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Effondrer le colonialisme: La falsification sioniste de l’histoire

Posted in actualité, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 27 septembre 2019 by Résistance 71

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999

“Le sionisme a sécularisé et nationalisé le judaïsme. Pour y parvenir, les penseurs sionistes affirmèrent la possession du territoire biblique et recréèrent, en fait le réinventèrent, comme le berceau de leur nouveau mouvement nationaliste. Comme ils le voyaient, la Palestine étaient occupée par des ‘étrangers’ et avaient été repossédée. ‘Étrangers’ ici voulait dire tout non-juif qui avait vécu en Palestine depuis la période romaine. En fait pour bien des sionistes, la Palestine n’était même pas une terre ‘occupée’ quand ils arrivèrent dessus en 1882, mais plutôt une terre ‘vide’: les natifs palestiniens qui vivaient là leur étaient invisibles ou sinon, ils faisaient partie de la dureté et des obstacles de la nature et à ce titre devaient être conquis et retirés du paysage. Rien, ni pierres, ni Palestiniens, devaient se mettre sur le chemin de la ‘rédemption’ nationale de la terre convoitée par le mouvement sioniste. Jusqu’à l’occupation de la Palestine par la Grande-Bretagne en 1918, le sionisme était un mélange d’idéologie nationaliste et de pratique colonialiste…”
~
Ilan Pappe, professeur et chaire d’histoire à l’université d’Exeter, “The Ethnic Cleansing of Palestine”, 2006 ~

 

 

Sionisme… Un siècle de falsification

 

Pierre Stambul

 

Février 2010

 

Source:

https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Dossier-Palestine-Sionisme-Un

 

Le sionisme est une forme de messianisme dévoyé qui a voulu créer un « homme nouveau » en éradiquant son passé. Pas étonnant donc qu’en matière d’invention pure et simple de mythes nationaux, Israël batte tous les records. Archéologues et « nouveaux historiens » israéliens l’ont bien mis en lumière ces dernières années.

Le sionisme est un nationalisme particulier : il a inventé une histoire, une langue et une identité. Comme tous les nationalismes, il pratique la négation de l’autre. C’est un colonialisme sans métropole qui ne vise pas à asservir le peuple colonisé mais à l’expulser. C’est une idéologie qui instrumentalise l’antisémitisme et le génocide nazi : les sionistes cultivent le complexe de Massada [1]. Ils et elles ont « peur de ne plus avoir peur » et la peur permet toutes les exactions. L’idéologie sioniste a créé un État sur des bases contraires à l’égale citoyenneté de toutes et tous et en a fait un pion avancé de l’Occident au Proche-Orient.

Une histoire merveilleuse mais inventée

Les fondateurs du sionisme pour la plupart n’étaient pas croyants, mais ils sont allés chercher dans la Bible les justifications d’un projet colonial. L’archéologie a établi avec certitude que les Hébreux sont un peuple autochtone. Ils ne sont pas venus de Mésopotamie et n’ont jamais été en esclavage en Égypte. Les trompettes n’ont jamais sonné à Jéricho. La conquête sanglante de Canaan par Josué qui sert aujourd’hui de justification aux colons religieux de Cisjordanie est une fiction. Le grand royaume unifié de David et Salomon que les sionistes ont voulu reconstruire n’a pas existé. À l’époque présumée de Salomon et de son temple, Jérusalem n’était qu’un village.

Certes, tout n’est pas faux dans le discours biblique. La Palestine antique a toujours été peuplée par plusieurs peuples (Hébreux, Cananéens, Moabites, Iduméens, Philistins…) avec des religions différentes [2], mais cette réalité contredit le récit sioniste.

Pour les sionistes, le peuple juif a été expulsé de sa terre en 70 après J.-C. par l’empereur Titus et s’est dispersé dans le monde. Or la religion juive était déjà présente dans différentes régions, de Babylone à Alexandrie ou Rome. C’est la religion qui s’est dispersée, pas le peuple. La religion juive a été prosélyte pendant des siècles et c’est la victoire du christianisme qui l’a obligée à cesser de l’être. Les conversions au judaïsme se sont poursuivies en Afrique du Nord (les Berbères) ou entre Caspienne et mer Noire (les Khazars) très tard. Bref, les Juifs d’aujourd’hui sont majoritairement des descendants de convertis. Il n’y a eu ni exil, ni retour [3]. Et les descendants des Hébreux de l’Antiquité sont essentiellement… les Palestiniens.

Une fausse réponse à l’antisémitisme

Le centre des histoires juives, c’est la diaspora. Les langues, les traditions, les rites et les cultures des différentes communautés juives viennent de Pologne, du Maghreb, d’Espagne, d’Allemagne, de Salonique ou du Yémen. Dans le monde chrétien, les Juifs ont vécu massacres, expulsions, discriminations, enfermement. Avec le début de l’émancipation des Juifs en Europe à la fin du XVIIIe siècle, l’antijudaïsme chrétien s’est transformé en antisémitisme racial, les Juifs personnifiant pour tous les nationalistes l’obstacle à leurs rêves fous de nations ethniquement pures. Les références des Juifs à la Palestine sont purement symboliques. D’ailleurs, quand l’Empire ottoman a ouvert ses portes aux Juifs espagnols, très peu sont allés en Palestine.

À la fin du XIXe siècle, la moitié des Juifs vivent dans un seul pays : l’Empire russe. Prolétarisés, beaucoup ont abandonné la religion et adhéré à diverses idéologies socialistes dont celle du Bund [4]. C’est dans ce contexte que naît le sionisme.

Une théorie de la séparation et un effaceur d’identité

Parodiant les nationalismes européens qui vont mener à la boucherie de 1914 ou au nazisme, les sionistes considèrent que l’antisémitisme est inéluctable et renoncent a priori à tout combat pour l’émancipation ou l’égalité des droits. Le sionisme postule l’impossibilité du mélange, clame que les Juives et les Juifs ne peuvent vivre qu’entre eux, que la diaspora n’est qu’une parenthèse. Il ne combatte pas l’antisémitisme, il l’utilise pour convaincre les Juifs de partir. Lord Balfour qui a voulu en Palestine un « foyer national juif » était un antisémite. Son but était à la fois d’implanter un morceau d’Occident au Proche-Orient et de se débarrasser de ses Juifs.

Le sionisme repose sur toute une série de mensonges fondateurs : « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » ; « En 1948, les Arabes sont partis d’eux-mêmes » ; « du désert, nous avons fait un jardin »…

Pour créer l’Israélien nouveau, il a fallu tuer la figure du Juif cosmopolite, universaliste, engagée dans la société et dans les luttes et le remplacer par un nationaliste militariste, chauvin et imbu de sa supériorité. Il a fallu effacer les langues, les traditions et les cultures juives. Il a fallu inventer une solution territorialiste, reposant sur un processus de conquête coloniale, de négation, de marginalisation et d’expulsion de l’indigène. Le courant dit révisionniste du sionisme qui naît vers 1930 avec Jabotinsky [5] a imposé ses idées aujourd’hui : le « transfert » de tous les Palestiniens au-delà du Jourdain.

En fait, le sionisme a gommé les différences idéologiques. Toutes les institutions qu’il a créées, y compris le syndicat Histadrouth n’ont eu qu’un seul but : créer et renforcer un État pour les Juifs excluant les autochtones.

