Archive pour syrie médias et propagande

Empire du goulag levant (ex-USA): L’envers du décor de l’empire… Washington et l’extrémisme religieux chrétien

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 28 juillet 2017 by Résistance 71

“Pour nous considérer comme des journalistes libres, nous devons nous considérer non pas comme des agents de la puissance en place, mais comme des agents du peuple.”
~ John Pilger ~

 

Washington de derrière le miroir

 

Gordon Duff

 

26 juillet 2017

 

url de l’article original: http://www.veteranstoday.com/2017/07/26/neoduff-washington-behind-the-mirror/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Russie pense qu’elle travaille avec le président Trump en Syrie et qu’elle fait de progrès pour pousser l’OTAN hors de ses frontières. C’est ce qu’on pourrait penser en lisant les infos disponibles de cette fin du mois de juillet 2017. Ce que la Russie ne sait pas, et peu aux Etats-Unis le savent du reste, est que le Pentagone, en particulier sa cabale extrémiste, a reçu carte blanche.

Ainsi, lorsque le ministre des AE Tilllerson (NdT: ex-CEO d’Exxon-Mobil doit on le rappeler à chaque fois ?…) menace de donner sa démission, ses efforts, son travail toujours minimisés, lui et le public pensent que cela implique le président Trump et sa famille et le barrage de niaiseries balancées sur Twitter et qui font penser pour beaucoup, à un président ayant un paquet d’idées mais un grand manque de concentration.

La véritable question pourrait bien être non pas de savoir si Trump a donné carte blanche au Pentagone, mais pourquoi ? Pourquoi fait-il confiance aux généraux ou qui que ce sit se planquant derrière lui, le conseillant et le contrôlant. Rien de l’historique de Trump ne devrait le mener au militarisme ou à une confiance envers les traîneurs de sabres et les “lèches-cul” du Pentagone. Aucune organisation ne s’est plantée aussi pathétiquement que le Pentagone, perdant guerre après guerre, perdant des milliers de milliards de dollars dans le processus, brisant le matériel et ternissant les réputations.

Pour chaque mouvement vers une amélioration des relations dans un monde qui peut être défini comme il l’était durant la guerre froide: “L’Est contre l’Ouest”, il y a deux mouvements vers le conflit et la confrontation.

Alors que l’été 2017 chargé de destinée, s’évanouit, le livre de conduite géopolitique a été jeté aux orties, peut-être pour toujours. Ce qui est le plus dangereux, est que très peu de monde comprend les dynamiques de pouvoir. Plus sérieux encore est le fait que quelques uns de ceux travaillant dans l’ombre sont des adversaires potentiels, des adversaires nucléaires, nous parlons bien entendu de la Russie et de la Chine.

Pour commencer, nous allons énoncer le cheveu  dans la soupe le plus important en ce qui concerne le rapprochement, réel ou imaginaire, entre le président Trump et la Russie. La toile de fond de ceci, vue dans ses détails est à la fois exténuante et ciselée également de fiction et d’artifice. Voyons cela.

Washington, ou quoi que ce soit qu’on veuille l’appeler, maintenant généralement perçu comme un égoût de politiciens corrompus, vendus et achetés aux plus offrants et totalement soumis à des intérêts très particuliers, un marécage de think tanks qui font tout ce qu’on veut sauf … penser et des médias qualifiés de “fumisterie” par Trump soi-même. La presse est un point clef ici pour un tas de raisons.

Le monde “analyse” la politique américaine au travers du prisme des “fausses nouvelles”, “fausses infos”. Cela a toujours été “bidon” semble t’il et ce depuis des décennies. Avec si peu de journalistes de qualité et des médias contrôlés par des intérêts entrepreneuriaux très puissants, la punaise Trump plantée dans la baudruche des “fausses infos”, exposant ce qu’il s’est passé pendant des années et ce “qu’il en est aujourd’hui”, c’est à dire un ramassis de mensonges et de détritus, cette punaise donc a ouvert une porte.

Encore plus de mensonges et d’infos poubelles surviennent, cette fois-ci encore plus fausse que les autres, avec les organisations de la théorie du chaos et de la guerre psychologique se noyant dans les capacités d’une guerre bidon contre le terrorisme sur-financée et ayant bien trop de temps à leur disposition, leur permettant de prêter leur talent de l’inutile à la désinformation générale du public.

Le résultat a été un pays divisé où les “faits alternatifs” fabriqués pour une population vulnérable sont maintenant en concurrence avec des médias de masse, définis et je pense fort justement, comme des “médias de l’info bidon”, soutenant des versions différentes d’un narratif fictif qui ne ressemble que de très loin à la réalité et encore de manière rare et biaisée.

Donc, pour Washington, la Russie semble avoir bidouillé une élection américaine et une nouvelle branche de l’exécutif, peut-être travaillant pour la Russie ou quelqu’un, comme toute info de toute source ne peut pas être crue sur parole, est maintenant sous enquête de la part de groupes employés de longue date par des intérêts particuliers spéciaux, dont beaucoup sont en porte-à-faux total avec le bien-être des Etats-Unis.

L’Amérique s’est laissés glisser dans la dictature. Elle a abandonné depuis longtemps la capacité de se gouverner elle-même, peut–être fut-ce à cause de la création de la banque de la réserve fédérale en 1913 ou les plus récentes érosions du pouvoir individuel comme avec la décision de la Cour Suprême de 2005 sur les citoyens unis. Quelque soit le point décisif que l’on choisisse, les reliques des institutions démocratiques aux Etats-Unis sont maintenant très difficiles à trouver.

Ce qu’il nous reste c’est ce qui devient de plus en plus des factions, définies souvent à tort comme de “droite” ou “d’extrême droite” en course pour le contrôle de l’armée américaine et avec çà en prime, le contrôle de la planète.

Voyez-vous, celui qui contrôle l’armée américaine contrôle le monde, à moins qu’un autre bloc puissant n’apparaisse qui puisse défier… défier quoi au juste ? Si le Pentagone contrôle l’armée des Etats-Unis et s’il est contrôlé lui-même par une cabale d’extrémistes religieux comme beaucoup le disent ou des laquais des transnationales comme la plupart le pensent, alors où en est le monde ?

Une fois de plus, si Trump et son propre congrès républicain sont en guerre au sujet de sa destitution et je peux vous assurer qu’on discute de peu de choses d’autre en ce moment à Washington, les deux faces de la même pièce, serviteurs de différents maîtres, est-ce que toute supervision de ce nouveau pouvoir militaire sur la politique américaine a disparu ?

A ceci, nous répondons sans aucun plaisir: oui !

Ainsi, tandis que les “zones de désescalade” sont discutées et planifiées pour la Syrie ou que la CIA annonce qu’elle démantèle son programme minuscule “d’aide publique au terrorisme”, le Pentagone est en train de planifier l’occupation et le démantèlement de l’Irak, prépare la guerre contre l’Iran, la Chine, la Corée (du Nord) et aussi contre la Russie.

