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Etats-Unis et Canada états coloniaux et instrumentalisation de la peur (Mohawk Nation News)

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Le texte ci-dessous dépeint la vie des nations autochtones des Amériques sous le joug colonial depuis 1492, sans discontinuer.
Expérience intéressante: après avoir lu ce texte, relisez-le non plus en pensant aux Amérindiens, mais détachez-vous et pensez à nous. Ne constatez-vous pas comme nous, que nous sommes tous des colonisés !

Le combat des peuples de l’humanité est identique au-delà du temps et de l’espace. En prendre conscience est essentiel pour la suite des évènements. Nous arrivons à la croisée des chemins et choix il faudra faire…

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie colonialiste, se tenant debouts, main dans la main avec leurs frères indigènes du monde et avançant ensemble dans une société des sociétés égalitaire, non coercitive, solidaire et donc libre.

Comme le dit si bien la légende d’une des photos de l’article original en anglais:

“Que sont les frontières ? Des lignes artificielles au sol. C’est une construction inique faite pour nous séparer et nous contrôler. Frontières, langues, monnaies, religions, races, tout çà ne sont que des conneries.”. A méditer profondément…

~ Résistance 71 ~

Pour mieux comprendre l’article, lire la version PDF du contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation publié en 2016 par le TIDC:

Meurtre par Décret version PDF ou le crime de génocide au Canada

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

La stratégie de l’inutile

 

Mohawk Nation News

  

26 avril 2017

  

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/04/26/its-no-use-strategy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Onowa’regeh ou l’Île de la Grande Tortue (Amérique du Nord) n’avait pas de prisons, pas de foyers ni de maisons pauvres, pas d’orphelinats, pas de maisons pour les personnes âgées, pas d’armée, pas de police, pas de gens sans abris mourant de faim, pas d’asiles de fous ni du subsides. Le désespoir planifié a été mis en place par Duncan Campbell Scott afin “de se débarrasser du problème INDIEN”.
La corporation coloniale veut nous frustrer de faire quoi que ce soit au sujet de l’état dans lequel nous sommes aujourd’hui et nous faire continuer de dépendre d’elle pour tout. Quand elle peut contrôler notre fourchette, elle peut tout contrôler. Nous avions l’habitude de travailler collectivement et de tout partager.

Une peur générée par l’entreprise coloniale nous a condtionné d’avoir peur de nos propres vies. Ceci n’est en aucun cas la vie que menait notre peuple originel.
Une fausse colère et des hurlements incessants de leur gouvernement illusoire existent pour nous intimider, spécifiquement les faibles d’esprit. On nous montre comme étant une société sale et vilaine.

C’est le syndrome hiérarchique entrepreneurial et colonial du “je compte pour du beurre”.

On nous rend désespérés et sans défense. Des durées limités, des dates butoir, de la papasserie à signer et / ou à envoyer quelque part, des demandes par ordinateur, des écoutes de messages futiles, inutiles et pertes de temps, avoir une carte d’identité pour tout, une pédophilie et des molestations rampantes, des expulsions, l’impossibilité de payer les dettes à la banque qui vous possède jusqu’au trognon, etc, etc…
On nous fait ressentir que nous ne pouvons rien faire sans l’autorité militaire et la menace planant au-dessus de nos têtes. On nous force à vivre sans défense, sans espoir et dans un état de culpabilité constante. Cela porte un nom: la dictature !

On finit par ne plus avoir confiance en nous-mêmes, on perd notre motivation en tout. Les autorités certifiées conformes du gouvernement nous envoient en prison pour avoir violé leurs règles “humaines, créées de toute pièce par l’Homme” ou on nous envoie chez des “psys” pour apprendre l’obéissance.

Tout cela n’est que contrôle de l’esprit. Ils nous maintiennent dans un état de tristesse, de dépression et de dépendance afin que nous dépendions d’eux pour toujours. Nous sommes anxieux pour l’avenir de nos enfants, spécifiquement alors qu’ils font l’expérience de pensées auto-destructrices. L’euthanasie assistée par le gouvernement est maintenant encouragée. La drogue est vendue à la vue de tous par le gouvernement. L’État trouve toujours quelque chose qui ne va pas pour nous punir ou nous menacer.

D’abord il y a une petite dépression, puis une dépression sévère, puis des hallucinations, de la folie furieuse, ensuite viennent la punition ou l’exécution. Dans les pays européens ils avaient les décapitations, les chambres de torture, le bûcher, les pendaisons publiques où les gens venaient en famille avec un pique-nique. Aujourd’hui, il y a 80 000 personnes qui sont enfermés en isolement de haute sécurité. Ce programme fut inventé par les Hollandais afin de rendre les gens fous. Ils n’ont jamais réussi parce qu’ils ne le veulent pas. Ils veulent continuer à contrôler tout le monde.
Comment soigne t’on les dépressions induites par l’État ? Dites adieu à la peur. Arrêtez le chantage.

Se défaire de la méduse impérialiste…

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“Le culte de la déesse-mère cède progressivement la place à celui de divinités masculines. C’est probablement à cette période que la domination de la femme par l’homme s’instaure à travers le patriarcat, substitut de la guerre pour certains chercheurs.”

“Si la violence envers autrui remonte à au moins 120 000 ans, la guerre, elle, n’a pas toujours existé. Apparue il y a une douzaine de milliiers d’années, elle est peut-être, comme le pensaient cetains anthropologues évolutionistes du XIXème siècle, le produit de la ‘civilisation’. “

~ Marylène Patou-Mathis ~

“Féconder le passé en engendrant l’avenir, tel est le sens du présent.”

~ Friedrich Nietzsche ~

« Si tu ne sais pas où tu vas, arrête-toi et regarde d’où tu viens. »

~ Proverbe africain ~ 

 

Les tentacules corporatrices

 

Mohawk Nation News

 

16 avril 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/16/corporate-tentacles/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Satehonawawen’akwekon, notre mère nous unit sous une tonalité. Le message au public des occupants de la machine esclavagiste qu’est le bureau des Affaires Indiennes est celui-ci: “Ne donnez pas vos donations au conseil de bande Inc. Donnez-les aux enfants.”
Les Affaires Indiennes doivent nous servir. Corporate Canada qui appelle pour la fin de l’Indian Act (loi sur les Indiens) veut en fait dire de mettre en place leur politique génocidaire de longue date: “relocalisons-les [les Indiens], assimilons-les ou exterminons-les !” Les politiciens et leurs associés des entreprises transnationales veulent nos terres sous lesquelles se trouvent tant d’or, de diamant [de pétrole etc]. Ils veulent notre eau, nos forêts et autres ressources naturelles. Nous sommes tous les enfants de notre grande Terre-Mère. Ils doivent nous retirer de l’équation en brisant nos liens naturels avec elle. Nos ancêtres nous ont donné une certaine formule pour nos familles, clans et pour toute vie afin de survivre.

Comme toute chose sur ono’ware’geh, l’Île de la Grande Tortue, les Affaires Indiennes nous appartiennent. Nous possédons les bâtiments, tout ce qu’il y a dedans, le terrain sur lequel les bureaux sont construits. Nous n’avons jamais eu besoin de cette matrix avant leur arrivée. Leur mandat pour nous détruire ne sera pas accompli. Nous vivrons par la Grande Loi de la Paix [Kaia’nere:kowa]

Notre fond fiduciaire indien (Indian Trust Fund) est fait pour notre maintenance, du travail et des conditions d’existence décentes, pour prendre soin de nos familles et notre grande Terre-Mère. Nos possessions qui nous sont extorquées et notre Mère sont utilisées comme une massue pour essayer de nous battre à mort.

Commençons un dialogue avec cette tentacule corporatrice. Nous avons besoin de nos ressources pour préparer à la venue des nouveaux visages (NdT: les générations futures). Nous refusons de nous laisser pousser dans la colère, l’alcool, les rapports mafieux et l’oppression continuelle par les sous-tentacules que sont les “conseils de bandes/tribus”. Les ressources que nous possédons nous aiderons dans notre transition d’associés à temps plein avec notre Terre-Mère comme la création l’a prévu.

Notre Mère nous a donné l’instinct de survie. Décidons du comment nous devrons procéder à la transition afin de remplir nos instructions naturelles initiales, pour maintenir nos droits de naissance ainsi que ceux des générations futures. Bien longtemps après que les NON-INDIENS seront partis, nous serons toujours là où la Nature nous a placé. Personne ne peut éradiquer notre présence d’ici. Nous prêtons constamment allégeance les uns aux autres et à toute forme de vie.

Toutes nos familles appartiennent à cette terre. Ceci n’est aucunement une dispute territoriale où les étrangers nous montent les uns contre les autres.. Ono’wareh:keh est l’Île de la Grande Tortue, elle est la mère de tout ce qui sort d’elle et de tout ce qui lui est attachée.

