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Résistance au colonialisme: Quand le juge Scalia de la Cour Suprême du pays du goulag levant « ignorait » la doctrine de la découverte…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 11 mars 2016 by Résistance 71

L’hypocrisie du ramassis de baltringues siégeant dans les plus hautes fonctions des états est incommensurable. Le mensonge et la fourberie ont été institutionnalisés dans les états-nations dont l’obsolescence ne fait qu’apparaître de plus en plus au grand jour. grand temps de mettre fin à l’ignominie du colonialisme planétaire, parce que nous sommes tous des colonisés.

— Résistance 71 —

 

Ce que le juge de la Cour Suprême Scalia prétendait ne pas savoir sur la loi fédérale indienne

Steven Newcomb

26 Février 2016

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/02/26/what-justice-scalia-said-he-didnt-know-about-us-indian-law

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La nouvelle du décès du juge de la cour suprême des Etats-Unis Antonin Scalia le 15 Février m’a fait repenser à la brève conversation que j’avais eue avec lui à l’université de San Diego en Californie le 30 Août 2006. Son discours de cette soirée là, hébergé par la fac de droit de l’université de San Diego, fut suivi d’une réception durant laquelle je pus parler face à face avec Scalia. Du fait qu’il siégeait alors depuis plus de 20 ans à la Cour Suprême, imaginez ma surprise lorsqu’il répondit à ma question initiale qu’il n’avait jamais entendu parler de la Doctrine de la Découverte ni de la décision de la CS dans l’affaire Johnson contre M’Intosh (1823), que les facs de droit aux Etats-Unis généralement reconnaissent comme le point de départ du droit foncier et du droit de propriété, ainsi que la base de la loi fédérae indienne.

Le sujet du discours de Scalia ce jour là était “l’originalisme constitutionnel”. Pas de grosses surprise là-dessus tant il semble que ceci fut le point de focalisation de sa longue carrière. Au début de sa présentation il mentionna le livre “Commentaries on the Constitution of the United States (1833), écrit par un autre juge de la CS des Etats-Unis: Joseph Story. Quand Scalia me dit plus tard qu’il n’avait jamais entendu parler de la doctrine de la découverte ou de l’affaire Johnson contre M’Intosh, je fus très surpris parce que la première section du livre de Story qu’il mentionna intitulée “Origin and Title to the Territory of the Colonies,” ouvre sur une explication complète de la doctrine de la découverte. Dans le premier paragraphe de cette section il y est dit par exemple:

“L’ambition d’Henry le septième fut titillée par les communications de Colomb et en 1495, il [Henri VII] donna une permission à John Cabot, un entrepreneur vénitien alors établi en Angleterre, de partir à la découverte, de subjuguer et de prendre possession de toutes terres inoccupées par une puissance chrétienne au non et au bénéfice de la couronne britannique.”

D’après ce que je préfère appeler la doctrine de la domination chrétienne, il était coutumièrement compris par les monarchies de la chrétienté de cette époque que “toute puissance chrétienne”, telle que l’Angleterre, avait “le droit” de “subjuguer” (dominer) et d’affirmer la saisie en possession des terres de nos nation natives originelles. La seule condition était que ces terres ne soient pas déjà habitées ou clâmées par d’autres nations chrétiennes. Si des nations chrétiennes y vivaient déjà alors c’était “bas les pattes” ; mais si des peuples et nations non chrétiens existaient et vivaient sur place, alors la politique des puissances chrétiennes et de la chrétienté dans les grandes largeurs était de les subjuguer, de les dominer et de clâmer un droit de possession (dominium) sur ces terres non-chrétiennes. Le juge Scalia affirma n’avoir aucune connaissance de cette information qui est pourtant si clairement expliquée dans le livre que ce même Scalia avait cité lors de sa présentation ce soir là.

En résultat de la pensée que Story identifie dans ses “commentaires”, la seule question à cette époque devint de savoir si les terres qui étaient “nouvelles” pour les aventuriers et les voyageurs de la chrétienté avaient déjà été clâmées par une autre puissance chrétienne au nom du christianisme. Dans ses “commentiares” sur la question, Story lie directement la décision dans l’affaire Johnson contre M’Intosh à la bulle pontificale de 1493 (Inter Caetera) et de la distinction catégorique entre les chrétiens et les “infidèles, païens et sauvages”.

Je me demandais alors comment était-il possible que Scalia ne connaisse rien de tout ceci ? Avait-il omis de lire l’ouverture des “commentaires” de Story à ce sujet ? Avait-il une si pauvre mémoire qu’il avait oublié ce que Story avait écrit au début de son livre ? Comment avait-il pu parvenir à la CS des Etats-Unis et gérer bien des cas impliquant des affaires en relation avec la loi fédérale indienne sans connaître la fondation conceptuelle du système pour lequel il prenait des décisions ?

Choqué à ce qu’il venait de me dire, j’ai dit au juge Scalia “Je ne comprends pas [comment vous n’avez jamais entendu parler de la doctrine de la découverte], juste au printemps dernier [2005], dans l’affaire City of Sherrill contre la nation indienne Oneida de New York, la cour suprême cita la doctrine de la découverte dans une note de bas de page, la toute première.

Il ignora simplement mon incrédulité et commença à comparer les politiques des Etats-Unis et de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande en regard de leurs peuples originels. Il résuma en disant que les Etats-Unis étaient parvenus à une politique de conquête. Il dit cela comme si c’était tout à fait ordinaire “Très intéressant”, dis-je “pouvez-vous me référer aux décisions de justice disant effectivement cela.” Il me répondit simplement “Non.” Réalisant qu’il était vain de continuer plus avant cette discussion, je le remerciais pour son temps et m’effaçais pour laisser la personne suivante lui parler.

Il y a toujours la possibilité que Scalia prétendait juste ne rien savoir sur la doctrine de la découverte et sur l’affaire Johnson contre M’Intosh. En assumant que ceci ne fut pas le cas, ce que je retirais de cette brève discussion avec le juge Scalia fut qu’il était sacrément mal informé sur les conceptions fondamentales de la loi fédérale indienne et sur le droit de propriété des Etats-Unis (en considérant qu’il n’a même pas reconnu la décision de la CS dans Johnson). Cela semble peut-être axionatique de dire ceci, mais les hommes et les femmes qui siègent à la CS des Etats-Unis ne peuvent prendre des décisions qu’au sujet de ce qu’ils connaissent. Ils ne peuvent pas prendre de décision sur la base d’une information qu’ils/elles ignorent.

Quelle triste situation pour nos nations natives et originelles. Nous, qui étions originellement libres et qui sommes de mon point de vue, toujours totalement et de plein droit libres, sommes vus par la société dominante comme sujets, assujettis à des idées mentalement créées par neuf hommes et femmes qui ont une bien piètre compréhension de notre histoire et de notre existence. Quelque soit l’affaire qu’ils examinent, les neuf membres de la CS utilisent comme point de départ une présomption établie par leurs prédécesseurs à la cour ; à savoir que nos nations aujourd’hui ne sont pas autorisées à exister librement de la domination des Etats-Unis (étant sous le “pouvoir plénier”…)

Pourquoi ? Parce que nos ancêtres étaient, des propres mots de Joseph Story des “infidèles, des païens et des sauvages” et ne furent pas autorisés par les puissances chrétiennes à être reconnus comme des nations qui étaient totalement indépendantes d’un droit de domination affirmé et clâmé par les nations chrétiennes. Maintenant, cela aurait été un point de discussion fascinant avec le juge Scalia étant donné ses très fortes orientations catholiques et du fait que rien de sa façon de penser ne se trouve dans le texte original de la constitution des Etats-Unis. Il sera très intéressant de voir si son remplaçant à la CS des Etats-Unis aura une meilleure compréhension du point de départ non-constitutionnel de la loi fédérale indienne.

