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Colonialisme et guerre impérialiste: Opération Condor 2.0 en marche contre le Venezuela… pétrole oblige (RT)

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, chine colonialisme, CIA et traffic de drogue, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 8 juin 2019 by Résistance 71


… aussi au Venezuela

 

Armées des ombres: paramilitaires, mercenaires et forces spéciales au Venezuela

 

Romain Mingus (RT)

 

7 juin 2019

 

url de l’article:

https://francais.rt.com/opinions/62807-armee-ombres-paramilitaires-mercenaires-forces-speciales-venezuela

 

Mercenaires, forces spéciales étrangères… à qui Washington essaie-t-il d’avoir recours pour arriver à ses fins au Venezuela? Romain Migus poursuit son analyse.

Le 14 mars 2018, Erick Prince, le fondateur de l’entreprise militaire privée Academi (NdR71: ex-Blackwater), réunissait une centaine de personnalités dans son ranch de Virginie. L’invité d’honneur, ce jour-là, n’était autre que Oliver North, figure principale avec Elliott Abrams, l’actuel envoyé spécial des Etats-Unis pour le Venezuela, de la sale guerre contre le Nicaragua dans les années 80. Ce retour de Erick Prince sous le feu des projecteurs, après sa mise à l’écart des administrations états-uniennes (tout comme son collègue Abrams), aurait dû être un signal d’alerte. Mais ce n’est qu’un an plus tard que l’on apprendra que le fondateur d’Académi se disposait à recruter 5 000 mercenaires pour le compte de Juan Guaido. Ce plan macabre n’aurait, pour l’instant, trouvé ni l’écho de la Maison Blanche, pourtant sensible à l’influence de Prince, ni le financement nécessaire de 40 millions de dollars, somme ridicule si l’on tient compte du vol de plusieurs milliards de dollars appartenant à l’Etat vénézuélien par l’administration étatsunienne.

Pourtant, le recrutement de mercenaires a déjà commencé. Le 29 novembre 2018, le président Maduro dénonçait lors d’une allocution télévisée la constitution d’un bataillon de 734 chiens de guerre sur les bases militaires d’Eglin en Floride et de Tolemaida en Colombie. Le 23 mars 2019, le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez, annonçait que 48 mercenaires recrutés au Salvador, au Honduras et au Guatemala étaient rentrés sur le territoire vénézuélien, dans le but d’y commettre des attentats contre les hautes autorités du pays, ainsi que des actes de sabotages, et d’opérations sous fausses bannières. Selon les services de renseignement du Venezuela, ces mercenaires avaient été recrutés par Roberto Marrero, bras droit de Juan Guaido. Que ce soit via Erick Prince ou par d’autres modalités, le recrutement de mercenaires afin de déstabiliser le Venezuela, est une sinistre réalité.

Le jour de l’arrestation de Marrero, les services de sécurité vénézuéliens ont capturé Wilfrido Torres Gómez alias Necocli, le chef de la bande narcoparamilitaire colombienne «Los Rastrojos». Comme les mercenaires, les paramilitaires colombiens sont un acteur étranger fondamental de la future armée dont pourrait disposer Guaido.

Le jour de l’arrestation de Marrero, les services de sécurité vénézuéliens ont capturé Wilfrido Torres Gómez alias Necocli, le chef de la bande narcoparamilitaire colombienne «Los Rastrojos». Comme les mercenaires, les paramilitaires colombiens sont un acteur étranger fondamental de la future armée dont pourrait disposer Guaido.

Les paramilitaires sont une excroissance du conflit colombien. D’abord créés par des propriétaires terriens et des militaires, ou dans le sillage des cartels de la drogue, ces groupes chargés des besognes les plus inavouables, se sont rassemblés sous le commandement des Autodéfenses Unies de Colombie (AUC). De 1997 à 2006, ils firent régner la terreur en déplaçant des populations entières sur le territoire colombien, et se chargeant des exactions que ne voulaient pas assumer les services de l’Etat. Sous le gouvernement d’Alvaro Uribe (2002-2010), les paramilitaires ont acquis une véritable prestance sur la scène politique, en tissant des liens avec des responsables politiques et économiques et allant même jusqu’à financer un tiers des parlementaires de ce pays, comme l’ont montré les documents saisis dans l’ordinateur du chef paramilitaire Jorge 40. Si leur activité principale reste liée au trafic de cocaïne, les paramilitaires agissent comme un Etat parallèle et influent. Dotés d’une autorité acquise au moyen d’une violence extrême et d’une terreur psychologique, ils imposent leurs normes sociales, politiques et économiques sur les territoires qu’ils contrôlent. La «démobilisation» des AUC en 2006 a eu pour conséquence l’implosion en plus petites structures, qui ont gardé le même modus operandi.

