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Résistance au colonialisme: le code de domination en las Ame (amour) Ricas (richesses) tue…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 19 mars 2016 by Résistance 71

Superbe analyse et réflexion ici de Steven Newcomb sur l’assassinat de l’activiste amérindienne Berta Cáceres au Honduras. De plus il nous amène à une de ses réflexions sémantiques habituelles qui, à notre grande honte, nous avait jusqu’ici échappée, à savoir l’origine éthymologique du nom donné au continent par les Espagnols: Las Americas pour les Ameriques.
Pourquoi donc las Americas ? Newcomb nous dit:

Ame = amour + Ricas = richesses, le continent de l’amour des richesses… tout était déjà dit dès le départ ! Génocide, ethnocide et impérialisme galopant ne pouvaient que s’ensuivre. Les chrétiens européens ont tenu promesse, celles écrites noir sur blanc dans les bulles pontificales Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493), Berta Cáceres n’en est malheureusement qu’une des très, trop nombreuses victimes 524 ans plus tard. Il est impétatif que nous œuvrions tous pour la cause commune du démantèlement de l’empire actuel et de rendre politiquement et économiquement impossible la formation d’un quelconque remplaçant, parce que nous sommes tous des colonisés !

— Résistance 71 —

 

Le code de domination a tué Berta Cáceres

 

Steven Newcomb

 

15 Mars 2016

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/03/15/domination-code-killed-berta-caceres

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’assassinat le 3 Mars dernier de l’activiste indigène Berta Cáceres au Honduras nous a rappelé le livre de John Brodley “Victims of Progress” (1982) où il écrivit: “Il est généralement reconnu que les peuples tribaux sont dramatiquement affectés par la civilisation et que leurs schémas culturels et, dans bien des cas, les peuples eux-mêmes, disparaissent à mesure que la civilisation avance” (p.1) Bien que je ne préfère pas le mot “tribal” parce qu’il suggère que les nations originelles d’un endroit sont “primitives et barbares”, Brodley a mis le doigt sur quelque chose de critiquement important exemplifié par l’assassinat de Mme Cáceres. La forme de domination qui a été euphémistiquement appelée “civilisation” a eu et continue d’avoir d’horribles effets sur nos peuples et nations originels partout sur ce continent appelé typiquement continent “des Amériques”.

Le phénomène identifié par Brodley devient très clair lorsque nous réalisons que la “civilisation” est “le passage en force d’un schéma culturel particulier sur une population qui lui est étrangère.” En d’autres termes, la “civilisation” n’est qu’un mot de maquillage pour le mot “domination”. Qu’est-ce qui a causé la disparition de tant de nos langues et de nos cultures et qui a résulté en la disparition de tant de nos nations originelles et de leurs peuples eux-mêmes ? La domination et la déshumanisation qui en résulte est la réponse.

L’assassinat de Berta Cáceres et de quelques 110 activistes environnementaux au Honduras est une preuve graphique du système de domination-déshumanisation. Elle fut une leader activiste autochtone sans peur de la nation Lenca. Mère de quatre enfants, porte-parole de notre Terre-Mère et de nos écosystèmes vitaux. Elle osa se lever contre des forces et intérêts économiques et politiques très puissantes en s’opposant à un projet de centrale hydroélectrique. Le slogan des intérêts auxquels elle s’opposa semble être: “étendre son territoire et les accès aux ressources naturelles vitales par tous les moyens nécessaires et peu importe qui ou ce que vous avez à détruire dans ce processus.” Beaucoup de ces intérêts opérant au Honduras proviennent des secteurs d’élite des Etats-Unis (NdT: et du Canada). Berta a payé de sa vie d’avoir eu le courage d’exprimer son opposition à cet agenda élitiste de la richesse et du pouvoir aux dépends de peuples bien distincts et des écosystèmes si fragiles.

Le 4 mars 2016, un article dans le quotidien britannique du Guardian: “Hypocrisy surrounds the murder of Berta Cáceres in Honduras,” Bert Schouwenburg rapporta un phénomène appelé “femmicide” (le meurtre de masse de femmes). Il écrit: “En 2014, 513 femmes furent assassinées et en 2015 il a été estimé qu’une femme était assassinée toutes les 16 heures…” Parlons de domination et de déshumanisation. Où sont les cris d’orfraies du ministère des affaires étrangères US sur ces évènements ? Le 10 mars 2016, un article de Greg Grandin dans le journal The Nation, met en évidence que Berta Cáceres avait critiqué ouvertement Hillary Clinton et son soutien à un coup d’état au Honduras en 2009, et ce 5 jours avant son assassinat. Clinton était alors ministre des AE des Etats-Unis. Ce coup retira du pouvoir le président réformiste Manuel Zalaya. Le ministère de Clinton qualifie simplement de “non-sens” tout effort de suggérer que la politique du ministère d’Hillary Clinton créa le contexre pour l’assassinat de Mme Cáceres.

Le grand nombre de meurtres et autres actes de traumatisme induisant la répression au Honduras sont clairement la façon adoptée par les soi-disantes Zones de Libre-Entreprise (ZLE), financées par des institutions telle que la Banque Mondiale. Derrière tout ceci réside des intérêts très puissants qui demandent que leur droit d’auto-détermination impérialiste leur soit permis pour passer au rouleau compresseur les peuples sans retenue, comme les chars de Tienanmen en 1989. (NdT: mauvais exemple, Newcomb ferait bien d’analyser et de rechercher les évènements de Tienanmen en 1989…)

Les assassins de Berta, en tant qu’agents d’intérêts toujours plus veules et gourmands, font partie d’une façon de penser qui dit au travers de ses actions: “Au diable vos peuples et nations originels, au diable tous vos écosystèmes”. Le chemin, vieux de quelques siècles de ce “progrès capitaliste”, est pavé des os des peuples originels dans les endroits où il passa. Il laisse derrière lui un héritage de déchets toxiques, de déforestation et autres naufrages de proportion incommensurable.

Tout ceci fut amené à nos nations originelles au travers de ce continent grâce à une idéologie néolibérale qui s’est manifestée directement depuis le même type de mentalité qui créa les décrets (bulles) pontificaux du Vatican pour la domination au XVème siècle: envahissez, capturez, vainquez, subjuguez et dominez les “nations païennes et barbares”. Cette mentalité croit qu’elle a besoin de maintenir sa domination sur les peuples et nations originels. Elle croit en la libération des corporations multinationales et transnationales de toutes régulations qui soient qui pourraient entraver le chemin vers de gigantesques profits et le siphonage des ressources naturelles vitales.

