Archive pour syrie médias et propagande

Résistance à l’impérialisme occidental: Bloc anti-terroriste entre Moscou et l’axe de la résistance…

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Moscou et l’axe de la résistance* font bloc contre le terrorisme

 

Press TV

 

22 février 2019

 

url de l’article en français:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/22/589231/Russie-Rsistance-divergence-de-vue-unanimit-lutte-contre-le-terrorisme-Alexander-Zasypkine

 

(*) Note de R71: “L’axe de la résistance” est un axe Damas-Téhéran passant par Beyrouth-sud, le sud-Liban et les zones où vivent les populations affiliées au Hezbollah. Cet axe lutte depuis nombre d’années contre l’impérialisme occidental dans la région, allié au sionisme pour la mise en place du projet du “Grand Israël” du Nil à l’Euphrate qui permettrait aux entités coloniales de contrôler toutes les ressources naturelles (eau, gaz et pétrole) et les populations de la région.

L’ambassadeur de Russie au Liban, Alexander Zasypkin a déclaré que les relations qu’entretient la Russie avec l’axe de la résistance ne se limitaient pas à la lutte antiterroriste, et comprenaient d’autres volets.

« L’objectif de l’axe de la Résistance est de faire face à Israël, nous ne faisons donc pas partie de cet axe. Nous jouons plutôt un rôle de médiateur dans le cadre du processus de paix », a affirmé à la chaîne Al-Jazeera Alexander Zasypkin.

« Moscou apportait un soutien tous azimuts à la Syrie jusqu’à ce qu’une intervention militaire conjointe a été évoquée, bien sûr avec la coopération de nos alliés au sein de la Résistance. Certains tentent vainement de créer des divergences entre nous, mais cela n’arrivera jamais, car chaque partie a sa propre place géographique en Syrie. L’approche de la Russie consiste à établir des relations avec tout le monde à l’exception des terroristes. En dépit de sa divergence de vue avec la Turquie, Moscou est en contact avec Ankara. Mais nos relations avec l’axe de la Résistance sont plus solides », a-t-il souligné.

En réponse à la question de savoir pourquoi la Russie n’a pas empêché le régime israélien de prendre pour cible ses alliés au sein de l’axe de la Résistance Zasypkin s’est exprimé en ces termes : « Il y a un conflit israélo-arabe et la Syrie a le droit de se défendre face à tout agresseur. Lorsque nous sommes entrés militairement en Syrie, on a décidé d’éviter toute confrontation avec les autres groupes ; notre objectif était seulement de combattre les terroristes. Par conséquent, il ne faut pas imaginer que nous sommes entrés en Syrie en vue d’entrer, conformément au principe du processus de paix israélo-arabe, en guerre avec les autres parties. Nous jouons seulement un rôle politique. Nous ne nous concentrons que sur les terroristes. Mais en ce qui concerne les Israéliens, si quelque chose arrive, la défense aérienne y résistera ».

Solution politique en Syrie

« La réhabilitation de la souveraineté syrienne est notre objectif conjoint avec toutes les autres parties. L’éradication du terrorisme est l’objectif stratégique à travers la Syrie. Le processus de règlement politique doit être relancé conformément à la commission constitutionnelle. Nous nous sommes accordés sur la liste des nomes et l’émissaire des Nations unies doit travailler dans ce cadre », a indiqué l’ambassadeur de Russie au Liban, Alexander Zasypkine.

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Guerre impérialiste en Syrie: Du rififi dans les forces d’occupation… Les Yankees se servent des forces françaises comme de bouclier…

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MAJ: confirmation de Stratégika51

 

Syrie: Les USA se servent des forces françaises comme d’un bouclier

 

Press TV

 

13 février 2019

 

url de l’article:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/13/588432/Syrie-Raqqa-France-cellule-de-renseignement-espionnage

 

En France où les médias sont visiblement sommés de désinformer au lieu d’informer, personne n’en parle et pourtant, l’information est bien fiable. Des sources militaires syriennes ont fait part d’une forte explosion produite dans le QG de renseignement et d’espionnage des forces françaises, à Raqqa. Des forces spéciales françaises auraient été tués ou blessés. Il s’agirait, selon Sputnik, d’une moto piégée qui a explosé au sein même de la cellule de renseignement et d’espionnage des forces françaises à Raqqa, ville qui a été le théâtre, il y a quelques jours, des manifestations anti-américaines et anti-françaises à l’occasion desquelles les habitants ont brûlé les drapeaux de ses deux pays, en réclamant le retrait des « forces d’occupation étrangères » de leur ville et de toute de la Syrie.

Selon Sputnik, « personne n’a réussi jusqu’à présent à pénétrer dans le lieu de l’explosion et de plus amples informations sur le niveau des dégâts causés par l’explosion se font toujours attendre ».

Des camions de pompiers et des ambulances ont pourtant été aperçus sur les lieux de l’explosion où les forces de la coalition américaine ont immédiatement mis en place un périmètre de sécurité, ajoute Sputnik.

L’usine sucrière qui abrite le QG des forces françaises à Raqqa est située sur la route Raqqa/Hassaké dans le nord de Raqqa. La déflagration est intervenu alors que des sources syriennes ont fait part lundi de la fuite de militaires américains, en pleine nuit, de la ville de Tabqa dans la banlieue sud-ouest du gouvernorat de Raqqa, après que les habitants de la ville ont brûlés le drapeau américain.

Selon Sputnik, une colonne militaire composée de 30 véhicules s’est dirigée de Tabqa vers le chef-lieu de la province de Raqqa. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis avaient coupé l’électricité des localités et villages situés dans la banlieue ouest de Raqqa, au moment du retrait des troupes US. Ces sources ajoutent que la majorité de forces américaines se seraient retirées de Tabqa et que seule une unité d’espionnage serait restée dans une école au sud de la ville, avec pour mission de brouiller les systèmes de communication des forces syriennes et de perturber leur fonctionnement.

Des habitants syriens de la province de Raqqa ont manifesté le samedi 9 février pour réclamer une fois de plus le retrait des forces américaines et françaises de Syrie et la fin des ingérences étrangères dans leur pays.

Sur les images vidéo diffusées à ce sujet sur les réseaux sociaux, on voit les manifestants réclamer la fin de l’occupation américaine et le retrait de toutes les troupes étrangères de Syrie. Les participants à cette manifestation ont brûlé les drapeaux américains et français en signe de protestation contre l’occupation de leur pays. Ils scandaient aussi des slogans contre les forces d’occupation.

Les Américains se servent-ils des forces françaises à titre de bouclier? Tout est possible, affirment les analystes qui soulignent aussi l’implication directe des Rafale français dans des frappes qui ont visé ces derniers jours les localités de Deir ez-Zor. Une information reprise samedi par SANA a évoqué des frappes de l’aviation française contre la localité stratégique d’Abou Kamal sur les frontières avec l’Irak.

Info et Intox: La falsification Wikileaks et Julian Assange en prince héritier de l’État Profond (Veterans Today)

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Lire notre dossier « Wikileaks et Julian Assange ». Nous avons posé un certain nombre de questions sur Wikileaks et Julian Assange dès la création de R71 en 2010. Un certain nombre de réponses ont été apportées pour qui veut analyser et voir la réalité…

~ Résistance 71 ~

 

 

La falsification Wikileaks et le prince héritier de l’État profond : Julian Assange

 

Gordon Duff

 

13 janvier 2019

 

url de l’article original (avec vidéos):

https://www.veteranstoday.com/2019/01/13/censored-blocked-hacked-wikileaks-fakery-and-julian-assange-crown-prince-of-the-deep-state/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Vidéo: “Wiki/IsraeliLeaks”: (en anglais, durée: 1 heure)

https://www.youtube.com/watch?v=6Sn8DPl3LLI&bpctr=1547471138 

 

Lorsque Trump est sorti du traité nucléaire avec l’Iran, trahissant les alliés et les partenaires commerciaux des Etats-Unis, détruisant la crédibilité diplomatique américaine avec le monde (NdT: si tant est qu’elle existât encore…), tout ceci fut de fait, l’état profond en action.

