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CoV19 et dictature sanitaire : de la fumisterie de l’institution « Santé Publique France » et du contrôle bureaucratique…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 septembre 2020 by Résistance 71

 


Les acteurs dictatoriaux…

 

Note sur la photo ci-dessus: l’ancien directeur scientifique du labo Pfizer, Le Dr Mike Yeadon, a déclaré dans un entretien la semaine dernière que de faux résultats positifs aux tests COVID sont utilisés pour générer et créer une « deuxième vague » bidon de la maladie.
A la question de savoir si les politiques gouvernementales pourraient bien être basées sur des données complètement fausses sur le coronavirus, l
e Dr. Yeadon a répondu par un simple « oui ».
Tout ça n’est qu’une affaire de contrôle planétaire des populations et au passage de gros sous. La question demeure : Jusqu’à quand allons-nous laisser ces ordures agir en toute impunité ?… (Résistance 71 )

 

 

Dictature sanitaire : qui manipule qui ? 

 

Claude Janvier

 

27 septembre 2020

 

Le nouveau festival en technicolor d’Olivier Véran, sinistre de la santé, bat son plein. Pas annulé celui-là… Dommage. Mettez vos lunettes noires, car explosion lumineuse intense. Des départements en gris – presque pas de virus, youpi -, rose bonbon – virus en goguette, attention, muselage en vue -, rouge écarlate – virus courroucé et invasif, houlà-là, dangereux, on ferme – et noir rayé de blanc style bagnard – alors là, mal barré… Tous consignés. Cayenne c’est pas fini chantait Higelin… (1)

Mal lotis les Marseillais. Déjà qu’une sardine leur avait bouché l’entrée du port dans un passé lointain, Olivier Véran vient de décider le couvre-feu pour ce département à « haut risques » selon ses dires. Fermeture des bars, restaurants et salles de sports. Le virus, toujours sélectif, sévit dans les restaurants, mais pas dans les écoles, ni au travail. Sacré virus…

Difficile de s’y retrouver dans ce maelström de nouvelles totalement disproportionnées, ineptes, mensongères et fumeuses. Et tout de monde en rajoute une couche. Même un philosophe, essayiste, gauche caviar répondant au nom de Raphael Enthoven, se permet de traiter de fou le professeur Raoult. C’est vrai que l’opinion d’un philosophe gaucho est plus importante que le savoir d’un virologue reconnu comme l’un des top experts mondiaux.  Enthoven est prêt à tout pour vendre son dernier bouquin… Fuyez-le ! (2)

Mais quittons l’ambiance philosophique germanopratine chère aux essayistes bien dans le moule pour comprendre les décisions chape de plomb concernant la Covid-19.

Qui plombe le cerveau embrumé du ministre de la Santé et du gouvernement ? Telle est la question. Car au-delà de la stupidité et ou de la corruption de certains élus, d’où vient cette avalanche de recommandations rocambolesques, inutiles et surtout destructrices pour l’économie et la vie sociale.

Gros couac dans les chiffres. Les décès annoncés entre l’Insee et Santé publique France ne sont pas les mêmes. Tiens donc ! Qui berne qui ? La faute aux ordinateurs ? On nous a déjà fait le coup. La vérité est donc ailleurs. Vous êtes bien assis ? Un petit café ? Poursuivons :

Insee :

– du 2 mars au 31 mai 2019 (sans le coronavirus), la France avait enregistré 152 000 décès toutes causes confondues.

–  du 2 mars au 31 mai 2020, la France a enregistré 178 700 décès toutes causes confondues.

On peut donc constater une augmentation de 26 700 décès toutes causes confondues.

Donc, il ne peut y avoir en 2020 pour la même période un nombre de décès associés à l’épidémie de Covid-19 se situant entre 25 000 (estimés à partir des données d’état-civil de l’Insee ) et 30 000 personnes. ( chiffre en excès, estimés à partir des données SI-VIC et EHPAD/EMSs ). À moins que subitement, tout le monde meurt du Covid-19. Ce qui, bien entendu, n’est pas le cas.

Les chiffres de l’Insee sont difficilement contestables, donc il semble légitime de se pencher sur l’institution nommée « Santé Publique France ».  Site internet bien élaboré et facile à trouver.  https://www.santepubliquefrance.fr/

Santé publique France est l’agence nationale de santé publique. Créée en mai 2016, – sous François Hollande, alias Flamby le bricoleur – par ordonnance et décret, est un établissement public administratif sous tutelle du ministère chargé de la santé. Sa mission et je cite : « améliorer et protéger la santé des populations. Cette mission s’articule autour de trois axes majeurs : « anticiper, comprendre et agir ».

L’effectif de l’Agence est de 625 agents et son budget pèse près de 200 Millions d’euros en 2019. En 2020 le montant de la dotation versée par l’État est de 150 155 356 M d’euros. Mince alors, ça baisse…

Mais heureusement, une dotation exceptionnelle, la même année, de 860 millions d’euros est accordée à l’agence au titre de la prévention épidémique et la constitution de stock stratégiques. (Stock de quoi… On ne sait pas. Du champagne peut-être ? ) (3)

Bien payé les 625 agents. Car, honnêtement, je ne sais pas ce qu’ils font de tout ce pognon. À part pondre des rapports quotidiens, hyper alarmants tout en se gavant de petits fours, de café et de champagne, les actions concrètes sont absentes. Ce ne sont pas eux qui sont sur le terrain ou dans les hôpitaux. Et devinez qui a signé le premier contrat d’objectifs et de performances (COP) en 2018 de ladite agence ? Une idée ? Non ? L’inénarrable Agnès Buzyn… Et pas loin derrière, en qualité de personnalité qualifiée choisie en raison de ses compétences dans les domaines relevant des missions de l’Agence, le non moins inénarrable Jérôme Salomon. Du lourd…

Le Conseil d’administration compte, outre sa présidente, nommée par décret du président de la République, 32 membres élus pour un mandat de 4 ans, renouvelable une fois. Il se compose de :

4 parlementaires

9 membres représentant l’État

1 représentant des régimes obligatoires d’assurance-maladie

4 représentants des partenaires institutionnels de Santé publique France

3 professionnels de santé

4 représentants d’associations

2 élus représentant les collectivités territoriales

2 personnalités compétentes dans les domaines relevant des missions de Santé publique France

3 représentants du personnel de Santé publique France

Oui, vous avez bien lu comme moi. TROIS médecins sur 32 membres. Le reste ? Des technocrates et bureaucrates, très éloignés du concret de la vie quotidienne. 

Leur site internet est très instructif. Extrait :

 » Nos principes fondateurs

L’action de Santé publique France est-sous tendue à la fois par une éthique, une déontologie, et des principes d’excellence, d’indépendance et de transparence.


John D. Rockefeller…
L’homme qui acheta le système médical
et créa Big Pharma entre 1910 et 1916

L’excellence scientifique et l’expertise collective

Les équipes de l’agence se distinguent par un haut niveau de connaissances et de compétences scientifiques, par leur capacité à produire des rapports, évaluation de risque, avis, expertises, études et interventions en santé, s’appuyant sur des données scientifiquement fiables, vérifiées, probantes, très en lien avec la recherche. L’expertise ainsi produite se doit d’être collective, voire pluraliste, et le plus souvent possible inscrite dans le cadre de la Charte de l’expertise. »

Tout ce flonflon mensonger et lénifiant est remis en cause par les chiffres des décès cités plus haut. Tout ce bourrage de crâne payé à prix d’or avec l’argent de nos impôts est vraiment indécent.

Plus loin, toujours sur leur site internet. Extrait :

 » Réserve sanitaire

Animée par Santé publique France, la Réserve sanitaire est une communauté de professionnels de santé volontaires et mobilisable par l’État (médecins, soignants, techniciens de laboratoire, manipulateurs radio…). Capable d’intervenir dans un délai très court, la Réserve sanitaire tient à disposition un large éventail de compétences pour venir en renfort lors de situations sanitaires exceptionnelles. »

Redoutable efficacité en effet. Urgences saturées pendant le confinement. On reste confondu par l’arrivée « rapide » des renforts pendant cette période. La cavalerie est souvent arrivée trop tard ou pire encore, jamais.

Toujours plus loin sur leur site internet. Extrait :

« La Réserve sanitaire peut être mobilisée rapidement pour des missions généralement courtes : des missions de renfort de l’offre de soins ou médico-sociale, notamment, lorsqu’une situation sanitaire exceptionnelle perdure (épidémie, canicule, afflux de population…) ;

– des missions de rapatriement ou d’évacuation lors de troubles politiques ou des catastrophes naturelles ;

– des missions de renfort de plateaux téléphoniques destinés aux victimes, à leurs proches et à la population ;

– des missions de renfort et de prévention lors de grands rassemblements de populations ;

– des missions d’expertise et de coordination.

La demande de mobilisation est effectuée par une autorité tierce : ministère chargé de la santé, à la demande d’un autre ministère le cas échéant (affaires étrangères, Défense, Intérieur…), ou par une agence régionale de santé. »

Ils ont dû être confinés grave dans l’agence, car parmi toutes les magnifiques mesures énumérées dans ce superbe texte qui m’a presque fait verser une larme, nous n’en avons pas vu une seule qui ait été concrètement mis en œuvre. Pour rappel, pas de masques, pas de gel, pas d’appareils respiratoires, hôpitaux saturés, cliniques privées non réquisitionnées, etc.

Toujours plus loin dans l’esbrouffe. Extrait :

« La Réserve sanitaire est une communauté de professionnels de santé volontaires et mobilisables par l’État (médecins, soignants, techniciens de laboratoire, manipulateurs…)


Allez quoi… Je suis informaticien…
Faites-moi confiance, je sais ce que je fais !
Laissez-moi donc vous piquer…

L’établissement pharmaceutique est un allié incontournable de l’État. Il achète et assure le maintien en conditions opérationnelles de stocks importants de produits de santé susceptibles d’être nécessaires à la population en cas de situation sanitaire exceptionnelle. Il est responsable de la disponibilité permanente de ces produits, quelles que soient les circonstances.

Dans le cadre de la préparation des dispositifs de réponse, l’équipe chargée de l’Établissement pharmaceutique participe à l’élaboration des plans de réponse aux crises (ORSEC, NRBC, ORSAN, etc.)

L’Établissement pharmaceutique peut être sollicité par le ministère chargé des Affaires étrangères dans le cadre d’opérations humanitaires internationales. »

De plus en plus bidonnant et consternant. Pour rappel toujours, pendant le confinement, pas de masques, pas de gel, pas d’appareils respiratoires, hôpitaux saturés, cliniques privées non réquisitionnées, etc. (Oui je sais, je me répète, mais le mensonge est trop énorme.)

Au passage, citons les services annexes de l’agence : bien vieillir, manger et bouger, joueurs-info services, vaccinations info services, tabac info services, sexosafe, agir pour bébé… Tout un tas de mièvres slogans prétendument destinés à rassurer le quidam moyen. Sauf que, concrètement, pour prendre un rendez-vous avec un professeur spécialiste, cela devient un véritable parcours du combattant. Si c’est un rendez-vous urgent, mieux vaut appeler le Samu.

Tous les matins, Oliver Véran, les ministres et le chef de l’état sont noyés sous une multitude de rapports trop souvent gonflés, alarmistes, incomplets et davantage destinés à enfiévrer les cerveaux qu’à les aérer. Le dernier bulletin de l’agence en date du 25 septembre 2020 titrait : Point épidémiologique Covid-19 du 24 septembre : Dégradation de la situation épidémique, tous les indicateurs sont à la hausse.

Difficile pour un ministre bas du front d’y voir clair dans tout ce micmac. La grande presse en rajoute une couche, en interviewant trop souvent des gens s’érigeant en spécialistes de tout et de rien, mais à qui il est de bon ton d’accorder audience. Ca flatte le Bobo et le Blaireau. Qui se ressemble s’assemble…

Il y aurait beaucoup à dire sur Santé Publique France. Leur site internet est une vraie mine d’or pour qui veut bien analyser leurs informations. La supercherie est omniprésente, page après page.

Ajoutez à cette agence centrale, la multitude des agences régionales de santé – ARS -, et vous obtenez une machinerie infernale sur-gavée de budget, pondant des rapports journaliers alarmistes et spécieux plus destinés à plomber notre société plutôt qu’à l’aider. – en 2013, les ARS employaient plus de 9 000 personnes –

Vous vous demandiez d’où provenaient toutes ces mesures coercitives ? Vous avez la réponse. Les technocrates de cette administration œuvrent de concert avec les autres pays européens et ressemblent à s’y méprendre à ceux du CDC américain. – Centers for Disease Control and Prevention – https://www.cdc.gov/

Vous avez compris. Cette dictature sanitaire est mondiale. Les mêmes organismes de la santé régissent tous les gouvernements ou presque, dictent leur loi et vous obligent à obéir à des couvre-feu de plus en plus fréquents et contraignants.

Le problème est que les gouvernements sont incapables d’arrêter ce tourbillon infernal et quotidien.

Nous avons encore le pouvoir de le faire. 

Claude Janvier

(1) https://www.midilibre.fr/2020/09/24/carte-covid-19-cinq-zones-cinq-couleurs-on-vous-explique-comment-sy-retrouver-9093791.php« -9093791.php

(2) https://www.lci.fr/politique/covid-19-coronavirus-pandemie-deuxieme-vague-marseille-est-entre-les-mains-d-un-fou-estime-raphael-enthoven-a-propos-du-pr-raoult-2165511.

(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_nationale_de_sant%C3%A9_publique#:~:text=%C3%A0%20l’activit%C3%A9.-,Budget%20et%20moyens,de%20150%20155%20356%20%E2%82%AC.

= = =

Notre page « Coronavirus, guerre biologique contre l’humanité »

Lectures complémentaires :

Dossier_special_CoV19_ingenierie_sociale_et_dictature_technotronique

Gary_Allen_Le-dossier-Rockefeller

Affaire CoV19 OGM

GDC_Coronavirus_et_spectacle_marchand

Masque_Non-au-muselage-sanitaire

Bill-la-piquouze-Gates-et-son-empire-mondial-de-la-sante

Illegalite_Amendes_non-port_masque

COVID 19_version finale 2020_08_25

 


Avec Bill « la piquouze »…
Big Pharma engrange le flouze…


Avec dame nature et Panoramix…
Rien qui ne se fixe…

 

Dictature sanitaire, masque et armada de collabos…

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Ce qui est dit ci-dessous est très juste, mais l’heure n’est plus aux seuls constats.. mais aussi et surtout à l’action. Toute critique du totalitarisme étatique, sanitaire ou autre doit maintenant être accompagné de suggestions de solution ou alors jamais rien n’avancera dans la bonne direction, celle de notre émancipation de la merdasse étatico-capitaliste. L’heure de la désobéissance civile de masse et à l’auto-orgnaidation des associations libres a sonné. C’est ça ou notre mort sociale… puis physique.
Qu’on se le dise !…
~ Résistance 71 ~

 

La République En Masques : une armada de collabos !

