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Empire et géopolitique: Les Frères Musulmans comme supplétifs du Pentagone (thierry Meyssan)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 juillet 2019 by Résistance 71

Article intéressant mais entaché d’une remarque qui nous a forcé à mettre une note en aparté. Ceci fait toujours poser la question: malgré les apparences, pour qui Meyssan pédale t’il vraiment ?… Fragment de réponse plus bas, car commence à se dégager subrepticement un certain canevas…

~ Résistance 71 ~

 


Daesh = Gladio 2.0

 

Les Frères Musulmans comme supplétifs du Pentagone

 

Thierry Meyssan

 

5 juillet 2029

 

url de l’article: https://www.voltairenet.org/article206726.html

 

Nous poursuivons la publication du livre de Thierry Meyssan, « Sous nos yeux ». Dans cet épisode, il décrit comment l’organisation terroriste des Frères musulmans a été intégrée au Pentagone. Elle a été rattachée aux réseaux anti-Soviétiques constitués avec les anciens nazis durant la Guerre froide.

5— Les islamistes pris en main par le Pentagone

Au début des années 1990, le Pentagone décide d’incorporer les islamistes — qui jusque-là dépendaient de la seule CIA — dans ses activités. C’est l’opération Gladio B, en référence aux services secrets de l’Otan en Europe (Gladio A [1]).

Durant une décennie, tous les chefs islamistes — y compris Oussama Ben Laden et Ayman Al-Zawahiri — se déplacent à bord des avions de l’US Air Force. Le Royaume-Uni, la Turquie et l’Azerbaïdjan participent à l’opération [2]. Par voie de conséquence, les islamistes — qui jusqu’ici étaient des combattants de l’ombre — sont «  publiquement  » intégrés aux forces de l’Otan.

L’Arabie saoudite — à la fois État et propriété privée des Saoud — devient officiellement la société chargée de gérer l’islamisme mondial. Le roi proclame une Loi fondamentale, en 1992, selon laquelle «  L’État protège la foi islamique et applique la charia. Il impose le Bien et combat le Mal. Il accomplit les devoirs de l’islam. (…) La défense de l’islamisme, de la société et de la patrie musulmane est le devoir de chaque sujet du roi.  »

En 1993, Charles, le prince de Galles, place l’Oxford Centre for Islamic Studies sous son patronage, tandis que le chef des services secrets saoudiens, le prince Turki, en prend la direction.

Londres devient ouvertement le centre névralgique du Gladio B, au point que l’on parle de «  Londonistan  » [3]. Sous le parapluie de la Ligue islamique mondiale, les Frères musulmans arabes et la Jamaat-i-Islami pakistanaise créent quantité d’associations culturelles et cultuelles autour de la mosquée de Finsbury Park. Ce dispositif permettra de recruter de nombreux kamikazes, de ceux qui attaqueront l’école russe de Beslan à Richard Reid, le Shoe bomber. Le Londonistan comprend surtout de nombreux médias, maisons d’édition, journaux (Al-Hayat et Asharq Al-Awsat — tous deux dirigés par des enfants de l’actuel roi Salmane d’Arabie —) et télévisions (le groupe MBC du prince Walid ben Talal émet une vingtaine de chaînes), qui ne sont pas destinés à la diaspora musulmane au Royaume-Uni, mais diffusés dans le monde arabe  ; l’accord entre les islamistes et l’Arabie saoudite ayant été étendu au Royaume-Uni — totale liberté d’action, mais interdiction de s’ingérer dans la politique intérieure. Cet ensemble emploie plusieurs milliers de personnes et brasse des quantités d’argent gigantesques. Il restera publiquement en place jusqu’aux attentats du 11 septembre 2001 où il deviendra impossible aux Britanniques de continuer à le justifier.

Abou Moussab «  Le Syrien  » — un rescapé du coup d’État avorté de Hama devenu agent de liaison entre Ben Laden et le Groupe islamique armé (GIA) algérien — théorise le «  jihad décentralisé  ». Dans son Appel à la résistance islamique mondiale, il pose en termes islamiques la doctrine déjà bien connue de la «  stratégie de la tension  ». Il s’agit de provoquer les autorités pour susciter une terrible répression qui conduira le peuple à se soulever contre elles. Cette théorie a déjà été utilisée par les réseaux Gladio de la CIA/Otan en manipulant l’extrême gauche européenne dans les années 1970-80 (Bande à Baader, Brigades rouges, Action directe). Bien sûr il n’était pas question que cette stratégie aboutisse et la CIA/Otan savait qu’elle n’avait aucune chance d’y parvenir — elle n’a jamais été victorieuse, nulle part —, mais elle entendait utiliser la réaction répressive de l’État pour placer ses hommes au pouvoir. «  Le Syrien  » désigne l’Europe — et surtout pas les États-Unis — comme le prochain champ de bataille des islamistes. Il fuit la France après les attentats de 1995. Deux ans plus tard, il créé à Madrid et au Londonistan l’Islamic Conflict Studies Bureau, sur le modèle d’Aginter Press, que la CIA avait créé à Lisbonne durant les années 1960-70. Les deux structures excellent dans l’organisation d’attentats sous faux drapeaux (de celui attribué à l’extrême gauche Piazza Fontana, en 1969, à ceux attribués aux musulmans à Londres, en 2005).

Simultanément, les Frères élaborent un vaste programme de formation des leaders arabes pro-US. Le Libyen Mahmoud Jibril el-Warfally, professeur à l’université de Pittsburg, leur apprend à parler le «  politiquement correct  ». Il forme ainsi des émirs et des généraux d’Arabie saoudite, du Bahreïn, d’Égypte, des Émirats, de Jordanie, du Koweït, du Maroc et de Tunisie (mais aussi de Singapour). Mêlant principes de Relations publiques et étude des rapports de la Banque mondiale, les pires dictateurs sont désormais capables de disserter sans s’esclaffer de leur idéal démocratique aussi bien que de leur profond respect des Droits de l’Homme.

La guerre contre l’Algérie déborde en France. Jacques Chirac et son ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, interrompent le soutien de Paris aux Frères musulmans et font même interdire les livres de Youssef Al-Qaradâwî (le prêcheur de la Confrérie). Il s’agit pour eux de maintenir la présence française au Maghreb que les Britanniques veulent éradiquer. Le Groupe islamique armé (GIA) prend en otage les passagers du vol Air France Alger/Paris (1994), fait exploser des bombes dans le RER et en divers points de la capitale (1995) et planifie un gigantesque attentat — qui sera déjoué — lors de la Coupe du monde de football (1998), incluant la chute d’un avion sur une centrale électrique nucléaire. Chaque fois, les suspects qui parviennent à fuir trouvent asile au Londonistan.

La guerre de Bosnie-Herzégovine débute en 1992 [4]. Sur instruction de Washington, les services secrets pakistanais (ISI), toujours soutenus financièrement par l’Arabie saoudite, envoient 90 000 hommes y participer contre les Serbes (soutenus par Moscou). Oussama Ben Laden reçoit un passeport diplomatique bosniaque et devient conseiller militaire du président Alija Izetbegovic (dont l’États-unien Richard Perle est conseiller diplomatique et le Français Bernard-Henri Lévy, conseiller médiatique). Il constitue la Légion arabe avec d’anciens combattants d’Afghanistan et distribue le financement de la Ligue islamique mondiale. Par réflexe communautaire ou en compétition avec l’Arabie saoudite, la République islamique d’Iran se porte également au secours des musulmans de Bosnie. En bonne intelligence avec le Pentagone, elle envoie plusieurs centaines de Gardiens de la Révolution et une unité du Hezbollah libanais. Surtout, elle livre l’essentiel des armes utilisées par l’armée bosniaque.

Les services secrets russes, qui pénètrent dans le camp de Ben Laden, constatent que la totalité de la bureaucratie de la Légion arabe est rédigée en anglais et qu’elle reçoit directement ses ordres de l’Otan. Après la guerre, un Tribunal international spécial est créé. Il poursuit de nombreux combattants pour crimes de guerre, mais aucun membre de la Légion arabe.

Après trois ans de calme, la guerre entre musulmans et orthodoxes reprend en ex-Yougoslavie, au Kosovo cette fois. L’armée de libération du Kosovo (UÇK) est composée à partir de groupes mafieux formés au combat par les Forces spéciales allemandes (KSK) sur la base turque d’Incirlik. Les Albanais et les Yougoslaves musulmans ont une culture Naqchbandie. Hakan Fidan, le futur chef des services secrets turcs, est officier de liaison entre l’Otan et la Turquie. Les anciens de la Légion arabe intègrent l’UÇK, dont une brigade est commandée par un des frères d’Ayman Al-Zawahiri. Celle-ci détruit systématiquement les églises et monastères orthodoxes et chasse les chrétiens.

En 1995, renouant avec la tradition des assassinats politiques, Oussama Ben Laden tente d’éliminer le président égyptien, Hosni Moubarak. Il remet cela l’année suivante contre le Guide libyen, Mouammar Kadhafi. Ce deuxième attentat est financé à hauteur de 100 000 livres par les services secrets britanniques qui veulent sanctionner le soutien libyen à la Résistance irlandaise [5]. Toutefois l’opération échoue. Plusieurs officiers libyens fuient au Royaume-Uni. Parmi eux, Ramadan Abidi, dont le fils sera chargé des années plus tard, toujours par les services britanniques, de réaliser un attentat à Manchester. La Libye transmet des preuves à Interpol et émet le premier mandat d’arrêt international contre Oussama Ben Laden en personne, lequel dispose toujours d’un bureau de relations publiques au Londonistan.

