Archive pour syrie médias et propagande

La poussée de l’empire vers la 3ème guerre mondiale… une nécessité de survie du système (VT)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 septembre 2018 by Résistance 71

La guerre est le seul moyen de remettre les compteurs de la supercherie étatico-capitaliste à zéro et de faire perdurer le système encore un peu… avant la prochaine fois. L’histoire de l’État est l’histoire de la guerre, de la domination, du colonialisme, du racisme, du génocide et de l’eugénisme.

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne peut y en avoir. Il est temps de comprendre et de sortir pour créer la société des sociétés seule à même de mettre l’humanité sur la voie de l’émancipation. Qu’on se le dise !

~ Résistance 71 ~

Lecture complémentaire:
« Quand Trump, Donnie mains d’enfant, lavait plus blanc le fric de la mafia kazhare russe »…

 

 

La Russie va t’elle mettre un terme au bluff de l’Amérique ?

 

par Gordon Duff et New Eastern Outlook, Moscou

 

impliquant des sources au plus haut niveau de la prise de décision stratégique fournissant des informations pour la toute première fois

 

13 septembre 2018

 

url de l’article:

https://www.veteranstoday.com/2018/09/13/groundbreaking-neo-will-russia-call-americas-bluff/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Amérique menace la Syrie de guerre. Le Wall Street Journal (NdT: organe de la CIA) dit que les troupes russes seront ciblées. Bien que cette nouvelle du 10 septembre 2018 soit fausse, il n’en demeure pas moins vrai qu’il y a une méthode bien sinistre derrière tout ça.

Trump veut la guerre avec la Russie, une guerre qu’il pense que la Russie combattra à moitié, quelques navires coulés, quelques avions abattus, pas de troupes américaines au sol, peut-être avec Trump capable d’utiliser son arsenal biologique et chimique secret et aussi ses armes nucléaires tactiques dont l’utilisation est plus facile à nier.

Cela fait longtemps que Trump dit qu’il aime la guerre, en fait il adore la guerre nucléaire. Trump n’a jamais servi dans l’armée et ne connait rien ni de la guerre ni des souffrances qu’elle inflige. L’amour fou et aveugle pour la guerre est très facile pour la caste des privilégiés du système.

Trump est persuadé que la Russie va battre en retraite, va agir avec tact et restriction, chose qui n’est plus depuis longtemps dans la boîte à outils des Etats-Unis. La Russie sera écrasée pour toujours, au-delà de toute sanction, sera poussée à démilitariser, à dénucléariser et à devenir un état marionnette des Etats-Unis, celui-là même qui avait été envisagé après la chute de l’URSS.

L’Amérique a besoin d’écraser la Russie maintenant, nous allons en reparler. Le timing est très important et pour Washington, le compte à rebours est commencé et la Russie doit être écrasée le plus tôt possible.

La tâche principale de Trump, comme le voit de plus en plus d’analystes, n’est pas d’écraser l’Iran, mais d’écraser un homme: Vladimir Poutine.

Quelqu’un a soufflé dans l’oreillette de Trump que c’était possible. De plus, il semble que quelqu’un dise beaucoup de choses à Trump, lui donne des ordres sans prendre d’ordre de lui. Qui fait cela est la véritable question, “l’état profond” ou peut-être Israël ou une cabale de banquiers et de pétroliers va t’en guerre et bien entendu le tristement célèbre “complexe militaro-industriel”.

Ce qui est clair, c’est ce que dit l’Amérique par les voix des John Bolton, Nikki Haley et Trump lui-même ainsi que les merdias de masse américains, tous ayant depuis longtemps franchi le rubicon de la folie, chose que des sondages montrent en indiquant que 61% des Américains questionnés pensent cela également.

C’est un secret de polichinelle que des millions d’Américains sont si énervés de leur gouvernement que l’idée même que l’Amérique perde une guerre majeure et doive faire face à une occupation militaire, n’est plus vue comme quelque chose de “négatif”. Des millions d’Américains pensent qu’en fait cela s’est déjà produit dans les ténèbres du système, par des élections truquées, des hauts-fonctionnaires corrompus, une police entraînée militairement par Israël, un espionnage continu via internet, des boulots s’amenuisant et mal payés, un jeu truqué de A à Z, une vie de survie et d’esclavage et la fin de l’espoir.

En Amérique, l’air est lourd de colère, si épais, qu’on peut le palper, un courant de rage assassine qui n’est pas dirigé vers la Russie ni la Syrie, existe. Essentiellement sur Donald Trump tandis que d’autres qui ont pris part au “Kool-Aid” blâment les immigrants, les Afro-Américains, les Latinos ou les progressistes libéraux (NdT: comme chez nous !… même schéma préfabriqué de la division interne des peuples…).