 

Claude Janvier

 

1er septembre 2020

 

Alors que j’entrais dans une administration il y a peu, mon regard s’est posé sur une affichette officielle estampillée République Française qui disait que la République se vit à visage découvert dans tous les lieux publics : voies publiques, transports en commun, commerces et centres commerciaux, établissements scolaires, bureaux de poste, hôpitaux, tribunaux, administrations… Loi du 11 octobre 2010 (entrée en vigueur le 11 avril 2011) : Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage. 

Puis mon regard s’est tourné vers la salle d’attente et les guichets avoisinants, et le texte que je venais de parcourir m’apparut soudain totalement inepte et surréaliste. Une forêt de masques blancs, noirs, bleus, verts s’étalait devant moi… Dantesque ! J’ai failli appeler mon toubib pour lui dire que je devais être victime d’hallucinations et que j’allais arrêter les apéros le soir – promis, juré ! –

La remarque peu amène du cerbère qui était à l’entrée m’a arraché temporairement à mes réflexions. « Monsieur, votre masque doit couvrir le nez ». Décidément, ces chefaillons à qui la République donne du pouvoir se sentent tous investis d’un pouvoir quasi-divin : celui de faire respecter la loi, qu’ils ne connaissent souvent pas. Mais faire semblant de la connaître, cela donne de l’importance.

Couvrir votre nez ou non n’a aucune incidence pour votre voisin, à part de lui cacher vos points noirs ou votre couperose si vous êtes porté sur la bouteille. Mais voilà, comment expliquer ça à des gens formatés, conditionnés et payés pour faire respecter les consignes gouvernementales ?

En réalité, le masque est indispensable pour un chirurgien et ses assistants quand ils vous opèrent. Cela, afin qu’ils ne vous contaminent pas. Le reste n’est qu’une affaire de contrôle gouvernemental et un excellent moyen d’engranger de l’argent, grâce à des forces de l’ordre ultra zélé. – Les échos 12 mai 2020 : plus d’un million d’amendes distribuées pendant le confinement, avec 20,7 millions de contrôles. 135 millions d’euros engrangés – Juteux ! Sans oublier la TVA sur chaque masque.

Un tuyau : vous pouvez contester les amendes en toute légalité. Le site Réaction 19 vous indiquera la marche à suivre. (1)

Depuis la nuit des temps, le masque est uniquement présent lors des carnavals. Mais aujourd’hui, les « réjouissances » sont quotidiennes. Place au terrorisme d’état mondialiste imposé par une armada de forces de l’ordre, lourdement armée, à la réflexion limitée, mais protégée grâce à l’impunité que procure le port de l’uniforme. La répression sauvage et sanglante des Gilets Jaunes n’est plus à démontrer.

Le port du masque obligatoire permet une étendue encore plus grande de l’emprise de l’état sur les citoyens. En devenant obligatoire, le port du masque se banalise et commence à devenir un mode de vie. Le port du masque ou le bâton ? 

Pas de masques, une amende. Pas content ? Une autre amende. Toujours pas content ? Interpellation musclée, agressive et invasive, suivie directement d’une garde à vue. Toujours pas content ? Comparution immédiate devant un juge, amende et prison avec ou sans sursis.

J’exagère ? Quelques exemples éloquents et récents vont vous démontrer le contraire :

– 22 août 2020 : Breil-sur-Roya, un magasinier, pour un masque porté en dessous du nez (après plus de 6 h de boulot, on peut comprendre qu’il ait besoin d’un peu d’air) deux gendarmes l’ont interpellé violemment. Évidemment, le chef de la gendarmerie locale défend ses deux subalternes, mais au dire des témoins, l’intervention a été musclée, violente et totalement disproportionnée. Vidéo. (2)

– 26 août 2020 : pendant que des casseurs incendiaient des voitures, fracassaient des vitrines pratiquement en toute impunité, des CRS sont entrés dans un bar diffusant la finale de Ligue des Champions PSG – Bayern pour faire évacuer l’établissement. La raison ? Les personnes présentes à l’intérieur ne respectaient pas le port du masque et la distanciation sociale. Une intervention musclée qui n’a pas manqué de créer la polémique. (3)

– 29 août 2020 Paris : contrôle du port du masque dans un bar à Paris avec une arme de guerre. – menace de fermeture administrative en cas de non-respect de port du masque. Ambiance lourdingue. (4)

– 29 août 2020 Nice, Tour de France : interpellation musclée par des policiers d’un couple de supporters. Le mari incriminé a eu le front en sang, mais tout va bien. (5)

Le masque vous empêche de respirer normalement, transforme votre bouche en un bouillon de culture innommable (6) – MICROBIOLOGIE : une très curieuse culture – MICROBIOLOGÍA : Un cultivo muy interesante -, vous empêche d’être repéré si vous venez de faire un casse – pratique -, de vous attrouper – terminé les manifs -, de réfléchir – être un bon garçon ou une bonne fi-fille bien dans les clous, sinon… -, et de ne pas adhérer aux vilaines théories complotistes. – dommage, un peu de réflexion nous ferait des vacances… –

Au-delà de la force militaire et policière, la France possède une armada de collabos chefaillons, empressés à relayer et à enforcer la sainte parole gouvernementale. Pure est la parole de l’empire. Je reste confondu par autant de clarté gouvernementale depuis le début de la crise sanitaire : les ministres nous ont répétés pendant des semaines que les masques étaient inutiles, voire « contre-productifs ». Puis les masque sont devenus utiles mais impossible de s’en procurer. L’impayable Laurent Nùnez interviewé par Laurent Delahousse sur France 2, à la question  » ils sont où les masques », a répondu qu’ils arrivaient. Alors, qu’à l’époque, impossible de s’en procurer un. (7)

Aujourd’hui, alors que les hospitalisations sont de plus en plus faibles, le masque est obligatoire partout. Même aux toilettes… Restez couvert, on ne sait jamais…

Le Monde, toujours prompt à sauver le soldat Macron, ose publier le 17 juillet 2020, trois idées fausses sur les masques et la lutte contre la pandémie de Covid-19. Je vous cite la première, ça suffira amplement à démontrer l’arnaque de cet article :

1) « L’utilisation prolongée du masque est dangereuse. »

Ce que dit la rumeur :

l’utilisation prolongée du masque provoque une hypoxie » (un manque d’apport en oxygène), assure un texte très partagé sur Facebook ainsi que sur des sites sensationnalistes comme Tripfoumi.com ou Nouvelhorizon.

C’est faux :

Le port d’un masque s’accompagne d’une sensation d’inconfort, variable selon la personne qui le porte et le type de protection utilisée. Mais s’il demande un petit effort physique supplémentaire à son porteur pour respirer normalement, « cela n’a rien à voir avec un manque d’oxygène », tranche le médecin hygiéniste Philippe Carenco, responsable de service au centre hospitalier Marie-José-Treffot, à Hyères (Var). « Il n’y a pas de raison de craindre un manque d’oxygène lié au port du masque dans les conditions normales d’utilisation » – en dehors, par exemple, d’une activité sportive intense.

Les différents types de masques ont une résistance à l’air (on parle de « respirabilité. »), qui leur est propre, qui est « calibrée » et qui est « incluse dans la norme » à laquelle ils répondent, explique ce spécialiste des textiles de santé. C’est un élément central de la confection de ces protections, « sinon on ferait des masques en béton » qui protégeraient très bien du virus, mais ne permettraient pas de respirer correctement, observe M. Carenco.

Cependant, les fabricants recommandent généralement dans la notice qui accompagne leurs masques une durée d’utilisation de l’ordre de quelques heures. Mais, selon le docteur Carenco, ce n’est pas à cause d’une durée limite au-delà de laquelle le masque ne permettrait plus de respirer. Le but est qu’il conserve son efficacité. Il est d’ailleurs préconisé de renouveler un masque dès lors qu’il est humide. Dans tous les cas, une insuffisance respiratoire s’observerait rapidement et pas au bout de quelques heures, selon ce spécialiste.  » (8)

Décortiquons ensemble cet article écœurant. Afin de noyer le poisson ou de se faire passer pour un grand enquêteur, le journaleux est allé chercher un médecin hygiéniste au CHU de Hyères dans le Var. Puis l’argument massue est asséné : « Le masque n’est pas responsable de l’hypoxie ». On s’en doute bien, sinon les pauvres chirurgiens en train de vous opérer tomberaient comme des mouches. Mais en revanche, avec un masque, moins d’oxygène circule. Pas besoin d’avoir bac +7 pour comprendre ça. Un enfant de 6 ans le capterait facilement. Il faudrait arrêter de nous prendre pour des demeurés.

Malheureusement, ce genre d’article nauséabond n’a pas l’air de choquer grand monde. Il est écrit plus loin : « … Si vous ressentez de l’inconfort, que vous devez faire un effort supplémentaire pour respirer normalement… ». On peut donc en conclure, en réfléchissant un peu, que des problèmes sont manifestement engendrés par le port du masque et que cela découle un tant soit peu du manque d’oxygène et de l’accumulation de CO2. Adoubé par une grande partie du corps médical, ce texte relève de l’escroquerie. La désinformation et le bourrage de crâne battent leur plein.

Pour ma part, je préfère m’en référer à ce qu’explique le Docteur Pascal Sacré, médecin hospitalier anesthésiste-réanimateur : 

“Le port continu des masques aggrave la contamination ! Cette affirmation est basée sur des arguments scientifiques et médicaux. L’air, une fois expiré, est réchauffé, humidifié et chargé de CO 2. Il devient un milieu de culture parfait pour les agents infectieux (bactéries, champignons, virus). Des études ont montré que la porosité (trous microscopiques) des masques permet aux germes expirés de s’accumuler sur leur face externe.”

“Non seulement nous ré-inspirons notre CO2, mais en plus, en touchant tout le temps notre masque (geste inévitable), nous diffusons les germes partout ! Obliger tout le monde à les porter tout le temps, alors que l’épidémie disparaît, est une aberration scientifique et médicale !”

“ Les masques sont considérés comme la protection face à la transmission du virus du COVID-19. Mieux vaut porter un masque (n’importe lequel.) que rien. Ah oui ? Je ne suis pas d’accord. Cette idée reçue est largement partagée par la population traumatisée des pays ayant confiné totalement leur peuple.” […] (9)

Les médecins, dans une large majorité, sont complices. Désolé pour le corps médical, mais il faudrait arrêter d’obéir à la propagande gouvernementale et d’être payé pour soutenir les laboratoires pharmaceutiques. Où est le serment d’Hippocrate ? Les pourfendeurs des Professeurs Raoult et Perronne ont des tribunes quotidiennes dans les médias, pendant que les deux premiers sauvent des vies.

Mais voilà, nous avons dans notre beau pays, une véritable toile d’araignée administrative et citoyenne. Préfets, élus, fonctionnaires administratifs, dirigeants des ARS* locales, vigiles de supermarchés, gendarmes, médias, syndicats (qui ne défendent plus personne depuis longtemps), associations de parents d’élèves, recteurs, secrétaires administratives, syndicat des commerçants, etc.

Un seul message : Tous masqués. Point barre. Bientôt, le vaccin obligatoire pour tous. Bientôt pucé, tracé, hyper fliqué et bien conditionné. Ceux qui diront non, hop, fiché, condamné, voire emprisonné dans les camps FEMA. En construction en France, avec 350 000 cercueils prêts à l’emploi. (10)

Comme chaque matin, le responsable local de l’ARS Normandie, fraîchement promu, à l’aise dans son costard bleu ciel et ses chaussures noires pointues, avec son mug de café à la main, s’imprègne de la directive issue de la Sainte Bible Préfectorale : Malgré une baisse des hospitalisations, les cas de Covid-19 continuent d’augmenter en Normandie -. 18 août 2020. (11)

Rien que le titre ne fait aucun sens. « Baisse des hospitalisations, mais augmentations des cas ». Si les gens guérissent tous seuls ou sont asymptomatiques (le nouveau mot à la mode), où est le problème ?

Ensuite, ce qui n’est pas précisé, c’est que le nombre de tests est en augmentation. Rappelons quand même qu’au début et pendant le confinement, quasiment aucun test n’était réalisé. Donc, plus il y aura de tests de dépistages, plus on trouvera de personnes infectées. CQFD. C’est comme si on intensifiait le test de QI, aurions-nous plus ou moins de… Je vous laisse deviner la suite.

Masques obligatoires dans les centres-villes, dans les restaurants quand vous entrez, mais pas assis, quand vous faites votre jogging (sympa le CO2 dans les bronches), quand vous déambulez dans un marché, au concert, dans les cinémas, quand vous faites du vélo, à pied, à cheval et en voiture comme à Nice. (12)  Vous vous sentez oppressé ? Normal, le port du masque du matin au soir est mauvais pour la santé. Tout comme le conditionnement et la coercition. 

Mais l’armada de chefaillons veille au grain. Les ordres sont les ordres. Et en plus, certaines braves gens vous dénoncent, comme dans l’exemple ci-dessus où un pauvre magasinier en a pris plein la gueule à Breil-sur-Roya. Mais il le méritait, car c’est un dangereux activiste…

Une véritable propagande intoxicatoire, relayée par une armée de petits chefs investis du pouvoir étatique. Bien payés, à l’aise dans leurs baskets, leur réflexion s’arrête à la fin du formulaire « Cerfa » qu’ils doivent remplir en début et en fin de journée.

Le gouvernement est responsable de la politique qu’il édicte, mais au-delà de ce fait, personne n’est obligé de faire du zèle et d’en rajouter une couche. Et le problème est bien là. Trop d’acteurs de notre société en font trop, sans se rendre compte qu’à force de scier les branches sur lesquelles ils sont assis, il ne restera bientôt plus qu’un seul tronc dénudé au milieu d’un véritable désert. À ce moment-là, il sera trop tard pour agir.

Claude Janvier

(1) https://reaction19.fr/

(2) https://www.huffingtonpost.fr/entry/supermarche-nice-port-du-masque-gendarmes-breil-sur-roya_fr_5f4125cfc5b697824f9925c9 et

https://fr.sputniknews.com/france/202008291044340913-tout-ca-pour-un-masque-interpellation-musclee-a-nice–video/

(3) https://www.divertissonsnous.com/2020/08/26/un-bar-est-evacue-de-force-par-les-crs-a-cause-du-non-port-du-masque-paris/

(4) https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/masques-sanitaires/dans-les-bars-et-restaurants-de-paris-la-police-controle-le-respect-du-port-du-masque-et-des-gestes-barriere_4088533.html

(5) https://fr.sputniknews.com/france/202008291044340913-tout-ca-pour-un-masque-interpellation-musclee-a-nice–video/

(6) https://www.youtube.com/watch?v=S5ImqqaMCd4&feature=share&fbclid=IwAR3wrH6mYzHf2XamjoYzGxj6tkNaLNmRAL5eKxT40dtI1NQeUz4V9Jya_ww

(7) https://actu.orange.fr/societe/videos/la-petite-phrase-de-laurent-nunez-hier-soir-sur-france-2-qui-enerve-le-personnel-soignant-il-n-y-a-pas-de-probleme-de-masques-en-france-CNT000001oJKHD.html

(8) https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/07/17/trois-idees-fausses-sur-les-masques-et-la-lutte-contre-la-pandemie-de-covid-19_6046546_4355770.html

(9) https://covidinfos.net/covid19/obliger-au-port-du-masque-alors-que-lepidemie-disparait-est-une-aberration-scientifique-et-medicale-selon-le-dr-pascal-sacre/1490/

et

https://pryskaducoeurjoly.com/actu/7426/le-port-du-masque-savere-inutile-selon-les-etudes-scientifiques/

et

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-coronavirus-si-masques-faisaient-plus-mal-bien-80893/

* ARS : Agence Régionale de Santé.