En 1998, la Commission arabe des Droits humains est fondée à Paris. Elle est financée par la NED. Son président est le Tunisien Moncef Marzouki, et son porte-parole le Syrien Haytham Manna. Son objectif est de défendre les Frères musulmans arrêtés dans différents pays arabes en raison de leurs activités terroristes. Marzouki est un médecin de gauche travaillant avec eux depuis longtemps et Manna un écrivain qui gère les placements d’Hassan el-Tourabi et des Frères soudanais en Europe. Lorsque Manna se retire, sa compagne reste la directrice de l’association. Il est remplacé par l’Algérien Rachid Mesli, qui lui est avocat, notamment d’Abassi Madani et des Frères algériens.

En 1999 (c’est-à-dire après la guerre du Kosovo et la prise du pouvoir par les islamistes à Grozny), Zbigniew Brzezinski fonde avec une cohorte de néoconservateurs l’American Committee for Peace in Chechnya (Comité américain pour la paix en Tchétchénie). Si la première guerre de Tchétchénie était une affaire intérieure russe dans laquelle quelques islamistes s’étaient immiscés, la seconde vise la création de l’Émirat islamique d’Itchkérie. Brzezinski, qui préparait cette opération depuis plusieurs années, tente de reproduire l’expérience afghane. Les jihadistes tchétchènes, comme Chamil Bassaïev, n’ont pas été formés au Soudan par Ben Laden, mais en Afghanistan par les Talibans. Durant toute la guerre, ils bénéficient du soutien «  humanitaire  » de la Millî Görüs turque de Necmettin Erbakan et de Recep Tayyip Erdogan et de l’«  IHH – Droits de l’Homme et Libertés  ». Cette dernière association turque a été créée en Allemagne sous le nom d’Internationale Humanitäre Hilfe (IHH). Par la suite, ces jihadistes organiseront plusieurs grandes opérations  : notamment contre le Théâtre de Moscou (2002, 170 morts, 700 blessés), contre une école de Beslan (2004, 385 morts, 783 blessés) et contre la ville de Naltchik (2005, 128 morts et 115 blessés). Après le massacre de Beslan et la mort du leader jihadiste Chamil Bassaïev, la Millî Görüs et l’IHH organisent à la mosquée Fatih d’Istanbul de grandes funérailles, sans le corps mais avec des dizaines de milliers de militants.

Durant cette période, trois grands attentats sont attribués à Al-Qaïda. Cependant, aussi importantes que soient ces opérations, elles représentent une déchéance pour les islamistes qui sont intégrés au sein de l’Otan et se voient simultanément ravalés au niveau de terroristes « anti-américains ». 

  • En 1996, un camion piégé fait exploser une tour de huit étages à Khobar en Arabie saoudite, tuant 19 soldats US. D’abord attribué à Al-Qaïda, la responsabilité de l’attentat est reportée sur l’Iran, puis finalement sur personne. 
  • En 1998, deux bombes explosent devant les ambassades états-uniennes à Nairobi (Kenya) et Dar-es-Salam (Tanzanie), tuant 298 Africains – mais aucun États-unien – et blessant plus de 4 500 personnes. Ces attentats sont revendiqués par une mystérieuse Armée islamique de libération des lieux saints. Selon les autorités US, ils auraient été commis par des membres du Jihad islamique égyptien en rétorsion à l’extradition de quatre de leurs membres. Pourtant, les mêmes autorités accusent Oussama Ben Laden d’être le commanditaire et le FBI émet — enfin — un mandat d’arrêt international contre lui. 
  • En 2000, une embarcation suicide vient exploser contre la coque du destroyer USS Cole en rade d’Aden (Yémen). L’attentat est revendiqué par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), mais un tribunal états-unien en rendra responsable le Soudan.

Ces attentats surviennent alors que la collaboration entre Washington et les islamistes se poursuit. Ainsi, Oussama Ben Laden a conservé son bureau au Londonistan jusqu’en 1999. Situé dans le quartier de Wembley, l’Advice and Reformation Committee (ARC), vise à la fois à diffuser les déclarations de Ben Laden et à couvrir les activités logistiques d’Al-Qaïda, y compris en matière de recrutement, de paiements, et d’acquisition de matériels. Parmi ses collaborateurs à Londres, on trouve le Saoudien Khaled Al-Fawwaz et les Égyptiens Adel Abdel Bary et Ibrahim Eidarous, trois hommes qui font l’objet de mandats d’arrêt internationaux, mais ont pourtant reçu l’asile politique au Royaume-Uni. C’est en parfaite légalité à Londres que le bureau de Ben Laden publiera en février 1998 son célèbre Appel au Jihad contre les juifs et les croisés. Gravement malade des reins, Ben Laden est hospitalisé, en août 2001, à l’hôpital américain de Dubaï. Un chef d’État du Golfe m’a confirmé lui avoir rendu visite dans sa chambre où sa sécurité était assurée par la CIA.

6— La fusion des deux « Gladio » et la préparation de Daesh

Dans la même logique, l’administration Bush rend les islamistes responsables des gigantesques attentats qui surviennent le 11 septembre 2001 aux États-Unis. La version officielle s’impose bien qu’elle comprenne d’innombrables incohérences. Le secrétaire à la Justice assure que des avions ont été détournés par des islamistes, même si selon les compagnies aériennes, aucun des suspects ne s’est trouvé à bord. Le département de la Défense publiera une vidéo dans laquelle Ben Laden revendique les attentats, alors même qu’il les avait publiquement rejetés et que les experts en reconnaissance faciale et vocale affirment que l’homme de la vidéo n’est pas Ben Laden. Quoi qu’il en soit, ces événements servent de prétexte à Washington et à Londres pour lancer la « Guerre sans fin » et attaquer leurs anciens alliés, les Talibans en Afghanistan, et l’Irak de Saddam Hussein.

Bien qu’il ait souffert d’insuffisance rénale chronique, Oussama Ben Laden succombe à sa maladie le 15 décembre 2001 des suites d’un syndrome de Marfan. Un représentant du MI6 assiste à ses obsèques en Afghanistan. Par la suite, plusieurs sosies plus ou moins ressemblants vont maintenir sa fable en vie, dont un sera lui-même assassiné par Omar Sheikh, en 2005, selon la Première ministre pakistanaise Benazir Bhuto.

En août 2002, le MI6 organise à Londres une conférence des Frères musulmans sur le thème «  La Syrie pour tous  ». Les orateurs y développent l’idée que la Syrie serait opprimée par la secte des alaouites et que seuls les Frères musulmans offriraient une véritable liberté.

Après Sayyed Qutb et Abou Moussab «  Le Syrien  », les islamistes se dotent d’un nouveau stratège, Abou Bakr Naji. En 2004, ce personnage, qui semble n’avoir jamais existé, publie un ouvrage sur Internet, La Gestion de la barbarie, une théorie du chaos [6]. Bien que certains aient cru reconnaître le style d’un auteur égyptien, il semble que l’ouvrage ait été écrit en anglais, puis enrichi de citations coraniques superfétatoires et traduit en arabe. La «  Barbarie  » dans le titre du livre, ne désigne pas le recours à la terreur, mais le retour à l’état de nature avant que la civilisation ne crée l’État. Il s’agit de renvoyer l’Humanité au moment où «  L’homme est un loup pour l’homme  ». La stratégie du chaos tient en trois phases  : 

  • Premièrement, démoraliser et épuiser l’État en l’attaquant sur ses flancs les moins bien protégés. On choisira donc des cibles secondaires, souvent sans intérêt, mais faciles à détruire et dispersées. Il s’agira de donner l’impression d’un soulèvement généralisé, d’une révolution. 
  • Deuxièmement, lorsque l’État se sera retiré des banlieues et des campagnes, conquérir certaines zones et les administrer. On s’appuiera sur la charia pour marquer le passage à une nouvelle forme d’État. Durant cette période, on nouera des alliances avec tous ceux qui s’opposent au Pouvoir et que l’on ne manquera pas d’armer. On mènera alors une guerre de position. 
  • Troisièmement, proclamer l’État islamique.

Ce traité ressort de la science militaire contemporaine. Il accorde une grande place aux opérations psychologiques, notamment à l’usage de la violence spectaculaire. Dans la pratique, cette stratégie n’a rien à voir avec une révolution, mais avec la conquête d’un pays par des puissances extérieures, car elle suppose un investissement massif. Comme toujours dans la littérature subversive, le plus intéressant réside dans ce qui n’est pas dit ou juste cité incidemment  : 

  • la préparation des populations pour qu’elles accueillent les jihadistes suppose la construction préalable d’un réseau de mosquées et d’œuvres sociales, comme cela a été fait en Algérie avant la guerre «  civile  »  ; 
  • pour être menées, les premières opérations militaires nécessitent des armes qu’il faudra importer au préalable. Surtout, par la suite, les jihadistes n’auront aucun moyen de se fournir en armes et encore moins en munitions. Ils devront donc être appuyés de l’extérieur  ; 
  •  l’administration des zones conquises suppose que l’on dispose de hauts fonctionnaires formés à l’avance, comme ceux des armées régulières chargées de «  reconstruire des États  »  ;
  • enfin la guerre de position suppose la construction de très vastes infrastructures qui nécessiteront quantité de matériaux, d’ingénieurs et d’architectes.

De facto, le fait de se réclamer de cet ouvrage atteste que les islamistes entendent continuer à jouer un rôle militaire pour le compte de puissances extérieures, mais cette fois à très grande échelle.