Canada et colonialisme: Réserves indiennes = camps de prisonniers de guerre…

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Les opérations spéciales mettent les prisonniers de guerre dans le POW-WOW (jeu de mots*)

 

Mohawk Nation News

 

13 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/07/13/special-ops-put-p-o-w-in-pow-wow/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) Note de Résistance 71: Le titre original en anglais est “Special Ops put P.O.W in POW-WOW” P.O.W est l’acronyme pour Prisonners Of War, POW-WOW est un festival traditionnel amérindien où se déroulent festivités, chants, danses et cérémonies traditionnelles. Une délégation du 22ème régiment royal d’infantrie, le régiment qui réprima les Mohawks sur leurs terres à Oka en 1990, a paradé pour le 25ème anniversaire d’Oka durant la cérémonie d’ouverture du POW-WOW annuel de Kahnawake… d’où le jeu de mots dans le titre. Provocation ? Avertissement ?.. Les deux mon adjudant !…

L’armée canadienne a envoyé ses “opérations spéciales” à Kanahwake pour défiler au cours de la cérémonie d’ouverture du Pow Wow Echos d’une fière nation. Le 11 Juillet 2015 est le 25ème anniversaire de la crise en territoire Mohawk (Oka) de 1990. On nous a giflé du fait que Kanahwake est toujours un camp de prisonniers de guerre sous la jurisdiction directe de l’armée. Elle supervise l’emprisonnement de notre peuple et aide à mettre en place la “solution finale du problème Ongwe’honweh (indien)”.

Le Conseil Mohawk de Kanahwake Incorporated (NdT: issu de la loi sur les Indiens ~ Indian Act ~ et donc représentatif de la COURONNE et non pas du peuple indigène qui ne reconnaît aucune autorité à ce conseil fantoche et à tout conseil de bande sur toute l’étendue du Canada) mené par Joe “Jean Brebeuf” Norton fait partie de cette façade. Les commandos des forces spéciales sont des assassins entraînés pour utiliser une force létale. Les Affaires Indiennes sont une division de l’armée canadienne et du ministère de la défense et sont gérées depuis une salle d’état-major dans le centre de commandement situé au 14ème étage du 10 Wellington Street à Ottawa, Ontario. Les Royal Van Doos ont arboré leurs bérets rouges en cette occasion obscène. Le message envoyé par le Conseil de Bande est qu’il suit toujours les ordres des généraux du 14ème étage. L’équipe de réponse aborigène (Aboriginal Response Team) a été fusionnée avec le CSIS (services secrets canadiens) en 2007. Au Canada, les seuls personnels portant le béret rouge sont les membres de la police militaire.

Le “détail indien” pour l’utiisation de la force létale contre nous nous est mis en pleine face. Le reste du monde commence à savoir au sujet du génocide continu du Canada contre nos peuples et ils vont continuer jusqu’à ce que nous y mettions un terme. Les peuples du monde doivent nous soutenir pour mettre fin au mal qu’est l’entreprise Canada. La COURONNE doit-être inculpée de crime contre l’humanité et de génocide, ainsi que tous ceux qui lui ont prêté serment.

L’armée essaie de nous maintenir prisonniers de guerre sur notre propre terre, de nous inculquer que toute résistance est futile et que la corporation a l’intention de voler et de vendre nos terres, nos ressources et notre fond fiduciaire.

Ce défilé militaire est une menace à peine voilée pour intimider tous ceux qui voudraient leur résister. Entre la collaboration du conseil de bande (CMK Inc.) et la brutalité des militaires, nous devons continuer à résister aujourd’hui comme nous l’avons fait il y a 25 ans.

MNN. “Like … killing”.

Kahentinetha on immigrants. Radio: “Cross Canada CheckUp”.

Red, Brown & Black movements.

Inuit discuss pole shift.

UN on Canada genocide & terrorism.

Horn Miller at PanAm Games.

Résistance au fléau de l’humanité: Solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire ~ 2ème partie ~ (Taiaike Alfred)

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La grande loi du changement

 

Solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire

 

Taiaiake Alfred Ph.D
Professeur de Sciences Politiques à l’université de Victoria, BC, Canada, membre du clan de l’ours de la nation Mohawk

 

Extraits du livre “Wasase, voies indigènes d’action et de liberté” (2005, seconde édition 2009)

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

= = =

 

“Pour les Indiens, normes et lois sont inhérentes à l’ordre naturel et ne sont pas imposées de l’extérieur. L’État est un concept totalement étranger…”
~ Len Sawatsky ~

 

“Les chasseurs-cueilleurs avaient la liberté de s’occuper de leurs familles et de leurs proches, de vivre selon la loi naturelle, sans conflit. Il n’y a pas de conflit dans la loi naturelle ; le mal n’existe pas.”

~ Russell Means ~

 

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1ère partie

2ème partie

 

Vieilles racines sur Terre        

 

Un aspect très important de la “motivation” est la dédication au but ultime de toute politique et de toute action: la réalisation de la paix. Du point de vue de la perspective philosophique d’Onkwehonwe, la politique et les mouvements sociaux sont parties intégrantes d’un bien plus grand champ d’action de lutte qui génère des relations sensées qui réfléchissent l’impératif fondamental indigène de rechercher la vie et l’harmonie par dessus toutes les formes de mort et de destruction. Dans les différentes cultures Onkwehonwe, les objectifs de la vie humaine sont définis comme la volonté de rechercher à comprendre les enseignements spirituels de base et de façonner sa vie afin de personnifier ces valeurs qui émergent du respect de ces principes fondamentaux tels que l’honneur, l’éthique du courage, l’inter-dépendance, le besoin de partager, l’humilité, la nécessité du respect, la liberté et l’inévitabilité de la lutte. Ces principes et valeurs Onkwehonwe sont le cadre de la paix et ils sont enracinés dans la vision de la loi naturelle mondiale partagée par tous les peuples autochtones. Les philosophies qui émergent de ces éléments sont les véritables voies pour la réaffirmaion d’une coexistence pacifique. Ces Onkwehonweneha sont les véritables visions alternatives aux visions capitaliste, communiste, aborigéniste et toutes autres façons de penser et de se comporter qui ont émergées des cultures européennes et par extension, euro-américaines.

La spiritualité et la culture de nos ancêtres sont préservées par des gens qui ont consacré leurs vies à maintenir les voies anciennes, la connaissance des cérémonies qui a donné à nos ancêtres un tel pouvoir, existent toujours dans nos communautés. Le défi qui se présente à nous, est celui de nous avancer sur le chemin de ces enseignements et de marcher sur ces chemins autochtones.

Ce qui est le plus important est ce qui se trouve ici, dans mon cœur”, nous dit Oren Lyons, gardien de la tradition de la nation iroquoise Onondaga.

Ce qui nous amène à une des questions les plus vivides dans la communauté Onkwehonwe aujourd’hui: Devez-vous parler une langue indigène pour vraiment être un indigène ?

La vaste majorité Onkwehonwe ne parle pas les langues ancestrales et la fluidité dans les langues natives parmi les populations autochtones de l’Île de la Grande Tortue est en sérieux déclin de manière générale. Ceci est un fait indéniable. Ces gens ne sont-ils donc pas Onkwehonwe ? (NdT: le professeur Taiaiake Alfred parle et communique en Mohawk mais ne le parle pas couramment de son propre aveu, il y travaille néanmoins et veille à ce que ses enfants soient multilingues, incluant leurs langues natives paternelle et maternelle). Pour le dire d’une manière différente: parler une langue native est-il la caractéristique définitive pour être Onkwehonwe ? Le colonialisme a tout fait pour que nous perdions nos langues et pour nous déculturer et nous forcer à nous “assimiler” dans la culture euro-américaine, en ce sens, la langue est la preuve prima facie de l’indigénisme, mais:

  • Les façons de voir le monde et de construire des systèmes de valeurs ne sont pas uniquement contenues dans les langages parlés…
  • Les langues sont en évolution constante. Nos ancêtres ne s’exprimaient pas de la même façon qu’aujourd’hui même dans la langue native (NdT: il en va de même du français et de toute autre langue vivante, le français d’aujourd’hui est bien différent de celui du XVème siècle)
  • Si la langue est tellement une caractéristique de la culture Onkwehonwe, comment alors expliquer que ceux d’entre nous qui ont volontairement œuvré avec les colonisateurs, qui ont signé des traités “abandonnant” des millions de km2 de nos terres ancestrales aux colons et qui ont fait la guerre à leurs propres frères et sœurs, qui ont travaillé avec l’envahisseur pour décimer la terre et piller les ressources pour le profit, étaient tous des gens unilingues, parlant les langues autochtones ?

[…]

La perte du langage est un indicateur de stress social et apparaît dans le contexte d’une certaine matrice politico-économique. La domination d’une langue sur une autre est une manifestation simple de la domination politique, sociale et économique d’un groupe sur un autre; ceci explique la domination globale de la langue anglaise, associé avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni et qui domine une myriade d’autres langues dans le monde.

[…]

La domination de la pensée européenne réfléchie dans son hégémonie sur les autres langues européennes peut et doit être mise au défi et le schéma doit être inversé si nous sommes sérieux sur notre objectif de réaffirmer l’existence des identités Onkwehonwe face à l’homogénisation de la culture impérialo-capitaliste… Ainsi, l’impérialisme est de manière inhérente un processus d’homogénisation culturelle et politique. Il s’ensuit donc qu’agir contre l’empire en régénérant la culture au travers de la renaissance des langues autochtones devient nécessairement anti-impérialiste (NdT: Il en va de même en France par exemple avec le Breton, le Provençal, le Basque, le Corse, le Catalan, la Langue d’Oc, le Picard etc…).

De fait, reconquérir la faculté de s’exprimer dans nos langues ancestrales Onkwehonwe pour réorganiser et recadrer nos existences est peut-être l’action la plus radicale et la plus subversive que puisse faire un guerrier Onkwehonwe.

