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Seattle, quand une Zone Autonome Temporaire investit l’espace politique tout autant que géographique…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, canada USA états coloniaux, coronavirus CoV19, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 juin 2020 by Résistance 71

 

Il est assez incroyable de trouver cette info sur le site d’information Al Manar en français alors que cela est occulté par tous les médias et que même les médias dits de « gauche » ou « d’ultra-gauche » font l’impasse sur l’affaire…
~ Résistance 71 ~

A lire aussi: « La CHAZ dans sa seconde semaine »

Reclâmons-le haut et fort: TOUT LE POUVOIR AUX RONDS-POINTS !

 


CHAZ-Gilets Jaunes même combat :
Tout le pouvoir aux ronds-points ! (GJ 10ème round)

 

La ville de Seattle livrée aux “anarchistes” ? Passe d’arme entre Trump et les élus locaux

 

Al Manar

 

12 juin 2020

 

url de l’article en français: https://french.almanar.com.lb/1783124

 

Une passe d’armes sur Twitter a opposé, jeudi 11 juin, des élus de Seattle, dans l’Etat de Washington, au président Donald Trump qui a accusé ces derniers d’avoir abandonné la ville à d’ »affreux anarchistes » et « terroristes intérieurs » sur fond de manifestations contre les brutalités policières.

Au coeur de la polémique, une « zone autonome » auto-proclamée qui s’est organisée depuis quelques jours autour d’un commissariat de police fermé temporairement après des manifestations parfois violentes.

La chef de la police de Seattle, Carmen Best, a déploré cette décision, accusant la municipalité d’avoir « cédé à la forte pression publique » dans une vidéo destinée à ces policiers.

« Reprenez notre ville MAINTENANT. Si vous ne le faites pas, je le ferai », avait écrit mercredi soir sur Twitter le président Trump, apostrophant directement le gouverneur de l’Etat de Washington Jay Inslee et la maire démocrate de Seattle, Jenny Durkan.

« Ce n’est pas un jeu. Ces affreux anarchistes doivent être stoppés IMMEDIATEMENT. AGISSEZ VITE! », a ajouté le président républicain.

« Des terroristes de l’intérieur ont pris Seattle, dirigée par des démocrates de la gauche radicale, bien sûr. LOI & ORDRE! », a-t-il écrit un peu plus tard dans un autre message, sur le même ton autoritaire qu’il adopte depuis les manifestations massives dénonçant la mort de George Floyd et d’autres personnes noires arrêtées par la police.

Jay Inslee a répondu par un message railleur moquant les coquilles du président dans son tweet, corrigé depuis.

Jeudi, Jenny Durkan s’est élevée lors d’une conférence de presse contre cette « menace d’envahir Seattle » lancée par le président Trump, assurant que la majorité des manifestations dans sa ville ont été pacifiques.

Donald Trump n’avait pas explicitement fait référence à la « zone autonome de Capitol Hill » proclamée cette semaine par des manifestants mais ses tweets ont suivi de peu la diffusion d’un reportage réalisé sur le sujet par la chaîne Fox News, très suivie par le président conservateur.

Le reportage décrivait ainsi « la prise totale d’une zone de sept pâtés de maisons dans un quartier de Seattle », affirmant que des manifestants armés patrouillaient dans la zone.

Des manifestants ont effectivement investi les rues entourant un commissariat de police laissé temporairement vacant par les forces de l’ordre mais aucun incident n’a été signalé dans cette zone, où l’ambiance oscille entre fête de quartier et mouvements contestataires.

Dans ces rues barrées à la circulation, des familles avec enfants déambulaient jeudi après-midi, au milieu de bénévoles proposant des soins médicaux gratuits, de même que nourriture et boissons données par des commerces locaux.

« La situation ici est aussi paisible que possible », assure à une correspondante de l’AFP Jahtia, femme noire qui travaille à l’hôpital pour enfants de Seattle et vient de participer à une manifestation à vélo contre les brutalités policières avec une cinquantaine de personnes.

« J’ai lu ces choses sur internet qui ne sont manifestement pas vraies », déclare de son côté Tom Hobson, enseignant blanc venu se promener dans la « zone autonome ». « C’est mieux que n’importe quelle fête de quartier. Je vois des gens de tous horizons. Ca ne va peut-être pas durer longtemps mais c’est vraiment un bel instant », juge-t-il.

Les policiers ne sont toutefois pas les bienvenus à la fête. Deux d’entre eux ont en vain tenté de passer les barrières bloquant la circulation mais ont dû y renoncer sous les huées des manifestants leur refusant l’entrée dans cette « zone autonome ».

La police de Seattle a assuré qu’elle répondait toujours aux appels d’urgence dans le périmètre mais s’est inquiétée de la présence d’individus armés à certains points de contrôle, tout en reconnaissant leur droit légal à porter une arme de manière apparente dans cet Etat.

= = =

Lectures complémentaires :

Réseau de Résistance et de Rébellion International

T.A.Z / Z.A.T ou Zone Autonome Temporaire

 

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


¡Ya Basta!… à l’échelle planétaire !

Gilets Jaunes, où en sommes-nous ? Où allons-nous ?…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 février 2020 by Résistance 71

 

Sous cet article de Paris-Luttes Info, devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes par la Solidarité, l’Union, la Persévérance, la Réflexion et l’Action et les vrais chiffres du chômage par Jo.
Le mouvement des Gilets Jaunes se restructure pour la phase 2, celle qui aura éliminé toutes les illusions démocratiques de la dictature marchande et se concentrera sur LA véritable solution : la mise en place pas à pas de la résurgence du pouvoir réintégré au sein du corps social et menant à la société des sociétés
~ Résistance 71 ~

 

 

Ils nous détruisent, détruisons-les !

 

Paris-Luttes Info

 

12 février 2020

 

url de l’article :

https://paris-luttes.info/ils-nous-detruisent-detruisons-les-13476?lang=fr

 

Pour prolonger la réflexion sur les traumatismes que nous subissons, comment sommes-nous arrivé·e·s dans cette situation ? Comment en tirer une force ?

Je conserve aussi un souvenir vivace d’un 1er mai : 2018, le Macdo en flamme et le pont d’Austerlitz. Si je n’étais pas dans le bloc ce jour-là, j’étais quelques rangs plus loin, avec une amie. Alors que les CRS chargent devant, le cortège tente de reculer, mais se retrouve étranglé par le pont, et les flics empêchent de s’échapper par les côtés. Et soudain, c’est une pluie de grenades lacrymogènes qui s’abat sur la foule. Une foule pas préparée, pas équipée. Une foule compressée, qui tente de s’enfuir pendant que les flics continuent de leur tirer dessus, dans le dos. Dans le nuage épais de gaz, les personnes commencent à suffoquer, à se pousser et à se piétiner par pur instinct de survie. Un camion de pompier venu éteindre le Macdo compresse encore un peu plus la foule. Sur le pont, les flics continuent à tirer, certain·e·s s’imaginent déjà sauter pour fuir l’enfer. La préf’ avait prévu le coup, puisque des bateaux attendent aux abords.

Si j’avais déjà été gazé dans des manifs précédentes, c’est la première fois que je me suis véritablement senti en danger. Et en colère quand j’ai vu que les syndicats avaient déserté par un itinéraire bis probablement négocié à l’avance.

Mais ce qui a achevé le traumatisme, c’est la répression féroce qui s’est abattue sur les manifestations des Gilets jaunes. Samedi après samedi, tout l’arsenal de guerre est systématiquement déployé et massivement utilisé : grenades lacrymogènes, grenades assourdissantes, grenades de désencerclement, lanceurs de balles de défense, canons à eau. La vision du canon d’une arme pointé droit vers moi reste gravée dans ma mémoire. Si par chance je n’ai jamais été blessé, j’ai vu mon lot de visages en sang, de mutilé·e·s, soigné·e·s avec les moyens du bord en attendant que les flics daignent laisser passer les pompiers.

