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Financement du terrorisme impérialiste… Le cimentier Lafarge champion de la nage en eau glauque…

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 9 février 2018 by Résistance 71

Le cimentier Lafarge en Syrie: le rôle de la diplomatie française en question

 

Sophie Deveillerie

 

8 février 2018

 

Source: 

https://www.legrandsoir.info/lafarge-en-syrie-le-role-de-la-diplomatie-francaise-en-question.html

 

Un ex-responsable du cimentier affirme que l’ambassadeur de France « était au courant du racket ».

– Lafarge est suspecté d’avoir versé entre 2011 et 2015 plus de 12 millions d’euros à des groupes armés en Syrie, dont l’État islamique (EI), pour garder ouverte sa cimenterie de Jalabiya (nord), malgré la guerre. Photo d’illustration Jacques Démarthon/AFP

L’enquête sur le groupe cimentier Lafarge, soupçonné d’avoir financé l’organisation État islamique pour rester en Syrie, peut-elle impliquer la diplomatie française ? Un ex-responsable du cimentier affirme que l’ambassadeur de France « était au courant du racket », ce que dément le diplomate.

Dans cette affaire hors norme, où pour la première fois de grands patrons français sont soupçonnés d’avoir financé le terrorisme, Lafarge est suspecté d’avoir versé entre 2011 et 2015 plus de 12 millions d’euros à des groupes armés en Syrie, dont l’État islamique (EI), pour garder ouverte sa cimenterie de Jalabiya (nord), malgré la guerre.

Certains responsables du groupe, dont l’ex-directeur général adjoint Christian Herrault, ont reconnu avoir été soumis à « une économie de racket ».

Que savaient les autorités françaises ? « Ont-elles poussé Lafarge à se maintenir pour préparer l’après Bachar el-Assad, quitte à mettre en danger les salariés syriens, restés seuls sur le site à partir de 2012 ? Des diplomates étaient-ils au courant de versements délictueux ? Si c’est le cas, ont-ils tardé à tirer la sonnette d’alarme ? », détaille une source proche du dossier.

Le 9 janvier, une confrontation a été organisée entre Christian Herrault et l’ex-ambassadeur de France en Syrie, Eric Chevallier, a appris l’AFP de source proche de l’enquête. Arrivé en 2009 à Damas, ce dernier a fermé l’ambassade en mars 2012. Il a ensuite été ambassadeur « pour la Syrie », basé à Paris, jusqu’à l’été 2014.

Chevallier « était au courant du racket » et disait « +vous devriez rester, les troubles ne vont pas durer+ », a affirmé M. Herrault devant les magistrats, assurant avoir rencontré plusieurs fois l’ambassadeur. Ce dernier a rétorqué ne « pas avoir de souvenir de ces rencontres ».

Les investigations ont toutefois mis en lumière des réunions entre Lafarge et l’ambassade, notamment une « réunion MAE (ministère des affaires étrangères, ndlr) Syrie » le 29 janvier 2013 à Paris.

Le directeur de la cimenterie de Jalabiya, Bruno Pescheux, a aussi évoqué « des contacts » avec l’ambassade tandis que le directeur de la sûreté de Lafarge, Jean-Claude Veillard, a relaté avoir fait remonter des informations sur la situation dans la région aux services de renseignement français.

Autre élément troublant pour les enquêteurs, une note de M. Herrault sur la situation en Syrie de 2012 à 2015. « Nous avons toujours été encouragés à rester (et) la seule préoccupation exprimée (par les autorités françaises, ndlr) était de ne rien faire qui puisse +irriter+ les Turcs », écrit-il.

« Nous tentions de dire que les Turcs étaient les alliés objectifs sur le terrain des islamistes les plus radicaux qui sont devenus Daesh (acronyme arabe de l’EI), mais cela n’était pas audible à Paris, au moins à l’époque », ajoute-t-il.

« Un mensonge total » pour M. Chevallier qui relève que le ministère a émis dès 2012 des consignes pour les particuliers et les entreprises de quitter la Syrie.

’Pas de consigne écrite’

« Elles ne s’appliquaient qu’aux collaborateurs français, d’ailleurs rapatriés en 2012. Jamais il n’a été demandé de fermer l’usine. Sinon, cela aurait été fait », affirme Solange Doumic, avocate de Christian Herrault.

Ce que disait Laurent Fabius des takfiristes d’Al-Nosra, à cette époque – Le Monde : 12 décembre 2012 – note du Comité Valmy

Certains courriers diplomatiques auraient-ils dû alerter au plus haut niveau du ministère des affaires étrangères ? Ainsi cette note de septembre 2014 d’un conseiller qui évoque le « jeu d’équilibriste entre régime de Damas, forces kurdes et État islamique » auquel est soumis Lafarge, tout en relevant que le patron de la cimenterie indique « ne rien verser » à l’EI.

« Démontrer une éventuelle implication des autorités françaises est difficile car il n’y a jamais eu de consigne écrite. Mais il faut que Paris assume les positions prises à l’époque », estime Me Doumic.

L’association Sherpa, partie civile dans ce dossier, a demandé l’audition de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de 2012 à 2016. « On nous dit que Lafarge n’a pas été évoqué avec lui. Il est étonnant qu’il ne se soit pas intéressé à la seule entreprise française dans ce pays stratégique », relève l’avocate.

Le quai d’Orsay n’est « aucunement mis en cause » dans cette enquête qui a conduit à la mise en examen de six responsables du cimentier, dont son ex-patron Bruno Lafont, souligne une source diplomatique. « Aucune forme de collusion avec des groupes terroristes n’est admise, en Syrie comme partout dans le monde », ajoute-t-elle.

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Axe de la résistance: Cause commune entre le Hezbollah et la Russie en Syrie

Posted in actualité, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique with tags , , , , , , , , , on 12 janvier 2018 by Résistance 71

Lutte contre le terrorisme: La Russie et le Hezbollah font cause commune en Syrie

 

Press TV

 

11 janvier 2018

 

url de l’article en français:

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/01/11/548570/La-Russie-dans-le-camp-de-la-Rsistance

 

L’ambassadeur russe en poste à Beyrouth a mis l’accent sur la coopération de Moscou avec le Hezbollah, la Syrie et l’axe de la Résistance dans la lutte contre le terrorisme.

L’ambassadeur russe en poste à Beyrouth, Alexandre Zasypkine, a qualifié de très important le récent discours prononcé par le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah. Il a réaffirmé que l’axe de la Résistance devrait être prêt à riposter à toute éventuelle attaque.

