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Colonialisme d’hier et d’aujourd’hui… La continuité coloniale au Canada et la farce de la Commission Vérité et Réconciliation (Steven Newcomb)

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 10 juin 2020 by Résistance 71

 


Natifs vs Colons (Oka 1990)

 

La réconciliation et l’affirmation du Canada d’un droit de domination sur les nations natives

 

Steven Newcomb

 

21 mai 2020

 

url de l’article original:

https://originalfreenations.com/reconciliation-and-canadas-claim-of-a-right-of-domination-over-native-nations/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Regardons de plus près le processus de “Vérité et Réconciliation” embrassé par le Canada. Dans un contexte particulier, “réconcilier” veut dire “restaurer l’amitié”. Soyons clair ici, il n’est pas possible de “restaurer” une amitié qui n’a jamais existé en première instance entre la société dominante du Canada et les peuples et nations originels du continent. 

Considérons une autre définition de réconciliation, “causer la soumission ou accepter” et “amener à l’acquiescement”. Supposez que le gouvernement du Canada (et des ses provinces variées) aient utilisé le mot “réconciliation” dans un effort de “causer” le fait que les peuples indigènes “se soumettent ou acceptent” l’affirmation faite par le Canada d’un droit à la “domination de la Couronne”. Supposez qu’il ait voulu amener les nations natives du continent à “acquiescer” à l’affirmation du Canada et de son droit de domination sur les nations natives.

Il y a une excellente raison pour un pays comme le Canada de mettre en marche un processus étiqueté “réconciliation” en relation à nos nations originelles. Le Canada a voulu utiliser ce processus pour tromper les nations natives à accepter passivement l’idée que le Canada possède un droit légitime de “souveraineté” sur les nations originelles et les peuples de ce continent. Le potentiel de sécuriser l’acquiescement, financièrement très lucratif, des nations natives à l’affirmation de la domination de la “couronne” (NdT: de fait la City de Londres, qui est la “couronne”…) créa une excellente raison pour le gouvernement du Canada d’utiliser ce concept de “réconciliation”.

Réconciliation n’est pas un mot de libération. C’est un mot de soumission et de mise au pas. Il est maintenant typiquement utilisé par l’église catholique en remplacement du mot de “confession”. C’est un mot piège. Il peut mener par exemple, à l’acceptation par nos nations natives de l’affirmation de souveraineté fédérale ou de la couronne, de leur domination sur nos existences mêmes. Le mot réconciliation est fait pour apaiser et pacifier le mécontentement bruyant de mouvements comme Idle No More et Standing Rock. De mon point de vue, ce mot est utilisé pour nous endormir.

La preuve pour soutenir cette assertion se trouve dans le rapport final de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) du Canada de juillet 2019. Après avoir discuté dans les grandes largeurs de la soi-disante doctrine de la découverte, le rapport dicte : “Nous ne suggérerions pas que la répudiation de la doctrine de la découverte mène nécessairement à l’invalidation de la souveraineté de la couronne.


Reconciliation mohawk…

Exprimons ceci de nouveau en langage plus simple : l’analyse de la doctrine de la découverte par ceux qui ont écrit ce rapport final de la commission n’a pas provoqué chez ces rédacteurs le moindre questionnement sur la validité de l’affirmation d’un droit de domination (exprimé sous la forme de “souveraineté”) de la part de la couronne. Les rédacteurs semblent dire : “Nous sommes prêts à accepter l’affirmation de domination de la couronne (“souveraineté”) comme étant valide bien que le fondement de cette affirmation de droit de domination par la Couronne est l’invalide doctrine de la découverte, qui mérite elle, d’être répudiée.

Le rapport final de la CVR exprime la vision du gouvernement du Canada, en tant que pays appartenant au Commonwealth. Cela ne devrait pas surprendre que des représentants de la “couronne” soient prêts à accepter l’affirmation par cette même couronne d’un droit de domination (‘“souveraineté”) en relation avec les peuples et nations originels.

Le rapport final de la CVR dit : “La doctrine de la découverte… a été invoquée comme justificatif de l’exploitation continue jusqu’à ce jour des ‘terres, territoires et ressourcesdes peuples indigènes.” Soyons plus précis sur ce point : C’est l’affirmation d’un droit de domination par la couronne britannique, que l’on peut tracer depuis la charte donnée à John Cabot et son fils en 1496 et toute la série de bulles pontificales remontant au XVème siècle (NdT: Dum Versitas (1452), Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493) pour être plus précis), que le Canada a utilisées pour justifier l’exploitation continuelle jusqu’à ce jour des ‘terres, territoires et ressources’ des peuples indigènes. L’affirmation d’un droit de domination de la couronne puise son origine dans l’image d’un monarque chrétien devenant le premier représentant de l’empire chrétien (chrétienté, NdT: qui n’est autre qu’une extension de l’empire romain depuis l’empereur Constantin…) à localiser des terres non chrétiennes, terres sur lesquelles aucun système de domination chrétienne ne s’est encore exercé. Une définition de la propriété se colle à l’affirmation de la couronne sur les terres et les territoires des nations originelles du continent : “le premier établissement d’une domination physique socialement approuvée sur des parties du monde naturel.


Doctrine chrétienne de la découverte

Nous trouvons cette imagerie exprimée dans la charte de John Cabot de 1496 par exemple. Les Cabot devaient avancer et “subjugare” (subjuguer, dominer) les terres au nom du roi, de ces païens infidèles inconnus du peuple chrétien.” Cette commission royale donnée aux Cabot n’est juste qu’un document utilisé pour justifier de la domination et exploitation perpétuelles des terres, territoires et ressources de nos nations originelles de l’Île de la Grande Tortue.

Pourtant, le rapport final de la CVR s’arrête court de défier l’affirmation de droit de domination de la couronne. Ce rapport ne fait que cadrer la doctrine de la découverte en termes d’”histoire européenne et évite de l’étiqueter ‘chrétienne’. (NdT: Rappelons ici que le livre de l’auteur de cette article s’intitule: “Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte”… dont nous avons traduit de larges extraits.) Le rapport de la commission évite donc soigneusement de reconnaître que la soi-disante doctrine de la découverte est enracinée dans l’idée de Peuple Élu, de Terre Promise, de la bible et de christianisme. Le rapport dit que la souveraineté de la couronne est toujours valide même après que la base fondamentale de cette affirmation de “souveraineté de la couronne” (domination) ait été rejetée.

Comment pouvez-vous répudier la fondation conceptuelle de l’affirmation de la couronne sur son droit de domination sur les peuples et nations originels tout en maintenant l’affirmation de la couronne sur son droit de domination ? Vous le faites en affirmant que bien que la source de l’affirmation de la couronne sur son droit de domination se soit révélé être invalide, vous devez affirmer que cette révélation ne mène pas à la conclusion que l’affirmation qui a émergé de cette source invalide, soit elle-même invalide.

En écrivant soigneusement d’une manière “réconciliante” (“acquiesçante” donc) envers l’affirmation du Canada d’un droit de domination de la couronne, les scribes du rapport final de la CVR ont appelé à la répudiation de la fondation conceptuelle de la “souveraineté de la couronne” sans appeler à la répudiation de l’idée de la “souveraineté de la couronne” (“domination”). Les auteurs du rapport final de la CVR ont dit “il y a d’autres moyens d’établir la souveraineté de la couronne”, mais ils n’ont as mentionné lesquels. Peut-être se sont-ils arrêtés courts dans le partage de cette information parce qu’ils ne pouvaient pas se figurer quels pouvaient bien être ces “autres moyens”.

Quoi qu’il en soit, le rapport final de la CVR échoue à expliquer pour quelle raison les nations originelles de ce continent devraient avoir pour acquiescer à l’affirmation du Canada sur un droit de domination de la couronne sur elles. Maintenant, la base conceptuelle de l’affirmation de droit de domination de la couronne sur les nations natives s’est révélée n’être qu’une escroquerie basée sur la bible, le christianisme, des bulles pontificales et le racisme européen ainsi que les idées exprimées par le juge de la Cour suprême des Etats-Unis John Marshall dans sa décision dans l’affaire Johnson contre M’Intosh qui fut édictée par la Cour Suprême en 1823.

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Résistance au terrorisme depuis… 1492 !

 

Lire le contre-rapport de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) du Canada (PDF):

“Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada”, Tribunal International des Disparus du Canada (TIDC)

Lectures complémentaires en PDF :

“Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte, Steven Newcomb, 2008

“Comprendre le colonialisme” avec Peter D’Errico et Steven Newcomb

“Wasase” et “Manifeste indigène”, Taiaiake Alfred

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

 


Steven Newcomb, Shawnee
Historien & légiste

 

Canada entité coloniale… Le pillage continue (Mohawk Nation News)

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Cadre d’accord: Un vol éhonté

 

Mohawk Nation News

 

1er mai 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/05/01/framework-a-barefaced-robbery/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Île de la Grande Tortue est la terre de ratinakeri, le peuple naturel placé dans notre cadre naturel. Aucune race n’a un droit naturel quelconque de venir, d’envahir un endroit et d’exterminer d’autres races. (Wampum 73). Les étrangers ne suivent pas les préceptes de teohateh ou Wampum Deux rangées. Le Canada crée des pertes, agit de manière malfaisante, cause la souffrance d’onkwehonweh (peuple naturel d’onowaregeh, Île de la Grande Tortue), seul et véritable peuple originel du continent. Les étrangers furent instruits de ne pas contrôler, de ne pas interférer ni de faire de mal au rotinoshonni’onweh. Le peuple peut appeler Aserakowa ou le chef de guerre pour expulser les offenseurs en leur disant ce message: “Vous devez trouver un chemin et devez emmener tous vos gens loin d’ici.” (wampum 74)

URGENT/REGISTERED MAIL

April 30, 2019

TO: Assembly of First Nations, 55 Metcalfe Street Suite 1600, Ottawa, Ontario K1P 6L5. Phone: 613-241-6789. Toll Free: 1-866-869-6789. Fax: 613-241-5808. jyoungcastro@afn.ca 

RE: A l’attention du gouvernement colonial du Canada et son Assemblée des Nations Premières (AFN/ANP)

Sego.

Je suis une Onkwehonweh souveraine, membre du véritable peuple à tout jamais d’Onowaregeh, l’Île de la Grande Tortue. Mon nom, dans l’entreprise coloniale, est Audrey Horn. Mon véritable nom Kanionkehaka’onweh est Kahentinetha. Le Canada et l’ANP est le processus mis en place pour m’exterminer alors que j’ai été placée sur l’Île de la Grande Tortue par la nature/création.

L’AFN/ANP et les conseils de bandes coloniaux sont des agents payés par l’entreprise coloniale du “gouvernement du Canada”. Trudeau a menacé les premières nations que s’ils ne signaient pas ce qu’on leur demandait, il couperait leur financement. l’AFN/ANP a usurpé la juridiction de manière illégale sur moi et ma propriété sans mon consentement ni même m’avertir de quoi que ce soit. L’identification d’enregistrement de l’ANP entrepreneuriale est: NATIONAL INDIAN BROTHERHOOD 053108-1. BUSINESS # 133649848RC0001 Date modified 2019-04.  Ceci est un abandon volontaire et illégal personnel au Canada.

Le Canada et l’ANP n’ont jamais obtenu ma permission pour parler en mon nom ou me représenter en quoi que ce soit, ce qui viole ouvertement Kaianerokowa, la Grande Loi de la Paix ainsi que la loi internationale.

Un certificat de statut indien No 0—-1 m’a été imposé par l’entreprise coloniale privée appelée “gouvernement du Canada”. l’ANP et les Premières Nations mènent des affaires secrètes au nom du Canada pour anéantir mon droit de naissance sur ce continent sans m’en rendre compte et sans mon consentement explicite. Ces entités signent un cadre d’accord légal frauduleux pour m’exterminer et pour affirmer un titre de propriété de la Couronne (NdT City de Londres) sur ma propriété connue sous le nom d’onowaregeh, l’Île de la Grande Tortue (le sous-continent nord-américain).

Je ne vote pas pour l’ANP ni pour le Conseil Mohawk de Kanawakeh (CMK) car ce sont des entités illégales qui tentent d’exercer un pouvoir dictatorial sur moi. On ne m’a jamais rendu compte des dépenses illégales de l’ANP sur mon compte ou de ma propriété ni sur leur désintérêt complet de mes droits souverains, violant de ce fait, mes droits fiduciaires. Je désire discuter de ces actions illégales avec vous face à face au plus tôt. Je fais la demande officielle qu’un rapport de ces activités me soit adressé, rapport où figurera la liste des actionnaires de l’entreprise de l’ANP comme j’en ai le droit.

Afin de protéger ma souveraineté, j’ai le droit de parler et de me représenter moi-même à toutes les réunions de l’ANP avec le gouvernement du Canada ainsi que d’obtenir toute information me concernant. Je suis en ce moment particulièrement préoccupée par l’entreprise privée canadienne se faisant appelée “Assemblée des Nations Premières” qui signe le cadre d’accord légal frauduleux. En tant qu’onkwehonweh souveraine, je suis tout à fait opposée à cette dernière tentative de m’exterminer moi et tous les onkwehonweh et de nous voler le titre de propriété inhérent sur l’Île de la Grande Tortue.

Peuple présent, passé et futur

Audrey Horn Indian Status number 0——1

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Lectures complémentaires:

Effondrer-les-empires-coloniaux-par-apostasie-collective-de-jo-busta-lally

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

6ème_déclaration_forêt.lacandon

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte