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Colonialisme et guerre impérialiste: Opération Condor 2.0 en marche contre le Venezuela… pétrole oblige (RT)

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… aussi au Venezuela

 

Armées des ombres: paramilitaires, mercenaires et forces spéciales au Venezuela

 

Romain Mingus (RT)

 

7 juin 2019

 

url de l’article:

https://francais.rt.com/opinions/62807-armee-ombres-paramilitaires-mercenaires-forces-speciales-venezuela

 

Mercenaires, forces spéciales étrangères… à qui Washington essaie-t-il d’avoir recours pour arriver à ses fins au Venezuela? Romain Migus poursuit son analyse.

Le 14 mars 2018, Erick Prince, le fondateur de l’entreprise militaire privée Academi (NdR71: ex-Blackwater), réunissait une centaine de personnalités dans son ranch de Virginie. L’invité d’honneur, ce jour-là, n’était autre que Oliver North, figure principale avec Elliott Abrams, l’actuel envoyé spécial des Etats-Unis pour le Venezuela, de la sale guerre contre le Nicaragua dans les années 80. Ce retour de Erick Prince sous le feu des projecteurs, après sa mise à l’écart des administrations états-uniennes (tout comme son collègue Abrams), aurait dû être un signal d’alerte. Mais ce n’est qu’un an plus tard que l’on apprendra que le fondateur d’Académi se disposait à recruter 5 000 mercenaires pour le compte de Juan Guaido. Ce plan macabre n’aurait, pour l’instant, trouvé ni l’écho de la Maison Blanche, pourtant sensible à l’influence de Prince, ni le financement nécessaire de 40 millions de dollars, somme ridicule si l’on tient compte du vol de plusieurs milliards de dollars appartenant à l’Etat vénézuélien par l’administration étatsunienne.

Pourtant, le recrutement de mercenaires a déjà commencé. Le 29 novembre 2018, le président Maduro dénonçait lors d’une allocution télévisée la constitution d’un bataillon de 734 chiens de guerre sur les bases militaires d’Eglin en Floride et de Tolemaida en Colombie. Le 23 mars 2019, le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez, annonçait que 48 mercenaires recrutés au Salvador, au Honduras et au Guatemala étaient rentrés sur le territoire vénézuélien, dans le but d’y commettre des attentats contre les hautes autorités du pays, ainsi que des actes de sabotages, et d’opérations sous fausses bannières. Selon les services de renseignement du Venezuela, ces mercenaires avaient été recrutés par Roberto Marrero, bras droit de Juan Guaido. Que ce soit via Erick Prince ou par d’autres modalités, le recrutement de mercenaires afin de déstabiliser le Venezuela, est une sinistre réalité.

Le jour de l’arrestation de Marrero, les services de sécurité vénézuéliens ont capturé Wilfrido Torres Gómez alias Necocli, le chef de la bande narcoparamilitaire colombienne «Los Rastrojos». Comme les mercenaires, les paramilitaires colombiens sont un acteur étranger fondamental de la future armée dont pourrait disposer Guaido.

Le jour de l’arrestation de Marrero, les services de sécurité vénézuéliens ont capturé Wilfrido Torres Gómez alias Necocli, le chef de la bande narcoparamilitaire colombienne «Los Rastrojos». Comme les mercenaires, les paramilitaires colombiens sont un acteur étranger fondamental de la future armée dont pourrait disposer Guaido.

Les paramilitaires sont une excroissance du conflit colombien. D’abord créés par des propriétaires terriens et des militaires, ou dans le sillage des cartels de la drogue, ces groupes chargés des besognes les plus inavouables, se sont rassemblés sous le commandement des Autodéfenses Unies de Colombie (AUC). De 1997 à 2006, ils firent régner la terreur en déplaçant des populations entières sur le territoire colombien, et se chargeant des exactions que ne voulaient pas assumer les services de l’Etat. Sous le gouvernement d’Alvaro Uribe (2002-2010), les paramilitaires ont acquis une véritable prestance sur la scène politique, en tissant des liens avec des responsables politiques et économiques et allant même jusqu’à financer un tiers des parlementaires de ce pays, comme l’ont montré les documents saisis dans l’ordinateur du chef paramilitaire Jorge 40. Si leur activité principale reste liée au trafic de cocaïne, les paramilitaires agissent comme un Etat parallèle et influent. Dotés d’une autorité acquise au moyen d’une violence extrême et d’une terreur psychologique, ils imposent leurs normes sociales, politiques et économiques sur les territoires qu’ils contrôlent. La «démobilisation» des AUC en 2006 a eu pour conséquence l’implosion en plus petites structures, qui ont gardé le même modus operandi.

Les paramilitaires colombiens arrivent au Venezuela après le coup d’Etat contre Hugo Chávez en 2002. D’abord comme tueurs à gage de certains propriétaires terriens, soucieux d’éliminer les leaders paysans qui revendiquaient l’application de la réforme agraire. Ils commencent alors à investir certains quartiers des grandes villes tout en restant très actifs à la frontière colombienne.

Ils deviennent connus des vénézuéliens en mai 2004, après que 124 paramilitaires furent arrêtés dans les alentours de Caracas. Ils avaient été amenés par Roberto Alonso, un politicien d’opposition, dans le but d’assassiner Hugo Chávez et de hauts responsables de la Révolution. Au fil des ans, leur présence s’est confortée le long de la frontière, ainsi que dans certains quartiers des grandes villes où ils ont constitué plusieurs cellules dormantes. Sans oublier l’axe de communication stratégique menant des Andes à la côte caribéenne, couloir primordial pour la distribution de la cocaïne. C’est sur cette portion de territoire qu’ont d’ailleurs été arrêtés ou abattus la plupart des dirigeants paramilitaires qui se trouvait au Venezuela. C’est aussi sur cet axe que se trouvent, et ce n’est pas un hasard, les villes où ont eu lieu les affrontements les plus rudes lors des guarimbas de 2014 et 2017.

A la différence du crime organisé «classique», les paramilitaires disposent d’une hiérarchie militaire*, d’un appareil de renseignement, d’un armement conséquent, mais surtout agissent en fonction d’une politisation marquée par leur anticommunisme, acquise dès leur genèse dans la lutte contre les guérillas. Ils imposent leur orientation idéologique aux populations qu’ils soumettent.  A la différence de la pègre, ils gardent de très bonnes relations avec les élites colombiennes, pour qui ils jouent le rôle d’une armée parallèle. Leur utilisation contre le Venezuela permettrait à la Colombie de ne pas dégarnir les fronts internes que son armée maintient avec la guérilla.

A la frontière avec le Venezuela, les paramilitaires contrôlent le trafic de drogue, ainsi que la contrebande d’essence et d’aliments. Comme nous l’a rappelé Freddy Bernal dans une interview exclusive : «La Colombie produit 900 tonnes de cocaïne. Pour produire un kilo, tu as besoin de 36,5 litres d’essence et la Colombie n’en produit pas suffisamment. Les paramilitaires sont chargés d’acheminer par contrebande 36 millions de litres d’essence en provenance du Venezuela et destinés en grande partie à la production de cocaïne», et en retour contrôlent la distribution de drogue dans le pays voisin, par le biais des bandes criminelles vénézuéliennes.

Les affrontements de l’Etat bolivarien avec les paramilitaires sont de plus en plus récurrents. Non seulement pour lutter contre leurs multiples trafics mais surtout pour défendre la souveraineté de l’Etat sur le territoire. Selon Freddy Bernal, «les paramilitaires jouent le même rôle que celui qu’a tenu Daesh en Irak, en Libye et en Syrie. Ils visent à fragmenter notre territoire. C’est le Daesh d’Amérique Latine». Ils sont un rouage essentiel dans l’atomisation de l’Etat-Nation vénézuélien, un des objectifs majeurs de la guerre qui s’annonce.

De Roberto Alonso à Roberto Marrero, il existe de nombreux exemples montrant que les paramilitaires colombiens sont en lien avec l’opposition vénézuélienne. Mais ils répondent aussi aux desseins du Pentagone dans ses actions planifiées contre le Venezuela. Comme nous l’a révélé un document du SouthCom, la force militaire des Etats-Unis responsable de l’Amérique latine, les stratèges militaires étatsuniens préconisent de «recruter des paramilitaires principalement dans les camps de réfugiés de Cúcuta, La Guajira et le nord de la province de Santander, vastes zones peuplées de citoyens colombiens qui avaient émigré au Venezuela et maintenant rentrent au pays, pour fuir un régime qui a augmenté l’instabilité aux frontières, en mettant à profit l’espace vide laissé par les FARC, l’ELN toujours belligérant, et les activités [paramilitaires] dans la région du cartel du Golfe».

Comme on peut le voir, les Etats-Unis et leurs alliés latino-américains disposent déjà d’une armée. Celle-ci est composée d’une poignée de déserteurs et de combattants civils vénézuéliens, de membres du crime organisé, de mercenaires étrangers et de paramilitaires colombiens, le tout structuré par des forces spéciales des Etats-Unis, déjà présentes dans la région, et de l’appui tactique des armées des pays limitrophes. D’autres acteurs pourraient même s’inviter dans ce conflit. Ce qui expliquerait la présence de plusieurs centaines de militaires israéliens au Brésil et au Honduras.