Selon le site web libanais el-Nashra, Alexandre Zasypkine a également rendu hommage à la solidarité dont fait preuve Nasrallah envers la nation palestinienne.

« Dans la conjoncture actuelle, il faudrait soutenir la cause palestinienne, ce qui rendra le terrain propice aux négociations de paix », a-t-il expliqué. Et de poursuivre : « Nous menons des coopérations avec le Hezbollah, le gouvernement syrien et l’axe de la Résistance concernant la lutte contre le terrorisme. »

Plus loin dans ses propos, il a ajouté qu’il n’existait aucun danger direct contre le Liban pour lancer une nouvelle guerre contre ce pays.

Il a ensuite fait allusion au dossier syrien pour dire : « Les participants aux négociations d’Astana ne partagent pas un même avis. La Turquie soutient les groupes armés opérant en Syrie, mais la Russie et l’Iran se sont entretenus en vue de développer des relations plus étroites avec l’armée syrienne. »

Le diplomate russe a réaffirmé que son pays et le Hezbollah se battent contre le terrorisme en Syrie et qu’ils se trouvent dans le même camp.

« Moscou et Téhéran coordonnent leur action politique en Syrie », a-t-il argué.

« Hezbollah, son histoire de l’intérieur » (version PDF de larges extraits du livre de Naïm Qassem)

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Résistance 71

 

5 décembre 2017

 

Jo de JBL1960 nous a fait un superbe pdf de notre traduction partielle de l’ouvrage de Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah (version arabe 2004, version anglais 2005, version française 2008), « Hezbollah, son histoire de l’intérieur ».

Nous conseillons à nos lecteurs de se procurer ce livre et de le lire en entier dans la langue de leur choix, car il est à notre sens sans doute le meilleur livre publié à ce jour, pour comprendre l’histoire complexe et ses implications géopolitiques dans le Moyen-Orient de l’après première (chute de ’empire ottoman et déclaration Balfour) et seconde guerres mondiales (résolution ONU 1947, création de l’état d’Israël en 1948, Nakba, guerres israélo-arabes et civile libanaise…), au travers de la genèse d’un groupe de résistance à l’occupation sioniste, devenu parti politique influent et hautement respecté au-delà des frontières, pour son honnêteté et son intégrité.

L’ouvrage remet en perspective l’idée que nous avons été souvent amenés à nous faire au sujet du Hezbollah, idée bien entendu et comme il se doit, façonnée par la propagande impérialiste occidentale qui diabolise toute résistance à la pensée et action politico-économique dominante du moment.

Il est temps de rétablir un équilibre des connaissances pour que plus de personnes sachent de quoi il retourne lorsqu’on va leur vendre la nouvelle guerre à venir contre l’Iran et ses alliés, dont le Hezbollah fait partie. Ce processus est déjà … en marche…

Cette traduction fait partie de notre démarche de prise de conscience et de travail pour que toujours plus d’occidentaux se débarrassent des chaînes principalement idéologiques du colonialisme et de la suprématie de la civilisation occidentale écrasant le reste du monde, afin de se tenir debout, main dans la main avec tous les peuples autochtones des continents pour établir à terme la société de l’union dans la complémentarité, abandonnant l’antagonisme induit et se fondant dans la société des sociétés des associations libres. Les membres du Hezbollah, Libanais, musulmans et politiquement conscients, sont partie intégrante de la résistance des peuples autochtones au colonialisme exacerbé de la marchandise en mouvement. Le comprendre, c’est déjà agir…

Version PDF de notre traduction partielle:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Escalade en Syrie ? Les Russes auraient abattu des missiles israéliens…

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Si cette info se vérifie, on est entré dans l’escalade finale au Moyen-Orient… A noter que l’article de Press TV n’est pas écrit au conditionnel…
~ Résistance 71 ~

 

Israël pris de cours par les missiles russes Pantsir

 

Press TV

 

3 décembre 2017

 

url article en français:

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/12/03/544302/Syrie-Pantsir-russe-contre-Isral

 

Israël a tiré dans la nuit de vendredi à samedi cinq missiles contre une localité située à Al-Kiswah, à 14 kilomètres de la capitale syrienne, Damas.

Rare confession, le Premier ministre israélien a revendiqué samedi dans une courte vidéo cette attaque qu’il a justifiée au nom de sa « lutte contre la présence iranienne en Syrie ». Evidemment, sans preuve ni justificatif, le régime de Tel-Aviv prétend avoir visé « une base iranienne ».

Mais ce que Netanyahu ne reconnait pas, c’est l’interception de deux des cinq missiles tirés par l’armée israélienne dans le ciel de Damas. Ce sont des batteries de missiles « Pantsir S-1 » russes qui ont intercepté les missiles israéliens.

Ces batteries antimissiles sont placées sur l’ordre direct des officiers russes largement présents dans les bases de DCA syriennes. Les sources syriennes affirment que les forces russes ont reçu l’ordre strict de Moscou de «  tirer » contre toute attaque visant les « bases russes » ou des régions qui se trouvent à leur proximité.

La Résistance s’unifie contre l’empire de l’Irak au Liban en passant par la Syrie et le Yémen, sous les auspices de l’Iran… (Pepe Escobar)

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… L’empire a perdu la main au Moyen-Orient, clair et net. Il est très intéressant de noter que ce concept de milices populaires est ancien et aussi que le Hezbollah avait utilisé cette formule au Liban en suggérant et en aidant à créer et à former la Brigade Libanaise de Résistance à l’Occupation [israélienne]” ou BLRO à la fin des années 90. Cette création de résistance multi-confessionnelle, donc unifiée, prit part à la grande libération du sud-Liban et de la Bekaa occidentale avec le Hezbollah du 24 mai 2000. Notons qu’il y a un “Hezbollah irakien”  depuis plusieurs années et nous ne serions pas surpris d’apprendre que ces PMU y prennent leurs racines…

La resistance contre le colonialisme s’organise et triomphera, l’unification des peuples passe aussi par les peuples occidentaux se libérant de l’idéologie coloniale et se tenant au coude à coude avec leurs frères autochtones de partout. Unification et éradication de l’antagonisme pour embrasser notre complémentarité naturelle inhérente !

~ Résistance 71 ~

 

Le secret de la renaissance irakienne : les milices multi-confessionnelles du peuple soutenues par l’Iran

 

Pepe Escobar

 

14 novembre 2017

 

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article9244

 

La riposte à État islamique, sa défaite et, finalement, la victoire militaire sur les Kurdes sécessionnistes auraient été inimaginables sans les milices irakiennes qui ont fourni la plus grande partie de l’effort humain.

