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Sionisme parasite, grand fléau de l’humanité… Un officier de la CIA se lâche (Veterans Today)

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Au sujet du parasite sioniste

 

Robert David Steele (ex-CIA)

 

5 juillet 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/07/05/on-the-zionist-parasite-america-first-demands-an-end-to-israel-first-treason-update-on-zionist-funding-control-of-black-lives-matters-pieczenik-video-713/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une personne très érudite et emplie de principes, bien que pauvrement informée sur le parasite sioniste aux Etats-Unis, m’a amené à croire que le président Trump n’acceptera jamais d’aide de Cynthia McKinney (ou de moi), à cause de notre vision très profonde sur le sujet du sionisme que nous voyons comme un parasite qui a vidé de sa substance toute l’économie américaine, capturé à la fois les gouvernements des états et le gouvernement fédéral (et maintenant George Soros se focalise sur les gouvernements locaux des counties) et a minimisé notre société jusqu’à détruire toute notre foi en la famille et en la liberté.

Ci-dessous figure ma réponse à ce collègue de grande valeur.

J’offre cette réponse à votre considération et suggère que vous cherchiez quelques conseils auprès de sa grâce ex-évêque anglican de Jérusalem et du Moyen-Orient, ainsi qu’auprès de notre ami mutuel Sacha Stone. Vous pourriez trouver plus qu’intéressant de vous entretenir avec sa grâce qui est facilement contactable depuis Jérusalem en vidéo-conférence. Son appel récent au président Trump est dans le lien ci-dessous.

Bishop Riah Abu El Assal: Appeal for Peace in Palestine

En tant qu’officier du renseignement et du contre-espionnage qui est plus familier que vous avec les menaces concernant l’intégrité des Etats-Unis, je suis décontenancé par votre message de soumission inconditionnelle au parasite sioniste qui est en train de détruire les Etats-Unis et qui ne doit jamais être confondu avec la foi judaïque.

Je suis particulièrement troublé par le fait que vous avez suggéré que toutes mes préoccupations professionnelles et civiques légitimes au sujet de la menace sioniste, soient de quelque manière que ce soit antisémites. Je ne pense pas que vous soyez parfaitement au courant et mis à jour des dégâts causés aux Etats-Unis, et au monde, par les sionistes et l’état profond pour qui ils sont, aux Etats-Unis (NdT: en France et ailleurs…), une police secrète virtuelle.

Je me réfère ici particulièrement aux agents non enregistrés d’Israël, une puissance étrangère, que sont l’Anti Defamation League (ADL) et l’American Israeli Public Action Committee (AIPAC). L’ADL sponsorise les 1,087 #RESIST Meetups pour qui les charges sont levées et des sionistes comme en particulier Les Wexner, ont financé les opérations de pièges au chantage sexuels sur mineurs / pédophiles du Mossad, pas seulement avec Maxwell-Epstein, mais à travers les Etats-Unis et ils ont aussi financé les attentats du 11 septembre avec le vice-président d’alors Dick Cheney fournissant la couverture interne. (NdT: voir les liens sur l’article original…)

Les sionistes, très pointus à fomenter et provoquer des guerres raciales, ont financé le NAACP (qui a eu un président sioniste pendant les 70 premières années), ils ont financé les mouvements Antifa et Black Lives Matter (BLM) dont le but est la destruction de la famille sans aucune préoccupation pour tous les afro-américains tués par leurs semblables ou les organisations comme Planned Parenthood (NdT: où sévissait le père de Bill Gates, William Gates II…) ou le National Institute of Health (NIH) ou le Center  for Disease Control (CDC), qui ont stérilisé des noirs (NdT: et des Amérindiens) pendant des décennies et qui ont utilisé des méthodes illicites incluant l’espionnage cybernétique, des mariages forcés pour contrôler les mâles et utilisé la corruption et le piège du chantage pédophile pour voler et non pas gagner, le contrôle d’une richesse bien plus conséquente que leur petit nombre.

Ils violent toutes les lois et protocoles des Etats-Unis en toute impunité et sont les éléments dominants du vol de Wall Street sur Mains Street (la rue du commun), du vol de propriété intellectuelle des citoyens américains et du trafic des enfants pour des avantages économiques et politiques.

