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Muselage de la presse alternative dérangeante: Arrestation à Madrid d’un écrivain turc anti-guerre…

Posté dans actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial avec des tags , , , , , , , , , , , , le juin 19, 2013 par Résistance 71

Il devient de plus en plus évident que la répression contre la dissidence au Nouvel Ordre Mondial, au chaos organisé par les banksters et leurs laquais politicards en place et dûment contrôlés, monte d’un cran. Le totalitarisme étatique est l’arme des banquiers pour nous écraser. Il n’y a pas de solutions politiques au sein du système, de plus il n’y a pas de solutions politiques envisageables tant que l&hégémonie économique existe.

Il faut prendre le problème à sa source et détruire le monopole des cartels banquiers et industriels…

– Résistance 71 –

 

Bahar Kimyongür arrêté: La vérité dérange, Milquet se venge

 

Michel Collon

 

18 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.michelcollon.info/Bahar-Kimyongur-arrete-La-verite.html?lang=fr

 

 

On vient d’arrêter à Madrid notre ami et collègue Bahar Kimyongür, auteur du livre Syriana et de nombreux articles démontrant l’hypocrisie des gouvernements européens sur la Syrie. Ces dernières semaines, il s’était activement mobilisé pour aider les parents désemparés de ces jeunes qui partent en Syrie. Il est attendu au débat que nous coorganisons sur ce thème à Bruxelles mardi 25 juin.

Bahar est menacé d’extradition vers la très démocratique Turquie. Nous sommes très inquiets et convaincus que le gouvernement belge est complice : Bahar dérange, la vérité dérange.

D’ailleurs, la chronologie est très claire :

22 mai, communiqué de la ministre de l’Intérieur : "Joëlle Milquet a longuement rencontré ce matin, lors d’un déjeuner, le directeur de l’Organisation du renseignement national turc, Hakan Fidan. Lors de cet échange très constructif, plusieurs modalités de collaboration et d’échanges d’informations dans les différents dossiers évoqués ont été précisées et renforcées, en ce qui concerne notamment la présence de ressortissants belges en Syrie mais aussi le suivi et le contrôle des différents groupements terroristes".

28 mai : la Turquie délivre en secret un nouveau mandat d’arrêt international contre Bahar (qui avait été acquitté il y a dix ans par la Justice belge pour ces accusations arbitraires).

13 juin : A la RTBF radio, la ministre Milquet soutient le "démocrate" turc Erdogan : "Je pense que les services secrets turcs sont sincères" (sic). (Et aussi ses tortionnaires et ceux qui emprisonnent des journalistes en masse ?) Elle diabolise Bahar comme "soutien d’Assad" alors que celui-ci a, dans son livre, dénoncé ses aspects dictatoriaux.

17 juin : Bahar est arrêté par des civils alors qu’il visitait avec son épouse Deniz et ses deux petits enfants la cathédrale de Cordoue (Espagne). En présence de ses enfants pour bien marquer le coup !

Ce jeudi 20 juin, il passe devant le juge à Madrid.

Nous appelons chacun à dénoncer cette violation du droit d’expression, cette basse vengeance des politiciens qui s’alignent sur les Etats-Unis, Israël et la Turquie !

Faites circuler ce message sur le Net, facebook et partout, interpellez vos mandataires politiques et les médias.

Demandez des comptes à la ministre Milquet. Elle ne bouge pas pour aider les parents désemparés, mais se rend complice d’Erdogan pour arrêter Bahar :

Cabinet du ministère de l’Intérieur, 2 rue de la Loi, 1000 Bruxelles

Tél : 02 504 85 40 Attaché de presse : Geoffroy Kensier : 0478 59 41 51

www.milquet.belgium.be

Liberté pour Bahar ! Liberté d’expression contre la guerre !

Ingérence impérialiste en Syrie: Poutine remet la clique de va t’en guerre occidentale à sa place

Posté dans actualité, guerres imperialistes, 3eme guerre mondiale, guerre iran, terrorisme d'état, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, Union Europeenne et nouvel ordre mondial avec des tags , , , , , , , , , , , , , , le juin 18, 2013 par Résistance 71

Poutine recadre les adversaires du président Assad

Luc Michel

17 Juin 2013

url de l’article:

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=11297

 

Lu sur le fil AFP (Paris) Ce 17 juin 2013 :

« … "N’armez pas les cannibales" (…) Poutine a mis en garde les pays occidentaux contre la livraison d’armes aux "rebelles syriens". "La démarche des pays occidentaux d’armer les opposants syriens va à rebours des lois internationales". Poutine répondait en effet au premier ministre britannique qui critique la Russie pour son soutien à Damas.

"Le soutien militaire de Moscou à Damas ne viole aucune loi, au contraire de l’appui occidental qui est destiné aux terroristes et à ceux qui tuent et mangent la chaire de leurs victimes (…) il va sans dire qu’il y a des gens derrière ces terroristes pour qu’ils se sentent aussi à l’aise à manger le corps de leurs victimes. Dites -nous, ce sont ces gens là que vous soutenez ? ce sont ces gens là que vous voulez armer ? Ces cas ne sont nullement conformes aux principes culturels ou humanistes que l’Europe défend depuis des siècles", a dit Poutine.

On notera tout d’abord que les propos cinglants du président russe – évoquant une video djihadiste diffusée en mai, où un terroriste d’al-Nosra mange de la chair humaine arrachée à un soldat syrien mort – si ils ont fait le tour des médias à l’Est, notamment en Roumanie ou en Pologne, ont été soigneusement occultés sur les télévisions françaises, particulièrement sur LCI ou France 24.

La sortie du président Poutine lors d’un point de presse en marge du sommet du G8 restera sans doute dans les annales. Après cette remarque imparable, le PM Cameron avait du mal à défendre son argument cynique et fallacieux : "le soutien britannique vise à établir un certain équilibre dans les rapports des forces entre les rebelles et l’armée syrienne" (sic). Comme le commentait un média iranien, « Poutine a relevé la contradiction qu’il y a entre le discours droit de l’hommiste de l’Occident et l’action occidentale en Syrie laquelle consiste à financer et armer consciemment les terroristes qui décapitent, égorgent et violent sans ambage » …

La Syrie, point central de la confrontation Russie-Occident

Cette sortie bien peu diplomatique, qui révèle la tension entre Poutine et les Occidentaux, intervient au moment où la Russie vient elle aussi de fixer ses « lignes rouges » en Syrie.

Une remarque tout d’abord. Des rumeurs circulent depuis plusieurs semaines, issues d’une officine complotiste et négationniste qui confond l’analyse géopolitique et la presse à sensation. Il y aurait un « nouveau partage du Moyen-Orient entre la Russie et les USA », accord secret qualifié de « nouveaux accords Sykes-Picot » (qui avait partagé les zones d’influence britannique et française au Levant en 1918). Ces accords n’ont aucune existence ou fondement.

La confrontation Russie-USA est au contraire dans une nouvelle phase et la Syrie en est aujourd’hui le point chaud. Les géopolitologues américains, que personne dans les milieux altermondialistes ne lit, font tous dans leurs analyses de cette confrontation le point central de leur réflexion. Les plans et scénarios de la CIA ou des Think Tank US aussi. Tous tablent sur l’aggravation de ce conflit conduisant à un « effondrement de la Russie entre 2020 et 2030 », clé géopolitique d’un « XXIe siècle américain ». Le projet US dit du « Grand Moyen Orient », à l’œuvre notamment en Libye et Syrie, est l’étape préparatoire de ces scénarios.

Poutine recadre les adversaires du président Assad

La Russie, juste avant le G8 et ce n’est pas un hasard, a répondu point par point aux projets d’intervention occidentale en Syrie, fixant donc ses « lignes rouges ».

Tout d’abord, la Russie ne permettra donc pas l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie, hypothèse proposée selon la presse américaine par des responsables militaires à Washington, a déclaré ce lundi le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

« Nous avons vu avec l’exemple de la Libye la manière dont une telle zone est mise en place et la façon dont de telles décisions sont appliquées. Nous ne voulons pas la répétition d’un tel scénario en ce qui concerne le conflit en Syrie. Je pense qu’en principe nous ne permettrons pas un tel scénario », a dit Alexandre Loukachevitch lors d’une conférence de presse.