Les paramilitaires colombiens arrivent au Venezuela après le coup d’Etat contre Hugo Chávez en 2002. D’abord comme tueurs à gage de certains propriétaires terriens, soucieux d’éliminer les leaders paysans qui revendiquaient l’application de la réforme agraire. Ils commencent alors à investir certains quartiers des grandes villes tout en restant très actifs à la frontière colombienne.

Ils deviennent connus des vénézuéliens en mai 2004, après que 124 paramilitaires furent arrêtés dans les alentours de Caracas. Ils avaient été amenés par Roberto Alonso, un politicien d’opposition, dans le but d’assassiner Hugo Chávez et de hauts responsables de la Révolution. Au fil des ans, leur présence s’est confortée le long de la frontière, ainsi que dans certains quartiers des grandes villes où ils ont constitué plusieurs cellules dormantes. Sans oublier l’axe de communication stratégique menant des Andes à la côte caribéenne, couloir primordial pour la distribution de la cocaïne. C’est sur cette portion de territoire qu’ont d’ailleurs été arrêtés ou abattus la plupart des dirigeants paramilitaires qui se trouvait au Venezuela. C’est aussi sur cet axe que se trouvent, et ce n’est pas un hasard, les villes où ont eu lieu les affrontements les plus rudes lors des guarimbas de 2014 et 2017.

A la différence du crime organisé «classique», les paramilitaires disposent d’une hiérarchie militaire*, d’un appareil de renseignement, d’un armement conséquent, mais surtout agissent en fonction d’une politisation marquée par leur anticommunisme, acquise dès leur genèse dans la lutte contre les guérillas. Ils imposent leur orientation idéologique aux populations qu’ils soumettent.  A la différence de la pègre, ils gardent de très bonnes relations avec les élites colombiennes, pour qui ils jouent le rôle d’une armée parallèle. Leur utilisation contre le Venezuela permettrait à la Colombie de ne pas dégarnir les fronts internes que son armée maintient avec la guérilla.

A la frontière avec le Venezuela, les paramilitaires contrôlent le trafic de drogue, ainsi que la contrebande d’essence et d’aliments. Comme nous l’a rappelé Freddy Bernal dans une interview exclusive : «La Colombie produit 900 tonnes de cocaïne. Pour produire un kilo, tu as besoin de 36,5 litres d’essence et la Colombie n’en produit pas suffisamment. Les paramilitaires sont chargés d’acheminer par contrebande 36 millions de litres d’essence en provenance du Venezuela et destinés en grande partie à la production de cocaïne», et en retour contrôlent la distribution de drogue dans le pays voisin, par le biais des bandes criminelles vénézuéliennes.

Les affrontements de l’Etat bolivarien avec les paramilitaires sont de plus en plus récurrents. Non seulement pour lutter contre leurs multiples trafics mais surtout pour défendre la souveraineté de l’Etat sur le territoire. Selon Freddy Bernal, «les paramilitaires jouent le même rôle que celui qu’a tenu Daesh en Irak, en Libye et en Syrie. Ils visent à fragmenter notre territoire. C’est le Daesh d’Amérique Latine». Ils sont un rouage essentiel dans l’atomisation de l’Etat-Nation vénézuélien, un des objectifs majeurs de la guerre qui s’annonce.