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Dire non au colonialisme… Pour une répudiation de la Doctrine Chrétienne de la Découverte

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 17 août 2015 by Résistance 71

Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Démanteler la doctrine de la découverte

 

Idle No More

 

15 Août 2015

 

url de l’article original:

http://www.idlenomore.ca/dismantling_the_doctrine_of_discovery

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En savoir plus sur la Doctrine Chrétienne de la Découverte

 

Idle No More maintient ses relations avec l’ International Tribunal of Justice Abya Yala  qui est en train d’être organisé au Guatémala pour les 15-17 Septembre 2015. Nous continuerons de soutenir le mouvement de résistance continental afin de faire mettre en application l’auto-gouvernance et la souveraineté de nos peuples et nations par la reconnaissance de ceux-ci. Nous travaillerons ensemble par-delà les frontières afin de construire une véritable décolonisation du continent par l’adoption d’une stratégie adéquate, dans l’esprit de l’autogestion et de l’auto-détermination de nos nations et peuples indigènes originels à ce continent.

Nous soutenons la formation d’une Commission Indigènes Continentale (Continental Indigenous Commission North-Central-South Abya Yala – Turtle Island) afin de délivrer les conclusions du Tribunal International de Justice Abya Yala dans les territoires Lenape-Delaware de Philadelphie, de Pennsylvannie en Septembre, lorsque le pape François 1er sera présent. Nous espérons que cette commission adressera directement le problème de la sanctification continuelle des doctrines coloniales de la découverte au travers de la bulle papale Inter Caetera. L’Indigenous Law Institute (NdT: de Steven Newcomb) a reconnu que cette bulle “a été et continue d’être dévastatrice pour nos religions, nos cultures et la survie de notre population.” Dans un Communiqué to the Vatican, le 5ème sommet continental d’Abya Yala V Continental Summit Abya Yala qui s’est tenu sur les Cauca Territories en Colombie, a appelé le pape François 1er à révoquer publiquement la doctrine chrétienne de la découverte (et sa bulle Inter Caetera).

Notre position est que l’État du Vatican et le pape François doivent prendre la responsabilité du rôle qu’a eu et continue d’avoir l’église catholique en tant qu’auteurs intellectuels de la docrine de la découverte. La Doctrine de la Découvete continue de marginaliser les peuples indigènes et de normaliser des violations criminelles des droits de l’Homme, comme par exemple le droit de consentir librement et de manière informée ainsi que le droit à l’auto-détermination des peuples indigènes,

Idle No More endorse et soutient la Continental Proclamation Abya Yala donnée au Forum Permanent des Problèmes Indigènes des Nations-Unies le 18 Mai 2006 qui déclare:

Que la bulle du pape Alexandre VI Inter Caetera est par-là même annulée, ainsi que tout processus de la Doctrine de la Découverte qui prétend déformer la relation d’harmonie, de justice et de paix de nous, les peuples indigènes de l’humanité dans notre entièreté.

La Doctrine de la Découverte n’a jamais eu de quelconque validité légale et ne sert qu’à perpétuer le processus de la colonisation et de la violation des droits des peuples indigènes en ayant donné le titre de propriété des terres indigènes aux colons en ignorant ou en invalidant le titre à la terre des peuples et nations indigènes.

Nous en appelons à tous les peuples et nations indigènes de l’Île de la Tortue Abya Yala de joindre leur force et de se soulever dans un mouvement continental fondé sur nos cérémonies traditionnelles pendant la célébration de l’équinoxe d’automne le 23 Septembre. Nous appelons nos coalitions et nos alliés sur la Terre-Mère de faire ce pas avec nous ainsi qu’en solidarité et en volontarisme de démanteler la Doctrine (Chrétienne) de la Découverte.

Résistance politique: Aux sources religieuses du colonialisme occidental (Steven Newcomb)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 24 janvier 2015 by Résistance 71

… et pourquoi il est extrêmement important de bien comprendre ces origines toujours vivaces puisqu’imbriquées dans la « loi » des états colons et leur politique de contrôle fondamentalement raciste, si on veut véritablement mettre fin aux crimes et au pillage de l’empire.

L’avenir de l’humanité passe par la solidarité des populations occidentales émancipées de l’idéologie colonialiste, se tenant main dans la main avec les peuples colonisés et opprimés par l’Europe depuis le XVème siècle.

Nous sommes tous des colonisés !

— Résistance 71 —

 

La base religieuse de l’ancien testament comme base de la loi fédérale des Etats-Unis sur les Indiens et leur politique

 

Steven Newcomb

 

22 janvier 2015

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/01/22/old-testament-religious-basis-us-federal-indian-law-and-policy

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Et nous Américains sommes particuliers, un peuple choisi, l’Israël de notre temps ; nous portons l’arche des libertés du monde”—Herman Melville.

“Je pense que personne ne peut lire l’histoire de notre pays sans réaliser que le Bon Livre et l’esprit du sauveur ont été nos guides de génie depuis le début. La commission donnée à Christophe Colomb par Ferdinand et Isabelle d’Espagne a été conçue comme une mission chrétienne »—Chief Justice Earl Warren, de la cour suprême des Etats-Unis.

Le système de la loi fédérale et politique indiennes des Etats-Unis est lié de manière remarquable à la vision du monde politico-religieuse judéo-chrétienne, qui est parfaitement exprimée par la théorie du peuple choisi et de la terre promise. Comme l’a très bien dit Walter Russell Mead dans son article de 2008 “The Deep Roots of American Zionism” publié dans la revue “Foreign Affairs” (NdT: revue officielle du CFR): “Les Américains ont trouvé l’idée qu’ils étaient l’Israël de dieu si attractive, partiellement parce que cela les aidait à justifier leur déplacement des autochtones américains.” Maintenant dans son essai devenu classique “Civil Religion in America,” Robert N. Bellah a déclaré: “Le thème de l’israël américain a été utilisé, presque depuis le début, comme justification du traitement honteux et indigne réservé aux Indiens et qui est si caractéristique de notre histoire.

Ce que d’autres érudits de la loi fédérale sur les Indiens ont laissé de côté dans leurs discussions de la doctrine de la découverte, ou doctrine chrétienne de la découverte, est le fait que la vision judéo-chrétienne du monde, que l’on peut plus particulièrement faire remonter à l’histoire biblique de la Génèse, celle du peuple choisi et de la terre promise, sert de toile de fond religieuse et de fondement conceptuel à la loi et politique fédérale sur les Indiens. C’est sur la base de cette source biblique d’idées que les Etats-Unis clâment être le “souverain” de la terre avec “ascendance” (un droit de domination) sur les nations indiennes originellement et toujours libres de plein droit. Cette vision du monde du Vieux Testament est l’arrière-plan de l’affirmation des Etats-Unis que le gouvernement fédéral possède un “pouvoir pléniaire” “indiscutable et irrévocable” sur les nations indiennes et un “pouvoir de domination “ (domination ultime) sur les territoires qui est au-dessus de celui des nations indiennes.