En 2006, les Britanniques demandent à l’émir Hamad du Qatar de placer sa chaîne de télévision panarabe, Al-Jazeera, au service des Frères musulmans [7]. Le Libyen Mahmoud Jibril, qui a formé la famille royale à parler en langage démocratique, est chargé d’introduire pas à pas ses Frères dans la chaîne et de créer des canaux en langues étrangères (anglais, et par la suite bosniaque et turc), ainsi qu’une chaîne pour les enfants. Le prédicateur Youssef Al-Qaradâwî devient «  conseiller religieux  » d’Al-Jazeera. Bien sûr, la chaîne diffusera et validera les enregistrements audio ou vidéo des «  Oussama Ben Laden  ».

Dans la même période, les troupes US en Irak doivent faire face à un soulèvement qui se généralise. Après avoir été abattus par la soudaineté et la brutalité de l’invasion (technique «  du choc et de la stupeur  »), les Irakiens organisent leur résistance. L’ambassadeur états-unien à Bagdad, puis directeur du Renseignement national, John Negroponte, propose de les vaincre en les divisant et en retournant leur colère contre eux-mêmes, c’est-à-dire de transformer la Résistance à l’occupation en guerre civile. Expert en opérations secrètes, il a notamment participé à l’opération Phoenix au Vietnam, puis a organisé la guerre civile au Salvador et l’Iran-Contras au Nicaragua, et a conduit à l’effondrement de la rébellion au Chiapas mexicain*. Negroponte appelle un des hommes sur lesquels il s’est appuyé au Salvador, le colonel James Steele. Il lui confie la charge de créer des milices irakiennes chiites contre les sunnites et sunnites contre les chiites. Pour ce qui est de la milice sunnite, Steele recourt aux islamistes. À partir d’Al-Qaïda en Irak, il arme une coalition tribale, l’Émirat islamique en Irak (futur Daech), sous couvert de la Police spéciale («  Brigade des Loups  »). Pour terrifier les victimes et leurs familles, il forme l’Émirat à la torture selon les méthodes de l’École des Amériques (School of America) et de la Political Warfare Cadres Academy de Taïwan, où il a enseigné. En quelques mois, une nouvelle horreur s’abat sur les Irakiens et les divise selon leur appartenance religieuse. Par la suite, lorsque le général David Petraeus prendra le commandement des troupes états-uniennes dans le pays, il désignera le colonel James H. Coffman pour travailler avec Steele et lui rendre des rapports sur l’opération, tandis que Brett H. McGurk rendra directement compte au président. Les principaux chefs de l’Émirat islamique sont recrutés au camp d’internement de Bucca, mais font l’objet d’une mise en condition à la prison d’Abou Ghraib selon les méthodes de «  lavage de cerveau  » des professeurs Albert D. Biderman et Martin Seligman [8]. Le tout est supervisé depuis Washington par le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, dont Steele dépend directement.

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(*) Question et note de R71: D’où Meyssan tient-il que la rébellion zapatiste au Chiapas s’est effondrée ? Elle tient et est plus fortement organisée que jamais 25 ans après sa sortie au grand jour le 1er janvier 1994 ? C’est par ce genre de remarque non fondée, une affirmation sans aucun fondement, que Meyssan discrédite son propos… Il est malheureusement assez coutumier du fait (cf ses tirades sur le Rojava où il fait un amalgame systématique menant à une confusion qu’on peut supposer voulue…). Dommage… Mais on peut aussi se poser légitimement la question: pourquoi fait-il ce genre de réflexions, facilement qualifiables de désinformation ?… Quel est le but ?… Pour qui pédale t’il vraiment ?… Il est intéressant de noter qu’après le Rojava, il s’en prend ici sans aucun fondement et manifestement sans aucune connaissance approfondie du sujet, au Chiapas zapatiste, c’est à dire contre des mouvements anti-étatistes déclarés et avérés. Coïncidence?… On ne le pense pas. Il est de plus en plus clair que Meyssan suit une ligne directrice propagandiste de maintenance de tout mouvement dissident dans le consensus du statu quo oligarchique. Meyssan est et demeure malgré tout un agent du système même s’il s’est rebellée contre sa branche extrémiste des nouveaux cons yankee et ses ramifications planétaires…

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En 2007, Washington informe la Confrérie qu’il va renverser les régimes laïcs du Moyen-Orient élargi, y compris ceux des États alliés, et qu’elle doit se préparer à exercer le pouvoir. La CIA organise des alliances entre les Frères et des personnalités ou des partis laïcs, de tous les États de la région. Simultanément, elle relie les deux branches du «  Gladio  » en tissant des liens entre les groupes nazis occidentaux et les groupes islamistes orientaux.

Ces alliances sont parfois bancales, par exemple lors de la «  Conférence nationale de l’opposition libyenne  », à Londres, les Frères ne parviennent à fédérer autour d’eux que le Groupe islamique combattant en Libye (Al-Qaïda en Libye) et la Confrérie wahhabite sénoussie. La plateforme programmatique prévoit de rétablir la monarchie et de faire de l’islam la religion d’État. Plus convaincante est la constitution du Front de salut national, à Berlin, qui officialise l’union des Frères et de l’ancien vice-président baasiste syrien Abdel Halim Khaddam.

Le 8 mai 2007, à Ternopol (dans l’ouest de l’Ukraine), des groupuscules nazis et islamistes créent un Front anti-impérialiste afin de lutter contre la Russie. Des organisations de Lituanie, de Pologne, d’Ukraine et de Russie y participent, dont les séparatistes islamistes de Crimée, d’Adyguée, du Dagestan, d’Ingouchie, du Kabardino-Balkarie, du Karatchaïévo-Tcherkessie, d’Ossétie, de Tchétchénie. Ne pouvant s’y rendre du fait des sanctions internationales prises contre lui, Dokou Oumarov — qui a aboli la République de Tchétchénie et proclamé l’Émirat islamique d’Itchkérie —, y fait lire sa contribution. Le Front est présidé par le nazi Dmytro Iarosh, qui deviendra lors du coup d’État de Kiev, en février 2014, secrétaire adjoint du Conseil de sécurité nationale d’Ukraine.

Au Liban, en mai/juin 2007, l’armée nationale entreprend le siège du camp palestinien de Nahr el-Bared, après que des membres du Fatah el-Islam s’y sont retranchés. Les combats durent 32 jours et coûtent la vie à 76 soldats dont une trentaine sont décapités.

En 2010, la Confrérie organise la Flottille de la Liberté via l’IHH. Il s’agit officiellement de braver l’embargo israélien et d’apporter de l’aide humanitaire aux Gazaouis [9]. En réalité, le principal bâtiment de cette équipée change de pavillon durant la traversée et poursuit sous les couleurs turques. De nombreux espions se mêlent aux militants non violents participant à l’expédition, dont un agent irlandais de la CIA, Mahdi Al-Harati. Tombant dans le piège que lui tendent les États-Unis, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, donne l’assaut aux bateaux dans les eaux internationales, faisant 10 morts et 54 blessés. Le monde entier condamne cet acte de piraterie sous l’œil narquois de la Maison-Blanche. Israël, qui fournissait leurs armes aux jihadistes en Afghanistan et a soutenu la création du Hamas contre l’OLP de Yasser Arafat, s’est retourné contre les islamistes en 2008 et les a bombardés, ainsi que la population gazaouie. Nétanyahou paye de cette manière l’opération «  Plomb durci  » qu’il a menée avec l’Arabie saoudite contre l’avis de la Maison-Blanche. En définitive, les passagers de la Flottille sont libérés par Israël. La presse turque montre alors le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan rendant visite dans un hôpital à Mahdi Al-Harati.

[1] NATO’s secret armies : operation Gladio and terrorism in Western Europe, Daniele Ganser, Foreword by Dr. John Prados, Frank Cass/Routledge (2005). Version française : Les armées secrètes de l’Otan, Demi-Lune (2017).

[2] Classified Woman : The Sibel Edmonds Story : A Memoir, Sibel Edmonds (2012).

[3] Londonistan, Melanie Phillips, Encounter Books (2006).

[4] Wie der Dschihad nach Europa kam, Jürgen Elsässer, NP Verlag (2005) ; version française : Comment le Djihad est arrivé en Europe, préface de Jean-Pierre Chevénement, Xenia (2006). Intelligence and the war in Bosnia 1992-1995 : The role of the intelligence and security services, Nederlands Instituut voor Oologsdocumentatie (2010). Al-Qaida’s Jihad in Europe : The Afghan-Bosnian Network, Evan Kohlmann, Berg (2011).

[5] « David Shayler : « J’ai quitté les services secrets britanniques lorsque le MI6 a décidé de financer des associés d’Oussama Ben Laden » », Réseau Voltaire, 18 novembre 2005.

[6] The Management of Savagery : The Most Critical Stage Through Which the Umma Will Pass, Abu Bakr Naji, Harvard University (2006). Version française : Gestion de la barbarie, éd de Paris (2007).

[7] « Wadah Khanfar, Al-Jazeera et le triomphe de la propagande télévisuelle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 23 septembre 2011.

[8] « Le secret de Guantánamo », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie) , Réseau Voltaire, 28 octobre 2009.

[9] « Flottille de la liberté : le détail que Netanyahu ignorait », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 juin 2010.

 


Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

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La poussée de l’empire vers la 3ème guerre mondiale… une nécessité de survie du système (VT)

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La guerre est le seul moyen de remettre les compteurs de la supercherie étatico-capitaliste à zéro et de faire perdurer le système encore un peu… avant la prochaine fois. L’histoire de l’État est l’histoire de la guerre, de la domination, du colonialisme, du racisme, du génocide et de l’eugénisme.

