Archive pour gilets jaunes désobéissance civile

Gilets Jaunes… à tout jamais !

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 31 janvier 2020 by Résistance 71

 

 

 

Gilets Jaunes An II !

 

Il y a maintenant plus de 14 mois de lutte écoulés qui nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et dans le même temps:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail… Créons les Communes libres librement associées
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

Aussi…

Cinq textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Gaulois penseur… et réfractaire !

Gilets Jaunes et lutte sociale syndicale… Une lecture de la situation

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 décembre 2019 by Résistance 71

 

Les syndicats face aux Gilets Jaunes

 

Louis Alexandre

 

Janvier 2019

 

Source: https://rebellion-sre.fr/les-syndicats-face-aux-gilets-jaunes/

 

Depuis les années 1990, nous vivons une transformation sociale sans précédente. Le glissement progressif vers le modèle libéral mondialisé a transformé les structures de l’économie et les équilibres sociaux. Cela a eu une répercutions directe sur l’environnement syndical ; la baisse régulière des effectifs des grandes centrales et de la participation aux élections professionnelles donne une idée du naufrage. Avec un des taux de syndicalisation les plus bas d’Europe (à peine 11% des employés sont syndiqués selon les sources officielles), les syndicats ne représentent plus une large majorité de travailleurs précaires et en voie « d’uberisation ». A peine 1% des intérimaires et 2% des CDD sont syndiqués, alors que 20 % des fonctionnaires le sont (cette forte représentativité est largement due aux enseignants qui utilisent les syndicats de manière très pratique dans leur évolution de carrière). Le gros des bataillons se regroupant dans le public ou les grandes entreprises, on ne les retrouve pas forcément sur les terrains sociaux chauds.

Les directions syndicales ont compris cette faiblesse et cherchent désormais à maintenir leur rôle de « partenaires sociaux représentatifs ». Le repli sur la cogestion des organismes de la protection sociale garantie par le système paritaire (État, patronats et syndicats étant représentés dans la direction des principales administrations de l’aide sociale) est pour eux le moyen de conserver cette armada de « permanents » et de « détachés » qui offrent des troupes mobilisables alors que les effectifs décroissent. Ce rôle de partenaire s’incarne dans le renforcement des négociations collectives au niveau de l’entreprise voulu dans le cadre de la réforme du Code du Travail. On demande d’avantage l’avis des syndicats, même si on a bien l’intention de ne surtout pas le suivre. Cette démocratie dans l’entreprise est clairement aux mains du patronat qui s’en sert juste pour valider au niveau de la forme ses pires plans sociaux.

La « base » des principaux syndicats doit faire face à une situation paradoxale dans la plupart des récents conflits. Alors que la combativité des travailleurs est forte, elle doit convaincre les directions de la suivre et de la soutenir. Jamais la rupture n’a été aussi profonde entre le sommet des syndicats et la masse des syndicalistes du quotidien. On constate même que les conflits se durcissent quand la présence syndicale est la moins forte. Les syndicats bureaucratiques mettent l’accent sur le maintien des acquis sociaux et non pas sur la conquête de nouveaux droits mais surtout ne proposent pas de sortir du système économique actuel. Ils ont eu d’ailleurs des positions défaitistes voire ont totalement capitulé dans de nombreuses conflits. ArcelorMittal ou Whirlpool à Amiens sont des cas d’école : leurs incapacité à résister a conduit à leur échec dans la mobilisation.

« Touchez pas au grisbi » !

Cela est triste à dire, mais les directions des principaux syndicats sont devenues des partenaire de la restructuration capitaliste dans sa phase mondialiste. Quand le mouvement des Gilets Jaunes apparaît, il est tout immédiatement considéré comme un trouble-fête dans le subtil jeu de donnant-donnant entre les partenaires du « gâteau social ». Même ceux qui ne ramassent que les miettes veulent les garder à tous prix. « Touchez pas au grisbi » est le cri du cœur des dirigeants syndicaux aux gilets jaunes !

Alors que de nombreux syndiqués de « base » se retrouvaient naturellement sur les ronds-points sans afficher leurs couleurs, les directions se sont acharnées à faire passer le mouvement naissant pour une émanation fasciste de l’extrême droite. Les appels à la vigilance de SUD ou de la direction de la CGT étaient d’une bêtise inégalée. Alors que la CFDT, ralliée depuis longtemps au gouvernement, proposait ses services et se voyer congédiée, le monde syndical voyait le monopole de l’expression populaire lui échapper.

La CGT a beaucoup perdu dans cette affaire en crédibilité. Les Gilets Jaunes « inorganisés » ont réussi là où une centrale centenaire à totalement échoué.* Ils incarnent l’opposition extra-parlementaire et populaire à un gouvernement la plus forte de l’histoire contemporaine française, alors que la mobilisation contre la Loi Travail ou la réforme du code du travail avaient été des échecs.

(*) Note de R71: Sachant que ces centrales syndicales, dont la CGT est le fer de lance, sont là pour arrondir les angles et ont abdiqué toute velléité de révolution sociale depuis 1945, on ne peut pas parler d’échec, mais au contraire de succès… pour le système. Ces centrales remplissent leur mission foie jaune de faire perdurer le consensus du statu quo oligarchique. Leurs cadres bouffent de longue date au râtelier du système et trouvent la soupe somme toute assez bonne pour leur pomme… Tout cela bien entendu au détriment de la base, du travailleur et de la travailleuse du quotidien qui voient leurs vies s’éroder dans le chantage permanent à l’emploi aliéné au sein d’une dictature étatico-marchande omniprésente.

