Archives de crimes de guerre

Résistance politique: 65 ans de résistance palestinienne…

Posté dans actualité, altermondialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , le mai 15, 2013 par Résistance 71

Palestine 65 ans de résistance contre le colonialisme

 

14 mai 2013 – Comité Action Palestine

 

url de l’article:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article13527

 

« Jour après jour, le choix de la résistance apparaît comme étant le seul qui préserve notre cause et nos droits légitimes, qui protège l’unité et les constantes de notre peuple, et en premier lieu le droit à la libération et au retour… La résistance connaît parfaitement la nature de cette entité spoliatrice, qui ne comprend que le langage de la force  »

Le 14 mai 1948 est le jour de la création de l’Etat israélien, mais cette date est commémorée par les Palestiniens comme la Nakba, la catastrophe. L’idée initiale selon laquelle la Palestine était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » a constitué l’un des plus grands mensonges de l’histoire et a servi de justification à la politique sioniste de colonisation.

Cette catastrophe prend d’abord la forme d’une prétendue légitimité internationale lorsque l’Onu adopte, le 29 novembre 1947, la Résolution 181, recommandant la partition de la Palestine, partition refusée par les Palestiniens. Non seulement ils étaient spoliés de leur terre, mais en outre 56 % du territoire palestinien étaient attribués aux Juifs, qui constituaient moins du tiers de la population et possédaient jusque-là à peine 7 % des terres. Cette catastrophe, c’est aussi la destruction, entre 1947 et 1949, de plus de 500 villages palestiniens, dont le plus connu est Deir Yassine, avec ses 250 habitants massacrés par les forces militaires juives.

Cette catastrophe enfin, c’est 800 000 Palestiniens expulsés de leurs terres sans que leur droit au retour ne soit encore reconnu dans les faits. Chassés de leurs terres et niés de tous, les réfugiés palestiniens, qui sont aujourd’hui 7,2 millions, attendent toujours de retourner chez eux.

Depuis son implantation en Palestine, le sionisme n’a jamais eu d’autres buts que le nettoyage ethnique. Terre conquise et non terre promise, telle est la réalité de cette colonisation de la pire espèce.

Face à ce colonialisme, les Palestiniens n’ont jamais eu d’autres options que la résistance : des révoltes menées dans la Palestine historique en 1936-1939 par Ezzedine al Qassam aux organisations de libération de la Palestine établies dans les camps de réfugiés de Jordanie, de Syrie ou du Liban ; des Intifadas de 1987 et de 2000 à la victoire de la résistance armée à Gaza en 2009 et en 2012, en passant par la libération de cette partie de la Palestine en 2005, les Palestiniens ont toujours fait preuve d’une détermination sans faille. Leur combat rejoint celui de tous les peuples de la région. Car Israël est l’instrument du mouvement sioniste mondial et la base géographique de l’impérialisme, stratégiquement placé au cœur du monde arabe et musulman.

Ainsi, le combat pour l’émancipation des peuples arabes est directement lié à la libération de la Palestine. Parce que l’Occident, avec l’aide de son bastion sioniste a voulu maintenir toute la région sous son emprise, il a soutenu les pires dictatures, du Maroc à l’Egypte jusqu’aux pétromonarchies du Golfe ; il a partout veillé à emprisonner les peuples par des régimes autoritaires aux ordres et à confisquer leurs ressources. Récemment, l’Afghanistan et l’Irak furent envahis pour réduire à néant toute volonté d’indépendance. L’Iran est la prochaine cible. La guerre contre la Libye en 2011 et aujourd’hui contre la Syrie obéissent à la même logique : interventionnisme des forces de l’Otan ou de l’entité sioniste avec la collaboration active de la Turquie, de l’Arabie Saoudite et du Qatar. En Syrie, la stratégie est claire. Il s’agit d’affaiblir l’axe de la résistance au sionisme en s’attaquant à son maillon faible. Il s’agirait également de contrôler tous les Etats situés sur les nouvelles voies d’acheminement des hydrocarbures entre le Moyen Orient et l’Europe, afin de garantir la « sécurité » de l’approvisionnement à partir du Qatar et d’Israël.

Mais malgré toutes ses tentatives depuis 2 ans, l’impérialisme n’a pas réussi à faire tomber le régime syrien. La récente attaque israélienne sur Damas avait principalement comme objectif d’apporter un peu d’air aux mercenaires qui combattent l’armée syrienne, alors que cette dernière était en passe de reprendre toutes les villes tombées aux mains de ses adversaires.

Dans ce combat contre le sionisme et l’impérialisme, la lutte pour la libération de la Palestine constitue depuis près d’un siècle, et surtout depuis 1948, un enjeu central. Aujourd’hui les Palestiniens d’al-Quds, qui se battent au quotidien contre la judaïsation galopante de la ville et l’épuration ethnique, symbolisent cette résistance. Les prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis des mois témoignent, quant à eux, de la détermination de cette résistance. Enfin les groupes armés ripostant à chaque attaque sioniste sur Gaza annoncent la victoire à venir. Comme le déclare le représentant du Mouvement du Jihad islamique au Liban, Hajj Abou Imad Rifa’i :

« Jour après jour, le choix de la résistance apparaît comme étant le seul qui préserve notre cause et nos droits légitimes, qui protège l’unité et les constantes de notre peuple, et en premier lieu le droit à la libération et au retour… La résistance connaît parfaitement la nature de cette entité spoliatrice, qui ne comprend que le langage de la force  »

Dans cette perspective, le combat pour le droit au retour des 7,2 millions de réfugiés palestiniens (75 % de la population palestinienne) se poursuit, et ce malgré les tentatives de liquidation de ce droit. Il signe l’illégitimité d’Israël et démontre, qu’après avoir surmonté de multiples attaques, le peuple palestinien, comme les peuples de la région, n’abdiquera pas. Le cours de l’histoire ne s’est pas arrêté aux portes d’Israël. Bien au contraire, les jours de l’entité sioniste sont comptés.

Le Comité Action Palestine œuvre pour la réalisation des droits nationaux du peuple palestinien, c’est-à-dire la libération de la terre arabe de Palestine.

Il réaffirme les quatre principes suivants :

o La condamnation du sionisme comme mouvement politique colonialiste et raciste.

o Le soutien inconditionnel à la résistance du peuple palestinien et à son combat pour son auto-détermination et son indépendance nationale.

o La reconnaissance du droit inaliénable au retour de tous les réfugiés chez eux.

o La libération de tous les résistants emprisonnés.

L’échec de l’attaque israélienne en Syrie dévoile les liens des terroristes étrangers avec Israël et rouvre un front fermé depuis 40 ans: Le Golan !…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , le mai 11, 2013 par Résistance 71

Le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) mentionné ici est moins connu que l’OLP, le Fatah ou le Hamas. C’est une organisation créée en 1967 par un Palestinien et un … Syrien, mouvement  socialiste révolutionnaire, directement issu du MNA (Mouvement National Arabe), dit mouvement pan-arabe dont le grand leader fut l’Egyptien Nasser et ses émules: Kadhafi et Haffez Al-Assad, le père de Bachar. Bien que moins connu que les autres mouvements de résistance palestiniens, le FPLP n’en est pas moins une force dévouée à la libération de la Palestine occupée, empruntant une voie révolutionnaire marxiste. Le mouvement est plus connu en France suite à une affaire qui défraie toujours la chronique de temps à autre, celle de George Ibrahim Abdallah, membre des FARL (Factions Armées Révolutionnaires Libanaises), affilées au FPLP et condamné pour complicité dans l’assassinat en 1982 à Paris de deux “diplomates”, l’un américain et l’autre israélien.

L’attaque israélienne du week-end dernier sur la Syrie a non seulement échouée dans ses buts d’aide aux terroristes étrangers ouvertement dévoilés sionistes maintenant, mais elle a eu pour résultat de rouvrir le front du Golan contre Israél, fermé depuis près de 40 ans et a promu la Syrie laïque de soutien à État de la résistance palestienne anti-sioniste.

Bel exploit qui va redonner espoir à bien des gens !

 

= Résistance 71 =

 

Assad le Hezbollahi !

 

IRIB

 

10 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/256306-assad,-le-hezbollahi

 

Plusieurs raids aériens d’Israël contre le territoire syrien et le refus de Damas de répondre le feu par le feu continuent de monopoliser les médias sionistes qui spéculent sur différents scénarios de réponse syriens. Jeudi le vice ministre syrien des AE a affirmé à l’AFP que son pays riposterait immédiatement à toute nouvelle action israélienne. " notre riposte sera puissante et douloureuse, a-t-il affirmé. Ces propos constituent  un ultimatum en direction d’Israël, un ultimatum dont les différentes dimensions s’éclaircissent rien qu’en tenant compte des réactions de tous les protagonistes de la scène syrienne. Debkafile, le site proche du renseignement israélien , reconnait la perte des dizaines de localités ces derniers jours par les rebelles au nord ; au centre et au sud de la Syrie . " Les rebelles ont perdu le 8 mai aussi la localité stratégique de Ghazala à Joran au sud de la Syrie. c’est une localité qui ouvre la voie de transit depuis la Jordanie aux soldats de l’armée syrienne .

Cette reprise a mis au pas les rebelles sur les frontières israélo-jordaniennes" note Debkafile. le site en vient par la suite à s’intéresser au Golan , ces hauteurs ultra-stratégiques qui ont été bien calme depuis 73 mais promettent désormais un été bien chaud à Israël. Assad vient de l’annonce :  ‘le Golan est la nouvelle terre de la résistance" ! le président syrien aurait donné aux forces de résistances palestiniennes du FPLP le feu vert d’utiliser le Golan comme base pour leurs attaques aux missiles et aux roquettes contre Israël. les syriens ont annoncé cibler désormais toute ambulance israélienne qui s’aventurerait dans cette région pour évacuer les blessés de l’ASL.

Le réseau d’entraide Israël/ASL fonctionne au Golan depuis des mois. les agents du Mossad informe les hôpitaux sionistes de la présence des blessés de l’ASL et les ambulances israéliennes viennent les évacuer. Le front Al Nosra , lié à Al Qaida a jusqu’ présent profité du cessez le feu israélo-syriens au Golan pour déployer ses élements dans une zone tampon d’une superficie de huit kilomètres carrés. Les rebelles ont enlevé quatre casques bleus ces derniers jours dont trois sont palestiniens . Le Golan est un véritable véranda qui du côté israélien surplombe le sud syrien et le nord jordanien . et c’est d’ailleurs là que l’hoptial de campagne israélien s’est dressé et qu’il accueille tous les jours les terroristes blessés en action en Syrie avant d’être transportés à Haifa ou encore à Saphad. ceci témoigne d’une chose : une zone sécuritaire s’est formée de facto sur le Golan qui rappelle l’alliance isarélo chrétienne de 76 , au plus fort de la guerre civile au Liban.

A l’époque Israël secourait les blessés maronites . Les maronites éloignaient les palestiniens des frontières d’Israël , circulaient librement en Israël et bénéficiaient de multiples facilités. l’arme du sud liban, était une milice composée de 2500 membres et parfaitement aux ordres d’Israël un peu comme ASL d’aujourd’hui. le retrait en l’an 2000 d’Israël du sud du Liban a sonné le glas de cette milice et c’est le Hezbollah qui contrôle depuis cette zone. ailleurs en Syrie , d’autres zones sécuritaire contrôlée par les groupes amis de l’Etat syrien sont en train de se former : Al Quassir entre DAams, Homs et le Liban qui est désormais assiégé par les forces d’Assad et du Hezbollah. A Damas, la localité de Zeynabiya est protégé par l’armée syrienne et ses amis hezbollahis. et puis au sud de la Syrie, la protection de trente villages chiites est assurée par le Hezbollah. La ligne de front Israël /Hezbollah s’est déplacée à l’intérieur de la Syrie , le raid sioniste du 5 mai est le premier signe de ce changement. La Syrie est désormais un Etat de la résistance et Assad , un hezbollahi.

L’ingérence impérialiste en Syrie serait-elle proche de sa fin ?…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , le mai 10, 2013 par Résistance 71

Syrie: Al Qusseir théâtre de tous les changements !

 

Amar Djerrad

 

9 Mai 2013

 

url de l’article:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3479

 

De la chute du régime dans une "semaine", puis dans un "mois" à deux ans déjà ; de la "bataille de Homs", de "Damas" puis "d’Alep" à d’autres ; de mensonge en mensonge, de tactique en tactique jusqu’à épuisement des possibilités, de l’édification d’une armée baptisée "libre" à l’importation de milliers de terroristes sous tromperie « djihadistes », les stratèges américano-sionistes et leurs suppôts arabo-wahabo-takfiro-monarchiques n’ont essuyé qu’échec après échec, déroute après déroute malgré des fonds financiers considérables et une propagande médiatique de guerre sans précédent. Mais les choses, souvent, ne se tiennent qu’à un fil !

Le fil cette fois, semble-t-il, est la ville d’Al Qusseir, dans la banlieue de Homs, qui reste le dernier théâtre qui annoncera la fin de l’agression contre la Syrie du fait de la concentration des forces antagonistes. Après les coups de boutoir que l’armée n’a cessé d’infliger aux terroristes wahabo-takfiristes depuis surtout ces trois derniers mois dans plusieurs localités et zones des banlieues de Damas, d’Idleb, de Lattaquié, d’Alep, de Deir Ezzor, de Daraa et de Hama essentiellement, où l’on rapporte des centaines de tués par jour, la ville d’Al Qusseir semble, selon les derniers développements, le point nodal choisit par les stratèges américains, qui déterminera l’issue de la guerre.

Al Qusseir était bien le point hautement stratégique et déterminant pour envahir Damas sur lequel repose toute la stratégie des américano-sionistes. Des milliers de terroristes, bien armés, ont été dirigés vers cet endroit. On parle de 5000 terroristes, pour la plupart des non syriens (arabes et non arabes), bien armés par l’occident, assiégés par l’Armée arabe syrienne qui leur a coupé tous les moyens et sources d’approvisionnement en particulier la destruction des tunnels servant aux déplacements et au stockage des armes, munitions et denrées. C’était le quitte ou double ; l’ultime tentative pour ne pas perdre la face c’est à dire la guerre. Ce n’est pas par hasard que les sionistes sur ordre des USA, dans un élan de « survie », tels des bêtes blessées, ont tenté le moyen abject – qui a mis à nu le lien entre les djihadistes et les sionistes – d’intervenir directement, par un raid, pour venir en aide à leurs terroristes en croyant pouvoir desserrer l’étau afin de sauver du fiasco toute leur stratégie qui visait à mettre genou l’axe de résistance du Moyen-Orient.

