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Résistance au colonialisme: La nation Mohawk ouvre un second front conjointement à celui de la nation Sioux Standing Rock…

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“Je vais oser affirmer que l’homme qui s’est assis sur le sol de son tipi, méditant sur la vie et son sens, acceptant comme semblable toutes les créatures et reconnaissant l’unité de l’univers des choses, infusait dans son être la véritable essence de la civilisation.”

~ Luther Ours Debout, Oglala Lakota, 1900 ~

 

Nous invitons tous nos lecteurs à réfléchir profondément à la citation du sage Sioux Oglala que nous reproduisons ci-dessus de lire notre traduction de l’injonction des mères de clans Mohawk virant les pétroliers hors de leurs terres, puis de répondre à cette simple question: qui sont véritablement les “sauvages” ?

 

~ Résistance 71 ~

 

Le Comité National de l’Energie (NEB) percute un arbre

 

Mohawk Nation News

 

31 août 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/08/31/neb-hits-a-tree/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Commission Nationale à L’Energie (NEB, National Energy Board), Energy East Pipeline Ltd et TransCanada Pipeline Ltd ont percuté l’arbre de la paix. Le NEB a essayé de se réunir en secret à Montréal. Le peuple a perturbé la réunion et celle-ci fut annulée ! L’Injonction d’arrêt et de désistement est par la présente donnée par kahtihon’tia:kwenio (NdT: conseil des mères de clans) et a été transmise.

Ils seront désormais bien seuls dans leurs soi-disantes “réunions de consultation” frauduleusement arrangées à travers la nation, lorsqu’ils s’assiéront seuls à la table corporatrice.

Note de Résistance 71:

Ce qui suit est la traduction de la notification officielle remise par le conseil des Mères de Clans de la nation Mohawk (trois clans de la tortue, de l’ours et du loup). Une copie du document orignal est sur l’article original de MNN.

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De kahtihon’tia:kwenio par courrier recommandé AR

En date du 31 août 2016

Objet: Injonction d’arrêt et de désistement

Destinataires: East Energy Pipeline Ltd, TransCanada Pipeline Ltd, National Energy Board, Premier Ministre Justin Trudeau, Maire de Montreal Denis Coderre, Ministère des Affaires Indigènes du Canada

Sek:hon

Le conseil des mères de clans des nations iroquoises, kahtihon’tia:kwenio de rotino’sho:nnionh:weh, et en accord avec le Wampum 44 de kaiane’re:kowa (Grande Loi de la Paix), où les femmes sont les progénitrices du sol et les gardiennes de la terre, de l’eau et de l’air et ce depuis les origines de nos instructions du tekeni teioha:teh, afin de survivre et de cohabiter en tant que frères et sœurs avec la nature sur notre terre-mère. Kaiane’ro:kowa représente la volonté du peuple et est personnifiée par le conseil des 49 familles de la confédération ;

kahtihon’tia:kwenio officialise sa plainte contre l’invasion de la terre kanion’ke:haka, peuple du silex (Mohawk) d’Ono’ware:geh ou Île de la Grande Tortue par Energy East Pipeline Ltd et Transcanada Pipeline Ltd et toutes leurs cohortes.

EEPL et TCPL sont des entreprises privées qui violent kaia’nere:kowa et teio:hateh en continuant le carnage de toutes vies perpétré sur onowa’re:geh, ainsi EEPL et TCPL ne vont pas continuer à tuer et à détruire onowa’re:geh.

Ainsi nous demandons:

  1. Que l’invasion des territoires de ganiengeh rotin’nosho:nionwe par les corporations du Canada et du Québec et leurs entreprises subordonnées EEPL et TransCanada cesse et
  2. Que soient respectés les principes de teio’ha:teh comme base de notre relation sur cette terre.
  3. Comme kahtihon’tia:kwenio a des responsabilités dans son rôle de représentation du peuple, kahtihon’tia:kwenio ordonne à ces entités de quitter définitivement ono’ware:geh, en accord avec nos instructions originelles, kahtihon’tia:kwenio parle pour nous tous et pour toute forme de vie et informe EEPL, TransCanada et toutes les autres entités artificielles de cesser immédiatement le carnage sur notre terre.mêre.

kahtihon’tia:kwenio ordonne à EEPL et TransCanada de cesser et de vous désister de toutes vos activités sur ono’war:geh et cesser tout meurtre de masse de toute vie rencontrée et vous ordonne également de vous gouverner de manière plus appropriée.

[Lettre paraphée par les trois clans de la Nation Mohawk]

Clan de la tortue

Clan de l’ours

Clan du loup

= = fin de la lettre = =

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Résistance au colonialisme: violation des traités et réalité naturelle… D’une relation contre-nature au crime d’État

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“Gariwiio” est la réalité naturelle

Mohawk Nation News

29 Mars 2016

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/03/29/gariwiio-is-natural-reality/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Fait par la nature et non pas créé par l’humain. Le monde naturel suit la direction de la Nature, sa oieri. Nous, les humains, voyageons dans la direction de la nature, comme le soleil, la lune, la terre, les plantes, les animaux… Ceux qui vont à l’encontre de cela créent le chaos, la guerre, la pollution et la souffrance pour toute vie. Les instructions originelles de toute vie sont un code naturel fait pour utiliser nos instincts de survie.

Onwana’kaion est le langage de la terre qui nous enseigne notre relation avec la création (NdT: le mot création ici n’est pas pris dans le sens “chrétien” du terme bien évidemment, mais dans le sens cosmogonique amérindien…). Nous appartenons à la famille et aux enfants qui nous arrivent. La ne wenton ta kari wa teneh, cela n’a pas de fin. Notre esprit doit toujours être exposé à la nature. Se connecter avec la réalité de la nature élimine la confusion. Ion’heh est l’esprit de la vie.

