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Quelle connexion entre la mort du capitalisme et le Nouvel Ordre Mondial oligarchique en marche? (Résistance 71 )

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“Deviens celui que tu es.”
~ Friedrich Nietzsche ~

Quelle connexion entre l’agonie présente du capitalisme et le Nouvel Ordre Mondial oligarchique ?

Résistance 71

16 novembre 2020

La littérature est abondante sur les mécanismes, l’apologie ou la critique de l’ordre politico-économico-social dominant depuis la première révolution industrielle du début XIXème siècle et appelé “capitalisme” ou “mode de production capitaliste”. Notre intention ici n’est pas d’en faire une énième analyse / critique, tout ayant déjà été dit notamment par la critique nécrologique de l’économie politique faite par Karl Marx et Friedrich Engels entre 1848 et la fin du XIXème siècle, mais de réfléchir sur le devenir de notre société dans le temps à venir, essayer d’y voir plus clair pour mieux agir en conséquence.

Dans de précédents écrits en 2017, 2019 et cette année, nous avons décortiqué dans le détail l’organisation de la société humaine et ses rapports au pouvoir au fil de notre histoire. Notre conclusion fut de parvenir à titre d’abord individuel, puis collectif, à une forme de lâcher-prise du mode de gouvernance illusoire et mortifère en place afin de nous mettre sur la voie de la réalisation de notre humanité enfin achevée au sein d’une société des sociétés embrassant la complémentarité de notre diversité hors État, hors marchandise, hors argent et hors salariat, ce qui nous fit dire depuis bien des années qu’il n’y a pas de solution au sein du système et qu’il ne saurait y en avoir.

Même si l’économique et la division qu’il implique n’est à la base qu’une dérive du politique, il est devenu évident pour qui réfléchit sur la question, qu’au fil du temps s’est exercée une véritable phagocytose du politique par cette monstruosité tentaculaire qu’est la marchandise et la tyrannie qu’elle imprime par nécessité inhérente, tant sur le monde de l’inanimé que sur celui du vivant. Des guerres napoléoniennes à aujourd’hui, la société humaine n’a fait qu’être de plus en plus réifiée, “chosifiée” par la tyrannie marchande en marche. Marx, dans ses lumineuses analyses des rouages et des limitations de ce système de l’exploitation et de la chosification irrémédiables, avait établi de fait une nécrologie du mode de domination capitaliste. Il a établi la mort du capitalisme lorsque celui-ci, en sa phase terminale de réalisation réelle, devient alors incapable de reproduire son propre mode de fonctionnement et cale, ayant fini par tout vampiriser, y compris lui-même. Nous n’allons pas ici réinventer la roue et rendons à Marx ce qui lui appartient…

Que vivons-nous de nos jours ? Les soubresauts d’un système ayant quasiment tout vampirisé, réifié, y compris la vie sous toutes ses formes, la dernière étape étant de patenter la vie humaine elle-même, ce qui ne saurais plus tarder, du moins l’oligarchie tentera t’elle, tente t’elle devrait-on dire, de le faire en ce moment même. 

Hors que constatons-nous ? Que l’ensemble du système capitaliste déjante, peine à reproduire ses propres effets afin de se perpétuer comme il le fit si bien par le passé quand sa marge de manœuvre était encore conséquente. Dans l’histoire récente, il y eut de nombreuses “crises économiques” et crises systémiques qui toutes se résolurent via de massives remises à zéro, ou peu s’en faut, des compteurs, ce au moyen de grandes guerres qui virent les financiers faire ce qu’ils font de mieux en grands parasites qu’ils sont :  financer tous les côtés de la belligérance et à terme, engranger le jackpot sur les dettes colossales ainsi contractées par les états-nations sous leur dépendance. Ainsi fut-il fait lors des guerres napoléoniennes, puis de la guerre de 1870, de la 1ère guerre mondiale, de la seconde et dans notre histoire plus récente avec la “guerre contre le terrorisme” depuis le 11 septembre 2001, la « guerre contre le climat » et maintenant la guerre contre le coronavirus”, cet ennemi si arrangeant puisqu’invisible et totalement manipulable à souhait pour continuer de générer cette peur et cette angoisse si utiles et nécessaires à maintenir le troupeau humain sous la coupe de la domination du plus petit nombre.

Mais voilà que depuis quelques années, le système étatico-capitaliste coince, hoquète et peine à se reproduire et à muter comme il l’a toujours fait auparavant. La question est : le peut-il toujours ?