 

Dans la matinée d’une tempête de sable à Bagdad la semaine dernière, Abu Mahdi al-Muhandis, le légendaire chef adjoint de Hashd al-Shaabi, alias “People Mobilization Units” (PMU) et véritable cerveau de nombreuses batailles contre Daech, a rencontré un petit nombre de journalistes et d’analystes étrangers indépendants.

Ce fut un moment de remise en jeu à plus d’un titre. C’était la première interview détaillée accordée par Muhandis depuis la fatwa émise par le Grand Ayatollah al-Sistani – la marja, source d’émulation, et autorité cléricale la plus respectée en Irak – en juin 2014, quand Daesh a traversé la frontière syrienne. La fatwa, traduite librement, se lit comme suit : “Il appartient à tout Irakien, capable de porter des armes, d’aider volontairement les forces armées irakiennes pour défendre les sanctuaires de la nation.”

Muhandis a pris du temps, hors du champ de bataille, spécialement pour la réunion, il est ensuite parti directement pour al-Qaim. Il était sûr que “al-Qaim serait pris dans quelques jours” – une référence à la ville frontalière irakienne tenue par Daech et reliée au bastion de Daech Abu Kamal en Syrie.

C’est exactement ce qui s’est passé seulement quatre jours plus tard. Les forces irakiennes ont immédiatement entamé une opération de nettoyage et se sont préparées à rencontrer les forces syriennes avancées à la frontière – preuve supplémentaire que la restauration de l’intégrité territoriale de l’Irak et de la Syrie est un travail (rapide) en cours.

La rencontre avec Muhandis a eu lieu dans un bâtiment à l’intérieur de la Zone Verte massivement fortifiée – une bulle concoctée à l’américaine totalement isolée de la zone rouge ultra-volatile de Bagdad, avec de nombreux postes de contrôle et chiens renifleurs, tenus par des entreprises privées américaines.

Pour ajouter à la dramatisation, le département d’État américain, a qualifié Muhandis de «  terroriste ». Cela équivaut en pratique à criminaliser le gouvernement irakien à Bagdad – qui a dûment publié une déclaration officielle réfutant avec fureur cette qualification.

Les PMU sont un organe officiel regroupant des dizaines de milliers de volontaires liés au bureau du commandant en chef des forces armées irakiennes. Le Parlement irakien a pleinement légalisé les PMU en novembre 2016 via la résolution 91. Le point numéro 4, par exemple, stipule que « les PMU et leurs affiliés sont soumis à des réglementations militaires qui sont appliquées sous tous leurs aspects ».

Ses vingt cinq brigades de combat – comprenant chiites, sunnites, chrétiens, yézidis, turkmènes, shabaks et kurdes – ont été absolument déterminantes dans la lutte contre Daech à Samarra, Amirli, Jalawla, Balad, Salahuddin, Falloujah (trente cinq batailles différentes), Shirqat et Mossoul (surtout sur l’axe ouest de la base de Qayara à la frontière irako-syrienne, coupant les chaînes d’approvisionnement et bloquant les issues de Mossoul pour éviter les tentatives d’évasion de Daech en Syrie).

Reprendre Kirkouk « en quelques heures »

Muhandis présente les PMU comme «  une force militaire officielle » qui joue un « rôle complémentaire » à celui de l’armée irakienne. Le plan initial était que les PMU deviennent une garde nationale – ce qui est le cas actuellement : “Nous avons des drones de reconnaissance et des unités du génie que l’armée n’a pas. Cela ne nous dérange pas d’être appelés des gendarmes.” Il est fier que les PMU se battent dans une « guerre non conventionnelle », entretenant un haut niveau « militaire et moral » avec «  des victoires obtenues en un temps record ». Et, “contrairement à la Syrie”, sans soutien direct de la Russie.

Muhandis dit clairement que l’Iran est la seule nation soutenant la lutte de l’Irak contre Daech. L’Irak a renvoyé la balle en demandant à la Syrie de «  faciliter les vols des avions iraniens ». Sans accord sur le statut des forces (SOFA) entre Washington et Bagdad, «  les Américains ont retiré les compagnies qui entretenaient les chars Abrams ». En 2014, “nous n’avions même pas de kalachnikov AK-47. L’Iran nous les a données. L’ambassade américaine avait douze hélicoptères Apache prêts à évacuer des diplomates si Bagdad tombait aux mains de Daech.”

Un an plus tard, “Bagdad aurait été occupée” s’il n’y avait pas eu les PMU. “C’est comme si tu étais dans un hôpital et que tu avais besoin de sang. Les Américains se présentent avec la transfusion quand il est trop tard.” Il est catégorique, “les États-Unis n’ont pas fourni une seule balle” dans la lutte globale contre Daech. Et pourtant, Muhandis précise que les “États-Unis peuvent rester en Irak si le gouvernement irakien le décide. Mon opinion personnelle est bien connue.

Muhandis considère la “guerre médiatique” [occidentale] menée contre les PMU comme “normale depuis le début… Les pays qui soutenaient le terrorisme n’ont pas vu venir l’émergence d’une force populaire, et ne reconnaissent pas le nouveau système politique en Irak”. Sur cette note, il ajoute avec tristesse, “vous pouvez sentir l’odeur du pétrole”.

Muhandis a été personnellement blessé à Halabja et dans les opérations anti-kurdes de Saddam Hussein à Anfal. Il était “heureux de voir le Kurdistan sauvé après 1991”, soulignant, “nous avions des martyrs qui sont tombés au Kurdistan en le défendant”. Il se considère comme un ami des Kurdes, entretenant de bonnes relations avec leurs dirigeants. Les conseillers iraniens, aux côtés de l’armée irakienne et des PMU, ont également «  empêché Daech de conquérir Erbil ». Pourtant, après un « référendum unilatéral, l’Irak a dû affirmer l’autorité de l’État ».

La reprise de Kirkouk, largement une opération des PMU, a été “l’affaire de quelques heures”. Les PMU « ont évité de se battre et sont restés dans la banlieue de Kirkouk ». M. Muhandis a précédemment discuté des détails opérationnels avec les peshmergas, et il y avait une coordination complète avec l’Iran et la Turquie. “C’est une idée fausse que les dirigeants kurdes ne pourraient pas compter sur la Turquie.”

Fallujah, enfin en sécurité

Les dirigeants du Kurdistan insistent sur la protection des minorités ethniques, en faisant référence à des milliers de Sabak, Yazidi et Turkmènes – au moins 120 000 familles – contraints par la loi de Daech de devenir des réfugiés de l’intérieur. Après la victoire et la libération, les PMU ont fourni à ces familles de la nourriture, des vêtements, des jouets, des générateurs et du carburant. J’ai pu confirmer que beaucoup de ces dons provenaient de familles de combattants des PMU dans tout le pays.

Les priorités des PMU concernent des équipes de combat du génie, qui ramènent les familles chez elles, après avoir nettoyé les mines et les explosifs, et ouvert les hôpitaux et les écoles. Par exemple, 67 000 familles ont été réinstallées chez elles à Salahuddin et 35 000 familles à Diyala.

Muhandis souligne que «  dans la lutte contre Daech à Salahuddin et à Hawija, les commandants de brigade étaient sunnites ». Les PMU comprennent une brigade chrétienne de Babylone, une brigade Yazidi, et une brigade turkmène. « Lorsque les yézidis étaient assiégés à Sinjar, nous avons libéré au moins 300 000 personnes. » Dans l’ensemble, les PMU totalisent plus de 20 000 combattants sunnites. Comparez-cela au fait que 50% des kamikazes de Daech en Irak étaient des ressortissants saoudiens. J’ai confirmé avec cheikh Muhammad al-Nouri, dirigeant des universitaires sunnites à Falloujah : «  C’est une bataille contre l’idéologie wahhabite. Nous devons nous éloigner de l’école wahhabite et rediriger nos connaissances vers d’autres écoles sunnites. » Il a expliqué comment cela fonctionnait sur le terrain à Haditha, à 30 minutes d’ici : “Nous étions capables de contrôler les mosquées”, et cela motivait les gens à Fallujah. “Falloujah est une ville irakienne. Nous croyons dans la coexistence.”

Après 14 ans d’insécurité à Falloujah et avec l’expansion rapide de Haditha, Sheikh Muhammad est convaincu que « l’Irak déclarera une guerre différente contre le terrorisme ». L’approche multiconfessionnelle a également été confirmée par Yezen Meshaan. Jebouri, le chef de la brigade des PMU à Salahuddin. C’est crucial parce qu’il est membre de la très importante famille sunnite Jebouri, historiquement hostile à Saddam Hussein. Son père est l’actuel gouverneur de Tikrit. Al-Jebouri dénonce “la corruption de l’État dans les régions sunnites”, “une impression d’injustice”, et le fait que pour Daech, “les sunnites qui ne les ont pas suivis devraient aussi être tués”. Il s’inquiète de “l’accumulation saoudienne d’armes développées. Qui garantit que celles-ci ne seront pas utilisées contre la région ?” Et il refuse l’idée que “nous sommes regardés par l’Occident comme faisant partie du projet iranien”.

La victoire militaire rencontre la victoire politique

Loin du terroriste stéréotypé, Muhandis est désarmant, intelligent, spirituel et franc. Et un patriote irakien pur-sang : “L’Irak rétablit maintenant sa position grâce au sang de ses fils. Nous avions besoin d’une force militaire capable de combattre une menace interne. Nous accomplissons un devoir religieux national et humanitaire.”

Ce sont des soldats à part, les milliers de bénévoles supplémentaires des PMU ne reçoivent pas de salaire. Les députés et même les ministres étaient actifs sur le champ de bataille. Muhandis est fier : “nous avons une chaîne de commandement comme l’armée. Les PMU hébergent des milliers de personnes ayant des diplômes universitaires, ils font fonctionner des douzaines d’hôpitaux de campagne, des unités de soins intensifs, et ont le service de renseignement le plus fort d’Irak.”

À Bagdad, j’ai personnellement pu constater que le récit accusant les PMU d’être l’armée privée du Premier ministre Nouri al-Maliki est une absurdité. Si tel était le cas, le Grand Ayatollah al-Sistani devrait être blâmé, puisqu’il est conceptuellement le père des PMU. Hadi al-Amiri, le secrétaire général de la puissante organisation Badr, également extrêmement actif dans la lutte contre Daech, m’a souligné que les PMU font «  partie du système de sécurité, intégré au ministère de la Défense ». Mais maintenant «  nous avons besoin d’universités et de mettre l’accent sur l’éducation ».

Le professeur pakistanais Hassan Abbas, du Collège des affaires de sécurité internationale de la National Defense University à Washington, est allé encore plus loin, car nous avons longuement discuté non seulement de l’Irak et de la Syrie, mais aussi de l’Afghanistan et du Pakistan. “L’Irak est maintenant dans une position unique pour se diriger vers une société démocratique et pluraliste”, prouvant que “la meilleure réponse au sectarisme est l’harmonie religieuse”. Cette “croisade multiconfessionnelle contre le Takfirisme” doit maintenant se retrouver dans les rues “avec la primauté du droit et un système de justice équitable”. Abbas souligne que la base pour l’Irak à construire est le respect de la loi par l’intermédiaire d’une investigation scientifique : “Faire la police est la première ligne de défense.”<P/>

Bagdad a été capable, presque simultanément, de changer doublement la donne, par une victoire militaire à Mossoul et une victoire politique à Kirkouk. Si l’Irak se stabilise, effaçant le culte de la mort de Daech, la Syrie le fera aussi. Comme le note al-Jebouri, « maintenant, chaque communauté doit avoir une part du gâteau ». Au moins 7 millions d’emplois et de retraites sont payés par Bagdad. Les gens veulent le retour des salaires payés régulièrement. Cela commence par une sécurité décente dans tout le pays. Muhandis a été l’ingénieur – sa profession actuelle – de batailles clés contre Daech. Il y a un large consensus à Bagdad pour dire que sans lui, Daech serait fermement installé dans la Zone Verte.

Hashd al-Shaabi (PMU) est déjà un phénomène pop irakien, reflété dans cet énorme clip vidéo de la superstar Ali Aldelfi. Passer de la pop à la politique est tout autre chose. Muhandis est catégorique : les PMU ne s’impliqueront pas dans la politique, “et ne contesteront pas directement les élections. Si quelqu’un le fait, et de nombreuses personnes sont maintenant très populaires, il doit quitter Hashd”.

De la guerre hybride au renouveau national

Après des jours de conversation avec le personnel de Hashd al-Shaabi et l’observation de leur modus operandi sur un champ de bataille hybride complexe, associé à un processus de recrutement actif et à une présence massive dans les médias sociaux, il est clair que les PMU sont maintenant solidement établis comme colonne vertébrale soutenant la sécurité de l’État irakien, assurant une série de programmes de stabilisation – y compris des services médicaux indispensables – et surtout l’introduction de mesures d’efficacité dont l’Irak était totalement dépourvu depuis presque trois décennies.

C’est une sorte de mécanisme de construction de l’État qui naît d’une éthique de la résistance. Comme si la menace inquiétante de Daech, qui a pu déplacer jusqu’à 3,1 millions de personnes, avait secoué le subconscient collectif irakien, éveillé le prolétariat chiite irakien – des masses privées de leurs droits – et accéléré la décolonisation culturelle. Et ce développement complexe ne pouvait être plus éloigné de la bigoterie religieuse.

Au milieu des louanges wilsoniennes et des références au plan Marshall, le ministre des Affaires étrangères Ibrahim al-Jaafari est également un ardent défenseur des PMU, insistant sur « une expérience à étudier », « un nouveau phénomène avec une base humanitaire opérant dans un cadre légal » et « capable de briser le siège de la solitude dont l’Irak a souffert pendant des années ».

En référence à l’offensive de Daech, Jaafari a insisté : tout d’abord « l’Irak n’a pas commis de crime », et heureusement, “une nouvelle génération de jeunes est capable de renforcer l’expérience”. L’accent est maintenant mis sur «  une période de participation nationale » après la réconciliation. Il insiste sur le fait que « les familles des membres de Daech ne devraient pas payer pour leurs erreurs ». Les collaborateurs de Daech seront dûment jugés.

J’ai demandé au ministre des Affaires étrangères si Bagdad n’avait pas peur d’être pris dans un échange de tirs mortel entre Washington et Téhéran. Sa réponse a été soigneusement mesurée. Il a dit qu’il avait assez d’expérience avec les néocons “radicaux” de Washington D.C. Et en même temps, il était pleinement conscient du rôle des PMU ainsi que de l’Iran dans la réaffirmation de la souveraineté de l’Irak. Son sourire chaleureux soulignait la conviction que, sur les cendres d’une secte noire morbide, la renaissance irakienne était vigoureusement en marche.

Narratif impérialiste et merdias à la botte: La victoire sur l’EIIL en Syrie et en Irak passe inaperçue (Pepe Escobar)

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“Les Etats-Unis sont parfaitement capables de semer la ruine et la destruction dans la région, d’extorquer les ressources de celle-ci et d’attaquer ses régimes, partis et peuples. Mais ceci n’est que le pouvoir de l’occupant, du colonisateur et non pas un pouvoir stable. D’un autre côté, notre capacité à intégrer un potentiel, à résister est permanente et exponentielle. Notre droit légitime est en lui-même une source de puissance et notre logique est sûre et déterminée. Nous sommes résolus de continuer sur ce chemin.”

“Le Hezbollah n’a jamais nié que sa relation avec la Syrie est fondée sur les intérêts bien compris de la Résistance [au sionisme]. La Syrie est le seul pays arabe qui a soutenu sans coup férir la Résistance et a aidé à la grande libération du Liban.”

~ Naïm Qassem, SG adjoint Hezbollah, 2005 ~

 

L’EIIL vaincu en Syrie et en Irak mais les médias de masse l’ignore totalement

 

Pepe Escobar

 

10 novembre 2017

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/48186.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il y a deux jours, l’Armée Arabe Syrienne (AAS), soutenue par la puissance aérienne russe, à finalement pris le contrôle d’Albou Kamal, la dernière base d’implantation de Daesh à la frontière syro-irakienne.

Il y a une semaine, l’armée irakienne et les milices civiles (NdT: chiites) ont reconquis la ville d’Al-Qaim de leur côté de la frontière. Abou Mahdi al-Mohandes, le légendaire commandant des milices a dit auparavant à un petit groupe d’entre nous à Bagdhad que “cela se produirait et que ce n’était plus qu’une question de jours.”

Cela s’est terminé en quatre jours pour être précis.

Les forces syriennes vont maintenant être redéployées dans le nord-ouest, vers Idlib, le dernier bastion des “rebelles modérés” de cette entité appelée le Front Syrien de Conquête, alias, le Front Al-Nosra (NdT: vos savez… ceux qui “font du bon boulot” selon le criminel Fabius), alias Al Qaïda en Syrie.

Le point clef est que les forces armées syrienne et irakienne se sont rencontrées à la frontière, les “djihadistes” de daesh virevoltant alentours ou devenant des cibles sur la route.

C’est l’histoire en marche.

Et bien entendu, virtuellement  rien de cette véritable victoire de terrain sur une véritable guerre contre la terreur, n’est couvert par les merdias occidentaux.

Ceci n’est pas étonnant. Ceci est de fait le travail de Damas, de la Russie, du Hezbollah, des conseillers militaires de l’Iran, de Bagdhad, des milices civiles chiites, en fait le “4+1” et non pas celui de cette “coalition “fantoche” menée par les Etats-Unis incluant la maison bâtardée wahhabite des Saoud et des Emirats Arabes Unis , c’est ce travail qui a pulvérisé le narratif laconique de Washington.

Ainsi, l’histoire en marche ne doit pas être entendue… Elle doit être réduite au silence.

Bien sûr, le projet Daesh de balkanisation de la “Syrak” n’est pas mort.

Pas encore du moins.

La diaspora djihadiste, dans le désert, vers d’autres fronts (Afghanistan, Philippines, Caucase), est en marche.

Les habituels suspects et leurs laquais ne vont simplement pas abandonner.

Résistance politique: Veterans Today contre Google Jigsaw et Oxford… Qui est VT ?..

Posted in actualité, altermondialisme, désinformation, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 29 octobre 2017 by Résistance 71

Nous nous sommes rendus compte en commençant à analyser et commenter cette traduction de l’article de VT ci-dessous, que cela prendrait en fait plus de temps et de développement qu’un simple paragraphe de présentation. Nous vous présentons donc cette article tel quel et le commenterons très bientôt, car il soulève quelques commentaires d’évidence. A suivre donc, mais n’hésitez néanmoins aucunement à le commenter dans la section prévue à cet effet tant il est plus que probable que nous parvenions tous et toutes aux mêmes conclusions.

~ Résistance 71 ~

 

Une vitrine de propagande d’Oxford attaque Veterans Today… La chasse aux sorcières néocon commence

 

Gordon Duff

 

22 octobre 2017

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2017/10/23/neo-oxford-propaganda-front-attacks-veterans-today-the-neocon-witch-hunt-begins/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un “flinguage” en règle basé sur une “étude d’Oxford” au sujet d’une obscure publication connue sous le nom de Veterans Today (VT), a été récemment publié par la presse de droite américaine.

Moscou: la publication, certainement obscure et inconnue partout sauf dans les cercles du renseignement et militaire a été accusée d’être financée et gérée par la Russie afin d’influencer les généraux de pointe des Etats-Unis, d’adoucir la politique américaine en Syrie et de promouvoir la coopération militaire avec la Russie.

Il est confirmé que les deux présidents, Trump et Poutine, sont des lecteurs de VT tout comme les meilleurs planificateurs du Kremlin et du Pentagone. Et pourquoi cela ? Ce qui n’est pas demandé en revanche, est qui a financé cette “enquête” ? Un examen très rapide a rapidement montré que Google Jigsaw, le bras du “changement de régime” de la corporation Google, un groupe paramilitaire opérant à travers le Moyen-Orient et l’Afrique, est derrière cette étude d’Oxford.

Bizarrement, VT avait exposé Google Jigsaw ou plutôt son prédécesseur “Google Idea Groups”, comme suppléant d’armes, de renseignement et de services de propagande pour le groupe terroriste de l’EIIL et Al Nosra/Al Qaïda pour des clients au sein des services de renseignement israélien et saoudien. Un des informateurs de VT, Serena Shim, une journaliste née a Detroit et opérant en Turquie, a été assassinée après l’exposition initiale par publication du Google Idea Groups.

Ce groupe est, d’après VT, une couverture pour une opération militaire commandée par l’ancien patron du conseil des opérations clandestines du conseil national à la sécurité de la Maison Blanche, Jared Cohen, un planificateur militaire formé par les Israéliens. Ceci n’a jamais été contesté. Commençons…

La date est le 9 octobre 2017. Oxford, dans ce cas-ci, le Computational Media Project, avec des publications comme The Hill et le McClatchy papers. pubie une étude qui, disent-ils, prouve que VT est une vitrine propagandiste russe. Nous, à Veterans Today, savions que ceci allait se produire. Nous étions préparés.

Tout ce qui est dit au sujet de VT est faux. “VT” ou Veterans Today a commencé en 2003 et non pas en 2013 et il fut amorcé par des personnels des forces spéciales de l’armée américaine en tant que blog privé afin de discuter de problèmes militaires autrement “non autorisés” par le pentagone. S’ajoutant à ce groupe s’en vint un autre groupe en provenance d’AOL, qui travaillait avec l’History Channel. Ce groupe était mené par le colonel David Hackworth, le militaire le plus décoré de l’histoire de l’armée américaine, écrivain réputé et ancien combattant de la seconde guerre mondiale, des guerres de Corée et du Vietnam ; il fut viré par le président Lyndon Johnson pour avoir dit que le guerre au Vietnam n’était pas gagnable. Avec Hackworth, vint aussi le colonel Ted Guy, pilote as des as de deux guerres et ancien prisonnier de guerre au Vietnam. Guy fut l’Officier commandant l’actuel sénateur John McCain tandis que McCain était prisonnier de guerre. Le colonel Guy a demandé l’arrestation de McCain pour trahison dès son rapatriement, présentant une liste détaillée d’accusations contre ce depuis lors devenu célèbre sénateur (NdT: nouveau con va t’en guerre, une des pires ordures que le système yankee ait produit…), l’accusant de trahison et de collaboration avec l’ennemi sur des centaines de faits, témoins à l’appui.

Guy fut totalement ignoré et McCain reçût un pardon présidentiel secret, chose que nous avons eue confirmée de plusieurs sources internes. Même l’auteur à succès et ancien exorciste du Vatican Malachi Martin a passé du temps à VT. Ses théories conspirationistes ont été romancées plusieurs fois et peuvent être maintenant vues sur la chaîne Fox dans la seconde saison de “L’exorciste”

“Du groupe original, seul Gordon Duff, un ancien combattant fusilier marin qui a servi au Vietnam, est resté. Il dirige le comité directeur qui inclut plusieurs dignitaires militaires de plusieurs nations. Duff fut un caporal mais “commande” un comité où figurent des généraux et une mixture de sources militaires en provenance du Pakistan, de la Serbie, de la Syrie, d’Irak, d’Iran, de Russie, de Grande-Bretagne, d’Israël et d’une douzaine d’autres nations. Derrière tout cela se trouvent, d’après la rumeur, des anciens patrons à la retraite d’une douzaine de services de renseignement, ainsi qu’une flopée d’analystes, d’universitaires et aussi, comme le reconnaît parfaitement VT, quelques “barjots conspis”.

Comme Duff l’a dit dans certains entretiens: “sans les conspis, nous n’aurions pas le volume de lectorat nécessaire, c’est notre façon d’honorer Fox News et la presse tabloïde, après tout est-ce que tout le monde n’aime pas lire au sujet d’extra-terrestres à deux têtes de temps en temps ?” (NdT: Il est à noter que cette stratégie d’attraction de lectorat est identique sur des organes de presse russes comme Pravda et Sputnik News, chose que nous nous sommes toujours refusés à faire sur R71, même si nous connaissons l’astuce, c’est un choix…)

La réalité n’en est pas moins que la vaste majorité de ce qui est produit par VT est de l’info sèche, la plupart des articles académiques dévorés par le Pentagone et Langley (CIA), le plus souvent la seule information détaillée et précise sur l’Afghanistan ou les affaires politiques internes en Syrie, Irak ou une douzaine d’autres pays. VT a réussi à maintenir un panel d’écrivains bénévoles et de qualité “sur le terrain” dans près de 3 douzaines de pays “très difficiles à pénétrer”, là où bien d’autres sources telle la CIA, ont échoué.

Oui, cela rend VT vital, et fait qu’il est lu au Pentagone et attirent les coups de téléphones nocturnes que souvent VT reçoit ainsi que les offres d’autres organisations comme l’America’s Defense Intelligence Agency, qui veut salarier tout le personnel de VT. VT a refusé. Ils n’acceptent aucune publicité, aucun don, ils s’auto-financent dans un modèle qui en a troublé plus d’un.