Nous entrons maintenant dans une période de précarité politique, pas tant dans l’aspect d’un face à face nucléaire des grandes puissances mais plutôt quelque chose de plus sinistre. Les Etats-Unis sont en train de prouver à ceux qui ont fait attention  qu’ils sont devenus un véritable asile de fous et que les descriptifs en provenance des anciens associés de Trump, la folie pure qu’on attribue à Trump lui-même, sont maintenant débridés et prêts pour Armaguédon.

Le fanatisme a toujours été présent, il est la véritable racine des attentats du 11 septembre et des guerres qui ont suivi, le tout fondé sur un système qui exalte la psychopathie enrobée de religion, de patriotisme et, le pire de tout, de pureté raciale. Au cœur de la “base Trump” se tiennent des choses vues auparavant comme l’eugénisme, la suprématie blanche, l’identité raciale, l’intolérance ou, pur utiliser un terme souvent très mal employé, le “nazisme”.

L’alignement des forces

La Russie est en train de faire ses plus grosses manœuvres militaires de l’histoire moderne qui impliquent plus de 300 000 troupes tandis que les Etats-Unis bougent leurs forces également.

Une chose est claire, Trump veut pousser la Russie vers une riposte contre l’Amérique et fait de manière continuelle des déclarations éhontées menaçant la Russie. La Grande-Bretagne et la France font de même et pourtant ni la France, ni la GB ni même les Etats-Unis ne sont en mesure de tirer des coups efficaces contre des cibles faibles en Syrie. La marine américaine n’est qu’une “fausse force de dissuasion”, leurs navires sont faciles à couler, leurs avions lancés des portes-avions faciles à abattre, la plupart étant de 4ème génération et très vulnérables aux attaques aériennes.

A part cela, les USA utilisent des chars d’assaut datant des années 1970, leurs carcasses éparpillées pour certains dans le désert irakien où des enfants les ont détruits avec de simples lance-roquettes de l’ère soviétique, rappelant la débâcle israélienne au Liban en 2006.

Le Hezbollah maintient un musée des véhicules blindés israéliens détruits juste à la sortie de Beyrouth. Nous sommes le 11 septembre 2018. La cause réelle de cette “guerre contre le terrorisme” vieille de 17 ans est toujours controversive, les rôles d’Israël et de l’Arabie Saoudite sujets à continuelle spéculation, les Etats-Unis sont à la recherche d’une nouvelle guerre.

D’après les médias, la guerre sera contre la Syrie et sera basée sur une riposte après une attaque à l’arme chimique que le président Al Assad aura ordonnée contre son peuple. Les rapports du contraire, seront totalement censurés par les merdias à la botte et seront virés de l’internet par la censure de Google et Facebook, ceci est en train d’être amené devant le CS de l’ONU et la CIJ de La Haye.

Les Etats-Unis ignorent ces deux institutions. Le conseiller à la sécurité du président Trump, John Bolton,a récemment menacé les juges de la CIJ de représailles personnelles pour toutes affaires de crimes de guerre qui seraient amenées devant eux concernant tout criminel de guerre américain, Bolton inclus.

Histoire de crimes

Les Etats-Unis se sont également retirés de la commission des droits de l’Homme, bien que les Américains à titre individuel, l’auteur de ces lignes inclus, maintiennent un statut de délégation malgré des menaces du ministère de la sécurité de la patrie (NdT: Department of Homeland Security ou DHS, la stasi/gestapo de l’empire du goulag levant…). Les USA ont quitté la convention de Genève depuis longtemps (NdT: les EU ne sont pas signataires de la 1ère CG de 1867, ils en font partie succintement depuis 1948 mais n’ont pas ratifié les protocoles I et II s’y rattachant), sont sortie unilatéralement de traités sur le nucléaire et les armes spatiales, pourtant très très peu d’Américains le savent, aucun vote ne fut tenu, aucun rapport dans les médias et aucune conséquence ne fut débattue.

Les activités navales des Etats-Unis dans la Mer Noire violent les traités en vigueur dans cette zone, leurs menaces sur l’Iran au sujet du contrôle légal de cette nation sur le détroit d’Ormouz sont toutes aussi illégales. Le soutien de Trump au nettoyage ethnique des Palestiniens est un crime de guerre aussi bien que d’avoir bougé l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

Le rôle des Etats-Unis en Syrie est totalement illégal tout comme leur implication dans la guerre au Yémen également. Les attaques par drones au Pakistan sont illégales tout comme la complicité de la CIA dans des attaques terroristes en Iran.

Au-delà de tout ça, les Etats-Unis ont été pris la main dans le sac avec le National Reference Laboratory de Tbilissi en Géorgie, qui fabriquait et déployait des armes biologiques. Le programme de rendition de la CIA (enlèvement et détention/torture de suspects de terrorisme), qui impliqua la Libye de Kadhafi depuis Tripoli sous couvert du régime (NdT: mais pas seulement, ce programme utilisa des bases secrètes de détentions en Pologne, en Lituanie, en Thaïlande, en Roumanie et en… Syrie…) viola non seulement les règles de la guerre mais impliqua des enlèvements et des assassinats dans plus de 40 pays. Des innocents furent détenus et torturés pendant une décennie, furent jugés par des tribunaux militaires d’exception illégaux. Il y a des charniers retrouvés en Pologne, Ethiopie, Libye, Egypte et d’autres endroits connus de peu, tout cela tandis qu’une des grande responsable de ce programme, Gina Haspel, a été promu par Trump à la tête de la CIA..

Centre sans morale

Pour bien comprendre la menace, des notions depuis longtemps dépassées, sur la démocratie américaine ou la “décence chrétienne” doivent être abandonnées. Dès les années 1980, une “religion utilitaire” a supplanté les sectes normalement majoritaires du protestantisme chrétien. Sous la doctrine hérétique du “dominionisme”, une religion parallèle au christianisme s’est développée mélangeant les sectes patoisantes et manipulatrices de serpents à sonnette des régions primitives, pauvres et violentes des Appalaches avec les nouvellement formés cultes de l’apocalypse centrés sur le soutien du sionisme et d’Israël.

Se propageant comme un feu de brousse, ces cultes extrémistes centrés sur de bizarres traductions éronnées de passages contradictoires de la bible, se sont répandus dans des douzaines de sectes pseudo-chrétiennes “infectant” au passage quelques 45 millions d’Américains.

Derrière tout cela, se tenait bien entendu l’extrémisme le plus pur et les organisations politiques prêtes à exploiter l’ignorant et le coléreux au travers de leaders religieux ressemblant bien plus à des animateurs de télé réalité et à des aboyeurs de foire.

A la base de tout, se tiennent des courants sous-jacents de jalousie de classe, de haine raciale, de ressentiment envers les femmes et de peur, mélange détonnant s’il en est. Sentant la frénésie, se créa une nouvellement légalisée organisation médiatique contrôlée par des étrangers et gérée par Rupert Murdoch, rejoignant une volée d’entités entrepreneuriales qui ont éviscéré depuis longtemps toute forme d’intégrité dans les médias Etats-uniens.

Ajoutez à tout ça Google et Facebook, leurs partenaires de la NSA et la détérioration des protections individuelles sous des législations liberticides telle le Patriot Act et l’Amérique que bien des gens croient encore exister est bel et bien morte et enterrée.

La saignée

L’Amérique est terrifiée à l’idée de voir ses bateaux couler et ses avions abattus. Le Vietnam a détruit la volonté de l’Amérique de voir ses pertes militaires exposées publiquement. Les guerres sont maintenant combattues en utilisant des mercenaires et des terroristes (NdT: comme au Moyen-Age et sous la renaissance…et jusqu’au XVIIIème siècle…), en utilisant des missiles à distance et des sanctions économiques eles sont combattues par la propagande et la couardise, la couardise pourrait bien être même la nouvelle religion des Etats-Unis.

La seule chose qui arrête un couard et un caïd de cour de récrée, c’est un bourre-pif et un nez qui saigne, c’est ce que nous enseignent les cours de récréation. Donald Trump est souvent dépeint comme un enfant. Il parle et agit comme un enfant gâté et ceux autour de lui, sont même ceux qui affirment se “rebeller”, mais ne sont que les faibles, inutiles et inadéquats se cachant derrière le caïd, le tyran ; ne sont que des perdants et des mécontents jamais satisfaits.

La situation à laquelle nous devons faire face est celle de soit nous soumettre à un tyran ou à un petit caïd de cour de récrée et pour ceux d’entre nous qui vivent en Amérique, reconnaître un peu honteusement que ce “petit caïd et ce couard” en question est en fait “nous” ou soit de résister, de répondre.

Ici aux Etats-Unis, résister est considéré comme étant une trahison. Même rapporter la vérité est criminalisé et tout ce qui empêche l’arrestation massive des quelques vrais journalistes faisant encore leur travail est la capacité de l’internet de pouvoir encore les censurer, de les réduire au silence ou de les calomnier.

Pour une raison des plus vagues, toute opposition à la politique démente des Etats-Unis est considéré être de “l’antisémitisme” (NdT: cela vous semble familier ??…)

Les options

Lorsque l’Amérique va attaquer la Syrie, ce qui sera une attaque sur la Russie également, qu’on le veuille ou non, il y aura des choix. Si rien n’est fait, sachant que l’Amérique ne peut pas empêcher la libération d’Idlib des groupes terroristes qu’elle soutient, le monde sera plus sûr, pour un petit moment encore.

De là, les Etats-Unis bougeront sur l’Iran, un base d’opérations contre la Russie. Les Etats-Unis sont déjà en train de bouger contre la Biélorussie.

Pour Trump, ou plutôt, pour ceux qui contrôlent Trump, s’il est possible de contrôler un enfant colérique, pousser la Russie à riposter est l’équivalent du Saint Graal. Voir un porte-avion américain couler, des avions américains abattus par des S400 russes, les médias n’attendent que ça pour crier “Pearl Harbor”, “11 septembre”…

La Russie n’utilisera pas son arsenal nucléaire et ne possède pas une économie qui puisse soutenir une guerre ouverte avec l’OTAN. Voyez-vous, bien que l’OTAN soit morte, elle n’est pas encore enterrée, et pousser la Russie dans une guerre pourrait bien ravigoter l’OTAN. La France est partante, Macron a prouvé depuis un bon moment qu’il est un bon “outil” et un bon “toutou” à la botte.

La Grande-Bretagne n’est plus gouvernée et se retrouve avec le fou furieux Boris Johnson prêt à saisir le pouvoir. Les Etats-Unis pensent que la Chine est encore une décennie en retard pour une confrontation militaire viable avec eux. C’est ça qui pousse peut-être l’Amérique à la guerre plus que tout autre chose. Une fois que la Chine aura plus de porte-avions et c’est de cette manière que l’Amérique juge de la puissance d’un pays, les Etats-Unis se sentiront pris de côté sur l’Asie.

Si la Russie est éliminée maintenant, la Chine sera seule. Si la Russie est poussée à la guerre maintenant, l’Europe tombera sous le joug yankee de nouveau comme ce fut le cas en 1945, dirigée par une Amérique qui n’a plus rien “d’américain” en quoi que ce soit, ni en manière, ni en forme, ni en fond.

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Guerre impérialiste en Syrie: Idlib quand l’empire fait dans son froc…

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Idlib ce qui fait peur aux Etats-Unis et à Israel

 

Al Manar

 

1er septembre 2018

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1024300

 

Idlib, où Washington et ses alliés préparent un énième scénario chimique par Casques blancs interposés, risque de devenir le lieu de ce face-à-face. Pourquoi les États-Unis craignent-ils autant la reprise d’Idlib par l’armée syrienne ? Il y a d’abord la crainte de voir l’armée syrienne reprendre le contrôle de l’ultime point stratégique d’où les États-Unis pourraient harceler Damas.

Après tout, l’enclave d’Idlib est le dernier bastion des terroristes que l’État syrien s’apprête à libérer avant de revendiquer la victoire totale dans une guerre menée depuis sept ans contre son existence même. Idlib libérée, l’Amérique perdra l’un de ses derniers leviers de pression contre l’armée syrienne, une libération propre à ramener l’État syrien à l’état d’avant la guerre.

Ce qui veut dire au clair qu’après plus de sept ans de guerre et des milliards de dollars dépensés, les États-Unis devront déclarer forfait face à un Assad vainqueur. Cette perspective effraie les Américains, qui en sont désormais à concocter un scénario chimique à Idlib quitte à provoquer une riposte conjointe syro-russe.

La Russie ne plaisante pas, elle qui a déployé un bouclier maritime en Méditerranée au nord-ouest de la Syrie. Mais la crainte des Américains a un autre motif : Idlib libérée, l’armée syrienne aura toute la latitude nécessaire pour s’attaquer à al-Tanf, cette localité de la province de Deir ez-Zor où les Américains disposent d’une base militaire qui sert de centre de commande et de coordination pour leurs opérations de plus en plus sanglantes contre l’armée syrienne, la Résistance ou encore la Russie. C’est cette base qui abrite d’ailleurs les forces israéliennes, les mêmes qui ont tué des dizaines de combattants des Hachd al-Chaabi en juin dernier non loin d’Abou Kamal.

Le ministre syrien des Affaires étrangères a affirmé jeudi que personne n’avait convié les Américains et que ces derniers se trouvent en Syrie à titre de forces d’occupation. Cette position est également celle de la Russie, qui exige elle aussi le retrait US de l’ensemble du territoire syrien, fut-ce au prix d’une confrontation. Interviewé par Sputnik, l’analyste russe Andreï Ontikov rappelle que Damas est armé des missiles les plus sophistiqués et jouit de l’appui des officiers russes.

L’armée syrienne est parfaitement à même de contrer une offensive américaine, surtout que 15 navires russes sont déployés en Méditerranée et surveillent le moindre agissement ennemi. La bataille d’Idlib aura lieu que l’Amérique le veuille ou non. C’est une bataille où les ennemis d’Assad (États-Unis, Turquie, Israël, Arabie saoudite, etc.) jouent leur va-tout.

France terrorisme d’état, guerre impérialiste en Syrie: La Macronie à la botte va t’en guerre

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Notre dossier « Syrie guerre du gaz »

 

Macron qualifie de “funeste” le maintien du président syrien au pouvoir

 

Press TV

 

27 août 2018

 

url de l’article: 

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/08/27/572385/Discours-de-Macron-devant-les-ambassadeurs-franais

 

Il y a quelque chose de malsain dans le discours du président français prononcé devant les ambassadeurs de France en poste à l’étranger : Emmanuel Macron prépare l’opinion française à l’entrée en guerre de la France en Syrie, ce qui risque de placer la France et le peuple français, jamais consulté sur des dossiers de défense nationale face à la Russie et à l’Iran. La première frappe tripartite USA/France/Grande-Bretagne contre le territoire syrien en avril dernier a été un fiasco, la frappe à venir ne devrait pas l’être. D’où le discours du président américaniste de la France qui met en garde contre un possible massacre à Idlib.

Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré aujourd’hui, lors de sa rencontre avec les ambassadeurs français à l’étranger, que « le maintien de Bachar Assad en Syrie serait une erreur funeste ». Adepte de « dans le même temps », il a aussitôt ajouté que la solution en Syrie est « politique » mais elle implique de « renfoncer » la pression sur le gouvernement syrien. Le président est allé même jusqu’à « attendre beaucoup de la Russie et de la Turquie ».

Ainsi, deux mois après avoir dit que la destitution de Bachar Assad n’était pas une condition préalable à la participation de la France dans les discussions sur la Syrie, le président français, dont le suivisme envers les États-Unis et le président français opère un virage de 180 pourcent, exigeant la tête du président légitime syrien. Et le président d’ajouter : »Il n’appartient pas à la France de désigner les futurs dirigeants de la Syrie (…) mais c’est notre devoir et notre intérêt de nous assurer que le peuple syrien sera bien en situation de le faire ».

 » Ces deux mots « devoir » et « intérêt » sonnent faux dans la bouche du président français qui revendique très clairement le droit d’imposer au peuple syrien un cadre dans lequel il devra faire son choix. La question est la suivante : le peuple français est-il d’accord avec le bellicisme de son président?, s’interroge l’analyste des questions internationale, Mahdi Mohammadi.

Mais le casus belli français n’en est pas resté là :

«Quand le régime syrien a bombardé sa population avec des armes chimiques, nous avons frappé plusieurs de ses installations dans la nuit du 13 au 14 avril dernier avec nos alliés britannique et américain, et nous continuerons à agir ainsi en cas d’utilisation avérée de ces armes», a menacé Macron.

En effet, cette frappe qui a eu lieu dans la nuit du 13 au 14 avril s’est avérée un fiasco total mais la France l’a revendiquée haut et fort.

Le bombardement a été mené au prétexte d’une opération visant à éliminer les armes chimiques présumées de l’État syrien, suite à l’attaque chimique qui aurait été perpétrée le 7 avril à Douma, près de Damas, selon les pays occidentaux. Cette accusation a été démentie à l’épreuve des faits après que des supposées victimes eurent reconnu avoir été recrutées pour « mettre en scène une attaque chimique » devant les caméras.

Que fait donc la France? 

Pour la deuxième fois en l’espace de moins d’un an, la « Macronie » s’aligne sur la politique belliciste des États-Unis sans que la France ait le moindre intérêt à en tirer. En avril, les États-Unis n’avaient pas encore décidé de se retirer de l’accord nucléaire iranien et de décréter des sanctions extraterritoriales contre l’Europe en général et contre la France en particulier. C’est pourtant le cas, désormais, et on se demande pourquoi Emmanuel Macron s’obstine à suivre la ligne tracée par Washington en Syrie. En avril, il n’y avait pas encore des taxes douaniers sur l’aluminium et l’acier européen. Mais aujourd’hui ces textes existent bel et bien et font souffrir la France. La France se tire-t-elle dans ses pattes en voulant attaquer la Syrie? le oui l’emporte largement sur le non, ajoute l’analyste.

En juin dernier, le Président français avait pourtant déclaré qu’il ne faisait plus de la destitution d’Assad une condition préalable à la participation de la France dans les discussions sur la Syrie. Le chef d’État français avait alors précisé que le président syrien était un ennemi du peuple syrien, mais pas de la France, expliquant que la priorité de Paris était un engagement total à combattre les groupes terroristes.

L’analyste iranien estime que le virage français en Syrie est directement lié au récent voyage du conseiller pour la sécurité US, John Bolton à Tel-Aviv et des accords passés avec les Israéliens :  » La France de Macron a dit à plus d’une reprise se sentir engagée par les intérêts d’Israël. L’attaque euro-américaine à venir contre la Syrie est en partie destinée à récompenser la défaite israélienne au sud de la Syrie. La France s’en mêle puisqu’elle est fortement influencée par les lobbystes israéliens « .

Guerre impérialiste en Syrie: Demande officielle du gouvernement syrien pour que le Hezbollah reste en Syrie

Posted in actualité, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , on 28 août 2018 by Résistance 71

Lecture complémentaire:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

La Syrie demande au Hezbollah de rester sur son territoire après le conflit

 

Al Manar

 

25 août 2018

Source: https://www.presstv.com/DetailFr/2018/08/25/572170/Syrie–Hezbollah–maintient-sa-prsence

 

Selon le journal libanais Al-Akhbar le gouvernement syrien a officiellement appelé le mouvement de la Résistance islamique libanaise, Hezbollah à maintenir sa présence dans ce pays même après la fin des combats militaires du Nord.

Selon une demande officielle du gouvernement syrien, le Hezbollah maintiendra sa présence en Syrie, a rapporté l’agence de presse iranienne Mehr, citant Al-Akhbar.

D’après cette nouvelle, les forces du Hezbollah resteront en Syrie une fois que les combats auront pris fin sur les axes nord-ouest et nord-est de la Syrie.

Al-Akhbar a rapporté que le terrain a été rendu propice pour que le Hezbollah maintienne sa présence en Syrie, le plus longtemps possible.

Le Hezbollah devrait aider le gouvernement syrien dans le domaine de la réconciliation nationale et du retour des déplacés depuis le Liban. Ce mouvement a été également chargé de superviser des frontières syro-libanaises.

Nawaf Al Moussaoui, député du Hezbollah au Parlement a déclaré le jeudi 23 août au micro de la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’était engagé à reconstruire entièrement la Syrie et garantir le maintien au pouvoir à vie du président Bachar Assad, à cette condition qu’il rompe définitivement ses relations avec l’Iran et le Hezbollah, proposition qui s’est heurtée à l’opposition catégorique du chef d’État syrien.

Pendant ces derniers mois, certains pays occidentaux et le régime israélien ont réclamé le retrait des forces du Hezbollah ainsi que des conseillers iraniens de la Syrie.

Les responsables syriens ont déclaré à plusieurs reprises que la présence de ces forces est basée sur une demande du gouvernement visant à aider Damas à mettre au pas les groupes terroristes takfiristes.

« La présence iranienne est légale, car, contrairement à la présence américaine, elle est basée sur une demande du gouvernement », a expliqué le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Mouallem qui a précisé: « La Syrie, en tant qu’État souverain, se réserve le droit de choisir ses alliés dans la lutte contre le terrorisme ».

Le secrétaire général  du Hezbollah Seyyed Hassan Nasrallah, a dénoncé le maintien de troupes américaines en Syrie, y voyant un prétexte pour avoir des bases au Moyen-Orient.

« Prétextant Daech, les États-Unis veulent rester en Syrie », a-t-il dénoncé lors de cette allocution télévisée au mois de janvier.

« Les Irakiens et les Syriens sont capables d’empêcher le retour de Daech et ils n’ont pas besoin de bases américaines ou de forces américaines », a-t-il martelé.

Guerre impérialiste en Syrie: Royaume-Uni et France en soutien de Daesh à Idleb…

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 26 août 2018 by Résistance 71

Le Royaume-Uni se retire doucement d’Idleb

 

Réseau Voltaire

 

21 août 2018

 

url de l’article: http://www.voltairenet.org/article202541.html

 

Le 13 août 2018, le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, Jeremy Hunt, assurait la Chambre des Communes qu’il regrettait le vote de 2013 lors duquel le Parlement s’était opposé à une intervention militaire contre le « régime Assad » (sic).

Toutefois, selon The Times du 21 août, le gouvernement britannique va réduire ses programmes de soutien aux zones « rebelles » en Syrie.

Jusqu’ici, le Royaume-Uni finance les collectivités locales de la région d’Idleb. En réalité, cette zone est occupée par des jihadistes refluant de tout le pays. Chaque localité est gérée par des groupes armés différents, qui souvent se combattent.

La Turquie, le Royaume-Uni et la France leur assurent tous leurs approvisionnements. Surtout, l’armée turque et les SAS (forces spéciales de l’armée de l’Air) britanniques occupent de facto la zone.

Cependant, la Syrie et la Russie se préparent à donner l’assaut contre les jihadistes.

Guerre impérialiste en Syrie: Assad dit halte au sketch ?…

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 juillet 2018 by Résistance 71

Cette info ci-dessous émanant de VT est-elle une intox ? Nous pensons qu’en fait, VT fait partie du plan et que tout cela est mis en place par les Russes avec l’aval d’Assad de façon à donner plus de poids en coulisse à Poutine lors de sa rencontre avec Trump. VT a de longue date été choisi comme véhicule de l’info “fuitée”.

Quoi qu’il en soit, il est très probable que ce soit effectif sur le terrain ou alors il est aussi possible que ce soit une intox avec les trois parties impliquées…

Lors de la rencontre Poutine/Trump, les deux parties de connivence sauront, Trump aura une excuse de fléchir pour sauver les apparences face aux sionistes va t’en guerre, Poutine pourra dire que la Syrie est en position de lui forcer un peu la main et Assad sortira grandi en fin stratège… renforçant son image.

Le dindon de la farce en serait l’entité sioniste… bien vu ! On est en pleine partie hybride d’échecs et de billard à trois bandes…

~ Résistance 71 ~

 

Exclusif VT: Assad balance une véritable bombe pour la réunion Poutine/Trump à venir

 

Gordon Duff  et Nahed al Husaini (VT)

 

10 juillet 2018

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2018/07/10/exclusive-assad-drops-bomb-on-putin-trump-confab/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président Bachar al-Assad a ordonné secrètement que l’Armée arabe syrienne (AAS) tire sur toute unité militaire ou appareil aérien approchant de ses forces. Depuis que cet ordre a été donné, il s’en est suivi une véritable petite guerre entre la Syre et les Etats-Unis qui voit les morts côtés américains non rapportés ni déclarés, des unités terroristes supplétives comprenant des membres de l’EIIL et d’AQ annihilées en Syrie.

On nous dit qu’Assad a mis ceci en pratique afin de mettre le président russe Poutine “en alerte” lorsqu’il va rencontrer Trump dans 6 jours. Poutine devra alors soit se tenir aux côtés de la Syrie contre les Etats-Unis et Israël ou se coucher et admettre que la Russie, malgré la montée des prix du pétrole, devra se plier aux volontés de Washington et au poids des sanctions.

Des forces spéciales américaines (commandos), opérant à l’ouest de la rivière Euphrates, loin en territoire syrien, bien loin de toute zone “quasi-reconnue” d’intérêt américain, ont ouvert le feu sur des unités de l’AAS la semaine dernière.

Rien de tout ceci n’a été rapporté, ni n’a transpiré.

Ce ne fut pas la première fois non plus. Les Américains qui sont en Syrie de manière tout à fait illégale (NdT: non invités, contrairement aux Russes…) ont de puis longtemps reconnu la politique du président Assad de de facto ne par répliquer ni de riposter contre les attaques israéliennes et américaines. Cette politique est arrivée à sa fin comme l’a dit Assad à ses proches collaborateurs dont l’un d’eux nous a averti.

Les choses ont changé. L’EIIL / Daesh est fini et Israël va devoir regarder l’AAS écraser le reste des poches de résistance de l’EIIL qu’Israël a protégées depuis les plateaux du Golan, territoire syrien occupé.

Rien de ce que pourra faire Israël ne pourra faire une différence.

Israël a sous-estimé la Syrie et son président Assad, croyant qu’il demeurerait plein de civilité et exercerait la retenue d’un homme d’état face à la belligérance imbécile de Tel Aviv.

L’AAS est bien plus puissante aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été de toute son histoire, elle est maintenant aguerrie sur le champ de bataille mais aussi renforcée par des dizaines de milliers d’anciens “rebelles modérés” qui ont vu et compris leur destin. L’Amérique et Israël ne peuvent pas les protéger, ils ne peuvent pas gagner et parier sur des réformes syriennes et rester en vie est bien mieux pour eux que d’être perpétuellement traqués.

Malgré le fait que de tels actes sont de plus en plus évidents, inutiles et ne trompent plus personne, les terroristes soutenus par les Etats-Unis, aidés par l’agence de presse Reuters et les casques blancs de G. Clooney, ont été observés stocker des armes chimiques pour de nouvelles attaques faux-drapeau que Trump, Netanyahou et Pompeo blâmeront sur Assad une nouvelle fois.

Mais cette fois-ci, il y a de très grandes chances qu’un des navires américains de Méditerranée ou d’ailleurs se fasse tirer comme un canard au milieu du marais et se chope quelques missiles et torpilles.

C’est ce scénario auquel devront faire face Poutine et Trump et Trump est sur la voie inexorable d’un face à face qui devrait bien nous montrer les Etats-Unis plier tout comme ils l’ont fait avec la Corée du Nord.

Guerre par procuration en Syrie: L’ex-adjoint à la sécurité d’Obama reconnaît l’implication yankee avec Daesh !…

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Question de R71:  Qu’est-ce que le monde, la soi-disante « communauté internationale », va faire de cet aveu ?…

 

Dans un entretien détonnant, Ben Rhodes admet qu’Obama armait les djihadistes en Syrie

 

Tyler Durden

 

26 juin 2018

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/49714.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Quelqu’un a finalement demandé à des hauts-fonctionnaires de l’administration Obama de prendre en compte le développement de l’EIIL/Daesh et l’armement des djihadistes en Syrie.

Dans un entretien a bâton rompu intitulé « Confronting the Consequences of Obama’s Foreign Policy » le journaliste de The Intercept Mehdi Hasan a posé la question à Ben Rhodes qui a servi longtemps comme adjoint au conseiller national à la sécurité à la Maison Blanche sous la présidence de Barack Obama et qui fait maintenant la promotion de son nouveau livre, The World As It Is: Inside the Obama White House.

Rhodes a été décrit comme étant tellement dans la confidence d’Obama qu’il était “dans la pièce” lors de pratiquement toutes les décisions importantes en politique étrangère prises par Obama lors de ses 8 années au pouvoir. Bien que l’entretien accordé à The Intercept vaut la peine d’être écouté dans sa totalité, c’est le segment sur la Syrie qui a capté notre attention.