Les sionistes, avec la City de Londres et le Vatican, sont nos ennemis rapprochés.

Ceci est quelque chose que je ne perdrai jamais de vue. Éradiquer le parasite sioniste est la priorité numéro 1.

Le président ne gagnera pas un déferlement électoral sans reconnaître publiquement cette réalité géopolitique et culturelle et en assurant sa base, qui est bien plus sensible à ce sujet que les médias contrôlés par les sionistes et qui ne le reconnaîtront jamais, et de tous ceux qui ont perdu l’espoir de pouvoir un jour purger le système de sa corruption, et de savoir que America First ne veut pas dire Israel First.

La synagogue de Satan est bien établie parmi les sionistes, dans les rangs jésuites du Vatican et au sein des familles royales de la plupart des pays européens. Elle est particulièrement implantée dans la monde bancaire et au plus haut niveau des services de renseignement mondiaux.

[NdT: la fin de l’article est une liste de livres et documents de références, en anglais, à compulser depuis l’article original de VT]

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Petit précis historique sur la création de l’entité sioniste… La décolonisation d’Israël a commencé (Thierry Meyssan)

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La décolonisation d’Israël a commencé

 

Thierry Meyssan

 

26 mai 2020

 

url de l’article original: https://www.voltairenet.org/article209739.html

 

Voilà trois quarts de siècle qu’une colonie anglo-saxonne, devenue un arsenal US, tente de conquérir toutes les terres du Nil à l’Euphrate (l’Égypte, la Palestine, la Jordanie, le Liban, la Syrie et une partie de l’Iraq). Et voici quelques années que des citoyens de cette même colonie aspirent à la transformer en un État normal. Ce conflit d’un autre âge a franchi une étape avec la nomination d’un gouvernement bicéphale : deux Premiers ministres représentant les deux visions politiques vont se paralyser mutuellement. Les seules avancées ne pourront être qu’en matière sociale et de santé, accélérant encore la modernisation de la société et donc, la fin du fantasme colonial.

La nomination du gouvernement de coalition israélien ne clôt pas la bataille acharnée ouverte depuis six ans entre deux visions opposées et inconciliables d’Israël [1], ni la paralysie gouvernementale qui dure depuis un an et demi. Au contraire, elle marque le début de l’agonie d’un des deux protagonistes et la lente transformation du pays en un État normal.

Il n’est pas fortuit que ce débat ait éclaté sous les coups de l’ex-Soviétique Avigdor Liberman autour des privilèges des étudiants de yeshivas. L’ancien ministre de la Défense en affirmant que l’alibi religieux ne dispense personne du service national a contesté le nœud du mensonge sur lequel est fondé l’Israël d’il y a soixante-douze ans.

L’appel du général Ehud Barack d’en finir avec Benjamin Netanyahu par la voie judiciaire a échoué. Les partisans du rêve colonial sont toujours là. Ils ont plongé leurs concitoyens dans une sorte d’effroi en les persuadant qu’ils sont menacés par les étrangers. Comme au temps des ghettos, pour les « protéger », ils les ont enfermés derrière un Mur qui les sépare même de leurs concitoyens arabes.

Rappelons qu’Israël n’est pas le produit de la culture juive, mais de la volonté des puritains anglais [2].

Dès le XVIIème siècle, le Lord protecteur Cromwell s’engagea à créer un État juif en Palestine, thème qui ne fut pas repris lors de la restauration dynastique. Au XVIIIème siècle, les leaders de la guerre d’Indépendance US, héritiers de Cromwell, se prononcèrent également pour cette création de sorte que le Royaume-Uni et les États-Unis sont les parrains naturels de cette entité. Au XIXème siècle, le Premier ministre de la reine Victoria, Benjamin Disraeli, théorisa le sionisme comme instrument de l’impérialisme britannique et inscrivit la « Restauration d’Israël » au programme du Congrès international de Berlin de 1878. À cette époque aucun juif ne soutenait ce projet farfelu.