C’était sans compter sur l’expérience, l’intelligence et surtout la patience des Syriens qui étaient au courant des moindres détails, qui ont laissé faire, mais tout en érigeant une contre stratégie permettant de donner ensuite le coup de grâce définitif. Un proverbe arabe dit bien que « la ruse de qui est sans ruse, c’est la patience » et celle-ci permet toujours de venir à bout de ses desseins, car, « la patience a beaucoup plus de pouvoir que la force » (Plutarque). Maintenant, les choses paraissent tirer vers leur fin. C’est la reddition totale ou le suicide. Al Qusseir, sonne le glas de l’Amérique dans sa tentative de dominer le monde ; mets à nu les connivences, avec le terrorisme, de ceux qui prétendent le combattre ; dévoile la trahison des islamistes et des monarchies arabes ; ouvre la voie à de nouveaux rapports de force multipolaire ; obligent les régimes surtout colonialistes, népotiques ou ploutocratiques à des changements radicaux de leur politique sous peine de disparaitre.

 

DJERRAD Amar

Agression d’Israël sur la Syrie: Certains progressistes jouent le jeu de l’empire…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , , , le mai 8, 2013 par Résistance 71

… Sont-ils dupes ou sont-Ils de connivence ? Les masques tombent-ils ou sont-ils manipulés ? L’avenir le dira… Merci à Atzmon de le faire remarquer.

– Résistance 71 –

 

Les “progressistes” au lit avec Bibi

 

Gilad Atzmon

 

8 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.informationclearinghouse.info/article34858.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une fois de plus émerge un schéma familier: Nos “progressistes” unifiés, une véritable synagogue, un collectif de grands humanistes, prêtent leur soutien aux opprimés. Cette fois-ci c’est le “peuple syrien” qu’ils désirent libérer et leur ennemi est de manière évidente Bachar Al-Assad.

C’est un schéma que nous ne connaissons que trop bien maintenant. Avant la “guerre contre la terreur” nous avons été les témoins des intenses campagnes des groupes d’activistes féministes et homosexuels pour le droit des femmes en Afghanistan. Le type progressiste n’approuve pas non plus l’état actuel des affaires de la révolution iranienne. Trop souvent les entendons nous désirant vouloir libérer les Iraniens. Cette semaine, nous voyons une fois de plus le front uni de Tariq Ali, Ilan Pappe, Frederic Jameson, Norman Finkelstein et d’autres gens bien intentionnés. Ils veulent clairement que “nous libérions les Syriens”. Ils font ouvertement campagne pour renverser le régime de Bachar Al-Assad ( to topple Bashar al-Asad’s regime). Ils en appellent aux “peuples du monde” de faire pression sur le régime syrien afin de faire cesser l’oppression et la guerre contre “le peuple syrien”. “Nous demandons, disent-ils, que Bachar Al-Assad quitte immédiatement le pouvoir sans aucune excuse ainsi, la Syrie pourra commencer une convalescence rapide vers un futur démocratique.”

Nous y sommes. Ali, Jameson, Pappe, Finkelstein et compagnie, à la lumière des récentes attaques israéliennes sur la Syrie, seriez-vous assez gentils, gentlemen, de nous dire qui soutenez-vous ? Est-ce Assad ou Netanyahou que vous épaulez ?

On peut se demander comment nos progressistes, malgré leur bonne volonté et leurs crédits humanistes, ont pu faire pour se retrouver une fois de plus au lit avec Bibi ?

La réponse est en fait simplement embarassante. La philosophie progressiste est la dernière forme avancée de choix idéologique. S’auto-étiqueter progressiste implique de manière évidente que quelqu’un d’autre doit être un “réactionnaire”, C’est un point de vue élitiste auto-suggéré qui est intolérant et suprémaciste de manière inhérente.

Le progressisme est un précept dévoué à l’idéologie du “Tikun Olam” (fixer l’univers). Il est fondé sur l’idée que ceux qui ont des idées progressistes “savent mieux”. Ils savent ce qui est bien et mal, juste et incorrect. Le progressisme sait comment différencier entre le kosher et le taref. Les voix progressistes dans ce cas précis, ne veulent pas voir le fait embarassant que c’est actuellement l’armée syrienne, largement sunnites, qui combat les soi-disants “rebelles syriens”, qui ne sont en grande partie qu’un rassemblement de mercenaires étrangers.

Peut-être que nos intervenitionistes progressistes pourraient lire un peu plus souvent quelqu’un comme Robert Fisk, après tout, Fisk est aussi le journaliste de langue anglaise le plus fiable dans la région. “Le mot démocratie et le nom d’Assad ne se mélange pas très bien dans la plus grande partie de la Syrie.” Nous dit Fisk, mais il continue: “Je pense plutôt que les soldats de ce qui est officiellement nommé l’Armée Arabe Syrienne, se battent plus pour la Syrie que pour Assad. Et ils se battent et peut-être même maintenant, sont-ils en train de gagner une guerre ingagnable.”

En gardant ceci à l’esprit, je m’attendrais à ce que les intellectuels progressistes, parmi eux des histoiriens et politologues respectés, soient un peu plus sophistiqués et se posent un peu plus de questions avant que de donner un feu vert motal à Israël pour déclencher un nouveau conflit mondial.

Je tendrais à penser qu’il serait grand temps que nos humanistes progressistes s’engagent dans une enquête éthique préliminaire. Ils devraient se rendre compte une fois pour toute, ce qui constitue le terrain moral de toute intervention. Je pense qu’avant que vous ne prêchiez le “Tikun Olam” et clâmiez de “rendre le monde meilleur” au nom de ce qui est habituellement cité comme étant la “société civile” et le “droit international”, vous devriez considérer vous corriger en premier lieu.

Agression de la Syrie: Les bombardements sont une tentative de l’empire d’aider ses mercenaires au sol…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , le mai 6, 2013 par Résistance 71

Bombardements sur la Syrie: Israël jette le masque !

 

As’ad AbuKhalil

 

5 Mai 2013

 

url de l’article original en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article13502

en anglais: http://english.al-akhbar.com/blogs/angry-corner/israel-bombs-syria-again

 

Jouant pleinement son rôle de relais de l’impérialisme occidental au Moyen-Orient, l’État sioniste a mené des bombardements d’une extrême violence sur la banlieue de Damas

Le conflit syrien a été une arène ouverte pour tous les ennemis de la Syrie – surnommés par une ironie amère de l’histoire comme les « amis de la Syrie » – voués à la destruction de ce pays et non seulement de son régime. En fait, tous les ennemis de la Syrie auraient préféré une solution qui aurait permis de maintenir le régime intact afin de rassurer Israël.

