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Sionisme parasite, grand fléau de l’humanité… Un officier de la CIA se lâche (Veterans Today)

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Au sujet du parasite sioniste

 

Robert David Steele (ex-CIA)

 

5 juillet 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/07/05/on-the-zionist-parasite-america-first-demands-an-end-to-israel-first-treason-update-on-zionist-funding-control-of-black-lives-matters-pieczenik-video-713/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une personne très érudite et emplie de principes, bien que pauvrement informée sur le parasite sioniste aux Etats-Unis, m’a amené à croire que le président Trump n’acceptera jamais d’aide de Cynthia McKinney (ou de moi), à cause de notre vision très profonde sur le sujet du sionisme que nous voyons comme un parasite qui a vidé de sa substance toute l’économie américaine, capturé à la fois les gouvernements des états et le gouvernement fédéral (et maintenant George Soros se focalise sur les gouvernements locaux des counties) et a minimisé notre société jusqu’à détruire toute notre foi en la famille et en la liberté.

Ci-dessous figure ma réponse à ce collègue de grande valeur.

J’offre cette réponse à votre considération et suggère que vous cherchiez quelques conseils auprès de sa grâce ex-évêque anglican de Jérusalem et du Moyen-Orient, ainsi qu’auprès de notre ami mutuel Sacha Stone. Vous pourriez trouver plus qu’intéressant de vous entretenir avec sa grâce qui est facilement contactable depuis Jérusalem en vidéo-conférence. Son appel récent au président Trump est dans le lien ci-dessous.

Bishop Riah Abu El Assal: Appeal for Peace in Palestine

En tant qu’officier du renseignement et du contre-espionnage qui est plus familier que vous avec les menaces concernant l’intégrité des Etats-Unis, je suis décontenancé par votre message de soumission inconditionnelle au parasite sioniste qui est en train de détruire les Etats-Unis et qui ne doit jamais être confondu avec la foi judaïque.

Je suis particulièrement troublé par le fait que vous avez suggéré que toutes mes préoccupations professionnelles et civiques légitimes au sujet de la menace sioniste, soient de quelque manière que ce soit antisémites. Je ne pense pas que vous soyez parfaitement au courant et mis à jour des dégâts causés aux Etats-Unis, et au monde, par les sionistes et l’état profond pour qui ils sont, aux Etats-Unis (NdT: en France et ailleurs…), une police secrète virtuelle.

Je me réfère ici particulièrement aux agents non enregistrés d’Israël, une puissance étrangère, que sont l’Anti Defamation League (ADL) et l’American Israeli Public Action Committee (AIPAC). L’ADL sponsorise les 1,087 #RESIST Meetups pour qui les charges sont levées et des sionistes comme en particulier Les Wexner, ont financé les opérations de pièges au chantage sexuels sur mineurs / pédophiles du Mossad, pas seulement avec Maxwell-Epstein, mais à travers les Etats-Unis et ils ont aussi financé les attentats du 11 septembre avec le vice-président d’alors Dick Cheney fournissant la couverture interne. (NdT: voir les liens sur l’article original…)

Les sionistes, très pointus à fomenter et provoquer des guerres raciales, ont financé le NAACP (qui a eu un président sioniste pendant les 70 premières années), ils ont financé les mouvements Antifa et Black Lives Matter (BLM) dont le but est la destruction de la famille sans aucune préoccupation pour tous les afro-américains tués par leurs semblables ou les organisations comme Planned Parenthood (NdT: où sévissait le père de Bill Gates, William Gates II…) ou le National Institute of Health (NIH) ou le Center  for Disease Control (CDC), qui ont stérilisé des noirs (NdT: et des Amérindiens) pendant des décennies et qui ont utilisé des méthodes illicites incluant l’espionnage cybernétique, des mariages forcés pour contrôler les mâles et utilisé la corruption et le piège du chantage pédophile pour voler et non pas gagner, le contrôle d’une richesse bien plus conséquente que leur petit nombre.

Ils violent toutes les lois et protocoles des Etats-Unis en toute impunité et sont les éléments dominants du vol de Wall Street sur Mains Street (la rue du commun), du vol de propriété intellectuelle des citoyens américains et du trafic des enfants pour des avantages économiques et politiques.

Les sionistes, avec la City de Londres et le Vatican, sont nos ennemis rapprochés.

Ceci est quelque chose que je ne perdrai jamais de vue. Éradiquer le parasite sioniste est la priorité numéro 1.

Le président ne gagnera pas un déferlement électoral sans reconnaître publiquement cette réalité géopolitique et culturelle et en assurant sa base, qui est bien plus sensible à ce sujet que les médias contrôlés par les sionistes et qui ne le reconnaîtront jamais, et de tous ceux qui ont perdu l’espoir de pouvoir un jour purger le système de sa corruption, et de savoir que America First ne veut pas dire Israel First.

La synagogue de Satan est bien établie parmi les sionistes, dans les rangs jésuites du Vatican et au sein des familles royales de la plupart des pays européens. Elle est particulièrement implantée dans la monde bancaire et au plus haut niveau des services de renseignement mondiaux.

[NdT: la fin de l’article est une liste de livres et documents de références, en anglais, à compulser depuis l’article original de VT]

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Petit précis historique sur la création de l’entité sioniste… La décolonisation d’Israël a commencé (Thierry Meyssan)

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La décolonisation d’Israël a commencé

 

Thierry Meyssan

 

26 mai 2020

 

url de l’article original: https://www.voltairenet.org/article209739.html

 

Voilà trois quarts de siècle qu’une colonie anglo-saxonne, devenue un arsenal US, tente de conquérir toutes les terres du Nil à l’Euphrate (l’Égypte, la Palestine, la Jordanie, le Liban, la Syrie et une partie de l’Iraq). Et voici quelques années que des citoyens de cette même colonie aspirent à la transformer en un État normal. Ce conflit d’un autre âge a franchi une étape avec la nomination d’un gouvernement bicéphale : deux Premiers ministres représentant les deux visions politiques vont se paralyser mutuellement. Les seules avancées ne pourront être qu’en matière sociale et de santé, accélérant encore la modernisation de la société et donc, la fin du fantasme colonial.

La nomination du gouvernement de coalition israélien ne clôt pas la bataille acharnée ouverte depuis six ans entre deux visions opposées et inconciliables d’Israël [1], ni la paralysie gouvernementale qui dure depuis un an et demi. Au contraire, elle marque le début de l’agonie d’un des deux protagonistes et la lente transformation du pays en un État normal.

Il n’est pas fortuit que ce débat ait éclaté sous les coups de l’ex-Soviétique Avigdor Liberman autour des privilèges des étudiants de yeshivas. L’ancien ministre de la Défense en affirmant que l’alibi religieux ne dispense personne du service national a contesté le nœud du mensonge sur lequel est fondé l’Israël d’il y a soixante-douze ans.

L’appel du général Ehud Barack d’en finir avec Benjamin Netanyahu par la voie judiciaire a échoué. Les partisans du rêve colonial sont toujours là. Ils ont plongé leurs concitoyens dans une sorte d’effroi en les persuadant qu’ils sont menacés par les étrangers. Comme au temps des ghettos, pour les « protéger », ils les ont enfermés derrière un Mur qui les sépare même de leurs concitoyens arabes.

Rappelons qu’Israël n’est pas le produit de la culture juive, mais de la volonté des puritains anglais [2].

Dès le XVIIème siècle, le Lord protecteur Cromwell s’engagea à créer un État juif en Palestine, thème qui ne fut pas repris lors de la restauration dynastique. Au XVIIIème siècle, les leaders de la guerre d’Indépendance US, héritiers de Cromwell, se prononcèrent également pour cette création de sorte que le Royaume-Uni et les États-Unis sont les parrains naturels de cette entité. Au XIXème siècle, le Premier ministre de la reine Victoria, Benjamin Disraeli, théorisa le sionisme comme instrument de l’impérialisme britannique et inscrivit la « Restauration d’Israël » au programme du Congrès international de Berlin de 1878. À cette époque aucun juif ne soutenait ce projet farfelu.

Il fallut attendre l’affaire Dreyfus en France pour que Theodor Herzl s’engage à convertir la diaspora juive au sionisme anglo-US. Il conçut un système colonial sur le modèle de celui mis en pratique par Cecil Rhodes en Afrique et parvint à rallier progressivement de nombreux intellectuels juifs athées.

Lorsque les gouvernements britannique et états-unien furent occupés par des puritains (David Llyod George et Woodrow Wilson) durant la Première Guerre mondiale, un accord fut conclu entre les deux pays pour créer Israël. Le principe d’un « foyer national juif » fut rendu public par une lettre du ministre des Affaires étrangères Lord Balfour à Lord Rotschild, puis le président Wilson fixa officiellement la création d’Israël comme l’un des 14 buts de guerre des États-Unis. À la conférence de la paix, l’émir Fayçal souscrivit au projet sioniste et s’engagea à le soutenir.

Des juifs commencèrent à coloniser la Palestine mandataire avec l’aide de la bourgeoisie locale, mais au détriment du petit peuple, puis à s’émanciper de Londres. En 1948, un juif athée, Ben Gourion, précédant cette fois de cinq ans le modèle rhodésien, proclama l’indépendance d’Israël avant que les Nations unies n’en aient défini les frontières. Ce n’est qu’alors que les rabbins apportèrent massivement leur soutien au projet colonial.

Depuis soixante-douze ans, la Palestine endure une guerre perpétuelle. À l’issue de plusieurs vagues d’immigration successives, l’État d’Israël s’est inventé de toutes pièces une « culture » autour d’un peuple imaginaire (incluant des ethnies allant du Caucase à l’Éthiopie), d’une langue artificielle (l’hébreu actuel n’a pas grand rapport avec le patois antique et s’écrit en caractères araméens) et d’une histoire fictive (malgré les objurgations de l’Unesco, on a confondu l’antique cité-État de Jérusalem avec l’État d’Israël). 

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L’assimilation de cette création intellectuelle au projet colonial puritain s’est solidifiée autour d’une interprétation sacralisée de certains crimes nazis, qualifiés d’« holocauste » par les puritains et de « shoah » par les juifs.

Rien dans cette construction factice ne résiste à l’analyse. Tout y est fait pour faire accroire en la continuité d’un Peuple et d’un État, alors qu’il ne s’agit que d’une colonie anglo-saxonne.

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Cependant tous les États coloniaux ont disparu aujourd’hui à l’exception d’Israël et, avec le temps, la majorité des Israéliens d’aujourd’hui sont nés en Israël. Désormais deux conceptions de cet État cohabitent : 

  • d’un côté les partisans du colonialisme anglo-saxons qui revendiquent la souveraineté des terres du Nil à l’Euphrate. Ils se pensent en île des pirates, abritant des criminels du monde entier et refusant tout accord d’extradition. Ils s’affirment comme un « peuple élu », supérieur aux autres hommes, et considèrent Israël comme « L’État juif ». 
  • de l’autre des gens qui veulent vivre en paix avec leurs voisins, quelle que soit leur religion ou leur absence de religion et quelle que soit leur ethnie. Ils ne veulent rien avoir à faire avec les fantasmes coloniaux des siècles passés, mais n’entendent rien abandonner de ce qu’ils ont hérité de leurs pères, même si ceux-ci l’ont volé. Ils aimeraient que l’on résolve les ahurissants problèmes sociaux de leur patrie.

Ce sont deux visions inconciliables qui sont incarnées par deux Premiers ministres, Benjamin Netanyahu et son « suppléant » le général Benny Gantz.

Jamais ce tandem ne pourra résoudre quoi que ce soit des conflits avec les peuples arabes. Tout au plus pourra-t-il enfin considérer les terribles injustices du pays. Par exemple près de 50 000 citoyens étant passés par les camps de la mort nazis survivent aujourd’hui dans le pays comme ils peuvent, sans aide de l’État qui les ignore, mais a encaissé les indemnités qui leur étaient destinées en prétendant les sauver.

Par la simple pression du Temps et de la Démographie, après trois élections législatives successives et inutiles, la décolonisation d’Israël a commencé.

Notes

[1] “The Geopolitical Approach : Two States for Two Peoples”, by Commanders for Israel’s Security, Voltaire Network, 30 October 2014. La solution à deux États pose l’inégalité essentielle des Juifs et des Arabes. Elle est profondément raciste, mais elle représente une rupture avec le projet de conquête coloniale en lui opposant une forme de paix. L’assassinat de son concepteur, le Premier ministre Yitzhak Rabin, en 1995, atteste qu’Israël n’était pas encore prêt à y renoncer.

[2] « Qui est l’ennemi ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 août 2014.

 

Dictature et sémantique: le contrôle et la censure du langage comme outil totalitaire

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Contrôle du langage…
pour une pensée unique et imbécile

 

Les sionistes aussi ont des sentiments…

Les mots pour critiquer Israël disparaissent très rapidement

 

Philip Giraldi

 

26 mai 2020

 

Source: https://www.globalresearch.ca/zionists-have-feelings-too/5714094

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les visiteurs réguliers de ce site savent que j’écris fréquemment au sujet de l’énorme campagne propagandiste mise en place par les supporteurs d’Israël pour masquer les dégâts occasionnés par l’état juif aux véritables intérêts des Etats-Unis. Un des aspects le plus intéressant de cet effort est la censure du langage afin d’extirper quelques mots pouvant avoir une connotation antisémite et de déformer la signification d’autres de telle façon que cela efface leur signification. Prêter de l’argent à des taux usuriers fut régulièrement appelé “Shylocking”, ce même dans les cercles juridiques, terme provenant du personnage de Shakespeare [Shylock] dans son “Marchand de Venise”. Ceci constitue un mot qui d’évidence n’attendait que d’être censuré et a donc en conséquence, disparu du vocabulaire employé.

