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Il y a 5 ans… Nous traduisions et publiions Kaianerekowa intégralement pour la 1ère fois en français…

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Résistance 71

 

15 janvier 2020

 

En janvier 2015, nous avons traduit et publié pour la première fois (à notre connaissance), l’intégralité des 117 wampums de Kaianerekowa ou la Grande Loi de la Paix de la Confédération Iroquoise (Haudenosaunee) en français. Jo en a fait un pdf sobre et facile à lire qui a été téléchargé des milliers de fois et que nous avons offert à la Confédération Iroquoise via les mères de clans de la nation Mohawk.
Ce texte est la plus ancienne charte régissant 5 puis 6 nations (1715) et leurs alliés d’Onowaregeh au monde. Elle a été datée de 1142 soit donc à la fin de la première moitié du XIIème siècle de l’ère commune.

Kaianerekowa est le seul texte, le seul traité qui vaille pour ceux s’établissant sur Onowaregeh, l’Île de la Grande Tortue. Il a engendré en 1695, le traité wampum deux rangées entre les nations Haudenosaunee et leurs alliés et la Hollande, puis en 1701 avec la France et l’Angleterre.

En accord avec Kaianerokowa, les chrétiens européens ont depuis lors trahis et renié leurs engagements et ne sont que des criminels squatters sur des terres qu’ils ont usurpées, volées et pillées tout en massacrant les peuples natifs qui résistent au terrorisme chrétien occidental depuis 1492 sur ce continent.

En ce temps de mise à mort de la tyrannie marchande et de son avatar colonial, nous vous redonnons ce texte de Kaianerekowa à (re)lire et à diffuser sans modération pour bien comprendre la direction dans laquelle nous devons nous diriger… Celle de la société des sociétés, dans la complémentarité de la diversité humaine bien comprise et intégrée qui ne peut nous mener qu’à l’émancipation d’avec l’État, l’argent, la marchandise et le salariat.

kaianerekowa Grande Loi de la Paix
(format PDF, cliquez sur le lien)

 

Résistance au colonialisme: Red-X et la fin de l’entreprise coloniale USA/Canada (Mohawk Nation News)

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“L’histoire serait une belle chose, si seulement elle était vraie.”
~ Léon Tolstoï ~

“Savons-nous où nous allons ? Oui.
Savons-nous ce qui nous attend ? Oui.
Cela en vaut-il la peine ? Oui.”

“Planter l’arbre de demain, voilà ce que nous voulons.
L’arbre de demain est un espace où chacun se trouve, où tout le monde respecte tout le monde et où la fausse lumière perd sa dernière bataille. Si vous insistez, je vous dirais donc que c’est un endroit ayant la démocratie, la justice et la liberté, voilà ce qu’est cet arbre de demain…”
~ Subcommandante Insurgente Marcos, EZLN ~

 

Red X prédit le dernier président des Etats Unis

 

Mohawk Nation News

 

15 janvier 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/01/15/red-x-last-u-s-president/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Red-X, le grand visionnaire de la 5ème dimension est apparu pour illuminer les gardiens de la porte orientale (NdT: en accord avec Kaia’nere:kowa, la Grande Loi de la Paix, la nation Mohawk, qui est la gardienne de la porte orientale des territoires de la confédération iroquoise, la nation Seneca étant la gardienne de la porte occidentale, ces deux nations ont donc des prérogatives spéciales au sein de la confédération).

Red-X a dit que la grande confusion et le désordre qui sont en cours aux Etats-Unis, sont dûs à la décision de qui sera le nouveau PDG de la corporation coloniale USA ou America Inc. un empire criminel propriété des banquiers de la “couronne” / City de Londres. Nous connaissons les dangers et les faiblesses de cet ennemi qui essaie de flotter autour de nous comme un fantôme.
Red-X prévoit qu’Obama ou Trump sera le tout dernier président de cette entité coloniale. Les Etats-Unis ne remplissent pas les qualifications pour être appelés “un pays”. Ils n’ont pas de terre (NdT: Nous l’avons dit ici même à maintes reprises: Un empire sans terre est un empire à terre! Pour la toute première fois dans l’histoire de l’humanité, un empire est sis sur une terre totalement usurpée, volée à grand renfort d’ethnocide et de génocide, depuis le XVIème siècle en ce qui concerne le sous-continent nord-américain, mieux connu sous son nom natif d’île de la Grande Tortue ou Onowa’regeh et qui englobe ce que sont aujourd’hui par usurpation totale, les USA, le Canada et le Mexique…), celle-ci appartient dans sa totalité aux peuples et nations originelles de la terre ; ils n’ont de plus aucun langage si ce n’est la langue étrangère qu’ils parlent, et en provenance d’Europe.

Le président/PDG de l’entrprise coloniale est élu tous les 4 ans. La corporation USA est enregistrée au Vatican, avec des actionnaires et des investisseurs parties prenantes pour engranger des bénéfices. Cette entité fait frauduleusement du commerce et de l’échange sur le marché des commodités en utilisant des terres et des ressources naturelles volées en garanties de ses transactions.
Ce pseudo-état criminel a mis en place une occupation militaire totalement illégale de la terre.

Les actionnaires veulent un autre PDG. Pour en changer, une corporation doit se dissoudre et tous ses biens et ressources volés doivent retourner à leurs propriétaires légitimes, Onk’we:onweh ou le peuple natif d’Ono’ware:geh.

Red-X s’est gratté le menton et a dit: “espèce de menteurs, tricheurs, voleurs, déguerpissez de notre terre ou vous allez mourir.”

L’empire du crime des Etats-Unis, ses escadrons de la mort et ses portes-flingues seront arrêtés. Ils ne veulent pas vivre en accord avec Kaia’nere:kowa, la Grande Loi de la Paix. Ils nient l’ordre naturel des choses. Ils n’ont cure de l’intérêt général de tout le monde.

Red-X nous a rappelé: “les guerriers de la 5ème dimension accélèrent leurs actions pour assister le peuple originel à mettre en pratique ses instrictions originelles. Ils ne permettront plus d’autre destruction.”

Nous devons mettre un terme à la guerre contre la vérité.

Le peuple est Kaia’ner:kowa, la Grande Loi de la Paix. Le serpent sera tué. Pas par la violence ; mais par la transformation des esprits, de façon à ce que la vérité absolue pénètre tous les esprits et toutes les consciences (NdT: mettons cette dernière phrase en parallèle avec ce qu disait Gustav Landauer lorsqu’il disait que l’État changera pour disparaître lorsque les gens changeront d’attitude à son égard et entrerons en confédération des associations libres, formant librement la société des sociétés… Au-delà des différences culturo-géographiques, ce principe est universel à l’humain et à sa société…).

L’ennemi déposera ses armes de destruction massive et partira.
Red-X a dit qu’une fis que le gouvernement colonial, les commandants militaires, les oligarques et tous leus mignons seront partis, il n’y aura plus de chaos, de fausse histoire ou de fausses nouvelles. Tous ceux qui demeureront en cette contrée vivront “sur le chemin rouge” (NdT: en accord avec le Wampum Deux Rangées, guswenta, accepté puis bafoué fin XVIIème siècle par les Hollandais puis par les Français et les Anglais en 1701 suite à la “Grande Paix de Montréal”)

Puis, le profond Red-X chevaucha son grand aigle argenté, salua et s’en alla vers l’Ouest, vers là où le soleil ne se couche jamais.

Résistance au colonialisme: La loi coloniale américaine est d’emblée nulle et non avenue (Steven Newcomb)

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Nous le disons depuis un bon moment, ce qui découle des analyses historico-légales de Steven Newcomb, Peter d’Errico et autres juristes spécialistes comme Glen Morris et le professeur Miller tous traduits sur ce blog, est ceci:

Pour la première fois dans l’histoire, un empire affirmé et actif est SANS TERRE. Il est construit sur des terres volées, usurpées et n’a aucune légitimité en quoi que ce soit, ce que confirme brillamment Newcomb dans l’article que nous avons traduit ci-dessous. De fait: Un empire sans terre est un empire à terre !

Il suffit de faire valider ces arguments à la face du monde et les peuples briseront leurs chaînes en brisant les mensonges et les manipulations historiques sur lesquels le monde moderne est construit depuis des siècles pour le seul profit d’un occident chrétien oligarchique oppresseur et hégémonique.

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie colonialiste qui les opprime tout autant et se tenant côte à côte avec leurs frères autochtones du monde pour construire la société des sociétés égalitaire, anti-étatique et anti-autoritaire du futur.

