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Résistance au colonialisme : Annuler le jour du Canada, de « Ô Canada » à « Ô Cana’jon », prise de conscience de la réalité coloniale

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 2 juillet 2020 by Résistance 71

 

 

 

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !
~ Résistance 71 ~

“Vous dites être le père et que je suis votre fils. Nous disons, nous ne serons pas comme père et fils, mais plutôt comme des frères. Cette ceinture Wampum confirme nos paroles. Ces deux rangées vont symboliser nos deux vies ou nos deux vaisseaux, descendant la rivière ensemble. L’un est un canoë d’écorce de bouleau et représente Onkwe’hon:we, leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre ; l’autre, un navire représentant le peuple blanc avec leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre. Nous voyagerons ensemble sur la rivière, côte à côte, mais chacun dans son embarcation. Aucun de nous ne fera des lois obligatoires ou n’interfèrera dans les affaires intérieures de l’autre. Aucun de nous n’essaiera de diriger l’embarcation de l’autre.”
“Aussi longtemps que le soleil brillera sur cette terre sera le temps de durée de NOTRE accord, aussi longtemps que l’eau coulera et aussi longtemps que l’herbe demeurera verte à certaines périodes de l’année. Maintenant nous avons symbolisé cet accord qui nous liera pour toujours aussi longtemps que notre terre-mère est toujours en mouvement.”
~ Traité Wampum Deux Rangées entre le peuple Rotinoshonni (iroquois) et le peuple hollandais de 1613 ~

 

1er juillet 2020

 

Résistance 71

 

Nous ne vivons en rien dans un monde « post-colonial » comme l’oligarchie et son histoire falsifiée veulent nous le faire croire. Des territoires entiers, couvrant des continents comme l’Amérique (nord et sud) et l’Océanie sont toujours sous le joug du colonialisme actif de source européenne, remontant aux bulles pontificales du XVème siècle (essentiellement Romanus Pontifex du pape Nicolas V et Inter Caetera du pape Alexandre VI / Rodrigo Borgia) et sur tout un système pseudo-légal de domination fondé sur cette ignominie. Le Canada en est sans doute un des exemples les plus marquants.

Depuis quelques années, la pays s’est lancé dans une vaste campagne propagandiste de nettoyage de son passé sous la forme d’une « Commission Vérité et Réconciliation » qui fut une vaste entreprise de blanchiment d’un passé criminel, employant des méthodes de pression et de manipulation et ne remettant dans le fond rien en cause.
Nous vous invitons à (re)lire le contre-rapport de cette CVR par mesurer l’étendue de la supercherie:
« Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada »

En ce 1er juillet, fête nationale du « Canada », Mohawk Nation News republie l’hymne canadien revisité :

Hymne national canadien révisé: “O Cana’jon”

Mohawk Nation News

Décembre 2019

Note: “cana’jon” en langue mohawk veut dire “squatteur”

 

“o cana’jon, you squat on native land. 

with greedy minds you do the banks command. 

you pay them tax and shop around on onowarekeh. 

on turtle island the land of our birth. 

no more TRAPS TRICKS OR GENOCIDE. 

the great peace is the only way. 

o cana’jon you must fix mother earth. 

o cana’jon you must fix mother earth.”

 

En français, traduction Résistance 71 :

 

O Cana’jon, squatteurs en terre native

De cet esprit veule vous obéissez aux banques

Leur payez des impôts et pillez Onowarekeh

Sur l’Île de la Tortue, terre de notre naissance

Plus de pièges, d’illusions, de génocide

La Grande Paix est la seule solution

O Cana’jon soignez notre terre-mère

O Cana’jon soignez notre terre-mère

= = =

“Vous ne serez et ne demeurerez que des commodités aussi longtemps que l’empire existera…”
~ Russell Means, Oglala, Lakota ~

“Il y a des connexions philosophiques entre les sociétés indigènes et quelques sensibilités anarchistes sur l’esprit de la liberté et les idéaux pour une bonne société. Des idées critiques parallèles et des visions d’un futur post-impérialiste ont bien été notées par quelques penseurs, mais quelque chose qu’on pourrait appeler ‘anarcho-indigénisme’ doit toujours se développer en une philosophie et une pratique cohérentes. Il y a également une grande similitude entre les façons de voir le monde des anarchistes et des peuples autochtones: un rejet des alliances avec des systèmes légalisés, centralisés d’oppression et une non-participation aux institutions qui structurent la relation coloniale, ainsi que la croyance d’amener le changement par l’action directe et la résistance au pouvoir d’état.”
~ Taiaiake Alfred, professeur sciences politiques, Mohawk ~

“En se présumant eux-mêmes inconsciemment d’avoir de droit un pouvoir mental de juger les “païens”, les chrétiens furent capables d’affirmer que les Indiens n’avaient pas le droit de continuer de vivre leur mode de vie libre et indépendant. Sur la base biblique que le peuple élu possède la tâche providentielle de soumettre la Terre et d’exercer une domination sur tout être vivant, les chrétiens se considéraient eux-mêmes comme un peuple élu ayant l’obligation divine de “sauver” les païens et leurs nations en les subjuguant, ce qui fut référé par le doux euphémisme de les “civiliser”. Ceci devait être accompli en brisant les nations païennes pour ensuite tourner leurs membres en des individus chrétiens qui deviendraient, par le moyen d’une assimilation graduelle, soit des sujets d’une monarchie chrétienne européenne ou des citoyens d’un état européen chrétien. De ce point de vue, les païens sont destinés par dieu à être sauvés et réduits à la “civilisation” européenne chrétienne.”
~ Steven Newcomb, 2008 ~

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Lectures complémentaires :

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte »

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« L’art de ne pas être gouverné », James C. Scott

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Aux source de l’empire : Les Etats-Unis furent-ils créés comme une démocratie ? Analyse critique avec Steven Newcomb

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“Les Etats-Unis… créés par une bande d’esclavagistes qui voulurent être libres…”
~ George Carlin ~

“Vers 1776, quelques personnes importantes dans les colonies anglaises firent une découverte qui améliorerait énormément les deux cents années suivantes. Ils découvrirent qu’en créant une nation, un symbole, une unité légale appelée États-Unis d’Amérique, ils pourraient contrôler la terre, les profits et le pouvoir politique des favoris de l’empire britannique. Dans le processus, ils pourraient aussi contrer un nombre potentiel de rébellions et créer un consensus de soutien populaire pour la règle d’un nouveau leadership privilégié. Ainsi les pères fondateurs ont-ils créé le système le plus efficace de contrôle national inventé dans l’ère moderne et ont montré aux générations futures de leaders les avantages de combiner le paternalisme avec le commandement.
[…] Nous avons ici une prévision de la longue histoire de la politique américaine, la mobilisation de l’énergie de la basse classe de la société par les politiciens membres de la haute classe, ce pour leurs propres intérêts.”
~ Howard Zinn, 1980 ~

 


S. Newcomb

 

Les Etats-Unis furent-ils fondés comme une démocratie ?

 

Steven Newcomb

 

17 mai 2020

 

url de l’article original:

https://originalfreenations.com/was-the-united-states-founded-as-a-democracy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans son splendide livre The Lawless Law of Nations (1925), Sterling E. Edmunds dit que les gouvernements peuvent bien être définis comme des “groupes d’hommes possédant le pouvoir arbitraire sur d’autres hommes.” (p.426) Si Edmunds a raison, l’idée “d’auto-gouvernement” n’est pas un remède ayant tant de mérite pour les Amérindiens, car un tel système impliquerait qu’un relativement petit groupe d’hommes et de femmes de la communauté native  exerce un pouvoir arbitraire sur le reste des gens. Pour un grand nombre de nations natives, ceci est exactement ce que “l’auto-gouvernement” natif est devenu. (NdT : Avec la grande exception des nations iroquoises et Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, certes diminuée par les “conseils de bandes et de tribus” instaurés sous les lois fédérales coloniales indiennes, mais toujours en application ce depuis le XIIème siècle, dans le mode de gouvernance traditionnel…)

Depuis maintenant des générations, le gouvernement fédéral des Etats-Unis a exercé un pouvoir arbitraire et abusif, souvent référé en tant que “pouvoir plénier”, sur les nations et peuples natifs. Aujourd’hui, ce même gouvernement fédéral, dans un esprit de bonne volonté, a décidé que les communautés natives devraient évoluer vers une “auto-gouvernance”. De quoi cela a t’il l’air ? Dans un livret intitulé “Auto-gouvernement, une initiative tribale”, on y trouve cette déclaration : “L’auto-gouvernement est au sujet du transfert du financement des programmes disponibles, des services, des fonctions et des activités, vers un contrôle tribal de ceux-ci. Les tribus sont responsables devant leur propre peuple pour la gestion des ressources, des services et du développement.

Le livret explique également que l’auto-gouvernance native consiste à fournir aux gouvernements tribaux “plus d’autorité de contrôle et de prise de décisions sur les ressources financières fédérales mises à la disposition du peuple indien pour son avantage.” C’est au sujet d’un “nouveau partenariat entre les tribus indiennes et les Etats-Unis dans leurs relations de gouvernement à gouvernement”. Le but est de minimiser l’intrusion et l’implication fédérales. (NdT: en clair, mettre des gestionnaires inféodés au système en place pour gérer la merdasse du capital…)

Mais historiquement, nous devons regarder en arrière et comprendre qu’une idée d’auto-gouvernement natif fondé sur la gestion “des ressources financières fédérales” ne fut jamais partie intégrante de notre existence avant l’invasion de nos territoires et de nos nations. De fait, ce livret distribué par le “Projet de Démonstration de Gouvernance Tribale” reconnaît clairement ce point crucial. Une lettre d’introduction publié avec le pamphlet dit ceci : “Toutes nos sociétés tribales ont eu des existences libres et autonomes durant des milliers d’années avant l’exploration et la colonisation de ce continent par les Européens occidentaux.