Il ne peut plus le faire dans un rapport de force du capital exploitant le salarié, esclave moderne exploité. Marx l’avait analysé sous la forme d’une baisse irrémédiable du taux de profit, enclenché dès le départ de la mise en fonctionnement de rapport marchand exploitant la masse du travail humain. C’est de cela dont il est question, sans bien entendu jamais le mentionner, dans la tentative de mise en place d’une substitution à ce mode de domination politico-économique. Sans vraisemblablement jamais avoir lu Marx et autres penseurs analystes sur ce sujet, l’oligarchie maintenant le système en fonction, a compris depuis un moment que la fin est proche et que le temps de cette substitution doit se produire. L’entrée du système étatico-capitaliste dans sa phase terminale de disparition irrémédiable a mis en route le chronomètre dans une course effrénée au changement entre deux classes en apparence antagonistes, du moins antagonistes lorsque divisées, mais qui ne le seraient plus une fois unies dans l’harmonie d’un grand tout de la complémentarité dans la diversité, hors État, hors argent et hors salariat.

D’un côté nous avons une oligarchie parasite et eugéniste capitaliste transnationale voulant imposer à marche forcée son projet de substitution qu’elle appelle depuis bien longtemps déjà le “Nouvel Ordre Mondial” ou “Gouvernance Mondiale” ou “Gouvernement Mondial” et de l’autre la quasi totalité de l’humanité “prolétaire” voulant sortir du cycle infernal de la domination et de l’oppression, même si un bon nombre ne sait pas quel chemin emprunter pour ce faire.

Nous avons analysé la situation du point de vue prolétaire dans nos analyses de 2017, 2019 unifiées en 2020 et invitons les lecteurs à s’y rapporter ceci n’étant pas le sujet ici.

Qu’est-ce donc que ce Nouvel Ordre Mondial souhaité par l’oligarchie ?

C’est la mutation du capitalisme et de ce qui est devenu son outil après avoir été son promoteur, l’État, en une fusion transnationale dictatoriale des grandes entreprises et des états-nations. Les oligarques ont compris que le capitalisme allait irrémédiablement mourir et que rien à terme, ne le maintiendrait en vie, ainsi donc ont-ils choisi de muter le système dans sa phase ultime dictatoriale de contrôle planétaire au moyen de la haute technologie à venir, de la communication et de la technologie de l’information 5ème Génération puis 6G, l’internet des choses, l’Intelligence Artificielle (IA), débouchant sur leur St Graal, la fontaine de jouvence d’une élite auto-proclamée et totalement hors sol: le transhumanisme, la fusion de l’homme et de la machine qui ne sera atteignable qu’au plus petit nombre. De fait, ils n’ont plus le choix et sont forcés de trouver une solution palliative à la mort de leur système de gouvernance arrivant au bout de son rouleau.

Dans cette transmutation du système oppresseur capitaliste, celui-ci laisse la place à une gigantesque dictature technotronique planétaire dans laquelle argent, profit, marchandise ne sont plus des finalités mais des tares laissées aux péons dans leur vie quotidienne dans la matrice sous contrôle permanent de l’IA à grand renfort de nanotechnologie dans un monde qui n’a plus besoin que d’un petit nombre de personnes assujetties pour faire tourner la machine (suite à une réduction massive de la population mondiale dans un délire eugéniste des oligarques qui a déjà commencé), tandis que ses “élites” jouissent de tout dans des “zones vertes” aménagées dans les endroits géographiques les plus favorables. L’objectif n’est plus le profit permettant la corruption de toujours plus de pouvoir, mais la mise en place d’un pouvoir coercitif technotronique qui n’a plus besoin pour lui-même de l’échange marchand pour exister et s’exercer. 

Ce Nouvel Ordre Mondial est la phase ultime de la transmutation capitaliste vers ce qui se voudrait être la jouissance apoplectique transhumaniste du plus petit nombre, maintenant une population mondiale considérablement réduite asservie à des fins purement fonctionnelles.

Regardons aujourd’hui les fusions entrepreneuriales, les mutations bancaires transnationales, l’élan vers des “cryptomonnaies” menant tout droit à l’avènement obligé et se voulant irréversible de la 5G et toutes les technologies de contrôle dans une gigantesque grille de contrôle planétaire qui se met en place, renforcée pas à pas par ces guerres sans fin que sont celles contre le “terrorisme” et les “(corona)virus”, toutes pilotées par un système non pas devenu fou, mais en phase de mutation finale, “guerres” programmées uniquement à des fins de contrôle et de mise en place de mesures toujours plus liberticides.

Tout concorde, tout se raccorde, tout concourt à l’accélération de ce processus ne servant encore et toujours que le plus petit nombre au grand détriment de l’humanité.