L’armement de cette force militaire irrégulière est lui aussi en cours. Comme l’a dénoncé le gouvernement russe par la voix de  Maria Zakharova, porte-parole du ministère des affaires étrangères de ce pays : «Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN étudient actuellement la possibilité d’acquérir dans un pays d’Europe de l’Est d’un lot important d’armes et de munitions destinés aux opposants vénézuéliens. Il s’agit de mitrailleuses lourdes, de lance-grenades intégrés et automatiques, de missiles sol-air portables, de différentes munitions pour armes à feu et de pièces d’artillerie. Cette cargaison devrait être transportée au Venezuela via le territoire d’un pays voisin à l’aide d’avions-cargos de l’entreprise d’Etat ukrainienne Antonov.» Pas besoin d’être un expert militaire pour comprendre que ce type d’arsenal est le même que celui utilisé par les belligérants qui combattent la République Arabe Syrienne. Dans ce cas de figure, les Etats-Unis ou les pays voisins n’auraient même pas à assumer un rôle protagonique de premier plan dans la guerre irrégulière contre le Venezuela.

Dans le cas où l’étranglement économique, politique et financier du Venezuela ainsi que les différentes pressions psychologiques et diplomatiques ne parviendraient pas à renverser le président Maduro, alors le scénario que nous décrivons s’appliquera immanquablement. Les différentes composantes du front militaire auront la tâche de morceler le Venezuela, sans forcément répondre à un commandement central, mais avec l’objectif commun de rendre impossible le contrôle du territoire par le pouvoir légitime. Il convient maintenant d’analyser les stratégies pour arriver à de telles fins.

(*) Note de R71:
Les groupes paramilitaires, devenus une spécialité créative de la CIA depuis l’opération Condor des années 70, sont partout du Mexique au Chili. Ces groupes criminels liés par essence au narco-trafic (gérée par la CIA et rendant compte à la Maison Blanche) sont ceux qui harcèlent sans cesse les mouvements d’autonomie natifs au Mexique (Chiapas, Oaxaca, Guerrero), au Guatemala, au Brésil, en Argentine, au Chili etc… Ces groupes sont partie intégrante du programme de « contre-insurrection » de la CIA (COINTELPRO) dans tous les pays au sud de sa frontière. Au Moyen-Orient, de tels groupes furent créés par cette même CIA et les forces spéciales de l’OTAN et sont connues sous les dénominations d’Al Nosra et de l’EIIL ou Daesh de son acronyme arabe et tous les groupes affiliés…

 

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Guerre impérialiste au Venezuela: communiqué de solidarité du groupe chilien anarcho-communiste Solidaridad avec le peuple venezuelien…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 12 février 2019 by Résistance 71


3RI

 

Communiqué public sur la situation au Venezuela

 

Mouvement communiste libertaire chilien Solidaridad

 

Février 2019

 

url de l’article:

https://robertgraham.wordpress.com/2019/02/09/chilean-libertarian-communists-on-the-venezuelan-situation/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Venezuela traverse une profonde crise de laquelle il est impossible d’exempter la responsabilité du leadership chaviste: un échec à ouvrir une voie qui permette au pays de dépasser sa sur-dépendance aux revenus du pétrole, l’inefficacité de la mise en place de mesures qui améliorent la situation économique du pays, la bureaucratie qui noie l’initiative populaire et tous les cas de corruption qui touchent les officiels et hauts-fonctionnaires officiant aux fonctions clefs de l’économie. Ceci ne représentant que quelques uns des problèmes irrésolus.

Mais quoi qu’il en soit, cette situation se tient au sein du cadre de la polarisation et du conflit de classes qui voit l’aile droite venezuelienne, représentante loyale des secteurs aisés de la population en conjonction avec les diverses administrations des différents gouvernements américains, mettre en place une stratégie de déstabilisation ayant pour but d’asphyxier l’économie venezuelienne en contribuant à la détérioration générale du cadre et du niveau de vie de la population venezuelienne, de millions de ses membres. L’objectif de cet effort est de minimiser le soutien populaire qui a essentiellement maintenu le processus du changement dans le pays.