Récemment, ces expressions évidentes dénotant un caractère ethnique ont été rejointes par plein d’autres mots condamnés par l’American Jewish Committee, mots bien plus subtils comme par exemple “clanique”, “cosmopolite” et “globaliste/mondialiste”. L’AJC définit l’expression soi-disant antisémite “double loyauté” comme :

… tropisme bigot marquant les juifs comme “autre”. Par exemple, il est antisémite de questionner et de porter une attention particulière à la connexion avec Israël d’un juif américain et ce jusqu’au point de questionner sa loyauté envers les Etats-Unis. En accusant les juifs d’être des citoyens malhonnêtes dont la véritable allégeance est à Israël ou d’être partie d’un agenda juif caché (voir globaliste), les antisémites sèment le manque de confiance et des idées dangereuses, comme la croyance que les juifs sont une “5ème colonne” traîtresse infiltrant et agissant contre notre pays.

La définition de l’AJC de “double loyauté” amuserait sans doute le président George Washington qui incluait ceci dans son message d’adieu :

… rien n’est plus essentiel que ces apathies invétérées permanentes contre des nations particulières et les attachements passionnés à d’autres devraient être exclus et en leur lieu et place, devrait être cultivé des sentiments justes et amicaux envers toutes. La nation qui manifeste contre des autres une haine habituelle ou une attirance habituelle, est dans une certaine mesure, esclave. Elle est l’esclave de son animosité ou de son affection qui toutes deux sont suffisantes pour la dérouter de son devoir et de son intérêt… De la même manière un attachement particulier passionnel d’une nation pour une autre produit une variété de maux. Une sympathie pour une nation favorite facilite l’illusion d’un intérêt commun imaginaire dans le cas où de véritables intérêts communs n’existent pas, tout en infusant dans l’une les animosités de l’autre, trahit la première dans la participation aux querelles et guerres de la dernière sans aucune raison ou justification.

Cela mène également à des concessions envers la nation favorite et certains privilèges refusés aux autres ce qui agit doublement à endommager la nation qui fait les concessions ; en se séparant de manière inutile de ce qui aurait dû être conservé et en exacerbant la jalousie, la mauvaise volonté et une disposition à la rétaliation. Cela donne aux citoyens ambitieux, corrompus ou mythomanes (qui se dévouent à la nation favorisée), une certaine facilité à trahir ou à sacrifier les intérêts de leur propre pays, parfois avec une certaine popularité, plaquant avec les apparences d’un sens vertueux du devoir, une déférence pour l’opinion publique ou un zèle louable pour le bien public ou l’assujettissement insensé de l’ambition, de la corruption ou de l’infatuation.

S’il semble que le premier président des Etats-Unis prédisait la condition d’asservissement et d’obéissance actuelle des Etats-Unis vis à vis d’Israël, je laisserai ici le lecteur seul juge. Plus récemment, les groupes de pression juifs (lobbies) qui ne recherchent exclusivement que le bénéfice d’Israël ont été aidés par ce soi-disant ambassadeur américain en Israël David Friedman, pour supprimer l’utilisation des mots qui pourraient mettre Israël sous une mauvaise lumière. Le contentieux surgit de l’élimination du mot “occupation” dans les rapports du ministère des affaires étrangères, pour décrire la saisie tout à fait illégale par Israël de terres en Palestine.

Les “territoires occupés” tenus par Israël depuis plus de 50 ans sont maintenant décrits comme “disputés” alors que les colonies juives sur la terre palestinienne, qui étaient auparavant routinièrement qualifiées d’illégales sont maintenant légales. Friedman a exprimé son approbation sur ces morceaux “disputés”, programmés pour être annexés après le 1er juillet. Peut-être va t’il inventer un nouveau mot pour remplacer celui d’annexer, comme quelque chose du style de “restaurer” ou “réunifier” ou mieux “satisfaire la prophétie biblique”…

Les mots sont importants à cause de la manière dont ils sont employés et le contexte aide à façonner la compréhension du lecteur ou de l’auditeur. (NdT: à ce sujet, le légiste Shawnee Steven Newcomb a longuement écrit sur la sémantique coloniale. Ce qui vaut pour cette sémantique sioniste a valu et vaut toujours pour le langage des terres colonisées d’Amérique du Nord, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, terres toujours colonisées et aux problèmes irrésolus…) Aux Etats-Unis, il y a eu un effort concerté pour établir une équivalence entre toute critique d’Israel et l’antisémitisme (NdT: Giraldi est yankee, il en va de même bien entendu en France et dans tous les pays occidentaux, certes à divers degrés.), tout en faisant de l’antisémitisme un crime de haine et ainsi convertir ce que d’aucun pourrait à juste titre considérer comme l’exercice du premier amendement de la constitution (NdT: sur la liberté d’expression, d’idée et de parole) en un crime punissable par la loi. Ceci est largement établi comme faisant partie du plan de supprimer ce boycott qui grandit sous les injonctions du mouvement BDS. 27 états de l’union ont maintenant fait passer des lois criminalisant et punissant la critique d’Israël, ceci incluant la signature d’une déclaration d’opposition au boycott d’Israël pour toutes les personnes désirant travailler pour l’état local ou fédéral ou désirant subsides et bénéfices gouvernementaux.

Donald Trump a aussi signé un décret pour combattre ce qu’il appelle la discrimination contre les juifs et Israël dans les universités et il y a plusieurs projets de lois à l’étude au Congrès visant à criminaliser le mouvement de boycott BDS en particulier, lois impliquant des peines de lourde amende et de prison.

Mais quand il faut protéger Israël dans les discours et les écrits, personne ne peut rivaliser avec les totalement soumis Européens. C’est un crime que de mettre en doute bien des détails scabreux du narratif standard de l’holocauste en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne et maintenant les façonneurs de langage travaillent d’arrache-pied pour élargir le spectre de ce qui est inacceptable dans la langue parlée ou écrite.

Une histoire des plus bizarres nous provient d’Angleterre, autrefois la mère de la démocratie parlementaire et un modèle pour ceux qui chérissaient la liberté d’expression. On se rappelle que récemment, le leader du parti travailliste (NdT: équivalent du PS français), Jeremy Corbyn, a été viré, après un effort continu mené par le rabbin en chef du pays, patron de ce qu’on peut tout à fait raisonnablement appeler le “lobby d’Israël”. Il fut affirmé que Corbyn était antisémite parce qu’il croyait aux droits humains du peuple palestinien et avaient aussi participé à plusieurs évènements pro-palestiniens. Depuis le départ de Corbyn, il y a eu un effort majeur de tous les “socialos” de purger le parti de toute trace d’antisémitisme, ce incluant bien entendu toute critique d’Israël et toutes expressions de sympathie envers les Palestiniens.

Le nouveau chef du parti Sir Keir Starmer a apparemment appris comment se comporter avec l’expérience Corbyn. Il rampe plus bas que terre devant les intérêts juifs depuis qu’il a repris le flambeau et s’est même soumis au conseil fourni par le “Conseiller indépendant sur l’antisémitisme” du gouvernement, un bureau d’intérêt spécial pas bien différent de l’abomination du ministère des affaires étrangères américain où Ellen Carr est l’envoyée spéciale pour la surveillance et le combat contre l’antisémitisme.

Le conseiller, Lord Mann, qui comme Carr est bien entendu juif, a maintenant insisté envers Starmer que l’utilisation des mots comme “sioniste” ou “sionisme” dans un contexte critique, soient regardés comme antisémitisme, si Starmer veut établir au sein du parti travailliste ce qu’il se réfère à “un anti-racisme compréhensif”. Mann veut confronter ce qu’il appelle le “racisme anti-juif” en Grande-Bretagne disant que “ce que doit faire Keir Starmer est de se conformer à la stricte définition de l’antisémitisme et ne pas en déroger. La seconde chose qu’il devra faire s’il veut vraiment implémenter un anti-racisme compréhensif incluant une lutte contre l’antisémitisme dans le parti, alors l’utilisation des mots sioniste et sionisme en tant que termes de haine, d’abus et de mépris, en terme négatif, devrait être bannie du parti.

Pas surprenant peut-être de savoir que les commentaires de Mann survinrent lors d’une discussion en ligne avec le directeur de l’Antisemitism Policy Trust, Danny Stone, un des composants majeurs du puissant lobby juif/sioniste d’Israél en Grande-Bretagne. Une grande majorité des membres du parlement britannique des deux partis sont enregistrés comme supporteurs des associaitions des “amis d’Israêl”, une autre indication du comment le pouvoir juif se manifeste en GB et à quel point les politiciens du pays sont devenus des larbins rampants.

Mann ajouta:

S’il met cela en place, celui lui donnera les outils de purger ceux qui choisissent d’être antisémites, plutôt que ceux qui le font plus par ignorance en opposition à leur attitude calculée. Je pense qu’il regarde la lutte contre l’antisémitisme comme une des choses qui marquera son leadership.”

Ainsi, au Royaume-Uni, vous êtes toujours présumé être libre de critiquer le sionisme, mais pas les Israéliens et tant que vous n’utilisez pas le mot lui-même, si vous utilisez le mot de manière critique, alors vous serez un de ceux qui seront de manière présumée, “évincés du parti travailliste pour avoir choisi d’être antisémite”. Ne vous alarmez pas si un pareil non sens prend racine aux Etats-Unis, où déjà la critique d’israël en tant que telle, évince le mot juif dans tout contexte.

Effrayés des punitions qui peuvent inclure des pertes d’emploi, comme c’est arrivé à Rick Sanchez de la chaîne CNN, les quelques ceux qui ont le courage de critiquer régulièrement Israël emploient des euphémismes génériques tels que “lobby d’Israël” ou “sionisme”, ignorant le fait que ce qui mène le processus sioniste est centré sur une forme ethnique ou religieuse. De quelque manière que l’on choisisse de brouiller l’image, le pouvoir d’Israêl aux Etats-Unis est indéniablement basé sur l’argent juif, le contrôle des médias et un accès des plus faciles aux politiciens et à leurs carrières. Quand les Amis d’Israêl en Amérique vont suivre les Britanniques et vont se rendre compte que le mot sioniste est devenu péjoratif, ils vont pour sûr tenter de le rendre inacceptable dans les discussions de salon des médias et ailleurs. Alors beaucoup de critiques de l’état juif n’auront plus de vocabulaire à utiliser, plus nulle part où aller comme en Grande-Bretagne et c’est sûrement leur intention.

 


Colonialisme encore et toujours…

Résistance politique: Une journaliste américaine refuse l’obéissance à la police de la pensée au service sioniste (Veterans Today)

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Abby Martin & Chris Hedges

 

La journaliste Abby Martin refuse de se plier à la police de la pensée israélienne aux Etats-Unis

 

Jonas E. Alexis

 

8 février 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/02/08/abby-martin-refuses-to-kowtow-to-israeli-thought-police-in-the-us/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Abby Martin(*) devait faire une présentation à la Georgia South University, mais ce projet a été brutalement stoppé lorsque les prostituées de la politique aux Etats-Unis lui ont demandé de signer un contrat…

Violait-elle les ténets de la liberté d’expression si prétentieusement épousés par les politiciens américains ? Faisait-elle une apologie de la violence ? Non. On a demandé à Martin de “signer un contrat promettant de ne pas boycotter Israël” ( “sign a contractual pledge to not boycott Israel.”)

Écoutez bien ceci: “depuis 2014, 28 états, parmi eux l’état de Georgie, ont adopté des lois anti-boycott d’Israël, incluant cinq décrets émis par des gouverneurs.” Une fois de plus, Martin n’a pas signé le contrat.

Elle a dit:

J’ai refusé et mon discours fut annulé. Toute la conférence s’est effondrée après le soutien de mes collègues. Cette censure de mon intervention, fondée sur la coercition à se plier à la loi anti-BDS (boycott) en Georgie n’est juste qu’un niveau de la campagne nationale pour protéger Israël de la pression exercée par la base populaire. Nous devons rester fermement opposés à tous ces efforts et ne pas ramper de peur devant ces violations éhontées de la liberté d’expression et de parole.

Les Israéliens tiennent déjà Trump par les couilles et ont fait voté des lois draconiennes par la Maison Blanche concernant les campus universitaires: “Alors que se poursuit la répression contre le mouvement de boycott BDS, le président Trump a signé un décret le 11 décembre qui permettra effectivement au gouvernement d’interpréter le judaïsme comme à la fois une race ou nationalité et une religion sous la loi fédérale de façon à ce que le ministère de l’éducation puisse prendre une action directe contre ce qu’il estime être de ‘l’antisémitisme sur les campus universitaires’”.

En d’autres termes, si vous dites quelques choses que les israéliens n’aiment pas, ils demanderont alors à leurs larbins de la Maison Blanche de vous appeler antisémite. Et si vous êtes un étudiant demandant des questions gênantes au sujet du Moyen-Orient, de Gaza et de la Palestine en général, alors votre carrière académique est virtuellement terminée. “Trump a clairement déclaré que la décision cible le mouvement Boycott, Divestment and Sanctions (BDS), l’appelant une campagne antisémite contre Israël.