Si le congrès continue de dialboliser la Russie, ce qui est vu par beaucoup comme une adhésion rampante au dogme de la guerre froide, quel est l’état d’esprit du Pentagone ? Quelqu’un le sait-il ?

Pourquoi est-ce que personne n’admet maintenant que c’est le Pentagone qui décide de la politique des Etats-Unis ? Quelqu’un sait-il comment ce processus fonctionne ? Peu de monde sait que lorsque Trump a choisi son équipe de transition, il a envoyé un général à la retraite du nom de Jerry Boykin au Pentagone avec toute autorité pour faire tous les changements nécessaires. On nous rapporte que Boykin a construit un duplicata de la structure de commandement et que c’est cette structure qui établit maintenant la politique étrangère américaine, fondé sur la prophétie chrétienne de la “fin des temps” et de sa théologie, ceci représentant des formes religieuses extrémistes qui font passer en comparaison les Talibans et Daesh pour des enfants de chœur.

Ainsi, quand le ministère des affaires étrangères se sent mis à l’écart, isolé par une Maison Blanche clairement opérant au-delà de sa capacité, comment un Pentagone également hors de contrôle, a t’il ajouté au chaos ambiant ?

Guerre impérialiste au MO: Le Hezbollah et l’armée libanaise torchent les mercenaires takfiristes de l’empire à la frontière syro-libanaise…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 28 juillet 2017 by Résistance 71

“La résistance a émergé en tant que réaction à l’occupation israélienne, qui a commencé en Palestine et s’est étendue aux autres régions arabes. Ainsi donc, aussi longtemps que durera l’occupation israélienne, la résistance persistera, car la résistance émane d’une croyance fondamentale en l’élimination de l’occupation et ne représente pas une condition temporaire ni aléatoire…” 

“Les Etats-Unis sont capables de semer ruine et destruction sur la région, de l’extorquer de ses ressources et d’attaquer ses régimes politiques, partis et peuples. Mais ceci n’est que le pouvoir d’un occupant, d’un colonisateur et non pas une source fiable et viable de pouvoir. D’un autre côté, notre capacité d’intégrer un potentiel et de résister est permanente et exponentielle. Notre droit légitime [de résister] est en soi une source de pouvoir et notre logique est sûre. Nous sommes bien résolus à garder le cap.”

~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

La bataille contre le Front Al-Nosra à la frontière syro-libanaise est à 85% terminée d’après le Hezbollah

 

Press TV

 

25 juillet 2017

 

Source: http://www.presstv.ir/Detail/2017/07/25/529641/Lebanon-Hezbollah-fighters-Syria-border-Arsal-Jabhat-Fatah-alSham-militants

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mise à jour du 26 juillet: Hassan Nasrallah a confirmé dans une intervention télévisée que toute l’opération militaire vidant à éliminer les terroristes d’Al-Nosra de la région frontalière d’Arsal, fut une initiative du Hezbollah, impliquant également l’armée libanaise et qu’aucunes autres forces militaires ne sont intervenues dans cette opération.

Comme dirait Fabius… Le Hezbollah fait du bon boulot sur le terrain ! 

= = =

La résistance libanaise du Hezbollah dit que sa bataille pour éliminer les membres du mouvement takfiriste soutenu par des puissances étrangères Jabhat Fatah al-Sham, ex-Front Al-Nosra (NdT: ceux-là même dont le ministre français des AE Fabius sous le régime Hollande disait qu’ils “faisaient du bon boulot sur le terrain”… Al-Nosra ou Al CIAda en Syrie, création à 100% de l’empire, financé par l’Arabie Saoudite et le Qatar et aidé logistiquement par l’OTAN et Israël..) à la frontière syro-libanaise est à 85% terminée et qu’il continue sa campagne afin de réduire les dernières poches terroristes sur la frontière.

Le bureau des médias du Hezbollah a annoncé dans une déclaration mardi que les combattants de la résistance ont regagné le contrôle sur les plaines de Komali et de Hamoudi, Baidar et Shoabat al-Nihla sur les extérieurs de la ville frontalière d’Arsal, située à 124 km au nord-est de la capitale libanaise, ce mardi.

La chaîne de télévision libanaise de langue arabe Al-Manar a diffusé une vidéo montrant la cache du gouverneur auto-proclamé du Fatah al-Sham dans la région stratégique d’al-Qalamoun dans le Wadi al-Kheil.

La correspondante de Press TV à Arsal a aussi dit que des unités de l’artillerie du Hezbollah ont pilonné les positions terroristes de la zone depuis mardi matin alors que les extrémistes du Fatah al-Sham sont en déroute complète et se sauvent pour protéger leurs vies.

Elle a ajouté que l’opération a infligé de très lourdes pertes dans les rangs des takfiristes, notant que des combattants du Hezbollah ont hissé les drapeaux libanais et du Hezbollah dans les zones où ils ont délogé les terroristes du Fatah al-Sham.

Le journal de langue arabe al-Joumhouria (La République) a cité une source anonyme de la sécurité, rapportant lundi que l’armée libanaise avait adopté des mesures de sécurité préventives le long d’Arsal après qu’il fut suggéré que les militants puissent enlever des personnels militaire libanais pour les prendre en otages.

Le Hezbollah a lancé une vaste offensive vendredi dernier pour dégager les deux côtés de la frontière libano-syrienne des “terroristes armés”.

En août 2014, Jabhat Fatah al-Sham et les groupes terroriste takfiristes de Daesh ont pris possession de la ville orientale libanaise d’Arsal, tuant dans le processus de nombreux soldats libanais. Ils ont pris 30 d’entre eux en otage, la plupart ont été depuis relâchés.

Depuis lors, le Hezbollah et l’armée libanaise ont défendu la frontière nord-est du pays contre des groupes terroristes djihadistes soutenus par l’étranger depuis la Syrie voisine.

Les combattants du Hezbollah ont repoussé plusieurs attaques de Daesh au Liban même. Ils ont aussi fourni une assistance aux forces armées syriennes pour contrer les efforts des militants takfiristes commandités depuis l’étranger.

Le mouvement de résistance a accusé Israël de soutenir les terroristes takfiristes opérant au Moyen-Orient. Israël qui continue d’occuper les fermes libanaises de Che’eba et les plateaux syriens du Golan, est largement rapporté offrir une aide médicale aux terroristes takfiristes blessés en Syrie. En décembre 2015, le quotidien britannique “The Daily Mail” a dit qu’Israël avait sauvé la vie de plus de 2000 terroristes takfiristes depuis 2013.

Guerres impérialistes au Moyen-Orient, nouvelle alliance en cours ?

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 27 juillet 2017 by Résistance 71

Intéressante analyse de Meyssan qui dans une certaine mesure ne fait que reconfirmer ce qui est su et dit de longue date par bien des analystes: les transnationales gavées de fric depuis des décennies, contrôlent politique et états, sont une grande partie de ce qui est appelé « l’état profond » et déclenchent troubles et conflits à volonté selon la fluctuation de leurs intérêts, et leur intérêt commun d’établir un Nouvel Ordre Mondial fusionnant méga-entreprises et états établissant en cela un régime fasciste supra-national planétaire.
Tout ceci est l’œuvre de la classe capitaliste exploitant les 99,9% du reste d’entre nous. Croire que Trump veuille changer tout çà est sûrement pousser un peu loin la croyance et faire preuve à notre sens soit de naïveté, soit de… complicité (involontaire ou pas…).
Un autre fait intéressant est que soudainement le ministre des AE yankee, ex-CEO d’Exxon Mobil. Tillerson, est dit vouloir chercher une porte de sortie dû à certaines « difficultés » avec la Maison Blanche. Est-ce en rapport avec l’affaire du Qatar ? Rappelons que le Qatar est Exxon-Mobil, la dynastie Al-Thani n’étant que les marionnettes de service et que toute l’affaire de la guerre par procuration contre la Syrie provient du refus d’Assad de laisser passer un gazoduc qatari à travers son pays pour alimenter l’Europe en 2009 et ainsi protéger les intérêts de ses alliés russes et iraniens. Pour nous, tout ceci n’est qu’un plan B de repli stratégique qui vise aussi à compromettre l’axe de la résistance anti-impérialiste occidental. On n’arrive pas à les briser ? Soit, compromettons-les, amadouons les protagonistes, forgeons des alliances pour les briser et semer la zizanie parmi ses membres. Espérons que ceux impliqués ne soient pas dupes et anticipent les trahisons à venir. De fait, considérant l’histoire yankee, qui n’est, comme le disait l’historien Howard Zinn « qu’une longue série d’agressions », tout accord avec l’empire doit être considéré comme un piège, comme le lit d’une trahison future inévitable. Il semblerait que les Kurdes de Syrie (Rojava), contrairement aux mafieux kurdes irakiens, aient 
compris le danger et s’allient également avec les Russes tout en continuant par le milieu à continuer leur révolution sociale. Quoi qu’il en soit, tout ceci est à suivre avec grand intérêt.

~ Résistance 71 ~

 

Émergence d’une nouvelle alliance au Moyen-Orient élargi

 

Thierry Meyssan

 

25 juillet 2017

 

Source: http://www.voltairenet.org/article197242.html

La politique du président Trump au Moyen-Orient élargi commence à se concrétiser. Alors que, jusqu’ici les États-Unis et leurs alliés tentaient de détruire les États et d’imposer le chaos, ils légitimisent désormais les alliances contre les jihadistes. Si dans le discours, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah sont toujours des ennemis à vaincre, dans la pratique ils deviennent des partenaires. À terme, cette nouvelle donne pourrait permettre aux États de la région de repousser les sociétés multinationales hors du champ politique et de rétablir la paix.

Petit à petit, la politique étrangère du président Trump se met en place. Concernant le Moyen-Orient élargi, il est parvenu, avec l’aide de son conseiller de sécurité nationale le général H.R. McMaster et de son directeur de la CIA Mike Pompeo, à mettre fin aux programmes secret d’aide aux jihadistes.

Contrairement aux sous-entendus du Washington Post, si cette décision a bien été prise avant la rencontre Trump-Poutine au G20, elle l’a été en réalité un peu plus de deux semaines auparavant, lors de la préparation du sommet de Riyad, mi-mai. Son objectif n’était pas de s’agenouiller devant le Tsar de Russie, ainsi que le prétend la classe politique washingtonienne, mais de mettre fin à l’usage du terrorisme, ainsi que Donald Trump l’avait déclaré durant sa campagne électorale.

Les insinuations mensongères du Washington Post ont été reprises par toute la presse occidentale. Peut-être ce fait est-il imputable à l’esprit grégaire des journalistes occidentaux, peut-être et plus sûrement, il montre que les grands médias sont détenus par des partisans de la guerre au Moyen-Orient et contre la Russie.

Les révélations bulgares sur l’existence d’un vaste réseau de trafic d’armes, mis en place par le général David Petraeus alors qu’il était encore directeur de la CIA, en 2012, et poursuivi par lui depuis son bureau du fonds de placement KKR laissent pantois sur la puissance des facteurs de guerre.

17 États au moins ont participé à cette opération « Bois de Sycomore », dont l’Azerbaïdjan qui a assuré le transport de 28 000 tonnes d’armes et Israël qui a fourni de faux documents de destination finale. Selon toute vraisemblance, David Petraeus et KKR ont été aidés par le secrétaire général adjoint de l’Onu, Jeffrey Feltman. Bien sûr, ce gigantesque trafic, sans précédent dans l’Histoire de par son volume, ne donnera lieu à aucune poursuite judiciaire, ni dans les États concernés, ni au plan international.

Clairement, depuis 4 ans, les peuples du Levant se battent non seulement contre des États, mais avant tout contre un consortium de sociétés privées mutinationales, incluant les médias internationaux, et de puissances étatiques moyennes qui donnent ensemble des ordres à de petits États chargés du sale boulot.

Quoi qu’il en soit, les difficultés rencontrées par Donald Trump pour imposer sa volonté à la CIA et au Pentagone ainsi que l’existence de ce réseau parallèle, mi-public mi-privé, permettent d’entrevoir la complexité de sa tâche dans un ordre mondial subverti par des intérêts privés.

Dans un premier temps, l’offensive des armées irakienne et syrienne pour rétablir la route de la soie n’a pas été stoppée par les Forces états-uniennes, malgré divers incidents.

L’offensive lancée par l’Armée arabe syrienne, avec le Hezbollah et en coordination avec l’Armée libanaise, dans le Jurd d’Ersal est le premier fruit visible de la nouvelle politique de Washington. Tout en critiquant vertement la présence du Hezbollah, le Premier ministre libanais Saad Hariri a, à la demande de l’Arabie saoudite, autorisé son Armée, à participer à l’opération. C’est la première fois, qu’officiellement les deux armées, libanaise et syrienne, et la Résistance agissent ensemble. Riyad, sans désarmer face au Parti de Dieu et à l’Iran, a considéré qu’il convenait de travailler avec le Hezbollah et d’en finir prioritairement avec les jihadistes.

En définitive, cette guerre, qui devait détruire les États de la région, prend la direction opposée : l’unité des forces iraniennes, irakiennes, syriennes et libanaises.

Guerre impérialiste au MO: Israël et la Turquie vont profiter de la partition de la Syrie…

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 13 juillet 2017 by Résistance 71

La partition de la Syrie semble être en marche. Les réunions à huis-clos ces dernières semaines ont été bon train. Il est plus que probable que certains ont été vendus, d’autres achetés et qu’un nouveau Yalta a peut-être eu lieu on va avoir lieu… Les Yanks ont établi des bases aériennes dans le nord de la Syrie, l’entité sioniste renforce son annexion du Golan, on devrait revoir apparaître sous peu le projet de gazoduc… Vous savez, ce projet refusé par la Syrie en 2009 et qui déclencha cette guerre par procuration en 2011… Les oligarques s’arrangent entre eux derrière le rideau.

~ Résistance 71 ~

 

La paix en Syrie au profit d’Israël et de la Turquie ?

 

Thierry Meyssan

 

11 juillet 2017

 

url de l’article original: http://www.voltairenet.org/article197064.html

 

Alors que l’on s’approche de la fin de la guerre contre la Syrie, aucun des buts initiaux des Anglo-Saxons n’a été totalement atteint : non seulement les Frères musulmans n’ont pas triomphé lors des printemps arabes, mais ils semblent perdants dans l’ensemble de la région, hormis au Qatar et en Turquie ; si la Syrie est largement détruite, la société syrienne et son modèle multi-confessionnel ont résisté ; enfin la route de la soie devrait être rétablie. Quoi qu’il en soit, Israël et le Turquie sont sur le point de tirer les marrons du feux et de sortir à leur manière eux aussi vainqueurs de la guerre.

Chacun prévoyait que la crise opposant l’Arabie saoudite au Qatar allait faciliter la résurgence de l’axe Riyad-Damas-Le Caire qui avait dominé la vie politique du monde arabe jusqu’au « printemps arabe ». Il n’en a rien été.

Peut-être le prince Mohammad ben Salmane espère toujours vaincre au Yémen et estime donc inutile de se rapprocher de la Syrie. Ou les Saoudiens, qui conduisirent jadis la révolte arabe contre les Ottomans, considèrent aujourd’hui comme trop dangereux de prendre le parti de la Syrie contre la Turquie. Il est vrai que, lors des négociations de Crans-Montana la semaine dernière, l’Onu, le FMI et l’Union européenne ont soutenu l’occupation, pourtant illégale au regard du droit international, de Chypre-Nord par l’armée turque. À l’évidence, bien qu’il soit devenu de bon ton en Occident de cracher sur la dictature d’Erdoğan, l’Otan soutient sans réserve le déploiement militaire turc à Chypre, en Syrie, en Irak et au Qatar.

« La Nature ayant horreur du vide », c’est le Qatar qui a établi des contacts avec Damas. Pour le président Bachar el-Assad c’est une prise moins significative que l’Arabie saoudite, mais une prise quand même. C’est un État de moins dans la guerre contre son pays dans laquelle ne restent en réalité, outre des multinationales US, que le Royaume-Uni, la Turquie et Israël.

La rencontre entre les présidents Vladimir Poutine et Donald Trump, lors du G20 de Hambourg le 7 juillet 2017, a semble-t-il, renversé la table ! La réunion prévue pour une demi-heure a duré plus de quatre fois plus longtemps contraignant d’autres chefs d’État et de gouvernement étrangers à faire antichambre en attendant leur tour. Bien que l’on ignore ce que les deux présidents et leurs ministres des Affaires étrangères ont décidé, on sait ce qu’ils ont négocié.

Israël, l’Égypte et les Émirats arabes unis ont proposé de terminer la guerre contre la Syrie en actant la victoire de Tel-Aviv sur la Résistance palestinienne. Celle-ci est aujourd’hui divisée entre le Fatah qui gouverne à Ramallah et le Hamas à Gaza.

Or, le Fatah de Mahmoud Abbas a progressivement sombré dans la corruption et collabore ouvertement avec Israël. Tandis que le Hamas, créé par les Frères musulmans sous les auspices des services secrets israéliens pour affaiblir le Fatah, s’est discrédité d’abord par ses actions terroristes contre des civils, puis par son invraisemblable comportement durant la guerre contre la Syrie. De fait, seuls la Turquie et l’Iran persistent à soutenir le Hamas qui répugne la totalité des autres États. Sans honte, le Hamas qui s’était déjà allié au Mossad et à Al-Qaïda pour massacrer les dirigeants du FPLP au camp syrien de Yarmouk en 2012 [1], a imploré à nouveau le pardon de Tel-Aviv.

D’où ce plan ahurissant de réunir les deux principales factions palestiniennes, d’évincer le vieux Mahmoud Abbas (82 ans), de reconnaître un État palestinien fantoche et de placer à sa tête… le général Mohammed Dahlan.

Mohammed Dahlan, c’est ce leader du Fatah qui devint secrètement un agent israélien, lutta sauvagement contre le Hamas, puis empoisonna Yasser Arafat [2]. Démasqué, il fut exclu du Fatah, s’enfuit au Monténégro, et fut condamné par contumace. Il résidait ces dernières années aux Émirats arabes unis où il gérait une fortune de 120 millions de dollars détournés de l’Autorité palestinienne. Il devrait être accueilli à Gaza par ses ennemis historiques du Hamas, dont le nouveau « Premier ministre » Yahya Sinwar qui se trouve être un de ses amis d’enfance. Oubliant le passé, on lui confierait pour commencer la lutte contre l’Armée de l’islam, c’est-à-dire la branche palestinienne de Daesh.

Ce plan, s’il devait être mis en œuvre marquerait la liquidation définitive de la Résistance palestinienne, après 70 ans de lutte.

C’est dans ce contexte que l’on doit comprendre l’annonce d’un accord Poutine-Trump sur trois régions au Sud de la Syrie. Des troupes US seraient autorisées à s’y déployer, prétendument pour y maintenir la paix, en réalité pour créer une zone démilitarisée entre le Golan syrien et le reste du pays. Les troupes iraniennes ne seraient pas autorisées à s’approcher d’Israël. De la sorte, le Golan, occupé illégalement par Israël depuis quarante ans, serait considéré de facto comme annexé même si le mot ne serait pas prononcé. Des conseils locaux des villages seraient élus en octobre 2018 conformément à la loi israélienne. La Russie ne dirait rien et les États-Unis oublieraient quant à eux leur obsession criméenne.

La paix pourrait être conclue dans le reste de la Syrie à l’exception de la zone prise par des Kurdes à Daesh et de celle contrôlée par les Turcs. Washington et Moscou laisseraient ces derniers régler leurs compte avec ces Kurdes, c’est-à-dire les massacrer. Exactement comme Henry Kissinger soutint les Kurdes irakiens contre Saddam Hussein avant de les abandonner du jour au lendemain avec leur rêve de Kurdistan. En définitive, l’armée turque resterait occuper Al-Bab, comme elle occupe déjà Chypre-Nord et Baachiqa en Irak.

Les Palestiniens et les Kurdes payeraient leur erreur d’avoir combattu pour un pays en dehors de leur territoire (en Jordanie et au Liban au lieu de la Palestine pour les premiers, en Irak et en Syrie au lieu du Kurdistan pour les seconds [3]).

Israël et la Turquie seraient les deux seuls États à profiter de six ans de guerre contre le Peuple syrien.

[1] « Des agents du Mossad dans l’unité d’Al-Qaida qui a attaqué le camp de Yarmouk », Réseau Voltaire, 31 décembre 2012.

[2] « Les circonstances politiques de la mort de Yasser Arafat », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 novembre 2010.

[3] « Les projets de Kurdistan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 septembre 2016.

Nouvel Ordre Mondial: Attentats et opérations sous faux-drapeau modernes sont des créations sionistes… (Veterans Today)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 9 juin 2017 by Résistance 71

Alexis parle ici des opérations faux-drapeaux modernes de toute évidence, même s’il aurait dû le préciser dans la mesure où à la lecture de son article, on pourrait penser qu’il croit qu’il n’y avait pas d’opérations faux-drapeaux avant l’époque moderne. De fait, l’histoire de l’humanité en est truffée, comme l’incendie de Rome par Néron par exemple, surtout celles de l’empire américain, qui rappelons-le a été en guerre plus de 300 ans sur ses 341 ans d’existence, on ne compte plus les faux-drapeaux générés par les Yanks.

~ Résistance 71 ~

Les opérations faux-drapeaux sont des créations sionistes

Jonas Alexis

5 juin 2017

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/06/05/false-flag-operations-are-zionist-creations-2/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Les opérations faux-drapeau par leur nature même, sont toujours bonnes pour les nouveaux cons(ervateurs), le régime israélien, les va t’en guerre et les puissances usuelles. Si vous n’en êtes pas sûr, demandez donc à B. Netanyahou et il va vous en persuader. Vous rappelez-vous ce qu’il a dit après les attaques du 11 septembre ?

Le fou de Tel Aviv expliqua sans équivoque à une audience de l’université Bar Ilan: “Nous bénéficions d’une chose et c’est de l’attaque sur les tours jumelles et le Pentagone ainsi que de la lutte des Américains en Irak.”[1] Toutes ces guerres et attaques terroristes “ont fait chavirer l’opinion publique américaine en notre faveur”, a t’il ajouté.[2]

Le président iranien d’alors Mahmoud Ahmadinejad a vu la même chose à savoir que les opérations faux-drapeau renversaient toujours “l’opinion publique américaine” en faveur d’Israël. Ahmadinejad a alors dit:

“Il y a 4 ou 5 ans, un évènement suspicieux s’est passé à New York. Des bâtiments se sont effondrés et ils ont dit que 3000 personnes y avaient été tuées sans jamais publier leurs noms. Sous ce prétexte, les Etats-Unis ont attaqué l’Afghanistan, puis l’Irak et depuis, un million de personnes ont été tuées en Irak.”[3]

Ce que nous voyons ici encore et toujours est ce que l’ayatollah Khomeini avait dit bien en avance sur son temps, lorsqu’il lança l’expression de “Grand Satan” pour décrire les activités sionistes aux Etats-Unis et au Moyen-Orient ; Par le “sionisme international”, il dit en 1979:

“Au moyen des ses agents fourbes et cachés (comme par exemple les néoconservateurs et les va t’en guerre de tout poil), il suce le sang des peuples sans défense comme si lui seul, avec ses satellites, avaient le droit de vivre en ce monde. L’Iran a essayé de couper ses relations avec ce Grand Satan et c’est pour cette raison même que maintenant des guerres lui sont imposées.”[4]

Khomeini ne faisait que s’échauffer: “Il n’ y a pas de crime que l’Amérique ne commettrait pas afin de maintenir sa domination économique, politique, culturelle et militaire sur ces parties du monde où elle prédomine.”

Ceci est toujours vrai aujourd’hui. La mafia sioniste et ses marionnettes utilisent des opérations faux-drapeau pour matraquer à la fois le Moyen-Orient et l’occident à mort. Par exemple, juste après les récentes attaques de Londres, Theresa May a déclaré que le gouvernement se devait de prendre le contrôle de l’internet. “Nous ne pouvons pas permettre à cette idéologie un espace de sécurité pour se reproduire, et pourtant c’est exactement ce que l’internet et les grosses entreprises qui en fournissent l’accès font,” a t’elle dit.[5]

May ne pense pas une seconde que la guerre perpétuelle créée au Moyen-Orient pourrait bien être une raison des attaques contre l’occident. Elle pense juste que l’internet est une grande partie du problème ! Elle a dit:

“Nous devons travailler avec les gouvernements démocratiques alliés pour atteindre un accord international afin de réguler le cyber-espace et empêcher la propagation de l’extrémisme et de la planification terroriste.”[6]

Les attaques terroristes de Londres, a t’elle ajouté “étaient liées entre elles par une seule idéologie malfaisante, celle  de l’extrémisme islamique.”[7] Qu’en est-il de l’extrémisme nouveau con ? et de la Syrie en ce moment ? Qui soutient vraiment l’EIIL dans la région ? Cette femme veut-elle nous faire croire qu’elle ne sait pas , qu’elle ne sait rien ? Pourquoi ne s’assied-elle pas 5 minutes avec Poutine pour lui demander ?…

May fait l’idiote avec les faits parce qu’elle est au lit avec un paquet de va t’en guerre et de satanistes. En fait, May n’a pas hésité à dire l’an dernier qu’elle était prête à larguer des bombes sur des gens innocents, hommes, femmes et enfants, afin de protéger son idéologie politique.

Le second point est que May et d’autres va t’en guerre sont préoccupés au sujet des récentes attaques de Londres, mais les mêmes personnes ne sont pas vraiment inquiètes quand il s’agit de bombarder en Irak, en Afghanistan, en Libye et en Syrie. Juste samedi dernier, au moins 245 civils ont été tués rien qu’à Mossoul (NdT: par des raids anglo-americano-sionistes…)

Le mois dernier, au moins 3050 personnes ont perdu leurs précieuses vies. Qui se préoccupent de ces gens ? Aucun politicien en occident en tout cas. Ils sont bien plus motivés à faire bloquer l’internet que d’adresser les vrais problèmes au Moyen-Orient. Censurer ce que disent les gens sur internet est un vieux projet israélien depuis le départ.[8]

[1] “Report: Netanyahu Says 9/11 Terror Attacks Good for Israel,” Haaretz, April 16, 2008.

[2] Ibid.

[3] Ibid.

[4] Quoted in E. Michael Jones, “The Great Satan and Me: Reflections on Iran and Postmodernism’s Faustian Pact,” Culture Wars, July/August, 2015.

[5] Jon Stone, “Theresa May says the internet must now be regulated following London Bridge terror attack,” Independent, June 4, 2017.

[6] Ibid.

[7] Ibid.

[8] See for example David Shamah, “Israel eyes world coalition to force social media platforms to block incitement,” Times of Israel, January 19, 2016; for similar stories, see also “Likud Minister: It’s Clear Netanyahu Wants to Block Critical Reports About Him,” Haaretz, March 4, 2017.

