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Lutte politique et résistance… Inspirons-nous de la résistance palestinienne, c’est ensemble que nous vaincrons ! (Daniel Vanhove)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 9 octobre 2022 by Résistance 71

sionisme
Sionisme, colonialisme et génocide…

Dans sa pertinente analyse reproduite ci-dessous, Daniel Vanhove met le doigt sur la substantifique moëlle de la résistance menant à la (r)évolution : la solidarité et l’entraide sans réserve des opprimés entre eux.
Pour les Européens, l’heure approche, l’heure du choix fondamental… Émancipation ou tyrannie.
A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat !
Unis pour l’avènement de la société des sociétés, celle de notre humanité enfin réalisée.
Hoka Hey ! Disent nos frère Lakotas … qui, dans leur partie du monde, résistent au terrorisme avec leurs frères Amérindiens depuis 1492 !
~ Résistance 71 ~

Palresistance

Pourquoi les citoyens européens devraient s’inspirer de la résistance palestinienne

Daniel Vanhove

7 octobre 2022

Source:

https://www.mondialisation.ca/pourquoi-les-citoyens-europeens-devraient-sinspirer-de-la-resistance-palestinienne/5671811

La guerre contre la Russie fomentée depuis plusieurs années par l’axe du mal Etats-unis/Israël via l’OTAN par Ukraine interposée, impacte clairement les pays d’Europe. Malgré la propagande menée par les acteurs de la sphère politico-médiatique occidentale pour convaincre les citoyens du bien-fondé de cette guerre – à laquelle il paraît que nos Etats ne participent pas ! – les citoyens européens, peu habitués à ressentir directement les effets des guerres menées régulièrement à des milliers de kilomètres de leurs frontières par leurs gouvernements toujours embringués dans de douteuses coalitions et animés par leurs visées coloniales ataviques, ont beaucoup de mal à comprendre les décisions de leurs responsables. Mais, ces derniers ont pris pour habitude de ne pas se soucier de l’avis des populations et suivent un agenda fixé en d’autres lieux que celui qu’ils continuent pourtant de définir comme ‘espace démocratique’… ce qui au regard de la gestion des derniers événements relève non seulement d’une plaisanterie, mais vu la gravité des choses, d’une imposture.

En ces temps perturbés pour les Européens – qui, dans la majorité n’en n’ont pas l’habitude – il devient fréquent de lire et/ou d’entendre l’expression d’un ras-le-bol allant jusqu’à appeler à la désobéissance civile, la grève générale, voire à la révolution. En-dehors du côté romanesque de l’affaire, cela paraît peu probable, tant les populations concernées sont loin d’y être préparées. Et le confort, même un peu bousculé, n’est pas encore assez ébranlé pour le plus grand nombre, ce qui risque peu de le mettre dans la rue, sinon pour les habituelles manifs souvent sans lendemain. Et les tenants du pouvoir le savent. La vie n’est pas le film que s’en font beaucoup de gens se projetant dans toutes sortes de scenarios impossibles (un exemple de ceci est d’écouter ce que disent les demeurés qui s’engagent pour rejoindre Daesh en Syrie ou les Ukronazis de Kiev… ceux-là auraient mieux fait de ne pas s’abonner à Netflix !). Tout à l’inverse, la vie est exigeante, ne repasse pas les plats et se construit dans une réalité qui est tout, sauf virtuelle (alors qu’aujourd’hui, on ne nous parle plus que de dématérialisation, d’I.A. et de réalité virtuelle comme futur pour l’humanité – bonne chance !). Certains devraient relire P. Bourdieu et ses mises en garde sur les méfaits des médias et particulièrement de la télévision et, désormais, il faudra peut-être choisir entre préserver son cerveau ou garder sa télé !

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D’aucuns rétorqueront que les ‘Gilets jaunes’ ont démontré le contraire. Il n’en est rien, hélas. Ce louable mouvement, qui en a surpris plus d’un, n’a pas tenu sur la distance, et a fini par s’étioler face, d’une part au déploiement impitoyable des forces de répression mises en service par le pouvoir et ses relais, et d’autre part par les intérêts particuliers qui en ont tiré quelque maigre bénéfice, ici par 100€ supplémentaires mensuels, là par 200€, ou encore par quelques primes pour les mieux lotis. Ce n’est évidement pas avec de telles friandises que se gagne une révolution digne de ce nom. S’il faut plusieurs éléments pour penser à la possibilité d’une révolution populaire, l’un des paramètres les plus importants qui permet ou non sa réussite en est assurément la solidarité, cruellement manquante dans nos sociétés nanties. Qui se soucie encore de tous ceux qui ont refusé – à raison au vu des effets indésirables qui commencent à arriver – les injections géniques jusqu’à perdre leur emploi dans l’imposture du C-19 ? Faut-il rappeler que ces gens-là n’ont plus perçu ni salaire ni indemnité ? Nous vivons, pour l’écrasante majorité de nos pays, dans un égoïsme exacerbé et à de rares exceptions, le ‘chacun pour soi’ règne en maître. Aucune chance d’avoir quelque révolution dans ces conditions – sans  parler de l’inculture politique abordée dans mon précédent billet.

S’il y a des différences flagrantes entre nos sociétés et la société palestinienne, il y en a aussi de sournoises. La société palestinienne fait face à une occupation des plus brutales depuis près de 75 ans. Et tout le monde voit et connaît l’agresseur, malgré ses tentatives éhontées de se faire passer pour la victime dans cette inversion accusatoire devenue très à la mode depuis. Personne n’est dupe, et la juste cause palestinienne a traversé frontières, montagnes et océans, et touché le cœur et la raison du plus grand nombre. Il n’est que nos pantins politico-médiatiques qui sont aux abonnés absents et continuent à soutenir un gouvernement criminel, sans se soucier pour le coup, de leur habituel mantra des ‘droits de l’Homme’, qui en réalité est incomplet. Il eût plutôt fallu dire : les ‘droits de l’Homme blanc’. Ces sinistres individus qui ont perdu tout honneur – si tant est qu’ils n’en aient jamais eu ! – savent que pour réussir dans leur carrière, ils ne peuvent mordre la main qui les nourrit…

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En réalité, chez nous, nous sommes aussi occupés, mais de manière sournoise. Les attaques ne se font pas de front, avec la brutalité de la soldatesque israélienne. Elles se font par la bande, sont feutrées, enrobées. Par multinationales interposées. Par intérêts privés au détriment d’intérêts publics. Par détricotage méthodique des acquis sociaux arrachés de longue lutte par nos aînés. Par travail de sape incessant auquel s’activent les lobbies pour imposer leurs contrats et leurs normes à coups de cadeaux, primes, promesses diverses faites à tous ceux qui dans les couloirs des appareils d’État, jouissent du droit décisionnel de dire oui ou non aux prébendes qui leur sont offertes en échange des signatures attendues.

Le problème majeur rencontré pour espérer une révolution de la population contre les appareils d’État et de manière plus large, contre les autorités politiques européennes – puisqu’il y a eu transfert de pouvoir vers cette technocratie invisible, malgré le refus majoritaire de plusieurs pays exprimé en 2005 lors du referendum européen – se vérifie dans l’incapacité des populations à se fédérer et s’unir dans la lutte à mener pour renverser cet ordre inique et impersonnel qui finit par ne plus représenter que cette caste nuisible. On a pu le constater lors des deux années passées sous la menace sanitaire du C-19 dont il est dit qu’elle a servi d’expérience au pouvoir. Sans doute est-ce le cas, mais sans oublier non plus que de braves citoyens relayaient avec conviction les mensonges de leurs gouvernements, prêts à dénoncer toute personne qui ne se soumettait pas à la doxa, jusqu’au sein même de leur famille. En réalité, ces gens-là, ces petits fascistes en herbe sont un dangereux venin pour la cohésion et la solidarité dont une société a besoin pour être soudée. Et rien non plus n’est à attendre du côté des syndicats dont une importante partie du financement provient de la CES (Confédération Européenne des Syndicats) et dont les secrétaires généraux gagnent des salaires de PDG, ont voiture de fonction, avec chauffeur attitré. Ceux-là ont été récupérés et achetés par le pouvoir et les instances de l’UE. Eux non plus ne risquent de pas mordre la main qui les nourrit…

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Puis, à regarder ces eurocrates, on a l’impression de citoyens gâtés, s’agitant pour des chimères. Exemple récent : des fonctionnaires surpayés décident après d’innombrables heures, jours, semaines de réunions dans des salles climatisées du choix d’un ‘chargeur universel’ pour les portables. Waouw… le progrès que voilà dans ce qui doit préoccuper au plus haut point les familles qui voient leur pouvoir d’achat s’effondrer, leurs factures exploser, la scolarité de leurs enfants se détériorer à l’image d’une alimentation trafiquée, et sans savoir comment ils passeront l’hiver prochain dans l’enfer de restrictions qu’on leur promet ! Et dans l’organisation d’une société où les vrais responsables n’assument jamais les conséquences de leurs actes – sauf dans leurs déclarations gratuites et démagogiques – les citoyens ne savent plus vers qui se tourner et à qui s’adresser pour manifester leur mécontentement et leur désaccord. Otages de surplus, d’avoir opté sans jugeote pour l’évangile de la non-violence, dès que brûle un pneu ou qu’est brisée une vitre. Je rappelle à ceux qui aiment souvent le prendre en exemple les mots de Nelson Mandela : ‘’La non-violence a échoué, car elle n’a rien fait pour endiguer la violence de l’État ou pour changer le cœur de nos oppresseurs’’. Et j’encourage à lire absolument : « Comment la non-violence protège l’État » de Peter Gelderloos, aux Editions Libre. Petit essai incontournable, si vous voulez quelques clés pour une vraie révolution.

Globalement, la société palestinienne échappe à cette technocratie stérile, si ce n’est les momies qui traînent encore sur les étagères branlantes du Fatah et de son président M. Abbas. La société civile est vivante, pleine de dynamisme, d’initiatives. Après les multiples tentatives échouées de la détruire tout au long des décennies d’occupation sioniste, la société palestinienne s’est organisée, réinventée à travers un réseau d’ONG que la majorité de citoyens occidentaux n’imagine même pas. A tous les niveaux les Palestiniens se sont arrangés pour trouver des solutions aux multiples manques et difficultés provoqués par ce régime colonial qui tente de les priver de tout. Pour se soutenir, pour s’épauler, en toutes circonstances. Et les femmes y ont une place de premier ordre. Les Palestiniens ne perdent pas leur temps à discutailler d’un bout de tissu sur la tête ou d’une tenue appropriée de baignade ou d’accompagnement lors d’activités scolaires. Leurs préoccupations sont ailleurs. Dans ce qui fait l’essentiel d’une vie et non l’accessoire. La résistance palestinienne s’est aussi inspirée de l’exemple du peuple algérien où en l’absence de nombreux hommes morts ou emprisonnés et torturés par l’occupant français, le rôle des femmes a été déterminant pour le bouter hors du pays. Ainsi que leur rôle au Vietnam, à la suite d’Hô Chi Minh, contre les horreurs perpétrées par l’armée américaine. En France, voilà 40 ans que défilent dans les médias, des petits fascistes se faisant passer pour des modernistes aux idées larges, utilisant le foulard pour masquer les vrais problèmes de société – et leur racisme nauséeux, au passage. Ils ne ratent pas une occasion pour distiller leur haine de l’autre, et particulièrement de la femme qu’ils déclarent pourtant vouloir soutenir. On peut le voir encore ces jours-ci avec les événements en Iran où comme par hasard, au moment de trouver (peut-être) un accord sur la question nucléaire, et au moment où les drones iraniens supplantent la technologie otanesque en Syrie, en Irak, au Yémen et en Ukraine – ce qui contrarie considérablement le régime sioniste – les agents de la CIA et du Mossad déstabilisent la société civile par l’exploitation de la question du voile des femmes iraniennes. Ces gens et leurs relais ici, sont des imposteurs professionnels, qu’il faudrait dégager une fois pour toutes. Et le minable petit coup de gueule des chanteuses et actrices qui se coupent une mèche de cheveux est affligeant de bêtise et d’hypocrisie. Où sont-elles quand il s’agit des Palestiniennes abattues froidement dans la rue devant leurs enfants, ou détenues dans de sordides prisons ? Où sont-elles quand l’armée ‘la plus morale du monde’ les laisse accoucher seules et sans aide, bloquées à quelque check-point devant les rires salaces de petits imbéciles forts de leur uniforme ? Tout cela n’est que piteuse mise en scène, et ces idiotes (in)utiles ne prennent pas le moindre risque mais sont récupérées par le système qui au passage, leur offre leur petite pub. 