Depuis, je ne peux plus voir passer quelque chose dans le ciel du coin de l’œil sans immédiatement relever la tête pour vérifier si ce n’est pas une grenade. Depuis, à la moindre détonation, tout mon corps se tend, anticipant les mouvements de foule, préparant les gestes à adopter.

Surtout, depuis, je ne suis plus serein entouré de flics. Le mois dernier, à deux manifestations, j’ai fait une crise d’angoisse.

16 janvier, Montparnasse place d’Italie. Toutes les rues partant du parcours sont barrées par des camionnettes ou des grilles antiémeute, protégées par deux rangs de flics armurés, cagoulés, casqués, cachés derrière leurs boucliers, tonfa à la main. Tout l’avant du cortège est encadré par trois lignes du même style. Au bout du boulevard Saint-Michel, ils décident d’arrêter le cortège, sans raison. Ils resserrent leurs rangs et se rapprochent méchamment des manifestant·e·s. Une pure tentative d’intimidation. Et qui fonctionne : étant légèrement claustrophobe, me retrouver ainsi prisonnier, sans certitude quant à ce qui va se produire, fait naître en moi une profonde angoisse. Jusqu’à place d’Italie, ce sera des colonnes entières de centaines de ces nervis qui défileront. Je me sens tellement mal que je ne m’attarde pas.

29 janvier, place d’Italie Invalides. Dès le début du parcours, trois lignes de miliciens encadrent de chaque côté le cortège. Mais cette fois, ils ne sont pas sur le trottoir : ils sont sur la route, enserrant les manifestant·e·s. Immédiatement, l’angoisse arrive. Je me sens physiquement oppressé. Je me sens rabaissé au rang de bétail à canaliser, et je ne peux pas l’accepter. C’est ma dignité humaine qui est atteinte. À Port-Royal, je m’arrête, j’attends que le cortège me dépasse, et je m’en vais, ne pouvant pas le supporter plus longtemps.

Paradoxalement, si les dernières manifestations ont été tranquilles, symboliquement, elles sont d’une violence incroyable. Toute liberté d’expression et de manifestation a été anéantie par une présence policière massive, dans des quartiers transformés en déserts. Ils n’ont même plus besoin de matraquer et de gazer : ils nous rendent inoffensifs par la peur et la marginalisation.


Quand la rue est jaune de monde…

Qu’est-ce qui a changé ?

Comment en sommes-nous arrivé·e·s là, alors que nous avons connu avec les Gilets jaunes un pic historique de conflictualité et un rapport de force en notre faveur ? Souvenons-nous, on pouvait vraiment crier « Et la rue elle est à qui ? Elle est à nous ! », parce qu’elle était vraiment à nous. On pouvait aller où l’on voulait, c’était les flics qui nous courraient après.

Comparé aux manifestations contre la réforme des retraites des derniers mois, le parallèle est saisissant. La transformation du cortège de tête est significative : d’un assemblage hétéroclite de manifestant·e·s déters et uni·e·s, on arrive à la reproduction d’un cortège syndical classique : des groupes affinitaires et corporatistes plus intéressés par leur image et qui, parce qu’il faut faire de jolies photos pour Instagram ou le groupe Facebook, rompent la dynamique du cortège et mettent ainsi en danger les manifestant·e·s plus vénères parti·e·s devant. L’individualisme et le culte de la personnalité appliqués aux mouvements sociaux. On pourrait en rire tellement c’est ridicule, mais quand les flics profitent qu’un groupe s’est arrêté, parce que ça fait cinq minutes qu’il n’a pas posté sur Twitter, pour couper le cortège et réprimer et interpeller des camarades, et que ceux qui faisaient les gros bras pour les photos restent immobiles en regardant les copain·ine·s se faire tabasser et en attendant que la voie se dégage, c’est beaucoup moins drôle.

Plus déprimant encore, l’apathie des manifestant·e·s. Combien d’occasions manquées de s’extraire du parcours officiel par une rue qui n’était pas surveillée, à se retrouver à une dizaine pendant que dans le cortège, on nous regarde les yeux ronds, en nous criant « C’est pas par là ! » ? On sait que ce n’est pas par là. On sait qu’au bout du parcours officiel il n’y aura rien d’autre que de la lacrymo ou de la merguez. On sait que si on part « pas par là », on ne sait pas forcément où l’on va, mais au moins on sera libre de le choisir. Cette volonté inébranlable de la majorité des manifestant·e·s à vouloir absolument aller au bout du parcours pour pouvoir rentrer chez soi tranquillement est déconcertante est démotivante. Surtout quand elle est assortie du discours « oui, mais s’il y a de la casse on ne parlera pas de nos revendications ». Pourtant, l’actualité nous montre le contraire : alors que les médias se foutent totalement des manifestations maintenant qu’elles sont des promenades tranquilles, quand les pompiers ont attaqué frontalement la police, forçant les grilles antiémeute, on a parlé de leurs revendications, et mieux, le gouvernement a cédé.

Pour autant, nous ne devons pas nous enfermer dans une fascination morbide pour les affrontements avec les flics. Ça ne sert à rien d’avoir comme unique but de se battre contre eux, car à moins d’être équipé·e·s comme les pompiers, ils gagneront toujours, et nous aurons toujours plus de blessé·e·s. Il devrait être admis qu’il faut plutôt attaquer ceux qu’ils protègent, et pourtant ces affrontements stériles ont un pouvoir d’attraction (spectaculaire ou viriliste ?) qui anéantit les initiatives pour d’autres actions plus efficaces. Deux exemples : le 28 décembre, alors que le cortège est bloqué rue du Renard par des affrontements, le chemin est complètement libre jusqu’aux Halles toutes proches. Malgré de nombreux appels, ce n’est qu’à une vingtaine que nous nous y rendrons, et si nous avons réussi à faire fermer le centre commercial, ce qu’il aurait été possible de faire en étant plus suivi·e·s par ceux·elles qui ont préféré regarder les affrontements laisse songeur. De même, le 4 janvier, après avoir investi la gare du Nord, les flics débarquent pour évacuer les lieux. L’occasion était trop belle : reformer un cortège pour investir un autre lieu avant que les renforts n’arrivent. Malgré tous nos efforts, nous ne sommes qu’une dizaine à ne pas vouloir rester bloqués sur un affrontement qui tournera rapidement à notre désavantage : les voltigeurs et les régiments de flics sont tout près, la manifestation du jour ayant pris fin à la gare de l’Est. Et c’est effectivement ce qui s’est produit : tout le monde a fini par se disperser. Encore une occasion manquée.

Que peut-on faire ?

Faut-il admettre que les manifestations ne sont plus des espaces de lutte, mais ont uniquement un but performatif, faire de belles images ? Faut-il alors laisser tomber les grands rassemblements syndicaux, qu’ils ne redeviennent qu’un moyen pour les centrales de se compter ? La question se pose, surtout au regard de ce qu’ils ont obtenu ces derniers temps : malgré une participation exceptionnelle, absolument rien. Parce qu’ils ont perdu toute conflictualité, ils n’obtiendront plus jamais rien. On le voit, seuls les secteurs disposant de moyens de pression conséquents ou équipés pour la conflictualité voient leurs luttes aboutir.

Nous sommes nombreux·euses à avoir fait ce constat, et à ne pas vouloir nous y résoudre. Mais nous-mêmes sommes atomisés en groupes, ne dépassant parfois pas une ou deux personnes, et nous retrouvant physiquement ensemble à la faveur d’un événement publié sur Démosphère ou PLI. Moi-même, n’ayant pas grandi à Paris et ayant tardivement développé une conscience politique, sans parler de mon appréhension sociale, n’ai que très peu de contacts militants.

Malgré tout, nous devons nous nourrir de nos échecs collectifs récents et de nos traumatismes individuels pour imaginer des modes d’actions plus efficaces : nous ne pouvons pas faire semblant d’attendre le grand soir pour être des centaines de milliers de déters et mettre à bas ce système oppressant. Au contraire, nous devons profiter de notre éparpillement, de notre décentralisation pour nourrir des actions plus ciblées, ayant un réel but politique, et aussi étrange que cela puisse paraître, qui nous mettront moins en danger : si nous surgissons quand ils ne nous attendent pas, et que nous disparaissons sans les attendre, ils ne nous attraperont pas.

Et surtout, soyons bienveillant·e·s entre nous : on a tous des envies de modes d’action différentes, mais au lieu de nous battre pour savoir qui a raison, soutenons-nous, et coordonnons-nous ! Notre union dans l’objectif et nos différences dans les actions ne peuvent que nous renforcer.

Cessons de jouer selon leurs règles, ou nous serons toujours perdant·e·s.

= = =

Gilets Jaunes An I !

Il y a maintenant plus d’un an de lutte écoulé qui nous montre on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et dans le même temps:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

Aussi…

Cinq textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

 

Les véritables stats du chomage (JBL1960):

https://jbl1960blog.wordpress.com/2020/02/14/vrais-chiffres-du-chomage-et-donnees-corrigees-analyses-et-decryptage/

Lettre de contestation des amendes pour manif’ « non autorisée »:

Modele-contestation-AMENDE_135_EUR

 

Luttes d’émancipations et insurrections… De la France au Chili en passant par ailleurs… Union !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 7 février 2020 by Résistance 71

 

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”
~ Friedrich Nietzsche ~

“Qu’est-ce que l’État ? C’est le signe achevé de la division dans la société, en tant qu’il est l’organe séparé du pouvoir politique: la société est désormais divisée entre ceux qui exercent le pouvoir et ceux qui le subissent. La société n’est plus un. Nous indivisé, une totalité une, mais un corps morcelé, un être social hétérogène… »
~ Pierre Clastres ~

 

 

Unité et différences dans les insurrections de France et du Chili

 

Raoul Vaneigem

 

Janvier et 5 février 2020

 

Source:

https://www.lavoiedujaguar.net/Unite-et-differences-dans-les-insurrections-de-France-et-du-Chili

 

Lettre de Raoul Vaneigem aux insurgées et aux insurgés du Chili, pour faire suite à une demande de précision sur la notion de « bien public », suivie de « Réponse et nouvelles du Chili ».

La France a occupé et continue d’occuper dans l’imaginaire des révolutions une place particulière. Elle est le pays où pour la première fois dans l’histoire une révolution a brisé l’immobilisme et l’obscurantisme qu’imposait la prépondérance d’une économie essentiellement fondée sur l’agriculture. Sa victoire n’a pas signifié le triomphe de la liberté, elle a seulement marqué la victoire d’une économie de libre-échange qui, très vite, a étouffé les aspirations à une vraie liberté.

La vraie liberté, c’est la liberté vécue. Les philosophes des Lumières en avaient pris conscience. Les Diderot, d’Holbach, Rousseau, Voltaire en avaient gravé l’évidence dans la mémoire universelle, et avant eux les principaux penseurs de la Renaissance, Montaigne, La Boétie, Rabelais, Castellion (à qui l’on doit le propos « Tuer un homme, ce n’est pas défendre une doctrine, c’est tuer un homme »).

Bien que présente dans nombre de pays d’Europe, la lutte pour la liberté revêt en France une singulière acuité. Dès les XIe et XIIe siècles les insurrections communalistes se multiplient et s’intensifient. Elles ont pour but de libérer les villes de l’autorité tyrannique de la classe aristocratique, dont les revenus viennent principalement des paysans, des serfs qui travaillent leurs terres. Les nobles n’ont pas l’intention de laisser échapper à leur emprise ces « communes » qui génèrent de nouvelles sources de revenus. Artisans, commerçants, tisserands, petits producteurs sont le ferment d’un capitalisme naissant. Ils se heurtent à la noblesse et au régime féodal qui entrave leur expansion.

Une rumeur répand sa traînée de poudre : « L’air des villes rend libre. » Elle va contribuer à identifier cette bourgeoisie, dont le nom est tiré de bourg (ville) à un idéal de liberté, qui en est en fait son idéologie. Car il apparaît rapidement que cette bourgeoisie exerce à son tour une oppression sur la classe des travailleurs qu’elle exploite impitoyablement, comme en témoigne la Complainte des tisseuses de soie de Chrétien de Troyes (1135-1190).

Bien que la bourgeoisie ne cesse de croître en puissance et d’opprimer les classes laborieuses, son combat contre l’arrogance aristocratique entretient — de bon gré et de mauvais gré — un esprit de subversion et de revendication qui perce de coups redoutables la carapace et les murailles du régime de droit divin, faisant vaciller la citadelle du pouvoir aristocratique. C’est ce qui explique le caractère contradictoire de la révolution française de 1789 : d’une part le formidable essor d’une liberté qui se révèle comme le véritable devenir de l’humanité ; d’autre part la terrible mystification qui consiste à réduire la liberté à la libre circulation des biens et des personnes, indistinctement traités comme des marchandises.

Après avoir décapité la monarchie de droit divin, le libre-échange instaure une monarchie du profit, plus inhumaine encore que le despotisme féodal. Girondins et jacobins fraient le chemin à une manière de monarchisme désacralisé, à un bonapartisme où le progrès de l’industrialisation exige l’esclavage du plus grand nombre. C’est dans sa lignée que s’inscrivent les deux régimes illustrant le mieux la barbarie de notre histoire : le nazisme où l’Homme devient pur objet ; le bolchevisme où, au nom de l’émancipation de l’Homme, le rêve communiste tourne au cauchemar.

Entre la fascination de ces deux extrêmes, l’idéal politique occidental a perpétué une forme édulcorée de ce jacobinisme que les conquêtes de Napoléon avaient implanté partout en Europe. C’est un mélange de bureaucratie tentaculaire et de théâtre citoyen où progressisme et conservatisme font l’objet d’une mise en scène rafistolée au goût du jour. Le peuple insurgé doit savoir que s’il perturbe le spectacle en y entrant il n’aura de place réservée qu’à l’état de cadavre.

Ni dictature absolue ni expression de la volonté du peuple, qu’est-ce d’autre que cet avorton engendré par la rapacité financière si ce n’est un totalitarisme démocratique ?

À l’exception d’un éphémère gouvernement du peuple par le peuple, que la Commune de Paris avait tenté de promouvoir, le capitalisme n’a jamais desserré son étreinte, il n’a fait que moderniser son emprise. Les luttes sociales ont été des coups de gueule assez efficaces pour que les gestionnaires du profit jettent quelques aumônes aux révoltés mais insuffisants pour que la menace d’une éradication totale les fasse trembler.

Dans le même temps que Robespierre faisait décapiter Olympes de Gouges, qui luttait pour les droits de la femme, la Révolution française avait promulgué dans sa fameuse Déclaration une version formelle des Droits de l’homme. Le fait que ces droits ont été et sont toujours bafoués par la plupart des gouvernements les a auréolés d’un esprit de subversion que l’État s’est empressé d’édulcorer et d’institutionnaliser.

Dans la guérilla menée en France contre l’occupation nazie et ses nombreux collaborateurs se constitue le Conseil de la Résistance. Il est l’organisme chargé de diriger et de coordonner les différents mouvements insurrectionnels, toutes tendances politiques comprises. Le conseil est composé de représentants de la presse, des syndicats et des membres de partis hostiles au gouvernement de Vichy à partir de la mi-1943. Son programme, adopté en mars 1944, prévoit un « plan d’action immédiat » (c’est-à-dire des actions de résistance), mais il comporte aussi une liste de réformes sociales et économiques à appliquer dès la libération du territoire.

Il ne faut pas se leurrer. Ces réformes ont pour but d’éviter une conflagration révolutionnaire, rendue possible par l’armement des factions séditieuses. Le Parti communiste français s’emploiera à briser les velléités révolutionnaires du peuple en arme et lui livrera, pour l’apaiser, un ensemble d’avantages qui s’inscrivent dans la lignée de la res publica issue de la Première République française. C’est ce qui va constituer pour les Français un « bien public » destiné à améliorer l’existence du plus grand nombre.