(10) https://www.actualite.co/105541/des-camps-fema-en-construction-en-france.html

(11) https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/malgre-une-baisse-des-hospitalisations-les-cas-de-covid-19-continuent-d-augmenter-en-normandie-FC17156663

(12) https://www.nicematin.com/sante/la-redaction-repond-doit-on-porter-le-masque-en-voiture-lorsquon-passe-dans-les-zones-ou-il-est-obligatoire-561521

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Notre page « Coronavirus, guerre biologique contre l’humanité »

Reprise 4 : Les conséquences anthropologiques désastreuses de la « crise » planétaire coronavirus qui engendre la dictature sanitaire…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 septembre 2020 by Résistance 71

Analyse particulièrement intéressante de Paye et Umay sur les conséquences anthropologiques de cette crise fabriquée et entretenue du coronavirus, montrant par là même l’étendue de l’ingénierie sociale en cours. rien n’arrive par hasard, toute cette fange a été planifiée et mise en place depuis des années.
Il est impératif que nous commencions à nous unir et à mettre en place notre monde alternatif, celui de la société des sociétés de notre humanité réalisée.
Pour ceux qui en doutait encore: le CoV19 nous montre une fois pour toute qu’il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir !… Depuis le temps qu’on le dit ! De plus cette analyse vient en complément de notre analyse en date du 15 juillet courant sur « Le masque comme rituel de passage vers un Nouvel Ordre Mondial »
transmettez toute cette littérature sans aucune modération, il est plus que grand temps que nous nous liguions contre l’oligarchie qui nous impose toujours plus avant la décadence de son système obsolète et criminel.
A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent et à bas le salariat !
Qu’on se le dise !
~ Résistance 71 ~

 


Le corona-reset du capitalisme ?…

 

Coronavirus * une mutation anthropologique

 

Jean-Claude Paye et Tülay Umay

 

16 août 2020

 

url de l’article original:

https://www.mondialisation.ca/coronavirus-une-mutation-anthropologique/5648374

 

La notion d’état d’urgence juridique nous est familière. Elle fait partie de notre vie depuis une vingtaine d’années, que l’état d’urgence ait été déclaré comme en France ou qu’il résulte simplement d’une transformation constante du droit pénal détruisant, au nom de la « lutte contre le terrorisme », l’essentiel des libertés collectives et individuelles. Ce processus, ayant pour objet la suppression de l’État de droit, a été nommé « état d’urgence permanent ».

A cette transformation, au niveau du droit, s’ajoute aujourd’hui une notion « d’état d’urgence sanitaire ». Ici, dans l’état d’urgence sanitaire, le droit n’est pas suspendu, ni même supprimé, il n’a plus lieu d’être. Le pouvoir ne s’adresse plus à des citoyens, mais seulement à des malades ou à des porteurs potentiels de virus. 

Lorsque le droit est suspendu dans l’état d’urgence ou supprimé dans le cadre de la dictature, sa place demeure, même si elle reste inoccupée. Dans « l’état d’urgence sanitaire », c’est sa place même qui disparaît. Le droit n’est plus simplement suspendu ou refoulé, mais expulsé. Forclos, il est simplement placé hors discours, comme s’il n’avait jamais existé. 

Renoncer à nos libertés.

La « lutte antiterroriste »  a permis de supprimer la plupart des libertés publiques et privées, en s’attaquant à des actes concrets, mais surtout à des intentions attribuées à la personne poursuivie, si celles-ci ont « pour objectif de faire pression sur un gouvernement ou une organisation internationale ». La lutte antiterroriste enregistre la fin du politique (1). 

Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne,  la notion de guerre s’est introduite dans le droit pénal par le biais de la lutte contre le terrorisme, Il permet au pouvoir exécutif de désigner, comme ennemis, ses propres ressortissants et ses opposants politiques. Cette lecture redéfinit la notion de guerre. Elle lui donne un caractère asymétrique, celle d’une « lutte à mort » entre un Etat et des personnes désignées comme ennemis. Ils peuvent ainsi  s’attaquer aux libertés constitutionnelles des citoyens, mais aussi à leur Habeas Corpus, à leur capacité de disposer de leur corps (2).

Ici, dans la « lutte contre le coronavirus », le corps n’est pas saisi, son effacement doit être consenti par les individus. De leur propre initiative, ils doivent renoncer à ce qui fait d’eux des hommes, à tout rapport social, à toute relation avec l’autre. Ils doivent participer aux mesures de distanciation, de limitation stricte des contacts, accepter l’interdiction de ce qui peut faire lien : rejeter les évènements pouvant constituer l’image d’un « nous », bien sûr les manifestations politiques, mais aussi culturelles ou même sportives. 

La quotidienneté se réduit à une prescription sacrificielle. Tous les individus sont à la fois passifs et actifs, héros et victime. Ils se soumettent à l’autorité et tout en adoptant, de leur propre chef, des mesures absurdes et dégradantes. Ils veillent à la participation de tous dans le port du masque et les mesures de distanciation. Ils constituent des individus « en marche » dans leur sacrifice.

La « guerre contre le coronavirus » s’inscrit bien dans un processus en cours depuis une vingtaine d’années. Cependant, ici, ce n’est pas seulement la personne juridique, ainsi que le droit de disposer de son corps, qui sont directement confisqués, mais l’existence même de  l’individu social, son devenir et son rapport à l’autre. Les droits politiques des citoyens ne sont pas démantelés, dans le sens où ils n’ont pas à intervenir dans une crise sanitaire. Ils sont simplement forclos. 

Renoncer à notre vie !

En fusionnant guerre et paix, dans le cadre de la «  guerre contre le terrorisme », le pouvoir exige un renoncement  permanent à nos libertés. Dans la « guerre contre le coronavirus, » il nous est demandé un abandon de notre vie à des dieux obscurs, réclamant toujours plus de sacrifices (3).  Il s’agit notamment  d’accepter un vaccin présentant tous les dangers. Nous devons nous confiner et supprimer tout rapport social.  Un vaccin ne pouvant, par nature, faire face à un virus mutant, sa fonction est autre. Les bénéfices extraordinaires, que pourra en tirer l’industrie pharmaceutique, ne sont que l’aspect secondaire de la question. L’aspect principal réside dans le contrôle de notre existence, mais surtout dans la possibilité offerte au capital, grâce à l’introduction de puces, de  modeler notre corps et notre psychisme selon ses intérêts, selon les besoins de la production et de la domination politique. La mise en place d’un transhumanisme, d’une mutation anthropologique est la question principale à laquelle nous devons aujourd’hui faire face. La guerre contre le coronavirus n’est qu’un élément de cette stratégie globale, économique, politique et anthropologique.

La volonté politique de s’approprier du vivant humain, pour en faire une marchandise, doit reposer sur l’assentiment des populations. L’affaire du coronavirus s’inscrit dans la fabrication du consentement des individus à leur propre destruction en tant qu’êtres humains. C’est aussi à travers cette question qu’il nous faut lire l’adoption par l’Assemblée nationale française du projet de loi sur la bioéthique (4) qui s’inscrit dans ce projet de mutation anthropologique. Outre la mesure emblématique de l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, il prévoit une réforme de la filiation. En parallèle, il autorise l’autoconservation des ovocytes et la recherche sur les cellules souches embryonnaires. L’ensemble de ces réformes rencontre les objectifs biopolitiques de la lutte contre le coronavirus, la création d’un homme nouveau qui n’a plus rien d’humain.

Une guerre contre la « personne ».

La « guerre contre le coronavirus » fusionne maladie et guerre. Le citoyen est, ou ne peut, que devenir un malade, à qui  la dite « science,  à travers ses représentants médiatiques et politiques, doit dire comment se comporter. La responsabilité, au niveau de la lutte contre la maladie, serait moins collective qu’individuelle. « Solidaire, je suis chez moi », est l’injonction inscrite par une campagne d’affichage en Belgique. Elle exige un engagement ritualisé de sa propre personne, un engagement de caractère monadique, coupé de tout rapport avec l’autre. Ce combat contre un invisible est particulier, puisqu’il s’agit d’abord de rendre les armes, de s’abandonner à sa propre destruction en  « vivant avec » et, enfin, de jouir de celle-ci. 

Cette guerre contre le coronavirus n’est plus seulement celle de tous contre tous, la guerre  théorisée par Thomas Hobbes, mais aussi celle de l’individu contre lui-même. Elle exige non seulement le sacrifice de nos droits et de notre corps, comme l’avait déjà initié la lutte antiterroriste, notamment dans la destruction de l’Habeas Corpus des citoyens, mais encore l’abandon de l’entièreté de nos vies.  La « guerre contre le coronavirus » anticipe ainsi la nouvelle réorganisation de la production capitaliste, dont elle doit favoriser la mise en place. Comme nous le montre la généralisation du télé-travail pour « faire face à l’épidémie », l’ensemble du temps de vie devient temps de travail.

Dans cette mutation politique, économique et sociale il n’y a plus de référence au droit. Ce dernier est placé hors champ. Il fait place au sacrifice, à l’abandon de soi ritualisé aux injonctions mortifères, à travers le port du masque, la distanciation et les ablutions répétées. Les droits de soigner et d’être soigné sont abolis. Les citoyens sont confinés, afin de favoriser la transmission de la maladie. Les médicaments permettant de soigner sont retirés et interdits à la vente. Chaque moment de notre existence se réduit au discours d’une mobilisation permanente contre une épidémie qui, dans les faits, n’est pas combattue

Forclusion du droit et forclusion du sujet.

Les mesures généralisées de confinement, prises dans le cadre de la « pandémie », s’inscrivent dans une remise en cause du droit des citoyens de disposer de leur corps. Cependant, il ne s’agit pas d’une saisie du corps, afin de l’enfermer, mais bien de sa forclusion (5). En droit, la forclusion est « l‘effet que la Loi attache à une échéance, à une prescription ou à une péremption ».(6)

Ainsi, les individus ne sont plus en mesure de faire valoir leur libertés, le temps d’exercice de celles-ci étant dépassé. Leur droits sont forclos. Le droit comme signifiant est aussi forclos, enfermé dehors, non seulement oublié, mais perçu comme n’ayant jamais existé. Le droit et les libertés qui lui sont attachées n’ont plus cours dans une situation « d’urgence sanitaire ». L’interrogation sur le bien fondé des dispositions, de confinement ou de distanciation, ne peut exister, l’individu devant se comporter comme si la question n’avait pas de lieu pour être posée. 

Ce mécanisme juridique qui forclos le droit, qui le met hors de la vie politique et sociale, « si loin que l’on ne peut le retrouver,»(7) trouve aussi un écho dans la démarche psychanalytique. La notion de « forclusion » développée par Jacques Lacan signifie « clore dehors« , ou « fermer dehors« .  Pour le sujet, ce qui est rejeté dans la psychose n’aura jamais été. Lacan le formule  ainsi : « Par là on ne peut dire que fut proprement porté un jugement sur son existence, mais il en fut aussi bien que si elle avait jamais existé. » La forclusion traduit alors le retrait d’un signifiant hors de l’univers symbolique d’un sujet, celui du « Nom du Père »(8), signifiant, non seulement « oublié », mais perçu comme n’ayant jamais eu de réalité. 

Le concept de « Nom du Père » condense, en lui, toute une série de significations: la loi, le nom, la généalogie, la filiation (9). Le symbolique, comme structure, façonne et fonde la réalité humaine. C’est cette dimension symbolique qui, ici, dans la guerre contre le coronavirus, n’a pas lieu d’être (10). 

S’il y a forclusion du Nom du Père, ou échec de la métaphore paternelle, cela veut dire que l’acceptation par les individus de mesures absurdes et dommageables à leur intégrité mentale et à leur santé physique, tel le port du masque, le confinement ou la distanciation sociale, résulte dans le fait qu’ils se placent dans la position d’être le « phallus imaginaire » de la mère symbolique, de la figure étatique. Ils se posent comme des infans, placés dans une relation duelle avec cette puissance maternelle. Faute de ne pouvoir inscrire le réel, le sujet est constamment pris par celui-ci. Ne pouvant penser le réel, il devient son déchet.

Le masque comme effacement du visage.

Le port obligatoire du masque efface le visage et, dès lors, intime à l’individu de renoncer à son humanité. Dans la « pandémie » du coronavirus, cette obligation supprime tout vis à vis. La dissimulation du visage est un signe d’altération de la personnalité. Elle entraîne une rupture de l’individu dans ses rapports avec ses proches, une néantisation des rapports sociaux. Le port du masque entraîne un retrait, un isolement qui remet en cause la notion même d’individu, puisque celle-ci procède de l’extérieur, dans le vis à vis d’autrui (11).

Déjà pour les romains,  le masque, porté par les acteurs, « est une puissance sortie des ténèbres, de l’invisible et de l’informe, du monde où il n’y a plus de visage »(12). Il traduit l’impossibilité de toute relation. Chez les romains et dans notre société, « s’exposer comme visage est un lieu significatif du rapport au politique, du rapport à l’autre : individu ou groupe »(13). 

Le port du masque, comme effacement du visage, est donc suppression du vis à vis, du rapport à l’autre.  Il est aussi  perte de la face par rapport au pouvoir. Il traduit la fin du politique, de toute possibilité de confrontation.

En effet,  avoir un visage, c’est ce qui répond, dans le registre imaginaire, à avoir un nom dans le registre symbolique .  Avoir un visage, c’est advenir comme personne. Le visage est ce qui montre et dissimule le sujet dans son rapport au semblable. Le visage, pour tout sujet, est le dehors. Il est le masque qui sert de leurre dans les relations humaines.

Le porteur du masque « coronavirus » est quant à lui sans visage, il est donc exclu du jeu des semblants. Il renvoie à  une image béante, dont le porteur ne peut s’absenter. Il s’inscrit dans la transparence. Il n’est que ce qu’il montre : l’enfermement dans le réel, la fusion avec le regard du pouvoir. Si bien que le porteur du masque n’est plus une personne, mais devient simplement personne : « nobody ». La perte de la face induit ainsi un passage de la personne à la non-personne (14).

Le masque : une mutation anthropologique. 