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En Palestine, dans le moindre village qui se fait envahir la nuit par la courageuse armée sioniste suréquipée pour enlever quelque gamin lanceur de pierres, la population réagit de manière unanime. Elle se soude, s’organise et manifeste collectivement. Elle n’a pas peur d’affronter avec ses maigres moyens, les balles et les grenades lacrymogènes de l’armée coloniale israélienne. Elle monte au front. Elle proteste haut et fort. Elle est prête à se faire embarquer et passer des mois et parfois des années en prison, s’il le faut. Elle est prête à tous les sacrifices, y compris la démolition de leur toit, ainsi que des grèves de la faim menées jusqu’à la limite de la mort. Et cela, depuis près de 75 ans, et après avoir essuyé quantité d’assassinats, de crimes de guerre, de pertes d’êtres chers sous des bombardements sans retenue de la puissance occupante. Et sans parler du silence général des médias occidentaux, ni des trahisons des gouvernements de pays frères. S’il ne fallait que se couper une mèche de cheveux pour nourrir et gagner une révolte… 

Et c’est cette solidarité-là que l’ennemi sioniste – soutenu par nos Etats dits démocratiques – tente par tous les moyens de briser, dressant les partis du Fatah contre celui du FPLP ou du Hamas contre le Jihad islamique. Diviser, fracturer, opposer les uns contre les autres, toujours, pour régner, contrôler et asservir. Et malgré ici et là quelques réels problèmes au niveau des cadres, la population reste solidaire dans sa lutte contre l’ennemi commun. Depuis plus de sept décennies, ce qui représente bientôt trois générations. Si une révolution commence d’abord dans le cœur et les tripes qui hurlent à l’injustice, elle se construit et s’organise dans la tête. Elle a ses hauts et ses bas. Elle a ses résistants et ses collabos. Elle a ses héros et ses traîtres. Aucun pays n’échappe à cela, et là n’est pas la question ! Dans les têtes, il faut la détermination. Il faut sans arrêt se rappeler les objectifs et tenter de ne pas en dévier. Il faut se rencontrer, échanger, partager ses réflexions, se soutenir dans les doutes et les épreuves. Il faut quelque prudence aussi. Savoir sur qui compter et de qui se méfier. Il faut de la vigilance, de la discrétion, et bien sûr, un certain courage sinon un courage certain. Mais toujours, toujours une sourde détermination que rien ni personne ne peut entamer.

Quand les populations occidentales auront goûté aux manques et aux privations, et pour certaines d’entre elles, peut-être touché le fond, quand elles se rendront compte et réaliseront qu’elles sont occupées et asservies par les armes maquillées de la finance internationale qui leur ont lobotomisé les neurones, elles finiront peut-être par avoir la lucidité de s’organiser afin de renverser cet ordre mafieux qui gangrène leurs vies jusque dans les moindres détails du quotidien. Elles pourront alors se rappeler et prendre exemple sur la résistance palestinienne opiniâtre, prête à tous les sacrifices. 

En attendant de le comprendre et de l’intégrer, dans l’état de ce que l’on peut observer autour de nous, il y a peu de chance que ce soit pour demain.

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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« Avant, ils disaient que les Palestiniens se battent comme des héros,
Maintenant, ils disent que les héros se battent comme des Palestiniens. »
~ Norman Finkelstein ~

Pourquoi l’entité sioniste coloniale va disparaître, ses occupants pliant bagages… (Hassan Nasrallah)

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« Avec le temps, va… tout s’en va… »

Hassan Nasrallah explique pourquoi “Israël” va disparaître, ce, sans jeter les juifs à la mer mais “ils plieront bagages”…

Al Manar & Al Mayadeen

Source : https://french.almanar.com.lb/2389268

L’un des moments forts de l’interview avec sayed Hassan Nasrallah, accordée à la télévision d’information libanaise al-Mayadeen est celui où il explique pourquoi l’entité sioniste va disparaitre.

Son PDG Ghassan Ben Jeddo lui avait demandé pendant les trois heures et demi d’entretien dans lequel il a fait un tour d’horizon sur tous les dossiers qui concernent le Hezbollah, comment se présente pour lui les perspectives pour ‘Israël’.

Sayed Nasrallah a énuméré des facteurs internes, régionaux et internationaux qui ne sont plus en sa faveur.

Il a rappelé sa profonde conviction que sa fin est proche, assurant que « nous n’aurons pas besoin de quarante années de plus ».

« Moi je fais partie de ceux qui croient et depuis longtemps, et compte tenu des innombrables indices qui en témoignent aujourd’hui, que cette entité n’a pas d’avenir. Cette entité qu’on surnomme l’entité provisoire. Selon la logique des choses, les lois de l’histoire, les lois divines pour ceux qui consultent l’histoire, les lois qui régissent les sociétés, cette entité n’a pas d’avenir… Ce que nous disions depuis 10 ans, 20 ans ou 30 ans, ou ce qui avait été suggéré par l’imam Khomeiny en 1979-1980 sur l’élimination d’Israël de l’existence est maintenant évoqué par les dirigeants israéliens eux-mêmes. L’ex-Premier ministre Bennett (Naftali), dans ses discours avant de prendre ses fonctions et après les avoir quittés, a parlé des dangers existentiels. Il en est de même aujourd’hui, dans cette entité, chez les responsables politiques , sécuritaires, les généraux, des professeurs universitaires. J’ai regardé une conférence qui discutait d’un livre dans lequel l’idée principal est qu’Israël ne peut perdurer. Il n’y a pas de prédisposition. L’ex-chef du Mossad dit qu’ils ont actionné les appareils d’autodestruction. Bien entendu ils parlent des causes internes en premier plan. Historiquement parlant, compte tenu des critères historiques, il dit que ceci commence par les conflits internes, s’en suivront les conflits externes qui rafleront cette entité. C’est ce qui va se passer…. Je vois (cet évènement)  très proche. Leurs dirigeants et analystes se posent déjà la question si leur entité va pouvoir tenir 80 ans… En ce qui nous concerne nos croyons qu’il y a un ensemble de facteurs : les facteurs internes en premier, ils ont bien raison de le croire. De par leur culture, leur structure, … les choses se dirigent vers le pire…Dans le cadre des causes internes, il y a les causes économiques, culturelles, éducatives, religieuses…

En second lieu, il y a l’attachement du peuple palestinien (à sa terre). Aujourd’hui, l’esprit de résistance et la foi en la résistance et la persévérance sont au plus haut niveau. En dépit de toutes les circonstances difficiles qu’il a vécues durant ces 70 dernières années.

Troisièmement, la puissance de l’axe de la résistance qui croit en cette cause.

Quatrièmement, la situation internationale. Nous savons que celui qui a maintenu cette entité, implantée par d’aucun au cœur du monde arabe et islamique, et imposé à des centaines de millions de gens et aujourd’hui à un milliard et demi sont les super puissances étrangères. Les transformations internationales auront un impact très important. Les Européens vont edvoir se préoccuper d’eux-mêmes. Les indices se manifestent dès maintenant. L’ordre mondial devient un monde multipolaire. Des questions s’imposent sur les perspectives de la guerre russo-américaine en Ukraine. De même sur la Chine et les Etats-Unis. De même, on se demande vers où les USA vont-ils aller ? Depuis deux jours j’ai lu un sondage d’opinions réalisé par un centre d’études américain : 51% des Américains croient que les Etats-Unis vont connaitre une guerre civile. Si les Etats-Unis n’existent pas, ‘Israël’ n’existe pas. »

Sayed Nasrallah poursuit sur ce qui va s’en suivre : « La scène qui se présente devant moi est celle de gens qui plient bagages et se dirigent vers les aéroports, les ports, et les passages frontaliers avec la Jordanie et l’Egypte », (en souriant).

Force est de constater que dans cette scène, il estime que les Israéliens vont quitter la Palestine de leur propre chef.
Ce n’est pas la première fois qu’il présente cette prévision. Le Hezbollah dans son discours s’est bien démarqué de la rhétorique qui avait régné chez les mouvements de résistance palestinienne ou certains régimes arabes. L’élimination d’Israël chez lui ne passe pas la menace de « jeter les juifs dans la mer».

Il poursuit : « Il ne s’agit pas de prémonitions visionnaires ou occultistes… Ce sont les faits qui parlent d’eux-mêmes sur les plans interne, régional et international… un autre indice : quel est le nombre des Israéliens qui détiennent une double nationalité, le nombre des Israéliens qui disent qu’en cas de guerre, ils sont prêts à partir, sans même attendre ses résultats, dès le début. Que veut dire tout ceci ? Il y a un peuple qui a été apporté sur une terre et on lui a fabriqué une cause qui n’est pas sienne. La preuve en est que d’autres choix avaient été suggérés : qu’ils se rendent en Ouganda, en Argentine ou en Ukraine. Ce sont les Anglais qui les ont apportés en Palestine et non pas la Thora.  Ils savent très bien ce mensonge. C’est pour cela qu’ils ne sont pas prêts à se sacrifier pour rester en Palestine et la défendre c’est une terre occupée pour eux. Ils n’ont aucun lien avec elle. »

Et de conclure sur ce dossier : « tous les facteurs de maintien d’Israël régressent et s’estompent tandis que les facteurs de son élimination sont plus forts ».

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Lecture complémentaire PDF :

« Hezbollah, son histoire de l’intérieur », Naïm Qassem, 2005

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H.Nasrallah, SG du Hezbollah, entretien Al Mayadeen, juillet 2022

Palestine occupée et contrôle de populations : la banque des semences agricoles détruite par l’armée sioniste

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La banque des semences agricoles, un projet humanitaire de longues années détruit par l’armée d’occupation israélienne en quelques heures

Al Manar & Al Mayadeen

10 novembre 2021

Source: https://french.almanar.com.lb/2187242

Dans mes cauchemars d’été, je vois un peloton de soldats de Tsahal, excités par une montée d’adrénaline, prendre d’assaut la banque des semences, mise en place par l’Union des comités des agricultrices palestiniennes.

Sous mes yeux, je les regarde écraser et disperser les graines des plantations traditionelles alors qu’elles devaient être distribuées aux agriculteurs, peu avant leur arrivée. Ils ont foullié dans le congélateur dans lequel ces graines étaient stockées pour les soixante-dix prochaines années.

Je les regarde détruire le matériel du laboratoire et écraser des cactus en pot dans le couloir. Ce qu’ils ne détruisent pas, ils le volent, c’est-à-dire qu’ils le confisquent dans le jargon de l’armée israélienne.

Ce cauchemar est la conséquence de la décision du ministre de la Défense Benny Gantz de qualifier de terroristes, les six ONG palestiniennes, dont l’Union des comités agricoles . Avant cette décision, l’armée a pris d’assaut les bureaux de ces organisations et a volé des ordinateurs et des documents, et a fermé le bureau principal de l’Union des comités agricoles pendant six mois. Cette expérience difficile qui perdure des dizaines d’années indique que des soldats ignorants sont endoctrinés avec de fausses notions sur  la société palestinienne et sont prêts à détruire en une heure ou deux un travail de longue haleine de dizaines d’organisations et des connaissances accumulées par des agriculteurs qui ont coopéré avec elles. Nos soldats sont programmés pour jeter à la poubelle des centaines d’années de patrimoine agricole sans aucun problème, sinon des milliers d’années, que les comités agricoles palestiniens s’efforcent de sauver de l’extinction.