L’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie étaient les acteurs les plus visibles en Syrie, mais les États-Unis et Israël ne sont pas loin derrière (ou devant). Il est vrai cependant que les médias occidentaux sont assez explicites sur le fait que le Qatar et l’Arabie saoudite ne pourraient rien sans le consentement et les ordres de la Maison Blanche. Il s’agit de la deuxième agression majeure d’Israël contre la Syrie, mais Israël a aussi été très probablement – comme en Irak – complice des assassinats de scientifiques syriens et d’un certain nombre de ses adversaires. Il n’y a jamais eu de guerre civile ou de conflit interne dans le monde arabe dans lequel Israël n’a pas joué un rôle majeur. Certains médias américains ont noté la présence d’agents du Mossad en Syrie. Les gangs de l’Armée syrienne libre (FSA) ont agi en relation avec eux.

Les États-Unis et Israël ont décidé que les gangs de criminels de guerre de la FSA sont les milices sélectionnées pour recevoir une aide militaire des États-Unis (et probablement d’ Israël). Ce sont un peu comme les seigneurs de la guerre en Afghanistan : des criminels qui sont prêts à chanter les bons slogans et à émettre les communiqués dans la bonne ligne, et qui reçoivent en échange de grosses sommes d’argent et de l’aide occidentale.

Contempler les médias saoudiens et qataris est comme un retour vers le passé : le porte-parole de l’opposition syrienne en exil (appelons-les porte-parole, tous ces hommes de cette « révolution » pitoyable qui aurait été bien évidemment dirigée par des femmes laïques et féministes, selon les premiers récits pré-enregistrés destinés aux discours sur les campus et dans les médias occidentaux) jubilait de voir son pays bombardé par Israël. Ils ont utilisé le même langage que celui utilisé par Bashir Gemayel lorsqu’il justifiait sa relation avec Israël pendant les longues années de la guerre civile libanaise (et avant). Ils sont prêts à accepter l’aide de quiconque, de « Satan lui-même ». Nous connaissons ce langage codé. Et certains porte-parole de l’opposition ont commencé à jouer le rôle qui leur a été assigné dans l’opération psychologique israélienne en annonçant soudainement que « les grandes sections » de l’armée syrienne ont commencé à faire défection dès que le bombardement avait commencé.

Cela n’a jamais été une « révolution ». Moi-même et d’autres membres de la gauche libanaise, avons signé une pétition juste après les événements de Deraa, dans lequel nous avons dénoncé le régime, ridiculisé et rejeté sa version sur des groupes armés circulant dans le pays et tirant sur les gens. Je me dis maintenant que je me trompais : je crois que des groupes armés ont été entraînés et armés de façon à frapper lorsque les ordres (d’Israël et les pays du Golfe) arriveraient. Ils avaient une mission à remplir, et cela n’a rien à voir avec la volonté de libérer la Syrie d’un régime tyrannique.

Le régime est pour l’instant silencieux, préparant probablement le message habituel sur sa détermination à « choisir l’heure et le lieu de la bataille contre Israël ». Mais la bataille ne se produit jamais et les réponses aux attaques israéliennes encore moins. Le Golan est toujours occupé et le régime (comme l’opposition) sont disposés à utiliser leur puissance de feu uniquement à l’intérieur de la Syrie (ou à l’intérieur du Liban, les années précédentes), mais pas contre Israël. De même, les groupes armés syriens flirtent avec Israël depuis un certain temps maintenant, et leur jeu a été clairement dévoilé aujourd’hui. Leur déclaration de « neutralité » est démentie par les prises de position des « activistes » de l’opposition sur différentes comptes Facebook.

Le gouvernement américain et les médias jouent leurs rôles habituels. Ne jamais remettre en question ce qu’Israël fait partout dans le monde. Les justifications sont fournies instantanément, et ce n’était pas une coïncidence que le New York Times ait publié un article en première page sur le pauvre petit Israël qui doit se débrouiller tout seul pour se défendre contre les conflits et les troubles en Syrie. Il y a seulement une semaine, David Ignatius du Washington Post, après avoir reçu différentes instructions des services de propagande du gouvernement israélien, avait indiqué qu’Israël était en fait calme et ne faisait que jouir du carnage en Syrie.

Le conflit en Syrie a depuis toujours été hors des mains du peuple syrien. Il ne s’agit pas d’un conflit local interne qui serait devenu régional et international en l’espace de deux ans. Non ! Ce conflit était régional et international dès le début. Les États-Unis et ses obligés de la contre-révolution arabe étaient prêts à favoriser des soulèvements arabes dans une direction qui plairait aux États-Unis et à Israël. La chute de Moubarak imposait la chute du régime Assad, après que les États-Unis et Israël aient découvert qu’ils pouvaient continuer à faire des affaires avec les Frères musulmans.

Cela ne veut pas dire que le peuple syrien n’a une centaine de raisons de vouloir renverser le régime syrien. Mais ce qui se passe n’a rien à voir avec les causes sous-jacentes de la révolte en Syrie. L’attaque contre le régime syrien par le Qatar, l’Arabie, la Turquie, Israël et les États-Unis, n’a jamais eu à voir quoi que ce soit avec la démocratie. Le régime syrien a connu par le passé des révoltes et des soulèvements qui ont été réprimés brutalement, et il n’y avait pas eu de critiques. Le gouvernement saoudien, et plus tard le gouvernement qatari, étaient prêt à financer la dynastie Assad à condition qu’ils agissent tous de concert au Liban et dans la région.

Il ne faut pas prétendre qu’il n’y a pas de révolution en Syrie, mais l’issue du conflit ne sera certainement pas démocratique. Vous pouvez faire cette prédiction en vous basant sur l’idéologie (et les pratiques) « révolutionnaires » des groupes armés présents en Syrie. Mais les groupes armés syriens sont dupés par les États-Unis et Israël en pensant que le trône syrien est désormais à leur portée, alors que ces deux parties veulent un conflit très long, qui épuise toute la nation syrienne et la détourne de l’idée de s’attaquer aux intérêts israéliens.

Le régime syrien a montré dans le passé qu’il était prêt à faire des affaires sous la table avec Israël. La Coalition Nationale Syrienne et tous les groupes armés actifs en Syrie ont prouvé qu’ils étaient prêts à s’aligner sur Israël pour accéder au pouvoir et faire eux aussi faire des affaires avec Israël, mais sur la table. Tout cela n’augure vraiment rien de bon pour l’avenir de la Syrie

5 mai 2013 – al-Akhbar – Vous pouvez consulter cet article à : 
http://english.al-akhbar.com/blogs/…Traduction : Info-Palestine.eu – al-Mukhtar

Agression sioniste sur la Syrie…

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Damas accuse Israël de soutenir les terroristes

 

RIA Novosti

 

5 Mai 2013

 

url de l’article:

http://fr.rian.ru/world/20130505/198230461.html

 

Le gouvernement de Damas a condamné les raids de l’aviation israélienne sur le territoire syrien, accusant l’Etat hébreu d’apporter une "aide militaire aux terroristes" anti-Assad, rapportent dimanche les médias occidentaux.

"Ces attaques visaient à apporter une aide militaire directe aux groupes terroristes", a déclaré le ministère syrien des Affaires étrangères dans un communiqué de presse.

Le ministère a également indiqué avoir envoyé à l’Onu et au Conseil de sécurité une lettre de protestation contre l’"agression israélienne qui a fait plusieurs morts et blessés, ainsi que d’importantes destructions".