Il fallut attendre l’affaire Dreyfus en France pour que Theodor Herzl s’engage à convertir la diaspora juive au sionisme anglo-US. Il conçut un système colonial sur le modèle de celui mis en pratique par Cecil Rhodes en Afrique et parvint à rallier progressivement de nombreux intellectuels juifs athées.

Lorsque les gouvernements britannique et états-unien furent occupés par des puritains (David Llyod George et Woodrow Wilson) durant la Première Guerre mondiale, un accord fut conclu entre les deux pays pour créer Israël. Le principe d’un « foyer national juif » fut rendu public par une lettre du ministre des Affaires étrangères Lord Balfour à Lord Rotschild, puis le président Wilson fixa officiellement la création d’Israël comme l’un des 14 buts de guerre des États-Unis. À la conférence de la paix, l’émir Fayçal souscrivit au projet sioniste et s’engagea à le soutenir.

Des juifs commencèrent à coloniser la Palestine mandataire avec l’aide de la bourgeoisie locale, mais au détriment du petit peuple, puis à s’émanciper de Londres. En 1948, un juif athée, Ben Gourion, précédant cette fois de cinq ans le modèle rhodésien, proclama l’indépendance d’Israël avant que les Nations unies n’en aient défini les frontières. Ce n’est qu’alors que les rabbins apportèrent massivement leur soutien au projet colonial.

Depuis soixante-douze ans, la Palestine endure une guerre perpétuelle. À l’issue de plusieurs vagues d’immigration successives, l’État d’Israël s’est inventé de toutes pièces une « culture » autour d’un peuple imaginaire (incluant des ethnies allant du Caucase à l’Éthiopie), d’une langue artificielle (l’hébreu actuel n’a pas grand rapport avec le patois antique et s’écrit en caractères araméens) et d’une histoire fictive (malgré les objurgations de l’Unesco, on a confondu l’antique cité-État de Jérusalem avec l’État d’Israël). 

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L’assimilation de cette création intellectuelle au projet colonial puritain s’est solidifiée autour d’une interprétation sacralisée de certains crimes nazis, qualifiés d’« holocauste » par les puritains et de « shoah » par les juifs.

Rien dans cette construction factice ne résiste à l’analyse. Tout y est fait pour faire accroire en la continuité d’un Peuple et d’un État, alors qu’il ne s’agit que d’une colonie anglo-saxonne.

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Cependant tous les États coloniaux ont disparu aujourd’hui à l’exception d’Israël et, avec le temps, la majorité des Israéliens d’aujourd’hui sont nés en Israël. Désormais deux conceptions de cet État cohabitent : 

  • d’un côté les partisans du colonialisme anglo-saxons qui revendiquent la souveraineté des terres du Nil à l’Euphrate. Ils se pensent en île des pirates, abritant des criminels du monde entier et refusant tout accord d’extradition. Ils s’affirment comme un « peuple élu », supérieur aux autres hommes, et considèrent Israël comme « L’État juif ». 
  • de l’autre des gens qui veulent vivre en paix avec leurs voisins, quelle que soit leur religion ou leur absence de religion et quelle que soit leur ethnie. Ils ne veulent rien avoir à faire avec les fantasmes coloniaux des siècles passés, mais n’entendent rien abandonner de ce qu’ils ont hérité de leurs pères, même si ceux-ci l’ont volé. Ils aimeraient que l’on résolve les ahurissants problèmes sociaux de leur patrie.

Ce sont deux visions inconciliables qui sont incarnées par deux Premiers ministres, Benjamin Netanyahu et son « suppléant » le général Benny Gantz.

Jamais ce tandem ne pourra résoudre quoi que ce soit des conflits avec les peuples arabes. Tout au plus pourra-t-il enfin considérer les terribles injustices du pays. Par exemple près de 50 000 citoyens étant passés par les camps de la mort nazis survivent aujourd’hui dans le pays comme ils peuvent, sans aide de l’État qui les ignore, mais a encaissé les indemnités qui leur étaient destinées en prétendant les sauver.

Par la simple pression du Temps et de la Démographie, après trois élections législatives successives et inutiles, la décolonisation d’Israël a commencé.

Notes

[1] “The Geopolitical Approach : Two States for Two Peoples”, by Commanders for Israel’s Security, Voltaire Network, 30 October 2014. La solution à deux États pose l’inégalité essentielle des Juifs et des Arabes. Elle est profondément raciste, mais elle représente une rupture avec le projet de conquête coloniale en lui opposant une forme de paix. L’assassinat de son concepteur, le Premier ministre Yitzhak Rabin, en 1995, atteste qu’Israël n’était pas encore prêt à y renoncer.

[2] « Qui est l’ennemi ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 août 2014.

 

Revue du dernier livre de l’historien israélien Ilan Pappé « Ten Myths about Israel »

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« Au moment où le ministre des affaires étrangères britannique, Lord Balfour, donna sa promesse au mouvement sioniste en 1917 d’établir une patrie pour les juifs en Palestine, il ouvrit la porte à un conflit sans fin qui engouffrerait bientôt le pays et son peuple. »

« Les villageois palestiniens furent déshumanisés afin d’en faire des ‘cibles légitimes’ pour la destruction et l’expulsion… »

« De fait, si vous étiez un juif sioniste en 1948, ceci ne voulait dire qu’une seule chose: implication totale dans la des-arabisation de la Palestine. »

~ Ilan Pappe, 2006 ~

-[]- Voici ce que nous écrivions en préambule de la traduction d’une analyse de Gilad Atzmon sur Ilan Pappe en mai 2013, l’auteur de l’article ci-dessous nous rejoint pour faire remarquer l’interchangeabilité de la situation entre les Palestiniens et avant eux, les Amérindiens (du nord et du sud), Les Aborigènes d’Australie, la Maoris de Nouvelle-Zélande, les peuples et nations originels d’Afrique du Sud, malheureusement toujours d’actualité:

« Excellente analyse de G. Atzmon. Stupéfiant de constater également que les ressorts du colonialisme sont identiques partout. Remplaçons les mots « Palestine » et « Palestiniens » par « indigènes », « natifs », « indiens, « amérindiens » ou tout autre peuple colonisé, et nous nous apercevons avec effroi que les fondements racistes et suprémacistes sont identiques. Les sionistes pratiquent en Palestine les vieilles recettes coloniales de contrôle et de construction hégémonique que les autres nations coloniales ont appliquées à partir de 1492 avec l’effet génocidaire que nous connaissons…

Plus au sujet de la colonisation bientôt sur ce blog… »

— Résistance 71 —

 

A lire aussi: « L’Egypte antique n’a connu ni pharaons ni Israélites »

 

Dix mythes au sujet d’Israël: Génocide et racisme démasqués

Revue du dernier livre de l’historien israélien Ilan Pappe

 

Irwin Jerome

 

21 mai 2017

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/ten-myths-about-israel-genocide-and-racism-unmasked/5591225

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Est-ce qu’Israël et son tristement célèbre mur de la séparation (NdT: mur de l’apartheid) est représentatif d’un état démocratique moderne évoluant, fondé sur des principes et des enseignements bibliques, comme appliqués envers le peuple palestinien, originel de l’endroit appelé Palestine, ou n’est-ce qu’un exemple de plus d’un de ces états d’apartheid, de nettoyage ethnique possédant les mêmes tendances racistes et génocidaires des puissances coloniales impérialistes du XIXème siècle, comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et l’Afrique du Sud, qui envahirent jadis également des terres où vivaient ancestralement des peuples et nations indigènes et commirent une destruction sans nom à leur égard, détruisant leurs modes de vie, déportant leurs survivants dans des “réserves” ou des états de styles du Bantoustan afin d’y être éventuellement ignorés puis oubliés?

Le professeur d’histoire Ilan Pappe, un des historiens les plus radicaux d’Israël, qui enseigne et écrit maintenant depuis son exil [en Grande-Bretagne], répond amplement à ces question dans son dernier livre “Ten Myths about Israel”. Ouvrage ne faisant que quelques 148 pages, mais un chef-d’œuvre historique qui se lit comme une épopée volumineuse, offrant des réflexions et des témoignages d’archives éloquents, clairs, concis, sans faille, au sujet de la véritable histoire indigène de la Palestine, des Palestiniens et du nettoyage ethnique dont ils sont les victimes aux mains des juifs depuis la Nakba (NdT: la “catastrophe” en arabe) de 1948.