La banque de semences est l’un des projets de luxe de cette modeste ONG palestinienne créée dans les années 1980. Les employés du comité agricole trouvent des agriculteurs qui cultivent encore des cultures traditionnelles. Ils récoltent et développent ces semences par des moyens naturels, augmentent leur quantité et les distribuent ou vendent des semences et des plantes à d’autres agriculteurs à un prix symbolique, à condition qu’ils apportent à la fin de chaque saison une poignée de nouvelles semences municipales, et cela en permanence.

L’histoire a commencé par hasard, au début des années 2000 avec « la période difficile des incursions militaires, des bouclages serrés et de la pauvreté », selon le directeur du syndicat, Fouad Abu Seif.

« Nous avons remarqué que les petites parcelles agricoles qui produisaient des récoltes il y a un an ou deux ne sont pas plantées. Au fil des ans, les agriculteurs ont acheté des semences à des sociétés commerciales (Israël ou sociétés palestiniennes intermédiaires). Lors de l’achat de semences, ils ont promis d’acheter de nouvelles semences à ces entreprises chaque année. Ils ont découvert que les graines produites ne donnent pas une bonne récolte. En raison des incursions de l’armée, ils n’ont pas pu acheter de nouvelles semences. Les semences traditionnelles dites ancestrales, dont l’extraction et la conservation exige un processus long et coûteux, n’étaient pas disponibles. Les comités de l’Union des agricultrices se sont portés volontaires pour la mission et ont depuis développé et élargi le projet de banque des semences.

Les graines traditionnelles sont des graines « ouvertes », dont le vent et les abeilles s’occupent dans le processus de pollinisation. Les semences achetées aux producteurs agricoles sont des semences « hybrides », produites par croisement contrôlé par l’homme pour améliorer leur résistance. Comme l’écrivait Ronit Vardi en mai 2015, « le croisement produit une masse génétique instable. Rien ne garantit que les caractéristiques de la première génération seront transférées à la deuxième génération. Le recours aux grandes entreprises semencières a créé une production standardisée, et le goût est le dernier critère de sa culture, et a conduit à la disparition de différents types de graines locales ».

Dans le monde, en « Israël », et dans les territoires palestiniens occupés par « Israël » en 1967, l’agriculture industrielle et les semences hybrides garantissent des gains et une production abondante, mais au prix d’un autre type de perte. « L’ancienne génération ont planté des cultures municipales, et la génération actuelle ne sait pas ce que cela signifie », a déclaré Abu Seif.

« Lorsque nous avons commencé à rencontrer des agriculteurs pour trouver des semences traditionnelles, nous avons vu que l’intérêt se limitait aux personnes âgées, alors que les jeunes se divisent en deux catégories, soit ils ont quitté l’agriculture et sont allés faire du commerce, soit ils sont intéressés par des profits rapides. Il y a quelques années, la Fédération a commencé à donner des conférences dans les écoles.  Nous avons senti qu’il y avait un changement. Les jeunes apprentis masculins voulaient en savoir plus même après la fin des cours. C’est étrange qu’ils n’aient pas de formation en agriculture, le savoir hérité n’a pas été transmis, principalement en agriculture » poursuit Abu Seif.

Outre le fait que les cultures traditionnelles produisent de nouvelles graines, la plupart d’entre elles n’ont pas besoin d’irrigation. Par conséquent, les cultures pluviales sont appropriées au réchauffement climatique et à la réalité selon laquelle « Israël » refuse l’eau aux Palestiniens. Contrairement aux semences hybrides qui doivent utiliser des engrais chimiques. Le compost (engrais organique) convient aux cultures traditionnelles et respecte l’environnement.

Le syndicat aide les agriculteurs à réhabiliter les terres qui n’ont pas été cultivées depuis un certain temps, et qui sont situées près du mur de séparation ou dans des zones victimes de la violence des colons (Israël a construit une route pour les colons qui a détruit 300 des 1 300 dunum qui le syndicat a repris dans la région de Halhul). L’union réhabilite et construit des chaînes de pierre et aide à passer à une nouvelle culture plus rentable sur de petites parcelles et à commercialiser de l’huile d’olive de qualité à l’étranger. Il fournit également des graines pour les plantes sauvages comme les glands. Le Laboratoire de la banque de semences est dirigé par de jeunes agronomes enthousiastes. Des milliers de Palestiniens qui possèdent de petits lopins de terre loués par l’union, et il offre des bourses aux étudiants, principalement des étudiantes, dont les recherches sont liées à la réhabilitation et au développement de l’agriculture traditionnelle.

Comment peut-on qualifier ce projet de terrorisme ? La société en « Israël » et la communauté internationale ne doivent pas permettre à Tsahal, au Shin Bet et au ministre de la Défense de détruire cet important projet humanitaire.

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Lutte anti-coloniale : pas de place pour les juifs arabes dans le sionisme

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 18 septembre 2021 by Résistance 71

fratrie
Complémentarité dans la diversité…
Telle est l’humanité, l’antagonisme est une fabrication

“Israël”… colonie européenne implantée en Palestine

Hadar Cohen

17 septembre 2021

Source:
http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2021/09/17/39132732.html

Le sionisme n’a pas de place pour une juive arabe comme moi.

L’Etat d’Israël nous a conditionnés à voir comme impossible l’intersection de «juif» et «arabe» — alors même que ma famille maintient cette identité depuis des générations.

A chaque fois que je me retrouve dans une manifestation de gauche contre l’occupation, il y a toujours quelqu’un tenant une pancarte qui dit: «Les juifs et les Arabes refusent d’être ennemis».

Cette phrase est devenue, d’une certaine façon, le socle de l’idéologie de gauche promouvant la coexistence en Israël/Palestine. Mais quand je vois cette phrase, je me sens immédiatement désorientée. De quel côté suis-je?

Si je suis sur le côté juif», est-ce que je perds l’identité arabe à l’intérieur de moi ? Est-ce que je peux m’identifier comme une Arabe, alors même que je jouis des privilèges d’une citoyenne juive israélienne? Qui a décidé d’opposer une ethnie à une religion?

La colonisation agit sur nos esprits pour déformer notre compréhension de l’identité et perpétuer son agenda propre. A cause de cela, mon identité a été une grande source de confusion interne, qu’il m’a pris des années à déballer et à démêler.

Récemment, j’ai commencé à comprendre comment ce dialogue interne avec moi-même représente un dilemne politique né dans la colonisation de la Palestine.

Je m’identifie comme juive arabe. Ma famille a vécu à Jérusalem pendant plus de 10 générations et les autres cités de mes ancêtres incluent Alep en Syrie, Baghdad en Iraq et Shiraz en Iran, ainsi qu’un petit village dans le Kurdistan.

J’ai grandi dans des traditions et des cultures principalement syro-palestiniennes. Ma grand-mère était une peintre féministe, passionnée de cinéma et de littérature. Mon grand-père était un imam, expert dans l’art du maqamat, un cadre mélodique arabe unique, et qui récitait les prières dans la tradition syro-hiérosolymitaine

Ma famille priait en hébreu et en arabe, avec un fort accent qui roulait sur nos langues quand nous prononcions les bénédictions juives. J’ai grandi avec [le chanteur arabe] Mohamed Abdel Wahab et avec les piyyouts du Shabbat, les poèmes liturgiques juifs, chantés ensemble. Jusqu’à la génération de mes parents, l’arabe était le langage dominant dans ma famille.

Dans notre foyer juif traditionnel, observer notre héritage et notre culture syro-palestiniens se faisait facilement. La judéité et l’arabité s’accordaient parfaitement — il n’y avait pas de contradiction. Mais hors de notre maison, ma religion et ma culture étaient en conflit.

L’Etat d’Israël m’a conditionnée à voir l’intersection de «juive» et «arabe» comme non-existante, ou impossible, même alors que les juifs arabes ont vécu pendant des années à cette intersection. J’ai appris que pour appartenir à la société israélienne et participer au projet sioniste, j’avais à rejeter des parties de moi-même — les parties arabes.

Le sionisme enseigne que les «Arabes» sont les ennemis des juifs, et ce faisant, il a complètement fragmenté mon identité. Ces subtils changements se sont accumulés graduellement pour subvertir mon identité originelle. Cela a créé une dissonnance entre la réalité que je vivais intérieurement et le narratif attendu du projet colonial, à l’extérieur.

Je me retrouve constamment à devoir choisir entre ma judéité et mon arabité. Est-ce que je fais partie de la vaste communauté juive, étant donné que je suis sa foi et ses coutumes? Ou est-ce que j’appartiens à la communauté arabe, dont les traditions culturelles et les styles de vie sont plus en résonnance avec les miennes?

Le sionisme a créé un système de castes raciales, plaçant les juifs d’origine européenne, connus sous la dénomination d’ashkenazes, au-dessus de tous les autres. Les communautés juives qui étaient arabes ou ressemblaient aux communautés arabes étaient catégorisées comme des Mizrahim, juifs orientaux, et traitées comme inférieures.

Non seulement nous avons été dépouillés des foyers de nos ancêtres depuis des milliers d’années, mais à l’avénement de l’Etat nouvellement fondé d’Israël, les immigrants miszrahim ont fait l’expérience d’un racisme brutal et ont été placés dans les ma’abarot, les camps de transit.

Il y a d’innombrables exemples du racisme continu de l’Etat d’Israël envers les Mizrahim. Dans les années 1950, les autorités israéliennes ont kidnappé des milliers de bébés mizrahim, et les ont placés illégalement en vue d’une adoption dans des familles ashkénazes sans enfants. On a dit aux parents que leurs enfants étaient morts.

A peu près au même moment, un médecin israélien confirmé a soumis à des radiations expérimentales des milliers d’enfants juifs arabes, contre la teigne, une infection de la peau non mortelle, et on a découvert plus tard que ce traitement provoque des cancers et d’autres maladies.

La vision d’une «libération juive» sous le sionisme n’incluait clairement pas tous les juifs, et ne traitait pas tous les juifs en égaux. Le sionisme européen était ancré dans une attitude impérialiste coloniale qui visait à créer un pays européen en Palestine.

Cela ne signifiait pas seulement une guerre contre les communautés palestiniennes autochtones sur ces terres, mais aussi une guerre culturelle contre les identités et les traditions des juifs arabes. L’arabité elle-même est devenue ennemie de l’Etat, et tout ce qui ressemblait à l’arabité devait être rabaissé, masqué ou détruit.

C’est une identité compliquée à maintenir parce que, d’un côté, je jouis des privilèges juifs de la part de l’Etat; de l’autre côté, je dois haïr ma part arabe pour devenir une part intégrante de la société israélienne.

Il n’y a pas de place pour l’arabité dans le sionisme. Je dois réprimer, effacer et cacher mon style de vie arabe et m’assimiler aux notions européennes de judéité. Sous un tel système de castes raciales, vous ne pouvez jamais vous intégrer, peu importe à quel point vous vous assimilez.

Il y a quelques semaines, j’ai décidé de partager l’histoire de ma famille sur Instagram. J’ai posté des photos de famille et des anecdotes sur la lignée de mes ancêtres — mais aussi sur mes façons de lutter avec mon identité.

Le post d’origine s’est depuis multiplié dans sa propre communauté internationale, intersectionnelle. Des milliers de followers de diverses identités et de différentes ethnies ont partagé leurs histoires et leurs luttes avec leurs propres identités. C’est devenu un lieu de solidarité et d’avancée en commun vers la guérison.

J’ai été particulièrement émue par les histoires de musulmans des pays arabes partageant leur sentiment de perte et leur chagrin après le départ des communautés juives de leur pays d’origine.