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne peut y en avoir. Il est temps de comprendre et de sortir pour créer la société des sociétés seule à même de mettre l’humanité sur la voie de l’émancipation. Qu’on se le dise !

~ Résistance 71 ~

Lecture complémentaire:
« Quand Trump, Donnie mains d’enfant, lavait plus blanc le fric de la mafia kazhare russe »…

 

 

La Russie va t’elle mettre un terme au bluff de l’Amérique ?

 

par Gordon Duff et New Eastern Outlook, Moscou

 

impliquant des sources au plus haut niveau de la prise de décision stratégique fournissant des informations pour la toute première fois

 

13 septembre 2018

 

url de l’article:

https://www.veteranstoday.com/2018/09/13/groundbreaking-neo-will-russia-call-americas-bluff/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Amérique menace la Syrie de guerre. Le Wall Street Journal (NdT: organe de la CIA) dit que les troupes russes seront ciblées. Bien que cette nouvelle du 10 septembre 2018 soit fausse, il n’en demeure pas moins vrai qu’il y a une méthode bien sinistre derrière tout ça.

Trump veut la guerre avec la Russie, une guerre qu’il pense que la Russie combattra à moitié, quelques navires coulés, quelques avions abattus, pas de troupes américaines au sol, peut-être avec Trump capable d’utiliser son arsenal biologique et chimique secret et aussi ses armes nucléaires tactiques dont l’utilisation est plus facile à nier.

Cela fait longtemps que Trump dit qu’il aime la guerre, en fait il adore la guerre nucléaire. Trump n’a jamais servi dans l’armée et ne connait rien ni de la guerre ni des souffrances qu’elle inflige. L’amour fou et aveugle pour la guerre est très facile pour la caste des privilégiés du système.

Trump est persuadé que la Russie va battre en retraite, va agir avec tact et restriction, chose qui n’est plus depuis longtemps dans la boîte à outils des Etats-Unis. La Russie sera écrasée pour toujours, au-delà de toute sanction, sera poussée à démilitariser, à dénucléariser et à devenir un état marionnette des Etats-Unis, celui-là même qui avait été envisagé après la chute de l’URSS.

L’Amérique a besoin d’écraser la Russie maintenant, nous allons en reparler. Le timing est très important et pour Washington, le compte à rebours est commencé et la Russie doit être écrasée le plus tôt possible.

La tâche principale de Trump, comme le voit de plus en plus d’analystes, n’est pas d’écraser l’Iran, mais d’écraser un homme: Vladimir Poutine.

Quelqu’un a soufflé dans l’oreillette de Trump que c’était possible. De plus, il semble que quelqu’un dise beaucoup de choses à Trump, lui donne des ordres sans prendre d’ordre de lui. Qui fait cela est la véritable question, “l’état profond” ou peut-être Israël ou une cabale de banquiers et de pétroliers va t’en guerre et bien entendu le tristement célèbre “complexe militaro-industriel”.

Ce qui est clair, c’est ce que dit l’Amérique par les voix des John Bolton, Nikki Haley et Trump lui-même ainsi que les merdias de masse américains, tous ayant depuis longtemps franchi le rubicon de la folie, chose que des sondages montrent en indiquant que 61% des Américains questionnés pensent cela également.

C’est un secret de polichinelle que des millions d’Américains sont si énervés de leur gouvernement que l’idée même que l’Amérique perde une guerre majeure et doive faire face à une occupation militaire, n’est plus vue comme quelque chose de “négatif”. Des millions d’Américains pensent qu’en fait cela s’est déjà produit dans les ténèbres du système, par des élections truquées, des hauts-fonctionnaires corrompus, une police entraînée militairement par Israël, un espionnage continu via internet, des boulots s’amenuisant et mal payés, un jeu truqué de A à Z, une vie de survie et d’esclavage et la fin de l’espoir.

En Amérique, l’air est lourd de colère, si épais, qu’on peut le palper, un courant de rage assassine qui n’est pas dirigé vers la Russie ni la Syrie, existe. Essentiellement sur Donald Trump tandis que d’autres qui ont pris part au “Kool-Aid” blâment les immigrants, les Afro-Américains, les Latinos ou les progressistes libéraux (NdT: comme chez nous !… même schéma préfabriqué de la division interne des peuples…).

Nous entrons maintenant dans une période de précarité politique, pas tant dans l’aspect d’un face à face nucléaire des grandes puissances mais plutôt quelque chose de plus sinistre. Les Etats-Unis sont en train de prouver à ceux qui ont fait attention  qu’ils sont devenus un véritable asile de fous et que les descriptifs en provenance des anciens associés de Trump, la folie pure qu’on attribue à Trump lui-même, sont maintenant débridés et prêts pour Armaguédon.

Le fanatisme a toujours été présent, il est la véritable racine des attentats du 11 septembre et des guerres qui ont suivi, le tout fondé sur un système qui exalte la psychopathie enrobée de religion, de patriotisme et, le pire de tout, de pureté raciale. Au cœur de la “base Trump” se tiennent des choses vues auparavant comme l’eugénisme, la suprématie blanche, l’identité raciale, l’intolérance ou, pur utiliser un terme souvent très mal employé, le “nazisme”.

L’alignement des forces

La Russie est en train de faire ses plus grosses manœuvres militaires de l’histoire moderne qui impliquent plus de 300 000 troupes tandis que les Etats-Unis bougent leurs forces également.

Une chose est claire, Trump veut pousser la Russie vers une riposte contre l’Amérique et fait de manière continuelle des déclarations éhontées menaçant la Russie. La Grande-Bretagne et la France font de même et pourtant ni la France, ni la GB ni même les Etats-Unis ne sont en mesure de tirer des coups efficaces contre des cibles faibles en Syrie. La marine américaine n’est qu’une “fausse force de dissuasion”, leurs navires sont faciles à couler, leurs avions lancés des portes-avions faciles à abattre, la plupart étant de 4ème génération et très vulnérables aux attaques aériennes.

A part cela, les USA utilisent des chars d’assaut datant des années 1970, leurs carcasses éparpillées pour certains dans le désert irakien où des enfants les ont détruits avec de simples lance-roquettes de l’ère soviétique, rappelant la débâcle israélienne au Liban en 2006.

Le Hezbollah maintient un musée des véhicules blindés israéliens détruits juste à la sortie de Beyrouth. Nous sommes le 11 septembre 2018. La cause réelle de cette “guerre contre le terrorisme” vieille de 17 ans est toujours controversive, les rôles d’Israël et de l’Arabie Saoudite sujets à continuelle spéculation, les Etats-Unis sont à la recherche d’une nouvelle guerre.

D’après les médias, la guerre sera contre la Syrie et sera basée sur une riposte après une attaque à l’arme chimique que le président Al Assad aura ordonnée contre son peuple. Les rapports du contraire, seront totalement censurés par les merdias à la botte et seront virés de l’internet par la censure de Google et Facebook, ceci est en train d’être amené devant le CS de l’ONU et la CIJ de La Haye.

Les Etats-Unis ignorent ces deux institutions. Le conseiller à la sécurité du président Trump, John Bolton,a récemment menacé les juges de la CIJ de représailles personnelles pour toutes affaires de crimes de guerre qui seraient amenées devant eux concernant tout criminel de guerre américain, Bolton inclus.

Histoire de crimes

Les Etats-Unis se sont également retirés de la commission des droits de l’Homme, bien que les Américains à titre individuel, l’auteur de ces lignes inclus, maintiennent un statut de délégation malgré des menaces du ministère de la sécurité de la patrie (NdT: Department of Homeland Security ou DHS, la stasi/gestapo de l’empire du goulag levant…). Les USA ont quitté la convention de Genève depuis longtemps (NdT: les EU ne sont pas signataires de la 1ère CG de 1867, ils en font partie succintement depuis 1948 mais n’ont pas ratifié les protocoles I et II s’y rattachant), sont sortie unilatéralement de traités sur le nucléaire et les armes spatiales, pourtant très très peu d’Américains le savent, aucun vote ne fut tenu, aucun rapport dans les médias et aucune conséquence ne fut débattue.

Les activités navales des Etats-Unis dans la Mer Noire violent les traités en vigueur dans cette zone, leurs menaces sur l’Iran au sujet du contrôle légal de cette nation sur le détroit d’Ormouz sont toutes aussi illégales. Le soutien de Trump au nettoyage ethnique des Palestiniens est un crime de guerre aussi bien que d’avoir bougé l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

Le rôle des Etats-Unis en Syrie est totalement illégal tout comme leur implication dans la guerre au Yémen également. Les attaques par drones au Pakistan sont illégales tout comme la complicité de la CIA dans des attaques terroristes en Iran.

Au-delà de tout ça, les Etats-Unis ont été pris la main dans le sac avec le National Reference Laboratory de Tbilissi en Géorgie, qui fabriquait et déployait des armes biologiques. Le programme de rendition de la CIA (enlèvement et détention/torture de suspects de terrorisme), qui impliqua la Libye de Kadhafi depuis Tripoli sous couvert du régime (NdT: mais pas seulement, ce programme utilisa des bases secrètes de détentions en Pologne, en Lituanie, en Thaïlande, en Roumanie et en… Syrie…) viola non seulement les règles de la guerre mais impliqua des enlèvements et des assassinats dans plus de 40 pays. Des innocents furent détenus et torturés pendant une décennie, furent jugés par des tribunaux militaires d’exception illégaux. Il y a des charniers retrouvés en Pologne, Ethiopie, Libye, Egypte et d’autres endroits connus de peu, tout cela tandis qu’une des grande responsable de ce programme, Gina Haspel, a été promu par Trump à la tête de la CIA..

