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Affaire CoV19 : Le SRAS-COV-2 organisme génétiquement modifié avec séquences du génome VIH (Veterans Today) version PDF

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Labo P4 de Wuhan

 

Résistance 71

 

20 mai 2020

 

Voici réunies en un PDF les deux parties de notre traduction de l’article de VT Italie sur le « Virus SRAS-CoV-2 Organisme Génétiquement Modifié », merci à Jo pour cette compilation rapide, agréable à lire et à diffuser sans aucune modération.

Affaire CoV19 OGM (Version PDF)

 


CoV10 « Université Caroline du Nord »

CoV19… Le déroulement de la PsyOp à Yankland (Veterans Today)

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Ci-dessous, une analyse très intéressante de Gordon Duff de VT, nous n’adhérons pas à tout ce qu’il dit ici, mais ce point de vue vaut d’être pris  en considération. Toutes les pistes doivent être suivies dans cette affaire coronavirus qui s’avère de plus en plus bizarroïde de jour en jour. La tournure que prennent les évènements aux Etats-Unis dans cette affaire de CoV19 est aussi un cas à part dans le monde…

Quoi qu’il en soit, que l’on pense que le CoV19 soit un évènement  naturel ou un attentat biologique sur l’humanité (perpétré par la Chine ou les Etats-Unis selon les versions…), le résultat commun est que le monde tel que nous l’avons connu s’est arrêté et que de nouvelles normes sociales sont en train d’être imposées à dessein ou par opportunisme, peu importe, les faits sont là et ces nouvelles mesures ne vont en aucun cas dans le sens d’un bien-être des peuples, bien au contraire, le monde étatico-capitaliste s’enfonce dans sa métamorphose voulue finale en ce Nouvel Ordre Mondial et sa dictature technotronique, cette “crise sanitaire” étant le parfait outil de persuasion des masses. 

Dans le prolongement de la thèse bien étayée de la création d’une arme biologique par les Etats-Unis, Gordon Duff, senior editor de VT, va plus avant dans le terrier du lapin blanc dans l’article qui suit… Intéressant et à suivre de près…

~ Résistance 71 ~

 

 

Zoom sur les Covidiens

 

Gordon Duff

 

9 mai 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/05/09/closing-in-the-covidians/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est raisonnable de citer l’existence d’un commandement voyou au sein de l’armée US dont le QG se trouve à Fort Huachuca dans l’état de l’Arizona, comme étant le centre physique de la pandémie mondiale du CoV19.

Cette organisation qui utilise des “centres de trolls” gère des agents agissant sur internet, mettent un terme aux sites internet inamicaux et critiques comme Veterans Today (VT) et South Front (NdT: site d’information russe en langue anglaise, lié au renseignement militaire russe), tout en gérant en même temps des guerres de drones dans le monde et, de manière moins connue, ici, aux Etats-Unis également.

Les “parents” du centre opérationnel de Huachuca, et il y en a plusieurs dans le monde, ont commencé avec le mariage entre le renseignement militaire américain et des capacités de guerre psychologique existant dans les années 1980 au Presidio.

Là, un bien réel cercle pédo-satanique fut découvert, cercle opérant dans toutes les importantes bases militaires américaines aux Etats-Unis et en Europe. Pensez au cas du Pentagone aux abonnés absents lors des attentats du 11 septembre 2001.

Ces mêmes visages amicaux se sont révélés de nouveau en 2005 à la base aérienne de Minot lorsqu’un bombardier B52 chargé en toute illégalité d’armes nucléaires, décolla vers des destinations inconnues avant qu’il ne soit arraisonné et ramené à la base aérienne de Barksdale.

Sous Bush fils, nous avons observé la construction d’un empire de la drogue en Afghanistan tandis que les Etats-Unis étaient mis sous “une loi martiale allégée” sous les différentes lois du Patriot Acts et sous une occupation israélienne sous la houlette du Département de la Sécurité de la Patrie (NdT : Department of Homeland Security, ou DHS, la Stasi yankee renforcée depuis 2001 et sous contrôle de firmes de la sécurité israéliennes qui contrôlent les aéroports américains par exemple…).

Vous voulez qu’on parle des fausses attaques au gaz en Syrie et du mariage entre le renseignement militaire et l’EIIL/Daesh/AlQaïda ? Plus encore ? C’est sans fin ! Et maintenant ?

Nous nous noyons littéralement sous les programmes financés par le Pentagone de création de virus de chauve-souris sous forme d’arme biologique, ceci ayant commencé en 2002, des programmes qui a l’origine étaient faits pour protéger les Etats-Unis d’une attaque au SRAS-COV, mais ces programmes n’ont jamais publié un seul mot qui aurait pu être utile à quoi que ce soit.

Avec un budget de 350 millions de dollars pour la recherche sur le virus SRAS-COV, payé par l’USAID et le Pentagone, pas un mot dans une seule publication n’a été utilisé pour développer des traitements malgré le fait que ces recherches, et il y en a eu beaucoup, furent spécifiquement faites pour développer des protocoles de traitement et de vaccination pour toute une chimère (donc artificiellement créés) de virus SRAS-COV et leur variantes, comme celle à laquelle nous devons faire face en ce moment même.

Au lieu de cela, ils ont mis les virus sous forme d’arme biologique. Ils les ont aussi relâchés, d’abord en Chine, possiblement en utilisant des personnels militaires américains venus pour une compétition sportive en octobre 2019.

Puis ils ont largué un second type de virus en Italie et un troisième en France.

Mais la véritable histoire est celle de la véritable cible de tout cela, c’est maintenant, comme ça l’a toujours été depuis le début: les Etats-Unis. Les autres déploiements du virus ne furent que des opérations de diversion et de camouflage, une procédure opérationnelle tout ce qu’il y a de plus standard pour l’organisation de renseignement militaire américaine maintenant connue pour en être responsable.

Cette “organisation” fut établie en 2005 au sein de l’armée américaine et en parallèle avec la CIA. Toutes deux travaillent en étroite collaboration avec les agences de renseignement d’Israël, de l’Arabie Saoudite, de la Turquie et du Royaume-Uni, des organisations répondant à un gouvernement mondial de l’ombre.

Ce qui est écrit ici est très facile à prouver, c’est très bien documenté et complètement censuré. Il n’y a pas besoin de relier des points entre eux ou d’adhérer à des théories conspirationistes pour comprendre tout ceci, ces ordures publient les résultats de leurs recherches et se vantent ouvertement des armes biologiques qu’ils ont créées.

Ils n’ont aucune raison d’avoir peur de quoi que ce soit, après tout ils sont sous la protection de William Barr et nous savons tous comment il peut résoudre tout problème.

(NdR71: William Barr est le ministre de la justice de Trump, après avoir été celui de Bush père, catholique ultra-conservateur, de père ancien agent de l’OSS, mère de la CIA, sa mission déclarée est de “maximiser le pouvoir de l’exécutif et de protéger coûte que coûte la présidence”. Barr a déclaré à maintes reprises qu’il pensait que “ la généralisation du sécularisme et du relativisme moral est responsable de la montée de toute mesure de pathologie sociale.”… Il est le bouclier et l’épée de Trump, même si celui-ci ne partage pas les convictions religieuses de son ministre. Ceci dit, pensez avoir un cul-béni, grenouille de bénitier comme ministre de la justice ou quoi que ce soit d’autre…)

Ce que nous savons :

Au sein du mouvement anti-confinement américain, nous avons découvert des irrégularités. Une source du ministère de la justice dit que le FBI enquête maintenant sur les “covidiens”, des membres de groupes suprémacistes blancs chrétiens et nationalistes qui déploient quelques 20 engins transportants les virus SRAS-COV-2 afin d’infecter le plus d’américains possibles.

Le chiffre rapporté est plus près de 50 et moins de 100 groupes chacun recevant un camion tout neuf haut de gamme et du fric en liquide, beaucoup de fric.

Pour soutenir cette assertion, il y a les statistiques de l’augmentation dramatique des infections en zones rurales, là où il ne devrait y avoir quasiment pas de nouveaux cas déclarés de maladie CoV19. On est dans le county d’Ottawa, le coin du Michigan de l’élite des 1% du parti républicain.

Trump a utilisé de bonnes projections quand il a fait état du chiffre à venir de 100 000 morts, fondé sur une flambée des chiffres à New York, Detroit et ailleurs, ce que nous voyons du reste se produire à 100% (NdT: Duff ne prend pas en compte, ou ne veut pas prendre en compte le fait que les stats sont aussi bidouillées avec les cas systématiques des facteurs de co-mortalité de gens morts AVEC le CoV19 mais pas forcément DU COV19…). Trump avait raison.

Là où on saute d’un cran, c’est dans ces zones maintenant confinées depuis des semaines où le temps d’incubation n’est plus de 14 jours ou plus mais de 4 jours à partir du moment de la contamination, nous avons une contagion rampante.

(NdT: Ce que dit là Duff peut être parfaitement vrai dans la mesure où il semble que ce soit doit une quatrième variante du virus qui soit en action aux Etats-Unis…)

Notre nouvelle projection pour juillet est de 350 000 à 500 000 morts minimum.

Si ce n’était à cause des gens qui diffusent le virus de manière délibérée, nous aurions dû être sorti du confinement maintenant alors que la maladie aurait dû atteindre un plateau.

Voyez-vous, lorsque le CoV19 s’est répandu en zones urbaines et même avec l’administration Trump réagissant très lentement, toute zone rurale aurait dû avoir sa flambée de nouveaux cas jusqu’aux alentours du 10 avril. Au lieu de ça, nous sommes dans le graphe que nous montrons ici (NdT: voir l’article original), pourtant il n’y a pas de nouveau vecteur d’infection imaginable qui pourrait causer cela si ce n’est la dissémination volontaire de la maladie au moyen de systèmes aérosols.

Toute nouvelle science nous dit que le virus SRAS-COV-2 fut créé en laboratoire pour être vaporisé par des moyens de diffusion s’apparentant à des containers de peinture ou d’insecticide et que le virus peut vivre dans l’air et sur des surfaces non pas quelques heures, mais des jours entiers. La véritable science à ce sujet est censurée.

Il est important de bien comprendre à quel point tout ceci fut facile à réaliser. D’abord, nous avons noté quelques trucs bizarres en observant le type de base d’un membre de ces milices armées anti-confinement. Pratiquement tous sont des repris de justice ce qui leur interdit la détention d’armes sans parler de porter les armes à découvert. Un encore plus grand pourcentage de ces individus ont un historique de condamnation pour violence domestique ou sont l’objet de procédures légales spécifiques au sujet de protection personnelle.

Ces personnes sont protégées par les procureurs des districts d’où elles proviennent comme nous l’avons vu à Brunswick en Georgie avec les assassins d’Arbery, ceux qui ont été arrêtés et ceux qui sont toujours protégés par le procureur local.

Le système ouvert de croyance ici est un peu basé sur les gangs des prisons des années 70 et 80, et de croyances néo-nazies maintenant diluées dans le sionisme chrétien et la politique d’extrême droite.

Ceci a permis à des chefs de gangs criminels longtemps reconnus comme tels, d’être réhabiliter ipso facto en tant que figures politiques qui maintenant s’abreuvant aux sources de fric des Betsy deVos (NdT: la milliardaire républicaine dont la mission est de totalement détruire le système éducatif), Adolf Coors (NdT: des brasseries Coors) et le MEGA groupe anciennement mené par Jeffrey Epstein (NdT: grand patron des réseaux pédo-satanistes en charge de construire des dossiers de chantage sexuel pour la Kosher Nostra et “suicidé” en taule), Les Wexner (NdT: milliardaire, propriétaire de la firme de lingerie Victoria Secret et de Bath & Body Works, associé d’Epstein qui fut son conseiller financier à partir de 1987) et Sheldon Adelson (NdT: le milliardaire magnat de Las Vegas qui a renfloué Trump de ses banqueroutes et financé un très grande partie de sa campagne électorale, un des leaders de la mafia kazhare…)

NdR71: nous nageons là dans le grand marécage de la Kosher Nostra sioniste qui contrôle Trump depuis plus de 25 ans et bien d’autres encore et qui tient l’Amérique par les c…

La campagne en elle-même a beaucoup de secteurs incluant une très large campagne de désinformation utilisant des douzaines de sbires essentiellement de la communauté anti-vaccination. De gros chèques parviennent à tous ceux qui ont une formation en science biologique et qui désirerait promouvoir un des douzaines de faux narratifs blâmant les vaccins ou faisant la promotion du déconfinement fondée sur une mauvaise représentation des véritables menaces que constituent le virus du SRAS-COV-2.

Pire, il transparaît que les merdias rendent les choses pires. Malgré la guerre ouverte qu’ils livrent à Trump, les merdias  ont été de toujours une “opposition contrôlée” ; si les gens prenaient la peine de regarder une ou deux minutes combien de fois les Etats-Unis ont été liés et impliqués avec Al Qaïda, Daesh  et aussi avec les “casques blancs” en Syrie et pourtant le public est mené et maintenu dans l’abrutissement et l’ignorance avec grand succès.

= = =

Trump et la Kosher Nostra :

https://resistance71.wordpress.com/2017/11/04/nouvel-ordre-mondial-quand-le-blanchisseur-trump-lavait-le-fric-sale-toujours-plus-blanc/

Notre page “CORONAVIRUS, guerre contre l’humanité”

Notre dossier “Dictature technotronique”

Notre article “Coronavirus, l’oligarchie lance une guerre biologique contre l’humanité”

Le SRAS-COV-2 / Caroline du Nord

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Coronavirus : pandémie globale pour un sauvetage du capitalisme… La privatisation de l’État

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Vers un Nouvel Ordre Mondial ? La crise de la dette mondiale et la privatisation de l’État

La pandémie a t’elle été utilisée pour précipiter le monde dans une spirale de chômage massif, de faillite et de désespoir ?

 

Michel Chossudovsky

 

17 avril 2020

 

url de l’article en français:

https://www.mondialisation.ca/vers-un-nouvel-ordre-mondial-la-crise-de-la-dette-mondiale-et-la-privatisation-de-letat/5644352

 

Il existe une grave crise sanitaire qui doit être dûment résolue. Et c’est une priorité absolue.

Mais il y a une autre dimension importante qui doit être prise en compte. 

Des millions de personnes ont perdu leur emploi et les économies qu’elles avaient faites tout au long de leur vie. Dans les pays en développement, la pauvreté et le désespoir règnent. 

Alors que le verrouillage est présenté auprès de la population comme étant le seul moyen de résoudre une crise mondiale de santé publique, ses conséquences économiques et sociales dévastatrices sont ignorées au passage.  

La vérité tacite est que le nouveau coronavirus fournit un prétexte aux puissants intérêts financiers et aux politiciens corrompus pour précipiter le monde entier dans une spirale de chômage de masse, de faillite et d’extrême pauvreté. 

C’est là le portrait réel de ce qui se passe.  La pauvreté est mondiale. Alors que des famines éclatent dans les pays du Tiers-Monde, plus près de chez nous, dans le pays le plus riche du monde.

« Des millions d’Américains désespérés attendent dans de longues files d’attente pour recevoir l’aumône »

« Des files d’attente de plusieurs kilomètres se sont formées dans les banques alimentaires et les bureaux de chômage à travers les États-Unis au cours de la semaine dernière ». 

De longues files d’attente ont continué à se former devant les banques alimentaires et les bureaux de chômage dans des dizaines de villes au cours du week-end, alors que la pandémie de coronavirus touche durement les familles, laissant beaucoup d’entre elles dans l’incertitude quant à la date de leur prochain chèque de paie.

Sur la photo : des centaines de personnes attendent de recevoir des repas à la Bowery Mission de New York, lundi

En Inde :

« La nourriture disparaît, …. dans les bidonvilles, trop effrayés pour sortir, pour rentrer chez eux à pied ou piégés dans les rues de répression,

En Inde, il y a eu 106 décès dus à des coronavirus à ce jour, pour mettre les choses en perspective 3 000 enfants indiens meurent de faim chaque jour ». 

De Mumbai à New York. C’est la « Mondialisation de la pauvreté ».

La production est au point mort. 

La famine en Asie et en Afrique. La famine aux États-Unis. 

Tous les pays sont désormais des pays du Tiers-Monde. C’est la « Tiers-Monde » des pays dits « développés » à hauts revenus.

La faim se développe à Mumbai : les travailleurs pauvres font maintenant la queue pour obtenir de la nourriture gratuite

Trois semaines après le verrouillage national, les organisations et les personnes qui fournissent des repas gratuits à Mumbai sont unanimes : la faim dans la capitale financière a fortement augmenté et continue de croître.

Et que se passe-t-il en Italie ?

Les gens sont à court de nourriture. Des rapports confirment que la mafia, plutôt que le gouvernement, « gagne l’appui des populations en distribuant gratuitement de la nourriture aux familles pauvres en quarantaine qui n’ont plus d’argent ». (The Guardian)

Cette crise combine la peur et la panique concernant la COVID-19 avec un processus sophistiqué de manipulation économique.

Examinons d’abord les impacts concernant les pays en développement.

Les pays en développement. La « médecine économique » du FMI et la mondialisation de la pauvreté

La crise du coronavirus fait-elle partie d’un programme macro-économique plus large ?

Tout d’abord, un peu d’histoire.

J’ai passé plus de dix ans à effectuer des recherches sur le terrain concernant les impacts des réformes économiques du FMI et de la Banque mondiale en Afrique, en Asie, en Amérique latine, en Europe de l’Est et dans les Balkans.

Depuis le début des années 1980, une « médecine économique » a été imposée aux pays en développement endettés dans le cadre de ce que l’on appelait le « programme d’ajustement structurel » (PAS).

De 1992 à 1995, j’ai entrepris des études sur le terrain en Inde, au Bangladesh et au Vietnam et je suis retourné en Amérique latine pour terminer mon étude sur le Brésil. Dans tous les pays que j’ai visités, y compris le Kenya, le Nigeria, l’Égypte, le Maroc et les Philippines, j’ai observé le même schéma de manipulation économique et d’ingérence politique de la part des institutions basées à Washington. En Inde, conséquence directe des réformes du FMI, des millions de personnes ont été poussées à la famine. Au Vietnam – qui compte parmi les économies productrices de riz les plus prospères du monde – des famines ont éclaté dans le pays, conséquence directe de la levée du contrôle des prix et de la déréglementation du marché des céréales. (Préface de la deuxième édition de la Mondialisation de la pauvreté, 2003)

 L’hégémonie du dollar a été imposée. Avec l’augmentation de la dette libellée en dollars, l’ensemble du système monétaire national a finalement été « dollarisé » dans la plupart des pays en développement.

Des mesures d’austérité massives ont conduit à l’effondrement des salaires réels. Des programmes de privatisation de grande envergure ont été imposés. Ces réformes économiques meurtrières – appliquées au nom des créanciers – ont invariablement provoqué l’effondrement économique, la pauvreté et le chômage de masse.

Au Nigeria, à partir des années 1980, l’ensemble du système de santé publique a été démantelé. Les hôpitaux publics ont été poussés à la faillite. Les médecins avec lesquels je me suis entretenu ont décrit le célèbre et cruel programme d’ajustement structurel (PAS) avec une touche d’humour :

“We’ve been sapped by the SAP” (« nous avons été sapés par le PAS »), disaient-ils, nos hôpitaux ont littéralement été détruits grâce au FMI-Banque mondiale.


Association de malfaiteurs… frères Lapiquouze

De l’ajustement structurel à l’ajustement mondial

Aujourd’hui, le mécanisme de déclenchement de la pauvreté et de l’effondrement économique est fondamentalement différent et de plus en plus sophistiqué.

La crise économique actuelle de 2020 (qui s’inscrit dans la logique de la pandémie COVID-19) est sans précédent dans l’histoire du monde.

Le FMI et la Banque mondiale n’ont pas besoin de négocier un prêt d’ajustement structurel avec les gouvernements nationaux.

Ce qui s’est produit dans le cadre de la crise COVID-19 est un « ajustement mondial » dans la structure de l’économie mondiale. D’un seul coup, cet ajustement mondial (AM) déclenche un processus mondial de faillite, de chômage, de pauvreté et de désespoir total.

Pour en savoir plus : Un sauvetage de la population mondiale pour le krach financier à venir (en anglais)

Comment est-il mise en œuvre ? Le verrouillage est présenté aux gouvernements nationaux comme la seule solution pour résoudre la pandémie COVID-19. Il devient un consensus politique, indépendamment des conséquences économiques et sociales dévastatrices.

Les gouvernements nationaux sont contraints de s’y conformer.

La fermeture partielle ou complète d’une économie nationale est déclenchée par l’application des « directives de l’OMS » relatives au verrouillage, ainsi qu’aux restrictions en matière de commerce, d’immigration et de transport, etc.

De puissantes institutions financières et des groupes de pression comme Wall Street, Big Pharma, le Forum économique mondial (WEF) et la Fondation Bill et Melinda Gates ont participé à l’élaboration des actions de l’OMS concernant la pandémie COVID-19.

Le verrouillage de la circulation et la réduction des échanges commerciaux et des voyages aériens ont préparé le terrain. Cette fermeture des économies nationales a été entreprise dans le monde entier à partir du mois de mars, touchant simultanément un grand nombre de pays dans toutes les grandes régions du monde.  C’est un événement sans précédent dans l’histoire du monde.

Cette opération de fermeture affecte les lignes de production et d’approvisionnement en biens et services, les activités d’investissement, les exportations et les importations, le commerce de gros et de détail, les dépenses de consommation, la fermeture d’écoles, de collèges et d’universités, d’instituts de recherche, etc.

À son tour, elle entraîne presque immédiatement un chômage de masse, des faillites de petites et moyennes entreprises, un effondrement du pouvoir d’achat, une pauvreté et une famine généralisées.

Quel est l’objectif sous-jacent de cette restructuration de l’économie mondiale ?  Quelles en sont les conséquences? Cui Bono? (« A qui profite-t-il ? »)

  • Une importante concentration de richesses,
  • la déstabilisation des petites et moyennes entreprises dans tous les grands secteurs de l’activité économique, y compris l’économie des services, l’agriculture et l’industrie manufacturière.
  • la dérogation aux droits des travailleurs. Elle déstabilise le marchés du travail.
  • Elle comprime les salaires (et les coûts du travail) dans les pays dits « développés » à revenu élevé ainsi que dans les pays en développement appauvris.

Il va sans dire que cette opération d’ajustement mondial (AM) est bien plus préjudiciable que le programme d’ajustement structurel (PAS) du FMI et de la Banque mondiale imposés aux pays.

C’est du néolibéralisme au énième degré.

D’un seul coup (au cours des derniers mois), la crise COVID-19 a contribué à appauvrir une grande partie de la population mondiale.

Et devinez qui vient à la rescousse ? Le FMI et la Banque mondiale :

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a reconnu avec désinvolture que l’économie mondiale est au point mort, sans s’attaquer aux causes de l’effondrement économique.

« L’OMS est là pour protéger la santé des populations, le FMI est là pour protéger la santé de l’économie mondiale », déclare Mme Georgieva.

Comment compte-t-elle « protéger l’économie mondiale » ?

Au détriment de l’économie nationale ?

Quelle est sa « solution magique » ?

« Nous comptons sur une capacité de prêt globale de 1 000 milliards de dollars.«  (FMI M-D Georgieva, conférence de presse début mars)

À première vue, cela semble « généreux », beaucoup d’argent. Mais en fin de compte, c’est ce qu’on pourrait appeler de l’ »argent fictif », ce qui signifie :

 « Nous vous prêterons l’argent et avec l’argent que nous vous prêterons, vous nous rembourserez » (paraphrase).


ONU soit qui mal y pense…

Conférence de presse conjointe sur la Covid-19 par le directeur général du FMI et le président du groupe de la Banque mondiale

Washington, D.C.