De Roberto Alonso à Roberto Marrero, il existe de nombreux exemples montrant que les paramilitaires colombiens sont en lien avec l’opposition vénézuélienne. Mais ils répondent aussi aux desseins du Pentagone dans ses actions planifiées contre le Venezuela. Comme nous l’a révélé un document du SouthCom, la force militaire des Etats-Unis responsable de l’Amérique latine, les stratèges militaires étatsuniens préconisent de «recruter des paramilitaires principalement dans les camps de réfugiés de Cúcuta, La Guajira et le nord de la province de Santander, vastes zones peuplées de citoyens colombiens qui avaient émigré au Venezuela et maintenant rentrent au pays, pour fuir un régime qui a augmenté l’instabilité aux frontières, en mettant à profit l’espace vide laissé par les FARC, l’ELN toujours belligérant, et les activités [paramilitaires] dans la région du cartel du Golfe».

Comme on peut le voir, les Etats-Unis et leurs alliés latino-américains disposent déjà d’une armée. Celle-ci est composée d’une poignée de déserteurs et de combattants civils vénézuéliens, de membres du crime organisé, de mercenaires étrangers et de paramilitaires colombiens, le tout structuré par des forces spéciales des Etats-Unis, déjà présentes dans la région, et de l’appui tactique des armées des pays limitrophes. D’autres acteurs pourraient même s’inviter dans ce conflit. Ce qui expliquerait la présence de plusieurs centaines de militaires israéliens au Brésil et au Honduras.

L’armement de cette force militaire irrégulière est lui aussi en cours. Comme l’a dénoncé le gouvernement russe par la voix de  Maria Zakharova, porte-parole du ministère des affaires étrangères de ce pays : «Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN étudient actuellement la possibilité d’acquérir dans un pays d’Europe de l’Est d’un lot important d’armes et de munitions destinés aux opposants vénézuéliens. Il s’agit de mitrailleuses lourdes, de lance-grenades intégrés et automatiques, de missiles sol-air portables, de différentes munitions pour armes à feu et de pièces d’artillerie. Cette cargaison devrait être transportée au Venezuela via le territoire d’un pays voisin à l’aide d’avions-cargos de l’entreprise d’Etat ukrainienne Antonov.» Pas besoin d’être un expert militaire pour comprendre que ce type d’arsenal est le même que celui utilisé par les belligérants qui combattent la République Arabe Syrienne. Dans ce cas de figure, les Etats-Unis ou les pays voisins n’auraient même pas à assumer un rôle protagonique de premier plan dans la guerre irrégulière contre le Venezuela.

Dans le cas où l’étranglement économique, politique et financier du Venezuela ainsi que les différentes pressions psychologiques et diplomatiques ne parviendraient pas à renverser le président Maduro, alors le scénario que nous décrivons s’appliquera immanquablement. Les différentes composantes du front militaire auront la tâche de morceler le Venezuela, sans forcément répondre à un commandement central, mais avec l’objectif commun de rendre impossible le contrôle du territoire par le pouvoir légitime. Il convient maintenant d’analyser les stratégies pour arriver à de telles fins.

(*) Note de R71:
Les groupes paramilitaires, devenus une spécialité créative de la CIA depuis l’opération Condor des années 70, sont partout du Mexique au Chili. Ces groupes criminels liés par essence au narco-trafic (gérée par la CIA et rendant compte à la Maison Blanche) sont ceux qui harcèlent sans cesse les mouvements d’autonomie natifs au Mexique (Chiapas, Oaxaca, Guerrero), au Guatemala, au Brésil, en Argentine, au Chili etc… Ces groupes sont partie intégrante du programme de « contre-insurrection » de la CIA (COINTELPRO) dans tous les pays au sud de sa frontière. Au Moyen-Orient, de tels groupes furent créés par cette même CIA et les forces spéciales de l’OTAN et sont connues sous les dénominations d’Al Nosra et de l’EIIL ou Daesh de son acronyme arabe et tous les groupes affiliés…

 

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Guerre impérialiste au Venezuela: communiqué de solidarité du groupe chilien anarcho-communiste Solidaridad avec le peuple venezuelien…

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3RI

 

Communiqué public sur la situation au Venezuela

 

Mouvement communiste libertaire chilien Solidaridad

 

Février 2019

 

url de l’article:

https://robertgraham.wordpress.com/2019/02/09/chilean-libertarian-communists-on-the-venezuelan-situation/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Venezuela traverse une profonde crise de laquelle il est impossible d’exempter la responsabilité du leadership chaviste: un échec à ouvrir une voie qui permette au pays de dépasser sa sur-dépendance aux revenus du pétrole, l’inefficacité de la mise en place de mesures qui améliorent la situation économique du pays, la bureaucratie qui noie l’initiative populaire et tous les cas de corruption qui touchent les officiels et hauts-fonctionnaires officiant aux fonctions clefs de l’économie. Ceci ne représentant que quelques uns des problèmes irrésolus.

