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« Meurtre par décret » le contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation sur le génocide au Canada ~ 2ème partie ~

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Meurtre par décret: Le crime de génocide au Canada

 

Un contre-rapport de la “Commission Vérité et Réconciliation”

 

Publié par le Tribunal International pour les Disparus du Canada

En conjonction avec des Commissions Citoyennes d’Enquête préalables

 

Le 1er Mars 2016

Toronto & Bruxelles

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 Introduction

Préambule et Critique de la Commission Vérité et Réconciliation

1ère partie A & B

2ème partie

3ème partie

 

Première partie: Le crime

[A]

 

“… pour envahir, traquer, capturer, vaincre et subjuguer tous les sarrazins, païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient et de réduire leurs personnes en esclavage perpétuel…” ~ Bulle pontificale Romanus Pontifex, autorisant la conquête et le génocide du monde non-chrétien (1455) ~

“Le génocide ne veut pas nécessairement dire la destruction immédiate d’une nation entière… c’est plutôt un plan coordonné de différentes actions visant à la destruction des fondations essentielles à la vie des groupes nationaux ayant pour but l’annihiliation de ces groupes eux-mêmes.” ~ Michael Lemkin, 1944 ~

“Je crois que les conditions sont délibérément créées dans nos pensionnats pour Indiens pour que se propagent les maladies infectieuses. Le taux de mortalité est souvent au-delà de 50%. Ceci est un crime national.” ~ Dr Peter Bryce d’adressant au Superintendant des Affaires Indiennes canadiennes Duncan Campbell Scott le 12 Avril 1907, avant d’être renvoyé par Scott~

“Si je devais choisir de tuer la moitié des enfants indiens sous notre responsabilité, il n’y a pas de meilleur instrument à utiliser à cet effet que le typique pensionnat.” ~ Neil Parker, Superintendant aux Affaires Indiennes 1949 ~

Le fait que les puissances européennes aient délibérément exterminé des millions de personnes de peuples indigènes non-chrétiens sur le Nouveau Monde est historiquement indéniable, constituant de fait le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité. La participation de l’état et de l’église canadiens à ce même crime a été et continue à être nié, spécifiquement par les Canadiens eux-mêmes et ce malgré les preuves accablantes fournies.

Pour parler plus largement, cela aurait été un étrange paradoxe en fait pour les euro-Canadiens de n’avoir pas conquis, dépeuplé, légalement restreint et erradiqué les nations indiennes rencontrées après 1497, opérant comme ils le faisaient précisément de la même manière et avec la même mentalité et pratique de “domination supérieure chrétienne”, animant toutes les autres nations autorisées de la sorte par le Vatican. Ceux qui voudraient clâmer un “exceptionalisme canadien” hors de la norme du génocide européen doivent toujours fournir les preuves que les nations indigènes furent quelque part à meilleure enseigne sous la règle canadienne.

Au contraire, le grattage de la couche superficielle du grand mythe canadien de la bénévolence des colons envers les Indiens révèle une sale histoire bien rance de crimes de guerre, de meurtres de masse en toute équivalence avec quelque régime criminel au monde que ce soit. Le résultat pour les nations indigènes a été la même chose, que ce soit au Canada, aux Etats-Unis ou au Brésil ; et pourtant le processus d’extermination s’est joué de manière différente au Canada.

L’immense étendue du pays d’une part et le processus de colonisation qui fut somme toute plus lent et plus graduel, veulent dire que la séquence habituelle génocidaire de la conquête, de la détention/restriction et de l’annihilation de long terme se sont déroulés sur plus de quatre siècles, rendant sa réalité moins évidente pour chaque génération.

De la première arrivée de Cabot au Labrador et son massacre du peuple Beothuk aux alentours de 1500 aux guerres finales bactériologiques de la variole qui décimèrent les nations de l’ouest canadien dans les années 1920, l’impérialisme britannique et français a employé une mixture de stratégies sur le comment éliminer les nations indigènes. L’importance politico-économique des nations forestières orientales du continent que furent les nations huronne et iroquoises au commerce de la fourrure et leur utilité en tant qu’alliés militaires ont empêché une solution directe d’élimination à l’espagnole. Mais une fois que leur utilité put être contournée, l’éradication se produisit tout aussi minutieusement.

Le simple fait que les Européens colonisateurs aient dû être plus circonspects et stratégiques dans leur traitement des cibles bronzées a rendu le rôle de la religion encore plus crucial pour le sucès du génocide canadien, qui peut-être véritablement décrit comme étant une entreprise religieuse du début à la fin. En fait, la prédominance des églises dans la formation et la gestion de la politique coloniale envers les Indiens ainsi que l’établissement et la maintenance, contre une opposition périodique du gouvernement, du système assassin des pensionnats pour Indiens pendant plus d’un siècle, est un fait unique lorsque comparé à la plupart des archives des autres nations génocidaires.

Le fait que l’holocauste canadien se soit produit en longues vagues prolongées sous la houlette des églises catholique et anglicane, ainsi que de leurs “pousses” locales (comme l’église unifiée du Canada) et que ceci fut fait sous le déguisement bienveillant de l’éducation et du prosélytisme missionnaire, a beaucoup contribué à l’enfumage et au camouflage de la réalité du génocide se déroulant au Canada et ce de manière non-accidentelle. L’impérialisme britannique s’est toujours présenté sous un jour “civilisateur” à chaque fois qu’il exterminait des populations locales, l’approche de la “main de fer dans un gant de velours” symbolisée par le général George Maitland qui, en 1843, décrivit le traitement britannique des nations africaines comme “une bonne branlée suivie d’une grande gentillesse”.

[…] Néanmoins, les premiers pensionnats pour Indiens mis en place par les missionnaires jésuites comme “solution finale” au problème indien surtout dans l’ouest, échoua pemdant bien des années faute d’attirer et de garder un nombre suffisant de jeunes Indiens.

La solution à cette impasse était assez simple: les missionnaires des églises devaient être armés des pleins pouvoirs de l’État et de la loi et devaient recevoir carte blanche absolue dans leur tâche de subvertir, de contenir et de dépeupler les nations indomesticables de l’Ouest du pays: un boulot qu’ils enrobèrent d’un halo de légitimité religieuse qui fit passer le génocide pour une véritable mission de charité.

Donnez-nous un enfant pour 7 ans et il sera notre pour la vie.” Avait dit le père fondateur de l’ordre des Jésuites au XVIème siècle Ignatius Loyola. On pourrait ajouter dans le contexte canadien “du moins, le peu qui survivra…

Comprendre la machine à tuer

[…] L’idée derrière tout cela n’est pas récente, remontant à l’empire romain et sa contre-partie byzantine, il convenait simplement de conquérir un ennemi en kidnappant et en rééduquant leurs propres enfants afin qu’ils détruisent leur ancienne nation, comme les mercenaires programmés de la puissance conquérante. En pratique, les jeunes estimés “récupérables” parmi l’ennemi seraient sauvés et assimlés dans l’empire et utilisés pour infiltrer et annihiler le reste dans une forme de “rédemption sélective”.

Le système fonctionne toujours car il touche de manière impromptue au talon d’Achille et au centre vital et vulnérable de toute culture: sa prochaine génération.

Note de Résistance 71: Ceci fut parfaitement montré dans une des Bandes Dessinées phare de l’école belge, celle des aventures d’Alix créée par le dessinateur Jacques Martin, ce jeune “noble” gaulois, “adopté” par un riche et puissant Romain, qui devient Romain et agit pour l’empire au fil de ses aventures… L’anti-Astérix par excellence ! Dans la pratique, il suffit de voir la subjugation de la jeunesse de “l’élite” politico-économique des anciennes colonies françaises ou britanniques d’Afrique vers les universités européennes pour comprendre comment fonctionne ce que l’on appelle le “néo-colonialisme”, plutôt colonialisme 2.0 par le formatage de sa jeunesse et de “l’élite” triée sur le volet.

 Avec l’incorporation de l’empire romain dans l’église catholique apostolique et romaine, cette pratique de la rédemption sélective devint un dogme religieux et une partie institutionnalisée de la politique étrangère du Vatican et de toutes les nations européennes.

Comme tous les non-chrétiens partout dans le monde étaient décrétés sans âmes et sans aucuns droits, ils devaient être conquis et détruits pour leur salut. Mais ces non-personnes pouvaient éviter le massacre et acquérir un statut limité d’esclave en se faisant baptiser. De cette façon la conquête du monde par l’empire chrétien/catholique pouvait avancer de manière efficace et sur une base de “légitimité morale”, ce spécifiquement depuis la doctrine pontificale de l’Indulgence déclarant que les guerriers saints massacrant au nom de Rome étaient spirituellement lavés et placés dans un état de grâce originelle. (NdT: Pape Urbain II, concile de Clermont en 1095 avant la 1ère croisade).

Bref, le génocide était une bonne chose à la fois pour le conquérant et le conquis: une idée qui est devenue à terme profondément ancrée dans la psyschée du monde occidental.

En réponse à la réforme protestante de l’église (Martin Luther), l’ordre des Jésuites fut créé en 1543 en tant qu’ordre militaire secret afin d’écraser toute opposition au pape. L’ordre rafina ce système de conquête par la salvation en créant un modèle de sabotage d’une culture ennemie de l’intérieur. Les Jésuites le firent par la classique méthode du “diviser pour mieux régner” en gagnant de leur côté quelques leaders et en provoquant des guerres tribales intestines, comme ils le firent au Canada chez les Hurons en armant les chefs catholiques de mousquets et de couvertures infestées de la variole pour décimer leurs frêres “païens”.