Les ZLE créées par la Banque Mondiale et autres intérêts banquiers au Honduras sont des endroits où la domination est laissée libre de toute action de façon à retirer tout obstacle qui empêcherait les corporations d’exploiter la Terre-Mère, ses eaux, et ses ressources naturelles et ce pour un profit toujours plus important et un accroissement du pouvoir, à perpétuité. En contraste, les histoires de la création native et les enseignements des nations autochtones sont faits pour honorer, respecter et préserver la Terre et tous les êtres vivants la partageant, à perpétuité. Ces enseignements et les peuples et nations originels qui les maintiennent en place, posent une menace fondamentale et existentielle à la mentalité de domination et à ce type de vie particulier qui résulte de l’amour des richesses (Ame = amour + Ricas = richesses)

“Les Amériques” (du nord, centrale et du sud) est le continent où le rêve d’empire de la chrétienté, celui de la domination et du profit, devint la base du “rêve américain” (le rêve des richesses et de la richesse, de l’abondance matérielle) et la base du “mode de vie américain” la fameuse “American way of Life”. C’est un modèle mental de vie idéalisé mis en place sur l’amour des richesses et de la richesse, accumulées en s’accaparant les territoires des peuples et nations originels d’une région géographique donnée et de soit “contrôler ou éliminer la population autochtone”, comme l’a dit l’historien Samuel Eliot Morison. La domination est le moyen utilisé pour parvenir à ce but et le meurtre brutal de Berta Cáceres est une preuve additionnelle de ce que nous décrivons dans notre documentaire “The Doctrine of Discovery: Unmasking the Domination Code.

Dans son livre Empire or Democracy (1939), Leonard Barnes écrit: “Pour bien des hommes le sens de la domination est un bienfait et avoir d’autres humains travaillant comme vos serviteurs et produisant une richesse que vous pouvez vous approprier d’un coup et vous en réjouir est, pour le moins, utile” (p.187). Le système institutionnalisé de domination a soufflé brutalement la vie de Berta Cáceres, ainsi que celle de bien d’autres femmes autochtones au Honduras parce qu’elle et bien d’autres ont essayé de se mettre en travers du chemin de cette soi-disante ZLE du “progrès” pour des intérêts qui sont directement liés à l’empire américain (les Etats-Unis).

Dès sa création, les Etats-Unis, que George Washington appela “notre empire nouveau-né”, furent fondés sur l’amour de l’opulence matérielle et la richesse. Durant plus de deux cents ans, il s’est engraissé au travers du processus de l’impérialisme. Il a utilisé ce même processus pour s’emparer des territoires traditionnels de nos nations et peuples originels. C’est un état Léviathan. Ses politiques impérialistes sont le moyen par lequel il étend ses tentacules politiques et économiques dans de syperbes endroits comme le Honduras et ce avec une impunité froide, déterminée et mortelle. Les peuples et nations originels finissent par être sacrifiés aux dieux du capitalisme et de la veulerie.

Comme l’a fait remarqué Rupert Emerson dans son From Empire to Nation (1960), “l’impérialisme par définition, implique la domination d’un peuple sur un autre” (p.6) ; la proclamation d’apporter “la civilisation humaine et chrétienne” aux “non civilisés, sauvages” (non dominés) “païens et infidèles”, fut le martelage précoce de ce code. Maintenant, il est mis en avant par des mots à la consonnance si bénigne tels que “développement” et par des phrases ou expressions d’enfumage comme “the Central American Free Trade Agreement (CAFTA).” Tout réside dans le fait de rendre l’entreprise de domination “libre” de toute contrainte ou réglementation, du moins du mieux possible et ce même si cela implique tuer de braves gens comme Berta Cáceres en toute impunité, Et ainsi la domination continue… à perpétuité.

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Vatican, colonialisme et doctrine chrétienne de la découverte: la débauche toute chrétienne d’un pape à un autre, de Borgia à Bergoglio…

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Au cureton en chef Bergoglio: Les crimes contre l’humanité sont UNIVERSELS ET IMPRESCRIPTIBLES. Un génocide au XVème siècle = un génocide au XXème ou XXIème siècle ! L’église catholique est génocidaire, forçons-la à enfin le reconnaître !…

Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance d’être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Le pape François n’est pas chrétien. Appliquez les traités

 

Steve Melendez, Pyramid Lake Paiute

President, American Indian Genocide Museum

 

25 Septembre 2015

 

url de l’article original:

http://bsnorrell.blogspot.com/2015/09/paiute-steve-melendez-pope-francis-is.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En l’an 1501, Johann Burchard, maître de cérémonies au Vatican écrivit dans son journal secret: “Dimanche soir, ce 30 Octobre, Don Cesare Borgia donna un souper dans ses appartements du palais apostolique; il y avait une cinquantaine de prostituées et de courtisanes en attendance, qui après le repas dancèrent avec les serviteurs et les autres présents, d’abord habillées puis nues.

Après le souper, des lampes sur pied avec des bougies allumées furent placés sur le sol et des marrons y furent éparpillés, que les prostituées nues et à quatre pattes devaient ramasser en marchant à quatre pattes entre les lampes. Le Pape (NdT: Rodrigo Borgia/Alexandre VI, père de Cesar et Lucrèce Borgia..), Don Cesare et Donna Lucrezia étaient présents et regardaient les ébats. Finalement, des récompenses furent offertes: des gilets de soie, des chaussures, des chapeaux et autres vêtements, pour les hommes qui avaient le plus de succès avec les prostituées. Cette performance se tint dans la Sala Reale et ceux qui y participèrent ont dit qu’en fait les prix furent présentés à ceux qui gagnèrent le concours.

Il est intéressant de noter que les enfants du pape, César et Lucrèce étaient présents à cette orgie au Vatican.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, Rodrigo Borgia alias pape Alexandre VI, n’est pas commémoré pour sa débaucherie ou ses actes incestueux mais pour avoir publié une bulle/édit pontifical qui tira une ligne de séparation de la planète du pole nord au pole sud, qui donna la plus grande partie du continent des Amériques à l’Espagne et une partie, le Brésil, au Portugal. La salacité de Rodrigo Borgia était bien connue à cette époque. En tant que Cardinal, il reçût une réprimande du pape Pie II, écrite de sa propre main en Juin 1460.

Nous avons entendu qu’il y a trois jours, un certain nombre de femmes de Siène se sont rassemblées dans les jardins de Giovanni Bichi et que vous, oubliant vos responsabilité de saint office, étiez avec eux de une heure à 6 heures de l’après-midi. Votre compagnon était un de vos collègues dont l’âge, sinon son respect pour la saint siège apostolique, aurait dû lui rappeler ses devoirs. Nous avons été informés qu’il y a eu des danses, que des débaucheries amoureuses ne manquèrent pas et que vous vous êtes comporté de manière plus que cavalières. La décence nous interdit ici d’entrer dans les détails de ce qu’il s’est passé, car ce furent choses dont le nom même est indigne de votre rang. Les maris, frères et pères qui accompagnaient ces filles se virent l’entrée interdite de façon à ce que vous et quelques uns de vos intimes puissiez vous vautrer à votre aise dans le stupre et la luxure. Il est dit que ceci est un sujet majeur de conversation à Siène et que tout le monde se gausse de votre vanité…

Nous vous laissons seul juge de savoir si courtiser de jeunes filles, faire envoyer des fruits et des vins à la femme de votre choix, et passer des jours entiers à observer toute sorte de débaucherie pour finalement faire renvoyer les maris pour être plus libre dans vos mouvements, est compatible avec votre dignité. Nous sommes blâmés de votre faute, et votre oncle Callixtus est également blâmé pour vous avoir fait confiance pour tant d’honneur et de représentation… rappelez-vous de votre dignité et n’essayez pas de conquérir la réputation d’un galant vain parmi les hommes et les femmes… Ici à Bignio, il y a bien des ecclésiastiques et des gens du commun pour lesquels vous êtes devenu synonyme de luxure…

Bien des gens dans ce pays pensent que l’Amérique fut fondée comme une “nation chrétienne” mais personne ne doute du fait qu’il n’y avait rien de chrétien dans ce pape Alexandre VI.

Du génocide des populations natives que Christophe Colomb perpétra sur l’île actuelle de Haïti (Hispagnolia) au refus du gouvernement d’honorer les traités avec les nations indiennes, tout cela remonte à ce pervers, incestueux et licencieux pape Alexandre VI/Borgia. Comme nous le verrons, toute l’histoire depuis le Christ est remplie d’hommes professant être chrétiens, mais qui ne l’étaient certainement pas. C’est l’église catholique qui est la plus responsable du détournement du christiansime. La bulle papale de l’Espagnol Rodrigo Borgia du 4 Mai 1493, Inter Caetera, fut la base même de la doctrine chrétienne de la découverte, qui fut écrite dans la loi même des Etats-Unis. Le dictionnaire du droit Black définit la “découverte” comme “la fondation de l’affirmation de propriété nationale ou de souveraineté, la découverte est la trouvaille d’un pays, d’un continent, d’une île, auparavant inconnus ou seulement connu préalablement par des habitants non civilisés.

Qu’un pape espagnol ait pu donné le continent des Amériques à l’Espagne et au Portugal n’est qu’un vol de territoire à l’échelle d’un continent. Criminaliser les propriétaires et bénir les voleurs est simplement profondément satanique.

Aujourd’hui, le pape François 1er s’est adressé au congrès des Etats-Unis. Parlant des maux historiques faits aux peuples indigènes des Amériques, il a montré qu’il n’était pas plus chrétien que ne l’était le pape Alexandre VI/Borgia. Il y a dit: “Tragiquement, les droits de ceux qui étaient ici bien avant nous ne furent pas toujours respectés. Pour ces peuples et leurs nations, du cœur de la démocratie américaine, je veux leur réaffirmer ma plus grande estime et appréciation. Ces premiers contacts furent souvent turbulents et violents, mais il est difficile de juger le passé avec les critères du présent.

L’anté-christ est quelqu’un qui oppose ou prend la place de Jesus Christ et l’église catholique prend exactement cette fonction ! Si le saint esprit fut dans ces deux hommes, alors ils sauraient que le “critère” de la bible ne change jamais. Le bien et le mal ne changent jamais. La propriété volée doit être rendue. C’est la règle de la loi. Les traités doivent être mis en application. C’est la loi. Les lois injustes doivent être condamnées ; c’est la chose la plus juste à faire.

L’hypocrisie ensoutanée continue

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 13 avril 2015 by Résistance 71

Résistance 71

 

13 Avril 2015

 

Le pape vient de nous gratifier d’un autre deux poids, deux mesures avec sa déclaration sur le génocide arménien. Si le pape a qualifié et à juste titre de génocide, ce massacre de plus d’un million d’Arméniens placés sous le joug Ottoman au début du siècle dernier, nous sommes en droit de nous attendre à ce que ce même pape reconnaisse publiquement le génocide des peuples et nations du continent des Amériques à partir de 1492 et de la soi-disante “découverte” du “nouveau monde” par les envoyés des royautés européennes et donc du pape.

Le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité s’est tenu entre la fin XVème et fin XIXème siècles sur le continent américain qui vit le massacre de 70 à 100 millions d’Amérindiens (selon les sources) en grande partie sous l’égide de l’église catholique apostholique et romaine et des roitelets européens mandatés par les bulles Romanus Pontifex (Nicolas V 1455) et Inter Caetera (Alexandre VI 1493), qui furent intégrés au système légal nord-américain dans le premier quart du XIXème siècle (cf notre traduction de larges extraits de l’ouvrage de Steven Newcomb à ce sujet “Païens sur la terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte” récemment publiée sur ce blog…).

L’Église aura t’elle le courage:

  • De reconnaître ses torts ?
  • De reconnaître sa responsabilité légale ?
  • De faire face aux conséquences qui s’imposent ?

 

Le pape est-il sur la voie d’une véritable réconciliation ou ne fait-il que diversion sur les malversations et turpitudes de l’église perpétrées au nom d’une mythologie religieuse ?

Les églises, catholique dans un premier temps, suivie de ses consœurs protestantes, qui ont assimiliées la doctrine chrétienne de la découverte telle qu’énoncée dans les édits papaux, sont responsables des vols, pillages, assassinats, de l’évangélisation et de l’enlèvement forcé des enfants indigènes qui moururent par dizaines de milliers dans des pensionnats-prisons aux Etats-Unis et au Canada (plus de 50 000 enfants morts/disparus au seul Canada, ce qui est un chiffre conservateur, dans ses pensionnats pour Indiens gérés pour l’essentiel par les églises catholique, anglicane, méthodiste et unifié du Canada) entre les années 1867 et 1996, date de la fermeture du dernier pensionnat pour Indiens au Canada.

Reconnaître le génocide d’un empire c’est bien, reconnaître celui de son propre empire (la chrétienté), c’est encore mieux. Allez cureton en chef, encore un effort, répudie ces bulles qu’enfin soient rendues caduques, nulles et non avenues toutes les lois sur la propriété au « nouveau monde » dont les terres ont été usurpées, volées, pillées et qui doivent être rendues à leurs propriétaires naturels: les peuples et nations originels du continent américain!

Pour de plus amples informations sur les crimes génocidaires perpétrés par l’église sur le continent des Amériques, veuillez consulter ces documents:

https://resistance71.wordpress.com/genocide-pensionnats-indiens-canada-kevin-annett/

https://resistance71.wordpress.com/colonialisme-doctrine-chretienne-de-la-decouverte/

https://resistance71.wordpress.com/2012/09/12/howard-zinn-ou-lhistoire-sous-bonne-influence-christophe-colomb-et-la-civilisation-occidentale1ere-partie/

https://resistance71.wordpress.com/2012/09/20/howard-zinn-ou-lhistoire-sous-bonne-influence-christophe-colomb-et-la-civilisation-occidentale-2eme-partie/

https://resistance71.wordpress.com/?s=colonialisme

Les bulles papales responsables de la doctrine chrétienne de la découverte, Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493):

https://resistance71.wordpress.com/2013/10/09/lorigine-profonde-du-colonialisme-occidental-les-bulles-pontificales-romanus-pontifex-1455-et-inter-caetera-1493/

 

 

Doctrine chrétienne de la découverte, colonialisme occidental et violence religieuse…

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« Au nom de la sainte trinité, envoyons en Espagne, tous les esclaves (Indiens) qui puissent-être vendus. »
~ Christophe Colomb ~

« … Quand il devint clair qu’il n’y avait plus d’or à prendre (sur l’île d’Hispagnola/Haïti), les Indiens furent pris et vendus comme esclaves pour les grandes terres, connues plus tard sous le nom d’encomiendas. Ils furent forcés à travailler dur et moururent par milliers. En 1515, ils restaient peut-être 50 000 des 500 000 Indiens natifs de l’île. Il n’en resta plus que 500 en 1550. Un rapport datant de l’an 1650 a confirmé qu’il n’y avait plus aucun descendants de la nation Arawak sur l’île (aujourd’hui Haïti)…)
~ Howard Zinn ~

 

La violence chrétienne: Obama touche un point sensible de la politique américaine

 

Peter d’Errico

 

12 février 2015

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/02/12/christian-violence-obama-touches-sore-spot-american-politics

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Etes-vous étonné, concerné par la violence commise par l’État Islamique, par le comment le meurtre et la torture peuvent-être justifiés par des doctrines religieuses ? Pensez-vous que la violence de certains musulmans aujourd’hui fait écho à la violence chrétienne qui s’exerça lors des croisades et de l’inquisition ? Si c’est le cas, vous avez sans doute approuvé les commentaires récents du président Obama au National Prayer Breakfast début Février.

Si vous êtes parmi ceux qui critiquent systématiquement tout ce que dit Obama ou si vous êtes amouraché des baveurs des médias de droite, il se peut que vous ayez eu une indigestion à la déclaration d’Obama disant que “durant les croisades et l’inquisition… des gens ont commis des actes terribles au nom du Christ.

L’ancien gouverneur républicain de Virginie, Jim Gilmore, a dit que la comparaison d’Obama de la violence musulmane avec la violence chrétienne était “le commentaire le plus offensant qu’il ait jamais entendu d’un président des Etats-Unis de son vivant”, il a ajouté “il a offensé tous les chrétiens croyants des Etats-Unis”. Le président de la Ligue Catholique, Bill Donohue, a dit que la comparaison d’Obama était “insultante” et “pernicieuse”.

Qu’est-ce qui choque ces gens ? On se demande vraiment si Gilmore et Donohue ne connaissent vraiment pas l’histoire du christianisme, ou s’ils pensent que cette histoire devrait être cachée. Devant le triste tableau de l’éducation aux Etats-Unis, la possibilité de leur ignorance existe. De manière toute aussi triste,il existe la possibilité qu’ils connaissent cette histoire et veulent la cacher.

Les archives historiques montrent que le christianisme a été très violent durant de longues périodes de son développement. Les horreurs des croisades et de l’inquisition auxquelles Obama a fait référence, sont démontrées dans les documents officiels de l’église. Les croisades furent une longue série d’expéditions militaires totalement sponsorisées par l’église durant une période de 300 ans afin d’éjecter les musulmans de la “terre sainte”. L’inquisition a duré 400 ans et fut un réseau multinational de terreur géré par l’église contre les autres religions et spécifiquement contre les “infidèles” (non-croyants) et les “hérétiques” (personnes ayant de “mauvaises” croyances).

Par exemple, sous le pape Innocent III, les puissances chrétiennes menèrent une guerre de terreur contre “l’hérésie” dans ce qui est maintenant le sud-ouest de la France. Un million de personnes furent massacrés en 15 ans. Les chrétiens rasèrent des villes entières. Lorsque les “soldats du christ” demandèrent à l’évêque Cocteau ce qu’ils devaient faire avec les catholiques d’une ville, l’évêque répondit: “Tuez les tous, dieu reconnaîtra les siens”. L’envoyé du pape notifia plus tard celui-ci que la population entière de la ville, soient 20 000 personnes, avaient été tuée. (NdT: Il s’agit du massacre des habitants de la ville de Béziers où entre 15 et 20 000 personnes furent massacrées par les troupes sous commandement de l’église…)

La violence de la chrétienté s’étendit aux “païens” (les gens qui n’avaient pas entendu la parole du christ) du “nouveau monde”. Le Requerimiento espagnol de 1513, fondé sur la bulle papale de 1493 (Inter Caetera), confirmant le titre de souveraineté espagnole aux terres “découvertes”, déclara que les colons pouvaient “vous (peuples natifs) faire la guerre de quelques manières que ce soit et vous soumettre au joug et à l’obéissance à l’église ; nous vous prendrons vous, vos femmes et vos enfants et vous réduirons en esclavage et ainsi pourrons en disposer et les vendre ; nous prendrons la totalité de vos biens et nous vous ferons tout le mal et le dommage possible en invoquant le fait que la responsabilité des morts et des pertes vous en incombe.

L’étude de l’histoire des Etats-Unis montrent des évènements tout aussi horribles dans lesquels les peuples et nations autochtones furent les victimes de violences inouïes aux mains des “découvreurs chrétiens”. En 1637, les Anglais brûlèrent un village entier de la nation Pequot après en avoir bloqué tous les chemins d’accès. Le capitaine John Underhill a expliqué l’assassinat des vieillards, des femmes et des enfants en disant: “parfois les saintes écritures déclaraient que les femmes et les enfants devaient mourir avec leurs parents… Nous avions suffisamment de lumière par la parole de dieu pour que nous puissions procéder.

A travers le continent (en Californie), environ 100 ans plus tard, le missionnaire franciscain Junipero Serra fut responsable de la coercition des peuples natifs dans le christianisme, les confinant dans des “missions” où ils furent contraints de travailler pour les Espagnols. Serra justifia supplices et flagellations des Indiens qui résistaient en écrivant: “Les pères spirituels doivent punir leurs fils les Indiens, avec des coups qui semblent être aussi vieux que la conquête des Amériques, si général en fait que les saints ne semblent pas être une exception à la règle.” L’intention du pape François 1er de canoniser Serra durant une visite aux Etats-Unis en 2014 a déclenché une controverse à cause de la violence du système de mission de Serra.