Plus tôt dans la journée, les médias ont rapporté que l’aviation israélienne avait attaqué dans la nuit de samedi à dimanche le territoire syrien sans violer l’espace aérien du pays. D’après l’agence Reuters citant des sources au sein des services de renseignement occidentaux, l’attaque visait un convoi d’armes destinées au Hezbollah.

Pour sa part, l’agence officielle syrienne Sana accusé l’Etat hébreu d’avoir frappé un centre de recherches situé dans une banlieue de Damas. Le bureau du premier ministre israélien s’est refusé à tout commentaire sur le sujet.

Agression contre la Syrie: La réponse syrienne…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , , le mai 6, 2013 par Résistance 71

… et la meilleure qui soit. Le jeu d’Assad maintenant et des ses alliés (Russie, Iran, Chine, Hezbollah, Résistance palestinienne) est de tenir bon face aux provocations, ne rien faire "d’épidermique" directement et de monter une vaste opération médiatique mettant en lumière les alliances entre le régime sioniste, son sponsor / commanditaire yankee les financiers des états du Golfe wahabbito-sionistes et leurs mercenaires terroristes de la légion arabe d’Al CIAda sur le terrain.

Les peuples arabes n’ont jamais été dupés, il faut convaincre l’opinion publique occidentale que l’empire du mal est l’axe Washington-Londres-Paris-Ankara-Tel Aviv. Les faits sont là, il faut les mettre au grand jour. Il serait de bon ton que maintenant les Russes fuitent leurs infos plus avant pour rendre la position atlanto-sioniste publiquement et internationalement intenable.

Notons au passage qu’on n’entend plus beaucoup l’autre agent du MI6 britannique Rami Abdelrahmane et son officine de propagande de l’OSDH. Exposé par les médias alternatifs, toute crédibilité perdue, il rase les murs…

– Résistance 71 –

 

Damas réplique à Tel Aviv: De nouvelles armes pour la résistance

 

Al Manar

 

5 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=110509&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 

La Syrie va envoyer de nouvelle armes jamais envoyées auparavant  à la résistance et au Hezbollah, et va continuer à lui en envoyer davantage, ont révélé des sources syriennes hautes placées  pour la télévision arabophone AlMayadine.

Ces sources ont également indiqué que la Syrie a installé des batteries de défense en direction de la Palestine occupée.

Ces décisions ont été annoncées directement après la conférence de presse tenue par le ministre de l’information et le porte-parole du gouvernement syrien Omrane Zoebi

L’offensive israélienne ouvre la porte a toutes les éventualités, a-t-il déclaré en lisant le communiqué du gouvernement syrien réuni pour s’exprimer sur les attaques israéliennes perpétrées dans la nuit de samedi à dimanche contre des installations militaires et civiles au nord-ouest de la capitale.

Et de poursuivre : «  elle confirme sans aucun doute l’ampleur des relations entretenues entre les différentes composantes de la guerre contre la Syrie à travers des outils takfiris et sionistes ».

Zoebi rappelle que « le gouvernement syrien a plusieurs fois évoqué les liens entre les finalités et les moyens de la pensée takfirie, du sionisme, des bandes terroristes et du front al-Nosra qui est le bras armé d’Al-Qaïda. Nous avions alors fourni les indices et les réalités auxquels s’ajoute cette agression qui intervient à un moment où nos forces réalisent davantage d’exploits dans sa lutte contre le terrorisme et les terroristes venus des quatre coins du monde ».

Le ministre enchaine en indiquant que « l’offensive sioniste apporte la preuve des liens entretenus entre Israël et les groupuscules terroristes takfiris. « La Communauté internationale devrait être consciente que les complications de ce qui se passe dans la région sont devenues après cette attaque bien plus dangereuses », a-t-il averti.

Le gouvernement a mis l’accent sur « la nécessité que l’armée syrienne poursuive ses efforts pour lutter contre l’agression israélienne de l’intérieur, pour protéger la patrie, l’Etat, et le peuple de toute attaque interne ou externe, par tous les  moyens et toutes les possibilités », poursuit-il.

 

Interrogé sur l’information de l’avion israélien abattu, selon la 10ème chaine de la télévision israélienne, Zoebi a répondu ne pas avoir de données et qu’une enquête a été amorcée. Interrogé sur les choix politiques de la Syrie en faveur de la résistance, et  le ministre a  dit : «  les grand choix nécessitent de grands sacrifices… Nous n’avons jamais regretté notre soutien à la résistance », a-t-il soutenu.

Avant le point de presse de Zoebi, organisé en fin d’après-midi,  le vice-ministre syrien des affaires étrangères Fayçal Mokdad avait qualifié l’attaque israélienne de « déclaration de guerre ».

Dans la journée, le ministère syrien des affaires étrangères avait envoyé  une lettre au Conseil de Sécurité des nations Unies dans laquelle et  affirmé que "l’agression confirme l’appui militaire direct d’Israël aux groupes terroristes et aux takfiri (extrémistes religieux) d’Al-Nosra, une des branches d’Al-Qaïda, après leur échec à contrôler le terrain"
   "Ceci ne laisse pas de doute qu’Israël est le bénéficiaire, le moteur et parfois l’exécuteur des attentats terroristes qui ont lieu en Syrie contre l’Etat et le peuple", ajoute le ministère.
   "Tout ceci prouve que les allégations selon lesquelles la Syrie transfère à l’extérieur de sa frontière (vers le mouvement libanais Hezbollah) avancées durant la dernière période par Israël pour justifier ses actes d’agression sont infondées", dit la lettre à l’ONU.
   
   "Vers 01H40 (samedi 22H40 GMT), des avions militaires israéliens qui se trouvaient au-dessus des territoires occupés et du Liban Sud ont mené une agression aérienne en tiré des missiles contre trois positions des forces armées de la République arabe syrienne au nord-est de Jamraya, à Mayssaloun et l’aéroport de plaisance d’al-Dimas", affirme le texte.

"Cette agression a causé des morts et des blessés et des destructions graves dans ces positions et dans des régions civiles proches", conclut le ministère.

Crime international: L’état voyou d’Israël viole (une fois de plus) le droit international…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , le mai 5, 2013 par Résistance 71

Tout à fait d’accord avec cette analyse de Tony Cartalucci…

– Résistance 71 –

 

Attaque non provoquée sur la Syrie: Israël soutenu par les Etats-Unis commet un crime international odieux

 

Tony Cartalucci

 

5 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2013/05/unprovoked-attack-on-syria-us-backed.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Non provoqué, Israël a attaqué la Syrie plusieurs fois ces deux derniers jours, incluant une attaque sur la capitale du pays Damas, dans ce qui apparaît être une série de provocations intentionnelles faites pour mener la région dans un conflit plus vaste, que son sponsor états-unien pourrait entrer de manière militaire. Ni attaqué directement par la Syrie, ni capable de citer des preuves tangibles concernant une menace perçue, qu’Israël affirme avoir réagi contre, l’assaut sur la Syrie représente une claire violation du chapitre 7 de la charte des Nations-Unies.

De plus, alors que les Etats-Unis font semblant de se dissocier de la rupture de la paix internationale effectuée par Israël, après avoir de concert mis de l’huile sur le feu d’un conflit régional sectaire dans les frontières syriennes ces deux dernières années, c’est un fait documenté que les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite planifiaient d’utiliser Israël pour des attaques contre l’iran et la Syrie, que ces deux pays ne pouvaient pas justifier d’attaquer ni politiquement, ni légalement, ni même stratégiquement.