La Nakba, un temps où: 700 000 arabes palestiniens furent violemment expulsés de leur terre ; 400 à 600 villages furent pillés et/ou détruits et 11 des 12 villes majeures détruites, ce qui annihila de fait toute vie urbaine en Palestine. Pour les Israéliens, ceci correspond à leur “déclaration d’indépendance” ; mais pour les Palestiniens arabes, ceci est simplement connu sous le triste vocable du “temps de la catastrophe” (Nakba), qui quelques 60 ans plus tard, en 2008, mena à la guerre de Gaza et à l’opération “Plomb Durci” d’Israêl, qui tua plus de 1400 Palestiniens, dont 107 d’innocentes victimes civiles, suivie plus tard par l’Opération “Protective Edge”, qui tua plus de 2300 Gazaouis dont 1492 civils non combattants dont 551 enfants et 209 femmes, laissant plus de 10 000 Palestiniens blessés dont 3371 enfants ; opération qui détruisit quelques17 000 maisons et en détruisit partiellement plus de 30 000 autres.

De tels faits et statistiques sont tirés des écrits de Pappe et ce qui les causa, donne au monde une plateforme importante pour le XXIème siècle de laquelle nous pouvons à la fois regarder en arrière et vers le futur, vers les véritables origines historiques et l’identité de non seulement Israêl et le sionisme, mais aussi des peuples arabes indigènes du moderne Eretz Israel, ainsi que des états contemporains similaires de biens des puissances coloniales et impérialistes de longue date et de leur propre traitement des peuples indigènes vivant sur leurs terrres {NdT: usurpées) et dont les territoires et ressources naturelles continuent aujourd’hui d’être convoités et exploités par ces puissances mondiales le tout dans le but de l’expansion et de la construction perpétuelle de leur empire.

Avi Shlaïm du journal britannique du “Guardian” déclare Ilan Pappe être “un des rares élèves israéliens du conflit de Palestine qui écrit au sujet de la version palestinienne de l’histoire et ce avec une véritable connaissance des faits et une certaine et véritable empathie.” Le magazine du New Statesman reconnaît Pappe être “Avec Edward Saïd, l’écrivain le plus éloquent sur l’histoire palestinienne”. John Pilger, célèbre journaliste d’enquête australien nomme Pappe “l’historien le plus brave, honnête et incisif d’Israël”, tandis que l’auteur de ces lignes voit Pappe plus comme le I.F. Stone ou le Howard Zinn israélien, osant exposer et élucider du côté obscur d’Israël l’histoire sordide que très peu d’autres ont osé même toucher.

En cela, quoi qu’on en pense, “Ten Myths about Israel” va très loin dans le démembrement de la fausse information et de la désinformation ainsi que de la mythologie qui est quotidiennement propagée par les Dr La Pirouette de la pressetituée occidentale, qui essaient de continuer à faire croire cette mythologie telle que: “La Palestine était une terre vide d’habitants”, que “les juifs étaient un peuple sans terre”, que le “sionisme est le judaïsme”, que le “sionisme n’est pas un colonialisme”, que “les Palestiniens ont volontairement quitté leur terre/patrie en 1948”, que “ la guerre de 1967 était une guerre sans choix”, qu’”Israël est la seule démocratie du Moyen-Orient”, que “les accords d’Oslo de 1993 furent un véritable processus de paix”, que “de la seconde Intifada des années 1980 commença un mouvement terroriste contre Israël” et que finalement “La victoire du Hamas dans les élections de 2006 commença un mouvemet terroriste à l’encontre d’Israël.”

Les étudiants en civilisation occidentale, ayant connaissance de politiques génocidaires similaires et de mythologies perpétrées dans des pays commes les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud, contre leurs propres peuples indigènes, qui ont supporté l’impact de l’impérialisme et du colonialisme occidental et soufferts la même perte d’auto-détermination, d’indépendance nationale et du “droit de retour et de réclâmer leur héritage ancestral”, reconnaîtront instantanément dans les écrits de Pappe les mêmes schémas culturels qui se répètent dans l’Israël moderne.

