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Reprise… de voler : Quand les barbus volent au secours de Bébert Corona (Résistance 71)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, CIA et traffic de drogue, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 23 août 2021 by Résistance 71

 

TalebaNI-MOSSAD-CIA
Les talibans force synthétique…

 

“Il est très clair qu’en mai 1979, quelques mois avant l’invasion soviétique de l’Afghanistan, l’ISI (services de renseignement pakistanais) mit la CIA en contact avec Hekmatyar, le protégé de l’ISI, qui allait devenir la figure centrale du trafic de drogue des moudjahidines. La CIA fit cela à un moment où le commerce international de l’héroïne souffrait d’une chute importante à cause de la baisse de production d’opium dans le triangle d’or et que la CIA cherchait à construire une nouvelle source de production.

[…] Le contrôle du flot de la drogue apparaît comme être devenu une bonne partie de la stratégie de la CIA et de l’ISI pour transférer vers le nord, vers l’URSS la guerre en Afghanistan. Le directeur de la CIA, William Casey, semble avoir promu un plan qui lui fut suggéré par le patron de la DGSE française, Alexandre de Marenches, afin que la CIA fournisse de l’héroïne aux troupes russes afin de leur nuire de l’intérieur. Bien que de Marenches ait nié ensuite que ce plan fut mis en application, il y a un certain nombre de rapports indiquant que de l’héroïne, du haschish et même de la cocaïne, furent introduits et atteignirent les troupes soviétiques et que la banque BCCI liée à la CIA et l’ISI, ainsi que quelques agents du renseignement américain, ´étaient profondément impliqués dans le commerce de la drogue, ce avant que la guerre ne soit finie.”

~ Peter Dale Scott, “Drugs, Oil and War, the USA in Afghanistan, Colombia and Indochina”, 2003 ~

Traduction Résistance 71

 

Du COVID aux Talibans… De la diversion au parachèvement du règne de la peur

ou comment terroriser pour toujours mieux diviser et régner

 

Résistance 71

 

23 août 2021

 

CoV2
Bébert Corona… Bouh !

 

Bébert + Barbus =  Bébarbus

Rendons-nous à l’évidence, Bébert Corona ne tient pas la distance, les gens y croient de moins en moins, la résistance aux injections OGM et au passe-sanitaire dictatorial fait rage et s’organise, partout… Faut donc une diversion de poids qui ferait potentiellement coup double… Donc, l’oligarchie nous ressort les Talibans du placard où ils avaient été rangés depuis quelques années, et toute la litanie “terroriste” qui va avec. Place donc, en sus de Bébert essoufflé, à la saga “Talibans II, le retour” ! L’alliance Corona SRAS-CoV-2 / Barbus islamistes n’est pas si improbable que ça quand on y réfléchit bien. Ils sont tous deux des créations synthétiques des labos de l’empire anglo-américano-sioniste. Si la création de Bébert Corona est récente (voir notre article / traduction du 25 mars 2020 sur sa création dans les labos de l’université de Caroline du Nord aux Etats-Unis entre 2006 et 2015 pour être récupéré par le Pentagone à des fins de guerre biologique), il ne faut pas avoir la mémoire courte et fouiller un peu pour revisiter la création des Talibans dans le laboratoire géopolitique de l’empire…

ZB-OBL-Pakistan
Brzezinski et Ben Laden, camp Pakistan, 1980

Flashback donc à la fin des années 70 et au gouvernement de Jimmy Carter et son conseiller à la sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski.