Le feu est l’esprit qui doit être libre et non pas bridé par quiconque ou quelque institution. Kaia’nere:kowa, la grande loi de la paix, nous encourage à utiliser l’énergie de l’univers. Onon’ton:tsara, votre esprit décide pour vous.

Teio’hateh, l’accord deux rangées (NdT: aussi nommé Guswenta) est le lien original entre nous et la création, la nature.

Nous avons accueilli les visiteurs en tant que peuple hospitalier. Nous n’avons jamais invité un peuple égoïste, veule et brutal à venir vivre ici, un peuple qui suit un mode de vie à l’opposé de Kaiane’re:kowa, la voie de cette terre. Ils se sont imposés et ont décidé de saisir notre droit de naissance et de disposer de nous. Otio’kwan’haxta, le lien des familles, a été violé.

Ce qui suit représente des traités américains totalement illégitimes et non pas des traités Onkwe’hon:weh (peuples natifs de l’Île de la Grande Tortue): George Washington a demandé la paix en 1784 au traité de Fort Stanwix, traité qui fut violé par les Américains. Washington, toujours lui, a mis en colère les Rotino’shonni (Iroquois) et d’autres nations et en 1789 il a encore demandé la paix avec le traité de Fort Harmer, que les Américains violèrent une fois de plus. En 1794, il demanda la paix avec le traité de Canandaigua. Tous les traités ont été violés, les rendant de facto nuls et non avenus.

L’article 7 du traité de Canandaigua explique néanmoins le processus à suivre entre deux peuples souverains. Aucun des deux côtés ne peut décider légalement pour l’autre peuple ou citoyens. Les plaintes officielles devaient être déposées auprès de la nation ou des Rotino’shonni (confédération des 6 nations iroquoises). Lorsque notre peuple aurait été prouvé coupable, nous aurions compensé les Etats-Unis ou nous aurions soumis une plainte aux Etats-Unis et s’ils étaient coupables, ils nous auraient compensé. Chaque côté mènerait son enquête légale et déciderait, ainsi enkari’watkwen, la paix est préservée.

Le 13 Mai 1974, lorsque nous avons repris possession de notre terre du lac Moss, l’état de New York n’a pa pu utiliser le traité de Canandaigua parce que nous, les Mohawks, ainsi que la nation Seneca, l’avions rejeté. Les Américains n’ont pas laissé notre peuple lire l’accord bien que nous ayons eu parmi nous des gens parfaitement éduqué. Nous voulions que les mots du traité papier fussent retranscrits dans la ceinture wampum. Ils ont refusé. Aujourd’hui ce sont tous des occupants illégaux !

Résurgence politique = Terre + Culture ou la formule naturelle de désintoxication de l’idéologie coloniale…

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“Une existence indigène ne peut pas se réaliser sans respecter toutes les facettes de la tradition: culture, spritualité et gouvernement. Les mystiques qui ignorent la politique et vivent leur identité seulement au travers de leurs arts sont tout aussi perdus que les matérialistes dont les vies sont dénuées de spiritualité.”
“Une raison qui fait que nous avons perdu notre voie est que le système de valeur matérialiste courant nous a aveuglé et nous empêche de voir la beauté subtile des systèmes indigènes fondés sur un profond respect de l’équilibre.”
~ Taiaiake Alfred ~

“Toute personne indigène comprend que nous sommes tous intrinsèquement parties d’un système qui n’est pas au-dessus ou en-dehors ou séparé du monde naturel et de sa loi naturelle ; nous faisons partie de la mosaïque de la vie… Il n’y a aucune honte dans la nature et de vivre par la loi naturelle, il n’y a que de la dignité.”
~ Russell Means ~

 

Conversation avec Taiaiake Alfred au festival Hay de Médelin en Colombie

Entretien avec Erika Valero le 28 Janvier 2016

 

url de l’article original:

http://taiaiake.net/2016/02/05/hay-festival-medellin-interview/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note: Taiaiake Alfred (Ph.D) est professeur de science politique à l’université de Victoria en Colombie Britannique, Canada. Il est Mohawk, clan de l’Ours du territoire de Kanahwake.

 

Taiaiake Alfred sur Résistance 71

 

Comment décririez-vous votre communauté, les Mohawk ?

Je suis quelqu’un qui a grandi dans une réserve indienne, dans un environnement de terre perdue, de pollution et avec tous les problèmes sociaux qui vont avec. Mais en même temps, je viens d’une communauté qui est très fière et aime se battre pour la justice. J’en ai fait ma propre mission dans la vie que de me battre pour notre terre, pour la nettoyer et pour permettre à nos enfants d’être encore plus indigènes que nous de façon à ce que nous soyons de nouveau en équilibre avec le monde naturel.

Au Canada, nous sommes devenus très résistant au colonialisme, nous y avons gagné la réputation d’être une des nations qui recherche toujours la confrontaton, ce qui est vrai. Ils ont essayé de nous retirer notre terre et notre gouvernement.

Les Mohawks sont aussi connus à New York pour être ceux qui travaillent l’acier, qui construisent les grattes-ciel comme les tours jumelles du WTC et autres bâtiments très hauts. Mon père a fait cela, tous mes copains aussi. C’est ce que les gens pensent de nous à New York lorsque vous dites “Mohawk”…

Dans votre travail, vous parlez au sujet de la revitalisation de la jeunesse et de la culture, pouvez-nous nous expliquer ce concept ?

Mon travail consiste en l’observation de chaque nation et de trouver des opportunités pour qu’elle puisse maintenir une connexion avec leurs pratiques ; ou si ces pratiques culturelles sont perdues, nous essayons de trouver des façons pour ces gens de réapprendre des autres tribus. Le modèle de base est celui du “maître et de l’apprenti”, comme pratiqué avec les langues ou les arts. Beaucoup de nos jeunes sont perdus, à cause de la perte de la terre et des assauts racistes répétés sur notre culture. Ils sont natifs, autochtones, mais ils ne savent pas ce que cela veut vraiment dire. Ils ont perdu les connexions avec leurs traditions. Il y a beaucoup de frustration et de colère, donc il y a beaucoup de violence dans nos communautés aussi bien que des violences latérales et des abus de substances (alcool et drogues).

J’ai été très impliqué dans la politique dans ce qui fut appelé la reivindicación de la tierra (NdT: en espagnol dans le texte original, Alfred donne cet entretien en Colombie rappelons-le). Ceci impliqua le processus légal et politique pour récupérer nos terres. Ce fut mon travail lorsque j’ai commencé ce travail il y a plus de 10 ans. Lorsque je suis passé à la revitalisation culturelle, ce fut lorsque nous ramenions notre jeunesse à des pratiques culturelles et de langues sur la terre que nous avions récupérée.

Il y a 12 ans, j’ai commencé à travailler avec une communauté en particulier. Nous avons essayé de comprendre une nouvelle façon d’impliquer les jeunes et de les maintenir motivés, qu’ils aient un but et qu’ils soient fiers d’être indigènes. Il ne s’agit pas de retourner 100 ans ou plus en arrière, mais d’intégrer notre vécu dans la vie moderne, un nouvel équilibre. Cela fait deux ans maintenant et nous avons observé des changements extraordinaires chez ces jeunes et dans leurs familles.

Comment utilisez-vous le conte de tradition orale, la langue et l’art pour ramener les jeunes vers leurs traditions ?

Je fais pas mal de choses différentes, mais c’est toujours le même chemin. J’avais l’habitude d’écrire des choses plus académiques et plus politiques dans ce but, mais maintenant, j’écris plus créativement et narrativement.

Il y a pas mal de gens qui le font en utilisant la langue, mais pour nous c’est plus en parlant à des groupes et en communiquant à leur niveau, ce qu’ils n’ont pas l’habitude d’entendre. A l’école, ils étudient l’histoire et le leadership. C’est très politique. Mais lorsque je vais y faire des cours, je leur parle de la grande Terre, parce que je vis dessus. J’ai souffert ce qu’ils ont souffert. J’essaie de les convaincre que toutes les réponses que le gouvernement leur donne ne vont pas les aider. La seule chose qui va les aider à se sentir entier de nouveau est d’être dans une saine relation de respect avec leur territoire, leur terre, et respecter la vision de leurs ancêtres au sujet du fait d’être indigène.

Quelle est la vision ancestrale d’être indigène ?

C’est très simple. Juste d’être respectueux, durable et d’honorer la relation avec tous les autres éléments du monde naturel ; de ne pas mettre l’humain au-dessus de quoi que ce soit d’autre, de regarder cette relation comme une arme secrète inter-connectée. Les relations qui existent et maintiennent cet équilibre sont sacrées. Les humains sont en bonne santé lorsque l’environnement est en bonne santé, il en va de même pour les animaux. C’est très simple mais très profond dans le même temps.

Il est presque impossible d’avoir cette vision maintenant à cause du capitalisme. Ce système voit tout comme une commodité, une marchandise, ceci inclut les personnes. Il est très difficile d’avoir une vision de respect des uns des autres dans ce contexte. Donc, nous créons ces espaces non-capitalistes où les gens peuvent expérimenter ce que cela veut vraiment dire d’être une personne indigène.

Comment décririez-vous votre travail en tant qu’éducateur ?

Mon travail à l’université de Victoria en Colombie Britannique est d’enseigner le leadership indigène. J’éduque, je forme des leaders au niveau de la maîtrise et du doctorat, ainsi ils peuvent retourner dans leurs communautés avec une connaissance et un baguage culturel. Ces leaders sont déjà dans les deux mondes (indigène et colonial), mais nous sentons qu’ils doivent être responsables de la tradition indigène et non pas d’une autre idée de progrès ou du capitalisme. La plupart des autochtones au Canada sont victimes de la ségrégation, un peu de la même façon que les indigènes d’ici en Colombie. Il n’y a rien pour eux. Ils sont isolés dans des zones climatiques dures et froides ; ils ont le plus souvent été expulsés et relocalisés des bonnes terres (ancestrales) vers des terres marginales de façon à ce que d’autres personnes prennent possession et tirent avantages des resseources naturelles. C’est çà le colonialisme.

Au Canada, l’option donnée à ces gens est de quitter leurs terres et d’aller à l’école, à l’université. Pour moi, c’est une destruction de leur identité nationale et même avec cette option, ils n’y arrivent pas. Ils doivent en plus aller dans la bonne université. Il y a pas mal d’écoles donc nous essayons de nous occuper de leur éducation politique de façon à ce qu’ils puissent tirer le meilleur parti des deux mondes.

Pensez-vous qu’il soit possible de vivre entre deux cultures et d’avoir une vision indigène de la vie dans votre système économique et social actuel ?

C’est très difficile, vous devez faire des sacrifices et vous impliquer. Vous ne pouvez juste pas avoir une vie normale et vous attendre à en avoir le bénéfice. Vous devez sacrifier quelque part du confort et des récomprenses matérielles qui viennent en participant à ce système afin de maintenir cette connexion. C’est du temps et de l’argent, mais c’est possible.

Quand je vais à la chasse, j’emmène parfois des gamins, mes gamins ou d’autres personnes pour maintenir la connexion. Cela coûte de l’argent mais cela vaut le coup parce que vous pouvez avoir une toute autre relation avec ce que vous mangez, avec ce que vous cuisinez et avec la conservation de la viande. On a juste besoin de tirer un élan (orignal) et on a de la viande pour un an pour toute la famille. Nous utilisons des fusils et des munitions qui ne font pas souffrir l’animal. Il y a plusieurs façons de conserver la viande, maintenant nous la congelons essentiellement.