Mais quoi qu’il en soit, cette situation se tient au sein du cadre de la polarisation et du conflit de classes qui voit l’aile droite venezuelienne, représentante loyale des secteurs aisés de la population en conjonction avec les diverses administrations des différents gouvernements américains, mettre en place une stratégie de déstabilisation ayant pour but d’asphyxier l’économie venezuelienne en contribuant à la détérioration générale du cadre et du niveau de vie de la population venezuelienne, de millions de ses membres. L’objectif de cet effort est de minimiser le soutien populaire qui a essentiellement maintenu le processus du changement dans le pays.

Pire même, cette droite, qui se présente comme une alternative démocratique et qui cache son profond mépris pour la classe laborieuse derrière une langue de bois qui fait appel à la justice et au respect de la constitution qu’elle a autrefois copieusement insultée, opère de manière criminelle en faisant monter le niveau de la violence. Derrière la figure politique du président par interim auto-proclamé Juan Guaido et son Parti de la Volonté Populaire (Voluntad Popular), se cachant derrière de grands discours creux amplifiés par les médias, se tient une stratégie insurrectionnelle qui s’est révélée avec des attaques armées sur des baraquements militaires (NdT: sans doute pour faire basculer l’armée dans le camp de l’opposition…) [1], par la destruction de centres de santé publique, [2] par les incendies de hangars de stockage alimentaire pour les démunis, [3] parmi d’autres actions de sabotage qui eurent lieu durant ces dernières années.

Cela alla même jusqu’à l’assassinat de leaders politiques par des tueurs à gage [4] et jusqu’à des personnes brûléees vives pour le simple fait d’être chavistes. [5]

De ceci nous avons appris que si la droite reprend le pouvoir au Venezuela, non seulement elle mettra en place une politique de réajustement qui impliquera des privatisations d’entreprises publiques, un endettement accru auprès d’organismes financiers tels que le FMI et l’ouverture de projets pétroliers pour et avec des entreprises privées qui assumeront le rôle d’actionnaires principaux, [6] mais elle assumera également un gouvernement de revanche et de vengeance où la haine accumulée durant toutes ces années va se lâcher brutalement contre les secteurs organisés du peuple qui a osé rêvé d’un pays qui ferait sa transition vers un mode de vie non-capitaliste de vivre ensemble.

La réalisation d’un équilibre profond entre les progressistes d’Amérique Latine et en particulier de l’expérience venezuelienne, même avec toutes ses contradictions et potentiel est quelque chose qui reste à faire pour la gauche. Doit-on aussi dire que bien de ces expériences ont donné naissance à des processus politiques qui affligent directement la classe laborieuse. Mais malgré les différences légitimes que nous exprimons ouvertement avec ceux qui mènent le processus venezuelien, la gauche et le peuple doivent rejeter avec emphase cette nouvelle tentative de coup d’état, l’interférence non-stop des Etats-Unis et d’autres pays en matière de stratégie de déstabilisation, ceci incluant le gouvernement du président chilien Piñera et les secteurs politiques qui soutiennent sa politique étrangère depuis le Chili. Nous devons aussi demander à tous ces gouvernements qui se sont docilement rangés aux côtés de la position politique des Etats-Unis, de respecter les droits du peuple venezuelien à régler son propre conflit sans interférence d’autres états dans sa politique intérieure, en établissant a minima, la non-reconnaissance des délégations diplomatiques gagnées par Guaido.

Nous manifestons notre totale solidarité avec le peuple venezuelien directement depuis notre organisation, spécifiquement avec ces franges qui, même contre le grain chaviste et son leadership assument toutes les contradictions du changement en cours, qui luttent pour de nouvelles expériences dans la construction d’un pouvoir populaire qui va de la saisie des terres et de leur réorganisation collective à la socialisation d’entreprises auto-gérées par leurs propres ouvriers/salariés en passant par le gouvernement d’en bas (NdT: “et à gauche” comme dirait les compas zapatistes…) dans les communautés rurales et urbaines, [7] pour l’obtention d’espaces qui préfigurent le chemin du peuple qui lutte contre les conséquences généralisées du capitalisme patriarcal que nous voulons renverser et dépasser.