A cette époque, l’oligarchie du capitalisme mondialiste monopoliste décide que l’URSS ne remplie plus ses fonctions de marché captif pour lequel elle avait été créée en 1917 par la City de Londres et sa succursale de Wall Street. Une guerre n’est pas possible car elle dégénérerait en conflit thermonucléaire planétaire pour le moins… contre-productif, il est donc décidé d’imploser l’empire soviétique en le minant de l’intérieur sur ses lignes de fractures culturelles et religieuses, essentiellement musulmanes. L’affaire est longue et se déroule sur plusieurs décennies, mais brièvement, l’URSS est piégée à intervenir pour soutenir le gouvernement afghan pro-soviétique qui est sous attaque intérieure. Les troupes soviétiques entrent en Afghanistan, qui deviendra leur Vietnam. Pour lutter contre l’URSS, l’occident agit par procuration et les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, aidés de leur allié pakistanais et son puissant et mafieux service de renseignement l’ISI, créent en Afghanistan une force de résistance appelée les “moudjahidines”. Au service de la CIA, MI6 et ISI se trouve un saoudien, financier et héritier d’une grosse famille du BTP saoudienne du nom d’Oussama Ben Laden. Celui-ci est en charge du recrutement et du financement partiel des “moudjahidines”, les données générées entrant dans une base de données secrètes : “Al Qaïda” en arabe. La Base. Le groupe “taliban” n’existe pas encore à l’époque, ce sont de fait les “moudjahidines”, visités et motivés sur place par Brzezinski et Robert Gates de la CIA en personne, qui formeront l’ossature de ce qui deviendra plus tard les “Talibans”, via une métamorphose en une “légion arabe”, qui endoctrinera les tribus locales, essentiellement pachtounes, infiltrées par des membres de l’ISI pakistanais qui est sous total contrôle, comme le gouvernement pakistanais du reste, de la secte des “Frères Musulmans”, elle même sous contrôle depuis les années 1920 des services de renseignement britanniques. Pour résumer une longue histoire : les “Talibans” sont une création de l’empire, mis en place pour essentiellement favoriser dans les années 90 le passage d’un oléoduc / pipeline d’UNOCAL (sphère Rockefeller). Une délégation talibane fut reçue en grande pompe à la maison blanche de Clinton. L’accord de l’oléoduc tomba à l’eau, peut-être fut-il sciemment saboté. Quelques mois plus tard, les attaques du 11 septembre 2001 avaient lieu et le monde devint ce qu’il est aujourd’hui. Dès octobre 2001, les Etats-Unis bombardaient et attaquaient l’Afghanistan et les troupes américaines et otanesques y pénétrèrent peu de temps après. Les Talibans tombèrent et prirent le maquis après la fuite de leur chef, le mollah Omar, à mobylette, poursuivi par la moitié de l’armée yankee.

Les Talibans sont une secte religieuse fondamentaliste se comportant comme toute secte religieuse de cette mouture, chrétiens compris, donc rien de nouveau sous le soleil au sujet des “droits et libertés”, la charia fait loi. Ceci dit, durant leur temps au pouvoir en Afghanistan, la culture du pavot pour l’opium et l’héroïne fut éradiquée. Sous le contrôle yankee et otanesque, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial d’opium et d’héroïne. De fait, les armées occidentales ne furent en rien déployées pour “traquer les terroristes islamistes”, qui sont tous sous contrôle des services occidentaux depuis le premier jour, mais bel et bien pour protéger sur le terrain, les cultures et récoltes de pavot et d’opium pour le trafic de l’héroïne. La base de Bagram fut durant des années le pivot de ce trafic. Depuis cette base des milliers d’avions militaires décollèrent en direction de la plus grande base américaine en occident, au Kosovo, Camp Bonsteele, à la manière de ce qui était organisé depuis le Laos avec Air America lors de la guerre secrète menée en parallèle de celle du Vietnam. De fait, opium et héroïne étaient déjà suppléés aux troupes soviétiques, dans un trafic local entretenu et protégé par les services anglo-américains et l’ISI pakistanais. Le trafic international de la drogue : héroïne en provenance d’Asie et essentiellement maintenant d’Afghanistan et la cocaïne en provenance de Colombie, est une “chasse gardée” de la maison blanche comme l’a appris à ses dépends l’ex-flic des stups du LAPD Michael Ruppert, “suicidé” ll y a quelques années et auteur de l’ouvrage” “Crossing the Rubicon” dans lequel il explique les dessous de bien des affaires narco-géopolitiques pour les avoir vécues en première main, y compris l’implication de la CIA jusqu’au cou dans le trafic de drogue.