Centre sans morale

Pour bien comprendre la menace, des notions depuis longtemps dépassées, sur la démocratie américaine ou la “décence chrétienne” doivent être abandonnées. Dès les années 1980, une “religion utilitaire” a supplanté les sectes normalement majoritaires du protestantisme chrétien. Sous la doctrine hérétique du “dominionisme”, une religion parallèle au christianisme s’est développée mélangeant les sectes patoisantes et manipulatrices de serpents à sonnette des régions primitives, pauvres et violentes des Appalaches avec les nouvellement formés cultes de l’apocalypse centrés sur le soutien du sionisme et d’Israël.

Se propageant comme un feu de brousse, ces cultes extrémistes centrés sur de bizarres traductions éronnées de passages contradictoires de la bible, se sont répandus dans des douzaines de sectes pseudo-chrétiennes “infectant” au passage quelques 45 millions d’Américains.

Derrière tout cela, se tenait bien entendu l’extrémisme le plus pur et les organisations politiques prêtes à exploiter l’ignorant et le coléreux au travers de leaders religieux ressemblant bien plus à des animateurs de télé réalité et à des aboyeurs de foire.

A la base de tout, se tiennent des courants sous-jacents de jalousie de classe, de haine raciale, de ressentiment envers les femmes et de peur, mélange détonnant s’il en est. Sentant la frénésie, se créa une nouvellement légalisée organisation médiatique contrôlée par des étrangers et gérée par Rupert Murdoch, rejoignant une volée d’entités entrepreneuriales qui ont éviscéré depuis longtemps toute forme d’intégrité dans les médias Etats-uniens.

Ajoutez à tout ça Google et Facebook, leurs partenaires de la NSA et la détérioration des protections individuelles sous des législations liberticides telle le Patriot Act et l’Amérique que bien des gens croient encore exister est bel et bien morte et enterrée.

La saignée

L’Amérique est terrifiée à l’idée de voir ses bateaux couler et ses avions abattus. Le Vietnam a détruit la volonté de l’Amérique de voir ses pertes militaires exposées publiquement. Les guerres sont maintenant combattues en utilisant des mercenaires et des terroristes (NdT: comme au Moyen-Age et sous la renaissance…et jusqu’au XVIIIème siècle…), en utilisant des missiles à distance et des sanctions économiques eles sont combattues par la propagande et la couardise, la couardise pourrait bien être même la nouvelle religion des Etats-Unis.

La seule chose qui arrête un couard et un caïd de cour de récrée, c’est un bourre-pif et un nez qui saigne, c’est ce que nous enseignent les cours de récréation. Donald Trump est souvent dépeint comme un enfant. Il parle et agit comme un enfant gâté et ceux autour de lui, sont même ceux qui affirment se “rebeller”, mais ne sont que les faibles, inutiles et inadéquats se cachant derrière le caïd, le tyran ; ne sont que des perdants et des mécontents jamais satisfaits.

La situation à laquelle nous devons faire face est celle de soit nous soumettre à un tyran ou à un petit caïd de cour de récrée et pour ceux d’entre nous qui vivent en Amérique, reconnaître un peu honteusement que ce “petit caïd et ce couard” en question est en fait “nous” ou soit de résister, de répondre.

Ici aux Etats-Unis, résister est considéré comme étant une trahison. Même rapporter la vérité est criminalisé et tout ce qui empêche l’arrestation massive des quelques vrais journalistes faisant encore leur travail est la capacité de l’internet de pouvoir encore les censurer, de les réduire au silence ou de les calomnier.

Pour une raison des plus vagues, toute opposition à la politique démente des Etats-Unis est considéré être de “l’antisémitisme” (NdT: cela vous semble familier ??…)

Les options

Lorsque l’Amérique va attaquer la Syrie, ce qui sera une attaque sur la Russie également, qu’on le veuille ou non, il y aura des choix. Si rien n’est fait, sachant que l’Amérique ne peut pas empêcher la libération d’Idlib des groupes terroristes qu’elle soutient, le monde sera plus sûr, pour un petit moment encore.

De là, les Etats-Unis bougeront sur l’Iran, un base d’opérations contre la Russie. Les Etats-Unis sont déjà en train de bouger contre la Biélorussie.

Pour Trump, ou plutôt, pour ceux qui contrôlent Trump, s’il est possible de contrôler un enfant colérique, pousser la Russie à riposter est l’équivalent du Saint Graal. Voir un porte-avion américain couler, des avions américains abattus par des S400 russes, les médias n’attendent que ça pour crier “Pearl Harbor”, “11 septembre”…

La Russie n’utilisera pas son arsenal nucléaire et ne possède pas une économie qui puisse soutenir une guerre ouverte avec l’OTAN. Voyez-vous, bien que l’OTAN soit morte, elle n’est pas encore enterrée, et pousser la Russie dans une guerre pourrait bien ravigoter l’OTAN. La France est partante, Macron a prouvé depuis un bon moment qu’il est un bon “outil” et un bon “toutou” à la botte.

La Grande-Bretagne n’est plus gouvernée et se retrouve avec le fou furieux Boris Johnson prêt à saisir le pouvoir. Les Etats-Unis pensent que la Chine est encore une décennie en retard pour une confrontation militaire viable avec eux. C’est ça qui pousse peut-être l’Amérique à la guerre plus que tout autre chose. Une fois que la Chine aura plus de porte-avions et c’est de cette manière que l’Amérique juge de la puissance d’un pays, les Etats-Unis se sentiront pris de côté sur l’Asie.

Si la Russie est éliminée maintenant, la Chine sera seule. Si la Russie est poussée à la guerre maintenant, l’Europe tombera sous le joug yankee de nouveau comme ce fut le cas en 1945, dirigée par une Amérique qui n’a plus rien “d’américain” en quoi que ce soit, ni en manière, ni en forme, ni en fond.

Entité sioniste et Nouvel Ordre Mondial: Le plan Oded-Yinon toujours à l’œuvre dans un Moyen-Orient agressé…

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Comment “Israël” édifie son empire et abat ses ennemis

 

Ryan Forst (Russia-Insider)

 

Version français: Al Manar fr

 

Source: http://french.almanar.com.lb/935295

 

« L’Iran est un ennemi trop redoutable pour être combattu, surtout après la défaite humiliante en Syrie. »

Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas familiers avec le projet du Grand Israël (plan Oded-Yinon), il vise à étendre les frontières d’Israël de l’Egypte à l’Iran. Comment ? En faisant la guerre ? Non, c’est beaucoup plus insidieux.

Il suffit de jeter un coup d’œil sur les 25 dernières années et les guerres que les Etats-Unis ont menées pour « apporter la démocratie » ou faire un « changement de régime », et vous verrez se dessiner une carte simple.

Si un parti au pouvoir, est contre Israël, réalise des progrès dans un pays ne subissant pas l’influence des banques centrales appartenant aux Talmudistes, Israël convainc les Etats-Unis et ses alliés crédules que ce pays prospère est gouverné par un gouvernement maléfique, obsédé par la fabrication d’armes chimiques ou nucléaires, etc. Des sanctions suivent, après quoi le gouvernement du pays visé accepte de détruire ses capacités défensives sur la base de l’assurance que les sanctions seront levées et que le gouvernement sera traité équitablement.

Vous pouvez voir où cela mène…. une fois les armes détruites, Israël convainc ses alliés en utilisant les médias qui lui sont dévoués en Occident, que le régime qui leur faisait confiance est cruel et doit être changé pour des « raisons humanitaires », ainsi une guerre civile interne est déclenchée ou un attentat sous un faux drapeau est monté contre les Etats-Unis ou ses alliés, orchestré par Israël et le pays en question sera désigné comme bouc émissaire du jour.

Est-ce que cela semble incroyable ? Regardons les régimes qui ont été changés sous ce prétexte, l’Egypte, la Libye, l’Irak.

Tous avaient quelques points communs : les moyens de se défendre contre Israël, l’absence de banques appartenant aux Talmudistes et des gouvernements stables qui font des progrès dans leur pays.

Tous ont été désarmés avec des promesses de soutien, après quoi ils ont été renversés par l’instigation et le financement d’une guerre civile, là où une guerre civile était tout simplement impossible.

Ceux qui faisaient confiance aux Etats-Unis et à ses alliés ont été destitués et parfois exécutés en public (par exemple Mouammar Kadhafi, qui a fait de la Libye un Etat avancé avec des soins de santé et une éducation gratuits et a mis en garde contre la « crise actuelle des réfugiés » si la Libye était déstabilisée).

Une fois que le gouvernement a été désarmé et ensuite déposé et que ses dirigeants ont été exécutés, une banque centrale contrôlée par les Talmudistes est rapidement établie et les réserves d’or disparaissent. Par exemple, la guerre civile ukrainienne : au moment où ils ont pris le contrôle d’une partie de l’Ukraine que la Russie n’a pas récupérée, ils ont établi une banque centrale et volé les réserves d’or à la faveur de l’obscurité.

Maintenant, si vous regardez la carte du Moyen-Orient, vous voyez l’influence et les frontières d’Israël grandir; toujours suivant ce même plan, la Syrie était la prochaine cible, diaboliser Assad, inciter à la guerre civile, l’encadrer comme une « urgence humanitaire » et financer la dissolution d’un pays stable pour renforcer Israël.

MAIS ! Ils ne le font jamais directement mais en finançant et en armant des « combattants de la liberté » et en poussant leurs alliés à défendre « les pauvres enfants », etc.

