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Résistance au colonialisme: Justin Trudeau représentant de l’entreprise coloniale appelée « Canada » accroché en Colombie Britannique… (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 21 janvier 2019 by Résistance 71

Gilets Jaunes !… Réfléchissons à ceci car leur lutte est la notre et notre lutte est la leur, nous sommes tous inter-connectés et faisons tous partie d’un vaste réseau planétaire de résistance et de rébellion contre l’ordre anti-naturel dictatorial des choses. Les Gilets Jaunes SONT LES POPULATIONS NATIVES OPPRIMEES de la terre de France. Le premier ministre canadien est l’intendant collecteur pour la « couronne » comme Macron est l’intentant collecteur pour l’oligarchie (elle aussi affiliée à la « couronne » de la City de Londres car le CAC40 est une succursale de La City…). Trudeau discute et se fait accrocher par la résistance anti-coloniale, ce qui ne risque pas d’arriver à Micronus 1er qui refuse le débat public et fait dans son froc.

La fin est proche pour l’oligarchie ainsi que pour l’État, cette entité artificielle de la division et de l’oppression/exploitation, aidons les à disparaître, c’est une mesure de salubrité publique…

~ Résistance 71 ~

 

Loi naturelle, loi de la terre…

 

La Colombie Britannique avant l’établissement colonial

 

Mohawk Nation News

 

15 janvier 2019

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/01/15/b-c-before-colonial-settlerism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous retournerons en l’état (politique) des choses telles qu’elles étaient juste avant l’arrivée des chrétiens (européens) sur l’Île de la Grande Tortue et vers un monde durable ayant la reconnaissance et le respect de toute vie dans nos relations avec notre terre-mère.

A Kamloops en Colombie Britannique (NdT: côte ouest canadienne), l’envahisseur immigrant et premier ministre de l’entité coloniale, Justin Trudeau, a admis que “nous avons une longue et terrible histoire”. Toute vie originelle sur l’Île de la Grande Tortue vivra selon les préceptes de Kaianerekowa (grande Loi de la Paix) et de Teiohateh (wampum deux rangées), toutes deux fondées sur le pouvoir de nos esprits. L’entreprise coloniale illégale connue sous le nom de “Canada” n’existera plus ; sont déclarés nuls et non avenus tout ce qui est connecté avec la colonie du Canada aussi insignifiant soit-il tels que la loi sur les Indiens (Indian Act), les conseils de bandes, les lois sur les terres indiennes de 1924, tus les tribunaux coloniaux en résidence sur l’Île de la Grande Tortue, la monnaie de singe du dollar, les camps de prisonniers de guerre appelés “réserves”, les pensionnats pour Indiens, le christianisme, les traités, les lois d’immigration et les immigrants, ce pur crottin de cheval appelé “constitution du Canada”, qui ne fut jamais ratifiée par le peuple canadien, qui présume être au-dessus de nous, tous les titres de “propriété” de la “couronne” et ce depuis le début, etc…

Note de R71: La vidéo de la conversation avec J. Trudeau est inclue dans l’article dont le lien figure ci-dessous…

https://www.kamloopsthisweek.com/news/trudeau-takes-questions-handles-outbursts-at-kamloops-town-hall-meeting-1.23589598

A Kamloops en CB le 9 janvier 2019, le premier ministre Justin Trudeau plaida coupable de tous les crimes d Canada contre la vie sur l’Île de la Grande Tortue. Il sera tenu responsable de ses paroles. Ceux qui ne suivront pas Kaianerekowa et Teiohateh devront quitter l’Île de la Grande Tortue. Nous les peuples natifs pouvons maintenant exercer nos devoirs et nos responsabilités comme elles furent déterminées par la nature/création. Justin Trudeau n’a aucun pouvoir de donner l’auto-détermination à quiconque. Il admet sans ambages que le Canada a violé Kaianerekowa et Teiohateh.

Trudeau veut 1 million de nouveaux immigrants au Canada. Chaque immigrant doit passer un test administré par le véritable peuple natif naturel de l’endroit. Nous déciderons qui vient sur nos territoires. Ceux qui ne connaissent pas et ne s’engagent pas personnellement à suivre Kaianerekowa et Teiohateh ne peuvent pas rester ici. Le premier ministre Justin Trudeau a fait le commentaire suivant à la réunion de la mairie de Kamloops en Colombie Britannique, le 9 janvier 2019 (dans l’enregisterement entre 45:43 et 51:29)

Note de R71: entre crochets et en italique sont les commentaires de MNN sur les réponses de Trudeau…

Premier Ministre: “Oui, vous avec le foulard rayé, oui”.

Question: “Hello, mon nom est Tilly. Je viens de la nation Stl’atl’lmx et je viens ici avec mes prières et avec mes ancêtres et aujourd’hui je veux vous demander ce que vous allez faire pour arrêter l’oppression et la constante mise de nos peuples sous le joug de la colonisation ? Quand allez-vous nous rendre nos droits ? Quand allez-vous commencer à vous intéresser de qui nous sommes et cesser de nous voir seulement en rapport avec nos terres ?”

Réponse du premier ministre: “Merci de votre question, Tilly. Le Canada a une longue et terrible histoire en regard des peuples indigènes. Nous avons échoué de manière consistante en tant que pays envers notre parole initiale donnée et dans l’intention même des traités. Nous n’avons pas traité les peuples indigènes comme des partenaires et comme les gardiens, les “stewards” de cette terre. Nous les avons marginalisés et nous sommes comportés de manière coloniale paternaliste manquant sévèrement de respect envers les peuples natifs, premiers et gardiens de la terre. Nous avons beaucoup à nous excuser et beaucoup à travailler dans le futur pour gagner le respect mutuel.”

[Là réside l’admission de culpabilité faite par Trudeau..]