N’oublions pas non plus que la banque de la CIA à l’époque, la BCCI, était une ancienne banque pakistanaise chapeautée par l’ISI, rachetée par les Yankees à des fins de blanchiment d’argent sale et de financements occultes d’opérations barbouzes clandestines. Tout se tient, rien n’arrive pas “hasard”.

Alors, il n’y a pas eu de combats récents. Les Talibans n’ont gagné aucune guerre, ils n’ont pas “chassé” les Yankees et l’OTAN d’Afghanistan, contrairement aux Vietnamiens / Indochinois. Les Talibans ne font que récupérer ce que les occidentaux viennent de leur laisser… Pourquoi ? Il semblerait qu’il y ait d’autres intérêts géostratégiques en jeu. On apprend aussi que la Turquie du frère musulman et voyou de longue date Erdogan, achemine des djihadistes sous son contrôle depuis la Syrie vers l’Afghanistan. Sans doute pour sécuriser les champs de pavot que les Talibans seront sommés de ne pas toucher et de mettre en place des camps d’entrainements. Les Talibans ont reçu une énorme part du matériel militaire laissé sur place par les Etats-Unis dans la “panique” fabriquée de leur soi-disant départ. Les Talibans opèrent un pivot vers la Chine et la Russie, ce qui est sans doute un leurre pour piéger les deux pays non plus militairement mais économiquement en Afghanistan, riche en ressources naturelles et aussi zone particulièrement stratégique de passage entre les continents. Nous sommes d’accord avec Thierry Meyssan qui dit dans son dernier papier en date, que les Russes et les Chinois devront dans le futur, payer un tribut aux Yankees pour commercer en Afghanistan, sous peine de voir leurs entreprises faire l’objet d’attaques “terroristes”, attaques perpétrées par des mercenaires “djihadistes” à la solde de l’empire bien évidemment… Le Racket continue, y a pas de raison que ça s’arrête, on ne change pas une équipe qui gagne.

Bien entendu, le battage médiatique occidental remet la “menace barbue” au goût du jour. L’affaire Corona s’épuise, le pot au rose de la supercherie commence à poindre et vu le crime commis par injections OGM mortifères à l’échelle planétaire, les foules ne devraient pas pardonner de si tôt aux ordures du pouvoir et de la finance. Il faut donc une nouvelle diversion à l’oligarchie et aussi recréer une nouvel peur. Quoi de mieux que de ressortir les barbus islamistes du placard et la “menace talibane” planétaire combinée aux effets de la peur, s’estompant certes, de Bébert Corona.

coronacircus

Suivant la énième injection Pfizer / Moderna / J&J, les criminels transnationaux du capitalisme monopoliste mondialiste vont bien nous sortir une “injection” miracle 2 en 1 : anti-covid et anti-barbus-islamistes. La peur est la seule chose qui ait tenu et qui tienne toujours le système en place. Tout n’est qu’une question de degré. Nous l’avions dit du reste il y a bien des années et le répétons dès que l’occasion se présente: il n’y a pas de différence fondamentale entre un régime dictatorial hitlérien, mussolinien, maoïste, léniniste, pol potiste ou de quelque obédience religieuse que ce soit et les “démocraties”, républiques modernes et post-modernes… Tout n’est qu’une question de degré dans l’oppression et l’exploitation. En ce qui concerne la France, nous avons vu à l’œuvre ce changement de degré avec les trois derniers guignols qui ont occupé la “présidence” de cette mascarade républicaine avérée: Sarkozy, Hollande et le fond de l’abysse avec Macron (difficile de croire qu’on puisse aller plus bas…).