La Russie est finalement intervenue après avoir vu la débâcle et la stupidité effrontée et la répétition de la stratégie irakienne et égyptienne en Libye. Avec la réticence du président Trump à mener des guerres israéliennes, Israël a finalement été contraint de passer au premier plan et d’attaquer la Syrie sous prétexte d’attaquer l’Iran. Au moment d’écrire cet article, Israël a bombardé la Syrie plus de 100 fois en 2017. La prochaine fois, ce sera l’Iran.

Mais leurs plans de guerre insidieux ont été contrecarrés par une Russie intelligente. Elle-même ayant souffert sous la torture juive et l’extermination de quelque 50 millions de chrétiens par les bolcheviks dans l’Holodomor.

Aujourd’hui, Israël planifie et mijote frénétiquement toutes sortes de faux drapeaux pour que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France deviennent de bons petits caniches et sauvent les « pauvres Syriens » tout en exportant discrètement la plupart des terroristes syriens vers la Suède et l’Europe.

Mais attendez ! Il y a plus ! Ce n’est pas parce qu’Israël a perdu la Syrie qu’il va reculer. Les Israéliens et les Juifs ne sont pas si simples.

Israël finance également une guerre par procuration au Yémen. La stratégie typique d’Israël est tout droit sortie du Manifeste communiste, une guerre constante, pour toujours, menée par d’autres.

Alors maintenant, au Yémen, ils ont un problème d’image. Le gouvernement yéménite est entièrement sous contrôle israélien et les « rebelles » sont des nationalistes qui tentent de reprendre leur pays. En Syrie, Israël a fait valoir que les rebelles étaient le bon peuple qui n’était absolument pas financé par Israël, les États-Unis et le Mossad-Pentagone. La débâcle syrienne a fini par coûter aux États-Unis environ 1 000 milliards de dollars.

Pas de problème, dit le groupe de réflexion de Tel Aviv. Nous nous contenterons de présenter les rebelles Houthis comme des «terroristes» et le gouvernement yéménite comme assiégé. Personne ne remarquera cette volte-face. Vous n’y croyez pas ? Il suffit d’aller sur Google et de taper Yémen et de voir comment ils ont encadré ce conflit.

Et, remarquez autre chose, Israël n’est pas dans le tableau, il fait combattre l’Arabie Saoudite dans cette guerre.

Si vous voulez voir où se trouve le prochain point chaud, après la Syrie, regardez au Yémen. L’Iran est un ennemi trop redoutable pour qu’on puisse le combattre, surtout après la défaite humiliante de la Syrie.

On pourrait écrire un million de mots supplémentaires à ce sujet, mais ce n’est qu’une introduction pour vous faire comprendre comment Israël met en place son propre empire non pas directement mais en attaquant ses amis, en rejetant la faute sur les pays qu’Israël veut détruire, en faisant combattre leurs amis dans les guerres israéliennes et en aidant les choses en provoquant une guerre civile à l’intérieur de ces pays.

Une fois que vous comprenez cette formule simple, la prochaine fois que vous verrez un titre tapageur à propos d’une « crise humanitaire dans un pays anti-israélien », vous saurez exactement ce qui se passe, qui le finance et, surtout, la question qui répond à tout….cui bono ?

= = =

Lectures complémentaires sur le colonialisme et le Moyen-Orient:

Au sujet dun 11 septembre nucleaire

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Effondrer le colonialisme

Ashraf Ezzat Mythe Biblique

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Résistance politique de l’intérieur de l’empire: Notification légale envoyée à « Donnie mains d’enfant » Trump par quatre hauts-fonctionnaires yankees (Pepe Escobar)

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Mr Trump vous êtes averti !

 

Pepe Escobar

 

20 mai 2018

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/49470.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans une lettre adressée au président Donald Trump avec copies à l’International Criminal Court (ICC) et au CS de l’ONU, quatre anciens hauts fonctionnaires du plus haut niveau du gouvernement américain lui ont donné une notification légale au sujet de son devoir de consulter avec le congrès américain, le tribunal international et le CS de l’ONU, entre autres, au sujet des actions entreprises par Israël coïncidant avec le “70ème anniversaire de l’expulsion de 750 000 Palestiniens de leurs maisons”.

La lettre est signée, entre autres, par l’ancien officier des opérations de la CIA Phil Girardi, l’ancien haut-fonctionnaire du Pentagone Michael Maloof, l’ancien officier de l’armée américaine et coordinateur de la sous-traitance contre-terroriste Scott Bennett et l’ex-diplomate et auteur du livre “Visas For al-Qaeda: CIA Handouts That Rocked The World, Michael Springmann.

Maloof, Bennett et Girardi tout autant que Springmann et l’auteur de ces lignes, furent parmi les invités de la 6ème International New Horizon Conference dans la ville sainte de Mashad en Iran orientale. Les sujets importants débattus à la conférence furent la Palestine et la sortie unilatérale du gouvernement Trump de l’accord nucléaire avec l’Iran connu sous le nom de Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA).

Alors que Maloof et Bennett confirmaient séparément au magazine Asia Times que la lettre fut écrite par Girardi et Maloof dans une salle d’attente d’aéroport alors qu’ils attendaient de prendre leur vol les menant de Téhéran à Mashad et où elle fut présentée lors d’une conférence de presse mardi dernier. Votre correspondant était en voyage de reportage à Karaj. Nous nous sommes tous réunis jeudi à l’aéroport de Mashad. La conférence de presse de Téhéran fut littéralement ignorée par les médias américains.

L’obtention des visas pour les visiteurs américains fut un sujet très délicat qui fut débattu au plus haut niveau du gouvernement iranien entre le ministère des affaires étrangères et les services de renseignement. A la fin, les visiteurs, sous intense observation des médias iraniens, finirent par avoir une énorme audience partout à travers l’Iran.

Une nouvelle psyop (opération psychologique de masse) est en cours

Les signataires de la lettre font un lien direct entre les actions israéliennes qui pourraient déclencher “et escalader dans des actions militaires américaines contre la Turquie, la Syrie, le Liban, l’Iran et la Russie, car ces nations sont opposées au transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et des tensions croissantes déjà exacerbées par le retrait des Etats-Unis du JCPOA.

Le président Trump est aussi averti légalement que la lettre “sera inclue comme preuve dans tous sujets en relation avec le déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem / Al Quds et le JCPOA. La lettre sera l’évidence #1 dans toute enquête pour crimes de guerre et mise en accusation (passée, présente et future) en relation avec ces sujets et à tout moment possible.

Comme l’a dit Bennett à Asia Times, la préoccupation principale est qu’en accord avec ses sources militaires, la situation actuelle, très volatile, pourrait bien établir les pré-conditions pour une “nouvelle campagne d’opération psychologique”.

Trump a reçu une notification légale en rapport avec 18 US Code 4 et 28 US Code 1361 en ce qui concerne “des violations légales nationales et internationales”. La lettre se double également d’une “notification légale au peuple américain” et est établie en tant que protection légale contre “contre toute vengeance, emprisonnement, enquête, séquestration, interrogatoire, discrimination, torture, conséquences financières, ou toutes autres actions ou conséquences négatives ou portant préjudices.

De plus, “toute action entreprise contre les signataires sera interprétée comme une violation de ce qui suit: 18 USC 242 (conspiration de refuser et de violer les droits civiques constitutionnels) ; 42 USC 1983, 1984, 1985 (action civile pour violations des droits): 18 USC 2339A (fournissant un soutien matériel à des terroristes).

La lettre peut aussi être interprétée comme une branche d’olivier: à part de demander la protection totale des lanceurs d’alerte, les signataires s’offrent d’eux-mêmes à totalement instruire le président et le Congrès sur ce qu’ils savent. La lettre a été envoyée en copie au président russe Vladimir Poutine, au président turc Recep Tayyip Erdogan et au président du parlement européen Antonio Tajani.

Jusqu’ici il n’y a eu aucune réponse de la Maison Blanche.

Considérant le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, l’abrogation unilatérale du traité conjoint sur le nucléaire iranien suivi de la déclaration de guerre économique contre l’Iran ; le nouveau narratif sur la RDPC disant en substance qu’il n’y a d’accord que dans notre sens ou vous serez détruit comme la Libye, sans mentionner le traitement réservé au lanceur d’alerte Julian Assange, la perspective pour un dialogue positif est bien bien faible.

Résistance au Nouvel Ordre Mondial: La vengeance de Kadhafi…

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« La lutte politique qui aboutit à la victoire d’un candidat avec, par exemple, 51% de l’ensemble des voix des électeurs, conduit à un système dictatorial mais sous un déguisement démocratique. En effet, 49% des électeurs sont gouvernés par un système politique qu’ils n’ont pas choisi et qui au contraire leur a été imposé, et cela c’est la dictature… En réalité, il s’instaure une dictature sous une apparence démocratique. Voilà la vérité sur les régimes politiques qui dominent le monde actuel. Leur falsification de la vraie démocratie apparait clairement: ce sont des régimes dictatoriaux. »

« Il apparaît clairement que la représentation est une imposture. »

« Les plus tyranniques dictatures que le peuple ait connues se sont établies à l’ombre des assemblées parlementaires. »

« Le parti est la dictature contemporaine. Il est de nos jours le dernier en date des appareils dictatoriaux. »

« La lutte des partis pour le pouvoir ne diffère en rien de la lutte des tribus et des sectes pour le pouvoir… Pour la société, la lutte des partis a un effet aussi néfaste et destructeur que la lutte tribale ou sectaire. »