Nation Mohawk: Appel à la participation au feu de veille sur le St Laurent…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, colonialisme, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 20 octobre 2015 by Résistance 71

Les vigiles de la merde

 

Mohawk Nation News

 

19 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/10/19/shit-vigil/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“The river of life has many falls, twists and turns and steep walls. We travel down it in our own way. The same has been from the very first day. I’ll stay in my canoe. You stay in your boat. I only hope you stay afloat. I’ll smile at you, you wave at me. We’ll continue on toward the sea”.

“La rivière de la vie a bien des rapides, chutes, méandres et falaises abruptes. Nous la descendons de notre propre façon. Il en va ainsi depuis le premier jour. Je vais rester dans mon canoë, vous restez dans votre bateau. J’espère simplement que vous flotterez. Je vous sourirai, vous me ferez signe. Nous continuerons ainsi notre voyage vers la mer.”

Nous avons tous le devoir et la responsabilité de prendre soin du monde naturel. Le maire Coderre [de Montréal] et la Family Compact ne peuvent pas violer Teiohateh, la loi de la terre, qui leur a donné la permission de vivre ici.
Ils ne suivent pas les directives du traité (NdT: Wampum Deux Rangées de 1701) et prennent le risque d’être dénoncé pour l’état voyou qu’ils sont devenus.

Tout le monde est bienvenu au feu continuel de la vigilance qui se tient au sud du pont Mercier qui enjambe Kaniatarowanon:onwe (NdT: le véritable nom du fleuve St Laurent…). Nous avons besoin: de bois, d’eau, de fruits et de café. Contactez ces officiels gouvernementaux et dites leur haut et fort que vous ne voulez pas de leur merde dans le fleuve. (NdT: la municipalité de Montréal vient d’approuver le déversement de 8 milliards de litres d’eaux usées et de déjections humaines non traitées dans le feuve St Laurent, en résultat de travaux de transfert et d’aménagement de la zone fluviale affectant un grand centre de traitement des eaux… Les Mohawks, fort justement, montent au créneau…)

Mayor Denis Coderre, 514-872-0311 maire@ville.montreal.qc.ca; David Heurtel, Quebec Environment Minister, 418-521-3830 info@mddelcc.gouv.qc.ca; Hon. Leona Aglukkaq, Environment Canada, Leona.aglukkaq@parl.gc.ca 613-992-2848. SUZANNE FORTIER, McGill 514-849-4179 suzanne.fortier@mcgill.ca; Geoff Molson info@canadianclub-montreal.ca 514-398-0333

Résistance à l’impérialisme occidental: Le colonialisme et la dépendance étatique ~ 1ère partie ~ (Taiaiake Alfred)

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“Transcrire le sens éthique et l’idée de façon à avoir une philosophie politique concise est un peu difficile ; je suggérerai de le conceptualiser comme un anarcho-indigénisme… Les deux éléments qui viennent à l’esprit sont ‘indigène’, évoquant l’enracinement culturel et spirituel en ce territoire et la lutte d’Onkwe’honweh pour la justice et la liberté et la philosophie politique, le mouvement qui est fondamentalement anti-institutionnel, radicalement démocratique et commis à prendre action pour forcer le changement: l’anarchisme.”
~ Taiaiake Alfred, Wasasé, 2009 ~

Note de Résistance 71: Nous invitons les lecteurs à transcrire les passages que nous avons mis en caractères gras dans le contexte de nos vies quotidiennes occidentales et à y réfléchir… N’y voyez-vous pas grande similitude ?… Ne sommes-nous pas tous des colonisés à des degrés coercitifs différents ? Ainsi n’avons-nous pas cause commune contre la même oligarchie?

L’avenir de l’humanité passe par l’union des peuples colonisés avec les peuples occidentaux émancipés œuvrant dans un nouveau paradigme politico-social égalitaire et en associations libres.

 

Le colonialisme et la dépendance étatique (Extraits)

 

Taiaiake Alfred, Ph.D

Directeur de l’École de Gouvernance Indigène, Université de Victoria (Colombie Britannique, Canada)

 

Article publié dans le “Journal de la santé autochtone”

 

Novembre 2009

 

~ Extraits traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note: Le professeur Alfred est membre de la nation Mohawk de Kahnawake, clan de l’ours.

 

1ère partie

2ème partie

 

Résumé:

 

Cet article conceptualise le colonialisme d’une perspective indigène et analyse les effets de la colonisation sur les nations premières avec une insistance particulière sur l’explication des racines fondamentales des crises psycho-physiques et de la dépendance des nations premières vis à vis de l’état. Central à cette analyse est l’effet des dérangements culturels colonialement générés, qui accroissent les effets de la dépossession, ceci créant une dépendance quasi totale sur le plan psychologique, physique et financier envers l’état.

[…]

Au travers d’une étude et considération de la littérature scolastique, il est possible d’identifier une relation directe entre les lois gouvernementales et leurs politiques appliquées aux peuples indigènes ainsi que la myriade de problèmes de santé physiques et mentaux couplés aux privations économiques. L’article conclut sur un set de recommandations afin de développer des réponses à la politique de situation orientées vers le soutien et la facilité de la reconnexion des peuples indigènes avec leurs territoires, la restauration de pratiques culturelles fondées sur l’ancrage à la terre et la reconstruction des communautés indigènes.

Introduction

Les luttes incessantes indigènes contre le colonialisme consistent essentiellement dans les efforts pour redresser l’injustice fondamentale d’avoir été expulsés de force de leur terre ou de se voir refuser l’accès à la terre afin de continuer leurs activités culturelles traditionnelles. Pourtant, il y a un autre aspect du colonialisme qui est souvent ignoré dans le discours public et qui ne constitue certainement pas un point d’attention majeur de l’organisation des nations premières ni des efforts politiques du gouvernement canadien. Cet aspect est le dérangement culturel colonialement généré affectant les nations premières, qui accroit les effets de la dépossession afin de créer un état de dépendance psychologique, physique et financier quasi total envers l’état.