Une des clefs pour le succès de cette stratégie était la rééducation des enfants de ceux des chefs qui se convertissaient dans des écoles spéciales gérées par les Jésuites, écoles d’où proviendrait la prochaine génération des guerriers saints du pape complètement conditionnés pour parfaire la destruction de leur ancienne nation. Des analogies avec ce qu’il se passe de nos jours viennent immanquablement à l’esprit.

Cet arme jésuite a souvent été utilisée avec succès contre tout monarque ou gouvernement qui s’opposait ou faisait dissidence à la règle pontificale. Mais pour voir et juger de son efficacité particulière dans le Nouveau Monde nous devons faire un bon en avant jusqu’au XIXème siècle sir la côte Ouest du Canada, toujours largement non occupée par les Européens mis à part les missionnaires catholiques, le plus souvent formés par les Jésuites, comme ce prêtre nommé Paul Durieu.

Au cours de ses années de travail chez les Indiens Salish de la côte Ouest, Durieu a inventé le prototype de ce qui deviendrait le système des pensionnats pour Indiens du Canada. Durieu ciblait les jeunes et les relocalisait dans des camps gérés par l’église où comme “surveillants” ils s’espionneraient les uns les autres et punissaient tout retour au “paganisme” dans leurs rangs, comme toute inquisition qui se respecte.

“Il est absolument remarquable de constater que nos jeunes acolytes ont appris à déraciner leur hérésie et leur impiété au sein de leurs propres familles et de discipliner les récalcitrants”, écrivit Durieu à ses supérieurs à Montréal en 1868.

Ce n’est pas par hasard si la même année a vu une importante épidémie de variole parmi les Indiens traditionnels dans la région de la basse-rivière Fraser, là où Durieu travaillait: une guerre bactériologique assistée par le missionnaire anglican John Sheepshanks en 1864 lorsqu’il infecta les Indiens Chilcotin avec la variole par inoculation, dépeuplant cette nation de près de 90%.

Le travail de Durieu impressionna ses patrons. Bientôt ils adoptèrent son travail comme base des premiers pensionnats catholiques pour Indiens, ce qui institutionnalisa la méthode Durieu de monter les enfants les uns contre les autres afin de détruire ou d’écrémer les “païens”. Ce système essaima chez les missionnaires protestants en 1889 et ensuite chez le gouvernement du Canada qui endorsa les camps de “surveillants” de Durieu, qui finiront pas être nommés les “Pensionnats pour Indiens” (ou “Indian Residential Schools” en anglais).

De manière tout à fait significative, plus de la moitié des enfants incarcérés dans ces pensionnats commencèrent à mourir dès la première année de l’ouverture, spécifiquement dans la région des grandes plaines, les “Prairies” où l’identité traditionnelle des Indiens demeurait très forte.

[…] Ceci suggère, qu’en maintenant le cap de l’idéologie pontificale, celui de tuer les non-chrétiens, Indiens non assimilables, était accepté comme partie intégrante du projet de ces pensionnats pour Indiens.

Le très haut taux de mortalité atteint dès la création du système de pensionnats pour Indiens dans les zones ciblées pour le nettoyage ethnique est un fait qui n’est jamais mentionné dans les décomptes officiels comme le rapport gouvernemental de la CVR, car ce simple fait à lui seul va bien loin pour prouver l’intention génocidaire derrière ces soi-disantes “écoles” et saperait ainsi la position courante de dire que le système était en fait un effort bienfaiteur qui serait parti en vrille. De la même manière, le fait que le taux de mortalité soit resté constant pendant plus d’un demi-siècle, entre au moins 1889 et 1949, sans qu’aucune action pour le réduire n’ait été entreprise ni par l’État ni par les églises, montre irrémédiablement en conclusion que les pensionnats pour Indiens étaient une machine à tuer tout à fait délibérée dès le départ. Leur objectif primaire et non-dit fut de dépeupler les nations indigènes “non-domestiquées” d’au moins la moitié: un objectif prouvé dans le résultat établi.

En 1909, près de la moitié des enfants des pensionnats pour Indiens étaient en train de mourir de maladies délibérément introduites pour les infecter, comme la tuberculose, d’après le médecin inspecteur du Département des Affaires Indiennes, le Dr Peter Bryce qui a conduit une étude exhaustive sur les conditions de santé dans les pensionnats. Ce taux de mortalité demeura au même niveau pendant les décennies suivantes à cause de la pratique de routine des personnels qui infectaient les enfants sains au travers de contacts forcés avec des enfants mourant de tuberculose, puis en leur refusant les soins adéquats. Cette pratique fut mise en place par totes les églises gérant les écoles d’après Bryce.

[…] Bryce ne mâcha pas ses mots dans son rapport: “Je pense que les conditions pour répandre des maladies infectieuses mortelles sont délibérément introduites dans les pensionnats pour Indiens. Le taux de mortalité y est souvent supérieur à 50%… Ceci constitue un crime à l’échelle nationale.

Bryce ne fut pas la seule personne à identifier cet environnement mortel maintenu dans les pensionnats. L’agent aux Affaires Indiennes A.W. Neill de l’agence de la côte Ouest, écrivit aux Affaires Indiennes moins d’un an après que le rapport final de Bryce décrivant les conditions des pensionnats pour Indiens sur l’île de Vancouver…

Bryce et Neill furent totalement ignorés par le gouvernement, le bon médecin Bryce se retrouvant relevé de ses fonctions et placé sur une liste noire pour son rapport, qui demandait entre autre chose que les églises ne soient plus les gestionnaires de ces écoles à cause du meurtre de ces enfants.

En fait, après avoir viré le Dr. Bryce et enterré son rapport, les Affaires Indiennes répondirent à son exposé en institutionnalisant le contrôle des églises sur les enfants indiens, rendant obligatoire pour tout enfant indien d’être incarcéré dans les écoles mortelles et l’administration prit alors d’autres mesures pour augmenter le taux de mortalité, celles-ceci inclurent:

  • Novembre 1910: Le gouvernement signe un contrat formel avec les églises catholique, anglicane, méthodiste, et presbytérienne leur donnant le contrôle total des opérations dans les pensionnats.
  • Janvier 1911: Le gouvernement arrête de publier tout rapport de suivi et de compte-rendu sur la santé et le taux de mortalité des enfants après avoir quitté l’école, mettant en application une recommandation datant de 1903.
  • 1914-1918: Les pouvoirs extraordinaires du temps de guerre donnent aux directeurs/proviseurs des pensionnats le pouvoir d’imposer à tout enfant indien quelque soit son âge, sa participation dans des “bataillons de travail” et d’être envoyé n’importe où au Canada pour travailler sans salaire dans des travaux très pénibles.
  • 11 mars 1919: malgré l’augmentation dramatique du taux de mortalité dans les pensionnats, un ordre du conseil abolit toute inspection médicale.
  • Avril 1920: Une loi votée au parlement canadien rend obligatoire que tout enfant indien de plus de 7 ans soit incarcéré dans un pensionnat sous peine d’amendes et de prison pour les parents.
  • Printemps 1926: Les gouvernements des provinces d’Alberta et de Colombie Britannique, là où près de la moitié des pensionnats étaient concentrés, passent des lois refusant aux Indiens de se pourvoir en justice et même de pénétrer dans un tribunal, de faire circuler des pétitions ou de s’alouer les services d’un avocat.
  • Décembre 1929: Le gouvernement fédéral laisse tomber son rôle traditionnel et nomme les églises et les directeurs/proviseurs des pensionnats comme gardiens légaux de tous les enfants incarcérés dans les pensionnats.
  • 1929-1933: Les gouvernements des provinces d’Alberta et de Colombie Britannique font passer des lois sur la stérilisation sexuelle permettant à tout élève des pensionnats d’être stérilisé contre sa volonté à la discrétion absolue du directeur du pensionnat.

[…] Les pensionnats pour Indiens ne ciblaient pas seulement les enfants incarcérés avec leur guerre bactériologique de dépopulation, mais aussi les communautés natives alentours, utilisant les pensionnats et les hôpitaux spéciaux pour Indiens comme bouillon de culture pour l’infection par maladies contagieuses. Ce fut aussi une pratique standard que de renvoyer les enfants très malades de la tuberculose ou de la variole dans leurs familles afin qu’ils infectent le plus de personnes possibles.

[…] Cette sorte de génocide systémique est une machine à tuer qui ne peut pas être éteinte tandis que le système qui l’a engendré perdure, en cela qu’il reflète les valeurs et les intérêts de ce système.

Combien d’enfants y sont-ils décédés ?

Il est tout à fait conservateur de dire que cinquante pourcent des enfants qui sont passés par ces pensionnats n’ont pas vécu pour tirer un quelconque bénéfice de cette éducation.” D.C. Scott, assistant superintendant du Département des Affaires Indiennes, juillet 1913 (publié sur CBC News le 3 juin 2015)

On ne pourrait pas ouvrir une enquête sur les décès dans les pensionnats pour Indiens. Ce serait une enquête trop énorme.” Gendarme Gerry Peters de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC, Police Montée), division “E”, Vancouver, le 9 juillet 1997.

Les chances pour un pensionnaire des écoles indiennes de mourir dans les prenières années du programme étaient de 1 sur 2,” Murray Sinclair, président de la Commission Vérité & Réconciliation le 3 mars 2011.

Bien avant que le gouvernement canadien ne soit forcé de commencer à fermer les pensionnats pour Indiens au début des années 1970, il a commissionné des “équipes spéciales de destruction de documents”, celles-ci devant rassembler et passer à la machine à confettis tous les dossiers en relation avec les morts, accidents et enregistrements des élèves dans les pensionnats, d’après le journaliste canadien et membre du parlement Gary Merasty. Ainsi de manière fort convéniente, le gouvernement canadien et ses portes-parole de la CVR qu’il a choisi, peuvent maintenant clâmer leur ignorance du nombre total de décès dans les pensionnats depuis plus d’un siècle.

