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Cirque géopolitique impérialiste : 7 mensonges à propos de l’Afghanistan (Thierry Meyssan)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 27 août 2021 by Résistance 71

 

 

ZB-OBL-Pakistan
B.B Brzezinski-Ben Laden, couple de l’année 1980

 

Et comme par hasard, 5 jours avant la fin de l’ultimatum du retrait, un attentat à la bombe à l’aéroport de Kaboul revendiqué par nul autre que Daesh, la légion mercenaire de l’empire, ce après que la Turquie du voyou frère musulman Erdogan, membre de l’OTAN, vous savez cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, ait transféré des “djihadistes” de Syrie en Afghanistan.
Ils continuent à prendre les gens pour des cons… on ne change pas une recette qui marche (de moins en moins quand même fort heureusement…)
~ Résistance 71 ~

 

7 mensonges à propos de l’Afghanistan

 

Thierry Meyssan

 

18 août 2021

 

Source: https://www.voltairenet.org/article213760.html

 

En couvrant la chute de Kaboul, les médias occidentaux répètent sans réfléchir sept mensonges de la propagande occidentale. En se trompant sur l’histoire de l’Afghanistan, ils masquent les crimes commis dans ce pays et rendent impossible de prévoir le destin que Washington lui a écrit. Et si les Talibans n’étaient pas les plus méchants…

Les présidents français, Emmanuel Macron, et états-unien, Joe Biden, se sont adressés solennellement à leurs nations à propos de la prise de Kaboul par les Talibans, le 15 août 2021.

1— LA GUERRE D’AFGHANISTAN N’EST PAS UNE RÉPONSE AU 11-SEPTEMBRE, ELLE AVAIT ÉTÉ PLANIFIÉE AVANT LES ATTENTATS

Selon ces deux responsables politiques, l’invasion de l’Afghanistan par les États-Unis en 2001 aurait eu pour seul objet de « poursuivre ceux qui nous ont attaqués le 11 septembre 2001 et faire en sorte qu’Al-Qaïda ne puisse pas se servir de l’Afghanistan comme base pour perpétrer de nouvelles attaques » [1].

Joseph Goebbels, le ministre de la Propagande du IIIème Reich, aurait dit qu’« Un mensonge répété dix fois reste un mensonge ; répété dix mille fois, il devient la vérité ». Mais les faits sont têtus et n’en déplaise à MM. Macron et Biden, la guerre de 2001 a été décidée à la mi-juillet 2001, lors de l’échec des négociations de Berlin entre d’un côté les États-Unis, le Royaume-Uni et de l’autre non pas le gouvernement afghan, mais les Talibans. Le Pakistan et la Russie assistaient en observateurs à ces discussions secrètes. La délégation talibane est entrée en Allemagne en violation de l’interdiction de voyager édictée à son égard par le Conseil de sécurité des Nations unies. Après l’échec de ces négociations, le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Naiz Naik, revenant dans son pays, a sonné l’alarme. Le Pakistan s’est alors cherché de nouveaux alliés. Il a proposé à la Chine de lui ouvrir une porte sur l’océan Indien (ce que nous voyons aujourd’hui avec la « route de la Soie »). Les États-Unis et le Royaume-Uni ont commencé à amasser leurs troupes sur zone : 40 000 hommes en Égypte et presque toute la flotte britannique en mer d’Oman. Ce n’est qu’après la mise en place de ce dispositif qu’eurent lieu les attentats du 11-Septembre.

2— AL-QAIDA N’EST PAS UNE MENACE POUR LES ANGLO-SAXONS, MAIS UN INSTRUMENT

Selon le président Biden : « Notre mission de réduire la menace terroriste d’Al-Qaïda en Afghanistan et de tuer Oussama ben Laden a été un succès ».

Or, c’est le directeur des services secrets extérieurs de la France, Alexandre de Marenches, qui a proposé à son homologue US dans le cadre du Cercle Pinay [2] de provoquer une intervention soviétique en Afghanistan afin de les y piéger [3]. Le conseiller de Sécurité nationale du président Carter, Zbigniew Brzeziński, alla chercher à Beyrouth le milliardaire anticommuniste Oussama Ben Laden et lui demanda de prendre la tête de mercenaires arabes pour livrer une campagne terroriste contre le gouvernement communiste afghan [4]. Ben Laden était à Beyrouth pour rencontrer l’ancien président libanais Camille Chamoun, membre de la Ligue anticommuniste mondiale [5]. Washington avait choisi Ben Laden pour deux raisons : Premièrement, c’était un membre d’une société secrète, la Confrérie des Frères musulmans, ce qui lui permettait de recruter des combattants ; deuxièmement, il était l’un des héritiers de la plus grande société de BTP du monde arabe. À ce titre, il disposait des hommes et du savoir-faire nécessaire pour transformer les rivières souterraines de l’Hindou Koush en voies de communication militaires.

Par la suite, ce même Oussama Ben Laden servit de conseiller militaire au président bosniaque, Alija Izetbegović, en 1992-94. Ses combattants le suivirent là-bas. Ils abandonnèrent le nom de « Moudjahidines » pour celui de « Légion arabe ». Son campement fut visité par des commandos russes, qui y furent fait prisonniers. Cependant avant d’être arrêtés, ils avaient eu le temps de fouiller sa salle de commandement et de constater que tous les documents militaires étaient rédigés en anglais et non pas en arabe [6].

Plus tard encore, Oussama Ben Laden a utilisé ses combattants pour des opérations ponctuelles. Il les sollicitait en les choisissant selon ses besoins dans son « fichier », en arabe « Al-Qaïda » (القاعدة‎).

Il est donc indiscutable qu’Oussama Ben Laden a été durant de longues années un agent des États-Unis. Cependant ceux-ci affirment qu’il se seraient retourné contre eux ce que rien, absolument rien, n’atteste. Quoi qu’il en soit, Oussama ben Laden était gravement malade. Il avait besoin de soins quotidiens dans une chambre stérile. Il fut donc pris en charge à l’hôpital américain de Dubaï en juillet 2001, ainsi que l’a révélé Le Figaro [7]. Cette information a été démentie par le dit hôpital, mais m’a été confirmée par cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane (l’actuel président des Émirats arabes unis) qui m’assura l’y avoir visité en présence du chef de poste local de la CIA. Enfin Oussama ben Laden fut traité à l’hôpital militaire de Rawalpindi (Pakistan) [8] où il mourut en décembre 2001. Ses obsèques eurent lieu en Afghanistan, en présence de deux représentants du MI6 britannique qui rédigèrent un rapport à ce sujet.