Plus encore, nos nations et nos peuples eurent un mode de vie libre et indépendant avant que les envahisseurs européens n’ait assumé un droit de domination sur nos nations et nos ancêtres. Les auteurs du pamphlet reconnaissent qu’un système de domination fut imposé sur nos nations puis écrivent :

“L’auto-suffisance fut remplacée alors que les Etats-Unis par leur congrès, leurs tribunaux et particulièrement la bureaucratie fédérale (NdT: qui n’agit que sur ordre) transformèrent, parfois brutalement,  le statut tribal indépendant par une dépendance tribale envers l’état fédéral. Après des générations de domination et de contrôle fédéraux, il y eut même quelques Indiens pour croire à cette dépendance imposée [domination].”

Après avoir reconnu que les Etats-Unis imposaient un système de domination sur nos nations, les personnes qui ont écrit ce livret bizarrement ont déclaré, “Nos cultures ont fourni les philosophies de base incarnées dans la constitution des Etats-Unis.” Si des philosophies démocratiques étaient incarnées dans la constitution des Etats-Unis alors ceux-ci opéraient-ils hors de leur constitution pour imposer un système de domination sur nos peuples et nations ?…

Ou est-il possible que les auteurs du livret se soient trompés parce que la constitution des Etats-Unis est un instrument de l’empire et de domination et non pas une démocratie ? Dans son livre The Rising American Empire (1962), l’historien Richard Van Alstyne a clairement documenté le fait que les Etats-Unis furent fondés comme un empire. Et d’après R.H.S Crossman, la constitution des Etats-Unis fut écrite comme “l’organe central d’une autorité coercitive, tout en préservant une relative indépendance aux autorités locales, aux législatures des états” (R. H. S. Crossman, Government and the Governed, 1969, p. 96). Cette “autorité coercitive” incarnée dans la constitution ne fut pas basée sur le règle populaire, car des hommes comme James Madison furent très clairs sur leur dénonciation de la démocratie.

Madison était préoccupé parce que:

Il y aura des créditeurs et des endettés, fermiers, marchands et industriels. Il y aura particulièrement cette distinction entre riche et pauvre… Nous ne pouvons pas quoi qu’il en soit, être regardé en ce moment comme une masse homogène dans laquelle tout ce qui affecte une partie va affecter de la même manière l’ensemble. En cadrant un système que nous voulons durable pendant bien longtemps, nous ne devons pas perdre de vue le changement produit par l’âge. Une augmentation de la population va nécessairement augmenter la proportion de ceux qui travaillent (sic) sous toutes les duretés de la vie et qui vont secrètement soupirer pour une plus grande égalité de distribution de ses mannes. Ceux-ci seront dans le temps plus nombreux que ceux placés au dessus des sentiments d’indigence (de pauvreté). D’après les lois du suffrage (par le vote), le pouvoir va glisser dans les mains des masses. Aucune tentative agraire n’a été faite dans ce pays, mais les symptômes d’un esprit d’effervescence comme nous le comprenons, s’est suffisamment développé dans certains endroits pour nous notifier le danger futur en provenance des masses. Comment peut-on se préserver de ce danger sur des principes républicains ?” (Crossman, p.96-7)

Madison posa aussi une autre question. Comment la classe de propriétaires pourrait-elle se préserver contre les dangers se posant aux riches comme les “coalitions” de la majorité, trimant dans leur vie quotidienne ? (Crossman, p.97). Madison, que beaucoup regardent comme le plus important des “pères fondateurs”, envisiona toutes les communautés comme divisées entre le petit nombre et la masse. “Les premiers sont les riches et les biens nés et l’autre les masses de gens qui rarement jugent ou déterminent le droit.” (Ibid)

Comme le fait remarquer Crossman, les hommes d’affaire qui ont écrit la constitution réussirent à sortir d’un système, sous la couronne britannique, fondé sur l’idée de la soumission du peuple vivant en obéissance traditionnelle à une plus haute autorité royale et d’un parlement, vers un “système de contrôle si intriqué, que pratiquement pas une vague populaire ne pourrait se propager. (Ibid) Le fédéralisme, dit Crossman, fut créé comme barrière, garde-fou, contre la turbulence de la démocratie.” (Ibid.) De telles idées furent-elles empruntées aux cultures natives de ce continent ? Manifestement pas.

Et pourtant, pour une raison indéterminée, bien des natifs ont souscrit à une mythologie faisant le portait des Etats-Unis comme étant une société “démocratique”, fondé sur un “système de gouvernance du peuple, par le peuple et pour le peuple”. Le problème avec ce slogan simpliste est que le “peuple” auquel il se réfère n’y est jamais identifié. En fait, le “peuple” est un terme suffisamment vague pour faire diversion du fait que ce terme se réfère aux “riches et biens nés” pour lesquels Madison étaient si préoccupés. Comme l’observe Fernand Braudel dans sa “Grammaire des civilisations” (1987) :

La déclaration d’indépendance des Etats-Unis proclama le droit de se rebeller et d’être égaux devant la loi. Mais la grande idée qui préoccupa et motiva les propriétaires terriens, les hommes d’affaire, les avocats, les patrons de plantations, les spéculateurs et les banquiers, ces “aristocrates”, était de sauvegarder et préserver la propriété, la richesse et le privilège social. L’Amérique était nouvellement née, mais elle avait déjà des gens riches dont la richesse les prédisposait à mener les autres. Nous en avons pour preuve ce que disaient les pères fondateurs assemblés à la Convention de Philadelphie, ou de lire leur correspondance avec leurs pairs. Leurs assomptions de base sont très claires. Charles Pickney, un jeune planteur, proposa que seuls ceux possédant au moins 100 000 US$ pouvaient devenir président. Alexander Hamilton appela à l’étouffement de “l’impudente démocratie”. Tous, comme Peggy Hutchinson, fille de gouverneur, regardaient les masses comme la “foule crasseuse”.

“Un jeune diplomate et homme d’état, le gouverneur Morris, déclara : “La foule commence à penser et à raisonner. Pauvres reptiles ! Ils se réchauffent au soleil et bientôt, ils vont mordre… Les gentilshommes commencent à les craindre.” L’avocat et politicien James Murray Mason reconnut : “Nous avons été trop démocrates… faisons attention à ne pas aller trop loin dans l’autre extrême.” Personne finalement fut plus imbu des sacro-saints principes de démocratie que Jeremy Belknap, un prêtre de la Nouvelle-Angleterre ; pourtant il écrivit à un de ses amis : “Nous devrions soutenir en tant que principe que le gouvernement dérive du peuple, mais obliger le peuple à comprendre qu’il n’est pas capable de gouverner par lui-même.

Braudel conclut qu’il y “avait un ordre à imposer au nom de la liberté et de l’égalité et que c’était un ordre capitaliste”, dans lequel “le pouvoir et la responsabilité appartiennent aux riches.” Qu’en est-il donc de ces gens du bas de la pyramide sociale ? Comme le fait remarquer Braudel “Les autres reçurent la grande concession d’être protégés des riches alors que les riches étaient contre eux.” Ainsi, lorsque nous parlons de la constitution des Etats-Unis, nous parlons d’un système de gouvernement, créé par des propriétaires terriens, des hommes d’affaire, des avocats, des planteurs, des propriétaires d’esclaves, des banquiers et des spéculateurs, que les riches mirent en place comme moyen d’organiser l’utilisation du pouvoir coercitif pour les protéger, eux, leurs propriétés et leur privilège de blancs contre la masse du commun. Pour nous aujourd’hui, en tant que peuples et nations natifs de ce continent, dire que nos cultures natives “ont fourni les principes démocratiques de base incarnée fans la constitution des Etats-Unis”, n’est rien d’autre que de perpétuer une erreur et un mensonge tout en déformant le narratif historique dans une proportion incroyable.

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Lectures complémentaires :

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

 


« Livre », croix et épée, piliers coloniaux


Combattant le terrorisme depuis… 1492 !

Racisme et antiracisme comme outils de la division et de l’ingénierie sociale (Thierry Meyssan)

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“Bref, ni le pouvoir et la puissance de l’État centralisé, ni les enseignements doctrinaires de la haine mutuelle et de la lutte sans merci qui vinrent parés des atours de la science, en provenance de philosophes et sociologues obéissants, n’ont pu se débarrasser du sentiment de solidarité humaine, profondément logé dans la compréhension des hommes et dans leur cœur, parce que ceci a été chéri et cajolé par toute notre évolution précédente.
[…] Et l’Homme est appelé à être guidé dans ses actes, non pas seulement par l’amour qui est toujours personnel, ou au mieux tribal, mais par la perception de son unicité, du sentiment de ne faire qu’un avec chaque être humain.”
~ Pierre Kropotkine, “L’entraide, un facteur de l’évolution” ~

L’ouvrage mentionné et cité ci-dessus est l’antidote absolu à l’idée même de hiérarchie des espèces et des “races”, un antidote au racisme qui n’est qu’une construction sociale, un artifice construit pour maintenir le rapport dominant / dominé sous toutes les coutures possibles. Analyse intéressante de Thierry Meyssan sur le sujet et dont nous adhérons à la conclusion.

~ Résistance 71 ~

 


« Les martyrs, cher ami, doivent choisir d’être oubliés,
raillés ou utilisés ; quant à être compris, jamais. »
~ A. Camus, « La chute », 1956 ~

 

Racisme et antiracisme comme mensonges

 

Thierry Meyssan

 

16 juin 2020

 

url de l’article original:

https://www.voltairenet.org/article210211.html

 

Les idéologies de l’antiracisme et du racisme se fondent sur la même imposture : il existerait des races humaines distinctes ne pouvant avoir de descendance commune en bonne santé ; postulat stupide dont chacun peut constater l’ineptie. Interrogés à ce sujet, les partisans de ces deux idéologies ne peuvent qu’assurer parler au figuré, mais reprennent peu après leur interprétation raciale de l’humanité et de son histoire. Comme le montre Thierry Meyssan, ce couple passionné n’a jamais servi que les intérêts des puissances dominantes.