L’étymologie sémitique du mot «arabe» est «mixte», étant donné que pour la plus grande partie de son histoire, la région arabe a été un lieu où les peuples de différents continents venaient vivre ensemble. C’est en partie pourquoi la culture arabe est centrée sur l’hospitalité et l’accueil des étrangers. Nous étions un lieu de bras ouverts, acceptant les voyageurs et les réfugiés avec amour et attention.

Pourtant avec les puissances impérialistes européennes qui ont construit des frontières et des murs pour séparer les pays et les communautés, nous avons perdu notre chemin.

Je choisis de m’identifier comme juive arabe parce que cela met à bas les murs qui entourent l’identité que le sionisme a créée. Cela brise le cadre colonial et crée la possibilité d’un narratif différent. Pour moi, c’est essentiel dans l’évolution du discours.

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Fusionner, la différence est une illusion…

Résistance au colonialisme : Sionisme, Nakba et loi polonaise (Gilad Atzmon)

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La Nakba et la loi polonaise

Gilad Atzmon

5 juillet 2021

url de l’article original:
https://gilad.online/writings/2021/7/4/the-nakba-and-the-polish-law

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Israël semble ennuyé par une nouvelle loi polonaise qui met une date butoir de 30 ans pour que les juifs puissent reprendre possession des propriétés qui leur furent saisies. La loi doit toujours être approuvée par le sénat polonais et pourtant les officiels israéliens la nomme déjà la “loi holocauste” insistant sur son “immoralité” et la honte qu’elle génère.

La semaine dernière, le ministre israélien des affaires étrangères Yair Lapid a insisté sur le fait que la loi “est une honte qui n’effacera pas les horreurs ni la mémoire de l’holocauste.” Je ne vois pas en quoi cette loi interfère avec les horreurs ou la mémoire de l’holocauste. Je pense en fait que la vile tentative de presser des milliards de dollars de la Pologne au nom d’une tragédie humaine pourrait avoir un impact négatif sur ce chapitre historique et la façon dont il est mémorisé.

Les Polonais n’ont pas apprécié l’ingérence de “l’état juif” dans leurs affaires intérieures. Vendredi, le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a rétorqué à Lapid en insistant “Tout ce que je peux dire, c’est que temps que je suis le premier ministre, la Pologne ne paiera pas pour les crimes allemands : ni en zloty, ni en euro, ni en dollar.” Le ministre polonais des AE s’est fait l’écho de la position de Morawiecki argumentant que les commentaires de Lapid étaient de mauvaise foi “La Pologne n’est en rien responsable de l’holocauste, une atrocité commise par l’occupant allemand, crime également commis sur des citoyens polonais d’origine juive.” La crise a semblé escalader durant le week-end. Dimanche, la Pologne et Israël convoquaient les ambassadeurs respectifs pour des réunions alors que la querelle entre les deux pays ne semblaient pas s’amenuiser.

Je ne suis pas en position de juger ce qui est juste et qui a tort ou raison dans ces affaires de restitution. Supposons que la loi polonaise soit “une horrible injustice et une honte qui nuit aux droits des survivants de l’holocauste et à leurs héritiers”, comme le prétend Lapid. Dans ce cas, on devrait s’attendre à ce que celui-ci soutienne dynamiquement les Palestiniens dans leur droit au retour et leur droit d’être compensés pour le crime colossal commis contre eux à partir de 1948.

En 1948, plus de 700 000 Palestiniens (la très vaste majorité de la population indigène de la Palestine), subirent un nettoyage ethnique en règle aux mains du nouvellement établi état juif. Ce crime racial catastrophique (incluant une longue liste de massacres comme celui de Deir Yassin) est appelé la Nakba. Il s’est produit moins de 4 ans après la libération d’Auschwitz…

Pendant la guerre de 1948 et peu de temps après. le jeune pays d’Israël a rayé de la carte des villes et villages palestiniens. Il a ensuite utilisé des législations pour empêcher les Palestiniens de retourner chez eux et a mis en application tous les moyens possibles pour s’approprier et piller la propriété de ces derniers, dépossédant dans le processus ces quelques Palestiniens qui s’accrochaient à leur terre. Pourtant, Israël n’a jamais admis son pêché originel de nettoyage ethnique.

Se reposant sur une cause morale, Israël affirme représenter les demandes juives de restitution en Pologne. Je me demande : cette même règle ne devrait-elle pas aussi s’appliquer aux Palestiniens ? Israël ne devrait-il pas mettre la même loi morale en avant et reconnaître aux Palestiniens leur droit à la terre, à leurs villages, villes, champs et vergers ?

C’est l’Allemagne nazie, alors occupante de la Pologne qui amena le désastre sur la communauté juive de ce pays. En Palestine, une jeune armée de défense et des groupe paramilitaires juifs commirent des crimes colossaux contre la population indigène (NdT: pas sans rappeler les atrocités commises par les colons du “nouveau monde” sur les populations indigènes du continent des Amériques, dont l’excavation récente de charniers d’enfants au Canada ne représente qu’une petite portion… Nous ne vivons en rien dans un monde “post-colonial” nous vivons en plein dedans, guerre et colonisation étant les marques de fabrique de l’État et des rouages marchands étroitement imbriqués). Alors que l’Allemagne nazie cessa d’exister en 1945, la force de défense israélienne existe toujours quant à elle. Le parti travailliste (qui forma directement le premier gouvernement israélien) est toujours actif et est même un membre de la coalition actuelle de gouvernement en Israël. Le parti du Likoud est une excroissance de l’Irgoun originel et du Stern Gang (tous deux complice de certains des atrocités et massacres commis en Palestine), il est et de loin le plus gros parti politique représenté à la Knesset (parlement israélien). Les institutions israéliennes et sionistes responsables du crime de 1948 n’ont jamais cessé d’exister. Elles n’ont jamais reconnu leurs crimes, et se sont encore moins repenties.

Les survivants de l’holocauste ont été indemnisés de différentes manières pour le crime qui fut commis contre eux par les Européens. Israël a bénéficié de très larges compensations de la part du gouvernement allemand. En revanche, les Palestiniens vivent toujours dans des prisons à ciel ouvert et dans des camps de réfugiés, et sont soumis à des embargos et à des abus incessants.

Le temps est venu pour Israël de reconnaître son horrible passé. Dès maintenant, Israël devrait se rendre à l’évidence que la cause palestinienne ne s’estompe pas et ne disparaît pas dans l’air du temps. Si Israël cherche à se réconcilier avec la région, alors il doit d’abord appliquer à lui-même ce code moral qu’il demande à la Pologne de suivre.

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Gaza, conflit sionisme-Palestine et droit international avec Norman Finkelstein

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« Ils avaient pour habitude de dire que les Palestiniens
se battent comme des héros, maintenant ils disent que les héros
se battent comme des Palestiniens. »

“Les Israéliens n’ont qu’un seul droit, celui de faire leurs valises et de quitter la Palestine !”
~ Norman Finkelstein, 14 mai 2021 ~

Ceci est aussi valable pour les populations de colons des continents de l’Amérique (Nord et Sud) et d’Océanie…
~ Résistance 71 ~

Norman Finkelstein : Israël n’a aucun droit de se défendre contre Gaza

Norman Finkelstein & Jamie Stern-Weiner

Août 2018

Selon le droit international, tout type de recours à la force à Gaza est interdit à Israël, quelles que soient les circonstances.

Source : http://normanfinkelstein.com/2018/07/28/israel-has-no-right-to-self-defense-against-gaza/

Traduction : lecridespeuples.fr

Depuis le 30 mars 2018, date à laquelle les manifestations largement non violentes à Gaza ont commencé, la communauté internationale a fermement condamné les attaques armées israéliennes.

Une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies a « déploré tout recours à la force excessif, disproportionné et indiscriminé par les forces israéliennes contre des civils Palestiniens », tandis que le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies dénonçait « l’usage disproportionné et indiscriminé de la force ». Après que des snipers israéliens aient tué Razan al-Najjar, une ambulancière palestinienne non armée âgée de vingt-et-un ans, le coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient a averti Israël qu’il « devait calibrer son utilisation de la force ». Dans un rapport accablant, Human Rights Watch a conclu que « le recours répété par les forces israéliennes à la force létale dans la bande de Gaza… contre des manifestants qui ne représentaient aucune menace imminente pour la vie peut constituer des crimes de guerre ».

Bien que ces condamnations soient les bienvenues, la question reste néanmoins de savoir si elles vont assez loin. En termes simples, est-ce qu’Israël a le droit de recourir à la force, de quelque manière que ce soit et quelles que soient les circonstances, contre la population de Gaza ?

Le débat juridique en cours porte sur deux questions interdépendantes :

  • Les snipers israéliens ont-ils recouru à une force « excessive » ou « disproportionnée » contre les manifestants (comme l’affirment les critiques), ou la quantité de force déployée était-elle nécessaire pour empêcher les manifestants de franchir la clôture (comme Israël le prétend) ?
  • La conduite d’Israël à l’égard des manifestations à Gaza est-elle régie par les lois relatives aux droits de l’homme (comme le prétendent les critiques) ou par le droit international humanitaire (comme Israël le prétend) ? Le droit international humanitaire s’applique dans les situations de conflit armé, tandis que les lois relatives aux droits de l’homme régissent l’application des lois nationales. La différence est importante, car les lois relatives aux droits de l’homme imposent des contraintes plus strictes à l’emploi de la force.

Dans ces deux controverses, toutes les parties partent d’une prémisse commune : Israël a le droit de recourir à la force pour empêcher les habitants de Gaza de franchir la clôture. Le différend se résume à cette question : quelle quantité de force est légitime ? Les critiques qui allèguent une force « disproportionnée » ou « excessive » légitiment tacitement le recours par Israël à une force « proportionnée » ou « modérée », tandis que ceux qui insistent sur l’applicabilité des lois relatives aux droits de l’homme considèrent que le recours à la force par Israël est légitime en cas de « menace imminente » à la vie d’un sniper.

Cette présomption existe même au pôle le plus critique du débat sur Gaza. Le groupe israélien de défense des droits de l’homme B’Tselem a condamné comme « illégal » le recours à la force létale par Israël contre des personnes non armées qui « s’approchaient de la clôture, l’endommageaient ou tentaient de la franchir ». Mais il a concédé « [qu’] évidemment, l’armée a le droit d’empêcher de telles actions, et même de détenir les individus qui tentent de les mener à bien ». Un haut responsable de Human Rights Watch a déclaré que le recours par Israël aux balles réelles à Gaza était « illégal ». Mais il a suggéré que « le recours à des moyens non létaux tels que le gaz lacrymogène, le skunk [liquide chimique pestilentiel] et les billes d’acier revêtues de caoutchouc » serait considéré légal. Le Comité international de la Croix-Rouge a averti Israël que « la force létale ne devait être utilisée qu’en dernier recours et lorsqu’elle est impérieusement requise pour protéger la vie [d’Israéliens] ». Même les principales organisations palestiniennes de défense des droits de l’homme ont qualifié l’usage de la force par Israël d’ « excessif », d’ « indiscriminé » et de « disproportionné » plutôt que d’intrinsèquement illégal.

Mais le fait est qu’Israël ne peut légitimement revendiquer aucun droit de recourir à la force de quelque manière que ce soit à Gaza, que cet usage de la force soit modéré ou excessif, proportionné ou disproportionné, que les manifestants soient armés ou désarmés, qu’ils constituent une menace imminente pour la vie ou pas. Si ce fait n’est pas de notoriété publique, c’est parce que le débat actuel ne tient pas compte de réserves décisives du droit international et des abrégés de la situation spécifique à Gaza.