Ce qui est maintenant espéré est que la Syrie et l’Iran répondent militairement à cette agression, permettant ainsi “de faire tomber la seconde godasse” et de permettre aux Etats-Unis, à la Grande-Bretagne et à la France et leur axe régional d’intervenir directement en Syrie et avec un peu de chance contre l’Iran également.

Un plan insidieux créé et documenté en 2007-2009

Dès 2007, il fut rapporté qu’une conspiration israrélo-saoudo-états-unienne pour renverser les gouvernements d’Iran et de Syrie au moyen de l’armement de terroristes sectaires, beaucoup liés à Al Qaïda, était mis en branle. Le journaliste de renommée internationale vainqueur du prix Pulitzer Seymour Hersh écrivait dans un article du magazine  New Yorker: "The Redirection," :

“Pour mettre en difficulté l’Iran qui est en grande majorité chi’ite, le gouvernement Bush a décidé de reconfigurer ses priorités au Moyen-Orient. Au Liban, le gouvernement a coopéré avec l’Arabie Saoudite, qui est sunnite, dans des opérations clandestines qui sont censées affaiblir le Hezbollah, l’organisation chi’ite soutenue par l’Iran. Les Etats-Unis ont aussi pris part dans des opérations clandestines visant l’Iran et son allié la Syrie. Une des conséquences de ces activités a été de renforcer des groupes extrémistes sunnites qui épousent la vision militante de l’Islam et sont hostiles aux Etats-Unis et en faveur d’Al Qaïda.”

Sur le partenariat spécifique entre Israël et l’Arabie Saoudite il était dit:

“Le changement de politique a amené l’Arabie Saoudite et Israël au sein d’une nouvelle alliance stratégique, qui pense qu’une plus grande stabilité en Israël et en Palestine donnera moins de pouvoir de levier à l’Iran dans la région, de plus tous deux voient l’Iran comme une menace. Additionnellement, les officiels saoudiens mentionnèrent le numéro délicat d’équilibrisme auquel ils devront faire face pour cacher leur rôle dans le soutien des intérêts israélo-américains dans la région. Il fut même dit alors, qu’utiliser Israël pour commettre des attaques publiques contre l’Iran serait préférable pour les Etats-Unis, ce qui impliquerait ultimement les Saoudiens. Il fut dit:

“Les Saoudiens ont dit que, du point de vie de ce pays, ils prenaient un risque politique en rejoignant les Etats-Unis en défiant l’Iran: Bandar est déjà vu dans le monde arabe comme très proche de Bush et de son gouvernement. “Nous avons deux cauchemars”, m’a dit l’ancien diplomate. “Que l’Iran n’acquiert la bombe et que les Etats-Unis attaquent l’iran. Je préfererais qu’Israël attaque l’Iran. Je préfèrerais qu’Israël bombarde les Iraniens, ainsi nous pourrions les blâmer. Si l’Amérique le fait, nous serons ceux qui seront blâmés.””

Ce plan fut développé plus avant en 2009 par the Fortune 500-funded (page 19) Brookings Institution dans leur document, "Which Path to Persia?" Sur l’Iran, maintenant clairement utilisé contre la Syrie, le scenario était décrit comme suit:

“… Ce serait bien mieux si les Etats-Unis pouvaient cité une provocation iranienne comme justification pour les frappes aériennes avant de les lancer. Clairement, la plus ignoble, la plus mortelle et la plus non-provoquée des actions iraniennes au mieux ce serait pour les Etats-Unis. Bien sûr ce sera difficile pour les Etats-Unis de leurrer l’iran dans une telle provocation sans que le reste du monde ne voit clair dans leur jeu, ce qui le rendrait inefficace. Une des méthodes serait de pousser pour des efforts de changement de régime dans l’espoir que Téhéran répliquerait ouvertement ou même à moitié ouvertement, ce qui pourrait être qualifié d’acte d’agression iranien non provoqué.”

" -page 84-85, Which Path to Perisa?, Brookings Institution.

Et:

“Il apparaît qu’Israël ait fait une planifiication et un entrainement extensifs pour ce type de raid aérien et ses avions sont probablement déjà positionnés au plus près de l’Iran que possible, ainsi Israël pourrait être capable de lancer le raid en quelques semaines voire même quelques jours, selon les conditions météorologiques et de renseignement. De plus, comme Israël aura moins besoin ou même d’intérêt à sécuriser un soutien régional pour l’attaque, Jérusalem se sentira moins motivée d’attendre pour une provocation iranienne avant d’attaquer. Bref, Israël pourrait agir très rapidement pour cette option si les leaders américains et israéliens le désirent.

Mais, comme noté dans le précédent chapitre, les raids aériens eux-mêmes ne sont que le début de cette politique. Les Iraniens reconstruiront sans doute leurs établissements nucléaires. Ils répondront sûrement à l’attaque d’Israël et ils pourraient même répliquer contre les Etats-Unis ce qui pourrait créer un prétexte d’attaque et d’invasion pour les Américains.” -page 91, Which Path to Perisa?, Brookings Institution.

Et Israël n’attendant pas une justification plausible pour attaquer la Syrie est exactememt ce qu’il vient de se passer. Il doit aussi être noté en particulier, que le dernier paragraphe qui donne une vision a priori de ce que l’axe mené par les USA planifie de faire après cet ignoble crime international: d’engouffrer la région exponentiellement dans un conflit qui pourra enfin justifier de son entrée en guerre et de son agression militaire.

Que devraient faire La Syrie et ses alliés ?

La Syrie, l’Iran, la Russie et d’autres nations qui soutiennent la nation assiégée étaient très sûrement au courant du document de la Brookings Institute “Which Path to Persia ?” et familiers également avec cette stratégie. On peut espérer que toute chose de valeur que les Israéliens chercheraient à attaquer afin de provoquer une réplique désirée et une guerre subséquente, a été placée sous protection accrue ou enlevée et mise hors de portée des attaques potentielles d’Israël.

Une campagne médiatique illustrant la convergence hypocrite et avérée entre Al Qaïda (la soi-disante ASL) et les intérêts d’Israël torpillerait ce qu’il reste de soutien pour cette campagne de terreur soutenue par l’occident en Syrie et mise sévèrement en échec.

De plus, la sélection d’Israël par les Etats-Unis pour perpétrer ces attaques fut spécifiquement faite parce qu’Israël a épuisé sa légitimité internationale depuis longtemps. Ce qu’Israël fait en Syrie est un crime international ouvert, en violation directe de la loi internationale. En ce moment, La Syrie et ses alliés tiennent le point haut moral contre un ennemi qui ne dupe plus le monde. S’il est calculé que la Syrie puisse survivre la brutalité non provoquée d’Israël, il serait alors mieux de ne rien faire ou presque rien et de déclencher internationalement la même fureur qui accompagne la brutalité d’Israël contre les Palestiniens.

A la lumière des Etats-Unis utilisant Israël comme son intermédiaire contre la Syrie, si la Syrie et ses alliés répondent aux attaques, ce serait mieux de le faire également par intermédiaire qu’ils ont également à leur disposition. Tout comme le Hezbollah et les Palestiniens maintenant mettent en échec de manière routinière Israël à la fois stratégiquement et politiquement, la Syrie a maintenant une bonne opportunité de le faire, mais à plus grande échelle.