L’option d’une zone d’exclusion aérienne refait en effet surface. « Des responsables militaires américains ont suggéré de mettre en place une telle zone, qui s’avancerait d’environ 40 kilomètres à l’intérieur de la Syrie et couvrirait les camps d’entraînements des combattants rebelles. Celle-ci serait couverte à distance par des avions volant en Jordanie et armés de missiles air-air. Une option qui, puisqu’elle ne violerait pas l’espace aérien syrien, ne nécessiterait pas de résolution du Conseil de sécurité des Nations-unies », nous dit sans rire l’AFP. Oubliant qu’il existe des lois internationales et qu’elles font de ce scénario dément un acte de guerre, violant notamment la Charte des Nations Unies …

Ensuite, ce 15 juin, le président Poutine, connu pour ses bonnes relations passées avec Israël – où vit une importante communauté russe (avec ses partis et journaux) – a tenu à prodiguer « un bon conseil » aux autorités de Tel-Aviv :  « Israël ne doit pas se soucier du maintien d’Assad au pouvoir car quel que soit le régime qui remplacera le régime Assad, le chaos s’emparera du Moyen Orient et ce seront les extrémistes qui prendront les rênes du pouvoir ». Ces déclarations de Poutine ont été formulées au cours d’une visite rendue par celui-ci à un musée juif de Moscou. « Le régime qui remplacerait Assad sera celui du chaos, de l’anarchie, ce qui n’est ni dans l’intérêt d’Israël ni dans celui du monde (…) il est infiniment  préférable qu’Israël préserve son prestige et qu’il reste une puissance dans la région plutôt que de laisser cette région  plonger dans le chaos et qu’elle tombe entre les mains des extrémistes ».

Interrogé sur la livraison des missiles russes S300 à Damas , Poutine a encore dit : « Israël ne devra pas être inquiet. je suis sûr que le calme sera de retour sur ses frontières du nord et que tout rentrera dans l’ordre ».

Au G8, sept contre un: Le bras de fer entre occidentaux et poutine sur la syrie

Mais revenons au G8. Les pays occidentaux du G8, Etats-Unis en tête, entendaient, selon l’AFP, « arracher des concessions sur la Syrie au président russe Vladimir Poutine, plus offensif que jamais dans son soutien au régime de Damas, tandis que la guerre ne connaît aucune trêve sur le terrain ».

« Ne soyons pas dupes. Ceci est un G7 plus un. A moins qu’il (Poutine) ne change radicalement de position, nous n’aurons pas de position commune avec lui au G8 », a déclaré dès ce dimanche soir le Premier ministre canadien Stephen Harper, à la veille de l’ouverture du sommet à Lough Erne, en Irlande du Nord. Harper a ensuite accusé Vladimir Poutine de soutenir "un régime de brutes" (sic), donnant le ton des discussions à venir. Et provoquant sans aucun doute la sortie de Poutine sur les « Cannibales » de l’OTAN.

Le président russe, lui, était arrivé dimanche à Londres dans un état d’esprit très offensif, mettant en garde les Occidentaux contre toute velléité d’armer les rebelles syriens et les appelant à "ne pas violer les normes" internationales.

Poutine rencontrera lundi en fin d’après-midi son homologue américain Barack Obama, arrivé dans la matinée à Belfast. C’est la première fois depuis un an que les deux hommes s’entretiennent en tête à tête. Washington et Moscou ont lancé en mai une initiative pour organiser une conférence de paix réunissant les belligérants syriens, mais celle-ci semble encore très improbable au vu de l’ampleur des divergences. Et est sabotée par les Français, les Britanniques et les Turcs.

La Maison Blanche a accusé jeudi Damas d’avoir franchi "une ligne rouge" et "d’avoir utilisé des armes chimiques" (sic). Et a annoncé qu’elle allait "augmenter son soutien à l’opposition syrienne », sans pour autant dire clairement qu’elle allait livrer des armes selon l’AFP. Selon des sources syriennes, ces armes sont déjà en cours de livraison dans la région d’Alep. Moscou  a prévenu que « l’aide américaine compromettait les efforts de paix en Syrie ».

Poutine devait s’entretenir également avec le président français François Hollande, juste avant l’ouverture du sommet à Lough Erne, un complexe luxueux au bord d’un lac sauvage. M. Hollande devrait présenter à son homologue russe les soi-disant « preuves » dont dispose Paris de l’utilisation de gaz sarin par le régime syrien, accusations qui ont laissé Moscou de marbre. Des experts russes proches du Kremlin ridiculisant même l’accusation française. La Russie affirmant samedi que « le président Assad, fort de l’avancée de ses troupes sur le terrain, n’avait pas besoin de recourir à de telles armes. Le régime remporte des victoires sur le terrain, l’opposition l’a reconnu ouvertement », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. « Quel sens peut-il y avoir pour le régime syrien d’utiliser des armes chimiques, surtout à si petite échelle ? » s’est-il interrogé.

Paris et Londres poussent à la livraison d’armes à l’opposition syrienne et des représentants occidentaux en ont discuté en fin de semaine en Turquie avec Selim Idriss, le chef de l’état-major de la pseudo ASL, made in NATO, « principale composante de la rébellion » selon l’AFP. Qui oublie de mentionner que sur le terrain, en Syrie, les djihadistes et les gangs terroristes, notamment al Nosra (al Qaida en Syrie) forment au moins 70% des forces de l’ASL.

David Cameron, hôte du sommet du G8, s’est dit pour sa part déterminé à "faire davantage pression pour la tenue d’une conférence de paix et la transition nécessaire pour mettre un terme à ce conflit". "Nous n’avons pas pris de décision concernant la fourniture d’armes à l’opposition syrienne", a-t-il cependant précisé.

Vladimir Poutine avait alors ironisé ce dimanche sur les éventuels destinataires de ces armes, "des personnes qui non seulement tuent leurs ennemis mais dévorent aussi leurs organes en public et devant les caméras".

 

Luc MICHEL

(sources : AFP, SANA, IRIB, Reuters, RIA Novosti)

http://www.syria-committees.org/luc-michel-focus-po…

Turquie: Erdogan corrigé par l’empire ?

Posté dans actualité, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état avec des tags , , , , , le juin 18, 2013 par Résistance 71

Troubles en Turquie: Une mise en garde américaine à Erdogan ?

 

Grigori Milenine

 

16 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://french.ruvr.ru/2013_06_16/Les-emotions-en-Turquie-une-taloche-americaine-a-Erdogan-3078/

 

Une nouvelle onde de désordres menace d’inonder la Turquie. Maintenant, ils embrassent non seulement Istanbul et Ankara, mais aussi d’autres villes. C’est ainsi que les gens ont réagi à la décision des pouvoirs de nettoyer la place de Taksim et le parc de Ghezi. Dans la nuit de samedi à dimanche, la police a rétabli l’ordre. Des matraques, des canons à eau et du gaz lacrymogène ont été utilisés.

Cependant, les manifestants n’ont pas l’intention de céder. Des désordres surgissent à tout moment dans différents coins du pays.

Il était difficile de s’imaginer que les plans d’abattre les arbres dans un des parcs d’Istanbul se transformeraient en une vague de protestations politiques dans toute la Turquie. Cependant, le prétexte au mécontentement, loin d’être le plus scandaleux, a révélé un tas de problèmes qui germaient depuis longtemps dans la société turque. L’un des principaux est le rejet brutal de la politique islamiste du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan. On peut aujourd’hui répartir les habitants de la Turquie en deux camps hostiles, note l’expert du Centre des études analytiques Semion Bagdasarov :

« 15-20 millions, ce sont des Alaouites qui s’opposent à l’islamisation, particulièrement après qu’Erdogan a commencé à construire des mosquées sur leur territoire. Une partie considérable de la population est tout simplement contre. Aux élections, 50% de la population ont voté pour lui. Mais il y a aussi l’autre moitié, celle qui trouve l’islamisation inadmissible ».

Cependant, une série d’experts croit que même ce problème n’est qu’un prétexte à une influence extérieure sur les processus politiques intérieurs en Turquie. Selon le président exécutif de la Société pour une coopération efficace avec les pays arabes Viacheslav Matouzov, la vague actuelle des désordres en Turquie est une sorte de mise en garde à Erdogan de la part de ses partenaires occidentaux :

« Ici sont liés les vecteurs de la lutte intérieure, mais aussi quelques facteurs extérieurs, qui ont mis en marche ce mécanisme historique avec quelques autres objectifs politiques. Erdogan n’a pas suivi totalement les consignes des États-Unis et de l’OTAN en ce qui concerne la Syrie. On demandait de lui une participation plus active de l’armée turque aux événements syriens, la proclamation du Nord de la Turquie zone interdite aux vols jusqu’à 50 kilomètres en profondeur du territoire de la Syrie et l’utilisation plus active des forces armées turques pour le soutien des groupements militarisés d’opposition, envoyés activement en Syrie depuis le territoire de la Turquie ».

De plus, comme le remarque Viacheslav Matouzov, en utilisant la Turquie comme l’avant-poste proche-oriental global de « l’implantation de la démocratie », les Américains utilisent la possibilité de tester une fois de plus leur arme politique dans la société turque :

« Ils se sentent parfaitement bien en Turquie, où travaillent non seulement des spécialistes militaires, mais aussi des technologues politiques, ils coopèrent activement avec l’opposition syrienne, qui a trouvé refuge à Istanbul et effectue la radiodiffusion sur toutes les chaînes de télévision arabe pour la Syrie. Et le séjour des Américains en Turquie permet d’utiliser les technologies politiques modernes, la tactique des « révolutions oranges » et du « printemps arabe », pour influencer les processus en cours sur le territoire de la Turquie ».

Très probablement, les événements actuels en Turquie sont un châtiment pour Erdogan en raison de son activité insuffisante de la promotion de la politique américaine au Proche-Orient, supposent les experts. Et en outre, le châtiment frappera plus tard le parti au pouvoir aujourd’hui en Turquie – Parti de la justice et du développement. Comme le remarque Viacheslav Matouzov, les troubles en Turquie se prolongeront pendant encore quelque temps et n’entraîneront pas de victimes massives. Cependant, lors des élections législatives qui auront lieu dans deux ans, la population turque, selon toute apparence, se souviendra des événements de juin 2013 et laissera le parti avec un résultat décevant.

 

Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2013_06_16/Les-emotions-en-Turquie-une-taloche-americaine-a-Erdogan-3078/

 

Espionnage global: Fuite des documents de la NSA… Une agence britannique a espionné Medvedev lors du sommet de Londres en 2009…

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Les Etats-Unis ont espionné le président russe Dimitri Medvedev au sommet de G20 en 2009 (fuites de la NSA)

 

RT

 

16 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/nsa-spied-medvedev-g20-789/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Alors qe la Grande-Bretagne se prépare à acceuillir le sommet du G8, les documents fuités par le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden ont révélé qu’en 2009, les espions américains ont intercepté des communications top-secrètes du président russe d’alors, Dimitri Medvedev, lors de sa visite à Londres.

Cette nouvelle choquante et fracassante a été dévoilée par le quotidien de Londres The Guardian, qui a vu les documents. Il a aussi révélé qu’une agence de renseignement britannique le GCHQ, surveillait les politiciens étrangers et interceptaient leurs courriels durant le sommet de G20 2009, qui s’est tenu dans la capitale britannique; sommet qui fut attendu entre autres par Medvedev. Quelques délégués furent induits en erreur afin qu’ils utilisent les cafés internet qui avaient été mis à disposition et piégés par les agences espionnes britanniques afin de lire leur trafic électronique.

Cette nouvelle arrive alors que le 39ème sommet du G8 est programmé pour débuter Lundi dans la petite station balnéaire nord-irlandais de Lough Erne (territoire britannique) avec toutes les nations présentes au sommet de 2009 en attendance.

D’après les documents fuités portés à la connaissance du journal anglais, les détails des interceptions des courriels de Medvedev furent préparés pour une réunion de la NSA américaine et partagés avec de hauts dignitaires de la Grande-Bretagne, de l’Australie, du Canada et de la Nouvelle-Zélande. Le document fut établi en Août 2009, quatre mois après la participation du président russe au sommet de G20 de Londres.

Dans les remous de la fuite scandaleuse des documents de la NSA, les officiels américains ont défendu des tactiques de surveillance massive, insistant sur le fait que cela était crucial pour la lutte contre le terrorisme. Quoi qu’il en soit, les récentes révélations au sujet des actions de la NSA et de l’agence britannique Governement Communications Headquarters (GCHQ) suggèrent que cela n’était en fait qu’un cas d’espionnage.

Les informations obtenues par les analystes du GCHQ ont été rapidement passées aux représentants britanniques des meetings du G20, leur donnant ainsi un avantage dans certaines négotiations. “Dans une situation active telle que celle-là, l’information reçue peut-être utilisée pour influencer des évènements de terrain qui se tiennent des minutes ou quelques heures après. Ceci veut dire que ce n’est pas suffisant d’enregistrer des communications après coup, avoir l’information en temps réel est essentiel”, écrit un des documents fuités.

Pendant le sommet de Londres, le GCHQ a utilisé un document décrit comme ayant “des capacités de renseignement époustoufflantes” pour intercepter les communications des délégations étrangères. L’agence espionne a organisé et piégé des cafés internet où les agents utilisèrent un logiciel d’interception et d’enregistrement de frappes de clavier pour surveiller l’utilisation informatiques des délégués. La sécurité des téléphones BlackBerry des délégués a été pénétrée afin de permettre à la GCHQ de voir les messages et d’écouter/enregistrer les appels téléphoniques.

D’après le rapport, l’opération de surveillance fut ordonnée depuis un haut niveau du gouvernement du premier ministre d’alors Gordon Brown, et apparaît avoir été active pour au moins 6 mois avant et après que les leaders du monde se soient réunis à Londres ce 2 Avril. Un document révèle que lorsque les ministres des finances du G20 se réunirent à Londres en Septembre 2009, le renseignement britannique espionna les délégués, incluant le ministres des finances turc Mehmet Simsek ainsi que possiblement 15 autres membres de son équipe.

Nouvel Ordre Mondial: Le Canada satellite de l’empire et espionnage des citoyens…

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La grille de surveillance mondiale se vérouille pas à pas. Une fois fait, le passage au Nouvel Ordre Mondial s’accélèrera et la répression sévira. Pour tous ceux qui pensent qu’ils "ne risquent rien car ils n’ont rien à cacher", l’heure viendra pour eux de se rendre compte qu’on a tous quelque chose à cacher aux yeux d’un état totalitaire.

Il faut dénoncer et détruire cette ignominie totalitaire avant qu’il ne soit trop tard… Les peuples en ont le pouvoir, pas la classe politique déjà vendue et achetée 10 fois aux rabais…

– Résistance 71 –

 

Espionnage à la canadienne

 

Josée Boileau

 

12 Juin 2013

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/260909-espionnage-à-la-canadienne,-par-josée-boileau

 

À l’image de l’Agence de sécurité nationale aux États-Unis,

le Centre de la sécurité des télécommunications Canada suit les activités téléphoniques et sur Internet des Canadiens, révélait lundi le Globe and Mail. Le Parlement n’en savait rien, le ministre de la Défense se défend. Air connu et inquiétant.

Dommage que Normand Lester, journaliste aux enquêtes célèbres, ne soit pas ces jours-ci en mesure de suivre l’actualité, car il rigolerait franchement. C’est lui qui, en 1986, fera connaître au grand public l’existence de l’agence de renseignement la plus secrète du pays : le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CSTC) qui se livre ici même à de l’espionnage électronique, ne rendant alors de compte qu’au premier ministre.

Lui et d’autres journalistes se mettront dès lors à s’intéresser de près à cet organisme de l’ombre. Dans les années 90, ils révéleront que des dossiers y sont montés sur des milliers de Canadiens, dont des souverainistes québécois. L’affaire fait grand bruit. Aux Communes, c’est la libérale Sheila Copps, alors vice-première ministre, qui est tenue de répondre. Indignée, elle souligne que le CSTC respecte les lois et ne cible pas les citoyens canadiens.

Dans son livre Enquêtes sur les services secrets, publié en 1998, Lester expliquera qu’en fait les gouvernements, libéral comme conservateur, jouent sur les mots. Le CSTC écoute les conversations internationales privées de Canadiens et obtient des informations de ses alliés qui interceptent des communications émanant de Canadiens. On ne « cible » pas, mais on obtient tout quand même…

Lundi, c’est exactement ce théâtre qui s’est joué aux Communes, cette fois avec le ministre de la Défense, Peter MacKay, dans le rôle de Mme Copps. Interrogé par les néodémocrates à propos de l’actuelle collecte de métadonnées par le CSTC, le ministre MacKay a soutenu que les activités sont menées conformément à la loi et que le Centre « ne cible pas ». Le passé revivait…

Et pourtant, la situation s’est détériorée depuis l’époque de Lester. La Loi antiterroriste adoptée dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001 a élargi les pouvoirs du CSTC et lui permet « d’exercer des activités qui lui étaient auparavant interdites », notamment la captation de communications ayant leur point d’origine ou d’arrivée au Canada, comme le Centre l’explique sur son site. De plus, avec l’autorisation du ministre de la Défense, il peut intercepter des communications privées.

Le site du CSTC souligne également que les renseignements obtenus ne profitent pas qu’au ministère de la Défense, mais à un « large éventail de ministères clients », qui s’en servent pour « l’élaboration de politiques » et « la prise de décisions ». Qu’est-ce à dire ? Impossible de le savoir.

Il y a bien un poste de commissaire chargé de surveiller le CSTC qui a été créé en 1996, dans la foulée des enquêtes journalistiques, mais il relève du ministre de la Défense. Ses rapports annuels déposés au Parlement sont expurgés de détails. S’étonnera-t-on qu’ils attestent tous de la légalité des activités du Centre ? Or le Globe and Mail dévoilait lundi qu’en 2008, le commissaire avait jugé bien limite la collecte de métadonnées…

La culture du secret n’a donc changé en rien, pas plus que les réponses des politiciens. Ce qui a empiré par contre, c’est la crédulité du public devant qui il suffit, depuis 2001, d’agiter l’épouvantail du terrorisme pour que se taisent les critiques. Pourtant, dans une démocratie, l’espionnage d’État n’a pas à être une partie de pêche : surveiller ses propres citoyens est un jeu dangereux, dont les critères doivent être connus du public, débattus aux Communes, strictement délimités, et dûment surveillés par un organisme indépendant. On en est bien loin.

Nouvel Ordre Mondial: NSA et les précédents de l’affaire Snowden…

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Edward Snowden: Le profil du courage

 

 

par CHRISTOPHER H. PYLE

 

 

10 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.counterpunch.org/2013/06/10/edward-snowden-profile-in-courage/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Edward Snowden va sûrement entrer dans l’histoire comme étant le plus important lanceur d’alerte de cette nation. Il est sans aucun doute un des plus courageux. L’ancien assistant technique de la CIA et employé d’une compagnie de sous-traitance du renseignement du ministère de la défense a admit avoir divulgué des documents top secrets au sujet de l’énorme violation de la vie privée des citoyens américains commise par l’Agence Nationale pour la Sécurité ou NSA.

Comme Daniel Ellsberg qui divulga les fameux documents du pentagone, Snowden est un homme de principes. “Le gouvernement s’est arrogé un pouvoir qu’il n’a pas le droit d’avoir”, a t’il dit aux journalistes durant un entretien. “Il n’y a aucune supervision du public. Le résultat en est que les employés de la NSA ont toute latitude d’aller bien au delà de ce qu’ils sont autorisés à faire.” Par exemple, a t’il expliqué, il aurait pu avoir accès aux courriels de quiconque y compris ceux du président des Etats-Unis.

Ceci n’est pas la première fois que les citoyens américains apprennent que leurs agences de renseignement sont hors de contrôle. J’ai révélé la surveillance militaire des mouvements des droits civiques et anti-guerre du Vietnam en 1970. Bob Woodward et Carl Bernstein du Washington Post ont révélé le cambriolage du Watergate par des agents de la Maison Blanche, ce qui amena le congrès des Etats-Unis à créer deux comités sélectifs pour enquêter sur l’ensemble de la communauté du renseignement.

Parmi bien d’autres choses, les comités ont découvert que la NSA avait une énorme liste de mise en surveillance des manifestants anti-guerre et des activistes des droits civiques et qu’elle interceptait leurs conversations téléphoniques. Le FBI avait placé des micros dans les chambres d’hôtel de Martin Luther King Jr et avait essayé de la faire chanter afin qu’il  commette un suicide plutôt que d’accepter le prix Nobel de la Paix. La CIA a essayé de payer la mafia pour faire tuer Fidel Castro. Le président Richard Nixon utilisa le Fisc (IRS) pour enquêter sur ses opposants politiques. Ses aides ont essayé de détruire Daniel Ellsberg pour avoir fuité des infos sur la guerre du Vietnam, à la fois en l’attaquant en justice et en faisant cambrioler le bureau de son psychologue afin de collecter des informations embarassantes. Le FBI a ouvert un grand nombre de courrier à destination de citoyens tout à fait normaux qui n’avaient rien à se reprocher et ce en violation parfaite de toute les lois et règlementations.

Depuis lors, la technologie a changé. Le bon vieil aspirateur à information Hoover a été remodelé pour l’ère numérique. Il est maintenant attaché à l’internet, où il collecte secrètement les contenus audio, vidéo, photographiques, courriels, documents et connexions internet de tout le monde depuis les plateformes numériques telles que Microsoft, Apple, Google, Yahoo, Facebook, PalTalk, AOL, Skype et Youtube. Il siphonne également des milliards de communications téléphoniques et de messages internet au travers de la fibre optique qui entre et passe par les Etats-Unis. Plus personne d’entre nous ne doit avoir une attente raisonnable de vie privée.

Le quatrième amendement de la constitution demandait une autorisation judiciaire spécifique avant que le gouvernement ne puisse saisir quoi que ce soit des citoyens. Plus maintenant, d’après la cour de justice secrète FISA. La saisie secrète de meta-données précède maintenant les recherches individuelles. A partir de cet automne, l’information sera stockée dans un énorme hangar à Camp William dans l’Utah, où des ordinateurs pourront rechercher les données sur quelqu’un dès que l’armée aura décidé qu’une personne est “digne d’intérêt”, comme par exemple un journaliste, un suspecté lanceur d’alerte ou un membre du congrès qu’elle n’aime as.

Le sénateur républicain de Caroline du Sud Lindsey Graham déclare ne pas être inquiet. Mais il devrait l’être. Avant le Watergate, le directeur du FBI J. Edgar Hoover avait 24 tiroirs d’archives complets remplis d’informations croustillantes sur tous les politiciens comme Graham. Hoover faisait savoir à chaque politicien que le Bureau avait trouvé des informations compromettantes les concernant alors qu’il recherchait autre chose, mais promettait de ne rien révéler. De manière intéressante, les abus de pouvoir de Hoover ne furent jamais mis au défi tant qu’il demeura vivant. Le gouverneur de New York Eliot Spitzer, qui avait l’habitude d’attaquer en justice les escrocs de Wall Street, fut contraint de quitter ses fonctions lorsque des fouilleurs de merde du ministère des finances fuitèrent l’information  qu’il avait blanchi de l’argent pour se payer des call girls. Si le général Petraeus, patron de la CIA, ne pouvait pas faire confiance à ses propres courriels… Lequel d’entre nous le peut ?

Au lieu de combattre un “communisme” défunt, le gouvernement maintenant clâme nous protéger contre le “terrorisme”. Peut-être. Mais ce qu’il protège aussi, est sa capacité à envahir la vie provée de tout le monde et d’utiliser ce pouvoir, s’il le désire, pour de bonnes ou mauvaises raisons et ce sans supervision. De sa position à la NSA, Snowden dit que lui et ses collègues pouvaient juste placer sur écoute et enregistrer qui ils voulaient.

Maintenant que le génie est sorti de la lampe, le président Obama appelle à une “discussion”. Foutaise. La fonction du secret est d’empêcher la discussion, pas de l’embrasser. Le gouvernement Obama est un grand supporteur de la vie privée, nais seulement pour ses membres.

C’est pourquoi il a attaqué en justice l’ancien exécutif de la NSA Thomas Drake pour avoir essayé, d’abord au travers des couloirs usuels, puis au travers du journal du Baltimore Sun, d’arrêter une collecte de données précédente. L’Opération Trailblazer n’était pas juste une énorme invasion de la vie privée; elle a gaspillé un milliard de dollars, la vaste majorité sur des entreprises privées et rien n’a jamais fonctionné. Mais au lieu de donner une médaille à Drake, le gouvernement a fermé le programme, classifié secret-défense les rapports qui confirmaient ses dires et l’a attaqué en justice sous le coup de la loi contre l’espionnage. Les accusations bidons n’ont pas fonctionné car il fut très soigneux quant à ne pas diffuser des informations  classifiées, mais l’accusation lui fit porter le chapeau de 100 000 dollars de factures légales impayées. Snowden peut s’attendre au même traitement, mais, tout comme Bradley Manning, pourrait bien en fait avoir bien plus de soutien populaire.

Le président insiste sur le fait que personne n’écoute vos conversations téléphoniques, mais Snowden sait qu’il le pouvait. Bien sûr nous savons maintenant que le président W. Bush nous a menti au sujet de la guerre d’Irak et mentit quant à son refus d’autoriser un programme massif d’enregistrement illégal, ce qui était alors un crime sous le coup de la loi du Foreign Intelligence Surveillance Act. La NSA et le FBI ont tous deux démenti leurs enregistrements illégaux et leurs programmes d’espionnage du courrier dans les années 1950 et 1960. En 2004, le ministère de la justice a assuré la cour suprême que notre gouvernement ne faisait pas torturer de gens et ce juste quelques heures avant que n’apparaissent les photos de torture tristement célèbres de la prision d’Abu Graïb en Irak et que ces photos furent télévisées à l’échelle nationale. Pourquoi devrions-nous croire ces gens maintenant ?

Le gouvernement secret fut stoppé dans les années 1970. Le président Nixon fut évincé de ses fonctions. La liste de surveillance de la NSA fut fermée, le FBI retourna aux enquêtes criminelles. Les écoutes furent mises sous la supervision d’une cour spéciale de justice concernant le renseignement extérieur. Les assassinats furent interdits par décrets-loi et la campagne de punition des lanceurs d’alerte pris fin lorsque les aides à la Maison Blanche furent pris la main dans le sac en train d’essayer de corrompre le juge de l’affaire Ellsberg. Les deux chambres du congrès des Etats-Unis créèrent des comités du renseignement pour superviser et contrôler les agences secrètes.

Malheureusement, ces efforts ont largement échoués. L’offre du juge Vinson à Verizon prouve sans l’ombre d’un doute que la cour de justice secrète FISA ne fait qu’avaliser la saisie sans discrimination de toutes sortes de données personnelles. Le président Obama voudrait nous faire croire que tous les membres du congrès ont été dûment avertis, mais même Dianne Feinstein (D-Californie), présidente du comité du renseignement du sénat, admet qu’elle ne sait pas comment les informations qui sont siphonnées depuis l’internet et les réseaux de fibres optiques sont utilisées. Des réunions secrètes sont bien sûr le meilleur moyen de faire taire les critiques. Une fois mis au courant, même vaguement, les membres du comité sont soumis au secret. Ils ne peuvent pas parler librement de ce qu’ ils savent, même pas avec les membres de leur propre personnel politique.

70% du budget fédéral pour le renseignement va maintenant au secteur privé. Loin de superviser les agences, les membres du congrès leur font la cour, espérant obtenir du business pour des entreprises qui contribuent très largement à leurs campagnes électorales Le membre du comité sur le renseignement du parlement Randy “Duke” Cunningham et le directeur exécutif de la CIA Kyle Foggo ont tous les deux été en prison pour détournement illégal de contrats gouvernementaux vers le même contracteur sous-traitant du ministère de la défense. La sénatrice Feinstein fut mise dans l’embarras en 2009 lorsque l’un de ses bailleurs de fonds invita d’autres lobbyistes à un repas avec elle et se vanta par écrit sur l’invitation, que le travail du comité sur le renseignement serait servi “en entrée”.

Les citoyens américains ne peuvent plus faire confiance au président, au congrès ou aux cours de justice pour les protéger, ou les journalistes, les lanceurs d’alerte et politiciens sur qui notre démocratie repose (NdT: quelle démocratie ? Il n’y a jamais eu de démocratie dans l’histoire, jamais étatique en tout cas…). Notre gouvernement a été massivement compromis par les contributions aux campagnes électorales et le secret de l’exécutif.

A ce niveau de turpitude, le seul remède serait que plus d’employés de la NSA, CIA et du FBI reprennent le rôle de lanceur d’alerte de Thomas Drake. C’est ce qu’Edward Snowden a fait: “J’ai évalué minutieusement chaque document que j’ai divulgué pour être sûr que chacun d’entres eux soit d’un intérêt légitime pour le public. Il y a toute sorte de documents qui auraient produit un énorme impact que je n’ai pas fournis, parce que faire du mal aux personnes n’est pas mon but. La transparence est mon but.”

Il n’y a aucun doute que le gouvernement Obama va se lancer à la poursuite de Snowden, comme il le fît pour Drake. Si le gouvernement veut défendre le système corrompu jusqu’à la moëlle, il se doit de le faire. Mais s’il le fait, il va se discréditer encore plus, prouvant un fois de plus le dicton du juge de la cour suprème Louis Brandei que disait qu’en politique “la lumière est le meilleur des désinfectants”.

Christopher H. Pyle enseigne le droit constitutionnel et les libertés civiles à Mount Holyoke College. Il est l’auteur de: Military Surveillance of Civilian Politics and Getting Away with Torture. En 1970, Il a divulgué  la surveillance militaire des politiques civiles et travailla comme consultant pour trois comités du congrès incluant le comité Church d’enquête sur le renseignement.

Pays du goulag levant: Deux citoyens américains torturés par l’armée américaine se voient refuser le droit d’attaquer l’État en justice…

Posté dans actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , le juin 11, 2013 par Résistance 71

Quand nous écrivons "pays du goulag levant" à la place du mot "Etats-Unis", nous pesons nos mots ! Le même pays continue de faire croire au monde que les crimes et horreurs qu’il perpétue sont au nom de la "démocratie et de la liberté".

Y a t’il encore des idiots pour croire de pareilles fariboles ?… Une fois de plus ne nous leurrons pas, nos dirigeants parasites français en rêvent. On y arrive gentiment, les psychopathes sont aux manettes !

– Résistance 71 –

 

La cour suprême des Etats-Unis rejette la tentative de procès contre Donald Rumsfeld de lanceurs d’alerte américains torturés

 

RT

 

10 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/usa/supreme-rumsfeld-vance-court-493/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La cour suprême des Etats-Unis a décidé lundi que deux citoyens américains détenus et torturés en Irak par les forces d’occupation américaines durant la guerre, ne peuvent pas attaquer en justice le gouvernement américain et l’ancien ministre de la défense Donald Rumsfeld.

La haute cour a rejeté un appel tôt lundi, appel qui avait été fait par Donald Vance et Nathan Ertel, deux citoyens américains qui disent que Mr Rumsfeld devrait être tenu pour responsable du traitement qu’ils ont subi alors qu’ils ont été détenus en Irak pendant plusieurs semaines en 2006. Les deux hommes ont été mis en prison militaire à Baghdad pour la durée d’environ 3 mois cet été là. Ils avaient enregistré une plainte avec le FBI au sujet du contractant de sécurité irakien pour lequel ils travaillaient en Irak, puis ils furent ramassés par les forces américaines et mis en prison quelques jours plus tard.

Dans un entretien datant de 2011 avec la chaîne alternative Democracy Now! Vance avait expliqué qu’après seulement quelques mois de travail avec le contractant appelé Shield Group Security, il “commença à remarquer certaines activités illégales alarmantes et effrayantes. Cela allait de la corruprion au vol en passant par le trafic d’armes”, a t’il expliqué. “c’était un repère d’activités illégales.”

Vance alerta le FBI à ce propos en 2005 et devint un informateur bénévole pour le bureau peu de temps après. Puis en Avril 2006, sa couverture fut dévoilée et lui et Ertel furent emmenés à l’ambassade des Etats-Unis à Baghdad, seulement pour être remis aux autorités militaires et incarcérés dans une prison temporaire.

En étant détenus à Baghdad, Vance et Ertel disent qu’ils ont été torturés et leurs droits d’habeas corpus violés. Spécifiquement, les deux hommes furent soumis à la privation de sommeil et à d’autres techniques et traitements inhumains; Vance ne fut pas autorisé à entrer en contact avec quiconque aux Etats-Unis pendant deux semaines après son arrestation. Vance fut maintenu en prison pendant plus de deux mois après que les autorités militaires aient été mises au courant qu’il était un informateur du FBI.

“Même Saddam Hussein a eu plus de conseils légaux que je n’en ai jamais eu,” a dit plus tard Vance au New York Times “Pendant que nous étions détenus, nous écrivîmes une lettre au commandant du camp lui disant “que nous ne suivions pas les idéaux démocratiques que nous essayions d’insuffler dans un pays comme l’Irak, comme le droit à une procédure légale.”

Dans l’entretien avec Democracy Now ! Vance raconta exactement  ce qu’il se passa pendant plus de 90 jours cet été là:

“Durant notre détention, moi-même et Nathan Ertel, ont enduré des techniques d’interrogatoires poussées que les militaires emploient actuellement. Ceci va de la privation de sommeil à la manipulation de la nourriture en passant par la privation sensorielle, la surcharge sensorielle et une technique appellée “walling” (NdT: qui consiste à enrouler une serviette autour du cou d’un détenu et de l’envoyer s’éclater à répétition sur les murs de la pièce en l’y lançant violemment au moyen de la serviette…). Toutes les questions étaient du style: “Qu’as-tu dit au FBI ? Depuis combien de temps fais-tu cela ? Pourquoi as-tu fait cela ?” J’ai bien sûr répondu à leurs questions, mais je ne voyais aucune fin à ma détention.”

Les deux hommes espéraient pouvoir attaquer en justice Rumsfeld et le gouvernement fédéral pour ces crimes, incluant fausse arrestation, détention illégale, recherche et saisie illégales, déni des droits à un conseil légal durant les interrogatoires, déni d’attention médicale nécessaire et incapacité de présentation de preuves et de témoins.

Parce que le ministre de la défense Rumsfeld avait personnelement approuvé les soi-disantes techniques poussées d’interrogation utilisées en prison, Vance et Ertel l’avaient attaqué en justice ainsi que le gouvernement des Etats-Unis en 2006. L’affaire est depuis passée dans le parcours d’obstacles du système, se terminant cette semaine lorsque la cour suprême a annulé une tentative de faire appel à un rendu précédent.

Vance et Ertel ont demandé à la cour suprême des Etats-Unis d’annuler la décision de 2012 rendue par la 7ème chambre d’appel dans laquelle il fut dit que Rumsfeld ne pouvait pas être attaqué en justice pour son rôle dans l’approbation des techniques de torture. La haute cour a rejeté cette requête, reconfirmant ainsi la décision de la 7ème chambre d’appel.

“Le rendu précédent était si vaste qu’il s’appliquait à tous les officiels militaires, incluant les individus qui ont pratiqués la torture,” a écrit Stephen Webster pour Raw Story. “La cour suprême a rejeté un appel de cette décision lundi sans commentaire, renforçant la décision de la plus basse cour de justice et son opinion que les militaires sont immunisés contre les procédures de justice civiles dans les cas de torture.”

Nouvel Ordre Mondial: Edward Snowden le lanceur d’alerte contre la NSA héros de la résistance !

Posté dans actualité, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , le juin 10, 2013 par Résistance 71

Il y en aura d’autres… Le système est miné de l’intérieur et s’effondrera. Les lanceurs d’alerte risquent leur vie pour l’humanité, ce que nous les peuples faisons de leur information est vital.

Le premier niveau est la conscience, ensuite (quasiment simultanément) l’action ! C’est unis que nous en sortirons !

Snowden a fait à notre sens ce qu’il fallait faire pour se protéger dans un premier temps: rendre l’info publique via les médias de masse, ceci est pour l’heure du moins une certaine garantie quant à sa survie. Nul doute qu’il est déjà sur la liste des Américains à assassiner par drone d’Obama. Il est à Hong Kong, en territoire (même autonome) chinois !… Certains doivent très mal dormir en ce moment…

Très bientôt nous verrons des lanceurs d’alerte et des dissidents notoires demander l’asile politique à la Russie ou à la Chine ou à l’Iran, comme d’autres "passaient à l’Ouest" à une certaine époque… Étonnant non ?…

– Résistance 71 –

 

 

Le lanceur d’alerte Edward Snowden s’explique sur ses fuites de la NSA

 

9 Juin 2013

 

Truthdig

 

url de l’article original:

http://www.truthdig.com/eartotheground/print/whistleblower_edward_snowden_opens_up_about_nsa_leak_20130609/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans un etretien avec la quotien “The Guardian” de Londres, Edward Snowden, qui fut révélé Dimanche comme étant la source derrière les récents articles du journal concernant la NSA (National Secutity Agency), explique à Glen Greenwald et à Ewen MacAskill pourquoi il est devenu lanceur d’alerte, quand il a décidé de fuiter les documents en sa possession, ce à quoi il s’attend pour lui-même maintenant et dans le futur et s’il se voit comme un autre Bradley Manning (NdT: Le militaire américain qui fuita des infos pour Wikileaks et dont le procès se déroule en ce moment même.)

Snowden, un ancien assistant-technicien à la CIA de 29 ans, a requis du journal The Guardian qu’il diffuse son indentité, bien qu’étant parfaitement au courant des conséquences de ses actions (lorsqu’on lui demanda dans l’entretien à quoi il s’attendait le concernant, il a répondu: “rien de bon”). Pour l’heure le lanceur d’alerte est à Hong Kong, où il s’est posé après avoir fui les Etats-Unis le 20 Mai.

L’entretien, qui fut publié hier Dimanche par le Guardian, a été effectué sur plusieurs jours depuis Hong Kong. En voici quelques extraits:

Q: Pourquoi avez-vous décidé de lancer l’alerte?

A: “La NSA a construit une infrastructure qui lui permet d’intercepter quasiment tout ce qui est possible de l’être. Avec cette capacité, la très vaste majorité des communications humaines est automatiquement ingérée sans ciblage. Si je voulais voir vos courriels ou le numéro de téléphone de votre épouse, tout ce que j’avais à faire était d’utiliser les interceptions. Je peux obtenir vos courriels, messages, mots de passe, archives téléphoniques, numéros de cartes de crédit.

Je ne veux pas vivre dans une société qui fait ce genre de choses… Je ne veux pas vivre dans un monde où tout ce que je fais et dit est enregistré. Ceci est quelque chose que je ne suis pas prêt de soutenir ni de vivre sous la contrainte.”

Q: Que révèlent les documents fuités?

A: “Que la NSA ment de manière routinière en réponse aux enquêtes du congrès des Etats-Unis au sujet de la dimension de la surveillance en Amérique. Je crois que lorsque le sénateur Wyden et le sénateur Udall ont posé des questions à propos de l’échelle à laquelle la surveillance était menée, les membres de la NSA ont dit qu’ils n’avaient pas les outils pour pouvoir répondre. Nous avons les outils et j’ai des cartes montrant où les gens ont été le plus espionnés. Nous collectons bien plus de communications numériques des Etats-Unis que nous ne le faisons des Russes.”

Q: Pensez-vous que vous allez aller en prison?

A: “Je ne pourrai pas faire ceci sans accepter le risque de finir en prison. Vous ne pouvez pas vous dresser devant les agences de renseignement les plus puissantes du monde et ne pas accepter ce risque. S’ils veulent vous avoir… dans le temps, ils vous auront.”

Q: Comment vous sentez-vous maintenant, près d’une semaine après avoir fuité vos premières infos?

A: “Je pense que le sentiment de scandale et de colère qui a été exprimé est justifié. Cela m’a donné l’espoir que, quelque soit ce qui m’arrive, le dénouement sera positif pour l’Amérique. Je ne pense pas que je reverrai mon pays, bien que ce soit ce que je désire.”

Vous pouvez regarder l’entretien et lire les questions/réponses ici: here.

Grille de contrôle totalitaire: L’Agence de la Sécurité Nationale (NSA) yankee dans la tourmente…

Posté dans actualité, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , le juin 10, 2013 par Résistance 71

Ne nous leurrons pas… Ceci n’est pas un problème exclusivement américain qui doit être résolu par les Américains. Ceci est un problème planétaire et implique l’ensemble des réseaux numériques. La grille de contrôle de chaque citoyen du monde se met en place; une fois vérouillée, la répression féroce de la dissidence s’effectuera.

Joseph Goebbels disait: "Vous n’avez rien à craindre si vous n’avez rien à vous reprocher…" Ben tiens !… Le problème avec le terrorisme d’État et des monopoles des cartels, est qu’à un moment où un autre… On a TOUTES et TOUS quelque chose à se reprocher… Toujours, car on est toujours le "terroriste" ou le "dissident" de quelqu’un.

Il faut donc agir et vite… Adopter l’attitude du "après moi le déluge" est une attitude à très haut risque.

"Vous voulez savoir à quoi ressemblera le futur ? Imaginez une botte écrasant un visage… pour toujours." (George Orwell, "1984")

– Résistance 71 –

 

Après Hillary Benghazi Clinton… Voici Barack Allo Obama !

 

Résistance Africaine

 

IRIB

 

9 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/item/260594-après-hillary-benghazi-clinton-voici-barack-allo-obama

 

 

« Ils peuvent presque vous observer formuler vos idées…. au fur et à mesure que vous les tapez sur votre clavier », a déclaré celui par qui tout est arrivé : un agent du renseignement américain anonyme, se disant « désenchanté », qui a décidé de livrer à la presse des secrets jusqu’ici bien gardés.

Jeudi, le quotidien américain The Washington Post et le journal britannique The Guardian révélaient l’existence d’un programme de surveillance dont le public n’avait jamais entendu parler : Prism. Ce programme permet à deux agences fédérales, la National Security Agency (NSA, l’Agence de sécurité nationale) et le FBI, de collecter secrètement des informations échangées par des utilisateurs du Web, en comptant sur la coopération de neuf sociétés internet, dont Microsoft, Google, Facebook, Apple, Skype ou Youtube (Twitter n’en fait pas partie).

Le programme aurait été lancé en 2007, à la toute fin du mandat de George W. Bush, au moment où les réseaux sociaux étaient en plein boom et la NSA soucieuse de ne pas en perdre une miette. Puis il fut conservé et développé sous l’administration Obama. L’argument ? La lutte anti-terroriste, Prism devant servir à détecter toute menace potentielle à la sécurité intérieure.

Obama a justifié vendredi l’existence de tels programmes.
L’État fédéral s’est donc mis en quête d’informations (lesquelles ? Ce n’est pas très clair) en épluchant les boîtes mails, les services de discussions en ligne (chat), les chaînes vidéos et les outils de transfert de dossiers… Il suffit de puiser dans les serveurs de sociétés internet, toutes basées dans la Silicon Valley en Californie, par lesquelles transitent des internautes du monde entier. Le renseignement américain ne nie absolument pas l’existence de ce programme. L’affaire prend d’ailleurs une nouvelle dimension puisque le journal britannique The Guardian a révélé vendredi que le Royaume-Uni avait bénéficié de ce programme : le GCHQ, l’agence officielle chargée des écoutes, pouvait accéder au programme Prism depuis au moins 2010.

Les autorités américaines, malgré l’ampleur des protestations, ont décidé d’assumer. Vendredi midi, lors d’une conférence de presse, Barack Obama a insisté sur le fait que les données ainsi collectées appartenaient « seulement à des étrangers, résidant hors des États-Unis », que le programme était efficace pour lutter contre le terrorisme et surtout « légal». Arguant qu’un « compromis » était nécessaire entre sécurité nationale et protection de la vie privée, le président américain a insisté : ces programmes « ne sont pas secrets dans le sens où, dans le cas des appels téléphoniques, tous les membres du Congrès ont été informés. Les commissions ad hoc du renseignement sont pleinement informées au sujet de ces programmes, qui ont été autorisés par de larges majorités couvrant les deux partis depuis 2006 ».

En effet, Prism semble être un pur produit du Patriot Act, ce paquet de lois visant à améliorer la sécurité du pays par tous les moyens, voté à la suite des attaques du 11 septembre 2001. Il a été mis en place grâce au « FISA Amendment Act », un amendement voté à plusieurs reprises par le Congrès, la dernière fois en 2012, complétant une loi de 1978 qui encadre le dispositif de surveillance américain à l’étranger. D’où son nom, FISA pour Foreign Intelligence Surveillance Act. Il permet aux agences fédérales d’obtenir du tribunal, dit FISA Court, une ordonnance leur donnant le droit de surveiller des étrangers, sans mandat, même si la communication ou l’email sont interceptés sur le sol américain.

Prism trouverait encore sa base légale dans la Section 215 du Patriot Act. Elle permet au gouvernement d’obtenir sur ordre secret d’un tribunal des documents appartenant à des entreprises, à partir du moment où ceux-ci s’avèrent « pertinents et utiles dans le cadre d’une enquête liée à la sécurité nationale ». C’est donc via cette Section 215 que les agences ont exigé de Microsoft, Google et consort que ces sociétés leur ouvrent leurs portes.

Depuis hier, ces dernières se fendent d’ailleurs de communiqués de presse expliquant qu’elles n’ont pas donné un accès illimité à leur serveur, mais seulement obéit à des « requêtes de la justice »… Apple souligne même n’avoir jamais entendu le nom Prism.

Le mode d’emploi de la NSA pour expliquer le programme Prism à ses agents.
Sauf que ces arguments risquent de ne pas suffire. D’abord, parce que les documents récupérés et publiés par le Washington Post (notamment cetincroyable Pdf de la NSA sur Prism, destiné à circuler en interne, aussi coloré qu’un livre pour enfant) indiquent que Prism permet aussi de collecter des données privées appartenant à des citoyens américains, sur le sol américain, à partir du moment où ceux-ci font partie du cercle élargi de relations d’étrangers étant surveillés. Autrement dit, les Américains comme les étrangers ont de quoi s’indigner.

Les révélations du Washington Post pourraient être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Elles surviennent après une série de scandales portant sur le fonctionnement opaque de l’administration Obama, particulièrement friande de surveillance. Les dernières en date sont une affaire de "fadettes" – mise sous surveillance téléphonique touchant des journalistes d’Associated Press, dévoilée le 13 mai (lire à ce sujet l’article de Thomas Cantaloube). Il y a eu ensuite la découverte d’un autre programme secret de surveillance à grande échelle de la NSA. Il concerne cette fois-ci des communications téléphoniques, et fut révélé par The Guardian mercredi.

De quoi faire chanceler l’administration Obama ?

Le journal anglais a publié un document secret datant d’avril 2012 : c’est un arrêt du fameux tribunal FISA évoqué plus haut, ordonnant à l’opérateur américain de téléphonie mobile Verizon de fournir quotidiennement à la NSA le relevés des appels de tous ses abonnés! À savoir, la liste des appels passés et reçus, la durée des appels et le lieu où se situent les interlocuteurs, tant aux États-Unis qu’à l’étranger. Sans que ceux-ci n’en soient bien sûr informés ().

Les autorités américaines ont confirmé que ce programme existait bel et bien, qu’il était renouvelé depuis sept ans, qu’il était tout aussi « légal » que Prism. James Clapper, le chef du renseignement américain, précise même qu’il est bien dommage que le secret ne soit pas mieux préservé pour assurer la sécurité de la nation…
Mais qui fait les frais de ces programmes et sur quels critères ? À quoi servent toutes ces données et combien de temps sont-elles conservées ? Combien coûtent-ils au contribuable américain, qui n’est pas tenu au courant ? Et quid des sociétés internet, ou de téléphonie dans le cas de Verizon, censées protéger un minimum la vie privée de leurs clients ? Autant de questions auxquelles Barack Obama ne répond pas et qui agitent désormais la presse américaine, surtout la presse d’opinion et de centre-gauche, ainsi que les associations de protection des libertés civiques.

« La NSA est-elle en train de conserver ces données en anticipant leur utilité dans le futur ? C’est ce qu’elle a l’air de faire », notait ainsi vendredi la journaliste Dina Temple-Raston, sur la radio publique américaine NPR. « Dans le cas Verizon, l’arrêt de la Cour soulève un certain nombre de questions. La plus prégnante étant de savoir si, juge ou pas juge, cela constitue une scandaleuse violation de la vie privée et des droits des Américains ? La réponse à cette question est oui », analysait Amy Davidson, ici dans le New Yorker.

Ces observateurs dénoncent aussi le grand écart de plus en plus visible, voire schizophrène, entre les propos et les actes de Barack Obama, qui, le 23 mai, déclarait encore que la guerre contre la terreur devait s’achever et que Guantanamo devait fermer… Comme il l’avait déjà fait à de nombreuses reprises depuis sa première campagne, en 2008. Le site The New Republic titre ainsi l’une de ses analyses sur le sujet : « Pire que Bush ? ».

Interrogé par Mediapart, l’ancien journaliste du New York Times Chris Hedges ne s’embarrasse même plus du point d’interrogation. « Oui, c’est pire que sous George W. Bush », résume-t-il. Selon cet intellectuel des plus critiques vis-à-vis du fonctionnement de l’État américain, qu’il a notamment décortiqué dans ses ouvrages, L’Empire de l’illusion ou La Mort de l’élite progressiste, la guerre contre la terreur a donné naissance à « une guerre contre les libertés civiques, et contre tous ceux qui pourraient éventuellement dénoncer les crimes de l’élite au pouvoir ».

Un data center de la firme Google. dr
Il n’est pas le seul à faire ce constat… David Talbot, fondateur du site politique américain Salon, se fend d’un long éditorialoù il dénonce « cet état sécuritaire engorgé par les dépenses de la guerre contre le terrorisme, qui a empiété si profondément sur nos libertés civiques que nous devons nous réveiller et nous battre maintenant. Autrement elles seront perdues à jamais ».

Il souligne encore que, « ce ne sont pas seulement les Bradley Manning (jeune soldat dont nous avons fait le portrait, ici, aujourd’hui en procès, accusé de « collusion avec l’ennemi » et risquant la prison à perpétuité pour avoir transmis des documents secrets de l’armée américaine à WiliLeaks – ndlr) et Julien Assange qui souffrent de cet Etat ‘secret’, c’est aussi des hackers et des journalistes en lien avec le réseau des Anonymous ou WikiLeaks, qui sont sujets au harcèlement du FBI, aux détentions dans les aéroports, aux arrestations ». Indigné, David Talbot en profite pour annoncer le lancement d’un nouveau site d’enquête, nommé Open America, afin d’encourager les révélations de ce genre.

Peut-on attendre de ces affaires qu’elles fassent chanceler l’administration Barack Obama ou qu’elles infléchissent un tant soit peu sa politique de lutte antiterroriste ? « Je peux vous garantir que ça ne changera rien, tranche Chris Hedges. Entre autres, parce que ces programmes sont soutenus par les membres des deux partis au Congrès. Personne dans les hautes sphères du pouvoir ne s’y oppose

RESISTANCE AFRICAINE

Nouvel Ordre Mondial: Bilderberg secoué par des scandales…

Posté dans actualité, altermondialisme, économie, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique avec des tags , , , , , , , , , , le juin 7, 2013 par Résistance 71

Au sujet du cartel monopoliste financier des banksters et le scandale du LIBOR mentionné ici, (re)lisez cet article d’Andrew Gavin Marshall, que nous avions traduit en Novembre dernier. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur…. les banksters !

– Résistance 71 –

 

Un scandale de lobbying secoue Bilderberg

 

Kurt Nimmo


 

5 Juin 2013

 

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http://www.infowars.com/financial-scandals-draw-heat-on-bilderberg-secrecy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Le secret de la conférence Bilderberg, où des magnats des cartels d’entreprises, des élus de gouvernements et des membres des familles royales se rencontrent, reçoit une nouvelle attention suivant le scandale du LIBOR et un autre plus récent à la chambre des Lords britannique.

Dans le dernier cas, deux membres du parti travailliste (NdT: le PS britannique), Brian Mackenzie et Jack Cunningham ainsi que le syndicaliste de la province britannique irlandaise de l’Ulster John Laird, ont été sommairement suspendus par leurs partis après qu’ils aient été pris en train de faire pression pour obtenir de l’argent tout en prétendant représenter une firme d’énergie solaire/voltaïque. Un autre politicien britannique, le député Patrick Mercer, s’est empressé de quitter le rassemblement annuel parlementaire du parti conservateur suite à des suspicions d’irrégulatités concernant le lobbying qui ont fait surface et furent mise en lumière récemment dans un documentaire de la BBC.

Des turpitudes récemment découvertes perpétrées par des membres du gouvernement britannique ont encore ajouté à la dimension gluante de la nature criminelle et corrompue des élites gouvernantes. La mère de tous les scandales financiers demeure néanmoins le scandale du LIBOR, scandale qui a révélé à quel point les banksters vont et iront dans leurs efforts incessant de piper les dés pour truquer le jeu et ce même si le résultat en est de sérieux dégâts pour l’ensemble du système financier.

Le LIBOR, abréviation pour London InterBank Offered Rate est une moyenne des taux d’intérêt calculé par la remise des taux d’intérêt des banques majeures de Londres. Afin de profiter de manière la plus obscène de ce système, les banksters ont gonflé et dégonflé les taux d’intérêt afin de donner la fausse impression qu’ils valaient les crédits en leur possession. LIBOR représente un énorme Everest de produits dérivés dont le total va chercher au delà des 350 000 milliards de dollars, ou approximativement la moitié de la “valeur” de la fraude des marchés dérivatifs toxiques. La sévérité de cette escroquerie, qui a sérieusement mis en danger le système financier, fut exposée en Juin 2012, après que de multiples arrangements judiciaires fixés par la banque Barclays furent rendus public.

Le scandale du LIBOR et en moindre mesure, celui de la chambre des Lords britannique, ont érodé le peu qu’il restait de la confiance publique vis à vis des politiciens, des banquiers et des patrons des grosses entreprises. Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, beaucoup hurlent pour une soi-disante transparence du gouvernement, quelque chose de vraiment contradictoire et vu comme un oxymore. Les gouvernements s’engagent systématiquement et instinctivement dans la déception de masse du public, spécifiquement dans les affaires économiques et les appels pour la “réforme” ne seront pas entendus si les activistes n’attirent pas l’attention sur les fraudes et escroqueries perpétuellement effectuées par les banksters. Parce que l’élite globaliste contrôle les gouvernements aux Etats-Unis au Royaume-Uni et en Europe, on peut s’attendre à ce que tout changement soit très dur à effectuer.

Comme l’affaire du LIBOR l’a amplement démontré, les banksters fleurissent et s’épanouissent sous le voile du secret. Il n’est pas surprenant de voir que ces banksters occupent le cœur même du groupe Bilderberg, principalement: Josef Ackermann, ancien PDG de la Deutsche Bank, qui est dans le comité directeur du Bilderberg, l’ex-bankster de Lehman Roger Altman, en ce moment PDG de Evercore Partners et notablement Marcus Agius, ancien PDG de la banque Barclays, qui est tombé sur sa propre épée si on peut employer cette métaphore, après le scandale du LIBOR.

Les autres banksters de la galerie des allumés du Bilderberg incluent Peter Sutherland, directeur de gestion de Goldman Sachs International à Londres, Douglas Flint de HSBC, Henry Kravis, co-fondateur de la firme d’équités privée Kohlberg Kravis Roberts & Co et Kenneth Jacobs, directeur de la branche des investissements de la banque Lazard.

Le grand gourou de Bilderberg et patriarche David Rockefeller, est assis au milieu de la constellation de cette mafia financière en tant que chairman emeritus de la Chase Manhattan Bank, maintenant JP Morgan Chase, la banque qui a innové le crédit dérivatif, un outil mis au point pour détruire la totalité du système financier en prévision d’une reformulation économique et sociale planifiée basée sur un gouvernement mondial et un appareil de contrôle haute technologie autoritaire qui est en train de se mettre en place dès maintenant.

Il est à voir si l’affaire du LIBOR et la plus récente affaire de la chambre des Lords vont résulter en des efforts réels pour forcer la transparence publique au sujet des opérations des banksters.

Chaque année qui passe voit une concentration plus importante d’activisme contre le secret des réunions Bilderberg. Nous verrons peut-être quelques changements substantiels, même s’ils ne seront que cosmétiques dans leur nature. Par exemple, Paul Joseph Watson a noté plus tôt aujourd’hui, citant une source de l’intérieur du Bilderberg, que “un certain nombre de membres de Bilderberg, de manière présumée, faisant partie de la plus jeune génération, ne sont pas satisfaits de la façon dont le groupe conduit ses activités en total mépris du processus démocratique”, ceci pourra peut-être produire des résultats tangibles.

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