Au sein de VT réside un personnel d’arrière-plan constitué d’exécutifs de haut niveau de la défense, très connu au Pentagone et qui sont très proches de gouvernements africains et moyen-orientaux. Lorsque le FBI a eu besoin d’aide au Nigéria, ils sont venus demander à VT. D’autres agences sont venues demander à VT pour une aide aux Emirats Arabes Unis, au Qatar, en Syrie, en Turquie, au Kenya, au Ghana, en Lybie, certainement au Pakistan, ceci a été fait à maintes reprises.

Ce qu’Oxford a loupé est ceci: VT est et a été “l’entrée des artistes” de la politique américaine vers Moscou et bien d’autres endroits, où la communication entre Israël et le Hezbollah peut se produire, sans agenda, et, jusqu’à ce que nous publions le présent article, inconnu de tous.

Les rumeurs répandues disant que VT a fait éviter plusieurs guerres mondiales et qui circulent un peu trop librement, est probablement vrai.

Derrière tout cela, il y a d’autres anomalies au sujet de VT. Ils ne semblent pas avoir de position politique. Duff est un démocrate libéral et soutien d’Obama. D’autres sont des centristes, quelques uns sont de l’extrême droite. VT est multi-culturel avec une palette de juifs, de musulmans, d’afro-américains, de femmes, si rien d’autre, VT est le dernier bastion de la liberté d’expression.

Un autre point clef de VT, comme le dit souvent l’éditeur Jim Hanke, officier du renseignement militaire à la retraite, général 2 étoiles de la 3ème armée et ancien attaché en Israël: “Quand vont-ils commencé à payer des salaires ?”

Hanke comprend parmi ses proches amis, le premier ministre israélien Netanyahou. Nous avons aussi à VT, le physicien nucléaire Jeff Smith, ancien enquêteur pour l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA). Les narrations de Smith au sujet du trafic clandestin d’armes nucléaires ont été étiquetées “théories conspi” par Oxford, sont corroborées par des scientifiques nucléaires américains et un paquet de documents que Smith a conservé du temps de son travail pour l’ONU, enquêtant sur la possibilité de sites de production d’armes nucléaires dans des pays comme Israël, la Syrie et l’Iran depuis plus de 20 ans. Smith affirme également avoir enquêté sur les attentats du 11 septembre 2001 et possède les documents avec lui prouvant ses dires.

Une autre membre du comité directeur de VT est Gwyneth Todd, ancienne conseillère du président Clinton et Bush 43, membre du conseil national à la sécurité. Le Washington Post et la chaîne ABC ont rapporté sur les tentatives de la maison blanche de Bush de la réduire au silence, y compris des tentative d’enlèvement et d’assassinat. Il y a aussi Lee Wanta, éditeur de VT, ancien coordinateur du renseignement à la Maison Blanche pour le président Reagan. Une visite rapide à la bibliothèque Reagan soulignera le nombre d’heures que ces deux là passèrent ensemble à planifier la chute de l’URSS.

Aller à la base réelle de VT et de ce qu’ils font est simple. En 2013, le comité éditorial a reconnu un besoin de rapporter des infos à la fois des médias russes et iraniens. Cette relation s’est développée à double sens, formant des relations mais aussi publiant de vastes critiques depuis du matériel de pauvre qualité ainsi que de la propagande.

VT a trouvé de l’info publiée nulle par ailleurs, mais aussi quelque chose d’autre. VT a commencé à tracer de l’info bizarre dans Press TV, Moscow Times et autres organisations, de la propagande oui, mais de la propagande américaine. Ce que VT a mis à jour fut une route de l’argent depuis la CIA au travers d’un contractant Booz Allen Hamilton, pour blanchir de faux journalistes qui ont travaillé auparavant à Radio Liberty et autres vitrines de propagande américaine. Ces écrivains et diffuseurs, secrètement employés par des agences de renseignement américaines, étaient les responsables de la pire des pires de la propagande russe et iranienne.

Des enquêtes plus poussées trouvèrent que c’est la CIA elle-même qui a “blanchi” de la propagande au travers des sbires en Russie et en Iran, utilisant des agents américains au sein des réseaux majeurs ou de sites comme Breitbart et Newsmax, pour ensuite mettre en place des groupes comme celui de l’enquête d’Oxford pour couvrir leurs traces lorsqu’ils étaient pris la main dans le sac.

Les experts de VT pensent que l’élection présidentielle de 2016 a été truquée, ils ont fait le boulot, en Russie et en Israël, en Ukraine, en Serbie, en Macédoine, là où la plupart du travail clandestin fut fait et là où seul VT à les “sources de terrain”.

Et ce ne fut pas le Kremlin qui fut trouvé derrière tout ça, mais bien plutôt le renseignement israélien et une tierce partie, des groupes mafieux du crime organisé composés d’anciens membres du KGB, du Mossad, travaillant semble t’il avec des groupes comme l’Heritage Foundation, the Atlantic Council, the American Enterprise Institute et des groupes renégats de la sécurité de la patrie (DHS), du FBI, de la CIA et du renseignement militaire.

Si une publication mineure a pu faire cela, relier tout cela nettement, que pourrait alors fair des organisations comme le FBI et la CIA s’ils le voulaient ? Ensuite l’autre question fut aussi posée, ces organisations existent-elles toujours ou, comme y a fait allusion le président Trump à plusieurs reprises, sont-elles en fait elles-mêmes infiltrées ? Si l’info est fausse, le FBI et la CIA bidons, comme l’a déjà dit à plusieurs reprises Trump, a t’il raison ? VT dit sans aucun plaisir: “il semblerait.”

VT n’est pas spécifiquement enthousiaste sur ce qu’a fait jusqu’ici le président Trump, comment il gère la diplomatie et ce qu’il dit, mais note que Trump sait quand on lui ment et le FBI et la CIA n’ont pas fait grand chose d’autre que de mentir au président Trump, particulièrement sur les fausses enquêtes qui essaient de lier le président avec la Russie et les élections truquées.

Comme d’habitude, VT survivra ces attaques d’officines comme the Hill, le Washington Post ou Politico. Sans être inféodé au fric de la publicité et sans salaires à payer, il n’y a pas de vulnérabilité. Le gros échec du groupe Oxford fut d’observer VT à la surface et sous la surface.

Il y a quelques années, Un film devenu très populaire intitulé “Fight Club” (NdT: David Fincher, 1999) raconta une histoire. Voyez-vous, “fight club” étaient une organisation où les “sous-fifres”, les serveurs, les éboueurs, les gens qui font le véritable travail, se rassemblaient. Sans eux, ces gens qui s’occupent des poubelles, qui font la sale boulot de nettoyer la merde, qui se battent dans les guerres, il n’y a pas de réalité.

VT est comme le “Fight club”. Quand de l’héroïne est chargée dans un avion par un ancien Navy SEAL travaillant pour une entreprise privée importante dans un petit aéroport près, disons juste de Gwadar, une ville du Pakistan, ce SEAL peut très bien être un ami proche de Jim Dean ou de Gordon Duff ou Mike Harris ou Jim Hanke ou de quelqu’un d’autre à VT. Des photos et des vidéos peuvent très bien être prises…

Lorsque des obus au gaz sarin sont fabriqués dans une usine chimique à côté de l’aéroport de Tbilissi en Georgie et transportés par des officiers de la sécurité ukrainienne en Turquie puis en Syrie, des amis de VT peuvent très bien charger les camions… Il se peut même qu’ils conduisent ces camions vers leur destination…

Lorsque le candidat à la présidentielle d’alors John McCain a visité la Syrie et a rencontré le leader de l’EI/Daesh al Baghdadi, qui croyez-vous leur servait le thé ? Etait-ce un ami de VT ? VT a t’il publié les photos ? Vous pouvez être sûrs que ce fut fait.

Lorsqu’un juge, membre de la Cour Suprême des Etats-Unis meurt mystérieusement lors d’une partie de chasse et que 33 personnes passent devant la police qui avait tourné le dos, 4 d’entre eux étant des sénateurs du congrès des Etats-Unis, n’ont-ils pas vu ce jardinier latino prenant une vidéo au travers de son chapeau troué ? Où est cette vidéo maintenant ? Existe t’elle ?…

En remontant le temps, lorsque les sénateurs Ted Kennedy et Paul Sarbanes ont mis en place des organisations bancaires à Astoria dans le Queens et à Manhattan, était-ce l’Alpha Bank qui lava plus blanc des milliards volés à l’URSS au travers d’un développeur de New York en faillite qui est maintenant supposé être le président des Etats-Unis, quel éditeur de VT présidait à cette réunion ?

Y avait-il à la table un ancien directeur de la CIA d’origine grecque avec ses deux cousins, l’un étant l’ancien directeur financier de la campagne présidentielle de Mike Dukakis ? Que valent ces photos d’après vous ? De cette réunion où la mafia russe fut créée et où un empire immobilier fut accepté et validé ?

Il y a toutes ces petites choses, petites choses que les petites gens ont vu, des gens comme Lee Wanta et ses réunions avec Oussama Bin Laden au Metropolitan Club de Washington tandis que la CIA le traquait au Soudan et en Afghanistan. Nous pouvons non seulement affirmer cela, mais nous pouvons vous dire tous ceux dans la pièce qui participèrent à cette réunion, et vous donner une transcription mot à mot de ce qui y fut dit, de cette discussion et de centaines… de milliers d’autres…

Un de ces incidents a impliqué un “tsar” de la Maison Blanche fournissant un paquet de secrets nucléaires à un leader étranger. Non seulement cette entrevue a eu un témoin, mais le FBI a une vidéo de toute l’affaire et a été forcé de mettre tout ça au placard. Combien de nations dans le monde ont des armes nucléaires à cause de cela ? Je peux vous assurer que c’est bien plus que vous ne le pensez. Nous pouvons ajouter bien des histoires, comme l’a si bien dit le comédien Jimmy Durante: “J’en ai un million de ces histoires”. Et celle là ? Combien de personnes savaient-elles que l’Afrique du Sud (NdT: du temps de l’apartheid) a construit des armes nucléaires et a procédé à un test le 22 septembre 1979 ? Ils en ont construit 10, mais d’après un ancien membre des services britanniques, 3 d’entre elles furent volées. Voici ce que sait VT à ce sujet: l’entreprise qui a construit les containers et les caisses pour transporter les armes nucléaires, appartient à un contributeur de VT. Il a fait charger les nukes sur un bateau à Durban il y a quelques décennies. Qu’une de ces armes ait fini sa course en Corée du Nord, emmenée là-bas par un sous-marin de fabrication allemande de modèle Dauphin, battant pavillon israélien, est une autre histoire. Il se trouve que les satellites espions américains peuvent reconnaître depuis leur orbite, la signature de l’uranium, si par exemple le rafinement et l’enrichissement de l’uranium kantangais fut fait par la centrale Pelandaba en Afrique du Sud. Dois-je en dire plus ?…

Allez, encore une… Considérez celle-là comme la “chanson gratuite” de l’album. Comment croyez-vous que l’EI/Daesh soit entré en possession de 12 000 camions citernes ? Autant de camions citernes n’ont jamais existé dans tout le Moyen-Orient. Le parc de camions de contrebande de Saddam Hussein était petit: 500 camions et pour la plupart des poubelles. Une entreprise de Houston, Texas, devenue célèbre pour avoir construit des bases militaires américaines, une entreprise dont le nom commence par la lettre “B” a acheté des camions aux Etats-Unis et au Canada. Elle a envoyé de Houston directement en Turquie et de là vers l’Irak et la Syrie, vendus à une entreprise propriété de la famille de leaders politiques connus (NdT: dont Erdogan…). Plus tard, l’aviation russe a détruit ces camions, 12 000 camions au tas, de ces camions qui avaient parcourus les réseaux routiers de l’Amérique du Nord. Allez, assez de ragots bon marché…

Que disons-nous ? Qu’il y a les théories conspi et qu’il y a la réalité. Les gouvernements ne disent rien, la presse n’apprend rien, rien n’est imprimé, publié, rien n’est admis et le narratif populaire qui va de la fausse info à la fausse histoire n’est que pour la consommation publique seulement.

L’université d’Oxford, ou pour être plus honnête, Google Jigsaw, ne réduira pas VT au silence. VT a un rôle, celui d’opérer comme une soupape de sécurité, de bâtir de la confiance là où aucune n’existe, de trouver ceux au caractère trempé et au sens de l’humour, même plus rarement, lorsque ces gens entrent dans les couloirs du pouvoir.

Pourquoi est-ce qu’une entreprise informatique de moteur de recherche qui fait plein de fric en répandant des logiciels malfaisants dans le monde entier et en espionnant les courriers électroniques et correspondances des gens, emploie une armée de 20 000 mercenaires ? Peut-être pouvons-nous commencer à trouver quelqu’un ayant le cran, l’autorité quelque part pour poser cette question. Jusqu’à ce que cela se produise, attendons et observons…

[notre analyse et commentaires sur cet article à suivre…]