La défiance des travailleurs est naturelle envers les syndicats et le refus des « gilets jaunes » de trouver un terrain d’action commun est sans appel pour beaucoup. Les gens ont la mémoire longue dans de nombreux endroits. Après avoir participé à la désintégration de l’économie française (fin des mines, des chantiers navals et de la sidérurgie « made in France »), les syndicats refusent de s’engager dans la vraie lutte pour la dignité du travail représentée par la France des Gilets Jaunes. Toutes les tentatives de récupération du mouvement par les directions syndicales doivent être combattues.

Quel rôle pour les syndicats maintenant ?

Que faire des syndicats dans le contexte actuel ? Peuvent-ils nous être utiles dans l’extension du mouvement radical né des Gilets Jaunes ? Devons-nous reprendre en main les syndicats par la base ? Organiser des coordinations ou des conseils en dehors ? Imposer l’autonomie des luttes ?

Désolé, nous n’avons pas de réponse miracle ou dogmatique pour vous. Mais nous pensons qu’une forme combinée des différents modes d’action va naturellement s’imposer sur le terrain. Que les bases syndicales vont rejoindre naturellement les combats des Gilets Jaunes.

Nous refusons toutes formes d’entrisme à Rébellion depuis l’origine, mais nous constatons que des voix « radicales » s’affirment à la base des grandes centrales pour contester l’étatisme des directions. Certaines sont orientées par des tendances très politiques ( les lambertistes du POI ou la France Insoumise par exemple), mais elles permettent à d’authentiques tenants d’un syndicalisme de combat de s’exprimer. La bureaucratie syndicale étant bien faite, elles auront du mal à se faire entendre dans les appareils verrouillés, mais risquent d’être entendues à leur niveau professionnel. Si elles savent s’adresser aussi aux éléments extérieurs à leur milieu, l’impact de ces voix sera surement un des éléments d’appui des Gilets Jaunes. Amis syndiqués (et vous êtes nombreux parmi nos lecteurs), soutenez-les pour faire bouger les lignes.

Les coordinations et les conseils ouvriers, impliquent un cadre précis qui a relativement disparu (les grands bassins industriels du XXème siècle) mais ce principe de démocratie populaire directe est bon. Il trouve son sens s’il converge en dehors de l’entreprise et touche tous les aspects de la vie.

A l’échelle de la France Périphérique, les conflits sociaux doivent devenir horizontaux. Il n’y a rien à attendre des directions syndicales, mais tout de ses voisins ou collègues d’autres secteurs. Les Gilets Jaunes sont la preuve de la réussite d’une action de solidarité et d’entraide enracinée dans un « terroir ». Les zones ravagées par les plans sociaux doivent s’unir et résister. C’est la convergence des luttes au niveau du peuple qui doit entrainer une sécession de vastes territoires du cadre du système. L’auto-organisation et l’union des luttes est le scénario que craint le plus le gouvernement. Faisons en sorte qu’il se réalise partout.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Contre l’imposture traîtresse de la hiérarchie syndicale… GiletJaunissons la grève : Tout le pouvoir aux ronds-points et aux conseils des travailleurs !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 12 décembre 2019 by Résistance 71

 

 

Déclaration de l’AG des Gilets Jaunes de Belleville

 

9 décembre 2019

 

Source:

https://www.platenqmil.com/blog/2019/12/10/une-greve-gilet-jaunee

 

Une grève gilet-jaunée. Voilà la belle surprise de ce jeudi 5 décembre, les trois quarts des centaines de milliers de manifestants (un million et demi dans toute la France, 250 000 à Paris !), lycéens, étudiants, enseignants, travailleurs, chômeurs, grévistes qui ont marché en dehors des syndicats l’ont fait en criant à tue-tête des slogans gilets jaunes. Et, surprise encore, même dans le cortège syndical arrivant finalement avec ses ballons à 20h sur la Place de la Nation (après être parti six heures plus tôt de la Gare de l’Est !), ce sont les classiques chants des Gilets jaunes que l’on entend, à commencer par « Ré-vo-lu-tion ! ». La détermination des Gilets jaunes a fini par imprégner la société toute entière, et en 2019 c’est le dernier style de la contestation. C’est un bon début, mais il manque encore le versant pratique. En particulier ce prodige que constituent la multiplication, la divergence et l’exploration des manifestations sauvages.

Une convergence a déjà eu lieu. C’est la révélation du jeudi 5 et du vendredi 6 décembre au terme d’assemblées générales où l’on a pu mesurer la distance qui sépare les pratiques horizontales des Gilets jaunes et la logique de représentation corporatiste. Un Gilet jaune prend la parole à St Lazare après des prises de parole successives de travailleurs en lutte (enseignants, cheminots, ratp, etc.) : « Pour moi le mouvement des Gj c’est déjà la convergence, c’est un mouvement où il y a des jeunes, des plus anciens, et tous les corps de métiers représentés. Ce que je vois en face de moi, c’est pas des enseignants, des cheminots, c’est des humains ! Et c’est ce qui me plaît ici, c’est de voir des personnes différentes. Maintenant je préfèrerais vous voir devant l’assemblée ou devant l’Elysée. »

C’est ce chemin qu’il reste à faire ! Mais d’abord, il faut bien comprendre que les Gilets jaunes ne se définissent pas par leur profession, ils ne se définissent pas par ce qui les asservit, mais par ce qui les enrichit, par le fait d’être en lutte, par ce sentiment d’appartenir à une communauté d’humains qui partagent un même but, une même finalité. C’est cette force, ce sentiment unitaire qu’il nous faut arriver à partager avec tous.