[…]

Comme cela est typique dans toutes les sociétés coloniales, les nations premières aujourd’hui sont caractérisées comme dépendances retranchées en termes physique, psychologique et financier, des mêmes gens qui ont causés la quasi éradication de notre existence et qui sont parvenus à nous dominer.

[…]

Dans l’arrangement des affaires sociales canadiennes, seuls les Indiens assimilés se sont vus offrir l’opportunité, l’espérance de bien-être. Pour ceux qui ont résisté ou refusé les ‘bénéfices’ de l’assimilation, les politiques du gouvernement leur ont assuré une vie ayant une certaine indignité. Ceci est l’essence même de la vie dans la colonie: assimilez-vous et soyez comme nous les colons ou souffrez des conséquences de votre résistance.” (Kirmayer & Valaskakis, 2009, p.xi)

[…]

Afin d’aller au cœur du problème du colonialisme au Canada, il est nécessaire de comprendre que l’oppression expérimentée sur un tel long laps de temps affecte l’esprit des gens de manière particulièrement négative. Des discussions sensées sur le sujet de faire diminuer les maux que la colonisation a amené demande une vision au-delà du colonialisme en tant que processus historique de changements sociétaux ou d’une bordée d’évènements militaires et légaux. Cela veut dire reconnaître que les injustices coloniales et l’oppression ont eu des effets sur à la fois les individus et les collectivités et que se préoccuper de ces effets nécessite des perspectives et des stratégies qui situent les nations premières non seulement comme des groupes d’individus au sein du Canada, mais aussi comme membres de communautés culturelles de la terre. Comprendre cette histoire du colonialisme, les aspects politiques et économiques du changement de relation entre les peuples indigènes et le peuple européen, qui résulta en la subjugation des nations premières aux puissances européennes est, en un sens fondamental, moins important qu’apprécier les dégâts occasionnés à l’intégrité culturelle et mentale ainsi que sur la santé des gens et des communautés qui composent ces nations.

[…]

Cet article considère une approche radicalement différente concernant le changement, consistant dans l’effort de réintégrer les caractéristiques et bénéfices essentiels d’une reconnexion à une patrie, un territoire et des pratiques culturelles “traditionnelles” basées et fondées sur la terre, qui ont prouvées dans bien des cas être une clef à la restauration d’une santé spirituelle, physique et psychologique ainsi qu’à l’avènement de communautés caractérisées par l’harmonie, la paix et la force.

Les institutions politiques et sociales, comme les conseils de bandes/tribus et les agences de services financés par le gouvernement qui gouvernent et influencent la vie des nations premières aujourd’hui (comme hier), ont été pour l’essentiel, moulées et organisées pour servir les intérêts de l’état canadien. Leurs structures, responsabilités et autorité se conforment aux intérêts du gouvernement canadien, tout comme leurs sources de légitimité se fondent dans la loi canadienne et non pas dans les lois et intérêts des nations premières.

[…]

Les transformations commencent avec chaque personne, mais la décolonisation ne commence à devenir une réalité que lorsque les gens rejettent individuellement, collectivement et en toute conscience les identités coloniales, les institutions qui sont le contexte même de la violence, de la dépendance et de la discorde dans les communautés indigènes… La réconciliation et la conscience politique au travers du développement économique et comme résultats attendus de cela, les processus d’autogestion, les accords sur les terres, les droits aborigènes et les stratégies légales de recouvrement des titres fonciers, ne se sont pas matérialisées.

[…]

Les approches conventionnelles sont fondées sur une accession à l’agenda capitalisto-colonial en respect des peuples indigènes et de leurs terres. Cet agenda est lourdement promu par des médias pro-assimilationnistes dans les grandes largeurs ainsi que des universitaires non-indigènes du consensus ; l’intégration dans une économie de marché et une assimilation culturelle avancée sont vues comme les seules voies viables pour une meilleure vie des peuples et nations premiers ainsi que leurs communautés. Cette perspective est aussi au centre même de la politique interne du gouvernement et il est juste de dire que cela forme également la vision de la plus vaste majorité de la population canadienne.

La confiance dans les promesses de l’intégration et de l’assimilation forme aussi une sorte de panacée pour le complexe de colonisation et les souffrances sociales résultantes au sein même du leadership des nations premières.

[…]

Les approches courantes [de règlement de problèmes relationnels autochtones-colons] sont souvent basées sur des concepts de cicatrisation, de réconciliation ou de la construction de la capacité à le faire ; cela en vient toujours à problématiser les personnes et jamais l’attitude de l’état, ainsi de telles approches ne sont pas faites pour changer les causes sous-jacentes coloniales des attitudes destructrices et malsaines ayant cours dans les communautés des nations premières.

Dans l’histoire, les gens qui ont réussis à dépasser les effets de la colonisation et qui ont recouvert leur diginité ainsi que leur capacité à être auto-suffisant et autonome n’ont pu le faire qu’après avoir soutenu un effort de respiritualisation, de revitalisation et de régénération culturelle. Dans la vaste majorité des cas, ils ont pu le faire lorsque les colons s’étaient physiquement retirés de leur espace indigène. Les peuples autochtones dans notre région du monde possèdent ce potentiel de résurgence, bien que cela soit rendu plus complexe du fait de la présence persistante des occupants coloniaux.

[…]

Le colonialisme au Canada

L’invasion et l’éventuelle domination du sous-continent de l’Amérique du Nord par les empires européens, que nous connaissons sous le vocable de colonisation est mieux compris dans sa forme de culmination de milliers d’années de développements sociétaux différents sous des conditions environnementales spécifiques. Ceci a résulté en différentes caractéristiques émergeant parmi des peuples variés, dont certaines confèrent un certain avantage relatif et d’autres un certain désavantage relatif, lorsque les gens entrent en contact les us avec les autres et commencent à contester l’essence même de l’existence des sociétés: la terre.