Au début, le port du masque n’était pas conseillé par l’OMS. Il l’a ensuite recommandé. Maintenant que la maladie est quasiment éradiquée, cette contrainte devient impérative dans nombre de pays, comme en Belgique (15) où il ne fait pas l’objet d’une loi. Il y est donc illégal, tout comme les mesures de confinement ou de distanciation. En France (16), le confinement  a été imposé, malgré des erreurs de procédure, donc en dehors des règles imposées par un Etat de droit. Le droit est forclos, le discours, des médias et des forces politiques gouvernementales ou locales, le réduise à un impératif catégorique. Ce qui est recherché c’est une adhésion sans restriction. Par l’exhibition de leur soumission et la stricte observation ritualisée des injonctions paradoxales du gouvernement, les populations donnent du sens au non-sens, conférant ainsi un caractère sacrificiel aux injonctions du pouvoir. 

La stricte observance des individus donne chair à la démesure, à des commandements absurdes et dangereux. Ces rituels se détachent de plus en plus de toute justification, qu’elles soient juridiques ou médicales. Les individus doivent accepter les distanciations et l’injonction de se voiler le visage, comme des actes de soumission pure et appelant à de nouveaux renoncements. Pour les populations, il ne s’agit plus simplement de rester passif face à un discours déréalisant, comme celui de la lutte contre le terrorisme, mais d’être « en marche », de participer activement à sa propre néantisation.

Le porteur du masque exprime ainsi son consentement à la création d’un « homme nouveau, » libéré de ses contraintes anthropologiques et symboliques. L’homme masqué est le porteur d’une nouvelle anthropologie, car mettre un masque c’est renoncer à avoir un corps et ne plus avoir un corps c’est ne plus être sexué. C’est être ni homme, ni femme. Les mesures imposées au niveau de la gestion du coronavirus s’inscrivent dans un changement de société qui détruit tout ordre symbolique. L’homme masqué est en phase avec l’homme, ni-homme et ni-femme des réformes sur la procréation, ainsi qu’avec le mi-homme et mi-machine des lois sur la bio-éthique.

Jean-Claude Paye, Tülay Umay

Notes

1Jean-Claude Paye, La fin de l’État de droit. De l’état d’exception à la dictature, La Dispute, Paris 2004 et « Pas de droit en Etat d’urgence », Libération, le 18 mars 2004, https://www.liberation.fr/tribune/2004/03/18/pas-de-droit-en-etat-d-urgence_472895 

2Jean-Claude Paye, « Royaume Uni, menaces sur l’Habes-corpus », Le Monde, le 13 avril 2005,  https://www.lemonde.fr/idees/article/2005/04/13/royaume-uni-menaces-sur-l-habeas-corpus-par-jean-claude-paye_638494_3232.html et « Le modèle anglais », Université de Caen Normandie, CRDF, no 6, 2007, p. 71-8 https://www.unicaen.fr/puc/html/ecrire/revues/crdf/crdf6/crdf0606paye.pdf 

3Jean-Daniel Causse, « Le christianisme et la violence des dieux obscurs, liens et écarts », AIEMPR, XVIIe congrès international, Religions et violence ?, Strasbourg, 2006, p.4.

4« Loi bioéthique : l’Assemblée adopte le projet de loi en deuxième lecture », Le Monde avec AFP, le 1ier août 2020,

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/08/01/loi-bioethique-l-assemblee-adopte-le-projet-de-loi-en-deuxieme-lecture_6047874_3224.html 

5La forclusion désigne le “défaut d’inscription dans l’inconscient de l’épreuve normative de la castration” . Dans la psychose la castration est rejetée par le moi qui se  comporte comme si elle n’était jamais advenue,  NASIO, J.-D., (1988), Enseignement de 7 concepts cruciaux de la psychanalyse. Paris, Payot, 1992, p. 223. 

6Serge Baudro, https://www.dictionnaire-juridique.com/definition/forclusion.php 

7Solal Rabinovitch, « Enfermés dehors »,,http://epsf.fr/wp-content/uploads/2016/05/Solal_Enferme%C4%97s-dehors.pdf 

8 Forclusion du Nom du Père, ou échec de la métaphore paternelle, cela veut dire que le patient reste coincé dans une position d’être le phallus imaginaire de la mère. Et il y est tellement identifié que cette position devient du réel pour lui.

9 Ibidem.

10La définition de la forclusion, carnets2psycho, https://carnets2psycho.net/dico/sens-de-forclusion.html  

11Françoise Frontisi-Ducroux, Du masque au visage, Champs Flammarion, p.68.

12Françoise Frontisi-Ducroux,Op.Cit., p.38.

13Dario Morales, « Le sujet sans visage », Ecole de la Cause Freudienne, https://www.causefreudienne.net/le-sujet-sans-visage/ 

14Ibidem, p.215.

15Nicolas Thirion, « Pourquoi l’arrêté ministériel est illégal », La Libre, le 6 août 2020, https://www.lalibre.be/debats/opinions/pourquoi-l-arrete-ministeriel-covid-est-illegal-5f2bec38d8ad586219049846 

16L’avocat Me Brusa établit l’illégalité des amendes pour “non port du masque”, Covidinfos.net, le 24 juillet 2020, https://covidinfos.net/experts/lavocat-me-brusa-etablit-lillegalite-des-amendes-pour-non-port-du-masque-document-juridique-telechargeable/1297/ 

Jean-Claude Paye et Tülay Umay sont sociologues.

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Notre page « Coronavirus, guerre biologique contre l’humanité »

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Vers la société des sociétés

Crise artificielle du coronavirus : quand la cible est l’humanité et surtout ses réfractaires au Nouvel Ordre Mondial

Posted in actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 30 avril 2020 by Résistance 71

 

 

L’État masqué

 

Miquel Amoros

 

25 avril 2020

 

source de l’article en français: https://www.lavoiedujaguar.net/L-Etat-masque

 

La crise actuelle a engendré plusieurs tours de vis dans le contrôle social étatique. L’essentiel dans ce domaine était déjà bien en place puisque les conditions économiques et sociales qui prévalent aujourd’hui l’exigeaient. La crise n’a fait qu’accélérer le processus. Nous participons contraints et forcés en tant que masse de manœuvre à un essai général de défense de l’ordre face à une menace globale. Le Covid-19 a servi de prétexte au réarmement de la domination, mais une catastrophe nucléaire, une impasse climatique, un mouvement migratoire imparable, une révolte persistante ou une bulle financière incontrôlable auraient tout aussi bien fait l’affaire.

Mais la cause la plus importante et vraisemblable est la tendance mondiale à la concentration du capital, ce que les dirigeants appellent indistinctement mondialisation ou progrès. Cette tendance est corrélée avec le processus de concentration du pouvoir, renforçant ainsi les appareils étatiques de maintien de l’ordre, de désinformation et de répression. Si le capital est la substance d’un tel œuf, l’État est sa coquille. Une crise qui met en danger l’économie mondialisée, une crise systémique, comme on dit maintenant, provoque une réaction défensive presque automatique, et réactive des mécanismes disciplinaires et punitifs déjà existants. Le capital passe au second plan et c’est alors que l’État apparaît dans toute sa plénitude. Les lois éternelles du marché peuvent prendre des vacances sans que leur vigueur en soit altérée.

L’État prétend se présenter comme la planche de salut à laquelle la population doit s’agripper lorsque le marché s’endort dans la tanière de la banque et de la bourse. Tout en travaillant au retour à l’ordre ancien, c’est-à-dire, comme disent les informaticiens, en essayant de créer un point de restauration du système, l’État joue le rôle d’un protagoniste protecteur, bien qu’en réalité il ressemble plus à un bouffon maquereau. Malgré tout, et quoi qu’il en dise, l’État n’intervient pas pour défendre la population ni même les institutions politiques, mais pour défendre l’économie capitaliste, et donc pour défendre le travail dépendant et la consommation induite qui caractérisent le mode de vie déterminé par cette dernière. D’une certaine manière, il se protège d’une éventuelle crise sociale résultant d’une crise sanitaire, c’est-à-dire qu’il se défend contre la population. La sécurité qui compte vraiment pour l’État n’est pas celle des personnes, mais celle du système économique, ce que l’on appelle généralement la sécurité « nationale ». Par conséquent, le retour à la normalité ne sera pas autre chose que le retour au capitalisme : aux HLM et aux résidences secondaires, au tumulte de la circulation, à l’alimentation industrielle, aux transports privés, au tourisme de masse, au panem et circenses… Les formes extrêmes de contrôle comme le confinement et la distance entre les individus prendront fin, mais le contrôle se poursuivra. Rien n’est transitoire : un État ne désarme pas volontairement ni ne renonce de bon gré aux prérogatives que la crise lui a accordées. Il se contentera de « geler » les moins populaires, comme il l’a toujours fait. Gardons à l’esprit que la population n’a pas été mobilisée, mais immobilisée, il est donc logique de penser que l’État du capital, plus en guerre contre elle que contre le coronavirus, tentera de s’en laver les mains en lui imposant des conditions de survie de plus en plus antinaturelles.

L’ennemi public désigné par le système est l’individu désobéissant, l’indiscipliné qui ignore les ordres unilatéraux venus d’en haut et le confinement, refuse de rester dans les hôpitaux et ne garde pas ses distances. Celui qui n’est pas d’accord avec la version officielle et qui ne croit pas à ses chiffres. Il est évident que personne ne reprochera aux responsables d’avoir laissé le personnel sanitaire et soignant sans équipement de protection, et les hôpitaux avec un nombre insuffisant de lits et d’unités de soins intensifs, ni aux gros bonnets d’être responsables du manque de tests de diagnostic et de respirateurs, ni aux chefs administratifs d’avoir négligé les anciens des maisons de retraite. On ne pointera pas du doigt non plus les experts de la désinformation, les hommes d’affaires spéculant sur les fermetures, les fonds vautours, ceux qui ont profité du démantèlement de la santé publique, ceux qui font du commerce avec la santé ou les multinationales pharmaceutiques… L’attention sera toujours détournée, ou mieux télécommandée vers d’autres aspects : l’interprétation optimiste des statistiques, la dissimulation des contradictions, les messages gouvernementaux paternalistes, l’incitation souriante à la docilité des personnalités médiatiques, le commentaire humoristique des banalités qui circulent sur les réseaux sociaux, papier toilette, etc. L’objectif est que la crise sanitaire soit compensée par un degré plus élevé de domestication. Que le travail des dirigeants ne soit pas remis en cause d’un iota. Que l’on supporte le mal et qu’on ignore le rôle de ceux qui l’ont déchaîné.

La pandémie n’a rien de naturel ; c’est un phénomène typique du mode de vie malsain imposé par le turbocapitalisme. Ce n’est ni le premier ni le dernier. Les victimes le sont moins du virus que de la privatisation des soins de santé, de la déréglementation du travail, du gaspillage des ressources, de l’augmentation de la pollution, de l’urbanisation galopante, de l’hypermobilité, de l’entassement concentrationnaire métropolitain et des aliments industriels, en particulier ceux issus des macro-exploitations, endroits où les virus trouvent leur meilleur foyer de reproduction. Toutes conditions idéales pour les pandémies. La vie qui dérive d’un modèle d’industrialisation où commandent les marchés relève déjà de l’isolement : pulvérisée, contingentée, techno-dépendante et sujette à la névrose, autant de qualités qui favorisent la résignation, la soumission et la citoyenneté « responsable ». Nous sommes dirigés par des inutiles, des incompétents et des incapables ; pour autant l’arbre de la bêtise gouvernante ne doit pas nous empêcher de voir la forêt de la servitude citoyenne, la masse impuissante disposée à se soumettre inconditionnellement et à s’enfermer dans la poursuite de l’apparente sécurité promise par l’autorité étatique. Laquelle ne récompense généralement pas la fidélité, mais se méfie des infidèles. Et, pour elle, potentiellement, nous sommes tous des infidèles.

D’une certaine manière, la pandémie est une conséquence de la poussée du capitalisme d’État chinois sur le marché mondial. La contribution orientale à la politique consiste principalement en sa capacité à renforcer l’autorité de l’État jusqu’à des limites inimaginables grâce au contrôle absolu des personnes par le biais d’une numérisation totale. À ce genre de compétence bureaucratique-policière on pourrait ajouter l’habileté de la bureaucratie chinoise à mettre la pandémie au service de l’économie. Le régime chinois est un exemple de capitalisme tutélaire, autoritaire et « ultra-productiviste » engendré par la militarisation de la société. C’est en Chine que la domination aura son futur âge d’or. Il y aura toujours des attardés pusillanimes pour se lamenter sur le « recul de la démocratie » qu’entraîne le modèle chinois, comme si ce qu’ils appellent ainsi avait été autre chose que la forme politique d’une période obsolète, celle qui correspondait à la partitocratie complaisante à laquelle ils participaient volontiers jusqu’à hier. Eh bien, si le parlementarisme commence à être impopulaire et malodorant pour la majorité des dirigés, et par conséquent, s’il devient de moins en moins efficace comme outil de domestication politique, c’est en grande partie dû à la prépondérance du contrôle policier et de la censure, acquise en ces temps nouveaux, sur les magouilles des partis. Les gouvernements ont tendance à utiliser les états d’alerte comme un outil régulier de gouvernement, car les mesures concernées sont les seules qui fonctionnent correctement dans les moments critiques. Mais elles masquent la fragilité réelle de l’État, la vitalité de la société civile et le fait que ce n’est pas la force qui entretient le système mais l’atomisation de ses sujets mécontents. Nous sommes dans une phase politique où la peur, le chantage émotionnel et les big data sont indispensables pour gouverner, les partis politiques se révélant moins utiles que les techniciens, les communicants, les juges ou la police.

Voilà ce qui devrait nous préoccuper le plus maintenant : la pandémie n’est pas seulement l’aboutissement de certains processus de longue date, telles que la production industrielle alimentaire standardisée, la médicalisation sociale et la gestion autoritaire de la vie quotidienne. Elle engendre également des progrès considérables dans le processus de numérisation sociale. Si la malbouffe en tant que régime alimentaire mondial, l’utilisation généralisée de remèdes pharmacologiques et la coercition institutionnelle sont les ingrédients de base du gâteau de la vie quotidienne postmoderne, la surveillance numérique (coordination technique des caméras vidéo, reconnaissance faciale et traçage des téléphones portables) est la cerise sur le gâteau. On récolte ce qu’on a semé.

Lorsque la crise sera passée, presque tout sera comme avant, mais le sentiment de fragilité et d’inquiétude demeurera plus longtemps que ne le souhaiterait la classe dirigeante. Ce malaise de la conscience entamera la crédibilité de la victoire des ministres et des porte-parole, mais il reste à voir si cela pourra les chasser du fauteuil où ils se sont installés. Mais s’ils devaient garder leur siège, l’avenir de l’espèce humaine resterait entre les mains d’imposteurs, car une société capable de prendre en main son propre destin ne peut jamais se former au sein du capitalisme et dans le cadre d’un État. La vie des gens ne suivra pas les chemins de la justice, de l’autonomie et de la liberté sans se détacher du fétichisme de la marchandise, sans apostasier la religion étatiste, ni sans déserter les grandes surfaces et les églises.

Miquel Amorós

Confiné chez lui,

à son grand regret,

le 7 avril 2020.

Traduit de l’espagnol

par les Giménologues,

14 avril 2020.

Texte d’origine :

El Estado con mascarilla.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Société des sociétés…

Conseil de Résistance 71 pour la suite des évènements CoV19…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 28 avril 2020 by Résistance 71

 

 

 

Qu’on se le dise !…

Résistance 71
28 avril 2020

Coronavirus : pandémie globale pour un sauvetage du capitalisme… La privatisation de l’État

Posted in actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 24 avril 2020 by Résistance 71

 

 

Vers un Nouvel Ordre Mondial ? La crise de la dette mondiale et la privatisation de l’État

La pandémie a t’elle été utilisée pour précipiter le monde dans une spirale de chômage massif, de faillite et de désespoir ?

 

Michel Chossudovsky

 

17 avril 2020

 

url de l’article en français:

https://www.mondialisation.ca/vers-un-nouvel-ordre-mondial-la-crise-de-la-dette-mondiale-et-la-privatisation-de-letat/5644352

 

Il existe une grave crise sanitaire qui doit être dûment résolue. Et c’est une priorité absolue.

Mais il y a une autre dimension importante qui doit être prise en compte. 

Des millions de personnes ont perdu leur emploi et les économies qu’elles avaient faites tout au long de leur vie. Dans les pays en développement, la pauvreté et le désespoir règnent. 

Alors que le verrouillage est présenté auprès de la population comme étant le seul moyen de résoudre une crise mondiale de santé publique, ses conséquences économiques et sociales dévastatrices sont ignorées au passage.  

La vérité tacite est que le nouveau coronavirus fournit un prétexte aux puissants intérêts financiers et aux politiciens corrompus pour précipiter le monde entier dans une spirale de chômage de masse, de faillite et d’extrême pauvreté. 

C’est là le portrait réel de ce qui se passe.  La pauvreté est mondiale. Alors que des famines éclatent dans les pays du Tiers-Monde, plus près de chez nous, dans le pays le plus riche du monde.

« Des millions d’Américains désespérés attendent dans de longues files d’attente pour recevoir l’aumône »

« Des files d’attente de plusieurs kilomètres se sont formées dans les banques alimentaires et les bureaux de chômage à travers les États-Unis au cours de la semaine dernière ». 

De longues files d’attente ont continué à se former devant les banques alimentaires et les bureaux de chômage dans des dizaines de villes au cours du week-end, alors que la pandémie de coronavirus touche durement les familles, laissant beaucoup d’entre elles dans l’incertitude quant à la date de leur prochain chèque de paie.

Sur la photo : des centaines de personnes attendent de recevoir des repas à la Bowery Mission de New York, lundi

En Inde :

« La nourriture disparaît, …. dans les bidonvilles, trop effrayés pour sortir, pour rentrer chez eux à pied ou piégés dans les rues de répression,

En Inde, il y a eu 106 décès dus à des coronavirus à ce jour, pour mettre les choses en perspective 3 000 enfants indiens meurent de faim chaque jour ». 

De Mumbai à New York. C’est la « Mondialisation de la pauvreté ».

La production est au point mort. 

La famine en Asie et en Afrique. La famine aux États-Unis. 

Tous les pays sont désormais des pays du Tiers-Monde. C’est la « Tiers-Monde » des pays dits « développés » à hauts revenus.

La faim se développe à Mumbai : les travailleurs pauvres font maintenant la queue pour obtenir de la nourriture gratuite

Trois semaines après le verrouillage national, les organisations et les personnes qui fournissent des repas gratuits à Mumbai sont unanimes : la faim dans la capitale financière a fortement augmenté et continue de croître.

Et que se passe-t-il en Italie ?

Les gens sont à court de nourriture. Des rapports confirment que la mafia, plutôt que le gouvernement, « gagne l’appui des populations en distribuant gratuitement de la nourriture aux familles pauvres en quarantaine qui n’ont plus d’argent ». (The Guardian)

Cette crise combine la peur et la panique concernant la COVID-19 avec un processus sophistiqué de manipulation économique.

Examinons d’abord les impacts concernant les pays en développement.

Les pays en développement. La « médecine économique » du FMI et la mondialisation de la pauvreté

La crise du coronavirus fait-elle partie d’un programme macro-économique plus large ?

Tout d’abord, un peu d’histoire.

J’ai passé plus de dix ans à effectuer des recherches sur le terrain concernant les impacts des réformes économiques du FMI et de la Banque mondiale en Afrique, en Asie, en Amérique latine, en Europe de l’Est et dans les Balkans.

Depuis le début des années 1980, une « médecine économique » a été imposée aux pays en développement endettés dans le cadre de ce que l’on appelait le « programme d’ajustement structurel » (PAS).

De 1992 à 1995, j’ai entrepris des études sur le terrain en Inde, au Bangladesh et au Vietnam et je suis retourné en Amérique latine pour terminer mon étude sur le Brésil. Dans tous les pays que j’ai visités, y compris le Kenya, le Nigeria, l’Égypte, le Maroc et les Philippines, j’ai observé le même schéma de manipulation économique et d’ingérence politique de la part des institutions basées à Washington. En Inde, conséquence directe des réformes du FMI, des millions de personnes ont été poussées à la famine. Au Vietnam – qui compte parmi les économies productrices de riz les plus prospères du monde – des famines ont éclaté dans le pays, conséquence directe de la levée du contrôle des prix et de la déréglementation du marché des céréales. (Préface de la deuxième édition de la Mondialisation de la pauvreté, 2003)

 L’hégémonie du dollar a été imposée. Avec l’augmentation de la dette libellée en dollars, l’ensemble du système monétaire national a finalement été « dollarisé » dans la plupart des pays en développement.

Des mesures d’austérité massives ont conduit à l’effondrement des salaires réels. Des programmes de privatisation de grande envergure ont été imposés. Ces réformes économiques meurtrières – appliquées au nom des créanciers – ont invariablement provoqué l’effondrement économique, la pauvreté et le chômage de masse.

Au Nigeria, à partir des années 1980, l’ensemble du système de santé publique a été démantelé. Les hôpitaux publics ont été poussés à la faillite. Les médecins avec lesquels je me suis entretenu ont décrit le célèbre et cruel programme d’ajustement structurel (PAS) avec une touche d’humour :

“We’ve been sapped by the SAP” (« nous avons été sapés par le PAS »), disaient-ils, nos hôpitaux ont littéralement été détruits grâce au FMI-Banque mondiale.


Association de malfaiteurs… frères Lapiquouze

De l’ajustement structurel à l’ajustement mondial

Aujourd’hui, le mécanisme de déclenchement de la pauvreté et de l’effondrement économique est fondamentalement différent et de plus en plus sophistiqué.

La crise économique actuelle de 2020 (qui s’inscrit dans la logique de la pandémie COVID-19) est sans précédent dans l’histoire du monde.

Le FMI et la Banque mondiale n’ont pas besoin de négocier un prêt d’ajustement structurel avec les gouvernements nationaux.

Ce qui s’est produit dans le cadre de la crise COVID-19 est un « ajustement mondial » dans la structure de l’économie mondiale. D’un seul coup, cet ajustement mondial (AM) déclenche un processus mondial de faillite, de chômage, de pauvreté et de désespoir total.

Pour en savoir plus : Un sauvetage de la population mondiale pour le krach financier à venir (en anglais)

Comment est-il mise en œuvre ? Le verrouillage est présenté aux gouvernements nationaux comme la seule solution pour résoudre la pandémie COVID-19. Il devient un consensus politique, indépendamment des conséquences économiques et sociales dévastatrices.

Les gouvernements nationaux sont contraints de s’y conformer.

La fermeture partielle ou complète d’une économie nationale est déclenchée par l’application des « directives de l’OMS » relatives au verrouillage, ainsi qu’aux restrictions en matière de commerce, d’immigration et de transport, etc.

De puissantes institutions financières et des groupes de pression comme Wall Street, Big Pharma, le Forum économique mondial (WEF) et la Fondation Bill et Melinda Gates ont participé à l’élaboration des actions de l’OMS concernant la pandémie COVID-19.

Le verrouillage de la circulation et la réduction des échanges commerciaux et des voyages aériens ont préparé le terrain. Cette fermeture des économies nationales a été entreprise dans le monde entier à partir du mois de mars, touchant simultanément un grand nombre de pays dans toutes les grandes régions du monde.  C’est un événement sans précédent dans l’histoire du monde.

Cette opération de fermeture affecte les lignes de production et d’approvisionnement en biens et services, les activités d’investissement, les exportations et les importations, le commerce de gros et de détail, les dépenses de consommation, la fermeture d’écoles, de collèges et d’universités, d’instituts de recherche, etc.

À son tour, elle entraîne presque immédiatement un chômage de masse, des faillites de petites et moyennes entreprises, un effondrement du pouvoir d’achat, une pauvreté et une famine généralisées.

Quel est l’objectif sous-jacent de cette restructuration de l’économie mondiale ?  Quelles en sont les conséquences? Cui Bono? (« A qui profite-t-il ? »)

  • Une importante concentration de richesses,
  • la déstabilisation des petites et moyennes entreprises dans tous les grands secteurs de l’activité économique, y compris l’économie des services, l’agriculture et l’industrie manufacturière.
  • la dérogation aux droits des travailleurs. Elle déstabilise le marchés du travail.
  • Elle comprime les salaires (et les coûts du travail) dans les pays dits « développés » à revenu élevé ainsi que dans les pays en développement appauvris.

Il va sans dire que cette opération d’ajustement mondial (AM) est bien plus préjudiciable que le programme d’ajustement structurel (PAS) du FMI et de la Banque mondiale imposés aux pays.

C’est du néolibéralisme au énième degré.

D’un seul coup (au cours des derniers mois), la crise COVID-19 a contribué à appauvrir une grande partie de la population mondiale.

Et devinez qui vient à la rescousse ? Le FMI et la Banque mondiale :

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a reconnu avec désinvolture que l’économie mondiale est au point mort, sans s’attaquer aux causes de l’effondrement économique.

« L’OMS est là pour protéger la santé des populations, le FMI est là pour protéger la santé de l’économie mondiale », déclare Mme Georgieva.

Comment compte-t-elle « protéger l’économie mondiale » ?

Au détriment de l’économie nationale ?

Quelle est sa « solution magique » ?

« Nous comptons sur une capacité de prêt globale de 1 000 milliards de dollars.«  (FMI M-D Georgieva, conférence de presse début mars)

À première vue, cela semble « généreux », beaucoup d’argent. Mais en fin de compte, c’est ce qu’on pourrait appeler de l’ »argent fictif », ce qui signifie :

 « Nous vous prêterons l’argent et avec l’argent que nous vous prêterons, vous nous rembourserez » (paraphrase).


ONU soit qui mal y pense…

Conférence de presse conjointe sur la Covid-19 par le directeur général du FMI et le président du groupe de la Banque mondiale

Washington, D.C.

4 mars 2020

L’objectif ultime est de faire monter en flèche la dette extérieure (libellée en dollars).

Le FMI est explicite. Dans l’un de ses guichets de prêt, le Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes (Catastrophe Containment and Relief Trust), qui s’applique aux pandémies, est généreux,

« accorde des subventions pour l’allègement de la dette à nos membres les plus pauvres et les plus vulnérables ».

Déclaration absurde : il est là pour renflouer les caisses des créanciers, l’argent est affecté au service de la dette.

« Pour les pays à faible revenu et pour les pays émergents à revenu intermédiaire, nous avons … jusqu’à 50 milliards de dollars qui ne nécessitent pas un programme complet du FMI. »

Aucune condition sur la façon dont vous dépensez l’argent. Mais cet argent augmente le stock de la dette et nécessite un remboursement.

Les pays sont déjà dans une camisole de force. Et l’objectif est qu’ils se conforment aux exigences des créanciers.

C’est la solution néolibérale appliquée au niveau mondial : Pas de véritable reprise économique, plus de pauvreté et de chômage dans le monde. La « solution » devient la « cause ». Elle initie un nouveau processus d’endettement. Elle contribue à une escalade de la dette.

Plus vous prêtez, plus vous poussez les pays en développement à se conformer aux règles politiques. Et c’est finalement l’objectif de l’empire américain en faillite.


FMI / Banque Mondiale

La vérité non dite est que ce trillion de dollars ++ des institutions de Bretton Woods est destiné à faire augmenter la dette extérieure.

Lors de récents développements, les ministres des finances du G20 ont décidé de « mettre en attente » le remboursement des obligations de service de la dette des pays les plus pauvres du monde.

L’annulation de la dette n’a pas été envisagée. Bien au contraire. La stratégie consiste à accumuler la dette.

Il est important que les gouvernements des pays en développement prennent fermement position contre l’ »opération de sauvetage » du FMI et de la Banque mondiale. 

La crise mondiale de la dette dans les pays développés

Une crise fiscale sans précédent se déroule à tous les niveaux de gouvernement. Avec des niveaux de chômage élevés, les recettes fiscales entrantes dans les pays développés sont presque au point mort.  Au cours des deux derniers mois, les gouvernements nationaux se sont de plus en plus endettés.

À leur tour, les gouvernements occidentaux ainsi que les partis politiques sont de plus en plus sous le contrôle des créanciers, qui en fin de compte mènent la barque.

Tous les niveaux de gouvernement ont été précipités dans un étranglement de la dette. La dette ne peut être remboursée. Aux États-Unis, le déficit fédéral « a augmenté de 26 % pour atteindre 984 milliards de dollars pour l’exercice 2019, soit le plus haut niveau en 7 ans ».  Et ce n’est que le début.

Dans les pays occidentaux, une expansion colossale de la dette publique a eu lieu. Elle est utilisée pour financer les « sauvetages », les « aides » aux entreprises ainsi que les « filets de sécurité sociale » aux chômeurs.

La logique des plans de sauvetage est à certains égards similaire à celle de la crise économique de 2008, mais à une échelle beaucoup plus grande. Ironiquement, en 2008, les banques américaines étaient à la fois les créanciers du gouvernement fédéral américain et les heureux bénéficiaires : l’opération de sauvetage a été financée par les banques dans le but de « renflouer les banques ». Cela semble contradictoire ?

La privatisation de l’État

Cette crise finira par précipiter la privatisation de l’État. De plus en plus, les gouvernements nationaux seront sous la coupe du Big Money.

Criblé par l’accumulation des dettes, ce qui est en jeu est l’éventuelle privatisation de facto de toute la structure de l’État, dans différents pays, à tous les niveaux de gouvernement, sous la surveillance de puissants intérêts financiers. La fiction de « gouvernements souverains » servant les intérêts des électeurs sera néanmoins maintenue.