Au delà de tout cela, au delà des langues utilisées pour exprimer des perspectives culturelles, des croyances et des valeurs, nous devons considérer l’importance des histoires (traditionnelles), des cérémonies et des rituels pour la régénération des existences autochtones authentiques.

[…]

Quelles sont les bases de ce système spirituel Onkwehonwe de croyances et de philosophie ? Elles sont simples, comme précédemment dit: inter-dépendance, cycles de changement, équilibre, lutte et enracinement. Il n’y a rien d’unique dans les enseignements de la Lodge, de la Longue Maison ou Hogan ou au travers de l’utilisation du tabac et de l’herbe fine. Du monde entier, les chants et danses indigènes nous disent les mêmes choses. Où que ce soit, les gens étant toujours connectés avec la terre et vivant en harmonie avec la nature, les enseignements sont les mêmes. Les cérémonies font plus que nous connecter à une tradition particulière ou une communauté, elles nous connectent avec la Terre et à notre véritable existence naturelle en tant qu’êtres humains.

[…]

Dans toutes nos nations maintenant, il y a une jeunesse qui commence sa vie d’activiste politique dans une position bien plus forte que les générations précédentes. Cette jeunesse parle sa langue autochtone, elle connaît son histoire, elle est éduquée à la fois dans les valeurs traditionnelles et les valeurs euro-américaines, lui donnant une connaissance des deux systèmes et de plus en plus cette jeunesse se libère de l’acool et de la drogue qui furent un problème destructeur pour les générations précédentes. Cette jeunesse mue de sa peau coloniale et se dédie de plus en plus à une lutte anti-impérialiste.

Note des traducteurs: S’ensuit ici dans le livre le transcript d’un entretien que le professeur Alfred a eu avec quelques jeunes autochtones (Brandon, Mika, Chris, Shana et Marilyn).

Voici quelques extraits lumineux de la conversation:

Brandon: “…La raison principale pour laquelle les autochtones boivent c’est parce qu’ils ont des problèmes qu’ils n’arrivent pas à gérer. J’ai tant de membres de ma famille qui ne peuvent pas en sortir. Ils ne peuvent pas juste sortir de la réserve. Quand je vois ces gens dans la rue, cela me motive d’autant plus de faire quelque chose de ma vie.”

Mika: “Je pense que pour nous libérer, nous devons nous lier avec les autres indigènes dans le monde entier, parce que nous devons faire face aux mêmes sortes de problèmes tels que le racisme et les problèmes liés à la terre. Nous devons analyser ce qu’ils font et travailler avec eux, parce que vous ne pouvez pas le faire en tant que nation, vous devez le faire de manière globale et gérer la situation ensemble. Cela rend plus fort.”

Chris: “L’auto-gouvernance ou de quelque manière qu’on veuille l’appeler, ne doit pas être financée par le gouvernement fédéral et ne doit pas répondre à une personne plus élevée, qui est une personne non-autochtone. Nous devons avoir quelque chose d’organisé par nous-mêmes, par nos propres gens. Nos gens éduqués doivent cogiter quelque chose avant que nous puissions bouger vers une auto-gouvernance, une auto-gestion. Ce qu’il se passe maintenant, est que nous demandons au gouvernement blanc de nous le donner. C’est nul, parce que dès lors nous leur devons des comptes. C’est pas vraiment ce que nous voulons he ?”

Shana: “Il y a une véritable poussée de la base pour la souveraineté, la liberté et l’émancipation du gouverneent qui nous opprime… Il se doit d’y avoir des gens qui retournent vers les communautés pour essayer de faire la différence, pour se renforcer de nouveau…”

Marilyn: “Les gens doivent apprendre à vivre sans la loi sur les Indiens (Indian Act). La dépendance en cette loi est bien trop grande. Beaucoup trop pensent que “c’est de là que proviennent nos droits…” C’est ce genre de chose qui perpétue la dépendance envers le gouvernement canadien. Nous avons des droits parce que nous sommes ici, point barre. Nous sommes sur ces terres depuis bien plus longtemps que quiconque d’autre. Nous devrions commencer par nous débarrasser de l’Indian Act et ensuite nous allier à travers le pays afin de ne plus agir en entités séparées. C’est la clef pour faire les demandes et de ne plus avoir à suivre leurs règles.”

Voilà l’esprit de la nouvelle génération Onkwehonwe. Claire d’esprit et vraiment, vraiment intelligente. Ils sont impatients, non pas seulement à l’encontre de la société coloniale blanche, mais aussi de leur propre leadership et de leurs organisations. Ils savent quelles sont les priorités et ils ne prendront aucun non-sens pour réponse. Le défi est de combiner l’énergie et la force de cette jeune génération avec la sagesse collective des personnes plus âgées qui ont la culture, la connaissance et l’expérience stratégique et tactique.

[…]

Il y a une logique dans l’injustice contenue dans l’analyse complète de l’histoire, de l’économie et de la politique que nous appelons “colonialisme”. Il y a aussi une logique à parvenir à la justice. C’est la logique de parvenir à vaincre l’intention génocidaire de l’impérialisme avec la persévérance et la survie continue de nos nations autochtones, outre-passant sa destruction culturelle avec nos existences sociales et culturelles revitalisées et en nous opposant à son imposition d’une isolation affaiblissante, en rétablissant des connexions cruciales qui renforcent et alimentent nos peuples.

En termes concrets, cela veut dire que les gens doivent parvenir au partage d’une véritable préoccupation du futur de nos nations, en dehors du fait du penser comment l’idée de la nation de leur peuple promeut leurs propres intérêts personnels et doivent construire une vision alternative qui peut offrir un échappatoire à la guerre interminable qui a empoisonnée les relations et les psychées des deux côtés de la division entre les peuples Onkwehonwe et colons… Les différents chemins existant pour la réconciliation du colonialisme échouent sur bien des fronts, de manière plus importante, comme moyen de résoudre de manière satisfaisante les injustices du colonialisme dans les cœurs et esprits des jeunes générations des leaders Onkwehonwe.

[…]

Les colons vont devoir grandir au-delà de leur arrogance culturelle et apprendre à devenir pluralistes dans leur vision du monde. Pour Onkwehonwe, cela veut dire générer une capacité de gouvernance, une auto-suffisance économique et des réformes sociales internes.

Un espace intellectuel et social doit être créé pour la paix. Dans la Grande Loi de la Paix rotinoshonni (des 6 nations iroquoises), Kaianereko:wa, il y a une référence à l”espace nettoyé” entre le village et la forêt, entre la maison et la famille, la sécurité et l’espace dangereux de la liberté. Avant qu’aucun accord ou réconciliation ne puisse se produire, il doit y avoir une connexion entre les gens, il doit y avoir une démonstration de respect et l’amour doit être généré. Alors et seulement alors, peuvent les “problèmes et intérêts” respectifs être discutés et sincèrement résolus. Voilà ce que veut dire une promesse de coexistence.

[…]

Nous devons dépasser les contraintes et limites éthiques de l’héritage judéo-chrétien de l’empire, qui nous ont mis sur un chemin d’auto-centralisation et de compétition violente entre les peuples divisés au sujet de la folie de leur propre “supériorité”. Nous devons en tant que race, espèce unique (humaine), reconnaître et transcender l’éthique primitive qui est devenue si destructrice alors qu’elle a fusionné avec les moyens technologiques de domination et d’armement avancé des empires modernes. Nous devons aller dans un sens qui va accepter l’inter-dépendance de tous les peuples et de tous les êtres. Existant en dehors de l’empire, les spiritualités autochtones peuvent devenir les fondations des cultures de responsabilité universelle et de respect dont on a besoin pour parvenir à une coexistence pacifique et assurer notre survie sur Terre…

Reconnaître que la violence est la fondation même du pouvoir de l’État et que cette violence est implicitement exprimée au travers de toutes les institutions, nous devons reconnaître que la paix sociale n’est pas une situation bénigne.

[…]

Onkwehonwe qui raisonne au sein du cadre de la mentalité dominante et voit au travers de l’objectif de leurs cultures colonisées sont rendus incapables de se défendre eux-mêmes de l’annihilation. Sans briser les psychologies de l’impérialisme et la mentalité coloniale, l’organisation de toute résistance est futile !

[…]

Si le pouvoir légal et politique que l’État et les colons possèdent sur Onkwehonwe est fondé sur la complicité, alors la première question que devrait avoir un peuple recherchant sa liberté est la suivante: “L’État est-il capable et a t’il la volonté d’utiliser la violence pour mettre en application des lois et des politiques existantes, au delà de l’intimidation de quelques individus et de petits groupes isolés ?” Si l’État est confronté à une large action collective, un mouvemement de grande amplitude, intensif et coordonné, de la part des peuples autochtones pour que ceux-ci réoccupent leurs terres et reprennent leurs droits et libertés, la réponse sera ‘non’.” L’objectif politique devrait être de forcer une crise politico-sociale sur deux fronts:

  • La disjonction entre la conscience politique de la société coloniale et les réalités du pouvoir d’État
  • Le conflit moral entre les identités contemporaines des colons et le renouvellement forcé du besoin de l’utilisation d’une violence colonisatrice explicite. Le conflit psychologique résidant entre la perception par les colons de vivre dans une société paisible, sécure, stable et démocratique et les scènes de violence de la répression ouverte des peuples autochtones.