“Okay, Hier après-midi donc, j’ai eu l’opportunité de m’assoir à Ottawa avec les leaders des nations premières agissant sous les traités modernes d’auto-gouvernement. Des nations qui sont sorties de la relique coloniale qu’est la loi sur les Indiens (Indian Act) 

[Ces “leaders” sont des acteurs indiens coloniaux payés qui parlent pour le Canada mais ne peuvent en aucun cas parler pour les peuples natifs et originaux de l’Île de la Grande Tortue. Les décisions légitimes doivent être prises par chaque natif sur l’Île de la Grande Tortue.]. Et nous travaillons avec eux sur un auto-gouvernement complet et nous travaillons avec eux de manière à ce qu’ils puissent leurs propres décisions au sujet de leur terre, sur le comment ils s’occupent de leur peuple, comment ils les servent, comment ils vont de l’avant de manière responsable qui soit leur choix et voilà pourquoi nous travaillons sur deux niveaux concernant ce problème…

[Ici, Trudeau soliloque car ces gens sont ses sous-fifres payés pour la sale besogne. Leur plan est de balkaniser le peuple natif de l’ouest en créant un conflit sans fin entre nous…]

(Ici il y a une réponde du public) Le premier ministre dit: 

“Je comprends bien. J’essaie de répondre à sa question, ai-je le droit de répondre à sa question ? Madame ? Merci… Donc Tilly, voici les deux niveaux sur lesquels nous travaillons: 

1- Les services indigènes et 

2- les relations indigènes. 

Sur le sujet des relations, nous savons que nous devons sortir de sous cette loi sur les Indiens (Indian Act).

[Nous allons retourner à avant le 25 octobre 1924, quand nous contrôlions toute la terre. On va commencer par çà…]

Nous devons aller vers le fait que vous puissiez décider et être en contrôle de vos communautés, en contrôle de vos territoires, en contrôle de votre futur, en contrôle de nouveau de vos enfants, en contrôle de vos destinées qui vous été retirées au gré des siècles et des générations.

[Il admet le crime et sera condamné !]

Et voilà la tâche, cela a pris des décennies et des siècles pour briser cette relation. Cela prendra du temps pour l’améliorer, mais nous faisons de gros progrès maintenant en ce qui concerne l’auto-gouvernance, les nouvelles relations, en soutien de tout ce qui bouge dans la bonne direction.

[Le génocide peut s’arrêter immédiatement lorsque les femmes prennent leur place en tant que kanistensera (conseil des mères) parmi nos peuples, protégées par les hommes. ] 

De l’autre côté, il y a la question des services. Il y a toujours beaucoup trop de communautés indigènes dans ce pays qui existent sous de mauvais conseils, qui n’ont pas d’écoles, pas de parité en terme financier de ce que nous investissons pour la jeunesse des communautés non-indigènes en regard des communautés indigènes…”

[Il admet ici que le Canada a perpétré tous ces crimes. Arrêtez le génocide et le vol des terres et des ressources cesseront en un instant lorsque vous nous laisserez enfin tranquilles. La nouvelle donne de l’entreprise coloniale du Canada est de transformer nos communautés en des municipalités et de faire des peuples originaux placés ici par la Nature, des serfs contribuables au bénéfice de la corporation coloniale charognarde du Canada. Le nouveau contrat proposé est appelé “L’accord d’encadrement”, le “Framework Agreement” et se trouve en débat en ce moment à la chambre commune (parlement). Ils n’ont absolument aucune intention d’honorer Teiohateh, le wampum deux rangées, ni Kaianerekowa, ni le traité de paix de Montréal de 1701.]

(Déclaration de Tilly…): 

“… Vous profitez de tout ce qui résulte de notre oppression et de notre inconfort.”

Premier Ministre: 

“Non pas du tout Tilly. Je suis prêt à entrer en partenariat avec vous pour construire le futur. Et c’est ce que nous avons fait ces trois dernières années en renouvelant cette relation… (intervention inaudible de Tilly…) Je peux comprendre votre impatience…”

[Cette nouvelle relation est de faire traverser les terres natives par l’oléoduc et de violer et de piller notre mère.]

Déclaration de Tilly: :

“… Pourquoi viennent-ils nous confronter ? Pourquoi ne mettez-vous pas ces policiers au travail pour nous protéger ? Vous protégez un sale oléoduc, ceci n’est en rien honorable… (inaudible)”

[La GRC a arrêté des gens du peuple Wetsuweten et pas les envahisseurs illégaux de l’oléoduc, pas loin géographiquement de la tristement célèbre route des larmes. Note de R71: la fameuse route en CB où beaucoup de femmes autochtones disparaissent]. 

Premier ministre: 

“Je comprends votre colère et la passion qui se dégagent de cette affaire de protéger vos terres ; ceci doit absolument être entendu. Je le respecte et le comprends.

 [Le verdict du tribunal dans l’affaire de Coastal GasLink Pipelines v. Huson dit que nous ne fûmes pas entendus…]. Je sais aussi qu’un certain nombre de leaders natifs ont soutenu et ont travaillé à ce projet d’oléoduc…”

[Les conseils de bandes sous l’Indian Act et les organisations “indiennes” nationales sont des systèmes fonctionnant à la majorité des 51%, comme leurs maîtres coloniaux. Une petite poignée d’Indiens votent et faussement parlent en notre nom. Note de R71: la vaste majorité des natifs ne reconnait pas ces “conseils de bandes” ou de “tribus -aux USA- car ils sont en dehors du système de gouvernance traditionnel que les états coloniaux eux, refusent de reconnaître pour les remplacer par les foies jaunes à leur solde… d’où la réflexion de Tilly ci-dessous.]

[Tilly: “Ce sont des vendus”] . . . .

Premier ministre; 

“Maintenant la question est que ce n’est pas au gouvernement fédéral de  décider qui va parler pour vous. Ce n’est pas mon boulot. Mon boulot est d’essayer et de travailler avec tout le monde, de travailler avec vous tous pour s’assurer que vous retrouviez le contrôle de vos terres, de votre futur, de votre destinée. Et c’est sur ce partenariat que nous travaillons et c’est difficile, très difficile.”

[Ce ne sont que les paroles d’un criminel condamné appelé Canada. Le gouvernement de la Colombie Britannique a fourni les permis et autorisations pour décimer les loups qui sont les gardiens naturels de la forêt pour la sécurité des ouvriers du pipeline/oléoduc…]

[Déclaration de Tilly]:

“… Vous n’avez pas la permission de vous trouver là et de dire que cette personne sera le leader et parlera au nom de cette nation… Vous prenez l’affaire par le mauvais bout. Venez sur cette terre et respectez nous.”

Premier ministre: 

“Okay. Merci beaucoup. Merci pour vos questions. Merci de partager tout ça. Je comprends très bien votre passion et votre colère. Je les reconnais et je vous dis que nous allons travailler ensemble pur résoudre ces problèmes. Je peux comprendre votre impatience s’il en est. Je peux comprendre votre frustration. Mais dans le même temps, je désire parler des indigènes… okay… j’écoute.”

[Ceci est sa version de fuddle duddle,. Note de R71: allusion à l’affaire du père de JT, Pierre Trudeau qui aurait en 1971 dit au parlement canadien à un membre de l’opposition “Fuck you !” et avait démenti en invoquant avoir dit:“fuddle duddle”…]

[commentaires inaudibles de Tilly]

Tilly: .

“… Je le demande au nom de mon peuple. Je veux un(e) ???… Je ne veux pas voir vos larmes de crocodile. Je ne veux pas vous voir vous excuser, je ne veux pas entendre vos histoires. Je veux voir que vous êtes désolé et je veux que vous commenciez à faire de meilleurs choix pour tous ceux vivant sur cette terre. Ce qui veut dire ceux qui n’ont pas de voix. Je parle au nom de tous les poissons qui circulent dans nos rivières, nos lacs et nos ruisseaux. Je parle de (éco)systèmes complets que vous voulez briser et voir en petits morceaux, mais ce n’est pas de cette façon que cela fonctionne. Vous devez commencer à comprendre les gars, que nous vivons dans un monde collectif, pas dans une singularité, nous vivons tous dans un monde connecté de manière très efficace et vous les gars, ne faites que le briser, vous les gars… vous les mecs brisez tant de lois, vous n’avez absolument aucune idée de ce qu’est la loi naturelle…”

[D’autres commentaires de Tilly et d’autres personnes de l’audience.]

Premier ministre: 

“Okay, okay Tilly, Je vous remercie pour ce que vous avez dit. J’ai écouté ce que vous aviez à dire. Je vous soumettrais respectueusement que peut-être vous n’avez pas écouté ce que je dis. Okay, vous n’avez pas… Tilly. Nous travaillons… Tilly, je dois vous demander… s’il vous plaît, nous devons être respectueux envers chacun qui est venu ce soir s’engager dans cette conversation. Ce n’est pas vrai. Ils viennent juste d’enlever la barricade. Ils l’ont fait cet après-midi. C’est un signe de respect rien que là. [!!!!??] Ils ont enlevé la barricade. Voilà comment tout cela est supposé fonctionner. Maintenant je pense qu’on va prendre un peu de recul, je vais prendre un peu de recul ici.

[Force et intimidation. C’était un acte belliqueux, criminel de défi. Vous avez plaidé coupable. Nous vous défions de nous rencontrer devant le tribunal international de La Haye que nous puissions faire enregistrer que le Canada était et est toujours une entité nulle et non avenue depuis le tout départ. Le Canada n’a absolument aucune légitimité sur l’Île de la Grande Tortue. L’entreprise coloniale du Canada va bientôt être fermée pour les affaires!]

Premier ministre: 

“Il y a 100 ans, quand furent posés les chemins de fer, personne ne s’est préoccupé des peuples indigènes. Personne ne s’est enquéri des peuples qui ont vécu là pendant des millénaires, de savoir si nous pouvions ou pas  lancer un chemin de fer dans un endroit donné. Ce n’est pas la façon dont nous devons procéder maintenant. Nous devons trouver une meilleure façon de faire les choses. Nous n’allons plus continuer de la sorte. Nous devons trouver une manière qui engage le respect et le dialogue et c’est exactement là-dessus que nous travaillons. Et il y aura des turbulences au long de cette voie ; mais nous allons aussi travailler très dur pour trouver une place pour le respect et la confiance alors que nous écoutons, que nous comprenons quelle est la meilleure méthode pour aller de l’avant pour vous et vos communautés. Alors merci beaucoup pour toutes vos questions ce soir. J’apprécie vos mots à leur juste valeur. Merci bien, je vais prendre une autre question…”

[Voyez l’attaque militaire sur le point de contrôle des Westuweten. Rappelez-vous du 25 octobre 1924 lorsque le Canada a illégalement passé la loi sur les terres indiennes pour voler nos terres et nos ressources pour les donner aux provinces, lois qui ont aussi créé les camps de prisonniers de guerre appelés “réserves”, les machines à tuer que furent les pensionnats pour Indiens, le système du quota sanguin, les enlèvements de nos enfants connus sous le vocable de la “rafle des années 60” et autres actes génocidaires….]

Tout ceci veut en fait dire que peu importe ce que vous les natifs ferez, nous prendrons vos terres et y ferons passer des oléoducs, alors fermez vos gueules et prenez l’os qu’on vous jette à ronger dans notre magnanimité !…

Plus de 100 nations premières issues de l’INDIAN ACT de l’entreprise coloniale appelée Canada, pourraient acheter l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain.

CECI EST UNE SAISIE DES PLUS HOSTILES DE NOTRE TERRE ET DE NOS RESSOURCES.

= = =

Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Peau_Noire_Masques_Blancs.Frantz_Fanon

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

 

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Génocide continu au Canada: Free University. le média alternatif de l’Université de Colombie Britannique dénonce…

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, chine colonialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 octobre 2016 by Résistance 71

La scène de crime appelée Université de Colombie Britannique (UBC à Vancouver): qui et qu’est-ce qui est enterré sur notre campus ?

Rapport spécial de la Free University (Université Libre), publication du média alternatif d’UBC

 

15 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2016/10/15/the-crime-scene-called-the-university-of-b-c-ubc-who-and-what-is-buried-on-our-campus/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

He les gars ! Arrêtez de fixer votre ipad pour un moment et écoutez ! Ceci vous concerne, et concerne le pourquoi payer votre inscription à UBC vous rend complice d’un crime.

Dans le sud du campus universitaire se trouve la réserve indienne des Musqueam et un homme nommé Les Guerin. Les a vécu là toute sa vie et jusqu’à récemment, a travaillé dans l’équipe de terrain. Mais maintenant il doit se cacher parce que sa vie a été menacée.