S’opposant aussi et de manière indiscutable à la théorie du retournement d’Oussama ben Laden contre ses employeurs de la CIA, le fait que jusqu’en 1999 —c’est-à-dire après les attentats qui lui furent attribués contre les Tours Khobar en Arabie saoudite et contre les ambassades US de Nairobi (Kenya) et de Dar-es-Salam (Tanzanie)— il disposait d’un bureau de relations publiques à Londres. C’est depuis ce bureau qu’il a lancé son Appel au Jihad contre les juifs et les croisés.

Le fait que durant dix ans, on ait entendu et vu des enregistrements de personnes se déclarant être Oussama Ben Laden ne trompe que ceux qui veulent y croire : les experts suisses de l’Institut Dalle Molle d’intelligence artificielle perceptive, qu’à l’époque les grandes banques utilisaient dans des affaires délicates, étaient formels. Ces enregistrements sont des faux (y compris celui diffusé par le Pentagone où il revendique les attentats du 11-Septembre) et ne correspondent pas au vrai Ben Laden. Si la reconnaissance faciale et vocale était alors une spécialité, c’est aujourd’hui une technique courante. Vous pouvez vous-même vérifier avec des logiciels que l’on trouve un peu partout qu’il n’y a pas un Ben Laden, mais plusieurs personnes qui ont joué ce rôle.

Après la mort de Ben Laden, Ayman al-Zawahiri devint l’émir d’Al-Qaïda. Il exerce toujours cette fonction. Ce dernier —qui avait supervisé l’assassinat du président égyptien Anouar el-Sadate— vécut plusieurs années après 2001 à l’ambassade US de Bakou (Azerbaïdjan) [9]. Il était, au moins dans cette période, protégé par les Marines US. On ignore où il réside actuellement, mais rien ne permet de penser qu’il ne soit plus sous protection états-unienne.

3— LES ÉTATS-UNIS NE SE CONCENTRENT PAS SUR LA « LUTTE ANTITERRORISTE », MAIS FINANCENT ET ARMENT LE TERRORISME

Le président Biden a longuement expliqué, lors de son allocution sur la chute de Kaboul, que les États-Unis n’étaient pas là pour construire des États, mais uniquement pour lutter contre le terrorisme.

On répète cette expression de « lutte contre le terrorisme » depuis vingt ans, mais cela ne la rend pas plus signifiante. Le terrorisme n’est pas un adversaire en chair et en os. C’est une méthode de combat. Toutes les armées du monde peuvent y recourir dans certaines circonstances. Durant la Guerre froide, les deux blocs l’ont largement utilisé l’un contre l’autre.

Depuis que le président George W. Bush (le fils) a déclaré la « guerre au terrorisme » (c’est-à-dire la « guerre à la guerre »), le recours à cette technique militaire n’a cessé d’augmenter. Les Occidentaux pensent d’abord aux attentats dans quelques grandes villes, mais le pire a été atteint avec la création de petits États terroristes au Moyen-Orient élargi jusqu’au sinistre « État islamique du Levant » (Daesh) et aujourd’hui l’Émirat islamique d’Afghanistan.

Les Afghans, les Iraquiens, les Libyens et les Syriens ont d’abord cru à la narration états-unienne des événements, mais ils ne se font plus d’illusion. Après 20 ans de guerre, ils ont compris que les États-Unis ne leur veulent aucun bien. Washington ne combat pas le terrorisme, mais crée, finance et arme des groupes qui pratiquent le terrorisme.

4— LES TALIBANS N’ONT PAS LIVRÉ DE GUERRE, ILS ONT PRIS CE QUE LES ÉTATS-UNIS LEUR ONT DONNÉ

Les présidents Macron et Biden jouent l’étonnement face à la « prise de Kaboul » par les Talibans. Selon eux, « Les dirigeants politiques afghans ont abandonné et ont fui le pays. L’armée afghane s’est effondrée, parfois sans chercher à se battre ». Mais comment ont-ils fui, sinon avec des avions militaires occidentaux ? Et l’armée afghane n’a pas « cherché parfois à se battre », c’est l’inverse : elle n’a cherché que « parfois » à se battre. Il faut savoir que les frontières afghanes étaient parmi les plus sûres au monde. Des soldats US y enregistraient l’identité de chacun avec des moyens électroniques, notamment une reconnaissance de l’iris.

L’armée afghane était composée de 300 000 hommes —c’est-à-dire plus que les armées françaises— très bien entraînés par les États-Unis, la France et d’autres. Elle était suréquipée avec du matériel sophistiqué. Toute son infanterie disposait de gilets pare-balles et de systèmes de vision nocturne. Elle avait une aviation très compétente. Au contraire, les Talibans n’ont pas plus de 100 000 hommes, c’est-à-dire trois fois moins. Ce sont des gueux en sandales et armés de Kalachnikovs. Ils n’avaient pas d’aviation —Ils en ont soudainement une aujourd’hui avec des pilotes entraînés sortis d’on ne sait où—. S’il y avait eu des combats, ils auraient été vaincus à coup sûr.

Le changement de régime avait été décidé sous la présidence de Donald Trump. Il devait intervenir le 1er mai. Mais le président Joe Biden a modifié ce calendrier pour changer l’Histoire. Il a utilisé ce délai pour installer des bases militaires dans les pays riverains et y acheminer au moins 10 000 mercenaires. Il a mobilisé l’armée turque qui est déjà présente dans le pays, mais dont personne ne parle. Celle-ci a déjà recruté au moins 2 000 jihadistes vivant à Idleb (Syrie) et continue à en engager.

Il importe de se souvenir que durant la guerre contre les Soviétiques, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, était déjà membre de la Confrérie des Frères musulmans et le chef d’une milice, la Millî Görüş (celle qui ouvre aujourd’hui des mosquées en Allemagne et en France). C’est à ce double titre qu’il était venu s’agenouiller devant Gulbuddin Hekmatyar, le leader afghan des Frères musulmans et futur Premier ministre. Par la suite, ce dernier a fait allégeance à Al-Qaïda ce qui ne l’a pas empêché de se présenter à l’élection présidentielle afghane de 2019 sous protection états-unienne.

Les alliés ont commencé il y a plusieurs mois à rapatrier leurs ressortissants. Ils pensaient en avoir le temps avant le 11 septembre, voire au pire avant le 30 août minuit. Mais Washington en a décidé autrement en choisissant le 15 août, date de la fête nationale indienne. Un avertissement lancé à New Dehli qui n’apprécie pas que les Pachtous du président Ghani soient remplacés par ceux de l’émir Akhundzada alors qu’ils soutiennent d’autres ethnies.

Les scènes de panique que nous avons vues aux aéroports de Kaboul nous ont rappelé celles de Saïgon lors de la défaite US au Vietnam. C’est effectivement tout à fait identique. Les Afghans qui s’accrochent aux aéronefs ne sont pas pour la plupart des traducteurs des ambassades occidentales, mais des agents de l’« Opération Oméga » mise en place sous la présidence Obama [10]. Ce sont des membres de la Khost Protection Force (KPF) et de la Direction nationale de la Sécurité (NDS), des supplétifs de la contre-insurrection, comme les Vietnamiens de l’« Opération Phoenix ». Ils étaient chargés de torturer et d’assassiner des Afghans opposés à l’occupation étrangère. Ils ont commis tant de crimes que face à eux les Talibans sont des enfants de chœur [11].

Bientôt c’est un tout autre paysage que nous verrons en Afghanistan.

5— LES ÉTATS-UNIS N’ONT PAS PERDU L’AFGHANISTAN AU PROFIT DE LA CHINE, MAIS CONTRAINT LES SOCIÉTÉS CHINOISES À ACCEPTER LEUR PROTECTION

Les États-Unis n’ont rien perdus en Afghanistan parce qu’ils ne veulent pas y installer la paix. Ils n’ont rien à faire du million de morts qu’ils y ont occasionnés en 20 ans. Ils veulent juste que cette région soit instable, qu’aucun gouvernement ne puisse y contrôler l’exploitation des richesses naturelles. Ils entendent que les sociétés, de quels pays développés qu’elles viennent, ne puissent les exploiter qu’en acceptant leur protection.

C’est le schéma popularisé par Hollywood du monde globalisé, protégé par une enceinte, dont des forces spéciales vont surveiller à l’étranger des sites d’exploitation dans des régions sauvages.

Cette stratégie a été élaborée par Donald Rumsfeld, le secrétaire à la Défense de George W. Bush, et par l’amiral Arthur Cebrowski, qui avait déjà informatisé les armées US. Elle est devenue, le 11 septembre 2001, la manière de penser de l’état-major US. Elle a été vulgarisée par l’adjoint de Cebrowski, Thomas Barnett, avec son livre The Pentagon’s New Map [12].

C’est ce changement de paradigme que le président Bush a qualifié de « Guerre sans fin ». Par ces mots, il voulait dire que les États-Unis lutteraient éternellement contre le terrorisme, ou plutôt qu’ils instrumenteraient éternellement des groupes terroristes pour empêcher toute organisation politique de ces régions.

Oui, des sociétés chinoises exploitent déjà des mines en Afghanistan, mais désormais, elles devront payer un tribut aux États-Unis ou feront l’objet d’attentats terroristes. C’est du racket, et alors ?

6— LES OCCIDENTAUX NE DÉFENDENT PAS LES LUMIÈRES FACE À L’OBSCURANTISME, MAIS LES INSTRUMENTENT SANS COMPLEXE

La première dame des États-Unis, Laura Bush, nous a tous fait pleurer en nous racontant l’histoire de petites filles massacrées par les Talibans parce qu’elles avaient osé se mettre du rouge à ongle. Mais la vérité est tout autre.

Lorsque le président Carter, Zbigniew Brzeziński et Alexandre de Marenches ont soutenu les islamistes afghans, en 1978, ils combattaient les communistes qui ouvraient des écoles pour les filles. Parce que pour eux la lutte contre les alliés de l’URSS passait avant les droits de l’Homme. De même aujourd’hui, le président Biden et son secrétaire d’État Antony Blinken soutiennent les Talibans parce que, pour eux, le contrôle de l’accès aux richesses naturelles du Moyen-Orient élargi passe avant les Droits de l’homme. Et ils font la même chose en Iraq, en Libye et en Syrie.

Les États-Unis n’ont pas seulement soutenu les islamistes dans les pays en guerre. Ainsi, ils ont mis en pouvoir au Pakistan le général Muhammad Zia-ul-Haq, un membre de la Confrérie des Frères musulmans, pour que son pays serve de base arrière aux combattants anti-Soviétiques. Il renversa la démocratie, pendit le président Zulfikar Ali Bhutto et rétablit la charia. La fille du président Bhutto, Benazir Bhutto, qui fut Premier ministre pakistanais dans les années 90, fut assassinée à son tour par les Talibans.

Inutile de revenir sur les crimes de la contre-insurrection occidentale, la panique de leurs Collaborateurs aux aéroports de Kaboul suffit.

Si l’islamisme et la laïcité ont été utilisés pour manipuler les Afghans et pour enfumer les Occidentaux, la vie politique en Afghanistan ne repose pas sur ces concepts, mais d’abord sur les divisions ethniques. Il y en a une quinzaine, dont la plus nombreuse, les Pachtouns, sont également fortement implantés au Pakistan. Ce pays reste tribal et n’est pas encore une Nation. D’autres ethnies sont soutenues par d’autres pays de la région parce qu’elles sont aussi présentes chez eux.