[…]

Le seul espoir pour les peuples indigènes de survivre comme nations est dans le pouvoir de mouvements en dehors des structures politiques établies et au delà des chemins donnés par la loi d’état et les politiques gouvernentales (NdT: Ce qu’Alfred appelle “l’anarcho-indigénisme”). Ces temps appellent pour une génération de nouveau pouvoir par de nouveaux moyens. L’un de ceux-ci est de parvenir à gagner un pouvoir économique et ainsi les moyens de base pour influencer la loi et la politique. Un autre, à moins d’avoir accès immédiat à la terre et de pouvoir générer un pouvoir économique, est de nous réorganiser nous-mêmes pour forcer un changement au travers du pouvoir de manifestation de notre volonté collective de (sur)vivre. L’homme blanc a fait les règles depuis un bon moment: assimilez-vous ou auto-détruisez-vous. Il est plus que temps de changer les règles du jeu.

[…]

La décolonisation, pour résumer, est le processus de découvrir la vérité dans un monde créé du mensonge… Dans une réalité coloniale, notre lutte prend forme avec toutes les formes existantes de pouvoir politique et dans ce combat, nous amenons notre seule véritable arme: la puissance de la vérité…

A terme, le mouvement zapatiste du Mexique, que je tiens comme le mouvement Onkwehonwe le plus efficace et commandable, est illustratif de ma vision de transformation et de régénération. Ce mouvement zapatista a commencé en 1984, lorsque six personnes furent impliquées dans la mission stratégique de protéger les populations autochtones du Chiapas dans le sud du Mexique. Ils organisèrent la protection des populations Maya contre la répression des milices métisses qui servaient les intérêts des grand propriétaires terriens. Les Zapatistes essayèrent d’organiser leur résistance sur des principes marxistes mais échouèrent. Ce ne fut pas avant d’avoir mélangé ces idées étrangères avec un mouvement catholique appelé la “théologie de la libération” (NdT: qui vit le jour en pratique dans les années 1970 au moment de la répression généralisée anti-gauche radicale en Amérique du sud sous l’égide de l’opération Condor de la CIA) et des idées culturelles indigènes, qu’un nouveau mouvement, capable de s’attirer le soutien des populations Maya du sud du Mexique, vit le jour. Ce nouveau mouvement était pragmatique et enraciné, il reconnaissait le besoin absolu de fonder les luttes indigènes sur les vérités autochtones articulés de manière indigène dans les langues locales. Il fut aussi signifiant que les populations Maya du Chiapas furent éveillées par un leader charismatique (NdT: Le Subcommandante Insurgente Marcos qui n’a jamais été un chef, tout au plus un porte-parole, sans aucun pouvoir exécutif. Il a agi en “chef de guerre” traditionnel).

L’interaction de ces deux facteurs, les racines culturelles autochtones et la réénergisation par un leader extérieur, a mené à ce qui est le seul mouvement d’ampleur a succès de résurgence indigène, de liberté et de changements politico-sociaux de ces trente dernières années.

Plutôt que de se décider a détruire ou remplacer l’État ou d’éjecter les colons, le but final devrait être formulé comme celui de la réalisation en termes positifs de la création d’une nouvelle société. Ceci est la libération par la transformation.

L’Île de la Grande Tortue a connu cela dans le passé, la réminiscence d’un grand mouvement par le chef de guerre Shawnee Tecumseh et son frère, le prophète Tenskwatewa au début du XIXème siècle.

* *NdT: Nous avons émis des idées similaires sur Résistance 71 en disant qu’il n’y avait aucune solution au sein du système quel qu’il soit et que nous devions nous concentrer sur la création d’un contre-pouvoir populaire, sûrement auto-gestonnaire, ignorer l’État et toutes les institutions, qui tomberaient comme un fruit trop mûr une fois le contre-pouvoir en marche. Retirons notre consentement, refusons de servir, organisons le contre-pouvoir entre nous, la main dans la main avec nos frères indigènes du monde entier, libérés du joug colonial, à tout jamais. C’est çà l’émancipation véritable !

En tant que peuples relevant le défi de confronter l’impérialisme, nous devrions nous nourrir de ce qu’a dit Gandhi à la fin de sa vie, lorsqu’il a dit aux gens que pour lui, après tout ce qu’il avait traversé, le bonheur résidait dans “l’effort et non pas dans le résultat”. Ceci est la marque du grand guerrier spirituel et c’est l’esprit que nous devons avoir alors que nous luttons pour régénérer nos peuples, car de tous temps et dans toutes les nations, être un guerrier, c’est vivre une vie de lutte pour la liberté et la dignité.

Il est donc grand temps de chanter nos chants de guerre et de continuer notre voyage.

* * *

Autres parties du livre « Wasase » en français

Notre dossier « Colonialisme et luttes indigènes »

Résistance au colonialisme: Le « Grand-Frère » canadien met les nations autochtones sous haute surveillance…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 10 juin 2014 by Résistance 71

Nous l’avons dit et le redirons sans cesse: Le futur de l’humanité réside dans la conscience politique occidentale libérée de l’idéologie colonialiste se tenant debout, main dans la main, avec les peuples autochtones des Amériques (et du monde), pour l’établissement d’un nouveau paradigme politique et social pour la société humaine. Pour cela, il faut passer par la fin de l’empire colonialiste occidental qui dure depuis plus de 500 ans, fondé sur une idéologie religieuse (chrétienne), raciste, suprémaciste, oppressive, coercitive et élitiste. Il est grand temps de faire passer l’empire à la trappe, les nations originelles des Amériques ont la solution entre leurs mains, celle de priver l’empire de ce qu’il a usurpé: son « territoire » et un empire sans terre est happé dans le trou noir de l’annihilation et de l’oubli. Elles ont besoin de nous, pour que a liberté se réalise enfin sur terre.

¡Ya Basta ! et Hoka Hey !

— Résistance 71 —

 

Les premières nations sous surveillance

Le gouvernement canadien de Harper se prépare pour la “révolte” des premières nations

 

Russell Diablo et Shiri Pasternak

 

7 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.mediacoop.ca/story/first-nations-under-surveillance/7434

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des documents internes du bureau des affaires indiennes et de la RCMP (NdT: Royal Canadian Mounted Police ou Gendarmerie Royale du Canada, GRC, la police montée canadienne, équivalent du FBI américain auquel elle est totalement inféodée…) montrent que peu de temps après la formation de son gouvernement en 2006, le premier ministre canadien Stephen Harper a mis sur la brèche le gouvernement fédéral pour la collecte et le partage de renseignements sur les premières nations afin d’anticiper et de gérer des troubles avec celles-ci à travers le Canada.

L’information obtenue par des requêtes d’accès à l’information, révèle que presque immédiatement après la prise de pouvoir en 2006, le département des Indian and Northern Affairs Canada (INAC) a reçu le rôle principal dans l’espionnage des premières nations. Le but fut d’identifier les leaders des nations premières, les participants et les soutiens de l’extérieur des mouvements de protestations et d’occupations des premières nations, ainsi que de surveiller étroitement leurs actions.

Pour ce faire, l’INAC a établi un “Système de Communication sur les Points Chauds”. Ces rapports hebdomadaires résument toutes ces communautés au travers du pays qui s’engagent dans l’action directe de protéger leurs territoires et leurs communautés. Ceci inclut les premières nations Tobique, Tsartlip, Algonquins de Barriere Lake, Teztan Biny (Fish Lake), les 6 Nations (confédération iroquoise), Grassy Narrows, Stz’uminous, Gitxaala, Wagmatcook, Innu du Labrador, Pikangikum et bien d’autres. Ceci inclut aussi des bandes d’Indiens de la côte Ouest, de l’île de Vancouver ainsi que des côtes de l’océan Atlantique (Mik’maq).

Ce que nous voyons dans ces documents, dans ces rapport de “points chauds”, de ce partage du renseignement entre le gouvernement et les forces de sécurité, est une population des premières nations qui est étroitement surveillée, car elles causent une panique au plus haut niveau de la bureaucratie canadienne et du pouvoir politique.

La peur des “points chauds” aborigènes

En 2006, L’INAC donna le nom de “points chauds” à ces conflits impliquant les nations premières, comme étant “un point de préoccupation majeur” à cause “des troubles à l’ordre public” et à “l’activisme politique”. Dans un briefing que l’INAC présenta à la GRC cette année là, elle identifia certaines communautés comme de véritables points chauds d’activisme: Caledonia, Ontario (Douglas Creek Estates occupation), Belleville, Ontario (blocage de la voie de chemin de fer Montréal/Toronto en solidarité avec la cause de Caledonia), Brantford, Ontario (Grand River Conservation Authority Lands), Desoronto, Ontario (Occupation de carrières), Grassy Narrows (Blocage de l’autoroute transcanada par des écologistes) et Maniwaki, Québec (blocage de la route 117).

Le “dossier point chaud” préparé chaque semaine par l’INAC, surveille étroitement toutes les actions qui se déroulent dans le pays et nomme des douzaines de communautés en plus comme sources de troubles potentiels. Une préoccupation particulière pour le gouvernement fédéral est que ces “points chauds” sont des lieux de manifestations imprévisibles parce qu’ils sont menés par ce que le gouvernement appelle “des groupes échardes” d’ “extrémistes aborigènes”. L’INAC décrit dans la même présentation à la GRC:

Les incidents menés par ces “groupes échardes” sont bien plus difficiles à gérer car ils existent en dehors des processus de négociation pour résoudre des plaintes reconnues avec des leaders dûment élus. Nous cherchons à éviter à donner un terrain d’action à de tels groupes afin de ne pas désolidariser le gouvernement (autochtone) légalement reconnu. Les incidents sont aussi plus compliqués avec les groupes externes comme par exemple les “sociétés des guerriers” (Warrior Societies) ou aussi les groupes de contre-manifestations non aborigènes.”