Les actions inqualifiables d’Israël, le double-jeu méprisable que les Etats-Unis essaient de jouer en feignant de se dissocier des actions de son voyou régional de Tel Aviv et le silence complice de l’ONU, font que les gens de part le monde demandent une réponse de la Syrie ou de l’Iran… ou des deux. En réalité, ceci est exactement  ce que l’occident espère, déclencher une guerre conventionnelle plus vaste dans laquelle il aurait l’avantage. En refusant de répliquer directement, la Syrie handicappe la politique occidentale, mettant en lumière le caractère gratuit de leurs attaques sur une nation que l’occident clâme être une menace, mais qui ne répond pas lorsque sa capitale est bombardée. En répondant au travers de ses propres intermédiaires qu’ils pourront nier avoir utilisé, la pression politique et tactique sera mise sur Israël pour mettre fin à ses agressions.

Il apparaît que le front terroriste soutenu par l’occident en Syrie a reçu un coup fatal et se trouve dans le processus d’un effondrement complet. L’attaque par Israël est un signe de désespoir, cherchant à étendre un conflit qui est en passe de prendre fin. La Syrie et ses alliés font maintenant face à la décision difficile et au désespoir dangereux dans les prochains jours, prochaines semaines, avec un axe d’états voyous commettant exponentiellement des atrocités haineuses dans leur quête d’une réplique.

Crimes de l’empire: L’avertissement du président iranien Ahmadinejad

Posté dans actualité, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , , , le avril 29, 2013 par Résistance 71

Notre vision et position politique est pour un monde non-étatique, anti-autoritaire, égalitaire et libertaire. Néanmoins il est impossible d’ignorer le fait que nous vivons toujours, pour l’heure, dans des sociétés hiérarchisées et fondamentalement inégalitaires sur les plans politiques et économiques.

Dans cette optique, nous considérons, sans endorser les systèmes qu’ils impliquent, que les trois hommes d’état, politiques digne de ce nom aujourd’hui dans ce monde décadent sont: Vladimir Poutine, Mahmoud Ahmadinejad et Hassan Nasrallah. A ceux-ci ajoutons le défunt Hugo Chavez. Tout le reste n’est qu’un ramassis de faire-valoir et de marionnettes sans aucun intérêt, qui ne méritent pas cinq minutes de l’attention et du temps précieux de tout citoyen du monde.

Chavez parti, il n’y a que ces trois hommes à écouter attentivement, tout le reste n’en vaut absolument pas la peine, ce n’est que bruit de fond et balbutiements propagandistes.

– Résistance 71 –

 

Les ennemis essaient de désintégrer le Moyen-Orient, président iranien

 

Press TV

 

28 Avril 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/04/28/300747/enemies-seek-me-disintegration/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président iranien Mahnoud Ahmadinejad a averti des complots ourdis par des puissances arrogantes afin de créer la discorde parmi les nations régionales et de désintégrer les pays régionaux.

“Toutes les nations doivent être vigilantes car des puissances arrogantes veulent nous lancer les uns contre les autres et briser l’Irak, la Syrie et la Pakistan. Nous sommes au courant de ces plans”, a dit Ahmadinejad.

Il a fait cette remarque lors d’une large réunion dans la ville du nord-ouest de Tabriz, dans la province de l’Azerbaïdjan oriental, Dimanche.

Le président a dit que les nations régionales devraient protéger leur pays et leurs droits par le moyen des négociations.

Ahmadinejad a prévenu que des ennemis transforment la richesse des nations en bombes et en armes, ajoutant: “Il est évident qu’ils veulent créer un conflit en Asie orientale”.

Il nota que l’ère des puissances arrogantes arrive à sa fin et que leurs complots ne les sauverony pas, car “le futur appartient aux nations”.

Résistance politique: Le commerce de la mémoire… Un exemple d’activisme contre la pensée unique sioniste (Howard Zinn)

Posté dans actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , le avril 10, 2013 par Résistance 71

Nous avons traduit ici un excellent texte de l’historien Howard Zinn à qui on avait demandé de venir parler de l’Holocauste et qui le replaça dans son contexte historique, à savoir une atrocité de plus à mettre sur le compte de l’humanité. En cela Zinn, issu d’une famille immigrée juive et vétéran de la seconde guerre mondiale, tient le même discours que d’autres intellectuels à la vision claire sur le sujet: Norman Finkelstein, Noam Chomsky, Gilad Atzmon, Schlomo Sand, Illan Pape, et bien d’autres…

Il n’y a pas de hiérarchie de l’horreur et de la souffrance, il n’y a qu’horreur et souffrance, souvent perpétrées et commanditées par les mêmes criminels…

– Résistance 71 –

 

Respecter l’Holocauste

 

Howard Zinn

“The Progressive” 1999

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Peut-être que nous, pas seulement les juifs, mais ceux qui ont pris sérieusement l’admonition du “plus jamais çà”, devons nous demander en observant les horreurs se déroulant autour de nous en ce monde, si nous avons utilisé cette phrase en tant que commencement ou en tant que fin de notre inquiétude morale.

Il y a quelques années, lorsque j’enseignais à l’université de Boston, une association juive me demanda de faire un discours au sujet de l’Holocauste. Je parlai ce soit là, mais pas de l’Holocauste de la seconde guerre mondiale, pas au sujet du génocide de six millions de juifs. C’était au milieu des années 1980 et le gouvernement américain (NdT: gouvernement Reagan) soutenait des gouvernements utilisant des escadrons de la mort en Amérique Centrale, ainsi je parlais de la mort de centaines de milliers de paysans au Guatémala, au Salvador, victimes de la politique américaine.

Mon objectif était de dire que la mémoire de l’Holocauste juif ne devrait pas être encerclé de fil de fer barbelé, restreint dans un ghetto moral, isolé des autres génocides de l’Histoire. Il m’apparaissait que se rappeler ce qui était arrivé aux juifs ne servait pas de but important à moins que cela ne déclenche l’indignation, la colère et l’action contre toutes les atrocités, où que ce soit dans le monde.

Quelques jours plus tard, il y avait une lettre dans le journal de l’université, d’un des membres de la faculté qui m’avait entendu parler, un refugié juif qui avait quitté l’Europe pour l’Argentine, puis pour les Etats-Unis. Il objectait véhémentement à mon extension du problème moral des juifs d’Europe dans les années 1940 aux peuples d’autres parties du monde, à notre époque. L’Holocauste était un souvenir sacré. C’était un évènement unique, qui ne pouvait pas être comparé avec d’autres évènements. Il était outragé par le fait qu’invité pour parler de l’holocauste juif, j’avais choisi de parler d’autres choses.

Cette expérience me revint en mémoire lorsque j’ai récemment lu un livre de Peter Novick, “L’Holocauste dans la vie américaine”. Le point de départ de Novick est le suivant: pourquoi, cinquante ans après l’évènement, l’holocauste joue t’il un rôle encore plus important dans ce pays, avec le musée de l’Holocauste à Washington, des centaines de programmes s’y rapportant dans nos écoles, qu’il n’avait dans les premières décennies après la fin de la seconde guerre mondiale ?