7— LA FRANCE N’A PAS TOUJOURS SOUTENU LES CRIMES DES ÉTATS-UNIS EN AFGHANISTAN, MAIS UNIQUEMENT DEPUIS LE PRÉSIDENT SARKOZY

Selon le président Emmanuel Macron : « Le Président Jacques Chirac, dès octobre 2001 a décidé la participation de la France à l’action internationale, par solidarité avec nos amis et alliés américains qui venaient de subir une attaque effroyable sur leur sol. Avec un objectif clair : combattre une menace terroriste qui visait directement notre territoire et celui de nos alliés depuis l’Afghanistan, devenu le sanctuaire du terrorisme islamiste » [13].

C’est une manière distrayante de gommer un conflit caractéristique de la France. En octobre 2001, le président Chirac s’est violemment opposé à ce que l’armée française participe à l’occupation anglo-saxonne de l’Afghanistan. Il n’a autorisé de déploiement que dans le cadre de la résolution 1386 du Conseil de sécurité des Nations unies. Les soldats français étaient certes placés sous les ordres de l’Otan, mais dans le cadre de la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS). Ils ne participaient qu’à l’assistance à la reconstruction. Ils ne faisaient pas de prisonniers, mais arrêtaient éventuellement des combattants qu’ils remettaient immédiatement au gouvernement afghan. C’est le président Nicolas Sarkozy qui changea ce statut et rendit la France complice des crimes des États-Unis. C’est à cause de ce changement que la France exfiltre actuellement des membres de la « Khost Protection Force (KPF) et de la Direction nationale de la Sécurité (NDS). Et elle en paiera probablement le prix.

[1] « Allocution de Joe Biden sur l’Afghanistan », par Joseph R. Biden Jr., Réseau Voltaire, 16 août 2021.

[2] « Les gentlemen du Cercle Pinay », Réseau Voltaire, 11 mars 2004.

[3] Dans le secret des princes, Christine Ockrent & Alexandre de Marenches, Stock (1986).

[4] « Oui, la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes … », par Zbigniew Brzeziński, Le Nouvel Observateur (France), Réseau Voltaire, 15 janvier 1998.

[5] « La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 mai 2004.

[6] Conversation de l’auteur, en 2003, avec un officier du KGB ayant participé à cette opération.

[7] La CIA a rencontré Ben Laden à Dubaï en juillet », par Alexandra Richard, Le Figaro, 31 octobre 2001.

[8] « Hospital Worker : I Saw Osama », CBS Evening News, 28 janvier 2002.

[9] Classified Woman : The Sibel Edmonds Story : A Memoir, Sibel Edmonds (2012).

[10] Obama’s Wars, Bob Woodward, Simon & Schuster (2010.

[11] « Armed Governance : the Case of the CIA-Supported Afghan Militias », Antonio De Lauri & Astri Suhrke, in Afghanistan : Militias Governance and their Disputed Leadership. Taliban, ISIS, US Proxy Militais, Extrajudicial Killings, War Crimes and Enforced Disappearances, Musa Khan Jalalzai, Vij Books India Pvt Ltd (2020).

[12] « La doctrine Rumsfeld/Cebrowski », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 mai 2021.

[13] « Allocution d’Emmanuel Macron sur l’Afghanistan », par Emmanuel Macron, Réseau Voltaire, 16 août 2021.

 

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Le grand cirque continue : Entre Talibans et COVID (Gilad Atzmon)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 26 août 2021 by Résistance 71

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“Tandis qu’Athènes est associée à l’idée que la vérité est découverte par la raison, Jérusalem prétend que la vision de la vérité est délivrée par la révélation. Athènes est donc le lieu de la philosophie, du “logos” et de la science ; Jérusalem d’un autre côté, est la capitale de la loi et de l’obéissance. D’une perspective philosophique, Jérusalem et Athènes ne partagent aucune méthodologie commune. La soumission à un régime de la correction, du politiquement correct, c’est se soumettre à Jérusalem. Ceci constitue une stricte divergence d’avec Athènes et son esprit.”

~ Gilad Atzmon, 2017 ~

Article très complémentaire de notre article du 23 août :  “Du COVID aux Talibans… De la diversion au parachèvement du règne de la peur”

Entre Talibans et COVID

Gilad Atzmon

Août 2021

url de l’article original:
https://gilad.online/writings/2021/8/4/in-between-taliban-and-covid

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Faut-il être un génie pour comprendre que le colossal échec de la guerre américaine en Afghanistan est identique à cette désastreuse “guerre contre le COVID” ? Il est sans doute très clair que ce sont pratiquement les mêmes personnes qui ont mis au point les stratégies fatales qui menèrent à une défaite grandiose dans ces deux conflits absolument non nécessaires. Nous avons ici à faire avec des gens qui adhèrent complètement au concept de guerre et de destruction. Ce sont des gens qui ne cherchent en rien la paix, l’harmonie ou la réconciliation ni avec la nature ni même avec d’autres segments de l’humanité.

Nos “stratèges” de la pandémie ont cru que cela était en leur pouvoir d’éliminer le SRAS-CoV-2 de la surface de la terre. Ils étaient convaincus de la même manière que les Talibans pouvaient être éradiqués. Ils avaient bien entendu complètement tort.

Mais les progressistes et la soi-disant gauche ont aussi une responsabilité impardonnable dans ces affaires catastrophiques. La gauche ne fut pas responsable de la planification des “stratégies”. Elle ne fut que pas vraiment participante dans les think tanks néoconservateurs, elle ne fut pas impliquée dans la promesse de Pfizer d’arranger le génome humain. Elle ne conseilla pas Netanyahou, Trump ou Johnson en 2020 comme elle ne fut pas parmi les conseillers de Bush et consorts en 2001. Mais elle fut la première à soutenir la “guerre contre la terreur” des conservateurs sionistes (NdT: parce qu’il y a autant de sionistes de “gauche” que de sionistes de “droite”, la peste sioniste n’a pas de couleur politique, elle est une doctrine coloniale “obligée”, forcée sur la base d’une “culpabilité” collective fabriquée…), essentiellement au nom de “l’interventionnisme moral”. Elle a pareillement été parmi les plus enthousiastes de l’expérience courante de masse sur la population humaine.