Ils vont nous la faire à l’envers. Tout le monde, les syndiqués comme les non-syndiqués s’accordent à dire que les représentants des syndicats « vont nous la faire à l’envers », ajoutant : « comme d’habitude ». Nous sommes prévenus. De longue date. Et nous ne les laisserons pas faire.

Désectorialiser la grève. Pour cela, il nous faut faire dérailler le train-train de la négociation syndicale que tentent d’installer médias et gouvernement. Allons dans les AG professionnelles pour les désectorialiser. Créons des assemblées fondées sur la démocratie directe. Créons des lieux ouverts, créons des QG. Généralisons la critique ad hominem de toute forme de représentation comme les Gilets jaunes l’ont fait sur les politiques et les journalistes.


Tout le pouvoir aux ronds-points !

Faisons de décembre 2019 l’aboutissement et la réalisation de décembre 2018.

Pour le retrait de la loi sur les retraites !

Pour la justice fiscale, sociale et pour la démocratie directe !

Pour des lieux publics de rencontre et de délibération !

Dissolution de l’assemblée ! Macron et ta clique, dégagez !

Assemblée des Gilets jaunes de Belleville (9 décembre 2019)

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


L’émancipation réelle c’est: A bas l’État,
A bas la marchandise, A bas l’argent, A bas le salariat !

Gilets Jaunes an I… Réflexions au fil du temps

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 23 novembre 2019 by Résistance 71

“Il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés.”
~ Mark Twain ~

“La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent.”
~ Albert Einstein ~

 

Gilets Jaunes An I… Quelles options ?

 

Résistance 71 

 

23 novembre 2019

 

Avec une semaine de recul, que pouvons-nous tirer comme enseignement du week-end des 16-17 novembre qui marqua le premier anniversaire du mouvement des Gilets Jaunes ?

Il y a eu, comme à l’accoutumée, deux évènements en un: le premier sur Paris, le second en province. Si les incidents de la place d’Italie ont marqué la journée du 16 novembre, il convient de ne pas se laisser embarquer à ne considérer QUE ce qui s’est passé en amont de ce qui devait être une manifestation et un cortège déclarés en préfecture et annulés suite à des incidents provocateurs que l’on peut considérer comme ayant été orchestrés de plusieurs façons par le pouvoir. Nous avons déjà écrit sur le sujet dès le lendemain (voir ici et ).

Ce qui a été le plus souvent occulté, et pas seulement par les merdias de masse, est la foule d’actions de groupes de Gilets Jaunes qui se sont déroulées dans Paris ce jour là et le lendemain 17 novembre.

  • Tout a commencé avec le blocage matinal du périphérique à la Porte de Champerret, puis dans la journée, outre les évènements de la Place d’Italie il y eut…
  • Manif’ devant le Palais de Justice de Paris
  • Manif’ Bd Beaumarchais
  • Sortie des Gilets Jaunes de la nasse de Bastille pour se répandre par petite groupes mobiles vers le Bd de l’hôpital et autres endroits
  • Manif’ quais de Bercy
  • Invasion de la Gare de Lyon
  • En soirée: actions de groupes aux Halles et barricades Bd de Sébastopol
  • le 17 novembre: Manif’ à châtelet et aux Galeries Lafayette qui durent fermer leurs portes

La seconde vitesse, toute aussi importante si ce n’est plus, fut celle des actions en provinces. De grandes villes de France ont vu des actions importantes se dérouler durant tout le week-end, à Toulouse, Bordeaux, Lille, Marseille, Lyon, Montpellier, Nantes, Tarbes, Dijon, Rouen.

On y a vu les réoccupations des ronds-points et des péages d’autoroutes, l’occupation de tribunaux, des opérations routières “escargot” etc…

Ces action morcelées, de moins d’ampleur, moins visibles du grand public ont été très efficaces et ont montré que partout, grâce à la mobilité et l’innovation, il est parfaitement possible de déborder le dispositif policier de manière efficace. Ce dispositif est lourd et englué dans la hiérarchie et la bureaucratie. Il faut le combattre par l’asymétrie, la légèreté et la mobilité à la fois d’esprit et physique. Bref les faire courir partout en utilisant des leurres pour faire diversion des actions réelles décidées au préalable.

Les 16 et 17 novembre, les Gilets Jaunes ont retrouvé les ronds-points et l’être ensemble, le partage et la coopération de groupe(s). Ceci continuera de grandir avec ce qui se prépare pour le 5 décembre, ce que nous souhaitons être, devenir à terme, une grève générale sauvage (hors carcan syndical foie jaune), illimitée et expropriatrice afin de pouvoir nous réorganiser autour de nos activités et de nos lieux de vie commune.

A cet égard, et devant l’arrogance et la violence d’un pouvoir étatico-capitaliste n’ayant rien à proposer (ni n’ayant jamais rien eu à proposer du reste…) si ce n’est division, mensonge, répression, violence et exploitation, nous devons nous rendre compte que le mouvement des Gilets Jaunes arrive maintenant à une croisée de chemins. Il y a 4 options possibles à envisager à notre sens sur ce carrefour qui s’annonce pour le futur du mouvement:

  • Continuer sur la lancée de l’An I, manif’ de week-end, actions sporadiques, heurts avec la flicaille, jusqu’à gagner quelques concessions ou être battu dans ce bras de fer engagé depuis novembre 2018 entre le poids léger “Gilet Jaune” et le poids lourd “état capitaliste”…
  • Se dire que rien n’a changé depuis un an, que cela ira en empirant malgré notre action, que le prix à payer est trop lourd et jeter l’éponge.
  • Accroître la réponse violente en réponse à la dictature d’état et entrer en insurrection généralisée…
  • Glisser sur le terrain local et nous réorganiser de manière décentralisée et “autonome” de là où nous sommes, depuis nos communes, voisinages et lieux de travail. Entrer en résistance par le boycott, la réorganisation de la vie sociale locale de manière délibérée, associative, consentie et coopérative…

En ce qui nous concerne, nous rejetons les premier et second points.