Cette déclaration de l’INAC en dit long sur ce qu’elle pense de manifestations et de la contestation identifiées comme provenant “du dehors des processus de négociation” avec les conseils de bandes élus. Le Canada est clairement hanté par le spectre des premières nations demandant la reconnaissance par la couronne de la souveraineté aborigène et l’auto-détermination, ainsi que les droits Aborigènes et de Traité, au delà de l’encadrement étriqué des demandes de restitution de terres par la couronne et des politiques d’auto-gouvernement, d’autogestion. Ces soi-disants “groupes échardes” menacent aussi le consensus du statu quo en demandant à leurs propres leaders indiens, leurs personnels et conseillers de sortir des négociations compromettantes.

Ce qui en dit long aussi ici est la relation intime de coopération entre l’INAC et la GRC. Le briefing de l’INAC à la GRC est quasiment identique à une présentation qu’on attendrait des forces de sécurité, plutôt que d’un ministère du gouvernement. Contrairement à ce qu’ils en disent, les affaires indiennes ne sont pas une institution de réconciliation et de négociation, mais plutôt un bureau de gestion et de contrôle des coûts des troubles causés par les autochtones et ils sont parfaitement en accord sur le fait de travailler en étroite relation avec les forces de l’ordre afin de remplir cette mission.

En plus des rapports sur les points chauds, les vice-ministres de la sécurité publique et de la préparation à l’urgence du Canada et l’INAC ont mis en place cet été là un plan opérationnel pour 2006 afin de s’occuper des manifestations et des protestations aborigènes. Un rapport de progression sur le plan opérationnel révèle la mise en place pour une intégration de la sécurité en ce qui concerne les premières nations.

“Le Forum du partage de l’Information” par exemple est dirigé par la GRC et inclut en tant que membres le service canadien de sécurité et de renseignement (le CSIS, l’équivalent de la DGSE française), le ministère de la pêche, le gouvernement du Canada, les ministères des ressources naturelles, des transports et implique des réunions conférencières hebdomadaires et une dissémination constante de l’information par l’INAC et ses partenaires.

Harper fait bouger les choses vers un paradigme sécuritaire similiare à celui connu depuis que la “guerre contre le terrorisme” fut lancée en 2001. L‘inclusion du ministère des transports au Forum du partage de l’info devrait aussi nous alerter sur la menace exercée par les barrages/blocages des voies pour l’agenda de libre-échange.

Les peuples aborigènes qui défendent leurs terres sont maintenant traités comme étant criminels ou terroristes. Des deux côtés, sous Harper, une intensification de la collecte du renseignement et des procédures de surveillance gouvernent maintenant le nouveau régime.

Haudenosaunee/Six Nations la Confédération Iroquoise

Il est également très clair dans la présentation de l’INAC à la GRC, qu’ils sont particulièrement inquiets au sujet d’Haudenosaunee ou la Confédération Iroquoise (6 Nations). Ils y mentionnent la “Société des Guerriers” et un “agenda illicite”, se référant en plusieurs endroits à des préoccupations au sujet de contrebande. Le gouvernement étiquette le commerce du tabac et des cigarettes comme étant “illicite” car le Canada ne perçoit pas d’impôts des Mohawks qui opèrent ces affaires commerciales.

Ainsi, la politique fédérale d’auto-gouvernement aborigène de 1995, qui fut développée de manière unilatérale par le gouvernement fédéral canadien, ne permet pas le partage de jurisdiction avec les premières nations pour les véritables pouvoirs au sujet du commerce et des affaires. La politique d’auto-gouvernance fédérale ne permet que de petites entreprises au sein des réserves. Historiquement, le gouvernement fédéral a utilisé la loi sur les Indiens (Indian Act) pour contrôler et gérer le développement économique des réserves de façon à ce qu’il n’y ait aucune véritable concurrence pour les villes et entreprises commerciales non-indiennes entourant les réserves. Dans les régions des grandes prairies, l’agriculture des premières nations fut minimisée et mena à l’échec du fermage dans les réserves à cause de plaintes de non-Indiens. La politique de non-concurrence est toujours en vigueur aujourd’hui et est une réalité quotidienne.

Le gouvernement fédéral est particulièrement préoccupé au sujet des actions de la confédération iroquoise, Haudenosaunee en Calédonie, comme le rapport de l’INAC de 2006 le décrit: “La Calédonie était et demeure un évènement signifiant dans la gestion du risque.”

La GRC est d’accord. Elle explique dans un rapport de 2007 au CSIS (service de renseignement canadien): “La Calédonie continue de servir de phare en ce qui concerne les demandes de restitution de territoires et de droits aborigènes au Canada.

Le Canada est très inquiet de voir les premières nations reprendre des territoires et des ressources en dehors du schéma à sens unique de demandes de retour des terres et des “processus de négociation” en ce qui concerne l’auto-gouvernance, comme ce fut fait à Kanenhstaton / Calédonie.

Afin de contrôler la situation, les gouvernements de la couronne ont envoyé des négociateurs expérimentés et durs au mal qui ont présenté les positions fermes et définitives de la part du gouvernement Harper, ce qui est sûrement le pourquoi il n’y a pas eu de résolution négociée de la situation à Kanenhstaton / Calédonie jusqu’à ce jour. Le gouvernement de la couronne (NdT: de la City de Londres et du Vatican) demeure toujours inquiet de manière évidente que toujours plus de territoires seront “occupés” par les “extrémistes de groupes échardes” des Six Nations.

Depuis 1990 et le siège d’Oka à Kanesetake et Kahnawake, le gouvernement fédéral, les agences de sécurité et de police et l’armée canadienne sont inquiets de la répétition d’actions politiques coordonnées des premières nations à travers le Canada.

Le jour d’action national de 2007

Une information spécifique au sujet de la conduite de la politique des premières nations fut obtenue dans une série de requêtes d’accès à l’information au sujet du jour d’action national organisé par l’Assemblée des Premières Nations (APN) du 29 Juin 2007. Un bref compte-rendu de la GRC en 2007 au CSIS explicite un certain nombre d’inquiétudes en regard de cette journée d’action nationale.

D’abord la GRC est principalement concernée par la protection de ses personnels en uniforme, à la fois dans la perspective d’une confrontation physique entre les militants des premières nations et ses troupes de terrain et aussi au sujet de la perception négative du public quant à la gestion des évènements sur le terrain. “La nature souvent disparate et morcelée de ces évènements peut souvent mener la police à devenir la proverbiale “viande dans le sandwich” et le sujet d’un sentiment négatif aux yeux du public.”

La GRC est aussi concernée par un manque de coordination ou d’une “approche morcelée et inconstante” des forces de police, qui “pourrait galvaniser les Nations à travers le Canada”. Cela veut-il dire que les violences instiguées par la police pourrait mener à des actions de solidarité des Premières Nations à travers le pays ? Ou que la faiblesse dans la gestion pourrait mener d’autres Nations à défier le gouvernement ? Quoi qu’il en soit, en réponse, une coordination entre les ministères va devenir une nécessité afin de donner un front uni contre les protestations des Premières Nations.

La GRC met aussi en garde sur le fait que “les extrémistes aborigènes et non-aborigènes voient souvent ces évènements comme une opportunité d’escalader ou d’agiter, d’envenimer le conflit.” (NdT: Bien sûr les forces de polices ne provoquent jamais de violence au travers de membres infiltrés à cet effet…). On peut en déduire qu’ils pourraient se référer à des groupes non affiliés avec l’Assemblée des Premières Nations (APN), ne voulant pas négocier sous la politique de la couronne, ou préparés à s’engager dans des tactiques non sanctionnées par le leadership officiel, comme la destruction de propriétés ou le conflit armé. Les groupes non-aborigènes sont aussi cités comme potentiellement menaçant, donnant son importance au ciblage des leaders du mouvement anti-G20 qui sentent que leur travail de solidarité avec les indigènes les ont rendu cibles de la couronne et des forces de police.

Le coût est aussi une préoccupation essentielle pour la GRC. Non seulement le prix du maintien de l’ordre dans ces évènements nationaux est “exorbitant” et peut mener à une décision rapide d’utiliser la force afin de mettre fin le plus rapidement possible aux conflits, mais les risques économiques de blocages sont en eux-mêmes catastrophiques. Comme le prévient la GRC: “La grève récente de CN représente l’extension au travers de laquelle un blocage national des chemins de fer pourrait affecter l’ensemble de l’économie du Canada.

La GRC exprime également cette préoccupation curieuse: “Le rôle de la police pourrait être rendu plus compliqué par la vue conventionnelle et souvent politique qu’il y a une distinction claire entre les opérations politiques et de police.” Clairement, quand la distinction glisse entre les rôles de police et de politique, la GRC devient alors simplement un agent indien, perpétuant le travail colonial du département/ministère. Devant les informations explicitées ici, cette distinction ne peut plus être maintenue. Où et quand la police intimide et arrête des membres des communautés autochtones sur leurs propres territoires, il n’y aucune loi du côté de la police.