Les communautés humaines ont tendance à surestimer leur mode de vie et à se méfier de celui des autres. Pour maintenir la cohésion de leur groupe, certains de ses membres ont un réflexe de rejet des nouveaux arrivants. Cependant, dès qu’ils font leur connaissance, qu’ils comprennent que ce sont des hommes comme eux, les tensions s’apaisent.

À ce fonctionnement ethnologique, des idéologies sont venues s’ajouter au XIXème et XXème siècle : le racisme et l’antiracisme. Dans le contexte de l’impérialisme britannique et du développement de la biologie et de la génétique, ces théories permettaient de justifier la hiérarchie ou l’égalité en droits des populations.

Le racisme scientifique

Suite aux théories de Charles Darwin (1809-1882) sur l’évolution des espèces animales, Herbert Spencer (1820–1903), posa qu’il existait des races humaines distinctes et que la sélection naturelle avait abouti à la supériorité des Blancs. C’était le début du « social-darwinisme ». Un cousin de Darwin, Sir Francis Galton (1822-1911), étalonna les races et relia le taux de fécondité des femmes à la dégénérescence des individus. Il put ainsi non seulement prouver la supériorité des Blancs sur les gens de couleur, mais aussi des riches sur les pauvres.

Un « consensus scientifique » établit que les accouplements interraciaux étaient à l’origine de nombreux handicaps. Dès lors, il devenait indispensable de les interdire au même titre que l’inceste pour préserver chaque race. C’était l’« eugénisme ». La mise en application de ce principe fut d’autant complexe que, quelle que soit la définition de chaque race, aucun individu n’est de race pure, par conséquent chaque situation est sujette à discussion. Aux États-Unis cette logique ne conduisit pas seulement à décourager la formation de couples entre Européens d’un côté et Indiens, Noirs ou Chinois de l’autre, mais aussi à privilégier les Blancs Anglo-Saxons sur les Blancs non-Anglo-Saxons (Italiens, Polonais, Serbes, Grecs etc.) (Immigration Act en vigueur de 1924 à 1965).

L’Institut du Kaiser Wilhelm (équivalent allemand du CNRS français) démontra que non seulement la préservation de la race exigeait de ne pas se reproduire avec des individus de race différente, mais aussi de ne pas s’accoupler du tout. En effet, dans le cas de pénétration anale, les gènes de l’un et de l’autre se mêlaient bien que n’ayant pas de descendance. D’où la prohibition de l’homosexualité par les nazis.

Il fallut attendre la chute du nazisme et la décolonisation pour que le « consensus scientifique » se retourne et que l’on prenne conscience de l’incroyable diversité au sein de chaque race supposée. Ce qui nous ressemble chez certains individus d’autres races supposées est beaucoup plus important que ce qui nous distingue d’individus de notre race supposée.

En juillet 1950, l’Unesco proclame l’inanité du « darwinisme social » et de l’« eugénisme ». Tout simplement, l’humanité est certes issue de plusieurs races d’homo sapiens préhistoriques distinctes, mais ne constitue qu’une seule race dont les individus peuvent s’accoupler sans risques. Évidemment, il n’était pas nécessaire d’être scientifique pour le remarquer, mais les idéologies impérialiste et coloniale avaient provisoirement obscurci l’esprit des « savants ».

Le racisme juridique

Alors que les scientifiques retrouvaient leur unité, les juristes se divisaient en deux manières différentes d’aborder la question. Cette fois ce ne sont pas les idéologies impérialiste et coloniale qui les séparent, mais leurs conceptions de la Nation. Pour les Anglo-Saxons, celle-ci est un rassemblement ethnique (au sens culturel), tandis que pour les Français, elle est un choix politique. Le principal dictionnaire juridique US dispose : « Nation : Un grand groupe de personnes ayant une origine, une langue, une tradition et des coutumes communes constituant une entité politique » (“Nation : A large group of people having a common origin, language, and tradition and usu. constituting a political entity,” Black’s Law Dictionary, 2014). Au contraire la France depuis la Révolution dispose : Nation : « Personne juridique constituée par l’ensemble des individus composant l’État » (Arrêté du roi Louis XVI du 23 juillet 1789).

La vision française est aujourd’hui à peu près universelle, celle des Britanniques n’est défendue que par eux et par leurs créations coloniales : les Frères musulmans et le RSS indien [1].

Ainsi malgré les progrès de la science, les Britanniques vivent aujourd’hui sous le Race Relations Act 1976 (Lois sur les relations raciales de 1976) et sont arbitrés par la Commission for Racial Equality (Commission pour l’égalité raciale), tandis que les textes officiels français parlent de « prétendue race ». Dans la pratique, les deux sociétés n’établissent pas de différences « raciales », mais de classe sociale pour les Britanniques et de niveau social pour les Français.

L’antiracisme

En Occident, l’antiracisme est désormais confondu avec l’antifascisme. Alors même qu’il n’y a plus de racisme faute de races, ni de fascisme, faute des situations économiques auxquelles cette pensée répondait. Les groupes qui se réclament de ces idées ont aujourd’hui la particularité de se réclamer de l’extrême-gauche anticapitaliste, mais d’être subventionnés par le spéculateur George Soros et de travailler pour le compte de l’Otan, champion du capitalisme. Ils disposent donc d’un entraînement militaire.

C’est non sans délectation que le président turc Recep Tayyip Erdoğan n’a pas manqué de souligner, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue US le 8 juin 2020, que l’Otan avait utilisé les Brigades internationales antifascistes à la fois contre la Syrie et contre la Turquie [2] ; les mêmes « Antifas » qui coordonnent les émeutes antiracistes actuelles aux États-Unis.

En réalité, le racisme et l’antiracisme sont les deux faces d’une même pièce. Tous deux se fondent sur le fantasme des races dont nous savons pourtant qu’elles n’existent pas. Dans les deux cas, il s’agit d’un conformisme à l’air du temps. Les racistes correspondaient aux idéologies impérialiste et coloniale, les antiracistes à la globalisation financière. Leur unique utilité politique commune est d’occuper le terrain pour masquer les authentiques luttes sociales.

Notes :

[1] « Histoire mondiale des Frères musulmans » (6 parties), Thierry Meyssan, 21 juin 2019. « Déjà 10 mois de confinement du Jammu-et-Cachemire », par Moin ul Haque, Dawn (Pakistan) , Réseau Voltaire, 10 juin 2020.

[2] « Les Brigades anarchistes de l’Otan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 septembre 2017.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

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Manifeste pour la Société des Sociétés

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Décolonisons le monde !… Croire que nous vivons
dans un monde « post-colonial »
quand la marchandise a tout colonisé est…
pure utopie ! Le racisme est un dérivé marchand…

La Capitol Hill Autonomous Zone (CHAZ) de Seattle dans sa seconde semaine…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 17 juin 2020 by Résistance 71

 


Soutien à la CHAZ et aux compagnons de Seattle !

 

Resistance 71

 

17 juin 2020

 

Nous avons attendu plusieurs jours afin d’en savoir un peu plus. Voici ce que nous savons : le 8 juin 2020 à 18:30 après 10 jours de répression acharnée de manifestations essentiellement pacifiques suite à l’assassinat de George Floyd à Minneapolis, l’East Precinct de la Police de la ville de Seattle dans l’état de Washington (côte ouest de l’état colonial des « Etats-Unis ») a été abandonné par la police.

Dès lors les groupes de manifestants ont organisé la zone en une zone autonome libre de toute autorité locale ou fédérale. Depuis maintenant plus d’une semaine, elle vit de manière autonome au cœur de la ville de Seattle. manifestants et riverains, habitants cohabitent fraternellement et organisent la résistance.

La dictature étatico-capitaliste s’énerve, Trump menace d’envoyer l’armée  nettoyer la zone et rétablir « l’État de droit », c’est à dire la dictature du monopole de la décision et de la violence organisées.

Il ne fait aucun doute que le mouvement sera menacé et infiltré, mais il est plus qu’intéressant de voir la solidarité spontanée se mettre en place, la CHAZ comme elle est désormais appelée, ressemble beaucoup à ce que furent les ronds-points des Gilets Jaunes. Nous traduisons en ce moment même des textes éclairant sur ce qui se passe à Seattle et dans la CHAZ.

A suivre avec grand intérêt et prévoyons une résurgence Gilet Jaune hors des structures de la trahison réformiste. Pour un réseau mondial des luttes autonomes !

A lire aussi: « Seattle, quand une Zone Autonome Temporaire investit l’espace politique et géographique »

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Réseau Résistance Rébellion International

 

Rapport dominant / dominé : Une vue sur l’esclavage et la domination blanche (Steven Newcomb)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 16 juin 2020 by Résistance 71

 

 

“D’abord les Hollandais, puis les Anglais, dominèrent  le commerce des esclaves. dès 1795, Liverpool avait plus de 100 navires transporteurs d’esclaves et comptait pour environ la moitié du commerce négrier européen… En 1800, entre 10 et 15 millions d’Africains avaient été transportés vers les Amériques, représentant environ un tiers de tous les noirs africains capturés en Afrique. On estime que le continent africain a perdu plus de 50 millions de personnes entre les morts violentes et l’esclavage au cours de ces siècles que nous appelons le début de la civilisation moderne occidentale et ce aux mains d’esclavagistes commerçants et propriétaires de plantations en Europe occidentale et en Amérique, ces pays dits les plus avancés au monde…”
~ Howard Zinn, “Une histoire populaire des Etats-Unis”, 1980 ~

“Votre révérence m’écrit que vous désireriez savoir si les nègres qui sont envoyés vers vos contrées ont été légalement capturés. A ceci je répond que votre révérence ne doit avoir aucun scrupule sur ce point, parce que ceci est une question qui a été posée au comité de conscience de Lisbonne et que tous ses membres sont des hommes instruits et consciencieux, ainsi qu’aux évêques de Sao Tomé, du Cap Vert et ici à Loando, tous des hommes savants, pieux et vertueux, ne trouvent aucun défaut à tout ceci. Nous sommes nous-mêmes ici depuis 40 ans et il y a eu parmi nous des Pères très instruits… Ils n’ont jamais considéré ce commerce comme illicite. Ainsi, nous, ainsi que les Pères du Brésil, achetons ces esclaves pour notre service sans aucun scrupule.”
~ Frère Luis Brandaon en réponse à une lettre du Père catholique Sandoval dans laquelle celui-ci demandait la position de l’église catholique sur le commerce des esclaves, lettre du 12 mars 1610, cité par Howard Zinn dans son “Histoire populaire des Etats-Unis”, 1980 ~

 

 

Une vue sur l’esclavage et la domination blanche

 

Steven Newcomb

 

30 avril 2020

 

url de l’article original:

https://originalfreenations.com/a-view-of-slavery-and-white-domination/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis l’élection de D. Trump comme président des Etats-Unis, on insiste de nouveau sur la “suprématie blanche” et le “nationalisme blanc” et leurs rôles dans l’origine des Etats-Unis.

En résultat de la commémoration du 400ème anniversaire de l’arrivée du premier vaisseau chargé d’esclaves en Virginie en 1619, les gens en 2019 ont passé pas mal de temps à réfléchir sur la connexion entre l’esclavage et l’origine des Etats-Unis. Menant à cette année, James Oliver Horton et Lois E. Horton ont publié leur livre “Slavery and the Making of America” (Oxford University Press), comme compagnon de lecture à une série télévisée éponyme du Public Broadcasting Service (PBS).

Il semble remarquable que la forme de domination appelée “esclavage” ne s’est officiellement terminée aux Etats-Unis qu’il n’y a qu’un peu plus de 150 ans Je trouve curieux que le dictionnaire Webster’s Third New International Dictionary (1996), ne liste pas une seule fois le mot “domination” dans sa définition de l’esclavage.

Parmi les entrées effectuées sous le mot “esclavage” / “slavery” nous trouvons : “travail forcé, corvées” et “soumission à une influence dominante”. focaliser sur la personne dominée comme étant “soumise” garde l’attention hors du dominant qui est activement engagé dans un acte de domination sur l’autre personne ou en d’autres termes, qui impose un système sur l’esclave.

La définition du dictionnaire Webster’s liste aussi “l’exploitation inhumaine d’un bien”, plutôt que les termes “d’exploitation inhumaine d’autres êtres humains”. Le mot anglais “chattel” remonte aux temps médiévaux et du mot “chatel” voulant dire “biens, propriété” et le terme latin moyen “capitale”.

Une question se pose du point de vue du maître d’esclave : est-il possible de s’engager dans une “exploitation inhumaine” d’un bétail non-humain, de biens ou de propriété ? Le philosophe anglais William Backstone appelait la propriété “le dominion despotique”, qui est correctement traduit par “domination”.

d’après Dictionnary.com “la suprématie blanche” est la croyance, la théorie ou la doctrine disant que les humains de race blanche sont supérieurs de manière inhérente aux personnes de tous les autre groupes raciaux, spécifiquement noirs et sont donc de droit le groupe dominant de toute société. Wikipedia, bien que ne considérant pas une source faisant autorité ajoute:

Le terme est aussi typiquement utilisé pour décrire une idéologie politique qui perpétue et maintient la domination sociale, politique, historique ou institutionnelle des blancs.” Wikipedia ajoute de plus qu’une telle domination est “prouvée par les structures socio-politiques historiques et contemporaines comme la traite d’esclaves trans-atlantique, les lois de Jim Crow aux Etats-Unis et le régime d’apartheid en Afrique du Sud.

Voici donc la question à laquelle je veux en venir : étant donné que la suprématie blanche est vue comme une idéologie politique qui perpétue et maintient la “domination des hommes blancs”, pourquoi n’est-elle jamais appelée “domination blanche”  lorsqu’elle est défiée ou débattue dans les médias ou les forums sociaux ?…

Nous avons vu comment le dictionnaire place une emphase sur l’être caractérisé comme “soumis”. Pourquoi ne pas dire “ils sont dominés” plutôt que de dire qu’ils sont “soumis”. Sans doute parce que cela mettrait alors l’emphase sur ceux qui s’engagent dans la domination systématique des autres. Ce type d’attention mettrait alors l’accent sur les dominateurs plutôt que sur ceux qui sont dominés. Dans le contexte de “suprématie blanche”, le mot “suprématie” veut dire “domination”. La “domination blanche” est le terme le moins poli pour nommer précisément ce qu’il s’est passé depuis des siècles. En appelant un chat un chat avec le terme de “domination”, nous fournissons un cadre de vision et de compréhension bien plus juste et éloquent.

Les schémas et arrangements de la domination du passé continuent de dominer le présent. Nulle art ceci est plus évident que dans le domaine de la loi et politique fédérales sur les Indiens. Depuis la fondation des Etats-Unis, lorsque l’esclavage fut inscrit dans la constitution américaine, il y a eu un effort concerté d’établir et de maintenir un système de domination sur les peuples et nation natifs sur la base de la distinction entre le “peuple chrétien” et les “natifs païens”, pour citer la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis de 1823 dans l’affaire Johnson vs M’Intosh.

Ce qui est appelé suprématie blanche a émergé de l’empire chrétien (chrétienté) et de la domination exemplifié par les documents en langue latine émis par la Papauté au XVème siècle sous forme de bulles pontificales et leurs traductions anglaises ; j’y ai trouvé un vocabulaire bien établi utilisant des expressions de domination ce de différentes façons comme : envahir, capturer, vaincre, soumettre, réduire en esclavage perpétuel et saisir toutes leurs possessions et propriétés.

Ce vocabulaire et code de la domination illustrent la signification du mot de langue anglaise “dominion”, qui expose à son tour la véritable signification de la phrase de la Cour Suprême des Etats-Unis utilisée dans son rendu de l’affaire Johnson vs McIntosh “ultimate dominion”, en 1823. Cette décision est la base fondamentale de l’affirmation des Etats-Unis de leur droit de domination sur toutes les nations natives. Il est intéressant de savoir que dans le temps de Rome le fléau à flageller, utilisé par le maître pour flageller son esclave, était un symbole de dominio qui en latin veut dire dominer. (NdT: pour voir cette saloperie à l’œuvre, cf la scène de la flagellation de Jésus dans le “Passion” de Mel Gibson, réaliste à souhait…)

Le mot “dominion” peut paraître bénin en anglais, mais c’est un mot horrible, précisément défini comme “un droit affirmé de domination avec droit de vie ou de mort”. (NdT: Notons qu’il n’y a pas encore si longtemps, la Canada ne pouvant émettre ses propres passeport que depuis 1982… Le Canada et ses “citoyens” se déplaçaient avec un passeport britannique où il était notifié : “Dominion of Canada”, c’est à dire que le Canada était, et est toujours, une domination de la couronne britannique, qui y exerce son “droit” de domination, en clair, le Canada est une entité coloniale servant la “couronne”, de fait La City de Londres qui est la “couronne”…)

Rappelez-vous que cette idée de “domination blanche chrétienne” sur les “païens” est toujours le fondement du système idéologique actuel américain appelé “Loi et politique fédérales indiennes”.

= = =

Lectures complémentaires:

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

Compilation Howard Zinn

« Comprendre le système légal de l’oppression coloniale », Steven Newcomb

« Les chaînes de l’esclavage », Jean-Paul Marat

« Discours sur e colonialisme », Aimé Césaire

« Peau noire, masque blanc », Frantz Fanon

« La pédagogie des opprimés », Paulo Freire

 

Colonialisme d’hier et d’aujourd’hui… La continuité coloniale au Canada et la farce de la Commission Vérité et Réconciliation (Steven Newcomb)

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Natifs vs Colons (Oka 1990)

 

La réconciliation et l’affirmation du Canada d’un droit de domination sur les nations natives

 

Steven Newcomb

 

21 mai 2020

 

url de l’article original:

https://originalfreenations.com/reconciliation-and-canadas-claim-of-a-right-of-domination-over-native-nations/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Regardons de plus près le processus de “Vérité et Réconciliation” embrassé par le Canada. Dans un contexte particulier, “réconcilier” veut dire “restaurer l’amitié”. Soyons clair ici, il n’est pas possible de “restaurer” une amitié qui n’a jamais existé en première instance entre la société dominante du Canada et les peuples et nations originels du continent. 

Considérons une autre définition de réconciliation, “causer la soumission ou accepter” et “amener à l’acquiescement”. Supposez que le gouvernement du Canada (et des ses provinces variées) aient utilisé le mot “réconciliation” dans un effort de “causer” le fait que les peuples indigènes “se soumettent ou acceptent” l’affirmation faite par le Canada d’un droit à la “domination de la Couronne”. Supposez qu’il ait voulu amener les nations natives du continent à “acquiescer” à l’affirmation du Canada et de son droit de domination sur les nations natives.

Il y a une excellente raison pour un pays comme le Canada de mettre en marche un processus étiqueté “réconciliation” en relation à nos nations originelles. Le Canada a voulu utiliser ce processus pour tromper les nations natives à accepter passivement l’idée que le Canada possède un droit légitime de “souveraineté” sur les nations originelles et les peuples de ce continent. Le potentiel de sécuriser l’acquiescement, financièrement très lucratif, des nations natives à l’affirmation de la domination de la “couronne” (NdT: de fait la City de Londres, qui est la “couronne”…) créa une excellente raison pour le gouvernement du Canada d’utiliser ce concept de “réconciliation”.

Réconciliation n’est pas un mot de libération. C’est un mot de soumission et de mise au pas. Il est maintenant typiquement utilisé par l’église catholique en remplacement du mot de “confession”. C’est un mot piège. Il peut mener par exemple, à l’acceptation par nos nations natives de l’affirmation de souveraineté fédérale ou de la couronne, de leur domination sur nos existences mêmes. Le mot réconciliation est fait pour apaiser et pacifier le mécontentement bruyant de mouvements comme Idle No More et Standing Rock. De mon point de vue, ce mot est utilisé pour nous endormir.

La preuve pour soutenir cette assertion se trouve dans le rapport final de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) du Canada de juillet 2019. Après avoir discuté dans les grandes largeurs de la soi-disante doctrine de la découverte, le rapport dicte : “Nous ne suggérerions pas que la répudiation de la doctrine de la découverte mène nécessairement à l’invalidation de la souveraineté de la couronne.


Reconciliation mohawk…

Exprimons ceci de nouveau en langage plus simple : l’analyse de la doctrine de la découverte par ceux qui ont écrit ce rapport final de la commission n’a pas provoqué chez ces rédacteurs le moindre questionnement sur la validité de l’affirmation d’un droit de domination (exprimé sous la forme de “souveraineté”) de la part de la couronne. Les rédacteurs semblent dire : “Nous sommes prêts à accepter l’affirmation de domination de la couronne (“souveraineté”) comme étant valide bien que le fondement de cette affirmation de droit de domination par la Couronne est l’invalide doctrine de la découverte, qui mérite elle, d’être répudiée.

Le rapport final de la CVR exprime la vision du gouvernement du Canada, en tant que pays appartenant au Commonwealth. Cela ne devrait pas surprendre que des représentants de la “couronne” soient prêts à accepter l’affirmation par cette même couronne d’un droit de domination (‘“souveraineté”) en relation avec les peuples et nations originels.

Le rapport final de la CVR dit : “La doctrine de la découverte… a été invoquée comme justificatif de l’exploitation continue jusqu’à ce jour des ‘terres, territoires et ressourcesdes peuples indigènes.” Soyons plus précis sur ce point : C’est l’affirmation d’un droit de domination par la couronne britannique, que l’on peut tracer depuis la charte donnée à John Cabot et son fils en 1496 et toute la série de bulles pontificales remontant au XVème siècle (NdT: Dum Versitas (1452), Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493) pour être plus précis), que le Canada a utilisées pour justifier l’exploitation continuelle jusqu’à ce jour des ‘terres, territoires et ressources’ des peuples indigènes. L’affirmation d’un droit de domination de la couronne puise son origine dans l’image d’un monarque chrétien devenant le premier représentant de l’empire chrétien (chrétienté, NdT: qui n’est autre qu’une extension de l’empire romain depuis l’empereur Constantin…) à localiser des terres non chrétiennes, terres sur lesquelles aucun système de domination chrétienne ne s’est encore exercé. Une définition de la propriété se colle à l’affirmation de la couronne sur les terres et les territoires des nations originelles du continent : “le premier établissement d’une domination physique socialement approuvée sur des parties du monde naturel.


Doctrine chrétienne de la découverte

Nous trouvons cette imagerie exprimée dans la charte de John Cabot de 1496 par exemple. Les Cabot devaient avancer et “subjugare” (subjuguer, dominer) les terres au nom du roi, de ces païens infidèles inconnus du peuple chrétien.” Cette commission royale donnée aux Cabot n’est juste qu’un document utilisé pour justifier de la domination et exploitation perpétuelles des terres, territoires et ressources de nos nations originelles de l’Île de la Grande Tortue.

Pourtant, le rapport final de la CVR s’arrête court de défier l’affirmation de droit de domination de la couronne. Ce rapport ne fait que cadrer la doctrine de la découverte en termes d’”histoire européenne et évite de l’étiqueter ‘chrétienne’. (NdT: Rappelons ici que le livre de l’auteur de cette article s’intitule: “Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte”… dont nous avons traduit de larges extraits.) Le rapport de la commission évite donc soigneusement de reconnaître que la soi-disante doctrine de la découverte est enracinée dans l’idée de Peuple Élu, de Terre Promise, de la bible et de christianisme. Le rapport dit que la souveraineté de la couronne est toujours valide même après que la base fondamentale de cette affirmation de “souveraineté de la couronne” (domination) ait été rejetée.

Comment pouvez-vous répudier la fondation conceptuelle de l’affirmation de la couronne sur son droit de domination sur les peuples et nations originels tout en maintenant l’affirmation de la couronne sur son droit de domination ? Vous le faites en affirmant que bien que la source de l’affirmation de la couronne sur son droit de domination se soit révélé être invalide, vous devez affirmer que cette révélation ne mène pas à la conclusion que l’affirmation qui a émergé de cette source invalide, soit elle-même invalide.

En écrivant soigneusement d’une manière “réconciliante” (“acquiesçante” donc) envers l’affirmation du Canada d’un droit de domination de la couronne, les scribes du rapport final de la CVR ont appelé à la répudiation de la fondation conceptuelle de la “souveraineté de la couronne” sans appeler à la répudiation de l’idée de la “souveraineté de la couronne” (“domination”). Les auteurs du rapport final de la CVR ont dit “il y a d’autres moyens d’établir la souveraineté de la couronne”, mais ils n’ont as mentionné lesquels. Peut-être se sont-ils arrêtés courts dans le partage de cette information parce qu’ils ne pouvaient pas se figurer quels pouvaient bien être ces “autres moyens”.

Quoi qu’il en soit, le rapport final de la CVR échoue à expliquer pour quelle raison les nations originelles de ce continent devraient avoir pour acquiescer à l’affirmation du Canada sur un droit de domination de la couronne sur elles. Maintenant, la base conceptuelle de l’affirmation de droit de domination de la couronne sur les nations natives s’est révélée n’être qu’une escroquerie basée sur la bible, le christianisme, des bulles pontificales et le racisme européen ainsi que les idées exprimées par le juge de la Cour suprême des Etats-Unis John Marshall dans sa décision dans l’affaire Johnson contre M’Intosh qui fut édictée par la Cour Suprême en 1823.

= = =


Résistance au terrorisme depuis… 1492 !

 

Lire le contre-rapport de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) du Canada (PDF):

“Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada”, Tribunal International des Disparus du Canada (TIDC)

Lectures complémentaires en PDF :

“Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte, Steven Newcomb, 2008

“Comprendre le colonialisme” avec Peter D’Errico et Steven Newcomb

“Wasase” et “Manifeste indigène”, Taiaiake Alfred

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

 


Steven Newcomb, Shawnee
Historien & légiste

 

L’origine du mal profond raciste américain… L’institutionnalisation de la domination et de la suprématie (Tony Cartalucci)

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Dans le texte ci-dessous, Cartalucci analyse lucidement le racisme yankee profondément ancré dans une vision hégémonique, colonialiste et coercitive du monde. Nous ajouterons ici qu’il en va de même pour tout l’occident, qui voit le reste du monde comme son terrain de jeu et d’exploitation, peuplé de gens racialement et culturellement inférieurs qui doivent être dominés, exploités, amenés à la raison du plus fort, bien entendu “pour leur plus grand bien et leur plus grand avantage”…
L’occident colonial n’est pas une chose du passé, il est toujours des plus vivaces, actifs et meurtriers. La dernière mouture en date et se mourant s’appelant l’empire anglo-américano-sioniste. Une alliance dans la folie de peuples se croyant “élus” d’un dieu aussi illusoire que sanguinaire.
N’oublions jamais que l’Europe chrétienne a conquis le monde au nom de la  “doctrine chrétienne de la découverte”, qui a été intégrée au “droit américain” par décision de la Cour Suprême des Etats-Unis, Johnson vs McIntosh, Marshall, 1823… Le tout fondé sur 3 bulles pontificales “Dum Diversas” (1452), “Romanus Pontifex” (1455) et “Inter Caetera” (1493).

La racine profonde du mal colonial est là… La racine profonde du marasme de la société humaine réside en la division historique de la société humaine en une entité dominante et une entité dominée au gré de la séparation du pouvoir du corps social. Cet évènement a mis en branle les mécanismes politiques puis économiques de la domination et de l’exploitation d’un groupe par un autre. Quand on connaît le mal, on entrevoit son remède…

~ Résistance 71 ~

 

 

Pour l’Amérique, la vie des Noirs n’a que parfois une importance

 

Tony Cartalucci

 

6 juin 2020

 

url de l’article:

https://landdestroyer.blogspot.com/2020/06/to-america-black-lives-only-sometimes.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il ne fait aucun doute que le colonialisme et le racisme siègent à la racine des problèmes domestiques des Etats-Unis. La poussée constante pour dominer l’autre à l’étranger est directement liée à la croyance que ceux qui sont aussi différents à la maison doivent aussi être dominés.

Il y a toujours aujourd’hui des Américains vivants qui se rappellent des lois ségrégationnistes qui nièrent aux noirs Américains leurs droits fondamentaux et leur dignité humaine. Avant cela, ce n’était qu’esclavage direct.

Aujourd’hui même, le racisme est toujours institutionnalisé. Il suinte de la culture américaine, se situant juste sous une couche bien superficielle de tolérance et d’égalité.

Ceci n’est pas seulement au sujet des blancs qui demeurent racistes envers les noirs et autres minorités, produit de la culture en phase terminale de l’Amérique malade, mais c’est aussi au sujet de ce racisme fondamental qui siège toujours au cœur même de la politique étrangère et interne des Etats-Unis, qui n’est pas seulement contre les noirs, mais aussi contre toutes les races de cette planète des Africains aux Asiatiques en passant même par les Slaves.

Les Etats-Unis sont une nation qui encouragent leur peuple à détester des groupes entiers de gens à l’étranger afin de justifier des guerres si injustes et autrement injustifiables. Arabes, Chinois, Russes, tous sont diabolisés avec une haine et une bigoterie encouragées et mises en place par la culture populaire américaine. Ce n’est pas difficile de comprendre pourquoi dans une telle nation, la haine des autres groupes est facilement justifiée dans les esprits racistes et des injustes.

Pas seulement pour la police, mais aussi pour la politique étrangère des Etats-Unis, le racisme est une caractéristique clef

Ce fut sous le (1er président noir-américain) Barack Obama que les Etats-Unis ont décimé la nation nord-africaine de la Libye, déposant son leader Mouammar el Kadhafi, un champion de la dignité africaine et du progrès et le champion de dizaines de milliers de noirs Africains qui voyagèrent vers la Libye pour y travailler et y trouver une vie meilleure, du travail et une meilleure vie Kadhafi et la Libye leur donnèrent, jusqu’à ce qu’il soit brutalement assassiné et son gouvernement remplacé par des terroristes racistes et lourdement armés, soutenus par les Etats-Unis et leurs alliés européens.

Ces militants soutenus, financés et armés par les USA en Libye traquèrent sans merci la population noire de Libye, les tuant, les torturant et même les vendant comme esclaves sur des marchés en plein-air, chose pourtant jugée impensable au XXIème siècle, mais rendu possible par les Etats-Unis, sa politique étrangère criminelle et son racisme profondément enraciné ainsi que son sens de la suprématie et ce malgré le fait d’avoir un “président noir” à l’époque.

Obama n’est pas loin s’en faut le seul à blâmer, il a simplement continué là où les autres avaient arrêté et son successeur, Donald Trump, est simplement le suivant dans la lignée de simplement continuer cette injustice américaine dans le monde entier. Le fait qu’Obama soit noir n’a fait aucune différence et a simplement servi à illustrer que bien que des simili-changements se produisirent, la pourriture fondamentale de l’injustice, du racisme et de la suprématie d’une nation, persiste.

Quand une nation est capable de justifier le fait de refuser à un groupe de gens toute sa dignité et ses droits en tant qu’êtres humains, elle est sur une sérieuse pente savonneuse qui mène à tous les abus possibles et imaginables.

Si les vies noires ont de l’importance (Black Lives Matter), elles doivent en avoir toujours, partout et à tout moment

Tout cas de brutalité policière est tragique et doit être adressé en tant que problème de plein droit. Si des policiers ont tué George Floyd parce qu’il était noir de surcroit , cela représente un problème supplémentaire qui doit aussi être traité.

Si les Américains croient vraiment que les vies noires ont une importance, alors ils doivent s’impliquer dans le combat contre cette injustice et aussi pour toutes les autres victimes du racisme et de la suprématie américains. S’ils ne se manifestent que lorsque cela est “mode” et très “in” de le faire, alors cela revient à ne pas en parler du tout.

S’ils sont silencieux lorsque l’Amérique massacre en masse des noirs à l’étranger, assassinant des gens bronzés à travers la planète ou tentant de normaliser le racisme contre les Asiatiques, en particulier les Chinois, alors ils sont complices d’un racisme profondément enraciné et institutionnalisé soulignant la politique étrangère américaine et l’injustice industrielle s’étendant au monde entier qu’elle représente et cette sorte de racisme qui se manifeste comme injustice totale envers les Américains de couleur à la maison.

L’Amérique a besoin d’une authentique opposition à son racisme et non pas d’une de ces poses toujours des plus opportunistes.

Des politiciens américains à l’image d’Alexandria Ocasio-Cortez, posent comme des gens motivés envers l’égalité raciale et contre le racisme, et pourtant elle soutient régulièrement les agressions de l’armée américaine à l’étranger qui pourtant ne cible que des nations peuplées de gens noirs, bronzés ou asiatiques.

Sa plus récente démonstration d’hypocrisie fut son soutien à l’ingérence américaine à Hong Kong, une extension de la saisie et de la subjuguation de territoire chinois par l’empire britannique.

L’empire britannique a aussi, bien entendu, poursuivi sa politique étrangère de manière entièrement basée sur la croyance que les occidentaux blancs étaient supérieurs à tous les autres et que c’était leur droit, même leur devoir (NdT: tout comme le déclara également en France le raciste, colonialiste Jules Ferry devant la chambre des députés de la IIIème République…), d’imposer la “civilisation” britannique sur les races “païennes”, La Chine ne fit pas exception à cette croyance.

Alexandria Ocasio-Cortez comprendra ou pas que son soutien de l’ingérence américaine à Hong Kong aide à perpétuer cette infâme tradition et cet ignoble agenda, croyant que soutenir la “démocratie” à Hong Kong n’est simplement pas la même mouture de racisme anglo-américain qui n’est en fait que maquillée pour une audience plus large et plus sensible à l’échelle mondiale. Elle ne fait que soutenir le racisme, l’hégémonie et la suprématie, de la même manière.

Les vies noires n’auront jamais d’importance aussi longtemps que “Black Lives Matter” demeure un slogan politiquement creux scandé par des intérêts capables d’ignorer ou même de soutenir une injustice colportée par les Etats-Unis contre les autres à l’étranger, incluant des noirs.

Le racisme profondément ancré est juste un des nombreux symptômes d’un désir général hégémonique et de notions de suprématie raciale, culturelle et politique sous-jacente. Jusqu’à ce que ce grave problème ne soit pris en compte, le racisme continuera, n’ayant que des efforts superficiels et futiles pour le contrecarrer.

Aussi longtemps que l’Amérique croira qu’elle est meilleure que tout ce qu’il y a à l’extérieur, qu’elle justifiera l’exploitation, la coercition et même l’agression militaire forcenée pour s’affirmer et poursuivre ce qu’elle voit comme “ses intérêts”, le racisme et l’injustice perdureront domestiquement. Les mêmes intérêts financiers et entrepreneuriaux qui pilotent l’injustice à l’extérieur voient la population américaine, blanche et noire confondue, comme un autre segment de marché à utiliser, exploiter et abuser, à diviser et conquérir, à écraser pour leur propre intérêt.

Les vies noires ont une importance, qu’elles soient étouffées par un flic blanc raciste en Amérique ou bombardées par des avions yankees (NdT: et français…) en Libye. Dès que les Américains pourront s’unifier en compréhension et en opposition à ce racisme et cette injustice omni-présents, alors quelque chose pourra être fait, autre que de shooter dans la boîte de conserve en descendant la rue pendant quelques mois encore… jusqu’à la prochaine vidéo d’un abus policier émergeant en ligne.

L’Amérique ne guérira jamais de sa haine et de sa division domestiques si tout cela demeure entièrement construit sur la projection et le profit de la haine et de la division que nous menons à l’étranger. Ce ne fut jamais une coïncidence si les champions légendaires de l’égalité, des gens comme Martin Luther King Jr, étaient toutes et tous opposés au racisme et à l’injustice intra muros et n’eurent de cesse que de s’opposer également à l’agression et à l’hégémonie américaines à l’étranger.  Les deux sont intimement liés par le fil commun de l’injustice fondamentale. Tant que les deux ne sont pas exposés et totalement écrasés, tous deux continueront indéfiniment.

 

Analyse historique : Les Etats-Unis… épitomé de la culture coloniale occidentale, de son racisme et de sa barbarie (Andre Vltchek)

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“Les Etats-Unis d’Amérique… créés par une clique d’esclavagistes qui voulurent être … libres !”
~ George Carlin ~

George Floyd… Parce que nous sommes tous des colonisés !
~ Résistance 71 ~

 

“Le monde ne peut pas respirer !” Écrasé par les Etats-Unis, un pays construit sur le génocide et l’esclavage

 

Andre Vltchek

 

5 juin 2020

 

Source de l’article en français:

https://www.mondialisation.ca/le-monde-ne-peut-pas-respirer-ecrase-par-les-etats-unis-un-pays-construit-sur-le-genocide-et-lesclavage/5646323

 

Plus de deux siècles de mensonges sont maintenant dévoilés. Les contes farfelus sur la liberté et la démocratie s’effondrent comme des châteaux de cartes.

La mort d’un homme déclenche une avalanche de rage chez ceux qui, pendant des années, des décennies et des siècles, ont été humiliés, ruinés et exterminés.

Cela s’est toujours passé de la même manière tout au long de l’histoire de l’humanité – une seule mort, une seule « goutte de trop », un événement qui déclenche toute une chaîne d’événements, et soudain, plus rien n’est pareil. Rien ne peut plus être pareil. Ce qui semblait inimaginable hier encore, devient « la nouvelle normalité » littéralement du jour au lendemain.

Depuis plus de deux siècles, le pays qui se qualifie lui-même de pinacle de la liberté, est en fait tout le contraire de cela ; l’épicentre de la brutalité et de la terreur.

Dès sa naissance, afin de « libérer l’espace » pour ses colons européens brutaux et impitoyables, il a systématiquement liquidé la population locale du continent, au cours de ce qui pourrait largement être décrit comme l’un des génocides les plus scandaleux de l’histoire humaine.

Lorsque les Blancs ont voulu des terres, ils les ont prises. En Amérique du Nord, ou n’importe où dans le monde. Dans ce qui est aujourd’hui les États-Unis d’Amérique, des millions « de natifs » ont été assassinés, infectés volontairement par des maladies mortelles ou exterminés de différentes manières. La grande majorité des premiers propriétaires légitimes de la terre ont disparu. Les autres ont été enfermés dans des « réserves ».