Si vous protestez encore contre l’attaque sans relâche d’Israël sur les Palestiniens et particulièrement à Gaza, si vous dites assez aux guerres perpétuelles qui ne font que soutenir l’agenda d’Israël au Moyen-Orient et si vous dites que les nouveaux cons(ervateurs) sont essentiellement composés d’idéologues juifs qui continuent encore et toujours de tirer l’Amérique au fond du gouffre, alors vous devenez ipso facto antisémite. Le NY Times (NdT: la voix de la CIA) a récemment déclaré :

Le président Trump a sorti son plan longuement mûri pour la paix au Moyen-Orient, le soi-disant “deal du siècle”. Ce plan appelle pour un état palestinien en Cisjordanie et Gaza ; pour que Jérusalem, incluant la vieille ville, devienne la capitale indivisée d’Israël et pour qu’Israël annexe toutes les colonies, incluant celles de la vallée du Jourdain, ce qui constitue près du quart de la Cisjordanie, incluant sa frontière orientale avec la Jordanie, créant ainsi un état archipel (NdT: du goulag…) palestinien discontinu entouré d’une mer de territoires israéliens. Mr Trump a annoncé que les Etats-Unis allaient reconnaître la souveraineté d’Israël sur tout le territoire que le plan lui assigne, et peu de temps après, le premier ministre Benjamin Natanyahou a promis d’annexer toutes les colonies et la vallée du Jourdain à compter de dimanche.”[1]

Si vous résistez à ce plan diabolique et si vous vous rendez sur des campus universitaires pour protester, alors vous êtes encore un antisémite. Ce fut la nouvelle con de confession judaïque Melanie Philip qui déclara sans équivoque que “la vision néo-conservatrice du monde est de manière démontrable juive.” [2] Mais si un goyim cite Philip, alors il devient antisémite et Philip continuera à recevoir d’amples accolades.

En 2006, un groupe parlementaire britannique, mené par Denis MacShane et soutenu par un grand nombre de juifs et de nouveaux cons comme Melanie Philip et Emanuele Ottolenghi, a publié un rapport intitulé “Report of the All-Party Parliamentary Inquiry into Antisemitism”, dans lequel il est dit que “c’est la communauté juive elle-même qui est la mieux qualifiée pour déterminer ce qui constitue ou pas de l’antisémitisme.” [3]

Les actes constitutifs pourraient inclure “des conversations, des discussions ou des déclarations faites en public ou de manière privée et qui seraient au delà de ce qui est acceptable” tout aussi bien que “le changement de ton et d’attitude qui s’opère de manière générale lorsqu’il est discuté des juifs, que ce soit par écrit, par diffusion hertzienne, dans les universités ou dans des évènements publics ou sociaux.”[4]

Jusqu’où cela peut-il aller ? Pouvons-nous honnêtement dire que seule la communauté noire est qualifiée pour déterminer ce qui constitue le racisme, ou seule la communauté musulmane capable de décider ce qui constitue des sentiments islamophobes ? Quelqu’un peut-il voir et comprendre l’absurdité totale d’un tel système, sans en mentionner le danger ?

Que les Israéliens, nouveaux cons et leurs putes de la Maison Blanche soient d’accord ou pas, ils ne font essentiellement que déconstruire ce qui fut un temps la liberté d’expression en Amérique et ailleurs. Mais ils sont trop aveugles pour comprendre qu’ils ne font que se tirer eux-mêmes une balle dans le pied parce que comme va le dire E. Michael Jones dans son prochain ouvrage “Logos Rising: The History of Ultimate Reality”, leur idéologie va, au bout du compte, mener à la chute de leur pouvoir politique.

(*) Note de Résistance 71: Abby Martin est une journaliste américaine que nous suivions régulièrement au travers de son émissions sur RT “Breaking the Set” (2012-2015). Elle quitta RT suite à son désaccord sur la position russe concernant l’Ukraine et par suite la Crimée. Elle commença une nouvelle série d’information alternative sur Telesur (chaîne de langue anglaise de la télé venezuelienne), “The Empire Files”, que nous n’avons suivi qu’épisodiquement. Depuis 2018, sa série “d’informations radicales exposant un monde façonné par l’empire” (le slogan de l’émission) est devenu indépendante par le financement participatif (http://theempirefiles.tv )

Ex-activiste dans les mouvements pour la vérité sur le 11 septembre et Occupy Wall Street, Abby Martin est proche de ce qui est appelée “l’opposition contrôlée” et ses figures de proue en Amérique, telles Noam Chomsky, les journalistes Chris Hedges (voir photo d’illustration) et Amy Goodman (de Democracy Now !) et bien d’autres. Elle fut une des très rares journalistes à avoir invité sur son plateau des anarchistes et libertaires pour discuter ouvertement de l’Idée, lorsqu’elle était encore sur RT. Intelligente, érudite, posant souvent les bonnes questions avec un certain charisme, Abby Martin est sans aucun doute une figure du journalisme alternatif, mais…ses désaveux successifs des mouvements pour la vérité sur le 11 septembre et d’Occupy Wall Street (qui de l’avis de tous fut infiltré et torpillé de l’intérieur pour en faire un mouvement réformiste docile supplémentaire, mais fut-il jamais (r)évolutionnaire ?…), font qu’on est en droit de se demander quand reniera t’elle son engagement contre le sionisme et le mouvement BDS ? On l’aime bien, mais on la prend avec le grain de sel habituel concernant les journaleux de profession dits “alternatifs”…

L’associé et producteur exécutif de Martin pour son émission est l’ex-militaire américain et ancien combattant de la guerre d’Irak, Mike Prysner, membre du “Party for Socialism and Liberation” (PS)L, créé en 2004), parti marxiste-léniniste, le parti a présenté sa candidate aux élections présidentielles américaines en 2008, 2012, 2016 et va le faire en 2020 toujours en la personne de Gloria La Riva. En 2016, le parti a représenté 0,05% du vote populaire aux Etats-Unis. Prysner et Martin sont certes des critiques du système, mais ils sont surtout des réformistes invétérés ne remettant pas en cause les fondements du système, mais ayant quand même le mérite de sortir quelques vérités. Bien rare par les temps qui courent, convenons-en. Ne boudons donc pas ce plaisir…

 

Guerre impérialiste et colonialisme au Moyen-Orient… De l’avenir de l’entité sioniste (entretien avec Hassan Nasrallah)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 26 novembre 2019 by Résistance 71

 

Hassan Nasrallah : La destruction d’Israël ne nécessitera pas forcément une guerre…

 

Le Cri des Peuples

 

24 novembre 2019

 

url de l’article en français:

https://lecridespeuples.fr/2019/11/24/hassan-nasrallah-la-destruction-disrael-ne-necessitera-pas-forcement-une-guerre/

 

Extrait d’un entretien de Sayed Hassan Nasrallah avec des journalistes du site internet khamenei.ir, publié le 1er octobre 2019, et ayant duré près de cinq heures. Voir ci-dessous trois autres prédictions de Sayed Khamenei.

Source : english.khamenei.ir

Traduction : lecridespeuples.fr

 

Transcription :

Journaliste : […] Je voulais vous poser une question au sujet de la déclaration de l’Ayatollah Khamenei il y a quelques années, selon laquelle dans 25 ans, il n’y aura plus d’Etat d’Israël. Cette phrase a été interprétée de diverses manières. Certaines personnes ont pensé que c’était une prédiction inéluctable, et ont commencé à compter les jours jusqu’à ce que cela devienne réalité. Mais d’un autre côté, le front de l’Arrogance (impérialisme) a commencé à se moquer de certaines des interprétations de cette déclaration.

Vous vous êtes opposés au régime sioniste à différentes époques et avez mené plusieurs batailles contre ce régime. Compte tenu de votre expérience, lorsque vous avez entendu cette déclaration de l’Ayatollah Khamenei, comment l’avez-vous perçue et qu’avez-vous ressenti ?

Hassan Nasrallah : Premièrement, à titre personnel, je n’ai pas été surpris par les propos de Son Eminence le Guide Suprême, car nous avons entendu des déclarations similaires lors de nos réunions privées les années précédentes, notamment en 2000, après la victoire (contre l’entité sioniste). Nous avons rendu visite à Son Eminence le Guide Suprême, que Dieu le préserve, quelques mois après la débâcle israélienne, et il était très heureux de notre victoire (qu’il nous avait annoncée comme imminente à peine quelques mois avant qu’elle se produise).

Nous avons parlé de l’avenir. À ce moment-là, il a déclaré: « Si le peuple palestinien, la Résistance au Liban et les peuples de la région s’acquittent de leurs responsabilités comme il se doit, et que nous continuions sur cette voie, alors Israël ne pourra certainement pas survivre longtemps dans notre région. » A cette époque, il a parlé de (la possibilité d’une telle disparition en) moins de 25 ans. Donc, quand j’ai entendu la remarque du Guide concernant l’espérance de vie de 25 ans, j’ai conclu qu’il avait accordé un répit à Israël. [Rires] C’est pourquoi je n’ai pas été surpris. Voila pour le premier aspect.

D’autre part, il convient de mentionner que la prédiction du Guide sur Israël est tout à fait sérieuse et réaliste. Certaines personnes… Il ne fait aucun doute à nos yeux, à la lumière de nos expériences dont je viens de mentionner certains exemples, que Son Eminence le Guide Suprême est une personne approuvée par Dieu, le Tout-Puissant, et que beaucoup des choses qu’il dit proviennent parfois d’une source suprasensible, comme ce fut le cas lors de la guerre de 33 jours (quand il nous a annoncé une bataille de laquelle nous sortirions victorieux après les plus grandes difficultés, devenant une véritable puissance régionale).

A cet égard, il convient de noter que toutes les données du terrain, les enquêtes et les informations objectives démontrent qu’un tel événement (l’éradication d’Israël) se produira, mais la réalisation de cet événement n’est pas inconditionnelle, et se produira sous certaines conditions. Par conséquent, si les mouvements de Résistance poursuivent sur cette voie dans la région et ne se soumettent pas face à Israël, si la République Islamique et l’Axe de la Résistance persévèrent, oui, si nous résistons et poursuivons nos actions de Résistance, les conditions objectives et factuelles sur le terrain indiquent qu’Israël ne pourra pas survivre dans la région durant 25 autres années.

Je vais vous donner quelques exemples pour clarifier ce point.

Par le passé, nous avons fait beaucoup de recherches et d’études sur l’entité israélienne, en essayant de trouver des réponses aux questions suivantes : quels sont les fondements de cette entité ? Quelles sont ses bases, quels sont les piliers fondamentaux sur lesquels elle repose ? Quels sont les facteurs cachés qui ont conduit à l’existence, le maintien et la longévité de cette entité ? Quelles sont les forces et les faiblesses de cette entité ?

Je dis tout cela pour confirmer que toutes les actions de la Résistance se basaient précisément sur des études, sur l’exercice de la logique et de la réflexion appliqués aux faits et réalités objectifs. Bien que les émotions, l’esprit révolutionnaire et la confiance en Dieu aient été présents dans notre lutte contre Israël, la recherche, la réflexion, la rationalité, les calculs et les examens précis étaient omniprésents : nous avons appris à connaître les points forts et les points faibles de notre ennemi, à choisir le moment voulu, l’endroit le plus propice et les moyens les plus adéquats (pour toutes nos opérations), etc.

A nos yeux, et si vous voulez que nous entrions dans ces détails, cela ne me pose pas de problème, si nous considérons les fondements sur lesquels repose l’entité ennemie, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, si nous considérons ses points de force et ses points de faiblesse, je déclare que même si je ne connais pas les dimensions gnostiques des déclarations du Guide et sa perspective sur la question, à la lumière de nos études, de nos recherches et de notre expérience, et des réalités du terrain, nous pouvons clairement affirmer qu’Israël ne peut pas survivre, car son existence dans la région n’est pas une existence naturelle, mais artificielle ; c’est un corps étranger implanté dans notre région. Cette entité a été imposée à la région par la force, et elle ne peut donc pas devenir quelque chose de normal. Même si certains monarques, émirs et dirigeants arabes souhaitent l’existence d’Israël, tous les peuples de la région s’y opposent et rejettent catégoriquement cette présence illégitime. Les éléments de faiblesse sont nombreux dans l’entité israélienne, de sorte que le risque d’effondrement y est très élevé.

Je me contenterai de deux exemples de la faiblesse structurelle d’Israël.

Premièrement, la puissance d’Israël dépend essentiellement de celle des États-Unis. Par conséquent, si quelque chose arrive aux États-Unis – comme ce qui est arrivé à l’URSS, par exemple un effondrement de son économie, des problèmes et discordes internes, des catastrophes naturelles ou tout autre incident susceptible d’amener les États-Unis à se consacrer à leurs problèmes internes et à réduire leur présence et influence dans la région, je vous assure que les Israéliens plieront bagage d’eux-mêmes et évacueront dans les plus brefs délais. Par conséquent, leur destruction ne nécessite pas forcément une guerre.

Car le maintien des Israéliens en Palestine dépend du soutien moral, psychologique, militaire et économique des États-Unis. Si les États-Unis sont accaparés par leurs propres problèmes, Israël n’aura aucune chance de survivre, sans qu’il y ait besoin de recourir à la guerre (pour que cette entité disparaisse). C’est un exemple tout à fait envisageable et plausible, ce n’est pas une vaine prédiction.

Tout le monde sait que les États-Unis allouent un montant annuel de 3 milliards de dollars d’aide à Israël. Dans le même temps, les Israéliens bénéficient de services bancaires américains d’une valeur de 10 milliards de dollars par an. Et une partie de l’argent des contribuables étasuniens va en Israël. De plus, les technologies les plus avancées sont transférées en Israël. Le soutien inconditionnel et absolu de Washington à Israël est bien connu.

Une des raisons les plus importantes derrière les positions serviles prises par les régimes arabes envers Israël est leur peur des États-Unis, et non d’Israël. Si un jour vient où certains régimes et armées arabes se libèrent des pressions exercées par les États-Unis, leurs positions vis-à-vis d’Israël seront très différentes. Même les armées et les régimes les plus soumis.

Permettez-moi de donner un autre exemple : Israël est un Etat… Israël est un Etat… Partout dans le monde, des Etats ont formé des armées. En règle générale, ce sont les Etats qui bâtissent des armées. Mais en ce qui concerne Israël, on considère que c’est une armée qui s’est créé un Etat (et non l’inverse). Dans tous les pays du monde, l’armée peut s’effondrer, mais ce pays restera debout. Ce pays subsistera. Par exemple, après la guerre des États-Unis contre l’Irak, les Américains ont dissout l’armée irakienne, mais l’Irak est resté et n’a pas disparu. Il y a des pays dans le monde qui n’ont pas d’armée ou une armée très faible. Cependant, Israël est un Etat qui ne peut pas survivre sans une armée forte. Si son armée est vaincue, ou si le peuple israélien perd confiance en son armée, si la vérité de l’armée israélienne leur est révélée, à savoir que c’est une armée faible et pitoyable, incapable de les défendre, vous verrez que les Israéliens plieront bagages et fuiront à toutes jambes.

Mes chers frères ! Israël a de nombreuses faiblesses, et ce sont des faiblesses mortelles. C’est la raison pour laquelle j’estime que, la volonté arabo-musulmane de mettre fin à cette entité, conjuguée à des événements régionaux et internationaux, conduiront inéluctablement à la disparition d’Israël. Je fais partie de ceux qui ont la certitude qu’avec la Grâce de Dieu, notre génération entrera en Palestine et effectuera des prières à Al-Qods (Jérusalem), et il n’y aura plus d’Israël. […]

Voici trois prédictions détaillées de Sayed Khamenei qui se sont réalisées, telles que les a relatées Hassan Nasrallah durant cette interview. Quoi qu’on puisse en penser, elles apportent un éclairage précieux sur la relation du Hezbollah avec l’Iran en général et le Guide Suprême en particulier.

1/ L’échec de l’accord de paix israélo-syrien

Hassan Nasrallah : […] La conférence de Madrid était antérieure aux accords d’Oslo. C’est alors que les pourparlers (israélo-syriens) ont commencé. Le point important ici est que le Guide a une vision profonde et une compréhension exacte de l’avenir. Je crois que sa perception exacte de l’avenir fait partie de ses capacités uniques, tirées de sa profonde foi, de sa soumission totale à Dieu le Très-Haut, et de sa relation intime avec lui, plutôt que d’avoir un seul aspect rationnel.

A cette époque, certaines négociations ont débuté, appelées négociations israélo-syriennes. Le Président syrien de l’époque était Hafez al-Assad et le Premier ministre israélien était Yitzhak Rabin. Les discussions entre eux étaient initialement secrètes et ont ensuite été rendues publiques. Ils se sont rencontrés aux États-Unis et sous la supervision de Clinton. Des représentants du cabinet du Président Assad et du cabinet Rabin se sont rencontrés aux États-Unis et étaient sur le point de parvenir à un accord. À ce moment-là, il a été annoncé qu’Yitzhak Rabin avait accepté de restituer le Golan occupé à Hafez al-Assad.

En conséquence, dans la région, on considérait qu’Israël et la Syrie étaient en train de parvenir à un accord. Cette atmosphère existait en Syrie, au Liban, en Palestine et dans toute la région. Je me souviens qu’à cette époque, certains nous demandaient : « Si un accord israélo-syrien est conclu, que ferez-vous, au Hezbollah ? Si un accord entre la Syrie et Israël est conclu, quelle position le Hezbollah adoptera-t-il ? Quel sera le sort du Hezbollah et des groupes de la Résistance islamique? » Nous avons organisé plusieurs réunions pour débattre de la question et planifier l’avenir. Nous pensions alors qu’un accord avait déjà été conclu entre Assad et Rabin. Ce n’était pas seulement le Hezbollah mais tous les Libanais, Syriens et Palestiniens qui présumaient que l’accord était finalisé. Nous avons organisé des réunions internes pour débattre de l’avenir. Nous avons discuté de questions politiques, militaires et d’artillerie, et même du nom de notre groupe. Certains se sont demandé si on devait garder le nom « Hezbollah », ou si nous devions adopter un nouveau nom pour nous adapter à la nouvelle phase. Certains de nos frères étaient sur la liste noire des États-Unis et il y avait ce débat pour savoir si nous devions les garder au Liban ou les faire partir. Par exemple, le martyr Hajj Imad Mughniyeh figurait sur cette liste. Nous avons donc compilé un ensemble de suggestions diverses.

Journaliste : Le Hezbollah n’avait-il pas un canal de communication avec Hafez al-Assad pour être informé de sa décision ?

Hassan Nasrallah : Le fait est que toutes les données et informations disponibles nous assuraient que les négociations israélo-syriennes aboutiraient à un accord. À cette époque, la principale revendication de Hafez al-Assad était de récupérer le Golan, ce qui équivaudrait à un retrait aux frontières du 4 juin 1967 ; et Rabin avait accepté de satisfaire ces demandes. Finalement, nous sommes allés voir le Guide. Il a été très patient avec nous, car lors de cette visite, nous avons évoqué toutes les questions soulevées et les suggestions proposées par différentes personnes. Il a écouté toutes nos paroles lors de cette réunion, qui a eu lieu en présence de responsables iraniens. Et tous ces responsables iraniens, à l’unanimité et sans exception, considéraient eux aussi que les pourparlers israélo-syriens étaient terminés. Son Eminence le Guide a alors déclaré : « Il est bon que vous envisagiez les pires scénarios et probabilités et que vous devisiez de la meilleure manière de les affronter, mais je vous affirme que cela ne se produira pas et qu’il n’y aura pas de traité de paix entre la Syrie et Israël. Aussi, oubliez ce que vous avez écrit et préparé. Vous devez continuer à résister et redoubler d’efforts pour augmenter vos armes, vos installations et vos ressources humaines. Ne vous inquiétez pas, car il n’y aura pas de traité de paix entre la Syrie et Israël. » Tous les participants à la réunion, y compris les Iraniens et les Libanais, ont été stupéfaits par les remarques catégoriques de Son Eminence le Guide. Il n’a pas dit qu’il considérait cela peu probable, ou qu’il pourrait y avoir d’autres possibilités. Pas du tout. Il a résolument déclaré que cela n’arriverait pas. Il a dit fermement et distinctement : «Oubliez ces discussions et continuez à faire ce que vous faites d’une manière plus vigoureuse encore ».

Nous avons été très surpris. Nous sommes rentrés au Liban et nous avons redoublé d’efforts dans la résistance, conformément au point de vue du Guide. Deux semaines seulement après notre visite chez le Guide, une grande cérémonie réunissant plus de 100 000 personnes a eu lieu à Tel-Aviv. Yitzhak Rabin prononçait un discours. L’un des Juifs extrémistes a ouvert le feu sur lui et l’a assassiné. Après Rabin, Shimon Peres a été élu Premier ministre de l’entité sioniste. Il avait une personnalité faible, car il n’était pas perçu par les Israéliens, aussi bien sur le plan historique et militaire que sur le plan de la fiabilité, comme quelqu’un d’aussi compétent que Rabin.

Par la suite, de vastes opérations ont été menées à l’intérieur des territoires occupés, notamment à Tel-Aviv et à Al-Qods (Jérusalem) occupée, ce qui a ébranlé les bases de la puissance de l’entité sioniste. Après cela, le sommet de Charm el-Cheikh – que j’ai mentionné – s’est tenu. Puis, en 1996, Israël a attaqué le Liban dans le cadre de l’opération Raisins de la Colère, et a perpétré le massacre sans précédent de Qana – une tragédie connue plus tard sous le nom de Massacre de Qana. En réponse, nous avons résisté contre les Israéliens et avons été victorieux. Peu de temps après, c’est-à-dire deux ou trois semaines plus tard, des élections se sont tenues dans l’entité sioniste, au cours desquelles Shimon Peres a été battu et le parti Likoud a remplacé le parti travailliste en tant que parti dominant, et Benjamin Netanyahu est devenu le Premier ministre d’Israël. Après son arrivée au pouvoir, il a déclaré : « Je ne respecterai aucun des engagements d’Yitzhak Rabin et de Shimon Peres concernant la Syrie et les négociations avec Hafez al-Assad ». Les négociations israélo-syriennes ont donc pris fin. Nous parlons de l’année 1996. Aujourd’hui, en 2019, où en est le processus de paix ? Il n’a jamais paru plus impossible. […]

2/ La victoire du 25 mai 2000

Hassan Nasrallah : […] Au sujet de la victoire de 2000, je me souviens d’un souvenir très important avec Son Eminence le Guide. Vous vous souvenez que j’ai dit qu’en 1996, Son Eminence avait déclaré qu’aucun traité de paix ne serait conclu entre la Syrie et Israël. En 2000, quelques mois avant le retrait d’Israël du sud du Liban et conformément à nos plans, nous nous sommes rendus à Téhéran pour rencontrer le Guide et les responsables iraniens. Nous — c’est-)-dire le Conseil dirigeant du Hezbollah — sommes allés en Iran. Lors de ce voyage, nous étions également accompagnés pour la première fois par les commandants militaires de la Résistance. Près de 50 commandants de la Résistance ont voyagé avec nous.

À ce moment-là, nous pensions qu’Israël ne se retirerait pas du Liban en 2000. Nous n’étions pas sûrs, mais nous estimions improbable qu’Israël se retire en 2000, car nous pensions qu’Israël n’accepterait pas de se retirer sans imposer certaines conditions préalables. Nous avons dit au Guide : « Il est peu probable qu’Israël se retire du sud du Liban. Il semble qu’Israël restera plus longtemps au Liban, et nous aurons besoin de plus de temps et d’opérations pour le faire se retirer sans conditions préalables ». Il nous a demandé : « Pourquoi pensez-vous que c’est peu probable? » Nous avons répondu : « Parce que cette mesure constituerait une menace majeure pour Israël. Se retirer du Sud-Liban sans conditions préalables constituerait un triomphe sans précédent pour la Résistance, et sera considéré comme la première victoire évidente des Arabes face à Israël, affectant naturellement les développements internes de la Palestine et de la nation palestinienne ; cela représenterait une menace stratégique pour Israël et ferait comprendre aux Palestiniens que la voie principale est celle de la Résistance et non des négociations. Un message qui leur dit : les négociations vous ont enlevé vos terres et vos lieux saints, mais la Résistance a libéré le Liban et le Sud-Liban. »

C’est alors que le Guide a déclaré : « Je vous recommande de présumer sérieusement qu’Israël quittera le Liban prochainement et que vous serez victorieux. Poursuivez vos activités et planifiez l’avenir en vous fondant sur cette hypothèse. Planifiez et anticipez bien les choses, de manière à faire face au retrait d’Israël du Liban sur les aspects militaire, de terrain, médiatique et politique ». Nous avons été surpris d’entendre ces paroles, car nous pensions tous qu’Ehud Barak, qui venait de remporter les élections, ne donnerait pas suite à sa promesse de retrait, car ses conditions n’étaient pas remplies et, en particulier, il n’avait pas obtenu de garanties en matière de sécurité. Autrement dit, ni le gouvernement libanais, ni le gouvernement syrien, ni le Hezbollah au Liban n’ont pris d’engagement de sécurité envers Israël. La question était donc : comment serait-il possible qu’Israël se retire ? Cela semblait mal avisé et illogique.

Plus important encore, après la réunion, dans la soirée, nous sommes allés chez le Guide avec nos frères de la Résistance, y compris le défunt martyr Hajj Imad Mughniyah. Nos frères étaient ceux de la Résistance, combattant sur les lignes de front de la bataille, et pouvant trouver le martyre à tout moment. Après être entrés dans la maison du Guide, nous et nos frères sommes allés dans une grande salle où les prières étaient réalisées en congrégation. À l’époque, nos frères portaient des uniformes militaires, avec des keffiehs autour du cou, et ressemblaient beaucoup aux Basijis sur les fronts iraniens (durant la guerre Iran-Irak). Nous étions censés réaliser les prières en congrégation avec le Guide et lui offrir nos salutations, rien d’autre, puis la cérémonie aurait pris fin. Le Guide a dirigé les prières et après avoir terminé la prière du soir, il s’est levé pour dire au revoir à ses frères libanais.

Puis le Guide a dit à ses compagnons (iraniens) de s’éloigner. Puis il m’a dit : « Je suis disposé à t’écouter ». A ce moment, un de nos frères est venu et a embrassé la main du Guide. Certains des frères ont commencé à pleurer, et certains d’entre eux étaient tellement impressionnés qu’ils ne pouvaient plus se tenir debout. Ils se sont lentement avancés. Un des frères a embrassé la main du Guide, et quand un autre s’est penché pour embrasser ses pieds, il ne l’a pas permis. Il est rentré et m’a dit : « Dis-leur de s’asseoir et de se calmer pour que nous puissions parler. » Un discours n’était pas prévu pour cette cérémonie. J’ai demandé à mes frères de rester calmes et j’ai commencé à traduire le propos du Guide à leur intention. Parmi les choses qu’il a dites, et qui, à mes yeux, sont issues de sa vision suprasensible et non pas simplement d’une analyse politique, mais de quelque chose de plus profond, il a déclaré : « Vous serez victorieux par la grâce de Dieu. Votre victoire est bien plus proche que ce que certains pensent. » Il m’a pointé du doigt en disant cela, parce que j’avais dit qu’il était improbable que le retrait d’Israël se fasse de cette manière. En nous désignant tous de sa main gauche, comme cela, il a dit : « Chacun d’entre vous va voir de ses propres yeux que vous serez victorieux. »

Après cela, nous sommes rentrés au Liban. À cette époque, nous avons mené de grandes opérations et, bien sûr, de nombreux combattants et cadres de la Résistance ont trouvé le martyre. Le 25 mai est arrivé, et la retraite surprenante, inattendue et indigne d’Israël du Sud-Liban a commencé. Plusieurs autres combattants ont également été tués lors de notre progression vers la frontière. C’est ici que les deux prédictions du Guide Suprême de la Révolution Islamique se sont réalisées. Premièrement, la victoire de la Résistance a eu lieu très rapidement, quelques mois seulement après cette réunion que je viens d’évoquer ; et deuxièmement, toutes les personnes présentes à la réunion avec le Guide, et qui participaient directement aux opérations de première ligne, ont survécu pour assister à la grande victoire de leurs propres yeux. On peut de mettre la prévision de cette grande victoire imminente sur le compte de la sagacité du Guide. Mais le fait de prédire que parmi 50 commandants de première ligne, qui pouvaient trouver le martyre à chaque instant, aucun ne serait tué, relève à mes yeux du miracle. […]

3/ La victoire de 2006

Hassan Nasrallah : […] Je vais clore cette partie de mon propos par un souvenir avec le Guide Suprême, que Dieu le préserve. Au cours de la guerre de 33 jours (juillet-août 2006), le peuple libanais était naturellement très inquiet, au début de la guerre, quant à ce qui allait se passer. Qu’est-il arrivé ? Même des responsables libanais ont pris contact avec les autorités saoudiennes, demandant à Riyad d’intervenir en tant que médiateur et de mettre fin à la guerre au sud du Liban. Les Saoudiens ont répondu aux responsables libanais en déclarant : « Personne ne va intervenir. Il existe un consensus américain, international et régional selon lequel le Hezbollah doit être éradiqué et écrasé. Le Hezbollah n’a qu’une alternative : la reddition ou l’annihilation. » De toute évidence, notre décision était de riposter, et il y avait parmi nous une forte volonté de combattre et un esprit de Karbala dans tout le Hezbollah. Cette citation de l’Imam Hussain, la paix soit sur lui, a toujours été devant nos yeux : « L’usurpateur (Yazid) fils d’un usurpateur (Mu’awiya) nous a placé devant une alternative funeste : le tranchant de l’épée ou l’humiliation de l’allégeance. Mais jamais nous n’accepterons l’humiliation (plutôt mourir) ! »

Nous avons été confrontés à deux options : la guerre ou une reddition humiliante. Nous avons choisi la guerre. Au début de la guerre, notre cher ami et frère, Hajj Qasim Soleimani, le commandant des Forces extérieures des Gardiens de la Révolution Islamique, nous a contactés. Il est venu à Damas, a contacté Beyrouth et a déclaré qu’il devait nous rencontrer. Nous lui avons demandé comment il comptait s’y prendre. Car les Israéliens bombardent tous les ponts, routes et voitures, et il est impossible de nous rejoindre (sans braver de grands dangers). »

Ce cher frère nous a dit qu’il devait absolument nous rejoindre, car il avait un message important de Son Eminence le Guide, Sayed Khamenei, à nous transmettre. Nous avons arrangé cela, et Hajj Qasim est finalement parvenu dans la banlieue sud de Beyrouth, au tout début de la guerre. Il a dit que lorsque le Guide, que Dieu le protège, se trouvait à Mashhad, il avait convoqué tous les responsables de la République Islamique – y compris les anciens et actuels Présidents, les ministres des Affaires étrangères, ministres de la Défense, et commandants des Gardiens de la Révolution, et d’autres officiels, à se réunir avec lui.

Hajj Qasim m’a expliqué que lors de la réunion, la guerre contre le Liban et ses objectifs ainsi que la question de savoir à quoi elle conduirait, ont été examinés. Dès le début, la République Islamique d’Iran a estimé que la guerre contre le Liban faisait partie du plan des États-Unis dans la région et ne constituait pas une question distincte de ce complot. Hajj Qasim a déclaré que tous les participants à la réunion avaient convenu à l’unanimité que la République Islamique devait se tenir aux côtés de la Résistance libanaise, du gouvernement et du peuple libanais, ainsi que de la Syrie, étant donné que la guerre menaçait de se propager en Syrie. L’Iran devait donc utiliser toutes ses capacités politiques, financières et militaires pour aider le front de la Résistance à l’emporter. Hajj Qasim a ajouté qu’une fois la réunion terminée et les prières du soir exécutées, les personnalités présentes étaient sur le point de partir lorsque le Guide leur a demandé de rester plus longtemps car il avait encore quelques mots à leur dire. Cela s’est passé après la première réunion ; c’est-à-dire la première réunion formelle.

Ensuite, Son Eminence le Guide s’est tourné vers Hajj Qasim et lui a demandé d’écrire une lettre sous sa dictée et de me la porter personnellement à Beyrouth pour que je puisse en évoquer le contenu avec mes frères. Après m’avoir rapporté tout cela, le Hajj Qasim a commencé à lire les mots que m’avait adressés le Guide. Il déclarait notamment : « La capture des soldats israéliens par la Résistance libanaise est une grâce divine cachée ; l’opération a forcé Israël à entrer au Liban en réponse à votre action. Les Israéliens et les Américains se préparaient à attaquer Le Liban et le Hezbollah à la fin de l’été ou au début de l’automne 2006, et vous auriez donc été pris au dépourvu, alors que vous n’étiez pas prêts pour une guerre. La guerre n’a donc pas eu lieu lorsque les États-Unis et Israël l’avaient planifiée ; elle s’est produite alors qu’ils n’étaient pas prêts et qu’ils étaient encore en train de s’y préparer, tandis que vous y étiez déjà préparés. Car vous n’avez pas été pris par surprise.

Cette déclaration du Guide a ensuite été confirmée par d’éminentes personnalités. Par exemple, lorsque j’en ai parlé dans les médias, l’éminent Professeur et analyste politique Mohamed Hassanein Heikal l’a établi dans des programmes distincts de la chaîne Al Jazeera. De même, l’un des grands écrivains américains, Seymour Hersh, a confirmé cela. Je dois souligner que lorsque j’ai soulevé la question dans les médias, je ne l’ai pas attribuée au Guide.

Son Eminence le Guide a également mentionné dans son message que « Cette guerre est très similaire à la Bataille des Confédérés, qui s’est déroulée du vivant du Messager de Dieu, que les salutations de Dieu soit sur lui et sur sa famille. Cette guerre sera très difficile et menacera votre existence ; vous êtes obligés d’être patients dans cette guerre. » Dans cette partie de son message, il a cité les versets coraniques de la sourate Les Coalisés : « Quand ils vous vinrent d’en haut et d’en bas [de toutes parts], et que les regards étaient troublés, et les cœurs remontaient aux gorges, et vous faisiez sur Allah toutes sortes de suppositions… / Les croyants furent alors éprouvés et secoués d’une dure secousse. » [Coran, 33, 10-11] Le Guide a également dit : « Vous devez placer votre confiance complètement en Dieu. » En outre, la troisième partie de son message disait : « Vous serez victorieux dans cette guerre. » J’avais déjà entendu une phrase similaire — je ne me souviens pas exactement si c’était avant ou après — mais quelqu’un m’a rapporté que Son Eminence Cheikh Behjat, que Dieu lui fasse miséricorde, nous a dit d’être assurés que nous serions victorieux dans cette guerre, par la Grâce de Dieu.

Mais le point le plus important du message du Guide était celui-ci :

« Vous remporterez la guerre, et vous deviendrez ensuite une puissance régionale au point qu’aucune autre puissance ne pourra vous affronter ». À ce moment-là, j’ai ri et j’ai dit à Hajj Qasim : « Nous allons nous transformer en puissance régionale ?! Si nous parvenons seulement à survivre à la bataille actuelle et à maintenir notre existence, nous aurons déjà accompli un grand exploit ! » Puis, j’ai commenté en plaisantant : « Mon cher frère ! Nous ne voulons pas devenir une puissance régionale. » Quoi qu’il en soit, la lettre de Son Eminence le Guide ce jour-là m’a donné une sorte d’assurance totale. À partir de ce jour, j’étais certain que nous allions gagner la guerre et que, par la suite, nous deviendrions une puissance régionale. Ce qui est réellement advenu. […]

= = =

Lecture complémentaire:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Entité sioniste et Nouvel Ordre Mondial: Le plan Oded-Yinon toujours à l’œuvre dans un Moyen-Orient agressé…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 22 juin 2018 by Résistance 71

Comment “Israël” édifie son empire et abat ses ennemis

 

Ryan Forst (Russia-Insider)

 

Version français: Al Manar fr

 

Source: http://french.almanar.com.lb/935295

 

« L’Iran est un ennemi trop redoutable pour être combattu, surtout après la défaite humiliante en Syrie. »

Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas familiers avec le projet du Grand Israël (plan Oded-Yinon), il vise à étendre les frontières d’Israël de l’Egypte à l’Iran. Comment ? En faisant la guerre ? Non, c’est beaucoup plus insidieux.

Il suffit de jeter un coup d’œil sur les 25 dernières années et les guerres que les Etats-Unis ont menées pour « apporter la démocratie » ou faire un « changement de régime », et vous verrez se dessiner une carte simple.

Si un parti au pouvoir, est contre Israël, réalise des progrès dans un pays ne subissant pas l’influence des banques centrales appartenant aux Talmudistes, Israël convainc les Etats-Unis et ses alliés crédules que ce pays prospère est gouverné par un gouvernement maléfique, obsédé par la fabrication d’armes chimiques ou nucléaires, etc. Des sanctions suivent, après quoi le gouvernement du pays visé accepte de détruire ses capacités défensives sur la base de l’assurance que les sanctions seront levées et que le gouvernement sera traité équitablement.

Vous pouvez voir où cela mène…. une fois les armes détruites, Israël convainc ses alliés en utilisant les médias qui lui sont dévoués en Occident, que le régime qui leur faisait confiance est cruel et doit être changé pour des « raisons humanitaires », ainsi une guerre civile interne est déclenchée ou un attentat sous un faux drapeau est monté contre les Etats-Unis ou ses alliés, orchestré par Israël et le pays en question sera désigné comme bouc émissaire du jour.

Est-ce que cela semble incroyable ? Regardons les régimes qui ont été changés sous ce prétexte, l’Egypte, la Libye, l’Irak.

Tous avaient quelques points communs : les moyens de se défendre contre Israël, l’absence de banques appartenant aux Talmudistes et des gouvernements stables qui font des progrès dans leur pays.

Tous ont été désarmés avec des promesses de soutien, après quoi ils ont été renversés par l’instigation et le financement d’une guerre civile, là où une guerre civile était tout simplement impossible.

Ceux qui faisaient confiance aux Etats-Unis et à ses alliés ont été destitués et parfois exécutés en public (par exemple Mouammar Kadhafi, qui a fait de la Libye un Etat avancé avec des soins de santé et une éducation gratuits et a mis en garde contre la « crise actuelle des réfugiés » si la Libye était déstabilisée).

Une fois que le gouvernement a été désarmé et ensuite déposé et que ses dirigeants ont été exécutés, une banque centrale contrôlée par les Talmudistes est rapidement établie et les réserves d’or disparaissent. Par exemple, la guerre civile ukrainienne : au moment où ils ont pris le contrôle d’une partie de l’Ukraine que la Russie n’a pas récupérée, ils ont établi une banque centrale et volé les réserves d’or à la faveur de l’obscurité.

Maintenant, si vous regardez la carte du Moyen-Orient, vous voyez l’influence et les frontières d’Israël grandir; toujours suivant ce même plan, la Syrie était la prochaine cible, diaboliser Assad, inciter à la guerre civile, l’encadrer comme une « urgence humanitaire » et financer la dissolution d’un pays stable pour renforcer Israël.

MAIS ! Ils ne le font jamais directement mais en finançant et en armant des « combattants de la liberté » et en poussant leurs alliés à défendre « les pauvres enfants », etc.

La Russie est finalement intervenue après avoir vu la débâcle et la stupidité effrontée et la répétition de la stratégie irakienne et égyptienne en Libye. Avec la réticence du président Trump à mener des guerres israéliennes, Israël a finalement été contraint de passer au premier plan et d’attaquer la Syrie sous prétexte d’attaquer l’Iran. Au moment d’écrire cet article, Israël a bombardé la Syrie plus de 100 fois en 2017. La prochaine fois, ce sera l’Iran.

Mais leurs plans de guerre insidieux ont été contrecarrés par une Russie intelligente. Elle-même ayant souffert sous la torture juive et l’extermination de quelque 50 millions de chrétiens par les bolcheviks dans l’Holodomor.

Aujourd’hui, Israël planifie et mijote frénétiquement toutes sortes de faux drapeaux pour que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France deviennent de bons petits caniches et sauvent les « pauvres Syriens » tout en exportant discrètement la plupart des terroristes syriens vers la Suède et l’Europe.

Mais attendez ! Il y a plus ! Ce n’est pas parce qu’Israël a perdu la Syrie qu’il va reculer. Les Israéliens et les Juifs ne sont pas si simples.

Israël finance également une guerre par procuration au Yémen. La stratégie typique d’Israël est tout droit sortie du Manifeste communiste, une guerre constante, pour toujours, menée par d’autres.

Alors maintenant, au Yémen, ils ont un problème d’image. Le gouvernement yéménite est entièrement sous contrôle israélien et les « rebelles » sont des nationalistes qui tentent de reprendre leur pays. En Syrie, Israël a fait valoir que les rebelles étaient le bon peuple qui n’était absolument pas financé par Israël, les États-Unis et le Mossad-Pentagone. La débâcle syrienne a fini par coûter aux États-Unis environ 1 000 milliards de dollars.

Pas de problème, dit le groupe de réflexion de Tel Aviv. Nous nous contenterons de présenter les rebelles Houthis comme des «terroristes» et le gouvernement yéménite comme assiégé. Personne ne remarquera cette volte-face. Vous n’y croyez pas ? Il suffit d’aller sur Google et de taper Yémen et de voir comment ils ont encadré ce conflit.

Et, remarquez autre chose, Israël n’est pas dans le tableau, il fait combattre l’Arabie Saoudite dans cette guerre.

Si vous voulez voir où se trouve le prochain point chaud, après la Syrie, regardez au Yémen. L’Iran est un ennemi trop redoutable pour qu’on puisse le combattre, surtout après la défaite humiliante de la Syrie.

On pourrait écrire un million de mots supplémentaires à ce sujet, mais ce n’est qu’une introduction pour vous faire comprendre comment Israël met en place son propre empire non pas directement mais en attaquant ses amis, en rejetant la faute sur les pays qu’Israël veut détruire, en faisant combattre leurs amis dans les guerres israéliennes et en aidant les choses en provoquant une guerre civile à l’intérieur de ces pays.

Une fois que vous comprenez cette formule simple, la prochaine fois que vous verrez un titre tapageur à propos d’une « crise humanitaire dans un pays anti-israélien », vous saurez exactement ce qui se passe, qui le finance et, surtout, la question qui répond à tout….cui bono ?

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Lectures complémentaires sur le colonialisme et le Moyen-Orient:

Au sujet dun 11 septembre nucleaire

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Effondrer le colonialisme

Ashraf Ezzat Mythe Biblique

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Résistance au colonialisme: Crimes israéliens… quand la France lave plus blanc que blanc !…

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Crimes israéliens: la France lave plus blanc !

 

Ali Abuminah

 

3 novembre 2017

 

Source:

http://chroniquepalestine.com/crimes-israeliens-france-lave-plus-blanc/

 

 

La France s’active à aider Israël à blanchir ses crimes.

Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement français a condamné l’expansion rapide des colonies dans le territoire palestinien occupé par Israël, qualifiant ses actions « d’illégales en vertu du droit international ».

Mais comme des déclarations similaires d’autres gouvernements européens, ce n’était que des mots.

La vraie politique de la France est d’offrir à Israël son soutien et des récompenses sans aucune condition, quels que soient les crimes qu’il commet.

Un bon exemple en est le festival de propagande de la Saison France-Israël 2018 organisé par l’Institut Français, la branche culturelle internationale du gouvernement français, en collaboration avec Israël.

Accuser les Palestiniens

Selon l’Institut français : « La Saison France-Israël 2018 marquera une nouvelle et importante étape dans les relations entre les deux pays. Elle mettra à l’honneur, dans tous les domaines de la création, les liens étroits et de haut niveau qui existent déjà, tout en traçant des lignes d’horizon pour l’avenir.  »

Avec des événements de grande ampleur en France et en Israël, l’initiative vise à présenter « l’image des deux pays […] à travers des formes et des expressions des plus contemporaines ».

LIRE EGALEMENT : Une interview de José-Luis Moraguès : « Le BDS s’oppose radicalement au sionisme et à sa vision raciste du monde »

Le principal co-organisateur israélien du festival est Emmanuel Halperin, un présentateur de télévision et ancien diplomate qui a fait la promotion de la propagande anti-palestinienne.

Halperin a déclaré l’année dernière que les Palestiniens cherchent la « destruction d’Israël » grâce à une « stratégie très perverse ». Selon Halperin, les Palestiniens veulent « laisser la situation pourrir » afin de soumettre Israël à la pression internationale.

Il a également affirmé que les Palestiniens voulaient qu’Israël maintienne son siège brutal de Gaza imposé depuis dix ans afin de « ternir l’image d’Israël dans la communauté internationale ».

Effacer la Nakba

Le choix de 2018 pour ce festival de propagande ne peut être une coïncidence. L’année prochaine marque le 70e anniversaire de la Nakba, le nettoyage ethnique des Palestiniens par les milices sionistes afin d’établir l’État israélien sur les ruines de la société palestinienne.

La semaine dernière, des militants de BDS France, un groupe soutenant la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions, se sont rassemblés devant le siège de l’Institut français à Paris pour « dénoncer la scandaleuse opération de propagande France-Israël 2018 visant à renforcer les relations entre la France et l’apartheid régime. »

« Nous ne nous laissons pas berner par des appels au dialogue quand ils concernent un État qui utilise la culture dans le but politique de restaurer son image internationale », a déclaré BDS France. « La culture ne peut jamais blanchir Israël de ses crimes, persécutions et discriminations, que ce soit contre les populations de Gaza et de Cisjordanie, les Palestiniens vivant en Israël ou les réfugiés ».

Des élus menacés

Pendant ce temps, la campagne de répression menée par les autorités françaises contre les citoyens qui militent pour demander des comptes à Israël se poursuit.

Plus tôt ce mois-ci, la police a convoqué quatre élus municipaux de la ville d’Ivry, dont le maire, pour enquêter sur les déclarations qu’ils ont faites en faveur du boycott des biens issus des colonies israéliennes.

LIRE EGALEMENT : Le combat à venir : 13 questions sur les origines et les objectifs du BDS et sur la guerre menée contre lui

Les déclarations ont été faites lors d’un débat l’an dernier, lorsque le conseil de cette municipalité de la banlieue parisienne a voté à une large majorité pour demander au gouvernement français de mettre fin à la répression à l’encontre du mouvement BDS, et qu’il interdise l’importation des biens produits dans les colonies.

La plainte de la police a été déposée par le BNVCA, un groupe de pression israélien qui se fait passer pour une organisation antiraciste.

La résolution de la ville est conforme à un consensus international croissant sur le fait que le commerce des biens issus de la colonisation devrait être interdit.

Mais maintenant, les responsables d’Ivry pourraient être accusés de « provocation publique à la discrimination » simplement pour avoir été dans le sens de ce consensus selon lequel Israël devrait être obligé de respecter le droit international.

Philippe Bouyssou, un des responsables visés par la plainte, a qualifié l’intervention policière « d’attaque intolérable à la liberté d’expression ».

Au cours de sa campagne électorale au début de cette année, le président Macron a promis que, s’il était élu, il poursuivrait la campagne de répression de son prédécesseur contre le mouvement BDS.

Contrairement à l’enthousiasme manifesté par la France pour la promotion des intérêts d’Israël, elle est restée silencieuse pendant deux mois entiers au sujet de la détention par Israël, sans inculpation ni jugement, de Salah Hamouri, un défenseur des droits humains de nationalité palestino-française.

Resistance politique: Le judaïsme antisioniste avec Hassan Nasrallah

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Point de vue intéressant jamais mis en lumière par les merdias inféodés. Il est pourtant avéré que la religion judaïque ne peut être qu’anti-sioniste puisque la croyance veut  que « seul un messie puisse ramener le peuple juif en Israël. » Le témoignage du rabbin nous éclaire aussi sur ce qu’il se passe en Israël même. Il serait erroné de penser que la pensée y est uniforme, même si le dogme sioniste demeure toujours dominant. Il nous informe que les juifs antisionistes sont également persécutés.

Rappelons au passage que les résultats des recherches archéologiques n’ont jamais démontré la présence des Israélites de l’ère « biblique » dans cette région du monde.

~ Résistance 71 ~

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999 ~

Sur les mythes bibliques et et l’origine arabo-yéménite du judaïsme

 

Entretien avec un rabbin antisioniste suite au discours de Hassan Nasrallah

 

Al Manar

Source: Press TV

 

5 octobre 2017

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/599267

 

En cas de guerre Israël/Hezbollah, pour qui se battront les juifs antisionistes ? La distinction faite par le secrétaire général du Hezbollah entre juifs et sionistes continue à faire couler beaucoup d’encre. Dans son discours, Nasrallah a évoqué comment l’impérialisme s’est souvent servi de juifs à titre de « bûcher » pour embraser différentes régions du monde.

Le site iranien Dolat Bahar (DB) a interrogé l’une des plus célèbres figures du judaïsme antisioniste, le rabbin Yisroel Dovid Weiss. Il dirige le mouvement antisioniste Neturei Karta, qui plaide depuis bien longtemps pour le retour des juifs dans leur pays d’origine. Taxé d’ultra-orthodoxie en Israël, le discours du rabbin est désormais d’une cuisante actualité.

Dolat Bahar: Au cours de son dernier discours , Nasrallah a annoncé que son combat ne visait pas les juifs, mais les sionistes. Il a mis en garde contre une nouvelle guerre que les Américains projettent de déclencher et pour laquelle ils comptent bien se servir des juifs comme d’un bûcher. Que pensez-vous de ces propos ?

Rabbin Weiss : Nasrallah est un homme très sérieux et son approche est toujours empreinte de sincérité. Il se présente comme le porte-voix des deux peuples libanais et palestinien. En Israël, pas un jour ne passe sans que des jeunes filles et garçons refusent de servir dans l’armée. Il s’agit d’une opposition qui s’étend et dont une partie est motivée par la religion. Les juifs croyants estiment que Dieu leur a interdit de porter des armes, de former un État.

DB: Combien de juifs antisionistes vivent en Israël ?

RW : il y a 300 ans naquit un mouvement politique dont le slogan était ceci : « Pour être un bon juif, pas besoin de respecter toutes les instructions religieuses. » Ce mouvement voulait inciter les juifs à créer un État et il s’appelait « le sionisme ». De nombreux juifs vivant en Israël ne réclament jamais une carte d’identité, ou une fiche d’état civil, car pour eux, Israël n’est pas un État légitime. Les rabbins, et je parle de ceux qui pratique le vrai judaïsme, estiment qu’il faut éviter tout acte qui reconnaît de près ou de loin une quelconque légitimité à Israël.

DB: Ces juifs agissent-ils contre le gouvernement israélien ?

RW : Quand ces juifs sont arrêtés, le gouvernement les met en prison. Après avoir subi toutes sortes de pressions, ils comparaissent devant les tribunaux. Quand le juge leur demande leur nom, ils lui disent : je ne te reconnais pas. Et tout est à recommencer : la police les place en isolement, pendant des semaines voire des mois avant qu’ils ne comparaissent à nouveau. Il se pourrait qu’ils ne sortent jamais de prison ou qu’ils disparaissent.

DB: À quel point les juifs antisionistes pourront-ils influer sur le cours des événements ?

RW : Nous sommes en minorité en Israël et pourtant, nous pesons de tout notre poids. Et puis notre communauté tend à s’agrandir de jour en jour. Tout le monde sait que Nasrallah ne parle jamais pour ne rien dire. Quand il s’adresse aux juifs antisionistes, c’est que ces derniers ont suffisamment de poids pour changer le cours des choses.

DB: Si une guerre venait à éclater entre Israël et le Hezbollah, à côté de qui vous tiendrez-vous ? Resterez-vous neutres ou agirez-vous contre le gouvernement israélien ?

RW : Quand Israël voulait naître, les sionistes sont venus avec leurs armes menacer les juifs de mort : « Si vous ne coopérez pas avec nous, nous allons vous tuer tous. » Et effectivement, ils ont tué et emprisonné des juifs. Le judaïsme nous recommande de ne pas porter des armes quand bien même on nous menacerait de mort ou on nous tuerait. Les juifs ne pactiseront jamais avec les sionistes. On leur a résisté une première fois ; il n’y a aucune raison pour que l’on ne leur résiste pas de nouveau. Si une guerre venait à éclater entre Israël et le Hezbollah, nous ne serons sans doute pas du côté d’Israël. Nous serons dans le camp du Hezbollah et nous prierons Dieu pour que l’État d’Israël soit anéanti sans que beaucoup de sang soit versé.

DB : Les juifs sont interdits de porter des armes. Quelles sont les chances d’une action armée venant de l’intérieur d’Israël contre le gouvernement israélien ?

RW : Nous ferons de notre mieux pour empêcher le régime sioniste de déclencher une nouvelle guerre. Nous organiserons des manifs, nous irons partout dans le monde pour dénoncer le régime israélien, qui n’est pas légitime.

J : On connaît Nasrallah pour sa franchise, puisque c’est un homme qui tient parole. Qu’en pensez-vous ?

RW : J’aimerai bien le rencontrer. Je n’ai pas encore eu cet honneur. En Israël, on essaie de le présenter comme un antisémite, alors qu’il n’en est rien. J’ai fait plusieurs voyages au Liban et j’ai vu que le Hezbollah s’entendait bien avec les juifs. Nasrallah est un dirigeant antisioniste et pas anti-juif. Son image ne sera jamais ternie auprès de ceux qui s’opposent au sionisme.

Guerres impérialistes: Israël danger permanent pour le monde…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 25 août 2017 by Résistance 71

D’après l’ancien officier de la CIA Philip Girardi Israël est vraiment dangereux

 

Jonas Alexis

 

21 août 2017

 

Url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/08/21/former-cia-officer-philip-giraldi-israel-is-really-dangerous/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Philip Giraldi a récemment écrit un article intéressant révélant quelques faits très compromettants pour Israël et le gouvernement turc. Il y a dit: “l’ancien conseiller à la sécurité Michael Flynn a été récemment obligé de s’enregistrer comme un agent de la Turquie après qu’il ait reçu 530 000 US$ de pots-de-vin afin de soutenir la vue d’Ankara en regard de ceux que le gouvernement turc pense être derrière le coup d’état de l’an dernier.”[1]

Ok, Flynn est un salaud. Mais qu’en est-il d’Israël, dit Giraldi ? “ironiquement, écrit-il, le lobby de gouvernement étranger le plus puissant et le plus influent à Washington est si dominant, qu’il a pu négliger de s’enregistrer ces 55 dernières années. L’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) a été en dernier lieu confronté par la FERA lorsque son prédécesseur, l’American Zionist Council fut mis sous pression par le ministère de la justice du président Kennedy en 1962 et 1963. “La mort de Kennedy a stoppé cet effort abruptement et mit fin aux tentatives de la Maison Blanche de tenir Israël pour responsable du développement de son programme d’armement nucléaire secret qui dépendait de matériel nucléaire quittant illégalement les Etats-Unis avec la complicité d’une entreprise privée locale en Pennsylvanie du nom de NUMEC [2]”

On peut débattre qu’israël a ses empreintes digitales partout sur la scène de l’assassinat de Kennedy. Israël, continue de dire Giraldi, continue de sucer le sang de l’Amérique sur un plan financier:

“Le pouvoir du lobby israélien et de l’AIPAC n’est pas gratuit pour le public américain. Les 3 milliards de dollars annuels qu’Israël reçoit bien qu’étant une économie de premier ordre, comme assistance militaire des Etats-Unis viennent s’ajouter aux 130 milliards de dollars qu’il a déjà reçu depuis 1949..

Protéger Israël dans les organisations internationales comme l’ONU a parfois marginalisé les Etats-Unis dans ces assemblées et l’influence du lobby sur la politique étrangère américaine a souvent été bien remarquée. En 2010, le général David Petraeus a déclaré que la politique d’Israël mettait les personnels militaires américains au Moyen-Orient en danger, il s’est néanmoins vite rétracté.” [3]

Ceci n’est pas rien. Et que diable ont donc fait les politiciens israéliens avec tout ce fric ? L’ont-ils utilisé d’une manière qui protègerait les Etats-Unis ? Non. En fait, ils ont historiquement et diaboliquement utilisé les propres armes de l’Amérique ainsi que l’argent du contribuable pour bombarder des soldats et vaisseaux américains. Vous rappelez-vous de l’affaire de l’USS Liberty ?

Le 8 juin 1967, pendant la guerre des six jours, Israël a bombardé le navire USS Liberty, tuant 34 militaires américains à son bord et en blessant des centaines d’autres. Israël attaqua le navire américain de logistique et de “recherche électronique” USS Liberty parce qu’ils pensèrent pouvoir blâmer l’attaque sur leur ennemi et ainsi forcer les Etats-Unis à entrer en guerre. Une fois pris la main dans le sac, les Israéliens déclarèrent que l’attaque fut une erreur, argumentant qu’ils n’avaient pas pu identifier le vaisseau, mais les preuves montèrent contre eux. [4] John J. Mearsheimer de l’université de Chicago et Stephen W. Walt d’Harvard appelèrent cet évènement “une tragique attaque” dans l’histoire. [5]

Bryce Lockwood, un sergent du corps des Marines, expert en langue russe, récipiendaire de l’étoile d’argent pour bravoure au combat et prêtre baptiste était à bord du USS Liberty.

“Pour Lockwood et bien d’autres survivants, la colère se mélange à l’incrédulité: qu’Israël puisse attaquer un allié important, puis attribuer l’attaque à une erreur d’identification par ses pilotes qui ont confondu ce navire américain si caractéristique avec un transporteur de chevaux de cavalerie égyptien qui était la moitié de cette taille et ne lui ressemblait pas du tout.

Et ils sont si incrédules que, pendant des années, leur propre gouvernement allait rejeter leurs appels pour que soit menée une enquête minutieuse.” “Ils ont essayé de s’en sortir en mentant !” crie Lockwood. “Je n’y crois pas une seule minute. Vous ne vous mettez simplement pas à tirer sur un navire en mer sans l’avoir identifié, vous être assurés que c’est la bonne cible !” Quatre décennies plus tard, beaucoup des quelques deux douzaines de survivants de l’USS Liberty localisés et interviewés par le journal de La Tribune ne peuvent toujours parler de cette attaque sans crier ou sangloter.”[6]

Les officiels américains ont largement accepté les affirmations que l’attaque fut un accident. Portant, le ministre des AE Dean Rusk et l’amiral Thomas Moorer ne virent absolument aucune preuve de cela et les documents montrent très clairement que les Israéliens savaient qui ils attaquaient, écrit James Barnford.

“Dès 10:55 du matin, les pontes israéliens savaient qu’ils avaient un navire espion américain dans leur entourage. Non seulement le vaisseau était clairement visible de l’ennemi depuis El Arish, mas il avait aussi positivement identifié par le QG de la marine israélienne.”

Avant l’incident, le commandant américain Prichas Pinchasy “envoya un rapport au chef des opérations navales au QG de la marine israélienne à Haïfa. Le rapport clairement stipulait que le navire américain qui croisait lentement au large d’El Arish était un navire de collecte d’informations électroniques de la marine américaine du nom de Liberty dont le numérotage de coque était GTR-5. Ce numéro d’identification était non seulement peint en grand des deux côtés de la proue et de la poupe, mais il avait aussi son nom peint en grand “USS Liberty” 146. Tout le monde à bord du navire croyait que les Israéliens savaient pertinemment ce qu’ils faisaient.

A 2:09, le porte-avions américain l’USS Saratoga, croisant au large de la Crète, confirma l’appel de détresse de l’USS Liberty. “Stand by pour plus de communication”, signala t’il. Après avoir mis les tourelles de tir hors d’usage, les pilotes israéliens visèrent les antennes du navire afin de couper sa voix et le rendre sourd ainsi il ne put plus demander de l’aide ni recevoir de communications. “C’est comme s’ils connaissaient leurs positions exactes” a dit Stan White, Senior Chief.

Le commandant de la NSA Dave Lewis en charge des opérations de surveillance sur le navire fut d’accord. “ Il me semble que chaque section pivotante de chaque antenne haute fréquence avait un trou dedans”, dit-il. Cela a demandé une grosse planification pour embarquer des missiles à détection thermique pour éliminer toutes nos communications au tout début de l’attaque…”

“Alors que les Israéliens continuaient leur massacre, ni eux, ni l’équipage du Liberty n’avaient idée que des témoins de la scène étaient présents très haut-dessus. Jusque maintenant. D’après les informations, les entretiens et les documents obtenus du corps secret pendant près de 35 ans, la NSA a caché le fait qu’un de ses avions étaient en train de voler au dessus de la zone au moment de l’incident, espionnant ce qu’il se passait dessous.”[7]

Le journal israélien Haaretz a rapporté que “les avions de l’armée de l’air  et les bateaux de la marine d’Israël qui ont attaqué le USS Liberty le 8 juin 1967, au sommet de la guerre des six jours, étaient parfaitement au courant qu’il s’agissait d’un navire de renseignement américain. Le rapport déclara que la NSA américaine, à laquelle appartenait le navire attaqué, fut capable d’intercepter les communications de l’armée de l’air israélienne durant lesquelles en plusieurs points les pilotes israéliens identifièrent le navire comme étant américain mais furent pousser à continuer l’attaque quoi qu’il en soit.”[8]

Quelques unes de ces transcriptions de communications sont dans les archives du gouvernement des Etats-Unis et prouvent sans l’ombre d’un doute que les Israéliens savaient pertinemment ce qu’ils faisaient.

“Le directeur adjoint des opérations de la NSA au temps de l’attaque sur l’USS Liberty, Oliver Kirby, est cité par le journal de la Tribune comme confirmant l’existence de ces transcriptions, disant également les avoir personnellement lues. “Ils disaient, nous l’avons dans le zéro.”  a dit Kirby, “quoi que cela veuille dire, je pense le visuel de quelque chose”, puis l’un d’entre eux a dit “Pouvez-vous voir le drapeau ?” Les pilotes ont dit “oui, c’est un américain, américain.” Ils l’ont dit plusieurs fois, il n’y avait donc aucun doute qu’ils le savaient.”[9]

Kirby est même allé jusqu’à dire que l’attaque était “quelque chose qui m’a gêné, perturbé toute ma vie, je suis prêt à jurer sur une pile de bibles que nous savions qu’ils savaint.”[10]

Pourtant, à la lumière de ces faits, “le gouvernement américain, soucieux et anxieux d’épargner la réputation d’Israël et de préserver son alliance avec les Etats-Unis, clôtura le dossier avec ce que les participants même disent maintenant avoir été une enquête particulièrement rapide et bâclée.”[11] Barnford note “Malgré les preuves accablantes qu’Israël avait délibérément attaqué le navire et tué tant de militaires, l’administration du président Johnson et le congrès couvrirent totalement l’incident.”[12] Q. Tony Hart, officier subalterne stationné au Maroc au moment des faits a déclaré après une grande réflexion sur l’incident: “Le président Johnson ne va pas entrer en guerre ou embarrasser un allié des Etats-Unis suite à la mort de quelques marins américains.”[13]

Le journal Haaretz a descendu la maisonnée sioniste le mois dernier en publiant un document d’archives prouvant sans l’ombre d’un doute que seul Israël fut derrière l’attaque sur l’USS Liberty.

“Dans le document, également publié sur le site internet de la CIA, une source anonyme est citée pour dire: “Ils ont dit que le ministre de la défense d’alors, Moshé Dayan, avait personnellement ordonné l’attaque sur le navire et qu’un de ses généraux, totalement opposé à l’opération s’était exclamé: “Ceci n’est que pur assassinat !”[14]

Il y avait bien plus au sujet de cette attaque que ce qu’on a bien voulu dire.

“Le nouveau livre cite une histoire rapportée par l’ambassadeur américain au Liban, Dwight Porter, que se rappelait d’une conversation entre un pilote israélien et la salle de commandement de l’armée de l’air israélienne, qui fut apparemment enregistrée par un avion de la NSA et câblé par inadvertance aux bureaux de la CIA à travers le monde:

– Pilote israélien à la Salle de commandement de l’armée de l’air israélienne (SCAAI): “C’est un navire américain, voulez-vous toujours que nous attaquions ?…”

– SCAAI au pilote: “Oui, suivez les ordres.”

-Pilote: “Mais c’est un navire américain… Je peux voir son drapeau !”

– SCAAI: “Aucune importance, attaquez-le.”[15]

Alors, Israël devrait-elle toujours être traitée comme allié des Etats-Unis ? Ne devrait-elle par être plutôt considérée comme un ennemi de l’Amérique et du reste du monde ?…

Notes:

[1] Philip Giraldi, “Should AIPAC Register as a Foreign Agent?,” American Conservative, July 28, 2017.

[2] Ibid.

[3] Ibid.

[4] See A. Jay Cristol, The Liberty Incident (Annapolis, MD: Naval Institute Press, 2013); James Scott, The Attack on the Liberty The Untold Story of Israel’s Deadly 1967 Assault on a U.S. Spy Ship (New York: Simon & Schuster, 2009); James M. Ennes, Assault on the Liberty: The True Story of the Israeli Attack on an American Intelligence Ship (New York: Ballantine Books, 1987).

[5] Mearsheimer and Walt, The Israel Lobby, 42.

[6] John Crewdson, “New Revelation in Attack on American Spy Ship,” Chicago Tribune, October 2, 2007.

[7] James Bamford, Body of Secrets: Anatomy of the Ultra-Secret National Security Agency (New York: Anchor Books, 2002), 212.

[8] Yossi Melman, “Israeli Communications Said to Prove IAF Knew Liberty was US Ship,” Haaretz, April 10, 2007.

[9] Ibid.

[10] Ibid.

[11] Crewdson, “New Revelation in Attack on American Spy Ship,” Chicago Tribune, October

2, 2007.

[12] Bamford, Body of Secrets, 229.

[13] Melman, “Israeli Communications Said to Prove IAF Knew Liberty was US Ship,” Haaretz, April 10, 2007.

[14] Ofer Aderet, “’But Sir, It’s an American Ship.’ ‘Never Mind, Hit Her!’ When Israel Attacked USS Liberty,” Haaretz, July 11, 2017.

[15] Ibid.

Résistance au colonialisme: Le droit de résister à tout envahisseur, en Palestine ou ailleurs, est reconnu de tous

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« Resister, c’est ne pas consentit au mensonge. »
« Dans un tel monde de conflit, un monde de victimes et de bourreaux, il est du devoir des pensants de ne pas être du côté des bourreaux. »
~ Albert Camus ~

« Le conflit est la sage-femme de la conscience critique. »
~ Paolo Freire ~

 

Les Palestiniens ont un droit legal à la résistance armée

 

Stanley L. Cohen*

 

24 juillet 2017

 

Source: http://chroniquepalestine.com/palestiniens-droit-legal-resistance-armee/

 

* Stanley L Cohen est un avocat et militant des droits de l’homme, spécialisé sur le Moyen-Orient et l’Afrique.

l est temps pour Israël d’accepter le fait suivant : en tant que peuple occupé, les Palestiniens ont le droit de résister – de toutes les manières possibles.