Le jeu a bien des facettes, comme profiter de la spéculation sur les prix du pétrole, 1000 milliards de dollars extorqués aux investisseurs en moins de 40 jours, de gros contrats de défense et des manipulations sur le marché des échanges monétaires encore plus importantes à l’échelle mondiale.

La menace de guerre est juste un théâtre, une mise en scène. L’armée américaine est bien incapable de prendre quelque action contre l’Iran à l’exception de frappes limitées à longue distance sur les sites nucléaires, toute autres mesures envisagées ne font partie que de l’imagination fertile (NdT: et malade ?..) de Bibi Netanyahou.

(Il y a bien des années, Wikileaks fut exposé dans la presse de masse comme une agence du Mossad, quelque chose qui fut oublié tout comme Dan Rather exposant l’arrestation des poseurs de bombes israéliens lors des attentats du 11 septembre).

Derrière tout ça, derrière les mensonges, la série sans fin d’actions des plus bizarres, se tiennent ceux qui tirent les ficelles. Rien de tout cela ne serait possible sans duper le public, un boulot laissé, entre autres, à Wikileaks et Julian Assange.

En fait, la position d’Assange au sein de l’infrastructure de l’état profond a été sous-estimée depuis bien longtemps. Est-il plus puissant que Trump, petite figurine hitlérienne se cachant dans l’ambassade d’Equateur à Londres, mis à part ses escapades pour visiter ses amis de chez Rothschild/Goldsmith, comme affirmé par des “dissidents de Wikileaks” ?

Nos sources nous disent que c’est Julian Assange, travaillant avec ses amis de Facebook, Google, Black Cube, Cambridge Analytica, la Fondation Heritage, PJ Media et bien d’autres vitrines tels que l’AIPAC et l’ADL, qui a plongé le monde dans ce nouvel “âge sombre” que nous voyons de nos jours.

Tout est question de diabolisation et de diffamation, de terrorisme sous faux-drapeaux et les scènes de théâtre de rues souvent utilisées montrant “qu’ils tuent leur propres gens”.

Le but est le chaos, pas la politique, la confusion et le désarroi tandis que comme toujours les “suspects habituels” se barrent avec la caisse dans des proportions devenues épiques. Il y a des princes parmi eux, certains visibles, d’autres non.

L’un d’entre eux est Julian Assange, prince héritier de l’État profond.

Wiki-Janus, les deux faces de Wikileaks

En Australie, il y a un parti politique, de manière supposée libertarien (NdT: ne pas confondra avec “libertaire”, les libertariens sont les ultra-libéraux adeptes de la secte économique de l’école dite de Vienne du pr. Hayek and Co…), qui est fondé sur les “valeurs Wiki” comme la transparence entre d’autres choses bien plus incertaines. Ce qu’ils ont commencé en 2013 ce parti de Wikileaks, a clôné VT et sa véritable transparence “non-Wiki” en regard de la Russie, de la Syrie et d’Israël.

Ainsi, il y avait deux Wikileaks, un vu par la Russie comme la soutenant ainsi que la Syrie et la Crimée, un Wikileaks qui s’opposait à l’occupation israélienne de la Palestine et considérait Israël comme un état d’apartheid. Que le parti Wikileaks soutienne le mouvement de boycott BDS et soit ouvertement accusé d’être de droite alternative et antisémite tandis que Julian Assange est un leader du mouvement anti-BDS, peut être pris comme preuve que Wikileaks n’est ni du lard ni du cochon. Wikileaks est simplement un porte-flingue.


Et les GAFA + Wikileaks …

C’est le Wikileaks que la Russie a suivi, le Wikileaks qui mena la Russie à un partenariat avec Trump et qui a mené aux accusations de trucage des élections américaines et à la trahison à tous les coins de rues en Syrie, en Crimée et un Wikileaks fusionné avec l’état sioniste, un Wikileaks qui hait la Russie.

La Russie n’a vu que le Wikileaks australien. Elle ne sait rien de la politique aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne et des liens étroits de Julian Assange avec l’empire de la propagande de Rupert Murdoch et du Mossad israélien. La Russie a été “piégée”. Pour les Américains et les Britanniques, l’histoire d’amour entre Wikileaks et Israël constitue un lien indestructible. Tout ce que possède Wikileaks dans le domaine de l’information est, de l’aveu même de Julian Assange, évalué, décortiqué et autorisé par le renseignement israélien.

Le “bon” Wikileaks, le “bon” et le “faux” également, en 2013, a demandé à ouvrir un bureau à Damas tandis que le père de Julian Assange, qui fut un invité du président Assad à Damas, accusa Israël d’avoir organisé les attaques au gaz en Syrie.

Toile de fond

Le monde a changé, tourbillonné sur son axe et ce qui était autrefois “intouchable” peut maintenant être mis en doute. Quand la Russie alla devant le Conseil de Sécurité de l’ONU et à la Haye avec des preuves de la pratique courante de terrorisme sous faux-drapeau utilisé par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël au travers de leurs proxies, les “casques blancs”, une porte s’ouvrit.

Quand la Russie montra finalement où les terroristes se procuraient leur gaz mortels avec les numéros de série des lots incriminés, les étiquettes de fabrication, quand la Russie mit à jour les fausses victimes des attaques et laissa les enquêteurs indépendants de l’ONU trouver la vérité et montrer que nous avions tous été dupés et victimes tout ce temps de mensonges, une porte s’est ouverte.

Cette porte s’est ouverte sur un monde où tout ce qui nous alimente en information au gré des médias, d’Hollywood et des soi-disants médias alternatifs, est la preuve de l’existence d’un vaste programme de guerre psychologique et de “modelage culturel” en provenance de l’état profond, un programme qui contrôle tout et détruit tout ce qu’il ne peut pas contrôler.

Les questions que nous posons aujourd’hui ne peuvent être poser qu’aujourd’hui et pourtant nous savons qu’il y aura une réaction, diffamation et suppression, mais elles seront posées. Oui, il y a un état profond. Oui, celui-ci est un cauchemar post-orwellien où, comme nous le dirons encore et toujours, tout ce qui peut être contrôlé sera contrôlé et ce qui ne peut pas l’être sera détruit.

Les casques blancs

Quand la Russie a exposé les “casques blancs”, cela est malgré tout demeuré dans le silence aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, il y a eu un blackout, une omerta totale de la presse, pourtant la mise à jour eut lieu et les casques blancs ne reçurent plus de financement des Etats-Unis et leurs soutiens sont en train maintenant de se planquer.

De la même manière, Netanyahou a fabriqué le conte de fée, la fable sur le nucléaire iranien et ces fables se sont retournées contre lui, crâmant le “roi des menteurs”, un sobriquet qui lui fut alloué par le président Obama. Même après que les accusations de Netanyahou aient été rejetées par les alliés des Etats-Unis, Trump, dans une action très largement irrationnelle, a suivi l’état juif au fond de son terrier de lapin.