La congrégation vaticane du saint siège, le bureau de l’église responsable de ces guerres de terreurs existe toujours aujourd’hui, appelé maintenant la congrégation pour la doctrine de la foi. Jusqu’à son élection comme pape Benoit XVI, le cardinal Joseph Ratzinger était le leader de cette congrégation, il était connu pour ses efforts à déraciner les “hérésies” dans l’église moderne et dans la littérature.

Les conséquences de la domination chrétienne subsiste aujourd’hui et ce le plus notoirement avec la doctrine légale de la “découverte chrétienne” intégrée dans la loi de propriété aux Etats-Unis ainsi que dans la loi fédérale et politique indiennes (et en parallèle au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande, toutes des extensions coloniales de la chrétienté anglaise) et sous laquelle les Indiens se voient refuser la propriété de leurs terres et leur souveraineté parce qu’ils sont “païens”.

La campagne en cours pour faire abolir cette doctrine de la “découverte chrétienne” de la loi américaine attire une certaine attention envers cette sale histoire. Quelques églises chrétiennes ont rejoint l’effort, appelant pour une reconnaissance honnête des conséquences historiques de la terreur chrétienne. Nous verrons si le pape François béatifira Junipero Serra devant l’attention publique croissante des archives historiques.

Le pape Jean Paul II, bien qu’il béatifia Junipero Serra, avait reconnu l’histoire violente du christianisme. Il délivra plus de cent excuses pour les activités de l’église catholique apostholique et romaine au cours des siècles. En mars 2000, il délivra une large excuse pour 2000 ans de violence et de persécution par l’église. Comme alors décrit par un journaliste (NdT du Guardian de Londres), le pape “électrifia les rangs des cardinaux et des évêques” en “défiant les mises en garde de quelques théologiens disant que cette excuse sans précédent historique diminuerait l’autorité de l’église.

On peut trouver l’histoire de l’église “offensante”, mais cela est-il offensant d’en parler ? Devons-nous prétendre que l’histoire ne s’est pas passée ?

Le gouvernement de la Turquie nous donne un exemple de la distance que peuvent couvrir les leaders politiques pour nier des faits historiques. Quiconque en Turquie mentionne le massacre des Arméniens et des Kurdes pendant la première guerre mondiale et s’y réfère en tant que “génocide” peut-être envoyé en prison pour le crime de “dénigrement de la turquicité”. L’ “histoire officielle” nie l’archivage et la constatation historique qui montre sans équivoque qu’un tiers du peuple arménien a été éliminé.

Des arguments légitimes au sujet de l’histoire proviennent des différentes visions et interprétations des documents et aussi de la découverte de nouveaux matériaux concernant des affaires. Dans la cas de la violence chrétienne, les critiques d’Obama n’ont pas mis à jour de nouveaux matériaux d’études et aucuns calculs politique différents avec lesquels (ou mettant en valeur) regarder l’histoire connue et reconnue.

Ainsi nous pouvons remercier Obama de parler juste au sujet de la violence religieuse. Nulle part dans ses remarques a t’il justifié de la violence commise par l’État Islamique. Il a au contraire essayer de désamorcer la colère anti-musulmane en nous rappelant que le christianisme et la chrétienté ont également énormément de sang sur les mains. Ceux qui critiquent ces remarques sont les mêmes que ceux qui critiquèrent le pape Jean Paul II à l’époque: Ils sont plus préoccupés de maintenir leur “autorité” que de reconnaître la vérité.

Peter d’Errico est diplômé de droit de l’université de Yale en 1968. Il a été avocat pour le Dinebeiina Nahiilna Be Agaditahe Navajo Legal Services, 1968-1970 à Shiprock. Il a enseigné le droit à l’université du Massachussetts, Amherst de 1970 à 2002. Il est avocat consultant sur les affaires indiennes.

Lettre au pape pour la répudiation officielle de la bulle Inter Caetera (1493) fondement de la doctrine coloniale occidentale (Oceti Sakowin, Sioux)

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C’est la seule solution pour détruire la pseudo légitimité territoriale de l’empire. Le colonialisme depuis le XVème siècle jusqu’à aujourd’hui, car nous vivons toujours et sans doute plus que jamais dans un monde colonial et non pas « post-colonial » comme veut le faire ingurgiter la pensée unique criminelle dominante, est fondé sur le racisme, le génocide et l’acceptation par la force puis la propagande, que l’occident et sa « civilisation » a le droit « divin » de dominer le monde: dominum christianorum.

Forcer le pape à répudier officiellement la doctrine chrétienne de la découverte inscrite dans la bulle Inter Caetera de 1493 qui sert de fondement à la loi coloniale depuis lors, privera instantanément l’empire de sa base territoriale usurpée et un empire sans territoire s’effondre. Nous l’avons dit et le répétons, c’est le talon d’Achille de l’empire anglo-américain et c’est là qu’il faut frapper. Les mouvements de lutte amérindiens doivent être solidaires là-dessus et nous devons les soutenir ! Pourquoi ? Parce que « Nous sommes tous des colonisés ! »

Les deux bulles papales fondement de la doctrine coloniale occidentale: Romanus Pontifex (Nicolas V, 1455) et Inter Caetera (Alexandre VI, 1493)

— Résistance 71 —

 

Une lettre au pape François 1er: Abolissez la bulle papale qui est derrière la colonisation !

 

Ruth Hopkins

 

14 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/10/14/letter-pope-francis-abolish-papal-bull-behind-colonization

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Très saint père,

Han (Hello).

Mon nom est Cankudutawin (femme du Chemin Rouge). Je suis une Améridienne de la nation Sioux, Oceti Sakowin. Nous datons de bien avant les Etats-Unis. Nos terres traditionnelles sont les grandes plaines de l’Amérique du Nord (NdT: qui s’étendent au centre sur ce que sont actuellement les Etats-Unis et le Canada), je suis née à Fort Yates dans le Dakota du Nord sur la réserve Sioux de Standing Rock et je suis un membre enrôlé du peuple Sisseton Wahpeton Oyate.

Mes grands-mêres Katherine Ray et Stella Pretty Sounding Flute étaient toutes deux de ferventes catholiques. Les gens disent que vous êtes bon, que vous êtes unique et différent de vos prédécesseurs. Les gens parlent autour de moi et disent qu’il y a une chance que vous m’écoutiez, moi, une simple femme d’une réserve indienne.

Après la venue de Christophe Colomb en 1492, l’existence des peuples indigènes des Amériques du nord et du sud ont changé à tout jamais. La trajectoire historique de mon peuple fut aussi changée. Au-delà d’avoir été infectés par des maladies inconnues de nous comme la variole pour laquelle nous n’avions aucune immunité, on nous a affamé, brutalisé et massacré. Des millions d’indigènes du continent furent massacrés au nom de la Destinée Manifeste, née des doctrines de la découverte, en particulier édictée par la bulle papale de 1493 (Inter Caetera).

La bulle papale de 1493, Inter Caetera, un édit solennel écrit par le pape Alexandre VI, donna aux chrétiens la domination sur les terres indigènes et appela à la subjugation des peuples natifs indigènes pour le but de propager la doctrine chrétienne. En fait, les chrétiens furent chargés de la tâche de renverser les nations autochtones afin de les convertir au christianisme et les héritiers chrétiens furent aloués “plein et libre pouvoir, autorité et jurisdiction de toute sorte”. Ceux qui tentèrent de s’opposer à ce document papal furent menacés d’être exposés “à la colère de dieu tout puissant et de ses saints apôtres Pierre et Paul.”

Ce que cette bulle accordait est le droit de conquête. La colonisation a commencé avec l’Espagne et le Portugal et toutes les autres puissances européennes ont suivi leur exemple. Les envahisseurs européens qui ont volés les terres et les vies des autochtones furent autorisés de le faire sous couvert et autorité de l’église, qui était le fondement de la loi des états. Quelques trois cents ans après que le pape Alexandre VI ait invoqué “deprimantur” contre mes ancêtres, John Marshall le 4ème juge de la cour suprême des Etats-Unis, prit le principe du “droit de réduction” de la bulle papale Inter Caetera, fondée sur le concept chrétien latin de dominorum christianorum et fit de la domination chrétienne une loi en regard de l’invention de la doctrine chrétienne de la découverte.
La doctrine elle-même n’a aucune base légale. Utilisant le raisonnement d’Inter Caetera, la cour suprême des Etats-Unis abrogea les demandes de droit de propriété des peuples autochtones, dont les ancêtres vécurent en Amérique du Nord pendant des milliers et des milliers d’années et a donné le titre aux colons américains qui étaient gouvernés par des leaders chrétiens.

Sans cette bulle papale, les Etats-Unis d’Amérique seraient forcés de réviser les politiques de termination et d’assimilation qu’ils ont mis en pratique contre nous, les habitants originels de la terre, le vol des terres indigènes et de leurs ressources, les violations des traités et le génocide qui fut appliqué au travers de nombreux massacres comme ceux entr’autres de Sand Creek, Wounded Knee et Whitestone Hill. Les Etats-Unis et autres pays coloniaux ont justifié ces atrocités en se cachant derrière l’église.

Tant que la bulle papale Inter Cetera demeure effective, les peuples indigènes continueront à souffrir. Toute la loi américaine concernant les Indiens d’Amérique est fondée sur la trilogie de Marshall, celle de la doctrine chrétienne de la découverte. Le droit de réduction, sous le déguisement de la doctrine de la découverte, est utilisé pour nourrir la bête coloniale et utilisé pour donner toujours plus de pouvoir au capitalisme, alors que les entreprises multi-nationales utilisent des concepts religieux quasi-légaux comme cette doctrine de la découverte, pour voler les peuples indigènes du monde entier. A la poursuite de ressources naturelles comme le bois, le pétrole, le gaz, les diamants, l’uranium et autres richesses, ils ignorent et balaient nos vies.

Je vous adresse cette lettre avec humilité et respect, comme quelqu’un qui reconnait l’autorité de Celui qui guérit ceux aux cœurs brisés et soignent leurs plaies ; Celui qui n’est pas venu pour condamner le monde, mais pour le sauver.

Pour le bien de tous, nous vous demandons de révoquer formellement la bulle papale Inter Caetera de 1493. Le faire, restaurera les droits humains fondamentaux et amènera la cicatrisation aux peuples autochtones et à son tour, au monde entier. Seul vous avez le pouvoir de faire ceci.

S’il vous plaît, rencontrez-moi en tant que représentante du pays indien pour un entretien lors de votre prochaine visite aux Etats-Unis l’an prochain. Mitakuye Oyasin.

Mes meilleurs vœux à votre sainteté,

Salutations distinguées,

Cankudutawin, Red Road Woman

Ruth Hopkins

“Bénis soient les faiseurs de paix, car ils seront appelés les enfants de dieu.” Mathieu 5:9

Ruth Hopkins (Sisseton Wahpeton & Mdewakanton Dakota, Hunkpapa Lakota) est écrivain, blogueuse, biologiste, activiste et juge.

Résistance politique au colonialisme: Analyse de la falsification historique du Vatican au sujet des bulles papales du XVème siècle (Steven Newcomb)

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— Résistance 71 —

 

Désinformation de la part de la mission d’observation permanente du Saint Siège (Vatican)

 

Steven Newcomb

 

4 Mai 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/05/04/misinformation-permanent-observer-mission-holy-see

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 27 Avril 2010, la mission d’observation permanente du Saint Siège (Le Vatican) aux Nations-Unies a délivré sa déclaration officielle au sujet de la Doctrine (chrétienne) de la Découverte durant la 9ème session du Forum Permanent de l’ONU sur les problèmes indigènes. La déclaration est un excellent exemple d’obscurantisme et de falsification historique. Voyons donc cela d’un peu plus près.

La déclaration du Saint Siège clâme que le document pontifical de 1493 “Inter Coetera (sic), en tant que source de droit international.. a été abrogé par le traité de Tordesillas”. Ceci ne parle en rien de ce dont nous avons soulevé depuis 1992: les bulles papales de 1493 et leurs documents précédents, sont la génèse de la domination sur nos nations originelles et les peuples de l’Île de la Grande Tortue de cet hémisphère. Le Saint Siège tente, à notre vue, de faire glisser l’attention du problème de son autorisation de domination sur la question irrelevante de savoir si le document Inter Caetera est une source du droit international.

La déclaration du Saint Siège de 2010 dit également que la “division des terres entre la Castille-Aragon (Espagne) et le Portugal”, fut abrogée par le traité de Tordesillas de 1494.” Après avoir été informé de cet argument, Anthony Padgen, un éminent universitaire spécialiste de cette période historique m’a dit dans un courriel: “Je ne vois pas comment un accord (le traité Tordesillas) entre deux pouvoirs civils pourrait véritablement abroger une bulle papale.”

En y regardant de plus près néanmoins, le Saint Siège ne disait pas que le traité de Tordesillas a abrogé la bulle papale. Le sujet de la phrase du Saint Siège est “la division des terres entre l’Espagne et le Portugal”, qui fut faite par le pape Alexandre VI en 1493. Si le traité de Tordesillas “a abrogé” ou annulé quoi que ce soit, c’est la “division des terres” en rendant discutable le placement du pape quant à la ligne de démarcation de la division des dites terres.

Il y avait toujours une ligne de démarcation entre l’Espagne et le Portugal, mais elle a été déplacée vers un endroit différent à la suite d’un accord par traité civil auquel le pape donna sa bénédiction. La décision de l’Espagne et du Portugal de bouger la ligne de démarcation est ce que le Saint Siège caractérise maintenant apparemment comme une “abrogation” de la division terrestre du pape entre deux pays. Quoi qu’il en soit, abroger un document est “abolir par une action autoritaire, officielle ou formelle”, par le parti qui a créé le document. Clairement, le traité de Tordesillas n’abroge pas la bulle papale Inter Caetera en tant que tel parce que ni l’Espagne ni le Portugal n’était l‘entité qui a émis le document et ces pays n’avaient pas la jurisdiction, le pouvoir légal “d’abroger” un document émis par la pape.

De plus, le Saint Siège a affirmé en 2010 qu’ en tant “que source de loi canon ou loi de l’église… Inter Coetera (re-sic) a aussi été abrogée par les faits…” Le Saint Siège a dit que le document pontifical lui-même a été “abrogé” en tant que “source de droit canon ou ecclésiastique”. Comment cela a t’il pu bien pu se produire ? Une raison donnée fut “la colonisation de l’Amérique du Nord et des Caraïbes par le roi de France”.

Samuel Eliot Morison a écrit à ce sujet dans son “The European Discovery of America: the Northern voyages A.D 500-1600”, New York Oxford University Press, p.341. D’après Morison, en 1533, le roi de France François 1er, le pape Clément VII et l’évêque Le Veneur se sont rencontrés à Marseille pour célébrer le mariage entre un des fils de François 1er et la nièce du pape Catherine de Médicis. Morison dit que ce fut “facile de persuader le saint père de déclare que l’édit d’Alexandre (de 1493) ne s’appliquait qu’aux terres déjà découvertes, pas à celles trouvées plus tard par d’autres souverains. Ainsi, François 1er obtint le feu vert du Vatican (pour d’autres colonisations) et passa le mot à Jacques Cartier.”

C’est pourquoi le Saint Siège se doit de répondre à cette question: “Comment la colonisation française de terres non chrétiennes en Amérique du Nord et dans les Caraïbes, que le pape Clément VII avait approuvé et bénit, a pu “abroger” la bulle papale Inter Caetera “comme source de loi canon ou ecclésiastique”. Elle ne l’a pas pu et ne l’a pas fait.

Puis, le Saint Siège dans sa déclaration de 2010 a affirmé que la bulle papale, document Inter Caetera “a aussi été abrogée par d’autres bulles papales, comme par exemple Sublimis Deus.” Le Saint Siège cita ensuite le document Sublimis Deus de 1537 du pape Paul III comme suit:

“Les Indiens et les autres peuples qui ont pu avoir été découverts plus tard par les chrétiens, ne sont en aucun cas privés de leur liberté ou de leur possession de propriété, et ce alors même qu’ils résident en dehors de la foi de Jesus Christ, et qu’il peuvent et doivent, librement et légitimement, jouir de leur liberté et de la possession de leur propriété, ils ne devront pas non plus être réduits en esclavage ; si le contraire se produisait, ce serait nul et non avenu et n’aurait pas d’incidence.”

Aussi merveilleux ce langage puisse t’il paraître, l’empereur espagnol Charles V ordonna que toutes les copies de la bulle papale Sublimis Deus qui avait atteint la “Nouvelle Espagne” (aux “Amériques”), fussent confisquées et ramenées en Espagne. Le document était lettre morte dans les colonies/dominions de l’Espagne aux “Amériques”. De plus, comme mentionné par le Dr. Luis Rivera-Pagan dans son ouvrage “Violent Evengelism” (1992), le pape Alexandre VI avait, par la bulle de 1493, attribué à perpétuité à l’Espagne un droit de domination en relation des terres non-chrétiennes “découvertes ou à découvrir”. Le don à l’Espagne par la papauté d’un droit de domination (colonisation) en relation aux terres non –chrétiennes découvertes, ne fut pas abrogé par la bulle papale Sublimis Deus, ni non plus le pape Paul III n’eut l’intention d’abroger par le moyen de Sublimis Deus, les dons fait par la papauté au préalable, d’un droit de domination territorial donné à la couronne espagnole.

Les avocats du Saint Siège ne sont manifestement pas des historiens. S’ils l’étaient, ils en sauraient bien plus que cela et n’essaieraient pas d’embobiner les gens à croire que le don par la papauté d’un droit de domination fut “abrogé” en 1537 par le pape Paul III et sa bulle Sublimis Deus. Comme l’a fait remarqué le Dr. Luis Rivera dans son livre de 1992 “A Violent Evangelization”:

“Dans l’arène juridique, les bulles alexandriennes ont maintenu leur caractère d’autorisation, comme montré par la première phrase de la première loi du premier chapitre du troisième livre de “The Compilation of the Leyes de Indias” (1680), qui les reconnaît (les bulles papales) comme la première fondation pour la possession à perpétuité des Amériques par la couronne de Castille:

“Par donation du Saint Siège apostolique et romain… Nous sommes les seigneurs des Indes de l’Ouest, terres et iles et océans découverts ou à découvrir et incorporés à notre couronne royale de Castille.. et nous donnons notre foi et notre parole royale et les rois nos successeurs, de façon à ce qu’elles (les Indes occidentales) ne puissent jamais nous être retirées ou séparées de nous en totalité ou en parties, pour quelque raison ou cause que ce soit.”

Et Rivera conclut: “Cette loi est basée sur les déclarations royales consécutives de Carlos V (Charles V) et Felip II (Philippe II), qui durant le XVIème siècle émirent la doctrine de la domination castillanne à perpétuité sur les peuples hispano-américains. Toutes ces déclarations font allusions aux bulles alexandriennes comme point crucial de référence. “Ainsi, en 1680 les lois des Indes occidentales étaient toujours reconnues das les publications royales espagnoles comme fondées sur le “caractère spécial d’autorisationdes bulles alexandriennes”. Si ces documents du pape Alexandre furent abrogés par le bulle papale de 1537, de manière évidente la monarchie espagnole (Charles V et Philippe II) n’ont pas eu ni lu le memo… voilà pourquoi la monarchie a continué à les utiliser comme fondation même de la loi des Indes occidentales.

France et colonialisme: Quand une boutade entre Obama et Hollande remet la doctrine chrétienne de la « découverte » sur la table…

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C’est la clef contre l’empire… Le retour à la terre. Priver l’empire de son territoire usurpé au gré de la loi canonique raciste et destructrice, c’est le rendre impuissant. Retirer le territoire à un empire, c’est l’effondrer sans espoir de retour.

Les Amérindiens ont ce pouvoir légal et nous devons les soutenir. Là est la clef du succès, nous l’avons dit et le répèterons sans cesse. A cet effet, la résurgence indigène est en train de prendre actuellement une autre dimension…

— Résistance 71 —

 

Le rachat de la Louisiane et la Doctrine de la Découverte

 

Steven Newcomb

 

25 février 2014

 

url de l’article:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/02/25/louisiana-purchase-and-doctrine-discovery

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tandis que le président Obama accueuillait il y a peu le président français Hollande, ils ont fait la visite de Monticello, la plantation à esclaves du président américain Thomas Jefferson. Après la visite, le président Hollande a dit à un  moment donné: “Et ensuite le président Jefferson a racheté la Louisianne à Napoléon et aujourd’hui, nous ne demandons rien.” (les gens présents rigolent…)

Le président Obama a répondu: “C’était une bonne affaire en tous les cas.”

Qu’est-ce donc que le président Obama qualifait-il donc ainsi “de bonne affaire” ? De quel point de vue était-ce une “bonne affaire” ? En 1803, Le gouvernement américain acheta la prétention de la France à la “colonie et province”, appelée “Louisianne”, nommée du nom de Louis XIV, roi de France de 1643 à 1715. La grande zone s’étend sur 1 400 000 km2. Ceci représente 560 millions d’acres de territoires des nations indiennes, qui furent clâmés par la France (et l’Espagne), sur la seule base de la doctrine chrétienne de la découverte.

Le droit de découverte de la France fut fondé sur la base d’une simple idée: Lorsque les explorateurs représentant d’un “souverain” chrétien parvenait à “découvrir” l’embouchure d’un fleuve comme le Mississippi, la famille des souverains chrétiens regardaient cette “découverte souveraine” comme un droit de domination, de colonisation sur toutes les terres émergées de cette région autour de ce fleuve particulier et ce jusqu’à sa source. Ce que le président Jefferson a racheté à Napoléon était en fait la revendication par la France de sa “découverte” de tous les territoires des nations indiennes au sein de ces 1 million 400 000 km2.

Le premier explorateur français qui naviga d’amont en aval du fleuve Mississippi en 1682, des Grands Lacs jusqu’au Golfe du Mexique, fut René-Robert de La Salle. Dans “The Louisiana Purchase and Our Title West of the Rocky Mountains (U.S. Government Printing Office, 1900), Binger Hermann, alors commissaire aux territoires des Etats-Unis, écrivit: “La Salle, se tenant sur les berges du canal le plus occidental du Mississippi avec Tonty, Dautray et d’autres personnes, à environ 3 lieues de l’embouchure du fleuve, le 9 Avril 1682, prit possession des terres au nom de Louis XIV, roi de France et érigeant une colonne, ou comme insista le Dr Kohl, “une croix avec les armes du roi”, il y enfouit une assiette, y déploya le drapeau français, chanta le Te Deum et nomma le territoire “Louisianne” d’une forte voix…”

Hermann a dit que La Salle avait proclamé la possession s’étendre “de l’embouchure du grand fleuve St Louis sur le côté Est, autrement appelé Ohio, Alighin, Sipore ou Chiskagona” et ceci fut fait “avec le consentement des Chaonanons, Chikachas et autres peuples se trouvant alentour, avec qui nous avons passé alliance, ainsi que le long du fleuve Colbert ou Mississippi  et des rivières qui viennent s’y jeter…” [page 12]

L’explication continue en se référant à un endroit “au-delà des Kious ou des Nadonessiens et ceci avec leur consentement, et le consentement des Motanties, Illinois, Mesigameus, Natches, Koroas, qui sont les nations principales se trouvant dans ces territoires, avec lesquelles nous avons aussi fait alliance… jusqu’à l’embouchure vers la mer ou Golfe du Mexique.” Les envahisseurs français ont pris possession, dit le compte-rendu “avec l’assurance que nous avons reçue de toutes ces nations Indiennes, que nous sommes les premiers européens qui ont descendu ou remonté le dit fleuve Colbert (Mississippi).” [Ibid]

Dans un effort de rendre ses actions légitimes, La Salle a affirmé que les nations originelles ont consenti à l’assujettissement de leurs territoires en tant que possession française. Il n’y a bien entendu, aucun moyen de vérifier les dires de La Salle ; ni non plus un moyen de vérifier ce que les Français ont vraiment dit à l’époque aux nations indiennes ou ce que ces nations ont compris, ou ce qu’elles n’ont pas compris. Je suppose que nous sommes simplement supposés accepter l’idée que ce qu’ont dit les Français est juste. De manière évidente, un grand nombre d’information historique, comme par exemple ce que les nations indiennes ont vraiment pensé de ces appropriations des envahisseurs, ne fut jamais vraiment bien enregistré par les Français.

Ce que nous savons est que dans le verdict de la cour suprême de justice américaine de l’affaire Johnson contre MacIntosh en 1823, verdict qui fut rendu juste deux petites décennies après le traité du rachat de la Louisianne de 1803, le juge suprême, Chief Justice Marshall, qui écrivit le rendu, référait aux nations indiennes dans cette vaste étendue comme “étant de fait indépendantes”. Ceci constitue la preuve de la nationalité indépendante et originale de nos nations et des peuples qui les constitutaient, ce dont j’ai pris l’habitude obsessive de faire remarquer.

Pour en revenir aux présidents Obama et Hollande, qui aurait pu imaginer qu’une histoire connectée à la doctrine chrétienne de la découverte aurait été mentionnée dans quelques palabres anodins entre ces deux chefs d’état ? Et du fait de l’allusion à cette histoire, c’est le bon moment pour le leadership indien de saisir cette opportunité pour défier sur la scène internationale la destruction qui a été faite de nos nations et de nos peuples en conséquence directe de la doctrine chrétienne de la découverte.

Steven Newcomb (Shawnee-Lenape)  est le co-fondateur de l’Institut Légal Indigène et auteur de l’ouvrage: “Pagans in the Promised Land: Decoding the Doctrine of Christian Discovery (Fulcrum, 2008).  Il a publié plusieurs articles légaux et a étudié la loi fédérale américaine sur les Indiens depuis le début des années 1980.

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A lire absolument pour plus d’information sur la doctrine chrétienne de la découverte:

https://resistance71.wordpress.com/2013/10/09/lorigine-profonde-du-colonialisme-occidental-les-bulles-pontificales-romanus-pontifex-1455-et-inter-caetera-1493/

Ainsi qu’un résumé de la décision de la cour suprême des Etats-Unis datant de 1823 dans l’affaire Johnson contre McIntosh au sujet de la propriété des terres autochtones:

https://resistance71.wordpress.com/2014/03/12/resistance-au-colonialisme-le-vol-des-terres-amerindiennes-enterine-par-une-decision-de-la-cour-supreme-de-1823/