On n’a pas besoin de gratter la surface pour constater que l’état juif a aussi eu un rôle central dans ces deux énormes bourdes. Les think tanks néo-cons qui poussèrent pour une intervention des Etats-Unis en Afghanistan étaient bien entendu constitués d’ardents juifs sionistes. En 2003, Ari Shavit écrivit dans le journal “Haaretz” : “La guerre en Irak a été conçue par 25 intellectuels néo-conservateurs, la plupart juifs, qui poussent le président Bush à changer le cours de l’histoire.” Le peuple qui s’est porté volontaire pour être les cobayes dans l’expérience Pfizer du COVID fut bien entendu les Israéliens. L’Israël de Netanyahou n’a pas tenté de vivre avec le COVID, elle a au contraire traité le virus comme un Amalek contemporain, une peste antisémite qui devait être éradiquée : le Mossad et la FDI ont joint leurs forces dans la guerre contre le covid. Lorsque le nombre de cas covid sembla diminuer grandement, Israël fut prompte à déclarer victoire dans la guerre contre le virus.

Mais la réalité est bien plus embarrassante. En Afghanistan, les Talibans sont plus forts que jamais. L’Amérique a quitté le pays qu’elle avait promis de “libérer” avec la queue entre les pattes. Dans la lutte contre le COVID, l’Amérique est pareillement défaite. Aux Etats-Unis, une étude du CDC a montré que les gens vaccinés constituent quelques 74% des cas covid d’une ville balnéaire de l’état du Massachussetts. Et en Israël, le variant Delta a fait son aliya avec grand succès. Les gens vaccinés sont maintenant sur-représentés dans les cas de variants Delta et pareillement représentés dans les cas critiques de la maladie. Il y a quelques jours, un médecin israélien admettait que 90% de ses patients étaient vaccinés.Le vaccin se désintègre devant nos yeux.” a t’il dit.

Le théoricien moderniste et stratège militaire du XIXème siècle Carl von Clausewitz avait défini la guerre comme “la continuation de la politique par d’autres moyens”. Mais dans l’univers globalisé sioniste dans lequel nous vivons, la politique n’est que la continuation de la guerre. Maintenir le monde dans un conflit permanent est le mantra globaliste principal alors que les gens se soumettent plus facilement lorsqu’ils ont peur. Cette philosophie a maintenu le sionisme a top depuis des décennies. Elle a maintenu les juifs unis pendant deux millénaires mais cela a eu un prix. L’histoire juive n’est pas exactement une histoire tranquille.

Ce ne devrait en fait pas être à moi de rappeler à mes compagnons, frères et sœurs en amour qu’aimer son prochain peut aussi vouloir dire de rechercher la paix et l’harmonie avec l’univers dans sa totalité (tous les virus compris…)

= = =

“Depuis quelque temps déjà, nous, les gens qui errons sur cette planète, avons été réduits à n’être qu’une audience de ce drame dévastateur qui raconte l’histoire de notre propre destruction. Malgré toutes les promesses démocratiques libérales, nous ne sommes plus des acteurs, mais des sujets oubliés et sans voix. Le temps de s’exprimer haut et clair est venu…
L’être et le temps sont comme le bout de notre nez, si près que nous ne pouvons les voir. La vérité est là, à tout moment, tout ce que nous avons à faire est d’ouvrir les yeux et de la contempler… Je parle ici d’un retour vers Athènes.”
~ Gilad Atzmon, 2017 ~

Traduction Résistance 71 de son livre “Being in Time”, 2017

Gilad Atzmon sur Résistance 71

Phone hacking claims

Le grand cirque de l’illusion

Reprise… de voler : Quand les barbus volent au secours de Bébert Corona (Résistance 71)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, CIA et traffic de drogue, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 23 août 2021 by Résistance 71

 

TalebaNI-MOSSAD-CIA
Les talibans force synthétique…

 

“Il est très clair qu’en mai 1979, quelques mois avant l’invasion soviétique de l’Afghanistan, l’ISI (services de renseignement pakistanais) mit la CIA en contact avec Hekmatyar, le protégé de l’ISI, qui allait devenir la figure centrale du trafic de drogue des moudjahidines. La CIA fit cela à un moment où le commerce international de l’héroïne souffrait d’une chute importante à cause de la baisse de production d’opium dans le triangle d’or et que la CIA cherchait à construire une nouvelle source de production.

[…] Le contrôle du flot de la drogue apparaît comme être devenu une bonne partie de la stratégie de la CIA et de l’ISI pour transférer vers le nord, vers l’URSS la guerre en Afghanistan. Le directeur de la CIA, William Casey, semble avoir promu un plan qui lui fut suggéré par le patron de la DGSE française, Alexandre de Marenches, afin que la CIA fournisse de l’héroïne aux troupes russes afin de leur nuire de l’intérieur. Bien que de Marenches ait nié ensuite que ce plan fut mis en application, il y a un certain nombre de rapports indiquant que de l’héroïne, du haschish et même de la cocaïne, furent introduits et atteignirent les troupes soviétiques et que la banque BCCI liée à la CIA et l’ISI, ainsi que quelques agents du renseignement américain, ´étaient profondément impliqués dans le commerce de la drogue, ce avant que la guerre ne soit finie.”

~ Peter Dale Scott, “Drugs, Oil and War, the USA in Afghanistan, Colombia and Indochina”, 2003 ~

Traduction Résistance 71

 

Du COVID aux Talibans… De la diversion au parachèvement du règne de la peur

ou comment terroriser pour toujours mieux diviser et régner

 

Résistance 71

 

23 août 2021

 

CoV2
Bébert Corona… Bouh !

 

Bébert + Barbus =  Bébarbus

Rendons-nous à l’évidence, Bébert Corona ne tient pas la distance, les gens y croient de moins en moins, la résistance aux injections OGM et au passe-sanitaire dictatorial fait rage et s’organise, partout… Faut donc une diversion de poids qui ferait potentiellement coup double… Donc, l’oligarchie nous ressort les Talibans du placard où ils avaient été rangés depuis quelques années, et toute la litanie “terroriste” qui va avec. Place donc, en sus de Bébert essoufflé, à la saga “Talibans II, le retour” ! L’alliance Corona SRAS-CoV-2 / Barbus islamistes n’est pas si improbable que ça quand on y réfléchit bien. Ils sont tous deux des créations synthétiques des labos de l’empire anglo-américano-sioniste. Si la création de Bébert Corona est récente (voir notre article / traduction du 25 mars 2020 sur sa création dans les labos de l’université de Caroline du Nord aux Etats-Unis entre 2006 et 2015 pour être récupéré par le Pentagone à des fins de guerre biologique), il ne faut pas avoir la mémoire courte et fouiller un peu pour revisiter la création des Talibans dans le laboratoire géopolitique de l’empire…

ZB-OBL-Pakistan
Brzezinski et Ben Laden, camp Pakistan, 1980

Flashback donc à la fin des années 70 et au gouvernement de Jimmy Carter et son conseiller à la sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski.

A cette époque, l’oligarchie du capitalisme mondialiste monopoliste décide que l’URSS ne remplie plus ses fonctions de marché captif pour lequel elle avait été créée en 1917 par la City de Londres et sa succursale de Wall Street. Une guerre n’est pas possible car elle dégénérerait en conflit thermonucléaire planétaire pour le moins… contre-productif, il est donc décidé d’imploser l’empire soviétique en le minant de l’intérieur sur ses lignes de fractures culturelles et religieuses, essentiellement musulmanes. L’affaire est longue et se déroule sur plusieurs décennies, mais brièvement, l’URSS est piégée à intervenir pour soutenir le gouvernement afghan pro-soviétique qui est sous attaque intérieure. Les troupes soviétiques entrent en Afghanistan, qui deviendra leur Vietnam. Pour lutter contre l’URSS, l’occident agit par procuration et les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, aidés de leur allié pakistanais et son puissant et mafieux service de renseignement l’ISI, créent en Afghanistan une force de résistance appelée les “moudjahidines”. Au service de la CIA, MI6 et ISI se trouve un saoudien, financier et héritier d’une grosse famille du BTP saoudienne du nom d’Oussama Ben Laden. Celui-ci est en charge du recrutement et du financement partiel des “moudjahidines”, les données générées entrant dans une base de données secrètes : “Al Qaïda” en arabe. La Base. Le groupe “taliban” n’existe pas encore à l’époque, ce sont de fait les “moudjahidines”, visités et motivés sur place par Brzezinski et Robert Gates de la CIA en personne, qui formeront l’ossature de ce qui deviendra plus tard les “Talibans”, via une métamorphose en une “légion arabe”, qui endoctrinera les tribus locales, essentiellement pachtounes, infiltrées par des membres de l’ISI pakistanais qui est sous total contrôle, comme le gouvernement pakistanais du reste, de la secte des “Frères Musulmans”, elle même sous contrôle depuis les années 1920 des services de renseignement britanniques. Pour résumer une longue histoire : les “Talibans” sont une création de l’empire, mis en place pour essentiellement favoriser dans les années 90 le passage d’un oléoduc / pipeline d’UNOCAL (sphère Rockefeller). Une délégation talibane fut reçue en grande pompe à la maison blanche de Clinton. L’accord de l’oléoduc tomba à l’eau, peut-être fut-il sciemment saboté. Quelques mois plus tard, les attaques du 11 septembre 2001 avaient lieu et le monde devint ce qu’il est aujourd’hui. Dès octobre 2001, les Etats-Unis bombardaient et attaquaient l’Afghanistan et les troupes américaines et otanesques y pénétrèrent peu de temps après. Les Talibans tombèrent et prirent le maquis après la fuite de leur chef, le mollah Omar, à mobylette, poursuivi par la moitié de l’armée yankee.

Les Talibans sont une secte religieuse fondamentaliste se comportant comme toute secte religieuse de cette mouture, chrétiens compris, donc rien de nouveau sous le soleil au sujet des “droits et libertés”, la charia fait loi. Ceci dit, durant leur temps au pouvoir en Afghanistan, la culture du pavot pour l’opium et l’héroïne fut éradiquée. Sous le contrôle yankee et otanesque, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial d’opium et d’héroïne. De fait, les armées occidentales ne furent en rien déployées pour “traquer les terroristes islamistes”, qui sont tous sous contrôle des services occidentaux depuis le premier jour, mais bel et bien pour protéger sur le terrain, les cultures et récoltes de pavot et d’opium pour le trafic de l’héroïne. La base de Bagram fut durant des années le pivot de ce trafic. Depuis cette base des milliers d’avions militaires décollèrent en direction de la plus grande base américaine en occident, au Kosovo, Camp Bonsteele, à la manière de ce qui était organisé depuis le Laos avec Air America lors de la guerre secrète menée en parallèle de celle du Vietnam. De fait, opium et héroïne étaient déjà suppléés aux troupes soviétiques, dans un trafic local entretenu et protégé par les services anglo-américains et l’ISI pakistanais. Le trafic international de la drogue : héroïne en provenance d’Asie et essentiellement maintenant d’Afghanistan et la cocaïne en provenance de Colombie, est une “chasse gardée” de la maison blanche comme l’a appris à ses dépends l’ex-flic des stups du LAPD Michael Ruppert, “suicidé” ll y a quelques années et auteur de l’ouvrage” “Crossing the Rubicon” dans lequel il explique les dessous de bien des affaires narco-géopolitiques pour les avoir vécues en première main, y compris l’implication de la CIA jusqu’au cou dans le trafic de drogue.

N’oublions pas non plus que la banque de la CIA à l’époque, la BCCI, était une ancienne banque pakistanaise chapeautée par l’ISI, rachetée par les Yankees à des fins de blanchiment d’argent sale et de financements occultes d’opérations barbouzes clandestines. Tout se tient, rien n’arrive pas “hasard”.