Alors oui, tout peut paraître bien sombre et d’aucun pourrait penser que la messe (noire) est dite et que la résignation à notre sort ne serait plus que la seule chose à faire.
La bonne nouvelle est que tout ceci est un projet, en cours de réalisation certes, mais c’est un projet mené par des humains (déjantés) contre d’autres humains (bien moins déjantés), d’une minorité possédant un certain contrôle des rouages de la gouvernance, contre la vaste majorité ne possédant que sa volonté et sa force colossale de capacité à la coopération mut par la puissance de l’amour de la vie et de la nature. Ceci n’est qu’un projet humain, tout projet peut se réaliser ou échouer, peut être mis en place ou mis en échec, réussir ou foirer. Notre pouvoir individuel et collectif est celui de dire NON ! en masse et de le mettre en échec une bonne fois pour toute ; nous en avons la pleine capacité, il ne nous manque que la vision de notre futur, celui que nous choisirons et non pas celui qui se veut imposé. Brisons l’inertie de notre soumission pour mettre en branle le mouvement de notre amour de vie et de nature en rendant la division impossible par la redilution du pouvoir dans le corps social de notre société des sociétés ayant lâché prise de tous les antagonismes factices qui nous sont imposés. Le Nouvel Ordre Mondial n’est qu’un projet qui ne nous est pas proposé mais imposé, il ne tient qu’à nous de le rejeter et de mettre en place notre projet unificateur fait de coopération, d’entraide, d’amour, de compassion hors de tous les antagonismes induits par la division, le pouvoir coercitif, le rapport marchand, l’argent et le salariat. Nous l’avons dit à maintes reprises, la balle est dans notre camp, pas dans celui de l’oligarchie, qui ne fait qu’usurper le pouvoir et changer les règles du jeu au fur et à mesure de son déroulement. Il est si simple de l’en empêcher pourvu qu’on lâche prise et s’accorde dans un premier temps sur le refus de ce “projet” de Nouvel Ordre Mondial, ce refus mettant en mouvement la force irrésistible d’une (r)évolution sociale qui sera unique dans l’histoire de l’humanité et qui la verra enfin se réaliser en nous, hommes, femmes et enfants franchissant ensemble, main dans la main, au-delà des cultures et des “races” factices, les ponts du surhumain.

Le Nouvel Ordre Mondial est la tentative de mutation du capitalisme en dictature technotronique planétaire, la seule voie possible et finale du pouvoir coercitif d’usurpation et d’oppression du plus petit nombre sur le plus grand nombre. Mort et obscurité en sont les caractéristiques.

La société des sociétés est l’avènement de notre humanité enfin réalisée ayant franchi les ponts du surhumain. Vie et lumière en sont les caractéristiques.

Les deux ne sont pas antagonistes, mais complémentaires. Il faut envisager l’un, le contempler, scruter l’abîme, pour réaliser l’autre. C’est parce que nous avons conscience de l’obscurité, de la mort, que nous chérissons la lumière et la vie.

Nous en sommes là. Croisée des chemins. Heure de vérité dont l’Amour est la clef.

Plus rien à dire, juste le comprendre, pour finalement agir.

Version PDF :
Quelle-connexion-entre-la-mort-du-capitalisme-et-le-nouvel-ordre-mondial

“Le bonheur naît du malheur, le malheur est caché au sein du bonheur. Qui peut en prévoir la fin ?” (Lao Tseu, Tao Te King, LVIII)

“Le surhumain nietzschéen n’est pas une fatalité future, une sorte de finalité, de but vers lequel certains Hommes élus seraient appelés : mais il est actuellement effort futur, surpassement continuel par lequel l’Homme doit se surmonter sans cesse et radicalement récuser, dans le même acte, le carcan des lois, des obligations, des devoirs que dès le berceau on lui a imposés comme s’ils faisaient partie de lui-même… La volonté est création, c’est ce que Nietzsche ne cesse de redire et c’est le renversement de l’idée du temps, son retournement qui, transmutant l’idée de but en origine délibérée, en volonté est justement le surhumain et le retour éternel tout à la fois.”
~ Georges-Arthur Goldschmidt, commentaires sur “Ainsi parlait Zarathoustra” ~

Que tout donc se meuve, agisse et crée
Se forme d’abord et puis se métamorphose,
En apparence, seulement, immobile par instants.
L’éternité se manifeste en toute chose,
Car tout doit s’effondrer en rien,
Si cela veut persévérer dans l’Être.
(Goethe, Un et Tout)