Solidaridad, février 2019

Notes

[1]  https://www.eltiempo.com/archivo/documento/MAM-53579

[2]  https://www.hispantv.com/noticias/venezuela/408335/ataque-incendio-hospitales-opositores-violencia

[3]  https://actualidad.rt.com/actualidad/242996-50-toneladas-alimentos-quemadas-venezuela

[4]  http://www.resumenlatinoamericano.org/2018/08/03/asesinados-tres-voceros-de-la-lucha-campesina-en-venezuela/

[5]  https://red58.org/cr%C3%ADmenes-de-odio-derecha-venezolana-quema-viva-a-personas-en-sus-protestas-923cfc58012c

[6] https://www.elinformador.com.ve/2019/01/31/descargue-aqui-el-plan-pais-lo-que-viene-para-venezuela/

[7] For an idea about the concrete experiences in building popular power in Venezuela we recommend you visit the following article written in 2016 written by two comrades of Solidaridad, “Political Situation in Venezuela: Crisis, Trends, and the Challenge of Class Independence.”

= = =

Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Pierre_Bance_Lheure_de_la_commune_des_communes_a_sonne

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Effondrer le colonialisme

Erich_Mühsam la liberté de chacun est la liberté de tous

6ème_déclaration_forêt.lacandon

confederalisme_democratique

Appel au Socialisme Gustav Landauer

 

Venezuela et opération Condor 2.0… Échec au plan d’invasion de l’empire ?…

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Les Amériques centrale et du sud ainsi que toute la région Caraïbe se trouve sous le coup d’une Opération Condor 2.0 menée depuis Washington et fomentée, commanditée depuis la City de Londres, cœur de l’hydre oligarchique totalitaire mondialiste.
Il semblerait que le coup d’état en marche au Venezuela ainsi que son invasion militaire par les proxies de l’armée yankee aient été jusqu’ici empêchés… Affaire à suivre néanmoins de près.

~ Résistance 71 ~

 


Opération Condor 2.0

 

Un scoop que Le Grand Soir a hésité à publier

 

Théophraste R.

 

10 février 2019

 

url de l’article:

https://www.legrandsoir.info/un-scoop-que-le-grand-soir-a-hesite-a-diffuser.html

 

Notre ami et correspondant à Caracas, Thierry Deronne, un Belge devenu Vénézuélien, envoie au Grand Soir, en s’amusant à le titrer en anglais (« Very good news »), un scoop si incroyable que legrandsoir.info hésite depuis deux jours à le diffuser.

Le Grand Soir contacte alors, (Thierry le lui pardonnera, il sait ce qu’est l’obsession du vrai) un journaliste, Marseillais d’adoption, qui se trouve ces jours-ci (et ce n’est pas par hasard) à Caracas. Il s’agit de Romain Migus, un autre collaborateur du GS qui a vécu dix ans au Venezuela.

Bing, bang ! Thierry et Romain citent leur source. Irréfutable. Elle est signée Diosdado Cabello, fidèle collaborateur de Chavez, puis de Maduro, aujourd’hui président de l’Assemblée Nationale Constituante du Venezuela.

Et que nous apprend-il sur son blog ? Du 10 au 15 février, la Russie et la Chine participeront, avec l’armée vénézuélienne, à des manoeuvres militaires pour préparer les troupes à faire face à toute tentative d’agression par une puissance étrangère.

C’est surtout la participation de l’armée Chinoise dans ces manœuvres qui étonnait.

Du coup, l’hypothèse (quasi certaine ces derniers jours) d’une invasion du Venezuela fait un bond en arrière. Même Macron, on l’imagine, ne souhaite pas un affrontement armé des trois plus grandes puissances nucléaires pour installer au pouvoir Juan Guaido, traître à sa patrie (1).

Le bain de sang est, pour le moins, reporté. Very good news !

Théophraste R. Auteur de la thèse (en cours) : « L’extraordinaire essor de la démocratie dans les pays pétroliers libérées par les USA ».

