4] Médecin de la Marine, écrivain et homme politique, Paul Vigné d’Octon (1859-1943) est l’auteur d’un pamphlet anticolonialiste, La Sueur du burnous (1911).

[5] Dans Chez les Hova. Au pays rouge (1898), Jean Carol (1848-1922), de son vrai nom Gabriel Lafaille, critique l’attitude des colons français à Madagascar.

[6] Appelée Mission Voulet-Chanoine, l’expédition française menée par les capitaines Paul Voulet et Julien Chanoine part en Afrique en 1899 pour la conquête coloniale du Tchad et se révèle particulièrement sanguinaire.

[7] Paul Soleillet (1842-1886), Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905), Paul Crampel (1864-1891), Élisée Trivier (1842-1912), Fernand Foureau (1850-1914), François Lamy (1858-1900), explorateurs français qui ont participé activement à la conquête coloniale de l’Afrique.

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Résistance politique contre le Canada et son système de justice coloniale…

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Restez sur le chemin rouge

 

Mohawk Nation News

 

14 février 2018

 

url de l’article: http://mohawknationnews.com/blog/2018/02/14/stay-on-the-red-road/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le sport des dictateurs appelé “les Jeux Olympiques” endoctrine quiconque sur le comment suivre la règle de la soumission à l’homme blanc. Les tricheurs peuvent y laisser tout le monde admirer comment ils font. Seul l’argent crée les champions. Les pays pauvres n’ont aucune chance. Les jeux olympiques originaux du combat d’animaux contre des gens devant une foule de spectateurs provient de la Grèce antique. C’était et c’est toujours un sport sanguinaire. http://mohawknationnews.com/blog/tag/1936-olympics/

La ministre de la justice canadienne Raybold, rappelez-vous, vous travaillez pour l’ennemi. Elle dit en substance au Canada “Nous devons protéger ce que nous avons volé des nations natives et toutes les atrocités que nous avons commises depuis plus de 500 ans.” Le système judiciaire est le sport sanguinaire du Canada qui a besoin de condamner et d’éliminer les populations indigènes.

Quelques autochtones disent qu’il doit y avoir des changements au sein de la machine de torture et d’exécution qu’est le système judiciaire corporatiste colonial. Une des fascistes en chef, la juge Raybold est très nerveuse. Beaucoup voient le meurtre du jeune Colten Boushie par Gerald Stanley comme le microcosme du traitement que le Canada nous réserve et veut nous faire subir.

La préoccupation de la santé mentale des membres du jury veut dire qu’ils sont au courant de l’instabilité animant les blancs qui sont sélectionnés pour remplir les fonctions de jurés. Ils ont bien plus de chances de condamner des autochtones que des blancs. On ne veut pas de nous parce que nous sommes perçus comme des gens au bon sens commun. Nous ne faisons pas partie de leur système inhumain qui nous réduit en pièces et ruine nos vies. Nos esprits demeureront libres à tout jamais.

Ils ne veulent pas changer ce qui sert leurs intérêts. Ils ont créé un système judiciaire qui est injuste envers nous. Il est fait par et pour les immigrants. Nous ne faisons aucune confiance au Canada, qui est constitué de voleurs, d’assassins et de menteurs ! De nouvelles menaces et crimes seront créés pour maintenir notre ennemi en position de pouvoir afin qu’il puisse continuer de garder ce qu’ils ont déjà volé et voler toujours plus de nous autres.

Le système judiciaire fasciste est fait pour maintenir le désespoir parmi onkwehonwe, le véritable peuple de la terre. Les immigrants sont soulagés de voir l’angoisse et la détresse de notre peuple en résultat de siècles d’oppression et d’abus. Nous voir pleurer une nouvelle mort d’un de nos enfants est leur récompense. “Super, on fait un bon boulot!” se disent-ils.

Notre seule sécurité contre ce ramassis de sociopathes est nous-mêmes. Nous avons tous les droits naturels de nous défendre de ces prédateurs. Les armes sont essentiellement dans les mains de l’entreprise coloniale et de ses entités de contrôle. Ils infligent la peur, puis ils tirent, tuent, ne posent pas de questions. Ils savent très bien que rien ne leur arrivera.

La cause première de ces immigrants nous chassant est notre terre, nos ressources naturelles, l’eau, l’air, toute l’Île de la Grande Tortue et nos vies. Ils se concentrent sur leur protection sur notre terre et de tout ce qu’ils nous ont volé.

La sport favori du fermier du Saskatchewan est de tuer l’Indien sans hésitation. Cela fait 500 ans que ces colons sont brutaux et dépravés. Les règles de “justice” sont faites par et pour la préservation de ces psychopathes corrompus.

He les gars, c’est fini !

Résistance aux crimes de l’Église et de l’État: De la chute d’un pape en février 2013 à l’Opération Rachat d’avril 2018

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Cinq ans après, réflexions sur la chute du gros rat et sur l’augmentation des réclamations

 

Kevin “tueur de pape” Annett

 

12 février 2018

 

reçu par courriel

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Le pape Benoît XVI, Joseph Ratzinger, a réservé une réunion avec le président italien Giorgio Napolitano pour le samedi 23 février afin de discuter son immunité contre des poursuites judiciaires qui seraient engagées contre lui par le gouvernement italien, d’après des sources médiatiques italiennes.

La réunion de Ratzinger fait suite à la remise au secrétariat du département d’état du Vatican le 6 février d’une note diplomatique issue par un gouvernement européen dont le nom est tenu secret. Cette note manifeste l’intention pour ce gouvernement de coopérer avec une haute cour de justice pour émettre un mandat d’arrêt contre Ratzinger qui a démissionné de son pontificat moins d’une semaine après.” ceci émanait d’un communiqué du TICEE du 14 février 2013.

“Beaucoup de gens ne peuvent pas accepter que ce petit caillou que nous avons lancé fut capable de renverser le Goliath de Rome. En tant qu’esclaves obéissant, ils ne peuvent pas croire que le droit fait force. Mais leurs maîtres ont peur de ce qui s’est produit, car ils savent maintenant pour sûr que tout dirigeant peut-être mis à bas et avec lui son royaume entier et un monde basé sur les royaumes.” (du livre “Déchu”, Kevin Annett)

Le vieil homme n’ose toujours pas sortir des 100 acres de terre appelés la ville du Vatican, car il ferait face à une arrestation immédiate pour ses crimes de guerre. Mais ce qui l’a mis et maintenu dans sa prison dorée est tout sauf oublié maintenant. C’est un pense-bête. Cela ne s’est jamais produit auparavant. Au soir de leur condamnation par un tribunal public pour leurs crimes contre des enfants, non seulement un pape en activité mais aussi trois autres officiels du Vatican, ont démissionné de leurs fonctions, incluant le soi-disant “pape noir”: respectivement Joseph Razinger (pape Benoît XVI), Tarcision Bertone, Sean Brady et le chef des jésuites, “pape noir”, Adolfo Pachon.

“Lorsque vous avez été battu par un opposant plus faible que vous, faites en sorte que votre défaite apparaisse comme une victoire, ou une manœuvre tactique plutôt qu’une retraite.” avait conseillé aux papes et autres monarques Nicolo Machiavelli en Italie au XVIème siècle, dans son livre tuteur dédié aux puissants de ce monde appelé “Le Prince”: un conseil que le Vatican a pris très sérieusement à la suite des démissions sans précédent de pontes de l’église. Car depuis février 2013, Rome a essayé de faire oublier la raison de sa retraite devant le verdict d’un tribunal de droit coutumier qui a déclaré que ses dirigeants sont des criminels condamnés et que l’église catholique romaine est une institution criminelle.