Impérialisme au Moyen-Orient: Empire, maison des Saoud, Qatar, danse du sabre et diversion… (Pepe Escobar)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 juin 2017 by Résistance 71

… pour lever un coin du voile (sacrilège !?!…) sur ce qui se trame au Moyen-Orient. Inutile de dire que nous sommes plus proche de la version du Pepe Escobar ci-dessous de celle avancée par Meyssan, Quoi qu’il en soit, affaire à suivre.
Deux questions néanmoins: se pourrait-il que la maison Al-Thani se révolte contre ses maîtres d’Exxon-Mobil ? Nous ne le pensons pas mais la question se doit d’être posée. La seconde: verrions-nous une trame organisée par Exxon-Mobil pour se débarrasser des Al-Thani et réintégrer le Qatar dans l’Arabie Saoudite après la réalisation du gazoduc irano-qatari mentionné ci-dessous par le Pepe ?

~ Résistance 71 ~

 

La danse du sabre de Trump a déclenché la guerre des Wahhabites

 

Pepe Escobar

 

7 juin 2017

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/47202.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président américain Donald Trump ne pouvait pas pas prédire les effets de changement résultant de sa danse du sabre triomphale de Ryad. Ou le pouvait-il ? Le fait est que la maison des Saoud a pété les plombs, en un éclair, poursuivant le Qatar et torpillant de l’intérieur ce glorieux projet arabo-OTANesque, appelons-le  OTANCCG, qui fut célébré en grande pompe.

Un Trump tout excité a tweeté 3 fois son accord pour que Ryad poursuive Doha. Trump et l’OTANCCG avaient identifié Daesh et l’Iran comme “terroristes”. La maison des Saoud en a remis une couche et a dénoncé le Qatar pour être un des top sponsors du terrorisme, ce qui reviendrait à ce que Don Corleone accuse Tony Soprano d’être un mafieux…

C’est alors, que dans un renversement inattendu, Daesh, de manière bien utile, et graphiquement, souligna la stupidité cosmique de toute la farce, mettant en scène, ou du moins affirmant mettre en scène une attaque contre le parlement iranien et le mausolée de l’imam Khomeini à Téhéran.

L’émir du Qatar actuel, Tamim bin Hamad al Thani, maintenant “coupable” de ne pas avoir blâmer l’Iran comme étant la racine de tous les maux dans la péninsule arabe, va peut-être même suivre les pas de son propre père, Hamad, qui inventa le Qatar moderne et se renversa lui-même, sous pression saoudienne, en faveur de son fils donc en 2013.

Nous ne pouvons pas oublier que le prince saoudien Bandar bin Sultan, alias Bandar Bush, notoirement  ex-top façonneur, maître d’armes des djihadistes et “libérateur frustré de la Syrie”, avait fameusement décrit le Qatar comme une entité de “300 personnes et une chaîne de télé” [Al Jazeera].

Que se passe t’il donc dans ce marécage toxique des pétrodollars ?

La connexion Israël-Emirats Arabes Unis

Allons droit au but et établissons que la cannibalisation féroce intra-CCG n’a absolument rien à voir avec la guerre globale contre le terrorisme (GGCT).

Parmi un feu croisé massif de désinformation, une piste d’évidences pointe vers une stratégie concertée élaborée par le lobby israélien (au travers de la Fondation pour la Défense de la Démocratie. fondée, entre autres, par le très néfaste roi du casino (NdT: et financier de la campagne de Donald Trump) Sheldon Adelson, personnalité sulfureuse très proche de Bibi Netanyahou); des éléments nouveaux cons / sio-cons / neoliberal-cons et l’ambassadeur des Emitats Arabes Unis à Washington, Youssef al-Otaiba.

Des courriels fuités ont démontré comment Otaiba, largement idolâtré dans le milieu grâce à ses “largesses” et la très néoconservatrice Fondation pour la Défense de la Démocratie ont discuté des moyens de donner une leçon au Qatar pour son soutien au Hamas (NdT: pourtant une création originale du Mossad israélien, dont la branche militaire lui a manifestement échappée, quant à la branche politique, Khaled Mechaal après être parti de Syrie dans des conditions pour le moins controversées, s’est réfugié à… Doha, à quelques encablures de la plus grande base yankee du MO, vous avez dit bizarre ?…) et de ses politiques de manière générale non-agressives envers l’Iran. Otaiba est aussi proche de Jared Kushner (NdT: le beau-fils ulta-sioniste de Trump), ce qui expliquerait la réaction de Trump au Blitzkrieg anti-Qatar.

A l’encontre du Qatar, la maison des Saoud et les EAU sont à deux doigts d’établir des relations diplomatiques avec Israël, la condition sine qua non imposée par Washington pour insérér Israël dans un OTAN arabe anti-Iran guidée par Ryad.

Un précédent de 2014 offre une toile de fond additionnelle. Des agents du renseignement régional confirment à cette époque qu’il y avait des manœuvres militaire des Emirats par très loin de la frontière avec le Qatar, Londres et Paris par exemple, le savaient parfaitement.

Mais la tête de la maison des Saoud en charge à cette époque était feu le roi Abdullah, qui était en fait un apaiseur. Le coupeur de têtes en chef est maintenant le prince “guerrier” Mohamed bin Salman, alias MBS, chatte arrogante (NdT: le Pepe emploie ici le terme “twat” en anglais qui en argot, est une représentation des parties génitales féminines… notre traduction se rapproche au mieux de ce que veut dire Escobar et n’est pas de notre cru…), qui est déjà en train de misérablement perdre la guerre au Yémen, guerre menée au moyen de milliards de dollars d’armement britannique et américain et qui a provoqué une horrible crise humanitaire dans ce qui est la nation la plus pauvre de toute la région. C’est MBS qui a ordonné la diabolisation saoudienne du Qatar.

Laissez-moi descendre du train terroriste

L’abréviation “terra, terra. terra”, pour la maison des Saoud, s’applique essentiellement à l’accusation du Qatar supportant les mouvements de contestation chii’te dans l’Est de l’Arabie Saoudite. C’est ridicule, Doha n’a rien à voir là-dedans.

Puis, il y a l’accusation du Qatar soutenant les islamistes. Ce qui est exactement ce que de puissants mécènes saoudiens, bon nombre liés à la monarchie, font.

Doha soutient et pas qu’un peu, la confrérie des Frères Musulmans (NdT: récupérée et utilisée par les services britanniques depuis les années 1920…), ce qui n’a pas grand chose à voir avec al-Qaïda et / ou Daesh, et est détesté au plus haut point par Ryad et sa marionnette al-Sisi du Caire, qui ne survit que par les subsides saoudiens. Ce que de puissants mécènes qataris ont fait (jusqu’à 3 milliards de dollars) fut de soutenir Al Qaïda en Syrie, alias le Jabhat al-Nosra, que de très vastes secteurs nouveaux cons américains ont étiqueté comme “rebelles modérés”.

Dans le même temps, les Saoudiens soutenaient leurs propres djihadistes en Syrie et ailleurs. Wikileaks a prouvé sans équivoque comment “les donneurs en Arabie Saoudite constituent la source la plus signifiante du financement des groupes terroristes sunnites dans le monde”.