« Il faut retourner à la loi naturelle qui a organisé les rapports humains bien avant l’apparition des classes, des gouvernements et des législations positivistes. La loi naturelle est en effet le critère, la référence et la source unique des rapports humains. Elle a donné naissance à un socialisme naturel fondé sur l’égalité des facteurs de production et a assuré la répartition à peu près équitable des produits de la nature entre les individus. L’exploitation de l’Home par l’Homme et la constitution par un individu d’une fortune dépassant ses besoins, constituent une entorse à la loi naturelle et l’amorce d’une perversion et d’une déviation dans la vie de la société, ainsi que le signe avant coureur d’une société d’exploitation. »

« Il n’y a pas de salariés dans la société socialiste, il n’y a que des associés. »

« La terre n’est la propriété de personne. »

« Le travail salarié outre qu’il asservit l’Homme, lui enlève aussi toute motivation, car le producteur y est un ‘homme en location » et non pas un associé. »

~ Mouammar el-Kadhafi, « Le livre vert », 1975 ~

 

La vengeance de Kadhafi

 

Abdel Bari Atwan

 

30 mars 2018

 

Source:

https://www.raialyoum.com/index.php/qadhafis-revenge-2/

 

du 23 mars 2018

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des millions de Libyens et bien plus encore d’Arabes et de musulmans ont dû éprouver un certain plaisir à la nouvelle que l’ancien président français Nicolas Sarkozy a été détenu pour enquête puis relâché sous caution, dans une affaire l’accusant d’avoir reçu 50 millions d’Euros de l’ancien leader Libyen Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne électorale présidentielle de 2007 ; surtout les victimes directes de la campagne de bombardement de l’OTAN en Libye en 2011 qui a détruit et ruiné la Libye, la transformant en un état fantôme et menant au carnage de dizaines de milliers de ses habitants et à la fuite forcée de quelques millions pour vivre dans une misère noire dans les pays voisins. Ce qui veut dire que ceux qui restent dans leur pays sont en meilleure posture, pourtant dans bien des cas, leurs conditions de vie sont bien pires.

Les enquêteurs qui ont interrogé Sarkozy ont confirmé qu’ils avaient de sérieuses preuves de ses activités criminelles dans plusieurs domaines, incluant la corruption, le blanchiment d’argent et le viol de la loi française sur le financement  des campagnes électorales.

Il est des plus ironique de savoir que Kadhafi a aidé Sarkozy à parvenir à l’Élysée et qu’il est maintenant la cause de sa chute et de sa mise en détention après des années d’enquêtes remplies de scandales.

Sarkozy avait pensé qu’en déchaînant les raids de l’OTAN sur la Libye et en ayant Kadhafi capturé et exécuté sommairement de la manière la plus sanglante qui soit, il pourrait enterrer les secrets du leader libyen avec son cadavre dans un endroit inconnu du désert libyen. Il ne savait alors pas que la “malédiction du colonel” reviendrait le hanter et le frapper, détruire sa carrière politique et son futur personnel et le consigner à tout jamais dans les poubelles de l’histoire, seul endroit de marque pour lui.

Les millions de Libyens qui maintenant se désespèrent des jours bien meilleurs de l’ère Kadhafi ayant vu ce que ses successeurs ont amené au pays, doivent remercier l’homme d’affaire franco-libanais Ziad Takieddine. Il a révélé qu’il avait délivré trois valises remplies de billets de 200 et 500 euros au directeur du personnel de Sarkozy lorsque celui-ci était ministre de l’intérieur (NdT: dans le gouvernement Chirac) et qu’il l’avait rencontré en personne au ministère de l’intérieur, ceci fut renforcé par un témoignage écrit sous serment de l’ancien chef du renseignement extérieur libyen Moussa Kousa disant que le régime de Kadhafi avait fourni 50 millions d’euros en liquide pour la campagne présidentielle de Sarkozy.

En mars 2011, après que fut rendu évident le rôle de Sarkozy dans la fabrication de l’intervention de l’OTAN, Kadhafi lui-même en avait parlé dans un de ses discours: “J’ai aidé Sarkozy à accéder au pouvoir. Je lui ai donné de l’argent pour qu’il puisse devenir président… Il est venu ici et m’a rendu visite dans ma tente alors qu’il était ministre de l’intérieur et m’a demandé de l’aide.” Le fils de Kadhafi Saïf al-Islam pour sa part a dit dans un entretien télévisé que “le clown Sarkozy devrait rendre l’argent qu’il a pris de la  Libye pour financer sa campagne électorale.

Il y a pas mal de chances pour que Sarkozy soit condamné. A l’encontre de Kadhafi, la plupart des témoins de cette affaire sont toujours vivants et peuvent être cités comme témoins à charge ou être visités par les juges d’instructions pour témoigner. Ceci inclut Saïf al-Islam et l’ancien chef de la sécurité libyen Abdallah as-Sanoussi (en Libye), Moussa Kousa (au Qatar) et l’ancien chef de bureau de Kadhafi Bachar Saleh (actuellement en Afrique du Sud)

Il est particulièrement ironique que Sarkozy ait affirmé aux enquêteurs qui l’interrogeaient, rapporté par le quotidien du Figaro, qu’il était la victime d’une campagne que Kadhafi commença à mener contre lui et qui fut continuée par ses sbires, lui coûtant sa réélection en 2012, tout en niant en bloc toutes les accusations.

Sarkozy a peut-être perdu son plan d’être réélu, mais c’est à cause de ses manipulations et turpitudes que le peuple libyen a perdu son pays, sa sécurité et toute vie normale, vie qui s’est transformée en enfer su terre pour des millions de Libyens en Libye et en dehors de la Libye.

Ces Libyens ont le droit de se réjouir de ce retour de bâton sur Sarkozy et veulent le voir au moins jeté derrière les barreaux. Il porte la responsabilité principale de la mort et de la destruction qui se sont abattues sur la Libye, ce que personne ne pouvait imaginer et qui, plus sérieusement, continue de nos jours, 7 ans plus tard et va sans doute continuer pour les années à venir.

C’est la malédiction à porter pour ce peuple libyen naïf et de bonne nature lorsqu’il fut sujet à la plus grande fraude de son histoire et lorsqu’il a cru que l’OTAN et ses avions de guerre amèneraient la liberté et la justice sociale, établiraient un modèle de sécurité, de stabilité et de prospérité pour un meilleur futur. (NdT: ce que la Libye était déjà parvenue à faire sous Kadhafi dans les grandes largeurs et jouissait du statut de pays le plus développé et le moins inégalitaire du continent africain…) Cette malédiction a frappé Sarkozy mais elle va aussi en poursuivre d’autres qui furent complices de cette désastreuse conspiration, incluant des figures politiques libyennes et des leaders arabes… Ils savent qui ils sont.

La vengeance ne ramènera certes pas Kadhafi à la vie, ni les quelques 35 000 + victimes des bombardement de l’OTAN et des milices que l’organisation a amenées au pouvoir et qui ont semé la mort et la destruction à travers le pays et pillé pour plus de 360 milliards de dollars des biens et avoirs d’état que Kadhafi avait laissé derrière lui. Mais cela donne une sorte de justice, ce qui constitue dirons-nous la moindre des choses.

Résistance au colonialisme: FPLP-Hezbollah… une alliance improbable il y a encore peu de temps voit le jour…

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 21 décembre 2017 by Résistance 71

Transcender des antagonismes pour la réalisation d’une vision politique, un exemple sous nos yeux rendu possible par l’incroyable arrogance impérialiste occidentale.
Privilégier l’intérêt commun au-delà des divisions illusoires intentionnellement maintenues pour maintenir le consensus du statu quo oligarchique. Cette ère touche à sa fin. Embrassons notre complémentarité et tournons le dos à l’ancien monde infantile de la division et de la domination.
L’alliance du Hezbollah et du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) est une grande nouvelle !
~ Résistance 71 ~

Pour mieux comprendre:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Manifeste de la societe des societes

Appel au Socialisme (PDF)

 

Action commune contre l’occupation israélienne: le FPLP chez Nasrallah

 

Al Manar

 

20 décembre 2017

 

url de l’article origina; http://french.almanar.com.lb/705901

 

Le secrétaire général du Hezbollah sayed Nasrallah a eu ce mercredi une rencontre avec un deuxième groupe de résistance palestinienne, le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) au cours de laquelle il a été question de la proposition de mettre au point un  plan commun pour résister à l’occupation israélienne.

Durant la rencontre qui a duré plusieurs heures, sayed Nasrallah a de nouveau qualifié la reconnaissance de Jérusalem al-Quds  comme capitale d’Israël de « nouvelle promesse de Balfour ».

« L’axe de la résistance a réalisé d’importants exploits dans la lutte contre le terrorisme. Il a dorénavant le temps nécessaire pour se consacrer au conflit arabo-israélien », a dit aussi le chef du Hezbollah, rapporte le communiqué distribué par le FPLP, selon la télévision libanaise Al-Mayadeen .

Après avoir rendu hommage à la lutte du peuple palestinien et insisté sur la nécessité qu’il préserve son unité, il a de nouveau salué l‘intifada qui est d’après ses propos « le choix sur lequel sont unanimes le peuple palestinien et ses forces nationales et islamiques ».

« Pour que l’intifada puisse donner ses fruits et réaliser ses objectifs, il faudrait rassembler toutes les capacités du peuple et les axer autour d’elle », a-t-il recommandé .

Pour sa part la délégation du FPLP a informé sayed Nasrallah qu’elle est disposée à faire partie de toute action commune contre l’occupation israélienne.

La semaine passée, c’est une délégation de Fatah-Intifada qui avait rencontré le SG du Hezbollah,  après le discours qu’il a prononcé et dans lequel il a souligné que l’Axe de la résistance va se consacrer entièrement pour la cause palestinienne.