Retour au crime fondateur

L’ouverture des archives a établi avec certitude ce que les Palestiniennes et les Palestiniens ont toujours dit : l’expulsion de 800 000 personnes en 1948 était délibérée et il n’y aura pas de solution à cette guerre sans réparation de ce crime fondateur. La confiscation des terres, les villages rasés dont les traces ont été effacées et le refus du retour des expulsés étaient prémédités. Le remplacement des Palestiniens par les Juifs venus du monde arabo-musulman a été organisé. Le sionisme a construit un État ethnique où les non-Juifs sont des sous-citoyens. Il a fait de cet État une tête de pont de l’Occident. La conquête de 1967 n’est pas accidentelle, c’est la gauche sioniste qui a décidé la colonisation et qui a aidé à la création du courant national-religieux pour la réaliser. La colonisation est devenue le centre de la politique israélienne et 500 000 Israéliennes et Israéliens habitent aujourd’hui les territoires conquis en 1967.

Le sionisme ne s’est pas achevé avec la création d’Israël. Ce qui est à l’œuvre aujourd’hui, c’est « l’achèvement de la guerre de 1948 », la tentative de faire en sorte que les Palestiniens, comme les Aborigènes d’Australie, ne puissent plus jamais revendiquer leurs droits.

Ce qui rend le crime possible, c’est un travail idéologique en profondeur, la destruction des identités juives, le complexe de Massada qui persuade les Israéliens que les Palestiniens poursuivent l’œuvre des nazis et que les seules victimes, ce sont les Juifs. C’est une exploitation organisée de la mémoire du génocide alors que la résistance juive au nazisme n’était en général pas sioniste. C’est la certitude entretenue qu’« il n’y a pas de partenaire pour la paix » et que tout compromis signifie « les Juifs à la mer ».

Le sionisme est à la fois criminel pour les Palestiniens et suicidaire pour les Israéliens. Sans rupture avec le sionisme ou passage à un postsionisme, il n’y aura pas de paix.

Pierre Stambul

  • Pierre Stambul est militant de l’Union juive française pour la paix et Ami d’AL.

[1] À Massada, les zélotes révoltés contre Rome en 74 après J.-C. ont préféré le suicide à la reddition.

[2] Israël Finkelstein, Neil Asher Silberman, La Bible dévoilée, les nouvelles révélations de l’archéologie, Bayard, 2002.

[3] Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, Fayard, 2008.

[4] Parti socialiste révolutionnaire juif en Europe orientale, très hostile au sionisme.

[5] Vladimir Jabotinsky (1880-1940), leader sioniste inspiré par le fascisme mussolinien.

= = =

Lectures complémentaires:

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

La Bible Déterrée Israel Finkelstein

Effondrer le colonialisme

Ashraf Ezzat Mythe Biblique

 

La guerre est la paix ?… Arrêtons la guerre sans fin… arrêtons le sionisme… (Kurt Nimmo)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 25 juillet 2019 by Résistance 71


ConstituSION ?…

 

Mettre un terme à la guerre sans fin ?… Mettons un terme au pouvoir du sionisme

 

Kurt Nimmo

 

24 juillet 2019

 

url de l’article original:

https://kurtnimmo.blog/2019/07/24/end-forever-war-divest-zionism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mercredi dernier, la chambre des “représentants” américaine a passé une résolution qui viole à la fois la constitution et le droit naturel.

Les serviteurs de l’AIPAC (NdT: lobby israélien très puissant aux Etats-Unis) croient que la capacité de confronter et de s’opposer à la politique d’apartheid d’Israël doit être criminalisée, et ce même aux dépends de la constitution qu’ils ont supposément juré de préserver (ceci est une vaste fumisterie depuis un bon moment).

Mais peu importe la constitution, qui est si proche d’être lettre morte. En tant qu’être humain libre, vous avez parfaitement le droit naturel de vous opposer et de refuser de faire quelque affaire que ce soit avec n’importe quel individu ou entité que ce soit et vous pouvez aussi encourager les autres à faire de même, aussi loin que cette opposition et sa manifestation ne sont ni violentes ni coercitives.

Le congrès des Etats-Unis ne croit pas que ce droit naturel soit légal, du moins pas tant que cela touche à Israël. D’après nos soi-disants “représentants”, la critique de l’état sioniste décrite sans exception comme “tropisme raciste”, est ipso facto antisémite et ne doit donc pas être acceptée et doit être vigoureusement condamnée, non seulement cela, mais elle doit aussi être maintenant criminalisée.

La criminalisation du mouvement de boycott d’Israël BDS (Boycott, Divestment, Sanction) est le dernier effort en date d’Israël et de ses groupes de pressions non enregistrés aux Etats-Unis, pour détruire tout activisme politique lié à la cause palestinienne. C’est un effort concerté pour maintenir le système d’apartheid en Israël, un système qui à terme nettoiera ethniquement tous les Palestiniens de cet état artificiel mis en place pour les juifs par la Grande-Bretagne et la France il y a un siècle.

L’attaque du mouvement BDS n’est pas le seul effort d’expulsion des non-juifs d’Israël (ou au mieux en faire des citoyens de seconde voire troisième zone) et de destruction des états qui soutiennent les Palestiniens, essentiellement l’Iran, la Syrie et le Liban (ce dernier ayant été envahi par Israël en maintes occasions). Il est tout à fait possible de dire que les guerres sans fin qui ont miné les Etats-Unis depuis plus de 15 ans, ont été menées au bénéfice et au service d’Israël.

Ceci est indiscutable. Il est bien connu, ou du moins il devrait être connu que Saddam Hussein n’était en aucun cas une menace pour les Etats-Unis. Il soutenait les Palestiniens non seulement rhétoriquement mais aussi financièrement, l’Iraq se devait donc d’être envahi d’abord par Bush père, qui imposa avec l’ONU des sanctions draconiennes qui virent la mort de 500 000 enfants Iraquiens, puis par Bush fils et son administration infestée de nouveaux-cons.

Les attentats du 11 septembre et l’invasion de l’Afghanistan furent perpétrés pour mettre en place la “guerre contre le terrorisme” et de dépeindre les musulmans comme les ennemis des Etats-Unis, donnant ainsi un prétexte d’attaquer les ennemis d’Israël, l’Iraq, la Libye, la Syrie et le Liban. Tant qu’il y aura une résistance à la politique raciste d’Israël et sa violente domination et nettoyage ethnique des Palestiniens arabes, il y aura une “guerre contre le terrorisme”.

Ces dernières années, le point de focale de cette série d’invasions sans fins et hautement lucrative pour le complexe militaro-industriel a basculé directement ou indirectement sur ce que les Etats-Unis voient comme l’ennemi: le peuple américain, à commencer avec les “suprémacistes blancs” qu’on nous dépeint comme l’avant-garde d’une nouvelle vague mondiale de l’antisémitisme. En fait, ce supposé antisémitisme est une attaque sur des nationalistes qui en ont ras le bol de l’état et de son parasitisme.