A part les problèmes et affaires complexes de rivalité tribale, le facteur religieux clef est que le Qatar, à l’encontre de l’Arabie Saoudite, est tolérant envers les non-salafistes, ou les salafistes “révolutionnaires” comme les Frères Musulmans, et n’essaie pas d’exporter mondialement sa version du Wahhabisme. A toute fin utile, les imams fondamentalistes hard-core saoudiens considèrent les Qataris comme des hérétiques (NdT: alors que de longue date, c’est le Wahhabisme qui a été déclaré hérétique par les “quatre écoles fondamentales de jurisprudence du sunnisme” – http://www.geopolitis.net/CONTRE-POUVOIRS/HERESIE%20WAHHABITE.pdf ~ ) ; comme s’ils étaient presque aussi mauvais que les “apostats” chi’ites…

Le schisme dans la pratique s’est transféré en une guerre par procuration en Libye par exemple. Doha soutient les milices islamiques de Misrata ainsi que celles fidèles au “Moufti du Qatar” Sadiq al-Ghariani Les EAU et l’Egypte soutiennent le général Khalifa Haftar, le chef de l’auto-proclamée Armée Nationale Libyenne (ANL).

C’est le gaz, le gaz, le gaz

Les agents de la désinformation des services saoudiens diffusent que “la Turquie et le Qatar sont les deux derniers états menés par les Frères Musulmans. Plus que probablement, le Qatar va faire l’expérience d’un changement de régime et arrêter d’être les financiers de toute sorte de chaos dans la région au service du Royaume-Uni et ceci inclut de jouer derrière la scène avec Téhéran.

Tout ceci n’est qu’un non-sens total de diversion. La réalité brute est que la maison des Saoud est absolument désespérée. Le prix du pétrole demeure bas à environ 50 US$ le baril. La monstrueuse OPA sur la compagnie saoudiene ARAMCO n’est plus que dans 12 mois. La maison des Saoud a besoin de bouger les marchés vers une hausse du prix du pétrole et ce par quelque moyen que ce soit, ultimatums et menaces de guerre inclus.

Une source du renseignement américain non-idéologique va plus loin, insistant sur le comment “La Turquie, l’Iran et la Russie se rapprochent de plus en plus. La question demeure de qui va contrôler les états du Golfe et le prix du pétrole, qui a été jusqu’ici manipulé afin de détruire la Russie. L’accord entre la Russie et l’Arabie Saoudite est juste une amélioration mineure.

Donc, rien d’étonnant à ce que l’opacité demeure la norme, avec certains narratifs faisant diversion de la maison des Saoud et plaçant l’attention et les feux de la rampe sur l’Iran et maintenant aussi le Qatar.

Et puis il y a l’angle clef du pipelinistan, un mélange du comment le Qatar en tant que grosses puissance du gaz naturel emmerde immensément les membres de l’OPEP comme l’Arabie Saoudite et les Emitats Arabes Unis. Le Qatar est le plus gros exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL). C’est ce qui lui a permis de façonner sa politique étrangère de manière complètement indépendante de la maison des Saoud. Ajoutez à cela que la fabuleuse richesse en gaz du Qatar provient de l’énorme champ gazier offshore du nord, qu’il partage avec l’Iran (qui contrôle ce qu’il appelle South Pars).

Il y a eu des spéculations, évidemment non confirmées par Téhéran et Doha, que l’Iran et le Qatar auraient atteint un accord sur le partage des droits d’un gazoduc allant du North Dome/South Pars vers la mer Méditerranée orientale en Syrie, aussi loin que Doha arrête de soutenir le front al-Nosra.

Si cela devait se produire, ceci signalerait la fermeture spectaculaire d’un des motifs clefs de la tragédie syrienne. (NdT: le Pepe se réfère à l’origine de la guerre par procuration en Syrie: le refus en 2009 par Bachar al-Assad de laisser passer un gazoduc qatari, donc d’Exxon-Mobil, à travers la Syrie… moins de 2 ans plus tard, l’attaque par proxy se produisait en Syrie pour procéder à un changement de régime et y mettre un régime marionnette de l’empire… C’est un échec cuisant jusqu’ici) l’administration Obama avait complètement approuvé un gazoduc allant du Qatar à la Turquie via l’Arabie Saoudite et la Syrie, ceci comme moyen d’essayer d’endommager les profits de Gazprom la russe. Cela a coûté bien des morts et une horrible destruction pour que Doha comprenne que Moscou ne le permettrait pas.

Ainsi, le pivot stratégique du Qatar vers la Russie, matérialisé par exemple par le fond d’investissement souverain du Qatar investissant 2,7 milliards de dollars dans Rosneft ; ceci pourrait bien être à moyen terme, une méthode bien plus tranquilos d’entrée du Qatar dans la connexion Russie-Iran-Syrie. Considérant que le Qatar héberge CENTCOM et est la QG d’Al-Udaïd, la plus grande base militaire américaine au Moyen-Orient, ceci ne passe sans doute pas très bien au Pentagone (NdT: à moins, comme nous l’avons avancé, que tout ceci ne soit qu’une mascarade pour pièger l’Iran et la Russie par la bande, puisque le choc frontal ne marche pas…)

Aussi loin que soit concerné le jeu des Etats-Unis, il est terminalement naïf de croire que Washington n’aurait pas donné le feu vert à ses satrapes saoudiens de bousculer Doha.

Ajoutez à cela le Qatar qui ouvre le premier centre d’échange du Yuan chinois au MO, voilà quelque chose qui ne doit pas bien passer dans le gosier des maîtres de l’univers (NdT: encore une fois, à moins que tout cela ne soit bien planifié comme tel…). En parallèle, l’accord d’armement tant vanté de 100 milliards de dollars de Trump, annoncé par Ryad, a bien pu être mis en place en échange pour la maison des Saoud de retarder le plus longtemps possible les paiements des Chinois en Yuan pour leur pétrole, ce qui court-cicuiterait le pétrodollar.

Tisser des théories de la conspiration est une entreprise de l’ombre. Le “T. Rex” Tillerson connaît très bien le leadership qatari depuis ses beaux jours en tant que CEO d’Exxon-Mobil (NdT: nous avons dit et le répétons que le Qatar tel qu’il est, est une création d’Exxon-Mobil / intérêts Rockefeller et que rien ne se passe au Qatar sans l’aval d’Exxon-Mobil, de fait Exxon-Mobil possède le Qatar…) ; tout comme le général “chien fou” Mattis, ancien patron du CENTCOM. Observez-les bien, comment ils vont agir dans la suite des évènements dévoilera au moins quelques couches du théâtre d’ombre qui se déroule actuellement et voyons voir si la complète supercherie a plus de punch qu’un simple désespoir de la maison des Saoud.