Longtemps après le fait du quand les peuples indigènes ont finalement été conquis (NdT: tous ne l’ont pas été, notemment en Amérique du nord où la notion de “conquête” est une vue de l’esprit et un narratif exclusivement colonial…) et privés de la plupart sinon de tous leurs territoires ancestraux et de leurs ressources naturelles, qui que soit l’envahisseur / agresseur , celui-ci s’en sort toujours en faisant peu ou prou les mêmes réponses aux questions posées. Peu importe l’étendue de la destruction, du viol, du meurtre, des assassinats et des massacres qui furent commis contre les peuples et nations indigènes en question, une fois le chaos perpétré se dissipant et que l’affaire devient un point réthorique, les envahisseurs et bourreaux en arrivent toujours à engager un débat pour enclancher des “actes de réconciliation”, des déclarations publiques “d’excuses” et des appels pour des “réparations”. Mais malgré parfois les bonnes intentions, tout ceci ne sonne que trop souvent bien creux. Mais même là, par les très nombreux problèmes que soulèvent Pappe au sujet de l’attitude des plus racistes des gouvernements successifs israéliens envers les Palestiniens et les Arabes et le déni de toute faute et de tout acte malveillant concernant leurs actes abominables, des mots d’excuses israéliens sont encore bien loin d’être prononcés.

Mais, comme le fait remarquer Pappe, le bon côté réside dans le fait que dans la société civile existante, à la fois du côté israélien que du côté palestinien, les gens parlent de ce que leur leadership politique refuse, ignore ou néglige de placer au centre de leur agenda national. Ils savent aussi, que malgré les réticences qui existent parmi les gens les dissuadant d’en parler, la majorité des juifs et des palestiniens savent exactement ce qu’il s’est passé sur le terrain pendant bien des décennies depuis 1948. Ils ne sont pas, comme le déclare à juste titre Pappe, “sourds à tous ces cris, cette douleur et dévastation de ceux qui ont été tués, violés ou blessés depuis 1948, arrêtés, mis en prison dans les années 1950… massacrés dans le village de Kafir Qassim en 1956… ou lorsque des citoyens de l’état furent assassinés par l’armée simplement parce qu’ils étaient Palestiniens…

Ils savent au sujet des crimes de guerre commis durant la guerre de 1967 et les bombardements des camps de réfugiés en 1982… Ils n’ont pas oublié les abus physiques infligés à la jeunesse palestinienne dans les territoires occupées dans les années 1980… Les juifs israéliens ne sont pas sourds et peuvent toujours aujourd’hui entendre les voix des officiers ordonnant l’exécution de gens innocents et les rires des soldats présents et témoins de la scène… Ils ne sont pas non plus aveugles.. Ils ont vu les restes des 531 villages palestiniens détruits et des voisinages en ruines…

Ils voient ce que tout Israélien peut voir mais que la plupart, choisit de ne pas voir… Les restes de villages sous les maisons construites des kiboutzim et sous les sapins des forêts du Fond de la Jeunesse Juive. Ils n’ont pas oublié ce qu’il s’est passé même si le reste de leur société l’a… Peut-être à cause de tout cela comprenent ils pleinement la connexion entre le nettoyage ethnique de 1948 et les évènements qui s’ensuivirent jusqu’à aujourd’hui… Ils refusent aussi d’ignorer la connexion évidente entre la construction du mur et de la politique plus large du nettoyage ethnique…

Les expulsions de 1948 et l’emprisonnement du peuple derrière les murs aujourd’hui sont les conséquences inévitables de la même idéologie ethnique raciste… Dans et hors d’israël, des ONG palestiniennes comme BADIC, ADRID et Al-Awada coordonnent leurs luttes afin de préserver la mémoire de 1948 et d’expliquer pourquoi il est crucial d’engager les évènements de cette année là au nom du futur.

Le petit livre d’Ilan Pappe qui parle de ces “Ten Myths about Israel” est de la dynamite qui devrait être lu par chaque être humain de cette planète qui se considère être membre de sa propre société civile. Plus que cela, il est encore plus important de le lire pour ceux qui ne se sentent pas (encore) membres de la société civile.

