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Lutte contre le colonialisme : Traîner l’entité sioniste devant la CPI pour crime contre l’humanité sera « un acte antisémite » décrète Bibi… Ben voyons !

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 9 février 2021 by Résistance 71

« Il me semble qu’on vend l’holocauste… Il n’est pas enseigné. »
~ Rabin Arnold Jacob Wolf, directeur de Hillel, université de Yale ~

« J’argumente que ‘l’Holocauste’ est une représentation idéologique de l’holocauste nazi. Comme la plupart des idéologies, elle a une connexion, même infime, avec la réalité. L’Holocauste n’est pas une construction arbitraire mais plutôt cohérente de l’intérieur. Ses dogmes centraux soutiennent des intérêts politiques et de classes significatifs. En fait, l’Holocauste a prouvé être une arme idéologique indispensable. Par son déploiement, une des plus formidables puissances militaires mondiales, ayant une terrible ardoise concernant les droits de l’Homme, s’est donnée le rôle d’état « victime » et le groupe ethnique qui a le plus de succès aux Etats-Unis a de même acquis le statut de victime. De très gros avantages et dividendes découlent de ce statut spécial de victimisation et en particulier une immunité à la critique aussi justifiée soit-elle. »
~ Norman Finkelstein, 1er paragraphe de son livre « L’industrie de l’Holocauste », seconde édition, 2003 ~

Israël qualifie “d’antisémite” la décision de la Cour Pénale Internationale (CPI) concernant les territoires palestiniens

Al Manar

6 février 2021

url de l’article en français: https://french.almanar.com.lb/2003014

Benjamin Netanyahou a qualifié d’antisémite la décision prise par la Cour pénale internationale de La Haye d’étendre sa juridiction aux territoires palestiniens occupés, ouvrant ainsi la voie à une enquête pour crimes de guerre à Gaza.

La décision de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye de se déclarer compétente pour juger des faits survenus à Gaza et en Cisjordanie relève d’un antisémitisme sophistiqué, a déclaré ce samedi 6 février le Premier ministre Benyamin Netanyahou dans un message vidéo posté sur les réseaux sociaux.

«Lorsque la Cour pénale internationale de La Haye mène une enquête contre Israël sur des accusations absolument fausses de crimes de guerre, il s’agit d’un antisémitisme sophistiqué. Ce tribunal a été créé pour empêcher de commettre des atrocités comme l’Holocauste nazi contre le peuple juif, mais il attaque maintenant le seul État hébreu», a déploré M.Netanyahou.

Le Premier ministre a accusé la CPI de porter «des accusations délirantes contre la seule démocratie du Moyen-Orient», tout en refusant d’enquêter sur «les crimes de guerre commis par des dictatures brutales».

L’armée israélienne s’est aussi prononcée sur ce sujet le 6 février, qualifiant la décision de la CPI de biaisée et promettant de toujours protéger la sécurité du pays et de ses concitoyens, dans le respect du droit national et international.

La CPI étend sa compétence territoriale sur les territoires occupés

Le 5 février, la CPI s’est déclarée compétente pour les faits survenus dans les territoires palestiniens occupés, ce qui pourrait ouvrir la voie à une enquête pour crimes de guerre.

Le procureur de la CPI, Fatou Bensouda, avait déclaré en décembre 2019 avoir l’intention de mener une enquête approfondie sur les crimes de guerre commis par « Israël’ dans les territoires palestiniens à la demande de la Palestine. Toutefois, elle avait précisé que les investigations ne commenceraient que lorsque la Cour aurait déterminé la zone où cela serait possible conformément à l’article 19 (3) du Statut de Rome de la CPI.

Réflexions sur la résistance, le peuple en arme et la rébellion (suite) : le cas emblématique du Hezbollah « le Superbe »

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Peuple en arme et auto-défense

 

Ce texte fait suite à notre première publication sur le sujet du 8 décembre 2020

Les 3 textes en format PDF :
Reflexions-sur-le-peuple-en-armes-la-resistance-et-la-rebellion-3 textes

“La guerre est un acte de pouvoir, de meurtre, de vol. Elle est l’expression la plus claire et la plus précise de l’État.”
~ Gustav Landauer ~

“Un spectacle épouvantable et douloureux s’est élevé devant mes yeux : j’ai écarté le rideau de la corruption des Hommes.”
~ Friedrich Nietzsche ~

“Le gouvernement américain planifie t’il vraiment de frapper les perpétrateurs et les sponsors des récentes attaques [du 11 septembre 2001], ou veut-il prendre avantage de ces évènements tragiques pour élargir son hégémonie sur le monde et poursuivre toujours plus avant sa politique injuste, qui a dégénéré à ce niveau de haine au sein des peuples du monde et de beaucoup de leurs gouvernements ?…”
~ Communiqué du Hezbollah dénonçant les attentats du 11 septembre 2001, publié le 17/9/01 ~

“Libérons nos esprits de l’impression que notre ennemi est insurmontable, car il y a un point de faiblesse en chaque ennemi et il est de notre devoir d’identifier ce point et d’y focaliser toute notre attention. Prenons à notre compte le devoir d’exercer tout effort possible pour préserver notre indépendance et nos principes. Comprenons enfin que la victoire commence de l’intérieur…”
~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

 

Hezbollah le superbe

 

Taxi

 

24 novembre 2020

 

url de l’article original:
https://platosguns.com/2020/11/24/hezbollah-the-beautiful/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’âme d’un guerrier dort dans son poing, se réveille dans son poing et jusqu’à sa mort, so dernier souffle, existera dans son poing.
Aucune arme et aucun danger mortel ne peut défaire ce poing. Un guerrier vivra et mourra le poing serré.
Ceci non pas par amour de la violence ni pour l’excitation de la guerre. Pas non plus à cause d’une démente passion pour la mort, mais parce qu’un guerrier sait que même en temps de paix, le mal et les malfaisants se tapissent dans l’ombre de la paix.

Le guerrier l’est par vocation, Ce n’est pas du mercenariat, ce n’est pas matériel, pas négociable. Le monde du véritable guerrier est un monde purement de la défense. Il est fixé seulement sur la protection d’une justice supérieure, l’auto-défense et celle du faible. Il n’est jamais prédateur. Un guerrier est imbriqué dans une culture de dignité, de droiture et de martyr. Humble dignité et martyr sacré. Un véritable guerrier n’est pas un soldat ordinaire, ni un personnage de célébration dans les médias ou de mythologie. Le guerrier est vrai. Il est rare. Un véritable guerrier est la seule classe d’être humain capable d’embrasser la mort sur son œil. Il n’y a aucune peur du vide noir infini dans le cœur du véritable guerrier.
Au travers de l’histoire, les cultures dans l’adversité et sous attaque par des ennemis envieux de leurs ressources, ont produit leur propre variété de guerriers. Les Amérindiens nous ont donné les “Braves” ; le Japon les “Samouraïs”, la France nous a donné Jeanne d’Arc, l’Afrique nous a donné la “reine guerrière Amina” et le Liban moderne nous a donné le Hezbollah.

Le Hezbollah, le groupe actuel de résistance-guerrier ayant le plus de succès face à la plus malveillante de toutes les abominations modernes, à savoir l’axe du mal composé des Etats-Unis, d’Israël et leurs alliés arabes wahabbites du Golfe. Le Hezbollah est aussi le groupe guerrier le plus craint de l’ère moderne. Car, incapables de vaincre le Hezbollah sur le terrain et après avoir déjà dépensé 11 milliards de dollars sur bien des coups d’états échoués et des campagnes de propagande de dénigrement cette dernière décennie, l’axe du mal en est maintenant réduit à ne pouvoir attaquer le Hezbollah qu’avec le mensonge et des accusations bidons. Pour le diaboliser, ternir leur réputation immaculée dans une vaste campagne médiatique est la seule arme qui reste à l’axe du mal. Cette attaque diffamatoire peut marcher sur des gens mal informés, mais cela ne minimisera en rien les formidables capacités militaires du Hezbollah sur le terrain du champ de bataille. L’écume de l’agitation ne changera en rien la donne ni les faits de terrain. Ce ne sera que toujours plus de fric des contribuables gaspillé sur une chimère.

Le Hezbollah est noble mais pas aristocrate. Ses guerriers et ses leaders viennent essentiellement de la classe laborieuse, des communautés paysannes, qui se regroupent pour repousser un envahisseur colonial vicieux et génocidaire connu sous le nom d’Israël. Trente ans environs après la naissance du groupe de résistance (NdT: créé en 1982 en émergence du groupe Amal de résistance libanaise à l’occupation israélienne), le Hezbollah demeure exceptionnellement humble et profondément ancré dans ses débuts modestes. Bien que le Hezbollah ait perdu des guerriers au combat, le nombre de ses martyrs est demeuré relativement bas et il doit toujours perdre une bataille dans ses plus de 30 ans de lutte armée et d’existence. Et malgré ses succès stratosphériques sur le champ de bataille, le Hezbollah demeure magnanime et généreux dans la victoire. Ce qui est aussi sans doute le plus impressionnant est que son leadership ne pratique pas la mesquinerie, la tromperie. Simplement, ils ne mentent pas. Pas une seule fois son leadership n’a menti ou trompé qui que ce soit, encore moins ses combattants, ses alliés ou ses supporteurs. Disant la vérité et tenant toujours parole, même les citoyens israéliens d’après bien des sondages, croient plus les leaders du Hezbollah que leurs propres dirigeants et politiciens de Tel Aviv. Parce que encore et toujours, ce que dit le Hezbollah est ce qui est et ce qu’il promet arrive toujours. De fait, le Hezbollah a toujours été plus intelligent que son ennemi plus puissant, ce à chaque coin de rue et a toujours tenu ses promesses.

Toutes les batailles menées par le Hezbollah le furent pour des raisons défensives. TOUTES. Ils sont particulièrement bien disciplinés et focalisés sur la tache d’une libération juste des forces cruelles et oppressives. Leur système d’entraînement ne produit absolument aucun traître et aucun disciple de Mammon facilement leurré par l’appât du gain, de plaisirs physiques ou d’un statut politique quelconque. Les membres du Hezbollah sont immunisés contre toute forme de chantage, contre toute distraction de leur cause. Ancré dans une culture du martyr inspirée par le petit-fils du prophète Mahomet, Hussein, et son horrible martyr, une agonie emprunte de passion en parallèle avec celle du Christ, les guerriers du Hezbollah sont au-delà de toute corruption possible de leur âme.

Leur entrainement a deux segments : ils sont entraînés au combat de guerilla flexible et asymétrique tout en recevant simultanément une entrainement spirituel et religieux. Une philosophie inspirée par leur croyance religieuse en un dieu juste et miséricordieux, un dieu qui récompense les justes et les purs. Ceci est justement ce qui les distingue des autres mouvements armés ou armées : leur dévouement physique et spirituel à un dieu juste et bon. Bien que profondément religieux et dévoués strictement à l’islam, ils sont remarquablement tolérant avec les autres sectes, autres fois et autres cultures, comme exemplifié par leur récente volonté de martyr en défense de musulmans sunnites, druzes et alaouites aussi bien que par leur héroïque défense de villages chrétiens et de leurs très anciennes églises au Levant. Les guerriers du Hezbollah ont sacrifié leur propre vie pour libérer la progéniture même du christianisme original du monde qui existe toujours au Levant, de les libérer de terroristes et envahisseurs de l’état islamique EIIL et de ses militants occidentaux soutenus pas Israël (NdT: et l’OTAN, Turquie en tête de pont…). il convient aussi ici de préciser que d’après un général libanais avec lequel j’ai discuté, le Hezbollah est aussi le protecteur de la toute dernière synagogue juive du Liban et de sa communauté de quelques 400 membres.

Peut-être est-il aussi bon d’ajouter aussi ici que durant leurs guerres contre Israël, le leadership du Hezbollah a même soutenu les efforts de résistance de groupes communistes libanais athées (NdT: comme le FPLP) se battant contre l’armée envahisseuse juive. Ils ont partagé le pain et se sont liés d’amitié avec croyants et athées de la même façon au nom du combat et afin de repousser un ennemi génocidaire et cleptomane. Le Hezbollah demeure très lié avec d’autres groupes de résistance libanais, ce même en temps de paix. Leurs amitiés sont toujours sincères et fortes, totalement dénuées de rapport exploiteur et de tendance à la realpolitik. Ils sont préoccupés de réunifier le peuple de leur patrie et non pas de le diviser et de le dominer. Ils soutiennent une coexistence équitable et pacifique entre les 18 religions et sectes reconnues au Liban, dont la population actuelle est de l’ordre de 6,8 millions d’habitants. Il est également officiel et historique que le Hezbollah ait donné l’immunité à des traîtres libanais qui avaient coopéré avec Israël durant les 18 mois de l’occupation du Liban. 

Le Hezbollah suit des règles morales très strictes pour faire la guerre, qui ne permettent pas de tuer l’ennemi sans raison : leur tactique primordiale et la plus importante et de repousser l’ennemi et non pas de l’annihiler et si cela est insuffisant, alors l’annihilation devient une possibilité permise et sanctifiée (NdT: Il est intéressant ici de noter qu’exactement la même démarche est prévue dans Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix régissant la confédération iroquoise depuis le XIIème siècle..). La règle islamique de la guerre insiste sur le traitement humain des prisonniers de guerre et le Hezbollah a toujours rempli cette obligation. Les combattants sont entraînés à être courtois envers leurs captifs : ils sont entraînés non seulement à la guérilla mais aussi éduqués aux principes de charité et de pitié envers ceux qui sont capturés et repentant. Le Hezbollah n’abuse jamais de la victoire en déclarant un pouvoir absolu : ils croient au partage du pouvoir avec leurs compatriotes, même avec ceux qui n’ont jamais mis un pied sur le champ de bataille.

Le Hezbollah est suprême et pourtant en aucun cas suprémaciste.