Le fait est qu’il est important que chacun et chacune d’entre nous ait enfin présent à l’esprit ce fait indéniable que se doit de devenir vérité universelle : il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir. Il est important de lâcher prise de toute illusion réformiste de cette supercherie et mascarade “démocratique” étatico-capitaliste. Nous devons le comprendre, l’intégrer dans notre réflexion critique sur notre réalité socio-politique, ainsi que dans nos actions pour changer radicalement cette réalité et parvenir enfin à réaliser notre humanité au sein d’une société en harmonie avec elle-même et avec la nature, au delà de toutes les impostures et supercheries étatico-marchandes dont on nous gave depuis des siècles et qu’on nous affirme être “la seule alternative à la bonne marche du monde”.

L’oligarchie nous prépare une seconde fournée de terreur planétaire en sus de celle fabriquée du COVID. Le but est de porter l’estocade finale qui permettra de combiner les mesures dictatoriales dites “sanitaires” fraîchement créées avec des mesures supplémentaires de contrôle qui seront présentées comme de “sécurité anti-terroriste” et dans ce système une place d’honneur sera faite, soyez-en convaincus chers lecteurs, à ce qui va bientôt émerger des cerveaux malades de nos dirigeants criminels comme étant la menace suprême, celle du “terrorisme domestique”, vous savez, tous ces “radicaux” anti-vaccins, antisémites et anti-démocratie républicaine, tous ces cancrelats conspis qui refusent la “vérité scientifique” si bien intentionnellement distillée par nos bons gouvernements n’œuvrant que pour l’intérêt général… néo-malthusien bien sûr. Allez hop ! Au goulag et que ça saute !…

Nous arrivons à la croisée des chemins. L’heure du choix est là. Leur monde est celui de la peur, de l’antagonisme et du conflit permanent, de la mort ; celui que nous devons construire dès aujourd’hui, sur des fondations d’amour et de coopération est celui de la complémentarité bien comprise, de l’entraide, de l’amour de soi, de son voisin et de la terre-mère, celui de la vie.

Le choix devrait pourtant être simple non ?

A lire, ce livre qui nous sert de source importante en ce domaine depuis bien des années :

Peter Dale Scott, “Drugs, Oil and War, the USA in Afghanistan, Colombia and Indochina”, 2003

Nous ne pensons pas qu’il existe une traduction française de ce livre.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

ZB_Talibans

« Qu’est-ce qui est le plus important pour l’histoire du monde ? Les Talibans ou l’effondrement de l’empire soviétique ? Quelques musulmans énervés ou la libération de l’Europe centrale et la fin de la guerre froide ? »
~ Zbigniew Brzezinski ~

 

BDattenta_terrorisme

hysterie
Formule magique… 2 en 1

États mafieux…Finances mafieuses, services de renseignement occidentaux dans le trafic international de drogue…

Posted in actualité, économie, CIA et traffic de drogue, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 13 juin 2012 by Résistance 71

Un homme de paille Taliban condamné à perpétuité pour avoir trafiqué l’héroïne de la CIA

 

Kurt Nimmo


 

Le 12 Juin 2012,

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/taliban-patsy-sentenced-to-life-for-dealing-cia-heroin/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le condamné Haji Bagcho a été averti de sa peine de perpétuité aujourd’hui pour trafic de drogue en Afghanistan. Les autorités américaines caractérisent Bagcho comme étant “un des plus gros traffiquants d’héroïne au monde, qui utilisait les bénéfices de ses ventes pour soutenir l’insurrection talibane”, ce d’après le Washington Post.

L’affaire de trafic de Bagcho en revanche fait bien pâle figure en comparaison de celui mis en place par la CIA en Afghanistan et il a sûrement été passé à la trappe simplement parce que l’agence de renseignement n’aime pas la concurrence.