Note (1). Nos correspondants à Caracas voient sur place ce qui se passe sans le truchement de nos médias. Pour eux, le putsch de Guaido a échoué. Même au plan international, les pays qui le soutiennent sont minoritaires et désavoués (ONU).

C’est pourquoi Guaido sort sa dernière carte : l’armée US sur le sol de son pays

= = =

Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Dean Henderson NOM 4 cavaliers apocalypse pétrolière et familles banquières de l’oligarchie

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

Manifeste pour la Société des Sociétés

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Que faire ?

Effondrer le colonialisme

Errico_Malatesta_écrits_choisis

6ème_déclaration_forêt.lacandon

confederalisme_democratique

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

Appel au Socialisme Gustav Landauer

Ingérence américaine au Vénézuéla: La boule de cristal des diplomates américains voit tout… Surtout ce qui les arrange…

Posted in actualité, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, presse et média with tags , , , , , , , , on 30 août 2012 by Résistance 71

L’ambassade américaine de Caracas avait prédit un “évènement extraordinaire” qui allait faire battre Chavez dans les élections présidentielles du 7 Octobre

Le 28 Août 2012

 

Réseau Voltaire

 

Url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/US-Embassy-in-Caracas-predicted-an

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le texte ci-dessous a été publié sur un site d’opinion vénézuélien le 22 Juillet, bien avant l’explosion qui a eu lieu à la rafinerie Amuay et qui fut “un évènement extraordinaire”. La question est la suivante: S’agit-il de l’évènement extraordinaire” auquel se réfère le personnel de l’ambassade des Etats-Unis à Caracas mentionné dans l’article ci-dessous ? Ceci constitue t’il un indice menant à la tragédie d’Amuay ?

Après plus de 24 heures de réflexion sur ces terribles évènements et en suivant les médias de l’opposition et les tweets, leur nécrophilie en référence à la mort et à la destruction au vu et au sus de tous, de plus en plus de personnes viennent pas à pas à la conclusion que l’énorme explosion qui a eu lieu à Amuay et qui a fait 41 morts et de nombreux blessés, n’était pas un “accident”.

Arturo Rosales, 
Axis of Logic

***

Au contraire de ce que la vaste majorité des sondages réputés révèlent concernant les futures élections présidentielles vénézuéliennes, le personnel de l’ambassade des Etats-unis à Caracas “prévoit un résultat très serré” et s’intéresse à un “évènement extraordinaire”.

Dans le segment de son programme télévisé appelé “Confidences”, diffusé le 22 Juillet, le journaliste José Vincente Rangel rapporta que le directeur d’une des agences de sondages vénézuéliennes a eu un entretien de trois heures avec des personnels de l’ambassade des Etats-Unis à Caracas.

Rangel les a informé de la mauvaise nouvelle, à savoir que malgré tous leurs efforts, les résultats de l’élection présidentielle du 7 Octobre montreraient un jour très favorable au président et candidat socialiste sortant Hugo Chavez. Le personnel américain a néanmoins une vue très différente de la question et “prévoit un scenario différent avec un résultat très serré et a confiance dans la capacité du candidat de l’opposition Capriles de se rapprocher et de réduire l’écart des intentions de vote”, a dit Rangel.

Pendant la conversation, les américains étaient intéressés de “réduire l’écart grâce à un évènement extraordinaire dont la magnitude et les caractéristiques, qu’ils n’ont pas révélés, pourraient avoir un impact sur les résultats des élections et générer des conséquences imprévisibles.”

Rangel posa la question: “A quoi les personnels de l’ambassade se réfèrent-ils et quelle est l’information qu’ils possèdent et que nous n’avons pas ?”

Source URL

***

Ingerence de l’Empire: les Etats-Unis (et des fondation europeennes et canadiennes) financent l’opposition anti-Chavez…

Posted in actualité, démocratie participative, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, résistance politique with tags , , , , on 16 août 2011 by Résistance 71

Washington finance l’opposition vénézuélienne “made in USA”

 

 $20 millions en 2012 pour les groupes anti-Chavez

 

par Eva Golinger

 

Global Research

Le 11 Aout 2011

 

Url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=25984

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Washington se prépare à financer la campagne présidentielle d’opposition contre le président Hugo Chavez en 2012.