~ Résistance 71 ~

 

Nul et non avenu dès le commencement vous ne pouvez pas donner ce que vous ne possédez pas

 

Steven Newcomb

 

12 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/11/12/void-when-initiated-you-cant-grant-what-you-dont-possess

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le concept de société civile remonte à l’ancien empire romain. Aujourd’hui nous trouvons ce concept dans l’expression “désobéissance civile”. Elle communique l’idée qu’il y a des gens qui considèrent “désobéir” à un “civis” ou “ordre civil” imposé de la société américaine (NdT: en l’occurence mais ceci est tout à fait valide dans tous les pays occidentaux où le “droit romain” est ancré dans la tradition de l’oppression légale), qui fut fondée comme l’empire américain. Dire qu’il y a des individus autochtones voulant “désobéir” communique de fait l’idée problématique que le soi-disant ordre civil américain est valide et mérite d’être “obéi” par les nations natives que cet empire a colonisé et continu de coloniser et d’opprimer.

La police militarisée, avec ses balles en caoutchouc et ses massues, se trouve sur le territoire d’Aceti Sakowin (Le conseil des sept feux de la grande nation Sioux) pour l’affaire du Dakota Access Pipeline et pour faciliter une corporatisation plus avant des terres de la nation Oceti Sakowin. La police et la Garde Nationale US sont là pour renforcer l’ordre impérial de l’Amérique. Leur fonction est de renforcer au moyen de la violence et la menace de son utilisation, l’habitude d’obéissance, à la fois mentale et physique, à l’état de domination de l’empire américain en ce qui concerne nos nations originelles libres et indépendantes.

L’idée même que nos nations natives continuent d’exister comme nation pleine dans tout le sens politique du terme, ayant un droit de vivre au sein de la protection de l’intégrité de son propre territoire, libre de toute domination de l’empire américain, défie la logique de cet empire et sa voracité pour toujours plus de terre et de pétrole.

Nous ne devons JAMAIS oublier que toutes nos nations sont bien antérieures aux Etats-Unis d’Amérique et de tout concept “d’Amérique”. Aussi loin que je sois concerné, nous, les peuples autochtones de ce continent, sommes pré-américains, des nations pré-américaines. Nous précédons temporellement la prédation de l’empire américain en tant qu’état prédateur. Nos nations précèdent absolument tous les états aussi variés soient-ils qui forment le système politique des Etats-Unis.

Aussi loin qu’est concerné l’empire américain l’obéissance civile à ses idées et à ses arguments de domination doit être continuellement renforcée.

Ces idées et arguments ont été créés pour le bénéfice économique de l’empire américain aux dépends des nations indigènes et il semble que malheureusement beaucoup d’entre nous ont cédé à l’idée que tout ceci représente “la loi” de l’empire américain au lieu que de n’être que des idées que les Etats-Unis pensent et considèrent comme étant “leur loi et système légal”.

Nous sommes toujours capables de penser à une époque pas si lointaine où nous vivions libres et indépendants de toute domination étrangère comme les nations originelles de ce continent. Voici un point de vue que bien peu de gens ont considéré: à cause de l’existence libre originelle de nos nations sur ces terres et territoires, les idées et les arguments des premiers colonisateurs de la chrétienté étaient nuls et non avenus sur nos territoires au moment même où ils furent annoncés et mis en place.

La phrase latine qui explique ceci est: “void ab initio nemo dare potest quod non habit”, comme m’en a si gentiment informé Larry Green de la confédération des Six Nations (Iroquois) de Grand River, et ceci veut dire “nul et non avenu dès la mise en application, vous ne pouvez pas donner ce que vous ne possédez pas”. Les papes de Rome et les monarques de la chrétienté ne possédaient aucun droit de domination à donner sur les territoires de nos nations. (NdT: ni où que ce soit du reste… tout ceci n’est que fabrication en rapport au sacro-saint “droit du plus fort” ou rapport dominant/dominé.) Chacune de toutes ces “cérémonies de prise de possession” qui furent pratiquées sur nos territoires étaient nulles et non avenues au moment même où elles étaient pratiquées.

Malheureusement, nous, les habitants du continent pré-amérique, avons été placés sous une sorte de charme hypnotique. Nous avons été conditionnés à internaliser et à accepter sans poser aucune question, des assomptions et des idées absurdes importées de l’Europe occidentale dans notre partie du monde. Pour cette simple raison, il semblerait que nous ayons loupé un point clef: Les bulles pontificales du Vatican et les chartes royales monarchiques prétendant donner la domination sur nous et sur nos terres étaient nulles et non avenues dès le moment où elles furent créées et les colonisateurs qui arrivèrent sur quelque territoire que ce soit de nos nations originelles libres ne gagnèrent absolument rien dans le processus de ces bulles et chartes. Nous devons dire et clâmer ceci à chque opportunité possible.

Ces monarques et la papauté n’avaient absolument aucune autorité en dehors de leurs propres territoires. Dès que leur autorisation supposée (par bulle pontificale ou charte royale) atteignit nos côtes, cette autorisation fut annulée. Pourquoi ? Parce que les représentants des monarques étaient en dehors de la territorialité desdits monarques et hors de la juridiction de ces monarques et sur un territoire hors de la juridiction de l’église catholique romaine. Aucun monarque de la chrétienté n’avait aucun droit que ce soit dans une nation non-chrétienne et sur un territoire non-chrétien.

En tant que nations pré-américaines, nous avons eu peu de contre-arguments puissants fondés sur une compréhension précise de la loi et de l’histoire. Nous avons besoin de développer ces contre-arguments qui clarifient la nature falsifiée des narratifs coloniaux. Des mensongers construits sur des mensonges n’en demeurent pas moins des mensonges et ce indépendamment du fait qu’ils soient apparus “légitimes” dans leur contexte pseudo-légal. Le juge de la CS des Etats-Unis John Marshall a admis le mensonge qui se situe à la racine profonde de la décision de la CS dans l’affaire Johnson contre M’Intosh en 1823 lorqu’il écrivit au sujet de “la prétention extravagante de convertir la découverte d’une terre habitée en conquête (domination).Adam Smith a lui-même admis les mensonges intégrés dans les narratifs coloniaux lorsqu’il fit remarquer que les pays colonisateurs qui arrivèrent sur le continent des Amériques n’avaient fait que déclarer un “titre de propriété factice” sur les terres de nos nations originelles dans les endroits qui étaient colonisés.

Un autre juge de la CS des Etats-Unis, Joseph Story demanda “Comment les colonies britanniques acquérirent-elles le titre de la terre sur le continent ?” et sa réponse fut: “par la découverte”. Mais la réponse correcte du point de vue des nations pré-américaines et fondée sur le principe du “void ab initio” est celle-ci: “La couronne et les colonies n’ont JAMAIS acquis de titre de propriété valide sur le continent.” Elles “prétendirent” avoir acquis un titre valide sur la terre du continent au moyen de l’affirmation fictive d’avoir “découvert” des terres qui appartenaient à nos nations originelles.

Nous nous sommes complètement plantés dans cet imbroglio. Nous avons toujours agi comme si les idées et les arguments des colonisateurs étaient VALIDES. Ainsi en ce sens nous avons accepté leurs mensonges de “loi fédérale indienne” comme étant VALIDE et nous avons vécu une existence dans une illusion, un mensonge d’auto-subordination (NdT: qui fut aussi matraqué au sens propre comme au sens figuré dans les esprits autochtones au moyen des pensionnats pour Indiens et le système de lavage de cerveau en règle mis en place pendant près d’un siècle aux Etats-Unis et au Canada…). Ceci est en fait un cauchemar que nous nous sommes en quelque sorte auto-infligés et duquel fort heureusement nous avons commencé à nous réveiller. Les idées et les arguments des colonisateurs, fondés sur la bible, le christianisme et la chrétienté (l’empire chrétien) ne furent JAMAIS valides et par force, ces idées et arguments ne sont certainement pas valides aujourd’hui.

void ab initio nemo dare potest quod non habit.

Nous avons besoin d’avocats pour présenter ces arguments pour les protecteurs de l’eau qui ont été arrêtés sur le site de colonisation qu’est le Dakota Access Pipeline . Nous devons questionner et défier légalement ces assomptions prises pour argent comptant sur lesquelles toute la loi fédérale indienne est basée et a été fondée !

Résistance au colonialisme: Oubliez le cirque du G20 et regardez l’hydre corporatiste en face !… (Mohawk Nation News + Russell Means)

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“Un empire sans terre est un empire à terre.”
~ Résistance 71 ~

“Chaque révolution dans l’histoire européenne a servi à renforcer les tendances et capacités de l’Europe à exporter la destruction aux autres peuples, aux autres cultures et à l’environnement lui-même. Je défie quiconque de pointer vers un exemple où ceci n’est pas vrai.”

“Il y a une autre voie. Il y a la voie traditionnelle Lakota et les voies des autres peuples amérindiens. C’est la voie qui sait que les humains n’ont aucun droit de dégrader notre terre-mère, qu’il y a des forces bien au-delà de tout ce que l’esprit occidental a conçu, que les humains doivent être en harmonie avec toutes leurs relatifs ou alors que ces relatifs vont éventuellement éliminer la disharmonie… Toute la tradition occidentale, européenne, marxisme inclus, a conspiré pour défier l’ordre naturel des choses. La terre-mère a été abusée, ceci ne peut pas durer indéfiniment. Aucune théorie ne peut altérer ce simple fait et les abuseurs seront éliminés. Les choses bouclent la boucle, là où tout a commencé. C’est çà la révolution…”

~ Russel Means, discours des Collines Noires, juillet 1980 ~

 

Entreprises bidons

 

Mohawk Nation News

 

4 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/09/04/dummy-corporation/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A Standing Rock, envoyer des chiens sur des gens désarmés, mordant hommes, femmes et enfants, est comme 1917 en Russie. La police a rejoint le peuple qui se soulevait pour le droit de leurs enfants à avoir du pain à manger. La police armée des oléoducs protège la corporation. Les flics d’oléoduc sont programmés pour tuer. Le juge fédéral Frederick Scullin protège les New York State Troopers qui ont frappé des hommes, des femmes, des enfants et des bébés avec des battes de baseball en 1997. Ils veut que ces flics soient blanchis des accusations de tentative de meurtre. Le tribunal essaie de balancer l’affaire de façon à ce qu’il ne puisse plus subsister d’archives ou de souvenirs de cette attaque.

De telles types d’actions sont décidées dans des endroits comme le Bohemina Grove (NdT: un lieu de réunion de secte des riches en Californie, qui voit se rassembler la fine fleur de “l’élite” criminelle et eugéniste pour des cérémonies bizarroïdes…) où les élites se retrouvent autour d’un feu de camp. Les familles et fils de la crème de cette clique s’y rendent pour y être initiés à diriger l’empire.
A Standing Rock, la corporation pousse à l’action de façon à pouvoir éliminer, assassiner les protecteurs de l’eau. Le monde voit très clairement où va l’empire.

La corporation est une intruse qui essaie de supplanter le monde naturel. Les oléoducs se placent au-dessus de la Nature. Le chemin de fer avait fait exactement la même chose. L’armée précédait les ouvriers du rail. La corporation entraîne ses soldats à créer les guerres, la confusion, la discorde et la frustration partout en en tout.
La guerre est la moisson de la corporation. Les conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA) sont ses “compagnons de voyage”. Le Nouvel Ordre Mondial met en place les leaders qui la servent.

Le peuple naturel de la terre est un obstacle. Aucune preuve de notre existence n’est utile pour contrôler le monde. La corporation ne va pas dominer le monde en nous dissolvant.
Ceux qui n’obéissent pas iront en prison ou dans des asiles psychiâtrique gérés par ces barjots psychos entrepreneuriaux.

L’ONU est la trappe d’entrée vers le camp de concentration planétaire. Nous sommes supposément évalués en accord avec notre valeur commerciale. Ensuite nous devrons nous soumettre de façon à gagner notre vie et pouvoir nous nourrir, ou simolement rester vivant. Comme d’hab’ quoi !

On guérit du corporatisme en rendant les actionnaires responsables (et coupables).

*DUMMY CORPORATION: Les Etats-Unis et le Canada (NdT: ainsi que le Mexique, tous les pays d’Amérique centrale et du sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les pays du Commonwealth et Israël…), sont des entreprises bidons qui occupent illégalement l’Île de la Grande Tortue (NdT: et les autres terres usurpées pour les autres pseudo-pays…) et qui prétendent être des pays. Ils n’ont aucune terre. Leur culture et leur langue sont étrangers.

Colonialisme occidental: Sémantique, subterfuge et « réconciliation » amérindienne… Vraiment ?…

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Réconciliation traités indiens et réditions ?

Steven Newcomb

16 Mai 2016

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/05/16/reconciliation-and-indian-treaties-and-surrenders

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Comment pouvons-nous correctement interprêter le mot “réconciliation” dans le titre de ce qu’est la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) du Canada ? Une des manières de répomdre à cette question est en nous demandant “Qu’est-ce que les mots réconcilier, soumettre, soumission et rédition ont en commun ?” Réponse: Ils sont synonymes. Un des sens donné au mot “réconcilier” est “amener à se soumettre ou à accepter”. Considérant l’héritage des pensionnats de la domination pour Indiens et l’effort pour supprimer la souveraineté des nations autochtones originellement libres et indépendantes et d’assimiler ces peuples dans la “société canadienne”, il n’y a de fait aucune amitié à “restaurer” entre la couronne (NdT: La City de Londres et sa banque d’Angleterre/Vatican) et les nations originelles de l’endroit. Une des images restante et sensible de la “réconciliation” derrière la CVR est donc l’image d’un abandon par une forme de soumission à la “souveraineté assumée de la couronne”.

Un des sens donné au mot “soumettre” est “accepter la gouvernance ou l’autorité.” Un des sens de “réconcilier” est d’”accepter la gouvernance ou l’autorité.” Additionnellement, un des sens de soumission est “d’agir en acceptance de l’autorité ou au contrôle de quelqu’un d’autre”. Un des sens donné au mot “se rendre, rédition” est “d’accepter le pouvoir, le contrôle ou à la possession d’autrui par compulsion/obligation ou par demande.” Un autre sens est de “s’abandonner au pouvoir d’un autre: accepter, acquiescer”.

Une série de livres en trois volumes intitulée “Canada—Indian Treaties and Surrenders” est très instructif à lire. Cette série fut initialement publiée en 1891 à Ottawa par la maison d’édition “Brown Chamberlin, Printer to the Queen’s Most Excellent Majesty.” Voici un exemple de schéma de “réconciliation” trouvé dans les traités:

“Que tout le monde sache que par ceci, nous, les sous-signés chefs et hommes principaux de la bande d’Indiens possédant la réserve indienne de Garden River dans la province de l’Ontario du Dominion du Canada, agissant au nom de notre peuple, rendant par la présente le titre (de propriété), relaxons, abandonnons, arrêtons de clâmer et acceptons, acquiesçons à notre souveraine dame la reine, ses héritiers et successeurs pour toujours, le tout et les parties des portions de terre formant le lieu dit de la réserve indienne de Garden River…”

Notez les termes de “province”, “dominion”, “abandon”, “accepter, acquiescer” et de “notre dame souveraine”. Un empire tel que le Royaume-Uni a des provinces et des dominions (zones coloniales de domination). De tels termes et phrases semblent créer l’impression distinctive que le peuple d’une nation originelle donnée considère “la reine” être leur “dame souveraine” en relation avec ces nations originelles du continent. Dans ce contexte, le mot “souverain” dénote “quelqu’un possédant ou tenu pour posséder la souveraineté” ; et quelqu’un “qui exerce l’autorité suprême au sein d’une sphère délimitée.”

En regardant dans le dictionnaire sous le mot “souveraineté” (un mot que Jonathan Havercroft a dit être “une forme injuste de domination”), le terme “dominant” apparaît, ainsi que le mot “libre” sous les vocables synonymes. “Le souverain” est vu comme à la fois dominant et libre en comparaison de ceux qui sont dits avoir cédé, abandonné, accepter la domination d’autrui sur leurs terres, en l’occurence “la reine souveraine”.

Ainsi dans ce contexte, le “titre de la couronne” est le titre souverain dominant, tandis que le titre de nos nations originelles est vu comme un “titre d’abandon” ou en d’autres termes “un titre de simple occupation des sols” comme ce fut cité dans le rendu de la cour suprême des Etats-Unis de l’affaire Johnson & Graham’s Lessee v. M’Intosh (1823), ce qui n’est pas considéré comme un titre de propriété qui puisse surpasser le droit de domination (dominium) et de propriété suprême du “souverain”.

Clairement, les nations originelles existant au nord de la frontière internationale entre le Canada et les Etats-Unis ne considèrent pas leurs traités être “des traités d’abandon”. Il y a de grandes chances qu’elles prennent un fort ombrage à une telle caractérisation. Ceci est bien compréhensible. Quoi qu’il en soit, les trois volumes publiés par la couronne en 1891 révèlent que “la couronne” interprète ses documents de traité avec les nations originelles sous cet angle là. L’image de la “réconciliation” comme un abandon, une rédition, une soumission ou un acquiescement, correspond à cette idée que ces traités sont en fait une sorte de rédition, d’abandon [de souveraineté]. Qu’en serait-il alors si le mot de “réconciliation” dans le nom même de Commission Vérité et Réconciliation du Canada est fondée sur ce cadre de domination, de relation dominant/dominé ?