Ces mesures en matière de santé, d’aide à la famille, d’allocations de chômage, de protection pour les travailleurs, d’alimentation de qualité, d’enseignement pour toutes et tous ont été très vite adoptées par la plupart des pays européens. Elles n’existent ni au Chili ni dans la plus grande partie du monde. Or, comble d’absurdité, c’est dans cette absence, dans ce vide humanitaire que le gouvernement français, obéissant aux lois mondiales du profit, voit un modèle à imiter, un objectif à atteindre.

Il liquide les acquis sociaux pour les revendre aux intérêts privés, il ruine les hôpitaux publics, il supprime les trains, les écoles, il soutient l’industrie agro-alimentaire qui empoisonne les aliments, il implante au mépris des citoyens ses nuisances énergétiques et bureaucratiques, il incite à consommer de plus en plus alors qu’il accroît la paupérisation. Surtout, il écrase la joie de vivre sous la pression d’une morne désespérance. Le profit rythme partout la danse macabre d’une mort rentabilisée.

Une réponse inespérée est venue spontanément tant du Chili que de la France. C’est maintenant un même peuple qui, par-delà les spécificités de l’évolution historique, se trouve confronté aux mêmes problèmes, aux mêmes questions. Au reste, ces interrogations que posent la résistance et l’auto-organisation insurrectionnelle, ne les entend-on pas se propager dans le monde et intéresser les pays les plus divers ?

Partout le peuple prend conscience de la vie qu’il porte en lui et de la mort à laquelle le condamne l’État, « le plus froid des monstres froids » ?

Ma perception du mouvement dit des Gilets jaunes en France n’engage que moi. Ce n’est qu’un témoignage dont mon enthousiasme personnel s’est emparé. Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas un jour où, depuis mon adolescence, je n’ai aspiré à un tel renversement de l’ordre des choses. Libre à chacune et à chacun de puiser dans le fouillis de mes idées ce qui lui semble pertinent et de rejeter ce qui ne lui convient pas.

L’apparition du mouvement informel et spontané des Gilets jaunes a marqué le réveil d’une conscience à la fois sociale et existentielle qui n’était plus sorti de sa léthargie depuis le coup de semonce de Mai 1968.

Bien qu’ayant échoué à mettre en œuvre le projet d’une autogestion de la vie quotidienne, la tendance la plus radicale du Mouvement des occupations de Mai 1968 pouvait néanmoins se prévaloir d’avoir contribué à un authentique bouleversement des mentalités et des comportements. Une prise de conscience, dont les effets commencent à peine à se concrétiser aujourd’hui, a marqué dans l’histoire de l’humanité un point de non-retour. Elle a créé une situation qui, si exposée qu’elle puisse être à des régressions épisodiques, ne reviendra jamais en arrière ; les hommes tardent encore à en convenir mais il n’est pas une seule femme qui n’en soit convaincue dans sa chair.

L’épaisseur du silence sciemment entretenu enjoint de répéter inlassablement une vérité que le martèlement du mensonge échoue à briser. La dénonciation, par les situationnistes, du welfare state — de l’état de bien-être consumériste, du bonheur vendu à tempérament — a porté un coup mortel à des vertus et à des comportements imposés depuis des millénaires et passant pour d’inébranlables vérités : le pouvoir hiérarchique, le respect de l’autorité, le patriarcat, la peur et le mépris de la femme et de la nature, la vénération de l’armée, l’obédience religieuse et idéologique, la concurrence, la compétition, la prédation, le sacrifice, la nécessité du travail. L’idée s’est alors fait jour que la vraie vie ne pouvait se confondre avec cette survie qui ravale le sort de la femme et de l’homme à celui d’une bête de somme et d’une bête de proie.

Cette radicalité, on a cru qu’elle avait disparu, balayée par les rivalités internes, les luttes de pouvoir, le sectarisme contestataire ; on l’a vue étouffée par le gouvernement et par le parti communiste, dont ce fut la dernière victoire. Elle fut surtout, il est vrai, dévorée par la formidable vague d’un consumérisme triomphant, celui-là même que la paupérisation croissante assèche aujourd’hui lentement mais sûrement.

Il faut rendre cette justice à la colonisation consumériste : elle a popularisé la désacralisation des valeurs anciennes plus rapidement que des décennies de libre-pensée. L’imposture d’une libération, prônée par l’hédonisme de supermarché, propageait une abondance et une diversité de produits et de choix qui n’avaient qu’un inconvénient, celui de se payer à la sortie. De là naquit un modèle de démocratie où les idéologies s’effaçaient au profit de candidats dont la campagne promotionnelle était menée selon les techniques publicitaires les plus éprouvées. Le clientélisme et l’attrait morbide du pouvoir achevèrent de ruiner une pensée dont les derniers gouvernements en date ne craignent pas d’exhiber l’effarant délabrement.

Où en sommes-nous aujourd’hui ? Jamais la France n’a connu un mouvement insurrectionnel aussi persistant, aussi innovant, aussi festif. Jamais on n’a vu autant d’individus se débarrasser de leur individualisme, passer outre de leurs options religieuses, idéologiques, caractérielles, refuser les chefs et les leaders autoproclamés, rejeter l’emprise des appareils syndicaux et politiques. Quel plaisir d’entendre l’État déplorer que les Gilets jaunes n’aient pas de responsables que l’on pourrait saisir par les oreilles comme des lapins. Le peuple ne l’a pas oublié : chaque fois qu’une organisation a prétendu gérer ses intérêts, elle l’a pris au piège, elle l’a abusé et anéanti.

Les revendications corporatistes ont généré une colère qui s’est généralisée parce que, au-delà de la barbarie répressive, du mépris, de la provocation d’un gouvernement d’escrocs, ce qui est visé n’est rien d’autre que le système mondial qui au nom du profit saccage la vie et la planète.

Dans la rue se retrouvent côte à côte les conducteurs de train, de bus et de métro, les avocats, les éboueurs, les danseurs d’opéra, les égoutiers, les écoliers, des étudiants, les professeurs, les chercheurs, la police scientifique, une petite faction de policiers refusant la fonction de tueurs que leurs chefs leur assignent, les travailleurs des secteurs « gaz et électricité », les fonctionnaires chargés des impôts et des taxes, les petites et moyennes entreprises en proie à la rapacité du fisc, les pompiers, très souvent au premier rang dans les affrontements avec les flics, les employés de Radio France, le personnel des hôpitaux, où les économies budgétaires assassinent bel et bien les patients trop démunis pour se payer l’hôpital privé.

Des voisins qui ne s’étaient jamais parlé se découvrent en redécouvrant la solidarité. Comme lors des opérations de résistance menées contre le nazisme, on assiste à un harcèlement systématique des « collaborateurs ». Les ministres, les notables et leurs larbins ne quittent plus leurs tanières sans risquer de succomber non sous le feu d’armes meurtrières mais sous les tomates du ridicule, de la dérision, de l’humour corrosif.

Une mutation est en train de s’opérer au sein des insurrections nationales et internationales. À la phase de colère aveugle, qui se heurte de front à l’intransigeance du pouvoir et de ses forces armées, doit maintenant succéder une phase de colère lucide capable de saper l’État à la base. Il s’agit maintenant de substituer la légitimité d’une volonté populaire à l’autorité que l’État a usurpée par farce électorale. Un État qui n’est plus aujourd’hui que l’instrument des intérêts privés gérés par les multinationales.

Nous assistons à un formidable renversement de perspective. La liberté enfin rendue à son authenticité est résolue d’anéantir l’économie de libre-échange qui jadis l’inspira involontairement et formellement avant de l’étouffer sous le poids croissant de sa tyrannie. C’est la revanche de la liberté vécue sur les libertés du profit.

La terre dont nous revendiquons la libre jouissance n’est pas une abstraction, elle n’est pas une représentation mythique. C’est le lieu de notre existence, c’est le village, le quartier, la ville, la région où nous nous battons contre un système économique et social qui nous empêche d’y vivre. Puisque nous n’avons rien d’autre à attendre des instances étatiques que le mensonge et la matraque, il nous appartient désormais de « faire nos affaires » en nous défaisant du monde des affaires.