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Ce que dit le droit international

Pour justifier son usage de la force à Gaza, Israël revendique le droit d’empêcher toute intrusion étrangère sur son territoire souverain. Un commentateur juridique israélien observe que cette préoccupation déclarée pour le caractère sacré de la « frontière » de Gaza est sélective et opportuniste. Israël envahit Gaza à volonté ; ce n’est que lorsque les Palestiniens cherchent à traverser la clôture dans l’autre sens que celle-ci devient sacro-sainte. Cette hypocrisie mise à part, le prétendu droit à la légitime défense d’Israël n’a toujours aucun fondement juridique. Au contraire, le recours à la force par Israël est contraire au droit international.

Les Palestiniens de Cisjordanie —y compris Jérusalem-Est— et de Gaza luttent pour obtenir leur « droit à l’autodétermination », qui a été reconnu et validé sur le plan international (Cour internationale de justice). Comme le souligne James Crawford, éminent juriste, le droit international interdit le recours à la force militaire « par une puissance administrante pour réprimer l’insurrection populaire généralisée dans une unité d’autodétermination », tandis que « le recours à la force par une entité non-étatique dans l’exercice d’un droit à l’autodétermination est juridiquement neutre, c’est-à-dire qu’il n’est aucunement réglementé par le droit international. »

Les manifestants à Gaza ont choisi de recourir à la non-violence pour obtenir leurs droits internationalement reconnus —une tactique que, bien sûr, le droit international n’interdit pas non plus. Mais cette décision prudente n’est pas une exigence légale. Même si les habitants de Gaza décidaient d’utiliser des armes contre les snipers israéliens qui entravent leur droit à l’autodétermination, le recours à la force militaire par Israël serait toujours légalement interdit.

La répartition des droits et des devoirs dans le discours occidental conventionnel —qui accorde de fait à Israël le droit d’utiliser la force violente pour se défendre contre les habitants de Gaza, alors qu’elle les oblige à mener leur lutte pour l’autodétermination de manière non-violente— bouleverse le droit international.

On pourrait objecter que dans la mesure où Israël est un occupant belligérant à Gaza, il a le droit, en vertu de la quatrième Convention de Genève de 1949, d’utiliser la force pour maintenir l’ordre public. Mais cette objection n’est pas recevable pour trois raisons.

Premièrement, la quatrième Convention de Genève oblige un occupant belligérant à subvenir aux besoins et à assurer le bien-être de la population occupée. En effet, la « Protection des civils en temps de guerre » est la raison d’être de cette Convention. Israël, cependant, a soumis la population civile de Gaza à un siège prolongé qui constitue une « punition collective » illégale selon le Comité international de la Croix-Rouge, et qui a rendu Gaza physiquement « invivable » selon l’ONU. La quatrième Convention de Genève ne garantit pas le droit d’Israël à préserver l’ordre à Gaza alors même qu’il viole de manière flagrante son obligation complémentaire de protéger le bien-être de la population civile de Gaza. De fait, les troubles qu’Israël prétend avoir le droit de réprimer découle directement du blocus criminel qu’il a imposé.

Deuxièmement, même si Israël est qualifié d’occupant belligérant à Gaza, le droit d’un peuple à l’autodétermination est une norme impérative (jus cogens) du droit international, à laquelle aucune dérogation n’est possible. Si, comme c’est ici le cas, le droit de l’occupation belligérante empiète sur le droit à l’autodétermination, le droit de Gaza à l’autodétermination l’emporte sur le droit d’Israël de maintenir l’ordre ; et si, comme c’est ici le cas, la lutte pour l’autodétermination est menée de manière non-violente, alors le prétendu droit d’Israël d’utiliser la force armée pour maintenir l’ordre est manifestement infondé.

Troisièmement, de fait, l’occupation de Gaza par Israël est désormais illégale, et Israël a par conséquent renoncé à ses droits d’occupant belligérant. La Cour internationale de Justice a statué en 1971 que puisque l’Afrique du Sud avait refusé de mener des négociations de bonne foi pour mettre fin à son occupation de la Namibie, cette occupation était devenue illégale. Le refus d’Israël, depuis plus d’un demi-siècle, de mener des négociations de bonne foi sur la base du droit international pour se retirer de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et de Gaza, a également eu pour effet de délégitimer son occupation.

Il y a également une autre dimension juridique primordiale qui a été ignorée. C’est un principe fondamental du droit international qu’aucun État ne peut recourir à des mesures violentes avant d’avoir épuisé tous les « moyens pacifiques » (Charte des Nations Unies, article 2). Ce principe est aussi sacré pour la primauté du droit que le serment d’Hippocrate analogue, primum non nocere (avant tout, ne pas nuire), l’est pour la médecine. L’élan derrière les manifestations à la clôture de Gaza est le siège illégal d’Israël, et leur objectif est d’y mettre fin. Même le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a concédé : « Ils étouffent économiquement, et par conséquent, ils ont décidé de foncer sur la clôture ».

Si Israël veut protéger ses frontières, il n’a pas besoin de recourir à la coercition létale ou non-létale. Il lui suffit simplement de lever le siège. L’équipe de choc du Président Donald Trump pour le Moyen-Orient —son beau-fils Jared Kushner, l’ancien avocat en droit de la faillite David Friedman, l’ancien conseiller juridique de l’Organisation Trump Jason Greenblatt, et l’ancien gouverneur de Caroline du Sud Nikki Haley— allèguent, au contraire, que c’est le Hamas qui « maintient les Palestiniens de Gaza en captivité » et est « le premier responsable… de la perpétuation des souffrances du peuple de Gaza ». Mais s’ils sont tombés dans le terrier d’Alice (au pays des merveilles, dans un monde complètement absurde), nous ne sommes pas tenus de les y suivre. « Israël, en tant que puissance occupante », a statué le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (l’autorité en la matière), « doit lever le blocus qui viole… la quatrième Convention de Genève interdisant les sanctions collectives et empêche la réalisation d’un large éventail de droits de l’homme. »

De plus, le Hamas a constamment offert à Israël une trêve de longue durée (hudna) en échange de la fin du siège, et il a réitéré cette proposition tout au long des manifestations actuelles. Le 7 mai, une semaine avant qu’Israël tue plus de soixante manifestants à Gaza, Haaretz a rapporté que « les dirigeants du Hamas » avaient « transmis à Israël des messages indiquant leur volonté de négocier un cessez-le-feu de longue durée » en échange de, entre autres choses, « l’assouplissement du siège ». « Le Hamas continue de transmettre des messages aux autorités (civiles et militaires israéliennes) chargées de la défense selon lesquels il est toujours  intéressé par une « hudna », a révélé un correspondant militaire israélien chevronné quelques jours plus tard. « Le Hamas lui-même a transmis l’année dernière à Israël différentes versions d’une hudna restreinte ou élargie, qui comprend non seulement Gaza mais aussi la Cisjordanie ».

L’armée israélienne a pris au sérieux ces offres de cessez-le-feu : « Le Hamas, selon les services de renseignement, est prêt à parvenir à un accord ». En effet, un officier supérieur a vivement insisté sur le fait que c’était « le moment de parvenir à un accord avec le Hamas », exhortant le gouvernement israélien à saisir cette occasion afin de prévenir « d’autres escalades armées ». Mais les autorités israéliennes n’étaient pas intéressées : « Les exigences et les conditions du Hamas n’ont jamais été discutées, car Israël refuse de parler au Hamas ». Le rejet par Israël de cette étape préliminaire pacifique constitue une double violation du droit international : l’imposition d’un blocus illégal et le recours illicite à la force armée lorsque les moyens pacifiques n’ont pas été épuisés.

Un droit d’empoisonner les enfants ?

Un des principes du droit est qu’aucun droit ne peut découler d’actes illégaux (ex injuria non oritur jus), et il est évident que le droit à la légitime défense n’existe pas dans toutes les situations. Un violeur ne peut prétendre à la légitime défense si la victime le martèle de coups de poing. Un propriétaire de théâtre n’a pas le droit de se défendre si les spectateurs s’en prennent à lui après qu’il ait mis le feu à l’édifice et les empêche de fuir. Le comportement d’Israël vis-à-vis de Gaza entre dans cette catégorie d’actes qui rendent nul et non avenu le droit à la légitime défense. S’il en était autrement, cela équivaudrait à valider le droit d’utiliser la force militaire pour maintenir une occupation illégale aggravée par un siège illégal.

S’il est malgré tout largement admis qu’Israël a le droit de recourir à la force pour empêcher les Gazaouis de violer sa « clôture frontalière », c’est parce que de savantes arguties sur les considérations d’ordre technique du droit ont occulté les enjeux humanitaires de la situation.

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Qu’est-ce qu’est Gaza ?

L’étroite bande côtière compte parmi les zones les plus densément peuplées de la planète. Plus de 70% de ses deux millions d’habitants sont des réfugiés, tandis que plus de la moitié —un million— sont des enfants de moins de dix-huit ans. Pendant plus de dix ans, Israël a imposé à ce morceau de territoire un siège dévastateur. Cinquante pour cent de la main-d’œuvre de Gaza est maintenant au chômage, 80% dépend de l’aide alimentaire internationale et 96% de l’eau du robinet est contaminée.

Au début du mois de juillet, Israël a resserré davantage ses restrictions sur les marchandises autorisées à entrer à Gaza et a complètement interdit les exportations ; et par la suite, il a bloqué l’entrée de carburant, provoquant une urgence médicale, car des hôpitaux déjà débordés ont dû fermer. Selon l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme Gisha, cette « mesure radicale de punition collective » constituait un retour aux « périodes les plus difficiles du siège » et équivalait à « une guerre économique ouverte contre la population civile de Gaza ». Cela a été suivi mi-juillet par des attaques aériennes sur des dizaines de cibles à Gaza.

Israël a justifié le siège renforcé et les attaques aériennes en réaction aux cerfs-volants enflammés envoyés au-dessus du périmètre de la clôture par des manifestants de Gaza. Mais ces soi-disant « cerfs-volants terroristes » ont causé des destructions estimées au total à 2 millions de dollars et, selon des sources militaires israéliennes, « ne constituent pas une menace immédiate ou sérieuse ». Comme l’a sobrement rapporté un correspondant militaire israélien, « les dégâts psychologiques causés par les incendies le long de la frontière sont pires que les dégâts réels ». « Toutes ces jérémiades à propos des cerfs-volants me rendent fou », râla un officier israélien de haut rang pour éluder la question des cerfs-volants. « C’est aussi tout le contraire de ce que vous entendez de la plupart des gens qui vivent ici… Les gens disent ouvertement : nous aimons cet endroit, nous voulons vivre ici malgré les incendies. »

« Nous ne sommes pas des terroristes », a plaidé un lanceur de cerfs-volants de l’autre côté de la clôture. « Nous sommes une génération sans espoir et sans horizon qui vit sous un siège suffocant, et c’est ce message que nous essayons d’envoyer au monde. En Israël, ils pleurent sur les champs et les forêts qui ont brûlé. Mais qu’en est-il de nous, qui mourons tous les jours ? » « Les activistes du cerf-volant, principalement des adolescents, ont juré de « continuer… jusqu’à… ce que les exigences du peuple palestinien de lever le blocus » soient satisfaites.

À la fin du mois de juillet, un retour partiel au statu quo ante a été rétabli, Israël permettant à un filet de marchandises d’entrer dans Gaza tandis que le Hamas serrait la bride des cerfs-volants. Mais il y a de fortes chances que les événements récents se reproduisent —manifestations non violentes à Gaza, provocations israéliennes violentes, riposte du Hamas, siège renforcé—, culminant dans un autre assaut militaire israélien qui sera, d’après les menaces du ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman, « plus douloureux que l’opération Bordure protectrice. »

Si et au moment où la nouvelle conflagration arrive(ra), et qu’Israël proclame qu’il ne fait que défendre sa frontière, la riposte rhétoriquement correcte sera que la barrière séparant Gaza d’Israël n’est pas plus une « frontière » que Gaza n’est un État. Le professeur distingué de l’université hébraïque, Baruch Kimmerling, a qualifié Gaza de « camp de concentration », tandis que l’ancien Premier ministre britannique, David Cameron, l’a désignée comme une « prison à ciel ouvert ». L’équipe éditoriale d’Haaretz l’a appelé un « ghetto », le journal The Economist une « déchetterie humaine » et le Comité international de la Croix-Rouge un « navire en perdition ». Gaza est ce que le responsable en chef des droits de l’homme de l’ONU a appelé un « bidonville toxique » dans lequel toute une population civile est « enfermée de leur naissance jusqu’à leur mort ».