Ils ne dérogent jamais à leur règle de la guerre par peur de leur dieu. Ils préféreraient mourir que de déroger à ces lois ainsi déplaisant à leur dieu. Ils suivent leur protocole militaire et philosophico-religieux avec extrême précision et pratiquent un respect dévoué et une confiance sans limite envers la droiture de leur cause et de leurs commandants. Les exécutions extra-judiciaires sont absolument interdites ainsi que l’assaut injustifié de l’ennemi. Ils ne tirent jamais sur des gens désarmés, femmes et enfants, ni sur des hommes désarmés. Ils ne prennent jamais pour cible des handicapés dans leur fauteuil roulant comme c’est le cas avec l’armée israélienne et autres entités de l’appareil de sécurité israélien. Ils n’envahissent pas, ils libèrent. Le Hezbollah est un résistant actif et défensif et pas une armée d’usurpateurs, de voleurs et de psychopathes vouée à l’assassinat de masse et au pillage de ce qui ne leur appartient pas.

Leur culture de la résistance est pleinement humaniste en long en large et en travers.

Ils ambitionnent un monde juste et beau, pacifique, peu importe ce qu’il leur en coûte en vie humaine. En fait, ils vivent pour le martyr, ils l’attendent et l’embrassent pour la cause d’un monde juste et pacifique. Ils ont élu le martyr comme étant la plus haute distinction possible dans une vie.

“Nous n’avons pas peur de la mort car la mort est notre martyr. Le martyr signifie vivre toujours au plus près de dieu. Vivre près de lui est le but ultime dans l’évolution de l’humanité et cela ne peut pas être atteint en dehors du martyr.” dit un combattant du Hezbollah.

Il y a une trinité de principes contenue dans la philosophie du martyr du Hezbollah. Ils sont prêts à mourir pour trois choses : dieu, la famille et la nation. Ils vivent et meurent pour rien d’autre que dieu, la famille et la nation. Je ne peux pas suffisamment insister sur la haute signification de ces trois éléments pour tous les membres du Hezbollah. En tant que guerriers de la foi, ils ne se séparent pas de leur philosophie de la vie et de son triptique, pas même lorsqu’ils combattent ou en temps de paix, pas même momentanément, pas même une nanoseconde. Leur philosophie du martyr est leur bouffée d’oxygène. Leur colonne vertébrale. Ils sont toujours consistant dans leur profonde implication dans leur philosophie divine triangulaire. Ceci est la mère de tout absolu pour eux. Ceci leur donne un courage et une rectitude sans peur et sans reproche à l’infini. Ceci inspire leur attachement et leur amour à la rectitude et la discipline avec une légèreté physique et mentale sans limite.

Durant l’entrainement à la guerre et sur le champ de bataille, ils demeurent intimement connectés à cette trilogie de motivation. Dans leur univers, le muscle, le moral et le divin sont étroitement imbriqués. Ceci est la raison même de leur record de victoires sans jamais essuyer de défaite et leur force et popularité ne cessant d’augmenter dans le monde.

Le Hezbollah révère son dieu par dessus tout, celui-ci est assis au sommet de leur pyramide spirituelle lié directement aux deux choses terrestres dignes d’intérêt la famille et la nation. Leur vénération pour cette triade est au-delà de leur propre vie. Leurs devoirs terrestres à la famille et la nation sont directement liés à leur service de dieu. Les guerriers du Hezbollah sont les serviteurs altruistes de dieu et de la protection de la famille et de la nation. Ceci satisfait leur dieu et les guerriers du Hezbollah ne vivent que pour servir leur dieu. Leurs ennemis doivent être avertie et attentifs. Les guerriers du Hezbollah vont activement neutraliser toutes menaces à cette trilogie et ils ne briseront jamais ce contrat moral, même au prix de leurs vies. Ceci constitue leur seule mission sur terre : dévotion à dieu et défense sans relâche de la famille et de la nation. Ceci constitue très brièvement le manifeste du Hezbollah. Rien de moins que ça, rien au-delà de ça.

Le modèle et système de résistance a gagné beaucoup de traction positive et s’est étendu au dehors de leur géographie du Levant : des dunes du Yémen jusqu’en Amérique du Sud, du croissant fertile jusqu’à travers le continent asiatique, le modèle de résistance du Hezbollah s’est étendu et continue à être reçu à bras ouverts, au grand dam de leurs fourbes ennemis vaincus.

Une autre qualité unique du Hezbollah est sa sobre patience. Ce sont des gens particulièrement adeptes à l’art de la patience : leurs amis iraniens, maîtres de la tapisserie leur ont enseigner cette technique vital et ils appliquent cette discipline mentale à toutes leurs stratégies militaires. Croyant que leur foi en leur dieu est permanente mais que toute chose matérielle et terrestre est sujet à changement, ils jouent un jeu de long terme contre leur ennemi avec pleine confiance et un succès des plus évidents.

Pourtant, malgré toutes ces qualités admirables présentées ci-dessus, leurs ennemis et les mégaphones médiatiques de leurs ennemis étiquettent le Hezbollah comme “narco-trafiquants”, “narco-terroristes” et “terroriste islamiste”. Accuser le Hezbollah de trafiquer la drogue est aussi absurde que d’accuser Mère Thérésa de vente globale d’héroïne. Tous ceux qui connaissent le Hezbollah et son mode de vie savent parfaitement que leurs guerriers et leurs leaders vivent une vie sobre et parfaitement propre. Ils ne parlent même jamais en mal, ne calomnient pas et n’insultent jamais leurs ennemis. Ils sont aussi propre dans leur langage que dans leur vie. Connaissant le style de vie et la philosophie auxquels adhèrent strictement ses membres que ce soit sur le champ de bataille ou en dehors, il est tout a à fait inconcevable que le Hezbollah se risquerait à déplaire à leur dieu en mettant en place des réseaux internationaux de vente de drogue qui ruinent la vie des gens, brisent des familles et affaiblissent des nations. Cette accusation insensée appartient à la longue liste des mensonges perfides fabriqués par leurs ennemis qui eux-mêmes de fait, participent au commerce international de la drogue et à son trafic, les Etats-Unis gérant un business très lucratif avec la CIA en charge, de la culture et de la transformation du pavot et de l’opium en Afghanistan et le Mossad gérant le trafic international vers l’Europe et l’Amérique des pilules d’amphétamines et d’ecstasy.

Incapables donc de trouver un talon d’Achille dans la capacité militaire du Hezbollah ni un défaut de caractère dans son modus operandi, ses ennemis ont produit une très longue litanie de soi-disants crimes perpétrés sans JAMAIS apporter une simple preuve de ce qui est avancé et de tout crime ou malversation. Les ennemis du Hezbollah ont inclus ce nom de bien sur leur tristement célèbre et politisée “liste des terroristes” sans jamais avoir prouvé ne serait-ce qu’une fois une activité terroriste de l’organisation. Regardons donc ensemble la liste d’accusations ci-dessous et gardez surtout bien présent à l’esprit que si les actes de terrorisme contre les Etats-Unis, le Liban, reprochés au Hezbollah étaient vrais, surtout dans le sud-Liban où est basé essentiellement le Hezbollah, il aurait déjà reçu un échantillon du traitement “choc et terreur”, stratégie militaire américaine de choix.

Il n’y a jamais eu de preuve en quoi que ce soit que le leadership du Hezbollah ait jamais ordonné ou perpétré ce qui suit : l’attaque au camion piégé de l’ambassade US à Beyrouth en 1983, ainsi que les attaques aux camions piégés la même année des camps militaires américains et français de Beyrouth (NdT: Drakkar). L’attentat à la bombe dans un restaurant près de la base aérienne de Torrejon en Espagne. L’attentat à la voiture piégé de l’annexe de l’ambassade des Etats-Unis à Beyrouth et le détournement d’un avion de ligne de la Koweit Airline, en 1984. Le détournement du vol TWA 847 en 1985. L’enlèvement et l’exécution de trois juifs libanais en 1986 sous le pseudonyme de “L’Organisation des Opprimés sur Terre”. L’assassinat de trois diplomates saoudiens en 1988. L’assassinat du secrétaire de l’ambassade saoudienne à Bangkok en 1989. L’assassinat de deux diplomates saoudiens et de l’opérateur du télex de l’ambassade à Bangkok en 1990. L’enlèvement et l’assassinat d’un homme d’affaire saoudien à Bangkok la même année. L’assasinat d’Ehud Sadan, chef de la sécurité à l’ambassade d’israël à Ankara ainsi que l’attentat à la bombe contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires en 1992. La tentative d’assassinat d’un leader de la communauté juive turque à Istanboul en 1993.

La tentative d’attentat à la voiture piégée de l’ambassade d’Israël en Thaïlande et une attaque suicide de l’Association Juive Mutuelle d’Argentine à Buenos Aires, toutes deux en 1984. L’explosion au camion piégé des tours Khobar dans leur segment américain en Arabie Saoudite en 1996. L’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005 à Beyrouth. L’attaque d’un bus de touristes israéliens en Bulgarie en 2012 et bien plus encore de ces “tentatives de ceci ou échec à cela” qui furent faussement et injustement attribuées au Hezbollah par personne d’autre que son ennemi, Israël et ses alliés et agents en Europe et aux Etats-Unis, ainsi que par son ignoble ennemi arabo-wahabbite.

Une bonne poignée des fausses accusation politisées mentionnées ci-dessus passent en boucle dans les médias occidentaux et juifs et pourtant pas même l’ombre d’une preuve ne fut jamais apportée à ces allégations. Se fondant sur une tendance médiatique islamophobe, ces accusations de terrorisme sont publiées et re-publiées encore et toujours dans l’espoir que la rumeur et le ragot finissent par prévaloir et devenir fait et vérité dans les esprits de gens raisonnables. En d’autres termes, les accusations mentionnées ci-dessus ne sont rien d’autre que des opérations de propagande menées contre le Hezbollah et malgré cela jamais son esprit de combat ni sa vigueur n’ont été mis en défaut et la dissémination de ces fausses informations n’a pas non plus empêché la croissance de sa popularité dans le monde.

Même les académies militaires de ses ennemis, dans une admiration silencieuse, incluent maintenant l’étude des stratégies et tactiques suprêmes du Hezbollah dans leurs cours de formation, confirmant ainsi le très haut niveau de leurs techniques de combat et de leur philosophie de la guerre. Il est impossible de séparer ses stratégies de guerre de la fondation même de leur philosophie humaniste. Ceci est constamment employé en tandem. Le Hezbollah va toujours laisser une porte de sortie pour que l’ennemi puisse se replier durant une embuscade.

Le Hezbollah reçoit un soutien moral des plus enthousiastes de tout le monde musulman et également de nations non musulmanes, de nations de l’Occident et de l’Orient. Le Hezbollah est respecté, aimé et révéré aux quatre coins du monde, incluant une certaine appréciation des citoyens de nations ennemies qui ne sont pas molestés et trompés par la propagande d’état. Ceci n’est pas juste parce que par nature les humains aiment un héros de guerre invincible ; c’est parce que le humble Hezbollah a établi avec succès son image de l’armée d’un peuple, pour le peuple et par le peuple.

Ici repose l’essence même de toute sa popularité. Une force libanaise du bien qui englobe le peuple et agit par et pour le peuple ce qui est similaire en cela au slogan historique américain “d’un gouvernement du peuple, par et pour le peuple”. Ce que le Hezbollah a accompli en tant que groupe de résistance pour sa nation et ses compatriotes, les politiciens américains doivent encore le démontrer et le réaliser pour le bénéfice du peuple américain.

Et pourquoi cela ?

Ceci parce que les Libanais ont clairement défini leur ennemi comme étant Israël, alors que le collectif américain doit toujours identifier son ennemi interne insidieux comme “le pouvoir juif”. Un pouvoir qui s’est levé au travers d’un cronisme, d’un népotisme, d’un chantage et d’une coercition bien non-américains. Une suprématie juive qui a été ouvertement dominante sur toute la vie interne américaine ainsi que dans sa politique extérieure internationale ces 60 dernières années et plus (depuis l’assassinat de Kennedy en fait). Un pouvoir juif qui a défiguré et corrodé la vie traditionnelle américaine domestiquement et qui a été ruineux pour son porte-feuille et sa réputation sur le plan international.. Mais si les Libanais peuvent circonvenir si habilement et répétitivement vaincre ce pouvoir juif abusif, alors les Américains qui vivent sous la botte d’une occupation juive anti-démocratique peuvent aussi le faire. La mise en pièce récente de notre précieux et adoré premier amendement de la constitution (NdT: celui sur la liberté de parole et d’expression) n’est que la dernière victime de la tyrannie juive et une expression indéniable de leur haine de notre démocratie. 

Mais pour que les Américains se libèrent, ils doivent d’abord vaincre tous les artifices et les défis de la distraction de masse, toute l’ingénierie sociale mise en place et les nombreux projets d’abrutissement total que l’élite juive américaine et son lobby ont imposé insidieusement à la fois aux citoyens américains et à leurs politiciens. Pour que les Américains soient véritablement libres et indépendants, car ils sont un peuple captif en ce moment, ils doivent d’abord franchir, contourner toutes les divisions inventées et sponsorisées à l’intérieur même des Etats-Unis. Les divisions telles que la politique identitaire, la disharmonie générée par le conflit de race factice, la diabolisation par un Hollywood sous emprise juive des valeurs traditionnelles américaines, le néolibéralisme, la mondialisme, la [banque] Réserve Fédérale, Wall Street, les médias de masse sous contrôle, la vaste majorité des médias alternatifs et cette liste n’est en rien exhaustive.

Ils doivent aussi écarter et se rebeller contre les polluants mentaux imposés comme l’enseignement obligatoire de ce faux livre d’Anne Franck dans leurs écoles et très certainement, ils doivent aussi rejeter le financement de tous ces horribles musées sur l’holocauste qui opèrent pour habiliter les continuels crimes juifs contre les Américains en faisant le portrait des juifs comme étant “les éternelles victimes ayant des besoins spéciaux”. Tous ces musées de l’holocauste ne sont rien d’autre que des usines à propagande payées et financés par les dollars du contribuable et non pas par des Shekels israéliens ou des donations privées juives. C’est le sommet de l’absurdité qui voit les Américains devoir payer pour leur propre lavage de cerveau et esclavage mental. Les Américains doivent PAR DESSUS TOUT, se réapproprier les droits du 1er amendement de la constitution qui a été détourné et récemment mis en miettes par le pouvoir juif. Les Américains doivent reconquérir leur liberté de parole et d’expression et être capable d’appeler un chat un chat et un juif, un juif.

Il n’y a aucune compréhension du nombre de chaînes juives actuellement entravant  le corps et l’esprit américain. Je parle ici de votre corps et esprit individuel.

La question est évidente ici : Où sont votre dignité et votre auto-respect chers Américains ? Où est votre honneur et votre esprit guerrier  au sens noble du terme? Où est le fruit du travail que vous avez investi dans votre famille et dans votre pays année après année ? Ce n’est plus entre vos propres mains, et ce n’est pas profitable à votre communauté non plus. Le lobby juif s’est bien assuré que votre liberté et vos impôts aillent en priorité directement vers le service de l’état d’Israël. Le lobby juif a tué votre démocratie, créé une dévastation sociale à travers la nation et vous a dépouillé de vos impôts pour bénéficier à l’état cleptomane et oppresseur qu’est Israël. Le lobby juif ne vous a pas traité différemment qu’une nation d’esclaves qu’il possède et façonne socialement par le biais de l’ingénierie sociale.

Présentement, l’Amérique n’est pas dans un état du justice et de grâce. Les Américains, quelque soit leur couleur de peau ne sont pas un peuple libre. On ne peut plus parler de la “superbe Amérique”, elle est sous occupation du pouvoir tribal juif. Et les Libanais ?. Malgré leur montagne de crises politiques actuelles internes, vivent en fait une vie libérée bien gagnée. Les Libanais meurtris sont bien plus libres que les Américains. Une vie de libération de l’occupation leur a été donnée par un Hezbollah sacrificiel et constamment vigilant. Le Hezbollah patriote, le superbe Hezbollah.

Quand les citoyens occidentaux et américains comprendront-ils que le Hezbollah est bien plus de leur côté que ce Sion belliqueux et vampirisant leurs impôts ? Après tout, le Hezbollah existe pour libérer et non pas pour voler l’Europe et l’Amérique, pas pour être va t’en guerre dans des guerres de choix coûtant un prix exorbitant en argent et en vies humaines. Et de manière certaine, le Hezbollah n’opprime en rien les droits des peuples occidentaux à leur liberté d’expression, un droit que les lobbies politiques d’Israël en Europe et aux Etats-Unis se sont fixés d’abolir pour ces peuples.

Alors, chers Américains, où est votre Hezbollah ? Où est votre résistance à l’occupant ? (NdT: au passage, phrase particulièrement ironique sachant que les colons européens sont eux-mêmes les occupants et oppresseurs du continent des Amériques et de ses peuples natifs depuis plus de 500 ans, qui se ressemble s’assemble sans aucun doute…) Où est votre esprit résistant ? Vos paroles résistantes ? Votre art résistant ? Vos armes résistantes ?

En tant qu’expatrié américain étant témoin des dégâts et des bien tristes divisions infligés à notre société par les élites juives, je vous conjure de ne pas retourner les armes les uns contre les autres. Ceci serait une folie sans nom. C’est là-dessus que parie votre occupant. Votre division le rend plus fort, plus puissant. Pour vous tondre encore plus avant pour la gloire d’Israël, l’ennemi interne vous veut toujours plus divisés et plus faibles. Ne vous soumettez pas. Contournez la menace en vous unissant. Vous ne devez pas vous aimer les uns les autres à en mourir, mais vous devez vous unir et résister contre cet ennemi intérieur si vous pensez que vous méritez vraiment un vie de liberté, de paix et de prospérité. Unissez-vous malgré vos différences, unissez-vous malgré votre rage. Ceci est la clef de votre libération.

“Par la tromperie tu feras la guerre” est le slogan d’Israël. (NdT: et de son Mossad..)

“Vivre libre ou mourir” est un slogan de l’Amérique… C’est aussi un slogan du Hezbollah !

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Lecture absolument complémentaire à lire et diffuser sans modération :

“Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur”, Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005, traduction de très larges extraits depuis la version anglaise par Résistance 71 et mise en page sous format PDF par Jo

 

Sionisme parasite, grand fléau de l’humanité… Un officier de la CIA se lâche (Veterans Today)

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Au sujet du parasite sioniste

 

Robert David Steele (ex-CIA)

 

5 juillet 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/07/05/on-the-zionist-parasite-america-first-demands-an-end-to-israel-first-treason-update-on-zionist-funding-control-of-black-lives-matters-pieczenik-video-713/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une personne très érudite et emplie de principes, bien que pauvrement informée sur le parasite sioniste aux Etats-Unis, m’a amené à croire que le président Trump n’acceptera jamais d’aide de Cynthia McKinney (ou de moi), à cause de notre vision très profonde sur le sujet du sionisme que nous voyons comme un parasite qui a vidé de sa substance toute l’économie américaine, capturé à la fois les gouvernements des états et le gouvernement fédéral (et maintenant George Soros se focalise sur les gouvernements locaux des counties) et a minimisé notre société jusqu’à détruire toute notre foi en la famille et en la liberté.

Ci-dessous figure ma réponse à ce collègue de grande valeur.

J’offre cette réponse à votre considération et suggère que vous cherchiez quelques conseils auprès de sa grâce ex-évêque anglican de Jérusalem et du Moyen-Orient, ainsi qu’auprès de notre ami mutuel Sacha Stone. Vous pourriez trouver plus qu’intéressant de vous entretenir avec sa grâce qui est facilement contactable depuis Jérusalem en vidéo-conférence. Son appel récent au président Trump est dans le lien ci-dessous.

Bishop Riah Abu El Assal: Appeal for Peace in Palestine

En tant qu’officier du renseignement et du contre-espionnage qui est plus familier que vous avec les menaces concernant l’intégrité des Etats-Unis, je suis décontenancé par votre message de soumission inconditionnelle au parasite sioniste qui est en train de détruire les Etats-Unis et qui ne doit jamais être confondu avec la foi judaïque.

Je suis particulièrement troublé par le fait que vous avez suggéré que toutes mes préoccupations professionnelles et civiques légitimes au sujet de la menace sioniste, soient de quelque manière que ce soit antisémites. Je ne pense pas que vous soyez parfaitement au courant et mis à jour des dégâts causés aux Etats-Unis, et au monde, par les sionistes et l’état profond pour qui ils sont, aux Etats-Unis (NdT: en France et ailleurs…), une police secrète virtuelle.

Je me réfère ici particulièrement aux agents non enregistrés d’Israël, une puissance étrangère, que sont l’Anti Defamation League (ADL) et l’American Israeli Public Action Committee (AIPAC). L’ADL sponsorise les 1,087 #RESIST Meetups pour qui les charges sont levées et des sionistes comme en particulier Les Wexner, ont financé les opérations de pièges au chantage sexuels sur mineurs / pédophiles du Mossad, pas seulement avec Maxwell-Epstein, mais à travers les Etats-Unis et ils ont aussi financé les attentats du 11 septembre avec le vice-président d’alors Dick Cheney fournissant la couverture interne. (NdT: voir les liens sur l’article original…)

Les sionistes, très pointus à fomenter et provoquer des guerres raciales, ont financé le NAACP (qui a eu un président sioniste pendant les 70 premières années), ils ont financé les mouvements Antifa et Black Lives Matter (BLM) dont le but est la destruction de la famille sans aucune préoccupation pour tous les afro-américains tués par leurs semblables ou les organisations comme Planned Parenthood (NdT: où sévissait le père de Bill Gates, William Gates II…) ou le National Institute of Health (NIH) ou le Center  for Disease Control (CDC), qui ont stérilisé des noirs (NdT: et des Amérindiens) pendant des décennies et qui ont utilisé des méthodes illicites incluant l’espionnage cybernétique, des mariages forcés pour contrôler les mâles et utilisé la corruption et le piège du chantage pédophile pour voler et non pas gagner, le contrôle d’une richesse bien plus conséquente que leur petit nombre.

Ils violent toutes les lois et protocoles des Etats-Unis en toute impunité et sont les éléments dominants du vol de Wall Street sur Mains Street (la rue du commun), du vol de propriété intellectuelle des citoyens américains et du trafic des enfants pour des avantages économiques et politiques.

Les sionistes, avec la City de Londres et le Vatican, sont nos ennemis rapprochés.

Ceci est quelque chose que je ne perdrai jamais de vue. Éradiquer le parasite sioniste est la priorité numéro 1.

Le président ne gagnera pas un déferlement électoral sans reconnaître publiquement cette réalité géopolitique et culturelle et en assurant sa base, qui est bien plus sensible à ce sujet que les médias contrôlés par les sionistes et qui ne le reconnaîtront jamais, et de tous ceux qui ont perdu l’espoir de pouvoir un jour purger le système de sa corruption, et de savoir que America First ne veut pas dire Israel First.

La synagogue de Satan est bien établie parmi les sionistes, dans les rangs jésuites du Vatican et au sein des familles royales de la plupart des pays européens. Elle est particulièrement implantée dans la monde bancaire et au plus haut niveau des services de renseignement mondiaux.

[NdT: la fin de l’article est une liste de livres et documents de références, en anglais, à compulser depuis l’article original de VT]

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Petit précis historique sur la création de l’entité sioniste… La décolonisation d’Israël a commencé (Thierry Meyssan)

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La décolonisation d’Israël a commencé

 

Thierry Meyssan

 

26 mai 2020

 

url de l’article original: https://www.voltairenet.org/article209739.html

 

Voilà trois quarts de siècle qu’une colonie anglo-saxonne, devenue un arsenal US, tente de conquérir toutes les terres du Nil à l’Euphrate (l’Égypte, la Palestine, la Jordanie, le Liban, la Syrie et une partie de l’Iraq). Et voici quelques années que des citoyens de cette même colonie aspirent à la transformer en un État normal. Ce conflit d’un autre âge a franchi une étape avec la nomination d’un gouvernement bicéphale : deux Premiers ministres représentant les deux visions politiques vont se paralyser mutuellement. Les seules avancées ne pourront être qu’en matière sociale et de santé, accélérant encore la modernisation de la société et donc, la fin du fantasme colonial.

La nomination du gouvernement de coalition israélien ne clôt pas la bataille acharnée ouverte depuis six ans entre deux visions opposées et inconciliables d’Israël [1], ni la paralysie gouvernementale qui dure depuis un an et demi. Au contraire, elle marque le début de l’agonie d’un des deux protagonistes et la lente transformation du pays en un État normal.

Il n’est pas fortuit que ce débat ait éclaté sous les coups de l’ex-Soviétique Avigdor Liberman autour des privilèges des étudiants de yeshivas. L’ancien ministre de la Défense en affirmant que l’alibi religieux ne dispense personne du service national a contesté le nœud du mensonge sur lequel est fondé l’Israël d’il y a soixante-douze ans.

L’appel du général Ehud Barack d’en finir avec Benjamin Netanyahu par la voie judiciaire a échoué. Les partisans du rêve colonial sont toujours là. Ils ont plongé leurs concitoyens dans une sorte d’effroi en les persuadant qu’ils sont menacés par les étrangers. Comme au temps des ghettos, pour les « protéger », ils les ont enfermés derrière un Mur qui les sépare même de leurs concitoyens arabes.

Rappelons qu’Israël n’est pas le produit de la culture juive, mais de la volonté des puritains anglais [2].

Dès le XVIIème siècle, le Lord protecteur Cromwell s’engagea à créer un État juif en Palestine, thème qui ne fut pas repris lors de la restauration dynastique. Au XVIIIème siècle, les leaders de la guerre d’Indépendance US, héritiers de Cromwell, se prononcèrent également pour cette création de sorte que le Royaume-Uni et les États-Unis sont les parrains naturels de cette entité. Au XIXème siècle, le Premier ministre de la reine Victoria, Benjamin Disraeli, théorisa le sionisme comme instrument de l’impérialisme britannique et inscrivit la « Restauration d’Israël » au programme du Congrès international de Berlin de 1878. À cette époque aucun juif ne soutenait ce projet farfelu.

Il fallut attendre l’affaire Dreyfus en France pour que Theodor Herzl s’engage à convertir la diaspora juive au sionisme anglo-US. Il conçut un système colonial sur le modèle de celui mis en pratique par Cecil Rhodes en Afrique et parvint à rallier progressivement de nombreux intellectuels juifs athées.

Lorsque les gouvernements britannique et états-unien furent occupés par des puritains (David Llyod George et Woodrow Wilson) durant la Première Guerre mondiale, un accord fut conclu entre les deux pays pour créer Israël. Le principe d’un « foyer national juif » fut rendu public par une lettre du ministre des Affaires étrangères Lord Balfour à Lord Rotschild, puis le président Wilson fixa officiellement la création d’Israël comme l’un des 14 buts de guerre des États-Unis. À la conférence de la paix, l’émir Fayçal souscrivit au projet sioniste et s’engagea à le soutenir.

Des juifs commencèrent à coloniser la Palestine mandataire avec l’aide de la bourgeoisie locale, mais au détriment du petit peuple, puis à s’émanciper de Londres. En 1948, un juif athée, Ben Gourion, précédant cette fois de cinq ans le modèle rhodésien, proclama l’indépendance d’Israël avant que les Nations unies n’en aient défini les frontières. Ce n’est qu’alors que les rabbins apportèrent massivement leur soutien au projet colonial.

Depuis soixante-douze ans, la Palestine endure une guerre perpétuelle. À l’issue de plusieurs vagues d’immigration successives, l’État d’Israël s’est inventé de toutes pièces une « culture » autour d’un peuple imaginaire (incluant des ethnies allant du Caucase à l’Éthiopie), d’une langue artificielle (l’hébreu actuel n’a pas grand rapport avec le patois antique et s’écrit en caractères araméens) et d’une histoire fictive (malgré les objurgations de l’Unesco, on a confondu l’antique cité-État de Jérusalem avec l’État d’Israël). 

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L’assimilation de cette création intellectuelle au projet colonial puritain s’est solidifiée autour d’une interprétation sacralisée de certains crimes nazis, qualifiés d’« holocauste » par les puritains et de « shoah » par les juifs.