Le premier niveau de gouvernement à privatiser sera les municipalités (dont beaucoup sont déjà partiellement ou totalement privatisées, comme Détroit en 2013). Les milliardaires américains seront incités à racheter une ville entière.

Plusieurs grandes villes sont déjà au bord de la faillite. (Ce n’est pas nouveau).

La ville de Vancouver est-elle prête à être privatisée ? « Le maire de Vancouver a déjà indiqué qu’il craignait la faillite de sa ville. » (Le Devoir, 15 avril 2020)

Dans les grandes villes américaines, les gens sont tout simplement incapables de payer leurs impôts : La dette de la ville de New York pour l’année fiscale 2019 s’élève à 91,56 milliards de dollars (FY 2019), soit une augmentation de 132% depuis l’année fiscale 2000. En retour, les dettes personnelles ont explosé dans toute l’Amérique.

« Les ménages américains ont collectivement environ 1 000 milliards de dollars de dettes de cartes de crédit. » Aucune mesure n’est prise aux États-Unis pour réduire les taux d’intérêt sur les dettes de cartes de crédit.


L’œuf du NOM

Le nouvel ordre mondial ?

Le verrouillage appauvrit à la fois les pays développés et les pays en développement et détruit littéralement les économies nationales.

Il déstabilise l’ensemble du paysage économique. Il sape les institutions sociales, notamment les écoles et les universités. Il conduit les petites et moyennes entreprises à la faillite.

Quel genre de monde nous attend ?

Un « nouvel ordre mondial » diabolique en devenir, comme le suggère Henry Kissinger? (Avis de la WSJ, 3 avril 2020) :

 « La pandémie de coronavirus va changer à jamais l’ordre mondial ».

Rappelez-vous la déclaration historique de Kissinger en 1974 : « Le dépeuplement devrait être la priorité absolue de la politique étrangère américaine à l’égard du Tiers-Monde ». (Mémorandum du Conseil national de sécurité de 1974)

Les implications politiques sont considérables.

Quel type de gouvernement aurons-nous au lendemain de la crise ?

Remarques de conclusion

Il y a beaucoup de malentendus concernant la nature de cette crise.

Plusieurs intellectuels progressistes disent aujourd’hui que cette crise constitue une défaite du néolibéralisme. « Elle ouvre un nouveau départ ».

Certains y voient un « tournant potentiel », qui ouvre une opportunité de « construire le socialisme » ou de « restaurer la social-démocratie » dans le sillage du verrouillage.

Les preuves confirment amplement que le néolibéralisme n’a pas été vaincu. Bien au contraire.

Le capitalisme mondial a consolidé son emprise. La peur et la panique l’emportent. L’État est en train d’être privatisé. La tendance est aux formes de gouvernement autoritaires.

Ce sont les problèmes auxquels nous devons faire face.

L’occasion historique de confronter les structures de pouvoir du capitalisme mondial, y compris l’appareil militaire des États-Unis et de l’OTAN, reste à être établie fermement à la suite du verrouillage.

= = =

Notre page « CORONAVIRUS, guerre contre l’humanité »

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Sortie radicale…


Comprenons notre réalité…


Devenons qui nous sommes…

Coronavirus et dictature technotronique… La parfaite couverture pour l’imposition d’un passeport biométrique, clef de la grille de contrôle du Nouvel Ordre Mondial

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique, santé, santé et vaccins, sciences et technologies, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 avril 2020 by Résistance 71

 

 

Le CoV19 la parfaite couverture pour l’imposition d’un passeport biométrique obligatoire

 

Kurt Nimmo

 

9 avril 2020

 

Source:

https://www.globalresearch.ca/covid-19-perfect-cover-for-mandatory-biometric-id/5709146

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Maintenant que l’état et ses médias ont faussement caractérisé le coronavirus comme une pandémie se rapprochant de celle de la grippe de 1918 (faussement appelée “grippe espagnole”), il est temps pour l’élite mondialiste et ses technocrates à la botte non seulement de faire passer en force un très lucratif vaccin (pour Big Pharma) sur le monde mais aussi une ère de contrôle biométrique au moyen d’un passeport santé.

L’agence Reuter rapporte “Alors que les pays commencent à lever le confinement au coronavirus, l’identification biométrique peut aider à vérifier ceux qui ont déjà été infectés et s’assurer que ceux encore vulnérables soient vaccinés lorsque le vaccin sera disponible, ont dit des experts en santé et en technologie”.

Un système d’identification biométrique peut archiver les gens infectés et ceux devant acquérir le vaccin, a dit Larry Dohrs, patron pour l’Asie du Sud-Est de iRespond, une association à but non lucratif de Seattle qui a lancé sa technologie le mois dernier.

Le prétexte de tout ceci, comme ce fut le cas pour les dévastations de la Libye, de la Syrie et de l’Irak, est “l’humanitarisme” d’après iRespond et Simprints , une ONG britannique associée à la Johns Hopkins University’s Global mHealth Initiative, cette dernière étant connectée avec l’armée américaine et ses scenarios de pandémies “Dark Winter” et “Event 201” (voir Whitney Webb: All Roads Lead to Dark Winter). 

Une surveillance totale demande une gestion 24/7 des individus, spécifiquement ceux inclus dans la base de données mère des activistes et des ennemis politiques de l’État et la technologie biométrique introduite durant l’hystérie d’une menace sanitaire exagérée est parfaite pour cet objectif.


Bill la piquouze…

ID2020— est un projet initié par la Fondation Rockefeller et la Fondation Bill & Melinda Gates et Microsoft, des entreprises pharmaceutiques transnationales et des firme de haute technologie, il pousse le concept que chaque être humain sur cette planète doit avoir une vérification biométrique parce que “ prouver qui vous êtes est un droit fondamental et universel” (NdT: Quoi ??……) d’après le site internet ID2020 (website. )

“Ce qu’ils veulent vraiment est une collection de données totalement standardisée ainsi que son format de mise à disposition ainsi qu’un système de partage trans-frontières de l’identité des individus de chaque population de la planète et ce afin qu’un centre de commandement central géré par une IA pouvant travailler sans encombre et pour pouvoir calculer la contribution de chacun au système ainsi que la menace représentée,” explique OffGrid Healthcare. 

Si vous croyez que tout ça est bien proche du système de crédit social mis en place par la Chine, vous n’êtes pas loin du compte.

L’introduction de cette technologie totalitaire sous le couvert d’une supposée pandémie couplée à la spéculation sur un grand nombre de morts est une couverture presque parfaite pour cette “technologie d’identification des patients” produisant des données sur des individus partagées entre l’état et ses associés des entreprises privées.

Un vaccin fabriqué pour “combattre le CoV19” va devenir obligatoire et ceux qui y résisteront seront mis sur liste noire comme des criminels à la santé publique. Ils seront mis à l’écart de la société, comme ces citoyens chinois souffrant sous les affres du système de crédit social instauré par la Chine.

Martin Armstrong pense que le complexe médico-industriel et l’État vont subrepticement introduire une nanotechnologie d’identification et puce de traçage avec un cocktail de toxines dans le vaccin, ou ils vont le vendre au consentement public comme un moyen d’identifier ceux qui sont présumés infectés.

La proposition est celle d’un certificat de conformité numérique qui vérifie si vous avez bien été vacciné ; celui-ci a été développé par le MIT et Microsoft (Bill Gates). Ils cherchent à fusionner cette ID2020 de Bill Gates. Il est très possible qu’en fait cette vaste mise en scène de la peur ait été mise en place pour que les gens acceptent les implants numériques les traçant. Refusez les et vous serez bannis de tous les évènements sociaux. Tout comme le 11 septembre nous a conditionné à accepter d’être passés sous rayons-X dans les aéroports, maintenant la prochaine étape est d’imbriquer des marqueurs numériques qui ont déjà été utilisé pour marquer nos chats et nos chiens.


Le croquemitaine nouveau est arrivé !

Le CoV19 est le parfait cheval de Troie pour un état dingo du contrôle à qui cela démange de micro-gérer les vies des citoyens ordinaires mais aussi de traquer ses critiques et ses adversaires potentiels en les punissant comme ennemis de l’Etat.

Ce dernier élément est en fait l’objectif principal. L’histoire est remplie d’exemples, de Staline à Mao en passant par Hitler et Mussolini, avec toute une ribambelle d’autocrates minables au fil du temps.

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Notre dossier / page “Coronavirus, CoV19 Caroline du Nord” et notre dossier “Dictature Technotronique”

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Coronavirus : Guerre contre les peuples

Coronavirus et dictature technotronique… La fabrication du consentement !

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 17 avril 2020 by Résistance 71

 

 

Je n’applaudirai pas

 

Paris Luttes-Info

 

15 avril 2020

 

Source: https://paris-luttes.info/je-n-applaudirai-pas-13814?lang=fr

 

Je n’applaudirai pas au désastre.

Le spectacle est terminé et n’a jamais commencé.

Je n’applaudirai pas avec celles et ceux qui ont détruit tout ce que nous sommes, tout ce qui nous est de plus cher.

Je laisse les applaudissements aux dictatures, à la haine et aux soldats.

Il s’agit d’hommes et de femmes, non de guerrier.e.s, il s’agit de gens qui font leur métier.

Nous leur devons beaucoup. Beaucoup plus que des applaudissements.

Nous leur devons la vie, nous leur devons l’espoir. Nous leur devons un autre futur.

Il ne s’agit plus de parades derrière des ballons de baudruches et des leaders autoproclamés.

Il s’agit de la vie, de la lutte amère pour la sauvegarder, pour l’arracher aux assassins qui nous gouvernent.

La guerre est aux puissants, la lutte est aux opprimé.es.

Je n’applaudirai pas la barbarie en acte, mais je ne me séparerai pas de celles et ceux qui applaudissent.

Nos voisin.e.s, nos ami.e.s, nos compagnon.nes, toutes et tous à travers le Globe.

Il ne s’agit pas de se diviser, il s’agit de ne pas se confondre avec leurs mots, leurs ordres et leurs héros.

Je ne peux pas dire bravo à une femme ou un homme qui annonce la mort et sauve une vie dans le même temps.

Je ne peux que me taire et garder précieusement ma colère. Pour mieux la partager.

Je comprends l’impuissance, je comprends l’incertitude, la peur.

Je comprends les applaudissements dans ce qu’ils ont de plus fragile.

Je ne comprendrai pas la lâcheté.

Je ne comprendrai pas l’après, il n’y en aura pas, il ne faut pas qu’il y en ait. Il ne nous faut plus un après, il nous faut des toujours.

Toujours ne pas oublier, toujours rêver, toujours écouter, toujours les mettre à genoux.

Tous et toutes.

Un.e par un.e et dire : « […] personne ne sera jamais libre tant qu’il y aura des fléaux » [1]

F.

Notes

[1] Albert Camus in La peste

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Notre page « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

 


Tous contre le virus du contrôle…

Le moment coronavirus ou comment lâcher prise de notre peur et avancer vers la société des sociétés (avec Raoul Vaneigem)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, documentaire, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 avril 2020 by Résistance 71

 

 

Peuples du monde, encore un effort !

 

Raoul Vaneigem

 

10 avril 2020

 

Source:

https://www.lavoiedujaguar.net/Peuples-du-monde-encore-un-effort

 

Le monde change de base.

Le choc du coronavirus n’a fait qu’exécuter le jugement que prononçait contre elle-même une économie totalitaire fondée sur l’exploitation de l’homme et de la nature.

Le vieux monde défaille et s’effondre. Le nouveau, consterné par l’amoncellement des ruines, n’ose les déblayer ; plus apeuré que résolu, il peine à retrouver l’audace de l’enfant qui apprend à marcher. Comme si avoir longtemps crié au désastre laissait le peuple sans voix.

Pourtant, celles et ceux qui ont échappé aux mortels tentacules de la marchandise sont debout parmi les décombres. Ils s’éveillent à la réalité d’une existence qui ne sera plus la même. Ils désirent s’affranchir du cauchemar que leur a asséné la dénaturation de la terre et de ses habitants.

N’est-ce pas la preuve que la vie est indestructible ? N’est-ce pas sur cette évidence que se brisent dans le même ressac les mensonges d’en haut et les dénonciations d’en bas ?

La lutte pour le vivant n’a que faire de justifications. Revendiquer la souveraineté de la vie est en mesure d’anéantir l’empire de la marchandise, dont les institutions sont mondialement ébranlées.

Jusqu’à ce jour, nous ne nous sommes battus que pour survivre. Nous sommes restés confinés dans une jungle sociale où régnait la loi du plus fort et du plus rusé. Allons-nous quitter l’emprisonnement auquel nous contraint l’épidémie de coronavirus pour réintégrer la danse macabre de la proie et du prédateur ? N’est-il pas manifeste pour toutes et tous que l’insurrection de la vie quotidienne, dont les gilets jaunes ont été en France le signe annonciateur, n’est rien d’autre que le dépassement de cette survie qu’une société de prédation n’a cessé de nous imposer quotidiennement et militairement ?


Quand les rues sont jaunes de monde…

Ce dont nous ne voulons plus est le ferment de ce que nous voulons

La vie est un phénomène naturel en ébullition expérimentale permanente. Elle n’est ni bonne ni mauvaise. Sa manne nous fait cadeau de la morille tout autant que de l’amanite phalloïde. Elle est en nous et dans l’univers comme une force aveugle. Mais elle a doté l’espèce humaine de la capacité de distinguer la morille de l’amanite, et un peu plus ! Elle nous a armés d’une conscience, elle nous a donné la capacité de nous créer en recréant le monde.

Pour nous faire oublier cette extraordinaire faculté, il a fallu que pèse sur nous le poids d’une histoire qui débute avec les premières cités-États et se termine — d’autant plus hâtivement que nous y mettrons la main — avec l’effritement de la mondialisation marchande.

La vie n’est pas une spéculation. Elle n’a que foutre des marques de respect, de vénération, de culte. Elle n’a d’autre sens que la conscience humaine, dont elle a doté notre espèce pour l’éclairer.

La vie et son sens humain sont la poésie faite par un et par toutes et tous. Cette poésie-là a toujours brillé de son éclat dans les grands soulèvements de la liberté. Nous ne voulons plus qu’elle soit, comme par le passé, un éclair éphémère. Nous voulons mettre en œuvre une insurrection permanente, à l’image du feu passionnel de la vie, qui s’apaise mais jamais ne s’éteint.

C’est du monde entier que s’improvise un chant des pistes. C’est là que notre volonté de vivre se forge en brisant les chaînes du pouvoir et de la prédation. Des chaînes que nous, femmes et hommes, nous avons forgées pour notre malheur.

Nous voici au cœur d’une mutation sociale, économique, politique et existentielle. C’est le moment du « Hic Rhodus, hic salta, Ici est Rhodes, ici tu sautes ». Ce n’est pas une injonction à reconquérir le monde dont nous avons été chassés. C’est le souffle d’une vie que l’irrésistible élan des peuples va rétablir dans ses droits absolus.

L’alliance avec la nature exige la fin de son exploitation lucrative

Nous n’avons pas assez pris conscience de la relation concomitante entre la violence exercée par l’économie à l’encontre de la nature qu’elle razzie, et la violence dont le patriarcat frappe les femmes depuis son instauration, il y a trois ou quatre mille ans avant l’ère dite chrétienne.

Avec le capitalisme vert-dollar, le pillage brutal des ressources terrestres tend à céder la place aux grandes manœuvres de la subornation. Au nom de la protection de la nature, c’est encore la nature qui est mise à prix. Ainsi en va-t-il dans les simulacres de l’amour lorsque le violeur se pomponne en séducteur pour mieux agripper sa proie. La prédation recourt de longue date à la pratique du gant de velours.

Nous sommes à l’heure où une nouvelle alliance avec la nature revêt une importance prioritaire. Il ne s’agit pas évidemment de retrouver — comment le pourrait-on ? — la symbiose avec le milieu naturel dans laquelle évoluaient les civilisations de la cueillette avant que vienne les supplanter une civilisation fondée sur le commerce, l’agriculture intensive, la société patriarcale et le pouvoir hiérarchisé.

Mais, on l’aura compris, il s’agit désormais de restaurer un milieu naturel où la vie soit possible, l’air respirable, l’eau potable, l’agriculture débarrassée de ses poisons, les libertés du commerce révoquées par la liberté du vivant, le patriarcat démembré, les hiérarchies abolies.

Les effets de la déshumanisation et des attaques menées systématiquement contre l’environnement n’ont pas eu besoin du coronavirus pour démontrer la toxicité de l’oppression marchande. En revanche, la gestion catastrophique du cataclysme a montré l’incapacité de l’État à faire preuve de la moindre efficacité en dehors de la seule fonction qu’il soit à même d’exercer : la répression, la militarisation des individus et des sociétés.

La lutte contre la dénaturation n’a que faire des promesses et des louables intentions rhétoriques, qu’elles soient soudoyées ou non par le marché des énergies renouvelables. Elle repose sur un projet pratique qui mise sur l’inventivité des individus et des collectivités. La permaculture renaturant les terres empoisonnées par le marché des pesticides n’est qu’un témoignage de la créativité d’un peuple qui a tout à gagner d’anéantir ce qui a conjuré sa perte. Il est temps de bannir ces élevages concentrationnaires où la maltraitance des animaux fut notamment cause de la peste porcine, de la grippe aviaire, de la vache rendue folle par cette folie de l’argent fétichisé que la raison économique va une fois de plus tenter de nous faire ingurgiter sinon digérer.

Ont-elles un sort si différent du nôtre ces bêtes de batteries qui sortent du confinement pour entrer dans l’abattoir ? Ne sommes-nous pas dans une société qui distribue des dividendes au parasitisme d’entreprise et laisse mourir hommes, femmes et enfants faute de moyens thérapeutiques ? Une imparable logique économique allège ainsi les charges budgétaires, imputables au nombre croissant de vieilles et de vieux. Elle préconise une solution finale qui les condamne impunément à crever dans des maisons de retraites dénuées de moyens et d’aides-soignants. Il s’est trouvé à Nancy, en France, un haut responsable de la santé pour déclarer que l’épidémie n’est pas une raison valable pour ne pas supprimer plus de lits et de personnel hospitalier. Personne ne l’a chassé à grands coups de pied aux fesses. Les assassins économiques suscitent moins d’émoi qu’un malade mental courant les rues en brandissant le couteau de l’illumination religieuse.

Je n’en appelle pas à la justice du peuple, je ne préconise pas de septembriser les pouacres du chiffre d’affaires. Je demande seulement que la générosité humaine rende impossible le retour de la raison marchande.

Tous les modes de gouvernement que nous avons connus ont fait faillite, délités par leur cruelle absurdité. C’est au peuple qu’il appartient de mettre en œuvre un projet de société qui restitue à l’humain, à l’animal, au végétal, au minéral une unité fondamentale.

Le mensonge qualifiant d’utopie un tel projet n’a pas résisté au choc de la réalité. L’histoire a frappé la civilisation marchande d’obsolescence et d’insanité. L’édification d’une civilisation humaine n’est pas seulement devenue possible, elle fraie l’unique voie qui, passionnément et désespérément rêvée par d’innombrables générations, s’ouvre sur la fin de nos cauchemars.

Car le désespoir a changé de camp, il appartient au passé. Il nous reste la passion d’un présent à construire. Nous allons prendre le temps d’abolir le time is money qui est le temps de la mort programmée.

La renaturation est un bouillon de cultures nouvelles où nous aurons à tâtonner entre confusion et innovations dans les domaines les plus divers. N’avons-nous pas accordé trop de crédit à une médecine mécaniste qui souvent traite le corps comme un garagiste la voiture confiée à son entretien ? Comment ne pas se défier d’un expert qui vous répare pour vous renvoyer au travail ?

Si longtemps martelé par les impératifs productivistes, le dogme de l’anti-nature n’a-t-il pas contribué à exaspérer nos réactions émotionnelles, à propager panique et hystérie sécuritaire, en exacerbant en conséquence le conflit avec un virus que l’immunité de notre organisme aurait eu quelque chance d’amadouer ou de rendre moins agressif, si toutefois elle n’avait été mise à mal par un totalitarisme marchand, auquel rien d’inhumain n’est étranger ?

On nous a bassinés à satiété avec les progrès de la technologie. Pour aboutir à quoi ? Les navettes célestes vers Mars et l’absence terrestre de lits et de respirateurs dans les hôpitaux.

Assurément, il y aura plus à s’émerveiller des découvertes d’une vie dont nous ignorons tout, ou presque. Qui en douterait ? Hormis les oligarques et leurs larbins, que la diarrhée mercantile vide de leur substance, et que nous allons confiner dans leurs latrines.

En finir avec la militarisation des corps, des mœurs, des mentalités

La répression est la dernière raison d’être de l’État. Lui-même la subit sous la pression des multinationales imposant leurs diktats à la terre et à la vie. La prévisible mise en cause des gouvernements répondra à la question : le confinement eût-il été pertinent si les infrastructures médicales étaient demeurées performantes, au lieu de subir le délabrement que l’on sait, décrété par le devoir de rentabilité.

En attendant — force est de le constater —, la militarisation et la férocité sécuritaire n’ont fait que prendre le relais de la répression en cours dans le monde entier. L’Ordre démocratique ne pouvait souhaiter meilleur prétexte pour se prémunir contre la colère des peuples. L’emprisonnement chez soi, n’était-ce pas le but des dirigeants, inquiets de la lassitude qui menaçait leurs sections d’assaut de matraqueurs, d’éborgneurs, de tueurs salariés ? Belle répétition générale que cette tactique de la nasse employée contre des manifestants pacifiques, réclamant entre autres la réhabilitation des hôpitaux.

Au moins sommes-nous prévenus : les gouvernements vont tout tenter pour nous faire transiter du confinement à la niche. Mais qui acceptera de passer docilement de l’austérité carcérale au confort de la servilité rafistolée ?

Il est probable que la rage de l’enfermé aura saisi l’occasion de dénoncer le système tyrannique et aberrant qui traite le coronavirus à la façon de ce terrorisme multicolore dont le marché de la peur fait ses choux gras.

La réflexion ne s’arrête pas là. Pensez à ces écoliers qui, dans le pays des droits de l’homme, ont été contraints de s’agenouiller devant la flicaille de l’État. Pensez à l’éducation même où l’autoritarisme professoral entrave depuis des siècles la curiosité spontanée de l’enfant et empêche la générosité du savoir de se propager librement. Pensez à quel point l’acharnement concurrentiel, la compétition, l’arrivisme du « pousse-toi de là que je m’y mette » nous ont confinés dans une caserne.

La servitude volontaire est une soldatesque qui marche au pas. Un pas à gauche, un pas à droite ? Quelle importance ? L’un et l’autre restent dans l’Ordre des choses.

Quiconque accepte qu’on lui aboie dessus, ou par en dessous, n’a dès à présent qu’un avenir d’esclave.

Sortir du monde morbide et clos de la civilisation marchande

La vie est un monde qui s’ouvre et elle est ouverture sur le monde. Certes, elle a souvent subi ce terrible phénomène d’inversion où l’amour se change en haine, où la passion de vivre se transforme en instinct de mort. Pendant des siècles, elle a été réduite en esclavage, colonisée par la fruste nécessité de travailler et de survivre à la façon d’une bête.

Cependant, on ne connaît pas d’exemple d’un enfermement, en cellules d’isolation, de millions de couples, de familles, de solitaires que la faillite des services sanitaires a convaincus d’accepter leur sort sinon docilement du moins avec une rage contenue.

Chacun se retrouve seul, confronté à une existence où il est tenté de démêler la part de travail servile et la part de désirs fous. L’ennui des plaisirs consommables est-il compatible avec l’exaltation des rêves que l’enfance a laissés cruellement inaccomplis ?

La dictature du profit a résolu de tout nous ôter à l’heure même où son impuissance s’étale mondialement et l’expose à un anéantissement possible.

L’absurde inhumanité qui nous ulcère depuis si longtemps a éclaté comme un abcès dans le confinement auquel a mené la politique d’assassinat lucratif, que pratiquent cyniquement les mafias financières.

La mort est la dernière indignité que l’être humain s’inflige. Non sous l’effet d’une malédiction, mais en raison de la dénaturation qui lui fut assignée.

Les chaînes que nous avons forgées dans la peur et la culpabilité, ce n’est ni par la peur ni par la culpabilité que nous les briserons. C’est par la vie redécouverte et restaurée. N’est-ce pas ce que démontre, en ces temps d’oppression extrême, l’invincible puissance de l’entraide et de la solidarité ?

Une éducation serinée pendant des millénaires nous a enseigné à réprimer nos émotions, à briser nos élans de vie. On a voulu à tout prix que la bête qui demeure en nous fasse l’ange.

Nos écoles sont des repaires d’hypocrites, de refoulés, de tortionnaires ratiocinants. Les derniers passionnés de savoir y pataugent avec le courage du désespoir. Allons-nous, en sortant de nos cellules carcérales, apprendre enfin à libérer la science du carcan de son utilité lucrative ? Allons-nous nous employer à affiner nos émotions, non à les réprimer ? À réhabiliter notre animalité, non à la dompter, comme nous domptons nos frères dits inférieurs ?

Je n’incite pas ici à la sempiternelle bonne volonté éthique et psychologique, je pointe du doigt le marché de la peur où le sécuritaire fait entendre son bruit de bottes. J’attire l’attention sur cette manipulation des émotions qui abrutit et crétinise les foules, je mets en garde contre la culpabilisation qui rôde en quête de boucs émissaires.

Haro sur les vieux, les chômeurs, les sans-papiers, les SDF, les étrangers, les gilets jaunes, les en-dehors ! C’est le mugissement de ces actionnaires du néant qui font boutique du coronavirus pour propager la peste émotionnelle. Les mercenaires de la mort ne font qu’obéir aux injonctions de la logique dominante.

Ce qui doit être éradiqué, c’est le système de déshumanisation mis en place et appliqué férocement par ceux qui le défendent par goût du pouvoir et de l’argent. Il y a longtemps que le capitalisme a été jugé et condamné. Nous croulons sous la pléthore de plaidoiries à charge. Cela suffit.

L’imagerie capitaliste identifiait son agonie à l’agonie du monde entier. Le spectre du coronavirus a été, sinon le résultat prémédité, du moins l’illustration exacte de son absurde maléfice. La cause est entendue. L’exploitation de l’homme par l’homme, dont le capitalisme est un avatar, est une expérience qui a mal tourné. Faisons en sorte que sa sinistre plaisanterie d’apprenti sorcier soit dévorée par un passé dont elle n’aurait jamais dû surgir.

Il n’y a que l’exubérance de la vie retrouvée qui puisse briser du même coup les menottes de la barbarie marchande et la carapace caractérielle qui estampille dans la chair vive de chacun la marque de l’économiquement correct.

La démocratie autogestionnaire annule la démocratie parlementaire

Il n’est plus question de tolérer que, juchés à tous les étages de leurs commissions nationales, européennes, atlantiques et mondiales, les responsables viennent nous jouer le rôle du coupable et du non-coupable. La bulle de l’économie, qu’ils ont enflée de dettes virtuelles et d’argent fictif, implose et crève sous nos yeux. L’économie est paralysée.

Avant même que le coronavirus révèle l’étendue du désastre, les « hautes instances » ont grippé et arrêté la machine, plus sûrement que les grèves et les mouvements sociaux qui, si utilement contestataires qu’ils fussent, n’en demeurèrent pas moins peu efficaces.

Assez de ces farces électorales et de ces diatribes de pacotille. Que ces élus, emmanchés par la finance, soient balayés tels des immondices et disparaissent de notre horizon comme a disparu en eux la parcelle de vie qui leur prêtait figure humaine.

Nous ne voulons pas juger et condamner le système oppressif qui nous a condamnés à mort. Nous voulons l’anéantir.

Comment ne pas retomber dans ce monde qui s’effondre, en nous et devant nous, sans édifier une société avec l’humain qui demeure à la portée de nos mains, avec la solidarité individuelle et collective ? La conscience d’une économie gérée par le peuple et pour le peuple implique la liquidation des mécanismes de l’économie marchande.

Dans son dernier coup d’éclat, l’État ne s’est pas contenté de prendre les citoyens en otages et de les emprisonner. Sa non-assistance à personne en danger les tue par milliers.

L’État et ses commanditaires ont bousillé les services publics. Plus rien ne marche. Nous le savons en toute certitude : la seule chose qu’il réussit à faire fonctionner, c’est l’organisation criminelle du profit.

Ils ont mené leurs affaires au mépris du peuple, le résultat est déplorable. Au peuple de faire les siennes en achevant de ruiner les leurs. À nous de tout faire repartir sur des voies nouvelles.

Plus la valeur d’échange l’emporte sur la valeur d’usage, plus s’impose le règne de la marchandise. Plus nous accorderons la priorité à l’usage que nous souhaitons faire de notre vie et de notre environnement, plus la marchandise perdra de son mordant. La gratuité lui portera l’estocade.

L’autogestion marque la fin de l’État dont la pandémie a mis en lumière et la faillite, et la nocivité. Les protagonistes de la démocratie parlementaire sont les croque-morts d’une société déshumanisée pour cause de rentabilité.

On a vu en revanche le peuple, confronté aux carences des gouvernements, faire preuve d’une solidarité indéfectible et mettre en œuvre une véritable autodéfense sanitaire. N’est-ce pas là une expérience qui laisse augurer une extension des pratiques autogestionnaires ?

Rien n’est plus important que de nous préparer à prendre en charge les secteurs publics, jadis assumés par l’État, avant que la dictature du profit les envoie à la casse.

L’État et la rapacité de ses commanditaires ont tout mis à l’arrêt, tout paralysé, sauf l’enrichissement des riches. Ironie de l’histoire, la paupérisation est désormais la base d’une reconstruction générale de la société. Celui qui a affronté la mort, comment aurait-il peur de l’État et de sa flicaille ?