4 mars 2020

L’objectif ultime est de faire monter en flèche la dette extérieure (libellée en dollars).

Le FMI est explicite. Dans l’un de ses guichets de prêt, le Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes (Catastrophe Containment and Relief Trust), qui s’applique aux pandémies, est généreux,

« accorde des subventions pour l’allègement de la dette à nos membres les plus pauvres et les plus vulnérables ».

Déclaration absurde : il est là pour renflouer les caisses des créanciers, l’argent est affecté au service de la dette.

« Pour les pays à faible revenu et pour les pays émergents à revenu intermédiaire, nous avons … jusqu’à 50 milliards de dollars qui ne nécessitent pas un programme complet du FMI. »

Aucune condition sur la façon dont vous dépensez l’argent. Mais cet argent augmente le stock de la dette et nécessite un remboursement.

Les pays sont déjà dans une camisole de force. Et l’objectif est qu’ils se conforment aux exigences des créanciers.

C’est la solution néolibérale appliquée au niveau mondial : Pas de véritable reprise économique, plus de pauvreté et de chômage dans le monde. La « solution » devient la « cause ». Elle initie un nouveau processus d’endettement. Elle contribue à une escalade de la dette.

Plus vous prêtez, plus vous poussez les pays en développement à se conformer aux règles politiques. Et c’est finalement l’objectif de l’empire américain en faillite.


FMI / Banque Mondiale

La vérité non dite est que ce trillion de dollars ++ des institutions de Bretton Woods est destiné à faire augmenter la dette extérieure.

Lors de récents développements, les ministres des finances du G20 ont décidé de « mettre en attente » le remboursement des obligations de service de la dette des pays les plus pauvres du monde.

L’annulation de la dette n’a pas été envisagée. Bien au contraire. La stratégie consiste à accumuler la dette.

Il est important que les gouvernements des pays en développement prennent fermement position contre l’ »opération de sauvetage » du FMI et de la Banque mondiale. 

La crise mondiale de la dette dans les pays développés

Une crise fiscale sans précédent se déroule à tous les niveaux de gouvernement. Avec des niveaux de chômage élevés, les recettes fiscales entrantes dans les pays développés sont presque au point mort.  Au cours des deux derniers mois, les gouvernements nationaux se sont de plus en plus endettés.

À leur tour, les gouvernements occidentaux ainsi que les partis politiques sont de plus en plus sous le contrôle des créanciers, qui en fin de compte mènent la barque.

Tous les niveaux de gouvernement ont été précipités dans un étranglement de la dette. La dette ne peut être remboursée. Aux États-Unis, le déficit fédéral « a augmenté de 26 % pour atteindre 984 milliards de dollars pour l’exercice 2019, soit le plus haut niveau en 7 ans ».  Et ce n’est que le début.

Dans les pays occidentaux, une expansion colossale de la dette publique a eu lieu. Elle est utilisée pour financer les « sauvetages », les « aides » aux entreprises ainsi que les « filets de sécurité sociale » aux chômeurs.

La logique des plans de sauvetage est à certains égards similaire à celle de la crise économique de 2008, mais à une échelle beaucoup plus grande. Ironiquement, en 2008, les banques américaines étaient à la fois les créanciers du gouvernement fédéral américain et les heureux bénéficiaires : l’opération de sauvetage a été financée par les banques dans le but de « renflouer les banques ». Cela semble contradictoire ?

La privatisation de l’État

Cette crise finira par précipiter la privatisation de l’État. De plus en plus, les gouvernements nationaux seront sous la coupe du Big Money.

Criblé par l’accumulation des dettes, ce qui est en jeu est l’éventuelle privatisation de facto de toute la structure de l’État, dans différents pays, à tous les niveaux de gouvernement, sous la surveillance de puissants intérêts financiers. La fiction de « gouvernements souverains » servant les intérêts des électeurs sera néanmoins maintenue.

Le premier niveau de gouvernement à privatiser sera les municipalités (dont beaucoup sont déjà partiellement ou totalement privatisées, comme Détroit en 2013). Les milliardaires américains seront incités à racheter une ville entière.

Plusieurs grandes villes sont déjà au bord de la faillite. (Ce n’est pas nouveau).

La ville de Vancouver est-elle prête à être privatisée ? « Le maire de Vancouver a déjà indiqué qu’il craignait la faillite de sa ville. » (Le Devoir, 15 avril 2020)

Dans les grandes villes américaines, les gens sont tout simplement incapables de payer leurs impôts : La dette de la ville de New York pour l’année fiscale 2019 s’élève à 91,56 milliards de dollars (FY 2019), soit une augmentation de 132% depuis l’année fiscale 2000. En retour, les dettes personnelles ont explosé dans toute l’Amérique.

« Les ménages américains ont collectivement environ 1 000 milliards de dollars de dettes de cartes de crédit. » Aucune mesure n’est prise aux États-Unis pour réduire les taux d’intérêt sur les dettes de cartes de crédit.


L’œuf du NOM

Le nouvel ordre mondial ?

Le verrouillage appauvrit à la fois les pays développés et les pays en développement et détruit littéralement les économies nationales.

Il déstabilise l’ensemble du paysage économique. Il sape les institutions sociales, notamment les écoles et les universités. Il conduit les petites et moyennes entreprises à la faillite.

Quel genre de monde nous attend ?

Un « nouvel ordre mondial » diabolique en devenir, comme le suggère Henry Kissinger? (Avis de la WSJ, 3 avril 2020) :

 « La pandémie de coronavirus va changer à jamais l’ordre mondial ».

Rappelez-vous la déclaration historique de Kissinger en 1974 : « Le dépeuplement devrait être la priorité absolue de la politique étrangère américaine à l’égard du Tiers-Monde ». (Mémorandum du Conseil national de sécurité de 1974)

Les implications politiques sont considérables.

Quel type de gouvernement aurons-nous au lendemain de la crise ?

Remarques de conclusion

Il y a beaucoup de malentendus concernant la nature de cette crise.

Plusieurs intellectuels progressistes disent aujourd’hui que cette crise constitue une défaite du néolibéralisme. « Elle ouvre un nouveau départ ».

Certains y voient un « tournant potentiel », qui ouvre une opportunité de « construire le socialisme » ou de « restaurer la social-démocratie » dans le sillage du verrouillage.

Les preuves confirment amplement que le néolibéralisme n’a pas été vaincu. Bien au contraire.

Le capitalisme mondial a consolidé son emprise. La peur et la panique l’emportent. L’État est en train d’être privatisé. La tendance est aux formes de gouvernement autoritaires.

Ce sont les problèmes auxquels nous devons faire face.

L’occasion historique de confronter les structures de pouvoir du capitalisme mondial, y compris l’appareil militaire des États-Unis et de l’OTAN, reste à être établie fermement à la suite du verrouillage.

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Notre page « CORONAVIRUS, guerre contre l’humanité »

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Sortie radicale…


Comprenons notre réalité…


Devenons qui nous sommes…

Coronavirus : Guerre des masques et déchéance consommée du système étatico-capitaliste

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 3 avril 2020 by Résistance 71

 


Les masques tombent…

 

Les Etats-Unis paient cash et trois fois le prix : la guerre des masques montrent la perfidie des états, dont la Chine

 

Al Manar

 

3 avril 2020

 

url de l’article : https://french.almanar.com.lb/1704705

 

Sur fond de pandémie à dimension mondiale, et de pénurie, les pays se permettent toutes les perfidies pour se procurer les masques fabriqués essentiellement en Chine. Et cette dernière fait de même pour maximaliser ses profits!

Des Américains auraient ainsi raflé au nez et à la barbe de collectivités françaises les précieuses protections. Mais dans ce nouveau Far West qu’est devenue la scène internationale, les États-Unis ne sont pas les seuls à se comporter en desperados.

Il y a la «guerre» contre le coronavirus, décrétée par Emmanuel Macron, mais il y a aussi celle du matériel et des médicaments que se livrent, avec de plus en plus d’intensité, les États.

Les pays les plus touchés par la pandémie se voient mis en concurrence, dans un contexte d’urgence et de pénurie.

Le président LR de la région PACA a ainsi révélé le 31 mars à l’antenne de RT France qu’une cargaison de masques destinée Ehpad avait été raflée:

«Ce matin sur le tarmac [de l’aéroport, ndlr], en Chine, une commande française a été achetée par les Américains cash, et l’avion qui devait venir en France est parti directement aux États-Unis.»

Deux jours plus tard, ce 2 avril, Renaud Muselier, qui est également le président de l’Association des régions de France, est revenu sur cette affaire.

«L’avion qui devait venir en France est parti directement aux États-Unis», a-t-il déploré. Alors que les régions françaises ont pris l’initiative de pallier l’incapacité de Paris à assurer un approvisionnement suffisant en matériel médical chinois en passant leurs propres commandes, le coup est rude.

«La commande, qui était payée et livrable, a été détournée parce qu’achetée», a-t-il encore expliqué.

Et de préciser: «Trois fois le prix!»

«Ce qui se passe avec les Américains est assez terrible, ils sont en capacité, sur le tarmac, de racheter des cargaisons entières en payant en cash», a également commenté le président de la région Grand Est, Jean Rottner, sur RMC.

D’autant que les régions, en tant que collectivités territoriales, ne jouent pas à armes égales avec des acheteurs et des intermédiaires rôdant dans les zones aéroportuaires de fret chinoises, capables de payer en cash tout de suite. Ces collectivités territoriales françaises sont en effet astreintes à des règles comptables qui les obligent à payer leurs fournisseurs en trois tiers.

Les États-Unis avant tout le monde

Nouvelle illustration de la vulnérabilité des États et du secteur public dans un monde où tout peut se vendre au plus offrant? Pas seulement.

Les États eux-mêmes se livrent une guerre de plus en plus féroce pour s’approvisionner, avec les armes qui leur sont propres. Et si, comme dans le monde animal, les États-Unis sont au sommet de la chaîne alimentaire, plus bas, les autres pays se disputent aussi les cargaisons de masques en provenance de Chine, quelques centimes l’unité en temps normal, mais désormais précieux produit stratégique.

La République tchèque a ainsi été prise la main dans le sac. Le 17 mars dernier, les autorités tchèques avaient annoncé avoir saisi quelque 680.000 masques à destination de l’Italie, ainsi qu’un autre type d’équipement très recherché, des respirateurs. Prague avait d’abord justifié la saisie au motif que les équipements avaient été «volés à des entreprises tchèques par des criminels sans scrupules qui voulaient les vendre à des tarifs majorés sur le marché international».

Tchèques, Italiens et Français pris la main sur le masque

Mais c’était sans compter des images de la cargaison largement diffusées sur les réseaux sociaux. Les emballages comportaient la mention «Aide humanitaire chinoise pour l’Italie» et des drapeaux chinois et italien. Confondu, Prague avait dû, quelques jours plus tard, présenter ses excuses. Mais les masques prévus pour le nord de la péninsule transalpine, alors en pleine tourmente du Covid-19, avaient déjà été distribués dans les hôpitaux tchèques.

L’Italie elle-même a été soupçonnée de pratiques relevant de la piraterie. Avant de revenir sur ses propos et de les minimiser, Mohamed Sellini, ministre tunisien du Commerce, avait accusé le 23 mars dernier des «Italiens» d’avoir détourné un navire transportant de d’alcool à usage médical en route la Tunisie.

Cependant, dans cette froide compétition, la France, bien que victime d’acheteurs américains, ne semble pas non plus au-dessus de tout reproche.

Le 5 mars dernier, les autorités ont saisi une cargaison de masques de la société suédoise Mölnlycke qui transitait par la plateforme lyonnaise de cette entreprise. La marchandise était, là aussi, destinée à l’Italie, ainsi qu’à l’Espagne, touchée très durement et très tôt par le Covid-19. Mölnlycke a demandé de l’aide à son gouvernement, mais Stockholm a préféré faire profil bas.

Avec la pandémie, les relations internationales semblent retourner à l’état de la «guerre de tous contre tous», que décrivait Thomas Hobbes.(*)

Dans tout cela, la Chine qui est le principal fabricant de ces masques, ne manque pas de perfidie, pour tirer tous les profits de cette situation dramatique.

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Notre dossier « Coronavirus, CoV19 »

(*) Pour démonter cette ineptie de Hobbes :

L’antidote contre la pensée et les dogmes dominants:

Réflexions en anthropologie politique

Manifeste pour la société des sociétés

Société, pouvoir, état et violence : résoudre l’aporie anthropologique politique de Pierre Clastres

 


Les labos biologiques du Pentagone dans le monde

 

Coronavirus… Nous sommes dans la 3ème guerre mondiale (James Corbett)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 mars 2020 by Résistance 71

 


Croquemitaine au rapport !

 

La troisième guerre mondiale a commencé

 

James Corbett

 

21 mars 2020

 

url de l’article original:

https://theinternationalforecaster.com/topic/international_forecaster_weekly/wwiii_has_begun

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une question pour vous : Comment savez-vous quand on est en guerre ?

Quand il y a des soldats dans les rues ? Quand il y a une panique de masse ? Quand on est sous loi martiale et que le public est forcé de se terrer pendant un siège de mois ou d’années ? quand les “leaders” et autres petits chefs du monde disent à leurs populations que c’est la faute de l’ennemi si on a tout ce carnage ?

Bon alors la troupe dans les rues ? affirmatif

Panique de masse ? affirmatif

Loi martiale et public forcé de se terrer ? affirmatif et affirmatif

Les leaders du monde disant à leurs populations que ce carnage est la faute de l’ennemi ? affirmatif

Donc, par tous ces paramètres, oui, nous sommes en guerre. Mais personne ne l’appelle guerre. Pourquoi pas ? Parce que dans l’esprit du public, il n’y a qu’un seul paramètre pour juger du statut de guerre : les troupes sont-elles sur le champ de bataille en train de s’entretuer ? C’est ça la guerre non ?

Mais alors, pourquoi Merkel invoque t’elle la seconde guerre mondiale dans sa tentative d’expliquer la crise actuelle aux Allemands ? Pourquoi nous raconte t’on que les temps que nous vivons sont pires que la guerre ? Pourquoi y a t’il, trompeur après trompeur de Trump à Trudeau et apparemment tout le monde, une invocation des mesures d’urgence datant de la guerre tout en préparant le déploiement total d’une loi martiale ?

Pas encore assez pour vous convaincre que le monde est maintenant en guerre ? Alors pourquoi Trump a t’il déclaré a guerre au coronavirus tout en s’adoubant “président de temps de guerre” ? Pourquoi Macron a t’il déclaré avec un regard froid face caméra “Nous sommes en guerre !” (NdT: en français dans le texte original) Pourquoi Boris Johnson, Moon Jae-In et tous les soi-disants “leaders” du monde en rajoutent-ils tous sur leurs déclarations de guerre ?

La vérité est que le monde est en guerre maintenant. Cette guerre.. c’est la 3ème guerre mondiale. La différence c’est que personne jusqu’à présent ne comprend la nature de cette guerre, qui sont ses combattants et quels sont les objectifs de ceux qui la font. Je vous sens quelque peu incrédule, permettez-moi donc d’expliquer.

Depuis quelques décennies maintenant, la métaphore de guerre a été utilisée par les politiciens pour battre les tambours du soutien à leurs propositions politiques. A chaque fois qu’un président américain veut déclarer la guerre à un nom abstrait, comme “la guerre contre la pauvreté” de Johnson ou celle de Nixon sur “la guerre contre la drogue”, ou celle de Bush sur “la guerre contre le terrorisme”, nous savons à quoi nous attendre : des miliiards de dollars seront dépensés, la bureaucratie va augmenter, les droits du citoyen lambda vont décroître et ah oui, la chose contre laquelle cette guerre est menée va en général se renforcer exponentiellement.

Mais cette “guerre contre le coronavirus” est différente. Cette “guerre” particulière pourrait très bien devenir la première bataille de ce que les historiens du futur pourrait bien appeler la 3ème guerre mondiale.

Tout comme la première guerre mondiale avec ses no man’s lands, ses mitrailleuses et ses pertes humaines jamais vues auparavant, fut également une guerre comme jamais vue, tout comme la seconde avec ses batailles de chars, ses bombardiers et sa guerre sous-marine puis l’arme nucléaire ciblant des civils, fut comme aucune guerre jamais vue auparavant. Ainsi donc, elle aussi, la 3ème guerre mondiale sera sans aucun doute comme quelque chose jamais vu auparavant.

Cette fois-ci, la guerre mondiale prend la forme d’une guerre hybride. “Guerre hybride” est un terme devenu en vogue chez les stratèges militaires ces dernières décennies pour décrire un type de guerre irrégulier qui combine la guerre conventionnelle avec ses armes, ses bombes et ses champs de batailles avec d’autres nombreuses méthodes d’attaques: guerre cybernétique, opérations de désinformation, campagnes de déstabilisation politique, guerre du droit et tout ce qui peut diminuer ou déstabiliser un ennemi en temps de conflit.

En premier ordre d’analyse, ce ne serait pas difficile de caractériser les relations actuelles entre les Etats-Unis et la Chine comme une guerre hybride. En fait, c’est ce que fait le journaliste Pepe Escobar dans sa toujours perceptive analyse des derniers mouvements sur l’échiquier géopolitique : « China Locked in Hybrid War with US. » Comme il le note:

“Parmi la myriade d’effets dévastateurs du coronavirus, l’un d’entre eux est particulièrement évident de manière graphique. La Chine s’est repositionée. Pour la première fois depuis les grandes réformes de Deng Xiao Ping de 1978, Pékin regarde officiellement les Etats-Unis comme une menace, comme l’a dit il y a un mois le ministre des affaires étrangères chinois Wang Yi à la conférence sur la sécurité de Munich au faîte de la lutte contre le coronavirus en Chine. Pékin est en train de graduellement et prudemment façonner le narratif disant que depuis le début de l’attaque du coronavirus, le leadership du pays savait qu’il était sous le coup d’une attaque de guerre hybride. La terminologie employé par Xi est un indice majeur. Il a dit officiellement que ceci était une guerre et qu’en contre-attaque, une “guerre populaire” doit être lancée.

Escobar poursuit en faisant remarquer que le porte-parole du ministère des AE chinois Zhao Lijian a insinué publiquement que ce fut “l’armée américaine qui amena l’épidémie à Wuhan” (NdT: comme ce fut l’armée américaine qui apporta la “grippe espagnole” en Europe fin 1917…), ceci représentant  non seulement une entorse au protocole diplomatique, mais aussi le langage d’un belligérant en temps de guerre. Etant donné le gigantesque point d’interrogation planant sur chaque aspect de cette pandémie actuelle, la suggestion que ce nouveau coronavirus provienne de Fort Detrick n’est en rien farfelue. Gardez aussi présent à l’esprit que ceci ne reflète pas une théorie de la conspiration flottant sur la toile, mais que cela provient d’un représentant bien réel du gouvernement chinois. Ceci n’est pas une accusation à la légère. Mais il n’y a pas que la Chine qui montre du doigt l’oncle Sam.

Alors que des porte-paroles du gouvernement chinois lèvent le spectre que le coronavirus CoVD19 est en fait “made in USA”, l’administration Trump fait des pieds et des mains pour faire renommer le SRAS-CoV-2 comme le “Virus Chinois”. Aussi mesquine qu’elle puisse paraître, cette sémantique est importante. Quiconque a passé un peu de temps en ligne ces dernières semaines a pu remarquer, la portion du public américain abrutie au fluor et accroc aux merdias de masse, a été excitée par cette rhétorique anti-chinoise et les Chinois ont remplacé les Russes comme croquemitaine du jour dans les esprits de ces “gens normaux” facilement manipulables.

Escobar conclut son rapport en prévoyant la possibilité que cette entière crise du coronavirus ne soit en fait “qu’une opération psychologique de grande envergure façonnant l’environnement social et géopolitique parfait pour la mise en place d’une domination totale.” La question qui brûle alors les lèvres est celle-ci : “Est-ce que les élites impérialistes vont toujours choisir de mener cette guerre hybride de domination totale contre la Chine lorsque tout ceci sera fini ?” D’après le contexte plus large du conflit américano-chinois que, comme je l’ai dit à maintes reprises, est en train d’être mis en place pour définir le champ de lutte du XXIème siècle, l’analyse d’Escobar est de fait bien plausible.

Mais, comme je l’ai tout aussi bien répété, cette grande lutte entre la Chine et les Etats-Unis qui devrait définir ce siècle (tout comme la guerre froide du XXème siècle…) est en fait une scène de théâtre, un conflit manipulé et à terme.. bidon. La véritable bataille ne va pas être entre “la Chine” et “les Etats-Unis”, comme veut le prétendre cette étiquette apposée pour le XXIème siècle. Non, la véritable bataille sera entre les banksters et leurs cohortes d’ingénieurs sociaux en herbe et la masse de l’humanité.

[à ce sujet, lire notre article du 6 juillet 2016 : « Brexit… L’allégorie du bernard l’ermite » nous en parlons depuis un moment de ce théâtre géopolitique…]

Si cette guerre hybride est bien la 3ème guerre mondiale, alors nous devons faire un constat fondamental ; qui sont les combattants et pourquoi se battent-ils ? N’est-ce pas la chose a plus facile à déterminer dans toute guerre ? Regardez vers qui les troupes pointent leurs armes et vous y trouverez l’ennemi non ?… Regardons-y de plus près.

Les troupes sont en train d’être déployées pays après pays au moment même où je tape ces lignes. Et sur qui pointent-elles leurs armes ?

Leurs compatriotes.

Des opérations de guerre cybernétique sont en train d’être menées maintenant pour éliminer les systèmes de communication de l’ennemi et pour étiqueter les transmissions de l’ennemi comme étant de la “désinformation”. Mais qui est la cible de tout cela ? Les citoyens journalistes et les réalistes de la conspiration.

Des campagnes de déstabilisation politique sont mises en place… mais c’est le parti démocrate qui est pris la main dans le sac à plomber ses propres élections de primaire et la presse de l’establishment qui essaie de minimiser les décisions politiques prisent par referenda et l’intelligentsia de l’opposition qui se ligue contre des gouvernements “démocratiquement élus” dans ce supposé “monde libre”. Et là où les manifestations et mouvements de lutte étaient si subversifs dans le monde il y a juste quelques mois, maintenant tous les pays déclarent les uns après les autres illégal le rassemblement de plus de 10 personnes.

Encore et toujours nous réalisons que la guerre qui est menée est une guerre par les gouvernements, l’armée, le pouvoir financier et entrepreneurial contre les masses de l’humanité qui les opposent de plus en plus violemment.

Ceci est la véritable nature de la 3ème guerre mondiale. Elle est menée en ce moment même et aux yeux des autoritaires de tout poil… NOUS sommes l’ennemi.

bien sûr il y a la manifestation de tout ceci en 2D, le tumulte géopolitique et l’état de guerre des états-nations se jouant en même temps. Mais celles-ci ne sont juste que des batailles de diversion faites pour nous distraire de l’évènement majeur : la bataille menée contre l’humanité libre.

Voilà pourquoi le modèle chinois, celui d’une société Big Brother de surveillance totale et de verrouillage technocrate est “dénoncé”par les “leaders du monde libre”, dans le même temps où ils œuvrent pour que ceci se produise dans leurs pays.

Oui les gars, que vous le sachiez ou non, la 3ème guerre mondiale a déjà commencé et aux yeux de ceux qui mènent cette guerre, vous êtes l’ennemi combattant. La seule question qui a de l’importance est celle-ci : Allons-nous nous réveiller à temps pour riposter ou allons-nous nous coucher et laisser les autoritaires de tout poil gagner et nous piétiner ?

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Notre dossier « Coronavirus, CoV19 »

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

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Manifeste pour la Société des Sociétés

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