Est-ce qu’Israël a le droit d’utiliser la force pour incarcérer le million d’enfants de Gaza dans un « ghetto » ou un « bidonville toxique » ? Les habitants de Gaza n’ont-ils pas le droit de s’évader d’un « camp de concentration » ?

Aujourd’hui, trouve-t-on des gens qui débattent pour savoir si l’Allemagne nazie a utilisé ou non une force « excessive » et « disproportionnée » pour réprimer le soulèvement du Ghetto de Varsovie ? Qui se demande maintenant si l’Allemagne nazie avait un « droit à la légitime défense » contre l’Organisation juive de combat —qui a résisté les armes à la main ? De telles questions sont-elles seulement concevables ?

On pourrait objecter que Gaza n’est pas le Ghetto de Varsovie. Mais comme l’a remarqué un journaliste israélien qui a servi à Gaza lors de la première Intifada, « le problème ne réside pas dans la similitude… mais dans le fait qu’il n’y ait pas assez de manque de similitude ». L’Organisation mondiale de la santé a déclaré que « plus d’un million de personnes dans la bande de Gaza risquent de contracter des maladies hydriques », tandis qu’un expert israélien prédit que Gaza sera bientôt envahie par des épidémies de typhus et de choléra comme celles qui ont décimé les Juifs dans le Ghetto de Varsovie.

L’objectif principal du droit international humanitaire est de protéger les civils des ravages de la guerre. L’objectif principal du droit international relatif aux droits de l’homme est de protéger la dignité des personnes. Comment l’un ou l’autre de ces corps de lois pourrait-il donc être utilisé pour justifier un recours à la force —quel qu’elle soit— conçu pour piéger des civils dans un enfer dans lequel ils sont avilis, tourmentés et tués ?

Si, à titre spéculatif, on reconnaissait à Israël le droit légal d’utiliser la force pour empêcher les habitants de Gaza d’échapper à leur « prison », cela exposerait simplement la profonde inadéquation de la loi.

Dans son opinion dissidente sur l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) de 1996 sur la légalité de la menace ou de l’emploi d’armes nucléaires, le juge Weeramantry a relevé l’ironie suivante : la CIJ condamne le recours aux balles « dum-dum » (éclatant à l’impact pour maximiser les dégâts sans tuer), mais rechigne à condamner l’utilisation d’armes nucléaires. « Il semblerait étrange, écrit-il, que l’expansion dans le corps d’un seul soldat d’une seule balle soit une cruauté excessive que le droit international ne peut tolérer depuis 1899, mais que l’incinération en une seconde de cent mille civils ne le soit pas ». Le juge Weeramantry a ensuite fait remarquer :

« Chaque branche de la connaissance tire bénéfice d’un processus consistant à prendre de temps en temps du recul vis-a-vis d’elle-même et à se scruter objectivement pour détecter les anomalies et les absurdités. Si une anomalie ou une absurdité flagrante devient apparente mais n’est pas remise en question, cette discipline risque d’être perçue comme *se noyant* dans ses propres considérations techniques. »

L’idée qu’Israël aurait le droit d’enfermer de force un million d’enfants dans un espace invivable est une absurdité, et les avocats qui se demandent si Israël a utilisé ou non une force « excessive » pour empêcher les Gazaouis de fuir leur ghetto *se noient* dans leurs considérations techniques.

« Des êtres humains innocents, pour la plupart des jeunes », a observé Sara Roy, du Centre d’études sur le Moyen-Orient de l’Université de Harvard, « sont en train d’être lentement empoisonnés par l’eau qu’ils boivent et probablement par le sol dans lequel ils plantent ».

La seule question moralement saine posée par la situation à Gaza est la suivante : Israël a-t-il le droit, au nom de la « légitime défense », d’empoisonner un million d’enfants ?

Il est consternant que cette simple question n’ait pas seulement été contournée, mais ne soit même pas visible dans le débat actuel.

Norman G. Finkelstein est l’auteur de nombreux ouvrages sur le conflit israélo-palestinien. Son dernier livre s’intitule Gaza : enquête sur son martyre.

Jamie Stern-Weiner est le rédacteur en chef de Moment de vérité : Les questions les plus difficiles sur Israël et la Palestine.

= = =

5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

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La cause palestinienne (Naïm Qassem)

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La cause palestinienne

Le point de vue du Hezbollah

Naïm Qassem

Extrait du livre “Hezbollah, son histoire de l’intérieur” de N. Qassem, version anglaise 2005

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Notre traduction de très larges extraits du livre en format PDF

[…]

IV. La cause palestinienne

Note de R71: Ce segment fait 34 pages en anglais, est à lire en entier dans quelque version que ce soit. Qassem résume parfaitement ici en ces quelques pages, ce que bien d’autres auteurs n’ont pas pu faire en 300 pages ou plus…

Le projet sioniste et les étapes de la fondation

L’histoire moderne du XXème siècle n’a pas été témoin d’une situation comparable à celle des Palestiniens. Des sionistes du monde entier s’en vinrent en Palestine pour occuper la terre et forcer à l’exode la majorité de sa population existante, le tout sous le gardiennage de la “communauté internationale”. L’occupation sioniste de la Palestine devint un droit affirmé international, tandis que les demandes de ré-instauration de plein droit des Palestiniens sur leur terre étaient perçues comme une agression inacceptable. Le Conseil de Sécurité de l’ONU a agi seulement en faveur et en soutien de cette vision déformée. Il est incorrect de dénommer et de classer cette cause comme simplement une dispute ou une rivalité, car c’est un grand crime contre l’humanité.

La première conférence mondiale sioniste s’est tenue du 19 au 31 août 1897 à Bâle, en Suisse, sous le directorat de Theodore Herzl. La conférence appelait à une “patrie pour les juifs en Palestine”.

[…] Quelques uns cherchèrent des explications dans la Torah promettant que le “peuple élu de Dieu” devra contrôler la Palestine, tandis que d’autres considéraient que la présence des juifs dans une endroit géographique spécifique serait la solution à la souffrance à laquelle ils ont été soumis dans un grand nombre de pays européens et russe. […] De la sorte, le projet sioniste fut établi avec un fort point de focalisation sur le fanatisme religieux et le préjudice sémite, utilisant des méthodes les plus draconiennes pour parvenir à leurs objectifs.

Il ne fut donc pas étrange que la voracité pour l’occupation de la terre de Palestine augmente de jour en jour, d’abord avec les saisies de terres et de villages, suivies par une guerre de gangsters menée contre les Palestiniens (menée sous les auspices de la Grande-Bretagne durant le mandat britannique sur la Palestine, plus tard culminant avec la déclaration d’un état juif sur une terre palestinienne occupée en 1948. Subséquemment, toute la Palestine fut occupée ainsi que certaines parties des pays voisins comme l’Egypte, la Syrie et la Jordanie), occupées en 1967. L’entité sioniste continua son expansion territoriale et ses affirmations légales, car la fondation de base du mouvement sioniste raciste est le mouvement d’expansion, un objectif soutenu par des fondements religieux tirés de la Torah. D’après celle-ci la Palestine est un héritage du peuple d’Israël dont les vies ne se stabiliseront pas sauf au travers de l’expulsion des habitants originels de la Palestine.

[…]

Les Britanniques reconnurent la création de l’entité sioniste, s’assurant que la Palestine demeurait dans le cadre de leur mandat colonial ainsi que le stipulait les accords Sykes-Picot de 1916 entre la France et la Grande-Bretagne, les deux vainqueurs de la 1ère guerre mondiale. Le gouvernement britannique émit ensuite la déclaration de Balfour le 2 novembre 1917, une lettre écrite par le ministre britannique des affaires étrangères d’alors, Arthur James Balfour et adressée à Lord Rothschild.

[…]

Le soutien américain à Israël

[…] Le soutien des Etats-Unis à Israël est exprimé au travers de la mise à disposition de ces circonstances qui servent à exercer une agression sur le peuple palestinien afin de dessiner les contours géographiques et politiques d’Israël, de s’assurer que les Palestiniens acquiescent et de sécuriser une signature palestinienne qui ne servirait qu’à légitimer Israël et à minimiser ses peurs existentielles.

[…] Nous en sommes parvenus à ces conclusions:

  1. La création d’une entité sioniste sur la terre de Palestine représente une agression manifeste sur le paisible peuple palestinien et remplace une population par une autre, dispersant de ce fait, les véritables propriétaires aux quatre vents et les places en confrontation directe avec un groupe international d’extorqueurs. Ceci n’est pas un conflit frontalier entre deux pays voisins. C’est le déracinement d’une nation et d’un peuple, la substitution de l’un par l’autre.
  2. Les justifications historico-religieuses qui remontent à plus de 3000 ans et la rationalisation nationaliste parlant d’un désir de création d’un état juif ne légitiment en rien la création de celui-ci en Palestine, car les changements qui se sont produits dans l’histoire sont des faits du passé et chaque nation de ce monde possède une histoire qui est différente de la présente. La paix dans le monde ne pourra se réaliser que si les nations et les populations manifestent, expriment leur existence et réaffirment la liberté et l’indépendance de leurs peuples.
  3. Le soutien absolu pour la création d’une telle entité sioniste fut accordé d’abord par la Grande-Bretagne puis par les super-puissances, les Etats-Unis et l’URSS, ainsi que la France (qui a partagé la récompense issue de la 1ère guerre mondiale avec la Grande-Bretagne…). Si ce n’était pour cette conspiration internationale qui a persisté soit individuellement ou au travers de l’ONU, Israël n’aurait jamais pu survivre.
  4. Le plan israélien a continué d’être exprimé par son expansion militaire et l’imposition forcée de ses conditions jusqu’à ce que l’occupation atteigne des parties des pays arabes voisins comme la Syrie, l’Egypte, la Jordanie et le Liban. Les résolutions internationales ne représentaient que des interludes durant lesquelles Israël réorganisait sa stratégie d’occupation en préparation d’une nouvelle extension de son hégémonie…

Si on se base sur les conclusions énoncées, la discussion ne s’arrête donc pas aux frontières d’Israël, mais se transcende pour inclure le projet qui pèse sur la vie de toutes les nations arabes, un plan qui avance vite et dangereusement. A chaque phase, de nouvelles terres sont arrachées et une nouvelle réalité est créée, faisant pauser le complot sans l’arrêter pour autant. Le moyen de l’arrêter est de le refuser en résistant, par la confrontation directe ou l’intifada, le refus, l’auto-défense et la persévérance.

[…]

Le ciblage des civils israéliens

Frapper la sécurité d’Israël affecte quoiqu’il en soit les civils israéliens, ce qui posent deux problèmes: celui de questionner la pureté des actions légitimes de résistance et celui d’avoir des répercussions dans la sphère internationale pour le soutien de la cause palestinienne. Une vision plus compréhensive changerait sans aucun doute l’impression colportée, car l’armée israélienne est engagée dans le processus de tuer à la fois les combattants de la résistance et des civils, que ce soit chez eux dans leurs maisons, sur leurs lieux de travail et en utilisant tous les moyens possibles pour y parvenir, des raids aériens aux tirs de tireurs embusqués en passant par des attentats à la bombe. Ceci est considéré comme une méthode efficace pour handicaper les actions de la résistance. Les colons israéliens sont armés et leur acompte des meurtres de civils palestiniens sous la bannière de “l’auto-défense” ou des représailles est demeuré pour le moins ignoré. Les Palestiniens doivent faire face à un très haut degré de racisme dans les territoires occupés.

Comment les Palestiniens devraient-ils réagir pour se défendre ? Il n’y a pas d’alternative à une activité de résistance qui cible en tout premier lieu l’armée israélienne ; mais lorsque ces membres de l’armée s’aliènent et cherchent refuge dans des villages et des villes se protégeant derrière un bouclier humain et lorsque les colons israéliens continuent d’assassiner et d’agresser, transformant ainsi la population civile israélienne en une forme d’armée, alors la cible devient la société de militants.

[…] L’opinion des nations du monde et de la “communauté internationale” ne peut pas s’accommoder de la justesse de la cause palestinienne, de la sorte la question de sa légitimité ne peut pas être ternie. L’opinion est plutôt fondée sur l’idée qu’Israël est opprimée et qu’elle peut répliquer comme bon lui semble. On demande aux Palestiniens de supporter l’injustice et on les punit lorsqu’ils entreprennent des actions défensives. La bannière de la protection des civils n’est dressée que devant les visages palestiniens, ce qui démontre le biais international de mettre en accusation et sous siège tout succès palestinien.

De l’autre côté, les Israéliens ne sont en aucun cas soumis à autant de pression. On leur laisse libre-court du choix des méthodes et des mesures à prendre et ce indépendamment de l’aspect criminel de celles-ci.

[…] L’histoire sioniste regorge de violations des droits humains les plus fondamentaux. Citons en simples exemples toutes ces images de massacres. d’occupation, d’expulsions et d’agressions vues au travers des médias. L’annexion de la Palestine est jonchée de ces massacres de populations civiles comme à Deir Yassin (1948) et Haïfa (1938 et 1948), Kfar Kassem, Khan Younès (1956), Jérusalem (1938), Samiramis (1947), al-Ramlah (1948).

Toutes les cibles furent des civils, hommes, femmes, enfants, et tous ces massacres faisaient partie du plan de domination sioniste établi pour les territoires avant 1948. Les gangs d’assassins sionistes ont perpétré ces massacres en bénéficiant de la couverture et du gardiennage du gouvernement britannique. L’armée israélienne plus tard, mit en place ces actions ouvertement sous un plan organisé ciblant les civils en utilisant le prétexte de la protection pour les colons s’installant. Ceci n’est que la preuve que le projet sioniste, dans toute sa puissance, est incapable de parvenir à ses objectifs sauf au moyen de massacres. Bien des gouvernements israéliens qui se sont succédés ont suivi exactement le même chemin, tandis que la communauté internationale se murait dans un silence assourdissant, ne faisant rien pour condamner ou même empêcher de tels crimes.

Focaliser sur le ciblage de la sécurité d’Israël touche là où cela fait mal et flotte sur un chemin incomparable avec les massacres initiés par les sionistes, car c’est un acte d’auto-défense, une réaction à une agression. Les voix qui s’élèvent pour condamner les Palestiniens ne sont qu’une forme suspicieuse de soutien à l’agression sioniste, car lorsque cette condamnation n’est adressée qu’aux Palestiniens, ceci ne sert qu’à donner une couverture politique nécessaire à l’occupation expansionniste.

Dans le contexte du ciblage de la sécurité d’Israël, des résultats rapides ne sont pas de mise. Une pierre se désintègre longtemps après avoir été soumise à l’érosion de gouttes d’eau.

Une telle menace continue à la sécurité d’Israël l’affaiblit et disperse ses pouvoirs, révélant aux nations du monde la difficulté de son existence.

[..] Malgré un favoritisme de plus d’un siècle en faveur d’Israël, de possibles changements sur la scène internationale doivent être pris en considération. Tous les empires qui ont régné dans l’histoire ont un jour cessé d’exister et la chute de l’URSS n’est qu’un signe contemporain de l’ordre universel qui dicte la montée et la prospérité des nations puis leur déclin et leur effondrement.

[…]

La responsabilité des Arabes et des musulmans

Les Arabes et les musulmans sont responsables de fournir à Jérusalem et au reste de la Palestine soutien et assistance. Ceci est vrai à la fois à cause du commandement religieux de défendre le sanctifié et de refuser son occupation et son oppression et donc de réfuter l’établissement agressif israélien et ses aspirations expansionnistes.

Ce qui est requis est la consécration de la lutte palestinienne comme une cause centrale de la nation entière de l’Islam, mobilisant et amassant ainsi le potentiel financier, médiatique, culturel, politique et militaire pour le succès de cet objectif.

[…]

= = =

Notre traduction du livre de Naïm Qassem “Hezbollah, son histoire de l’intérieur”, 2005

Handala2

Palestinelibre
Solidarité Union Persévérance Réflexion Action Résistance !

Action directe anti-Israël : Des dockers italiens refusent l’embarquement d’un navire chargé d’armes à destination de l’entité sioniste…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , on 16 mai 2021 by Résistance 71

Hertzl1
Sionisme, colonialisme et nettoyage ethnique

En plus des manifestations prenant place en Europe à Londres, Berlin, Madrid, celle interdite bien sûr à Paris dans cette France si “démocratique”, les dockers italiens passent à l’action directe… Excellente nouvelle qe de voir la pourriture impérialiste coloniale occidentale arrêtée même si temporairement.
~ Résistance 71 ~

Italie : des dockers refusent l’embarquement d’un bateau chargé d’armes à destination d’Israël

Al Manar

15 mai 2021

url de l’article : https://french.almanar.com.lb/2069652

Le site d’information Révolution Permanente a rapporté que le vendredi 14 mai, les associations The Weapon Watch et l’Observatoire sur les armes dans les ports européens et méditerranéens ont alerté dans un communiqué sur la présence d’un bateau chargé d’armement à destination de l’entité sioniste.

Venant de Marseille puis de Gênes, il devait arriver le vendredi à Livourne puis continuer à destination d’Ashdod et Haïfa, deux ports israéliens en Palestine occupée.

Dans un communiqué, l’Union Syndicale de Base des Dockers dénonce la destination vers laquelle il est sensé aller, à savoir le port israélien d’Ashdod. Ils exigent des contrôles urgents du contenu de ce bateau, par l’Autorité Portuaire, la Capitainerie de Port et l’ASL Médecine du Travail. Ils ont également découvert des dizaines de véhicules militaires blindés présents sur les quais et prêts à être chargés.

Dans leur communiqué, l’Union des Syndicats de Base ainsi que le CALP (Collectif Autonome des Travailleurs Portuaires) annoncent qu’ils appellent à un débrayage ce samedi à Livourne, « en solidarité avec la population palestinienne et pour demander l’arrêt immédiat des bombardements sur Gaza, ainsi que l’arrêt de « l’expropriation » des maisons palestiniennes qui vivent sous occupation militaire depuis des années  ».

xenomorph_veloSionisme de course…

Résistance au colonialisme : Palestine.. L’état sioniste a volontairement mis le feu aux poudres.. Le plan d’attaque de Gaza est vieux de près d’un an…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 mai 2021 by Résistance 71

 

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Salve de la résistance palestinienne

 

« Les trois axiomes de la politique intérieure d’Israël » (extrait du livre d’Ilan Pappe « The Ethnic Clearing of Palestine », 2006 page 239), traduit de l’anglais par Résistance 71

« La première des trois lignes de conduite, ou plutôt axiomes, d’Israël est que le conflit israélo-palestinien a son origine en 1967. Pour le résoudre tout ce dont on avait besoin était un accord qui déterminerait le statut futur de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. En d’autres termes, comme ces zones ne constituent que 22% du territoire de la Palestine, Israël a réduit d’un coup de crayon toute résolution de paix à seulement une toute petite partie du territoire originel palestinien. Non seulement cela, mais Israël demandait et continue à demander aujourd’hui, toujours plus de compromis territoriaux, soit en résonance avec l’approche économique favorisée par les Etats-Unis ou comme dictés par une carte sur laquelle les deux camps politiques se sont mis d’accord en Israël.

Le second axiome est que tout ce qui est visible dans ces zones, la Cisjordanie et la bande de Gaza, peut toujours encore être divisé et que ces divisions, cette faculté à toujours plus diviser, est une des clefs du processus de paix. Pour Israël, cette division du visible inclut non seulement la terre mais aussi le peuple et les ressources naturelles.

Le troisième axiome israélien est que rien de ce qui s’est produit avant 1967, incluant la Nakba et le nettoyage ethnique, ne sera jamais négociable. Les implications ici sont très claires: cela retire complètement de l’équation du processus de paix le problème des réfugiés et met directement sur la touche et sans appel le droit des Palestiniens au retour à la terre. »

 

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Palestine occupée : L’état sioniste a mis délibérément le feu aux poudres

 

Par Adnan Abu Amer

 

9 mai 2021

 

Url de l’article en français:
https://www.chroniquepalestine.com/palestine-occupee-etat-sioniste-a-mis-deliberement-feu-aux-poudres/

 

À un moment où les affrontements dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem occupée se poursuivent, les milieux militaires et policiers israéliens ont exprimé des inquiétudes quant à la poursuite du soulèvement qui a éclaté à la porte de Damas et à la mosquée Al-Aqsa.

Ces événements ont été suivis par la série de roquettes lancées depuis la bande de Gaza vers les territoires occupés, en solidarité avec Jérusalem.

Pendant ce temps, l’intensité des critiques en Israël concernant la façon dont les services de sécurité et l’armée d’occupation avaient reculé devant les missiles de Gaza après avoir capitulé à la porte de Damas est devenue plus intense.

Cela a accordé au Hamas une victoire morale supplémentaire qui obligera Israël à faire face à plus de confrontations à l’avenir, alors que les médias et les plateformes de médias sociaux à Jérusalem et dans tout le monde arabe ont été envahis par un titre final et décisif : Israël est vaincu.

Les affrontements qui ont suivi l’installation de barrages militaires à l’entrée de la porte de Damas sont un autre épisode à ajouter aux événements, y compris le retrait des portes électroniques à l’esplanade des mosquées, l’échange de prisonniers avec le Hamas, la première Intifada et de nombreux autres jalons dans l’histoire.

Les sionistes ont payé cher ces événements, malgré la désinformation commanditée via les médias israéliens.

Le rejet israélien de la politique des autorités d’occupation visant à contenir les affrontements à la porte de Damas s’est encore intensifié, car immédiatement après la suppression des points de contrôle, des centaines de jeunes Palestiniens se sont rassemblés et ont scandé des slogans en soutien à Mohammed al-Daif, actuel dirigeant d’Izz Ad-Din Al-Qassam (branche militaire du Hamas).

“Le chef d’état-major des Brigades Izz ad-Din al-Qassam, Mohammed Deif, salue les citoyens palestiniens du quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem occupée pour leur détermination.
Il confirme que la résistance palestinienne et les dirigeants des Brigades Al-Qassam suivent avec attention ce qui se passe dans le quartier.
Le chef d’état-major envoie un dernier avertissement clair à l’occupation israélienne et aux colons, que s’ils ne cessent pas immédiatement leur agression contre notre peuple dans le quartier de Sheikh Jarrah, nous ne resterons pas les bras croisés et nous leur ferons payer un prix très élevé.”
Hamas.ps

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Al-Daif a menacé d’élargir la portée des affrontements si les restrictions imposées aux habitants de Jérusalem étaient maintenues, ce qui signifie que la défaite et la reddition israélienne devant la victoire héroïque du peuple de Jérusalem ont donné aux Palestiniens une autre victoire morale.

Les décisions d’Israël dans la ville sainte occupée ont poussé les Palestiniens à déployer leur énergie pour monter d’un cran leur mobilisation à Jérusalem, en Cisjordanie et à Gaza. D’un autre côté, on peut dire que tous les facteurs et indicateurs ont notablement évolué, indiquant que l’opération de la résistance à Naplouse peut alimenter des attaques ultérieures de même nature, ou dans le cadre d’un plan d’escalade bien conçu.