Notre richesse, c’est notre volonté de vivre

Refuser de payer taxes et impôts a cessé d’appartenir au répertoire des incitations subversives. Comment seraient-elles en mesure de s’en acquitter, ces millions de personnes qui vont manquer de moyens de subsistance alors que l’argent, chiffré en milliards, continue d’être engloutis dans l’abîme des malversations financières et de la dette creusée par elles ? Ne l’oublions pas, c’est de la priorité accordée au profit que naissent et les pandémies et l’incapacité de les traiter. Allons-nous en rester à l’enseigne de la vache folle sans en tirer de leçon ? Allons-nous admettre enfin que le marché et ses gestionnaires sont le virus à éradiquer ?

Le temps n’est plus à l’indignation, aux lamentations, aux constats du désarroi intellectuel. J’insiste sur l’importance des décisions que les assemblées locales et fédérées prendront « par le peuple et pour le peuple » en matière d’alimentation, de logement, de transport, de santé, d’enseignement, de coopérative monétaire, d’amélioration de l’environnement humain, animal, végétal.

Allons de l’avant, même en tâtonnant. Mieux vaut errer en expérimentant que régresser et réitérer les erreurs du passé. L’autogestion est en germe dans l’insurrection de la vie quotidienne. Souvenons-nous que ce qui a détruit et interrompu l’expérience des collectivités libertaires de la révolution espagnole, c’est l’imposture communiste.

Je ne demande à personne de m’approuver, et moins encore de me suivre. Je vais mon chemin. Libre à chacune et à chacun d’en faire autant. Le désir de vie est sans limite. Notre vraie patrie est partout où la liberté de vivre est menacée. Notre terre est une patrie sans frontière.

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L’abécédaire de Raoul Vaneigem

L’essentiel et l’indispensable de Raoul Vaneigem

« L’appel à la vie contre la tyrannie étatique et marchande » (Extraits) de Raoul Vaneigem

Guy Debord « La société du spectacle » (texte intégral)

 

 

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent,
à bas le salariat ! Vive la Commune Universelle !

 

 

 

Système de surveillance coronavirus… Les vraies fausses entreprises humanitaires derrière la « grille de contrôle corona »

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 13 avril 2020 by Résistance 71

 

 

A la rencontre des entreprises pressenties pour mettre en place le “système de surveillance coronavirus” sous la houlette du beau-fils de Trump  Jared Kushner

 

TLAV

 

11 avril 2020

 

url de l’article original:

https://www.thelastamericanvagabond.com/top-news/meet-companies-poised-build-kushner-backed-coronavirus-surveillance-system/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note de R71: l’article original contient une foule d’hyperliens vers les sources de l’information (en anglais), nous n’en reproduisons que quelques uns.

Les trois entreprises se tenant derrière la proposition majeurs de construction d’un “système de surveillance coronavirus national”, une initiative menée par Jared Kushner, possèdent des liens profonds avec Google, des firmes d’investissements liées au renseignement ainsi qu’à une des prédictions de circulation “pandémiques” les plus étranges de l’an dernier.

Le 7 avril, la revue “Politico” a rapporté que le beau-fils du président Trump, Jared Kushner, menait une force spéciale du secteur privé visant à construire “un système de surveillance coronavirus” afin de “donner au gouvernement une vision en quasi temps réel d’où les patient cherchent une aide médicale et pour quoi.

D’après ce rapport, cette proposition de réseau national serait utilisé pour mieux informer le gouvernement prenant des décisions au sujet de quelles parties des Etats-Unis pourraient “relâcher les règles de la distanciation sociale” et celles qui ne le pourraient pas.. Politico n’a mentionné que légèrement l’effet que pourrait avoir un tel système sur les libertés mais a noté que certains critiques du projet avaient comparé ce système proposé au “Patriot Act qui fut mis en place après les attentats du 11 septembre”.

D’après Politico, trois entreprises ont collectivement envoyé un mémo le 22 mars à des hauts-fonctionnaires de trois administrations, Jared Kushner, le vice-président Mike Pence et au ministre de la santé et des services humanitaires Alex Azar. Ce mémo a largement fait le tour des administrations en relation à d’autres propositions. Ces entreprises, Collective Medical, PatientPing et Juvare, disaient dans le mémo qu’elles pourraient collectivement “fournir des informations au gouvernement sur le nombre des patients qui recherchaient un traitement sur a moins 80% de la superficie du territoire en très peu de temps.

Deux de ces entreprises, Collective Medical Technologies and PatientPing, ont refusé de commenter sur ce mémo et son contenu. Un représentant de Juvare a par ailleurs déclaré que l’entreprise avait “parlé à des officiels de plusieurs agences fédérales incluant la FEMA, HHS et le CDC au sujet de préparations d’urgence et d’outils de données variés.”

Bien que l’article ait minimisé les préoccupations sur l’atteinte à la vie privée et l’information confidentielle qu’un tel système ferait émerger, il n’a pas noté le lien direct et troublant de ces trois entreprises non seulement avec les géants de la Silicon Valley ayant un passé plus que douteux sur l’ordre privé des données et leur coordination avec le complexe nébuleux des services de renseignement américains, mais aussi ses liens avec des simulations au mieux controversées qui se sont déroulées l’an dernier et semblent avoir prédit la crise actuelle de la pandémie du coronavirus.

COLLECTIVE MEDICAL TECHNOLOGIES

Cette entreprise basé en Utah est en ce moment le “plus gros réseau de collaboration de services de santé” de la nation et a été récemment décrit dans la revue du grand capital “Forbes” comme ayant “conquis les urgences hospitalières par les méthodes statistiques”. Son actuel CEO, Chris Klomp, a travaillé avec l’entreprise Bain-Capital fondée par [l’ex-candidat républicain à la présidentielle] Mitt Romney, dont quelques alumni incluent également des gens comme Benjamin Netanyahou et l’actuelle CEO de Youtube, propriété de Google, Susan Wojicki.

Un des plus gros investisseurs dans Collective Medical est la firme du capital d’investissement [à risque] Kleiner Perkins, qui a versé 47,5 millions de dollars dans l’entreprise en 2017. Kleiner Perkins, un investisseur des débuts de Google et d’Amazon, compte l’ancien ministre de la défense américain Colin Powell comme “conseiller stratégique” et a géré un “fond de pandémie et de biodéfense” de 200 millions de dollars depuis 2006, coordonné en partie par l’OMS. Cette même année, le Dr Thomas Monmath, ancien patron du laboratoire d’arme biologique et du département de virologie de Fort Detrick et aussi ancien conseiller scientifique de la CIA, a aussi rejoint Kleiner Perkins afin d’aider “à faire avancer l’innovation” au sujet de ce fond spécifique. Dr Monmath est aussi un ancien exécutif de la succursale Emergent Biosolutions.

Le fond de pandémie de Kleiner Perkins a lourdement investi dans des entreprises qui composent l’Alliance pour la Biosécurité gérée par Emergent Biosolutions comme par exemple BioCryst Pharmaceuticals, et aussi NovaVax, qui sont rentrées récemment en partenariat avec Emergent Biosolutions pour produire un vaccin contre le CoV19. Emergent Biosolutions, une des entreprises les plus liées au scandale des vaccins du pays, ayant des liens très profonds avec le gouvernement américain et le Pentagone, est l’objet d’une enquête récemment publiée par The Last American Vagabond.

PATIENTPING

Basée à Boston, PatientPing est une autre entreprise de cette triade du secteur privé qui fait du lobbying pour un système de surveillance de la “santé” national au nom du combat contre le coronavirus. Fondée par Jay Desal et David Berkowicz, PatientPing est une entreprise technologique se consacrant sur le partage de l’information afin de créer “un réseau de collaboration des services de santé”. Le premier investisseur de l’entreprise est Google Ventures, souvent référé dans les médias comme “GV”. Dr Krishna Yeshwant de Google Ventures siège au comité directeur de PatientPing et il a aussi mené l’investissement de GV chez Editas Medicine, la start-up d’édition génétique CRISPR soutenue par Bill Gates et son ancien conseiller scientifique Boris Nikolic.

Comme le suggère le nom, GV est l’entreprise d’investissement de Google et plus d’un tiers de ses investissements sont dans le domaine des “sciences de la vie”. GV investit souvent de pair avec In-Q-Tel, l’entreprise d’investissement de capital de la CIA. Leur coopération n’est en rien surprenante pour qui est au courant de l’histoire de Google, car le géant technologique fut un bénéficiaire des investissements  d’In-Q-Tel à ses débuts. L’utilisation ou plutôt la mauvaise utilisation des données privées par Google est bien connue et ont récemment défrayé la chronique en relation avec le coronavirus après avoir donné au gouvernement un large accès aux données privées de géo-location des utilisateurs de smartphone Android afin soi-disant, de tracer l’expansion du virus. L’association de GV et d’In-Q-Tel et leur intérêt en des entreprises comme PatientPing est notoire étant donné le fait que l’actuel président exécutif d’In-Q-Tel, Tara O’Toole, a fait de longe date la promotion des programmes de systèmes de surveillance qui utilisent des services informatiques des services de santé tout comme ceux offerts par PatientPing et Collective Medical Technologies. O’Toole est un personnage clef et récurrent des séries “Engineering Contagion” series du Last American Vagabond.

Un autre investisseur important de PatientPing est la firme d’investissement Andreesen Horowitz, du nom de son fondateur qui fut conseiller de l’ancien ministre des finances Larry Summers, un partenaire de l’espion et gérant de filière pédophile Jeffrey Epstein ainsi que du milliardaire Bill Gates. Cette même firme d’investissement est aussi un des investisseurs principaux de l’entreprise Toka, une start-up liée au renseignement israélien et fondée par l’ancien premier ministre israélien Ehud Barak, qui était aussi un étroit associé d’Epstein. Toka décrit ses produits comme “favorisant le contrôle par les gouvernements, les agences de renseignement et de police et l’amélioration de la sécurité intérieure avec de remarquables capacités cybernétiques et opérationnelles.” en permettant un accès secret par le gouvernement aux ustensiles électroniques des consommateurs. Deux membres d’Anderseen Holowitz, Jeff Jordan et Vijay Pande, siègent au conseil d’administration de PatientPing.

JUVARE

La dernière de ces trois entreprises désirant mettre en place un système de surveillance national coronavirus est l’entreprise de logiciel de gestion d’urgence Juvare. Un de ses produits phares est EMTrack, qui d’après le site internet de Juvare, offre à ses client la possibilité de tracer “patients, personnes, animaux familiers et populations pour quelque évènement que ce soit”. De manière générale, son logiciel dépend grandement de logiciels de Google ou dont le propriétaire est Google.

Juvare met en avant le fait que ses produits ont été utilisés par le gouvernement pour coordonner la réponse dans des affaires de flingage de masse, comme ceux de Las Vegas et du Pulse Nightclub, ainsi que dans des pandémies passées comme celle du H1N1, grippe porcine de 2009, de la grippe aviaire, d’Ebola et du SARS. Les logiciels de Juvare sont utilisés par 80% des agences de santé publique et par plus de 50 agences fédérales américaines, incluant le FBI, le ministère de la défense, Homeland Security. La firme est aussi un sous-traitant pour l’armée. a la mi-mars, elle a publié une extension gratuite de logiciel pour ses clients gouvernementaux afin de tracer des cas de coronavirus incluant des “cas supposés” ainsi que ceux sous quarantaine volontaire ou obligatoire.

Juvare fut un participant notoire du secteur privé dans les séries de simulations de “Crimson Contagion” qui furent menées l’an dernier par la ministère de la santé et des services humains. Cette opération supervisée et créée par le secrétaire d’assistance de préparation et de réponse à une urgence Robert Kadlec, simulant 4 fois la réponse du gouvernement à une pandémie virale massive entre janvier et août 2019. Ces simulations impliquaient des exercices à la fois limités et sur vaste échelle qui firent coopérer 12 agences fédérales et plusieurs entreprises privées. Un des point de focalisation de cette simulation, qui ne précéda la crise du coronavirus que de quelques mois, était l’utilisation de la surveillance afin de mieux mettre en place et de contrôle la “distanciation sociale” entre les Américains.

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Comme le note Publico, bien que ces entreprises privées offrent maintenant leurs services de “surveillance” au gouvernement des Etats-Unis “gratuitement”, il est bien difficile de concevoir que leur offre est purement altruiste étant donné leurs liens avec des entreprises et des organisations qui ont de longue date participé au lobbying ou activement participé à la surveillance de masse au cours des années et ce bien avant que la crise du coronavirus ne vienne dominer les manchettes et la conscience publique.

Tout comme le Patriot Act juste après le 11 septembre 2001, la crise de la pandémie actuelle est utilisée pour accroître les programmes de surveillance de masse, des programmes qui ne vont certainement pas s’arrêter une fois la pandémie finie. Bien au contraire et si l’histoire est un indicateur, une telle mise en marche des systèmes de surveillance aura toutes les chances en fait d’être étendue au lieu d’être réduite. Il faut aussi noter la signification des efforts de quelqu’un comme Jared Kushner et son implication ainsi que celle de sa femme Ivanka Trump, fille du président Trump, fut aussi un des instigateurs principaux d’une programme de l’an dernier, très controversé, appelé l’agence the Health Advanced Research Projects Agency (HARPA).

(NdT: dont l’acronyme n’est pas sans rappeler celui du DARPA pour la Defense Advanced Research Projects Agency, qui fabrique les drones et robots armés du futur…)

L’HARPA cherche à créer une nouvelle agence de “santé” du gouvernement visant à stopper les flingages de masse avant même qu’ils ne se produisent. Le programme phare de cette agence est appelé “SAFE HOME” pour Stopping Aberrant Fatal Events by Helping Overcome Mental Extremes (NdT: Ah les Yankees, faire des acronymes est un sport national…), ceci vise à développer un système fondé sur l’Intelligence Artificielle qui pourrait analyser des données récupérées des ustensiles électroniques des consommateurs et d’information fournie par des services de santé afin d’identifier qui pourraient bien menacer les autres. (NdT: on est en plein dans le film “Minority Report” là… et une fois de plus la réalité finit souvent par dépasser a fiction)

Bien que finalement HARPA a échoué à gagner de l’attention, un système similaire de surveillance de masse orwellien est maintenant promu en lieu et place, simplement le coronavirus remplace maintenant les actes de flingages de masse comme justification officielle. Le fait de renommer superficiellement ce très vaste système de surveillance vise à justifier son imposition en le présentant comme une solution à ce qui inspire en ce moment la pire des peurs aux Américains, en espérant que quelque chose accrochera.

Ces tentatives évidentes d’obtenir le consentement public pour toujours plus de surveillance anticonstitutionnelle suggèrent fortement qu’un tel système vise à étendre l’autoritarisme en réduisant les libertés civiles des Américains et n’a que très peu à voir avec la protection de la santé publique et assister le pays dans sa réponse au coronavirus.

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Le CoV19 Caroline du Nord