C’est à nous de jeter les bases sociales et existentielles d’une société qui brise le joug de la destruction rentabilisée. Il nous incombe d’oser investir notre rage et notre créativité dans des Communes où notre existence se réinvente à la chaleur de la générosité et de la solidarité humaines. Qu’importent les erreurs et les tâtonnements ! C’est une tâche de longue haleine que de fédérer internationalement un grand nombre de petites collectivités qui ont l’avantage incomparable d’agir directement sur le milieu où elles sont implantées.

Cessons d’aborder nos problèmes par le haut. Des sommets de l’abstraction, il ne se déverse que des chiffres qui nous déshumanisent, nous transforment en objets, nous réduisent à l’état de marchandises. La politique du grand nombre instaure toujours un chaos qui en appelle à l’Ordre noir de la mort. Il ne faut plus que le ciel des idées soit la négation de nos réalités vécues.

La vérité fait partout entendre le chant de la vie. La dimension humaine est une qualité, non une quantité. L’individu devient collectif lorsque la poésie d’un seul rayonne pour tous.

Notre bien public c’est la terre. Elle est notre vraie patrie et nous sommes résolus d’en chasser les envahisseurs mercantiles qui la mutilent en la découpant en parts de marché. Notre liberté est une et indivisible.

31 janvier 2020

Raoul Vaneigem

Réponse et nouvelles du Chili

datées du 5 février 2020

Pour le moment, je vous dis que la lutte se poursuit dans cette longue et étroite bande de terre. Le combat direct avec la police se poursuit, car la répression est également « à domicile » ces jours-ci. De plus, ce que vous dites dans votre texte se produit également ici, à savoir que les fonctionnaires de la capitale ne peuvent pas sortir dans la rue sans devenir la cible de la dérision publique.

Les collectivités humaines de tout le Chili s’organisent pour récupérer les territoires usurpés et pillés par l’État et les colonisateurs qui l’ont précédé. Un exemple en est la récupération de terres (400 hectares) que les communautés mapuche de la commune de Los Sauces, province de Malleco, région d’Araucanie, ont effectué le dernier vendredi de janvier.

Ce qui s’en vient, c’est l’autogestion généralisée de nos besoins, la destruction totale des chaînes qui nous lient physiquement et spirituellement à l’économie terroriste. La terre vivra à nouveau et nous vivrons avec elle.

= = =

Lectures complémentaires:

L’abbcedaire de Raoul Vaneigem

L’essentiel-et-l’indispensable-de-Raoul_Vaneigem

Raoul_Vaneigem-extraits-de-lappel-a-la-vie-contre-la-tyrannie-etatique-et-marchande

Manifeste pour la Société des Sociétés

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

 


Conscience Gilet Jaune

 

Gilets Jaunes… à tout jamais !

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Gilets Jaunes An II !

 

Il y a maintenant plus de 14 mois de lutte écoulés qui nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et dans le même temps:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail… Créons les Communes libres librement associées
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

Aussi…

Cinq textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Gaulois penseur… et réfractaire !

Gilets Jaunes, grévistes et peuple en lutte… Réfléchissons sur l’ordre et le désordre et agissons en conséquence !

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le penseur… Gaulois réfractaire

 

 

État, anarchie, ordre et désordre

 

Pierre Kropotkine

 

Source: Encyclopédie Anarchiste (1934)

 

De quel ordre s’agit-il ? Est-ce de l’harmonie que nous rêvons, nous, les anarchistes? De l’harmonie qui s’établira librement dans les relations humaines, lorsque l’humanité cessera d’être divisée en deux classes, dont l’une est sacrifiée au profit de l’autre? De l’harmonie qui surgira spontanément de la solidarité des intérêts, lorsque tous les hommes formeront une seule et même famille, lorsque chacun travaillera pour le bien-être de tous et tous pour le bien-être de chacun? Evidemment, non! Ceux qui reprochent à l’Anarchie d’être la négation de l’Ordre, ne parlent pas de cette harmonie de l’avenir ; ils parlent de l’ordre tel qu’on le conçoit dans notre société actuelle. Voyons donc ce qu’est cet « Ordre » que l’Anarchie veut détruire.

L’Ordre, aujourd’hui, ce qu’ils entendent par « l’Ordre », c’est les neuf dixièmes de l’humanité travaillant pour procurer le luxe, les jouissances, la satisfaction des passions les plus exécrables à une poignée de fainéants. L’Ordre, c’est la privation, pour ces neuf dixièmes, de tout ce qui est la condition nécessaire d’une vie hygiénique, d’un développement rationnel des qualités intellectuelles. Réduire les neuf dixièmes de l’humanité à l’état de bêtes de somme vivant au jour le jour, sans jamais oser penser aux jouissances procurées à l’homme par l’étude des sciences, par la création artistique, voilà « l’Ordre! ».

« L’Ordre » c’est la misère, la famine devenue l’état normal de la société. C’est le paysan irlandais mourant de faim ; c’est le peuple d’Italie réduit à abandonner sa campagne luxuriante, pour rôder à travers l’Europe en cherchant un tunnel quelconque à creuser, où il risquera de se faire écraser, après avoir subsisté quelques mois de plus. C’est la terre enlevée au paysan pour l’élève du bétail ou du gibier qui servira à nourrir les riches, c’est la terre laissée en friche plutôt que d’être restituée à celui qui ne demande pas mieux que de la cultiver.

L’Ordre, c’est la femme qui se vend pour nourrir ses enfants ; c’est l’enfant réduit à être enfermé dans une fabrique ou à mourir d’inanition. C’est le fantôme de l’ouvrier insurgé aux portes du riche, le fantôme du peuple insurgé aux portes des gouvernants.

L’Ordre, c’est une minorité infime élevée dans les chaires gouvernementales, qui s’impose pour cette raison à la majorité et qui dresse ses enfants pour occuper plus tard les mêmes fonctions, afin de maintenir les mêmes privilèges par la ruse, la corruption, la force, le massacre.

L’Ordre, c’est la Guerre continuelle d’homme à homme, de métier à métier, de classe à classe, de nation à nation. C’est le canon qui ne cesse de gronder, c’est la dévastation des campagnes, le sacrifice des générations entières sur les champs de bataille, la destruction en une année des richesses accumulées par des siècles de dur labeur.

L’Ordre, c’est la servitude, l’enchaînement de la Pensée, l’avilissement de la race humaine, main­ tenue par le fer et par le fouet. C’est la mort soudaine par le grisou, la mort lente par l’enfouissement de milliers de mineurs déchirés ou enterrés chaque année par la cupidité des patrons et pourchassés à la baïonnette, dès qu’ils osent se plaindre. Voilà « l’Ordre! » 

Et le désordre, ce qu’ils appellent le désordre : C’est le soulèvement du peuple contre cet ordre ignoble, brisant ses fers, détruisant ses entraves et marchant vers un avenir meilleur. C’est ce que l’humanité a de plus glorieux dans son histoire : c’est la révolte de la pensée à la veille des révolutions ; c’est le renversement des hypothèses sanctionnées par l’immobilité des siècles précédents ; c’est l’éclosion de tout un flot d’idées nouvelles, d’inventions audacieuses, c’est la solution des problèmes de la science.

Le désordre, c’est l’abolition de l’esclavage antique, c’est l’insurrection des communes, l’abolition du servage féodal, les tentatives d’abolition du servage économique.

Le désordre, c’est l’insurrection des paysans soulevés contre les prêtres et les seigneurs, brûlant les  châteaux pour faire place aux chaumières, sortant de leurs tanières pour prendre leur place au soleil.

Le désordre – ce qu’ils nomment le désordre – ce sont les époques pendant lesquelles des générations entières supportent une lutte incessante et se sacrifient pour préparer à l’humanité une meilleure existence, en la débarrassant des servitudes du passé. Ce sont les époques pendant lesquelles le génie populaire prend son libre essor et fait, en quelques années, des pas gigantesques, sans lesquels l’homme serait resté à l’état d’esclave antique, d’être rampant, de brute avilie dans la misère.

Le désordre, c’est l’éclosion des plus belles passions et des plus grands dévouements, c’est l’épopée du suprême amour de l’humanité! 

= = =

Pierre Kropotkine sur Résistance 71

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Veuillez laissez l’État dans les WC…
où vous l’avez trouvé en entrant !

 


Gilets Jaunes… par Cernunnos !…

Gilets Jaunes résistance politique: Compte-rendu de la manif / action sur Rouen du 21 décembre 2019

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Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

 

CR manif GJ Rouen

 

GJ du Rond-Point des Vaches

 

22 décembre 2019

 

Bonjour,

Belle manif en ce samedi 21 décembre. Départ place du Général De Gaulle alias place des Gilets Jaunes… allons place St Marc puis général Leclerc, désir commun de tourner et de remonter la rue Jeanne d’Arc, l’artère principale du centre… à la hauteur de la rue du Gros Horloge… là… un peloton de mobiles… face à face… nous bravons en scandant  : « laissez nous passer »… et autres désirs de continuer la manif… avance des gens d’armes… résistance, refus de partir… on reste en nombre, gens du commun parmi eux beaucoup de G.J. et de syndiqués… grande mobilisation de gens d’armes, policiers et baqueux… gazeuses poivrées et avancée des F.O… résistaaaaance.. une copine tombe, malaise, une autre a une crise de tétanies… un copain arrêté ( ils l’ont relâché peu après paraît-il ) … un lent repli s’opère…

Je relève dans un compte redu de « Rouen dans la rue » à propos de la manif de mardi cette navrante inversion quand ils écrivent : » Déception immense ( ils parlent du fait de ne pas être montés à la gare où il n’y a d’ailleurs personne mais symbole quand tu nous tiens )  donc pour ceux qui mettent leur corps en jeu pour amorcer la conflictualité nécessaire à cette lutte ».

Première remarque : un vrai terme macronien çà « conflictualité », on veut se la jouer  communiquant !  un face à face, voire un affrontement peuvent se révéler judicieux et ils sont l’oeuvre de la manif elle-même, pas forcément l’ oeuvre de quelques-uns qui s’autooctroient la marche à suivre…. il n’y a aucune  » déception immense » ( on est toujours au théââtre là! ) , vous tentez et çà marche pas alors basta ! Nous avons été quelques g.j pendant plusieurs manifs à orienter, par un bavardage assidu et spontané, l’orientation improvisée des parcours et cà marchait bien… on était pas toujours d’accord sur la gauche ou la droite mais le désir était partagé…et aujourd’hui il le fut de nouveau et pas seulement avec des G.J !

Ils écrivent plus loin : » la force de ce mouvement réside peut-être dans les actions de blocage, dans la nuisance réelle des grèves des secteurs clés et dans les rencontres entre ceux qui décident d’agir ensemble ». tiens donc la conflictualité est nécessaire mais l’agir ensemble dans les blocages, voire pour certains dans les grèves, çà c’est peut-être!!!!!! la force de ce mouvement ! La force de ce mouvement réside nécessairement dans les rencontres possibles entre gens du commun, c’est l’événement social même !

Vous essayez de plaquer votre idée de la manif, de ce qu’elle doit être sans la ressentir, sans la vivre, sans prendre le temps des rencontres possibles ! « Nécessaire »! « Nécessaire » est-ce que nous G.J. on a des gueules de nécessaire ?

Et pour finir une info de la legal team de Paris

https://www.gj-magazine.com/gj/interdit-de-manifester-pendant-6-mois-et-sans-proces-le-dernier-coup-tordu-contre-les-gilets-jaunes/

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Au-delà de la grève générale… vers la société des sociétés, à bas l’État, la marchandise et le salariat !

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… Expropriatrice !

 

Allons au-delà de la grève générale*

 

Paris-Luttes Infos

 

18 décembre 2019

 

url de l’article:

https://paris-luttes.info/allons-au-dela-de-la-greve-13121?lang=fr

 

(*) Note de R71: Au-delà de la grève générale, c’est non seulement la grève générale illimitée et expropriatrice, mais c’est surtout emprunter la seule voie possible vers la société des sociétés et des communes libres confédérées: A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent et à bas le salariat !… Qu’on se le dise !..

 

Nous y sommes : nous avons passé le 5 et le 17 décembre 2019, nous avons débuté des blocages dans tout le pays ! Première victoire. Néanmoins, nous n’avons pas encore les conditions d’une victoire totale. Certes, le gouvernement pourrait reculer sur la réforme des retraites… Mais que gagnerions-nous ?

Au mieux, un système de retraite par répartition qui contrebalance des cadences de travail effrénées. Aucun changement pour la Santé en grève depuis des mois ; aucun changement pour les précaires intérimaires pour qui « grève » rime avec « perdre son boulot de deux mois et le chômage des deux mois suivants ». 

Et que dire de ces cortèges syndicaux où l’on se met bien en rang derrière les lignes de policiers, que dire de ces AG dont la lourdeur bureaucratique plombe nos journées ?

Nous souhaitons ici critiquer pour aller plus loin que nos routines et nos prêts-à-penser, pour nos camarades, nos ami·e·s, nos copain·ine·s, et donner envie de s’organiser dans la grève et en dehors.

Au-delà de la retraite : un Pacte des grévistes

La mobilisation actuelle ne porte qu’une seule revendication : le retrait de la réforme sur les retraites. Ou, au mieux, la retraite à 60 ans à taux plein. Nous acceptons un terrible compromis avec le capitalisme : « Tuez-vous à la tâche et l’on vous libèrera plus tard, si vous survivez jusque-là ! »

Bon nombre de précaires ne songent ni à la retraite ni à la défendre : car comment songer à la vie après 60 ans, quand le quotidien est déjà une bataille ? 

Comment songer à une retraite quand la France refuse de te régulariser ? 

Et est-ce qu’une victoire sur la réforme des retraites augmentera le nombre de lits dans les hôpitaux publics par exemple ?

Devons-nous rappeler les revendications des secteurs en lutte dans ce mouvement ? 

L’éducation et la réforme du bac, la grève depuis des mois dans les urgences et chez les pompiers, le droit de retrait des cheminots pour s’opposer à la suppression des agents d’escales, et la liste est encore longue : tous ces secteurs étaient mobilisés bien avant la lutte contre la réforme des retraites et nous l’avons comme oublié. Aujourd’hui, nos camarades de la Santé ne souhaitent pas s’inscrire dans une convergence des luttes, pour que leurs revendications ne se dissolvent pas dans la revendication unique. 

Nous devons faire ce constat : oui, les revendications issues de nos combats disparaissent au détriment d’une pseudo-convergence des luttes. Et tant que cette situation perdurera, tous et toutes, nous perdrons tout.

N’avons-nous rien appris de Nuit debout et des Gilets jaunes ? 

Ces deux mouvements ont produit de multiples tribunes, des pots communs de revendications dans lesquels chacun·e pouvait piocher. 

Pas de représentants et rien à négocier : à nos ennemis de nous convaincre d’arrêter de lutter !

Parce que le mouvement actuel s’inscrit dans une grève générale de plusieurs secteurs déjà en lutte, nous souhaiterions la création d’un Pacte entre grévistes. Nous proposons :

  • Qu’un pot commun de revendications soit créé.
  • Que chaque nouveau collectif de grévistes rajoute ses revendications spécifiques à ce pot commun.
  • Que la grève se perpétue jusqu’à ce que toutes les revendications de ce pot commun soient acceptées.
  • Que nous n’ayons rien à négocier : car c’est aux patrons et à leur gouvernement de se plier à nos exigences.

Par ce pacte, chaque secteur en lutte pourrait compter sur les autres pour porter ses revendications. Les salarié·e·s d’entreprises privées, d’associations pourraient rentrer dans la bataille en se sachant soutenu·e·s par de plus gros secteurs. Nous sortirions de l’unique revendication sur les retraites et attirerions de nouvelles personnes dans la grève. Et en gagnant, nous gagnerions tout, sur tous les fronts, au même moment.

Au-delà des syndicats, de leurs cortèges et de leurs AG

Aujourd’hui, comme si le mouvement contre la loi Travail et les Gilets jaunes n’avaient jamais eu lieu, nous déléguons aux intersyndicales la responsabilité de déposer un trajet de manifestation et de l’amender selon le bon vouloir de la préfecture. Et nous allons gaiement dans ces cortèges sans proposer grand-chose d’ailleurs.

Ce problème est criant à Paris : la grève des transports et le « culte du chiffre » de manifestant·e·s, que les centrales syndicales portent, nous obligent quand on est en région parisienne, à monter sur Paris, en bus à pied à vélo, et à s’épuiser sans construire localement.

Plusieurs appels proposaient de manifester dans nos villes et villages, à ne pas rejoindre un seul grand cortège, mais à déambuler avec plusieurs cortèges pour multiplier l’impact économique et être vu·e·s de partout…

Devons-nous rappeler l’inutilité d’être un million sur un boulevard bordé de flics ?

Giletjaunons la grève ! La spontanéité est ce qui nous manque le plus

Des assemblées générales de grévistes se sont mises en place par secteur de travail ou interprofessionnel, par lieux de travail ou par zone géographique. Ces AG ont permis au 5 décembre de naître et à la grève de durer.

Mais pour légitimer ses actions, tout doit y être voté, parfois à l’extrême : 

« Est-ce que l’AG autorise telle action qui ne se fera peut-être pas ?
Est-ce que l’AG autorise tel·le·s personnes à être dans telle ou telle AG lointaine
 ?
Et moi, qu’est ce que j’y fais, oh pauvre humain corruptible
 ? » 

L’on délègue sa responsabilité à une haute instance, l’Assemblée locale souveraine, Petit Dieu de la Révolution, Porteuse de la vérité collective et Dé-faiseur de rois.

Non : l’organisation collective doit se fonder sur des petits groupes porteurs d’actions et de revendications. Ni déesses ni maîtresses de nos destins collectifs, les assemblées doivent être de simples caisses de résonance de toutes les mouvances qui la composent, avec leurs contradictions : nous ne devons pas chercher de consensus. Et entre nous, disons : « Qui aime nous suive ! » plutôt que : «  Qui est pour, qui est contre, adjugé vendu ! » 

Enfin localement, les unions locales syndicales doivent laisser de la place aux autres groupes affinitaires, jusque dans l’organisation matérielle et financière des bourses du travail (plan d’impressions, financement des tracts, etc.).

En résumé sur ce point :

  • Des millions de cortèges partout ! Pas des millions de moutons quelque part !
  • Nous sommes ensemble… en n’étant pas d’accord entre nous, et en le disant bien fort !

Notre horizon : nous organiser partout par nous-mêmes, pour nous-mêmes

La grève générale n’est pas une modalité d’action anodine : elle n’a pas pour finalité la victoire dans un secteur précis ni sur une loi précise. Arrêter le travail toutes et tous ensemble au même moment abolit nos habitudes, nos règles, nos lois et nous oblige à reconstruire autre chose.

Mais que voulons-nous construire ?

N’oublions pas que le blocage des raffineries n’aura d’impact que dans deux mois, quand les stocks de pétrole en réserve seront vides. Il nous faudrait tenir jusque-là, et alors que ferions-nous ?

Macron et son gouvernement pourraient ne rien lâcher, et dans ce cas notre seule victoire possible ce serait de profiter de la grève pour tout changer, sans leur avis.

Si nous revenons au travail, ça sera pour le transformer.
Sortons des rapports marchands et mettons en place de la gratuité dans un maximum de secteurs.

Note

Autogestion partout !

Note de R71: Autogestion oui, mais pas pour gérer la merdasse du capital et de l’État . Vive les Communes Libres !

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Tout le pouvoir aux Ronds-Points !…

Gilets Jaunes et lutte sociale syndicale… Une lecture de la situation

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 décembre 2019 by Résistance 71

 

Les syndicats face aux Gilets Jaunes

 

Louis Alexandre

 

Janvier 2019

 

Source: https://rebellion-sre.fr/les-syndicats-face-aux-gilets-jaunes/

 

Depuis les années 1990, nous vivons une transformation sociale sans précédente. Le glissement progressif vers le modèle libéral mondialisé a transformé les structures de l’économie et les équilibres sociaux. Cela a eu une répercutions directe sur l’environnement syndical ; la baisse régulière des effectifs des grandes centrales et de la participation aux élections professionnelles donne une idée du naufrage. Avec un des taux de syndicalisation les plus bas d’Europe (à peine 11% des employés sont syndiqués selon les sources officielles), les syndicats ne représentent plus une large majorité de travailleurs précaires et en voie « d’uberisation ». A peine 1% des intérimaires et 2% des CDD sont syndiqués, alors que 20 % des fonctionnaires le sont (cette forte représentativité est largement due aux enseignants qui utilisent les syndicats de manière très pratique dans leur évolution de carrière). Le gros des bataillons se regroupant dans le public ou les grandes entreprises, on ne les retrouve pas forcément sur les terrains sociaux chauds.

Les directions syndicales ont compris cette faiblesse et cherchent désormais à maintenir leur rôle de « partenaires sociaux représentatifs ». Le repli sur la cogestion des organismes de la protection sociale garantie par le système paritaire (État, patronats et syndicats étant représentés dans la direction des principales administrations de l’aide sociale) est pour eux le moyen de conserver cette armada de « permanents » et de « détachés » qui offrent des troupes mobilisables alors que les effectifs décroissent. Ce rôle de partenaire s’incarne dans le renforcement des négociations collectives au niveau de l’entreprise voulu dans le cadre de la réforme du Code du Travail. On demande d’avantage l’avis des syndicats, même si on a bien l’intention de ne surtout pas le suivre. Cette démocratie dans l’entreprise est clairement aux mains du patronat qui s’en sert juste pour valider au niveau de la forme ses pires plans sociaux.

La « base » des principaux syndicats doit faire face à une situation paradoxale dans la plupart des récents conflits. Alors que la combativité des travailleurs est forte, elle doit convaincre les directions de la suivre et de la soutenir. Jamais la rupture n’a été aussi profonde entre le sommet des syndicats et la masse des syndicalistes du quotidien. On constate même que les conflits se durcissent quand la présence syndicale est la moins forte. Les syndicats bureaucratiques mettent l’accent sur le maintien des acquis sociaux et non pas sur la conquête de nouveaux droits mais surtout ne proposent pas de sortir du système économique actuel. Ils ont eu d’ailleurs des positions défaitistes voire ont totalement capitulé dans de nombreuses conflits. ArcelorMittal ou Whirlpool à Amiens sont des cas d’école : leurs incapacité à résister a conduit à leur échec dans la mobilisation.

« Touchez pas au grisbi » !

Cela est triste à dire, mais les directions des principaux syndicats sont devenues des partenaire de la restructuration capitaliste dans sa phase mondialiste. Quand le mouvement des Gilets Jaunes apparaît, il est tout immédiatement considéré comme un trouble-fête dans le subtil jeu de donnant-donnant entre les partenaires du « gâteau social ». Même ceux qui ne ramassent que les miettes veulent les garder à tous prix. « Touchez pas au grisbi » est le cri du cœur des dirigeants syndicaux aux gilets jaunes !

Alors que de nombreux syndiqués de « base » se retrouvaient naturellement sur les ronds-points sans afficher leurs couleurs, les directions se sont acharnées à faire passer le mouvement naissant pour une émanation fasciste de l’extrême droite. Les appels à la vigilance de SUD ou de la direction de la CGT étaient d’une bêtise inégalée. Alors que la CFDT, ralliée depuis longtemps au gouvernement, proposait ses services et se voyer congédiée, le monde syndical voyait le monopole de l’expression populaire lui échapper.

La CGT a beaucoup perdu dans cette affaire en crédibilité. Les Gilets Jaunes « inorganisés » ont réussi là où une centrale centenaire à totalement échoué.* Ils incarnent l’opposition extra-parlementaire et populaire à un gouvernement la plus forte de l’histoire contemporaine française, alors que la mobilisation contre la Loi Travail ou la réforme du code du travail avaient été des échecs.