A l’heure où nous écrivons, alors que l’ex-directeur de la CIA Mike Pompeo, maintenant le nouveau ministre des affaires étrangères américain, est dans les airs pour une rencontre avec la Corée du Nord, une réunion arrangée sur la résolution des Etats-Unis de coller aux traités et aux accords signés, Trump a juste garanti que toute confiance potentielle entre la RDPC et les USA était très peu probable.

La complicité des médias dans le terrorisme

Avec un tribunal américain citant l’Iran comme étant l’architecte des attentats du 11 septembre 2001, une action des plus bizarres “à la Trump” s’il en est une, et avec des médias demeurant silencieux sur ce que cela implique, la complicité des médias sur les actes terroristes faux-drapeau est un des buts essentiel de l’état profond.

Notons qu’Assange a refusé de regarder le 11 septembre ni même les attaques au gaz dénoncées par son père, le leader australien du parti Wikileaks, affirmant qu’elles étaient des attaques sous faux-drapeau. Par contre, Assange fut très rapide à réagir sur une Hillary Clinton mourant d’une maladie mystérieuse imaginaire ou étant à la tête d’un culte satanique pédophile agissant depuis les sous-sols d’une pizzeria de Washington D.C. Le mensonge et la flexibilité morale ont toujours été très présents chez Wikileaks (NdT: ici le mot que nous avons traduit par “mensonge” est “mendacity” en anglais, qui peut se traduire par mensonge. Il faut voir à notre sens le choix de mot de Duff comme étant important et comme une forme de clin d’œil. En effet, “mendacity” provient du latin “mendax” qui veut dire “mensonge… “Mendax” était aussi le nom de hacker de… Julian Assange avant qu’il ne soit avec Wikileaks… Le nom de hacker d’Assange était “Le menteur”… tout un programme avant la lettre n’est-il pas ? Ceci avait déjà été expliqué par John Young, un des cypherpunks originaux qui a vu arriver Assange et qui fut le prête-nom de Wikileaks à ses débuts, il en partit après une histoire de financement occulte en liaison avec la CIA).

Les médias protègent toujours Israël et l’Arabie Saoudite des rôles qu’ils eurent dans les attentats du 11 septembre tandis qu’un tribunal américain, dans un acte d’une audace infinie, “condamne” l’Iran pour sa culpabilité dans l’évènement, culpabilité fondée sur… et bien fondée sur rien du tout.

L’élan pris dans une guerre contre l’Iran, les monstres autour de Trump, les attaques sauvages et l’occupation de la Syrie, prouvent sans aucune question que ceux qui ont placé le “bouffon orange” en fonction, servent un agenda du chaos.

Les bénéficiaires évidents de ce chaos, Israël, le complexe militaro-industriel et de la sécurité et la cabale banquière de l’état profond qui contrôle le Réserve Fédérale ainsi que les monnaies du monde et le marché des changes et financiers entre autres, se sont tournés encore et encore vers Wikileaks, entre autres également, pour servir cet agenda. Wikileaks est la source la plus visible de soutien de l’ombre qu’a eu Trump pour son acenscion sur le trône. Trump et Assange sont inexorablement liés, tous deux accusés de viol, tous deux des figures théâtrales créées pour le cirque ambiant, des hommes de fumée et de l’ombre, vides et sans âmes.

un certain nombre de figures assez sinistres ont gravité dans le cercle dont le centre semble être cet énigmatique président américain Donald Trump. Ceux qui ont quitté son voisinage l’appelent universellement un “idiot”, souvent même utilisant des termes que nous ne pouvons pas publier.

De ces figures, la tortionnaire Gina Haspel (patronne actuelle de la CIA), l’escroc de carnaval et ancien patron de la CIA Mike Pompeo ou Steve Bannon, sont les plus connues. Celui qui est le moins mentionné et il y a des raisons pour cela, est Julian Assange. Des révélations récentes montrent qu’Assange et Trump furent en contact régulier avant les élections, peut-être depuis, rien de surprenant ici, mais qu’Assange et Wikileaks, d’après ceux qui ont quitté le rafiot Wikileaks, sont bidons.

C’est nouveau… ou pas ?…

Wikileaks a été dénoncé encore et encore, pour avoir fabriqué des matériels de renseignement divulgués, pour ses liens étroits avec “l’exceptionalisme” israélien et l’extrémisme néo-con aux Etats-Unis, ainsi que pour l’indulgence dont il bénéficie de la part des “fake news”.

Des révélations pas si récentes que ça lient Wikileaks avec des conspirations Rothschild ou de l’antisémitisme, mais alors même qu’Assange est exposé et dénoncé comme comme un fabricateur et un clown, même comme un va t’en guerre globaliste et un hypocrite, la presse continue à pirouetter, à falsifier, à ignorer et à le défendre. Des sources au sein de la branche spéciale du MI5 (le service de contre-espionnage du renseignement miliaire britannique) ont de longue date affirmé qu’Assange ne se rend à l’ambassade d’Équateur à Londres que pour ses apparitions publiques et les entretiens. Ces sources affirment qu’il fait des va et viens entre les meilleurs propriétés de la classe de l’élite banquière entre la Grande-Bretagne et la France.

La vérité après analyse, montre Wikileaks n’être qu’une propriété de plus, un outil de la boîte à outils utilisé pour induire le public en erreur, pour calomnier, pour dénigrer et pour lancer sur des fausses pistes, un boulot qui a aussi atteint des niveaux inégalés avec Facebook et Google. Derrière eux, Black Cube, Idea Groups and Jigsaw (de Google), les Casques Blancs, Hollywood et la totalité des merdias de masse.

Derrière eux, l’état profond

Le scandale récent impliquant la firme Cambridge Analytica (RussiaGate), supprimée et étouffée avant qu’elle ne puisse révéler que toutes les communications autres que “les murmures dans la nuit” sont enregistrées, analysées et mises au service d’un très sombre agenda de contrôle, est en fait l’histoire derrière Wikileaks et ses “sœurs”.

Qui voulons-nous dire ? Plus tôt, Wikileaks était lié aux services de renseignement, cités pour déverser de l’info appât dans laquelle était implantée de la propagande fabriquée à dessein et des théories conspirationnistes “toutes certifiées conformes” et avec une précision orchestrée par Hollywood. Wikileaks est la production de Spielberg de l’enfer. Pas un iota de ce qu’il dit être est réel.

Wikileaks a obtenu un “passe-partout” pendant des années malgré le fait que l’entité ait été exposée il y a près d’une décennie pour avoir fabriqué des infos et être une “vitrine” d’une ou plusieurs agences de renseignement. Cette affaire fut dévoilée sur le dernier bastion à l’époque de la presse libre aux Etats-Unis, le PBS ou Public Broadcast System.

Les infos d’aujourd’hui, qui sont pirouettées et contrôlées en des “infos pécadilles” par les merdias de masse, lorsqu’on les analyse, sont des tentatives pour sauver Wikileaks en tant qu’agent de renseignement. Prenant la direction la plus sombre et la plus évidente que “l’organisation” d’Assange a pris, leur agenda est assez clair, celui de construire des tensions dans le monde pour une ou plusieurs organisations clientes qui recherchent plus de contrôle israélien sur la politique américaine tout en promouvant une campagne contre la Russie.

Tout ceci est fait sous le couvert d’une falsification complexe et du soutien inconditionnel des merdias de masse totalement sous contrôle. En fait, Wikileaks a été exposé en maintes occasions.

Ce fut le 29 novembre 2010, lorsque l’ancien conseiller à la sécurité (NdT: et un des papes théorique et pratique du N.O.M) du président Carter, Zbigniew Brzezinski, invité sur News Hour  de Judy Woodruff, fit une série d’accusations contre Wikileaks.