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La décision de Trump sur Qods est une nouvelle déclaration Balfour

 

Press TV

 

20 decembre 2017

 

Source: http://www.presstv.com/DetailFr/2017/12/20/546291/dclaration-Balfour-Maher-alTaher-Abou-Ali-Hassan-FPLP-Intifada-Rsistance-Nasrallah

En affirmant que l’Intifada est une option soutenue par tous les courants palestiniens, Seyed Hassan Nasrallah, qui est actuellement hôte d’une délégation du Front populaire de la libération de la Palestine (FPLP) a qualifié la décision du président américain, Donald Trump, sur Qods, d’une nouvelle déclaration Balfour.

Selon le rapport de l’agence Mehr News citant la chaîne Al-Mayadeen, lors d’une rencontre avec une délégation du Front populaire de la libération de la Palestine (FPLP), Seyyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah libanais, a affirmé que l’axe de la Résistance s’était concentré sur une confrontation avec Israël ».

Nasrallah a fait remarquer qu’après les victoires remportées par l’axe de la Résistance face au terrorisme il disposait du temps nécessaire pour se focaliser sur un combat contre Israël. La délégation du FPLP a pour sa part fait de sa disposition à participer à la Résistance face au régime israélien.

Lors de cette rencontre qui a duré 4 heures, Nasrallah a qualifié de déclaration Balfour la décision de Trump de reconnaître Qods comme capitale du régime occupant et salué les sacrifices du peuple palestinien appelant ce dernier à l’unité nationale.

Il a affirmé que l’Intifada était une option soutenue par tous les Palestiniens et toutes les instances de la Résistance nationale et patriotique.

« Pour que l’Intifada soit efficace, le peuple doit focaliser tous ses efforts sur l’Intifada », a-t-il souligné.

Abou Hamed Fouad, secrétaire général adjoint du FPLP, Maher al-Taher, Abou Ali Hassan et Marwan al-Fahoum participaient à cette délégation.

Trump, Jerusalem et Nouvel Ordre Mondial…

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“C’est pourquoi c’est fini: l’encouragement progressif dicté par la tactique des Etats-Unis dû à la diplomatie, la politique de (pseudo) négociations, de mesure et d’équilibre entre les positions de l’entité sioniste et des pays arabes et musulmans, tout ceci s’est effondré hier, coulé par un coup fatal. [la déclaration de Trump sur Jérusalem]”
~ Hassan Nasrallah ~

 

 

Trump, Jérusalem et Nouvel Ordre Mondial

 

Résistance 71 

 

12 décembre 2017

 

Assistons-nous à la touche finale de la doctrine bidon du “choc des civilisations” si chère aux criminels nouveaux cons(ervateurs) par delà les frontières?

Si ce n’est pas le cas, ça s’en rapproche bien quand même, du moins dans la volonté de mettre le feu aux poudres pour un grand chaos générateur du Nouvel Ordre Mondial (ordo ab chao étant la devise des grands prêtres de cette religion post-moderne).

Revoyons un peu brièvement le fil des évènements:

Depuis 2011, l’empire s’est criminellement attaqué à la Libye et à la Syrie. Succès total sur le front libyen, tuant des dizaines de milliers de personnes et créant au passage un état brisé générateur de toujours plus de chaos dans la région en plus d’être un réservoir de mercenaires “djihadistes” pour l’empire. Succès en revanche mitigé en Syrie, qui n’est pas tombée, mais où la guerre par procuration imposée au peuple syrien a ruiné le pays sur un grand pourcentage de sa superficie.

Le fin des mercenaires takfiristes de l’empire étant proche sur le front irako-syrien, il fallait pour l’empire, recréer un tumulte au Moyen-Orient de façon à ne laisser aucun répit et aucune chance à la paix de s’installer.

L’oligarchie impérialiste a besoin d’une grosse guerre, sinon mondiale, du moins suffisamment conséquente pour générer chaos et remettre quelques compteurs économiques dans le vert. La cible, à terme, est connue depuis des lustres: l’Iran, seul pays à ne pas être du cercle des “banques centrales” et donc peu endetté, ce qui est inacceptable pour la clique véreuse et criminelle de la haute finance impérialiste. Mais l’oligarchie est coincée par la dissuasion nucléaire et le jeu des alliances des deux côtés.

Que faire ? Utiliser le bon vieux ressort rouillé mais toujours actif: celui du conflit en Palestine occupée. Comment faire ? Reconnaître Jerusalem comme capitale d’Israël… Ouch ! qui va s’y frotter pour le dire ? Le concombre masqué dit “Donnie mains d’enfants”, nouveau larbin aux ordres et zident de l’entité coloniale que sont les Etats-Unis, met les pieds dans le plat. Vlan ! Passez lui l’éponge…

Que se passe t’il depuis lors ?

L’entité sioniste est ravie de la performance de Donnie “mains d’enfants”, mais en apparence du moins, les alliés et satellites de l’empire marchent sur des œufs depuis.

Côté palestinien et musulman, c’est le tollé général (à quelques exceptions wahhabites près…) et un regroupement semble s’opérer pour garantir qu’une telle destiné n’échoit point à Al Qods / Jerusalem. Dans la foulée de la déclaration de Donnie, véritable seconde déclaration Balfour, le Hezbollah libanais et l’Iran ont promis un soutien inconditionnel à la résistance palestinienne et un recentrage de l’intérêt sur la cause palestinienne laissée quelque peu de côté depuis le début des tumultes libyen et syrien en 2011.

Le Hezbollah, fort de son aura de la victoire contre l’EIIL en Syrie (et en Irak), appelle à une 3ème Intifada palestinienne, soutenue à 100% par l’axe de la résistance anti-sioniste de la région (Iran-Hezbollah-Syrie).

Il y a fort à parier que l’animation régionale qui va s’en suivre repositionnera malheureusement les alliances dans le sens de ce que le cercle nouveau con des va t’en guerre appelle “le choc des civilisations”, doctrine imbécile, créée de toute pièce à des fins conflictuelles, de contrôle et d’invasion de toujours plus de terre pour toujours plus de ressources naturelles ; de division du monde pour toujours mieux le contrôler.

Nous assistons vraisemblablement à la dernière poussée en date pour un grand chaos moyen-oriental, duquel l’oligarchie pense tirer les marrons du feu et à terme, pétrole et gaz naturel des sols.

Nonobstant le fait que Jerusalem ne peut en aucun cas être la capitale historique d’un état juif, il est important de réaliser que nous avons ici à faire à une nouvelle supercherie d’usurpation coloniale et d’accaparement, comme le sont depuis des siècles les soi-disants “états souverains” des Etats-Unis, du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de tous les pays d’Amérique Latine de fait, tous membres ou sous contrôle de l’empire moderne anglo-américain, sis sur des terres volées sur lesquelles il n’a aucun “droit”, si ce n’est celui qu’il s’est arrogé au moyen d’une législation pseudo-légale, fondée sur la doctrine chrétienne de la découverte et quelques bulles pontificales datant du XVème siècle.

Là réside la racine coloniale de l’occident et de son hégémonie sur le monde actuelle, fait réel mais non inéluctable et encore moins irréversible : la racine religieuse et donc mythologique “d’une terre promise”, qui fut transformée en substrat politico-économique afin de pouvoir être gravée dans les tables du “droit positif” de nations fictivement constituées.

C’est parce que finalement, nous les 99,9% de la population mondiale, sommes tous des colonisés, que nous devons soutenir sans réserve la cause des nations ancestrales opprimées sur tous les continents. C’est parce que nous nous tiendrons debout, main dans la main avec les peuples autochtones des continents, en soutien de leur lutte anti-coloniale, que nous ferons émerger à terme, la seule société humaine qui pourra survivre au marasme de l’usurpation chronique du pouvoir: la société des associations libres, la société de l’esprit unificateur retrouvé dans l’universalité de la complémentarité.

Trump n’est pas un imbécile, il n’est qu’un des nombreux bras armés aux ordres, œuvrant pour la mise en place d’un fascisme planétaire transnational géré par les corporations ayant fusionné avec l’État. La mise en échec du Nouvel Ordre Mondial ne peut se faire que par les peuples qui, dans le processus même de la révolution sociale planétaire, éradiqueront la malfaisance régnante.

Il nous faut donc comprendre qu’il n’y a pas de solution au sein du système, que ce ne sont pas les luttes de souveraineté qui nous sauveront du marasme, mais la Révolution Sociale qui balaiera tout de l’ancien monde pour y substituer la société des sociétés organique, complémentaire dans sa diversité acceptée de tous. Ne nous trompons pas de combat, nous n’en avons plus les moyens.

Qu’on se le dise !

Fraternellement à toutes et tous

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Voici ce que dit l’Iran le 12 décembre 2017 par la voix de son top général, Souleimani (source Press TV):

Le général Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), a déclaré que l’Iran était prêt à apporter son soutien total aux forces de la Résistance islamique de la Palestine.

Lors d’un contact avec les commandants des brigades Ezzeddine al-Qassam et du Jihad islamique de la Palestine, le général Soleimani a réaffirmé le soutien de l’Iran à la Résistance palestinienne dans son combat contre l’occupation israélienne.

Cet entretien du général Soleimani avec les commandants des Brigades Ezzeddine al-Qassam et ceux des brigades du Jihad islamique, les Brigades de la Paix (Saraya al-Salam), a eu lieu mardi 11 décembre dans la soirée.

Le général Soleimani a également annoncé que les autres groupes du front de la Résistance dans la région étaient disposés à défendre la mosquée al-Aqsa.

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Lectures connexes:

Manifeste de la societe des societes

effondrer le colonialisme

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Appel au Socialisme (PDF)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte