Archive pour Libye OTAN et guerre impérialiste

La décrépitude de l’empire vue de l’intérieur (VT le jour des anciens combattants)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, CIA et traffic de drogue, colonialisme, documentaire, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, presse et média, résistance politique, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 13 novembre 2017 by Résistance 71


« Les soldats ne sont pas les protecteurs
de la liberté, ils sont les marionnettes
des intérêts entrepreneuriaux et
d’État afin d’augmenter profit et pouvoir
aux dépends de la sécurité physique et 
financière du contribuable. »

 

L’information en ce 11 novembre 2017

 

Gordon Duff

 

11 novembre 2017

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2017/11/11/intel-drop-november-11-2017/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le faux narratif, le prosélytisme religieux et Hollywood n’ont pas seulement changé la réalité de la guerre, mais ont défini le service militaire moderne. Pendant les années 1920-30, les Marines (NdT: fusiliers marins, corps d’élite de l’armée impérialiste yankee) opéraient dans toute l’Amérique latine et centrale en tant que porte-flingues pour les banques, les compagnies pétrolières et l’agro-industrie.

Ils étaient l’équivalent des voyous de Pinkerton et de leurs meurtres dépeints dans les nouvelles séries télévisées comme “Damnation”, ce d’après Smedley Butler. Le général de l’USMC Butler est bien entendu dépeint par les instructeurs des Marines comme le père du coprs des Marines moderne. Butler a reçu cinq fois la médaille d’honneur du congrès et il fut une fois candidat à la présidence des Etats-Unis, il fut toujours un puissant activiste social et était pleinement socialiste.

En 1934, Wall Street, aidée par l’extrême-droite et la bien anti-américaine “American Legion”, un groupe d’anciens combattants dont les origines les amenèrent en partenariat avec le renouveau du Ku Klux Klan des années 1920, reçurent pour mission de décapiter le gouvernement Roosevelt.

Voyez-vous, la légion, qui louaient régulièrement les services de voyous et de briseurs de grèves durant la grande dépression, admirait profondément Adolf Hitler et avait endossé le manteau de “nativiste” comparable aux mouvements anti-immigrants réapparaissant aujourd’hui. Ce fut Smedley Butler qui les arrêta. Il fut secrètement demandé de commander le coup d’état, mais au lieu de cela, il alla voir Roosevelt et le congrès.

A un moment donné et cela vous en dira bien plus sur le véritable Américain que quoi que ce soit d’autre, Butler, en tant que commandant du corps des Marines, fut assigné à résidence. Il avait apparemment offensé l’élite servile des banksters de Washington en racontant une histoire au cours d’un dîner au sujet de Benito Mussolini qui avait renversé un enfant en voiture et continua son chemin en rigolant. Ceci était vrai, une histoire absolument authentique. Pas une de ces histoires qu’on lit dans les livres. Pas comme une de ces fausses infos d’aujourd’hui.

Mais attendez, il semble que je suis en train de voler des répliques du “Faucon Maltais”. Les ennemis de l’Amérique ont toujours été de l’intérieur. Madison nous avait déjà averti, ainsi que Thomas Jefferson et Lincoln puis J.K Kennedy et d’autres plus récemment. “Ceux” d’aujourd’hui sont virés des chaînes de télévision et d’information, des réseaux journalistiques, virés des universités, leurs sites internets sont bloqués par Google et ils sont toujours accusés de “détester les juifs”. Si vous trouvez cela bizarre, surtout considérant que la majorité de ces diseurs de vérité et dissidents sont probablement juifs eux-mêmes, alors vous commencez à comprendre.

Nous allons commencer aujourd’hui avec l’histoire du comment le corps des Marines a perdu son chemin et pas pour la première fois. Il y a une raison de la mort de 19 000 Marines au Vietnam. J’y étais. Je vais le dire simplement. Les Marines passaient des mois sur le front ou derrière les lignes ennemies, si tant est que cela existait. Les blessés n’étaient que très rarement évacués et mourraient d’hémorragies là où ils étaient tombés et dans les moments critiques, la nourriture, l’eau potable et les munitions étaient inexistantes.

Les conditions décrites par Richard Tregaskis dans son livre de 1943, “Journal de Guadalcanal”, conditions endurées pendant de courtes semaines, laissant les Marines comme des squelettes ambulants, étaient la norme au Vietnam. Les Marines combattants survivants quittèrent le Vietnam sous effet de malnutrition chronique, de conditions de santé constamment dégradées par les effets a posteriori de l’Agent Orange (NdT: défoliant chimique fabriqué par Dow Industry et dont les épandages fréquents causèrent d’énormes dégâts sur la santé humaine des Vietnamiens et de la bidasserie yankee au sol…), qui finirent par les tuer, pour beaucoup dans les quelques années qui suivirent leur retour avec en cadeau le stress post-traumatique.

Le corps des Marines avait lu le bouquin de Tregaskis et avait décidé que comme très peu de ceux qui dirigent le corps avaient de fait expérimenter le combat, ils construiraient leur guerre autour d’un bouquin qui, franchement, était largement un livre de fiction. C’était de la fiction de la seconde guerre mondiale oui, à la John Wayne (NdT: grand militariste et propagandiste de l’extrême-droite yankee, qui néanmoins refusa de s’enrôler pour la guerre tout en incitant les autres bien entendu à le faire… Au delà de la légende, une des plus belles ordures d’Hollywood), qui mena le corps des Marines vers son histoire d’abus de ses recrues et de ses charges à la baïonnettes désespérées, qui devinrent sa tactique commune au Vietnam.

Fiction dans la réalité, falsification de tout, c’est ce qui a mené l’armée américaine, et ce certainement depuis la Corée. Dire que l’armée américaine aujourd’hui est en lambeaux est une vérité qui est devenue un de nos secrets le mieux gardé. Une armée qui tourne sur son corps de sous-officiers d’expérience et de déploiements sans fin pour protéger les champs de pavot d’Afghanistan ou pour jouer un côté contre l’autre en Irak pour le bénéfice d’une politique étrangère menée par Israël, ont rendu une carrière dans l’armée tout a fait intenable. S’ajoutant à tous ces problèmes bien entendu, fut celui de notre déplorable corps d’officiers, une clique de fils à maman, pas différents des dizaines de milliers que le général George Marshall avait extirpé en 1940 er 1941. 30 000 officiers passèrent à la caisse et furent remerciés. Laissée à elle-même, l’armée américaine, menée par les académies militaires, gravite autour de l’extrémisme de droite et la corruption, Quand vous y ajoutez aujourd’hui la religion bidon, celle “de la fin des temps, de l’apocalypse” que professe ces frapadingues de la bible, ceci se transmet dans le corps et dans le curriculum des trois services militaires (NdT: Terre, Air, Mer) et cela devient de la pure trahison.

Obama, aidé par Hagle et Dempsey, a viré les pires d’entre eux, retirant des centaines de chefs militaires incompétents et dangereux, prévenant du reste un coup d’état qui allait impliquer une attaque nucléaire sur l’Iran perpétrée par ces barjots du Strategic Air Command qui étaient parvenus à éviter toutes les sécurités. C’est le même groupe que Trump est en train de ramener pour sa guerre planifiée contre la Corée, tous ces frapadingues du missel qui répondent désormais à Steve Bannon.

Nous allons maintenant passer à autre chose. Nous avons déjà secoué pas mal d’illusions comme cela. Il était grand temps d’admettre que l’armée américaine est aussi bidon que les infos d’aujourd’hui. Lorsque les Américains se sont réveillés et ont réalisé qu’ils soutenaient Al Qaïda et l’EIIL, et personne de mentalement sain ne doute plus de cela aujourd’hui, lorsqu’ils se sont réveillés plus avant et ont réalisé que l’Arabie Saoudite et Israël sont des amis depuis plus de 60 ans et non pas des ennemis comme ils ont prétendu l’être, alors le monde aurait dû clairement identifier qu’il marchait sur les mains.

Ceci veut bien évidemment dire que la guerre de 1973 fut une guerre bidon (NdT: même si de véritables personnes y sont mortes, mais pour des raisons établies comme bidon…), que l’embargo sur le pétrole n’était qu’une mascarade, tout autant que le bombardement du Liban par la Marine et les attentats du 11 septembre, ainsi que tous les mensonges qui aidèrent à mettre en place l’invasion de l’Irak en 2003, la totalité.

Pendant que tout cela se déroule, l’Amérique est systématiquement détruite. Nous avons certainement établi comment l’armée fut mise hors de combat. Nommez un général d’aujourd’hui, ou un amiral, n’importe lequel de ces chefs militaires, qui ne parle pas comme un clown. Nommez-en un, essayez de penser à l’un d’entre eux, essayez plus fort. Aussi pourris qu’il ait été, Petraeus au moins n’était pas fou et vous avez vu ce qu’ils lui ont fait. Ils ont eu aussi McCrystal.

Puis ils ont eu le journaliste du magazine Rolling Stone qui l’a épinglé, Michael Hastings, éliminé. (NdT: Hastings est mort dans un accident de la route des plus suspicieux en juin 2013…). Au fait, jetez un œil sur toutes les histoires au sujet de la mort de Hastings et notez qui est arrivé en premier sur la scène de l’accident supposé. J’en ai assez dit.

C’est une nouvelle fois le jour des anciens combattants (11 novembre) et VT est littéralement bombardé d’histoires, certaines de la part des idiots utiles, d’autres de gens qui essaient de faire une différence. Tout le monde ici passe pas mal à la télé simplement parce que nous sommes une organisation avec le mot d”ancien combattant dans son nom et qu’il est assumé que nous ne sommes pas aussi indépendants que nous le sommes.

Regardons la réalité en face, quand les Américains voient le mot “ancien combattant”, le mot “idiot” vient aussi à l’esprit, tout comme radoteur et cartoonesque. Les anciens combattants sont supposés être des racistes totalitaires, sans esprit, idiots, institutionnalisés et égoïstes. Ce n’est pas comment le public américain les voit vraiment, mais c’est comme ça que les voit le congrès, les politiciens, ce qui explique pourquoi VT a débuté il y a toutes ces années et pourquoi nous continuons de lutter.

L’opération “Tempête du Désert” est un autre fiasco. La première invasion de l’Irak, pas celle qui est toujours en cours. Celle qui n’a pris que 96 heures [en 1991]. Les hommes et les femmes qui ont combattu cette guerre de 96 heures on commencé à mourir nombreux d’une mystérieuse maladie appelée “Le Syndrome de la Guerre du Golfe”. Etait-ce dû aux vaccins expérimentaux ? A l’utilisation de munitions à uranium appauvri par les Etats-Unis sur le champ de bataille ? Ce ne fut certainement pas à cause des incendies des puits de pétrole. Les Etats-Unis ont-ils utilisé des armes chimiques et bactériologiques sur la garde républicaine de Saddam Hussein ? Restons une minute là dessus. L’utilisation d’armes chimiques et biologiques de la part de quiconque n’étant pas un allié des USA, surtout Israël, est une ligne rouge à ne pas franchir. Par ligne rouge nous entendons une chose qui amènera une riposte des Etats-Unis sur toute nation, et ce sans avoir besoin de preuves d’utilisation et aussi bien entendu aussi loin que cette nation n’est pas capable de se défendre. Le gouvernement syrien n’a jamais utilisé de gaz de combat sur son peuple. Encore et toujours, ces attaques au gaz [sarin] en Syrie furent tracées jusqu’aux alliés secrets des Américains, à savoir:

  • Les usines de production chimique secrètes à Tbilissi en Georgie
  • Des groupes sous-traitants privés paramilitaires, incluant le Google Idea Groups/Google Jigsaw
  • Le régime fasciste de Kiev et ses alliés et amis en Turquie et en Israël
  • Des containers d’argent liquide saoudien
  • Les “casques blancs” de George Clooney
  • L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH, NdT: une opération d’intox du MI5 britannique basée à Londres)
  • Les agences et réseaux de presse Reuters et Al Jazeera

C’est un véritable who’s who du soutien des organisations terroristes que nous avons maintenant étalées des côtes marocaines jusqu’aux Philippines. Les armées par procuration des agences de sécurité dont vous connaissez si bien les noms, à commencer avec la CIA, le Mossad qui font le sale boulot que Smedley Butler a si bien décrit comme “Le racket de la guerre” (NdT: le titre de son livre du reste…)

Cette semaine, ce jour des anciens combattants, l’EIIL/daesh est vaincu. Le reste du monde a appris que l’Arabie Saoudite avait kidnappé le premier ministre libanais Saad Hariri dans une tentative de commencer une nouvelle guerre, après que la dernière en date ait échoué. Si l’EIIL et Al Qaïda sont des organisations terroristes, pourquoi donc des milliers de personnes, de l’Arabie Saoudite, des princes al Saoud, jusqu’aux think tanks du Potomac à Washington, peuvent être crédités de l’aide qui leur est accordée pour être disséminées à travers le monde.

Voila les questions qui attaquent dans le bois dur. Donc, nous revenons aux institutions. Qui va protéger la vérité ? Google et Facebook, tous deux très intimement liés aux banksters, manipulent tout sur l’internet. Leur rumeur d’une IA lisant chaque recherche en ligne, chaque courriel, chaque post sur les réseaux sociaux, chaque discussion de forum, qui enregistre chaque achat fait et crée des algorithmes prédiseurs afin de fabriquer un niveau de contrôle global au-delà de l’imagination même d’un George Orwell.

Les institutions, la presse, le gouvernement, la religion, nos écoles, ont tous été systématiquement détruits. Le plan a été simple: guerre, pauvreté, pestilence et mort sont le business de tous les businesses et les gouvernements ne sont rien de plus que des gérants intermédiaires servant un syndicat du crime organisé planétaire, celui sur lequel on tombe systématiquement à chaque fois qu’on regarde ce qu’il se passe derrière le rideau.

Là où les armées ne servent pas, elles sont remplacées par des contractants militaires privés (CMP, mercenaires). Au Moyen-Orient aujourd’hui, incluant l’Afghanistan, il y a sur le terrain de manière effective 200 000 CMP. Il y en a plus de 20 000 qui se battent actuellement au Yémen, payés par l’Arabie Saoudite, la moitié sous le drapeau de l’EIIL et d’Al Qaïda. Près de 50 000 sévissent en Afghanistan, un chiffre que même leurs propres gouvernements n’ont aucune idée.

Ajoutons un fait étrange à tout cela, dès 2004, deux organisations clef ont été privatisées par l’administration Bush. Ces groupes menaçaient de prendre en charge des fonctions du renseignement US au moyen d’éléments contrôlés par Israël, amenés dans le gouvernement américain après les élections truquées de 2000. Au fait, il s’agit du même groupe qui a truqué les élections de novembre 2016. Ce sont des organisations qui furent privatisées et qui sont: l’Agence Centrale du Renseignement (CIA) et le JSOC ou Joint Special Operations Command (NdT: Etat-Major des Opérations Spéciales, EMOS)

Nous avons ensuite ceci:

L’instructeur militaire des Marines Joseph Felix a été condamné à 10 ans de prison pour abus de pouvoir et violences sur de jeunes recrues, des recrues musulmanes. Il faisait partie d’un gang, celui des Christian Evangeslista, qui a fait vœux de garder l’armée américaine libre de tous juifs, musulmans et catholiques. Au centre d’entrainement de Parris Island, la torture des recrues fait partie du programme depuis des décennies. Il y a eu des douzaines de recrues décédées depuis les années 1960 et les instructeurs militaires, certains anciens combattants victimes du Syndrome de Stress Post-Traumatique, voient comme partie de leur boulot de rendre la vie des jeunes recrues un enfer sur terre. Ceci fut toujours la base de l’entrainement des Marines.

Les recrues ont toujours été régulièrement battues, humiliées et même sexuellement agressées. Les instructeurs du corps des Marines font un des plus durs boulots de quelque armée que ce soit. C’en est devenu une plaisanterie dans le show télévisé “Saturday Night Live”, que de dire que les Navy SEALs, les forces spéciales commandos et toute la litanie des opérations spéciales et leurs mecs “glamour”, ne sont rien d’autres que de faux Marines.

Et puisque c’est le jour des anciens combattants, laissons-nous aller à un autre cliché: est-ce que les Marines d’aujourd’hui sont des Marines par les mêmes standards que ceux qui ont combattu durant la guerre du Vietnam ? Tant que nous y sommes, nous allons couvrir ici quelques faits. Les Marines du Vietnam étaient villipendés par leurs compatriotes de la seconde guerre mondiale pour être trop mous et apathiques. Mais en fait, c’est l’opposé qui est la réalité. Il y a eu trop de temps écoulé entre la seconde guerre mondiale et la guerre du Vietnam. La guerre de Corée n’a jamais vraiment affecté l’entrainement de l’armée américaine et elle fut combattue essentiellement avec des rempilés de la seconde guerre mondiale et des conscrits.

Le corps des Marines était énorme durant la seconde guerre mondiale, un million d’hommes et les débarquements étaient typiquement renforcés par de grandes unités de l’armée de terre et dans la plupart des cas, à l’exception de Guadalcanal, les Marines étaient relevés de la zone de combat les jours suivant le débarquement. Pourtant, le corps d’un million d’hommes a perdu 17 000 membres durant la seconde guerre mondiale. Pendant cette guerre, les unités de débarquement des Marines tournaient entre la Nouvelle-Zélande, Hawaii et la Californie, parfois parquées pendant plus d’un an avant d’être sélectionnées pour un nouveau débarquement quelque part.

Ainsi, en moyenne, un Marine de la seconde guerre mondiale a vu environ un quart des combats qu’un Marine a vu durant la guerre du Vietnam. Au Vietnam, 19 000 Marines furent tués au combat, alors que l’effectif de ce corps ne fut que de quelques 20% de celui de la seconde guerre mondiale. Les taux de mortalité pour les 10% du corps des Marines, ceux qui étaient le fer de lance des combats, ont atteint des niveaux de folie avec bon nombre d’unités souffrant jusqu’à 100% de perte et retournant au combat à taux plein de substitution…

Que sommes-nous en train de dire ? Que des entreprises privées, la plupart des sbires corrompus arrosés de fric émanant de “caisses noires” du blanchiment d’argent sale, ont créé un réseau de firmes sous-traitantes privées qui analysent le renseignement, filtrent toute l’information sur les menaces existantes à destination du gouvernement américain et de concert avec l’EMOS, planifient et exécutent des opérations spéciales secrètes dans le monde entier.

Depuis des années, les plus capables et professionnels de l’armée américaine ont quitté le service qu’il soit militaire ou d’opérations clandestines  et ont  commencé à servir des maîtres outre-mer qui leur sont inconnus mais que nous connaissons. Protégés par tout un réseau d’agences de presse, par la législation qui classifie “secret défense” toute l’information et compartimentalise l’affaire pour bien masquer la vérité. C’est ce que nous voyons aujourd’hui dans le monde, en Lybie, Ukraine, Irak, Afghanistan, Syrie, au Yémen, des continents entiers précipités dans une guerre durant des décennies.

Le mariage est simple. Tous les médias sous contrôle, éventuellement Google seul gèrera et les services de renseignement du monde et les gouvernements s’aligneront comme nous l’avons si bien vu en 1914 et si souvent depuis. Ce que nous avons aujourd’hui est ce qui fut auparavant, simplement à bien plus grande échelle. La science, la théorie du chaos et la guerre psychologique, depuis les années 1980, ont rapidement appris que le contrôle est basé sur la distillation d’un sentiment de désespoir, le sentiment “qu’on ne peut rien faire”.

Les flingages publics de masse et les attaques terroristes, l’un après l’autre et pire encore, les théories de la conspiration des suppléants de Google et leur Intelligence Artificielle (IA), maintiennent le public en général ferré à l’appât, troublé, dépassé et à la recherche de boucs émissaires.

Le plan d’action pour aujourd’hui est de SORTIR DES MEDIAS SOCIAUX, rappelez-vous bien ce que nous avons écrit aujourd’hui, partagez-le avec d’autres et RESISTEZ.

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Nouvel Ordre Mondial: réflexions sur le dernier évènement routier de New York…

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Terreur synthétique à New York… On enfume les Américains !

 

Kevin Barrett

 

1er novembre 2017

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2017/11/01/nyc-hoax/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’attaque par véhicule d’hier à New York s’est-elle réellement produite ? Presque certainement. Y a t’il eu des gens qui y furent tués ou blessés ? Plus que probablement. Alors pourquoi suis-je en train d’appeler cet évènement une escroquerie fabriquée du terrorisme ? Le terrorisme est une tactique militaire. Sa définition est “d’attaquer des civils pour inspirer la peur.” Cet évènement qualifie certainement pour cette définition. Donc c’est du vrai terrorisme et non pas du faux, correct ?

Et bien oui et non.

[le texte original est ici en majuscules, nous conserverons donc ce choix d’écriture de l’auteur]

LA POPULATION DE MANIERE GENERALE EST TRES CERTAINEMENT ATTAQUÉE ET TERRORISÉE, MAIS CE SONT LES MEDIAS ET DERRIERE EUX, DES ELEMENTS DU GOUVERNEMENT ET DE LA CLASSE DIRIGEANTE, QUI NOUS ATTAQUENT AFIN DE PROVOQUER UNE PEUR INSTRUMENTALISÉE ET POLITISÉE ET EN L’OCCURENCE, LEUR ARME PRINCIPALE, L’INSTRUMENT PRINCIPAL DE LA TERREUR, SONT LES MOTS ET LES IMAGES ET NON PAS LES VEHICULES  OU LES COUTEAUX, ARMES A FEU, BOMBES OU AVIONS DETOURNÉS.

Coupons-donc court. La question à un million de dollars est toujours cui bono ? A qui profite le crime ? Quelqu’un de manière évidente veut que nous ayons peur les conducteurs Uber musulmans immigrés. Qui cela peut-il bien être ? Est-ce l’EIIL, une organisation créée et soutenue par des éléments de l’armée américaine et son complexe militaro-industriel et dont le bénéficiaire principal est l’état d’Israël ?

La notion que nous devrions avoir peur des immigrants musulmans est une supercherie imbécile, folle et paranoïaque. bien plus de 100 personnes par jour meurent aux Etats-Unis, environ 40 000 par ans, d’accidents de la route. Le 31 octobre 2017, huit de ces fatalités furent apparemment causées par un immigrant ouzbek ayant pété un plomb. Ceci ne représente même pas un blip sur le radar des menaces significatives à nos vies ou à nos membres.

Mais quelqu’un veut que vous pensiez que les musulmans font très, très, très peur. Qui cela peut-il bien être ?

De manière évidente quelqu’un qui n’aime pas les immigrants musulmans. Donad Trump peut-être ?

Trump a construit une carrière politique sur la gestion de la peur et sur la propagation de la haine contre les immigrants en général et les musulmans en particulier. Il essaie de passer à la caisse politiquement sur ce dernier épisode en date.