Immédiatement après les attaques en Cisjordanie, la machine de communication du Hamas a commencé à fonctionner 24 heures sur 24. Les porte-parole du mouvement ont salué les attaques et les ont reliées sans hésitation aux violents affrontements à Jérusalem, alors que la semaine à venir sera déjà chargée d’événements et de dates importantes, augmentant la tension et incitant les parties impliquées à aller vers une nouvelle escalade.

Le dernier vendredi du Ramadan est le 7 mai, et la nuit de Qadr sera célébrée le dimanche (la nuit du 27e jour du mois sacré), suivie le lendemain de la Journée juive de Jérusalem, célébrée cette année pendant le mois de Ramadan.

Si cela ne suffit pas, une semaine plus tard vient le jour de la Nakba, sachant que les troubles à Jérusalem n’ont pas diminué après l’ouverture de la porte de Damas et la suppression des barrages militaires israéliens. Par conséquent, les Palestiniens sont très désireux de rallumer la flamme de la résistance à Jérusalem.

Après les violents événements de Jérusalem, le Hamas tente de stopper l’expulsion des familles palestiniennes du quartier de Sheikh Jarrah, incitant fortement la population de Jérusalem-Est à descendre dans la rue.

La politique israélienne actuelle a été liée à ce que l’extrême droite considère comme un recul dans l’approche habituelle à l’égard des organisations palestiniennes. Les secteurs les plus violents de la société israélienne ont renoncé à exiger que le gouvernement frappe le Hamas par une débauche de violence armée, comme à l’habitude. Cependant, des personnalités israéliennes ont lancé des appels désespérés à l’action, répétant en boucle que “le Hamas va toujours vers l’escalade” et attribuant aux initiatives égyptiennes de médiation, l’apparente volonté israélienne de mettre un terme aux affrontements.

Face au Hamas, l’appareil répressif israélien a peur de lancer une campagne générale contre le mouvement et de devoir payer un prix sanglant, ajoutant à cela les effets des rapports de La Haye et de Goldstone.

Entre autres faits, cela hante encore les autorités d’occupation, comme un soulèvement en Cisjordanie et la conviction que toute opération militaire contre le Hamas les forcerait à réoccuper la bande de Gaza, 16 ans après leur retrait.

Israël reste réticent à entreprendre une action militaire contre le mouvement du Hamas et, en règle générale, le public israélien est d’accord avec cette réticence. Les Israéliens qui supportent la fin du siège de Gaza ont peur de paraître stupides si l’armée israélienne s’avérait incapable de garantir la sécurité sans contrôle du territoire aujourd’hui assiégé. Quant aux critiques, il veulent que les Israéliens connaissent le coût élevé qu’ils paieront si cessait le blocus de Gaza.

L’option préférée des Israéliens est de frapper le Hamas, mais ils sont sûrs que le mouvement de résistance n’en souffrira guère. PEn effet, les répliques israéliennes aux tirs de roquettes Al-Qassam ont rarement causé de réels dommages aux zones palestiniennes, les dirigeants du Hamas sachant se protéger des assassinats ciblés, et beaucoup de progrès ont été faits.

En ce qui concerne les niveaux politique et sécuritaire, ils conviennent tous que dans la situation actuelle, il n’y a pas d’autre solution que se restreindre et investir dans le Dôme de fer et la barrière souterraine en béton autour de la bande de Gaza.

Certains estiment que les accès dans Gaza doivent être détruits toutes les quelques années pour que le Hamas soit amené à réfléchir avant d’essayer d’entraîner Israël dans un conflit et ait de sérieuses inquiétudes sur une nouvelle occupation.

Mais le vrai problème réside dans le fait que le comportement d’Israël face à Gaza est caractérisé par un sentiment de désespoir, alors que l’armée israélienne et les dirigeants politiques utilisent cette rhétorique lâche pour justifier leur approche de «mordillement des lèvres» [lip-biting] devant les 40 roquettes récemment lancées par le Hamas.

Les événements récents dans la bande de Gaza et en Cisjordanie sont évidemment liés à ce qui se passe à Jérusalem occupée. Le tout s’est terminé par le retrait par Israël des barrières au pied de l’escalier de la porte de Damas, concédant ainsi au Hamas ce qui s’apparente à une victoire et à la confirmation que les tirs de fusées en provenance de Gaza étaient une riposte aux pratiques israéliennes à Jérusalem.

La politique israélienne envers les Palestiniens se caractérise par le silence et un certain “profil-bas”, et les autorités d’occupation ont adopté une conduite qui peut être qualifiée de “reddition honteuse face à l’intimidation palestinienne”.

Ils ont cédé sans sourciller et sans tenir compte du fait que le Hamas pourra aisément trouver, dans la politique agressive israélienne à Jérusalem, de nouvelles raisons d’inciter à l’insurrection.

* Adnan Abu Amer dirige le département des sciences politiques et des médias de l’université Umma Open Education à Gaza, où il donne des cours sur l’histoire de la Cause palestinienne, la sécurité nationale et lsraël. Il est titulaire d’un doctorat en histoire politique de l’université de Damas et a publié plusieurs ouvrages sur l’histoire contemporaine de la Cause palestinienne et du conflit israélo-arabe. Il travaille également comme chercheur et traducteur pour des centres de recherche arabes et occidentaux et écrit régulièrement pour des journaux et magazines arabes.

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De nouvelles munitions utilisées par Israël sur Gaza

Strategika 51

14 mai 2021

Source : https://strategika51.org/2021/05/13/de-nouvelles-munitions-utilisees-par-les-israeliens-a-gaza/

Nos suspicions sur l’usage par Israël de munitions d’un nouveau type à Gaza sont confirmées. En plus de nouvelles charges provoquant une série d’explosions multiples et un bruit caractéristique, l’aviation israélienne utilise un nouveau type de missiles ailés comme on le voit dans les photographies ci-dessous : (NdR71: voir les photos sur l’article original)

Il semble également que l’attaque contre Gaza ait été décidée depuis des mois et plus précisément depuis les péripéties fort mouvementées de la dernière élection présidentielle US.

Un important stock de bombes anti-bunker ont été livrées par Washington à Israël en prévision de cette opération. La provocation de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem serait donc délibérée et pilotée par l’équipe de Netanyahou afin de sortir de l’impasse politique et judiciaire dans laquelle se débat un premier ministre qui ne veut plus quitter le pouvoir en dépit de ses interminables affaires de corruption.

Cette confrontation est loin d’être spontanée.

source : https://strategika51.org

 

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Handala veille…

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Résistance au colonialisme : « Israël sait qu’il disparaîtra… » (Hassan Nasrallah)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 7 mai 2021 by Résistance 71

 

 

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Qassem Soleimani et Hassan Nasrallah

 

H. Nasrallah : “Israël sait qu’il disparaîtra… Que les colons quittent l’entité avant qu’il ne soit trop tard”

 

Al Manar

 

6 mai 2021

 

Source: https://french.almanar.com.lb/2058674

 

« Le régime sioniste sait que son sort est voué à la disparition et que l’axe de la Résistance déterminera l’avenir de la région », c’est ce qu’a déclaré, mercredi 5 avril, le secrétaire général du Hezbollah libanais.

Dans un discours télévisé dans le cadre d’un forum réalisé à l’approche de la célération de la Journée mondiale de Qods, et diffusé par la chaîne libanaise Al-Mayadeen, Sayed Hassan Nasrallah a appelé tout le monde à exprimer sa position envers la question palestinienne avec sincérité et courage.

Le secrétaire général du Hezbollah a réfuté les propos de ceux qui prétendent que les Palestiniens ont abandonné leurs idéaux et leur patrie, car « les événements qui se produisent ces derniers temps montrent que le peuple palestinien ne renonce absolument pas à ses droits, et cela responsabilise davantage la Oumma islamique ».

Il a dit: « Le soulèvement des Jérusalémites ces dernières semaines à al-Qods prouve l’engagement de la jeunesse palestinienne et sa détermination à faire face à la machine d’oppression sioniste. La solidarité de la Cisjordanie et l’appui militaire limité et réfléchi de Gaza avec les Jérusalémites constitue une évolution importante visant à imposer de nouvelles équations. Le peuple palestinien a toujours été héroïque et le restera. Les jeunes générations palestiniennes portent toujours cet esprit, ce sang, cette foi et cette volonté de sacrifice, et en tout cas, ils sont sur le chemin de la victoire décisive, si Dieu le veut».

Et d’ajouter : « L’étape de l’ex-président US, Donald Trump et son accord du siècle sont révolus ».

Plus loin dans son discours, le numéro un du Hezbollah s’est félicité de la cohérence et de la stabilité de l’axe de la Résistance qui a su surmonter l’étape la plus dangereuse qui visait son existence et son unité:

« Le souffle salvateur du haut commandant Soleimani continue à animer la Résistance à travers toute la région, bien que l’ennemi ait tout fait pour qu’il n’en soit pas ainsi…Son image, son âme et sa pensée resteront éternels et encourageront l’axe de la Résistance sur tous les fronts.  Aussi aujourd’hui se tient derrière le peuple palestinien et derrière la cause palestinienne une autre cause, aussi sincère que véridique qu’est l’axe de la Résistance qui reste aux côtés des Palestiniens ».

Le secrétaire général du Hezbollah a souligné que le processus de normalisation avec l’entité sioniste a permis à l’axe de la Résistance de se faire mieux entendre dans le monde.

« L’axe de la Résistance doit renforcer sa cohésion et augmenter sa puissance, car c’est lui qui déterminera l’avenir de notre région », a-t-il affirmé.

Sayed Nasrallah a en outre abordé les graves crises internes qui secouent l’entité sioniste.

«Les crises profondes secouent l’entité sioniste, les crises sociales, politiques, morales qui ont commencé à apparaître clairement et être portées au grand jour. Désormais, des experts sionistes évoquent leur crainte au sujet de la survie de l’entité face à ces crises … ce sont là des occasions à saisir et qui devraient nous rappeler davantage notre responsabilité ».

Sayed Nasrallah s’est ensuite adressé aux Israéliens en ces termes : « Selon vos croyances religieuses, vos prophéties et vos textes sacrés, voire le discours de vos rabbins, vous savez parfaitement que cette entité n’a aucun avenir et qu’elle est en phase de disparition et de destruction. Et que sa vie restante est courte, très courte. Pourquoi alors gaspiller vos efforts dans cette bataille perdue d’avance, pourquoi gaspiller la vie de votre jeunesse. Vos jeunes, vous les conduisez vers l’anéantissement et vous ferez perdre leur sang. »

Et sayed Nasrallah de conseiller aux sionistes : « laissez la terre que vous occupez  à ses vrais habitants. Retournez d’où vous êtes venus, sinon vous y serez renvoyés de gré ou de force. Cette terre appartient au peuple palestinien, elle appartient aux peuples de cette région, quelles que soient leurs affiliations religieuses ou idéologiques, mais cette terre n’appartient pas à Israël, ni aux colons, qui viennent de tous les coins du monde».

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Et de conclure en adressant un dernier mot aux jeunes jérusalémites, à tous les fils du peuple palestinien opprimé, aux résistants et à ceux qui s’accrochent à leurs droits : « tant que le peuple palestinien restera attaché à ses droits et poursuivra sa lutte, personne en ce monde ne pourra liquider la cause palestinienne. Le présence du peuple palestinien sur le champ de bataille constitue le meilleur argument divin pour chaque arabe, chaque musulman et chaque personne libre en ce monde, afin qu’ils se tiennent aux côtés de la Palestine».

Sources : AlMayadeen + PressTV

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A lire : « Hezbollah, son histoire de l’intérieur », Naïm Qassem

 

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