Il est fort peu probable que l’Iran soit envahi avant les élections à moins que l’Iran ne provoque les Etats-Unis et leurs partenaires européens à l’attaquer. Souffrant de la maladie mentale de l’hubris et de l’exceptionnalisme (et dans le cas d’Israël, de racisme ouvertement affirmé), les ennemis de l’Iran sont incapables de comprendre que toute attaque sur ce pays résultera en un énorme carnage, spécifiquement en Israël et dans toutes les bases militaires américaines encerclant l’Iran. Les nouveaux-cons et les soutiens “d’Israel #1” qui infestent l’administration/gouvernement Trump croient sincèrement qu’ils peuvent s’en tirer sans aucune conséquence  ou si peu, en bombardant l’Iran, proclamant une fois de plus à qui veut entendre que c’est du gâteau.

A l’encontre de l’Iraq, l’Iran n’a pas souffert d’un démantèlement complet sous un régime de sanctions médiéval punitif, bien que si les sanctions continuent d’empirer, l’Iran pourrait bien finir aussi brisé que l’Iraq avant l’invasion de Bush le minus. Mais les leaders de l’Iran ne laisseront jamais cela se produire.

De plus, l’Iran montre maintenant de la détermination et refuse de jouer le jeu dans les termes imposés par la clique des globalistes  et des nouveaux-cons , adorateurs d’Israel #1. Pour chaque coup américain, il y a un contre-coup iranien. Il est si évident maintenant que Trump est frustré avec l’Iran et son manque de volonté bornée de se plier à l’effort néolibérale et sioniste pour détruire le pays et le balkaniser. L’Iran contre-attaquera.

Et ce combat pourrait être emmené jusqu’en Amérique et pas seulement aux militaires stationnés autour de l’Iran. Si ceci se produit, bien entendu, l’outrance et la colère rallieront les Américains à soutenir une guerre finale. Les Américains sont de fait très peu différents des Allemands sous le joug nazi, trompés à marcher en guerre par la rhétorique et des opérations sous faux-drapeau. La propagande est bien plus efficace maintenant, bien plus qu’il y a 80 ans. (NdT: là, nous ne sommes pas d’accord avec KN. La propagande marche de moins en moins bien et de plus en plus de monde est au courant des politiques de faux-drapeaux passées et présentes…en cela, monter une opération faux-drapeau est plus compliquée maintenant car le système en a usé et abusé, plus grand monde est dupe. Il suffit de voir a quelle vitesse les attaques chimiques faux-drapeau en Syrie furent exposées et dévoilées, quasiment en temps réel !…)

Je n’ai pas grand espoir que le virus sioniste qui infecte le gouvernement américain soit éliminé avant que la guerre finale n’éclate, une annihilation nucléaire de toute vie sur terre.

Les tentacules de la menace sont profondément enterrées et ancrées dans les centres du pouvoir et du contrôle. Si la guerre contre le mouvement BDS nous montre quoi que ce soit, c’est que nos soi-disants “représentants” et la marionnette pro-sioniste de la Maison Blanche, réagiront inlassablement à toute menace contre l’état sioniste aussi minime soit-elle.

Une loi est passée dans l’état de Floride et fut célébrée à Jérusalem, loi qui fait de la critique d’Israël un crime, dénotant un antisémitisme. Cette loi définit aussi le BDS de la manière la plus sérieuse en l’assimilant à une menace identique à celle de l’Etat Islamique:

Dans cette loi. le mouvement BDS est définie comme un groupe terroriste qui n’est pas en cela différent du Ku Klux Klan (KKK) ou de l’EIIL, ce qui a déclenché toute une série de questions si la critique de l’état juif pouvait-être mal caractérisée comme étant une critique anti-sémite du peuple juif.

D’après un député démocrate qui a voté pour cette loi, son adoption est une “mitzvah”, c’est à dire en hébreu, un devoir moral, un ordre de foi.

Si cette folie continue, des blogs comme celui-ci ne pourront plus être permis sur internet. Toute critique d’Israël et du sionisme va devenir illégale, punissable comme crime, comme ça l’est maintenant en France et dans la plupart des pays d’Europe et une fois de plus, la constitution et le 1er amendement (sur la liberté d’expression) seront lettre morte… une fois pour toute.

 

Gaza: Grande Marche du Retour, l’armée de l’occupant en déroute…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 31 mars 2019 by Résistance 71

Marche du Grand Retour: Les missiles de Gaza ont eu raison de l’armée israélienne

 

Press TV

 

31 mars 2019

 

url de l’article:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/03/31/592242/Marche-de-grand-retour-les-missiles-de-Gaza-ont-eu-raison-de-larmee-israelienne

 

La défaite est plus que totale: quelques heures après la fin de la Marche du grand retour vendredi et samedi, l’armée israélienne cède et débloque les frontières avec Gaza. En effet, elle vient de recevoir coup sur coup manifestations, coup de missiles, ballons incendiaires et pour une armée totalement « débordée », le statut quo s’avérait impossible. Selon info-palestine, plus de 45 000 Palestiniens de toute la bande de Gaza se sont rassemblés en masse le samedi 30 mars pour le premier anniversaire de la Marche sur les frontières, bravant chars, blindés et snipers israéliens.

Paniqué à la vue du spectacle d’une foule déterminée, les soldats israéliens, plantés sur les frontières, ont ouvert le feu en tuant quatre jeunes palestiniens et en blessant 316 autres, un bilan qui reste provisoire. Il s’agissait du premier anniversaire de la Marche du grand retour, ce rassemblement hebdomadaire qui a lieu sans répit depuis un an, c’est-à-dire depuis que l’administration US croyant pouvoir naïvement enterrer la cause palestinienne, a annoncé la judaïsation de Qods.

Confirmation du nouveau bilan des victimes par le site d’information « Palestine Solidarité » qui rapporte que l’armée israélienne a assassiné hier samedi quatre jeunes palestiniens de 17, 18, 19 et 20 ans à Gaza, et en a blessé 316 autres par des balles réelles.

Évidemment le silence des médias mainstream arrangent bien l’agresseur. N’empêche que le quatrième martyr palestinien a été visé lors de la manifestation de la Journée de la Terre par des snipers israéliens dans l’est de Khan Younes. Signe que le mouvement est général, allant de Gaza à la Cisjordanie en passant par Qods. D’ailleurs, tous les territoires palestiniens ont été samedi le théâtre de manifestations et de grèves de masse.

Les Palestiniens scandaient tous les mêmes slogans: « Honte à cette occupation illégale ! Honte à ce régime d’apartheid ! Honte à ces crimes israéliens contre les civils palestiniens ! Honte à ce blocus israélien inhumain et mortel ! Honte à cette communauté internationale officielle complice ! Vive la solidarité ! Gaza sous blocus résiste, Gaza l’espoir et la dignité persistent. Ici, notre terre. Ici, notre Palestine ! La lutte continue ! La Palestine vivra ! La justice triomphera ! »

Les sources israéliennes reviennent largement sur cette double manifestation qui a tenu tout appareil politico-militaire israélien en haleine pour in fine le mettre au pas, puisque l’armée israélienne vient d’ouvrir les frontières de Gaza malgré un blocus hermétique imposé ces derniers jours.

Selon les sources proches du renseignement de l’armée israélienne, les missiles palestiniens ont eu le dernier mot. Les deux frappes palestiniennes contre Tel-Aviv et Ashkelon ont impliqué des missiles de haute précision.

Dans la nuit de samedi, l’exploit a été reconduit: d’après l’armée israélienne, « cinq roquettes ont visé la Palestine occupée depuis la bande de Gaza ». Les cinq missiles ont visé Eshkol au sud d’Israël en représailles à la mort de 4 palestiniens, froidement abattus par les snipers d’Israël. Les tirs ont fait déclencher des sirènes d’alerte et poussé des centaines de colons à s’enterrer dans des abris sous-terrains. Le site israélien DEBKA décrit que ces derniers avaient gagné les abris bien avant les tir de missiles, puisque « la marche palestinienne » faisait trembler la terre sous leur pied.

Pour toute riposte, l’artillerie israélienne a visé les sites désertés du Hamas à Gaza, sans oser bouger d’un iota des positions qu’elle occupe depuis 72 heures.

Le constat de DEBKA, site proche du renseignement israélien est sans appel: « La Marche du grand retour a été un succès… l’armée israélienne est dans l’incapacité de lancer des opérations au sol contre Gaza car prise de court par des missiles palestiniens.« 

Front intérieur de résistance au sionisme: Gaza, Qods, Cisjordanie…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 23 février 2019 by Résistance 71

 

Israël: le front intérieur s’embrase

Vendredi de combats à Gaza, Qods et en Cisjordanie

 

Press TV

 

22 février 2019

 

url de l’article original en français:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/22/589256/Isral–le-front-intrieur-sembrase

 

Alors que les habitants de la ville de Qods ont réussi à rouvrir la Porte dorée, située à l’est de la mosquée al-Aqsa, les Gazaouis ont pris part, dans le même temps, à la 48e manifestation de la Marche du grand retour, qui pour l’heure s’est soldée par la mort d’un enfant palestinien et a fait plusieurs blessés.

Fermée depuis 2003 par le régime d’Israël, la Porte dorée a été ouverte ce vendredi 22 février après que différents groupes palestiniens eurent appelé à une marche vers la mosquée al-Aqsa.

Conjointement, la 48e manifestation de la Marche du grand retour, dans la bande de Gaza, s’est soldée par la mort d’un enfant palestinien et plusieurs blessés.

Au cours de ce 48e vendredi de manifestation, baptisé « La fidélité aux martyrs du Haram al-Ibrahimi », les manifestants palestiniens ont pris le chemin de l’est de la bande de Gaza.

Faisant valoir le droit au retour sur leur terre ancestrale, la fin du siège de Gaza et leur déclaration de loyauté aux martyrs du massacre commis par Baruch Goldstein le 25 février 1994, les manifestants se sont dirigés vers les « camps du retour » le long de la frontière séparant la bande de Gaza des territoires occupés par Israël.

Le Comité national de la Marche du grand retour et le Front Populaire pour la Libération de Palestine (FPLP) ont appelé les Gazaouis à participer en masse à la marche de ce vendredi 22 février, soulignant que les manifestations se poursuivraient jusqu’à la concrétisation de tous leurs objectifs, notamment la fin du blocus de Gaza qui dure depuis 13 ans ainsi que l’annulation du « Deal du siècle » du président américain Donald Trump.

Évoquant la nature pacifique des manifestations de la Marche du grand retour, le Comité a revendiqué le droit des Palestiniens à une vie digne, dans un contexte de paix et de sécurité.

Les manifestations de la Marche du grand retour ont commencé le 30 mars 2018 en protestation contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Qods comme capitale d’Israël et de transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Qods.

 

Résistance au colonialisme: Boycott d’Israël, l’entité sioniste inonde l’Europe de millions de $$$ pour combattre BDS…

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Israël inonde l’Europe de mililons de dollars pour combattre le BDS

 

Ramzy Baroud & Romana Rubeo 

 

21 novmbre 2018

 

Source:

http://www.chroniquepalestine.com/israel-inonde-leurope-avec-des-millions-de-dollars-pour-combattre-le-bds/

 

Le « trésor de guerre » israélien de 72 millions de dollars pour combattre le BDS arrive en Europe. Mais chaque tentative israélienne de discréditer le mouvement de boycott palestinien ne fait que l’aider à gagner plus de partisans.

La guerre israélienne contre le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) a pris un sérieux tournant l’an dernier lorsque le gouvernement d’ultra-droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu a investi environ 72 millions de dollars pour vaincre la campagne menée par la société civile.

Instrumentalisant le gouvernement américain toujours bien disposé pour renforcer ses manoeuvres anti-BDS, Tel-Aviv est assuré que ses initiatives contre le BDS aux États-Unis auront un départ prometteur. Mais ce n’est que récemment qu’Israël a commencé à développer plus largement la composante européenne de sa stratégie à l’échelle mondiale.

Naturellement, Israël ne s’intéresse guère à la lutte contre le BDS en prenant des initiatives sur le terrain, qui est la colonne vertébrale du mouvement de boycott palestinien depuis des années. En lieu et place, le gouvernement israélien investit dans l’assujettissement des élus américains, européens et autres à l’Ouest, des partis politiques et des gouvernements, dans l’espoir que ceux-ci désignent le mouvement BDS – et tout appel au boycott – comme antisémite et tombant sous le coup de la loi.

La conférence de Bruxelles

Lors d’une conférence de deux jours à Bruxelles plus tôt ce mois-ci, des responsables israéliens et leurs seconds couteaux européens ont lancé leur vaste campagne européenne anti-BDS.

Organisée par des institutions sionistes bien connues, telles que l’Association juive européenne (EJA) et le groupe Europe Israel Public Affairs (EIPA), la conférence des 6 et 7 novembre a été pleinement soutenue par le gouvernement israélien, avec la présence du ministre israélien d’extrême-droite des Affaires de Jérusalem, Ze’ev Elkin.

Sous le prétexte habituel de s’attaquer au danger de l’antisémitisme en Europe, les participants ont délibérément confondu le racisme avec toute critique d’Israël, de son occupation militaire et de la colonisation de la terre palestinienne.

Bien qu’assimiler la condamnation des pratiques illégales d’Israël au racisme contre tous les Juifs est au cœur de la hasbara [propagande] israélienne, instiller de la propagande officielle dans les programmes politiques des gouvernements occidentaux est un exercice périlleux.

La conférence annuelle de l’EJA a placé la manipulation du terme « antisémitisme » par Israël à un tout autre niveau, en rédigeant un texte qui devrait être présenté aux futurs membres du Parlement européen, exigeant leur signature avant de se présenter aux élections de mai prochain.

Ceux qui refuseront de signer – ou pire encore, dénonceront l’initiative israélienne – risquent fort d’avoir à se défendre contre des accusations de racisme et d’antisémitisme.

Définissant le boycott d’Israël – donc tout soutien du mouvement BDS – comme équivalent à de l’antisémitisme, le texte israélien constituera probablement un pas en avant vers la criminalisation de toute critique du gouvernement israélien.

Les pays européens ont jusqu’à présent refusé de tenir Israël pour responsable de ses pratiques illégales à l’encontre des Palestiniens. Cependant, il existe un mouvement émergeant et en croissance rapide – centré sur les campus, les syndicats, les églises et les partis politiques progressistes – qui mobilise les organisations de la société civile du monde entier dans le but de faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à son occupation militaire et à ses lois discriminatoires à l’égard des Palestiniens.

Bien que la criminalisation du BDS ne mette pas un terme au débat sur Israël et la Palestine en Europe, elle s’opposera assurément à la liberté d’expression et aux autres principes démocratiques dont le vieux continent est si fier.

Et, si l’on pense que l’interdiction de la critique et du boycott d’Israël est une réelle possibilité, il faut alors y réfléchir sérieusement.

Lois anti-BDS en préparation

L’EJA, ainsi que les autres partisans sionistes d’Israël, sont enhardis par leur précédent succès en Europe.

En décembre 2016, le Parti chrétien démocrate de la chancelière allemande Angela Merkel a adopté une résolution assimilant le boycott à Israël et des points de vue et pratiques antisémites.

Trois ans plus tôt, en 2013, un groupe de militants français avait été inculpé en vertu de la loi anti-discrimination « Loi Lellouche » pour son soutien au mouvement BDS. Leur crime était d’appliquer des autocollants pro-palestiniens sur des produits importés d’Israël dans un supermarché de la ville de Mulhouse.

Les mesures de répression prises par le gouvernement à l’encontre des partisans du BDS se sont même étendues à des pays européens traditionnellement considérés comme particulièrement sensibles à la lutte palestinienne.

Dans le cas de l’Italie, qui est maintenant sous l’emprise des partis politiques d’extrême droite, le projet de loi 2043 décrit le boycott d’Israël comme un « antisémitisme masqué ». Si cette loi est approuvée, la législation fournira une justification légale pour inculper et condamner les militants du BDS.

Il semble que l’Europe ne soit pas loin derrière ses homologues américains. Aux États-Unis, 25 États ont déjà adopté une législation anti-BDS ou émis des décrets prenant pour cible les réseaux de soutien au BDS, tandis que d’autres États sont en train de faire de même.

Au niveau du gouvernement fédéral américain, la loi anti-boycott présentée au Congrès a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par les législateurs américains, et elle promet de soumettre à de fortes amendes et d’emprisonner ceux qui boycottent Israël.

Alors que la société civile s’oppose fermement à de telles violations flagrantes des principes fondamentaux de la liberté d’expression, les militants pro-israéliens n’ont plus aucune retenue ni limite… Dans la ville texane de Dickinson, dévastée par l’ouragan Harvey l’an dernier, les victimes de l’ouragan ont été invitées à signer un engagement de ne pas boycotter Israël en échange d’une aide humanitaire vitale.

La « Macchabée Task Force

Depuis sa création officielle le 9 juillet 2005, le BDS a déstabilisé Israël plus que toute autre initiative de la société civile dans le passé. Dès le début, le mouvement a été structuré de manière à représenter un modèle de résistance populaire non centralisé, non hiérarchisé, qui ne peut pas être facilement démantelé, réduit à néant ou simplement « neutralisé ».

Au niveau national palestinien, le modèle était cohérent avec les précédents mouvements de mobilisation populaire palestiniens qui rassemblaient les énergies de tous les secteurs de la société, quelles que soient leurs affiliations politiques ou idéologiques.

Au niveau international, le mouvement BDS a été créé en s’inspirant du mouvement sud-africain anti-apartheid, qui a été l’un des principaux canaux de résistance qui ont finalement entraîné l’effondrement du régime d’apartheid dans ce pays.

Israël n’a guère de succès à son actif face à la mobilisation de la société civile. Malgré la vulnérabilité des Palestiniens vivant sous l’occupation israélienne, il a fallu sept longues années au gouvernement et à l’armée israéliennes pour réduire l’Intifada [soulèvement populaire] de 1987. Même à ce moment-là, il n’existait pas d’accord réel sur ce qui a réellement mis fin à l’Intifada – une mouvement décentralisé qui a contrecarré et défié la violence aveugle israélienne, les bouclages militaires et les couvre-feux prolongés.

Il va sans dire qu’une Intifada mondiale est beaucoup plus difficile à éradiquer, et même à contenir.

Pourtant, quand Israël a commencé à ressentir le danger représenté par le BDS, il a réagi de la façon habituelle et prévisible, multipliant les arrestations et le recours à la violence, avec un flot de lois criminalisant la dissidence intérieure, tout en lançant une campagne internationale d’intimidation et de diffamation des militants et organisations du mouvement de boycott.

Les partisans fortunés d’Israël ont généreusement réagi au bruit des tambours de guerre de Tel-Aviv. Le nabab des casinos, Sheldon Adelson*, est rapidement entré en action en créant la « Macchabée Task Force », qui a permis de collecter des millions de dollars pour lutter contre ce que les responsables israéliens définissent comme une menace existentielle pour Israël et la délégitimation du pays qui se proclame « État juif ».

Mais Israël n’est pas la seule cible. Le BDS a également dénoncé l’échec du prétendu « processus de paix » en choisissant de tracer une nouvelle voie pour la résistance palestinienne, indépendante de négociations sans fin et sans valeur. Cela fait également du BDS une menace pour l’Autorité palestinienne et pour l’ensemble des propagandistes de la « solution à deux États » qui a été la pièce maîtresse de la politique étrangère des États-Unis au Moyen-Orient.

Yossi Kuperwasser, l’un des principaux experts en matière de renseignement et de sécurité, est l’un des premiers activistes israéliens contre le BDS. Il y a près de dix ans, il a mis en garde contre la réponse insuffisante de Tel Aviv aux militants du BDS.

Peu après la guerre d’Israël de 2008-2009 qui a tué et mutilé des milliers de Palestiniens, principalement des civils, dans la bande de Gaza sous blocus, Kuperwasser écrivait : « Le problème fondamental n’est pas de savoir s’ils vont nous boycotter ou ne pas nous boycotter. ils vont réussir à implanter dans le discours international qu’Israël est illégitime en tant qu’État juif. »

Kuperwasser, à l’instar d’autres experts israéliens, doit avoir été mécontent, pour ne pas dire quelque peu déconcerté, par la forte réaction internationale face aux crimes de guerre perpétrés par Israël à Gaza, qui a conduit à l’enracinement du BDS dans de nombreuses communautés à travers le monde. Il a affirmé que « l’antisionisme et l’antisémitisme sont la même idée sous un nouveau manteau » et que, par conséquent, tous les partisans de la lutte palestinienne sont avant tout antisémites, fondés sur les critères dits à trois « D » de l’antisémitisme.

La « théorie », inventée par Natan Sharansky, suggère que l’antisémitisme peut s’exprimer par « la délégitimation, la diabolisation et le double sens » à l’encontre d’Israël. Selon ce raisonnement tordu, le BDS s’inscrit parfaitement dans toutes ces catégories, de sorte que tous ses partisans sont racistes et antisémites.

Les théories de Kuperwasser sont désormais la stratégie principale adoptée par le gouvernement israélien, où le ministère des Affaires stratégiques, dirigé par Gilad Erdan, est avant tout un bureau anti-BDS, doté aujourd’hui d’un budget de 72 millions de dollars.

L’euphorie anti-BDS qui a balayé Israël ces dernières années a donné lieu à plusieurs conférences à forte participation et passionnées dans des hôtels de luxe, où des responsables israéliens ont ouvertement menacé des militants du BDS, tels que Omar Barghouti. Lors d’une conférence à Jérusalem en 2016, un haut responsable israélien avait menacé Barghouti d’un « assassinat civil » pour sa responsabilité dans l’organisation du mouvement de boycott.

En mars 2017, la Knesset israélienne a adopté l’interdiction d’accès « anti-BDS », qui permet au ministre de l’Intérieur d’interdire l’entrée dans le pays à tout ressortissant étranger qui « a sciemment lancé un appel public au boycott de l’État d’Israël ».

Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction, de nombreux partisans du BDS ont été arrêtés, expulsés et interdits d’entrer dans le pays.

Une guerre perdue

Alors qu’Israël a démontré sa capacité à mobiliser des politiciens américains ou européens pour qu’ils soutiennent sa cause, rien ne prouve que le mouvement BDS soit impacté ou en train de s’affaiblir.

Au contraire, la stratégie israélienne a soulevé la colère de nombreux militants de la société civile et des groupes de défense des droits civils, choqués par la tentative israélienne de saper la liberté d’expression dans les pays occidentaux.

Ce n’est que récemment que l’Université de Leeds au Royaume-Uni s’est associée à de nombreux autres campus à travers le monde pour se désinvestir d’Israël.

Cet échec évident d’Israël a obligé Elisha Levy, écrivaine et ancien soldat israélien, à remettre en question les efforts anti-BDS de son gouvernement dans un article récemment publié dans le journal israélien de droite, le Jerusalem Post.

« Au début, je me sentais excité à l’idée que le gouvernement israélien ait finalement reconnu la nécessité de s’attaquer au BDS », a-t-elle écrit. Cette « excitation » s’est rapidement transformée en déception, alors qu’elle se rendait compte que la campagne du gouvernement n’était pas en mesure de répondre au récit beaucoup plus engageant présenté par les partisans du BDS.

Levy pense que la solution consiste à faire en sorte que chaque étudiant juif, en Israël et partout ailleurs, « comprenne les raisons pour lesquelles Israël n’est pas un État d’apartheid, raciste ». Cela ne peut se faire que par un processus d’endoctrinement, dans lequel les étudiants juifs deviennent de « fiers sionistes », capables de « s’intégrer dans n’importe quel environnement social », de manière à pouvoir opposer un contre-récit au BDS.

Levy est l’une des nombreuses voix israéliennes qui voient l’inutilité de l’approche centralisée de leur gouvernement en matière de BDS. Mais ces voix critiques sont elles-mêmes inconscientes du fait que des décennies d’endoctrinement sioniste ont également échoué, non seulement pour renverser l’opinion publique en pleine mutation sur la lutte palestinienne pour la liberté et les droits, mais même pour préserver le sentiment pro-israélien autrefois solide chez les jeunes Juifs, notamment aux États-Unis.

Mais pour les partisans du BDS, chaque stratégie israélienne représente une opportunité de sensibiliser l’opinion publique aux droits des Palestiniens et de mobiliser la société civile du monde entier contre l’occupation israélienne et le racisme.

Le succès de la campagne BDS est dû à la raison même pour laquelle Israël ne parvient pas à contrer ses efforts : il s’agit d’un modèle raisonné de résistance civile populaire basée sur l’engagement, le débat ouvert et les choix démocratiques, tout en étant fondé sur le droit international et humanitaire.

Le « trésor de guerre » israélien finira par se tarir, car aucune somme d’argent n’aurait pu sauver le régime raciste d’apartheid en Afrique du Sud lorsqu’il s’est écroulé il y a plusieurs décennies. Inutile de dire que 72 millions de dollars ne renverseront pas la tendance générale face à l’apartheid en Israël et ne changeront pas non plus le cours de l’Histoire, qui ne peut appartenir qu’aux peuples qui ne ménagent pas leur volonté de parvenir à une liberté tant attendue.

21 novembre 2018 – Al Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine – Traduction : Lotfallah

(*) Note de Résistance 71: Sheldon Adelson, nabab des casinos de Las Vegas est le protecteur et gros bailleur de fonds de la campagne électorale de Donnie “Mains d’enfant” Trump…

 

Résistance au colonialisme: Palestine vers une histoire plausible…

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Ô toi, historien, qui d’encre non menteuse
Écris de notre temps l’histoire monstrueuse,
Raconte à nos enfants tout ce malheur fatal,
Afin qu’en te lisant ils pleurent notre mal,
Et qu’ils prennent exemple aux pêchés de leurs pères,
De peur de ne tomber en pareilles misères.
~ Ronsard, extrait du Discours des misères de ce temps, 1562 ~

 

 

La plus plausible et raisonnable histoire de la Palestine et d’Israël

 

Rima Najjar

 

29 juin 2018

 

Source: http://www.chroniquepalestine.com/plus-plausible-et-raisonnable-histoire-palestine-et-israel/

 

L’histoire derrière la Palestine et Israël est une histoire de colonialisme de peuplement juif européen – c’est-à-dire le sionisme. Et puisque le racisme est à la fois un symptôme et un outil du colonialisme de peuplement, le sionisme est aussi considéré comme de l’antisémitisme, et comme de l’ethno-suprématie ou suprématie juive, de l’arabophobie et de l’islamophobie.

La relation triangulaire de l’antisémitisme, de l’islamophobie et de l’arabo phobie dans l’histoire de la Palestine et d’Israël est partie intégrante du mouvement colonisateur de peuplement du sionisme et n’est pas une « nouvelle histoire » au sens de l’expression introduite par l’historien israélien Benny Morris en 1980 pour humaniser, dans le discours universitaire israélien, les victimes du sionisme. Elle reflète simplement la terminologie moderne et englobe les événements historiques auxquels l’esprit sioniste est encore largement fermé.

Ces événements historiques sont simples dans leurs grandes lignes. Les Juifs sionistes (athées auto-proclamés) ont décidé de construire un État juif en Palestine et ont fini par s’approprier par la force une grande partie de la terre, expulser la plupart de la population palestinienne arabe non juive, et empêcher son retour.

Aujourd’hui, Israël occupe le reste du territoire que l’Organisation Sioniste Mondiale n’a pas réussi à prendre et continue à le « coloniser ».

Dans ‘The Ends of Zionism: Racism and the Palestinian Struggle’(Les buts du sionisme : Racisme et la lutte palestinienne), Joseph Massad écrit:

 » Ce qui façonne l’idéologie du sionisme en tant que mouvement colonial et préside à ses pratiques c’est une épistémologie religio-raciale à travers laquelle il s’appréhende lui-même et le monde qui l’entoure… Il n’est plus contesté, même parmi de nombreux Israéliens, que parmi les effets du sionisme sur le peuple palestinien au cours des cent dernières années figurent : l’expulsion de la majorité des Palestiniens de leur terre et de leur foyer, la proscription de leur retour et la confiscation de leurs biens à l’usage exclusif des Juifs qui en résulta; l’imposition d’un système d’apartheid militaire aux Palestiniens restés en Israël de 1948 à 1966, qui depuis lors a été assoupli en un système civil de discrimination via la suprématie juive ; et l’occupation militaire et le système d’apartheid imposé à la Cisjordanie et à la Bande de Gaza et à leur population depuis trente-cinq ans[maintenant cinquante et un], ainsi que la poursuite de la colonisation de ces territoires occupés.”

En ce sens, l’histoire du colonialisme de peuplement juif européen – c’est-à-dire le sionisme – derrière la Palestine et Israël (par opposition à l’histoire en tant que  » récit  » ou mythe sioniste) a de son côté la voix de la raison, parce qu’elle révèle une atrocité qui doit être réparée.

Reconnaître les crimes historiques et en cours d’Israël contre les Arabes palestiniens et en assumer la responsabilité est la première étape du règlement de la Nakba. Les détails historiques concernant le pourquoi et le comment de ces événements tragiques ont rempli de nombreux livres, mais là n’est pas la question.

Les grandes lignes ont en soi la voix de la raison si l’on considère aussi la justice comme raisonnable et l’injustice comme déraisonnable.

Qu’est-ce qui est raisonnable ou plausible, par exemple, dans le fait qu’Ivanka Trump, fille du président américain Donald Trump et épouse de Jared Kushner, puisse maintenant acheter une maison à Jérusalem et « retourner » en Israël grâce à sa conversion au judaïsme et à la judéité de son mari américain, alors que Ghada Karmi, Arabe palestinienne musulmane se voit refuser le retour dans son pays d’origine et n’est même pas autorisée à racheter la maison volée de son propre père ?

Dans “Humanizing the Text: Israeli ‘New History’ and the Trajectory of the 1948 Historiography” (Humaniser le texte : la nouvelle Histoire d’Israël et la Trajectoire de l’historiographie de 1948), Ilan Pappe, célèbre pour son ‘Le nettoyage ethnique de la Palestine’ écrit:

« Une chose est claire lorsqu’on analyse le sort de la nouvelle histoire israélienne depuis sa création à la fin des années 1980 jusqu’à sa disparition brève ou temporaire en 2000 : la reconstruction historique est étroitement liée à l’évolution politique générale et à ses bouleversements. Dans les sociétés déchirées par des clivages et des conflits internes et externes, le travail des historiens est constamment imprégné par les évènements politiques autour d’eux. Dans ces lieux géopolitiques, la prétention d’objectivité est particulièrement déplacée, sinon totalement infondée. »

Les historiens dissidents juifs radicaux comme Ilan Pappe en Israël sont vitaux pour une histoire qui a la voix de la raison de son côté. Ils constituent un pont vers une opinion publique plus large en Israël.

Les Palestiniens se demandent souvent ce qu’il faut pour sensibiliser l’opinion publique occidentale à l’histoire tragique de la Palestine de ces 70 dernières années.

Je crois que la meilleure façon de faire basculer l’opinion publique occidentale du soutien à Israël vers un soutien à la cause palestinienne est de continuer à souligner ce qui s’est déjà produit et dû à la mort du soi-disant  » processus de paix  » et de la  » solution à deux États « , à savoir la prise de conscience, si longtemps occultée, que le problème d’Israël réside dans sa nature de projet colonial de peuplement sioniste en Palestine, plutôt que comme  » occupant  » militaire.

Dans Pourquoi le terme ‘ occupation israélienne ‘ doit être rejeté, Ramzy Baroud écrit,

« On dit souvent qu’Israël est un occupant qui a violé les règles de l’occupation telles qu’elles sont énoncées dans le droit international. Cela eut été le cas un, deux ou cinq ans après l’occupation initiale, mais pas 51 ans plus tard. Depuis, l’occupation s’est transformée en colonisation à long terme. »

Beaucoup de gens croient que la Grande Marche du retour a eu tant de réactions journalistiques positives dans les médias occidentaux parce que la protestation est essentiellement non-violente – c’est-à-dire qu’on ne peut pas dire qu’elle menace la sécurité d’Israël et donc que la force meurtrière qu’Israël utilise est « disproportionnée » et criminelle.

Voilà toute la portée de l’action non-violente palestinienne. Elle ne change en rien la perception qu’ont les populations occidentales d’Israël en tant qu’État de type occidental légitime protégeant ses « frontières » (bien qu’avec une force disproportionnée) contre une mer d’Arabes ou leur perception des Palestiniens en tant qu’ »émeutiers » et « barbares » dont le seul désir maléfique est de tuer les Juifs.

La résistance non violente a son utilité, certes, mais, à mon avis, elle ne doit jamais être imposée comme degré moral supérieur de résistance à un peuple opprimé et brutalisé.

En outre, l’accent mis sur la tactique de la résistance non violente délégitime implicitement d’autres formes de résistance, en élevant au statut de saint certains martyrs palestiniens et prisonniers grévistes de la faim en détention administrative (c’est-à-dire ceux qui sont emprisonnés sans inculpation) et en acceptant la justification d’Israël pour l’exécution et l’emprisonnement de milliers d’autres Palestiniens.

Ce qui est différent avec la Grande Marche du Retour, c’est que son exigence de retour relie « l’occupation » et le siège avec la Nakba, théâtralisant pour un public occidental, par la protestation et la résistance, la colonisation de toute la Palestine.

Cette exigence, entendue pour la première fois dans l’histoire récente de la résistance palestinienne, modifie la perception des publics occidentaux.

Les militants pour la justice en Palestine utilisent depuis longtemps sur les réseaux sociaux différentes tactiques (principalement exposer et faire connaître les violations du droit international et de la dignité humaine par Israël) pour atteindre les publics occidentaux (briser le silence des médias grand public en Occident). Les plus efficaces sont les campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS – PACBI) qui persuadent les grands noms du monde universitaire et les célébrités culturelles et sportives de se rallier à la cause palestinienne.

Les populations occidentales sont également de plus en plus conscientes de la réaction hostile sioniste contre les campagnes du BDS, en particulier parce qu’elle empiète sur la liberté d’expression.

En général, s’adresser à des auditoires occidentaux, en particulier ceux de gauche, fonctionne en se référant aux valeurs progressistes applicables aux injustices contre tous les groupes marginalisés de la société occidentale, car cela fait ressortir l’incongruité de faire de la cause palestinienne une exception.

Les auditoires occidentaux sont supposés faire partie de la tradition judéo-chrétienne, expression forgée par George Orwell à la fin des années 1930 pour combattre l’antisémitisme. Malheureusement, cette tradition humaniste est entachée, car l’antisémitisme et l’antisionisme y sont désormais inexorablement liés, ainsi combattre l’un signifie combattre l’autre.

La civilisation occidentale a longtemps été définie par la conquête coloniale (accompagnée au Moyen-Orient d’islamophobie et d’arabophobie) et le pouvoir impérial ; c’est ce qui a donné naissance au sionisme. En outre,

« …. une fois établie dans sa position de supériorité militaire, la culture coloniale produit, par le biais de toute une gamme de supports, une ‘série inépuisable de propositions qui, lentement et subtilement – grâce à des livres, journaux, écoles et leurs textes, publicités, films, radio – s’insinuent dans l’esprit et façonnent la vision du monde du groupe auquel on appartient…. Une colonisation réussie conduit l’opprimé à s’identifier à la vision du monde de l’oppresseur. ».

L’Autorité palestinienne s’identifie maintenant si totalement à son oppresseur qu’elle n’a pas hésité, sur ordre d’Israël, à sévir violemment contre les Palestiniens de Cisjordanie qui se mobilisaient contre les mesures économiques punitives de Mahmoud Abbas à Gaza.

Ce qui changera en fin de compte la perception de l’opinion publique occidentale, ce sont les Palestiniens eux-mêmes, quelle que soit la manière qu’ils choisiront de résister. Ils doivent exiger leur libération – la décolonisation et non pas simplement la « fin de l’occupation ».

Note de R71: Il en va de même pour les peuples autochtones originaux des continents d’Amérique et d’Océanie

* Rima Najjar est une Palestinienne dont la famille du côté paternel vient du village de Lifta dans la banlieue ouest de Jérusalem, dont les habitants ont été expulsés. C’est une militante, chercheuse et professeure retraitée de littérature anglaise, Université Al-Quds, en Cisjordanie occupée. Ses articles sont publiés ici.

 

Entité sioniste et Nouvel Ordre Mondial: Le plan Oded-Yinon toujours à l’œuvre dans un Moyen-Orient agressé…

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Comment “Israël” édifie son empire et abat ses ennemis

 

Ryan Forst (Russia-Insider)

 

Version français: Al Manar fr

 

Source: http://french.almanar.com.lb/935295

 

« L’Iran est un ennemi trop redoutable pour être combattu, surtout après la défaite humiliante en Syrie. »

Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas familiers avec le projet du Grand Israël (plan Oded-Yinon), il vise à étendre les frontières d’Israël de l’Egypte à l’Iran. Comment ? En faisant la guerre ? Non, c’est beaucoup plus insidieux.

Il suffit de jeter un coup d’œil sur les 25 dernières années et les guerres que les Etats-Unis ont menées pour « apporter la démocratie » ou faire un « changement de régime », et vous verrez se dessiner une carte simple.

Si un parti au pouvoir, est contre Israël, réalise des progrès dans un pays ne subissant pas l’influence des banques centrales appartenant aux Talmudistes, Israël convainc les Etats-Unis et ses alliés crédules que ce pays prospère est gouverné par un gouvernement maléfique, obsédé par la fabrication d’armes chimiques ou nucléaires, etc. Des sanctions suivent, après quoi le gouvernement du pays visé accepte de détruire ses capacités défensives sur la base de l’assurance que les sanctions seront levées et que le gouvernement sera traité équitablement.

Vous pouvez voir où cela mène…. une fois les armes détruites, Israël convainc ses alliés en utilisant les médias qui lui sont dévoués en Occident, que le régime qui leur faisait confiance est cruel et doit être changé pour des « raisons humanitaires », ainsi une guerre civile interne est déclenchée ou un attentat sous un faux drapeau est monté contre les Etats-Unis ou ses alliés, orchestré par Israël et le pays en question sera désigné comme bouc émissaire du jour.

Est-ce que cela semble incroyable ? Regardons les régimes qui ont été changés sous ce prétexte, l’Egypte, la Libye, l’Irak.

Tous avaient quelques points communs : les moyens de se défendre contre Israël, l’absence de banques appartenant aux Talmudistes et des gouvernements stables qui font des progrès dans leur pays.

Tous ont été désarmés avec des promesses de soutien, après quoi ils ont été renversés par l’instigation et le financement d’une guerre civile, là où une guerre civile était tout simplement impossible.

Ceux qui faisaient confiance aux Etats-Unis et à ses alliés ont été destitués et parfois exécutés en public (par exemple Mouammar Kadhafi, qui a fait de la Libye un Etat avancé avec des soins de santé et une éducation gratuits et a mis en garde contre la « crise actuelle des réfugiés » si la Libye était déstabilisée).

Une fois que le gouvernement a été désarmé et ensuite déposé et que ses dirigeants ont été exécutés, une banque centrale contrôlée par les Talmudistes est rapidement établie et les réserves d’or disparaissent. Par exemple, la guerre civile ukrainienne : au moment où ils ont pris le contrôle d’une partie de l’Ukraine que la Russie n’a pas récupérée, ils ont établi une banque centrale et volé les réserves d’or à la faveur de l’obscurité.

Maintenant, si vous regardez la carte du Moyen-Orient, vous voyez l’influence et les frontières d’Israël grandir; toujours suivant ce même plan, la Syrie était la prochaine cible, diaboliser Assad, inciter à la guerre civile, l’encadrer comme une « urgence humanitaire » et financer la dissolution d’un pays stable pour renforcer Israël.

MAIS ! Ils ne le font jamais directement mais en finançant et en armant des « combattants de la liberté » et en poussant leurs alliés à défendre « les pauvres enfants », etc.

La Russie est finalement intervenue après avoir vu la débâcle et la stupidité effrontée et la répétition de la stratégie irakienne et égyptienne en Libye. Avec la réticence du président Trump à mener des guerres israéliennes, Israël a finalement été contraint de passer au premier plan et d’attaquer la Syrie sous prétexte d’attaquer l’Iran. Au moment d’écrire cet article, Israël a bombardé la Syrie plus de 100 fois en 2017. La prochaine fois, ce sera l’Iran.

Mais leurs plans de guerre insidieux ont été contrecarrés par une Russie intelligente. Elle-même ayant souffert sous la torture juive et l’extermination de quelque 50 millions de chrétiens par les bolcheviks dans l’Holodomor.

Aujourd’hui, Israël planifie et mijote frénétiquement toutes sortes de faux drapeaux pour que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France deviennent de bons petits caniches et sauvent les « pauvres Syriens » tout en exportant discrètement la plupart des terroristes syriens vers la Suède et l’Europe.

Mais attendez ! Il y a plus ! Ce n’est pas parce qu’Israël a perdu la Syrie qu’il va reculer. Les Israéliens et les Juifs ne sont pas si simples.

Israël finance également une guerre par procuration au Yémen. La stratégie typique d’Israël est tout droit sortie du Manifeste communiste, une guerre constante, pour toujours, menée par d’autres.

Alors maintenant, au Yémen, ils ont un problème d’image. Le gouvernement yéménite est entièrement sous contrôle israélien et les « rebelles » sont des nationalistes qui tentent de reprendre leur pays. En Syrie, Israël a fait valoir que les rebelles étaient le bon peuple qui n’était absolument pas financé par Israël, les États-Unis et le Mossad-Pentagone. La débâcle syrienne a fini par coûter aux États-Unis environ 1 000 milliards de dollars.

Pas de problème, dit le groupe de réflexion de Tel Aviv. Nous nous contenterons de présenter les rebelles Houthis comme des «terroristes» et le gouvernement yéménite comme assiégé. Personne ne remarquera cette volte-face. Vous n’y croyez pas ? Il suffit d’aller sur Google et de taper Yémen et de voir comment ils ont encadré ce conflit.

Et, remarquez autre chose, Israël n’est pas dans le tableau, il fait combattre l’Arabie Saoudite dans cette guerre.

Si vous voulez voir où se trouve le prochain point chaud, après la Syrie, regardez au Yémen. L’Iran est un ennemi trop redoutable pour qu’on puisse le combattre, surtout après la défaite humiliante de la Syrie.

On pourrait écrire un million de mots supplémentaires à ce sujet, mais ce n’est qu’une introduction pour vous faire comprendre comment Israël met en place son propre empire non pas directement mais en attaquant ses amis, en rejetant la faute sur les pays qu’Israël veut détruire, en faisant combattre leurs amis dans les guerres israéliennes et en aidant les choses en provoquant une guerre civile à l’intérieur de ces pays.

Une fois que vous comprenez cette formule simple, la prochaine fois que vous verrez un titre tapageur à propos d’une « crise humanitaire dans un pays anti-israélien », vous saurez exactement ce qui se passe, qui le finance et, surtout, la question qui répond à tout….cui bono ?

= = =

Lectures complémentaires sur le colonialisme et le Moyen-Orient:

Au sujet dun 11 septembre nucleaire

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Effondrer le colonialisme

Ashraf Ezzat Mythe Biblique

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