Ou bien que penser des médias dominés par les sionistes ? Ils ont bosser comme des dingues depuis des décennies pour formater les Américains à penser que les ennemis d’Israël sont les ennemis de l’Amérique.

L’élément libéral des médias est peut-être en guerre contre Trump. Ils essaient peut-être d’introduire le sioniste chrétien de l’apocalypse Mike Pence à la Maison Blanche, mais il y a une chose sur laquelle Trump et les médias de masse sont d’accord: les ennemis musulmans d’Israël doivent être diabolisés 24h sur 24 et 365 jours par an, que ce soit de manière subtile (comme avec le New York Times, Washington Post, CNN ou MSNBC) ou de manière abrupte (comme avec Trump. Fox News, Breitbart). derrière le rideau, les gens qui mettent en scène presque tous les “complots terroristes musulmans radicaux” travaillent à plein pot et font des heures sup’ pour balancer de la viande rouge, littéralement aussi bien bien que du sang synthétique, sur ces deux variétés de la bête islamophobe.

Donc, que le soi-disant meurtrier à la voiture ait été ou pas le sujet d’une programmation mentale du genre MKUltra (NdT: pour programme ultra de Mind Kontrol ou de contrôle de l’esprit, programme mis en place par la CIA à partir des années 1950), que cet évènement ou autres aient pu inclure des acteurs de crise et aient fabriqué ou exagéré le chaos, CET EVÈNEMENT ET TOUS LES AUTRES DE LA MÊME VEINE SONT DES ESCROQUERIES DE LA TERREUR FABRIQUÉE, parce qu’il n’y a absolument aucune raison pour nous d’avoir peur des gens que les médias et gouvernements veulent que nous craignions. Toute cette folie “terroriste” des attentats faux-drapeau du 11 septembre jusqu’à ce massacre d’Halloween et au-delà, n’est qu’une gigantesque hallucination paranoïaque induite par des gens qui seuls en profitent.

Contrôle et guerre impérialiste perpétuelle… Modus operandi

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Le plan de guerre de l’Empire

Résistance 71

Août 2017

Il suffit de regarder et d’analyser le modus operandi de l’empire anglo-américano-sioniste pour détruire un pays qui résiste à son hégémonie afin d’en tirer la trame standard. Voici comment l’affaire se déroule pas à pas même si tout n’est pas systématiquement employé, l’adaptation et l’innovation au fil tu temps étant aussi d’usage:

  • Envoyer un “assassin économique” dont le rôle est de pousser à la dette le pays concerné, le tout suivi de l’envoi de barbouzes de la CIA ayant pour fonction de former des agents provocateurs intra muros et de les superviser (principe de la corruption par la dette, qui si il échoue est remplacé par un coup d’état, ou une “révolution colorée”)
  • Commencer une campagne de propagande contre les dirigeants et le pays, campagne de diffamation et de diabolisation
  • Les accuser de posséder des armes de destruction massive
  • Dépeindre le pays et le régime comme refusant les plus simples des droits à son peuple
  • Pousser le monde à soutenir un embargo, des sanctions et/ou une zone d’interdiction de survol pour établir un “couloir humanitaire”
  • Commencer les bombardements, ainsi que le soutien et la formation au sol d’une “opposition” armée et d’escadrons de la mort, les protéger des atrocités commises pour terroriser la population et faire glisser la responsabilité sur le régime en place dont il veut se débarrasser
  • Faire ouvrir une banque centrale pour les Rothschild (sous contrôle de la Banque des Règlements Internationaux – BRI – basée à Bâle et dépendante de la City de Londres)
  • Privatiser à outrance et vendre les ressources naturelles à ses sbires des entreprises transnationales
  • Y établir des bases militaires américaines qui contrôleront le pays, instaureront un climat mafieux de terreur et favoriseront tous les trafics en tout genre générant une masse de fric à recycler par les banques et pour financer les opérations ne devant pas être connues ( trafic d’armes, de drogues, d’humains, d’organes)
  • Mettre un régime/gouvernement marionnette

Regardez simplement depuis la fin de la seconde guerre mondiale comment ce modus operandi s’est perfectionné au fil des années pour parvenir à sa plénitude actuelle:

Guatemala (1953), Iran (1956), Congo (1961), Vietnam (1962), Brésil (1964), Grèce (1967), Thaïlande (1971), Chili (1973), Argentine (1978), Nicaragua (1985), Panama (1989), Irak (1991), Afghanistan (2001), Irak (2003), Tunisie-Egypte-Libye (2011), Syrie (2011), Soudan (2013)

En préparation: Iran, Corée du Nord, Vénézuéla, Russie… Aucun pays, même “allié” n’est à l’abri.

Que ce soit clair pour tout le monde: l’empire (l’oligarchie eugéniste qui le mène) n’a pas vraiment d’alliés ou d’ennemis… il n’a que des intérêts à court, moyen et long termes…

Succursales de l’empire: Sionisme et Wahabisme comme larrons en foire… au service de l’empire anglo-américain géré depuis la City de Londres

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Qui est propriétaire des banques d’Israël ?

 

Dean Henderson

 

24 mai 2017

 

url de l’article original:

 https://hendersonlefthook.wordpress.com/2017/05/24/who-owns-israels-banks/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La carotte et le gros bâton

La guerre du Golfe a donné aux Etats-Unis une opportunité en or pour trouver qui était leurs amis et de manière plus importante, qui étaient leurs ennemis. Le président Bush père ayant été directeur de la CIA, savait pertinemment qu’il servait un agent provocateur géopolitique qui allait faire sortir du placard tous les ennemis des Etats-Unis afin de les cibler.

Après la guerre, les pays qui soutinrent l’effort de guerre furent récompensés, le plus souvent avec des fonds saoudiens et koweitiens. Ceux qui sympatisèrent avec l’Irak furent isolés et coupés de la grille financière mondiale.

Peu de temps après le début de la guerre du Golfe, l’Egypte, la Syrie et les nations du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), signèrent la déclaration de Damas à l’instigation des Etats-Unis. L’accord était un plan pour des compensations financières, politiques et militaires post-guerre pour ceux qui avaient soutenus l’opération Desert Storm (Tempête du désert en 1991). Lorsque le président égyptien Hosni Moubarak a consenti à l’utilisation de troupes égyptiennes, les Etats-Unis annoncèrent un plan d’allègement de de 6,7 milliards de dollars de sa dette militaire au sein de la dette de 35 milliards de dollars de l’Egypte à des nations étrangères. Les Saoudiens et les Koweitiens annoncèrent un renoncement de 7 milliards de dollars sur la dette de l’Egypte. Une partie de l’accord prévoyait que 38 000 troupes égyptiennes demeurent sur le sol saoudien. L’Egypte reçut en prime une aide militaire de 2,2 milliards de dollars annuelle des Etats-Unis qu’elle utilisa pour acheter des hélicoptères Apache, des avions F-16, et des missiles Hellfire, Stinger et Hawk.

Note de Résistance 71: Tout ceci continue de plus belle ! L’instabilité et les guerres qui se sont étendues depuis ont permis aux plus gros vendeurs d7armes de mettre le turbo. L’empire anglo-américano-sioniste, la Russie, l’Iran, la Chine vendent aujourd’hui des armes partout, à tout le monde , à qui mieux mieux. La guerre est un très très gros business bien juteux pour les complexes militaro-industriels de tous poils et… les banques, car sans prêts… pas d’achats d’armes possibles, tout ce joli monde se connaît bien et se tape sur le ventre, gueuletonnent ensemble tandais que les pauvres types s’entre-tuent aux quatre coins du monde, surtout au Moyen-Orient. “La guerre est un racket” avait dit le général du Corps des Marines yankee Smedley Butler dans les années 1930… Il avait et a toujours raison !