Il n’y a aucune preuve de la quelconque supériorité d’un groupe de gens par rapport à un ou plusieurs autres (Diamond, 2003). Ceci bien compris, toute notion de “prédestinations” génétiques ou divines pour dominer doit être rangée au placard en faveur d’analyses des particularités de la relation et des attitudes instrumentales des peuples alors qu’ils intervenaient dans le développement de la relation entre les peuples indigènes et européens dans cette partie du monde.

Ce que nous nommons le “colonialisme” est en fait un cadre théorique pour la compréhension des complexités de la relation qui s’est produite et a évoluée entre les peuples indigènes et les peuples européens alors qu’ils sont venus en contact les uns avec les autres et qui ont par la suite maintenu ces relations initiales dans la construction d’une nouvelle réalité pour ces deux peuples en Amérique du Nord. De manière plus spécifique, le colonialisme est le développement d’institutions et de politiques par les gouvernements colons impérialistes européens et euro-américain, dirigés contre les peuples autochtones. Ce processus a commencé avec le développement de rationalisations religieuses et séculières du simple fait que la présence européenne en amérique du Nord, basée sur la doctrine du Terra Nullius (le principe de la “terre vide” affirmant que l’Amérique du Nord n’était pas habitée ar des humains avant l’arrivée des Européens) et la dépossession “légale” des peuples indigènes de leurs terres ancestrales originelles.

L’affirmation légale du Canada à un territoire est basée sur la doctrine de terra nullius (NdT: et de la doctrine chrétienne de la découverte que le professeur Alfred ne semble pas avoir étudiée en détail… Terra nullius n’est pas la seule doctrine justifiant l’accaparement frauduleux de la terre indigène par les colons parasites), des traités de paix et d’amitié avec les peuples indigènes et un certain nombre de proclamations royales assumant une prérogative impérialiste pour prévenir la reconnaissance de la terre aux indigènes ; la Grande-Bretagne et la France avant elle, ont sécurisé le contrôle contre d’autres puissances coloniales potentiellement prétendantes en reconnaissant nations et souveraineté indigènes a la fois de manière rhétorique et en pratique, car les Européens étaient incapables de vaincre militairement les nations autochtones et avaient besoin d’alliance avec des nations indigènes pour confronter leurs rivaux coloniaux. Une fois que la GB a obtenu la prépondérance du contrôle effectif sur l’Amérique du Nord, elle a ignoré toutes les reconnaissances antérieures de nation et souveraineté aux peuples autochtones, ainsi que toute garantie légale de propriété et d’accès à leur terre, choses qui étaient prévues et établies dans les traités.

[…]

En analyse finale, les puissances européennes et le Canada en tant qu’héritage de l’impérialisme européen en Amérique du Nord (avec les Etats-Unis) ont eu l’objectif consistant centré sur la saisie, le contrôle et l’utilisation des terres indigènes en soutien d’une industrie extractive basée sur les ressources naturelles afin de générer des profits d’abord pour les régimes européens, plus tard pour également la population résidente euro-américaine métropolitaine et plus récemment pour des entreprises/corporations globalisées. La politique des gouvernements européens puis euro-américains depuis le premier contact avec nos nations n’a pas seulement été égarée par des notions fallacieuses de supériorité raciale et de fadaises de droits divins pour la domination , mais aussi largement par et pour les besoins d’un mode capitaliste de production.

[…]

La plupart des Canadiens sont complètement ignorants de cette histoire. Ceci est bien lamentable mais absolument pas surprenant, étant donné qu’ une caractéristique commune des sociétés coloniales est le retranchement des colons dans les notions de supériorité raciale et culturelle. La culture canadienne et les notions dominantes formant l’auto-preception nationaliste canadienne sont surchargées de privilèges coloniaux et des mensonges les plus éhontés et auto-décepteurs (Alfred, 2005). En termes de gouvernement et de législation, ceci s’est manifesté dans des constructions légales fictives qui légitiment l’usurpation coloniale des hommes blancs et par une légitimité feinte est ainsi construite pour normaliser la structure du racisme construite sur les notions que les peuples indigènes n’ont aucun droit à la terre ni de droits politiques. En tant que projet intellectuel, l’arrogance impérialiste prend la forme de littérature, de bourse d’étude et d’art pour démontrer les éminents mérites et pour répliquer les fait simplement fabriqués ainsi que les narratifs nécessaires pour justifier les privilèges coloniaux.

[…]

Devant ceci, l’autogestion et le développement économiques sont inefficaces pour confronter le colonialisme, car plutôt que de s’attaquer aux racines mêmes du problème, ils ne font que perpétuer une relation dualiste et dépendante entre les premières nations et l’état… L’isolation forcée et la pauvreté sur les réserves ne sont pas différentes de l’exploitation destructrice de la terre d’une perspective indigène ; tout cela décime les possibilités de vivre sa vie en accord avec les valeurs culturelles traditionnelles indigènes et leurs mandats spirituels.

[…]

La résurgence d’une conscience indigène est un potentiel explosif capable de transformer les individus et les communautés en altérant les conceptions basiques de soi et dans la relation avec les autres peuples du monde. Ses éléments sont la régénération des identités consistant avec l’enseignement sacré qui vient de la terre, de l’implication à se relever pour soi-même et de la juste restitution pour les maux et les torts que nos peuples ont endurés.

A suivre…

Résistance au colonialisme: Vol de terres iroquoises en cours dans l’État de New York !…

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Les « gardiens de la porte orientale » de la longue maison iroquoise, la nation Mohawk, remonte au créneau. Pour l’empire, de part et d’autre de la frontière fictive des deux états coloniaux les plus au nord du continent, la problématique est simple. elle est la même depuis le XVIIème siècle: Si les Mohawks tombent, le reste tombe. Dans le contexte totalitaire croissant que la population canadienne ressent, de plus en plus de gens s’éveillent au leurre, à la tromperie, aux crimes, sur lesquels est bâti l’empire nord-américain. Les sentiments changent, les sympathies changent de camp…

La solution ? Revenir à Guswenta (Wampum Deux Rangées) comme tombés d’accord en Juin 1701 de nations à nations. La solution existe, a été trouvé dans le respect mutuel et de la loi de la terre. Elle est toujours là, il suffit d’avoir la volonté et l’honnêteté de vouloir y revenir.