“Le vrai problème est de savoir qui fournit l’info à Wikileaks ? Ils ont un paquet d’info qui semble être sans importance, sans conséquence, mais certaines infos semblent être très pointues de manière surprenante, comme certaines références aux leaders arabes pourraient ben avoir comme but sus-jacent d’endommager leur politique domestique. C’est plutôt une question de savoir si Wikileaks n’est pas manipulé par des parties intéressées qui veulent soit compliquer nos relations avec d’autres gouvernements, soit endommager certains gouvernements, parce que certaines de ces informations sur lesquelles il est insisté et qui font surface sont très très pointues et orientées.
Je me demande si en fait il n’y aurait pas quelques services de renseignements, quelques opérations internationales qui fournissent toutes ces infos à Wikileaks, ceci est une opportunité assez unique pour nous mettre dans l’embarras, pour embarrasser notre position, mais aussi pour miner nos relations avec certains gouvernements.

Brzezinski explique ensuite les méthodes utilisées par Wikileaks et ce qu’il affirme être le service de renseignement derrière eux.

“Semer est très facile. Je n’ai aucun doute que Wikileaks obtient pas mal de ses infos de sources relativement sans importance, mais en même temps peut très bien obtenir des infos de parties intéressées des services de renseignement qui veulent manipuler le processus et atteindre des objectifs très spécifiques.

Tout cela est un subterfuge. Ne pas connecter “Black Cube”, le contractant israélien pour le sale boulot de l’ombre employé personnellement par Trump, les gens qui ont permis au violeur en série Harvey Weinstein de rester hors de prison et qui poussent pour une guerre avec l’Iran, avec Facebook, Google, Cambridge Analytica, Wikileaks et le Mossad, est une démonstration évidente d’une “absence de pensée critique”.

Les fils conducteurs sont terrifiants, incluant celui qui est le moins caché, blâmer la Russie pour tout, tout en arrondissant les angles avec elle pour “porter le coup de couteau dans le dos”, comme ce fut parfaitement démontré avec l’attaque aux missiles sur la Syrie par Trump et Netanyahou.

Wikileaks est un mythe, pire qu’un mythe. L’analyse de la couverture de presse sur Wikileaks et Assange est édifiante et l’histoire est terrifiante. Alors que des membres internes de Wikileaks, ou des gens qui croyaient en faire partie, sortent de l’ombre, un schéma est en train d’émerger.

Ces dernières semaines, d’anciens suiveurs d’Assange sont sortis de l’ombre, exposant Wikileaks pour avoir fabriqué de l’information et pire, bien pire. L’interne à Wikileaks James Ball et quelqu’un se faisant nommer “Iain”, sont sortis de l’ombre, mais l’ont-Ils vraiment fait ?…

Du site internet DailyBeast:

“L’information et la fausse information ont toujours été des armes, utilisées à tous les niveaux de la société, de la structure familiale à l’État et Wikileaks… utilise les deux et pas seulement pour informer ou induire en erreur la société, mais pour littéralement redéfinir celle-ci en accord avec un point de vue singulier. C’est un point de vue qui parle d’”annihilation” et qui agit pour prendre des “scalps politiques.””
~ Iain, ancien soutien de Wikileaks ~

Wikileaks a surpris bien des supporteurs lorsqu’il a commencé à semer et à promouvoir des fausses infos au sujet de la santé d’Hillary Clinton, du PizzaGate et même au sujet de démocrates s’adonnant à des rituels sataniques alors que dans le même temps il divulguait de véritables informations volées au Comité National Démocrate et à la campagne électorale de Clinton.

Il ne fait absolument aucun doute que les institutions aux Etats-Unis et dans le monde sont corrompues avec les gouvernements, l’éducation, la culture et bien entendu la sous-division culturelle que constituent les médias, qui combinent maintenant les fake news et la fiction propagandiste à des niveaux jamais atteints auparavant.

Rien de tout ceci n’est nouveau, toute guerre est une guerre de mots et d’idées , le plus souvent toujours faux, un flot incessant de propagande qui envoient les jeunes gens des fermes et des usines dans les cimetières du monde entier.

= = =

Lectures complémentaires:

Au sujet d’un 11 septembre nucleaire

le bouclier du lanceur d’alerte

 

 

 

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Éclairage nécessaire sur les développements récents de la révolution sociale du Rojava

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 2 janvier 2019 by Résistance 71

Ce texte, initialement publié en allemand, éclaire bien des points demeurées sombres depuis la période 2015-16 et « l’alliance » des Yankees avec les Kurdes. Ce texte sert aussi de mise au point avec ceux qui avaient jeter le bébé avec l’eau du bain concernant la révolution sociale du Rojava. Il montre  qu’il y a eu aussi une divergence au sein des forces kurdes et que les forces proches du PKK et de la révolution sociale n’ont pas perdu le fil de l’enjeu historique, ni n’ont jamais été dupes d’une « alliance tactique » avec l’empire.
De plus ce texte entre parfaitement dans la dynamique de création d’un Réseau de Resistance et de Rébellion International tel que prôné depuis le Chiapas mexicain et la révolution sociale zapatiste.

Il est aussi essentiel de comprendre que le mouvement des Gilets Jaunes en France et les mouvements à venir dans les pays européens font parties de cette dynamique émancipatrice et se doivent de se coordonner pour mettre à bas le système étatico-capitaliste qui nous domine et nous exploite depuis bien trop longtemps maintenant.

Puisse l’année 2019 être l’année de la prise de conscience politique collective et de l’unification des luttes émancipatrices pour que vive une Société des Sociétés organique planétaire.

Voici ce qui nous est dit dans l’excellent petit livre publié par la Commune Internationaliste du Rojava en septembre 2018:
« Les liens entre l’économie de marché, l’exploitation, la destruction de la nature, la guerre et la migration des populations montrent le résultat de ce qui se passe lorsque des systèmes centralisées et hiérarchiques tentent de subjuguer la nature. Une solution qui ignore ces relations, une solution au sein du système existant n’est en rien possible. »

çà vous rappelle quelque chose ?…

~ Résistance 71 ~

 

 

L’impérialisme n’a pas d’amis

 

Peter Schaber 

 

21 décembre 2018

 

du magazine allemand Lower Class Mag

 

source: http://internationalistcommune.com/imperialism-has-no-friends/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Deux stratégies un but: les Etats-Unis et le mouvement kurde en Syrie

an article from lower class mag

La semaine dernière, le président américain Trump a annoncé le retrait des troupes américaines de Syrie (NdT: rappelons que ces troupes étaient sur le sol syrien de manière totalement illégale car non invitée, contrairement aux Russes et autres alliés de la Syrie…), disant que l’EI/Daesh a été battu et que les soldats peuvent maintenant rentrer à la maison, apparaissant de la sorte, toujours aussi confus. Trump a pris cette mesure alors que l’autocrate turc Recep Erdogan intensifiant ses menaces d’annihilation des Kurdes du Rojava, annonçait une nouvelle invasion de la Syrie du nord. Quelques heures plus tôt, nous apprenions que Washington avait accepté de vendre des missiles Patriots à Ankara pour une valeur de 3,5 milliards de dollars, une transaction qui a été sujet à débat depuis bien longtemps. Ainsi, il est apparu qu’un accord compréhensif a été forgé entre les gouvernements de Trump et d’Erdogan. Facile et direct.

Lorsqu’il a fallu évaluer le rôle de l’impérialisme américain en Syrie, alors là bien des commentateurs ont, de manière prévisible, botté en touche. Certains, comme le député allemand du parti de gauche Alexander Neu par exemple, ont pensé que le retrait annoncé par Trump était quelque chose de positif envers la paix. Comme si les Etats-Unis avaient jamais agi contre leurs intérêts sans besoin discernable de le faire !

Des “anti-impérialistes” auto-proclamés dont l’analyse a idéalisé les gouvernements syrien, russe et iranien comme étant altruistes et désintéressés, soutiens du droit international depuis des années, allèrent un pas plus avant, ils souhaitèrent un génocide imminent des Kurdes. N’avaient ils pas averti les Kurdes qu’il n’était jamais bon de coucher avec les Etats-Unis ? Les Kurdes auront ce qu’ils méritent ! Aucun sacrifice de sang n’est assez grand pour les guerriers du clavier si cela peut leur donner raison sur internet ! pourvu, bien entendu, que le sang à payer ne soit pas le leur.

Ceux qui n’ont jamais rien compris à la région ne furent d’ailleurs pas les seuls à s’être plantés. La même chose fut vraie pour bien des soutiens de la révolution du Rojava vociférant depuis le côté plus libéral du spectre politique. Surpris par le vice de nos “amis” américains, ils s’épanchèrent en appels moraux vers les Etats-Unis, comme si les décisions politiques impérialistes dépendaient de la conscience et de l’intégrité.

Le baiser de la mort

Analysons un peu en arrière. Ayant défendu la ville frontalière kurde de Kobané contre l’EI/Daesh, les unités de Protection du Peuple et des Femmes (YPG/YPJ) s’embarquèrent dans une alliance avec des pays étrangers qui étaient aussi intéressés de repousser l’EI. Daesh fut ainsi repoussé peu à peu, ceci occasionna de sévères pertes humaines, spécifiquement au sein des forces kurdes. Alors que la libération des territoires syriens se déroulaient toujours, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) impliquant des membres arabes, assyriens et kurdes au sein de milices, furent mises en place. Les FDS furent référées comme étant “alliées” par les Etats-Unis et dans des proclamations diplomatiques, les FDS décrivirent les Etats-Unis comme étant un “partenaire de valeur”. Il y eut des livraisons d’armes et des soutiens aériens conséquents.

Quoi qu’il en soit, les parties les plus politiquement conscientes de la résistance kurde, c’est à dire ceux s’orientant vers les idées défendues par le Parti des Ouvriers Kurdes (PKK), ne se firent absolument aucune illusion sur cette alliance et ce depuis le départ. Ce fut une “alliance tactique”, dirent-ils, étant parfaitement conscients que les Etats-Unis et le mouvement kurde se situaient à l’opposé des objectifs poursuivis. En janvier 2018, un combattant guerillero kurde influent, Riza Altun, insista une fois de plus sur le fait que “nous sommes engagés dans une lutte anti-impérialiste. Une force anti-impérialiste ne peut pas dire que des impérialistes l’ont trahi.

Tout comme l’impérialisme mondialiste et les états hégémoniques régionaux représentent leur propre position stratégique, le paradigme politique créé par les Kurdes [du Rojava] représente leur ligne claire et leur position bien distincte.

Cette déclaration ne fut jamais suffisante pour les anti-impérialistes en fauteuil. Furieusement, ils combattirent la seule guerre qu’ils aient jamais connue: celle de l’internet. Pour eux, les Kurdes furent des traîtres et des petits soldats de l’impérialisme et ils leur firent savoir sur Facebook et dans des posts de blogs. Mais en fait, Les grandes gueules de l’internet n’eurent même pas à le prendre du PKK, qui incidemment a combattu l’OTAN au Moyen-Orient pendant 40 ans. Il aurait juste fallu savoir ce que l’impérialisme américain avait à dire au sujet de leurs intérêts en regard de cette alliance déséquilibrée. Des articles innombrables publiés par des think-tanks durant les présidences à la fois d’Obama et de Trump en formulent une stratégie claire: Les Etats-Unis doivent s’impliquer dans une double stratégie. Les institutions kurdes du nord de la Syrie doivent être compromises et cooptées par le moyen de concessions et de coercition indirecte (comme par exemple au moyen d’une augmentation des menaces turques). Dans le même temps, la Turquie doit être soutenue dans son combat contre le PKK.

Le but était de retourner le mouvement kurde en une entité par procuration des Etats-Unis de la même manière que le mouvement kurde régional d’extrême-droite irakien de Maoud Barzani. Mais pour y parvenir, il faudra éliminer ou du moins aliéner la colonne vertébrale politique et idéologique du mouvement, à savoir le PKK et sa guérilla de montagnes. Si cette stratégie était couronnée de succès, il n’y aurait même pas besoin d’envahir le Rojava pour y détruire la révolution. Le baiser de la mort des Etats-Unis et de leur impérialisme l’aurait rendue complètement aliénée de ses idées fondatrices et ne serait en rien différente des autres sphères d’influence du Moyen-Orient.

Annihilation militaire

Au début de sa présidence, Donald Trump poursuivit également cette stratégie. Au moins depuis la libération de Raqqa néanmoins, il a transpiré que Washington pourrait opter pour une voie différente pour imposer ses intérêts. Le retour à son vieil allié de confiance, la Turquie, a joué un rôle majeur dans tout ceci, sans doute aussi parce qu’Ankara paraît être en bonne position. Erdogan a savamment exploité le besoin de la Russie de protéger son flanc sud et de contrôler une partie de l’opposition djihadiste armée. Pour Moscou, il fut fondamentalement plus important d’aliéner la Turquie de l’OTAN que de “protéger l’intégrité du territoire syrien”, telle fut la réthorique récitée par la Russie et ses groupies de gauche.

Les antagonismes entre Moscou et Washington qu’Erdogan exploita si finement, furent la raison du pourquoi l’invasion turque de la province nord de la Syrie à Afrin fut tolérée par les deux grandes puissances au début de 2018. A ce moment au plus tard, l’alliance tactique entre les Etats-Unis et le mouvement kurde toucha essentiellement à sa fin.

Naturellement, le côté kurde essaya de maintenir l’alliance aussi longtemps que possible. D’abord, parce que cela faisait plier le désir d’Ankara de l’annihiler ; secundo, parce que la protection aérienne permettait au mouvement kurde de ménager ses forces militaires dans sa lutte contre l’EI/Daesh. Dans le même temps, les Etats-Unis arrêtèrent de manière croissante de camoufler le fait que le temps de leur “partenariat” supposé était imparti. Un haut-cadre du mouvement kurde, Zekî Sengalî, fut la victime d’un assassinat par la Turquie et les Etats-Unis dans les montagnes de Sindjar. Les Etats-Unis mirent à prix les têtes de trois cadres du PKK. La Turquie bombarda le camp de réfugiés de Makhmour. Tout ceci fut le signe avant-coureur de la remise actuelle du nord de la Syrie à la Turquie.

L’annonce du retrait militaire US par Trump, dans le même temps, envoie un signal stratégique très clair: Les troupes américaines n’entendent plus sécuriser ses sphères d’influence en cooptant le mouvement kurde et ses alliés arabes, mais le confronter directement au moyen de son partenaire de l’OTAN, la Turquie. Ceci en revanche ne peut réussir que si les YPG/YPJ sont militairement vaincues Ankara veut s’assurer de cela en commettant un génocide ou du moins en nettoyant ethniquement les zones géographiques relevantes, c’est à dire en déplaçant les populations kurdes. L’idée est de refaire le plan d’Afrin dans les autres cantons du nord-syrien, Jazira et Kobané. Ainsi, la région sera conquise par une coalition des forces armées turques et des dizaines de milliers de djihadistes, puis sera mise sous le contrôle administratif d’Ankara. Pillages, assassinats, viols seront les outils et compagnons de ce processus.

Le facteur subjectif

Le fait que les Etats-Unis font maintenant ce que le PKK a toujours prédit qu’ils feraient ne rend pas pour autant mauvaise cette alliance tactique, ceci ne veut pas non plus dire que tout est perdu. En premier lieu, le retrait US veut dire que les conditions géopolitiques changent. Damas peut être un peu concernée par une zone protégée turque des anciens combattants de l’EI, des groupes d’Al Qaïda et les djihadistes d’usage du nord de la Syrie. De plus, il convient de voir comment réagira la Russie lorsqu’elle réalisera que les petites fissures dans la relation turco-américaine à l’épreuve du temps, ont maintenant été fixées.

Ce qui nous importe le plus, c’est qu’une focalisation géopolitique sur l’équilibre des forces seule n’est jamais suffisante. Politiquement et militairement, le mouvement kurde est un facteur autonome très fort. Il est profondément ancré dans la population et a des millions de supporteurs. Il se prépare pour la défense de ses territoires, de plus le PKK a déjà annoncé que chaque attaque trouvera également sa réponse en territoire turc. Les gains présents ne seront pas abandonnés sans lutter. Quant à nous en occident, nous ne devons pas céder à la résignation ni au désespoir.

Nos amis kurdes nous on dit encore et toujours que les forces de gauche, socialistes et démocratiques internationales sont leurs partenaires stratégiques dans la longue durée. Faisant partie de ces forces, notre tâche est maintenant de porter la lutte dans les pays où nous vivons afin de défendre la révolution sociale du Rojava. Même si nous ne nous en sentons pas la capacité, ceci demeure notre tâche. Personne ne le fera pour nous. Dans les jours et mois à venir, chaque acte public, chaque manifestation, chaque campagne si mineure soit-elle, ont leur importance. Ceci est le travail sur lequel nous devons maintenant nous focaliser ; il est futile de regretter ou de se demander pourquoi ceux qui ne furent jamais nos “amis” ont maintenant cessé d’être nos “amis” aux yeux de tous.

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Textes complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Pierre_Bance_Lheure_de_la_commune_des_communes_a_sonne

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Abdullah-Ocalan-Confederalisme-democratique

Effondrer le colonialisme

6ème_déclaration_forêt.lacandon

confederalisme_democratique

 

Guerre impérialiste en Syrie: L’entité sioniste prend en otage deux avions civils dans l’espace aérien libanais pour bombarder la Syrie…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 28 décembre 2018 by Résistance 71

Silence radio du Hezbollah sur cette affaire, si des cadres ont été tués ont touchés, attendons la réplique qui ne saurait tarder…

~ Résistance 71 ~

 

 

Israël a pris deux vols civils en otage [au Liban]

 

Réseau voltaire

 

27 décembre 2018

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article204515.html

 

Tsahal est parvenu à frapper une cible à Damas, le jour de Noël, 25 décembre 2018, en utilisant deux avions de ligne survolant le Liban comme boucliers pour ses bombardiers, ont confirmé à la fois les états-majors syrien et russe.

Il était impossible à la Syrie d’abattre les bombardiers israéliens sans mettre la vie des passagers des vols civils en danger, comme cela avait été le cas, le 17 septembre 2018, avec un avion d’observation militaire russe.

Le ministre libanais des Travaux publics, Youssef Fenianos, a confirmé que l’on avait échappé à une « véritable catastrophe ».

Israël a tiré 16 bombes GBU-39 à guidage laser, de fabrication états-unienne, depuis 6 F-16. Deux ont touché leur cible, des officiels du Hezbollah qui embarquaient dans un avion spécial pour se rendre à des obsèques en Iran, et un complexe militaire syrien.

Pénétrer illégalement dans l’espace aérien libanais et utiliser des avions civils comme boucliers constituent de graves violation du droit international.

 

Guerre impérialiste en Syrie: Une question que les Français devraient poser à leurs gouvernements sous les régimes Sarkozy, Hollande et Macron…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 21 octobre 2018 by Résistance 71

Pourquoi la France cache t’elle le nombre de ses soldats capturés en Syrie ?

 

Al Manar

 

21 octobre 2018

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1091488

 

Depuis que la France s’est impliquée militairement en Syrie, envoyant sur l’ordre US ses militaires dans le nord-est et l’est de ce pays, et qu’un certain nombre de ses soldats se sont fait arrêter par les forces syriennes, une question revient sans cesse : à quand la fin du tabou des « militaires français » capturés en Syrie ?

Des sources bien informées avancent le nombre de 300 militaires français détenus par l’armée syrienne et qui pourraient servir de monnaie d’échange au cours de futures négociations.

Une première information sur la capture de militaires français en Syrie date de la fin de l’année 2012. Et pourtant ni les sources syriennes ni les sources françaises n’ont abordé le sujet explicitement. De plus, Damas n’a jamais diffusé d’images de captifs français emprisonnés sur son territoire.

En France, un black-out total est maintenu sur le sujet, les médias ne l’évoquant jamais et le plaçant sous l’étiquette « secret défense ». En effet, le pouvoir n’ose pas informer l’opinion publique du « sort des prisonniers de guerre » qui se sont fait arrêter dans le cadre d’une guerre menée à l’insu même des Français !

Cependant, il aura fallu le travail effectué par des journalistes syriens, qui sont parvenus à retrouver la trace de près de 300 militaires français retenus par le renseignement syrien.

Pour ce dernier, « ces militaires envoyés combattre l’État syrien » sont classés aux côtés de ces autres « brebis égarées » que les services secrets français ont recrutées, formées puis envoyées en Syrie sous label « takfiriste ».

Selon des sources syriennes, le sort de ces « prisonniers de guerre » européens aurait même été évoqué au cours d’entretiens Assad/Poutine, Assad ayant confirmé à son homologue que son pays détenait secrètement des centaines d’agents et de militaires britanniques, français, émirats, israéliens, saoudiens et turcs et qu’il était hors de question de les libérer.

Un premier deal franco-syrien conclu au terme des négociations secrètes menées en 2013 et 2014 entre Damas et Paris aura été marqué par la trahison de Paris. Assad, floué, s’est ravisé.

Pour Damas, la France est considérée comme un des principaux soutiens au terrorisme sur le territoire syrien et Assad détient des preuves vivantes qui pourront s’avérer fort compromettantes pour l’État français.

La poussée de l’empire vers la 3ème guerre mondiale… une nécessité de survie du système (VT)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 septembre 2018 by Résistance 71

La guerre est le seul moyen de remettre les compteurs de la supercherie étatico-capitaliste à zéro et de faire perdurer le système encore un peu… avant la prochaine fois. L’histoire de l’État est l’histoire de la guerre, de la domination, du colonialisme, du racisme, du génocide et de l’eugénisme.

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne peut y en avoir. Il est temps de comprendre et de sortir pour créer la société des sociétés seule à même de mettre l’humanité sur la voie de l’émancipation. Qu’on se le dise !

~ Résistance 71 ~

Lecture complémentaire:
« Quand Trump, Donnie mains d’enfant, lavait plus blanc le fric de la mafia kazhare russe »…

 

 

La Russie va t’elle mettre un terme au bluff de l’Amérique ?

 

par Gordon Duff et New Eastern Outlook, Moscou

 

impliquant des sources au plus haut niveau de la prise de décision stratégique fournissant des informations pour la toute première fois

 

13 septembre 2018

 

url de l’article:

https://www.veteranstoday.com/2018/09/13/groundbreaking-neo-will-russia-call-americas-bluff/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Amérique menace la Syrie de guerre. Le Wall Street Journal (NdT: organe de la CIA) dit que les troupes russes seront ciblées. Bien que cette nouvelle du 10 septembre 2018 soit fausse, il n’en demeure pas moins vrai qu’il y a une méthode bien sinistre derrière tout ça.

Trump veut la guerre avec la Russie, une guerre qu’il pense que la Russie combattra à moitié, quelques navires coulés, quelques avions abattus, pas de troupes américaines au sol, peut-être avec Trump capable d’utiliser son arsenal biologique et chimique secret et aussi ses armes nucléaires tactiques dont l’utilisation est plus facile à nier.

Cela fait longtemps que Trump dit qu’il aime la guerre, en fait il adore la guerre nucléaire. Trump n’a jamais servi dans l’armée et ne connait rien ni de la guerre ni des souffrances qu’elle inflige. L’amour fou et aveugle pour la guerre est très facile pour la caste des privilégiés du système.

Trump est persuadé que la Russie va battre en retraite, va agir avec tact et restriction, chose qui n’est plus depuis longtemps dans la boîte à outils des Etats-Unis. La Russie sera écrasée pour toujours, au-delà de toute sanction, sera poussée à démilitariser, à dénucléariser et à devenir un état marionnette des Etats-Unis, celui-là même qui avait été envisagé après la chute de l’URSS.

L’Amérique a besoin d’écraser la Russie maintenant, nous allons en reparler. Le timing est très important et pour Washington, le compte à rebours est commencé et la Russie doit être écrasée le plus tôt possible.

La tâche principale de Trump, comme le voit de plus en plus d’analystes, n’est pas d’écraser l’Iran, mais d’écraser un homme: Vladimir Poutine.

Quelqu’un a soufflé dans l’oreillette de Trump que c’était possible. De plus, il semble que quelqu’un dise beaucoup de choses à Trump, lui donne des ordres sans prendre d’ordre de lui. Qui fait cela est la véritable question, “l’état profond” ou peut-être Israël ou une cabale de banquiers et de pétroliers va t’en guerre et bien entendu le tristement célèbre “complexe militaro-industriel”.

Ce qui est clair, c’est ce que dit l’Amérique par les voix des John Bolton, Nikki Haley et Trump lui-même ainsi que les merdias de masse américains, tous ayant depuis longtemps franchi le rubicon de la folie, chose que des sondages montrent en indiquant que 61% des Américains questionnés pensent cela également.

C’est un secret de polichinelle que des millions d’Américains sont si énervés de leur gouvernement que l’idée même que l’Amérique perde une guerre majeure et doive faire face à une occupation militaire, n’est plus vue comme quelque chose de “négatif”. Des millions d’Américains pensent qu’en fait cela s’est déjà produit dans les ténèbres du système, par des élections truquées, des hauts-fonctionnaires corrompus, une police entraînée militairement par Israël, un espionnage continu via internet, des boulots s’amenuisant et mal payés, un jeu truqué de A à Z, une vie de survie et d’esclavage et la fin de l’espoir.

En Amérique, l’air est lourd de colère, si épais, qu’on peut le palper, un courant de rage assassine qui n’est pas dirigé vers la Russie ni la Syrie, existe. Essentiellement sur Donald Trump tandis que d’autres qui ont pris part au “Kool-Aid” blâment les immigrants, les Afro-Américains, les Latinos ou les progressistes libéraux (NdT: comme chez nous !… même schéma préfabriqué de la division interne des peuples…).

Nous entrons maintenant dans une période de précarité politique, pas tant dans l’aspect d’un face à face nucléaire des grandes puissances mais plutôt quelque chose de plus sinistre. Les Etats-Unis sont en train de prouver à ceux qui ont fait attention  qu’ils sont devenus un véritable asile de fous et que les descriptifs en provenance des anciens associés de Trump, la folie pure qu’on attribue à Trump lui-même, sont maintenant débridés et prêts pour Armaguédon.

Le fanatisme a toujours été présent, il est la véritable racine des attentats du 11 septembre et des guerres qui ont suivi, le tout fondé sur un système qui exalte la psychopathie enrobée de religion, de patriotisme et, le pire de tout, de pureté raciale. Au cœur de la “base Trump” se tiennent des choses vues auparavant comme l’eugénisme, la suprématie blanche, l’identité raciale, l’intolérance ou, pur utiliser un terme souvent très mal employé, le “nazisme”.

L’alignement des forces

La Russie est en train de faire ses plus grosses manœuvres militaires de l’histoire moderne qui impliquent plus de 300 000 troupes tandis que les Etats-Unis bougent leurs forces également.

Une chose est claire, Trump veut pousser la Russie vers une riposte contre l’Amérique et fait de manière continuelle des déclarations éhontées menaçant la Russie. La Grande-Bretagne et la France font de même et pourtant ni la France, ni la GB ni même les Etats-Unis ne sont en mesure de tirer des coups efficaces contre des cibles faibles en Syrie. La marine américaine n’est qu’une “fausse force de dissuasion”, leurs navires sont faciles à couler, leurs avions lancés des portes-avions faciles à abattre, la plupart étant de 4ème génération et très vulnérables aux attaques aériennes.

A part cela, les USA utilisent des chars d’assaut datant des années 1970, leurs carcasses éparpillées pour certains dans le désert irakien où des enfants les ont détruits avec de simples lance-roquettes de l’ère soviétique, rappelant la débâcle israélienne au Liban en 2006.

Le Hezbollah maintient un musée des véhicules blindés israéliens détruits juste à la sortie de Beyrouth. Nous sommes le 11 septembre 2018. La cause réelle de cette “guerre contre le terrorisme” vieille de 17 ans est toujours controversive, les rôles d’Israël et de l’Arabie Saoudite sujets à continuelle spéculation, les Etats-Unis sont à la recherche d’une nouvelle guerre.

D’après les médias, la guerre sera contre la Syrie et sera basée sur une riposte après une attaque à l’arme chimique que le président Al Assad aura ordonnée contre son peuple. Les rapports du contraire, seront totalement censurés par les merdias à la botte et seront virés de l’internet par la censure de Google et Facebook, ceci est en train d’être amené devant le CS de l’ONU et la CIJ de La Haye.

Les Etats-Unis ignorent ces deux institutions. Le conseiller à la sécurité du président Trump, John Bolton,a récemment menacé les juges de la CIJ de représailles personnelles pour toutes affaires de crimes de guerre qui seraient amenées devant eux concernant tout criminel de guerre américain, Bolton inclus.

Histoire de crimes

Les Etats-Unis se sont également retirés de la commission des droits de l’Homme, bien que les Américains à titre individuel, l’auteur de ces lignes inclus, maintiennent un statut de délégation malgré des menaces du ministère de la sécurité de la patrie (NdT: Department of Homeland Security ou DHS, la stasi/gestapo de l’empire du goulag levant…). Les USA ont quitté la convention de Genève depuis longtemps (NdT: les EU ne sont pas signataires de la 1ère CG de 1867, ils en font partie succintement depuis 1948 mais n’ont pas ratifié les protocoles I et II s’y rattachant), sont sortie unilatéralement de traités sur le nucléaire et les armes spatiales, pourtant très très peu d’Américains le savent, aucun vote ne fut tenu, aucun rapport dans les médias et aucune conséquence ne fut débattue.

Les activités navales des Etats-Unis dans la Mer Noire violent les traités en vigueur dans cette zone, leurs menaces sur l’Iran au sujet du contrôle légal de cette nation sur le détroit d’Ormouz sont toutes aussi illégales. Le soutien de Trump au nettoyage ethnique des Palestiniens est un crime de guerre aussi bien que d’avoir bougé l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

Le rôle des Etats-Unis en Syrie est totalement illégal tout comme leur implication dans la guerre au Yémen également. Les attaques par drones au Pakistan sont illégales tout comme la complicité de la CIA dans des attaques terroristes en Iran.

Au-delà de tout ça, les Etats-Unis ont été pris la main dans le sac avec le National Reference Laboratory de Tbilissi en Géorgie, qui fabriquait et déployait des armes biologiques. Le programme de rendition de la CIA (enlèvement et détention/torture de suspects de terrorisme), qui impliqua la Libye de Kadhafi depuis Tripoli sous couvert du régime (NdT: mais pas seulement, ce programme utilisa des bases secrètes de détentions en Pologne, en Lituanie, en Thaïlande, en Roumanie et en… Syrie…) viola non seulement les règles de la guerre mais impliqua des enlèvements et des assassinats dans plus de 40 pays. Des innocents furent détenus et torturés pendant une décennie, furent jugés par des tribunaux militaires d’exception illégaux. Il y a des charniers retrouvés en Pologne, Ethiopie, Libye, Egypte et d’autres endroits connus de peu, tout cela tandis qu’une des grande responsable de ce programme, Gina Haspel, a été promu par Trump à la tête de la CIA..

Centre sans morale

Pour bien comprendre la menace, des notions depuis longtemps dépassées, sur la démocratie américaine ou la “décence chrétienne” doivent être abandonnées. Dès les années 1980, une “religion utilitaire” a supplanté les sectes normalement majoritaires du protestantisme chrétien. Sous la doctrine hérétique du “dominionisme”, une religion parallèle au christianisme s’est développée mélangeant les sectes patoisantes et manipulatrices de serpents à sonnette des régions primitives, pauvres et violentes des Appalaches avec les nouvellement formés cultes de l’apocalypse centrés sur le soutien du sionisme et d’Israël.

Se propageant comme un feu de brousse, ces cultes extrémistes centrés sur de bizarres traductions éronnées de passages contradictoires de la bible, se sont répandus dans des douzaines de sectes pseudo-chrétiennes “infectant” au passage quelques 45 millions d’Américains.

Derrière tout cela, se tenait bien entendu l’extrémisme le plus pur et les organisations politiques prêtes à exploiter l’ignorant et le coléreux au travers de leaders religieux ressemblant bien plus à des animateurs de télé réalité et à des aboyeurs de foire.

A la base de tout, se tiennent des courants sous-jacents de jalousie de classe, de haine raciale, de ressentiment envers les femmes et de peur, mélange détonnant s’il en est. Sentant la frénésie, se créa une nouvellement légalisée organisation médiatique contrôlée par des étrangers et gérée par Rupert Murdoch, rejoignant une volée d’entités entrepreneuriales qui ont éviscéré depuis longtemps toute forme d’intégrité dans les médias Etats-uniens.

Ajoutez à tout ça Google et Facebook, leurs partenaires de la NSA et la détérioration des protections individuelles sous des législations liberticides telle le Patriot Act et l’Amérique que bien des gens croient encore exister est bel et bien morte et enterrée.

La saignée

L’Amérique est terrifiée à l’idée de voir ses bateaux couler et ses avions abattus. Le Vietnam a détruit la volonté de l’Amérique de voir ses pertes militaires exposées publiquement. Les guerres sont maintenant combattues en utilisant des mercenaires et des terroristes (NdT: comme au Moyen-Age et sous la renaissance…et jusqu’au XVIIIème siècle…), en utilisant des missiles à distance et des sanctions économiques eles sont combattues par la propagande et la couardise, la couardise pourrait bien être même la nouvelle religion des Etats-Unis.

La seule chose qui arrête un couard et un caïd de cour de récrée, c’est un bourre-pif et un nez qui saigne, c’est ce que nous enseignent les cours de récréation. Donald Trump est souvent dépeint comme un enfant. Il parle et agit comme un enfant gâté et ceux autour de lui, sont même ceux qui affirment se “rebeller”, mais ne sont que les faibles, inutiles et inadéquats se cachant derrière le caïd, le tyran ; ne sont que des perdants et des mécontents jamais satisfaits.

La situation à laquelle nous devons faire face est celle de soit nous soumettre à un tyran ou à un petit caïd de cour de récrée et pour ceux d’entre nous qui vivent en Amérique, reconnaître un peu honteusement que ce “petit caïd et ce couard” en question est en fait “nous” ou soit de résister, de répondre.

Ici aux Etats-Unis, résister est considéré comme étant une trahison. Même rapporter la vérité est criminalisé et tout ce qui empêche l’arrestation massive des quelques vrais journalistes faisant encore leur travail est la capacité de l’internet de pouvoir encore les censurer, de les réduire au silence ou de les calomnier.

Pour une raison des plus vagues, toute opposition à la politique démente des Etats-Unis est considéré être de “l’antisémitisme” (NdT: cela vous semble familier ??…)

Les options

Lorsque l’Amérique va attaquer la Syrie, ce qui sera une attaque sur la Russie également, qu’on le veuille ou non, il y aura des choix. Si rien n’est fait, sachant que l’Amérique ne peut pas empêcher la libération d’Idlib des groupes terroristes qu’elle soutient, le monde sera plus sûr, pour un petit moment encore.

De là, les Etats-Unis bougeront sur l’Iran, un base d’opérations contre la Russie. Les Etats-Unis sont déjà en train de bouger contre la Biélorussie.

Pour Trump, ou plutôt, pour ceux qui contrôlent Trump, s’il est possible de contrôler un enfant colérique, pousser la Russie à riposter est l’équivalent du Saint Graal. Voir un porte-avion américain couler, des avions américains abattus par des S400 russes, les médias n’attendent que ça pour crier “Pearl Harbor”, “11 septembre”…

La Russie n’utilisera pas son arsenal nucléaire et ne possède pas une économie qui puisse soutenir une guerre ouverte avec l’OTAN. Voyez-vous, bien que l’OTAN soit morte, elle n’est pas encore enterrée, et pousser la Russie dans une guerre pourrait bien ravigoter l’OTAN. La France est partante, Macron a prouvé depuis un bon moment qu’il est un bon “outil” et un bon “toutou” à la botte.

La Grande-Bretagne n’est plus gouvernée et se retrouve avec le fou furieux Boris Johnson prêt à saisir le pouvoir. Les Etats-Unis pensent que la Chine est encore une décennie en retard pour une confrontation militaire viable avec eux. C’est ça qui pousse peut-être l’Amérique à la guerre plus que tout autre chose. Une fois que la Chine aura plus de porte-avions et c’est de cette manière que l’Amérique juge de la puissance d’un pays, les Etats-Unis se sentiront pris de côté sur l’Asie.

Si la Russie est éliminée maintenant, la Chine sera seule. Si la Russie est poussée à la guerre maintenant, l’Europe tombera sous le joug yankee de nouveau comme ce fut le cas en 1945, dirigée par une Amérique qui n’a plus rien “d’américain” en quoi que ce soit, ni en manière, ni en forme, ni en fond.