(*) Note de R71: Sachant que ces centrales syndicales, dont la CGT est le fer de lance, sont là pour arrondir les angles et ont abdiqué toute velléité de révolution sociale depuis 1945, on ne peut pas parler d’échec, mais au contraire de succès… pour le système. Ces centrales remplissent leur mission foie jaune de faire perdurer le consensus du statu quo oligarchique. Leurs cadres bouffent de longue date au râtelier du système et trouvent la soupe somme toute assez bonne pour leur pomme… Tout cela bien entendu au détriment de la base, du travailleur et de la travailleuse du quotidien qui voient leurs vies s’éroder dans le chantage permanent à l’emploi aliéné au sein d’une dictature étatico-marchande omniprésente.

La défiance des travailleurs est naturelle envers les syndicats et le refus des « gilets jaunes » de trouver un terrain d’action commun est sans appel pour beaucoup. Les gens ont la mémoire longue dans de nombreux endroits. Après avoir participé à la désintégration de l’économie française (fin des mines, des chantiers navals et de la sidérurgie « made in France »), les syndicats refusent de s’engager dans la vraie lutte pour la dignité du travail représentée par la France des Gilets Jaunes. Toutes les tentatives de récupération du mouvement par les directions syndicales doivent être combattues.

Quel rôle pour les syndicats maintenant ?

Que faire des syndicats dans le contexte actuel ? Peuvent-ils nous être utiles dans l’extension du mouvement radical né des Gilets Jaunes ? Devons-nous reprendre en main les syndicats par la base ? Organiser des coordinations ou des conseils en dehors ? Imposer l’autonomie des luttes ?

Désolé, nous n’avons pas de réponse miracle ou dogmatique pour vous. Mais nous pensons qu’une forme combinée des différents modes d’action va naturellement s’imposer sur le terrain. Que les bases syndicales vont rejoindre naturellement les combats des Gilets Jaunes.

Nous refusons toutes formes d’entrisme à Rébellion depuis l’origine, mais nous constatons que des voix « radicales » s’affirment à la base des grandes centrales pour contester l’étatisme des directions. Certaines sont orientées par des tendances très politiques ( les lambertistes du POI ou la France Insoumise par exemple), mais elles permettent à d’authentiques tenants d’un syndicalisme de combat de s’exprimer. La bureaucratie syndicale étant bien faite, elles auront du mal à se faire entendre dans les appareils verrouillés, mais risquent d’être entendues à leur niveau professionnel. Si elles savent s’adresser aussi aux éléments extérieurs à leur milieu, l’impact de ces voix sera surement un des éléments d’appui des Gilets Jaunes. Amis syndiqués (et vous êtes nombreux parmi nos lecteurs), soutenez-les pour faire bouger les lignes.

Les coordinations et les conseils ouvriers, impliquent un cadre précis qui a relativement disparu (les grands bassins industriels du XXème siècle) mais ce principe de démocratie populaire directe est bon. Il trouve son sens s’il converge en dehors de l’entreprise et touche tous les aspects de la vie.

A l’échelle de la France Périphérique, les conflits sociaux doivent devenir horizontaux. Il n’y a rien à attendre des directions syndicales, mais tout de ses voisins ou collègues d’autres secteurs. Les Gilets Jaunes sont la preuve de la réussite d’une action de solidarité et d’entraide enracinée dans un « terroir ». Les zones ravagées par les plans sociaux doivent s’unir et résister. C’est la convergence des luttes au niveau du peuple qui doit entrainer une sécession de vastes territoires du cadre du système. L’auto-organisation et l’union des luttes est le scénario que craint le plus le gouvernement. Faisons en sorte qu’il se réalise partout.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Contre l’imposture traîtresse de la hiérarchie syndicale… GiletJaunissons la grève : Tout le pouvoir aux ronds-points et aux conseils des travailleurs !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 12 décembre 2019 by Résistance 71

 

 

Déclaration de l’AG des Gilets Jaunes de Belleville

 

9 décembre 2019

 

Source:

https://www.platenqmil.com/blog/2019/12/10/une-greve-gilet-jaunee

 

Une grève gilet-jaunée. Voilà la belle surprise de ce jeudi 5 décembre, les trois quarts des centaines de milliers de manifestants (un million et demi dans toute la France, 250 000 à Paris !), lycéens, étudiants, enseignants, travailleurs, chômeurs, grévistes qui ont marché en dehors des syndicats l’ont fait en criant à tue-tête des slogans gilets jaunes. Et, surprise encore, même dans le cortège syndical arrivant finalement avec ses ballons à 20h sur la Place de la Nation (après être parti six heures plus tôt de la Gare de l’Est !), ce sont les classiques chants des Gilets jaunes que l’on entend, à commencer par « Ré-vo-lu-tion ! ». La détermination des Gilets jaunes a fini par imprégner la société toute entière, et en 2019 c’est le dernier style de la contestation. C’est un bon début, mais il manque encore le versant pratique. En particulier ce prodige que constituent la multiplication, la divergence et l’exploration des manifestations sauvages.

Une convergence a déjà eu lieu. C’est la révélation du jeudi 5 et du vendredi 6 décembre au terme d’assemblées générales où l’on a pu mesurer la distance qui sépare les pratiques horizontales des Gilets jaunes et la logique de représentation corporatiste. Un Gilet jaune prend la parole à St Lazare après des prises de parole successives de travailleurs en lutte (enseignants, cheminots, ratp, etc.) : « Pour moi le mouvement des Gj c’est déjà la convergence, c’est un mouvement où il y a des jeunes, des plus anciens, et tous les corps de métiers représentés. Ce que je vois en face de moi, c’est pas des enseignants, des cheminots, c’est des humains ! Et c’est ce qui me plaît ici, c’est de voir des personnes différentes. Maintenant je préfèrerais vous voir devant l’assemblée ou devant l’Elysée. »

C’est ce chemin qu’il reste à faire ! Mais d’abord, il faut bien comprendre que les Gilets jaunes ne se définissent pas par leur profession, ils ne se définissent pas par ce qui les asservit, mais par ce qui les enrichit, par le fait d’être en lutte, par ce sentiment d’appartenir à une communauté d’humains qui partagent un même but, une même finalité. C’est cette force, ce sentiment unitaire qu’il nous faut arriver à partager avec tous.

Ils vont nous la faire à l’envers. Tout le monde, les syndiqués comme les non-syndiqués s’accordent à dire que les représentants des syndicats « vont nous la faire à l’envers », ajoutant : « comme d’habitude ». Nous sommes prévenus. De longue date. Et nous ne les laisserons pas faire.

Désectorialiser la grève. Pour cela, il nous faut faire dérailler le train-train de la négociation syndicale que tentent d’installer médias et gouvernement. Allons dans les AG professionnelles pour les désectorialiser. Créons des assemblées fondées sur la démocratie directe. Créons des lieux ouverts, créons des QG. Généralisons la critique ad hominem de toute forme de représentation comme les Gilets jaunes l’ont fait sur les politiques et les journalistes.


Tout le pouvoir aux ronds-points !

Faisons de décembre 2019 l’aboutissement et la réalisation de décembre 2018.

Pour le retrait de la loi sur les retraites !

Pour la justice fiscale, sociale et pour la démocratie directe !

Pour des lieux publics de rencontre et de délibération !

Dissolution de l’assemblée ! Macron et ta clique, dégagez !

Assemblée des Gilets jaunes de Belleville (9 décembre 2019)

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


L’émancipation réelle c’est: A bas l’État,
A bas la marchandise, A bas l’argent, A bas le salariat !

Gilets Jaunes An I !…Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir !

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Quand les rues sont jaunes de monde…

 

Gilets Jaunes An I !

Il y a maintenant un an de lutte écoulé qui nous montre on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et dans le même temps:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

Aussi…

Cinq textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Tout le pouvoir aux Ronds-Points !…