Il y a longtemps de cela, il avait été convenu que la résistance et même la lutte armée contre une force d’occupation coloniale n’étaient pas seulement reconnues par le droit international, mais précisément approuvées.

Conformément au droit international humanitaire, les guerres de libération nationale ont été expressément reconnues en tant que telles par l’adoption du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949 (pdf), en tant que droit protégé et essentiel des peuples occupées à travers le monde.

Dans une évolution pleine de vitalité dans le droit humanitaire, il y a des décennies, l’Assemblée générale des Nations Unies (UNGA) – une fois présentée comme la conscience collective du monde – a noté le droit des peuples à l’autodétermination, à l’indépendance et aux droits de l’homme.

En effet, dès 1974, la résolution 3314 de l’Assemblée Générale des Nations Unies [AGNU] a interdit aux États-membres « toute occupation militaire, même temporaire ».

Dans la partie la plus lourde de signification, la résolution a non seulement affirmé le droit « à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance […] des peuples privés de ce droit, […] en particulier les peuples sous régimes coloniaux et racistes ou autres formes de domination étrangère », mais a noté le droit des peuples occupés « à lutter … et à chercher et obtenir un soutien » dans cet effort.

Le terme « lutte armée » a été intégré dans cette résolution sans définition précise, comme beaucoup d’autres qui ont précédé et qui ont maintenu le droit des populations indigènes à expulser un occupant.

Cette imprécision devait disparaître le 3 décembre 1982. Ce jour-là, la résolution 37/43 de l’Assemblée générale des Nations Unies a supprimé tout doute ou débat sur le droit légal des peuples occupés à résister aux forces d’occupation par tous les moyens reconnus. La résolution réaffirma « la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère, par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée ».

Israël se berce d’illusions

Bien qu’Israël ait tenté, à maintes reprises, de faire supprimer le sens dépourvu d’ambiguïté de cette résolution précise – et de placer ainsi son occupation d’un demi-siècle en Cisjordanie et à Gaza au-delà de son champ application – c’est un effort voué à l’échec et une illusion si on s’en tient au vocabulaire exigeant de la déclaration elle-même.

Dans la partie la plus significative, l’article 21 de la résolution condamne fermement « les activités expansionnistes d’Israël au Moyen-Orient et le bombardement permanent des civils palestiniens, qui constituent un obstacle sérieux à la réalisation de l’autodétermination et de l’indépendance du peuple palestinien ».

N’hésitant jamais à réécrire l’histoire, et cela bien avant la création des Nations Unies, les sionistes européens se considéraient comme un peuple sous occupation tandis qu’ils émigraient en Palestine.

En effet, 50 ans avant que l’ONU ne parle du droit à la lutte armée comme moyen de libération des peuples indigènes, les sionistes européens se sont attribués frauduleusement le même concept alors que l’Irgun, Lehi et d’autres groupes terroristes imposaient toute une décennie de chaos mortel.

Au cours de cette période, ils ont massacré non seulement des milliers de Palestiniens indigènes, mais ils se sont attaqués aussi à la police et au personnel militaire britanniques qui avaient longtemps maintenu une présence coloniale sur place.

Une histoire des attaques sionistes

Peut-être, alors que les Israéliens s’assoient pour pleurer la perte de deux de leurs soldats qui ont été abattus la semaine dernière à Jérusalem – dans ce que beaucoup considèrent comme un acte de résistance légitime – un retour d’un minimum de mémoire pourrait simplement replacer les événements dans leur contexte historique.

Il y a longtemps, traitant les Britanniques de force d’occupation dans « leur patrie », les sionistes ont ciblé la police britannique et les unités militaires sans la moindre pitié dans toute la Palestine et ailleurs.

Le 12 avril 1938, l’Irgun a assassiné deux policiers britanniques dans un attentat à la bombe dans un train à Haïfa. Le 26 août 1939, deux officiers britanniques ont été tués par une mine placée par Irgun à Jérusalem. Le 14 février 1944, deux agents de police britanniques ont été abattus lorsqu’ils ont tenté d’arrêter des gens qui avaient collé des affiches sur les murs de la ville d’Haïfa. Le 27 septembre 1944, plus de 100 membres de l’Irgun ont attaqué quatre postes de police britanniques, blessant des centaines d’officiers. Deux jours plus tard, un agent de police britannique de haut rang du Service du renseignement a été assassiné à Jérusalem.

Le 1er novembre 1945, un autre policier a été tué alors que cinq trains ont été l’objet d’attaques à la bombe. Le 27 décembre 1945, sept officiers britanniques ont perdu la vie dans une attaque à la bombe au siège de la police à Jérusalem. Entre le 9 et le 13 novembre 1946, les membres juifs « souterrains » ont lancé une série d’attentats à la bombe et aux mines antipersonnel dans les gares ferroviaires, dans les trains et les tramways, tuant 11 soldats et policiers britanniques et huit soldats arabes.

Quatre autres officiers ont été assassinés lors d’une autre attaque sur un quartier général de la police le 12 janvier 1947. Neuf mois plus tard, quatre policiers britanniques ont été assassinés lors d’une attaque de banque commise par l’Irgun et, trois jours plus tard, le 26 septembre 1947, 13 autres agents étaient tués dans une autre attaque terroriste sur un poste de police britannique.

Ce ne sont que quelques-unes des nombreuses attaques dirigées par des terroristes sionistes contre la police britannique, considérés par la plupart des Juifs européens comme des cibles légitimes d’une campagne qu’ils ont qualifiée de « libération » contre une force d’occupation.

Tout au long de cette période, les terroristes juifs ont également entrepris d’innombrables attaques qui n’ont épargné aucune partie de l’infrastructure britannique et palestinienne. Ils ont frappé les installations militaires et policières britanniques, les bureaux du gouvernement et les navires, souvent avec des bombes. Ils ont également saboté les chemins de fer, les ponts et les installations pétrolières.

Des dizaines de cibles économiques ont été attaquées, dont 20 trains endommagés ou faits dérailler, et cinq stations ferroviaires. De nombreuses attaques ont été menées contre l’industrie pétrolière, dont une, en mars 1947, sur une raffinerie de la Shell à Haifa qui a détruit quelque 16 000 tonnes de pétrole.

Des terroristes sionistes ont tué des soldats britanniques dans toute la Palestine, en utilisant tout type de pièges, des embuscades, des tireurs d’élite et des véhicules bourrés d’explosifs.

Une attaque, en particulier, résume le terrorisme de ceux qui – sans aucun support dans le droit international – n’ont vu aucune limitation à leurs efforts pour « libérer » un terrain sur lequel ils avaient en grande partie récemment émigré.

En 1947, l’Irgun a enlevé deux sous-officiers du Corps d’intelligence de l’armée britannique et menacé de les pendre si la condamnation à mort de trois de ses membres était maintenus. Lorsque les trois membres de l’Irgun ont été exécutés par pendaison, les deux sergents britanniques ont été pendus en représailles, et leurs corps remplis d’explosifs ont été laissés dans un bosquet d’eucalyptus.

En annonçant leur exécution, l’Irgun a déclaré que les deux soldats britanniques avaient été pendus après leur condamnation pour « activités criminelles anti-hébraïques » qui comprenaient : l’entrée illégale dans la patrie hébraïque et l’appartenance à une organisation terroriste criminelle britannique – connue sous le nom d’armée d’occupation – qui était « responsable de la torture, du meurtre, de la déportation et du refus du droit à la vie pour le peuple hébreu ». Les soldats ont également été accusés de possession illégale d’armes, d’espionnage anti-juif en civil et de projets hostiles prémédités contre les forces clandestines.

Bien au-delà des limites territoriales de la Palestine, à la fin des années 1946-1947, une campagne continue de terrorisme a visé les Britanniques. Des actes de sabotage ont été effectués sur les routes de transport militaires britanniques en Allemagne. Le Lehi a également essayé, sans succès, de lancer une bombe sur la Chambre des communes à partir d’un avion affrété en provenance de France et, en octobre 1946, il a attaqué à la bombe l’ambassade britannique à Rome.

Un certain nombre d’autres engins explosifs ont été désamorcés dans et autour des cibles stratégiques à Londres. Quelque 21 lettres piégées ont été adressées, à plusieurs reprises, à des personnalités politiques britanniques de premier plan. Beaucoup de ces missives ont été interceptées, tandis que d’autres ont atteint leurs destinataires mais en étant identifiées comme tel avant qu’elles n’explosent.

Le prix élevé de l’autodétermination

L’autodétermination est une voie difficile et coûteuse pour les occupés. En Palestine, quelle que soit l’arme choisie – qu’il s’agisse de la parole, du stylo ou de l’arme à feu – il y a un prix très lourd à payer pour son utilisation.

Aujourd’hui, « dire la vérité face au pouvoir » est devenu un incantation magique de résistance populaire dans les cercles et les sociétés néolibérales. En Palestine, cependant, pour les occupés et les opprimés, c’est un chemin absolument sûr vers la prison ou la mort. Pourtant, pour des générations de Palestiniens dépouillés du moindre souffle d’air pouvant évoquer un sentiment de liberté, l’histoire enseigne qu’il n’y a tout simplement aucun autre choix.

Le silence est une capitulation. Se taire, c’est trahir tous ceux qui sont venus avant et tous ceux qui viendront après.

Pour ceux qui n’ont jamais ressenti le joug constant de l’oppression, ni l’ont vu de près, c’est une vision au-delà de la raison. L’occupation est lourde pour l’occupé, chaque jour, de toutes les manières, en limitant ce que vous êtes et ce que vous pouvez oser devenir.

La présence constante des barrages militaires, des armes à feu, des ordres, de la prison et de la mort sont des compagnons de voyage pour les occupés, que ce soit des nourrissons, des adolescents au printemps de la vie, des personnes âgées ou ceux piégés dans des limites artificielles de frontières sur lesquelles ils n’ont aucun contrôle.

Aux familles des deux policiers druzes israéliens qui ont perdu la vie en essayant de contrôler un lieu qui ne leur appartenait pas, je transmets mes condoléances. Ces jeunes hommes, cependant, n’ont pas été perdus pour le bien d’une « résistance », mais volontairement sacrifiés pour une vicieuse occupation qui n’a aucune légitimité.

En fin de compte, s’il y a un deuil, ce doit être pour les 11 millions d’occupés, en Palestine ou à l’extérieur, en tant que réfugiés apatrides, dépouillés d’une voix et de la moindre chance dans la vie, alors que le monde présente des excuses motivées en grande partie par les paquets cadeaux en retour qui portent l’étoile de David.

Il n’y a pas un jour sans que la gargouille sioniste ne surplombe un nourrisson palestinien enveloppé dans un linceul funèbre, privé de vie parce que l’électricité ou la liberté de mouvement sont devenus un privilège pervers qui soumet des millions d’otages aux caprices politiques de quelques-uns. Qu’ils soient israéliens, égyptiens, ou qu’il s’agisse de ceux qui osent se prétendre la direction politique palestinienne, la responsabilité des infanticides à Gaza est la leur, et à eux seuls.

« S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès »

Les trois jeunes hommes, cousins, qui ont volontairement sacrifié leur vie dans l’attaque contre les deux officiers israéliens à Jérusalem, ne l’ont pas fait comme un geste sans signification né du désespoir, mais plutôt comme une déclaration personnelle de leur fierté nationale, dans la lignée de beaucoup d’autres qui avaient compris que le prix de la liberté peut parfois signifier tout perdre.

Pendant 70 ans, il n’y a pas eu un jour sans la mort de jeunes femmes et hommes palestiniens qui, tragiquement, ont trouvé plus de dignité et de liberté dans le martyre que dans une vie soumise et passive contrôlée par ceux qui ont osé définir les paramètres de ce que serait leur vie.

Des millions d’entre nous dans le monde entier rêvons d’un meilleur temps et d’un meilleur lieu pour les Palestiniens … [pour qu’ils soient] libres de déployer leurs ailes, de se lever, de découvrir qui ils sont et ce qu’ils souhaitent devenir. Jusque-là, je ne pleurerai pas la perte de ceux qui arrêtent leur vol. Au lieu de cela, j’applaudis ceux qui osent lutter, osent gagner par tous les moyens nécessaires.

Il n’y a pas de magie à la résistance et à la lutte. Celles-ci transcendent le temps et le lieu et tirent leur sens et leur ardeur dans l’inclinaison naturelle qui nous conduit tous à vouloir être libres – libres de déterminer le déroulement de nos propres vies.

En Palestine, il n’existe pas une telle liberté. En Palestine, le droit international reconnaît les droits fondamentaux à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance des occupés. En Palestine, cela inclut le droit à la lutte armée, si nécessaire.

Il y a longtemps, le célèbre abolitionniste Frederick Douglass, lui-même ancien esclave, écrivait sur ce qu’est la lutte. Ces mots ne résonnent pas moins aujourd’hui, en Palestine, qu’ils ne l’ont fait il y a 150 ans au cœur des plantations du sud des États-Unis :

« S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès. Ceux qui professent vouloir la liberté, et pourtant critiquent l’action, sont des hommes qui veulent des récoltes sans labourer le sol. Ils veulent de la pluie sans tonnerre et sans foudre. Ils veulent l’océan sans la peur du rugissement de ses eaux immenses. Cette lutte peut être morale, ou elle peut être physique, ou être à la fois morale et physique, mais elle doit être une lutte. Le pouvoir ne concède rien sans une exigence. Il ne l’a jamais fait et ne le fera jamais. »