Les Talibans, organisation elle-même créée par la CIA, avait bani la production de l’opium après la guerre civile qui s’ensuivit de la défaite des soviétiques dans le pays. “Le succès du programme d’éradication 2000 de la drogue sous le régime taliban fut reconnu par l’ONU comme étant ‘admirable’ et loué alors qu’aucun autre pays n’était capable de mettre en pratique un tel programme”. En Octobre 2001, les Nations-Unies reconnaissaient que les Talibans avaient réduit la production d’opium en Afghanistan de 3300 tonnes par an à juste 185 en 2001 (voir “L’héroïne afghane et la CIA”). Après l’invasion américaine, l’Afghanistan est devenu le premier producteur d’héroïne au monde, produisant 3750 tonnes en 2002. En 2006, ce chiffre perfora le plafond jusqu’à 6100 tonnes.

“Les rebelles moudjahidines soutenus par la CIA (qui en 2001 faisaient partie la l’Alliance du Nord) s’engagèrent lourdement dans le traffic de drogue lorsqu’ils luttaient contre les Soviétiques et le gouvernement qu’ils soutenaient”, nota William Blum dans son livre “Les véritables seigneurs de la drogue”.

“Le croissant d’or du traffic de drogue, lancé par la CIA au début des années 1980, continue à être protégé par les services de renseignement américains, en liaison avec les forces d’occupation de l’OTAN et l’armée britannique. Récemment, les forces d’occupation britanniques ont fait la promotion de la culture du pavot au moyen de spots publicitaires radiophoniques payants”, écrivit Michel Chossudovsky en 2007.

Les troupes américaines ont reçu l’ordre spécifique d’ignorer le pavot, l’opium et l’héroïne, quand elles les découvraient lors de patrouilles, a déclaré un ancien béret vert (NdT: Forces spéciales commandos de l’armée états-unienne) à l’écrivain James Risen en 2003. L’assistant ministre de la défense Bobby Charles s’était plaint que “le ministre de la défense Rumsfeld ne voulait pas que la lutte anti-narcotique ne devienne une mission importante de l’armée.”

En 2010, nous avions commenté sur un reportage de Fox News où Gerald Rivera parlait avec un soldat d’occupation au sujet du soutien des Etats-Unis au traffic de drogue en Afghanistan. Le soldat avait dit à Rivera qu’il n’aimait pas le fait de soutenir la production d’opium afghane, mais que les Etats-Unis avaient volontairement détourné les yeux des cultures de pavot et avaient pris pour excuse la sensibilité culturelle locale.

Avant le faux-pas des Talibans, la CIA avait travaillé avec les services de renseignement pakistanais de l’ISI afin de transformer les profits du traffic de drogue en financement massif pour des activités secrètes. De plus, sans le traffic intense de l’héroïne, l’économie légitime réelle du Pakistan se serait effondrée, écrivit le Financial Times en Août 2001. La vaste majorité de l’argent fut déposé à la Bank of Credit and Commerce International (BCCI), la banque des services de renseignement qui veulent laver leur argent sale, cacher les bénéfices du traffic de drogue et s’engager dans d’autres crimes financiers.

Mais ce ne serait pas juste le Pakistan qui se serait effondré.

“Dans bien des cas, l’argent de la drogue est en fait en ce moment le seul investissement de capitaux liquides”, a dit le directeur exécutif de l’UNODC Antonio Maria Costa en 2009. “Dans la seconde moitié de 2008, les liquidités étaient le plus gros problème du système bancaire, ainsi l’apport de capitaux liquides devint un facteur très important.”

L’ancienne directrice de gestion et membre du comité directeur de la banque d’investissement de Wall Street Dillon Read, Catherine Austin Fitts, a insinué depuis bien longtemps que les banksters lavent des sommes considérables d’argent sale de la drogue et autre. “D’après le ministère de la justice, les Etats-Unis lavent plus blanc entre 500 milliards et 1000 milliards de dollars annuellement. Je ne connais pas précisémet le pourcentage de narco-dollars lavé et recyclé, mais il est probablement très conservateur de dire qu’environ 100-200 milliards de dollars sont liés aux affaires d’import-export de drogue et de vente de détail des Etats-Unis”, écrit Fitts.