[…] Notre équipe de recherche a calculé un chiffre total de morts du système de pensionnats pour Indiens basé sur les archives, les statistiques gouvernementales, les conditions des écoles et des témoignages extensifs. Nous avions initialement atteint un chiffre assez bas de 32 000 enfants décédés et un chiffre haut de 73 000, des 150 000 pensionnaires de ces écoles en 107 d’existence (1889-1996), notre taux de mortalité est de l’ordre de 30% ; mais comme ces estimations sont basées sur des chiffres plus que conservateurs du gouvernement de 150 000 enfants incarcérés dans ces pensionnats, plutôt que sur le chiffre vraisemblablement plus réaliste de 250 000 enfants, le nombre de morts fut probablement bien supérieur.

Notre calcul final est fondé sur l’examen des facteurs suivants:

  • Facteur 1: le nombre total d’enfants dans les pensionnats
  • Facteur 2: le nombre moyen d’élèves dans chaque pensionnat et la durée de leur séjour et
  • Facteur 3: le taux moyen de mortalité dans chaque pensionnat par décennie en commençant avec la décennie 1890-1900 et continuant avec la décennie 1990-2000 puisque le dernier pensionnat fut fermé en 1996.

[…]

Le problème de l’intentionalité et le cas exceptionnel de crime de groupe

Le gouvernement canadien et les églises, comme toutes les parties prenantes prises au piège de leur propre crime, ont fait confiance au vide juridique inserré dans la section 2 de la convention sur le génocide de l’ONU qui stipule que le génocide est l’intention de commettre le crime, pas le crime lui-même. Ce vide a permis à des régimes coupables de génocide, d’échapper aux poursuites en justice, ceci inclut le Canada, car il est presque impossible de découvrir une intention spécifique derrière tout un barrage d’actions historiques commises par un état.

[…] Ainsi, la définition originale de Michael Lemkin du génocide ne faisait aucune mention de “l’intentionalité” en regard du crime. Pour lui, l’intention n’était pas le facteur, le génocide était simplement une action, “la destruction d’un groupe” et cet acte de destruction en lui-même démontrait et impliquait l’intention de commettre un crime simplement parce que bien des personnes y participaient de manière consistance avec un résultat meurtrier évident.

[…] A la fois les gouvernements canadien et américain travaillèrent d’arrache-pied pour faire réviser la définition originale de Lemkin afin de se protéger eux-mêmes de toute inculpation quant à leurs propre crimes de guerre domestiques. Ils accomplirent cela principlalement en inserrant la phrase suivante dans la version écrite de la définition du génocide:

Le génocide veut dire l’intention de détruire en totalité ou en partie, tout groupe national, ethnique, racial ou religieux…

Bref, le génocide fut retranscrit comme étant non pas une action, mais une intention une position absurde tout autant que légalement insupportable , que d’affirmer que lorsqu’un homme tue quelqu’un puis le vole, le crime n’a pas été le meurtre en lui-même mais l’intention de l’homme de tuer . Cette redéfinition auto-gratifiante fut adoptée dans la mouture finale de la Convention sur le Crime de Génocide de l’ONU en 1948. Depuis ce temps, les gouvernements et les églises impliqués dans l’acte de génocide se sont lourdement reposés sur cette “pirouette légale intentionnelle” comme barrière de sécurité contre leur propre mise en accusation, spécifiquement en Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis, Mexique).

[…] Faisant écho du précédent établi au procès de Nüremberg, il n’est pas aujourd’hui nécessaire de prouver l’intentionalité derrière le génocide canadien, car de par sa nature même, un tel crime a pour intention d’éliminer un peuple indigène non-assimilable. Ce crime n’a pas émergé d’actes isolés perpétrés par des individus esseulés (NdT: des “moutons noirs” du système), mais bien plutôt de programmes bien planifiés et de leurs idéologies sous-jacentes qui sont basiques au Canada chrétien. De fait, quelque crime de groupes que ce soit prouve sa propre intentionalité et peut, doit être poursuivi en justice sur cette base.

A suivre…

Blanchiment de génocide au Canada: la farce de la Commission Vérité et Réconciliation sur les pensionnats pour Indiens

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La Commission Vérité et Réconciliation du Canada: Une histoire de blanchiment et d’enterrement de crimes contre l’humanité

 

Resistance 71

 

31 Mai 2016

 

Le 4 Avril 2016, la cour d’appel de la province de l’Ontario a décidé, dans une décision partagée, que les archives de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) concernant les abus physiques faits aux enfants autochtones résidents des pensionnats pour Indiens, pouvaient être détruites après 15 ans.

On peut raisonnablement se demander comment est-il possible de pouvoir détruire les preuves et les témoignages archivés de crimes si horribles ? La réponse à cette question repose dans la construction et l’organisation même de la commission soi-disant de “vérité et de réconciliation”, comme ce fut révélé dans son texte constitutif “Mise en place, pouvoirs, devoirs et procédures de la commission”, seconde section, Ottawa, 2008, qui nous dit ceci: (emphase ajoutée)

La Commission Vérité et Réconciliation ne doit pas tenir d’auditions formelles, ni agir en tant qu’enquête publique, ni procéder à un processus judiciaire formel ; elle ne devra pas posséder de pouvoir de contrainte à audition, ni de mandater une quelconque participation à aucune de ses activités ou évènements… Elle ne devra pas établir de conclusions ou de recommandations en regard du mauvais comportement de quelque personne ou sur les possibles activités ou responsabilités criminelles de quelque personne ou organisation que ce soit… Elle ne devra pas citer nominalement les personnes dans aucune de ses activités, de ses déclarations publiques, rapports ou recommandations, ou utiliser quelque information personnelle ou déclarations faites qui identifient une personne… Les commissaires siégeant ne devront pas noter ni archiver les noms des personnes identifiées.”

Ainsi, la CVR fut un corps sans aucun pouvoir légal ou judiciaire organisé par les mêmes personnes et institutions qui ont organisé et géré les assassinats et les mauvais traitements en toute première instance, à savoir le gouvernement du Canada et les églises officiant dans le pays. Au moyen de cette règlementation descriptive, toutes les archives générées ne sont pas tenues à le demeurer légalement en tant qu’”archives criminelles” qui elles en revanche, doivent être scurupuleusement conservées ; ce ne sont que des “déclarations privées” sans significations légales et peuvent donc à ce titre être détruites comme “seul moyen de maintenir intacte la vie privée des gens”, des mots mêmes de l’adjudicateur en chef du processus d’évaluation indépendant de la commission (IAP).

De cette façon, les coupables que sont le gouvernement et les églises de ces crimes contre l’humanité, qui ont mené à plus de 50 000 morts d’enfants indigènes incarcérés dans ces enfers et au traumatisme psychologique permanent pour quelques 38 000 survivants reconnus des pensionnats, survivants de cette expérience disciplinaire carcérale impitoyable, peuvent échapper à toute forme d’inculpation et d’actions légales en retour.

De notre point de vue, ceci fut planifié par les coupables pour se blanchir eux-mêmes, ceci menant logiquement (d’après eux) à la destruction des preuves et à l’enterrement définitif de l’affaire légale de génocide et de crimes contre l’humanité, cette épée de Damoclès pendant au-dessus de leurs têtes depuis plus d’un siècle. Il devient donc impératif que tout ceci ne passe pas inaperçu et que nous nous levions contre un tel scandale et une telle parodie de ‘justice”.

La vérité et la réconciliation ne peuvent venir que de la reconnaissance [des faits] et de la compassion, ceci menant à corriger le mal fait. Ceci ne peut être parachevé qu’avec les peuples autochtones, ensemble, pas seulement au Canada, mais sur l’ensemble des continents des Amériques, d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et d’Europe ; tous, main dans la main, faisant face au consortium commercial criminel du colonialisme impérialiste et de son idéologie de la domination du plus petit nombre sur la grande majorité pour son seul bénéfice exclusif sociopathe.

La véritable racine de ce processus de domination se situe dans les décrets pontificaux (bulles) du XVème siècle tels Dum Diversas (1452), Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493), qui ordonnaient la saisie et la mise en esclavage du “monde païen” au nom de la gloire et de l’expansion de l’empire chrétien (christianorum dominorum, christiani imperii) et qui ont depuis été intégrées légalement dans les systèmes du droit colonial occidental sous la forme de la Doctrine [chrétienne] de la Découverte et ce tout spécifiquement aux Etats-Unis et au Canada suite à de multiples décisions de leur cours suprêmes. Elle devint la “loi de la terre” sur le continent des Amériques et sa variation d’inspiration romaine, “Terra Nullius”, en Océanie (Australie et Nouvelle-Zélande). Nous, peuples indigènes d’Europe, sommes de plus en plus éveillés à la réalité historique. De plus en plus d’entre nous se lèvent et tiennent les mains des peuples et nations indigènes des autres continents opprimés, parce qu’il est devenu de plus en plus évident pour un nombre croissant d’occidentaux, qu’en regard de la domination du grand nombre par la petite minorité, nous les peuples, sommes tous des colonisés d’une façon ou d’une autre ! Le temps est venu de le reconnaître, d’en prendre connaissance et d’agir contre car c’est devenu clair depuis un bon moment que c’est UNIS, au delà des frontières factices et des continents, que nous les peuples prévaudront et ramèneront un équilibre naturel dans ce monde, à notre Mère à tous, si galvaudée et insultée.