L’adjectif “aborigène” remonte au nom “aborigine” qui est listé comme “quelqu’un des peuples natifs (un individu) par contraste avec le peuple envahisseur ou colonisateur.” La nature de soumission du langage de ce que la couronne appelle “traités et réditions” (soumettre, se rendre, soumission et accepter, acquiescer), caractérise la vision de la couronne de ce que les “aborigènes” non-chrétiens doivent devenir soumis à la couronne envahissante et colonisatrice. Ceci va de paire par exemple, avec le phrasé de la charte royale de 1496 donnée par le roi d’Angleterre Henri VII à John Cabot et ses fils et qui continue de former une partie de la loi organique de la couronne.

La charte Cabot stipule en anglais que lorsque les Cabot localisent toutes terres “qui avant cette période ont été inconnues des chrétiens”, alors “le sus-mentionné et ses fils, ou leurs héritiers et assignés peuvent subjuguer, occuper, et posséder toutes ces villes, châteaux et îles qu’ils trouveront, qu’ils peuvent ainsi subjuguer, occuper et posséder en tant que vassaux et lieutenants, nous donnant le droit, le titre et la jurisdiction de ces mêmes villages, villes, châteaux et terres ainsi découvertes.

Le thème de la domination est bien plus explicitement évident dans la version latine de la charte donnée aux Cabot, qui comporte des mots de domination tels que “subjugari”, “occupari et possideri possint”, “subjugare”, “Dominum Titilum et Jurisdictionem”. Subjuguer est le fait “d’amener sous le joug du pouvoir et de la domination: conquérir par la force ou forcer à se soumettre en tant que sujet au gouvernement d’autrui.” C’est aussi définit comme “forcer à se soumettre, faire se soumettre, induire sous la gouvernance, rendre soumis ou sujet: maîtriser” et aussi “amener ou maintenir sous le contrôle strict ou amener à une position subordonnée.” Clairement, un tel langage révèle la domination qui est à la racine même de l’assomption de la souveraineté de la couronne.

Imaginez que la CVR ait révélé dans son rapport final la vérité sur ces significations ci-dessus mentionnées dans sa discussion de la soi-disante doctrine de la découverte. Le rapport final de la CVR aurait dès lors exposé le système de domination qui a été et continue d’être si destructeur et mortifère pour les nations originelles de l’Île de la Grande Tortue. Une preuve vivide et graphique de l’effet mortifère réside dans l’incidence récente des jeunes autochtones mettant fin à leurs jours prématurément. Ces décès et bien d’autres indicateurs sont des résultats et une excroissance directs des pensionnats de la domination pour Indiens et du fait que nos nations originelles continuent sans relâche à être soumise à la domination et à la déshumanisation, dont la forme la plus extrême est le génocide.

Résistance au colonialisme: Canada… de l’hérétique Galilée aux hérétiques Amérindiens

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, Uncategorized with tags , , , , , , , , , , , , , on 27 mai 2015 by Résistance 71

Domination et diversité: la leçon de Gallilée au Canada

 

Peter d’Errico

 

23 Mai 2015

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/05/23/domination-and-diversity-galileos-lesson-canada

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les observations télescopiques de Galilée le convertirent à une vision héliocentrique du systeme solaire, ce qui en fit la cible de l’inquisition de l’église. L’église était quant à elle commise à une vision géocentrique des réalités célestes. La déviance de Galilée du moule de pensée prescrit par l’église préfigura le clash historique du début du XVIIIème siècle sur les visions différentes du monde.

Comme l’a dit Dan Hofstadter dans son livre “La terre bouge”, le clash entre Galilée et l’église alluma la controverse du “voir par opposition au refuser de voir”. Galilée rapporta ce qu’il vit, l’église refusa de le voir.

Qu’est-ce que cela a donc à voir avec les droits des peuples indigènes ?

La récente défaite devant le parlement canadien d’une loi qui aurait vu la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes (DDPI) de l’ONU incorporée dans la loi canadienne démontre un conflit similaire entre le “voir” et le “refus de voir”.

Après le vote, Mark Strahl, un député conservateur au parlement fut cité comme rejetant toute obligation du gouvernement canadien d’obtenir “un consentement libre, informé et préalable des peuples indigènes avant l’adoption et la mise en place de législations ou de mesures administratives qui peuvent les affecter.

Strahl déclara: “Notre gouvernement rejette cette notion avec véhémence… Notre gouvernement pense qu’il a été élu pour servir les intérêts de tous les Canadiens et que nous devrions développer et passer des législations et des initiatives qui sont d’intérêt public et qui bénéficieraient tous les Canadiens.

En disant cela, le député “refuse de voir” que les peuples indigènes ne sont en fait pas Canadiens, même s’ils résident dans les limites géographiques clâmées par l’état du Canada.

Le député conservateur peut penser que les peuples aborigènes ont disparu dans une homogéinisation avec la citoyenneté canadienne. Il peut croire que le gouvernement canadien, créé par des colons européens chrétiens, a éliminé les peuples aborigènes et leurs histoires distincts. Ces croyances sont l’orthodoxie du parti politique conservateur du Canada.

Les représentants des peuples aborigènes défient ces croyances orthodoxes canadiennes. Ils voient les peuples indigènes comme étant originaux et toujours existants.

Romeo Saganash, membre de l’assemblée de Nunavik et l’adjoint critique du Nouveau Parti Démocrate pour les affaires aborigènes intergouvernementales, a proposé cette loi qui ne fut pas votée. Il a décrit cette loi comme un moyen pour le gouvernement canadien de “s’engager dans une véritable relation avec les peuples et nations indigènes”. Il a déclaré que la loi “pourrait bien amener la réconciliation et des droits équivalents pour les peuples et nations indigènes du Canada.

Le mot “partenariat” définit une vue établissant que les peuples aborigènes ne sont pas simplement “canadiens”, mais qu’ils occupent un statut différent. Une “réconciliation” appelle à la réparation d’une relation de partenariat qui a été endommagée ou brisée. “Equivalent” indique qu’aucun des partenaires n’est subordonné à l’autre. Ces mots décrivent une perspective que la majorité du gouvernement canadien a nié et a voté contre.

Retournons à Galilée: Il dessinait bien et était l’ami de nombreux artistes. Son travail d’observation télescopique fut limité par son intérêt en la peinture et à la représentation picturale. Il était familier des dômes à grandes fresques des églises qui mettaient en scène la vision officielle du cosmos comme ayant la Terre en son centre. Il était particulièrement attentif au problème de la perspective défaillante et déformée causé par une tentative de faire le portrait du cosmos au sein d’un dôme.

Hofstadter écrit que l’église faisait peindre les dômes avec pour objectif de “contrer la divulgation de la représentation du monde par Galilée.” Le dôme, peint d’images, d’étoiles et de planètes, présentait aux spectateurs l’image d’un cosmos au centre duquel se trouvait la Terre, respectant ainsi la doctrine de l’église.

Les dômes, quoi qu’il en soit, présentaient un sérieux problème de perspective: Les images n’avaient un sens que si le spectateur se tenait au centre. Pour un spectateur bougeant alentours, les images devenaient bizarres, brisant l’illusion.

Dans un effort pour éviter que l’illusion du dôme ne s’effondre, les églises essayèrent différentes méthodes pour contenir les spectateurs. D’après Hofstadter, “le cantonnement des spectateurs sur un point fixe sous le dôme se transforma en la métaphore du refus de l’église d’accepter le raisonnement copernicien.” Hofstadter appelle cela “le symbole visuel parfait d’une gigantesque auto-déception intellectuelle.

Les responsables de l’église menacèrent Galilée de torture parce qu’il voyait un mouvement et avait dit que la Terre bougeait, donnant ainsi une priorité à l’observation empirique sur la doctrine de l’église. Trois décennies plus tôt, l’inquisition brûla Giordano Bruno au bûcher parce qu’il avait insisté que l’univers consistait en un nombre infini de systèmes solaires en mouvement.

Hofstadter décrit le pape Urbain VIII, chef de l’église catholique apostolique et romaine au temps du procès de Galilée, comme l’”administrateur en chef”, le “gérant”. Le pape, dit Hofstadter, “se préoccupait de manière légitime qu’un chaos doctrinal n’érupte pas sous son pontificat et il n’avait pas de vision bien claire sur ce qui se passait.” Le pape décida que seule l’Inquisition, “le saint office”, pourrait ramener les choses en contrôle.

Hofstadter décrit l’Inquisition comme “ incontestablement une forme de police de la pensée.. une police de la pensée chrétienne, dont le but n’était pas seulement de savoir ce que l’accusé pensait, mais aussi de réformer ses pensées… de le retourner, prêt à la rédemption pour être sauvé par le corps de l’église…

L’affaire centrale du procès de Galilée était son insubordination: son défi à la doctrine officielle de l’église.

Ceci nous ramène en boucle au parlement canadien et à la défaite de la loi qui aurait pu amener le Canada et son système légal, en accord avec la DDPI de l’ONU. Pour le pouvoir dominant dans le gouvernement canadien, la notion qu’il doive “obtenir le consentement libre et informé” de quiconque, sans même parler des peupes indigènes, est une hérésie. Comme l’a stipulé le député Strahl: “notre gouvernement rejette véhémentement cette notion.

La déclaration de l’ONU marque un vrai tournant dans l’histoire des relations internationales. Après plus de 500 ans de gouvernements basés sur la doctrine chrétienne de la “découverte”, le monde fait face à une résurgence de l’auto-détermination indigène (NdT: cette fois-ci avec l’appui d’un nombre croissant de gens comme nous, occidentaux s’émancipant de la doctrine coloniale toujours en vigueur par sa velléité suprématiste et décidés à se serrer les coudes avec les peuples et nations indigènes parce que NOUS SOMMES TOUS DES COLONISES !). La DDPI de l’ONU défie la souveraineté de la “découverte chrétienne” et menace la stabilité doctrinaire des nations basées sur cette notion.

Cette menace, tout comme les observations de Galilée, prend ses racines dans le pouvoir du peuple de voir et de penser pour et par lui-même et spécifiquement dans le pouvoir des peuples indigènes qui donnent des perspectives différentes et indépendantes sur l’organisation politico-économique du monde.

Le “Consentement libre et informé” est une hérésie du point de vue des gouvernements fondés sur la notion d’une simple souveraineté centralisée. Mais d’un point de vue indigène, qui voit chaque territoire comme un centre et où toute limite est un espace fluide de relations changeantes avec les voisins, “le consenement libre et informé” est une partie vitale d’une résolution pacifique de différents entre égaux.

Jose Barrerio a écrit un jour: “Indigène est quasiment synonyme de diversité”. Les peuples aborigènes représentent la diversité dans un monde où les pouvoirs dominants représentent une administation centralisée. L’auto-détermination indigène, le consentement libre et informé, représentent un pas en avant dans un monde emprunt de plus en plus au chaos des pouvoirs centraux en concurrence.

Le pouvoir du gouvernement canadien repose sur la doctrine de la domination centralisée. Le pouvoir des peuples indigènes repose sur le fait empirique de la diversité. Le Canada a loupé une sérieuse opportunité de travailler dans la perspective de la diversité. Peut-être sera t’il prêt à la prochaine…

Peter d’Errico est diplômé de la fac de droit de Yale (1968). Il a été avocat pour Dinebeiina Nahiilna Be Agaditahe Navajo Legal Services, 1968-1970, à Shiprock. Il a enseigné le droit à l’université du Massachussetts, Amherst de 1970 à 2002. Il est avocat consultant pour les affaires légales impliquant les nations premières.

Résistance politique: Le parlement canadien vote pour les bombardements de la Syrie… Un point de vue indigène (Mohawk Nation News)

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Tout au vainqueur

 

Mohawk Nation News

 

30 mars 2015

 

url de l’article original:
http://mohawknationnews.com/blog/2015/03/30/winner-take-all/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le premier ministre Harper veut remplacer la loi indienne (Indian Act) génocidaire par des règles corporatrices plus dures pour assassiner le peuple naturel de cette terre. Ces lois coloniales génocidaires ne s’appliquent pas légalement à nous, mais seulement aux membres corporatistes qui votent dans votre système

Le Canada, les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et Israël veulent légaliser le génocide ainsi le Vatican ne pourra pas être puni pour avoir perpétré le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité. Ces serpents sont au Vatican, à la City de Londres et à Washington D.C, faisant la guerre à tout le monde. La vile rhétorique du ministre de l’immigration au sujet d’attaquer la Russie représente la façon dont l’assassinat de notre peuple fut discuté et planifié au parlement. Lundi soir, le gouvernement de Harper a voté (NdT: 142 voix contre 129) pour une extension illimitée de la mission militaire en Irak et pour bombarder la Syrie. Le Royaume-Uni et l’Union Européenne ont voté non. Le Canada bombarde la Syrie avec les Etats-Unis.

Le Canada est une entreprise commerciale, une corporation, une colonie de l’empire britannique, ce n’est pas un pays légal. Ia-te-ho-ne-se-ra-ien veut dire qu’ils n’ont aucune trace (ancestrale) sur l’Île de la Grande Tortue. Leur navire ne peut faire que peu de remous. Ils ne peuvent pas mener d’assaut final contre nous avec ces nouvelles règles.

Nous, peuple naturel, Ongwe’hon:weh de ce continent, allons écrire les règles après l’effondrement du Canada. Sans loi indienne la Grande Loi de la Paix s’appliquera à chaque partie de l’Île de la Grande Tortue. Nous allons négocier avec tous les colons installés pour qu’ils deviennent un en esprit avec nous, comme ce fut le cas en 1701 (NdT: traité de la Grande Paix de Montréal du 25 Juin 1701). Nous sommes la terre. Ils doivent suivre notre voie ou partir.

Le Canada doit mettre en application la déclaration de l’ONU de 1960 sur l’Autorisation d’indépendance donnée au peuple colonial. La loi sur la décolonisation ou .Decolonization Act. Une fois la loi indienne (Indian Act) caduque, tout doit nous être rendu. Plus de 900 000 milliards de dollars de nos fonds volés (depuis le XVIème siècle) nous seront rendus par les banquiers. Tous les impôts et loyers nous seront reversés.

Quand nous avons dit à un de nos hommes qui a le même âge que Harper au sujet de son plan de solution finale pour régler le “problème indien”, il a dit: “Je défie le chef guerrier Harper dans un combat à mains nues jusqu’à la mort, au parlement, devant tout le monde comme témoins. Le vainqueur prend tout !…”

La Confédération Iroquoise pense que ceux qui essaieraient de nous détruire ne peuvent pas le faire sans mener à la chute de la planète entière. Le rêve est celui de l’union mondiale à l’ombre de la loi universelle. A moins que le Canada ne vienne s’assoir paisiblement sous l’Arbre de la Paix avec nous, il va se détruire lui-même.

Stephen Harper, Motorhead chante directement pour toi: “If you like to gamble, I tell you I’m your man/ Si tu aimes parier, je peux te dire que je suis ton homme. You win some, lose some, all the same to me/Tu gagnes un peu, tu perds un peu, c’est la même chose pour moi. The pleasure is to play/le plaisir est dans le jeu. Makes no difference what your say/ce que tu dis ne fait aucune différence. I don’t share your greed/je ne partage pas ta veulerie. The only card I need is the Ace of Spades/la seule carte dont j’ai besoin est l’as de pique”.

 

No. 1: 100 million Ongwe’hon:weh. 15 pires genocides de l’histoire.

http://aptn.ca/news/2012/10/18/harper-government-unveils-path-to-repeal-indian-act/

http://nationalunitygovernment.org/content/australian-government-chooses-jail-and-punish-first-nations-people-rather-protect

Canada & US going it alone.

Putin preparing for WW III.

 

Comprendre le colonialisme actuel: Introduction au texte « Païens en Terre Promise », décoder la doctrine chrétienne de la découverte (Steven Newcomb)

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« La force, même cachée, induit la résistance »
~ Proverbe Lakota (Sioux) ~

« Dans un tel monde de conflit, un monde de victimes et de bourreaux, il est du devoir des pensants de ne pas être du côté des bourreaux. »
~ Albert Camus ~

 

Introduction au livre “Pagans in the Promised Land, Decoding the Doctrine of Christian Discovery” de Steven Newcomb

 

Éditions Fulcrum, 2008

 

Traduction du titre: “Païens en terre promise, décoder la doctrine de la découverte chrétienne”

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Février 2015

 

Nous traduisons de larges extraits de ce livre phare pour comprendre les fondements mêmes du colonialisme, ses racines religieuses chrétiennes racistes, suprémacistes, eugénistes et génocidaires et comment en comprenant bien les mécanismes il est possible de renverser la vapeur et de priver l’empire actuel anglo-américain de sa “terre promise”. N’oublions jamais qu’un empire sans terre est un empire à terre. Si nous voulons stopper l’empire actuel il suffit de lui retirer le tapis de sous les pieds: son territoire illégitime, volé aux peuple indigènes depuis le XVème siècle. L’avenir de l’humanité passe par les Amérindiens (et leur contre-partie moyen-orientale: les Palestiniens…). Pour une fois, soyons du bon côté de l’Histoire !

~ Résistance 71 ~

 

1ère partie

2ème partie

3ème partie

4ème partie

Conclusion

 

Extraits de la bulle Romanus Pontifex du pape Nicolas V du 8 Janvier 1455:

“… Ainsi après avoir pesé toutes les conséquences avec la méditation qui se doit et après avoir noté que nous avons donné par missives antérieures la faculté ample et simple au roi Alphonse d’envahir, de rechercher, de capturer, de vaincre et de subjuguer tous sarazins et païens que ce soient et tout autre ennemi du Christ où qu’il soit et les royaumes et duchés et principautés et colonies et possessions et tous biens mobiles ou immobiles en leur possession ainsi que de réduire leurs personnes en esclavage perpétuel et d’appliquer et de s’approprier pour lui-même, ses héritiers et successeurs lesdits royaumes, duchés, principautés, colonies, possessions et biens et de les convertir en ses biens et profits et qu’en ayant sécurisé cette faculté, ledit roi Alphonse ou par son autorité, l’Infante sus-nommée, ont acquis justement et légalement et possèdent et ont fait l’acquisition ces îles, terres, ports et mers et que ceux-ci appartiennent de plein droit au dit roi Alphonse et ses héritiers et successeurs…”

Extraits de la bulle Inter Caetera du pape Alexandre VI du 4 Mai 1493:

“… Nous, [pape Alexandre VI],de notre plein accord, pas à votre requête ni la requête de quiconque d’autre à votre égard, mais de par notre seule largesse et certaine connaissance et de par la plénitude de notre pouvoir apostolique, par l’autorité de Dieu tout puissant qui nous est transmise par Pierre et le vicaire de Jésus Christ, que nous détenons sur terre, déclarons par la présente, que toutes îles trouvées par vos envoyés et vos capitaines, vous soient attribuées à vous vos héritiers et successeurs, rois de Castille et de Leon, pour toujours, avec l’ensemble des dominions/colonies, villes, camps, places et villages et tous droits, jurisdictions et appartenances de toutes îles et territoires trouvés ou à trouver, découverts ou à découvrir vers l’Ouest et le Sud, en traçant et en établissant une ligne allant du pôle arctique, ci-après nommé le Nord au pôle sud ci après nommé le Sud, sans se soucier si les terres ou les îles découvertes ou à découvrir se situent en direction de l’Inde ou vers quelque autre quartier ; la ligne se situant à cent lieues à l’Ouest et au sud des îles des Açores et du Cap Vert. Avec cette précaution néanmoins qu’aucune de ces îles et de ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, au-delà de cette ligne vers l’Ouest et le Sud, ne soient déjà en possession d’un roi ou d’un prince chrétien au jour de la naissance du Christ notre seigneur de l’an précédent cette années de grâce 1493…
… De plus, quiconque de quelque rang que ce soit, même royal ou impérial,  contreviendrait à l’interdiction de se rendre sur ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, sans permission spéciale de votre part ou de vos héritiers et successeurs, pour y faire commerce ou pour toute autre raison que ce soit, se verrait excommunié late sententie ipso facto… “

Dans l’avant-propos du livre Peter D’Errico écrit ceci:

“Des dogmes religieux datant du XVème siècle édictés sous forme de bulles papales furent établis comme les fondations même de la loi de propriété foncière, de territoire de la nation et de la loi fédérale sur les Indiens au tout début du XIXème siècle. Des décisions de tribunaux de justice ont lié la loi des Etats-Unis au monde de la chrétienté et de l’impérialisme chrétien. Ce processus ne fut ni caché ni mystérieux, il ne fut pas non plus une conspiration ourdie entre les juges et les prêtres. Ce fut la planification de longue haleine pour la saisie de tout un continent. Ce fut la théorie qui guida les pratiques coloniales. C’est l’histoire que raconte ce livre “Pagans in the Promised Land” (“Païens en Terre-Promise”).

Le christianisme, le sytème de croyance de l’église, est différent de la chrétienté, qui est un amalgame d’églises (catholique, protestante, orthodoxe) et d’états. La chrétienté consiste en l’alliance de princes séculiers et d’autorités sacerdotales ; elle culmine avec la doctrine du droit divin des rois et des papes…

[…] Ainsi ce livre “Pagans in the Promised Land” n’est pas une attaque sur le christianisme, mais une exploration analytique dépassionnée des manières d’où ont émané la loi fédérale des Etats-Unis sur la propriété, la nation et les Amérindiens, celles de la chrétienté. Pour être plus spécifique, les lois fédérales de propriété et se rapportant aux Indiens, leur corps de réglementation créé par le gouvernemnt des Etats-Unis pour définir ce que sont les peuples indigènes sur cette partie du continent, leurs droits à la terre et les droits de propriété des colons, est une manifestation continuelle de la mission historique mondiale de la chrétienté: d’amener toute la création en son domaine.

[…] Il est essentiel ici pour le lecteur qui serait sensible aux enseignements chrétiens de Jésus Christ, d’être ouvert à l’apprentissage au sujet d’une histoire problématique de la chrétienté dans sa relation avec la loi fédérale des Etats-Unis.”

* * *

L’essentiel de la loi fédérale indienne et les fondements de la loi sur la propriété foncière aux Etats-Unis (et au Canada…) provient d’une décision de justice très importante: Le rendu de la décision de la cour suprême des Etats-Unis en 1823 dans l’affaire Johnson contre MacIntosh, écrit par le juge John Marshall. Cette décision et son compte-rendu légal sont cités en permanence dans les affaires de litiges territoriaux entre le gouvernement fédéral des Etats-Unis (et du Canada, puisque le rendu de l’affaire Johnson contre M’Intosh y a fait jurisprudence de manière fort utile pour l’état colonial canadien…) et les peuples et nations natives du continent nord-américain.

Johnson contre M’Intosh est analysé dans le chapitre 7 du livre. Les six premiers chapitres sont faits pour mener à une compréhension optimale des implications de la décision de la cour suprême en 1823. Les chapitres suivants en expliquent les conséquences du point de vue amérindien et comment en sortir.

Le livre de Steven Newcomb “Pagans in the Promised Land” est une des clefs de la compréhension du monde colonial dans lequel nous vivons toujours. La compréhension des sujets abordés dans l’ouvrage est primordiale pour bien comprendre non seulement l’emprise impérialiste que l’oligarchie possède sur le monde, mais aussi comment en sortir par la voie des peuples. Le futur de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie colonialiste mortifère les faisant acquiescer à “L’ordre” établi et se tenant main dans la main avec les peuples colonisés et opprimés par l’occident depuis plus de cinq siècles…

~ Résistance 71 ~

 

Introduction (Steve Newcomb)

 

Le gouvernement des Etats-Unis a refusé aux nations indiennes une existence libre et ont exproprié la très vaste majorité des terres indiennes par le moyen de la domination d’un système conceptuel qui opère en partie sur la base de ce que les théoriciens cognitifs appellent des “Modèles Cognitifs Idéalisés” ou MCI…

Si je réussis dans les chapitres qui vont suive, l’établissement central de la loi et de la politique fédérales indiennes, qui dit que les Etats-Unis ont une autorité plénière (absolue) sur les nations indiennes sur la base de la doctrine de la découverte du continent nord-américain par les chrétiens, se révèlera être des plus bizarres. Ce fondement, je le maintiens, est en pleine violation de la présomption que le christianisme n’est pas préféré au dessus des autres religions dans la loi états-unienne… Ainsi sur quelles bases serait-il constitutionnellement permis et moralement acceptable pour la cour suprême des Etats-Unis de catégoriser le peuple chrétien et ensuite, au moyen de l’abandon culturel et cognitif de ces catégories de religion, nier aux nations amérindiennes le droit de maintenir leur existence libre originelle et leur propre intégrité territoriale ?

[…]

Dans les chapitres à suivre, il deviendra très clair que la théorie cognitive fournit le type de vision nécessaire pour comprendre que lorsque des formes dominantes de raisonnement (catégorisation) trouvées dans le narratif de la bible (ancien testament) sont inconsciemment utilisées pour raisonner au sujet des Amérindiens, les terres indiennes deviennent métaphoriquement, du point de vue des Etats-Unis, la terre promise du peuple élu des Etats-Unis.

[…]

Ainsi, lorsque les terres indiennes de l’Amérique du Nord (zone cible) sont comprises en terme de terre promise dans un narratif tiré de l’ancien testament (domaine source), il en résulte deux métaphores conceptuelles:

  • Les terres indiennes sont la terre promise, c’est à dire des terres que dieu a promis à son peuple élu des Etats-Unis d’Amérique.
  • Le peuple américain est un peuple choisi, élu (par dieu pour prendre possession des terres indiennes d’Amérique du Nord). Les canéens (païens et infidèles) du narratif de l’ancien testament sont un concept du domaine source recouvrant le concept de domaine cible des Indiens d’Amérique, résultant ainsi en la métaphore voulant que les Indiens soient les Canéens ou païens de la terre promise.