C’est ensemble contre l’oligarchie que nous trouverons la solution pour l’humanité, car ne nous trompons pas: la véritable question est la survie de l’humanité dans un élan progressiste, pas celle de la planète, qui continuera son chemin spatio-temporel avec ou sans les humains, aucune différence pour la terre-mère…

— Résistance 71 —

 

Meuh Akwasasne

 

Mohawk Nation News

 

5 avril 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/04/05/akwesasne-moo/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Conseil Tribal Mohawk de St Regis Inc. (CTMSR Inc.) essaie de mener son peuple comme des moutons à l’abattoir en utilisant leur “Memorandum Of Understanding” (MOU). La Tribu sera la première à recevoir la décharge électrique dans la tête et le crochet de boucher qui l’emportera. Beverly Cook sera pendue et saignée seule. Appelez là au 518-358-2272 et dites lui: “Bouh au MOU”…

“Le 28 mai 2014, la CTMSR Inc. a annoncé qu’il avait donné son accord pour vendre à l’état de New York notre possession de très longue durée de tout le territoire Mohawk originel pour toujours. Le CTMSR Inc. est une corporation maçonnique de l’état de New York qui a été imposée illégalement au peuple souverain d’Akwesasne en 1892. Ils se rendent à la Loge Massena (leur véritable longue maison). Ce système “fiduciaire” est fait pour voler le territoire Ongwe’honweh et éradiquer la nation Mohawk. Cela viole la convention sur le génocide.

Le peuple Kanionkehaka/Mohawk objecte à cette stratégie coloniale dérivée des bulles papales illégales. Le “Memorandum of Understanding”/MOU de l’état de New York élimine notre titre de propriété inhérent sur plus de 4 millions d’hectares de territoire. Une telle mise sous “tutelle fiduciaire” est issue du colonialisme. La tribu entrepreneuriale (mise en place par le gouvernement colonial) ne parle pour aucun Mohawk sauf les quelques INDIENS vendus au système qui ont votés pour ces représentants ; il en va de même pour toutes les formes de systèmes gouvernementaux qui nous ont été imposées. Le Conseil de Tribu (NdT: conseil de bande au Canada et conseil de tribu aux US, dépendants de la loi indienne au Canada et la loi fédérale indienne aux US… même système colonial aux différences cosmétiques…) ne peut pas court-circuiter Kahtihon’tia:kwenio, les femmes de la nation qui ont la responsabilité exclusive de la terre (wampum 44 de Kaiane’reko:wa, la Grande Loi de la Paix). Le soutien de fait du conseil de tribu par le Conseil Mohawk d’Akwesasne Inc, lui aussi créé par l’entreprise (NdT: coloniale de la City de Londres et du Vatican) du Canada, fait aussi partie de la stratégie d’assimilation coloniale.

Le conseil de tribu a admis que les officiels (fonctionnaires) de l’état de New York avaient dicté les conditions de l’accord. Le gouverneur de l’état de New York Andrew Cuomo a menacé que ceci était leur dernière chance d’en tirer un quelconque bénéfice ! Les INDIENS seront affamés juqu’à la soumission, encore une vieille stratégie coloniale. Il a averti que la notoire affaire de cour suprême des Etats-Unis City de Sherrill contre la nation indienne Oneida Inc. (NdT: lire ici non pas la nation traditionnelle iroquoise Oneida, mais leurs représentants fictifs issus du système électoral colonial), serait utilisée pour éradiquer nos demandes. La menace a forcé le conseil de Tribu à s’accorder du contrat pondu par l’état de New York. Leur peur d’être pénalisé a affecté leur jugement, les forçant à abandonner leur responsabilité fiduciaire “légale” vis à vis de leur peuple. Ils furent d’accord pour autoriser l’état de New York à leur retirer leur droit de naissance Kanionkehaka/Mohawk et à nous imposer des lois étrangères sur notre territoire.

Le conseil de tribu clâme avoir le droit de faire cesser tout droit de naissance Kanionkehaka à tout jamais, sans consulter toute la nation Kanionkehaka. Ils clâment être les successeurs du traité frauduleux des sept nations du Canada, qu’ils cherchent à imposer sur nous l’ensemble des Mohawks ! Aucun document ou résolutions ou affirmations en provenance des sept nations ne furent produits (Algonquins, Nippissings, Kahnawakeronon, Oswegatchie, Hurons de Lorette, Abanakis de Odanak et Kanesatake Mohawks). En tant qu’entreprise de l’état de New York, le conseil de tribu ne peut pas représenter les droits de cette entité ni entrer dans des accords impliquant la nation.

Le MOU du conseil de tribu va utiliser la confiance de l’état fédéral pour essayer de minimiser la souveraineté, la jurisdiction et le titre de propriété de la nation Kanionkehaka. Il n’y a aucun “bénéfices”. L’état de New York va commencer à prélever des impôts sur nous et à voler notre terre. Cette affaire doit être révisée devant une cour de justice internationale comme le tribunal international d’arbitrage de La Haye, qui est un tribunal de répondant pas aux lois de l’amirauté et qui est fait pour gérer ce type de situation.