“çà a commencé la nuit où j’ai vu un type déchargé des sacs près de la décharge de la réserve et les enterrer là. Plus tard, je l’ai reconnu comme étant David Pickton, le frère du tueur en série Willie Pickton. J’ai creusé là-bas plus tard et y ai trouvé des ossements que Pickton avait enterré. Je les ai emmené à la médecine légale du SFU et il s’avéra qu’il y avait dedans des os de plusieurs femmes, mélangés avec des restes de cochons. Dave Pickton fut employé pendant plus de deux ans par la communauté Musqueam.”

Les amena sa découverte à la police et à la presse. On lui a dit de se taire et il fut même menacé par des officiels de la police. Plus tard, lorsqu’il raconta ce qu’il avait trouvé sur place, il fut viré par la communauté Musqueam et fut forcé de partir, d’après Les:

“J’ai été un ami durant de longues années de Wendy Sparrow et d’Ed John et des autres chefs de la bande de Musqueam, et j’ai beaucoup appris sur leur linge sale, comme le trafic d’enfants, la drogue et les armes qu’il amènent par le biais du chantier naval Celtic. Je sais qu’il y a des largage de cadavres dans au moins trois endroits sur le campus d’UBC, pas seulement à Musqueam. UBC est une terre provinciale, elle est donc sous la jurisdiction de la GRC. Les gendarmes ont fait disparaître beaucoup de nos femmes. Y a t’il donc un meilleur endroit pour eux afin d’y planquer leurs restes ?…

Dans un rapport spécial publié en février 2013 par la branche de l’ONG Human Rights Watch de la ville de New York, il est dit que la GRC (NdT: Gendarmerie Royale du Canada, la fameuse “police montée” canadienne) est directement impliquée dans la disparition de femmes aborigènes à travers la province de la Colombie Britannique. Dans son rapport, HRW documente comment les gendarmes violent, torturent et emprisonnent de manière routinière les femmes autochtones et souvent ces femmes simplement “disparaissent”. Un porte-parole d’HRW a affirmé que “plusieurs centaines de femmes des nations premières en Colombie Britannique ont disparu aux mains de la police et ce sous le couvert d’un écran de fumée de la tromperie officielle.”

Le campus universitaire d’UBC est copieusement arrosé du fric de bien des entreprises qui ont forcé les Indiens hors de leurs terres ancestrales et les ont fait disparaître afin de se saisir de leurs terres et leurs ressources naturelles. Des entreprises comme Weyerhauser, Timber West et B.C Hydro ne sont que quelques-unes participant au crime. Les autochtones affirment que ces entreprises et des entreprises chinoises financent des escadrons de la mort privés afin de terroriser les Indiens locaux.

Le comité des gouverneurs d’UBC est un who’s who de cette élite corporatiste criminelle, incluant le président du comité des gouverneurs, Stuart Belkin, qui est le directeur fondateur de l’entreprise bûcheronne West Timber, le chancelier de l’université Lindsay Gordon, ancien CEO de ce syndicat du lavage plus blanc de l’argent sale de la drogue, connu sous le nom de la banque HSBC et Michael Korenberg, qui gère le conglomérat de Jim Pattison Media, celui-là même qui contribue à l’enfumage de la vérité au sujet du génocide local et spécifique à la Colombie Britannique.

Ce génocide existe depuis que les premiers missionnaires catholiques et anglicans ont répandu la variole dans les communautés indiennes de la côte ouest et de l’intérieur des terres durant les années 1860. Quatorze grandes fosses communes contenant les restes des enfants des pensionnats pour Indiens jonchent la province, les restes de milliers d’innocentes victimes assassinées par les églises anglicane, catholique et unifiée du Canada et dont toutes ont un lourd héritage sur notre campus.

L’Université de Colombie Britannique (UBC) a cueilli le fruit sanglant de la conquête qui a éliminé près d’un million de personnes de notre terre et qui continue de nos jours à les décimer.

Voulez-vous toujours payer votre cotisation ? Sous le coup de la loi internationale, vous commettez un crime et un délit punissable lorsque vous financez des organisations criminelles. Décidez par vous-mêmes.

Allez voir les preuves sur www.murderbydecree.com et www.itccs.org .

Vous pouvez vous tenir au courant de la campagne pour amener devant la justice les responsables et arrêter ces crimes en écoutant Radio Free Kanata chaque dimanche à 15:00 heure pacifique sur: www.bbsradio.com/radiofreekanata .

L’université libre: libérons nos esprits, reconquérons notre monde ! 
thecommonland@gmail.com

=*=

A lire: « Meurtre par décret » (traduction Résistance 71)

Introduction au texte

« Nous sommes tous des colonisés » (Résistance 71, 2013)

Continuation du génocide des pensionnats pour Indiens au Canada… La disparition en masse des femmes autochtones et la mascarade des « enquêtes »…

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Voir notre dossier: « A découvert: génocide au Canada passé et présent » en trois parties ~ l’affaire des pensionnats pour Indiens où 50 000 enfants autochtones furent exterminés (chiffre conservateur) entre 1876 et 1996, pensionnats administrés par les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada ~

Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance d’être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Le grand étouffement canadien: l’enquête sur les femmes (autochtones) disparues ou comment faire passer l’échappatoire pour un succès policier

 

Kevin Annett

 

10 décembre 2015

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2015/12/10/the-great-canadian-cover-up-part-two-the-missing-womens-inquiry-or-making-the-getaway-look-like-a-bust/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

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“Nous avons toujours su qu’une magouille se produisait quand le chef de la police locale a commencé à faire de grandes déclarations publiques et à faire beaucoup de bruit dans la presse au sujet des ‘enquêtes criminelles’. C’était sa façon de prévenir ses sbires de prendre la tangente et de planquer leur merde avant d’être exposés au grand jour. Les gouvernements ne sont en rien différents.”

 -George Brown, gendarme en retraite de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC, la “police montée), Vancouver, 2006

“Ce ne sont pas seulement nos femmes qui disparaissent. Des familles entières disparaissent. Nos communautés indigènes du nord (de Vancouver) sont terrorisées et éliminées pour l’accaparement de leurs terres par les grosses entreprises et leurs hommes de main de la GRC (gendarmerie, police montée canadienne). C’est le génocide des pensionnats pour Indiens amené à son étape supérieure.”

– Carol Martin, Vancouver, 2009

 

C’est une coïncidence que je me tenais devant l’hotel Georgia dans le centre de la ville de Vancouver, lorsque j’ai lu ce soir l’annonce d’une nouvelle grande “enquête” sur les femmes autochtones disparues, annonce faite par le nouveau gouvernement libéral canadien. Des prostituées autochtones entrent dans cet hôtel pour ne plus jamais être revues, dans la mesure où il est aussi le club privé pour la police de Vancouver et les juges anciens du système. Mais la plupart des gens ne font pas la connexion, pas plus qu’ils ne comprennent vraiment ce que sont des “enquêtes gouvernementales”.

Dans les traces de cette immense opération de camouflage qu’est la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), le petit nouveau premier ministre canadien Justin Trudeau, fils de son père, (NdT: l’ancien PM Pierre Trudeau) a lancé son propre effort d’effet miroir et d’écran de fumée, équipé qu’il fut de toutes les bonnes phrases pour ce faire. Ceci cible, sans surprise aucune, cet autre génocide qui donne au Canada une telle mauvaise réputation et endommage son crédit et son tourisme, à savoir, ce qui est étiqueté de manière restrictive comme l’affaire “des femmes aborigènes disparues” (NdT: la première affaire de génocide étant celle s’étant tenue dans les pensionnats pour Indiens où plus de 50 000 enfants moururent et “disparurent” entre la fin XIXème siècle et 1996, date de la fermeture du tout dernier de ces pensionnats qui étaient gérés par les églises sous couvert de la loi sur les Indiens, Indian Act. Kevin Annett a passé plus de 20 ans à rechercher et exposer ce crime contre l’humanité que la CVR a cherché à étouffer et à minimiser). Et comme petit néophyte qui a l’air de quelqu’un qui n’a jamais besoin de se raser, le p’tit Trudeau doit rendre cette dernière farce en date crédible à l’opinion.

Bien entendu, derrière l’impératif politique d’un nouveau ravalement de façade pour la nation, se trouve la réalité qui veut que, comme “toutes les enquêtes officielles” émanant d’Ottawa, ces “enquêtes sur les femmes disparues” ne devront avoir ni dents, ni volonté, ni de pouvoir légal de faire quoi que ce soit d’autre que de donner quelques molles “recommandations”. Quelqu’un a t’il dit CVR bis repetita ?

Il faut dire que les groupes qui ont bloqué et fait dérailler les vrais efforts pour trouver ceux responsables des disparitions, sont les mêmes que ceux qui sont en charge de cette “enquête”. Le plus important à cet égard est la très mal nommée “Native Women’s Association of Canada” (NWAC), une succursale entièrement financées, possédée et gérée par le gouvernement, mise en place de la même manière que l’Association des Premières Nations (APN/AFN) pour divertir et dérouter les véritables mouvements indigènes pour le changement. La NWAC mènera l’enquête, donc, ne nous énervons pas.

D’autre part, “l’enquête” a déjà annoncé son intention de travailler “en étroite relation avec les enquêtes de police déjà existantes” sur les affaires de femmes disparues. Les quoi ? Il n’y a aucune enquête de la sorte. En fait , pour être plus précis lorsqu’une démarre, elle est très vite classée sans suite par ces mêmes forces de police. Ne me croyez pas. Demandez à un flic, comme George Brown par exemple.

George est un amérindien de la côte ouest canadienne et un gendarme de la police montée en retraite, ayant servi plus de 20 ans dans la GRC. Au printemps 2006, lui et plusieurs autres personnes essayèrent de mettre en place leur propre “communauté d’enquête sur les personnes disparues”. Ils se basèrent dans l’Est de la ville de Vancouver, dans une banlieue où disparassaient tant de personnes natives. Leurs efforts n’ont pas duré six mois avant que la police de Vancouver (NdT: pas la GRC, la police locale…) ne pointe littéralement un révolver sur la tête de George et lui demande d’arrêter toute enquête.

George se souvient,

D’après des témoins occulaires et aussi quelques personnes de l’intérieur, nous étions très proches de trouver quels policiers expérimentés et quels politiciens étaient impliqués dans le réseau de trafic humain et même dans quelques assassinats. C’est à ce moment là que le marteau a frappé. Je devais arrêter ce que je faisais si je désirais continuer à vivre, c’était aussi simple que çà.” [1]

Annie Parker était une des témoins occulaires. Kidnappée et torturée par le flic de Vancouver Bruce Michaelson pour la forcer de travailler pour le réseau de prostitution et de snuff films géré par la police connu sous le nom de “The Hooker Game” ou “Le jeu de pute”, Annie fut emmenée dans des partouzes où de jeunes femmes, essentiellement aborigènes, étaient droguées, violées et assassinées devant les caméras. Michaelson et un des tueurs psychopathes sévissant sur Vancouver, un officier de l’armée canadienne du nom de Jean-Guy Boudrais se débarassaient des corps. Durant ces partouzes, Annie vit le maire de Vancouver et maintenant sénateur Larry Campbell, l’ancien premier ministre canadien Paul Martin et une pléïade du menu fretin de la politique. [2]

Ceci dit, quiconque travaille suffisamment longtemps avec les peuples aborigènes de la côte ouest canadienne apprend très vite les véritables raisons du pourquoi tant d’entre eux disparaissent. Ceci n’est pas à cause de quelques barjots psychopathes loups solitaires, bien que de tels monstres soient très certainement utiles aux véritables coupables, mais à cause de la gourmandise corporatrice pour les terres et les ressources natives des terriroires du centre et du nord de la Colombie-Britannique. Ces corporations sont bien aidées pas seulement par les fédéraux eux-mêmes, mais aussi par les politiciens aborigènes qui ont des liens très étroits avec le gouvernement et la NWAC, comme le “chef” Ed John, lui-même accusé d’être un tueur de femmes.

Ed John a fait fortune et a gagné son capital politique en évinçant d’autres membres de sa tribu Carrier-Sekani de leur terre pour le bénéfice d’entreprises comme Alcan et Interfor, ainsi qu’en se livrant au trafic d’enfants vers les foyers de riches pédocides. Il a aussi aidé à faire fermer le seul tribunal indépendant traitant des affaires émanant des pensionnats pour Indiens à l’été 1998 en terrorisant les témoins à charge au moyen d’une brigade d’hommes de main (Goons) à sa solde. Les efforts d’Ed ont tellement impressionné Ottawa, qu’ils l’ont éventuellement envoyé à l’ONU comme “représentant aborigène” du Canada (je ne plaisante pas du tout…) [3]

Ed a aussi participé au viol et au meurtre de personnes d’après des témoins occulaires comme Les Gueurin de la réserve indienne de Musqueam au sud de Vancouver, où Ed vit avec sa femme, chef de l’Association des Nations Premières et vendue du gouvernement, Wendy Grant. La réserve Musqueam, d’après Les qui a découvert quelques uns des os de victimes, qui est aussi le lieu de larguage des restes des dépouilles de personnes disparues, personnes sur lesquelles les potes d’Ed John “enquêteront” à la NWAC lors de son “enquête” à venir.

Bien entendu, ce type de collusion interne entre des suspects et des enquêteurs est autant canadien que les délits d’initiés à la bourse, ou, comme l’avait si tristememt dit l’agent du bureau des affaires indiennes Gerald Barry en concluant son “enquête” sur la mort d’enfants au pensionnat Ahousaht géré par l’Eglise Unifiée du Canada au début des années 1940 et qui écrivit à ses patrons à Ottawa:

Comme ceci était la propriété de l’église, nous avons fait attention pour que l’enquête ne soit pas trop approfondie.” [4]

Tout pointe dans la direction d’un incroyable camouflage des milliers de disparitions de personnes autochtones et ceci va se répéter dans la mesure où les avocats vont encore s’occuper de “l’enquête sur les femmes disparues”. Ceux que William Shakespeare nous pressait de tuer ont eu une très longue expérience pour planquer les cadavres sur la côte Ouest du Canada.

En 2004, après que les avocats des familles de quelques femmes disparues de Vancouver reçurent des preuves légistes que des restes de femmes avaient été retrouvees dans une décharge à ordure sur la réserve Musqueam d’Ed John, les avocats ont ignoré ces faits, tout naturellement puisque la nouvelle preuve dérange le grand plan de corruption dont les avocats des deux parties s’étaient arrangés de conclure, disant qu’un “loup solitaire” psychopathe en la personne de Willy Pickton, avait tué des douzaines de femmes indiennes de la région de Vancouver. En fait, un grand nombre de charniers suggère en fait une conspiration criminelle bien plus grande que ce pauvre Mr Pickton que la police avait déjà sélectionné comme seul suspect et coupable. Cameron Ward, l’avocat des familles n’a même pas retourné les coups de téléphone, ni les e-mails de Les Gueurin, l’agent d’entretien de la réserve de Musqueam qui avait trouvé les os et les avait fait analyser et positivement identifier comme étant des restes humains. [5]

Ottawa a récemment appris sa leçon du procès de Pickton, qui a révélé que la police de Vancouver savait depuis des années au sujet du centre de carnage connu sous le nom de “Piggy’s Palace” (NdT: “le palais du cochon”, Pickton avait une ferme porcine et passait les cadavres des femmes dans un broyeur) à Coquitlam et que non seulement elle ne fit rien mais qu’en plus certains policiers étaient présents durant les nuits de viol, et de snuff films qui s’y déroulaient. Donc pour cacher l’implication de la police et de haute personnalités politiques avec les Pickton, qui n’étaient en fait que l’équipe de nettoyage des carnages laissés par des personnalités bien plus riches, qui elles perpétraient les assassinats, le gouvernement est en fait en train de s’offir la meilleure “assurance” possible en en faisant un grand spectacle impliquant dans le processus les familles des victimes. Ceci va couper l’herbe sous les pieds de tout critique indépendant et de tout fouille-merde qui découvrirent la dernière la connexion entre la police et Pickton. Mais une telle implication se fera au prix du silence et de la complicité dans ce qui va devenir inévitablement une porte de sortie pour les véritables assassins. [6]

Au bout du compte, aucun gouvernement canadien n’ira jamais au fond de l’affaire et n’arrêtera le trafic et le meurtre des aborigènes, tout comme les viols d’enfants ne seront jamais officiellement arrêtés et ce pour la même raison: à chaque fois que la police est amenée à creuser profond l’enquête, elle finit par enquêter sur ses propres patrons et leurs amis. Comme nous le rappelle l’activiste Nishga Carol Martin au sujet des disparus du Canada: “Cela n’est en fait que le génocide perpétré avec les pensionnats pour Indiens, mené à son étape supérieure.

Ce qui est vraiment nécessaire est que la communauté agisse par elle-même contre et en court-circuitant les autorités établies, comme George Brown et d’autres l’ont fait. En fait, lancer de telles enquêtes indépendantes et citoyennes en ayant le pouvoir de mettre en état d’arrestation et de traduire en justice ceux qui ont tués nos voisins, est le dernier recours restant aux Canadiens qui veulent faire plus que simplement se rappeler des disparus. Pour ce faire, nous devrons d’abord établir nos propres tribunaux de droit coutumier et devrons sortir complètement de la jurisdiction de la “Couronne”, mûs par la volonté et la liberté de rendre possible un tel changement. Mais considérant notre historique, ce genre de défi a autant de chances de se produire que le nouveau premier ministre canadien Justin Trudeau a de citer par leurs noms tous ceux des politiciens trempant dans les réseaux de trafic d’enfants.

Quoi qu’il en soit restez à l’écoute. Cela ne pourra qu’empirer pour ceux qui ont des yeux pour voir et un cœur pour se révolter.

……….

Notes

(1) From an interview with the author on May 14, 2006 in Maple Ridge, B.C. George Brown is also featured as a witness in Unrepentant, the award-winning documentary film on Indian residential schools found at www.hiddennolonger.com .

(2) See Annie Parker’s complete testimony at www.itccs.org , Important Posts: “Memo on the Organized Disappearance, Torture, Exploitation and Murder of Womena and Children on Canada’s West Coast”, May 26, 2006: ( http://itccs.org/2011/02/02/memorandum-on-the-organized-disappearance-torture-exploitation-and-murder-of-women-and-children-on-canada-s-west-coast-a-summary-from-eyewitnesses/ )

(3) From the testimony of numerous witnesses in closed sessions, and of Frank Martin and Helen Michel, Carrier-Sekani tribal members who testified about the killing of their relatives by Ed John’s agents in Prince George, at the IHRAAM Tribunal in Vancouver on June 13, 1998. The author was physically assaulted at the same Tribunal on June 14 by a rather large man named Dean Wilson who claimed to represent Mr. John, and who while clutching the author by the throat exclaimed, “Eddie John doesn’t like what you’re doing here! He’s the one who speaks for Indians, get it?”