Rien dans cette construction factice ne résiste à l’analyse. Tout y est fait pour faire accroire en la continuité d’un Peuple et d’un État, alors qu’il ne s’agit que d’une colonie anglo-saxonne.

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Cependant tous les États coloniaux ont disparu aujourd’hui à l’exception d’Israël et, avec le temps, la majorité des Israéliens d’aujourd’hui sont nés en Israël. Désormais deux conceptions de cet État cohabitent : 

  • d’un côté les partisans du colonialisme anglo-saxons qui revendiquent la souveraineté des terres du Nil à l’Euphrate. Ils se pensent en île des pirates, abritant des criminels du monde entier et refusant tout accord d’extradition. Ils s’affirment comme un « peuple élu », supérieur aux autres hommes, et considèrent Israël comme « L’État juif ». 
  • de l’autre des gens qui veulent vivre en paix avec leurs voisins, quelle que soit leur religion ou leur absence de religion et quelle que soit leur ethnie. Ils ne veulent rien avoir à faire avec les fantasmes coloniaux des siècles passés, mais n’entendent rien abandonner de ce qu’ils ont hérité de leurs pères, même si ceux-ci l’ont volé. Ils aimeraient que l’on résolve les ahurissants problèmes sociaux de leur patrie.

Ce sont deux visions inconciliables qui sont incarnées par deux Premiers ministres, Benjamin Netanyahu et son « suppléant » le général Benny Gantz.

Jamais ce tandem ne pourra résoudre quoi que ce soit des conflits avec les peuples arabes. Tout au plus pourra-t-il enfin considérer les terribles injustices du pays. Par exemple près de 50 000 citoyens étant passés par les camps de la mort nazis survivent aujourd’hui dans le pays comme ils peuvent, sans aide de l’État qui les ignore, mais a encaissé les indemnités qui leur étaient destinées en prétendant les sauver.

Par la simple pression du Temps et de la Démographie, après trois élections législatives successives et inutiles, la décolonisation d’Israël a commencé.

Notes

[1] “The Geopolitical Approach : Two States for Two Peoples”, by Commanders for Israel’s Security, Voltaire Network, 30 October 2014. La solution à deux États pose l’inégalité essentielle des Juifs et des Arabes. Elle est profondément raciste, mais elle représente une rupture avec le projet de conquête coloniale en lui opposant une forme de paix. L’assassinat de son concepteur, le Premier ministre Yitzhak Rabin, en 1995, atteste qu’Israël n’était pas encore prêt à y renoncer.

[2] « Qui est l’ennemi ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 août 2014.

 

Dictature et sémantique: le contrôle et la censure du langage comme outil totalitaire

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Contrôle du langage…
pour une pensée unique et imbécile

 

Les sionistes aussi ont des sentiments…

Les mots pour critiquer Israël disparaissent très rapidement

 

Philip Giraldi

 

26 mai 2020

 

Source: https://www.globalresearch.ca/zionists-have-feelings-too/5714094

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les visiteurs réguliers de ce site savent que j’écris fréquemment au sujet de l’énorme campagne propagandiste mise en place par les supporteurs d’Israël pour masquer les dégâts occasionnés par l’état juif aux véritables intérêts des Etats-Unis. Un des aspects le plus intéressant de cet effort est la censure du langage afin d’extirper quelques mots pouvant avoir une connotation antisémite et de déformer la signification d’autres de telle façon que cela efface leur signification. Prêter de l’argent à des taux usuriers fut régulièrement appelé “Shylocking”, ce même dans les cercles juridiques, terme provenant du personnage de Shakespeare [Shylock] dans son “Marchand de Venise”. Ceci constitue un mot qui d’évidence n’attendait que d’être censuré et a donc en conséquence, disparu du vocabulaire employé.

Récemment, ces expressions évidentes dénotant un caractère ethnique ont été rejointes par plein d’autres mots condamnés par l’American Jewish Committee, mots bien plus subtils comme par exemple “clanique”, “cosmopolite” et “globaliste/mondialiste”. L’AJC définit l’expression soi-disant antisémite “double loyauté” comme :

… tropisme bigot marquant les juifs comme “autre”. Par exemple, il est antisémite de questionner et de porter une attention particulière à la connexion avec Israël d’un juif américain et ce jusqu’au point de questionner sa loyauté envers les Etats-Unis. En accusant les juifs d’être des citoyens malhonnêtes dont la véritable allégeance est à Israël ou d’être partie d’un agenda juif caché (voir globaliste), les antisémites sèment le manque de confiance et des idées dangereuses, comme la croyance que les juifs sont une “5ème colonne” traîtresse infiltrant et agissant contre notre pays.

La définition de l’AJC de “double loyauté” amuserait sans doute le président George Washington qui incluait ceci dans son message d’adieu :

… rien n’est plus essentiel que ces apathies invétérées permanentes contre des nations particulières et les attachements passionnés à d’autres devraient être exclus et en leur lieu et place, devrait être cultivé des sentiments justes et amicaux envers toutes. La nation qui manifeste contre des autres une haine habituelle ou une attirance habituelle, est dans une certaine mesure, esclave. Elle est l’esclave de son animosité ou de son affection qui toutes deux sont suffisantes pour la dérouter de son devoir et de son intérêt… De la même manière un attachement particulier passionnel d’une nation pour une autre produit une variété de maux. Une sympathie pour une nation favorite facilite l’illusion d’un intérêt commun imaginaire dans le cas où de véritables intérêts communs n’existent pas, tout en infusant dans l’une les animosités de l’autre, trahit la première dans la participation aux querelles et guerres de la dernière sans aucune raison ou justification.

Cela mène également à des concessions envers la nation favorite et certains privilèges refusés aux autres ce qui agit doublement à endommager la nation qui fait les concessions ; en se séparant de manière inutile de ce qui aurait dû être conservé et en exacerbant la jalousie, la mauvaise volonté et une disposition à la rétaliation. Cela donne aux citoyens ambitieux, corrompus ou mythomanes (qui se dévouent à la nation favorisée), une certaine facilité à trahir ou à sacrifier les intérêts de leur propre pays, parfois avec une certaine popularité, plaquant avec les apparences d’un sens vertueux du devoir, une déférence pour l’opinion publique ou un zèle louable pour le bien public ou l’assujettissement insensé de l’ambition, de la corruption ou de l’infatuation.

S’il semble que le premier président des Etats-Unis prédisait la condition d’asservissement et d’obéissance actuelle des Etats-Unis vis à vis d’Israël, je laisserai ici le lecteur seul juge. Plus récemment, les groupes de pression juifs (lobbies) qui ne recherchent exclusivement que le bénéfice d’Israël ont été aidés par ce soi-disant ambassadeur américain en Israël David Friedman, pour supprimer l’utilisation des mots qui pourraient mettre Israël sous une mauvaise lumière. Le contentieux surgit de l’élimination du mot “occupation” dans les rapports du ministère des affaires étrangères, pour décrire la saisie tout à fait illégale par Israël de terres en Palestine.

Les “territoires occupés” tenus par Israël depuis plus de 50 ans sont maintenant décrits comme “disputés” alors que les colonies juives sur la terre palestinienne, qui étaient auparavant routinièrement qualifiées d’illégales sont maintenant légales. Friedman a exprimé son approbation sur ces morceaux “disputés”, programmés pour être annexés après le 1er juillet. Peut-être va t’il inventer un nouveau mot pour remplacer celui d’annexer, comme quelque chose du style de “restaurer” ou “réunifier” ou mieux “satisfaire la prophétie biblique”…

Les mots sont importants à cause de la manière dont ils sont employés et le contexte aide à façonner la compréhension du lecteur ou de l’auditeur. (NdT: à ce sujet, le légiste Shawnee Steven Newcomb a longuement écrit sur la sémantique coloniale. Ce qui vaut pour cette sémantique sioniste a valu et vaut toujours pour le langage des terres colonisées d’Amérique du Nord, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, terres toujours colonisées et aux problèmes irrésolus…) Aux Etats-Unis, il y a eu un effort concerté pour établir une équivalence entre toute critique d’Israel et l’antisémitisme (NdT: Giraldi est yankee, il en va de même bien entendu en France et dans tous les pays occidentaux, certes à divers degrés.), tout en faisant de l’antisémitisme un crime de haine et ainsi convertir ce que d’aucun pourrait à juste titre considérer comme l’exercice du premier amendement de la constitution (NdT: sur la liberté d’expression, d’idée et de parole) en un crime punissable par la loi. Ceci est largement établi comme faisant partie du plan de supprimer ce boycott qui grandit sous les injonctions du mouvement BDS. 27 états de l’union ont maintenant fait passer des lois criminalisant et punissant la critique d’Israël, ceci incluant la signature d’une déclaration d’opposition au boycott d’Israël pour toutes les personnes désirant travailler pour l’état local ou fédéral ou désirant subsides et bénéfices gouvernementaux.

Donald Trump a aussi signé un décret pour combattre ce qu’il appelle la discrimination contre les juifs et Israël dans les universités et il y a plusieurs projets de lois à l’étude au Congrès visant à criminaliser le mouvement de boycott BDS en particulier, lois impliquant des peines de lourde amende et de prison.

Mais quand il faut protéger Israël dans les discours et les écrits, personne ne peut rivaliser avec les totalement soumis Européens. C’est un crime que de mettre en doute bien des détails scabreux du narratif standard de l’holocauste en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne et maintenant les façonneurs de langage travaillent d’arrache-pied pour élargir le spectre de ce qui est inacceptable dans la langue parlée ou écrite.

Une histoire des plus bizarres nous provient d’Angleterre, autrefois la mère de la démocratie parlementaire et un modèle pour ceux qui chérissaient la liberté d’expression. On se rappelle que récemment, le leader du parti travailliste (NdT: équivalent du PS français), Jeremy Corbyn, a été viré, après un effort continu mené par le rabbin en chef du pays, patron de ce qu’on peut tout à fait raisonnablement appeler le “lobby d’Israël”. Il fut affirmé que Corbyn était antisémite parce qu’il croyait aux droits humains du peuple palestinien et avaient aussi participé à plusieurs évènements pro-palestiniens. Depuis le départ de Corbyn, il y a eu un effort majeur de tous les “socialos” de purger le parti de toute trace d’antisémitisme, ce incluant bien entendu toute critique d’Israël et toutes expressions de sympathie envers les Palestiniens.

Le nouveau chef du parti Sir Keir Starmer a apparemment appris comment se comporter avec l’expérience Corbyn. Il rampe plus bas que terre devant les intérêts juifs depuis qu’il a repris le flambeau et s’est même soumis au conseil fourni par le “Conseiller indépendant sur l’antisémitisme” du gouvernement, un bureau d’intérêt spécial pas bien différent de l’abomination du ministère des affaires étrangères américain où Ellen Carr est l’envoyée spéciale pour la surveillance et le combat contre l’antisémitisme.

Le conseiller, Lord Mann, qui comme Carr est bien entendu juif, a maintenant insisté envers Starmer que l’utilisation des mots comme “sioniste” ou “sionisme” dans un contexte critique, soient regardés comme antisémitisme, si Starmer veut établir au sein du parti travailliste ce qu’il se réfère à “un anti-racisme compréhensif”. Mann veut confronter ce qu’il appelle le “racisme anti-juif” en Grande-Bretagne disant que “ce que doit faire Keir Starmer est de se conformer à la stricte définition de l’antisémitisme et ne pas en déroger. La seconde chose qu’il devra faire s’il veut vraiment implémenter un anti-racisme compréhensif incluant une lutte contre l’antisémitisme dans le parti, alors l’utilisation des mots sioniste et sionisme en tant que termes de haine, d’abus et de mépris, en terme négatif, devrait être bannie du parti.

Pas surprenant peut-être de savoir que les commentaires de Mann survinrent lors d’une discussion en ligne avec le directeur de l’Antisemitism Policy Trust, Danny Stone, un des composants majeurs du puissant lobby juif/sioniste d’Israél en Grande-Bretagne. Une grande majorité des membres du parlement britannique des deux partis sont enregistrés comme supporteurs des associaitions des “amis d’Israêl”, une autre indication du comment le pouvoir juif se manifeste en GB et à quel point les politiciens du pays sont devenus des larbins rampants.

Mann ajouta:

S’il met cela en place, celui lui donnera les outils de purger ceux qui choisissent d’être antisémites, plutôt que ceux qui le font plus par ignorance en opposition à leur attitude calculée. Je pense qu’il regarde la lutte contre l’antisémitisme comme une des choses qui marquera son leadership.”

Ainsi, au Royaume-Uni, vous êtes toujours présumé être libre de critiquer le sionisme, mais pas les Israéliens et tant que vous n’utilisez pas le mot lui-même, si vous utilisez le mot de manière critique, alors vous serez un de ceux qui seront de manière présumée, “évincés du parti travailliste pour avoir choisi d’être antisémite”. Ne vous alarmez pas si un pareil non sens prend racine aux Etats-Unis, où déjà la critique d’israël en tant que telle, évince le mot juif dans tout contexte.

Effrayés des punitions qui peuvent inclure des pertes d’emploi, comme c’est arrivé à Rick Sanchez de la chaîne CNN, les quelques ceux qui ont le courage de critiquer régulièrement Israël emploient des euphémismes génériques tels que “lobby d’Israël” ou “sionisme”, ignorant le fait que ce qui mène le processus sioniste est centré sur une forme ethnique ou religieuse. De quelque manière que l’on choisisse de brouiller l’image, le pouvoir d’Israêl aux Etats-Unis est indéniablement basé sur l’argent juif, le contrôle des médias et un accès des plus faciles aux politiciens et à leurs carrières. Quand les Amis d’Israêl en Amérique vont suivre les Britanniques et vont se rendre compte que le mot sioniste est devenu péjoratif, ils vont pour sûr tenter de le rendre inacceptable dans les discussions de salon des médias et ailleurs. Alors beaucoup de critiques de l’état juif n’auront plus de vocabulaire à utiliser, plus nulle part où aller comme en Grande-Bretagne et c’est sûrement leur intention.

 


Colonialisme encore et toujours…

Résistance politique: Une journaliste américaine refuse l’obéissance à la police de la pensée au service sioniste (Veterans Today)

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Abby Martin & Chris Hedges

 

La journaliste Abby Martin refuse de se plier à la police de la pensée israélienne aux Etats-Unis

 

Jonas E. Alexis

 

8 février 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/02/08/abby-martin-refuses-to-kowtow-to-israeli-thought-police-in-the-us/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Abby Martin(*) devait faire une présentation à la Georgia South University, mais ce projet a été brutalement stoppé lorsque les prostituées de la politique aux Etats-Unis lui ont demandé de signer un contrat…

Violait-elle les ténets de la liberté d’expression si prétentieusement épousés par les politiciens américains ? Faisait-elle une apologie de la violence ? Non. On a demandé à Martin de “signer un contrat promettant de ne pas boycotter Israël” ( “sign a contractual pledge to not boycott Israel.”)

Écoutez bien ceci: “depuis 2014, 28 états, parmi eux l’état de Georgie, ont adopté des lois anti-boycott d’Israël, incluant cinq décrets émis par des gouverneurs.” Une fois de plus, Martin n’a pas signé le contrat.

Elle a dit:

J’ai refusé et mon discours fut annulé. Toute la conférence s’est effondrée après le soutien de mes collègues. Cette censure de mon intervention, fondée sur la coercition à se plier à la loi anti-BDS (boycott) en Georgie n’est juste qu’un niveau de la campagne nationale pour protéger Israël de la pression exercée par la base populaire. Nous devons rester fermement opposés à tous ces efforts et ne pas ramper de peur devant ces violations éhontées de la liberté d’expression et de parole.

Les Israéliens tiennent déjà Trump par les couilles et ont fait voté des lois draconiennes par la Maison Blanche concernant les campus universitaires: “Alors que se poursuit la répression contre le mouvement de boycott BDS, le président Trump a signé un décret le 11 décembre qui permettra effectivement au gouvernement d’interpréter le judaïsme comme à la fois une race ou nationalité et une religion sous la loi fédérale de façon à ce que le ministère de l’éducation puisse prendre une action directe contre ce qu’il estime être de ‘l’antisémitisme sur les campus universitaires’”.

En d’autres termes, si vous dites quelques choses que les israéliens n’aiment pas, ils demanderont alors à leurs larbins de la Maison Blanche de vous appeler antisémite. Et si vous êtes un étudiant demandant des questions gênantes au sujet du Moyen-Orient, de Gaza et de la Palestine en général, alors votre carrière académique est virtuellement terminée. “Trump a clairement déclaré que la décision cible le mouvement Boycott, Divestment and Sanctions (BDS), l’appelant une campagne antisémite contre Israël.

Si vous protestez encore contre l’attaque sans relâche d’Israël sur les Palestiniens et particulièrement à Gaza, si vous dites assez aux guerres perpétuelles qui ne font que soutenir l’agenda d’Israël au Moyen-Orient et si vous dites que les nouveaux cons(ervateurs) sont essentiellement composés d’idéologues juifs qui continuent encore et toujours de tirer l’Amérique au fond du gouffre, alors vous devenez ipso facto antisémite. Le NY Times (NdT: la voix de la CIA) a récemment déclaré :

Le président Trump a sorti son plan longuement mûri pour la paix au Moyen-Orient, le soi-disant “deal du siècle”. Ce plan appelle pour un état palestinien en Cisjordanie et Gaza ; pour que Jérusalem, incluant la vieille ville, devienne la capitale indivisée d’Israël et pour qu’Israël annexe toutes les colonies, incluant celles de la vallée du Jourdain, ce qui constitue près du quart de la Cisjordanie, incluant sa frontière orientale avec la Jordanie, créant ainsi un état archipel (NdT: du goulag…) palestinien discontinu entouré d’une mer de territoires israéliens. Mr Trump a annoncé que les Etats-Unis allaient reconnaître la souveraineté d’Israël sur tout le territoire que le plan lui assigne, et peu de temps après, le premier ministre Benjamin Natanyahou a promis d’annexer toutes les colonies et la vallée du Jourdain à compter de dimanche.”[1]

Si vous résistez à ce plan diabolique et si vous vous rendez sur des campus universitaires pour protester, alors vous êtes encore un antisémite. Ce fut la nouvelle con de confession judaïque Melanie Philip qui déclara sans équivoque que “la vision néo-conservatrice du monde est de manière démontrable juive.” [2] Mais si un goyim cite Philip, alors il devient antisémite et Philip continuera à recevoir d’amples accolades.

En 2006, un groupe parlementaire britannique, mené par Denis MacShane et soutenu par un grand nombre de juifs et de nouveaux cons comme Melanie Philip et Emanuele Ottolenghi, a publié un rapport intitulé “Report of the All-Party Parliamentary Inquiry into Antisemitism”, dans lequel il est dit que “c’est la communauté juive elle-même qui est la mieux qualifiée pour déterminer ce qui constitue ou pas de l’antisémitisme.” [3]

Les actes constitutifs pourraient inclure “des conversations, des discussions ou des déclarations faites en public ou de manière privée et qui seraient au delà de ce qui est acceptable” tout aussi bien que “le changement de ton et d’attitude qui s’opère de manière générale lorsqu’il est discuté des juifs, que ce soit par écrit, par diffusion hertzienne, dans les universités ou dans des évènements publics ou sociaux.”[4]

Jusqu’où cela peut-il aller ? Pouvons-nous honnêtement dire que seule la communauté noire est qualifiée pour déterminer ce qui constitue le racisme, ou seule la communauté musulmane capable de décider ce qui constitue des sentiments islamophobes ? Quelqu’un peut-il voir et comprendre l’absurdité totale d’un tel système, sans en mentionner le danger ?

Que les Israéliens, nouveaux cons et leurs putes de la Maison Blanche soient d’accord ou pas, ils ne font essentiellement que déconstruire ce qui fut un temps la liberté d’expression en Amérique et ailleurs. Mais ils sont trop aveugles pour comprendre qu’ils ne font que se tirer eux-mêmes une balle dans le pied parce que comme va le dire E. Michael Jones dans son prochain ouvrage “Logos Rising: The History of Ultimate Reality”, leur idéologie va, au bout du compte, mener à la chute de leur pouvoir politique.

(*) Note de Résistance 71: Abby Martin est une journaliste américaine que nous suivions régulièrement au travers de son émissions sur RT “Breaking the Set” (2012-2015). Elle quitta RT suite à son désaccord sur la position russe concernant l’Ukraine et par suite la Crimée. Elle commença une nouvelle série d’information alternative sur Telesur (chaîne de langue anglaise de la télé venezuelienne), “The Empire Files”, que nous n’avons suivi qu’épisodiquement. Depuis 2018, sa série “d’informations radicales exposant un monde façonné par l’empire” (le slogan de l’émission) est devenu indépendante par le financement participatif (http://theempirefiles.tv )

Ex-activiste dans les mouvements pour la vérité sur le 11 septembre et Occupy Wall Street, Abby Martin est proche de ce qui est appelée “l’opposition contrôlée” et ses figures de proue en Amérique, telles Noam Chomsky, les journalistes Chris Hedges (voir photo d’illustration) et Amy Goodman (de Democracy Now !) et bien d’autres. Elle fut une des très rares journalistes à avoir invité sur son plateau des anarchistes et libertaires pour discuter ouvertement de l’Idée, lorsqu’elle était encore sur RT. Intelligente, érudite, posant souvent les bonnes questions avec un certain charisme, Abby Martin est sans aucun doute une figure du journalisme alternatif, mais…ses désaveux successifs des mouvements pour la vérité sur le 11 septembre et d’Occupy Wall Street (qui de l’avis de tous fut infiltré et torpillé de l’intérieur pour en faire un mouvement réformiste docile supplémentaire, mais fut-il jamais (r)évolutionnaire ?…), font qu’on est en droit de se demander quand reniera t’elle son engagement contre le sionisme et le mouvement BDS ? On l’aime bien, mais on la prend avec le grain de sel habituel concernant les journaleux de profession dits “alternatifs”…

L’associé et producteur exécutif de Martin pour son émission est l’ex-militaire américain et ancien combattant de la guerre d’Irak, Mike Prysner, membre du “Party for Socialism and Liberation” (PS)L, créé en 2004), parti marxiste-léniniste, le parti a présenté sa candidate aux élections présidentielles américaines en 2008, 2012, 2016 et va le faire en 2020 toujours en la personne de Gloria La Riva. En 2016, le parti a représenté 0,05% du vote populaire aux Etats-Unis. Prysner et Martin sont certes des critiques du système, mais ils sont surtout des réformistes invétérés ne remettant pas en cause les fondements du système, mais ayant quand même le mérite de sortir quelques vérités. Bien rare par les temps qui courent, convenons-en. Ne boudons donc pas ce plaisir…

 

Guerre impérialiste et colonialisme au Moyen-Orient… De l’avenir de l’entité sioniste (entretien avec Hassan Nasrallah)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 26 novembre 2019 by Résistance 71

 

Hassan Nasrallah : La destruction d’Israël ne nécessitera pas forcément une guerre…

 

Le Cri des Peuples

 

24 novembre 2019

 

url de l’article en français:

https://lecridespeuples.fr/2019/11/24/hassan-nasrallah-la-destruction-disrael-ne-necessitera-pas-forcement-une-guerre/

 

Extrait d’un entretien de Sayed Hassan Nasrallah avec des journalistes du site internet khamenei.ir, publié le 1er octobre 2019, et ayant duré près de cinq heures. Voir ci-dessous trois autres prédictions de Sayed Khamenei.

Source : english.khamenei.ir

Traduction : lecridespeuples.fr

 

Transcription :

Journaliste : […] Je voulais vous poser une question au sujet de la déclaration de l’Ayatollah Khamenei il y a quelques années, selon laquelle dans 25 ans, il n’y aura plus d’Etat d’Israël. Cette phrase a été interprétée de diverses manières. Certaines personnes ont pensé que c’était une prédiction inéluctable, et ont commencé à compter les jours jusqu’à ce que cela devienne réalité. Mais d’un autre côté, le front de l’Arrogance (impérialisme) a commencé à se moquer de certaines des interprétations de cette déclaration.

Vous vous êtes opposés au régime sioniste à différentes époques et avez mené plusieurs batailles contre ce régime. Compte tenu de votre expérience, lorsque vous avez entendu cette déclaration de l’Ayatollah Khamenei, comment l’avez-vous perçue et qu’avez-vous ressenti ?

Hassan Nasrallah : Premièrement, à titre personnel, je n’ai pas été surpris par les propos de Son Eminence le Guide Suprême, car nous avons entendu des déclarations similaires lors de nos réunions privées les années précédentes, notamment en 2000, après la victoire (contre l’entité sioniste). Nous avons rendu visite à Son Eminence le Guide Suprême, que Dieu le préserve, quelques mois après la débâcle israélienne, et il était très heureux de notre victoire (qu’il nous avait annoncée comme imminente à peine quelques mois avant qu’elle se produise).

Nous avons parlé de l’avenir. À ce moment-là, il a déclaré: « Si le peuple palestinien, la Résistance au Liban et les peuples de la région s’acquittent de leurs responsabilités comme il se doit, et que nous continuions sur cette voie, alors Israël ne pourra certainement pas survivre longtemps dans notre région. » A cette époque, il a parlé de (la possibilité d’une telle disparition en) moins de 25 ans. Donc, quand j’ai entendu la remarque du Guide concernant l’espérance de vie de 25 ans, j’ai conclu qu’il avait accordé un répit à Israël. [Rires] C’est pourquoi je n’ai pas été surpris. Voila pour le premier aspect.

D’autre part, il convient de mentionner que la prédiction du Guide sur Israël est tout à fait sérieuse et réaliste. Certaines personnes… Il ne fait aucun doute à nos yeux, à la lumière de nos expériences dont je viens de mentionner certains exemples, que Son Eminence le Guide Suprême est une personne approuvée par Dieu, le Tout-Puissant, et que beaucoup des choses qu’il dit proviennent parfois d’une source suprasensible, comme ce fut le cas lors de la guerre de 33 jours (quand il nous a annoncé une bataille de laquelle nous sortirions victorieux après les plus grandes difficultés, devenant une véritable puissance régionale).

A cet égard, il convient de noter que toutes les données du terrain, les enquêtes et les informations objectives démontrent qu’un tel événement (l’éradication d’Israël) se produira, mais la réalisation de cet événement n’est pas inconditionnelle, et se produira sous certaines conditions. Par conséquent, si les mouvements de Résistance poursuivent sur cette voie dans la région et ne se soumettent pas face à Israël, si la République Islamique et l’Axe de la Résistance persévèrent, oui, si nous résistons et poursuivons nos actions de Résistance, les conditions objectives et factuelles sur le terrain indiquent qu’Israël ne pourra pas survivre dans la région durant 25 autres années.

Je vais vous donner quelques exemples pour clarifier ce point.

Par le passé, nous avons fait beaucoup de recherches et d’études sur l’entité israélienne, en essayant de trouver des réponses aux questions suivantes : quels sont les fondements de cette entité ? Quelles sont ses bases, quels sont les piliers fondamentaux sur lesquels elle repose ? Quels sont les facteurs cachés qui ont conduit à l’existence, le maintien et la longévité de cette entité ? Quelles sont les forces et les faiblesses de cette entité ?

Je dis tout cela pour confirmer que toutes les actions de la Résistance se basaient précisément sur des études, sur l’exercice de la logique et de la réflexion appliqués aux faits et réalités objectifs. Bien que les émotions, l’esprit révolutionnaire et la confiance en Dieu aient été présents dans notre lutte contre Israël, la recherche, la réflexion, la rationalité, les calculs et les examens précis étaient omniprésents : nous avons appris à connaître les points forts et les points faibles de notre ennemi, à choisir le moment voulu, l’endroit le plus propice et les moyens les plus adéquats (pour toutes nos opérations), etc.