En même temps, la « Terre de la Liberté » a prospéré grâce à l’esclavage. Les puissances coloniales européennes ont littéralement pourchassé les êtres humains sur tout le continent africain, les empaquetant, comme des animaux, dans des bateaux, afin de satisfaire la demande de main-d’œuvre gratuite dans les plantations d’Amérique du Nord et du Sud. Les colonialistes européens, main dans la main, ont coopéré, en commettant des crimes, dans toutes les parties du monde.

Que sont réellement les États-Unis ? Quelqu’un se demande-t-il, en faisant des recherches sur ses racines ? Qu’en est-il ; une réponse simple et honnête : Les États-Unis sont essentiellement la progéniture musclée de la culture colonialiste européenne, de son exceptionnalisme, de son racisme et de sa barbarie.

Encore une fois, des faits simples : d’énormes parties des États-Unis ont été construites sur l’esclavage. Les esclaves étaient humiliés, violés, torturés, assassinés. Quelle façon monstrueuse d’écrire les premiers chapitres de l’histoire du pays !

Les États-Unis, un pays de liberté ? Pour qui ? Sérieusement ! Pour les blancs chrétiens ?

Quel récit déformé ! Pas étonnant que notre humanité soit devenue si perverse, si immorale, si perdue et confuse, après avoir été façonnée par un récit qui a été fabriqué par un pays qui a exterminé la grande majorité de ses propres fils et filles indigènes, tout en s’enrichissant démesurément grâce à des vols inimaginables, des meurtres de masse, l’esclavage et plus tard – le semi-esclavage de la dictature corporative sauvage !

La brutalité endémique et institutionnalisée aux États-Unis a fini par s’étendre à toutes les régions de la planète. Aujourd’hui, depuis plusieurs décennies, les États-Unis traitent le monde entier comme une multitude d’esclaves personnels. Qu’est-ce qu’ils nous offrent à tous : des guerres constantes, des occupations, des expéditions punitives, des coups d’État, des assassinats réguliers de dirigeants progressistes, ainsi qu’un pillage complet des entreprises. Des centaines de millions de personnes ont été sacrifiées sur le grotesque autel américain de la « liberté » et de la « démocratie ».

Liberté et démocratie, vraiment ?

Ou peut-être simplement le génocide, l’esclavage, la peur et la violation de tous ces rêves humains merveilleux et naturels, et de la dignité humaine ?

Puis la mort d’un seul homme dont le cou a été écrasé par le genou d’un flic sans pitié. Et le pays a explosé. Des centaines de milliers de combattants et de militants pro-démocratie inondent maintenant les rues de Minneapolis, Washington, New York, Atlanta, Los Angeles et d’autres villes américaines.

La mort de George Floyd est vraiment un symbole, car les Noirs sont assassinés de la manière la plus méprisable qui soit, presque tous les jours. De janvier 2015 à ce jour, par exemple, 1 250 citoyens afro-américains ont été abattus par la police, aux États-Unis démocratiques.

Dans le « Pays de la Liberté », 2,3 millions d’êtres humains pourrissent vivants dans les prisons de plus en plus privatisées. Le taux de prisonniers aux États-Unis est le plus élevé au monde. Garder les gens derrière les barreaux est une affaire de gros sous. Les minorités constituent un pourcentage disproportionné des détenus.

Et ce n’est pas tout. En fait, le monde entier est déjà devenu une immense prison. Regardez autour de vous : la planète entière est maintenant surveillée, contrôlée à la manière très spéciale et très approfondie des États-Unis ; surveillée, brutalisée, et si elle ose protester – impitoyablement réprimée.

Les termes essentiels sont tous déformés. Le pays qui maltraite son propre peuple, ainsi que le monde entier, est défini par son système de médias et de propagande d’entreprise, comme « libre » et « démocratique ». Les nations qui défendent leur propre peuple contre le diktat brutal de l’empire sont insultées, appelées « régimes » et « dictatures ».

J’ai déjà décrit cette folie dans mon livre de 800 pages, « Exposer les Mensonges de l’Empire », après avoir été témoin de certaines des tendances les plus meurtrières déployées par les États-Unis dans quelque 160 pays.

Le meurtre de George Floyd a déchaîné la résistance ; il a ouvert les yeux d’un grand nombre de personnes. Aux États-Unis, et partout ailleurs. M. Floyd, les Afro-Américains, les Amérindiens et les autres opprimés des États-Unis sont les frères et sœurs de ces milliards d’hommes et de femmes qui sont, à ce jour, colonisés, brutalisés et assassinés par l’Empire, partout dans le monde.

Que ce soit le début d’une nouvelle vague de la lutte de libération mondiale !

Maintenant, de plus en plus de gens peuvent enfin voir ce que peu d’entre nous ont répété pendant des années : Le monde entier a le cou écrasé par la botte américaine. Le monde entier « ne peut pas respirer » ! Et le monde entier doit se battre pour son droit de pouvoir respirer !

= = =

Lire aussi:

Nous sommes tous des colonisés!

Effondrer le colonialisme 

« Vous ne pouvez pas être neutre dans un train en marche » Howard Zinn

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Et aussi :

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

… Nous mêmes (photo ci-dessous: Oka 1990)

Évolution vers la société des sociétés avec quelques textes choisis d’Elisée Reclus

Posted in actualité, crise mondiale, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 7 juin 2020 by Résistance 71

 

 

Résistance 71

 

7 juin 2020

 

Suite à notre publication du PDF du texte phare d’Élisée Reclus « Évolution et révolution », Jo nous a réalisé une compilation de textes choisis de ce géographe anarchiste, grand ami d’un autre géographe, Pierre Kropotkine et autres grands penseurs anarchistes de la fin XIXe début XXème siècle.

« L’évolution et la révolution sont les deux actes successifs d’un même phénomène. » disait Reclus, elles sont la dynamique organique du changement universel que l’État et la dictature marchande ont mis de force entre parenthèse, même s’il est clair que ces deux entités sont en elles-mêmes des parties de l’évolution. Nous devons passer par le marasme de l’échec total  de l’économie politique étatico-capitaliste pour nous émanciper finalement de la dictature et embrasser la société des sociétés dans sa réalisation pratique organique, ontologique.

Elisee_Reclus_textes_choisis (PDF)

A lire et diffuser sans modération

L’après CoV19… Amérique en flamme, bienvenue à Barbouzeland, la guerre contre les peuples suit son cours (Veterans Today)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 juin 2020 by Résistance 71

 

 

“Nous voyons les oppresseurs unifiés dans leur entrainement et leurs pratiques, ils utilisent les mêmes techniques de domination. Entre la communauté Black Lives Matter et la communauté palestinienne et bien d’autres communautés dans le monde, nous devons nous unifier contre ces systèmes. Ce sont les mêmes systèmes d’oppression qui affectent toutes ces communautés, en conséquence nous devons lutter et riposter ensemble.”
~ Huda Ammori du groupe “Apartheid off Campus “, juin 2020 ~

Lire notre essai en rapport avec cette citation:
« Nous sommes tous colonisés! »

Lire notre article précédent sur le sujet:
« L’après CoV19 ou la chute totalitaire, des barbouzes alimentent les émeutes à Yankland suite au meurtre de George Floyd »

 

Le cas étrange d’une Amérique en flamme

 

Gordon Duff

 

1er juin 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/06/01/neo-the-strange-case-of-an-america-in-flames/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pendant plus d’une décennie, le monde a vu des émeutes qui n’en étaient pas du tout, Place Maidan en Ukraine , Hong Kong, Tripoli, Le Caire, nous avons vu des attaques terroristes, Paris, Boston et d’autres. Tout cela fut mis en scène.

Maintenant, l’Amérique est en flamme.

Y a t’il ici quelque chose de commun ? Il ne faut pas être un génie pour comprendre que l’Ukraine a été renversée par un complot de la CIA ou que le printemps arabe, cette série de fausses révolutions, échouées, et en Syrie, furent aussi des mises en scène, chacune d’entre elles sans exception.

Maintenant, ceux qui ont mis le monde à l’envers sont prêts à se retourner “encore” pour mettre les Etats-Unis un pas plus proche du cauchemar orwellien prédit par les analystes politiques après l’élection de 2016. (NdT: qui mit Trump au pouvoir)

Les outils utilisés furent façonnés dans un monde post-11 septembre, alimentés par de fausses guerres, un faux terrorisme, des milliers de milliards de dollars de richesse volée et une bureaucratie de la sécurité qui emploie maintenant plus de 2 millions d’américains, presqu’autant que les prisonniers incarcérés aux Etats-Unis.

Où réside le “cœur noir” de l’État profond des Etats-Unis ?

Il est temps maintenant pour que l’Amérique bénéficie de ces années de connaissance et d’expérience glanées par l’école du renseignement militaire de Fort Huachuca en Arizona, où furent entraînés ceux qui planifièrent Maïdan et Hong Kong.

Nous voyons maintenant les mêmes visages brûlant des voitures de police et menant des groupes d’émeutiers bizarrement bien formés et exclusivement blancs dans des douzaines de villes ; l’histoire est toujours la même : des manifestations pacifiques menées par les africains-américains se déroulent, puis les contre-manifestants se pointent et le brûlage et le pillage commencent, comme par hasard.

Les manifestants violents ? Ils sont blancs, mais plus que ça, c’est une répétition de ce que nous avons vu à maintes reprises, que ce soit les rues de Dallas en 1963 ou Hong Kong aujourd’hui.


