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Message Mohawk: Arrêtons les squatters de nos vies et leur culte de la mort… (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 25 novembre 2019 by Résistance 71

“Après avoir souffert au-delà de la souffrance, la nation rouge se relèvera de nouveau et ce sera alors une bénédiction pour un monde devenu bien malade. Un monde empli de promesses brisées, d’égoïsme et de séparations. Un monde se languissant de lumière. Je vois une époque de sept générations lorsque toutes les couleurs de l’humanité se rassembleront sous l’arbre sacré de la vie et la terre entière redeviendra de nouveau un cercle unique. Ce jour là, il y aura ceux parmi les Lakota qui porteront la connaissance et la compréhension de l’unité parmi tous les êtres vivants et les jeunes gens blancs viendront vers ceux de mon peuple pour leur demander de leur dispenser leur sagesse. Je salue la lumière dans tes yeux, là où réside l’univers entier. Car quand tu es au centre de toi-même et que je suis également en cet endroit en mon sein, alors nous serons un.”
~ Tasunke Witko, Crazy Horse, chef de guerre Oglala, Sioux ~

“Toute la tradition européenne, marxisme inclus, a conspiré pour défier l’ordre naturel de toutes choses. La terre-mère a été abusée, les pouvoirs ont été abusés et tout ceci ne peut pas continuer indéfiniment. Aucune théorie ne peut venir changer ce simple fait. La terre-mère va riposter, l’environnement va riposter et ceux qui abusent seront éliminés. Les choses reviennent au point de départ. C’est çà la révolution. C’est aussi une prophétie faite par mon peuple, par le peuple Hopi et bien des autres peuples corrects. Les Indiens des Amériques ont essayé d’apprendre cela aux Européens depuis des siècles ; mais, comme je l’ai dit plus tôt, les Européens sont incapables d’écouter. L’ordre naturel des choses gagnera et les abuseurs, les offenseurs mourront, comme les daims meurent lorsqu’ils brisent l’harmonie en surpeuplant une zone donnée. Ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’une catastrophe naturelle ne se produise, une catastrophe aux proportions planétaires. C’est le rôle des Indiens et de toutes choses naturelles de survivre. Une partie de notre survie consiste à résister. Nous résistons non pas pour renverser un gouvernement ou pour saisir le pouvoir, mais simplement parce qu’il est normal et naturel de résister à l’extermination, de survivre. Nous ne voulons en aucun cas le pouvoir au-delà des institutions des blancs, ce que nous voulons c’est que les institutions des blancs disparaissent. C’est çà la révolution.
Nous, les Indiens des Amériques, sommes toujours en contact avec ces réalités, les prophéties, les traditions de nos ancêtres. Nous apprenons de nos anciens, de la nature, des pouvoirs. Et quand la catastrophe est passée, nous les Indiens des Amériques, nous serons toujours là pour habiter ces terres et ce continent. Peu importe si ce ne sera qu’une poignée d’entre nous au fin fond des Andes. Le peuple amérindien survivra, l’harmonie sera rétablie. C’est çà la révolution.”
~ Extrait du discours de Russell Means durant le Black Hills International Survival Gathering, Dakota du Sud, juillet 1980 ~
(traduit de l’anglais par Résistance 71)

 


La Grande Loi de la Paix

 

Le culte de la mort des “Canajon” (squatters)

 

Mohawk Nation News

 

24 novembre 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/11/24/canajon-death-cult-draft-2/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le culte de la mort pré-planifié canajon fut mis en place par les squatters sur instructions des banquiers dès qu’ils mirent les pied sur Onowarekeh (l’Île de la Grande Tortue). [Canajon est le mot mohawk qui veut dire “squatter”, dérivé par la suite en “kanatien” => “canadien”…] Wahatinatsoten, ils se sont incrustés sur notre terre.

Les maisons sont détruites ou tombent en ruine. La conscience de la terre se manifeste graduellement. Les squatters font ce que leur ont dit de faire les banquiers, ne sachant pas qu’ils sont eux-mêmes la propriété des mêmes banquiers. Enkiyaseteh (génocide), on se tient hors de vue, récupérant dans les collines. Dans un futur proche, s’ils ne volent pas, les squatters n’auront plus rien à manger et plus de refuge.