Sionisme, colonialisme et lois scélérates d’amalgame…

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Pour les Palestiniens sionisme rime avec colonialisme

 

Ramzy Baroud

 

25 décembre 2016

 

url de l’article en français:

http://chroniquepalestine.com/palestiniens-sionisme-rime-colonialisme/

 

Le 12 décembre, le gouvernement britannique a officiellement adopté une nouvelle définition de l’antisémitisme qui inclut la critique légitime d’Israël.

La définition a été adoptée au début de l’année par le groupe pro-israélien IHRA, bien qu’elle ait été envisagée mais abandonnée par l’Agence européenne anti-racisme en 2005.

C’est une initiative assez dangereuse qui mènera probablement à un approfondissement du fossé qui sépare la société civile et l’élite politique britanniques.

Les groupes israéliens et pro-israéliens en Occident ont toujours voulu imposer une confusion entre le racisme en tant que tel et la critique de l’État israélien accusé de violer de nombreuses résolutions des Nations Unies et de commettre de nombreux crimes de guerre dans les territoires occupés, en particulier dans la bande de Gaza.

L’adoption de la nouvelle définition survient à la suite d’une crise montée de toutes pièces dans la politique britannique, où le parti travailliste, sous l’autorité de Jeremy Corbyn, a été faussement accusé d’être « complaisant » à l’égard de l’antisémitisme parmi ses membres. Cette « crise » a été provoquée par des groupes pro-israéliens pour bloquer la campagne à l’intérieur du Labour (Parti travailliste) visant à faire respecter par Israël ses obligations internationales et à mettre fin au siège et à l’occupation de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est.

En octobre dernier, un groupe multipartite a publié un rapport qui n’a fait qu’ajouter à la confusion, condamnant l’utilisation du mot « sioniste » comme péjoratif et affirmant qu’une telle utilisation « n’a pas sa place dans la société civile ».

Alors que les manœuvres visant à mettre Israël à l’abri de la liberté d’expression en Grande-Bretagne battent encore leur plein, le débat aux États-Unis a été depuis longtemps étouffé. Il y a peu de place pour la moindre critique d’Israël dans les grands médias américains ou dans la société « bien pensante ». Cela a pour effet que la politique américaine au Moyen-Orient reste totalement inféodée aux intérêts israéliens et aux diktats des groupes de pression pro-israéliens, pour ne citer que ceux-là.

Le Royaume-Uni adopte maintenant la même position, qui n’est cependant pas une nouveauté. En fait, vendredi de la semaine dernière était un anniversaire d’une grande signification sur cette question même.

Le 16 décembre 1991, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution 46/86, avec la courte déclaration suivante: « L’Assemblée générale décide de révoquer la détermination contenue dans sa résolution 3379 (XXX) du 10 novembre 1975. »

Il s’agissait de l’annulation d’une résolution antérieure qui assimilait l’idéologie politique d’Israël, le sionisme, avec le racisme.

Le texte plus long de la résolution initiale, numéro 3379 de 1975, était fondé sur un ensemble clair de principes, y compris la résolution 2106 de l’ONU de 1965 qui définissait la discrimination raciale comme « toute distinction, exclusion, restriction ou préférence fondée sur la race, la couleur, Nationale ou ethnique ».

Le renversement de cette résolution est le résultat d’un lobbying vigoureux de la part des États-Unis, et de pressions qui ont duré des années. En 1991, Israël a insisté sur le fait qu’il ne participerait pas aux pourparlers de paix de Madrid organisés par les États-Unis sans le désaveu préalable de la résolution 3379. L’ONU étant l’un des sponsors des pourparlers de Madrid, la pression américaine a finalement payé et les membres de l’ONU ont été obligés de renverser leur décision.

Cependant, l’assimilation du sionisme au racisme n’est pas la seule comparaison souvent invoquée par les critiques d’Israël.

Récemment, l’envoyé équatorien aux Nations Unies, Horacio Sevilla, a été catégorique dans ses commentaires lors d’une session de l’ONU, marquant le 29 novembre comme Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien.