Il est certain qu’au cœur même de la mémoire se trouve une horreur qui ne devrait jamais être oublié. Mais autour de ce cœur, dont l’intégrité n’a besoin d’aucune emphase, s’est développée une industrie des mémorialistes, qui ont œuvrés ardemment pour garder vivant ce souvenir ce pour leurs propres objectifs.

Quelques juifs ont utilisé l’Holocauste comme moyen de préserver leur identité unique, qu’ils voient menacée par les mariages inter-culturels et l’assimilation. Les sionistes ont utilisé l’Holocauste, depuis la guerre de 1967, pour justifier d’une plus grande expansion israélienne en territoire palestinien et pour consolider un soutien à cet Israël isolé (encore plus isolé que Ben Gourion ne l’avait prédit, une fois Gaza et West Bank occupés). Et des politiciens non-juifs ont utilisé l’Holocauste pour bâtir un soutien politique parmi le petit mais influent électorat juif, notez les annonces solennelles de présidents portant yarmulkas pour insister sur leur sympathie angoissée.

Je ne serai jamais devenu un historien si j’avais pensé que cela deviendrait mon devoir professionnel d’aller dans le passé et de ne jamais en émerger, d’étudier des évènements qui se sont passés il y a longtemps et de ne me les rappeler que par leur unicité, sans les connecter à des évènements se déroulant au cours de ma vie présente. Si l’Holocauste doit avoir une signification pensais-je, nous devons transférer notre colère aux brutalités de notre époque. Nous devons faire amende d’avoir permis à l’holocauste juif d’avoir pu se produire en refusant que des atrocités similaires prennent place maintenant et oui, utiliser le jour du souvenir non pas pour prier pour les morts, mais pour agir pour les vivants, pour aller au secours de ceux qui vont mourir.

Lorsque les juifs rentrent en eux-mêmes pour se concentrer sur leur propre histoire en se détournant du tourment des autres, ils font, avec une terrible ironie, ce que le reste du monde a fait en laissant le génocide se produire. Il y a eu des moments de honte totale, de travestissement de l’humanisme juif, comme lorsque des organisations juives ont fait pression contre une reconnaissance par le Congrès des Etats-Unis de l’holocauste arménien de 1915 sur le simple fait que cela diluait la mémoire de l’holocauste juif. Les créateurs du musée de l’Holocauste abandonnèrent l’idée de mentionner le génocide arménien après une campagne de pression du gouvernement israélien (la Turquie étant le seul pays musulman qui avait des relations diplomatiques avec Israël).

Un autre de ces moments est survenu lorsqu’Elie Wiesel, directeur de la commission du président Jimmy Carter sur l’Holocauste, refusa d’inclure dans une description de l’Holocauste, l’assassinat par Hitler de millions de non-juifs. Ceci serait, avait-il dit, “falsifier la réalité” au nom “d’un universalisme mal placé”. Novick cite Wiesel pour avoir dit: “Ils nous volent l’Holocauste”. En résultat, le musée de l’Holocauste ne donna qu’une petite mention au sujet des cinq millions ou plus de non-juifs qui moururent dans les camps nazis.

Bâtir un mur autour de l’unicité de l’holocauste juif, c’est abandonner l’idée que l’humanité est seule, que nous tous, quelque soit notre couleur de peau, notre nationalité, notre religion, avons droit aux mêmes droits à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur. Ce qui est arrivé aux juifs sous Hitler est unique dans ses détails, mais partage les mêmes caractéristiques universelles avec d’autres évènements de l’histoire de l’humanité: la traite négrière trans-atlantique, le génocide des natifs du continent américain, les blessures et morts des millions de travailleurs, victimes de l’éthos, du credo capitaliste qui met l’argent et le profit avant la vie humaine.

Ces dernières années, tout en payant toujours plus d’hommage à l’Holocauste comme symbole central de la cruauté de l’Homme pour l’Homme, nous avons, par notre silence et notre inaction, collaboré avec une chaîne sans fin de cruautés. Hiroshima et My Lai (NdT: massacre d’un village vietnamien par l’armée US le 16 Mars 1968) en étant des symboles les plus dramatiques, avons-nous entendu alors Elie Wiesel et les autres gardiens de la flamme de l’offuscation de l’holocauste contre ces atrocités ? Langston Hughes écrivit après la condamnation à mort des garçons de Scottsboro: “Maintenant pensais-je, les poètes vont donner de la voix, mais je n’ai rien entendu, pas un cri. Je me demande pourquoi.”

Il y a eu les massacres du Rwanda, et la famine en Somalie, avec notre gouvernement contemplant mais ne faisant rien. Il y a eu les escadrons de la mort en Amérique Latine et la décimation de la population du Timor oriental, auxquels notre gouvernement a activement collaboré. Nos présidents chrétiens qui vont à l’église, si pieux dans leurs références au génocide contre les juifs, ont continué à fournir les instruments de la mort aux perpétrateurs d’autres génocides.

Il est vrai qu’il y a des horreurs qui semblent être au-delà de notre pouvoir. Mais il y a une atrocité permanente qu’il est en notre pouvoir de mettre fin. Novick le mentionne et le médecin-anthropologue Paul Farmer le décrit en détail dans son remarquable livre “Infections et Inégalités”; à savoir: la mort de dizaines de millions d’enfants à travers le monde, qui meurent chaque années de malnutrition et de maladies parfaitement anticipables et que l’on sait parfaitement traiter. L’OMS estime qu’environ trois millions de personnes sont mortes l’an dernier de tuberculose, qui est une maladie prévisible et qu’on peut guérir., comme Farmer l’a prouvé dans son travail médical à Haïti. Avec une infime portion de notre budget militaire, nous éliminerions totalement la tuberculose.

Le but de tout ceci n’est en aucun cas de diminuer l’expérience de l’holocauste sur les juifs, mais de l’élargir. Pour les juifs, cela veut dire reconquérir la tradition de l’humanisme universel juif contre le nationalisme centré sur Israël. Ou, comme Novick l’a si bien dit, de retourner à “cette plus grande conscience sociale qui était la marque de la diaspora juive américaine de ma jeunesse.” Cette plus vaste conscience a été démontrées ces récentes années par ces Israéliens qui ont protestés contre les passages à tabac sur les Palestiniens durant l’intifada, qui manifestèrent contre l’invasion du Liban.

Pour d’autres, qu’ils soient Arméniens, Amérindiens, Africains, Bosniaques ou quoi que ce soit d’autre, cela veut dire d’utiliser leur propre histoire sanglante, non pas pour eux-mêmes contre les autres, mais afin de créer une plus grande solidarité contre les détenteurs de richesses et de pouvoir, les perpétrateurs et les collaborateurs ce ces horreurs avenantes de notre temps.

L’Holocauste pourrait servir un but très fort et puissant s’il pouvait nous mener à penser au monde d’aujourd’hui comme celui de l’Allemagne durant la guerre, où des millions moururent alors que le reste de la population vaquait à ses occupations ordinaires. C’est une pensée qui glace le sang de voir que les nazis, dans la défaite, furent victorieux: aujourd’hui l’Allemagne, demain le monde. Et ceci sera, tant que nous n’aurons pas cesser d’obéir.

 

Note du traducteur:

Cette traduction est celle du texte publié dans le chapitre 11 du livre d’Howard Zinn: “On History”, Seven Stories Press, 2001

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