Résistance au colonialisme: Le Canada et ses églises, génocidaires, doivent être traduits en justice et démantelés (Kevin Annett)

Kevin Annett évoque ici très clairement l’option/choix de la désobéissance civile qui échoit aux peuples. Lorsqu’un gouvernement, un état, est avéré criminel, selon la loi internationale, son peuple est en droit légitime de ne plus obéir à ses institutions. Si ceci est parfaitement valide pour le Canada génocidaire des peuples indigènes, il en va de même pour l’état français et ses atrocités commises lors de la colonisation, mais aussi bien plus récemment, de sa participation aux massacres de milliers de civils libyens sous ses bombes en 2011… Ceci est en fait valable pour TOUS LES ÉTATS !!

D’un manière ou d’une autre, à un moment donné, se posera pour tout citoyen, le choix de la désobéissance civile, c’est la masse pacifique des peuples qui refuseront d’obéir à la fange étatico-entrepreneuriale et ses institutions obsolètes et criminelles, qui fera tomber l’empire et ses oligarques eugénistes… Ceci n’est plus qu’une question de temps et… L’horloge attend au salon, elle dit oui, elle dit non, en fait elle les attend (clin d’œil au grand Jacques..)…

— Résistance 71 —

 

Des excuses n’y changent rien

Le Canada et ses églises doivent être traduits en justice et démantelés pour leurs crimes prouvés contre l’humanité

http://youtu.be/crcoqquD6Oo

(A Special Op Ed piece submitted to major world media)

 

par Rev. Kevin D. Annett, M.A., M.Div.

 

24 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2015/07/24/an-apology-changes-nothing/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Récemment, le gouvernement canadien a reconnu officiellement que des milliers d’enfants indiens sont morts sous la responsabilité et la grande “attention” du tristement célèbre système de pensionnats pour indiens géré par l’église (New York Times du 3 Juin 2015). La juge de la cour suprême du Canada, Berverley McLachlan, a déclaré publiquement qu’un génocide avait effectivement eu lieu dans ces pensionnats. Et pourtant, malgré tous ces avœux et l’intention prouvée par les églises et l’état du Canada de décimer et éliminer les Indiens non-chrétiens sous couvert d’écoles paroissiales, les perpétrateurs de ce crime contre l’humanité ne feront apparemment pas face aux conséquences de leurs crimes.

Dans ce qui représente une très sévère obstruction à la justice, le Canada et ses églises (catholique, anglicane et unifée) se sont indemnisés eux-mêmes depuis 2008 de toute responsabilité dans les décès de ces enfants, ont réduit au silence des témoins occulaires et caché ou détruit des preuves essentielles ainsi empêché qu’une véritable enquête (indépendante) sur les atrocités commises dans les pensionnats pour Indiens n’ait lieu. Comme le nota l’an dernier un observateur de cette farce orchestrée qu’est la “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR) :

Le Canada dépense 68 millions de dollars du contribuable pour créer l’illusion de transparence alors qu’il censure toute preuve des archives de la CVR qui pourrait l’impliquer lui et les églises dans la mort des enfants. N’ayant même pas le pouvoir d’auditionner ou de mettre en accusation les responsables de ce génocide évident, la CVR peut-être au mieux décrite comme l’échec d’une tentative de maquillage des faits.

De manière réaliste, on peut s’attendre à ce qu’une telle manipulation et camouflage de faits se produise dans un régime piégé dans sa propre malfaisance. Le Canada est loin d’être le seul dans ce cas ; mais sous la convention contre le génocide de l’ONU, que le Canada ratifia en 1952 et à laquelle il doit obéissance, tous les signataires de cette convention doivent activement “mettre en accusation et punir” le génocide une fois qu’il a été prouvé. Non seulement le Canada n’a pas rempli cette obligation sous la loi internationale, mais il a activement subverti ce requis moral et légal et a entravé la justice.

Pour de plus en plus de Canadiens, il devient difficile de justifier une allégeance à un gouvernement qui opère de manière renégate sous la Loi des Nations. Cette loi, spécifiquement le statut de Rome du Tribunal Pénal International, absout les citoyens de toute obéissance à leur propre gouvernement lorsque celui-ci commet ou cache des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, comme le Canada le fait actuellement. Ce fait devrait être un trait d’espoir et un grand encouragement pour les près de 60% de Canadiens qui veulent mettre fin à la liaison du Canada et la Couronne d’Angleterre (NdT: dont nous le répétons, la famille royale n’est que la vitrine, la véritable “couronne” étant de fait et par conception, la City de Londres et la Banque d’Angleterre/Vatican), un des acteurs principaux du génocide canadien.