[…]

En d’autres termes, au sein du contexte de la loi et de la politique fédérales indiennes, il a été et continue d’être parfaitement acceptable pour le gouvernement des Etats-Unis de contrôler et de gouverner les vies des Amérindiens au travers des administrations variées et des décisions de ses administrateurs. Un exemple typique de l’histoire destructrice de cette présomption est la loi d’expulsion des Indiens de l’ “Indian Removal Act” de 1830, qui résulta dans le déracinement génocidaire dans la plupart des cas de la vaste majorité des Indiens vivant dans l’Est des Etats-Unis vers des terres se situant à l’Ouest du fleuve Mississippi. Cette politique est le plus souvent associée avec les nations Cherokee (Piste des larmes), Choctaw, Chickasaw, Creek et Seminole qui furent expulsées vers l’Ouest vers de nouvelles terres indiennes. Le résultat direct de cette politique fut l’estimation de la mort de 10 000 Cherokees lors de la longue marche de la piste des larmes qui les mena de leurs territoires de l’Est vers l’Oklahoma en 1838.

[…]

Avant la loi de réappropriation des terres de 1887, les Indiens avaient toujours en leur “possession” quelques 60 millions d’hectares. Les 40 années qui s’ensuivirent virent la réappropriation par les Etats-Unis de plus de 40 millions d’hectares. Dans la seule année 1890, le gouvernement US parvint à obtenir plus de 7 milions d’Ha. La même année, le commissaire aux affaires indiennes Thomas J. Morgan expliqua la logique se nichant derrière la politique de redistribution des terres: “la politique établie du gouvernement est de briser les terres de réserves indiennes, de détruire les relations tribales, d’établir les Indiens dans leurs lopins, les incorporer dans la vie nationale et les gérer non pas de nation à nation ou comme tribus ou bandes, mais de traiter avec les Indiens comme des citoyens individuels.

[…]

Pourquoi les nations indiennes, en tant que nations véritablement souveraines, ne sont-elles pas autorisées à tenir leurs propres terres de manière fiduciaire pour elles-mêmes, sans l’implication du gouvernement des Etats-Unis, demeure un mystère. Ce serait par exemple vu comme un non-sens total si les terres Etats-Uniennes étaient gérées fiduciairement par le Vatican ou le gouvernement de l’Italie. Pourtant lorsqu’il s’agit des nations indiennes, cette idée devient soudainement parfaitement sensée pour tout le monde.

Malgré des siècles de génocide et d’oppression, les peuples et nations indigènes vivent toujours et nous, peuples autochtones, continuons à persévérer, maintenant armé de la langue des colons et de ses systèmers conceptuels, qui, par la théorie cognitive, nous permet d’avoir plus que jamais une meilleure et plus profonde vision de la mentalité de la société coloniale.

[…]

Ainsi, après plus de trente ans de travail de la part des représentants des peuples indigènes et des experts sur les droits de l’Homme, l’assemblé générale de l’ONU a adopté le 13 Septembre 2007, la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes (DDPI) (143 pays votèrent pour, mais les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande votèrent contre…). L’adoption de cette déclaration signale la reconnaissance formelle que les nations indigènes ont un droit inhérent et fondamental à l’auto-détermination. Cela annonça l’aube d’une ère nouvelle pour les droits des peuples et nations indigènes Les votes “non” et les onze abstentions d’autres pays nous rappellent qu’il y a toujours un énorme boulot à effectuer et qu’il y a la place pour bien des réformes de terrain. C’est mon désir le plus humble et le plus cher que ce livre puisse assister de manière modeste avec ce travail et qu’il aide à faciliter la mise en application de ces réformes plus que nécessaires pour que la planète se débarrasse enfin de la mentalité de domination de la chrétienté, de son oppression et de son exploitation.

Le chapitre 1 concerne une présentation sur la théorie cognitive, que nous ne traduirons pas ici…

A suivre…

= = =

Source:

“Pagan in the Promised Land, Decoding the Doctrine of Christian Discovery”, Steven T. Newcomb, Fulcrum, 2008

 

 

La solution au colonialisme en Amérique du Nord existe depuis le XVIIème siècle: Guswenta, traité Wampum Deux Rangées (Nation Onondaga)

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Wampum Deux Rangées – Gusweñta

 

Onondaga Nation (Haudenosaunee / Iroquois), peuple des collines

 

Source:

http://www.onondaganation.org/culture/wampum/two-row-wampum-belt-guswenta/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

4 février 2015

 

En 1613, les Mohawks remarquèrent que des gens venaient sur leur territoire de manière non annoncée. Les visiteurs avaient commencé à couper des arbres et à défricher des terres pour leurs maisons et leurs fermes. Ils avaient pénétré sur la terre Haudenosaunee (Confédération Iroquoise) et occupaient maintenant quelques chambres vides sur leurs terres. Les nouveaux venus étaient bizarrement habillés et avaient des poils sur le visage. Ils avaient des ustensiles de cuisine en fer et leurs familles voyageaient avec eux. Ces gens avaient besoin d’un endroit pour y vivre. Les Mohawks envoyèrent un messager coureur à Onondaga afin de réunir une conférence Haudenosaunee.

A cette réunion, il fut discuté et entendu qu’une délégation devait voyager et rencontrer ces gens là où ils s’étaient établis afin d’en savoir plus sur leurs intentions. Ce fut une tâche difficile pour la délégation. Les gens qu’ils rencontrèrent parlaient une langue qu’ils n’avaient jamais entendu auparavant. Cela prît beaucoup de temps et de patience pour les les deux peuples commencent à communiquer.

Après bon nombre de discussions, il fut décidé que les Haudenosaunee et les Européens devaient avoir une façon de s’adresser l’un à l’autre lorsqu’ils se rencontraient. Les colons avec leurs grands bateaux pensaient qu’ils devraient être appelés “pères” par les autochtones et les Haudenosaunee se référeraient à “fils”. Les Haudenosaunee dirent alors que cela ne pouvait pas être. “Nous nous adresserons les uns les autres en disant ’frères’, ceci voudra dire que nous sommes égaux.”

Alors que les Haudenosaunee et les Hollandais se découvraient les uns les autres, un accord fut passé sur la façon dont ils se traiteraient aussi les uns les autres et comment ils vivraient ensemble. Chacune de leur façon de vivre serait représentée par une ligne mauve, les deux lignes parallèles sur fond blanc seront tissées sur une ceinture Wampum. “Une des rangées est le navire de nos frères blancs avec leur façon de vivre, l’autre est notre canoë avec notre façon de vivre. Chacun voyagera côte à côte, descendant la rivière de la vie. Aucune des deux parties n’essaiera de diriger le navire de l’autre.

Les peuples Haudenosaunee et les Hollandais se mirent d’accord sur trois principes pour que ce traité dure. Le premier fut l’amitié: les Haudensaunee et leurs frères blancs vivraient dans l’amitié des peuples ; le second fut la paix: il y aura la paix entre ces deux peuples et cultures ; le principe final fut l’éternité: cet accord fut passé pour toujours.

Les Hollandais enregistrèrent cet accord sur papier avec trois chaînes d’argent. Des chaînes de fer ne feraient pas l’affaire car elles rouilleraient et finiraient par se briser avec le temps. L’argent, d’un autre côté, peut-être poli et renouvelé lorsque les frères se rencontrent. Les peuples Haudenosaunee et Hollandais se mirent d’accord pour appeler ce traité “La chaîne d’accord argentée de l’amitié” (Silver Covenant Chain of Friendship).

Haudenosaunee expliquèrent aux Hollandais qu’ils n’utiisaient pas de papier pour garder les archives de leur histoire, et qu’ils tisseraient des ceintures wampums faites de nacre de coquillages de couleurs blanche et mauve. Les peuples Haudenosaunee firent une ceinture pour enregistrer cet accord. La ceinture a deux rangées mauves parallèles représentant les deux vaisseaux. Un des vaisseaux est le canoë Haudenosaunee avec à son bord les us, coutumes et politique de leurs peuples. L’autre est le vaisseau hollandais avec à son bord son peuple, ses lois, religion et façon de vivre. Chaque nation va respecter les us et coutumes de l’autre et n’interfèrera pas avec l’autre. “Ensemble nous voyagerons dans la paix et l’amitié pour toujours, aussi longtemps que l’herbe sera verte, aussi lontgemps que l’eau coule de la montagne, aussi longtemps que le soleil se lève à l’Est et se couche à l’Ouest et aussi longtemps que notre Terre-Mère demeurera.

L’importance de  Gusweñta aujourd’hui

Les nations Haudenosaunee regardent le Wampum Deux Rangées comme un traité vivant ; une façon par laquelle elles ont établi la paix entre les peuples, par le fait que chaque nation respectera les façons de l’autre et qu’elles se rencontreront pour discuter des solutions aux problèmes rencontrés ensemble au gré de la vie.