Il y a aussi un problème considérable de relation publique en jeu ici. La GRC a montré son souci de l’échec potentiel d’un certain nombre de problèmes “perceptifs” auquel pourrait faire face l’institution:

  • Perception d’une approche à deux niveaux du maintien de l’ordre peut générer suffisamment de crique et motiver les activistes non-aborigènes
  • Un évènement intense et prolongé peut mener à une érosion de longue haleine des relations entre la police et la communauté, ils sont généralement les victimes
  • Parce qu’il y a des limites sur ce sur quoi la police peut négocier et que le succès de négociations dépend très souvent d’autres parties, le rôle de la police peut devenir frustrant

La GRC comprend dans une certaine mesure, qu’elle doit choisir entre ses tactiques de maintien de l’ordre dans le domaine des Premières Nations et la fureur du public convaincu que les blocages sont criminels, plutôt que l’action politique. La police quoi qu’il en soit et contrairement à ses assertions, n’est pas la victime ici. Elle est juste la dupe dans un jeu bien plus ancien de cow-boys et d’indiens.

Les déclarations de la GRC ci-dessus montrent que même avec tout le financement fédéral et le contrôle de gestion sur les chefs et les leaders (élus dans le système) des Premières Nations, à part apparemment pour l’ancien chef de l’APN, Phil Fontaine, que les chefs et leaders n’étaient pas encore dans la confiance du gouvernement fédéral et qu’une grande préoccupation en 2007 fut le potentiel pour une série de larges mouvements d’actions coordonnés à l’échelle nationale, locale et régionale par les Premières Nations.

Une vision émerge clairement ici: La chose la plus menaçante pour les forces de sécurité et de coercition du gouvernement est une action politique coordonnée provenant des Premières Nations. Ceci peut se voir très clairement de ces rapports. A un moment dans son briefing de 2007 de l’INAC à la GRC, une préoccupation est émise quant à la conférence des Premières Nations, car “La conférence sur le Traité de 2006 a proposé un mouvement national d’actions indépendantes pour exprimer le mécontentement.

Leur peur est parfaitement palpable lorsqu’ils suivent la trajectoire du Jour d’action. Ce fut en premier lieu proposé par le chef Terrance Nelson de l’assemblée générale des Premières Nations, où la motion fut retenue. L’évènement national fut ensuite confirmé dans une réunion personnelle entre le haut commissaire de la GRC et le chef national d’alors Phil Fontaine. “Mr Fontaine a exprimé sa préoccupation au sujet de la frustration qui semble exister parmi les leaders des Premières Nations et la résolution grandissante de soutenir un blocage/blocus le 29 Juin”, dit un memo.

Les troubles croissant bien sûr ne peuvent pas être résolus au travers d’une plus grande coopération entre les forces de sécurité et du gouvernement. La frustration des Premières Nations avec cette stratégie ne pourra que continuer à augmenter.

Le système de récompense-punition de la couronne divise les leaders et le peuple

Si l’action coordonnée est bonne, une attention particulière doit être portée à l’intérêt particulier du gouvernement au “groupes échardes”.

Sous le système colonial du Canada, la lutte pour la souveraineté indigène, l’auto-détermination, les droits aborigènes et les traités, a été historiquement diminuée par les Premières Nations qui ont coopéré avec le gouvernement de la Couronne, trahissant ces Nations Premières qui résistaient au système colonial de la Couronne.

Au fil du temps, ceci a évolué dans la Couronne divisant les Premières Nations en des bandes d’Indiens “progressistes” et les bandes d’Indiens “arriérées ou traditionnelles”. Le gouvernement fédéral a développé une approche pour récompenser les Indiens “progressistes” et punir les “indiens traditionnels” et ce au travers de ses bureaux variés des affaires indiennes.

Cette approche fédérale de récompense-punition existe toujours, bien que les “agents indiens” aient été remplacés par les Conseils de Bandes (NdT: conseils de Tribus aux USA) qui délivrent maintenant les programmes et les services de la Couronne aux membres de leurs communautés. Les Conseils de Bandes et autres organisations des Premières Nations à la formule de financement toute prête, sont contrôlés par un système législatif, de politiques et de termes et conditions, tous désignés, créés, contrôlés et gérés largement par la bureaucratie fédérale de la Couronne et les politiciens d’Ottawa.

Les chefs et leaders des Premières Nations qui deviennent plus connus et importants sont en grande partie des individus qui ont été formés et entretenus par les bureaucrates fédéraux. Ces individus deviennent connus pour leur apparente grande capacité à obtenir les dollars fédéraux pour de nouveaux logements, écoles et d’autres infrastructures communautaires, ou des dollars pour des programmes additionnels pour améliorer les programmes des conseils.

Mais il convient de noter qu’aucune de ces individualités n’auraient pu parvenir à quoi que ce soit sans le soutien fédéral pour faire avancer leurs carrières politiques. C’est ainsi que fonctionne le système de récompense. Pour ces chefs et leaders qui ne coopèrent pas avec le gouvernement fédéral, ils peuvent être totalement ignorés et leurs demandes de fonds complètement bloquées. Dans certains cas, le gouvernement fédéral va même soutenir des “groupes échardes” afin d’éliminer un chef ou un leader offensant. Un très bon exemple de ceci réside avec les Algonquins de Barrière Lake dans l’ouest du Québec, mais ceci s’est aussi historiquement produit avec les Iroquois des 6 Nations en territoire de Grand River.

Les documents de l’INAC et de la GRC clarifient grandement que tandis que l’appareil de sécurité d’état canadien est préoccupé au sujet des “groupes échardes”, ils sont aussi quelque peu concernés par les chefs et leaders des conseils de bandes émanant de la Loi sur les Indiens et des organisations de l’establishment des Premières Nations comme L’APN et leurs organisations provinciales et territoriales, ne deviennent des “extrémistes aborigènes”.

Ce que nous montrent les briefings de l’INAC et de la GRC est qu’il y a un grand besoin d’unité de terrain avec des actions politiques concertées et coordonnées entre les Premières Nations afin de protéger, de défendre et de faire avancer la souveraineté pré-existente des Premières Nations, ainsi que nos droits aborigènes de traité à la terre et aux ressources.

Les tactiques du diviser pour mieux régner ne peuvent être combattues qu’avec de nouvelles statégies de construction d’alliances et de ramener le leadership sur le problème de la terre ancestrale.

Colonialisme et génocide au Canada: Le nettoyage éthnique continuerait-il ?…

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Enlèvement, viol, torture, assassinat de milliers de jeune femmes et filles autochtones au Canada depuis le début des années 1990 met le gouvernement colonial canadien sur la scellette  car en effet, non seulement celui-ci refuse les demandes d’enquête sérieuse émanant des communautés indiennes et non-indiennes sur ces affaires, mais il est maintenant avéré que dans bien des cas, les policiers et membres influents de la société sont impliqués en réseau dans ce qui est devenu un des plus gros scandales secouant le Canada.

Donner justice à ces femmes et leurs familles est une priorité, mais au-delà, la légitimité même du gouvernement colonial et prouvé génocidaire du Canada est totalement remise en cause. Nous l’avons dit et le répétons, tant pour le Canada que pour le pays du goulag levant (ex-USA), le seul moyen de mettre fin à l’empire est de leu retirer ce sans quoi il n’est plus rien: son territoire ! L’empire américano-sioniste repose sur des terres volées, usurpées. Lui retirer sa légitimité territoriale usurpée le fera de facto s’effondrer. La bataille est légale et juridique, en dehors des tribunaux coloniaux protecteurs des criminels, mais elle est réelle et parfaitement gagnable. Les Mohawks et d’autres nations le savent. Ils ont besoin de nous, pour en fait sauver le monde, ni plus ni moins…

Cette interview de l’activiste Mohawk Shawn Brant sur La Voix de la Russie nous éclaire plus sur le fond du problème côté victime et non pas côté colon… Nuance, grosse nuance…

— Résistance 71 —

 

Shawn Brant parle au sujet des femmes et jeunes filles indigènes portées disparues et assassinées

 

Mohawk Nation News

 

16 mai 2014

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71~

 

Les assassinats de milliers de femmes et jeunes filles autochtones font partie d’une stratégie du génocide continue afin de nous contrôler nous, les survivants. Des gamines aussi jeunes que 10 ans sont enlevées et forcées à la prostitution, à l’esclavage sexuel puis sont assassinées. Les forces d’occupation de ce pays les kidnappent, violent, trafiquent et les tuent finalement. Le Canada refusant d’enquêter sérieusement sur ces crimes commet un génocide et un acte de guerre envers nous.

Les femmes autochtones (comme toute femme) sont les génitrices de la communauté. Elles sont détruites dans un dessein d’épuration ethnique. Des conditions de vie du tiers monde sont mises en place pour forcer nos filles à se sauver de chez elles. Celles qui retournent doivent ramener avec elles le chaos social et la maladie (MST, SIDA etc…)

Amnesty International rapporte que l’abus sexuel et le meurtre racistes sont une stratégie militaire. Les troupes et la police des États agissent en toute impunité. Des civils femmes et enfants sont attaqués pour éliminer, perpétuer le nettoyage ethnique et social.

 

Source: http://mohawknationnews.com/blog/2014/05/16/shawn-brant-speaks-on-missing-murdered-girls-women/

 

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Le Canada refuse d’enquêter sur les assassinats de milliers de femmes autochtones

 

Entretien avec l’activiste et porte-parole Mohawk Shawn Brant (Tyendinaga, territoire Mohawk) avec la radio La Voix de la Russie

 

14 mai 2014

 

url de l’article original:

http://voiceofrussia.com/2014_05_14/Canada-refuses-to-investigate-thousands-of-murdered-women-Mohawk-spokesman-Shawn-Brant-1600/ avec version audio de l’entretien

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis plus d’une décennie des centaines de jeunes filles et jeunes femmes autochtones innocentes ont disparu au Canada. Des écolières de moins de 11 ans, des adolescentes et des jeunes femmes ont disparu ou ont été retrouvées battues, violées ou mortes dans des décharges publiques, sur les bords de routes et dans des fossés.

Alors que le gouvernement canadien envoie de l’assistance au Nigéria afin de faire action politique en prétendant assister à retrouver les 200 jeunes filles dont il se moque éperdument, il continue d’ignorer et refuse d’enquêter sur les plus de 1425 cas (officiels) de jeunes femmes et jeunes filles disparues et assassinées au Canada. Pourquoi le Canada ignore t’il ces crimes ? Parce que les femmes assassinées sont des femmes autochtones. Nous nous sommes entretenus avec Shawn Brant, un représentant de la nation Mohawk et membre du clan du loup à ce sujet et bien plus…

Bonsoir, vous êtes avec John Robles et vous écoutez un entretien avec Shawn Brant. Il est membre de la nation Mohawk de la confédération iroquoise et du clan du loup ; activiste indien Mohawk et porteparole de la société des guerriers (Warrior Society) du territoire Mohawk de Tyendinaga (NdT: Baie de Quinte, Ontario, à l’Est du lac Ontario, limitrophe territoire Huron, situé à 2 heures et demie de route à L’Est de Toronto)

Robles: Bonsoir, comment allez-vous cher monsieur ?

Brant: Je vais très bien, merci de me recevoir/

Robles: C’est un véritable plaisir que de m’entretenir avec vous. Je désirerais avoir des détails, si vous le pouvez, sur une affaire très sérieuse qui se passe depuis longtemps et qui n’obtient aucune couverture médiatique dans la plupart des médias. Je parle de la disparition de ce qui pourrait-être des miliers de filles, écolières et jeunes femmes autochtones.

Brant: Bien sûr ! C’est un problème qui affecte les femmes et filles au Canada. La Gendarmerie Royale du Canada (NdT: GRC ou RCMP en anglais, la fameuse “police montée” du Canada, qui est l’équivalent du FBI américain, ils travaillent du reste la main dans la main pour le meilleur et surtout pour le pire… La GRC est aujourd’hui de fait une “antenne” locale du FBI) a récemment confirmé les assassinats de quelques 1200 femmes aborigènes depuis les années 1980. 225 autres ont été identifiées comme toujours disparues et présumées mortes. Nous parlons de femmes et de filles à travers le pays.

C’est une crise incessante, une crise dont le gouvernement est parfaitement au courant et une crise qui n’a fait qu’augmenter.

Ces dernières 20 années, le nombre de femmes disparues est certes catastrophique, mais c’est une crise pour laquelle les femmes et filles ont imploré le gouvernement du Canada de rechercher activement, d’enquêter sérieusement, d’avoir la police enquêter, d’avoir des officiels du gouvernement prendre des responsabilités et être déterminés à vouloir savoir ce qu’il se passe dans nos communautés et dans les centres urbains ici au Canada.

L’âge moyen des femmes qui disparaissent est de l’ordre de 20 ans. Environ 10% des 1200 assassinées ont moins de 11 ans.

Elles ont été violées, kidnappées, torturées, assassinées. Elles ont été abandonnées dans des poubelles, poussées en dehors de véhicules dans des fossés d’un bout à l’autre de ce pays et le gouvernement a refusé à chaque fois d’enquêter. Ils ont refusé de prendre la responsabilité et à chaque fois que cette affaire est mentionnée en public, ils essaient de convaincre le reste de la société ici au Canada, que ces femmes sont impliquées dans le commerce du sexe et diminuent leur intégrité. Ceci n’est tout simplement pas le cas. Nous avons pris plus récemment une position bien plus militante contre le gouvernement. Il y a eu des fermetures de routes, il y a eu des fermetures et blocages de voies de chemin de fer, il y a eu des attaques contre l’économie canadienne. Le tout dans un effort de voir le gouvernement regarder sérieusement ce problème et de commencer à fournir des réponses.

Robles: J’ai compris que vous avez été impliqué dans la fermeture du chemin de fer canadien. Pouvez-vous parler de cela ?

Brant: Absolument ! Nous avons défié le gouvernement et il y a eu un appel général dans ce pays, à la fois dans les communautés autochtones et dans la communauté non-autochtone, qu’il y avait un besoin urgent de révision et de stratégie nationale et d’une enquête pour apporter des réponses à ce phénomène: la disparition et le meurtre de ces femmes et jeunes filles.

Ainsi, le gouvernement a maintenu sa position de dire qu’il fait tout ce qui est en son pouvoir et que rien de plus ne peut-être fait, ceci est simplement inacceptable.

Donc, ici, dans notre communauté, nous sommes (idéalement) situé entre Toronto et Montréal, sur ce qui constitue la ligne ferrovière principale CN. Il y a plus de marchandises qui passent dans cette zone que n’importe où ailleurs dans le monde par voies ferrovière, routière et fluviale.

Ce que nous avons systématiquement fait est de cibler cette route commerciale et nous avons fermé la ligne principale, ce qui a un impact direct sur l’économie canadienne d’environ 160 millions de dollars par jour.

Nous avons pris cette position que de dire si le gouvernement décide de ne pas améliorer son attitude et de ne pas remplir les demandes sociales les plus basiques qui sont faites par nos peuples pour une intervention et une enquête sérieuse dans cette affaire, qu’alors nous sommes prêts à cibler l’économie du Canada et l’amener sur les genoux si c’est nécessaire, afin d’obtenir justice pour nos femmes et nos filles et c’est ce que nous avons fait. Nous l’avons fait de manière régulière et bien que cela ne transpire pas hors du pays et hors des médias locaux, nous savons que nous avons un impact important sur l’économie canadienne et nous sommes préparés à continuer à le faire.

Robles:? Je ne veux pas être hors-sujet car ce sujet est très sérieux et important et c’est celui sur lequel nous devons nous concentrer, c’est celui qui n’a pas de couverture médiatique, alors qu’il le devrait. Si nous revenons aux femmes maintenant, à votre avis, qui est responsable de tout ceci ? Est-ce un groupe organisé au sein du gouvernement ? Est-ce une continuation du génocide ? Qui est derrière tout ceci ?

Brant: Ceci est la continuation du bon vieil adage des politiques d’apartheid coloniales, cela n’a aucune légitimité ou fondement. Une partie de la politique du Canada est: Afin de maintenir l’exploitation des ressources et le vol de ces ressources de notre terre, ils (NdT: les colons et leur gouvernement colonial) maintiennent un état permanent de tristesse et de désespoir dans nos communautés et ce faisant, ils pensent qu’ils sont capables de nous maintenir dans un tel état de tristesse, que nous serions incapables de nous mobiliser contre l’État et les grandes entreprises qui se sont engagées dans le pillage de nos ressources. Donc, la politique du Canada de ne pas enquêter, de ne pas prêter attention, permet la perpétuation du désespoir qui permet la continuité du vol et du pillage permanents.

Récemment, en novembre dernier, une association internationake: Human Rights Watch, a documenté quelques 50 cas différents qui ont vu la GRC elle-même, la “force de police” du Canada, être engagée dans le kidnapping, l’abus sexuel, la torture de femmes autochtones.

17 de ces policiers ont été identifiés comme s’étant engagés dans ce type de comportements, où la police elle-même enlève femmes et jeunes filles, s’engagent dans des activités d’abus sexuels et ensuite les menace soit de les faire disparaître ou de faire dispaître leur famille si elles venaient à parler.

Ceci a bien été documenté par une agence internationale des droits de l’Homme dans un rapport qui fut mis sur la table de notre parlement en février de cette année. Le gouvernement y a jeté un œil et a dit: “Et bien, s’il y a des plaintes a enregistrer, alors ces femmes doivent venir et porter plainte contre ces policiers spécifiquement incriminés”.

Mais ce que les gens ne comprennent pas est que les policiers qui sont impliqués et commettent ces crimes vivent dans les communautés et sont impliqués dans le service d’ordre de ces mêmes communautés où ces femmes vivent. C’est donc une situation où les femmes qui désireraient se présenter pour déposer plainte devraient le faire devant ceux-là même qui les ont violé, ceci est tout simplement impossible. Donc, quand vous me demandez qui est impliqué, directement impliqués dans les actes eux-mêmes, cela inclut le personnel militaire, les forces de police canadiennes et par extension, le gouvernement lui-même qui est au courant de qui a commis ces crimes.

C’est simplement pour cela qu’ils ne veulent pas prendre quelque type d’action que ce soit, parce que cela exposerait non seulement l’hypocrisie du gouvernement, mais aussi sa complicité sur ce qui se passe contre les peuples autochtones et ils ne sont pas prêts à aller sur ce terrain. Nous savons ce qu’il se passe, nous savons qui commet ces crimes, nous n’avons simplement personne vers qui nous tourner qui prendrait des mesures significatives pour changer ou corriger la situation de cette crise dans laquelle nous sommes maintenant impliqués.

Robles: Nous exposons ceci maintenant et peut-être que ceci aura un effet pour la justice, je l’espère, c’est mon souhait et mon espoir.