C’est à cause de cette base religieuse, de fait de l’Ancien Testament, fondement de la loi fédérale indienne, qu’il fut nécessaire pour les Etats-Unis de faire passer la loi American Indian Religious Freedom Act en 1978, malgré le fait que la liberté de culte pour quiconque d’autre était déjà inscrit dans le premier amendement de la Bill of Rights des Etats-Unis. Le fondement biblique de la loi fédérale indienne est la raison pour laquelle les territoires et les endroits sacrés de nos nations originelles n’ont jamais été protégés de l’exploitation, de la profanation et de la destruction. Comme l’écrit l’historien Edward McNall dans son livre The American Idea of Mission (1957), “Il n’y a pas de vérité plus évidente dans l’histoire américaine du fait que cette nation (USA) est un peuple de l’Ancien Testament (bible).

La base fondamentale de l’ancien testament des Etats-Unis est l’aspect le moins notable de l’histoire de la loi fédérale indienne ; cela n’a pas été rendu explicite à cause de la tendance des érudits sur la loi fédérale indienne d’écrire à son sujet de manière séculière et en termes non-religieux. Ils n’ont pas reconnu à quel point les idées véhiculées par la loi fédérale indienne sont liées à un tel point qu’Edward Burns continua: “L’idée la plus commune dérivant des sources de l’ancien testament fut la notion que l’Américain fut divinement nommé pourb remplir une grande mission dans l’histoire de la planète. De l’avis de quelques leaders coloniaux, les grands évènements du passé ont été planifiés par dieu afin de préparer la voie du triomphe américain.” (p.11)

Dans son livre America’s Prophet (2009), Bruce Feiler dit qu’une lettre de George Washington est accrochée dans l’entrée de sa synagogue d’enfance. La lettre lit: “Puisse la même merveilleuse déité, qui a, il y a longtemps, délivré les Hébreus de leurs oppresseurs égyptiens et qui les a implanté sur la terre promise et dont les agencements providentiels ont été rendus récemment remarquables dans l’établissement des Etats-Unis comme nation indépendante, continuer à les (Etats-Unis) irriguer des rosées du paradis.” (p.4)

Des témoignages nous ont appris que Thomas Jefferson était un “déiste”. Ce que ces témoignages ne nous ont pas dit est l’identité biblique de la “déité” qui a servi de focalisation à l’orientation “déiste” de Jefferson. Comme le note Robert Bellah dans son “Civil Religion in America,” “Ce qui était implicite dans les paroles de Washington… devient explicite dans le second discours d’investiture de Jefferson lorqu’il déclara: ‘J’aurai aussi besoin de la faveur de cet Être entre les mains duquel nous reposons, qui mena nos pères, comme au temps du vieil Israël, de leur terre native et les implanta dans un pays innondé avec toutes les nécessités et confort de la vie.” La conclusion ? “L’Europe est l’Egypte, l’Amérique la terre promise.” écrit Bellah. Jefferson, Adams et Franklin voulaient que l’imagerie de l’ancien testament associée avec le peuple élu et la terre promise soit décrite sur le sceau officiel des Etats-Unis. Jefferson proposa que l’image du sceau devrait être les Israélites traversant le désert, guidés par un nuage le jour et un pilier de feu la nuit, dessinant ainsi une analogie entre les Etats-Unis et le peuple élu de l’ancien testament. Ceci place donc nos nations autochtones comme étant les “Canaanites” sur la soi-disante “terre promise” que serait les Etats-Unis.

John Marshall était un contemporain de Washington, Jefferson et Adams. Lorsque Marshall, en tant que juge de la cour suprême des Etats-Unis a écrit le rendu du verdict unanime de la Cour Suprême dans l’affaire Johnson contre McIntosh, il déclara que la Cour appliquerait à l’affaire “ces principes de justice abstaite que le créateur de toutes choses a imprimé dans l’esprit de sa créature humaine.” La vision du monde judéo-chrétienne partagée par Washington, Jefferson, Adams et Marshall, parmi bien d’autres personnes, est le contexte d’arrière-plan religieux pour l’utilisation par la Cour Suprême des Etats-Unis du terme de “créateur” dans sa décision de l’affaire Johnson contre M’Intosh.

Les principes de justice abstraite s’appliquaient aux “nations civilisées”, aux nations, qu’Henry Wheaton appelait en 1836 dans ses Elements of International Law, les “États de la chrétienté”, reconnaissant que ces nations de la chrétienté possédaient une “indépendance parfaite” et donc par voie de conséquence, la pleine “souveraineté”. Ce que la Cour Suprême des Etats-Unis a appelé “les natifs, qui étaient des païens”, dans son rendu de l’affaire Johnson contre M’Intosh, analogues aux “Canaanites” dans le narratif du peuple élu / terre promise, n’étaient donc pas “permis de posséder” les prérogatives appartenant “aux nations absolues, souveraines et indépendantes”, “en relation avec les chrétiens”, comme le dit le juge de la Cour Suprême Joseph Story dans ses Commentaries on the Constitution of the United States en 1833.

En février 2015 prochain, nous atteindrons la marque des 60 ans depuis la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis sous l’autorité du juge Earl Warren, dans l’affaire Tee-Hit-Ton v. United States en 1955 ; décision fondée sur les antécédents cachés du narratif biblique de l’ancien testament sur “le peuple élu et la terre promise”. Dans un autre article, j’expliquerai comment le narratif religieux judéo-chrétien de l’ancien testament nous informe sur la décision prise, chose que l’on peut remonter à Johnson contre M’Intosh (1823) ainsi qu’aux bulles papales et édits royaux du XVème siècle.

Stoppons l’empire, privons-le de ses terres usurpées.. Démantelons la doctrine chrétienne de la « découverte »…

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Vers le démantèlement de la doctrine de la domination chrétienne

 

Steven Newcomb

 

20 Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/11/20/toward-disestablishing-doctrine-christian-domination

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans son article récent (ici en anglais: http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/10/24/deconstructing-doctrine-discovery ), le professeur David Wilkins (Lumbee) dit que la doctrine de la découverte est passée par beaucoup d’expressions différentes, comme une “fiction théologique” des papes, “une fiction politique” des nations européennes, et une “fiction légale” des Etats-Unis (NdT: et du Canada…). Il affirme que récemment, la doctrine de la découverte a été “dangereusement réobjectivée comme fiction populaire”.

Le professeur Wilkins est un universitaire brillant et accompli et il est bon de le voir discuter d’un sujet que son mentor, feu l’universitaire Standing Rock et le théologien Vine Deloria Jr, firent tant pour le mettre en valeur. Cette mise en valeur inclut la lettre ouverte de Deloria en 1972 aux chefs des églises chrétiennes et son fameux ouvrage de 1973 “God is Red” (“Dieu est Rouge”), dans lequel il cita la bulle papale de 1493 Inter Caetera.

En tout cas, les vues de Wilkins ne sont sûrement pas au-delà de toute critique, spécifiquement du fait que ses commentaires sont faux ou imprécis. Il dit par exemple que “comme cela fut originellement conçu par le pape Alexandre VI dans sa bulle de 1493, la ‘découverte’ accordait les intérêts particuliers exclusifs de l’Espagne dans les Amériques.” Pourtant, Wilkins ne nous dit pas, précisément, de quel type “d’intérêts exclusifs dans les Amériques” le pape avait l’intention d’accorder à la couronne de Castille.

En Mai 2013, Debra Harry (Paiute), Sharon Venne (Cree) et moi-même (Shawnee) avons consulté et étudié des documents originaux papaux aux Archives Générales des Indes Occidentales (NdT: Ces énormes archives sont conservées dans la ville de Séville en Andalousie, elles contiennent 43 000 dossiers contenant plus de 80 millions de pages et 8000 cartes géographiques…). C’était le 4 Mai, 520 ans jour pour jour après la publication des documents papaux de 1493. Au dos d’un des deux parchemins velum, la notation du secrétariat royal dit que les documents furent une concession de pape Alexandre VI à la couronne de Castille “pour gagner et conquérir les Indes”, (“ganaran y conquistaron de las Indias”).

En d’autres termes, ce furent des concessions de la papauté autorisant la couronne à forcer “les Indes” à passer sous la domination chrétienne. Les documents papaux ont exprimé et assumé le droit chrétien, catholique et espagnol du dominium ou “dominorum Christianorum” (Eximae Devotinis, May 3, 1493). Cette assomption de la domination chrétienne soulève la question de savoir si les nations indiennes furent considérées par les penseurs chrétiens, avoir la souveraineté et le dominium ou domination, au même niveau et au même degré, que l’église catholique et la couronne d’Espagne.

Le professeur Anthony Anghie dans son livre “Imperialism, Sovereignty, and the Making of International Law” (2004), dit que le théologien espagnol Francisco de Vitoria avait argumenté que “les Indiens n’étaient pas souverains parce qu’ils étaient des païens.” Ce fut le point de vue de Vitoria que les Indiens n’étaient pas souverains parce qu’ils n’étaient pas chrétiens. Wilkins dit que Vitoria a déclaré “que les peuples natifs étaient les vrais propriétaires de leurs terres” et que Vitoria était de l’avis qu’une appropriation espagnole “d’un titre de propriété par la découverte ne pourrait être justifiée que quand la propriété était sans propriétaire.” Ainsi nous avons affaire à deux problèmes en un:

  • Si de l’avis de Vitoria les Indiens étaient souverains et…
  • Si un titre de propriété “au travers de la découverte” s’est appliqué là où des nations non-chrétiennes et leurs peuples vivaient déjà.
    Il est possible que le professeur Wilkins ne soit pas au courant de l’argumentation de Vitoria sur le fait que les Indiens n’étaient pas souverains car n’étant pas chrétiens. Ou peut-être a t’il décidé de laisser cette argumentation hors de son article, tout en mentionnant ce qu’il dit être la vision de Vitoria des Indiens à savoir “qu’ils étaient les véritables propriétaires de leurs terres”.

Quoi qu’il en soit, les idées de domination (“ganaran y conquistaron”) exprimées dans la bulle papale, l’affirmation par l’Espagne et les autres nations chrétiennes du droit de domination sur toutes les terres non-chrétiennes et la vision de Vitoria affirmant que les monarques chrétiens étaient souverains mais que les Indiens non-chrétiens ne l’étaient pas, ont résulté d’un cadre conceptuel bien spécifique: Le dominium ou droit de dominorum d’un souverain chrétien contre le titre de quelque infidèle ou païen décrété non-souverain par les chrétiens.

Quel serait le résultat si les chrétiens concevaient nos ancêtres “être les véritables propriétaires” de nos terres, sous le pouvoir et le dominium ou dominorum d’un souverain chrétien résultant de la première assertion de la souveraineté chrétienne et de son dominium sur des terres non-chrétiennes ? Le résultat serait un cadre de “titre souverain chrétien contre un titre moindre, diminué d’Indiens non-chrétiens, non-souverains.”

Dans l’article d’opinion de Wilkins, il mentionne le célèbre article légal de Felix Cohen “Original Indian Title”, publié en 1947. Dans cet article nous y trouvons ce sous-titre: “Le titre souverain: Johnson contre McIntosh”. Avec ce sous-titre, Cohen disait que Johnson contre M’Intosh (NdT: référant à une fameuse décision de la cour suprême des Etats-Unis en 1823, légiférant en faveur de la souveraineté chrétienne en accord avec la doctrine de la découverte…) était au sujet du supposé supérieur “titre souverain” de l”ascendence”, de “la domination (dominion) ultime” ou de la “domination absolue”, tout autant que cela était au sujet d’un titre de propriété indien ou du droit “d’occupation de la terre”.

Dans le rendu de l’affaire White contre l’université de Californie, un panel de trois juges de la cour d’appel du 9ème district a récemment dit que l’occupation indienne des sols “n’est pas un droit de propriété”, mais n’est qu’un “intérêt aborigène à la terre”. Après avoir mentionné dans son article la sitation de la 9ème chambre d’appel dans le cas des Indiens Tee Hit-Ton contre les Etats-Unis, Wilkins demande:

Mais pourquoi y a t’il une poussée ces jours-ci vers le retour à la version discréditée il y a longtemps de la doctrine de la découverte, alors que la réalité historique montre clairement qu’elle n’a pas été utilisée de quelque manière pratique que ce soit par les colons subséquents après les écrits de Vitoria ?

Il pose cette question comme si on ne trouvait que la “version papale” de la doctrine de la découverte dans les archives historiques, ce qui n’est clairement pas le cas. Ceci est parfaitement démontré par le résumé légal du ministère de la justice américain en 1954 de l’affaire des Indiens Tee-Hit-Ton contre les Etats-Unis. Dans ce résumé légal, le solicitor du gouvernement Simon Sebeloff a dit que ce qui commença comme une doctrine de la papauté avant et au commencement de l’âge de la découverte, fut ensuite généralisé et adopté par “toutes les nations chrétiennes” d’Europe.

Ce fut la version généralisée plutôt que la “version papale” de la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination qui est devenue le fondement du rendu de Johnson contre M’Intosh et du sous-titre de l’article de Felix Cohen (“the Sovereign’s title: Johnson v. M’Intosh”). La doctrine chrétienne de la découverte et de la domination devint la base de l’argumentation du gouvernement fédéral américain dans son résumé légal du rendu de justice dans l’affaire Tee-Hit-Ton contre les Etats-Unis.

Ceci devint le fondement de la décision de la cour suprême des Etats-Unis en 1955 pour l’affaire Tee-Hit-Ton, comme cela est prouvé par la citation par la cour des Elements of International Law de Henry Wheaton et plus récemment, ce fut la base pour une citation de Tee-Hit-Ton contre les Etats-Unis par la cour d’appel du 9ème district et de son panel de trois juges ce 27 Août dernier.

Dans son chapitre sur la “conquête déguisée en loi” , “Conquest Masquerading As Law,” in Unlearning the Language of Conquest by Four Arrows, Vine Deloria Jr. écrit que la doctrine de la découverte “fut élargie de telle manière que toute nation chrétienne pouvait ‘découvrir’ des terres auparavant inconnues des Européens et qu’elle était immédiatement investie du titre légal (de propriété) et ce sans se préoccuper des droits et reconnaissance des habitants existant de l’endroit.

Dans l’affaire Johnson contre M’Intosh, le juge Marshall a dit que le “droit de la découverte” était confiné à des pays alors inconnus de tous les peuples chrétiens”. En d’autres termes, les envahisseurs chrétiens revendiquaient un droit de domination sur des terres auparavant inconnues des chrétiens et des nations chrétiennes. Cette façon d’énoncer le sujet a plus à faire avec la conservation des documents papaux et royaux dans un langage actuel de cette époque, ce qui est toujours de nos jours un élément fondateur de la loi fédérale sur les Indiens et de sa politique et se doit donc d’être desétabli.

Lettre au pape pour la répudiation officielle de la bulle Inter Caetera (1493) fondement de la doctrine coloniale occidentale (Oceti Sakowin, Sioux)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 17 octobre 2014 by Résistance 71

C’est la seule solution pour détruire la pseudo légitimité territoriale de l’empire. Le colonialisme depuis le XVème siècle jusqu’à aujourd’hui, car nous vivons toujours et sans doute plus que jamais dans un monde colonial et non pas « post-colonial » comme veut le faire ingurgiter la pensée unique criminelle dominante, est fondé sur le racisme, le génocide et l’acceptation par la force puis la propagande, que l’occident et sa « civilisation » a le droit « divin » de dominer le monde: dominum christianorum.

Forcer le pape à répudier officiellement la doctrine chrétienne de la découverte inscrite dans la bulle Inter Caetera de 1493 qui sert de fondement à la loi coloniale depuis lors, privera instantanément l’empire de sa base territoriale usurpée et un empire sans territoire s’effondre. Nous l’avons dit et le répétons, c’est le talon d’Achille de l’empire anglo-américain et c’est là qu’il faut frapper. Les mouvements de lutte amérindiens doivent être solidaires là-dessus et nous devons les soutenir ! Pourquoi ? Parce que « Nous sommes tous des colonisés ! »

Les deux bulles papales fondement de la doctrine coloniale occidentale: Romanus Pontifex (Nicolas V, 1455) et Inter Caetera (Alexandre VI, 1493)

— Résistance 71 —

 

Une lettre au pape François 1er: Abolissez la bulle papale qui est derrière la colonisation !

 

Ruth Hopkins

 

14 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/10/14/letter-pope-francis-abolish-papal-bull-behind-colonization

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Très saint père,

Han (Hello).

Mon nom est Cankudutawin (femme du Chemin Rouge). Je suis une Améridienne de la nation Sioux, Oceti Sakowin. Nous datons de bien avant les Etats-Unis. Nos terres traditionnelles sont les grandes plaines de l’Amérique du Nord (NdT: qui s’étendent au centre sur ce que sont actuellement les Etats-Unis et le Canada), je suis née à Fort Yates dans le Dakota du Nord sur la réserve Sioux de Standing Rock et je suis un membre enrôlé du peuple Sisseton Wahpeton Oyate.

Mes grands-mêres Katherine Ray et Stella Pretty Sounding Flute étaient toutes deux de ferventes catholiques. Les gens disent que vous êtes bon, que vous êtes unique et différent de vos prédécesseurs. Les gens parlent autour de moi et disent qu’il y a une chance que vous m’écoutiez, moi, une simple femme d’une réserve indienne.

Après la venue de Christophe Colomb en 1492, l’existence des peuples indigènes des Amériques du nord et du sud ont changé à tout jamais. La trajectoire historique de mon peuple fut aussi changée. Au-delà d’avoir été infectés par des maladies inconnues de nous comme la variole pour laquelle nous n’avions aucune immunité, on nous a affamé, brutalisé et massacré. Des millions d’indigènes du continent furent massacrés au nom de la Destinée Manifeste, née des doctrines de la découverte, en particulier édictée par la bulle papale de 1493 (Inter Caetera).

La bulle papale de 1493, Inter Caetera, un édit solennel écrit par le pape Alexandre VI, donna aux chrétiens la domination sur les terres indigènes et appela à la subjugation des peuples natifs indigènes pour le but de propager la doctrine chrétienne. En fait, les chrétiens furent chargés de la tâche de renverser les nations autochtones afin de les convertir au christianisme et les héritiers chrétiens furent aloués “plein et libre pouvoir, autorité et jurisdiction de toute sorte”. Ceux qui tentèrent de s’opposer à ce document papal furent menacés d’être exposés “à la colère de dieu tout puissant et de ses saints apôtres Pierre et Paul.”

Ce que cette bulle accordait est le droit de conquête. La colonisation a commencé avec l’Espagne et le Portugal et toutes les autres puissances européennes ont suivi leur exemple. Les envahisseurs européens qui ont volés les terres et les vies des autochtones furent autorisés de le faire sous couvert et autorité de l’église, qui était le fondement de la loi des états. Quelques trois cents ans après que le pape Alexandre VI ait invoqué “deprimantur” contre mes ancêtres, John Marshall le 4ème juge de la cour suprême des Etats-Unis, prit le principe du “droit de réduction” de la bulle papale Inter Caetera, fondée sur le concept chrétien latin de dominorum christianorum et fit de la domination chrétienne une loi en regard de l’invention de la doctrine chrétienne de la découverte.
La doctrine elle-même n’a aucune base légale. Utilisant le raisonnement d’Inter Caetera, la cour suprême des Etats-Unis abrogea les demandes de droit de propriété des peuples autochtones, dont les ancêtres vécurent en Amérique du Nord pendant des milliers et des milliers d’années et a donné le titre aux colons américains qui étaient gouvernés par des leaders chrétiens.

Sans cette bulle papale, les Etats-Unis d’Amérique seraient forcés de réviser les politiques de termination et d’assimilation qu’ils ont mis en pratique contre nous, les habitants originels de la terre, le vol des terres indigènes et de leurs ressources, les violations des traités et le génocide qui fut appliqué au travers de nombreux massacres comme ceux entr’autres de Sand Creek, Wounded Knee et Whitestone Hill. Les Etats-Unis et autres pays coloniaux ont justifié ces atrocités en se cachant derrière l’église.

Tant que la bulle papale Inter Cetera demeure effective, les peuples indigènes continueront à souffrir. Toute la loi américaine concernant les Indiens d’Amérique est fondée sur la trilogie de Marshall, celle de la doctrine chrétienne de la découverte. Le droit de réduction, sous le déguisement de la doctrine de la découverte, est utilisé pour nourrir la bête coloniale et utilisé pour donner toujours plus de pouvoir au capitalisme, alors que les entreprises multi-nationales utilisent des concepts religieux quasi-légaux comme cette doctrine de la découverte, pour voler les peuples indigènes du monde entier. A la poursuite de ressources naturelles comme le bois, le pétrole, le gaz, les diamants, l’uranium et autres richesses, ils ignorent et balaient nos vies.

Je vous adresse cette lettre avec humilité et respect, comme quelqu’un qui reconnait l’autorité de Celui qui guérit ceux aux cœurs brisés et soignent leurs plaies ; Celui qui n’est pas venu pour condamner le monde, mais pour le sauver.

Pour le bien de tous, nous vous demandons de révoquer formellement la bulle papale Inter Caetera de 1493. Le faire, restaurera les droits humains fondamentaux et amènera la cicatrisation aux peuples autochtones et à son tour, au monde entier. Seul vous avez le pouvoir de faire ceci.