Alors, il n’y a pas eu de combats récents. Les Talibans n’ont gagné aucune guerre, ils n’ont pas “chassé” les Yankees et l’OTAN d’Afghanistan, contrairement aux Vietnamiens / Indochinois. Les Talibans ne font que récupérer ce que les occidentaux viennent de leur laisser… Pourquoi ? Il semblerait qu’il y ait d’autres intérêts géostratégiques en jeu. On apprend aussi que la Turquie du frère musulman et voyou de longue date Erdogan, achemine des djihadistes sous son contrôle depuis la Syrie vers l’Afghanistan. Sans doute pour sécuriser les champs de pavot que les Talibans seront sommés de ne pas toucher et de mettre en place des camps d’entrainements. Les Talibans ont reçu une énorme part du matériel militaire laissé sur place par les Etats-Unis dans la “panique” fabriquée de leur soi-disant départ. Les Talibans opèrent un pivot vers la Chine et la Russie, ce qui est sans doute un leurre pour piéger les deux pays non plus militairement mais économiquement en Afghanistan, riche en ressources naturelles et aussi zone particulièrement stratégique de passage entre les continents. Nous sommes d’accord avec Thierry Meyssan qui dit dans son dernier papier en date, que les Russes et les Chinois devront dans le futur, payer un tribut aux Yankees pour commercer en Afghanistan, sous peine de voir leurs entreprises faire l’objet d’attaques “terroristes”, attaques perpétrées par des mercenaires “djihadistes” à la solde de l’empire bien évidemment… Le Racket continue, y a pas de raison que ça s’arrête, on ne change pas une équipe qui gagne.

Bien entendu, le battage médiatique occidental remet la “menace barbue” au goût du jour. L’affaire Corona s’épuise, le pot au rose de la supercherie commence à poindre et vu le crime commis par injections OGM mortifères à l’échelle planétaire, les foules ne devraient pas pardonner de si tôt aux ordures du pouvoir et de la finance. Il faut donc une nouvelle diversion à l’oligarchie et aussi recréer une nouvel peur. Quoi de mieux que de ressortir les barbus islamistes du placard et la “menace talibane” planétaire combinée aux effets de la peur, s’estompant certes, de Bébert Corona.

coronacircus

Suivant la énième injection Pfizer / Moderna / J&J, les criminels transnationaux du capitalisme monopoliste mondialiste vont bien nous sortir une “injection” miracle 2 en 1 : anti-covid et anti-barbus-islamistes. La peur est la seule chose qui ait tenu et qui tienne toujours le système en place. Tout n’est qu’une question de degré. Nous l’avions dit du reste il y a bien des années et le répétons dès que l’occasion se présente: il n’y a pas de différence fondamentale entre un régime dictatorial hitlérien, mussolinien, maoïste, léniniste, pol potiste ou de quelque obédience religieuse que ce soit et les “démocraties”, républiques modernes et post-modernes… Tout n’est qu’une question de degré dans l’oppression et l’exploitation. En ce qui concerne la France, nous avons vu à l’œuvre ce changement de degré avec les trois derniers guignols qui ont occupé la “présidence” de cette mascarade républicaine avérée: Sarkozy, Hollande et le fond de l’abysse avec Macron (difficile de croire qu’on puisse aller plus bas…).

Le fait est qu’il est important que chacun et chacune d’entre nous ait enfin présent à l’esprit ce fait indéniable que se doit de devenir vérité universelle : il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir. Il est important de lâcher prise de toute illusion réformiste de cette supercherie et mascarade “démocratique” étatico-capitaliste. Nous devons le comprendre, l’intégrer dans notre réflexion critique sur notre réalité socio-politique, ainsi que dans nos actions pour changer radicalement cette réalité et parvenir enfin à réaliser notre humanité au sein d’une société en harmonie avec elle-même et avec la nature, au delà de toutes les impostures et supercheries étatico-marchandes dont on nous gave depuis des siècles et qu’on nous affirme être “la seule alternative à la bonne marche du monde”.

L’oligarchie nous prépare une seconde fournée de terreur planétaire en sus de celle fabriquée du COVID. Le but est de porter l’estocade finale qui permettra de combiner les mesures dictatoriales dites “sanitaires” fraîchement créées avec des mesures supplémentaires de contrôle qui seront présentées comme de “sécurité anti-terroriste” et dans ce système une place d’honneur sera faite, soyez-en convaincus chers lecteurs, à ce qui va bientôt émerger des cerveaux malades de nos dirigeants criminels comme étant la menace suprême, celle du “terrorisme domestique”, vous savez, tous ces “radicaux” anti-vaccins, antisémites et anti-démocratie républicaine, tous ces cancrelats conspis qui refusent la “vérité scientifique” si bien intentionnellement distillée par nos bons gouvernements n’œuvrant que pour l’intérêt général… néo-malthusien bien sûr. Allez hop ! Au goulag et que ça saute !…

Nous arrivons à la croisée des chemins. L’heure du choix est là. Leur monde est celui de la peur, de l’antagonisme et du conflit permanent, de la mort ; celui que nous devons construire dès aujourd’hui, sur des fondations d’amour et de coopération est celui de la complémentarité bien comprise, de l’entraide, de l’amour de soi, de son voisin et de la terre-mère, celui de la vie.

Le choix devrait pourtant être simple non ?

A lire, ce livre qui nous sert de source importante en ce domaine depuis bien des années :

Peter Dale Scott, “Drugs, Oil and War, the USA in Afghanistan, Colombia and Indochina”, 2003

Nous ne pensons pas qu’il existe une traduction française de ce livre.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

ZB_Talibans

« Qu’est-ce qui est le plus important pour l’histoire du monde ? Les Talibans ou l’effondrement de l’empire soviétique ? Quelques musulmans énervés ou la libération de l’Europe centrale et la fin de la guerre froide ? »
~ Zbigniew Brzezinski ~

 

BDattenta_terrorisme

hysterie
Formule magique… 2 en 1

Guerre impérialiste en Syrie: Al CIAda-Al Nousra se réorganise en Syrie sous l’égide du MI6 britannique…

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Réorganisation d’Al Qaïda en Syrie

 

Réseau Voltaire

 

29 janvier 2017

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article195103.html

 

Suite à la rencontre d’Astana au cours de laquelle le point de vue de la Turquie s’est rapproché de ceux de la Russie et de l’Iran, et de la rencontre de Moscou au cours de laquelle l’opposition pro-turque a discuté avec l’opposition républicaine, une guerre intestine se développe entre les groupes armés.