L’aide militaire d’Israël fut montée à 3,1 milliards de dollars par an. en 1993, le Koweit annonça la fin de ses 42 ans de boycott d’Israël, tandis que l’Arabie Saoudite arrêta de mettre en œuvre le sien. Lorsque la Syrie refusa de négocier avec Israël, le prince saoudien Bandar intervint. Israël sert de base avancée pour le conglomérat pétro-financier des Rothschild et des Rockefeller et leurs sbires de la finance européens. Ashquelon, Israêl est crucial au commerce des diamants de DeBeers qui est fnancé par l’Union Bank, une succursale de la Bank Leumi, la plus grande banque de commerce israélienne.

La Banque Leumi est contrôlée par la British Barclays, une des quatre banques britanniques qui président sur le triangle d’argent caraïbe du blanchiment du fric de la drogue. La famille du président de la banque Leumi Ernst Israel Japhet contrôle Charterhouse Japhet, dont Barclays possède des actions. Charterhouse monopolise le commerce du diamant d’Israël / Hong Kong. Les Japhet sont une dynastie de la finance allemande. Ils furent inmpliqués dans les guerres de l’opium en Chine avec les Keswick, Inchcape et les Swire. Le fiduciaire de la banque Leumi le baron Stormont Bancroft, un ancien Lord en attente de la reine Elisabeth II et propriétaire des Cunard Lines, est un membre de la famille Samuel qui possède de grosses parts de la Royal Dutch/Shell (Rothschild) et de la compagnie minière Rio Tinto. La famille Bancroft possède aussi de grosses parts dans le Wall Street Journal.

Japheth a été le directeur à la BCI Tibor Rosenbaum créée en 1951 après la création d’Israël afin de servir de laverie pour l’argent suisse à destination du Mossad. Rosenbaum fut crucial à la création sioniste de l’état d’Israël, mais il n’était pas un ami du peuple juif. Tibor était un partenaire du Dr Rudulph Kastner, dont l’excellent ami Adolf Eichmann envoya 800 000 juifs à la mort à Auschwitz. Un exposé du magazine Life en 1967 mentionna que la BCI avait reçu 10 millions de dollars d’argent sale de Meyer Bansky et sa banque de la World Commerce Bank des Bahamas.

La seconde plus grande banque d’Israël est la banque Hapaolim, dont le fondateur et propriétaire est un vicomte anglais du nom d’Erwin Herbert Samuel, un autre membre de la Royal/Dutch Shell (intérêts Rothschild). Samuel dirige la Crois Rouge israélienne, une branche des services de renseignement britanniques et est un chevalier de l’ordre de St Jean de Jérusalem. La banque Hapoalim fut aussi affiliée avec la BCI. Un troisième géant de la finance israélien est la Israel Discount Bank, qui est une propriété à 100% de la banque Barclays et qui contrôle le plus gros des finances d’Israël et finance la BBC. Sir Harry Oppenheimer, patron des diamants DeBeers pour le monde anglo-américain, est au comité directeur de la Barclays, qui a en son sein cinq membres des chevaliers de l’ordre de St Jean de Jérusalem de la reine Elisabeth II ; ceci constitue le plus grand nombre de ces membres inclus dans une quelconque firme dans le monde.

La Paz Oil tient un monopole sur le pétrole d’Israël, sa pétrochimie et ses acteurs des transports.  Paz est contrôlée par la famille Rothschild, qui fut instrumentale dans la création d’Israël. Ses actionnaires incluent Tibor Rosenbaum et sa Swiss-Israeli Trade Bank, le boss de la mafia de Detroit et membre de l’United Brands Max Fisher et sir Isaac Wolfson, membre d’une vieille dynastie européenne de la finance et conseiller politique du premier ministre britannique Margaret Thatcher. Les membres du comité directeur de la Swiss-Israeli Trade Bank incluent l’insider de Permindex Julius Klein, la banquier argentin Davis Graiver et le ministre du commerce du président Carter Philip Klutznik.

La Syrie envoya des troupes pour combattre en Irak et reçut un financement des koweitiens et des saoudiens pour acheter 48 MiG-29, 300 chars et un nouveau système de défense anti-aérien. En février 1991, le président Hafez al-Assad (NdT: le père de Bachar) a reçu une aide de 2 milliards de dollars par les Saoudiens et les Koweitiens. La Syrie reçut l’autorisation de saisir des territoires dans le nord du Liban pendant la guerre, écrasant les milices chrétiennes du général Aoun dans le processus. Le 15 octobre 1990, les troupes syriennes prirent Beyrouth.

Le Sénégal a eu 42 millions de dollars de dette annulés par les Etats-Unis pour avoir participé à l’opération Desert Storm et pour avoir envoyé des gardiens de la paix au Libéria où la marionnette de la CIA Samuel Doe ´´tait sur le fil du rasoir contre les révolutionnaires de Charles Taylor. Doe, qui protégeait les plantations de caoutchouc de Firestone et les mines de diamants de DeBeers, fut renversé, accusé de haute trahison et exécuté. En 2003, d’après le magazine The Economist, la CIA a acheminé de l’aide militaire en Guinée et l’a utilisé for financer at armer deux groupes contre-révolutionnaires libériens pour forcer le président Taylor à l’exil au Nigeria. Les Etats-Unis ont ensuite fait émettre un mandat d’arrêt d’Interpol pour l’arrestation de Taylor, mandat que le Nigeria refusa de reconnaître.

Le Maroc et la Tunisie envoyèrent des troupes dans le Golfe et furent récompensées avec une aide koweitienne et saoudienne. Les nations du Magrheb comme l’Algérie ,la Mauritanie, la Libye et le Soudan qui dénoncèrent véhémentement les bombardements américains de l’Irak, tout comme le Yémen, la Jordanie et l’autorité palestinienne. En 1990, l’Arabis Saoudite interdit les ventes de pétrole à la Mauritanie, au Yémen, au Soudan et à la Jordanie. Les deux nations du Golfe annulèrent les 100 millions de dollars qu’elles devaient donner à l’autorité palestinienne tout en continuant à financer les fondamentalistes religieux du Hamas. A un sommet islamique en décembre 1991 à Dakar au Sénégal, le prince héritier saoudien Abdullah répondit à une tentative d’accolade de Yasser Arafat en ces termes “pas d’embrassade SVP”. Abdullah refusa ´´également de parler avec le roi Hussein de Jordanie.

Les membres du CS de l’ONU qui votèrent “oui” à la résolution 678 furent aussi récompensés. La Chine reçut 140 millions de la Banque Mondiale, la Russie 7 milliards des nations du CCG. Le Congo eut une bonne partie de sa dette annulée et reçut de l’aide militaire tandis que la Colombie et l’Ethiopie reçurent une aide de la Banque Mondiale. Les Etats-Unis payèrent rapidement 187 millions de dollars qu’ils devaient à l’ONU.

Le jour d’après que le Yémen vota un “non” esseulé à la résolution 678, les Etats-Unis annulèrent un accord de prêt de 42 millions de dollars au Yémen, ce qui fit dire à un diplomate onusien américain à l’ambassadeur du Yémen à l’ONU “C’est le vote le plus cher que de votre histoire”. Les Saoudiens punirent leur voisin du sud en demandant aux ouvriers yéménites employés en Arabis de trouver des sponsors saoudiens faute de quoi ils seraient expulsés. Après la guerre, les ouvriers yéménites, jordaniens et palestiniens furent remplacés en masse dans les six nations cu CCG, qui annulèrent également une aide de 28 millions de dollars au Yémen. La Jordanie perdit alors 200 millions de dollars d’aide saoudienne, une aide comptant pour environ 15% du budget d’Amman. Les US annulèrent un package de 37 millions de dollars avec la Jordanie, qui en tant que partenaire commercial de l’Irak avait déjà beaucoup souffert de conséquences économiques suite à l’embargo de l’ONU.