Il y a 5 ans jour pour jour aujourd’hui, lorsque la nouvelle fut connue que le pape Benoît, alias “Joe le rat”, Ratzinger, n’était plus l’archevêque de Rome, j’ai reçu un coup de téléphone très matinal du journal de Toronto du National Post. Un jeune journaliste remarquablement lent à la détente me demanda si c’était vrai qu’il y avait un mandat d’arrêt contre le pape Benoît XVI, mandat que j’avais aidé à mettre en place et qui avait précipité sa démission.

“Absolument” ai-je répondu avec un grand sourire. Anticipant sa question suivante, je continuais, “mais allez demander au gouvernement espagnol si vous ne me croyez pas.”

Je n’ai plus jamais entendu parler de ce journaliste, le Post ni aucun autre média de masse (merdia) n’a jamais non plus publié quoi que ce soit sur la menace d’arrestation de Joe le rat qui l’avait envoyé bouler de sa perche pontificale. En lieu et place, avec une précision horlogère de larbinisme attendu, la presse mondiale reprît et répéta la version officielle du Vatican faisant état d’une “soudaine maladie” comme cause de la démission du pape Benoît XVI et re-focalisa l’attention avec une ferveur d’école sur le pirouetteur jésuite qui attendait dans l’ombre et qui allait bientôt être couronné pape François 1er.

La vérité est que le 1er février 2013, notre tribunal de droit coutumier qui avait jugé l’affaire contre le pape Benoît et les autres fut notifiée par un officiel du gouvernement espagnol que, fondé sur l’examen de nos preuves contre le pape Benoît, une haute cour de Madrid allait émettre un mandat d’arrêt contre lui dès le 15 février et que ce mandat serait exécuté si Ratzinger mettait le pied sur le territoire espagnol. Encore mieux, le tribunal considérait même de placer une saisie sur la propriété de l’église pour compenser l’Espagne de toutes réparations/compensations qui seraient dues aux milliers de ses citoyens torturés et trafiqués comme les enfants par les prêtres et les nonnes durant la dictature de Franco si amicale envers le Vatican.

Seigneur, Marie, Joseph ! Après que Rome ait reçu la notification diplomatique espagnole avec cette nouvelle le 6 février, la merde a fait bien plus que d’atteindre les pales du ventilateur. Comme dans un scenario hilarant de série B de gangster, une floppée de cardinaux obèses, de banquiers de l’église et la clique de mafiosi assortis de la cosa nostra se sont sans aucun doute assis avec Joe le rat pour lui dire avec cette ardeur toute italienne, de virer sa bella figura et ce molto pronto de la place. Bref, pour lui dire: mors ta chique Joe avant que nous ne perdions tous notre liquette et que nous coulions. Donc, en bon petit soldat de la Hitlerjugend, les doigts sur les coutures de la soutane, ce brave Benoiit savait l’importance de bien suivre les ordres. Le vieux salopard démissionna cinq jours plus tard ; et ses acolytes dans le crime qui furent aussi condamnés par le tribunal, Bertone, Brady et Pachon, suivirent tous la même procédure dans les semaines suivantes.

Il est très infortuné qu’à la suite de David ayant pourfendu Goliath, l’armée philistine en déroute et son roi n’avaient pas un des Dr la pirouette du Vatican travaillant pour eux. Car dès lors leur régime vacillant aurait pu être stabilisé et les blaireaux remis en position de force avec une annonce officielle disant que loin d’avoir été abattu par la pierre unique du minuscule berger, Goliath avait en fait succombé à “une maladie soudaine” et continueraient  à annoncer que maintenant n’était pas venu le temps de plus de guerre mais de plutôt un temps de réconciliation comme incarné par notre nouveau leader, notre Goliath plus gentil et sympathique que jamais ! Car telle est la ligne de conduite des tyrans lorsqu’ils ont le dos au mur, que ce soit aujourd’hui ou il y a quelques millénaires.

Depuis ce glorieux moment il y a 5 ans où nous avons vu un assassin d’enfants tomber de son trône, l’impact de cet effondrement s’est propagé comme un tsunami dans le monde, malgré tous les prétextes pour rendre le Vatican “plus sympathique”. Et comme avec tous les grands tournants de l’histoire, la plus grande victoire fut une subtile victoire psychologique, un changement sur le comment les esclaves et les propriétaires d’esclaves se perçoivent. L’illusion d’un pouvoir ne pouvant être défié est maintenant finie. En montrant au monde que le plus puissant des autocrates peut être déposé et en montrant la façon de le faire, notre tribunal de droit coutumier fut comme ce simple caillou dans la face de ce géant. La victoire du 11 février 2013 fut littéralement un tir entendu dans le monde entier et a commencé une nouvelle phase de l’histoire de l’humanité: la réclamation de la loi et du pouvoir souverain par NOUS, LE PEUPLE, par nos propres tribunaux de justice et nos actions directes. Mais cette récupération est toujours potentielle. Le but maintenant n’est pas seulement d’enterrer César mais de le remplacer: plus facile à dire qu’à faire certes mais ce voyage a déjà commencé.

Un de mes amis autochtones a résumé la situation peu de temps après la chute du pape Ratzinger: “Kevin, ton exorcisme a vraiment marché ! Tu a compté les coups contre le plus grand salopard d’entre tous. Maintenant tous ces riches fumiers font dans leur froc ! Le problème est que personne ne voudra le croire…”

Son dernier commentaire me tenta de répondre avec les mots d’un autre de mes amis à qui sa mère avait annoncé la mort par overdose d’un ami commun et qu’elle ne pouvait pas y croire: “Tu peux ne pas y croire, mais le cadavre est bien là.” Il est temps d’enterrer les morts une fois pour toute. L’”Opération Rachat” commence le 15 avril 2018 (voir ci-dessous). Finissons le boulot une bonne fois pour toute !

Mettre fin au règne de la terreur contre les enfants

OPERATION RACHAT

A partir du 15 avril 2018

Jour du souvenir de l’holocauste des enfants

Le trafic, la torture et l’assassinat routiniers d’enfants sont devenus une industrie mondiale très lucrative dans laquelle les entreprises ecclésiastiques sont profondément impliquées. Le Vatican, l’église anglicane et autres églises ont été condamnées dans des tribunaux de droit coutumier pour ces crimes et autres actes génocidaires. Votre financement et votre adhésion à ces églises criminelles permettent à leur malfaisance de perdurer.

Le 15 avril 2018, les peuples d’un bon nombre de pays vont prendre une action directe afin de mettre un terme à ces crimes en frappant à leur source. L’Opération Rachat va impliquer des arrestations citoyennes de violeurs d’enfants connus et des officiels des églises qui les ont aidé et protégé, des occupations pacifiques d’églises et d’endroits de culte afin de perturber leurs opérations et l’arrêt du financement et de la protection légale qui permettent l’existence de ces institutions criminelles. Ces églises ont trahi la confiance qui a été placée en elles et ont perdu leur droit de fonctionner sous la loi divine et de l’humanité. NOUS, LE PEUPLE, ne permettrons plus que ces loups déguisés en moutons exploitent et brutalisent nos enfants.

Vous pouvez grandement aider à sauver des vies innocentes en vous joignant à cet effort global, voici comment:

1. BOYCOTT des églises catholique romaine, anglicane/épiscopale et unifiée du Canada et en leur refusant toute participation et tout financement.

2. DEMANDEZ que votre gouvernement révoque le statut d’exonération fiscale de ces églises.

3. EDUQUEZ-VOUS et les autres au sujet des crimes et de l’histoire cachée et de la nature de ces églises criminelles.

4. REJOIGNEZ le groupe d’action de l’Opération Rachat le plus proche de chez vous et participez directement à l’arrêt des activités de ces fausses églises assassines. Contact itccsoffice@gmail.com pour participer.

Partagez ce pamphlet avec des amis. Agissez maintenant pour arrêter la guerre menée contre nos enfants !

Promu par The International Tribunal of Crimes of Church and State (ITCCS) ou le Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE)

itccsoffice@gmail.com , thecommonland@gmail.com , www.itccs.org

= = =

Lecture connexe:

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Comprendre le système légal colonial d’oppression pour mieux le démonter…

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 14 février 2018 by Résistance 71

Résistance 71

 

14 février 2018

 

Les charlatans illusionnistes ayant pris en charge nos vies sous tout aspect continuent de nous faire croire que nous vivons dans un monde « post-colonial »… Rien n’est plus faux. L’empire moderne prévalent, souvent qualifié d’anglo-américain, est unique dans l’histoire de l’humanité, pourquoi ? Parce qu’il est le seul et premier empire établi, contrairement aux empires précédents, sur des terres volées, usurpées. Il est le premier empire résultat du déracinement d’une population, en l’occurence chrétienne et européenne, envahissant des terres occupées par des populations natives, pour s’y fixer et construire une nouvelle base impérialiste.
Ainsi, les Etats-Unis d’Amérique, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et de fait tous les pays dépendants du Commonwealth britannique sont toujours aujourd’hui, des états colons ou des colonies. L’empire anglo-américain, tout comme les nations artificielles coloniales (non impérialistes simplement par faute de moyens) d’Amérique centrale et du sud, sont construits sur la base de la doctrine chrétienne de la découverte édictée sous les papes du XVème siècle.
Depuis lors, suivant les principes établis par l’oligarchie de la souveraineté et de la succession, la doctrine chrétienne a été pas à pas ciselée dans le tissu même du droit établissant les états-nations résultant de l’évolution de ce cancer politico-social.
Pour mieux être capable de se positionner et offrir une solution viable et durable au diktat impérialiste au moyen d’un changement radical de paradigme politique, nous devons avant tout comprendre les rouages de ce que nous affrontons.
Deux légistes du nouveau monde, Peter D’Errico, issu de la culture colonisatrice et Steven Newcomb, issu de la culture native amérindienne (Shawnee, Lenape), ont dévoué leur carrière légale à la recherche et au décorticage des textes fondateurs de l’empire anglo-américain actuel pour mieux pouvoir le démonter et l’éradiquer. Il est intéressant de noter que la complémentarité de leur culture et recherche respectives mène à une union, à un renforcement de la validation de tout mouvement de résurgence indigène pour mettre définitivement fin au marasme politico-économique que cet état de fait a forcé non seulement sur les populations locales, mais à terme, sur le monde entier.
Depuis quelques années nous avons traduit plus de 50 de leurs textes de recherche légale, ainsi que la traduction de très larges extraits du livre de Newcomb « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » et ces textes se trouvent sur le blog, éparpillés, au gré de leur publication. Nous avons donc vu la nécessité de regrouper ces textes pour qu’ils soient plus faciles d’accès à la lecture.Bien entendu, Jo de JBL1960 nous en a fait de très beaux et fonctionnels documents en format PDF que nous vous présentons ci-dessous sans plus attendre:

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Canada. état colonial et mascarade de justice (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 13 février 2018 by Résistance 71

Triste mais prévisible suite de notre traduction de « Arrêtez de tuer nos enfants » du 9 février 2018 par Mohawk Nation News. Les peuples premiers n’attendaient aucune justice d’un tribunal de l’amirauté (justice coloniale) du Saskatchewan et ils avaient mille fois raison…
~ Résistance 71 ~

Lectures complémentaires:

effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

 

Le système de justice de pacotille canadien

 

Mohawk Nation News

 

11 février 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/02/11/canadas-kangaroo-justice-system/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le dictionnaire de droit Black décrirait le récent verdict du tribunal du Saskatchewan (sur l’affaire du meurtre de Colten Boushie) comme “une mascarade de procédure légale dans laquelle les droits d’une personne ont été totalement bafoués et qui a induit une conclusion nulle et non avenue par la partialité du tribunal dans l’affaire.”

La Grande Loi de la Paix montre que lorsqu’on a peur, la victoire va toujours nous éluder. Chacun possède une faiblesse dans une situation donnée. Malgré les armes puissantes qui ont été façonnées pour nous tuer, nous et toute vie, ils n’ont pas pu gérer la situation de la force de caractère du peuple naturel de l’endroit. L’intuition humaine et l’intelligence seront toujours protégées par la nature. Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, est fondée sur le respect et la protection de l’espèce humaine.

La machine humaine est faite pour exterminer toute vie. Elle n’est pas l’égale de la création/nature et des esprits faits par la nature. Nous pensons constamment à notre survie. Nous faisons constamment l’expérience de la faiblesse de l’ennemi qui essaie toujours de nous éliminer, sa veulerie. Kaianerekowa nous guide vers l’exploration du véritable chemin. Nous devons continuer de penser à notre responsabilité envers toute vie et la charge que nous avons de la mener à bien.

Les gens peuvent être faibles et fragiles en bien des aspects. Ces fabricants d’armes de guerre sont déçus lorsque des humains sont plus malins que leurs machines et les esprits dérangés qui les pilotent. Ceux qui poussent les boutons gardent leur doigt sur la gâchette en permanence afin de nous rendre craintif et sans espoir. C’est leur faiblesse et cela montre qu’ils ne respectent pas et ne peuvent pas combattre un ennemi à force égale.

La nature, la terre-mère et la vie ont toujours le dernier mot en regard de nos vies. Ils pensent qu’ils ont gagné parce qu’ils ont assassiné un grand nombre d’entre nous ou qu’ils ont le plus haut score dans le décompte des cadavres, c’est ce dont ils sont si fiers. Nous pouvons toujours trouver ce qui est réel de ce qui semble n’être rien. Leurs machines ne peuvent pas fonctionner sans l’aide de prédateurs dérangés hautement entraînés.

La Nature nous a toujours aidé à trouver les bons gestes afin que toute vie puisse continuer. Parfois c’est juste un geste. Les ennemis s’exposent lorsqu’ils jouent mal. Ces penseurs psychopathes dépendent de la force d’une machinerie artificielle et de fausse information. Gains et pertes sont inscrits sur un tableau d’affichage, ce qui est anti-naturel. Leur monde est inventé de façon à ce qu’ils puissent penser qu’ils peuvent tout contrôler.

Vouloir toujours gagner a été la cause de bien de leurs erreurs induites par la fausse information dont ils se nourrissent. Ils ne voient pas la compréhension générale du problème, ils ne voient que la satisfaction de provoquer toujours plus de confusion et de gagner toujours plus de contrôle.

Récemment, aux Jeux Olympiques d’hiver de 2018 en Corée, lorsque les dignitaires sont entrés dans la salle de réunion, tout le monde s’est levé et a serré la main des délégation sud et nord coréennes ainsi que celles de leurs collègues. Le vice-président américain Pence a refusé de se lever et de respecter la coutume. Il est resté assis en silence. Il a tourné le dos au protocole et n’a pas voulu serrer la main des Coréens. Puis il s’est levé et est sorti de la pièce sans dire un mot. (NdT: et tout le monde a certainement pensé: “Bon débarras !…”)

Nous ne gagnons ni ne perdons. Nous continuons d’essayer de vivre la parfaite réalité qui nous a été donnée par la Nature. Personne n’a jamais vu ce qu’il y a en nous.

En 1990. lorsque l’armée canadienne a envahi  l’île de Kahnawake pour piller le village, les armes ont parlé, des hélicoptères emplirent le ciel (NdT: référence à la crise et au siège d’Oka en 1990). Les gens ne se sont pas cachés. Des milliers ont accouru vers l’île pour défendre le village. Personne ne nous comprend vraiment.

Résistance au colonialisme: La réalité de la justice coloniale…

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 12 février 2018 by Résistance 71

Arrêtez de tuer nos enfants

 

Mohawk Nation News

 

9 février 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/02/09/stop-killing-our-children/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistsance 71 ~

 

Aujourd’hui, les assassins de deux de nos enfants, Tina Fontaine et Colten Boushie, font face au système judiciaire.

Aujourd’hui nous n’attendons aucune justice. Le système de la loi de l’amirauté est fait pour travailler en faveur des colonisateurs. La justice est une affaire privée avec ses tribunaux, ses prisons et une multitude de petites mains entraînées pour nous accuser et nous traduire devant leur “justice”. Le système judiciaire ennemi rend des jugements contre le vrai peuple naturel placé en cet endroit par la Nature.

D’après Teiohateh ou le wampum deux rangées, accord passé notre peuple et les envahisseurs, nous ne jugeons pas les criminels. Nous envoyons une demande formelle à leur gouvernement d’enquêter et de trouver ce qui a été fait de mal. Leur gouvernement a le devoir de corriger les torts causés et de compenser les parties lésées. Ils décident de la punition. Nous n’avions pas de prisons, pas d’avocats, pas de maisons pour les pauvres, d’orphelinats, de maisons pour personnes âgées ou d’asile psychiatrique. Nous utilisons nos cerveaux et notre raison en accord avec la Grande Loi de la Paix.

TRAITE DE CANADAIGUA DE 1794 ARTICLE 7: 

En accord avec Teiohateh, la relation wampum deux rangées entre nous et nos amis, alliés et toute le monde sur l’Île de la Grande Tortue, une plainte est formellement adressées contre le gouvernement de la partie accusée pour que celui-ci enquête sur le mal causé contre notre peuple et décide de la punition à administrer à leurs propres gens si reconnus coupables et aussi décide de la compensation appropriée pour les parties lésées.  

Eux- aussi feront de même. Nous enquêteront et si les accusés sont reconnus coupables, nous puniront et compenseront en accord avec l’accord passé. Notre but est que la justice règne entre nous, autrement, cela causera la guerre.

Le Traité “Entre les Etats-Unis d’Amérique et les tribus indiennes appelées les Six Nations: – Que la paix durable et l’amitié maintenant établies soient interrompues par la mauvaise conduite d’individus, les Etats-Unis et les Six Nations s’accordent sur le fait que les blessures et dommages occasionnés par les individus, de part et d’autre ne seront l’objet d’aucune vengeance ou représailles personnelles mais qu’en lieu et place une plainte officielle soit adressée par les parties lésées ou une des 6 nations au président des Etats-Unis [premier ministre du Canada] ou à son superintendant nommé ou toute autre personne nommée par le président [ou le premier ministre] et que ceux-ci envoient toute plainte aux chefs principaux des 6 nations ou de la nation à laquelle appartient le contrevenant.
Tous désaccords, mauvaises conduites ou malveillances sont gérés de la sorte.”

Nous, peuple naturel, devons agir en accord avec kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, qui couvre toute l’Île de la Grande Tortue. Nous sommes maintenant criminalisés ou appelés des terroristes parce que nous essayons de protéger toute vie sur l’Île de la Grande Tortue.

Les ennemis doivent RESPECTER le véritable peuple naturel de l’endroit et toute vie ici ou alors ils doivent retourner d’où ils viennent.

La résistance au colonialisme passe par le refus d’acquiescer…

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 9 février 2018 by Résistance 71

… Aux enfumades de l’État parce que de fait, en amont comme en aval, « nous sommes tous des colonisés ! »

~ Résistance 71 ~

Extorsion d’impôts aux autochtones du Canada

 

Mohawk Nation News

 

7 février 2018

 

Url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/02/07/extorting-taxes-from-natives/

 

~ Traduit de l7anglais par Résistance 71 ~

 

Les entreprises coloniales que sont le Canada et le Québec et leur “comité colonial de la loi sur les Indiens” (colonial Indian Act Committee) connu sous le nom de “conseil de bande” (NdT: conseil de tribu aux Etats-Unis sour la loi fédérale indienne), essaient de pousser plus avant le génocide contre tekentiokwenhoksteh, ou les 49 familles originelles de l’îie de la Grande Tortue. Notre droit de naissance n’est pas à vendre. Toute l’île de la Grande Tortue (NdT: Amérique du Nord) est une zone franche, exempte de tout impôt…

Les traîtres ne sont pas kanion-ke-haka/Mohawks. Ils ne sont que des collecteurs d’impôts et de taxes pour l’entreprise coloniale Canada.

Le comité de la loi sur les Indiens est l’agent du gouvernement canadien, déguisé en kanien-ke-haka-onwe (Mohawk) de la confédération iroquoise. Pour nous avoir vendu, ils n’ont aucun droit de clan, de nom, de famille, de terre et de nation en promettant d’imposer les lois illégales étrangères de nos ennemis par la force sur nous et notre territoire.

Tous les distributeurs de carburant sauf trois ont signé pour permettre au Canada et au Québec et au comité sur la loi indienne de gérer une entreprise privée dans notre communauté pour percevoir des impôts et les transmettre à l’entreprise coloniale “Canada”. Toute l’île de la Grande Tortue est une zone franche, exempte d’impôt !

En aidant l’ennemi, le comité de la loi sur les Indiens s’est aliéné avec la signature de l’accord sur les affaires fiscales en rapport avec le tabac, le pétrole (carburant) et l’alcool en 1999. Les gens ont objecté à cette fraude totale. Ce comité du gouvernement n’a absolument aucune autorité ni aucune juridiction pour faire et imposer des lois, réguler le commerce ou quoi que ce soit d’autre en regard du vrai peuple naturel de la terre.

Le comité prévoit d’administrer par ses entreprises privées toutes les affaires et commerces natifs sous “un système à source unique de distribution” qui sera sous son contrôle. Ils achèteront, distribueront les produits et paieront pleinement les impôts à nos ennemis. Ils mettront en place un système de pénalités pour ceux qui ne sont conforment pas à leurs ordres. Cette conspiration de tout nous voler sera mis en place dans nos communautés. Le BON INDIEN qui obéit pourra faire des affaires. Ceux qui n’obéissent pas seront contraints à fermer boutique. Les quelques traîtres en place ne parlent en aucun cas pour le grand nombre. Chaque onkwehonwe doit être consulté, doit recevoir une information complète et donner son consentement. Le comité de la loi indienne est une entité propriété du gouvernement canadien. Ils décideront de la marge de profit sur leur programme de “solution finale”  afin de nous annihiler. Nous sommes un peuple libre placé sur l’Île de la Grande Tortue par la Nature/création afin d’accomplir nos devoirs envers notre terre-mère et toute la vie terrestre.

Ceux du comité qui ont signé sont: Joe Norton, Martin Leborgne, Kenneth McComber, Rhonda Kirby, Gus Sky-Deer, Carl Horn, Clinton Phillips, William Diabo, Christine Deom,  Robert Patton Jr., Gina Deer and Arlene Jacobs.

Ceux qui ont signé l’accord sont: Derek White of Old Malone Gas, Countryside, OCR Gas Bar, Lee Jacobs of Get N Go, Donna McComber of Khanata’s Gas Bar, Brian Goodleaf of Goodleaf Gas Bar, John Rice of JR’s Gas Bar, Daryl Paul of Central Station, T. Thomas of First Choice, Robert Stacey of Hurricane Fuel,  Sylvia Thomas of Wolfco Rte. 138 & 207, Leah Diome of Big Bear Trading, Sheila Lazare of Gas Bar 207, and Merrick Goodleaf of Country Peddlers.

Mohawk Nation News kahentinetha2@yahoo.com for more news, to donate and sign up for MNN newsletters, go to mohawknationnews.com More stories at MNN Archives.  Address: Box 991, Kahnawake [Quebec, Canada] J0L 1B0

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A lire:

Que faire ?

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