 

Depuis qu’Hugo Chavez a gagné ses premières élections présidentielles en 1998, le gouvernement américain a essayé de le retirer du pouvoir. Avec des investissements de multi-millions de dollars, chaque année les agences de Washington conseillent et aident les groupes anti-Chavez dans leurs campagnes et stratégies contre le gouvernement chaviste.

Malgré plusieurs tentatives, incluant un coup d’état en 2002 qui évinça brièvement le président Chavez, leurs efforts ont été vains. La popularité du président vénézuélien continue d’augmenter et les leaders de l’opposition ont échoué à convaincre leurs électeurs de leur plan pour le pays. Les derniers sondages en date montrent un soutien de 57% pour Chavez, alors que l’opposition reste au dessous des 20%.

Quoi qu’il en soit, Washington continue de rechercher de nouveaux moyens pour parvenir à son éternel objectif de regagner le contrôle des ressources stratégiques et pétrolières du Vénézuela, qui sont les plus importantes de la planète. Ceci a pour signification de mettre un terme à Hugo Chavez.

Une des tactiques principale du gouvernement américain a été d’alimenter le conflit interne vénézuélien par la consolidation du mouvement d’opposition, qui malgré son impossibilité à s’unifier, continue à être actif dans la vie politique du pays.

L’argent

Le moteur principal de cette tactique a bien sûr été les investissements de multi-millions de dollars par les agences américaines, de concert avec plusieurs fondations européennes et canadiennes, pour l’opposition vénézuélienne. L’argent arrive avec un soutien stratégique de la part de consultants et de campagnes politiques, qui aident en tout, de l’image du mouvement au discours tenus.

Par le biais de la National Endowment for Democracy ou NED, une entité du congrès financée par le département d’état américain (NdT: lire ici CIA) et son agence US Agency for International Development (USAID), Washington a fourni plus de 100 millions de dollars aux groupes anti-Chavez au Vénézuela depuis 2002. La majorité de ces fonds ayant été utilisés pour financer les campagnes électorales des candidats d’opposition, ainsi que pour le financement de campagnes médiatiques bien orchestrées contre le gouvernement Chavez, qui inondent la presse nationale et internationale. Malgré la crise économique sévissant aux Etats-Unis, les fonds pour l’opposition vénézuélienne continuent de venir.

En Février 2011, le président Obama a demandé 5 millions de dollars de son budget national 2012 pour les groupes d’opposition au Vénézuela. Ceci constitue une première dans l’histoire des Etats-Unis, où un président en exercice demande ouvertement de l’argent du budget national pour financer l’opposition vénézuélienne, et de manière plus spécifique dans une période d’austérité budgétaire.. Apparemment, le président Obama préfère utiliser 5 millions de dollars des contribuables américains pour financer les efforts pour sortir le président vénézuélien, élu et réélu démocratiquement rappelons-le et soutenu par la vaste majorité du peuple; au lieu que d’investir dans la santé et le bien-être de son propre peuple.

Ces 5 millions ne constituent qu’un quart du financement totale que Washington a préparé pour l’opposition vénézuélienne en 2012.

L’ambassade

L’ambassade des Etats-Unis à Caracas a été le centre de distribution et de coordination de la vaste majorité des fonds donnés par l’USAID et la NED depuis 2002. Mais, jusqu’à la fin de 2010, l’USAID ne maintînt que trois contracteurs à Caracas: l’International Republican Institute (IRI), le National Democratic Institute (NDI) et Development Alternatives Inc. (DAI). Au travers de ces entités, surtout DAI, l’USAID a fourni ses millions de dollars chaque année à la centaine de groupes d’opposition, de programmes, de projets et de campagnes au Vénézuela, L’IRI et le NDI quant à eux ont donné plus de soutien politique, de conseils et d’aide physique que de fonds.

Ces trois agences sont parties brusquement du Vénézuela après le passage en Décembre 2010, d’une loi gouvernementale interdisant le financement étranger à des fins politiques dans le pays. Au début 2011, l’USAID publia une annonce sur son site internet déclarant que son programme vénézuélien avait été transféré dans ses bureaux de Washington. Aucune autre information ne fut délivrée.

Quoi qu’il en soit, le budget 2012 de l’USAID inclut 5 millions de dollars supplémentaires pour son travail au Vénézuela. L’agence, qui est une branche financière du département d’état, n’a aucun projet autorisé ou aucun accord avec le gouvernement vénézuélien. Depuis le départ, ses motivations ont été strictement politiques.

Sans la présence des ces trois agences à Caracas, l’ambassade américaine a dû prendre un rôle plus important, rendu évident par son budget 2012. En 2010, l’ambassade de Caracas avait un budget annuel de 18 millions de dollars; en 2011, ce budget chuta à 15,9 millions de dollars; mais pour 2012, son budget s’est vu catapulté à plus de 24 millions de dollars, près de 9 millions de dollars d’augmentation (NdT: environ 35% d’augmentation budgétaire).

Les Etats-Unis n’ont même pas un ambassadeur résident à Caracas, ni aucun projet d’en avoir un. Les relations diplomatiques avec le Vénézuela sont gelées et sont gérées au niveau des “chargés d’affaires”. De plus, le nombre d’employés de l’ambassade est demeuré le même depuis 2010: 81 employés. Alors, à quoi vont servir ces 9 millions de dollars supplémentaires ?

Il n’y a aucun doute que ces fonds sont destinés aux campagnes d’opposition de 2012, qui verra le Vénézuela tenir deux élections: présidentielle et régionale. Maintenant que l’USAID et ses sous-traitants ne sont plus opérationnels dans le pays, l’ambassade va devenir la source principale de financement et de contrôle pour que ces fonds arrivent bien à destination de l’opposition.

Jusqu’ici, le total du financement est de 19 millions de dollars au minimum, de Washington à l’opposition vénézuélienne pour 2012, mais ce n’est pas tout.

Dans le budget 2012 du département d’état, 48,2 millions de dollars furent demandés pour financer l’Organization of American States (OEA). Dans la justification de ce budget, l’État spécifie qu’une partie de cet argent sera utilisé “pour déployer des équipes spéciales de ‘pratique démocratique’ dans des états où a démocratie est menacée par la monté en puissance de concepts alternatifs tel que ‘la démocratie participative’ comme au Vénézuela et en Bolivie.”

De plus, le budget clâme que les fonds seront utilisés pour soutenir “les réponses appropriées aux menaces sur la liberté d’expression et les abus de gouvernements envers leur peuple, particulièrement dans des états comme le Vénézuela et Cuba.”

Au minimum, une portion de ces 48 millions de dollars va être filtrée aux groupes anti-Chavez du Vénézuela qui travaillent contre le gouvernement.

La NED

Et il y a toujours la NED, qui finance à hauteur d’au moins un million de dollars des groupes anti-gouvernementaux au Vénézuéla, incluant Sumate, CEDICE, Futuro Presente, Liderazgo y Visión, Instituto Prensa y Sociedad (IPyS), Consorcio Justicia, Radar de los barrios, Ciudadania Activa et d’autres.

Le budget de la NED pour 2012 est de 104 millions de dollars, déclare ceci: “Dans la région des Andes, l’électon présidentielle vénézuélienne de 2012 va avoir des conséquences importantrs pour le pays et ses voisins, alors que le présiendt Chavez cherche à se faire réélire pour un autre terme de six ans. La NED va soutenir les organisations de société civile dans leurs efforts d’inciter les électeurs à voter et de promouvoir des élections libres, justes et compétitives.”

Bien que la somme d’argent que la NED va fournir aux groupes d’opposition vénézuéliens n’ait pas été spécifiée, la NED prévoit de manière évidente d’intervenir dans le processus électoral du Vénézuéla.

Ces multi-millions de dollars de financement destinés à l’opposition vénézuélienne pour les élections de 2012 ne laissent aucun doute sur le fait que Washington va continuer son ingérence dans les affaires politiques intérieures vénézuéliennes, en essayant par tous les moyens possibles, de mettre les bâtons dans les roues du futur de la révolution bolivarienne. En même temps, ces millions de dollars renforcent d’autant plus la conviction de plus de dix ans, que l’opposition au président Chavez est et demeure “Made in USA”.