A nos yeux, et si vous voulez que nous entrions dans ces détails, cela ne me pose pas de problème, si nous considérons les fondements sur lesquels repose l’entité ennemie, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, si nous considérons ses points de force et ses points de faiblesse, je déclare que même si je ne connais pas les dimensions gnostiques des déclarations du Guide et sa perspective sur la question, à la lumière de nos études, de nos recherches et de notre expérience, et des réalités du terrain, nous pouvons clairement affirmer qu’Israël ne peut pas survivre, car son existence dans la région n’est pas une existence naturelle, mais artificielle ; c’est un corps étranger implanté dans notre région. Cette entité a été imposée à la région par la force, et elle ne peut donc pas devenir quelque chose de normal. Même si certains monarques, émirs et dirigeants arabes souhaitent l’existence d’Israël, tous les peuples de la région s’y opposent et rejettent catégoriquement cette présence illégitime. Les éléments de faiblesse sont nombreux dans l’entité israélienne, de sorte que le risque d’effondrement y est très élevé.

Je me contenterai de deux exemples de la faiblesse structurelle d’Israël.

Premièrement, la puissance d’Israël dépend essentiellement de celle des États-Unis. Par conséquent, si quelque chose arrive aux États-Unis – comme ce qui est arrivé à l’URSS, par exemple un effondrement de son économie, des problèmes et discordes internes, des catastrophes naturelles ou tout autre incident susceptible d’amener les États-Unis à se consacrer à leurs problèmes internes et à réduire leur présence et influence dans la région, je vous assure que les Israéliens plieront bagage d’eux-mêmes et évacueront dans les plus brefs délais. Par conséquent, leur destruction ne nécessite pas forcément une guerre.

Car le maintien des Israéliens en Palestine dépend du soutien moral, psychologique, militaire et économique des États-Unis. Si les États-Unis sont accaparés par leurs propres problèmes, Israël n’aura aucune chance de survivre, sans qu’il y ait besoin de recourir à la guerre (pour que cette entité disparaisse). C’est un exemple tout à fait envisageable et plausible, ce n’est pas une vaine prédiction.

Tout le monde sait que les États-Unis allouent un montant annuel de 3 milliards de dollars d’aide à Israël. Dans le même temps, les Israéliens bénéficient de services bancaires américains d’une valeur de 10 milliards de dollars par an. Et une partie de l’argent des contribuables étasuniens va en Israël. De plus, les technologies les plus avancées sont transférées en Israël. Le soutien inconditionnel et absolu de Washington à Israël est bien connu.

Une des raisons les plus importantes derrière les positions serviles prises par les régimes arabes envers Israël est leur peur des États-Unis, et non d’Israël. Si un jour vient où certains régimes et armées arabes se libèrent des pressions exercées par les États-Unis, leurs positions vis-à-vis d’Israël seront très différentes. Même les armées et les régimes les plus soumis.

Permettez-moi de donner un autre exemple : Israël est un Etat… Israël est un Etat… Partout dans le monde, des Etats ont formé des armées. En règle générale, ce sont les Etats qui bâtissent des armées. Mais en ce qui concerne Israël, on considère que c’est une armée qui s’est créé un Etat (et non l’inverse). Dans tous les pays du monde, l’armée peut s’effondrer, mais ce pays restera debout. Ce pays subsistera. Par exemple, après la guerre des États-Unis contre l’Irak, les Américains ont dissout l’armée irakienne, mais l’Irak est resté et n’a pas disparu. Il y a des pays dans le monde qui n’ont pas d’armée ou une armée très faible. Cependant, Israël est un Etat qui ne peut pas survivre sans une armée forte. Si son armée est vaincue, ou si le peuple israélien perd confiance en son armée, si la vérité de l’armée israélienne leur est révélée, à savoir que c’est une armée faible et pitoyable, incapable de les défendre, vous verrez que les Israéliens plieront bagages et fuiront à toutes jambes.

Mes chers frères ! Israël a de nombreuses faiblesses, et ce sont des faiblesses mortelles. C’est la raison pour laquelle j’estime que, la volonté arabo-musulmane de mettre fin à cette entité, conjuguée à des événements régionaux et internationaux, conduiront inéluctablement à la disparition d’Israël. Je fais partie de ceux qui ont la certitude qu’avec la Grâce de Dieu, notre génération entrera en Palestine et effectuera des prières à Al-Qods (Jérusalem), et il n’y aura plus d’Israël. […]

Voici trois prédictions détaillées de Sayed Khamenei qui se sont réalisées, telles que les a relatées Hassan Nasrallah durant cette interview. Quoi qu’on puisse en penser, elles apportent un éclairage précieux sur la relation du Hezbollah avec l’Iran en général et le Guide Suprême en particulier.

1/ L’échec de l’accord de paix israélo-syrien

Hassan Nasrallah : […] La conférence de Madrid était antérieure aux accords d’Oslo. C’est alors que les pourparlers (israélo-syriens) ont commencé. Le point important ici est que le Guide a une vision profonde et une compréhension exacte de l’avenir. Je crois que sa perception exacte de l’avenir fait partie de ses capacités uniques, tirées de sa profonde foi, de sa soumission totale à Dieu le Très-Haut, et de sa relation intime avec lui, plutôt que d’avoir un seul aspect rationnel.

A cette époque, certaines négociations ont débuté, appelées négociations israélo-syriennes. Le Président syrien de l’époque était Hafez al-Assad et le Premier ministre israélien était Yitzhak Rabin. Les discussions entre eux étaient initialement secrètes et ont ensuite été rendues publiques. Ils se sont rencontrés aux États-Unis et sous la supervision de Clinton. Des représentants du cabinet du Président Assad et du cabinet Rabin se sont rencontrés aux États-Unis et étaient sur le point de parvenir à un accord. À ce moment-là, il a été annoncé qu’Yitzhak Rabin avait accepté de restituer le Golan occupé à Hafez al-Assad.

En conséquence, dans la région, on considérait qu’Israël et la Syrie étaient en train de parvenir à un accord. Cette atmosphère existait en Syrie, au Liban, en Palestine et dans toute la région. Je me souviens qu’à cette époque, certains nous demandaient : « Si un accord israélo-syrien est conclu, que ferez-vous, au Hezbollah ? Si un accord entre la Syrie et Israël est conclu, quelle position le Hezbollah adoptera-t-il ? Quel sera le sort du Hezbollah et des groupes de la Résistance islamique? » Nous avons organisé plusieurs réunions pour débattre de la question et planifier l’avenir. Nous pensions alors qu’un accord avait déjà été conclu entre Assad et Rabin. Ce n’était pas seulement le Hezbollah mais tous les Libanais, Syriens et Palestiniens qui présumaient que l’accord était finalisé. Nous avons organisé des réunions internes pour débattre de l’avenir. Nous avons discuté de questions politiques, militaires et d’artillerie, et même du nom de notre groupe. Certains se sont demandé si on devait garder le nom « Hezbollah », ou si nous devions adopter un nouveau nom pour nous adapter à la nouvelle phase. Certains de nos frères étaient sur la liste noire des États-Unis et il y avait ce débat pour savoir si nous devions les garder au Liban ou les faire partir. Par exemple, le martyr Hajj Imad Mughniyeh figurait sur cette liste. Nous avons donc compilé un ensemble de suggestions diverses.

Journaliste : Le Hezbollah n’avait-il pas un canal de communication avec Hafez al-Assad pour être informé de sa décision ?

Hassan Nasrallah : Le fait est que toutes les données et informations disponibles nous assuraient que les négociations israélo-syriennes aboutiraient à un accord. À cette époque, la principale revendication de Hafez al-Assad était de récupérer le Golan, ce qui équivaudrait à un retrait aux frontières du 4 juin 1967 ; et Rabin avait accepté de satisfaire ces demandes. Finalement, nous sommes allés voir le Guide. Il a été très patient avec nous, car lors de cette visite, nous avons évoqué toutes les questions soulevées et les suggestions proposées par différentes personnes. Il a écouté toutes nos paroles lors de cette réunion, qui a eu lieu en présence de responsables iraniens. Et tous ces responsables iraniens, à l’unanimité et sans exception, considéraient eux aussi que les pourparlers israélo-syriens étaient terminés. Son Eminence le Guide a alors déclaré : « Il est bon que vous envisagiez les pires scénarios et probabilités et que vous devisiez de la meilleure manière de les affronter, mais je vous affirme que cela ne se produira pas et qu’il n’y aura pas de traité de paix entre la Syrie et Israël. Aussi, oubliez ce que vous avez écrit et préparé. Vous devez continuer à résister et redoubler d’efforts pour augmenter vos armes, vos installations et vos ressources humaines. Ne vous inquiétez pas, car il n’y aura pas de traité de paix entre la Syrie et Israël. » Tous les participants à la réunion, y compris les Iraniens et les Libanais, ont été stupéfaits par les remarques catégoriques de Son Eminence le Guide. Il n’a pas dit qu’il considérait cela peu probable, ou qu’il pourrait y avoir d’autres possibilités. Pas du tout. Il a résolument déclaré que cela n’arriverait pas. Il a dit fermement et distinctement : «Oubliez ces discussions et continuez à faire ce que vous faites d’une manière plus vigoureuse encore ».

Nous avons été très surpris. Nous sommes rentrés au Liban et nous avons redoublé d’efforts dans la résistance, conformément au point de vue du Guide. Deux semaines seulement après notre visite chez le Guide, une grande cérémonie réunissant plus de 100 000 personnes a eu lieu à Tel-Aviv. Yitzhak Rabin prononçait un discours. L’un des Juifs extrémistes a ouvert le feu sur lui et l’a assassiné. Après Rabin, Shimon Peres a été élu Premier ministre de l’entité sioniste. Il avait une personnalité faible, car il n’était pas perçu par les Israéliens, aussi bien sur le plan historique et militaire que sur le plan de la fiabilité, comme quelqu’un d’aussi compétent que Rabin.

Par la suite, de vastes opérations ont été menées à l’intérieur des territoires occupés, notamment à Tel-Aviv et à Al-Qods (Jérusalem) occupée, ce qui a ébranlé les bases de la puissance de l’entité sioniste. Après cela, le sommet de Charm el-Cheikh – que j’ai mentionné – s’est tenu. Puis, en 1996, Israël a attaqué le Liban dans le cadre de l’opération Raisins de la Colère, et a perpétré le massacre sans précédent de Qana – une tragédie connue plus tard sous le nom de Massacre de Qana. En réponse, nous avons résisté contre les Israéliens et avons été victorieux. Peu de temps après, c’est-à-dire deux ou trois semaines plus tard, des élections se sont tenues dans l’entité sioniste, au cours desquelles Shimon Peres a été battu et le parti Likoud a remplacé le parti travailliste en tant que parti dominant, et Benjamin Netanyahu est devenu le Premier ministre d’Israël. Après son arrivée au pouvoir, il a déclaré : « Je ne respecterai aucun des engagements d’Yitzhak Rabin et de Shimon Peres concernant la Syrie et les négociations avec Hafez al-Assad ». Les négociations israélo-syriennes ont donc pris fin. Nous parlons de l’année 1996. Aujourd’hui, en 2019, où en est le processus de paix ? Il n’a jamais paru plus impossible. […]

2/ La victoire du 25 mai 2000

Hassan Nasrallah : […] Au sujet de la victoire de 2000, je me souviens d’un souvenir très important avec Son Eminence le Guide. Vous vous souvenez que j’ai dit qu’en 1996, Son Eminence avait déclaré qu’aucun traité de paix ne serait conclu entre la Syrie et Israël. En 2000, quelques mois avant le retrait d’Israël du sud du Liban et conformément à nos plans, nous nous sommes rendus à Téhéran pour rencontrer le Guide et les responsables iraniens. Nous — c’est-)-dire le Conseil dirigeant du Hezbollah — sommes allés en Iran. Lors de ce voyage, nous étions également accompagnés pour la première fois par les commandants militaires de la Résistance. Près de 50 commandants de la Résistance ont voyagé avec nous.

À ce moment-là, nous pensions qu’Israël ne se retirerait pas du Liban en 2000. Nous n’étions pas sûrs, mais nous estimions improbable qu’Israël se retire en 2000, car nous pensions qu’Israël n’accepterait pas de se retirer sans imposer certaines conditions préalables. Nous avons dit au Guide : « Il est peu probable qu’Israël se retire du sud du Liban. Il semble qu’Israël restera plus longtemps au Liban, et nous aurons besoin de plus de temps et d’opérations pour le faire se retirer sans conditions préalables ». Il nous a demandé : « Pourquoi pensez-vous que c’est peu probable? » Nous avons répondu : « Parce que cette mesure constituerait une menace majeure pour Israël. Se retirer du Sud-Liban sans conditions préalables constituerait un triomphe sans précédent pour la Résistance, et sera considéré comme la première victoire évidente des Arabes face à Israël, affectant naturellement les développements internes de la Palestine et de la nation palestinienne ; cela représenterait une menace stratégique pour Israël et ferait comprendre aux Palestiniens que la voie principale est celle de la Résistance et non des négociations. Un message qui leur dit : les négociations vous ont enlevé vos terres et vos lieux saints, mais la Résistance a libéré le Liban et le Sud-Liban. »

C’est alors que le Guide a déclaré : « Je vous recommande de présumer sérieusement qu’Israël quittera le Liban prochainement et que vous serez victorieux. Poursuivez vos activités et planifiez l’avenir en vous fondant sur cette hypothèse. Planifiez et anticipez bien les choses, de manière à faire face au retrait d’Israël du Liban sur les aspects militaire, de terrain, médiatique et politique ». Nous avons été surpris d’entendre ces paroles, car nous pensions tous qu’Ehud Barak, qui venait de remporter les élections, ne donnerait pas suite à sa promesse de retrait, car ses conditions n’étaient pas remplies et, en particulier, il n’avait pas obtenu de garanties en matière de sécurité. Autrement dit, ni le gouvernement libanais, ni le gouvernement syrien, ni le Hezbollah au Liban n’ont pris d’engagement de sécurité envers Israël. La question était donc : comment serait-il possible qu’Israël se retire ? Cela semblait mal avisé et illogique.

Plus important encore, après la réunion, dans la soirée, nous sommes allés chez le Guide avec nos frères de la Résistance, y compris le défunt martyr Hajj Imad Mughniyah. Nos frères étaient ceux de la Résistance, combattant sur les lignes de front de la bataille, et pouvant trouver le martyre à tout moment. Après être entrés dans la maison du Guide, nous et nos frères sommes allés dans une grande salle où les prières étaient réalisées en congrégation. À l’époque, nos frères portaient des uniformes militaires, avec des keffiehs autour du cou, et ressemblaient beaucoup aux Basijis sur les fronts iraniens (durant la guerre Iran-Irak). Nous étions censés réaliser les prières en congrégation avec le Guide et lui offrir nos salutations, rien d’autre, puis la cérémonie aurait pris fin. Le Guide a dirigé les prières et après avoir terminé la prière du soir, il s’est levé pour dire au revoir à ses frères libanais.

Puis le Guide a dit à ses compagnons (iraniens) de s’éloigner. Puis il m’a dit : « Je suis disposé à t’écouter ». A ce moment, un de nos frères est venu et a embrassé la main du Guide. Certains des frères ont commencé à pleurer, et certains d’entre eux étaient tellement impressionnés qu’ils ne pouvaient plus se tenir debout. Ils se sont lentement avancés. Un des frères a embrassé la main du Guide, et quand un autre s’est penché pour embrasser ses pieds, il ne l’a pas permis. Il est rentré et m’a dit : « Dis-leur de s’asseoir et de se calmer pour que nous puissions parler. » Un discours n’était pas prévu pour cette cérémonie. J’ai demandé à mes frères de rester calmes et j’ai commencé à traduire le propos du Guide à leur intention. Parmi les choses qu’il a dites, et qui, à mes yeux, sont issues de sa vision suprasensible et non pas simplement d’une analyse politique, mais de quelque chose de plus profond, il a déclaré : « Vous serez victorieux par la grâce de Dieu. Votre victoire est bien plus proche que ce que certains pensent. » Il m’a pointé du doigt en disant cela, parce que j’avais dit qu’il était improbable que le retrait d’Israël se fasse de cette manière. En nous désignant tous de sa main gauche, comme cela, il a dit : « Chacun d’entre vous va voir de ses propres yeux que vous serez victorieux. »

Après cela, nous sommes rentrés au Liban. À cette époque, nous avons mené de grandes opérations et, bien sûr, de nombreux combattants et cadres de la Résistance ont trouvé le martyre. Le 25 mai est arrivé, et la retraite surprenante, inattendue et indigne d’Israël du Sud-Liban a commencé. Plusieurs autres combattants ont également été tués lors de notre progression vers la frontière. C’est ici que les deux prédictions du Guide Suprême de la Révolution Islamique se sont réalisées. Premièrement, la victoire de la Résistance a eu lieu très rapidement, quelques mois seulement après cette réunion que je viens d’évoquer ; et deuxièmement, toutes les personnes présentes à la réunion avec le Guide, et qui participaient directement aux opérations de première ligne, ont survécu pour assister à la grande victoire de leurs propres yeux. On peut de mettre la prévision de cette grande victoire imminente sur le compte de la sagacité du Guide. Mais le fait de prédire que parmi 50 commandants de première ligne, qui pouvaient trouver le martyre à chaque instant, aucun ne serait tué, relève à mes yeux du miracle. […]

3/ La victoire de 2006

Hassan Nasrallah : […] Je vais clore cette partie de mon propos par un souvenir avec le Guide Suprême, que Dieu le préserve. Au cours de la guerre de 33 jours (juillet-août 2006), le peuple libanais était naturellement très inquiet, au début de la guerre, quant à ce qui allait se passer. Qu’est-il arrivé ? Même des responsables libanais ont pris contact avec les autorités saoudiennes, demandant à Riyad d’intervenir en tant que médiateur et de mettre fin à la guerre au sud du Liban. Les Saoudiens ont répondu aux responsables libanais en déclarant : « Personne ne va intervenir. Il existe un consensus américain, international et régional selon lequel le Hezbollah doit être éradiqué et écrasé. Le Hezbollah n’a qu’une alternative : la reddition ou l’annihilation. » De toute évidence, notre décision était de riposter, et il y avait parmi nous une forte volonté de combattre et un esprit de Karbala dans tout le Hezbollah. Cette citation de l’Imam Hussain, la paix soit sur lui, a toujours été devant nos yeux : « L’usurpateur (Yazid) fils d’un usurpateur (Mu’awiya) nous a placé devant une alternative funeste : le tranchant de l’épée ou l’humiliation de l’allégeance. Mais jamais nous n’accepterons l’humiliation (plutôt mourir) ! »

Nous avons été confrontés à deux options : la guerre ou une reddition humiliante. Nous avons choisi la guerre. Au début de la guerre, notre cher ami et frère, Hajj Qasim Soleimani, le commandant des Forces extérieures des Gardiens de la Révolution Islamique, nous a contactés. Il est venu à Damas, a contacté Beyrouth et a déclaré qu’il devait nous rencontrer. Nous lui avons demandé comment il comptait s’y prendre. Car les Israéliens bombardent tous les ponts, routes et voitures, et il est impossible de nous rejoindre (sans braver de grands dangers). »

Ce cher frère nous a dit qu’il devait absolument nous rejoindre, car il avait un message important de Son Eminence le Guide, Sayed Khamenei, à nous transmettre. Nous avons arrangé cela, et Hajj Qasim est finalement parvenu dans la banlieue sud de Beyrouth, au tout début de la guerre. Il a dit que lorsque le Guide, que Dieu le protège, se trouvait à Mashhad, il avait convoqué tous les responsables de la République Islamique – y compris les anciens et actuels Présidents, les ministres des Affaires étrangères, ministres de la Défense, et commandants des Gardiens de la Révolution, et d’autres officiels, à se réunir avec lui.

Hajj Qasim m’a expliqué que lors de la réunion, la guerre contre le Liban et ses objectifs ainsi que la question de savoir à quoi elle conduirait, ont été examinés. Dès le début, la République Islamique d’Iran a estimé que la guerre contre le Liban faisait partie du plan des États-Unis dans la région et ne constituait pas une question distincte de ce complot. Hajj Qasim a déclaré que tous les participants à la réunion avaient convenu à l’unanimité que la République Islamique devait se tenir aux côtés de la Résistance libanaise, du gouvernement et du peuple libanais, ainsi que de la Syrie, étant donné que la guerre menaçait de se propager en Syrie. L’Iran devait donc utiliser toutes ses capacités politiques, financières et militaires pour aider le front de la Résistance à l’emporter. Hajj Qasim a ajouté qu’une fois la réunion terminée et les prières du soir exécutées, les personnalités présentes étaient sur le point de partir lorsque le Guide leur a demandé de rester plus longtemps car il avait encore quelques mots à leur dire. Cela s’est passé après la première réunion ; c’est-à-dire la première réunion formelle.

Ensuite, Son Eminence le Guide s’est tourné vers Hajj Qasim et lui a demandé d’écrire une lettre sous sa dictée et de me la porter personnellement à Beyrouth pour que je puisse en évoquer le contenu avec mes frères. Après m’avoir rapporté tout cela, le Hajj Qasim a commencé à lire les mots que m’avait adressés le Guide. Il déclarait notamment : « La capture des soldats israéliens par la Résistance libanaise est une grâce divine cachée ; l’opération a forcé Israël à entrer au Liban en réponse à votre action. Les Israéliens et les Américains se préparaient à attaquer Le Liban et le Hezbollah à la fin de l’été ou au début de l’automne 2006, et vous auriez donc été pris au dépourvu, alors que vous n’étiez pas prêts pour une guerre. La guerre n’a donc pas eu lieu lorsque les États-Unis et Israël l’avaient planifiée ; elle s’est produite alors qu’ils n’étaient pas prêts et qu’ils étaient encore en train de s’y préparer, tandis que vous y étiez déjà préparés. Car vous n’avez pas été pris par surprise.

Cette déclaration du Guide a ensuite été confirmée par d’éminentes personnalités. Par exemple, lorsque j’en ai parlé dans les médias, l’éminent Professeur et analyste politique Mohamed Hassanein Heikal l’a établi dans des programmes distincts de la chaîne Al Jazeera. De même, l’un des grands écrivains américains, Seymour Hersh, a confirmé cela. Je dois souligner que lorsque j’ai soulevé la question dans les médias, je ne l’ai pas attribuée au Guide.

Son Eminence le Guide a également mentionné dans son message que « Cette guerre est très similaire à la Bataille des Confédérés, qui s’est déroulée du vivant du Messager de Dieu, que les salutations de Dieu soit sur lui et sur sa famille. Cette guerre sera très difficile et menacera votre existence ; vous êtes obligés d’être patients dans cette guerre. » Dans cette partie de son message, il a cité les versets coraniques de la sourate Les Coalisés : « Quand ils vous vinrent d’en haut et d’en bas [de toutes parts], et que les regards étaient troublés, et les cœurs remontaient aux gorges, et vous faisiez sur Allah toutes sortes de suppositions… / Les croyants furent alors éprouvés et secoués d’une dure secousse. » [Coran, 33, 10-11] Le Guide a également dit : « Vous devez placer votre confiance complètement en Dieu. » En outre, la troisième partie de son message disait : « Vous serez victorieux dans cette guerre. » J’avais déjà entendu une phrase similaire — je ne me souviens pas exactement si c’était avant ou après — mais quelqu’un m’a rapporté que Son Eminence Cheikh Behjat, que Dieu lui fasse miséricorde, nous a dit d’être assurés que nous serions victorieux dans cette guerre, par la Grâce de Dieu.

Mais le point le plus important du message du Guide était celui-ci :

« Vous remporterez la guerre, et vous deviendrez ensuite une puissance régionale au point qu’aucune autre puissance ne pourra vous affronter ». À ce moment-là, j’ai ri et j’ai dit à Hajj Qasim : « Nous allons nous transformer en puissance régionale ?! Si nous parvenons seulement à survivre à la bataille actuelle et à maintenir notre existence, nous aurons déjà accompli un grand exploit ! » Puis, j’ai commenté en plaisantant : « Mon cher frère ! Nous ne voulons pas devenir une puissance régionale. » Quoi qu’il en soit, la lettre de Son Eminence le Guide ce jour-là m’a donné une sorte d’assurance totale. À partir de ce jour, j’étais certain que nous allions gagner la guerre et que, par la suite, nous deviendrions une puissance régionale. Ce qui est réellement advenu. […]

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Lecture complémentaire:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Entité sioniste et Nouvel Ordre Mondial: Le plan Oded-Yinon toujours à l’œuvre dans un Moyen-Orient agressé…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 22 juin 2018 by Résistance 71

Comment “Israël” édifie son empire et abat ses ennemis

 

Ryan Forst (Russia-Insider)

 

Version français: Al Manar fr

 

Source: http://french.almanar.com.lb/935295

 

« L’Iran est un ennemi trop redoutable pour être combattu, surtout après la défaite humiliante en Syrie. »

Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas familiers avec le projet du Grand Israël (plan Oded-Yinon), il vise à étendre les frontières d’Israël de l’Egypte à l’Iran. Comment ? En faisant la guerre ? Non, c’est beaucoup plus insidieux.

Il suffit de jeter un coup d’œil sur les 25 dernières années et les guerres que les Etats-Unis ont menées pour « apporter la démocratie » ou faire un « changement de régime », et vous verrez se dessiner une carte simple.

Si un parti au pouvoir, est contre Israël, réalise des progrès dans un pays ne subissant pas l’influence des banques centrales appartenant aux Talmudistes, Israël convainc les Etats-Unis et ses alliés crédules que ce pays prospère est gouverné par un gouvernement maléfique, obsédé par la fabrication d’armes chimiques ou nucléaires, etc. Des sanctions suivent, après quoi le gouvernement du pays visé accepte de détruire ses capacités défensives sur la base de l’assurance que les sanctions seront levées et que le gouvernement sera traité équitablement.

Vous pouvez voir où cela mène…. une fois les armes détruites, Israël convainc ses alliés en utilisant les médias qui lui sont dévoués en Occident, que le régime qui leur faisait confiance est cruel et doit être changé pour des « raisons humanitaires », ainsi une guerre civile interne est déclenchée ou un attentat sous un faux drapeau est monté contre les Etats-Unis ou ses alliés, orchestré par Israël et le pays en question sera désigné comme bouc émissaire du jour.

Est-ce que cela semble incroyable ? Regardons les régimes qui ont été changés sous ce prétexte, l’Egypte, la Libye, l’Irak.

Tous avaient quelques points communs : les moyens de se défendre contre Israël, l’absence de banques appartenant aux Talmudistes et des gouvernements stables qui font des progrès dans leur pays.

Tous ont été désarmés avec des promesses de soutien, après quoi ils ont été renversés par l’instigation et le financement d’une guerre civile, là où une guerre civile était tout simplement impossible.

Ceux qui faisaient confiance aux Etats-Unis et à ses alliés ont été destitués et parfois exécutés en public (par exemple Mouammar Kadhafi, qui a fait de la Libye un Etat avancé avec des soins de santé et une éducation gratuits et a mis en garde contre la « crise actuelle des réfugiés » si la Libye était déstabilisée).

Une fois que le gouvernement a été désarmé et ensuite déposé et que ses dirigeants ont été exécutés, une banque centrale contrôlée par les Talmudistes est rapidement établie et les réserves d’or disparaissent. Par exemple, la guerre civile ukrainienne : au moment où ils ont pris le contrôle d’une partie de l’Ukraine que la Russie n’a pas récupérée, ils ont établi une banque centrale et volé les réserves d’or à la faveur de l’obscurité.

Maintenant, si vous regardez la carte du Moyen-Orient, vous voyez l’influence et les frontières d’Israël grandir; toujours suivant ce même plan, la Syrie était la prochaine cible, diaboliser Assad, inciter à la guerre civile, l’encadrer comme une « urgence humanitaire » et financer la dissolution d’un pays stable pour renforcer Israël.

MAIS ! Ils ne le font jamais directement mais en finançant et en armant des « combattants de la liberté » et en poussant leurs alliés à défendre « les pauvres enfants », etc.

La Russie est finalement intervenue après avoir vu la débâcle et la stupidité effrontée et la répétition de la stratégie irakienne et égyptienne en Libye. Avec la réticence du président Trump à mener des guerres israéliennes, Israël a finalement été contraint de passer au premier plan et d’attaquer la Syrie sous prétexte d’attaquer l’Iran. Au moment d’écrire cet article, Israël a bombardé la Syrie plus de 100 fois en 2017. La prochaine fois, ce sera l’Iran.