Nous avions répudié « avec toute notre force la persécution et le génocide » déclenchés par « le nazisme contre le peuple hébreu », a-t-il ajouté, « mais je ne me souviens de plus semblable dans notre histoire contemporaine que l’expulsion, la persécution et le génocide que l’impérialisme et le sionisme ont appliqués au peuple palestinien ».

La diatribe des condamnations qui s’ensuivit était attendue, alors que les responsables israéliens saisissaient encore une autre occasion de lancer des accusations d’antisémitisme contre l’ONU pour avoir systématiquement ciblé Israël, alors que, parait-il, elle s’abstiendrait de censurer les autres contrevenants.

En ce qui concerne Israël, toute critique de son État et de son idéologie politique serait donc antisémite, tout comme les exigences qu’Israël rende des comptes sur ses actions militaires.

Mais pourquoi Israël est-il tellement préoccupé par ces questions de vocabulaire ?

Au cœur de l’existence même d’Israël se cache un sentiment de vulnérabilité que toutes les ogives nucléaires et la puissance de feu ne peuvent pas faire disparaître.

Interdire l’utilisation du terme sionisme est ridicule et impraticable, sinon totalement impossible !

Pour les Israéliens qui adoptent ce terme, le sionisme peut signifier plusieurs choses, tandis que pour les Palestiniens, qui ont appris à le détester, c’est en fin de compte une seule et même idéologie.

Dans un article paru en 2012, l’auteur israélien Uri Avnery a présenté les nombreuses nuances du sionisme – le socialisme débutant (obsédé par la couleur rouge et se mobilisant autour des syndicats juifs et des kibboutzim); le sionisme religieux qui se considère comme le « précurseur du Messie »; le sionisme de droite qui exige un « État juif dans toute la Palestine historique » et le sionisme dit « libéral et laïque » comme le présentait son fondateur Theodor Herzl.

Pour un Palestinien dont la terre a été illégalement confisquée, la maison rasée par ces forces « sionistes », les nuances exposées par Avnery n’ont guère de signification. Pour eux, le terme « sioniste » est essentiellement péjoratif et évoque l’idéologie et le sionisme politique qui préconisent, participent ou justifient les actions agressives israéliennes.

Dans son article intitulé « Le sionisme du point de vue de ses victimes », le défunt professeur palestinien Edward Said expliquait : « Il n’est pas déraisonnable de constater que l’ensemble de l’expérience palestinienne-arabe semble unanime quant à l’idée que le sionisme a imposé parmi les Arabes une injustice unique, et que même avant que les Britanniques aient remis la Palestine aux colons sionistes pour y voir ensuite établi officiellement un État en 1948, les Palestiniens s’y sont collectivement opposés et ont tenté par tous les moyens de résister au colonialisme sioniste. »

De nombreux pays partagent la perception palestinienne du sionisme comme forme de colonialisme, et cette perception dominante est un fait historique et non le produit d’un quelconque égarement antisémite collectif.

La raison pour laquelle la question et le débat à propos du sionisme ne doiventt céder à aucune intimidation est que l’essence du même sionisme n’a jamais changé par rapport à sa version coloniale primitive.

L’historien israélien Ilan Pappe est d’accord avec cela : « L’idéologie sioniste et sa stratégie n’ont pas changé depuis ses débuts », a-t-il écrit. « L’idée était: ‘Nous voulons créer un État juif en Palestine, mais aussi une démocratie juive’. Donc les sionistes devaient avoir une majorité juive tout le temps… Par conséquent, le nettoyage ethnique était la seule solution applicable du point de vue sioniste. »

Cela reste la principale force motrice de la politique israélienne à l’égard des Palestiniens et du refus d’Israël de rompre avec une entreprise coloniale datant du XIXe siècle pour en faire un État moderne et démocratique pour tous ses citoyens.

Pour ce faire, il faudrait sacrifier ce qui est le noyau de son idéologie sioniste, construit sur un amalgame d’identités ethno-religieuses, et adopter une forme universelle de la démocratie dans un État où les Juifs et les Arabes seront traités comme des égaux.