For more details please refer to:

https://www.thestar.com/news/gta/2016/04/04/evidence-on-abuse-at-residential-schools-can-be-destroyed-court-rules.html

 

http://www.thespec.com/news-story/6439126-evidence-on-abuse-at-residential-schools-can-be-destroyed-court-rules/

 

http://itccs.org/2016/04/14/canada-shields-in-house-criminals-with-secret-cabinet-directive-breaking-news-advisory/

 

http://rabble.ca/blogs/bloggers/pamela-palmater/2015/06/what-happened-residential-schools-was-genocide-what-matters-j

 

http://canadiangenocide.nativeweb.org/genocide.pdf

 

Steven Newcomb: 500 years of Injustice:

http://ili.nativeweb.org/sdrm_art.html

 

Steven Newcomb’s articles:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/tags/steven-newcomb

 

The counter-report to the Truth and Reconciliation Commission whitewash:

http://murderbydecree.com/

 

Pour plus de détails en français:

 

Doctrine chrétienne de la découverte:

https://resistance71.wordpress.com/?s=doctrine+chrétienne+de+la+découverte

Colonialisme et luttes indigènes:

https://resistance71.wordpress.com/colonialisme-luttes-indigenes/

Constitution de la Confédération Iroquoise (Kaianerekowa):

https://resistance71.wordpress.com/constitution-confederation-iroquoise-en-francais/

Canada et génocide des pensionnats pour Indiens:

https://resistance71.wordpress.com/?s=kevin+annett

Russell Means, AIM et lutte anti-coloniale:

https://resistance71.wordpress.com/russell-means-aim-activisme-anticolonial/

Wampum Deux Rangées:

https://resistance71.wordpress.com/wampum-deux-rangees/

 

Colonialisme occidental: Quelques noms des plus de 50 000 enfants autochtones victimes du génocide canadien…

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“La force, même cachée, induit la résistance.”

~ Proverbe Lakota (Sioux) ~

 “Attention, les chrétiens viennent pour vous choper et ce ne sont pas des gens sympas…”

~ George Carlin ~

 “Notre nation est née dans le génocide lorsqu’elle embrassa la doctrine que l’américain originel, l’Indien, était un être inférieur. Avant même qu’il y ait eu un grand nombre de nègres sur nos côtes, la balafre de la haine raciale avait déjà défiguré la société coloniale.”

~ Martin Luther King ~

En ces fêtes de fin d’année, beaucoup commémorent les disparus. Nos médias nous remémorent en boucle les assassinés du Bataclan. Il n’y a pas de différences entre ces innocents et la foule d’innocents assassinés chaque jour dans le monde par la veulerie occidentale et notre approche systémique arrogante et violente dans nos rapports avec autrui.

En ce moment particulier de fin d’année, de ces fêtes paragon de la société mercantile et futile, nous tenons à commémorer quelques-uns des plus de 50 000 enfants assassinés, disparus dans ce nettoyage ethnique de masse qui s’est tenu dans les pensionnats pour Indiens au Canada (et aux Etats-Unis) entre 1889 et 1996. Certains de ces enfants ont été assassinés de notre vivant. Ceci n’est pas de “l’histoire ancienne”. L’empire est bâti sur un gigantesque génocide de plus de 100 millions de personnes. L’empire a volé, usurpé tout ce qu’il possède. L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie coloniale se tenant main dans la main avec les peuples et nations originels des 4 autres continents, balayant la pyramide oligarchique qui ne fait que semer mort, terreur, misère et chaos sur cette planète qui ne nous appartient mullement mais que nous ne faisons qu’emprunter à nos enfants et petits-enfants.

L’éveil, c’est réaliser et abattre le plus grand fléau de l’humanité: le colonialisme et ce par quoi il arrive – l’État !

Noël 2015 et le nouvel an 2016 se feront sous la loi martiale et sous une dictature qui sort du bois, Noël 2016 sera t’il au goulag ? Méditez bien là dessus avant de vous empiffrer durant les fêtes et commencez sérieusement à penser à ce que vous allez faire pour que çà change vraiment… Ce n’est plus l’heure des résolutions petit bras de nouvel an.

Union + Organisation = Action Directe Efficace

~ Résistance 71 ~

 

Quelques uns des disparus du Canada

 

La culpabilité de leurs assassins demeure !

 

Kevin Annett

 

21 décembre 2015

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2015/12/21/some-of-the-disappeared-of-canada/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Maisie Shaw, 14 ans, poussée à coup de pied dans les escaliers de la cave par le principal du pensionnat le révérend Alfred Caldwell de l’église unifiée du Canada, pensionnat d’Albeni, dans la nuit du 24 décembre 1946. Lieu de sépulture inconnu.

Albert Gray, 11 ans, battu à mort par ce même révérend Alfred Caldwell, pour avoir pri des prunes d’un bocal au pensionnat pour Indiens d’ Ahousaht United Church le 13 janvier 1938. Lieu de sépulture inconnu.

Vicky Steward, 9 ans, décédée de traumatisme cérébral suite à des coups reçus par la matronne Ann Knizky, du pensionnat United Church Edmonton le 9 Avril 1958. Enterrée à Waglisla après qu’un faux certificat de décès ait été délivré.

Richard Thomas, 15 ans, battu à mort par le frère Terrance McNamara à la Kuper Island catholic indian school, en avril 1964. Enterré dans la partie sud de la propriété de l’école dans une fosse commune avec d’autres enfants.

Joey Lavallee, 5 ans, assassiné au moyen de torture par chocs électriques administrés par un aiguillon à bétail électrique manié par un prêtre catholique à la prairie catholic school en Juin 1966. Lieu de sépulture inconnu.

Elaine Dick, 6 ans, rouée de coups et piétinée à mort par une sœur à la St. Paul’s catholic day school du nord de Vancouver au printemps 1966. Enterrée au cimetière Squamish sous un faux nom.

Margaret Sepass, 9 ans, fouettée à mort par un surveillant de dortoir à la St. Michael’s Anglican Indian school, Albert Bay, en décembre 1961. Lieu de sépulture inconnu.

Joseph Jones, 11 ans, sodomisé à mort par un membre du personnel de la St. Michael’s Anglican Indian school, Albert Bay, le 2 Octobre 1949. Lieu de sépulture inconnu.

Albert Hance, 14 ans, mort de faim dans une pièce de réserve froide en punition pour s’être endui de l’école St. George’s Anglican Indian school, Lytton, Enterré près de l’école dans une fosse commune.

Nora Jones, 4 ans, disparue à tout jamais du pensionnat de l’United Church D’Albeni le 5 Avril 1970.

Sally Gardiner, 16 ans, décédée au cours d’un avortement forcé après avoir été violée par un membre du personnel du pensionnat de l’ United Church Alberni en février 1966. Enterrée avec son fœtus dans la forêt à l’ouest du bâtiment de l’école dans une fosse commune.

Albert Baptiste, 9 ans, décédé par électrocution suite à des chocs électriques administrés au moyen d’un aiguillon à bétail électrique par un prêtre catholique à la St. Eugene catholic Indian school, Cranbrook, le jour de Noël 1951. Enterré au cimetière indien local.

Clifford Tale, étranglé par un membre du personnel du pensionnat d’Alberni le 3 février 1965. Lieu de sépulture inconnu.

Nouveau né de sexe féminin brûlée vive dans une chaudière à la Muscowequan catholic Indian school dans le Sakatchewan par un prêtre en Novembre 1944. Les cendres furent éparpillées dans la nature.

Maggie Seward, 13 ans, défenestrée par une sœur à la Kuper Island catholic school, en janvier 1930. Lieu de sépulture inconnu.

Sandy Mitchell, 10 ans, décédé après avoir servi de cobaye médical pour des médecins parlant allemand à la Kuper Island catholic school, en janvier 1939. Enterré secrètement au cimetière de l’hôpital Coqualeetza, Sardis.

Quinze garçons et filles Mohawk abattus par arme à feu par des soldats canadiens près du pensionnat de l’église anglicane de Brantford, Ontario à l’été 1943. Enterrés dans une fosse commune dans le parc Glebe tout proche.

Il y a plus de 60 000 enfants entre 4 et 16 ans, garçons et filles, décédés de causes inconnues et non enregistrées dans les pensionnats pour Indiens sous le gardiennage et la responsabilité légaux des églises catholique, anglicane et unifiée du Canada entre les années 1889 et 1996. Ces enfants ont été massivement enterrés dans des fosses communes au moins au nombre de 28 ou brûlés dans les chaudières des école et leurs cendres disséminées.

Johnny Bingo Dawson, 53 ans, survivant des pensionnats pour Indiens et leader de l’association Friends and Relatives of the Disappeared (FRD) est mort des suites d’un passage à tabac brutal aux mains de trois policiers de la ville de Vancouver le 6 décembre 2009. Les causes du décès ont été falsifiées sur l’acte de décès. Il a été inhumé dans un lieu inconnu.

Ricky Lavallee, 47 ans, survivant des pensionnats pour Indiens et leader de la FRD et témoin occulaire de la mort de Bingo Dawson est décédé des suites d’un coup reçu à la poitrine par un assaillant inconnu le 3 janvier 2012.

William Arnold Combes, 56 ans, survivant des pensionnats pour Indiens et aussi leader de FRD, témoin occulaire de l’enlèvement et de la disparition de 10 enfants par la reine Elizabeth II d’Angleterre en 1964, est mort suite à une injection mortelle et un retrait prématuré du système de réanimation qui le maintenanait en vie à l’hôpital catholique St Paul de Vancouver le 26 février 2011. Lieu d’inhumation inconnu.

Harry Wilson, 53 ans, survivant des pensionnats pour Indiens et premier témoin occulaire à avoir trouvé les restes d’un cadavre au pensionnat d’Alberni est décédé des suites de coups et blessures reçus à la tête et à la poitrine le 3 Mars 2012 à Vancouver. Lieu d’inhumation inconnu.