L’exécutrice légale pour le conseil de tribu, Beverly Cook, nous a menacé lors d’une réunion du clan de l’ours le 21 mars dernier et de nous plier aux menaces de New York sous peine “de ne rien avoir du tout”. Elle suggéra que la nation Kanionkehaka commence par plaider séparément en utiisant le titre de propriété aborigène comme système de défense. Tous les tribunaux des Etats-Unis sont des tribunaux régits par la loi de l’amirauté, qui ne s’applique qu’aux banques, aux entreprises et aux contrats d’affaire et de commerce. Sous la loi actuelle américaine, elle peut seule signer pour mettre un terme à toutes nos demandes à tout jamais, ceci est totalement illégal ! Nous avons besoin d’une résolution de différent internationale. La nation Kanionkehaka sait parfaitement que le rôle de l’exécuteur légal est de protéger les intérêts de l’état de New York dans ce cas précis. Nous ne sommes aucunement liés par les termes du MOU en date du 28 mai 2014. Cela n’affecte que le CMTSR Inc. et ses supporteurs, ceux qui ont votés pour eux.

Cette objection officielle est envoyée au gouverneur de l’état de New York Andrew Cuomo, les différents représentants des résidents d’Albany de l’état de New York et de Washington DC et à Ranatakaiius, le président Barack Obama.

Beverly, le loup a une chanson pour toi: “Smoke Stack Lightning, shining just like gold. Why don’t you hear me crying? Whoo hoo, whoo hoo”. [Howling Wolf, Smoke Stack Lightning.]

http://www.canadianveteransadvocacy.com/blog/?p=1267

La loi anti-terrorisme C-51 criminalise Ongwe’honweh

Colonialisme et histoire de France vus par les opprimés: Une vision Mohawk

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Jésuites, St Sulpiciens et autres escrocs

 

Mohawk Nation News

 

3 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/04/03/jesuit-sulpicians-other-crooks/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Canada et les Etats-Unis ont en ce moment trois tentatives coordonnées en cours pour voler de grands segments de territoire Mohawk/Kanionkehaka. Leurs conseils INDIENS entrepreneuriaux comme ceux de Kahnawake ou CMKanehsatake Inc. ou de St Regis Mohawk Tribe Inc. sont les escrocs en première ligne. Aucune des réglementations, statuts ou accords de ventes du Canada ou des Etats-Unis ne s’appliquent à nous. Ils violent tous les accords de Teio’ha:teh/Two Row Wampum. Au moyen de bulles papales, de la doctrine chrétienne de la découverte etc, qui sont toutes des fictions légales, la terre a été illégalement occupée. Les jésuites et les St Sulpiciens sont des agents de la colonisation et du génocide. La compagnie des cent associés qui opérait depuis la France a assumé la possession de territoires Mohawk, dont elle a distribué les titres illégalement. St Sulpice dans le vieux Montréal a fondé la ville de Montréal (NdT: originairement le “Mont Royal” de Nouvelle-France sis en territoire Mohawk…) sur des terres kanion’ke:haka/Mohawk.

Le jésuite Jean-Jacques Olier envoya quatre prêtres à Paris en 1657 pour fonder, à leur retour, une paroisse en territoire Mohawk. En 1663, la France donna une terre Mohawk à la société Notre Dame de Montréal, qui elle donna des terres Mohawk au séminaire St Sulpice de Kanehsatake. Un système seigneurial français fut établi en terre Mohawk.

En 1668, les St Sulpiciens décidèrent que les Mohawks de Kanehsatake, de Montréal, les Mik’maq, Mohawks d’Akwesasne, les Algonquins d’Abitibbi et les Temiskaming étaient des catholiques. A des fins militaires, une mission fut ouverte en 1676 sur les Grands Lacs. En 1720, ils les transférerent en terre Mohawk au lac des Deux Montagnes, Kanehsatake. En 1716, la terre Mohawk fut donné aux Mohawks de la rivière Ottawa. Quiconque questionna ce bizarre échange de terres Mohawk fut assassiné.

Louis XIV donna la terre Mohawk aux Jésuites en 1680, terre aujourd’hui appelée la Seigneurie du Sault St Louis au sud de Montréal. Le chef du CMK Inc Mike Delisle et sa liaison au conseil privé de la couronne, Christine Deorn, ont reçu comme date butoir le mois de Juin 2015 pour finaliser le contrat.

Phone 450-632-7500 communications@mck.ca

Les avocats de Washington étaient à la longue maison maçonique d’Handsome Lake à Akwesasne le 1er Avril. Ceci devait être faussement appelé une réunion de la “confédération iroquoise” afin d’obtenir un faux consentement pour le vol de la terre Mohawk à tout jamais. La St Regis Mohawk Tribe Inc. obtiendrait quelqu’argent pour sa coopération. Alors un Rotiskenra’kete de la société des guerriers leur a rappelé que la terre appartient aux enfants encore non-nés rotisokonsatatie et que nous en sommes les gardiens. La réunion a été très vite conclue.

[Appelez au 518-358-2272.]

Le 16 mars se tint une rapide réunion pour brièvement informer les Mohwaks de Kanehsatake pour qu’ils cherchent à finaliser un contrat pour notre terre connue sous le nom de Seigneurie du Sault St Louis le 25 Avril 2015. Nous, les Mohawks gardiens de la terre avons été tenus volontairement à l’écart de ces manigances.

[Contact chief Otsi at 450-479-8373 meilleur.patricia@kanesatake.ca]

Comme il nous est souvent rappelé, les serpents sont bien avancés sur leur chemin. Bientôt nous verrons la vive lumière en provenance de l’Est qui ramènera la paix sur toute la terre. Avec l’union des esprits vient une grande force et avec cela vient la paix.

Comme se lamente Joni Mitchell: “We are stardust. Billion year old carbon. We are golden, caught in the devil’s bargain. And we’ve got to get ourselves back to the garden.” [Woodstock].

Amazon warriors fight for land.

Sulpician priests http://www.facebook.com/photo.php?fbid=836614106420952&set=a.167549273327442.42787.100002171101188&type=1&theater

Hate crimes against Ongwe’hon:weh.

Video.  Road to Crimea.