Les enfants qui questionnent leur endoctrination sont appelés “parias” ou “désaxés” et sont faussement diagnostiqués par des médecins pour qu’ils soient mis sous anxiolytiques. Les banquiers sont terrifiés de ce qu’ils ne peuvent pas contrôler. La loi bancaire ou “loi de l’amirauté” est artificielle. Seule la loi naturelle est permanente. La création/nature et notre terre-mère voient la dévastation. Bientôt viendra une grande lumière. Asontewekowa, nos esprits se déplacent sur l’Île de la Grande Tortue.

Ils nous veulent morts ! Mais nous sommes bel et bien vivants. Nous faisons partie de ce monde naturel créé par la nature et mis sur notre terre-mère. Quand nous tendons l’oreille, nous écoutons la Nature. Ils ne le peuvent pas. Les messages nous parviennent de Karennah, le ton de la terre-mère.

Les banquiers sont maintenant en train de vivre un cauchemar. Ils sont agités. La Nature va fixer les choses comme elles doivent l’être. Ils le savent. Les feux s’allument. L’eau gronde. De forts vents renversent les choses. A cause de Waonkinatakari, ils nous ont attaqués ainsi que nos villages comme des chiens enragés. Sasewatenti. Nous leur disons de rentrer chez eux.

Les banquiers ont une haine aveugle de notre chaleur simple et de notre humanité. Ils sentent bien que l’Île de la Grande Tortue est hantée. Elle l’est ! Par nos esprits qui vagabondent sur Onowarekeh ! Les banquiers se persuadent qu’ils ont toutes les clefs de toutes les barrières qu’ils ont mis en place, des bâtiments, des ponts, des villes, des murs, de l’économie, de la politique, de la finance, des médias, des classes et castes de gens etc… Certains d’entre eux savent qu’il y a quelque chose au delà de ce qu’ils peuvent voir et cela les préoccupe.

Ils ne vaincrons pas la création/nature. Ils argumentent, disputent, accusent, arrêtent, attaquent et jettent en prison. Ils appellent le monde naturel “paranormal”.

Nous représentons la connexion avec la nature, qu’ils ne peuvent pas voir ni ne peuvent expérimenter, ni ne peuvent aimer. Maintenant la nature et la terre  hurlent pour qu’ils retournent là d’où ils viennent, pour qu’ils disparaissent, que nous ne les voyons plus jamais. quelques anciens et quelques jeunes sentent et perçoivent les vibrations de la nature.

Pour se sauvegarder, ils ont mis en place une tripotée de réparation d’infrastructure pour eux-mêmes. Ce n’est que cataplasme sur jambe de bois. Par la peur, ils ont créé une augmentation du terrorisme, des impôts, de la consommation de drogue et d’alcool, du pillage, des suicides, des assassinats, des faux-drapeaux et des faux espoirs. Tout le monde souffre de brokeitis parce qu’ils ne peuvent pas vivre sans leurs béquilles et infrastructure. Le mal est leur béquille.

“Les Indiens de bois” prennent vie. Les banquiers ont créé une image par laquelle ils veulent que nous vivions. Tout change maintenant. Nous sommes ceux que nous sommes réellement.

Nous les voyons comme les assassins stupides qu’ils sont et qui laissent les banques, les politiciens et les entités entrepreneuriales les contrôler parce qu’ils obtiennent un petit bénéfice de ces crimes dirigés contre nous et Onowaregeh.

Pour eux tout a une valeur marchande traduisible en dollars, la terre, la nature, les peuples originels, l’eau, toute belle chose et l’ordre naturel. Leur plan génocidaire continue. Les crimes commis ont rendu possible pour les squatters d’avoir du boulot, une maison, une vie, d’envoyer leurs enfants dans des écoles et d’obtenir une pseudo-liberté alors qu’ils vivent dans un quasi état policier ne fonctionnant que dans et par la peur.

La véritable peur des banquiers est que les squatters apprennent qu’on leur a menti tout le long, qu’ils se rebellent et qu’ils les décapitent comme les Français le firent lors de leur révolution. Ils veulent l’Île de la Grande Tortue dépeuplée et revitalisée pour le “Nouvel Ordre Mondial” de l’ONU. Lorsqu’ils n’auront plus de clients pour acheter ce qu’ils ont volé, ils n’auront plus besoin d’être ici.

Les squatters sont persuadés que leur dieu va les mener à la sécurité, mais le véritable dieu des banquiers est l’argent.

Leur propre mère (terre) hurle qu’il est temps pour eux de rentrer à la maison.