Pour certains pays, la critique de la politique américaine fut même encore plus drastique, comme en Ethiopie où le président Mariam fut renversé.

En Algérie dont le ministre du pétrole et président de l’OPEP Boussema accusa les Etats-Unis et les membres de futures énergies de manipuler les prix du péttrole pendant la guerre du Golf, le Groupement Islamiste Armé (GIA) lança une campagne terroriste sanglante… Le président Benjedid blâma les Saoudiens pour financer le GIA et bien des Algériens y virent la main de la CIA.

La monnaie algérienne fut dévaluée en janvier 1992 et le président Benjedid démissionna. Le premier ordre du jour du nouveau gouvernement fut de faire passer une loi sur les hydrocarbures qui ouvrit les champs pétroliers et gaziers de l’Algérie aux quatre cavaliers du pétrole. Le pétrole algérien, très prisé parce que possédant de très bas taux de soufre, était historiquement géré par l’entreprise d’état Sonatrech.

Bien des membres du GIA refirent surface pour combattre pour la CIA en Yougoslavie.

Manchester et la stratégie de la tension de l’empire… La connexion du supposé terroriste et des services britanniques par son père…

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Où on apprend le lien du supposé “terroriste” de Manchester, Salman Abedi, avec les services secrets britanniques du MI6 (et donc du réseau Gladio 2.0), via son père, Ramadan Abedi, ancien officier des services de renseignement libyen sous Khadafi, retourné par le MI6 en 1992, travaillant pour les services britanniques, co-créateur en Libye en 1995 du Groupe Islamique Combattant en Libye (GICL), qui deviendra Al Qaïda en Libye et qui créera en 2011 « l’Armée Libre Syrienne », la soi-disante opposition au régime d’Al-Assad, contrôlée, pilotée, entraînée et financée par l’OTAN, le CCG (Qatar, Arabie Saoudite en tête) et Israël.

Plus de détails dans l’article ci-dessous du Réseau Voltaire. N’avait-on pas dit il y a 2 jours qu’on apprendrait bientôt les connexions du présumé perpétrateur de l’attentat et des services de renseignements occidentaux de manière directe ou indirecte… Faut pas être devin, suffit de suivre la parcours fléché.

~ Résistance 71 ~

 

« L’histoire du terrorisme est écrite par l’État, elle est donc éducative. »
~ Guy Debord, 1988 ~

 

Manchester, le MI6, Al Qaïda, Daesh, et Abedi

 

Réseau Voltaire

 

24 mai 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article196454.html

 

Selon Scotland Yard, l’attentat contre les spectateurs du concert d’Ariana Grande à l’Arena de Manchester, le 22 mai 2017, a été commis par Salman Abedi, dont on a heureusement trouvé une carte bancaire dans la poche du cadavre déchiqueté du « terroriste ».

Cet attentat est généralement interprété comme la preuve que le Royaume-Uni n’est pas impliqué dans le terrorisme international et qu’au contraire, il en est une victime.

Salman Abedi est né au Royaume-Uni d’une famille d’immigrés libyens. Il s’est rendu plusieurs fois en Libye au cours des derniers mois, avec ou sans son père.

Ce dernier, chez qui il vivait, Ramadan Abedi, est un ancien officier des services de Renseignement libyens. Il était spécialisé dans la surveillance de la mouvance islamiste, mais deux décennies plus tard n’a pas observé que son fils avait rejoint Daesh.

En 1992, Ramadan Abedi fut retourné par le MI6 britannique et participa à un complot de la Couronne visant à assassiner Mouamar Kadhafi. L’opération ayant été éventée, il fut exfiltré par le MI6 et transféré au Royaume-Uni où il obtint l’asile politique. Il se fixa en 1999 à Whalley Range (sud de Manchester) où réside la petite communauté islamiste libyenne du Royaume-Uni.

En 1994, Ramadan Abedi retourna en Libye pour le compte du MI6. Il participa, fin 1995, à la création du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), branche locale d’Al-Qaïda, aux côtés d’Abdelhakim Belhaj. Le GICL fut alors chargé par le MI6 d’assassiner Mouamar Kadhafi contre 100 000 livres sterling. Cette opération, qui elle aussi échoua, provoqua de vifs débats au sein des services de Sa Majesté, dont la démission de notre ami David Shayler.

De nombreux « anciens membres » du GICL ont également vécu à Whalley Range, dont l’ami des Abedi, Abd al-Baset Azzouz. En 2009, ce dernier rejoint Al-Qaïda au Pakistan et devient un des proches de son chef, Ayman al-Zawahiri. En 2011, il participe au sol à l’opération de l’Otan contre la Libye. Le 11 septembre 2012, il dirige l’opération contre l’ambassadeur des États-Unis en Libye, J. Christopher Stevens, assassiné à Benghazi. Il est arrêté en Turquie et extradé aux États-Unis, en décembre 2014, où il attend son procès.

On ignore si, en 2005, Ramadan Abedi a rejoint les membres du GICL pour former Al-Qaïda en Irak et si, en 2011, il participa à l’opération du MI6 du « printemps arabe » et au rôle de soutien au sol du GICL auprès de l’Otan. Quoi qu’il en soit, il s’installa en Libye à la chute de Kadhafi et y transféra sa famille, laissant ses grands enfants dans la maison familiale de Whalley Range.

Selon l’ancien Premier ministre espagnol, José María Aznar, Abdelhakim Belhaj participe aux attentats de Madrid du 11 mars 2004. Plus tard, il est secrètement arrêté en Malaisie par la CIA et transféré en Libye où il est torturé non pas par des fonctionnaires libyens ou états-uniens, mais par des agents du MI6. Il est finalement libéré lors de l’accord entre Saif el-islam Kadhafi et les jihadistes. Durant la guerre de Libye, Belhaj qui est exilé au Qatar, rejoint la Libye dans un avion de l’émir et commande les opérations au sol en lien avec l’Otan. Le 28 juillet 2011, il organise d’assassinat du général Abdelfattah Younès qui prétendait avoir rejoint les « rebelles », mais auquel il reprochait d’avoir commandé la lutte contre le GICL dans les années 90. En septembre 2011, Belhaj est nommé gouverneur militaire de Tripoli par l’Otan. En 2012, secondé par l’Irlandais Mahdi al-Hatari, il créé l’Armée syrienne libre, puis revient à nouveau en Libye. Le 2 mai 2014, il est reçu au Quai d’Orsay. En décembre 2013, à la suite de la découverte dans les archives de la Jamahiriya arabe libyenne d’une lettre de l’ancien chef du MI6, il lance une procédure à Londres contre le Royaume-Uni pour l’avoir enlevé et torturé neuf ans plus tôt. Les services secrets britanniques placent alors illégalement ses avocats sur écoute et seront finalement contraints de détruire ces enregistrements. Selon le procureur général d’Égypte, Hichem Baraket, en mai 2015, Belhaj devient le principal leader de Daesh en Afrique du Nord ; information reprise par Interpol. Belhaj installe trois camps d’entraînement de Daesh en Libye à Derna (dans l’ancienne propriété d’Abd al-Baset Azzouz), à Syrte et à Sebrata. En octobre 2016, il ouvre à Londres une nouvelle procédure à propos de son enlèvement et de ses torture, cette fois nominativement contre l’ancien directeur du MI6, Sir Mark Allen.

Daesh a revendiqué l’attentat de Manchester, mais sans qualifier Salman Abedi de « martyr ». Après l’attentat, Ramadan Abedi a déclaré son hostilité au jihad à des journalistes qui l’ont joint par téléphone. Il a également affirmé que son fils prévoyait de passer le mois de ramadan avec lui en Libye et qu’il était persuadé de son innocence.

Guerres impérialistes: Irak, Libye, Syrie de G.I Joe à Daesh dans la logique criminelle de la société du spectacle…

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Une chose à garder toujours présent à l’esprit quand on lit un article comme celui traduit ci-dessous ou toute autre information au sujet de l’armée mercenaire djihadiste des services de l’empire: pour un nouvel ordre mondial surgissant du chaos (Ordo ab Chao), rien de tel que la guerre perpétuelle savamment entretenue.

~ Résistance 71 ~

 

La politique de Trump continue d’alimenter à dessein le terrorisme

 

Tony Cartalucci

 

8 février 2017

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2017/02/trump-policy-continues-purposefully.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans le dessin animé télévisé de G.I Joe, il importe peu comment et combien les héros ont torché les méchants de l’organisation Cobra la semaine précédente, ils reviendront avec toujours plus d’hommes, d’armes et de véhicules. Aucune explication n’est jamais donnée sur le comment Cobra possède ces vastes ressources ni d’où tout cela provient et en fait aucune explication n’est nécessaire… parce que c’est un dessin animé pour enfants.

Pourtant, un scenario très similiare se déroule dans la réalité et un narratif tout aussi puéril est donné au public à gober afin de cacher d’où les méchants tirent leurs vaste ressources. Aussi, à l’encontre d’un dessin animé pour enfants, ici, une explication véritable est demandée et nécessaire.

La menace du “terrorisme” ou des “islamistes radicaux” comme les politiciens américains et les médias s’en réfèrent, sont devenus dans la vraie vie, tout aussi “dessin animé” que n’est l’organisation Cobra dans la fiction.

Des organisations comme Al Qaïda (AQ) et l’auto-proclamé “État Islamique” (EI) semblent avoir des réserves absolument inépuisables d’argent, d’hommes, de matériel, d’armes et même de véhicules. Ils semblent être capables de transiter au travers des frontières nationales, des mers avec ses combattants, son soutien logistique lourd et ses ressources financières qu’elles ont en quantité industrielle et qui confondraenit d’envie les forces militaires mondiales les plus compétentes.

Ces organisations terroristes, épousant l’idéologie wahabbite émanant des états du Golfe Persique que sont l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Emirats Arabes Unis, mènent la guerre simultanément en Irak, en Syrie, au Yémen, en Libye, tout en menant des opérations terroristes mondialement de l’Amérique du Nord à l’Europe en passant par l’Eurasie et l’Extrême-orient.

Ils combattent les forces collectives de la Syrie, de l’Irak, de l’Iran, de la Russie et du Hezbollah libanais.

Très peu de nations sur terre possèdent les ressources politiques, militaires et financières requises pour créer et maintenir une telle force combattante, et encore moins possèdent la motivation de le faire.

Une interdiction de voyager qui ne s’adresse même pas aux symptômes de l’affaire

Le décret du président américain Donald Trump interdisant l’entrée sur le territoire des Etats-Unis aux ressortissants des pays comme la Syrie, le Soudan, l’Iran, l’Irak, le Yémen, la Libye et la Somalie fut proclamé afin de protéger le peuple américain de ce que le décret affirme être “des attaques terroristes par des citoyens étrangers admis sur le territoire des Etats-Unis.”

Le décret fait spécifiquement référence à l’attaque terroriste du 11 septembre 2001 à New York et à Washington qui tua près de 3000 personnes.

Quoi qu’il en soit, l’interdiction omet en fait toutes les nations d’où sont venus les supposés pirates de l’air en ce 11 septembre 2001: 15 des 19 pirates venaient d’Arabie Saoudite, 2 des Emirats Arabes Unis, 1 d’Egypte et 1 du Liban.

L’attaque du Louvre en France expose l’impotence de l’interdiction de voyager aux Etats-Unis

Des détails récents concernant l’attaque du Louvre en France ont montré que le suspect maintenant identifié comme Abdallah Reda Refai El Hamahmy, est né en Egypte, pas sur la liste du président Trump, qu’il a voyagé par les EAU pour aller en France, pas sur la liste de Trump, et où il a travaillé deux ans comme avocat. Il avait aussi voyagé précédemment en Arabie Saoudite, pas non plus sur la liste, où sa femme et son enfant résident toujours (NdT: tiens, tiens… comme si le mec avait été “radicalisé” en Arabie, par les services saoudiens, commandité sans avoir eu peut-être trop le choix, sa famille demeurant en “otage”… une hypothèse comme une autre…)

Malgré qu’aucun des pays où a voyagé ou résidé le suspect de l’attaque du Louvre ne soit sur la liste du président Trump, celui-ci s’exclamait dans un message posté sur la plateforme Twitter:

Un nouveau terroriste radical musulman a attaqué le Louvre à Paris. Les touristes ont été coincés. France est encore sur le fil du rasoir. AIE DU BON SENS AMERIQUE.

Pourtant, par son “du bon sens” on assume que le président Trump veut dire que les Etats-Unis devraient acquiescer à son décret d’interdiction de voyager vers les USA. Pourtant cette interdiction n’aurait aucunement empêché Abdallah Reda Refai El Hamahmy d’entrer sur le territoire national, d’y trouver un couteau et d’y attaquer toute cible de son choix.

Il doit aussi être noté que les pirates de l’air du 11 septembre en provenance d’Egypte et du Liban, ainsi que le suspect de l’attaque du Louvre, sont tous membres ou furent inspirés par des organisations terroristes financées et politiquement soutenues par l’Arabie Saoudite et ses voisins wahhabites.

En fait, les groupes d’où sont tirés ces terroristes incluent les Frères Musulmans, organisation qui donna naissance à Al Qaïda et un groupe défendu par des intériets politiques américains et européens d’états tentant de démanteler leurs réseaux sous des excuses variées de “liberté d’expression” et de “démocratie”.

En ce sens, les Etats-Unis et l’Europe ne font pas qu’échouer à combattre le terrorisme, mais ils l’entretiennent, l’aident et l’encouragent.

Pourtant, les supporteurs du président Trump maintiennent que la liste incluse dans le décret provient originellement de l’administration Obama et que l’Arabie Saoudite y sera “peut-être” ajoutée plus tard. Des évènements récents suggèrent le contraire.

Des actions valent mieux que des mots

En plus d’avoir omis l’Arabie Saoudite de la liste des nations incluses dans son décret d’interdiction de territoire, le président Trump enverrait le navire de guerre USS Cole au larges des côtes du Yémen afin de fournir une sécurité aux navires saoudiens dans la zone.

Les bateaux de guerre saoudiens ont été ciblés dans la guerre totale que Ryadh mène contre son voisin du Yémen. Le USS Cole est bien sûr le vaisseau qui fut attaqué par AQ en 2000 alors qu’il mouillait à Aden au Yémen. Dix-sept marins américains furent tués. Il est improbable qu’un seul vaisseau américain puisse “protéger” les navires saoudiens, mais cela pourrait bien augmenter la possibilité que les forces yéménites touchent par inadvertance la navire américain dans une tentative de se défendre contre les attaques saoudiennes.

La progression logique des évènements après un tel fait sur un navire américain par les Yéménites serait une implication plus grande des forces américaines dans le conflit au Yémen, du côté de l’Arabie Saoudite, la nation qui “pourrait être ajoutée” à l’interdiction de territoire US “plus tard”…

D’où le terrorisme provient vraiment

Il est très clair que les organisations terroristes, incluant Al Qaïda et l’EIIL/Daesh, citées par Trump comme prétexte de son récent décret, sont des créations et des perpétuations d’une collusion américano-saoudienne. Ils ont créé conjointement une force globale mercenaire qui peut combattre là où leurs forces régulières ne le peuvent pas, utilisant des tactiques et des méthodes à une échelle que même leurs forces commandos secrètes ne pourraient pas ni jamais réaliser.