Nouvel Ordre Mondial: du rififi chez les roitelets du Golfe… Un scenario primé à Cannes ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 5 juin 2017 by Résistance 71

Alors, l’hôpital qui se fout de la charité ou mise en scène de cinéma ? Nous l’avons dit auparavant, le Qatar est “propriété” d’Exxon-Mobil (intérêts Rockefeller), Tillerson, l’ex-CEO d’Exxon est le ministre des AE de Trump. Exxon-Mobil siège comme partenaires et actionnaires avec les aurtres “cavaliers du pétrole” au comité directeur d’ARAMCO, la compagnie pétrolière saoudienne. Rien ne se fait dans le Golfe sans le feu vert d’Exxon-Mobil et de la Royal Dutch-Shell c’est à dire des Rockefeller et des Rothschild. Le temps est-il venu pour l’empire de faire tomber les Al-Thani du Qatar et le reste des roitelets dégénérés et sanguinaires du Golfe par effet domino ? Est-ce une manœuvre concertée de protection de l’Arabie Saoudite ?…  Ou l’impensable: l’Arabie a t’elle déclaré la guerre à… Exxon-Mobil ? A suivre, car tout cela est plus que suspicieux vu les intérêts en jeu…

~ Résistance 71 ~

L’Arabie Saoudite et ses alliés rompent avec le Qatar à cause de son “soutien au terrorisme”

Al Manar

5 juin 2017

url de l’article original en français:

http://french.almanar.com.lb/432925 

Ryad, Le Caire, Abou Dhabi et Manama ont rompu ce lundi avec le Qatar, accusé de soutenir le « terrorisme », quinze jours après un voyage de Donald Trump en Arabie Saoudite.

Le Qatar, qui se targue de jouer un rôle régional et d’avoir été choisi pour organiser le Mondial-2022 de football, a également été exclu de la coalition militaire arabe qui mène une offensive continuelle contre le peuple yéménite.

Doha n’a pas immédiatement réagi à ces mesures. De Sydney, le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a pressé les pays du Golfe de rester unis.

Il s’agit de la crise la plus grave depuis la création en 1981 du Conseil de coopération du Golfe (CCG: Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar). Trois de ces pays (Arabie, Emirats, Bahreïn), ainsi que l’Egypte, ont tour à tour annoncé lundi à l’aube la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu’ils accusent de « soutien au terrorisme », y compris Al-Qaïda, le groupe Daech (EI) et la confrérie des Frères musulmans.

L’agence officielle saoudienne SPA a annoncé que Ryad rompait ses relations diplomatiques et fermait ses frontières terrestres, aériennes et maritimes avec le Qatar pour « protéger sa sécurité nationale des dangers du terrorisme et de l’extrémisme ».

« L’Arabie saoudite a pris cette mesure décisive en raison des sérieux abus des autorités de Doha tout au long des dernières années (…) pour inciter à la désobéissance et nuire à sa souveraineté », a déclaré un responsable saoudien.

« Le Qatar accueille divers groupes terroristes pour déstabiliser la région, comme la confrérie des Frères musulmans, Daech et Al-Qaïda », a-t-il accusé.

Selon lui, Doha soutient aussi « les activités de groupes terroristes soutenus par l’Iran dans la province de Qatif (est) », où se concentre la minorité chiite du royaume saoudien, ainsi qu’à Bahreïn, où une protestation populaire est violemment réprimée par les autorités.

Redorer le blason

L’Arabie Saoudite, premier parrain des groupes terroristes wahhabites salafistes tels que Daech et al-Qaïda, tente de sortir de l’embarras depuis la multiplication des appels de l’Occident à la sanctionner et à cesser toute coopération avec elle, pour son fort soutien  au terrorisme mondial.

Un terrorisme qui frappe désormais les pays arabes et européens à la fois.

Riyad semble donc exploiter le différend avec le Qatar pour imputer exclusivement à ce pays la responsabilité de soutenir les groupes terroristes, dans le but de redorer son blason devant la communauté internationale.

 Doha dénonce une campagne

Le Qatar a accusé ses voisins du Golfe de chercher à le mettre sous tutelle et dénoncé comme « injustifiée » la rupture des relations diplomatiques.

Ces mesures sont « injustifiées » et « sans fondement », a réagi le ministère des Affaires étrangères du Qatar dans un communiqué.

Elles ont été prises « en coordination avec l’Egypte » et ont un « objectif clair: placer l’Etat (du Qatar) sous tutelle, ce qui marque une violation de sa

souveraineté » et est « totalement inacceptable », a-t-il ajouté.

Exprimant « son profond regret et sa surprise », le ministère qatari a dénoncé « une campagne hostile, fondée sur des mensonges (…) témoignant d’une

préméditation à nuire à l’Etat » du Qatar.

Le Qatar, membre du Conseil de coopération du Golfe (CCG), « respecte la souveraineté des autres Etats, n’interfère pas dans les affaires d’autrui,

comme il lutte contre le terrorisme et l’extrémisme », a ajouté le ministère des Affaires étrangères.

Le Qatar « entreprendra les mesures nécessaires pour mettre en échec les tentatives d’affecter sa population et son économie », a-t-il précisé.  Le ministère se réfère aux incidences attendues de la fermeture des frontières terrestres et maritimes, et de l’espace aérien par ses trois voisins.

La coalition militaire arabe, intervenant depuis plus de deux ans au Yémen sous commandement saoudien, a aussi décidé d’exclure le Qatar de cette alliance.

Dans un communiqué, la coalition indique que le Qatar soutient « le terrorisme », citant notamment Al-Qaïda et l’EI, bien implantés au Yémen, mais aussi les combattants pro-iraniens Houthis !

Au Caire, l’Egypte a également annoncé la rupture de ses liens avec le Qatar.  Le Caire a « décidé de mettre fin à ses relations diplomatiques avec l’Etat du Qatar qui insiste à adopter un comportement hostile vis-à-vis de l’Egypte », a indiqué le ministère des Affaires étrangères égyptien. Le communiqué annonce aussi la fermeture des frontières « aériennes et maritimes » avec le Qatar.

Bahreïn et les Emirats arabes unis ont aussi rompu tout rapport avec Doha.

Les diplomates du Qatar ont 48 heures pour quitter leurs postes dans le Golfe.  Ces développements sont intervenus alors que les autorités qataries ont affirmé la semaine dernière avoir été victime de « hackers » ayant publié sur le site internet de l’agence de presse officielle QNA de « faux propos attribués à l’émir cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani ».

Ces propos controversés rompaient avec le consensus régional sur plusieurs sujets sensibles, notamment l’Iran, vu comme un allié stratégique alors qu’il vient d’être accusé par l’Arabie saoudite d’être « le fer de lance du terrorisme ».

Ils contenaient aussi des commentaires négatifs sur les relations entre l’administration de Donald Trump et le Qatar, pourtant un proche allié des Etats-Unis.

La visite du président Trump à Ryad, son premier déplacement à l’étranger, avait été couronnée par la signature d’un accord sur « une vision stratégique » pour renforcer les relations économiques et de défense entre le royaume saoudien et les Etats-Unis.

La dernière crise ouverte dans le Golfe remonte à 2014 lorsque trois pays du CCG (Arabie, Bahreïn et Emirats) avaient rappelé leur ambassadeur à Doha pour protester contre le soutien présumé du Qatar aux Frères musulmans.