S’il vous plaît, rencontrez-moi en tant que représentante du pays indien pour un entretien lors de votre prochaine visite aux Etats-Unis l’an prochain. Mitakuye Oyasin.

Mes meilleurs vœux à votre sainteté,

Salutations distinguées,

Cankudutawin, Red Road Woman

Ruth Hopkins

“Bénis soient les faiseurs de paix, car ils seront appelés les enfants de dieu.” Mathieu 5:9

Ruth Hopkins (Sisseton Wahpeton & Mdewakanton Dakota, Hunkpapa Lakota) est écrivain, blogueuse, biologiste, activiste et juge.

Petit cours d’histoire de France en passant par le Québec sur fond d’indépendance écossaise… une vision Mohawk…

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Le Haggis contre la Poutine

 

Mohawk Nations News

 

17 Septembre 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/09/17/haggis-vs-poutine/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Guswentha / Traité Wampum Deux Rangées

 

Les Québecois se rassemblent pour observer le referendum sur la séparation de l’Écosse d’avec la Grande-Bretagne. Ils veulent se séparer du Canada. Mais il y a une grosse différence. Les Écossais sont indigènes à leur terre et ont été colonisés par l’Angleterre. Ils votent pour retirer ce singe de leur dos. Les Québecois sont des immigrants français que les natifs ont laissé s’installer sur l’Île de la Grande Tortue. Ils veulent déclarer leur souveraineté et essayer de mettre en place une nouvelle entreprise commerciale sur notre terre ! Lisez: MNN. “Real Referendum”.

Les Écossais veulent à juste titre leur identité en se libérant de l’empire banquier romain du Vatican (City de Londres) ; ils veulent reconquérir leur souveraineté et se reconnecter avec leur histoire fondé sur le système des clans qui les connecte à la terre. Pour faire cela, les Québecois devront retourner en France. Le Canada et les Etats-Unis dépendent de bulles papales du XVème siècle comme celles édictant la doctrine chrétienne de la découverte, Terra Nullius et autres qui sont essentiellement de la fiction pseudo-légale pour maintenir leur poigne sur la terre d’Onowaregeh ou Île de la Grande Tortue.

Les Québecois ont quitté la France pour se libérer de la tyrannie de l’empire romain (la papauté) et pour recommencer de rien sur notre terre. Quelques immigrants ont appris nos façons et se sont bien entendus avec nous, comme la “cour du bois”. Les autres furent assimilés par l’élites corporatrices au travers du mandat de leur règle des 51% de majorité.

En 1689, les colons français ont voulu nous tuer tous de façon à pouvoir revendiquer nos terres comme étant les leurs. Notre réponse est historiquement connue comme le “massacre de Lachine”. Nous avons éliminé ce camp colonial. Les Français voulurent la paix. Le 25 Juin 1701, ils furent d’accord de vivre en paix sous les auspices de Guswentha ou le Traité Wampum Deux Rangées. Ils violent continuellement cet accord.

Les Québecois pourraient voter pour se séparer de l’entreprise Canada, qui est une entreprise commerciale fondée sur les lois de l’amirauté. Puis ils pourraient essayer de renouveler leur accord Guswentha pour vivre en paix avec nous. Ils ont grand besoin d’une cérémonie de codoléances pour que cela leur rappelle qu’ils sont en terre indienne. Pour rester, ils devront accepter de vivre sous Kaianereko:wa, la Grande Loi de la Paix (NdT: constitution de la confédération iroquoise), la loi de l’Île de la Grande Tortue.

Est-ce que l’histoire se répète ?

Comme les Écossais qui veulent retrouver leur véritable identité, les Québecois doivent retourner à leurs racines en France. Autrement ils vont demeurer colériques, désillusionnés et jamais en paix. Comme les Etats-Unis et le Canada, ils n’ont jamais honoré leur parole envers nous. Ils doivent arrêter de mordre la main qui les nourrit. Eux et le monde savent comment ils ont pris de nous tout ce qu’ils ont.

Ils ne peuvent pas se séparer de notre terre. Même s’ils nous exterminaient tous, cette terre ne leur appartiendrait toujours pas. Même dans la mort, elle est nôtre. Les Québecois ne peuvent pas obtenir une quelconque souveraineté ici. Nous sommes les souverains. La séparation veut dire partir. Ils nous ont montré à maintes reprises qu’ils ne respectent pas nos lois ou les accords passés de longue date avec nous. Voilà pourquoi leur rêve de souveraineté ne se réalisera jamais !

Stompin Tom discute des Écossais et des Québecois au sujet de cuisine: “There was a guy from PEI they used to call ‘Potatoe’. He met this young Leamington Ontario tomato. But he had eyes for other girls and she was a little mushy. So he said, ‘Let’s get wed, there’s no sense in being fussy’. Big size French fries, how they love tomatoes. So dress them up with Heinz Ketchup. Ketchup loves potatoes. Ketchup loves potatoes”.

La voie légale de la destruction de l’empire: Éliminer le colonialisme a sa racine…

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“Nous pensons que l’amour des possessions matérielles est une faiblesse qu’il faut surmonter. Ce désir fait appel à la partie matérielle et si on le permet, il pertubera en son temps l’équilibre spirituel de tout à chacun. Ainsi, les enfants doivent apprendre très tôt la beauté de la générosité. On leur enseigne de donner ce qu’ils ont de plus cher, ainsi ils peuvent expérimenter la joie profonde de donner.”

~ Ohiyesa, wahpeton Santee Lakotah (Sioux) ~

 

“Cela prend tout un village pour élever un enfant”
~ Dicton d’Afrique Occidentale ~

 

“Il n’y a pas de mot pour dire ‘mensonge’ dans la langue Lakotah ; personne n’est capable d’insulter quelqu’un ou quoi que ce soit. Dans la loi naturelle, chaque chose est à sa place. Où est le mal ? Il n’y a pas de mal dans la nature. En vivant par la loi naturelle, nous sommes capables de percevoir au travers de nos sens, nous développons une appréciation riche et pleine du monde réel qui nous entoure, pour ce que nous expériementons quotidiennement… pour la réalité.”

~ Russell Means, 2012 ~

 

Comprendre la doctrine chrétienne de la découverte, fondement du colonialisme occidental et de ses méfaits depuis le XVème siècle

 

La voie de la destruction légale de l’empire et du colonialisme occidental

 

Résistance 71

 

28 Mars 2014

 

De plus en plus de personnes prennent conscience du marasme politique et sociétaire dans lequel le monde se trouve. Nous sommes loin des années où évoquer le Nouvel Ordre Mondial et la dictature de la finance transnationale faisaient lever les sourcils et penser que l’interlocuteur relevait plus de la psychose que de la raison. Aujourd’hui, le mensonge, la duperie, le vol, le pillage, la déstabilisation de nations souveraines, les guerres pour le pur profit, sont monnaies courantes, quotidiennes et s’étalent au vu et au sus de toutes et tous ; le dernier épisode en date étant le putsch de l’extrème droite ukrainienne, soutenue, aidée et financée par l’occident et ses officines ONG, professionnelles de la déstababilisation politico-économique.

L’emprise économico-politique d’un petit nombre d’oligarques sur les affaires du monde est un fait établi et fait douter de moins en moins de personnes sur sa réalité de fait.

L’information alternative a contribué pour beaucoup à cette prise de conscience globale et les efforts doivent se poursuivre pour exposer les turpitudes de l’agenda mondialiste, mais nous devons également nous consacrer maintenant aux solutions à apporter au monde pour un changement de paradigme salvateur.

Bien des personnes parlent de “l’empire” en référence à l’entité qui a coalisé la haute finance et la grosse entreprise monopolistes pour phagocyter les États et mener le monde au chaos et à la gouvernance mondiale d’un fascisme supranational. Très bien. Mais comment en venir à bout ? Comment rendre aux peuples leur souveraineté, qui sera la base d’un changement de paradigme politique. La solution n’est pas économique, elle est politique. Le changement doit-être avant tout politique, car comme l’ont prouvé les travaux de l’anthropologue politique français Pierre Clastres (1934-1977, directeur de recherche au CNRS), la division de la société est politique avant d’être économique et c’est la division de la société qui amène l’avènement de l’État, paragon du pouvoir coercitif et répressif. Chaque état est un empire qui se réalise ou en puissance.

A cet égard, il convient de se poser une question somme toute relativement simple: Quelle est la base de l’empire dominant anglo-américain actuel et de ses satellites occidentaux ?

Il est à noter une chose ici qui est unique dans l’histoire de l’humanité ; en effet, jusqu’ici, tous les empires sans exception, que ce soit Athènes, Rome, Carthage, Byzance, puis les empires Francs (Charlemagne) jusqu’aux empires plus modernes à partir du XVème siècle qui nous préoccupe plus ici, du Portugal, Espagne, France, Angleterre, Ottoman, Allemagne, URSS, partageaient la même caractérisitque fondamentale: Une nation, un peuple, rayonne de son espace national vers l’extérieur pour y conquérir terres, ressources et nouveaux débouchés économiques, y envoie des colons s’y établir, mais conserve sa base territoriale “naturelle”, celle de la nation mère. Prenons par exemple les conquistadores espagnols et portugais, ceux-ci établissaient des colonies dans des contrées lointaines annexées sous la loi canon catholique de la doctrine de la découverte, mais n’avaient aucun désir de s’établir dans les contrées colonisées. Le but était: coloniser, exploiter, devenir si possible riche le plus vite possible et retourner à la maison en Espagne ou au Portugal vivre de ses rentes. Dans le cas de l’Amérique du Nord, devenue aujourd’hui le plus grand et plus puissant empire de l’histoire de l’humanité, il en fut bien différemment.

Pour la première fois dans l’histoire, des colonies, peuplées d’immigrants, volant et pillant les terres annexées au nom de la chrétienté et du droit divin dans un premier temps, étendant leurs possessions en dépouillant sans vergogne les natifs de l’endroit, allaient devenir un empire dont, et c’est bien là l’unicité historique en même temps que la plus grande chance légale d’y mettre un terme, la terre, le territoire est totalement illégitime et a été établi sur la base exclusive de lois chrétiennes racistes permettant le vol, le pillage, le génocide et l’ethnocide des populations locales, reconnues comme non-existantes du fait qu’elles étaient “non-chrétiennes” et païennes.

De fait, depuis le tout début du XVIème siècle, des colons établis sur des terres usurpées, ont développé leurs colonies (toujours dépendantes et liées à la City de Londres, plus grand centre financier mondial), pour en faire aujourd’hui, le plus puissant empire de l’histoire de l’humanité certes, mais un empire hégémonique qui possède en lui-même, contrairement aux empires européens précédant, une tare et une faiblesse faramineuse que l’oligarchie en place s’est bien sûr empressée de masquer et d’enfouir de son mieux: Cet empire n’a aucune base territoriale légale ni légitime. Donc, si on retire sa base territoriale à tout empire, que se passe t’il ? Il s’effondre inéluctablement. Voilà le talon d’Achille de cet empire, colosse aux pieds d’argile, voilà là où il faut le frapper. Comment ? En utilisant des flèches légales et en attaquant les dogmes erronés qui le fondent sous la forme de bulles papales datant du XVème siècle, qui sont le fondement même des lois de la propriété sur le continent des Amériques. Les nations autochtones des Amériques ont cette capacité, mais elles ont également besoin de nous pour détruire l’empire sans détruire les hommes. Détruire l’idéologie et la structure coloniale, sans détruire les ressources humaines.

Cela peut se faire de manière LÉGALE, sans armes, ni haine, ni violence.

C’est ce que nous allons étudier plus avant ici. Pour ce faire, il nous faut remonter aux origines de l’affaire de la colonisation du “nouveau monde”. Nous avons couvert certains aspects ici-même sur ce blog ; nous allons dans cet article, entreprendre d’éclairer l’affaire coloniale du continent américain en nous référant aux travaux du Professeur Robert Miller, professeur de droit à la faculté de Lewis & Clark Lawschool, Portland, Oregon et spécialiste du droit natif et de la “doctrine chrétienne de la découverte” (de pair avec le co-fondateur de l’Indigenous Law Institute: Steven Newcomb, qui présenta à cette mème conférence, après le professeur Miller).

Dans une analyse faite en Novembre 2012 devant la chambre des représentants de l’État d’Arizona (voir vidéo en exergue), le Prof. Miller explique plus avant au sujet de la doctrine chrétienne de la découverte et de son impact sur les nations autochtones aujourd’hui ; il explique également l’impact du dogme américain de la “destinée manifeste” (Manifest Destiny) concernant la “mission divine” des Etats-Unis d’Amérique.

 

Sur le rendu de justice de la cour suprêmes des Etats-Unis en 1823 suite à l’affaire Johnson contre McIntosh en relation avec la doctrine chrétienne de la découverte

 

L’analyse de ce rendu affirme explicitement que:

  • Le pays des Etats-Unis est construit sur la base de la découverte et de la conquête
  • La “découverte” a de facto limité les véritables droits à la propriété autochtone
  • La “découverte” a limité les droits de souveraineté tribaux

 

De là découlent les 10 éléments de la Doctrine Chrétienne de la Découverte:

  • Première découverte de terres non-chrétiennes
  • Occupation des sols: la découverte n’est pas suffisante, il faut qu’il y ait une occupation des sols => création de colonies
  • Pré-emption du titre européen:  Il suffit que les Européens arrivent et ils “créent” un nouveau monde/paradigme
  • Le titre de propriété indien est diminué et annihilé: Les Etats-Unis sont propriétaires du “titre foncier” de la terre et la souveraineté indienne s’est éteinte par le dominion résultant de la “découverte” européenne. Les indigènes ne conservèrent que le droit d’occupation de la terre. Ainsi les nations indiennes ne peuvent pas vendre la terre, seul le gouvernement des Etats-Unis le peut. (il est à noter ici que ceci est même impensable pour les sociétés traditionnelles amérindiennes qui toutes s’accordent sur un principe fondamental qui est que “La terre ne nous appartient pas, nous appartenons à la terre”, ceci en dit suffisamment long sur le concept de (non)propriété ancré dans les sociétés amérindiennes…)
  • Limitation des droits de souveraineté et des droits commerciaux des nations indigènes
  • Contiguité des terres à “annexer”
  • Terra Nullius: La terre est vide d’occupants chrétiens, le reste n’existant pas
  • Conquête: Loi de la guerre européenne, si les autochtones perdent la guerre, ils sont sous le coup de la loi de la guerre européenne ou, s’il n’y a pas de guerre, le simple moment où les Européens arrivent en terre non-chrétienne avec leur drapeau et la croix du christ, il y a conquête, cela suffit pour annihiler la souveraineté des païens résidents,
  • Supériorité chrétienne: supériorité culturelle. Les chrétiens amènent la civilisation et la chrétienté aux païens…
  • Civilisation => Le christianisme amène la civilisation aux sauvages incroyants

 

De cette interprétation de la Doctrine Chrétienne de la Découverte est venue, suite au jugement de l’affaire Johnson contre McIntosh, ce que les légistes actuels appellent toujours la “doctrine américaine de la découverte”. A ce sujet, Steven Newcomb insiste à juste titre de ne pas changer de terminologie et de conserver l’originelle et de toujours se référer à la “doctrine chrétienne de la découverte” parce que c’est de cela qu’il s’agit de manière fondamentale. La racine du mal est et demeure religieuse, malgré le gommage du temps et l’altération plus ou moins volontaire de la terminologie.