Malgré le fait que Rhodes essaya de littéralement danser autour de l’affaire, il répond docilement par l’affirmative lorsque Mehdi Hasan lui pose les questions suivantes au sujet du soutien des djihadistes en Syrie:

“Êtes-vous trop intervenus en Syrie ? Parce que la CIA a dépensé des centaines de millions de dollars à financer et à armer les rebelles anti-Assad et beaucoup de ces armes comme vous le savez, ont terminé aux mains des groupes djihadistes, certaines même aux mains de l’EIIL.

Vos critiques diraient que vous avez exacerbé la guerre par procuration en Syrie ; que vous avez prolongé ce conflit et que ce faisant vous avez favorisé et poussé les djihadistes.

Rhodes dans un premier temps monologue au sujet de son livre et fait une “évaluation secondaire” de la politique sur la Syrie dans une tentative d’éluder la question, mais Hasan le ramène sur le cap à suivre en disant: “Allez enfin, vous coordonniez beaucoup de leurs armes.”

Les deux hommes argumentent sur l’accusation de Hasan de “pousser les djihadistes” dans la section suivante de l’entretien, à la fin de laquelle Rhodes lâche en traînant les pieds un “ouais…” tout en essayant de faire passer le blâme sur les alliés américains que sont la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite (de manière similaire sur ce que fit le vice-président Joe Biden dans un discours datant de 2014)

MH: Allez quoi, vous coordonniez beaucoup de leurs armes. Vous savez que les Etats-Unis étaient lourdement impliqués dans cette guerre ainsi que les Saoudiens, les Qataris et les Turcs.

BR: Et bien j’allais dire: la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Qatar…

MH: Vous y étiez aussi…

BR: Ouais, mais en fait une fois que cela eut dégénéré en une sorte de guerre civile sectaire ayant des parties combattant pour ce qu’elles percevaient être leur propre survie, je pense que nous, en la capacité de mettre fin à ce type de situation, et une partie de ce avec quoi j’ai lutté avec le livre, sont les limites de notre capacité de tirer un levier et de faire qu’une telle tuerie s’arrête une fois qu’elle est déclenchée.

A notre connaissance, il s’agit de la seule et unique fois qu’une organisation médiatique importante a directement demandé à un haut-conseiller en politique étrangère de l’administration Obama de reconnaître les longues années de soutien des djihadistes en Syrie par la Maison Blanche.

Bien que l’entretien fut publié vendredi dernier, son importance n’a pas été relevée ni commenté dans les médias le week-end dernier et ce peut-être de manière bien prévisible. Ce qui a circulé en revanche fut un article du magazine Newsweek se moquant des “théories du complot” entourant la montée rapide de l’EIIL/Daesh, incluant ceci:

“Le président Trump a peu fait pour dissiper le mythe d’un soutien direct américain à l’EIIL depuis qu’il a pris ses fonctions. Lors de sa campagne électorale en 2016, Trump affirma, sans donner aucune preuve, que le président Obama et la ministre des AE d’alors Hillary Clinton, avaient co-fondé le groupe et que l’EIIL “honore” l’ancien président.”

Bien sûr, la vérité est un peu plus nuancée que ça, alors que Trump lui-même, ailleurs, semblait le reconnaître, ce qui amena le président un peu plus tard à mettre un terme à l’assistance de la CIA et à son programme de changement de régime en Syrie à l’été 2017 tout en se plaignant à ses aides de la brutalité choquante des soi-disants “rebelles” entraînés par la CIA.

Dans le même temps, les médias ont été satisfaits de diffuser la fausse information que l’héritage du président Obama est “qu’il est resté en dehors de Syrie” tout en approuvant à un niveau négligeable quelques aides à de soi-disants “rebelles modérés” qui combattaient à la fois Assad et de manière supposée l’État Islamique. Rhodes avait lui-même tenté, dans des entretiens précédents,, de faire le portrait d’un sage Obama qui était “resté sur le touche en Syrie”.

Mais, comme nous l’avons fait remarqué à maintes reprises ces dernières années, ce narratif ignore et cherche même à blanchir ce qui est probablement le plus grand programme secret de la CIA de son histoire, commencé par Obama, qui a armé et financé une insurrection djihadiste dans le but de renverser Al Assad et qui a coûté au contribuable américain de l’ordre d’un milliard de dollars par an (1/15 du budget publiquement connu de la CIA, d’après les documents fuités par Edward Snowden et révélés par le Washington Post).

Ceci ignore également le fait bien établi, documenté à la fois dans les rapport du renseignement américain et authentifié par les prises de vue sur les champs de batailles, que l’EIIL et l’Armée Syrienne Libre (ASL) ont combattu sous un commandement unifié géré par les Américains pendant les premières années de la guerre en Syrie et ce jusqu’à la fin 2013, chose qui a été confirmée par le professeur Joshua Landis, de l’université de l’Oklahoma, l’expert mondial sur la Syrie.