Le troisième point est de plus en plus vu comme une bonne option pour bien des gens impliqués de près ou de loin avec le mouvement. Beaucoup en ont assez de prendre des coups sans les rendre et de voir qu’au bout du compte, le pouvoir a vraiment tremblé en décembre 2018 au plus fort des émeutes parisiennes et que donc sédition et insurrection seraient la seule solution à la violence et répression aveugles d’un état et d’un capital bien au delà de toute rédemption possible.

Nous comprenons ce type de raisonnement, mais nous y voyons également une impasse pour la raison suivante:

Imaginons une seconde le scénario (plausible) qui verrait une insurrection populaire prolétaire réussir et finalement renverser gouvernement et institutions ; la question demeure: et après ? Qu’allons-nous faire ? Réorganiser des élections, un nouveau grand cirque électoral étatique de l’inutile pour ne faire que changer les têtes des gérants de l’entreprise de l’organisation de la division et de la domination ? Qu’avons-nous préparé comme alternative ? Y en a t’il une ? Certains répondrons: le RIC, qui est porté, au sens littéral du terme, en étendard par le mouvement des Gilets Jaunes. Mais qu’est-ce que le RIC si ce n’est qu’une énième réforme d’un système étatique au bout du bout du banc ? Le RIC n’est qu’une réforme qui demeure pieds et poings liés face au système établi, même s’il débouchait sur une VIème république, ce ne serait que reculer pour mieux sauter… à la corde. Son activation, si elle était autorisée de manière cosmétique par l’État, est lourde et sujette à tant d’embûches que bien peu de référendums verront le jour… Remettre en cause une constitution et la remplacer par une autre ne fait que réformer un système en tentant de le rendre plus “vertueux”, alors que la division, l’inégalité, l’exploitation et la violence sont les ingrédients inéluctables du système étatico-capitaliste dont il nous faut nous départir ; il n’est même plus une impasse, il n’est depuis sa création qu’un suicide collectif à terme.

Nous l’avons dit depuis bien des années et cela devrait maintenant commencer à devenir de plus en plus évident pour toujours plus de monde:

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Entrer en “insurrection” sans comprendre ce fait fondamental nous condamnerait à toujours répéter sans cesse la même erreur, celle commise au cours de l’histoire par bien des mouvements insurrectionnels qui ne surent pas sortir du cercle vicieux que sont état et capitalisme (ou pouvoir marchand). Ce type d’insurrections historiques ne furent effectivement que des “révolutions” qui comme le nom l’indique… est un mouvement qui ne fait que revenir encore et encore au point de départ, commettant ainsi une révolution, comme une roue de vélo qui tourne: celui de la division, de l’oppression, de la répression, de l’exploitation et de la violence du rapport dominant/dominé.

En revanche, la 4ème option du carrefour de la croisée que nous avons présenté, ne rentre plus dans le cercle vicieux de la révolution recommençant encore et toujours les mêmes erreurs, mais il entre de plein pied dans ce que la Nature fait en permanence, elle évolue, la 4ème option est une (r)évolution, une tangente qui nous permettra de sortir du cercle vicieux des cycles alternant durs et doux du rapport dominant/dominé pour entrer de plein pied dans notre humanité enfin réalisée au sein d’une société des sociétés ayant déconstruit la pyramide du pouvoir et de la coercition, ayant redistribué ce pouvoir dans le corps social intégral, le rendant ainsi coopératif et non coercitif, nous permettant de décider de nouveau sur un pied égalitaire à la fois du mode de gouvernance mais aussi du mode de production afin de garantir le vie et le bien-être de toutes et tous.

Ceci fera entrer les associations libres dans un cycle évolutionniste marquant l’avènement de notre être organique profond, individuel et collectif, ayant lâché prise de tous les antagonismes préalablement induits et embrassant la complémentarité de notre diversité culturelle pour devenir enfin une humanité UNE, celle de l’être ayant triomphé de la dictature marchande de l’avoir et qui ne peut passer que par la réorganisation de la société humaine sans l’état, sans la marchandise, sans l’argent et sans le salariat.

La croisée des chemins à laquelle arrivent les Gilets Jaunes est encore minée par une certaine fausse perception de notre réalité. Nous devons cesser de penser celle-ci comme étant celle du système de l’État, de l’argent et du capital, qui ne sont que des leurres, des artifices rendus possibles par la division de la société en détenteurs minoritaires de pouvoir (forcément coercitif par nature) et en assujettis majoritaires. Nous devons en revanche changer de perception de notre réalité, franchir cette porte entrouverte menant vers l’émancipation et la liberté dans la réalisation de notre être organique profond et naturel.

Osons jeter un œil dans l’entrebaillement de cette porte, car n’est-il pas dit que celui qui ose gagne, l’oligarchie nous l’ayant démontré depuis des siècles. Notre heure arrive, celle de notre pleine réalisation humaine, qui changera la face de cette planète, à tout jamais et cela commence avec la réalisation ferme et définitive que nous avons été trompés, que la centralisation institutionnalisée et la marchandise ont pas à pas phagocyté nos vies et qu’il nous suffit de dire NON ! Ensemble et de travailler de concert pour en finir avec cette dictature de la division de l’avoir pour reconquérir l’union de notre être.

Poussons cette porte et, ensemble, pénétrons dans le grand tout de la VIE par le moyen de la société des sociétés que nous pouvons, que nous devons réaliser !

Excellents textes complémentaires de ce billet à lire et diffuser sans modération:
« Moi, Jo Busta Lally j’accuse ! »
Notification-rejet-mdph-jo-busta-lally

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Tout le pouvoir aux ronds-points !

Gilets Jaunes An I : 16/11 Des « black blocs » se réfugient derrière la police place d’Italie (Vidéo)

Posted in actualité, altermondialisme, documentaire, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 17 novembre 2019 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

17 novembre 2019

 

Mise au point du 19/11 sur ce billet

 

Ci-dessous, une video de rue de 3 soi-disants « black bloc » dont un semble blessé, venant se réfugier derrière un cordon de police.

 

 

Il semble donc, et cela est d’une grand logique, que les violences qui ont éclaté en amont du départ de la manif’ déclarée place d’Italie (Paris 13ème), aient été sciemment provoquées par le pouvoir afin de:

  • Faire interdire la manifestation, ce qui fut bien entendu fait..
  • Piéger les Gilets Jaunes sur la place pour toujours plus de répression
  • Tenter de discréditer le mouvement
  • Noircir toujours plus avant la réputation des « anarchistes »
  • Instaurer un climat de peur dès le début du week-end afin de décourager les manifestants de venir dans les rues

Cette pratique est courante dans toutes les polices du monde, elle est omniprésente dans la police française.

Le pouvoir marchand est dans une logique de violence systémique qui ne peut aller que crescendo. La question qui se pose depuis un moment déjà est :

Quel est l’objectif politique ou plutôt, que doit devenir l’objectif politique du mouvement des Gilets Jaunes ?
Qui peut encore croire à rendre ce système plus « vertueux » quand division, coercition, oppression, exploitation, mensonge, tromperie et veulerie en sont les caractéristiques exclusives ?

Dans notre prochain billet : Deux textes fondamentaux en format PDF pour aiguiser notre réflexion et notre action. A suivre…

 


Tout le pouvoir aux ronds-points !

Gilets Jaunes… Énième harangue… Tout le pouvoir aux ronds-points !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 5 octobre 2019 by Résistance 71

 

Gilets Jaunes !

Il y a maintenant onze mois de lutte écoulés qui nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et ainsi:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat !

Aussi…

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes 35ème round… Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 12 juillet 2019 by Résistance 71

 

Gilets Jaunes !

Il y a maintenant près de huit mois de lutte écoulés qui nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et ainsi:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

= = =

Aussi…

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes 26ème round: Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, gilets jaunes, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 11 mai 2019 by Résistance 71

11 mai 2019

Gilets Jaunes !

Les bientôt six mois de lutte écoulés nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et ainsi:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

= = =

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Vive la Commune !
Vive la Société des Sociétés !

Gilets Jaunes 1er mai 2019: La véritable victoire du jour est celle sur le syndicalisme foie jaune !..

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 4 mai 2019 by Résistance 71

 

Le syndicalisme est enfin mort !

 

Guerre de Classe

 

Mai 2019

 

url de l’article: 

http://guerredeclasse.fr/2019/05/02/le-syndicalisme-est-enfin-mort/

 

“En même temps, et tout à fait en dehors de l’asservissement général qu’implique le régime du salariat, les ouvriers ne doivent pas s’exagérer le résultat final de cette lutte quotidienne. Ils ne doivent pas oublier qu’ils luttent contre les effets et non contre les causes de ces effets, qu’ils ne peuvent que retenir le mouvement descendant, mais non en changer la direction, qu’ils n’appliquent que des palliatifs, mais sans guérir le mal. Ils ne doivent donc pas se laisser absorber exclusivement par les escarmouches inévitables que font naître sans cesse les empiétements ininterrompus du capital ou les variations du marché. Il faut qu’ils comprennent que le régime actuel, avec toutes les misères dont il les accable, engendre en même temps les conditions matérielles et les formes sociales nécessaires pour la transformation économique de la société. Au lieu du mot d’ordre conservateur: “Un salaire équitable pour une journée de travail équitable”, ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d’ordre révolutionnaire: “Abolition du salariat”.”
~ Karl Marx – Salaire prix et profit – 1865 ~

Le 1er mai, en tant que fête de l’aliénation salariale, c’est toujours et comme d’habitude la pitoyable parade carnavalesque du fétichisme de la marchandise et de ses clowns syndicaux…

Toutefois, ce 1er mai 2019 fut plus qu’un simple défilé grotesque du folklore habituel car il s’inscrivait en prolongation du vaste mouvement des Gilets Jaunes. Soulèvement social incendiaire et réfractaire qui dès son origine fut clairement affirmé comme anti-politique et anti-syndical…Maintenant, en ce qui concerne les gilets jaunes – comme en témoigne l’éviction instantanée du larbin Martinez – la rupture d’avec les syndicats est définitivement consommée et l’intuition de départ est confirmée ! Il n’y aura plus d’espace disponible pour les imposteurs syndicaux… Ce qui compte désormais c’est l’auto-mouvement de conscience de la masse asservie…Comme l’a rappelé Macron lui-même, en tant que parfait symbole de tout le cynisme étatique marchand, le 1er mai est une fête célébrant l’amour du travail et ses valeurs…… Elle vise à encenser et valoriser la merde qu’est le salariat afin de toujours plus nous enfermer dans l’amour répandu de la servitude volontaire… 

Le Salariat c’est pire que l’esclavage ! Loin d’être notre émancipation il est au contraire la privation absolue de notre véritable vie humaine. Il est la condition même de l’existence du capital en tant que les prolétaires participent à sa valorisation par la plus-value extorquée !

Les syndicats ont toujours oeuvré à la botte de l’Etat et ils sont d’ailleurs financés par lui… Ils sont donc parfaitement intégrés à son appareillage. Et si toutefois nous avons tendance à l’oublier, à chaque fois qu’un mouvement social radical a eu lieu dans l’histoire, les syndicats étaient là pour le neutraliser… Le syndicalisme a toujours dévoyé la lutte de classe radicale afin de l’encaserner dans la lutte réformiste, et la défense réformiste du prolétariat permet au capital de se moderniser…Nous ne voulons pas fêter le travail, nous voulons l’abolir ! Nous ne voulons pas plus d’argent, nous voulons l’abolir ! L’argent est un poison qui anéantit la vie… Il est le substrat de toutes les horreurs qui se répandent sur le monde… L’activité humaine devra un jour se trouver libérée du salariat.

Après bientôt 26 semaines consécutives de mobilisation, qu’ont obtenu les Gilets Jaunes ? Rien ! Rien à part des humiliations, du mépris, des mutilations et une répression toujours plus violente de la part de l’Etat…

Nous vivons actuellement une crise généralisée du mode de production capitaliste, qui interdit toute possibilité d’aménagement des conditions de la servitude volontaire…

Les Gilets jaunes n’obtiendront rien sur le terrain des réaménagements de l’économie politique… et c’est tant mieux ! Tant mieux, pour la simple et bonne raison qu’une prolongation de ce monde marchand infernal serait le pire des futurs envisageables…

Nous, prolétaires, esclaves du salariat, devons comprendre à travers toutes les luttes de classes passées que ce que l’humanité piétinée et asservie doit combattre, ce ne sont pas tel ou tel parti politique et leurs idées ; ce qu’elle doit exiger, ce ne sont pas une meilleure gestion ou répartition des impôts, pas plus qu’un mode de représentation démocratique direct ou indirect… Il n’existe pas d’Etat qui soit humain, et il conviendra bien lors de la revanche finale de l’abolir, ainsi que toutes les catégories aliénatoires de l’économie politique qui en découlent et sont les agents actifs de notre servitude maintenue !

Nous savons pertinemment que les souverains, les hommes d’Etat, ont de tout temps subi les conditions économiques mais que ce ne sont jamais eux qui leur ont fait la loi !
La seule chose qui compte désormais pour l’avenir du mouvement social, c’est d’aller toujours plus loin dans une absolue récusation de tous les terrains aliénés qui voudraient nous reconduire d’une manière ou d’une autre sur le terrain de l’économie politique ! 

La politique est morte, le crétinisme médiatique est mort… aujourd’hui le syndicalisme est enterré !

Vive la révolution sociale, pour une vie humaine émancipée de la pourriture marchande !

= = =

Sept textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”

~ Friedrich Nietzsche ~

 

 

Gilets Jaunes: Intox de « l’attaque » sur la Pitié-Salpêtrière, des témoignages…

Posted in actualité, altermondialisme, gilets jaunes, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 2 mai 2019 by Résistance 71

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”
~ Friedrich Nietzsche ~

« Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni titre, ni la science, ni la vertu. Être gouverné, c’est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est sous prétexte d’utilité publique et au nom de l’intérêt général être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. »
~ Pierre-Joseph Proudhon ~

 


Gilets Jaunes victimes du terrorisme d’état

 

Des témoignages sur l’intox de la préfecture à propos de l’intrusion à la Pitié-Salpêtrière

 

Publié le 2 mai 2019

 

Source:

https://paris-luttes.info/des-temoignages-sur-l-intox-de-la-12091?lang=fr

 

Toute la classe politique est unanime : des manifestants ont tenté d’entrer en force dans une unité de réanimation de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière pendant la manifestation du premier mai. Pour Castaner et compagnie, il ne fait aucun doute qu’il s’agissait d’un acte prémédité et d’une tentative de nuire au service hospitalier. C’est évidemment faux, mais le pouvoir n’en est pas à son premier mensonge…

  • # Mise à jour : aujourd’hui à 12h58
    Un nouveau témoignage pour défaire les mensonges du ministère de l’intérieur

    Un quatrième témoignage (voir en fin d’article) nous est parvenu et confirme les trois précédents.

Vous pouvez encore témoigner en envoyant un mail à paris-luttes-infos(a)riseup.net

Ce n’est pas la première fois que le pouvoir joue sur la corde affective pour criminaliser les mouvements sociaux :

  • Le 14 juin 2016, lors de la plus grosse manifestation contre la Loi travail, la devanture de l’hôpital pour enfants Necker est dégradée. Cet acte isolé (et accidentel) sera monté en épingle afin de condamner l’ensemble des manifestants, ceux-ci étant accusés d’avoir « dévasté l’hôpital Necker » par cet imbécile de Manuel Valls.
  • Le 11 février 2017, pendant les manifestations qui demandaient justice pour Théo, victime d’un viol policier, la préfecture a sorti un gros mytho pour essayer de retourner l’opinion : les manifestants auraient tenté de brûler vive une famille dans une voiture. Evidemment complétement faux mais plus c’est gros, plus ça passe, ça avait fait la une des journaux avant d’être démenti.

Sur cette nouvelle intox à propos de la Salpêtrière, voici quelques témoignages reçus par mail de personnes sur place hier :

Témoignage 1

De ce que j’ai pu voir, mais il s’agit peut être d’un autre épisode de répression policière (????) J’y étais et ai protégé une grand-mère. Deux autres copains parisiens ont été piégés dans cet endroit avec moi. L’un des deux se faisant matraquer, ce sont plusieurs soignants qui, respectant le code de déontologie, ont entrouvert les grilles des jardins de l’hôpital aux manifestants en danger. Ils ont été chaleureusement remerciés par des applaudissements et des mercis. La situation a été tranquille quelques minutes…

Ensuite, honte au gouvernement et à ses sbires, 2 compagnies de CRS et un groupe de bacqueux se sont introduits dans l’enceinte de l’hôpital et ont poursuivi et tabassé des manifestants… La belle affaire a duré entre 3 et 5 minutes de très nombreux photographes de presse ont couvert la sortie de cette nasse…

Témoignage 2

1. Tête de cortège bloquée avenue de l’Hôpital par un cordon de CRS, en face de la Pitié-Salpêtrière. En effet, des affrontements ont lieu, plus haut sur l’avenue, en remontant vers Place d’Italie.

2. Une foule importante de manifestants pacifiques s’agglutine devant le cordon de CRS sans comprendre le blocage alors qu’ils sont, eux aussi, sur le tracé déclaré officiellement. Des discussions s’engagent entre forces de l’ordre et manifestants pacifiques.

3. Après une dizaine de minutes d’attente, un Black Block se forme rapidement au contact des CRS. Des jets de projectiles et une bousculade pour forcer le cordon de CRS provoquent de leur part une riposte : au minimum lacrymogène et grenades de désencerclement (d’où une blessure à la jambe). L’air est saturé par l’utilisation massive de lacrymogène, visibilité extrêmement réduite pendant 2 à 3 minutes, air irrespirable. Les gens suffoquent et se mettent à courir dans tous les sens.

4. Mouvement de foule et de panique, les gens cherchant à échapper à l’asphyxie générale et à la charge violente de la police qui fonce alors dans le tas.

5. Une partie des manifestants fuit alors en franchissant l’enceinte de l’hôpital (ils ne sont pas dans les locaux même, mais à l’extérieur, sur la propriété).

[L’auteur·e entend ensuite des gens se faire taper et crier depuis la cour adjacente où iel s’est réfugié·e]

Témoignage 3

Arrivés à hauteur de l’église Saint-Marcel, un important cordon de CRS bloquait la route. Nous sommes arrivés dans les premiers. Ils nous ont expliqué qu’ils nous laisseraient passer, le temps que des échauffourées, advenues plus haut, avec ceux ayant emprunté la rue Jeanne d’Arc, se calment. Nous attendions tranquillement. Petit à petit, les manifestants sont arrivés en masse. Nous étions proches d’un garage souterrain, au contact du cordon de CRS. Il me semblait évident qu’ils nous laisseraient passer.

Petit à petit, d’autres CRS sont arrivés de l’arrière et ont formé un second cordon, juste derrière leurs collègues. J’ai naïvement pensé qu’ils nous feraient avancer par paliers. Nous avons vu le véhicule équipé des canons à eau manœuvrer et se positionner face à la foule, au centre du boulevard, qui commençait à s’impatienter.

Sans sommation, les palets de lacrymo ont volé dans la foule.

Avec mon ami, nous n’étions pas équipés, comme beaucoup d’autres autour de nous et nous suffoquions. Nous nous sommes retranchés quelques secondes derrière le muret du parking souterrain. Une dame a crié de nous mettre à terre, ce que nous avons fait. C’était effectivement plus respirable [a priori non, ça marche pour la fumée, mais le gaz lacrymo descend (NdPLI)]. Un homme s’est écroulé près de moi, il peinait à respirer. Mes yeux brûlaient, je ne voyais plus rien.

Mon ami m’a dit de le suivre, qu’il fallait que l’on aille plus loin. En me retournant, j’ai aperçu le cordon de CRS ainsi que le camion avec les canons à eau, qui avançaient, à une allure assez rapide, dans une sorte de no man’s land de fumée. La scène était chaotique. Nous avions reculé d’une centaine de mètres. Des Street Medics pulvérisaient du sérum physiologique dans les yeux des manifestants. Ces moments sont pour moi très confus.

Nous sommes passés devant un portail, ouvert, un homme, je pense qu’il était Medics, nous a dit de rentrer nous mettre à l’abri ici. Mon ami n’a pas voulu, et nous sommes partis plus loin.

Avec le recul, après avoir vérifié sur Google Earth, je suis quasi certain que ce portail était celui de l’hôpital de la Salpêtrière.

Avec tout ce qui a été dit, l’emballement médiatique, sans preuves et sans images, j’ai décidé de témoigner. Car si c’est cet incident qu’ils qualifient d’intrusion dans l’hôpital, je peux vous garantir que nous fuyions les lacrymos, sans réellement voir ni comprendre où nous allions. Ces moments étaient chaotiques, et il est plus que probable que ces individus se soient retrouvés pris au piège lorsque les forces de l’ordre ont continué leur route, remontant le boulevard de l’Hôpital en direction du boulevard Saint-Michel et sont allés interpeller ces « assaillants ». Si cette intrusion a été faite aux alentours de 16h30, je suis en mesure d’affirmer que la confusion la plus totale régnait. Je peux aisément comprendre que le personnel de l’hôpital ait pris peur de voir ces gens déboussolés pénétrer dans l’enceinte de l’hôpital, tout comme ils sont allés se réfugier dans plusieurs cours du boulevard, mais je ne comprendrais pas une action délibérée. Je cherche juste à comprendre ce qu’il s’est passé, pour que l’on rétablisse la réalité des faits. C’est assez facile de parler à chaud et sans preuves, sans avoir eu les preuves vidéos, des caméras de surveillance de l’établissement, ce qui pourrait confirmer, ou non, tout ce qui a été avancé. Quant à moi, qui étais sur les lieux, je reste très prudent. Je ne vois pas comment et surtout pourquoi, la plupart des personnes qui étaient autour de moi, qui manifestaient simplement, s’en seraient pris à cet hôpital…

De plus, certains avancent que cette « horde de sauvages » voulait s’en prendre au CRS grièvement blessé. Or, je suivais le déroulé de la manifestation sur Twitter, et cette information est parue beaucoup plus tard. De plus, les Medics ont été les premiers à aller à son chevet.