Plus largement, l’autorité du “Canada” et ses tribunaux de la couronne sont en question, car ils opèrent en tant qu’entités incontrôlés et irresponsables qui pervertissent la règle de la loi. Encore et toujours, ces tribunaux ont nié et contourné les litigations amenées par les peuples indigènes qui tentèrent d’accuser le Canada et la Couronne de génocide. Comme me le confia un plaignant natif en 1998:
“Auschwitz n’était-il qu’au sujet de viols et de tortures ? Comment se fait-il donc que le génocide de nos peuples le soit?…

C’est un fait avéré que le Canada, la Couronne britannique, le Vatican et l’église catholique, l’église anglicane et l’église unifiée du Canada furent responsables d’avoir maintenu un taux de mortalité annuel dans les pensionnats pour Indiens dans la zone des 50% durant une période de plus d’un demi siècle: un fait qui rend parfaitement suspect le chiffre “officiellement” reconnu de 4000 morts dans ces pensionnats. La contagion routinière et délibérée des enfants par voie de tuberculose, le viol, les tortures et assassinats systémiques d’enfants indiens non-chrétiens, la practique devenue standard de la stérilisation forcée d’enfants pré-pubères dans des hôpitaux spéciaux pour Indiens et la destruction sans relâche des familles indigènes, de leurs terres et de leurs ressources, tous ces crimes prouvés dénoncent le fait d’un énorme génocide tout à fait intentionnel.

Les Indiens au Canada aujourd’hui continuent de mourir dans les mêmes proportions qu’ils le faisaient dans l’ère des pensionnats pour Indiens. Le trafic d’enfants autochtones est devenu routinier, les assassinats d’Indiens par la police et la profanation des terres ancestrales par des corporations avides de ressources et de profits, sont autant de caractértistiques clichées du Canada que ne le sont les uniformes rouges si stéréotypés de sa police montée.

Personne n’est obligé d’obéir ni de financer les lois d’un régime criminel comme l’est celui du Canada. Les précédents établis au procès de Nüremberg établissent qu’un tel régime a perdu son droit de gouverner légalement: un fait qui alimente un mouvement croissant pour créer une république constitutionnelle du Canada qui serait libre de l’héritage meurtrier de l’église et de la couronne.

Sir Edward Coke, champion du droit coutumier contre la règle arbitraire de la monarchie britannique, a déclaré au roi Charles en 1628:
“Puissiez-vous être si haut placé, vous n’êtes pas au-dessus de la loi.”

Cette vérité inaliénable est bien plus qu’un avertissement aux tyrans et aux criminels du pouvoir: cela peut et foit-être un principe opérant lorsqqu’on gère nos crimes de guerre domestiques. La seule question est maintenant de savoir quelle entité va rendre une telle justice et faire répudier les institutions criminelles comme celles régissant le Canada ?

La réponse à cette question est bien entendu, nous, le peuple: La source absolue de tout gouvernement, de toute justice et de toute loi.

2 Réponses to “Résistance au colonialisme: Le Canada et ses églises, génocidaires, doivent être traduits en justice et démantelés (Kevin Annett)”

  1. JBL1960 Says:

    Excellent article et excellent préambule qui précise bien que « D’une manière ou d’une autre, à un moment donné, se posera pour tout citoyen, le choix de la désobéissance civile, c’est la masse pacifique des peuples qui refuseront d’obéir à la fange étatico-entrepreneuriale et ses institutions obsolètes et criminelles, qui fera tomber l’empire et ses oligarques eugénistes… » C’est exactement ce que je pense.

    • Le pouvoir de dire NON avec la conscience politique qui va avec: c’est çà la désobéissance civile. Le tout est qu’une masse critique de gens y parviennent: de l’ordre de 10% de la population et c’est fin de partie pour l’oligarchie.
      Imaginons en France: 6 millions de citoyens décidés et incorruptibles qui disent NON aux institutions, quelles qu’elles soient…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s