= = =

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !
~ Résistance 71 ~

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Lectures complémentaires:

Mohawk Nation News sur R71

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

Pierre_Clastres_Echange-et-pouvoir-philosophie-de-la-chefferie-indienne

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

La_voie_Lakota_et_Crazy_Horse

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin


Harmonie dans la complémentarité…
La société des sociétés

 

Résistance au colonialisme: Le monde malade de l’ « owista », la maladie de l’argent (Mohawk Nation News)

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Les harpies colonialistes…

 

Remboursement

 

Mohawk Nation News

 

8 octobre 2019

 

url de l’article original: 

http://mohawknationnews.com/blog/2019/10/08/pay-back/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Otsinonwaksen okonha, l’entreprise coloniale du gouvernement du Canada et ses associés sont troublés. Les questions principales de leur débat électoral courant devraient être : “Comment pouvons-nous sortir de cette engrenage induit de justifier de toute la brutalité et du génocide que nous commettons envers onkwehonwe, le peuple originel et de toute vie sur l’Île de la Grande Tortue ?

Owista (la veulerie, maladie de l’argent) gouverne la société corporatrice coloniale. Leurs bouches disent “moi” au lieu de “nous”.

Les acteurs sont entraînés pour tromper le public de voir que l’entreprise coloniale est fondée sur les 51% de la règle majoritaire, la façon dont fonctionne le gouvernement entrepreneurial du Canada. Le corporatisme / fascisme dirige un état quasi policier sous les statuts de la loi de l’amirauté (britannique) sans aucun remède constitutionnel.

Le peuple originel, qui vit la voie naturelle avec toute vie, n’appartient en rien au système corporatiste colonial. Les immigrants sont en train de nous “réguler” hors d’existence. Si les citoyens de chaque municipalité développait une constitution municipale fondée sur Kaianerakowa, la Grande Loi de la Paix, et apprenait à obtenir un consensus de 100% d’accord sur tous les problèmes à discuter affectant la communauté, le Canada deviendrait un exemple rutilant pour le monde entier.

Les diktats des serpents étrangers à cette terre ne peuvent pas nous retirer de celle-ci. Tewatatawi est notre nature. Aujourd’hui, nous, onkwehonwe, sommes “retournés dans les collines” pour cicatriser et attendre le retour de la Grande Paix. Elle viendra.

Onkwehonwe veut dire que nous sommes le peuple originel pour toujours. Nous étions ici bien avant la “Canada”, bien avant l’Indian Act (loi scélérate sur les Indiens), avant l’église. Nous ne sommes pas arrivés sur l’Île de la Grande Tortue en bateau. la Nature/création, l’univers, nous a placé sur notre terre-mère, là où nous sommes.

Nous répandrons la paix autour du monde.

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Lectures complémentaires:

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

Pierre_Clastres_Echange-et-pouvoir-philosophie-de-la-chefferie-indienne

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Manifeste pour la Société des Sociétés

TICEE_Operation_Rachat_2018

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

La_voie_Lakota_et_Crazy_Horse

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

 

Résistance au colonialisme: Au Canada la 7ème génération lutte contre la solution finale (Mohawk Nation News)

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La 7ème génération contre la solution finale

 

Mohawk Nation News

 

27 mai 2019

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/05/27/7th-generation-against-termination/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La jeunesse native résiste à toute législation visant à mettre un terme à notre existence en tant que propriétaire naturel de l’Île de la Grande Tortue, en particulier la dernière en date: Recognition and Implementation of Indigenous Rights Framework. Ce plan vise à mettre fin à nos droits inhérents et à privatiser nos communautés pour le vol et la vente par et pour les immigrants colons. Une manifestation s’est tenue devant le parlement d’Ottawa le 27 mai à midi afin de résister au vol organisé par les immigrants (colons) et leurs cohortes de traîtres vendus, appartenant à leur Assemblée des Nations Premières coloniale. Seuls les véritables peuples originaux et toute vie placée sur l’Île de la Grande Tortue par la Nature / Création, ont droit de parole.

Le monde doit observer l’abrogation planifiée des accords entre Onkwehonweh (les peuples originels) d’Onowarageh (Île de la Grande Tortue) et les immigrants d’une entreprise coloniale connue sous le nom de “gouvernement du Canada” qui fut patentée en 1982. Le Canada a brisé ses obligations liées au traité, le seul valide, Teiohateh ou Wampum Deux Rangées. D’après la loi internationale, la situation doit retourner à celle d’un jour avant la signature du traitée en 1701. Les immigrants / colons sont des squatters.