Crimes colonialistes du Canada: La farce du rapport de la Commission Vérité et Réconciliation sur l’holocauste aborigène… 2ème partie

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 4 juin 2015 by Résistance 71

En 1924, après quelques années de discussion… le congrès des Etats-unis passa finalement un statut simple en un paragraphe accordant la citoyenneté aux Indiens sans détriment à leurs droits de citoyenneté tribale. Les Iroquois envoyèrent poliment une note au gouvernement l’informant qu’ils n’avaient jamais été, ne sont pas et n’ont aucune intention de devenir des citoyens américains. En qu’en conséquence, ils ne considéreraient pas le statut de 1924 comme ayant un effet quelconque sur eux. Les Iroquois n’ont jamais dévié de cette position depuis lors.”
~ Vine Deloria Jr, ~

En complément de notre article précédent

 

Tu es un méchant, méchant garçon Murray Sinclair

 

Mohawk Nation News

 

3 Juin 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/06/03/youre-a-bad-boy-murray-sinclair/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le juge Murray Sinclair (NdT: de la nation Ojibwe) de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) Inc. nous rappelle la commission Warren dont le but était de couvrir l’assassinat de Kennedy. Tu as été autorisé par nos bouchers de la COURONNE à compléter leur objectif, celui de pouvoir échapper à l’accusation de génocide (NdT: dans sa déclaration publique, le juge Sinclair fait état de “génocide culturel” et non pas de “génocide”, nous mettons la vidéo de sa déclaration publique en section commentaires…). Lorsque tu es devenu membre du barreau, tu as prêté serment au barreau du temple de Londres (City). Tu es un agent de la COURONNE (NdT: de la City de Londres, de la banque d’Angleterre).

Au lieu de mettre en accusation la COURONNE, tu suggères que nous prêtions tous serment à nos assassins. Le serment devrait-il être: “reinette STP ne massacre plus nos enfants” ? Tu protèges la grande population des colons qui ne sont que des immigrants illégaux sur ce continent et sur notre terre. Ils ont le plus profité du génocide. Nous sommes la descendance directe des premiers peuples d’ono’ware:geh (Île de la Grande Tortue), liés à notre terre-mère par les femmes (wampum 44). Les étrangers ne peuvent pas avoir cette relation comme elle est clairement exprimée dans le teio’ha:the. (NdT: Wampum Deux Rangées en langue Mohawk, aussi connu sous le nom de Guswenta). Les Indiens entrepreneuriaux (travaillant pour la COURONNE) ont déjà prêté serment pour assister à l’accomplissement du plan commercial de la COURONNE pour une solution finale dès 2024 (NdT: plan génocidaire de cent ans débuté en 1924 et l’application de la seconde loi sur les Indiens, Indian Act). Toutes tes recommandations ne sont qu’un grand balayage de toute cette fange coloniale sous le grand tapis royal.

Leur mère est de l’autre côté de l’océan. Ils ne connaîtront jamais la paix tant qu’ils ne retourneront pas chez eux. Ils sont arrivés sur ces rivages, malades. Nous et notre bonne mère nous sommes occupés d’eux. De la terre fut assignée où ils purent vivre, pratiquer leur croyance et faire leurs propres lois pour eux-mêmes, jusqu’à ce que leur mère les rappelle chez eux. Lorsque les babysitters sont abusées, négligées, molestées, que leurs fonds sont détournés, alors elles arrêtent de s’occuper des enfants. Les envahisseurs veulent continuer à insulter, désacraliser notre mère pour le seul bénéfice des actionnaires de leur pyramide du pouvoir. Ils ont illégalement saisi notre terre en utilisant leur matrice de l’amirauté, qui est une fiction, une complète illusion. (NdT: les colonies de la COURONNE sont régies sous la loi de l’amirauté britannique, car elles font partie de la “haute-mer”)

Leur idée de citoyenneté au sein de leur matrix de l’amirauté siginifie pour eux d’avoir la souveraineté totale sur nous. Kaiane’re:kowa, notre constitution, la loi de la terre, ne le permet pas.

Très tôt dans notre relation, les femmes les ont vu comme iah onkweh ti (NdT: après avoir demandé directement à l’auteure du billet, cette expression Mohawk veut dire “qui ne sont pas proches de la nature”, par extension “anti-naturels”…) et suggérèrent qu’ils retournent d’où ils venaient. Nous avons vu que leur esprit n’était pas honnête et qu’ils n’avaient aucune pitié ni scrupules. Nous les avons accueilli dans le sein de nos maisons et de nos familles. Nous avons vu leurs manières pédophiles et avons tout de suite vu que nous ne pouvions pas leur faire confiance avec nos enfants. Pour les protéger, il fut décider qu’ils devaient vivre séparés de nous en accord avec teiohateh (wampum deux rangées). Les pensionnats pour Indiens ne sont plus visibles. Ce sont maintenant les “femmes disparues et assassinées” qui ont été institutionalisées.

Les lois humaines et la loi naturelle sont différentes. Tous les humains, animaux, plantes et êtres vivants ont leur territoire qui les maintient en vie. L’homme blanc s’est investi du rôle de mère nature avec sa loi statutaire entrepreneuriale de l’amirauté.

Leur génocide continue avec des sanctions économiques contre nous, la criminalisation de nos actions, le ciblage, le déni pour nous d’utiliser notre terre et l’interférence dans nos efforts de nous occuper de nous-mêmes. “Désolé de vous avoir assassiné et de vous avoir volé”, ne veut rien dire, vous ne pouvez pas réparer ce que vous avez brisé. Vous ne serez pas ceux qui décideront de la réconciliation au sujet de votre brutalité sans bornes. Vous voulez toujours l’extermination totale. Vous, les criminels, répondrez de cela devant une instance internationale adéquate.

Nous ne voulons pas une vengeance. Nous voulons bâtir un meilleur futur pour nos enfants et petits-enfants. L’offre compensatoire de leur monnaie de singe constitue leur tentative d’acheter leur ticket de sortie du crime commis. La manipulation de nos esprits est terminée. Nous avons lavé nos yeux, nos oreilles et notre peau sensible avec la plume d’aigle. Nous voyons très clairement leur agenda. Nous appelons nos partenaires internationaux du monde pour faire pression sur l’entreprise commerciale portant le nom de “Canada” et de les rendre responsables du crime de génocide.

Nous sommes un peuple uni qui établira a paix de quelque manière que ce soit. Le wampum noir est la dernière offre de paix lorsque nous avons épuisé toutes les autres solutions. Tous les animaux dans la nature évitent le conflit. L’ours, le loup et les autres vont toujours essayer de se sauver plutôt que de se battre, mais quand ils sont acculés ou mis dans une situation dangereuse, alors ils vont se défendre sans rémission.

Tout être vivant sur terre a un droit inhérent à l’auto-préservation.

Crimes colonialistes du Canada: La farce du rapport de la Commission Vérité et Réconciliation sur l’holocauste aborigène…

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Le maquillage élaboré du Canada de son génocide prouve néanmoins la culpabilité et l’intention criminelle du gouvernement et des églises

“Ils ont perdu leur droit légal et moral d’exister…” (Tribunal de Droit Coutumier, Bruxelles)

 

ITCCS

 

2 juin 2015

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2015/06/02/breaking-news-june-2-2015/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note: Nous avons couvert extensivement ce sujet et avons traduit énormément d’info. A lire sous cet article, une compilation pour mieux comprendre cette affaire criminelle sans nom impliquant le gouvernement colonial canadien et les églises sévissant sur ses terres usurpées et qui ont commis ENSEMBLE ce génocide, qui aujourd’hui ne dit son nom qu’à “demi-mot”…

Ottawa:

La tentative onéreuse du Canada sur plusieurs années de se faire exonérer de ses assassinats de masse d’enfants aborigènes (NdT: plus de 50 000 enfants “disparus” – chiffre conservateur — dans les pensionnats pour Indiens entre la fin XIXème siècle et 1996, date de la fermeture du dernier pensionnat…) s’est terminée hier dans le mensonge et la honte absolue, lorsque la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) financée par l’état canadien a publié son rapport final sur le système meurtrier des pensionnats pour Indiens, rapport qui a obscurci plus qu’élucidé l’affaire tout en ne tenant personne pour responsable du pire des crimes de l’histoire du Canada.

Le rapport de la CVR qui a coûté aux contribuables canadiens 68 millions de dollars a reconnu qu’un génocide s’était effectivement déroulé au Canada, mais n’a nommé aucun perpétrateurs, a ignoré les conséqences légales d’un tel crime et a effectivement absout le Canada et ses multiples églises en charge des pensionnats des viols, tortures et meurtres systémiques d’enfants aborigènes qui eurent lieu pendant plus d’un siècle.

Minée par la corruption et les effets tampons de tout poil, snobant ouvertement la loi internationale et la règle procédurière en muselant des témoins oculaires et en détruisant des preuves cruciales, la CVR a conclu en rapportant que des milliers d’enfants “ont pu” mourir dans le système de pensionnats pour Indiens, malgré ses propres preuves confirmées de dizaines de milliers de telles morts.

Justifiant l’évasion de cette vérité, le président de la CVR, le juge Murray Sinclair, qui fut mis en accusation en 2013 par une cour internationale de justice pour obstruction à la justice et couverture d’actes de génocide, a menti publiquement hier lorsqu’il a affirmé que “Le gouvernement (canadien) avait arrêté de publier les enregistrements des décès des pensionnats pour Indiens en 1920.” En fait, des rapports de décès d’élèves et une mortalité constante entre 40 et 60%, furent continuellement publiés par le gouvernement jusqu’à au moins l’année 1969, comme cela fut prouvé en 1998 par le révérend Kevin Annett dans ses recherches indépendantes et subséquemment.