Dans ce contexte, Al-Qaïda a réorganisé ses forces et annoncé la création d’Hay’at Tahrir al-Sham (l’Assemblée pour la Libération du Levant).

Cette nouvelle dénomination regroupe Jabhat Fath al Sham (anciennement Front Al-Nousra), Harakat Nour Al-Din Al-Zanki (CIA), Liwa Al-Haqq, Ansar Al-Din et Jaysh Al-Sunnah (également lié à la CIA).

L’opération est soutenue par le MI6 qui a composé le logo de la nouvelle organisation (photo).

La nouvelle entité comprend diverses personnalités issues du Mouvement islamique des hommes libres du Sham (« Ahrar al-Cham »), sans que l’on sache pour le moment si ce groupe s’est scindé ou si ces personnalités annoncent son prochain ralliement. 
 le Saoudien cheikh Abdullah al-Muhaysini (l’ancien chef des « modérés » d’Alep-Est qui y présidait le Tribunal de la Charia), 
 Abu Yusuf Muhajir (ancien porte-parole militaire), 
 Abou Saleh Tahan (ancien n°2 de l’organisation).

Ahrar al-Cham est/était un groupe terroriste financé par l’Arabie saoudite et dont les relations sont déterminées par le Royaume-Uni. Son ministre des Affaires étrangères, Labib al-Nahhas, est un Britannique membre du MI6. Il circule librement en Europe et a publié il y a un an et demi une tribune libre dans le Washington Post.

Guerres impérialistes occidentales en Afrique: Du Mali à l’Algérie, la légion islamiste de la CIA donne le prétexte aux interventions néocolonialistes…

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Un agent de la CIA prend la responsabilité de l’attaque de la centrale gazière algérienne

 

Kurt Nimmo

Le 22 Janvier 2013

 

url de l’article original (avec vidéo en anglais):

http://www.infowars.com/cia-operative-takes-responsibility-for-algerian-gas-plant-attack/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans la vidéo ci-jointe (voir l’article original en anglais), Mohktar Belmokhtar, pensé être le cerveau de l’attaque terroriste islamiste de la brigade Al-Mulathamin (brigade masquée) sur le complexe gazier d’In Amenas en Algérie, a endorsé la responsabilité de l’opération.

Belmokhtar a été recruté et entraîné par la CIA en Afghanistan. Il est une recrue “arabe afghane” d’Afrique du Nord et a combattu avec les moudjadines de la CIA et des services de renseignement pakistanais de l’ISI (Inter Services Intelligence), moudjadines qui se sont ensuite scindés en Al Qaïda et Talibans. Après la guerre civile afghane mortelle qui a clâmée plus de 500 000 vies, Belmokhtar est retourné en Algérie en 1993 et a rejoint le Groupe Salafiste de Prédication et de Combat.

Ce groupe a été fondé par Hassan Hattab un ancien commandant du Groupe Islamiste Armé (GIA). Mohamed Samraoui, le spécialiste et adjoint au contre-espionage militaire algérien, affirme que le groupe a été établi par l’armée algérienne dans une tentative d’affaiblissement et de destruction du Front Islamiste du Salut (FIS) modéré, parti politique devant prendre le pouvoir au cours d’élections en Algérie. Les membres du groupe salafiste furent recrutés par les services de renseignement algérien à leur retour d’Afghanistan.

En 2007, le Groupe Salafiste de Prédication et de Combat changea de nom pour devenir l’organisation Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et s’aligna avec le Groupe de Combat Islamiste Libyen. En Novembre 2007, le second d’Al Qaïda Ayman al-Zawahiri s’adressa dans une vidéo où il annonçait que le groupe libyen avait rejoint Al Qaïda.

“AQMI, depuis 2007, a établi des relations étroites avec le groupe de combat islamiste libyen, dont les chefs ont aussi été recrutés et entraînés par la CIA en Afghanistan,” écrit Michel Chossudovsky. “Ce groupe libyen est secrètement soutenu par la CIA et les services britanniques du MI6”.

D’après un document du MI6, le renseignement britannique connaissait les desseins du groupe libyen d’assassiner Kadhafi en 1995, impliquant des “vétérans libyens ayant combattu en Afghanistan”. Le rapport gagna en crédibilité dans la mesure où les autorités britanniques permirent alors aux membres du groupe vivant au Royaume-Uni de s’engager dans des activités soutenant l’organisation islamiste malgré le fait que celle-ci soit considérée officiellement comme terroriste.

En plus du soutien des services américains et britanniques, AQMI et d’autres groupes salafistes en Afrique reçurent le soutien de l’Arabie Saoudite et du Qatar. La DGSE française mentionna dans un rapport au ministère de la défense que le Qatar soutenait le terrorisme au nord du Mali (in a report).

Le premier ministre algérien Abdelmalek Sellal a dit que l’attaque de la centrale gazière d’In Amenas dans la sahara “incluait deux Canadiens et une équipe d’experts en explosifs, qui avaient mémorisés le plan d’occupation des sols du complexe et était prêt à faire sauter l’ensemble”, a rapporté la chaîne canadienne CBC.

L’attaque sensationnelle qui prît place en Algérie est maintenant exploitée par les médias de l’establishment comme un outil de propagande pour renforcer la “guerre mondiale contre la terreur” et pour, une fois de plus, mettre en exergue l’audace d’Al Qaïda et des groupes salafistes associés créés par la CIA, les services pakistanais de l’ISI et du MI6 britannique, le tout financé par l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Les chantres du globalisme ont pleinement l’intention d’étendre leurs opérations au plus profond d’une Afrique riche en ressources naturelles. Le haut commandement militaire américain pour l’Afrique, AFRICOM, et les français, avec le soutien de Cameron et de la Grande-Bretagne, sont en train de mettre au pas l’Afrique en utilisant l’énorme épée de Damoclès que représente Al Qaïda et sa panoplie de groupes salafistes associés, tout cela  donnant le prétexte nécessaire à toute intervention.