Mais leurs plans de guerre insidieux ont été contrecarrés par une Russie intelligente. Elle-même ayant souffert sous la torture juive et l’extermination de quelque 50 millions de chrétiens par les bolcheviks dans l’Holodomor.

Aujourd’hui, Israël planifie et mijote frénétiquement toutes sortes de faux drapeaux pour que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France deviennent de bons petits caniches et sauvent les « pauvres Syriens » tout en exportant discrètement la plupart des terroristes syriens vers la Suède et l’Europe.

Mais attendez ! Il y a plus ! Ce n’est pas parce qu’Israël a perdu la Syrie qu’il va reculer. Les Israéliens et les Juifs ne sont pas si simples.

Israël finance également une guerre par procuration au Yémen. La stratégie typique d’Israël est tout droit sortie du Manifeste communiste, une guerre constante, pour toujours, menée par d’autres.

Alors maintenant, au Yémen, ils ont un problème d’image. Le gouvernement yéménite est entièrement sous contrôle israélien et les « rebelles » sont des nationalistes qui tentent de reprendre leur pays. En Syrie, Israël a fait valoir que les rebelles étaient le bon peuple qui n’était absolument pas financé par Israël, les États-Unis et le Mossad-Pentagone. La débâcle syrienne a fini par coûter aux États-Unis environ 1 000 milliards de dollars.

Pas de problème, dit le groupe de réflexion de Tel Aviv. Nous nous contenterons de présenter les rebelles Houthis comme des «terroristes» et le gouvernement yéménite comme assiégé. Personne ne remarquera cette volte-face. Vous n’y croyez pas ? Il suffit d’aller sur Google et de taper Yémen et de voir comment ils ont encadré ce conflit.

Et, remarquez autre chose, Israël n’est pas dans le tableau, il fait combattre l’Arabie Saoudite dans cette guerre.

Si vous voulez voir où se trouve le prochain point chaud, après la Syrie, regardez au Yémen. L’Iran est un ennemi trop redoutable pour qu’on puisse le combattre, surtout après la défaite humiliante de la Syrie.

On pourrait écrire un million de mots supplémentaires à ce sujet, mais ce n’est qu’une introduction pour vous faire comprendre comment Israël met en place son propre empire non pas directement mais en attaquant ses amis, en rejetant la faute sur les pays qu’Israël veut détruire, en faisant combattre leurs amis dans les guerres israéliennes et en aidant les choses en provoquant une guerre civile à l’intérieur de ces pays.

Une fois que vous comprenez cette formule simple, la prochaine fois que vous verrez un titre tapageur à propos d’une « crise humanitaire dans un pays anti-israélien », vous saurez exactement ce qui se passe, qui le finance et, surtout, la question qui répond à tout….cui bono ?

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Lectures complémentaires sur le colonialisme et le Moyen-Orient:

Au sujet dun 11 septembre nucleaire

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Effondrer le colonialisme

Ashraf Ezzat Mythe Biblique

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Résistance au colonialisme: Crimes israéliens… quand la France lave plus blanc que blanc !…

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Crimes israéliens: la France lave plus blanc !

 

Ali Abuminah

 

3 novembre 2017

 

Source:

http://chroniquepalestine.com/crimes-israeliens-france-lave-plus-blanc/

 

 

La France s’active à aider Israël à blanchir ses crimes.

Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement français a condamné l’expansion rapide des colonies dans le territoire palestinien occupé par Israël, qualifiant ses actions « d’illégales en vertu du droit international ».

Mais comme des déclarations similaires d’autres gouvernements européens, ce n’était que des mots.

La vraie politique de la France est d’offrir à Israël son soutien et des récompenses sans aucune condition, quels que soient les crimes qu’il commet.

Un bon exemple en est le festival de propagande de la Saison France-Israël 2018 organisé par l’Institut Français, la branche culturelle internationale du gouvernement français, en collaboration avec Israël.

Accuser les Palestiniens

Selon l’Institut français : « La Saison France-Israël 2018 marquera une nouvelle et importante étape dans les relations entre les deux pays. Elle mettra à l’honneur, dans tous les domaines de la création, les liens étroits et de haut niveau qui existent déjà, tout en traçant des lignes d’horizon pour l’avenir.  »

Avec des événements de grande ampleur en France et en Israël, l’initiative vise à présenter « l’image des deux pays […] à travers des formes et des expressions des plus contemporaines ».

LIRE EGALEMENT : Une interview de José-Luis Moraguès : « Le BDS s’oppose radicalement au sionisme et à sa vision raciste du monde »

Le principal co-organisateur israélien du festival est Emmanuel Halperin, un présentateur de télévision et ancien diplomate qui a fait la promotion de la propagande anti-palestinienne.

Halperin a déclaré l’année dernière que les Palestiniens cherchent la « destruction d’Israël » grâce à une « stratégie très perverse ». Selon Halperin, les Palestiniens veulent « laisser la situation pourrir » afin de soumettre Israël à la pression internationale.

Il a également affirmé que les Palestiniens voulaient qu’Israël maintienne son siège brutal de Gaza imposé depuis dix ans afin de « ternir l’image d’Israël dans la communauté internationale ».

Effacer la Nakba

Le choix de 2018 pour ce festival de propagande ne peut être une coïncidence. L’année prochaine marque le 70e anniversaire de la Nakba, le nettoyage ethnique des Palestiniens par les milices sionistes afin d’établir l’État israélien sur les ruines de la société palestinienne.

La semaine dernière, des militants de BDS France, un groupe soutenant la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions, se sont rassemblés devant le siège de l’Institut français à Paris pour « dénoncer la scandaleuse opération de propagande France-Israël 2018 visant à renforcer les relations entre la France et l’apartheid régime. »

« Nous ne nous laissons pas berner par des appels au dialogue quand ils concernent un État qui utilise la culture dans le but politique de restaurer son image internationale », a déclaré BDS France. « La culture ne peut jamais blanchir Israël de ses crimes, persécutions et discriminations, que ce soit contre les populations de Gaza et de Cisjordanie, les Palestiniens vivant en Israël ou les réfugiés ».

Des élus menacés

Pendant ce temps, la campagne de répression menée par les autorités françaises contre les citoyens qui militent pour demander des comptes à Israël se poursuit.

Plus tôt ce mois-ci, la police a convoqué quatre élus municipaux de la ville d’Ivry, dont le maire, pour enquêter sur les déclarations qu’ils ont faites en faveur du boycott des biens issus des colonies israéliennes.

LIRE EGALEMENT : Le combat à venir : 13 questions sur les origines et les objectifs du BDS et sur la guerre menée contre lui

Les déclarations ont été faites lors d’un débat l’an dernier, lorsque le conseil de cette municipalité de la banlieue parisienne a voté à une large majorité pour demander au gouvernement français de mettre fin à la répression à l’encontre du mouvement BDS, et qu’il interdise l’importation des biens produits dans les colonies.

La plainte de la police a été déposée par le BNVCA, un groupe de pression israélien qui se fait passer pour une organisation antiraciste.

La résolution de la ville est conforme à un consensus international croissant sur le fait que le commerce des biens issus de la colonisation devrait être interdit.

Mais maintenant, les responsables d’Ivry pourraient être accusés de « provocation publique à la discrimination » simplement pour avoir été dans le sens de ce consensus selon lequel Israël devrait être obligé de respecter le droit international.

Philippe Bouyssou, un des responsables visés par la plainte, a qualifié l’intervention policière « d’attaque intolérable à la liberté d’expression ».

Au cours de sa campagne électorale au début de cette année, le président Macron a promis que, s’il était élu, il poursuivrait la campagne de répression de son prédécesseur contre le mouvement BDS.

Contrairement à l’enthousiasme manifesté par la France pour la promotion des intérêts d’Israël, elle est restée silencieuse pendant deux mois entiers au sujet de la détention par Israël, sans inculpation ni jugement, de Salah Hamouri, un défenseur des droits humains de nationalité palestino-française.

Resistance politique: Le judaïsme antisioniste avec Hassan Nasrallah

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Point de vue intéressant jamais mis en lumière par les merdias inféodés. Il est pourtant avéré que la religion judaïque ne peut être qu’anti-sioniste puisque la croyance veut  que « seul un messie puisse ramener le peuple juif en Israël. » Le témoignage du rabbin nous éclaire aussi sur ce qu’il se passe en Israël même. Il serait erroné de penser que la pensée y est uniforme, même si le dogme sioniste demeure toujours dominant. Il nous informe que les juifs antisionistes sont également persécutés.

Rappelons au passage que les résultats des recherches archéologiques n’ont jamais démontré la présence des Israélites de l’ère « biblique » dans cette région du monde.

~ Résistance 71 ~

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999 ~

Sur les mythes bibliques et et l’origine arabo-yéménite du judaïsme

 

Entretien avec un rabbin antisioniste suite au discours de Hassan Nasrallah

 

Al Manar

Source: Press TV

 

5 octobre 2017

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/599267

 

En cas de guerre Israël/Hezbollah, pour qui se battront les juifs antisionistes ? La distinction faite par le secrétaire général du Hezbollah entre juifs et sionistes continue à faire couler beaucoup d’encre. Dans son discours, Nasrallah a évoqué comment l’impérialisme s’est souvent servi de juifs à titre de « bûcher » pour embraser différentes régions du monde.

Le site iranien Dolat Bahar (DB) a interrogé l’une des plus célèbres figures du judaïsme antisioniste, le rabbin Yisroel Dovid Weiss. Il dirige le mouvement antisioniste Neturei Karta, qui plaide depuis bien longtemps pour le retour des juifs dans leur pays d’origine. Taxé d’ultra-orthodoxie en Israël, le discours du rabbin est désormais d’une cuisante actualité.

Dolat Bahar: Au cours de son dernier discours , Nasrallah a annoncé que son combat ne visait pas les juifs, mais les sionistes. Il a mis en garde contre une nouvelle guerre que les Américains projettent de déclencher et pour laquelle ils comptent bien se servir des juifs comme d’un bûcher. Que pensez-vous de ces propos ?

Rabbin Weiss : Nasrallah est un homme très sérieux et son approche est toujours empreinte de sincérité. Il se présente comme le porte-voix des deux peuples libanais et palestinien. En Israël, pas un jour ne passe sans que des jeunes filles et garçons refusent de servir dans l’armée. Il s’agit d’une opposition qui s’étend et dont une partie est motivée par la religion. Les juifs croyants estiment que Dieu leur a interdit de porter des armes, de former un État.

DB: Combien de juifs antisionistes vivent en Israël ?

RW : il y a 300 ans naquit un mouvement politique dont le slogan était ceci : « Pour être un bon juif, pas besoin de respecter toutes les instructions religieuses. » Ce mouvement voulait inciter les juifs à créer un État et il s’appelait « le sionisme ». De nombreux juifs vivant en Israël ne réclament jamais une carte d’identité, ou une fiche d’état civil, car pour eux, Israël n’est pas un État légitime. Les rabbins, et je parle de ceux qui pratique le vrai judaïsme, estiment qu’il faut éviter tout acte qui reconnaît de près ou de loin une quelconque légitimité à Israël.

DB: Ces juifs agissent-ils contre le gouvernement israélien ?

RW : Quand ces juifs sont arrêtés, le gouvernement les met en prison. Après avoir subi toutes sortes de pressions, ils comparaissent devant les tribunaux. Quand le juge leur demande leur nom, ils lui disent : je ne te reconnais pas. Et tout est à recommencer : la police les place en isolement, pendant des semaines voire des mois avant qu’ils ne comparaissent à nouveau. Il se pourrait qu’ils ne sortent jamais de prison ou qu’ils disparaissent.

DB: À quel point les juifs antisionistes pourront-ils influer sur le cours des événements ?

RW : Nous sommes en minorité en Israël et pourtant, nous pesons de tout notre poids. Et puis notre communauté tend à s’agrandir de jour en jour. Tout le monde sait que Nasrallah ne parle jamais pour ne rien dire. Quand il s’adresse aux juifs antisionistes, c’est que ces derniers ont suffisamment de poids pour changer le cours des choses.

DB: Si une guerre venait à éclater entre Israël et le Hezbollah, à côté de qui vous tiendrez-vous ? Resterez-vous neutres ou agirez-vous contre le gouvernement israélien ?

RW : Quand Israël voulait naître, les sionistes sont venus avec leurs armes menacer les juifs de mort : « Si vous ne coopérez pas avec nous, nous allons vous tuer tous. » Et effectivement, ils ont tué et emprisonné des juifs. Le judaïsme nous recommande de ne pas porter des armes quand bien même on nous menacerait de mort ou on nous tuerait. Les juifs ne pactiseront jamais avec les sionistes. On leur a résisté une première fois ; il n’y a aucune raison pour que l’on ne leur résiste pas de nouveau. Si une guerre venait à éclater entre Israël et le Hezbollah, nous ne serons sans doute pas du côté d’Israël. Nous serons dans le camp du Hezbollah et nous prierons Dieu pour que l’État d’Israël soit anéanti sans que beaucoup de sang soit versé.

DB : Les juifs sont interdits de porter des armes. Quelles sont les chances d’une action armée venant de l’intérieur d’Israël contre le gouvernement israélien ?

RW : Nous ferons de notre mieux pour empêcher le régime sioniste de déclencher une nouvelle guerre. Nous organiserons des manifs, nous irons partout dans le monde pour dénoncer le régime israélien, qui n’est pas légitime.

J : On connaît Nasrallah pour sa franchise, puisque c’est un homme qui tient parole. Qu’en pensez-vous ?

RW : J’aimerai bien le rencontrer. Je n’ai pas encore eu cet honneur. En Israël, on essaie de le présenter comme un antisémite, alors qu’il n’en est rien. J’ai fait plusieurs voyages au Liban et j’ai vu que le Hezbollah s’entendait bien avec les juifs. Nasrallah est un dirigeant antisioniste et pas anti-juif. Son image ne sera jamais ternie auprès de ceux qui s’opposent au sionisme.