Dans une déclaration publique aujourd’hui qui sera postée sur Youtube, Kevin Annett a remarqué:

“Le peu de vérité sur l’holocauste canadien que la CVR a admis est simplement une remouture de tout ce que j’avais rendu public en Juin 1998 au cours de notre propre enquête indépendante. La CVR a simplement géré théâtralement une absolution publique pour les églises impliquées (NdT: catholique, anglicane, presbytérienne, unifié du Canada) et le gouvernement qui ont ensemble exterminé plus de 50 000 enfants. Personne n’ira en prison pour ces assassinats: la CVR fut mise en place pour que ceci soit assuré, ceci est un crime national de plus !…”

Commentant depuis Bruxelles sur le rapport de la CVR, une porte-parole du Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (ITCCS), le corps juridique qui a mis en accusation le Canada et ses églises pour génocide en 2012 et en 2013, a dit aujourd’hui:

“Les églises et les gouvernements qui ont commis et caché ces horribles crimes n’ont aucun droit sous la loi des nations de conduire des “enquêtes” autogérées sur eux-mêmes, comme cela vient de se produire au Canada. Donc nous considérons la rapport de la CVR comme étant une entrave claire à la bonne marche de la justice et il ne diminue aucunement d’un iota la responsabilité criminelle du Canada et de ses églises, ainsi que de leurs soutiens de Londres et de Rome, pour ces crimes de guerre. Franchement, ces corps constitués ont perdu tout droit légal et moral d’exister.”

A Winnipeg, et en réponse au rapport de la CVR, le conseil provisoire de la légalement déclarée République du Kanata a annoncé une nouvelle campagne pour “démanteler cette conspiration criminelle appelée Canada et mettre en application les mandats d’arrêts citoyens contre trente leaders de l’église et de l’état du Canada”, ceci incluant le président de la CVR Murray Sinclair.

“Ils ont admis leurs crimes et ont été condamnés devant la loi, c’est maintenant à nous, le peuple de punir ces criminels et leur système, de nettoyer notre pays de leur héritage d’assassinats d’enfants” a déclaré Kevin Annett aujourd’hui.

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Lectures connexes:

https://resistance71.wordpress.com/2013/11/04/genocide-des-nations-autochtones-au-canada-le-cas-sanglant-des-ecoles-residentielles-pour-indiens-de-1850-a-1996-mis-au-grand-jour-1ere-partie/

https://resistance71.wordpress.com/2013/11/06/genocide-des-nations-autochtones-au-canada-le-cas-sanglant-des-ecoles-residentielles-pour-indiens-de-1850-a-1996-mis-au-grand-jour-2eme-partie/

https://resistance71.wordpress.com/2013/10/25/le-fleau-du-colonialisme-passe-et-present-la-mascarade-du-concept-de-la-reconciliation/

https://resistance71.wordpress.com/2013/09/19/colonialisme-et-genocide-au-nouveau-monde-a-decouvert-genocide-au-canada-passe-et-present-introduction-1ere-partie/

https://resistance71.wordpress.com/2013/09/23/colonialisme-et-genocide-au-nouveau-monde-a-decouvert-genocide-au-canada-passe-et-present-introduction-2eme-partie/

Dossier complet:

https://resistance71.wordpress.com/page/3/?s=kevin+annett

 

Crimes génocidaires au Canada: Bergoglio (pape François 1er), Pachon (Supérieur Géneral des jésuites) et Welby (archevêque de Canterbury) devant la justice…

Posted in actualité, colonialisme, guerres imperialistes, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 1 avril 2014 by Résistance 71

Tout ceci est à l’origine lié au travail sans relâche d’enquête de Kevin Annett pendant près de 20 ans, pour traduire en justice les assassins de plus de 50 000 enfants autochtones décédés lors du programme gouvernemental canadien des pensionnats pour indiens (Indian Residential Schools) entre les années 1820 et 1996 (date de fermeture du dernier de ces « pensionnats », camps d’extermination), écoles gérées par les élises catholique, anglicane et unifiée du canada.

A ce sujet, voir notre dossier « Génocide, pensionnats pour Indiens/Kevin Annett »

Nous avons traduit de larges extraits de son livre enquête, livre dont on ne sort pas indemne.

Article précédent sur l’affaire.

— Résistance 71 —

 

Communiqué public urgent et mise à jour en provenance du Tribunal International de Droit Coutumier

Publié sous les auspices du Tribunal International contre les Crimes de l’Église et l’État (ITCCS)

 

Samedi 29 Mars 2014 , 8 am GMT

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2014/03/29/urgent-public-communique-and-update-from-the-international-common-law-court-of-justice-trial-of-pope-francis-the-jesuits-and-the-anglicans-to-commence-april-7/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Inclusions:

1. Le procès du pape François 1er, des Jésuites et de l’église anglicane, commencera le 7 Avril avec une session d’ouverture présentée par le bureau du procureur ; la cour établit une sécurité renforcée après qu’une équipe “commando” du Vatican ait été envoyée à Bruxelles.

2. Une agence d’information du public a été ouverte pour rendre publiques les preuves fournies par le bureau du procureur durant le procès. Le premier rapport de l’agence se situe ci-dessous.

3. Les restes et archives de procédures concernant les enfants décédés ont été ordonnés à la destruction par l’archevêque de Canterbury Justin Welby (église anglicane), agissant au nom de la reine Elisabeth d’Angleterre. Des fosses communes contenant les cadavres d’enfants traffiqués sont découvertes au Canada, en Hollande et aux Etats-Unis et sont liées au culte sacrificiel dit du neuvième cercle.

Le secrétariat du tribunal a publié aujourd’hui cette déclaration publique:

Jorge Bergoglio (alias “Pape François 1er), Adolfo Pachon (supérieur général de l’ordre des jésuites) et Justin Welby (archevêque de Canterbury, église anglicane), seront jugés in abstentia à partir du lundi 7 Avril 2014, après avoir refusé de défier ou nier les accusations criminelles qui ont été émises à leur encontre par la division procéduriaire du Tribunal de droit coutumier de Bruxelles.

Le bureau du procureur commencera l’exposé des faits contre ces trois accusés principaux au jour dit et présentera les preuves liant ces personnes au trafic, la torture et la mort d’enfants et l’escamotage de ces crimes.

Le tribunal a retardé l’ouverture de ce procès d’une semaine de sa date programmée d’ouverture du 31 mars après avoir reçu la confirmation qu’une équipe d’opérations secrètes a été envoyée par le Vatican pour perturber et détruire le travail du tribunal. Cette équipe consiste en des agents sous contrats de la soi-disante “sainte alliance”, une agence d’espionage et d’assassinat gérée par l’ordre des jésuites, responsable de réduire au silence et d’assassiner les opposants au pape.

Le tribunal a établi de nouveaux arrangements de sécurité à cet égard pour ses membres et spécifiquement de son porte-parole public clef, le révérend Kevin Annett, secrétaire de terrain de l’ITCCS. Les sessions initiales du tribunal seront fermées et conduites dans un endroit tenu secret. Quoi qu’il en soit, les preuves que le bureau du procureur présentera à la cour seront rendues publiques pendant le procès au travers d’une agence d’information publique nouvellement établie et rattachée au bureau du procureur.

La première annonce de cette agence est publiée ci-dessous.
Voir www.itccs.org et www.iclcj.com pour toutes mises à jour ultérieures.

 

ICLCJ Communiqué 29 Mars 2014

Bruxelles

……………………………

Agence d’Information Publique du Bureau du Procureur du Tribunal International de Droit Coutumier

Bulletin No. 1: Samedi 29 Mars 2014

Le Bureau du Procureur en Chef (BPC) a compilé ses preuves contre les principaux accusés BERGOGLIO, PACHON et WELBY et a enregistré sa documentation principale avec le tribunal. Nos plaidoiries devant la cour commenceront le Lundi 7 Avril 2014 à 10:00 du matin.

Le BPC a trouvé un nombre considérable d’évidences et de preuves liant les accusés avec l’opération et la protection d’un réseau mondial de traffic d’enfants impliquant de manière systématique et routinière, le kidnapping, le viol, la torture et le meurtre sacrificiel d’enfants nouveaux-nés et d’enfants jusqu’à l’âge de 14 ans. Le cercle documenté connu sous le nom de NEUVIEME CERCLE, impliquant les accusés et les anciens papes JEAN-PAUL II et BENOIT XVI, est une des manifestations de ce réseau. Ce CERCLE opère selon les statuts de la loi canon désignée comme LE PRIVILEGE MAGISTRAL (THE MAGISTRAL PRIVILEGE), qui est enregistré aux archives scellées de la bibliothèque du Vatican. Une copie obtenue de ce statut est jointe comme preuve par le BPC.

Le NEUVIEME CERCLE existe dans le monde entier et est vieux de plusieurs siècles ; il opère depuis les cathédrales catholiques romaines de Montréal, New York, Rome, Londres et de douzaines d’autres endroits. Ces endroits incluent également des propriétés forestières aux Etats-Unis, au Canada, en France et en Hollande. Il utilise de manière routinière des enfants saisis auprès des orphelinats catholiques, des agences d’adoption, des hôpitaux et écoles.

Le BPC a documenté une de ces opérations dans l’ancienne MOHAWK INDIAN RESIDENTIAL SCHOOL (NdT: pensionnat) de l’église anglicane et gérée par les jésuites de Brantford en Ontario, Canada. Les viols, torture et meurtres sacrificiels d’enfants autochtones routiniers associés avec la confédération Mohawk, ont commencé dès l’ouverture du pensionnat en 1832 et continuent jusqu’à aujourd’hui dans des chambres du sous-bassement. Ce fait a été établi grâce à des restes examinés médico-légalement provenant d’une fosse commune retrouvée près de l’école, ainsi que par des témoignages de témoins occulaires, de preuves para-psychologiques et de la documentation d’archives secrètes de l’église anglicane à London, Ontario (la collection “G-12” du diocèse Huron anglican sous l’évêque Bob Bennett).

Une ancienne chercheuse de l’église anglicane LEONA MOSES a aussi confirmé ces faits personnellement à Kevin Annett et à l’ancienne Mohawk Cheryl Squire, lors d’un entretien privé en Octobre 2011. (voir la preuve du ICLCJ case 0022513-001, Genocide in Canada, at www.itccs.org, et les liens vidéos youtube placés sous ce communiqué)

Un des accusés principaux WELBY, agissant en tant qu’archevêque de Canterbury et sous la direction de la criminelle condamnée ELISABETH DE WINSOR (alias “reine d’Angleterre”), a ordonné la destruction de ces archives et de tous les restes médico-légaux des enfants assassinés en Janvier 2012, dans un communiqué privé adressée au prélat de l’église anglicane Fred Hiltz de Toronto. L’ordre de WELBY fut en partie induit par l’implication directe d’ELISABETH DE WINDSOR dans le kidnapping et la mort d’enfants autochtones au Canada et de la participation régulière de membres de la famille royale aux rituels du NEUVIEME CERCLE à l’école Mohawk de Brantford.

Ces rituels sont certifiés confirmés par des témoins occulaires d’un ancien pensionnaire de l’école Mohawk et par un enquêteur para-psychologue acrédité par la police dont les déclarations sous serments (NdT: équivalent des procès verbaux chez nous, appelés “affidavits” en anglais) sont enregistrés dans la liste des présentations à charge de l’accusation.

Ces deux sources sont d’accord pour dire avoir vu neuf personnes en chasubles rouges rassemblées autour d’un autel dans une pièce à voûtes du sous-bassement catacombe se situant sous le bâtiment ouest de l’école indienne Mohawk. Une jeune enfant Mohawk âgée de 5 ou 6 ans était attachée et baillonnée sur l’autel, elle fut répétitivement violée par tous les participants, puis tuée, éviscérée et découpée avec un couteau de cérémonie ; son sang fut consommé par les neufs présents. Les restes du corps furent ensuite brûlés et enterrés en secret dans les bois se trouvant à proximité de l’aile ouest du bâtiment.

En Octobre 2011, des excavations furent commencées par les anciens de la communauté Mohawk sur la zone du même site adjacent à l’école, ces fouilles ont révélé de nombreux boutons d’uniformes de filles élèves de l’école, des pièces de vêtements brûlées et des os qui ont été coupés en segments disctincts. De plus, deux de ces fragments d’os ont été positivement identifiés comme étant ceux appartenant à un jeune enfant, par un médecin légiste de la province de l’Ontario, Greg Olson et par l’archéologue Kris Nahrgang, ainsi que par un médecin légiste de grande expérience le Dr Donald Ortner de l’institut Smithsonian de Washington DC (Ortner est décédé de causes inconnues peu après…).

Les accusés principaux WELBY, BERGOGLIO et PACHON ont tous conspiré pour mettre en œuvre une campagne de dissimulation ou de destruction de preuves, d’obstruction à la justice et ont publiquement discrédité l’ITCCS et Kevin Annett après que cette évidence fut diffusée publiquement en Octobre 2011. Cette campagne de désinformation continue essentiellement par le moyen des médias contrôlés par le gouvernement du Canada, incluant le mal-nommé “Aboriginal Peoples’ Television Network” (APTN, voir ici une “lettre ouverte à APTN” par Kevin Annett: http://www.youtube.com/watch?v=01Iq6OR0ibA ) et en faisant directement taire les anciens Mohawks et les témoins occulaires de Brantford.

L’implication jésuite dans les rituels du NEUVIEME CERCLE à l’école Mohawk est confirmée dans la correspondance des directeurs principaux de l’école en remontant aussi loin que 1922. Des rituels de sacrifice similaires jésuites impliquant de jeunes enfants et des nouveaux-nés dans les écoles catholiques indiennes du Dakota du Sud et à Omak, Washington sont attestés par la témoin occulaire Clarita Vargas dans un procès-verbal inclus au dossier à charge.

Plus de preuves sur cette affaire seront divulguées dans les prochains bulletins d’information.

Publié par l’Agence d’Information Publique du Bureau du Procureur en Chef

Le 29 Mars 2014

Bruxelles, Belgique

= = =

Vidéos liées à ce communiqué (en anglais):

http://www.youtube.com/watch?v=NLzfvaA1vm8

http://www.youtube.com/watch?v=wGITRe1sJtQ

http://www.youtube.com/watch?v=G04DuSJhBhw

Cette dernière vidéo est un peu longue (1 heure, en fait 50minutes sans les pubs…), mais est excellente, à la fois pour l’information présentée (commentaires et analyses sur l’excavation des restes d’enfants autochtones sur le terrain du pensionnat de Brantford), mais aussi pour le message apporté… A voir et diffuser sans modération.

http://www.youtube.com/watch?v=xw5DwVlaspY

Kevin Annett, vidéo (4min30) 31 mars 2014:

Le gouvernement du Canada officialise la mort des dizaines de milliers d’enfants dans les pensionnats canadiens entre 1824 et 1996

 

http://www.youtube.com/watch?v=4xcUTiN1mAU

 

 

Génocide des nations autochtones au Canada: Le cas sanglant des écoles résidentielles pour Indiens de 1850 à 1996 mis au grand jour ~ 2ème partie ~

Posted in actualité, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 6 novembre 2013 by Résistance 71

Vidéo en français (VOSTF) du documentaire sur le génocide des écoles résidentielles du Canada:

1er épisode

2ème épisode

3ème épisode

4ème épisode

*  *  *

Une chronologie du crime: Génocide au Canada dans l’ère moderne

Kevin Annett

 

Première partie du livre (extraits): “Hidden No Longer: Genocide in Canada, Past and present” (3ème édition 2010)

“A découvert: Génocide passé et présent au Canada”

 

 ~ Larges extraits de la chronologie des évènements de 1850 à 2010 ~

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~ Novembre 2013 ~

 

1ère partie

 

Seconde partie

 

1969: Le ministre des affaires indiennes Jean Chrétien affirme une politique “assimilationniste” génocidaire d’extinction légale et culturelle des nations autochtones dans un “memo” fédéral au parlement.

1972: Anticipant la fin du programme des écoles résidentielles, le ministère des affaires indiennes (MAI) ordonne la destruction de tous les dossiers personnels des Indiens, incluant tous titres de propriétés ou assimilés originaux. En conséquence, la preuve écrite de titres de propriétés et de la généalogie d’un nombre incalculable de familles est détruite, ce qui aura pour effet de perturber toute demande de restauration territoriale indienne.

1975: Bon nombre d’écoles résidentielles ont été fermées ou rendues à la gérance des conseils de bandes. Quoi qu’il en soit, beaucoup des abus et des crimes contre les enfants continuent aux mains du personnel aborigène mandaté par l’état. La dernière de ces écoles fermera ses portes en 1996.

Été 1978: Le groupe activiste “Pouvoir Rouge”, affiliés à l’American Indian Movement (AIM), occupe le MAI de Vancouver et publie les archives sur la stérilisation dans les hôpitaux pour Indiens de la côte Ouest. Red Power demande une abolition de la loi sur les Indiens, des réserves et des marionnettes de l’état fédéral que sont les “conseils de bandes”.

1980: En réponse, le gouvernement fédéral établit ce qui est appelé l’Assemblée des Premières Nations (APN ou Assembly of First Nation, AFN) comme corps constitué fédéral collaborant avec l’état et consistant en une assemblée de “chefs” auto-nommés, non élus, veant de tout le Canada. L’APN refuse de soutenir les souverainetés indigènes ou toute demande d’enquête sur les décès et crimes ayant eu lieu dans les écoles résidentielles.

Octobre 1989: Nora Bernard, une survivante d’un pensionnat pour indien du Nouveau Brunswick commence les premières poursuites judiciares contre l’église catholique et le gouvernement du Canada pour la souffrance qu’elle a endurée dans l’école. Nora sera assassinée en Décembre 2007, juste avant les “excuses” du Canada au sujet de ses pensionnats.

1990: En réponse, le membre du parti libéral et partie prenante du gouvernement le “chef” Phil Fontaine de l’APN présente la première “pirouette” officielle sur les pensionnats indiens en référant aux “abus” des écoles tout en évitant soigneusement de mentionner les crimes bien plus sérieux qui s’y tinrent.

Printemps 1993 – Janvier 1995: Des témoins oculaires indiens de meurtres ayant eu lieu à l’école de l’église unifiée de Port Albeni (C.B), parlent publiquement des morts d’enfants dans l’école depuis la chaire du révérend Kevin Annett de l’élise St Andrew de Port Albeni. Lorsque Annett met à jour un accord foncier secret sur des terres natives volées entre son église unifiée, le gouvernement fédéral et le financier de l’église MacMillan-Bloedel Ltd, il perd son emploi sans qu’aucune raison ne lui soit donnée et sera plus tard (1997) expulsé et excommunié de l’église unifiée du canada sans autre forme de procès ou d’auditions.

18 Décembre 1995: Les meurtres d’enfants indiens à l’école résidentielle d’Albeni reçoivent une couverture de presse pour la première fois dans le Vancouver Sun au cours d’une manifestation organisée par le révérend Kevin Annett. Un témoin oculaire Harriett Nahanee, dit publiquement aux journalistes avoir été témoin de la mort de la petite Maisie Shaw, alors âgée de 14 ans (en 1946), qui fut battue et piétinée à mort par le révérend Alfred Caldwell.

20 Décembre 1995: D’autres témoins oculaires témoignent publiquement: Archie Frank d’Ahousaht décrit comment Alfred Caldwell a battu à mort un enfant du nom de Albert Gray. La GRC refuse d’ouvrir une enquête sur les deux incidents.