Barbouzerie en action…

Qui sont-“ils”, les acteurs de ce théâtre de rue ?…

  • Des membres des forces spéciales commandos et du renseignement militaire de l’armé américaine
  • Des sous-traitants du renseignement comme Black Cube et des groupes liés à l’équipe DeVos/Prince, la crème de la communauté mercenaire
  • Des membres infiltrés de la police et des représentants du FBI Washington Field Office
  • Des politiques de terrain financés par des think tanks de Washington

La science du recrutement de “flash mobs” en utilisant les médias sociaux et la direction de la guerre urbaine est une spécialité de l’armée de terre des Etats-Unis. En fait, c’est la façon préférée de combattre les guerres des Etats-Unis de nos jours, émeutiers, terroristes, assassinats ciblés et propagande obscure.

Maintenant, tout cela est retourné contre les Etats-Unis dans une année électorale où le président en exercice est largué dans les sondages et blâmé, à juste titre, pour le plus grand désastre de l’histoire [la gestion de la pandémie CoV19].

Quelles politiques de Trump maintiennent donc l’armée, la CIA et la police entre autres, la main dans la main pour détruire le pays ? Est-ce l’énorme défiscalisation des riches ? La réduction de la population au travers de la mauvaise gestion de la pandémie ? Ou est-ce la défense d’Israël en ignorant à quel point d’absurdité et d’insanité cette nation est arrivée ?

Y a t’il de plus sinistres raisons, cela a t’il une importance ?

Ground Zero Minneapolis

Le meurtre de George Floyd, un agent de sécurité de boîte de nuit, par plusieurs policiers, incluant le collègue de longue date de Floyd du El Nuevo Rodeo Nightclub, Derek Chauvin, est supposé avoir déclenché des manifestations “organiques”.

Mais il n’y a rien “d’organique” au sujet de tout cela, pas l’étrange coïncidence que Floyd et son meurtrier, ou l’un d’entre eux, se connaissaient assez bien et de longue date, quelque chose que les médias ont dûment découvert pour très rapidement l’enterrer, comme s’ils avaient été ordonnés de le faire. Remontons quelques semaines en arrière. Des Américains mouraient, alors seulement quelques dizaines de milliers et non pas les plus de 100 000 à l’heure où j’écris ces lignes. Des manifestants ont envahi le Capitole de l’état du Michigan à Lansing, tous armés jusqu’aux dents, certains avec des armes automatiques militaires et des chargeurs de grande capacité. Ils rentrèrent dans le bâtiment pour impressionner les législateurs. La police ne fit rien.

Les organisations impliquées, malgré la pandémie, bougeaient ouvertement d’état en état, conduisant les mêmes véhicules, voyageant des milliers de kilomètres et, vous l’avez deviné, alors que tout ceci était illégal, la police ne fit rien.

Bien entendu, ces organisations étaient financées par Betsy DeVos, la sœur d’Erik Prince (NdT: le barbouze milliardaire fondateur de l’agence mercenaire Black Water/Xe/Academi ou quelque soit le nom aujourd’hui, dont la sœur Betsy, milliardaire sans aucune éducation ni diplôme, n’ayant jamais eu d’expérience de près ou de loin avec quelque école que ce soit, soutenant l’éducation privée, ayant donné plus de 200 millions de dollars à des écoles religieuses, est devenue ministre de l’éducation de Trump après avoir participé à hauteur de 9 millions de dollars dans la campagne électorale de celui-ci en 2016, bref un foutage de gueule en règle…), la main suspectée derrière plus d’une douzaine de conflits dans le monde.

Puis, alors qu’il apparaissait que beaucoup de ceux qui portaient ouvertement des armes militaires dans des bâtiments gouvernementaux étaient légalement interdits de porter ou de posséder des armes et même de voter à cause de condamnations et de problèmes de violence domestique, la police ne fit toujours rien.

Maintenant la police fait tout, particulièrement lorsque confrontée par des manifestations pacifiques à travers le pays. Plus c’est pacifique, plus violente est la police (NdT: ça vous rappelle quelque chose, Gilets Jaunes ?…)

Puis attendez un peu, et les mêmes visages se pointent, le type militaire à la coupe “carrée” de ceux qui lancent des cocktails molotov et des morceaux de béton. Aucune manifestation ne peut rester pacifique alors qu’une police militarisée requiert la violence pour lâcher ses “chiens méchants” et “armes menaçantes”, comme l’a dit Trump dans un tweet du samedi 30 mai 2020.

Puis, il y a les armées d’adolescents des banlieues blanches, amenées par les réseaux sociaux, chaque vidéo les montre et personne, sauf ceux qui essaient désespérément de maintenir les manifestations pacifiques, ne pose la question : mais pourquoi sont-ils ici ?

Réponse facile également : l’utilisation par la CIA et l’armée US d’”influenceurs sociaux” pour mettre en scène des évènements violents. La CIA et l’armée adorent ces “adolescents blancs”, enfants du privilège et de la désaffection, qui sont le plus facilement menés à la violence.

A quoi croyez-vous que servent les jeux vidéos ?…

Le logiciel spécialisé utilisé pour organiser et “lâcher” ces gens, une version modifiée du même logiciel que les groupes politiques utilisent, a fait une véritable carte de chaque nation de la planète et identifié des centaines, des milliers d’”influenceurs” primordiaux à qui on fournit “du matériel ciblé” et pour ceux qui sont dans le premier tiers, sont payés pour le faire.

Sous eux, il y en a des millions, dans chaque nation, profilés par une Intelligence Artificielle (IA) que les Etats-Unis affirment n’existe pas, certains sont fichés “utiles”, les autres fichés pour être arrêtés ou pire.

J’ai personnellement travaillé sur ces programmes, logiciels, je possède ce logiciel. je l’ai vu déployé en Egypte en toute première main, mais aussi dans d’autres nations, créant couche après couche de cartographie humaine qui montre chaque voisinage, cartographie cette marque, identifie et classifie non pas des milliers d’individus mais des millions.

Derrière les données se trouvent la planification et la capacité et celles-ci existent dans tellement de nations, des capacités que nous voyons maintenant déployées aux Etats-Unis par ces éléments criminels qui sont, en fait, le gouvernement des Etats-Unis.

L’organisation qui fait tout ceci, la planification et la capacité pour l’armée américaine est le Google Idea Groups/Google Jigsaw, travaillant de concert avec Facebook et toute une série d’entreprise de la haute technologie et menée par l’ancien conseiller à la sécurité de la Maison Blanche, Jared Cohen.


Jared Cohen de Google en conférence…
avec l’armée

Jared Cohen, en tant qu’employé de Google, enseigne la technique de guerre irrégulière utilisant les réseaux sociaux pour l’armée américaine. Cohen fait des conférences de manière régulière à West Point (NdT: l’équivalent yankee de St Cyr Coëtquidan) sur le sujet.

Conclusion

Nous avons identifié les organisations, qu’elles soient du renseignement, civiles ou militaires ou qu’elles soient politiques, c’est à dire “mondialistes”, comme actrices principales.

Nous pouvons aussi assumer sans nous tromper que chaque évènement est suivi et exploité, en fait nous savons que cela se passe ainsi. Pouvons-nous aussi assumer que beaucoup si ce n’est tous les “évènements”, sont aussi mis en scène ?

On commence alors un processus qui commence avec la question “A qui cela profite t’il ?” très rarement la réponse sera “les terroristes” ou “les chercheurs de vérité”. La réponse, invariablement, pointe vers “les suspects habituels”.

Mais ils ne seront pas nommés, pas tenus responsables, ne seront pas freinés, ni même sujets à enquête. Ils possèdent le sénat américain, un des leur est le ministre de la justice et ils contrôlent 5 des 9 juges de la Cour Suprême des Etats-Unis.

Ils ont toujours contrôlé les armes et le système carcéral.

Ils contrôlent la presse, ils contrôlent certainement l’internet, en fait, ils sont propriétaires de l’internet, c’est leur terrain de jeu, leur outil. Alors on pourrait demander, qu’en est-il des véritables aspirations d’une humanité recherchant la liberté ? Si elles existaient, les capacités pour les corrompre ou les écraser sont le pourquoi Google est Google.

Et si quelqu’un regardait dans le monde, utilisant de tels outils qu’on puisse rassembler, tout ceci implique l’internet, tout étant filtré et déformé, censuré et semé de conneries sans nom, quelle pureté de cœur pourrait-on trouver ?

Si ceci existait, Facebook le bannirait. Google le retirerait de ses listes, Youtube le censurerait.

Si cela existait, les médias l’étiquetterait terroriste et les Etats-Unis lui enverraient ses drones.

Ce serait sanctionné.


Même technique… même idéologie

Dans les rues des Etats-Unis, des milliers de personnes se battent pour leur vie contre une police vicieuse et militarisée qui s’est alignée il y a bien longtemps avec les éléments mondialistes.

Il n’y a pas de ligne de séparation entre la police et l’armée, la police et une agence d’espionnage ou la police et en fait… les criminels.

Depuis deux décennies, le but principale de l’armée des Etats-Unis a été de créer une atmosphère mondiale dans laquelle l’état policier contrôle, dans laquelle la surveillance totale et le contrôle total, manipulation totale, existent dans le monde.

La “communauté du monde des affaires” le demande.

Maintenant, ici même aux Etats-Unis, tous les trucs employés contre la Libye, la Syrie et l’Ukraine nous reviennent en effet boomerang… en pleine tronche !

= = =

Note de Résistance 71 : Comme malheureusement beaucoup d’analystes de l’altmedia, Duff et VT publient des analyses essentielles, mais ne proposent jamais de solution si ce n’est occasionnellement de voter pour Pierre, Paul ou Jacques, pensant qu’il suffit de changer le management pour que le système change et devienne vertueux. Leur naïveté (?) est touchante, mais il est temps de comprendre qu’en fin de compte…

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


vaincra !