Et tandis qu’il ne pourrait pas être plus clair que ces organisations terroristes tirent de l’Arabie Saoudite, du Qatar et des Emirats Arabes Unis, la somme de leurs ressources politiques, militaires et financières, le président Trump, malgré sa promesse de lutter contre ce terrorisme et de le battre s’est assuré de protéger cette même source de leur pouvoir.

Ce faisant, Trump assure qu’Al Qaïda et l’EIIL/Daesh, à l’instar de la fictive organisation Cobra, réapparaissent chaque semaine qui passe avec toujours plus d’hommes, d’armes et de véhicules et ce nonobstant la branlée qu’ils ont pris la semaine d’avant.

Guerre impérialiste en Syrie: Nouvelle opération de propagande médiatique de la machine occidentale de la guerre perpétuelle…

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Les neocons battus à Alep veulent toujours la peau du Hezbollah

 

Jacques-Marie Bourget

 

7 février 2017

 

source: https://www.legrandsoir.info/les-neocons-battus-a-alep-veulent-toujours-la-peau-du-hezbollah.html

 

Alors que la coalition des nouveaux impérialistes se réjouissait par avance d’un coup double à jouer en Syrie, éliminer Bachar et le Hezbollah tout en écorniflant l’Iran, voilà que l’organisation de résistance libanaise sort renforcée de la victoire d’Alep. Il faut donc abattre Nasrallah et ses troupes par un autre moyen, le vieille arme de la CPI et des « crimes de guerre ». La machine est en route.

Ce qui est pénalisant dans le vieillissement ce n’est pas seulement la difficulté que l’on éprouve à lacer ses chaussures, c’est que l’on parle de moments d’histoire que personne n’a connus. Outre les amis bancals qui vous accompagnent sur le chemin du cimetière. Ainsi Geneviève Tabouis, une journaliste qui a déclamé pendant trente ans ses chroniques sur « Radio Luxembourg », ça ne vous dit rien ! Cette amie d’Eleonor Roosevelt et de Joseph Staline avait coutume de démarrer son couplet par un sonore « Attendez-vous à savoir… ».

N’étant ni l’ami de Melania Trump ni le cousin de Vladimir Poutine, je m’autorise quand même à vous lancer mon personnel « Attendez-vous à savoir… ». Attendez-vous à savoir que dans les ateliers de Washington, là où l’on forge si bien le mensonge, une grande campagne est en cours de montage. Une entreprise de première grandeur qui mobilise aussi les orfèvres israéliens, toutes les petites mains du lobby néoconservateur et les forces pures et vives de ces organisations non gouvernementales (sic) qui, par chance et goût de la démocratie, embrassent toujours les vœux de la CIA ou ceux de George Soros. C’est-à-dire la même chose.

Attendez-vous donc à savoir que le Hezbollah, pour le comportement supposé de ses soldats en Syrie, va être livré à l’accusation publique. Certains combattants de cette juste cause rêvent même de l’édification d’une CPI « spéciale », comparable à celle chargée de désigner qui a envoyé Rafic Hariri au ciel.

Lecteurs de combat, donc penseurs de l’autrement, vous avez tout de suite compris l’ambition des manipulateurs et leur enjeu : continuer par d’autres moyens, par l’arme médiatique, leur guerre perdue à Alep. Un ami sincère, un frère pourtant habitué à la magie des montreurs de lune, m’a informé de l’offensive. J’ai été surpris et même meurtri que ce combattant des toutes les libertés tombe dans le panneau : « Si, si, à Alep les miliciens du Hezbollah ont multiplié les atrocités »… Me voilà donc, une fois encore, alors que pour les connaitre je déteste les guerres, obligé de présenter le massacre comme une bagatelle. Et il l’est, si j’ose dire. La certitude est la suivante, si les disciples de Nasralla ont commis des crimes de guerre, il en va tout autant des soldats de la République Arabe de Syrie et de ces humanistes islamistes décrits sous l’alléchante banderole de « Rebelles modérés ». Sans parler des tueurs d’Al Nosra, amis de Fabius, et des barbares de Daech. La guerre est toujours un crime et l’attelage des deux mots est une tautologie.

Attendez-vous donc à ce que nos journaux, qui n’ont rien vu à redire de l’impeccable comportement des criminels de masse agissant – du bon côté – en Afghanistan, en Irak, au Kosovo, en Libye, au Yémen, vous clouent les combattants chiites libanais au pilori planétaire. Alors que Trump ressort son bâton de Guignol contre l’Iran, il est bon que ces admirateurs de l’imam Hussein ne sortent pas trop puissants de ces ruines d’Alep qui ont été aussi un tombeau pour les espoirs de l’OTAN. Comme chacun sait, et comme vous le confirmera une lecture ordinaire du Monde, en dépit de ses dizaines de têtes nucléaires, « Israël est menacé dans sa survie par les criminels du Hezbollah ». D’urgence pendons donc ces soldats chiites si cruels et dangereux. Urgence… urgence… pas si sûr puisque, dans leur soif de justice, les experts du trébuchet mondialisé seront –forcément- occupés à punir dans un tour de rôle d’autres « crimes de guerre », ceux de Kissinger, Bush, Olmert, Clinton, Netanyahou, Sarkozy, du droneur Obama et autres étalons de la démocratie. Rappelons l’incontournable doctrine du vieux maître Vergès : « Vous ne pouvez condamner Barbie sans juger Massu ».

Ayons confiance en l’instinct suicidaire de la presse qui, d’un mensonge l’autre, roule sa toile de cirque pour s’en faire un linceul. Depuis sa chaire du Collège de France, Pierre Bourdieu a fini sa vie en combattant le système des « médias-mensonges ». En chirurgien des idées il évoquait la raison d’agir des journaux, surtout ceux du gratin, vrais chiens de garde de « l’opinion », forts de leur « monopole de la violence symbolique ». Sans être un digne exégète, en parlant aujourd’hui de ces journalistes, je vais extrapoler la pensée du grand sociologue. Faut dire qu’il y a « urgences », comme on l’écrit aux portes des hôpitaux, et mon néo concept post bourdieusien est de dire maintenant que nos nouveaux journalistes détiennent le missile parfait : le « monopole de la diffamation légitime ».

Après qu’aucune star du journalisme vrai, genre Florence Aubenas, n’a été expédiée à Alep pour nous écrire le bilan de six années de guerre, soyons sûrs que les ateliers de la contrefaçon vont nous abreuver d’horribles nouvelles tirées de ce noir et récent passé. En 1999 suite à la guerre du Kosovo qui, même à « zéro mort » du côté des bons ne font pas en dentelles mais en mensonges, l’admirable Edwy Plenel – qui veut être à la presse ce que Marx fut au capital – nous a régalé d’un scoop : « sans l’intervention de l’OTAN des dizaines de milliers de kosovars auraient été exterminés dans un « génocide » ». Eh oui ! La preuve ? Plenel s’était procuré le plan « Fer à cheval », celui qui programmait, planifiait les massacres. Hélas le document d’Edwy était un faux écrit par les services secrets allemands. Zut.

Résumons. Entre des journalistes qui publient des documents façonnés et d’autres qui découvrent du gaz sarin où l’ONU n’en a pas remarqué, l’horizon médiatique est favorablement ouvert aux guerriers de l’info. Eux qui ne passent pas leur temps dans la boue ou les abris de béton mais dans les fauteuils Eames des officines « occidentales ». Celles où l’on invente les « unes » de demain.

Jacques-Marie BOURGET

Chronique publiée dans le mensuel Afrique Asie du mois de février.