1er février 1996: La première poursuite en justice par les survivants de l’école résidentielle pour Indiens d’Albeni contre l’église unifiée et le gouvernement du canada est mise en action.

3 février 1996: L’église unifiée commence les procédures officielles internes pour l’expulsion définitive du révérend Kevin Annett en tant que prêtre et le priver de sa raison de vivre. Annett sera finalement expulsé en mars 1997 dans ce qui fut le seul défrocage public de l’histoire de l’église unifiée du canada et à un coût de 250 000 dollars.

1996-8: Kevin Annett commence à documenter et à rendre public des centaines de témoignages de crimes ayant eu lieu dans les écoles résidentielles, combinant des témoignages de première main avec des archives de l’université de Colombie Britannique (UBC). Il commence un doctorat à UBC, mais doit abandonner suite à de gros problèmes familiaux. Il perd la garde de ses enfants dans un divorce qui fut initié et financé contre lui par les avocats de l’église unifiée.

12-14 juin 1998: Kevin Annett organise le premier tribunal indépendant contre les écoles résidentielles indiennes canadiennes sous les auspices de l’IHRAAM, un affilié de l’ONU. Le 20 juin, le journal Globe and Mail est le seul organe de presse qui rapporte sur le tribunal de l’IHRAAM.

[…]

Septembre 1998: Le juge de la cour suprême de la province de C.B Brenner proclame dans un rendu que l’église unifiée du canada et le gouvernement canadien sont aussi légalement responsables des dommages causés par leurs employés dans l’école résidentielle d’Albeni. La décision de Brenner déclenche une marée de milliers d’actions en justice de la part des survivants contre le gouvernement et les églises catholique, anglicane et unifiée.

27 octobre 1998: Après la mort soudaine de deux autochtones parties civiles dans l’affaire contre l’église unifiée, des avocats de l’église admettent que cette dernière s’est engagée avec le gouvernement dans une opération conjointe de couverture des crimes ayant eu lieu à l’école résidentielle d’Albeni et ce depuis au moins 1960 et que les officiels de l’église et le personnel ont kidnappé des enfants de l’école (paru dans le journal du Vancouver Province)

Janvier 1999: Le tribunal IHRAAM et les meurtres des écoles résidentielles sont rapportés pour la première fois en dehors du Canada dans les pages du magazine britannique “The New Internationalist”. La couverture médiatique par ce magazine de ces crimes ainsi que Kevin Annett sont réduits au silence la même année par des menaces légales émanant des avocats de l’église unifiée. Un campagne de diffamation publique est lancée contre Annett sous la direction des officiels de l’église unifiée David Iverson et Brian Thorpe et des Sergent Paul Willms et de l’inspecteur Peter Montague de la division “E” de la GRC.

Mars 1999: En réponse aux actions judiciaires de plus en plus nombreuses émanant de l’IHRAAM et des survivants des écoles, le gouvernement canadien annonce la création d’un “Fond Aborigène pour la Cicatrisation”, FAC (Aboriginal Healing Fund ou AHF) de 350 millions de dollars. Le FAC n’aide en rien les survivants mais les chefs indiens financés par l’état et est utilisé comme un fond de corruption. Ceux qui en bénéficient doivent signer l’abandon de leurs droits de poursuivre le gouvernement et les églises en justice. Plus de la moitié des fonds sont consommés en “frais administratifs”.

26 avril 2000: Des officiels du ministère canadien de la santé admettent que leur département a fait des expériences médicales et dentaires forcées sur des enfants des écoles résidentielles indiennes pendant les années 1940 et 1950, incluant le refus des soins dentaires et l’induction de carences vitaminiques (Vancouver Sun).

Automne 2000: Devant faire face à plus de 10 000 actions en justice de la part des survivants des écoles résidentielles, les églises font pression avec succès sur le gouvernement afin d’obtenir une législation pour limiter la portée des actions en justice et que le gouvernement assume la responsabilité essentielle des dégâts faits par les écoles. Des tribunaux en Alberta et dans les provinces maritimes de l’Est (Nouveau Brunswick, Nouvelle-Ecosse) refusent aux survivants le droit d’attaquer en justice les églises pour la violation de leurs droits civiques et pour génocide.

Février 2001: Kevin Annett publie le premier livre sur les écoles résidentielles pour Indiens, intitulé: “Hidden from History: the Canadian Holocaust”, ouvrage qui contient des témoignages des survivants et la preuve documentée d’un génocide intentionnel dans les écoles et les hôpitaux pour Indiens concomittants. Les efforts de l’église unifiée pour arrêter la publication du livre échouent et plus de 1000 copies circulent dans le monde, au départ essentielleemnt entre les mains des survivants de ces écoles.

[…]

Avril 2004: Après avoir reçu une copie en espagnol du livre de Kevin Annett “Hidden from History”, 5 groupes autochtones Mayas du Guatémala émettent une “denuncia” ou demande publique au gouvernement canadien de répondre aux accusations de génocide. Le gouvernement refuse de discuter de génocide dans sa réponse et les Mayas commencent un lobbying aux Nations-Unies pour déclencher une enquête sur les crimes des écoles résidentielles indiennes au Canada.

Automne 2005: …. Kevin Annett, Lori O’Rorke et Louie Lawless commencent la production du documentaire “Unrepentant” avec les autochtones de Vancouver, Le documentaire est basé sur le travail de Kevin et ses livres et est le tout premier documentaire jamais réalisé documentant les meurtres et génocide ayant eu lieu dans les écoles / pensionnats pour Indiens du Canada.

Octobre 2006: “Unrepentant” sort au Canada et aux Etats-Unis dans des festivals du film et sur Internet. Des milliers de copies sont faites en DVD et le documentaire commence à circuler dans le monde parmi les autochtones, Le film gagne le prix pour le meilleur réalisateur de documentaire étranger au New York Independant Film Festival.

Janvier 2007: Le documentaire gagne la palme du meilleur documentaire au Los Angeles Independant Film Festival et est vu plus de 100 000 fois sur internet. Kevin et le réseau FRD commencent des occupations médiatisées de bureaux gouvernementaux et d’églises à Vancouver. Des occupations similaires se propagent à Toronto et Winnipeg. Les médias canadiens commencent à rapporter le travail de Kevin pour la première fois depuis des années d’omerta totale.

Septembre 2007: Le gouvernement canadien annonce la création de la “Truth and Reconciliation Commission” TRC pour enquêter sur l’histoire des écoles résidentielles pour autochtones, mais refuse toujours toutes compensations à plus de la moitié des survivants. Ceux qui y ont droit obtiennent des compensations minimales et en retour sont forcés d’indemniser les églises de toute poursuite judiciaire et de tout préjudice et sont forcés de se taire et d’arrêter toute plainte.

Janvier-Mars 2008: Kevin Annett et le FRD escaladent les manifestations et les occupations d’églises, demandant que des inculpations soient prononcées contre les églises responsables de la mort des enfants pensionnaires des écoles. Les anciens du FRD et le chef de la nation Squamish Kiapilano publient un arrêté formel d’éviction des églises catholique, anglicane et unifiée de leur territoire traditionnel, c’est à dire… Toute la ville de Vancouver.

Février 2008: Le gouvernement Harper déclare que “bien qu’un nombre énorme de morts” soient survenues dans les pensionnats pour Indiens, aucune inculpation ne sera placée contre les églises responsables de ces écoles.

11 Juin 2008: Sous une énorme pression, le premier ministre du Canada émet des “excuses” formelles du gouvernement au sujet des écoles résidentielles autochtones tout en minimisant l’extension du taux de mortalité dans les écoles en faisant état du fait que “quelques personnes décédèrent” ; mais les leaders de l’autre parti réfèrent aux fosses communes retrouvées près des écoles.

Janvier 2009: “Unrepentant” est vu par plus de 250 000 personnes sur internet et gagne une troisième récompense comme meilleur documentaire à la Creation Aboriginal Film Festival d’Edmonton….

Octobre 2009: Kevin Annett fait des conférences dans des douzaines de villes en Irlande, en Angleterre et en Italie et diffuse son documentaire “Unrepentant”, qui a alors été traduit en français, en italien et en allemand. Le 11 Octobre, Kevin fait un service religieux et un exorcisme symbolique juste en dehors du vatican à Rome en honneur de tous les enfants qui ont été massacrés dans les pensionnats catholiques. L’évènement reçoit une grosse couverture médiatique et le lendemain une tournade frappe le centre de Rome et le Vatican.

Février 2010: Une vaste divulgation d’abus d’enfants et de couverture des crimes par l’église catholique se fait dans la presse. Le pape Joseph Ratzinger se trouve impliqué pour avoir organisé et ordonné le camouflage de ces crimes et aidé et protégé des prêtres violeurs d’enfants reconnus, dans un document du Vatican appelé “Criminales Solicitations”. Des actions légales commencent pour permettre l’audition officielle et même l’arrestation de Ratzinger (pape Benoit XVI).

15 juin 2010: Le FRD annonce le lancement d’une coalition internationale d’unification des victimes des tortures de l’église: The International Tribunal into Crimes of Church and State (ITCCS). Huit organisations d’Irlande, des Etats-Unis, d’Australie, de Thaïlande et d’Angleterre s’y affilient. Depuis décembre 2010, six membres sont morts soudainement, incluant deux anciens qui participèrent à des occupations d’églises à Vancouver.

Août 2010: Le documentaire “Unrepentant” est diffusé à plus de 10 millions de téléspectateurs européens sur les réseaux TV allemand et suisse. Le nouveau livre d’Annett “Unrepentant: Disrobing the Emperor” sort à Londres. Mais le 9 août, le programme radio de Kevin “Hidden from History” est annulé après 9 ans d’antenne sans préavis ni procédure.