 

Des fondements religieux de la doctrine chrétienne de la découverte a également émergé le principe doctrinaire de la Destinée Manifeste (Manifest Destiny) des Etats-Unis, qui est le guide des actions américaines depuis l’indépendance de 1776. Ce principe fut repris de la doctrine instaurée en premier lieu vers 1690 par les immigrants puritains de la Nouvelle-Angleterre et de leur allégorie de “la cité lumineuse du haut de la colline” en se référant à leur colonie.

De fait, Miller nous confirme que les historiens américains sont souvent d’accord pour affirmer que les Etats-Unis ont:

  • Des vertus spéciales et de grandes institutions et sont “la cité lumineuse en haut de la colline” qui rayonne sur le monde
  • Pour mission de rendre le monde à leur image
  • Une destinée historique sous la guidance de dieu pour accomplir des choses merveilleuses

 

L’impact actuel de la Doctrine Chrétienne de la Découverte

 

  • Le congrès des Etats-Unis  possède un pouvoir pléniaire aux dessus des nations et tribus autochtones et peut faire ce qu’il veut
  • L’état américain est responsables des nations et tribus indigènes qui sont pupilles de la nation
  • La souveraineté de la gouvernance des nations et des tribus est diminuée à cause des 10 éléments de la Doctrine Chrétienne de la Découverte analysés ci-dessus

 

Soit, dirons Français et Européens du XXIème siècle, mais en quoi cela nous concerne t’il ?

Comme nous l’avons dit au début, comprendre l’empire, c’est comprendre la colonisation tant à la maison qu’outre-mer, nous en sommes tous victimes, nous sommes tous des colinisés ! Changer de paradigme politique, changer de système politico-économique passe avant tout par détruire le monstre froid qui nous “gouverne”, qui nous subjugue plutôt.

A cet égard, comprendre les origines profondes du colonialisme, plus grand fléau sociétaire de l’histoire de l’humanité, est promordial, parce que ce n’est que lorsque la vision sera claire, dénuée des écrans de fumée diffusés par la propagande oligarchique de toujours, que la conscience politique reviendra à son meilleur pour nous permettre de reprendre les commandes du bateau ivre à la dérive sur lequel nous sommes et le remettre en ligne parallèle avec celui des peuples indigènes que nous avons menacé depuis des siècles.

L’empire dominant depuis l’après seconde guerre mondial est l’empire anglo-américain, pourquoi “anglo”, parce que rien ne peut se faire sans l’aval du cœur même de la finance internationale: La City de Londres où règne la Banque d’Angleterre et inféodés, alias “la Couronne”, qui dirige les colonies, dominions du Commonwealth, dont les Etats-Unis sont un de facto satellite (sur un plan financier) et certainement le bras armé des banquiers mondialistes. Cet empire nous venons de le voir, n’a absolument aucune légitimité territoriale. Les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande ne possèdent rien ; il en va de même de toutes les nations d’Amériques du sud et centrale. Ces entités commerciales coloniales perdurent sur des terres volées et maintenues au pris du plus grand génocide de l’histoire de l’humanité. L’empire survit au gré d’une usurpation pseudo-légale, fondée sur des diktats religieux (chrétiens), racistes et esclavagistes datant du XVème siècle. Sa destitution territoriale est une affaire légale parfaitement envisageable dont voici un aspect sur lequel les peuples doivent appréhender pour pouvoir sortir de la domination du colosse aux pieds d’argiles. En cela, les nations indigènes de deux continents (Amérique et Océanie) avec un soutien international, peuvent mettre l’empire à genoux et le détruire à tout jamais ainsi que l’outil capitaliste qui le soutient dans son hégémonie. De là renaîtra un monde ou la possibilité d’y voir émerger égalité, fraternité et donc liberté sera réelle et il ne tiendra qu’à nous les peuples de le réaliser.

L’avenir de l’humanité passe par l’organisation d’un nouveau paradigme politique et social, un renouveau politique passant par l’avènement des confédérations de communes égalitaires, fraternelles et donc libres, La voie est tracée par tous les peuples indigènes traditionnels du monde, qui vivent au gré de la loi naturelle et de l’entraide mutuelle. L’avenir de l’humanité passe par la délivrance du colonialisme toujours actif et bien présent. Ceci se produira lorsque les peuples colons occidentaux, enfin libérés et émancipés de l’idéologie colonialiste qui leur a été imposée aveuglément au fil de l’histoire, se tiendront debout, côte à côte avec leurs frères des peuples indigènes, provoquant de la sorte une véritable réconciliation culturo-politique et une union qui sera fatale à l’oligarchie répressive dominante. De là, les peuples reconquèreront véritablement leur souveraineté et c’est ensemble qu’ils gèreront le monde, la nature et ses ressources, par la base, sans délégation de pouvoir et sans mesures de répression.

Le mouvement de conscience est en marche, puis viendra sa mise en pratique. L’humanité prévaudra sur le monstre froid du colonialisme mercantile oligarchique, qui n’a fait qu’amener inégalité, misère, destruction, violence, répression, guerres, génocides, esclavages, salariats et contrôle sur une humanité enfumée et indolente.

Ceci touche à sa fin, la résurgence indigène se ligue avec les opprimés du monde dont nous faisons toutes et tous partie et la résultante donnera raison à Victor Hugo lorsqu’il disait: “Aucune armée ne peut faire face à une Idée dont l’heure est venue.”

 

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Sources ayant servi à la rédaction de cet essai:

 

Conférence du professeur Robert Miller au parlement de l’état d’Arizona, Novembre 2012 (vidéo, en anglais: 31 min):

 

http://www.youtube.com/watch?v=QBAqizD_7Ls&feature=plcp

 

Vidéos conférences sur la Doctrine Chrétienne de la Découverte:

 

http://www.dismantlingdoctrineofdiscovery.org/#!resources/c1xnc

 

http://www.youtube.com/watch?v=QZBKbNhfh-c&feature=plcp

 

Conférence du professeur David Stannard sur l’Holocauste américain:

 

http://www.youtube.com/watch?v=Qra6pcn4AOE

 

Séminaire International sur la Doctrine Chrétienne de la Découverte:

 

http://media.wix.com/ugd/3a8566_30f09000b79dc84134566c6d66aadf26.pdf