La position de la “couronne” (City de Londres) n’est rien d’autre qu’une fiction. La seule manière qu’elle a d’occuper la terre est en suivant Teiohateh sous les conditions prévues par Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix. Pour survivre, ils ont été d’accord de co-exister avec toute vie sur l’Île de la Grande Tortue. Ils ont brisé ce traité et ont essayé de nous exterminer, nous, les peuples avec qui ils établirent l’accord de co-habitation sur notre terre.

Les immigrants n’ont absolument aucune preuve légale documentée venant de nous de quelque partie que ce soit de l’Île de la Grande Tortue. Le Canada est toujours le “Dominion of Canada”, une colonie britannique, de la “couronne“ (City de Londres). Le Canada n’est pas un pays. Il n’a ni terre, ni culture, ni langage. Pour abroger “l’intérêt indien” et pour s’arroger frauduleusement le titre de propriété sur la base de la Couronne, ils ont élaboré le “cadre d’accord” au moyen du cartel du crime connu comme l’entreprise coloniale du gouvernement du Canada. Cela ne marchera pas !… Nous sommes les occupants originels et naturels qu’ils essaient d’éliminer avant 2020 ! (NdT: le plan mis en place en 1920 prévoit la disparition physique ou assimilation des natifs sous 100 ans, donc avant 2020…) C’est impossible. Ils essaient toujours de nous réduire en esclavage de force en nous faisant devenir Canadiens.

#TheResistanceCampaign webinar utilisera Treaty 6 lands, Neskonlith, ganiengeh, l’agenda white paper et l’urgence d’agir contre cette législation. Les immigrants vont faire voter des lois en juin 2019 pour nous saboter nous et la création.

Ces assassins psychopathes nous ont massacré depuis plus de 500 ans…


Kaianerekowa1ère constitution de l’humanité
en vigueur depuis le XIIème siècle !

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Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

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Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

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La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

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Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Résistance au colonialisme: La nation Mohawk ouvre un second front conjointement à celui de la nation Sioux Standing Rock…

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“Je vais oser affirmer que l’homme qui s’est assis sur le sol de son tipi, méditant sur la vie et son sens, acceptant comme semblable toutes les créatures et reconnaissant l’unité de l’univers des choses, infusait dans son être la véritable essence de la civilisation.”

~ Luther Ours Debout, Oglala Lakota, 1900 ~

 

Nous invitons tous nos lecteurs à réfléchir profondément à la citation du sage Sioux Oglala que nous reproduisons ci-dessus de lire notre traduction de l’injonction des mères de clans Mohawk virant les pétroliers hors de leurs terres, puis de répondre à cette simple question: qui sont véritablement les “sauvages” ?

 

~ Résistance 71 ~

 

Le Comité National de l’Energie (NEB) percute un arbre

 

Mohawk Nation News

 

31 août 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/08/31/neb-hits-a-tree/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Commission Nationale à L’Energie (NEB, National Energy Board), Energy East Pipeline Ltd et TransCanada Pipeline Ltd ont percuté l’arbre de la paix. Le NEB a essayé de se réunir en secret à Montréal. Le peuple a perturbé la réunion et celle-ci fut annulée ! L’Injonction d’arrêt et de désistement est par la présente donnée par kahtihon’tia:kwenio (NdT: conseil des mères de clans) et a été transmise.

Ils seront désormais bien seuls dans leurs soi-disantes “réunions de consultation” frauduleusement arrangées à travers la nation, lorsqu’ils s’assiéront seuls à la table corporatrice.

Note de Résistance 71:

Ce qui suit est la traduction de la notification officielle remise par le conseil des Mères de Clans de la nation Mohawk (trois clans de la tortue, de l’ours et du loup). Une copie du document orignal est sur l’article original de MNN.

-[]-[]-<I>-[]-[]-

De kahtihon’tia:kwenio par courrier recommandé AR

En date du 31 août 2016

Objet: Injonction d’arrêt et de désistement

Destinataires: East Energy Pipeline Ltd, TransCanada Pipeline Ltd, National Energy Board, Premier Ministre Justin Trudeau, Maire de Montreal Denis Coderre, Ministère des Affaires Indigènes du Canada

Sek:hon

Le conseil des mères de clans des nations iroquoises, kahtihon’tia:kwenio de rotino’sho:nnionh:weh, et en accord avec le Wampum 44 de kaiane’re:kowa (Grande Loi de la Paix), où les femmes sont les progénitrices du sol et les gardiennes de la terre, de l’eau et de l’air et ce depuis les origines de nos instructions du tekeni teioha:teh, afin de survivre et de cohabiter en tant que frères et sœurs avec la nature sur notre terre-mère. Kaiane’ro:kowa représente la volonté du peuple et est personnifiée par le conseil des 49 familles de la confédération ;

kahtihon’tia:kwenio officialise sa plainte contre l’invasion de la terre kanion’ke:haka, peuple du silex (Mohawk) d’Ono’ware:geh ou Île de la Grande Tortue par Energy East Pipeline Ltd et Transcanada Pipeline Ltd et toutes leurs cohortes.

EEPL et TCPL sont des entreprises privées qui violent kaia’nere:kowa et teio:hateh en continuant le carnage de toutes vies perpétré sur onowa’re:geh, ainsi EEPL et TCPL ne vont pas continuer à tuer et à détruire onowa’re:geh.

Ainsi nous demandons:

  1. Que l’invasion des territoires de ganiengeh rotin’nosho:nionwe par les corporations du Canada et du Québec et leurs entreprises subordonnées EEPL et TransCanada cesse et
  2. Que soient respectés les principes de teio’ha:teh comme base de notre relation sur cette terre.
  3. Comme kahtihon’tia:kwenio a des responsabilités dans son rôle de représentation du peuple, kahtihon’tia:kwenio ordonne à ces entités de quitter définitivement ono’ware:geh, en accord avec nos instructions originelles, kahtihon’tia:kwenio parle pour nous tous et pour toute forme de vie et informe EEPL, TransCanada et toutes les autres entités artificielles de cesser immédiatement le carnage sur notre terre.mêre.

kahtihon’tia:kwenio ordonne à EEPL et TransCanada de cesser et de vous désister de toutes vos activités sur ono’war:geh et cesser tout meurtre de masse de toute vie rencontrée et vous ordonne également de vous gouverner de manière plus appropriée.

[Lettre paraphée par les trois clans de la Nation Mohawk]

Clan de la tortue

Clan de l’ours

Clan du loup

= = fin de la lettre = =

Résistance au colonialisme: violation des traités et réalité naturelle… D’une relation contre-nature au crime d’État

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“Gariwiio” est la réalité naturelle

Mohawk Nation News

29 Mars 2016

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/03/29/gariwiio-is-natural-reality/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Fait par la nature et non pas créé par l’humain. Le monde naturel suit la direction de la Nature, sa oieri. Nous, les humains, voyageons dans la direction de la nature, comme le soleil, la lune, la terre, les plantes, les animaux… Ceux qui vont à l’encontre de cela créent le chaos, la guerre, la pollution et la souffrance pour toute vie. Les instructions originelles de toute vie sont un code naturel fait pour utiliser nos instincts de survie.

Onwana’kaion est le langage de la terre qui nous enseigne notre relation avec la création (NdT: le mot création ici n’est pas pris dans le sens “chrétien” du terme bien évidemment, mais dans le sens cosmogonique amérindien…). Nous appartenons à la famille et aux enfants qui nous arrivent. La ne wenton ta kari wa teneh, cela n’a pas de fin. Notre esprit doit toujours être exposé à la nature. Se connecter avec la réalité de la nature élimine la confusion. Ion’heh est l’esprit de la vie.

Le feu est l’esprit qui doit être libre et non pas bridé par quiconque ou quelque institution. Kaia’nere:kowa, la grande loi de la paix, nous encourage à utiliser l’énergie de l’univers. Onon’ton:tsara, votre esprit décide pour vous.

Teio’hateh, l’accord deux rangées (NdT: aussi nommé Guswenta) est le lien original entre nous et la création, la nature.

Nous avons accueilli les visiteurs en tant que peuple hospitalier. Nous n’avons jamais invité un peuple égoïste, veule et brutal à venir vivre ici, un peuple qui suit un mode de vie à l’opposé de Kaiane’re:kowa, la voie de cette terre. Ils se sont imposés et ont décidé de saisir notre droit de naissance et de disposer de nous. Otio’kwan’haxta, le lien des familles, a été violé.

Ce qui suit représente des traités américains totalement illégitimes et non pas des traités Onkwe’hon:weh (peuples natifs de l’Île de la Grande Tortue): George Washington a demandé la paix en 1784 au traité de Fort Stanwix, traité qui fut violé par les Américains. Washington, toujours lui, a mis en colère les Rotino’shonni (Iroquois) et d’autres nations et en 1789 il a encore demandé la paix avec le traité de Fort Harmer, que les Américains violèrent une fois de plus. En 1794, il demanda la paix avec le traité de Canandaigua. Tous les traités ont été violés, les rendant de facto nuls et non avenus.

L’article 7 du traité de Canandaigua explique néanmoins le processus à suivre entre deux peuples souverains. Aucun des deux côtés ne peut décider légalement pour l’autre peuple ou citoyens. Les plaintes officielles devaient être déposées auprès de la nation ou des Rotino’shonni (confédération des 6 nations iroquoises). Lorsque notre peuple aurait été prouvé coupable, nous aurions compensé les Etats-Unis ou nous aurions soumis une plainte aux Etats-Unis et s’ils étaient coupables, ils nous auraient compensé. Chaque côté mènerait son enquête légale et déciderait, ainsi enkari’watkwen, la paix est préservée.

Le 13 Mai 1974, lorsque nous avons repris possession de notre terre du lac Moss, l’état de New York n’a pa pu utiliser le traité de Canandaigua parce que nous, les Mohawks, ainsi que la nation Seneca, l’avions rejeté. Les Américains n’ont pas laissé notre peuple lire l’accord bien que nous ayons eu parmi nous des gens parfaitement éduqué. Nous voulions que les mots du traité papier fussent retranscrits dans la ceinture wampum. Ils ont refusé. Aujourd’hui ce sont tous des occupants illégaux !

Résurgence politique = Terre + Culture ou la formule naturelle de désintoxication de l’idéologie coloniale…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, documentaire, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 24 février 2016 by Résistance 71

“Une existence indigène ne peut pas se réaliser sans respecter toutes les facettes de la tradition: culture, spritualité et gouvernement. Les mystiques qui ignorent la politique et vivent leur identité seulement au travers de leurs arts sont tout aussi perdus que les matérialistes dont les vies sont dénuées de spiritualité.”
“Une raison qui fait que nous avons perdu notre voie est que le système de valeur matérialiste courant nous a aveuglé et nous empêche de voir la beauté subtile des systèmes indigènes fondés sur un profond respect de l’équilibre.”
~ Taiaiake Alfred ~

“Toute personne indigène comprend que nous sommes tous intrinsèquement parties d’un système qui n’est pas au-dessus ou en-dehors ou séparé du monde naturel et de sa loi naturelle ; nous faisons partie de la mosaïque de la vie… Il n’y a aucune honte dans la nature et de vivre par la loi naturelle, il n’y a que de la dignité.”
~ Russell Means ~

 

Conversation avec Taiaiake Alfred au festival Hay de Médelin en Colombie

Entretien avec Erika Valero le 28 Janvier 2016

 

url de l’article original:

http://taiaiake.net/2016/02/05/hay-festival-medellin-interview/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note: Taiaiake Alfred (Ph.D) est professeur de science politique à l’université de Victoria en Colombie Britannique, Canada. Il est Mohawk, clan de l’Ours du territoire de Kanahwake.

 

Taiaiake Alfred sur Résistance 71

 

Comment décririez-vous votre communauté, les Mohawk ?

Je suis quelqu’un qui a grandi dans une réserve indienne, dans un environnement de terre perdue, de pollution et avec tous les problèmes sociaux qui vont avec. Mais en même temps, je viens d’une communauté qui est très fière et aime se battre pour la justice. J’en ai fait ma propre mission dans la vie que de me battre pour notre terre, pour la nettoyer et pour permettre à nos enfants d’être encore plus indigènes que nous de façon à ce que nous soyons de nouveau en équilibre avec le monde naturel.

Au Canada, nous sommes devenus très résistant au colonialisme, nous y avons gagné la réputation d’être une des nations qui recherche toujours la confrontaton, ce qui est vrai. Ils ont essayé de nous retirer notre terre et notre gouvernement.

Les Mohawks sont aussi connus à New York pour être ceux qui travaillent l’acier, qui construisent les grattes-ciel comme les tours jumelles du WTC et autres bâtiments très hauts. Mon père a fait cela, tous mes copains aussi. C’est ce que les gens pensent de nous à New York lorsque vous dites “Mohawk”…

Dans votre travail, vous parlez au sujet de la revitalisation de la jeunesse et de la culture, pouvez-nous nous expliquer ce concept ?

Mon travail consiste en l’observation de chaque nation et de trouver des opportunités pour qu’elle puisse maintenir une connexion avec leurs pratiques ; ou si ces pratiques culturelles sont perdues, nous essayons de trouver des façons pour ces gens de réapprendre des autres tribus. Le modèle de base est celui du “maître et de l’apprenti”, comme pratiqué avec les langues ou les arts. Beaucoup de nos jeunes sont perdus, à cause de la perte de la terre et des assauts racistes répétés sur notre culture. Ils sont natifs, autochtones, mais ils ne savent pas ce que cela veut vraiment dire. Ils ont perdu les connexions avec leurs traditions. Il y a beaucoup de frustration et de colère, donc il y a beaucoup de violence dans nos communautés aussi bien que des violences latérales et des abus de substances (alcool et drogues).

J’ai été très impliqué dans la politique dans ce qui fut appelé la reivindicación de la tierra (NdT: en espagnol dans le texte original, Alfred donne cet entretien en Colombie rappelons-le). Ceci impliqua le processus légal et politique pour récupérer nos terres. Ce fut mon travail lorsque j’ai commencé ce travail il y a plus de 10 ans. Lorsque je suis passé à la revitalisation culturelle, ce fut lorsque nous ramenions notre jeunesse à des pratiques culturelles et de langues sur la terre que nous avions récupérée.

Il y a 12 ans, j’ai commencé à travailler avec une communauté en particulier. Nous avons essayé de comprendre une nouvelle façon d’impliquer les jeunes et de les maintenir motivés, qu’ils aient un but et qu’ils soient fiers d’être indigènes. Il ne s’agit pas de retourner 100 ans ou plus en arrière, mais d’intégrer notre vécu dans la vie moderne, un nouvel équilibre. Cela fait deux ans maintenant et nous avons observé des changements extraordinaires chez ces jeunes et dans leurs familles.

Comment utilisez-vous le conte de tradition orale, la langue et l’art pour ramener les jeunes vers leurs traditions ?

Je fais pas mal de choses différentes, mais c’est toujours le même chemin. J’avais l’habitude d’écrire des choses plus académiques et plus politiques dans ce but, mais maintenant, j’écris plus créativement et narrativement.

Il y a pas mal de gens qui le font en utilisant la langue, mais pour nous c’est plus en parlant à des groupes et en communiquant à leur niveau, ce qu’ils n’ont pas l’habitude d’entendre. A l’école, ils étudient l’histoire et le leadership. C’est très politique. Mais lorsque je vais y faire des cours, je leur parle de la grande Terre, parce que je vis dessus. J’ai souffert ce qu’ils ont souffert. J’essaie de les convaincre que toutes les réponses que le gouvernement leur donne ne vont pas les aider. La seule chose qui va les aider à se sentir entier de nouveau est d’être dans une saine relation de respect avec leur territoire, leur terre, et respecter la vision de leurs ancêtres au sujet du fait d’être indigène.

Quelle est la vision ancestrale d’être indigène ?

C’est très simple. Juste d’être respectueux, durable et d’honorer la relation avec tous les autres éléments du monde naturel ; de ne pas mettre l’humain au-dessus de quoi que ce soit d’autre, de regarder cette relation comme une arme secrète inter-connectée. Les relations qui existent et maintiennent cet équilibre sont sacrées. Les humains sont en bonne santé lorsque l’environnement est en bonne santé, il en va de même pour les animaux. C’est très simple mais très profond dans le même temps.

Il est presque impossible d’avoir cette vision maintenant à cause du capitalisme. Ce système voit tout comme une commodité, une marchandise, ceci inclut les personnes. Il est très difficile d’avoir une vision de respect des uns des autres dans ce contexte. Donc, nous créons ces espaces non-capitalistes où les gens peuvent expérimenter ce que cela veut vraiment dire d’être une personne indigène.

Comment décririez-vous votre travail en tant qu’éducateur ?

Mon travail à l’université de Victoria en Colombie Britannique est d’enseigner le leadership indigène. J’éduque, je forme des leaders au niveau de la maîtrise et du doctorat, ainsi ils peuvent retourner dans leurs communautés avec une connaissance et un baguage culturel. Ces leaders sont déjà dans les deux mondes (indigène et colonial), mais nous sentons qu’ils doivent être responsables de la tradition indigène et non pas d’une autre idée de progrès ou du capitalisme. La plupart des autochtones au Canada sont victimes de la ségrégation, un peu de la même façon que les indigènes d’ici en Colombie. Il n’y a rien pour eux. Ils sont isolés dans des zones climatiques dures et froides ; ils ont le plus souvent été expulsés et relocalisés des bonnes terres (ancestrales) vers des terres marginales de façon à ce que d’autres personnes prennent possession et tirent avantages des resseources naturelles. C’est çà le colonialisme.