(4) From the Indian Affairs RG 10 collection (Indian residential schools), R 7733 file, West Coast Agency reports, January 17, 1940, as quoted in “Hidden No Longer: Genocide in Canada, Past and Present” BY Kevin D. Annett, www.hiddennolonger.com .

(5) From a series of videotaped interviews by the author during 2004 with Les Guerin and Jim Kew, both of whom were residents on the Musqueam Indian reservation during this period. Documents related to these incidents are also on line at www.hiddennolonger.com .

(6) The involvement of elements of the RCMP and Vancouver city police with the Hell’s Angels and the Pickton brothers has been testified by eyewitnesses including two aboriginal women who were taken to Piggy’s Palace by police during 1999 and 2000. Both women were interviewed by the author on his Vancouver Co-op Radio program Hidden from History in the summer of 2010, shortly before that program was suddenly cancelled without explanation by the government-funded station managers. In addition, a former Canadian Security Intelligence Service (CSIS) operative named Grant Wakefield who was an undercover informant at Piggy’s palace met with the author during 2011 and gave his own eyewitness account of seeing the politicians mentioned and senior RCMP officials participating in the rape and killing of aboriginal women there. See the author’s upcoming book Unrelenting for more details.

Canada, colonialisme et le deux poids deux mesures: Harper « veut retrouver les filles nigérianes kidnappées »…

Posted in actualité, colonialisme, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 11 mai 2014 by Résistance 71

… mais refuse une enquête officielle sur les milliers de femmes et jeunes-filles autochtones portées disparues et/ou assassinées au Canada. L’état canadien est toujours dans une logique génocidaire pour éliminer les politiquement gênant à la maison, mais là où les compagnies minières canadiennes pourraient se gaver (le Nigéria c’est de pétrole, des minerais, de l’uranium, de l’or, du gaz etc…), « l’aide » et les larmes de crocodile abondent…

Être faux-cul n’est pas conseillé, mais requis pour se maintenir dans la pyramide de l’obsolescence étatique…

— Résistance 71 —

 

Le Canada “venge” les filles africaines enlevées et assassinées

 

Mohawk Nation News

 

10 Mai 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/05/10/canada-avenges-murdered-missing-african-girls/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’entreprise commerciale appelée “Canada” refuse d’enquêter sur les milliers de femmes autochtones qui ont disparues et ont été assassinées au Canada. Nos femmes n’ont aucune valeur politique pour eux et une enquête sur leur disparition pourrait faire apparaître une implication directe des forces de l’ordre.

Cependant, le Canada envoie en toute urgence au Nigéria une équipe de “vengeurs” pour chasser les kidnappeurs des quelques 200 lycéennes disparues ou assassinées par la guérilla du Boko Haram. Harper a dit de fait: “Nous ne voulons pas que du mal soit fait à ces filles qui pourraient être violées, mises en esclavage ou prostituées”, tout comme ces femmes autochtones au Canada sur lesquelles il refuse de faire enquêter. Pourquoi ne fait-il pas enquêter sur les milliers de femmes et jeunes-filles portées disparues (au Canada) et assassinées, chose pour laquelle il a été élu par son peuple?

Le premier ministre Stephen Harper a amené le mensonge à un nouveau niveau. Il va combattre tant de barbarisme. Le Canada, les Etats-Unis et la France envoient des conseillers, de la surveillance, de l’armement et des milliers de troupes pour retrouver ces filles et pour combattre le terrorisme et les militants islamistes au Nigéria (NdT: dont les liens avec la CIA sont de plus en plus évidents..). Le gang Boko Haram a été créé de façon à donner un prétexte à l’occident de déstabiliser l’Afrique, de façon à pouvoir avoir plusieurs guerres pour doper leur économie artificielle. Le leader du Nigéria, Jonathan le chanceux et son épouse Precious sont des biens des corporations enregistrées sous le Vatican. L’armée nigérianne est entraînée, financée et armée par les Etats-Unis.

Historiquement, nos femmes indigènes ont été ciblées pour l’élimination dès le début du programme de génocide. Le 25 Octobre 1884, la loi sur l’avancement des Indiens (Indian advancement Act) créait les “réserves indiennes” qui sont des camps de prisonniers pour les Indiens. Les écoles résidentielles (pensionnats) devaient s’assurer de l’accélération de l’élimination de nos enfants, de la stérilisation et de l’élimination de nos femmes et le démantèlement de nos clans. Nous devions être christianisés ou tués !

La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) mise en place par le premier ministre Harper pour enquêter sur l’Holocauste des pensionnats pour Indiens a conclu que la “couronne” (le Vatican) avait commis un génocide sous toutes les descriptions légales. Laws against crimes of genocide.

Il est temps pour l’entreprise de la “couronne” appelée Canada d’être mise en jugement pour le crime de génocide contre les peuples indigènes et ce dans un tribunal d’arbitrage international non contrôlé par le Vatican. International Court of Arbitration.

Nigeria asks for help.

Canada helps Nigeria combat Boko Haram.

Résistance politique: 800 femmes autochtones disparues, assassinées au Canada… « Circulez y a rien à voir ! » dit le gouvernement…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, média et propagande, police politique et totalitarisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 17 février 2014 by Résistance 71

Le deuil nous porte comme un courant

 

Sarah Hunt

 

14 Février 2014

 

url de l’article original:

http://nationsrising.org/mourning-carries-us-like-a-current/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

800 noms.

600 noms.

Des milliers de noms de femmes disparues et assassinées.