Témoignage 4

J’étais sur le boulevard de l’Hôpital à ce moment et je confirme ce qui a été précédemment décrit. Comme j’avais des lunettes de plongée et un masque, je n’ai pas subi le choc des gaz et peux donc précisément rapporter ce dont j’ai été témoin.

Les flics bloquent le boulevard de l’Hôpital juste avant le croisement avec la rue Jeanne d’Arc. Une ligne de CRS nous fait face, derrière eux, des camionnettes et un canon à eau nous tournent le dos. Nous apprendrons plus tard que des affrontements avaient lieu plus haut, au niveau du commissariat.

La foule est très compacte : les dizaines de milliers de personnes du cortège continuent d’avancer, et comme il est impossible de voir ce qu’il se passe, tout le monde s’agglutine. Plusieurs lignes de CRS qui remontent le cortège se font copieusement huer et insulter.

La situation stagne quelques dizaines de minutes, quand le canon à eau fait demi-tour et commence à arroser le cortège, et les flics se mettent à balancer des rafales continues de grenades lacrymogènes sur la foule.

Bien que l’on soit dans le cortège de tête, les personnes présentes là sont en majorité des personnes qui n’ont aucune velléité offensive. La plupart n’ont aucun moyen de protection.

Le brouillard de lacrymo est très dense, la panique est complète. Les personnes suffoquent, vomissent, s’évanouissent. Tout le monde pousse pour essayer d’échapper aux gaz, mais il est quasiment impossible de se replier tellement le cortège est dense, et les trottoirs encombrés de jardinières, de mobilier et de vélos. Des medics, au niveau de la terrasse du café L’Intermède, aspergent de Maalox le plus de personnes possible. Juste après ce café, une grille mène à la résidence du CROUS de la Pitié. Elle est fermée, mais elle est forcée pour permettre de se disperser un peu. Il est possible par là de rejoindre le bâtiment d’entrée de l’hôpital.

Les manifestant·e·s continuent de redescendre le boulevard de l’Hôpital, paniqué·e·s. Plusieurs se sont réfugié·e·s devant l’entrée de l’hôpital, mais les flics tirent aussi des grenades sur l’hôpital. Plusieurs palets ricochent contre la façade du bâtiment.

Étant trop loin pour le vérifier, je ne peux que supposer que c’est à ce moment-là que des personnes sont entrées dans l’hôpital pour se protéger d’une violence absolument arbitraire.

Les chiens enragés ont une fois de plus déchaîné leurs armes sur la contestation, et leurs maîtres essayent, comme à leur habitude, de cacher leurs méfaits avec un bel écran de fumée.

Témoignage 5

J’étais dans la foule qui se dirigeait calmement vers la Place d’Italie. 

Je me suis retrouvé bloqué dans une foule compacte au niveau de la librairie « Vernazobres-Grego ». J’étais devant le porche entre le bistro et la librairie. C’était impossible d’avancer, les gens disaient que la police bloquait l’accès à la Place d’Italie. Les gens continuaient à affluait, rapidement, la foule est devenue très compacte. Soudainement, il y a eu des grenades lacrymogènes qui sont tombés du ciel dans la foule devant nous (direction Place d’Italie). 

Le gaz s’est rapidement répandu, on ne pouvait plus respirer. Il y a eu un mouvement de foule qui cherchait à redescendre le boulevard de l’hôpital.

Le problème était qu’il y avait trop de monde, on suffoquait dans le gaz, agglutiné les uns sur les autres comme dans une rame de métro bondé. 

C’était comme se noyer au milieu de la foule. On avançait pas à pas en espérant trouver un filet d’air respirable. J’ai longé le bistro proche de la grille de l’hôpital. En me retournant j’ai vu que quelqu’un avait ouvert la porte du porche où j’étais précédemment. Aussitôt des gens y sont entré pour se réfugier.C’était impossible pour moi de faire demi-tour, j’ai continué à avancer. Arrivé de l’autre coté du bistrot, j’ai vu des gens devant la grille de l’hôpital. Ils appelaient pour qu’on leur ouvre. Ils demandaient à se réfugier du gaz et des charges des CRS. Derrière cette grille, on voyait un espace dégagé avec de l’herbe, protégé des gaz. Sachant que c’était un hôpital public, j’ai moi-même vu ce lieu comme un refuge, un lieu d’assistance et de protection. J’étais en retrait de la grille au niveau des arbres mais entre les barreaux, j’ai aperçu une personne vêtue de noir, assez loin, qui paraissait être un gardien. 

Cette personne est partie sans faire signe aux manifestants devant la grille vers le bâtiment du fond. Les gens continuaient à affluer de la direction de la Place d’Italie. Les gens devant la grille, ont finalement commencé sans trop y croire à forcer la porte pour entrer. La porte à finalement cédé, les gens sont entrés. J’ai moi même fait quelque pas au delà de la porte, j’ai repris mes esprits. A ce moment là, une femme a crié au gens qui entraient : « N’y allez pas, c’est une mauvaise idée ! ». Le groupe qui avait ouvert était déjà loin. En entendant cette femme, j’ai compris que je n’étais plus en danger.

Je suis ressortie, j’ai eu la chance.