Résistance politique: Aux sources religieuses du colonialisme occidental (Steven Newcomb)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 24 janvier 2015 by Résistance 71

… et pourquoi il est extrêmement important de bien comprendre ces origines toujours vivaces puisqu’imbriquées dans la « loi » des états colons et leur politique de contrôle fondamentalement raciste, si on veut véritablement mettre fin aux crimes et au pillage de l’empire.

L’avenir de l’humanité passe par la solidarité des populations occidentales émancipées de l’idéologie colonialiste, se tenant main dans la main avec les peuples colonisés et opprimés par l’Europe depuis le XVème siècle.

Nous sommes tous des colonisés !

— Résistance 71 —

 

La base religieuse de l’ancien testament comme base de la loi fédérale des Etats-Unis sur les Indiens et leur politique

 

Steven Newcomb

 

22 janvier 2015

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/01/22/old-testament-religious-basis-us-federal-indian-law-and-policy

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Et nous Américains sommes particuliers, un peuple choisi, l’Israël de notre temps ; nous portons l’arche des libertés du monde”—Herman Melville.

“Je pense que personne ne peut lire l’histoire de notre pays sans réaliser que le Bon Livre et l’esprit du sauveur ont été nos guides de génie depuis le début. La commission donnée à Christophe Colomb par Ferdinand et Isabelle d’Espagne a été conçue comme une mission chrétienne »—Chief Justice Earl Warren, de la cour suprême des Etats-Unis.

Le système de la loi fédérale et politique indiennes des Etats-Unis est lié de manière remarquable à la vision du monde politico-religieuse judéo-chrétienne, qui est parfaitement exprimée par la théorie du peuple choisi et de la terre promise. Comme l’a très bien dit Walter Russell Mead dans son article de 2008 “The Deep Roots of American Zionism” publié dans la revue “Foreign Affairs” (NdT: revue officielle du CFR): “Les Américains ont trouvé l’idée qu’ils étaient l’Israël de dieu si attractive, partiellement parce que cela les aidait à justifier leur déplacement des autochtones américains.” Maintenant dans son essai devenu classique “Civil Religion in America,” Robert N. Bellah a déclaré: “Le thème de l’israël américain a été utilisé, presque depuis le début, comme justification du traitement honteux et indigne réservé aux Indiens et qui est si caractéristique de notre histoire.

Ce que d’autres érudits de la loi fédérale sur les Indiens ont laissé de côté dans leurs discussions de la doctrine de la découverte, ou doctrine chrétienne de la découverte, est le fait que la vision judéo-chrétienne du monde, que l’on peut plus particulièrement faire remonter à l’histoire biblique de la Génèse, celle du peuple choisi et de la terre promise, sert de toile de fond religieuse et de fondement conceptuel à la loi et politique fédérale sur les Indiens. C’est sur la base de cette source biblique d’idées que les Etats-Unis clâment être le “souverain” de la terre avec “ascendance” (un droit de domination) sur les nations indiennes originellement et toujours libres de plein droit. Cette vision du monde du Vieux Testament est l’arrière-plan de l’affirmation des Etats-Unis que le gouvernement fédéral possède un “pouvoir pléniaire” “indiscutable et irrévocable” sur les nations indiennes et un “pouvoir de domination “ (domination ultime) sur les territoires qui est au-dessus de celui des nations indiennes.

C’est à cause de cette base religieuse, de fait de l’Ancien Testament, fondement de la loi fédérale indienne, qu’il fut nécessaire pour les Etats-Unis de faire passer la loi American Indian Religious Freedom Act en 1978, malgré le fait que la liberté de culte pour quiconque d’autre était déjà inscrit dans le premier amendement de la Bill of Rights des Etats-Unis. Le fondement biblique de la loi fédérale indienne est la raison pour laquelle les territoires et les endroits sacrés de nos nations originelles n’ont jamais été protégés de l’exploitation, de la profanation et de la destruction. Comme l’écrit l’historien Edward McNall dans son livre The American Idea of Mission (1957), “Il n’y a pas de vérité plus évidente dans l’histoire américaine du fait que cette nation (USA) est un peuple de l’Ancien Testament (bible).

La base fondamentale de l’ancien testament des Etats-Unis est l’aspect le moins notable de l’histoire de la loi fédérale indienne ; cela n’a pas été rendu explicite à cause de la tendance des érudits sur la loi fédérale indienne d’écrire à son sujet de manière séculière et en termes non-religieux. Ils n’ont pas reconnu à quel point les idées véhiculées par la loi fédérale indienne sont liées à un tel point qu’Edward Burns continua: “L’idée la plus commune dérivant des sources de l’ancien testament fut la notion que l’Américain fut divinement nommé pourb remplir une grande mission dans l’histoire de la planète. De l’avis de quelques leaders coloniaux, les grands évènements du passé ont été planifiés par dieu afin de préparer la voie du triomphe américain.” (p.11)

Dans son livre America’s Prophet (2009), Bruce Feiler dit qu’une lettre de George Washington est accrochée dans l’entrée de sa synagogue d’enfance. La lettre lit: “Puisse la même merveilleuse déité, qui a, il y a longtemps, délivré les Hébreus de leurs oppresseurs égyptiens et qui les a implanté sur la terre promise et dont les agencements providentiels ont été rendus récemment remarquables dans l’établissement des Etats-Unis comme nation indépendante, continuer à les (Etats-Unis) irriguer des rosées du paradis.” (p.4)

Des témoignages nous ont appris que Thomas Jefferson était un “déiste”. Ce que ces témoignages ne nous ont pas dit est l’identité biblique de la “déité” qui a servi de focalisation à l’orientation “déiste” de Jefferson. Comme le note Robert Bellah dans son “Civil Religion in America,” “Ce qui était implicite dans les paroles de Washington… devient explicite dans le second discours d’investiture de Jefferson lorqu’il déclara: ‘J’aurai aussi besoin de la faveur de cet Être entre les mains duquel nous reposons, qui mena nos pères, comme au temps du vieil Israël, de leur terre native et les implanta dans un pays innondé avec toutes les nécessités et confort de la vie.” La conclusion ? “L’Europe est l’Egypte, l’Amérique la terre promise.” écrit Bellah. Jefferson, Adams et Franklin voulaient que l’imagerie de l’ancien testament associée avec le peuple élu et la terre promise soit décrite sur le sceau officiel des Etats-Unis. Jefferson proposa que l’image du sceau devrait être les Israélites traversant le désert, guidés par un nuage le jour et un pilier de feu la nuit, dessinant ainsi une analogie entre les Etats-Unis et le peuple élu de l’ancien testament. Ceci place donc nos nations autochtones comme étant les “Canaanites” sur la soi-disante “terre promise” que serait les Etats-Unis.

John Marshall était un contemporain de Washington, Jefferson et Adams. Lorsque Marshall, en tant que juge de la cour suprême des Etats-Unis a écrit le rendu du verdict unanime de la Cour Suprême dans l’affaire Johnson contre McIntosh, il déclara que la Cour appliquerait à l’affaire “ces principes de justice abstaite que le créateur de toutes choses a imprimé dans l’esprit de sa créature humaine.” La vision du monde judéo-chrétienne partagée par Washington, Jefferson, Adams et Marshall, parmi bien d’autres personnes, est le contexte d’arrière-plan religieux pour l’utilisation par la Cour Suprême des Etats-Unis du terme de “créateur” dans sa décision de l’affaire Johnson contre M’Intosh.

Les principes de justice abstraite s’appliquaient aux “nations civilisées”, aux nations, qu’Henry Wheaton appelait en 1836 dans ses Elements of International Law, les “États de la chrétienté”, reconnaissant que ces nations de la chrétienté possédaient une “indépendance parfaite” et donc par voie de conséquence, la pleine “souveraineté”. Ce que la Cour Suprême des Etats-Unis a appelé “les natifs, qui étaient des païens”, dans son rendu de l’affaire Johnson contre M’Intosh, analogues aux “Canaanites” dans le narratif du peuple élu / terre promise, n’étaient donc pas “permis de posséder” les prérogatives appartenant “aux nations absolues, souveraines et indépendantes”, “en relation avec les chrétiens”, comme le dit le juge de la Cour Suprême Joseph Story dans ses Commentaries on the Constitution of the United States en 1833.

En février 2015 prochain, nous atteindrons la marque des 60 ans depuis la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis sous l’autorité du juge Earl Warren, dans l’affaire Tee-Hit-Ton v. United States en 1955 ; décision fondée sur les antécédents cachés du narratif biblique de l’ancien testament sur “le peuple élu et la terre promise”. Dans un autre article, j’expliquerai comment le narratif religieux judéo-chrétien de l’ancien testament nous informe sur la décision prise, chose que l’on peut remonter à Johnson contre M’Intosh (1823) ainsi qu’aux bulles papales et édits royaux du XVème siècle.