A chaque fois que je vois débattu aux informations le nombre de femmes autochtones dont les vies ont été interrompus par la violence, je soupire. Je soupire un grand ressentiment, celui qui fait que nous sommes encore coincés dans un jeu de chiffres alors que la perte d’une seule vie devrait être suffisant pour inciter la révulsion et la colere. Je soupire de dépit, d’un dépit insondable. Comme beaucoup de femmes indigènes, je suis engagée dans le processus du deuil pour la perte de ceux que nous aimons, tout en soutenant nos amis qui ont aussi perdus un être cher et se rappelant également les pertes de nos ancêtres. Pendant que nous sommes tristes, nous agissons pour prévenir que nos enfants et nos petits-enfants aient à vivre eux aussi un deuil constant de ceux qu’ils aiment.

Ce deuil est dans chaque respiration et me porte vers demain comme un courant.

Être en deuil de pertes anciennes et nouvelles pompent beaucoup d’énergie, ce qui est empiré par le travail mental, physique et émotionnel de s’engager avec des systèmes étatiques qui continuent de nous déshumaniser. Ce que nous avons perdu touche bien plus profond que les pertes des membres de nos familles. Notre peine est inter-générationnelle ; ceci n’est pas un phénomène nouveau, mais qui est aussi vieux que le colonialisme lui-même. Un par un, les logiques coloniales tournent nos êtres aimés en statistiques. Je comprends la nécessité de collecter les noms et les cas en cours pour dénoncer l’énormité de cette injustice, de compter chaque vie comme partie d’un plus grand tout de schéma de violence. Et pourtant, alors que les chiffres grimpent avec chaque nouveau décès annoncé, y aura t’il assez de tout cela pour forcer les changements qui transformeront cette culture de violence ? M’étant consacrée au sujet de la violence depuis bien des années, je me sens particulièrement fatiguée de ces chiffres. Alors je me concentre sur les termes par lesquels nous nous reconnaissons, une personne à la fois.

C’est pourquoi il est si vital que nous nous rassemblions chaque mois de Février pour marcher ensemble dans le souvenir collectif.

Pour beaucoup d’entre nous, ce n’est pas le chiffre de 600, 800 ou de 2000 qui nous rassemble, mais le nom d’une femme que nous nous rappelons chaque jour qui passe. Une femme dont il nous semble toujours reconnaître le visage dans la foule, avant de nous rappeler qu’elle n’est plus parmi nous. Une mère dont nous rêvons toujours des mains tendres. Ou pour certains, il s’agit de deux tantes, ou trois ou plus… et chacune fait toujours rayonner dans nos cœurs de très profonds souvenirs. Marcher ensemble chaque année nous fait sortir de notre deuil solitaire en mémoire des femmes et jeunes filles assassinées et disparues, ces femmes nous permettent de nous renouveler et donner à ceux que nous aimons, l’honneur qu’elles méritent. Marchant côte à côte, nous formons une relation fondée sur le respect et des valeurs partagées, qui fonctionnent contre la violence normalisée à laquelle nous devons toujours faire face.

Chaque février, je marche en souvenir des êtres chers qui ont été perdus ; mais je marche aussi pour commémorer les autres formes de violence qui servent à nous déshumaniser en tant que femmes indigènes. Nous devons nous rappeler que l’enlèvement et le meurtre sont des formes extrêmes de violence auxquelles les jeunes femmes et femmes autochtones doivent faire face dans nos communautés. Bien d’autres formes de violences se passent de manière quotidienne, cela fait partie des conditions de vie résultant du fait que les assassinats continuent à ne pas être résolus. De toutes ces années où j’ai entendu les femmes parler des violences dans leurs vies, j’ai souvent entendu parler continuellement de violence exercée au cours de toute une vie. Violence sexuelle, abus émotionnels et racisme sont tous liés à la violence qui ultimement met fin à des vies.. Nous devons donc nous rappeler que certaines des femmes enlevées et assassinées ont subi bien des formes de violence avant que leur vie ne soit écourtée.

La nature persistante et continuelle de cette violence interpersonnelle est profondément connectée à la violence de la loi elle-même. Le colonialisme a impliqué l’imposition d’un système dans lequel la “justice” est définie en termes qui dépersonalisent les crimes commis contre nous. Marcher ensemble en signe de deuil collectif est aussi en soi un processus de cicatrisation de la déshumanisation de la violence de la loi. S’engager dans de véritables actes de connexion et de cérémonies nous permet de nous voir l’un l’autre dans notre totalité, des actions de décolonisation, si jamais il y en a eu, dans une société fondée sur notre éradication.

Comme le dit Audrey Huntley dans son article récent au sujet de la cérémonie des fraises à venir à Toronto, la pratique de la cérémonie est un acte de souveraineté. Nous devons toujours nous rappeler que la première marche qui se tint il y a 23 ans dans le centre Est de la ville de Vancouver, fut menée par des femmes indigènes et des membres d’autres communautés en réponse au meurtre d’une femme de la côte Salish. Le leadership des femmes autochtones continue de nous rassembler à travers l’Île de la Grande Tortue comme partie d’un tout plus important de revitalisation culturelle et politique des communautés indigènes. Se souvenir de nos disparues est intégral à stopper la violence et à retravailler les termes par lesquels nous nous reconnaissons les uns les autres. Où le système étatique canadien crée la division et la distanciation entre nous, la loi (naturelle) indigène peut nourrir une intimité et renforcer nos relations.

Alors que nous nous rassemblons ce 14 février dans nos communautés, nous marchons en solidarité l’un avec l’autre en signe de deuil collectif. Nous commémorons nos tantes, nos mères et nos filles, une par une, dont les vies ont été écourtées. Que nous citions le nombre de femmes autochtones qui ont été assassinées dans notre ville, notre région, à travers le pays ou de l’Île de la Grande Tortue, nous savons que le nombre est bien plus élevé que nous ne pouvons le sonder et nous savons également qu’une seule mort violente est une mort de trop.

Ensemble, nous formons un réseau qui n’est pas en référence à un ordre légal violent, mais en référence avec notre bien plus vieille relation avec la terre, avec le monde supernaturel et les uns avec les autres. Nous formons un réseau de personnes qui marchent dans l’honneur, pas seulement celui de celles que nous avons perdu dans ces violences intriquées, mais aussi dans l’honneur de nos ancêtres qui se sont en premier battus contre les attaques destructrices de la mise en place de ces politiques enracinées dans notre déshumanisation.

Les profondeurs de notre commémoration résonnent à travers ce pays, revigorant un amour profond pour nos relations et appelant pour de meilleurs lendemains.