Pire même, cette droite, qui se présente comme une alternative démocratique et qui cache son profond mépris pour la classe laborieuse derrière une langue de bois qui fait appel à la justice et au respect de la constitution qu’elle a autrefois copieusement insultée, opère de manière criminelle en faisant monter le niveau de la violence. Derrière la figure politique du président par interim auto-proclamé Juan Guaido et son Parti de la Volonté Populaire (Voluntad Popular), se cachant derrière de grands discours creux amplifiés par les médias, se tient une stratégie insurrectionnelle qui s’est révélée avec des attaques armées sur des baraquements militaires (NdT: sans doute pour faire basculer l’armée dans le camp de l’opposition…) [1], par la destruction de centres de santé publique, [2] par les incendies de hangars de stockage alimentaire pour les démunis, [3] parmi d’autres actions de sabotage qui eurent lieu durant ces dernières années.

Cela alla même jusqu’à l’assassinat de leaders politiques par des tueurs à gage [4] et jusqu’à des personnes brûléees vives pour le simple fait d’être chavistes. [5]

De ceci nous avons appris que si la droite reprend le pouvoir au Venezuela, non seulement elle mettra en place une politique de réajustement qui impliquera des privatisations d’entreprises publiques, un endettement accru auprès d’organismes financiers tels que le FMI et l’ouverture de projets pétroliers pour et avec des entreprises privées qui assumeront le rôle d’actionnaires principaux, [6] mais elle assumera également un gouvernement de revanche et de vengeance où la haine accumulée durant toutes ces années va se lâcher brutalement contre les secteurs organisés du peuple qui a osé rêvé d’un pays qui ferait sa transition vers un mode de vie non-capitaliste de vivre ensemble.

La réalisation d’un équilibre profond entre les progressistes d’Amérique Latine et en particulier de l’expérience venezuelienne, même avec toutes ses contradictions et potentiel est quelque chose qui reste à faire pour la gauche. Doit-on aussi dire que bien de ces expériences ont donné naissance à des processus politiques qui affligent directement la classe laborieuse. Mais malgré les différences légitimes que nous exprimons ouvertement avec ceux qui mènent le processus venezuelien, la gauche et le peuple doivent rejeter avec emphase cette nouvelle tentative de coup d’état, l’interférence non-stop des Etats-Unis et d’autres pays en matière de stratégie de déstabilisation, ceci incluant le gouvernement du président chilien Piñera et les secteurs politiques qui soutiennent sa politique étrangère depuis le Chili. Nous devons aussi demander à tous ces gouvernements qui se sont docilement rangés aux côtés de la position politique des Etats-Unis, de respecter les droits du peuple venezuelien à régler son propre conflit sans interférence d’autres états dans sa politique intérieure, en établissant a minima, la non-reconnaissance des délégations diplomatiques gagnées par Guaido.

Nous manifestons notre totale solidarité avec le peuple venezuelien directement depuis notre organisation, spécifiquement avec ces franges qui, même contre le grain chaviste et son leadership assument toutes les contradictions du changement en cours, qui luttent pour de nouvelles expériences dans la construction d’un pouvoir populaire qui va de la saisie des terres et de leur réorganisation collective à la socialisation d’entreprises auto-gérées par leurs propres ouvriers/salariés en passant par le gouvernement d’en bas (NdT: “et à gauche” comme dirait les compas zapatistes…) dans les communautés rurales et urbaines, [7] pour l’obtention d’espaces qui préfigurent le chemin du peuple qui lutte contre les conséquences généralisées du capitalisme patriarcal que nous voulons renverser et dépasser.

Solidaridad, février 2019

Notes

[1]  https://www.eltiempo.com/archivo/documento/MAM-53579

[2]  https://www.hispantv.com/noticias/venezuela/408335/ataque-incendio-hospitales-opositores-violencia

[3]  https://actualidad.rt.com/actualidad/242996-50-toneladas-alimentos-quemadas-venezuela

[4]  http://www.resumenlatinoamericano.org/2018/08/03/asesinados-tres-voceros-de-la-lucha-campesina-en-venezuela/

[5]  https://red58.org/cr%C3%ADmenes-de-odio-derecha-venezolana-quema-viva-a-personas-en-sus-protestas-923cfc58012c

[6] https://www.elinformador.com.ve/2019/01/31/descargue-aqui-el-plan-pais-lo-que-viene-para-venezuela/

[7] For an idea about the concrete experiences in building popular power in Venezuela we recommend you visit the following article written in 2016 written by two comrades of Solidaridad, “Political Situation in Venezuela: Crisis, Trends, and the Challenge of Class Independence.”

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Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Pierre_Bance_Lheure_de_la_commune_des_communes_a_sonne

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Effondrer le colonialisme

Erich_Mühsam la liberté de chacun est la liberté de tous

6ème_déclaration_forêt.lacandon

confederalisme_democratique

Appel au Socialisme Gustav Landauer