Au Canada, l’option donnée à ces gens est de quitter leurs terres et d’aller à l’école, à l’université. Pour moi, c’est une destruction de leur identité nationale et même avec cette option, ils n’y arrivent pas. Ils doivent en plus aller dans la bonne université. Il y a pas mal d’écoles donc nous essayons de nous occuper de leur éducation politique de façon à ce qu’ils puissent tirer le meilleur parti des deux mondes.

Pensez-vous qu’il soit possible de vivre entre deux cultures et d’avoir une vision indigène de la vie dans votre système économique et social actuel ?

C’est très difficile, vous devez faire des sacrifices et vous impliquer. Vous ne pouvez juste pas avoir une vie normale et vous attendre à en avoir le bénéfice. Vous devez sacrifier quelque part du confort et des récomprenses matérielles qui viennent en participant à ce système afin de maintenir cette connexion. C’est du temps et de l’argent, mais c’est possible.

Quand je vais à la chasse, j’emmène parfois des gamins, mes gamins ou d’autres personnes pour maintenir la connexion. Cela coûte de l’argent mais cela vaut le coup parce que vous pouvez avoir une toute autre relation avec ce que vous mangez, avec ce que vous cuisinez et avec la conservation de la viande. On a juste besoin de tirer un élan (orignal) et on a de la viande pour un an pour toute la famille. Nous utilisons des fusils et des munitions qui ne font pas souffrir l’animal. Il y a plusieurs façons de conserver la viande, maintenant nous la congelons essentiellement.

Nation Mohawk: Appel à la participation au feu de veille sur le St Laurent…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, colonialisme, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 20 octobre 2015 by Résistance 71

Les vigiles de la merde

 

Mohawk Nation News

 

19 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/10/19/shit-vigil/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“The river of life has many falls, twists and turns and steep walls. We travel down it in our own way. The same has been from the very first day. I’ll stay in my canoe. You stay in your boat. I only hope you stay afloat. I’ll smile at you, you wave at me. We’ll continue on toward the sea”.

“La rivière de la vie a bien des rapides, chutes, méandres et falaises abruptes. Nous la descendons de notre propre façon. Il en va ainsi depuis le premier jour. Je vais rester dans mon canoë, vous restez dans votre bateau. J’espère simplement que vous flotterez. Je vous sourirai, vous me ferez signe. Nous continuerons ainsi notre voyage vers la mer.”

Nous avons tous le devoir et la responsabilité de prendre soin du monde naturel. Le maire Coderre [de Montréal] et la Family Compact ne peuvent pas violer Teiohateh, la loi de la terre, qui leur a donné la permission de vivre ici.
Ils ne suivent pas les directives du traité (NdT: Wampum Deux Rangées de 1701) et prennent le risque d’être dénoncé pour l’état voyou qu’ils sont devenus.

Tout le monde est bienvenu au feu continuel de la vigilance qui se tient au sud du pont Mercier qui enjambe Kaniatarowanon:onwe (NdT: le véritable nom du fleuve St Laurent…). Nous avons besoin: de bois, d’eau, de fruits et de café. Contactez ces officiels gouvernementaux et dites leur haut et fort que vous ne voulez pas de leur merde dans le fleuve. (NdT: la municipalité de Montréal vient d’approuver le déversement de 8 milliards de litres d’eaux usées et de déjections humaines non traitées dans le feuve St Laurent, en résultat de travaux de transfert et d’aménagement de la zone fluviale affectant un grand centre de traitement des eaux… Les Mohawks, fort justement, montent au créneau…)

Mayor Denis Coderre, 514-872-0311 maire@ville.montreal.qc.ca; David Heurtel, Quebec Environment Minister, 418-521-3830 info@mddelcc.gouv.qc.ca; Hon. Leona Aglukkaq, Environment Canada, Leona.aglukkaq@parl.gc.ca 613-992-2848. SUZANNE FORTIER, McGill 514-849-4179 suzanne.fortier@mcgill.ca; Geoff Molson info@canadianclub-montreal.ca 514-398-0333