Brant: Nous ne sommes pas des gens naïfs et comme nous en avons discuté plus tôt, quand nous entendons des leaders dans le monde qui expriment une véritable préoccupation envers leur propre peuple, où qu’ils vivent et offrent et donnent une protection à ces gens, comme la Russie l’a fait en Ukraine et d’autres régions, ceci nous touche réellement.

Nous avons communiqué plus avant, nous n’avons pas un gouvernement qui apporte une protection à son peuple et c’est un soucis, une charge que nous devons porter, nous n’avons pas la protection d’un gouvernement comme les citoyens russes en ont une.

Robles: Avez-vous une opinion sur ce qu’il se passe en Ukraine ?

Brant: J’en ai une absolument oui ! Quand la protection des citoyens devient fondamentale, quand c’est un droit fondamental pour une nation de protéger ses citoyens et ceci se démontre autour du monde, il y a une notion fondamentale de souveraineté et d’intégrité et de justice qui dicte au gouvernement de protéger ses citoyens et a un devoir de les protéger où qu’ils soient, où qu’ils vivent au delà des frontières, de quelque type d’oppression que ce soit, de tout acte d’agression dont ils sont victimes. Nous avons une grande sympathie pour le peuple russe et les ukrainiens russophones. Il est fondamental pour une nation de soutenir ses membres où qu’ils vivent, nous soutenons cela.

Robles: La Russie n’est pas encore intervenue, je veux dire, si vous parlez d’une intervention militaire. Ceci serait une bonne chose pour le gouvernement de junte de l’Ukraine d’écouter maintenant, qu’un gouvernement devrait protéger son peuple. Ici ils sont en train de faire la guerre à leur propre peuple. Ils tuent et massacrent leur propre peuple. Si cela n’est pas maladif, alors je ne sais pas ce qui l’est… Maintenant depuis combien de temps est-ce que cela dure avec la disparition des femmes autochtones ?

Brant: Ce fut identifié pour la première fois en 1994. A cette époque, il y eut 24 femmes que le gouvernement reconnût avoir été tuées. Les activistes autochtones à cette époque parlait plus de 80 femmes que de 24, c’était en 1994.

Depuis ce temps, le chiffre est, d’après un rapport gouvernemental publié vendredi de 1200 femmes autochtones assassinées, c’est le chiffre officiel, mais dans la communauté activiste nous pensons ce chiffre est plus proche de 3100~3150 victimes. Donc ces chiffres, qui ont gonflés avec le temps, ont augmenté sur un courte période en fait, moins de 20 ans.

Et il n’y a pas eu d’intervention qui aurait fait que l’échelle de ces crimes diminue. Ces chiffres ont en fait augmenté exponentiellement chaque année et la variété des attaques a augmenté. Maintenant ils ciblent plus nos petites filles de 6, 7 et 8 ans.

Elles sont prises de la rue, sur le chemin de l’école. Comme je l’ai dit, eles sont violées, elles sont torturées, elles sont assassinées. C’est quelque chose avec laquelle nous devons vivre, quelque chose qui est presque impensable d’imaginer.

Robles:? C’est incroyable à imaginer, vraiment ! C’est incroyable ! 3150 personnes, êtres humains !

Brant: Si vous ramenez ce chiffre en proportion du reste de la population non autochtone du Canada, cela représenterait quelques 70 000 femmes non autochtones qui auraient été enlevées et assassinées. Et nous ne regardons plus ceci simplement comme des cas d’homicides non élucidés, nous regardons ceci comme étant un cas de génocide non dit. Dans les communautés autochtones ici au Canada, nous regardons ceci comme un génocide de fait.

Certains pensent qu’ils ciblent nos jeunes femmes et filles afin que celles-ci ne puissent pas reproduire, qu’elles ne puissent pas contribuer à la démographie des peuples indigènes. Et quand vous regardez ce chiffre, vous contemplez non seulement l’impact que la perte a sur les proches et les familles, mais aussi par extension, le nombre d’enfants que cela aurait généré au sein de familles constituées (par toutes ces femmes), cela peut sans aucun doute être vu comme un génocide direct, une attaque directe sur notre existence même.

Lorsque nous coupons une voie de chemin de fer ou une route, lorsque nous ciblons l’économie du Canada, nous ne voyons pas cela comme simplement une forme de justice, nous en parlons comme étant notre droit, le droit de notre peuple de nous tenir debout pour assurer notre propre existence et la survie de nos peuples. Voilà de quoi nous parlons en fin de compte: de notre droit à l’existence.

Et le gouvernement (canadien) fait tout ce qui est en son pouvoir pous s’assurer que nous ne puissions plus continuer en tant que société, en tant que peuple, que nous nous éteignions.

Ainsi, nous sortons et nous combattons ces batailles dans les rues, et nous combattons contres les infrastructures de ce pays ; mais nous luttons comme moyen de survie et de continuation de notre peuple.

Robles:Je vois. Un gouvernement fondé sur le génocide et rien n’a changé…

Brant: Rien n’a changé, absolument rien.

Robles: Rien n’a changé !! Oui, le chiffre est incroyable. Je pense que s’il y avait ne serait-ce que 10 femmes canadiennes blanches retrouvées mortes, violées dans des décharges publiques, pouvez-vous imaginer le scandale, l’énorme enquête et traque qui en résulterait ?

Brant: Oui. Certaines de ces femmes ont été larguées dans des décharges et la police sait où se trouve les corps, mais ils disent que le coût total pour sortit le corps d’une de ces filles Tanya Nepinak, a été de 17 000 dollars, et ils disent que cela coûte rop cher, que cela n’est pas justifié…

Robles: Ils parlent de combien çà coûte ?!?!?!

Brant:… Pour l’enlever de la décharge publique où elle est à la sortie de Winnipeg. Voilà le genre de discrimination qu’ils nous mettent à dos, la valeur de sa vie… Alors aujourd’hui, elle est dans ce tas d’ordures juste en dehors Winnipeg et le gouvernement dit que le prix que cela coûte pour récupérer son corps ne vaut pas la peine. Voilà le genre de réponse que nous obtenons. Voilà comment le gouvernement traite notre peuple. Voilà comment il répond, même quand il sait le lieu où se trouve un corps, ils ne nous donneront même pas la dignité er la dignité de la famille de récupérer le corps et de le mettre proprement au repos.

Résistance politique à la corruption colonialiste du Canada, entreprise de la City de Londres…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 18 février 2014 by Résistance 71

Autant en emporte le vent

 

Mohawk Nation News

 

16 février 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/02/16/gone-with-the-wind/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’entreprise Heenan Blaikie est la version canadienne légale de l”assassin économique” John Perkins (Perkins. ‘Economic Hit Man’. ). Elle est la plus importante firme légale du Canada et elle édicte les règle afin que le business de la guerre soit “légal”. Nos ressources sont volées et nous (les autochtones), sommes criminalisés pour résister à ce hold-up. Heenan a établi des contrats pour de l’armement canadien, des navires de guerre et même des vaisseaux d’attaque russes avec les deux côtés de conflits en Afrique et dans le monde et ce afin que la guerre continue. Ils ont battu les tambours pour l’accès aux ressources minières en territoires indigènes, pour le pétrole et les ressources énergétiques en Afrique, au Canada et ailleurs au profit de leurs clients entrepreneuriaux des corporations. Ils ont collecté d’énormes commissions sur chaque contrat.

Des fêtes luxueuses ont été organisées à Paris par des avocats de Heenan, Jean Chrétien, Pierre Trudeau et autres officiels de haut niveau du gouvernement afin de rencontrer et de faire affaires avec de gros clients internationaux. Des versements illicites furent effectués à des épouses de leaders africains. Ils étaient, ils sont les “faiseurs de pluie”, les personnes qui amènent les clients, l’argent ou le respect sur une transaction fondée uniquement sur leurs associations. Des anciens premiers ministres rassemblent des dictateurs et des fabriquants d’armes.

Le boulot de ces firmes est de maintenir une guerre constante afin de diviser nos esprits. Le consensus des 51% entrepreneuriaux est fait pour diviser les gens dans le milieu de façon à ce que jamais les gens ne puissent devenir un corps-un esprit. Le quatrième monde, celui de la hiérarchie, touche à sa fin. Le cinquième monde sera égalitaire. La paix règnera sur terre finalement.

Ces cabales vont toutes chuter et tous ces criminels finiront en prison au “Vaterland” et non pas dans de grandes propriétés au Queensland en Australie, dans les îles du nord de la Nouvelle-Zélande ou en Suisse.

D’après Kaianerehkowa, la Loi de la Grande Paix de l’Île de la Grande Tortue, aucune personne qui soutient la guerre n’est autorisée dans nos communautés. Nous allons récupérer tout le butin volé et nous allons traduire ces criminels en justice.

Ils devront courir le “défi Mohawk” (Mohawk gauntlet)

La (seule) solution au mondialisme est de manger localement.

Comme le chante si bien Jim Morrison: ““You know the day destroys the night/Tu sais que le jour détruit la nuit. Night divides the day/la nuit divise le jour. Try to run/essaie de t’enfuir. Try to hide/essaie de te cacher. Break on through to the other side/passe de l’autre côté du miroir”.

Jim Morrison. “Break on through to the Other Side”.

“How Rogue African Arms Deal Unraveled Heenan Blaikie”.

“Canada Arms Deal with Saudis”.