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Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Les terroristes sionistes terrorisés…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 31 janvier 2019 by Résistance 71

Le SG du Hezbollah a mobilisé les colons israéliens contre Netanyahou

 

Press TV

 

29 janvier 2019

 

url de l’article:
https://www.presstv.com/DetailFr/2019/01/29/587085/Nasrallah-a-mobilis-les-Israliens-contre-Netanyahu

Le secrétaire général du Hezbollah a prouvé qu’il n’est pas seulement un leader de la Résistance mais aussi un maître en guerre psychologique dans la mesure où son tout récent discours a mobilisé des milliers de colons contre Netanyahu au moment où ce dernier fait feu de tout bois pour se faire réélire à la tête de la primature. 

Le rédacteur en chef du quotidien Rai al-Youm s’est attardé sur l’interview diffusée, le samedi 27 janvier, par la chaîne libanaise Al-Mayadeen, pour en sortir quelques éléments de réflexion.

« Sayyed Hassan Nasrallah a prouvé qu’il n’est pas seulement le leader de la Résistance, mais aussi un grand maître de la guerre psychologique, car ses propos ont semé la grande panique parmi les Israéliens au point de les mobiliser contre Benyamin Netanyahu. Cet homme est dénoncé pour être un Premier ministre qui leur ment et qui veut se lancer dans un aventurisme militaire à l’issue incertaine dans le strict objectif de servir ses intérêts personnels et de remporter les futures élections. Or cet aventurisme, disent les colons, « c’est à nous d’en payer le prix ».

Et l’auteur d’ajouter :

« Parmi les points très importants du discours de Nasrallah, ceux qui ont attiré l’attention des Israéliens et de leurs alliés arabes, ceux qui tracent un avenir pas trop prometteur pour Israël, il faut retenir les suivants :

Nasrallah a insisté sur le fait que le Hezbollah dispose de suffisamment de missiles de haute précision pouvant atteindre les cibles militaires et civiles en Israël, à savoir les aéroports, militaires ou civils, les centrales en eau et en électricité, les réservoirs d’ammoniac à Haïfa et voire Dimona.

Le secrétaire général du Hezbollah a pour la première fois, parlé de la poursuite des attaques contre la Galilée et de sa libération comme une partie importante de la stratégie de la Résistance, précisant que les attaques ne s’effectueraient pas comme Netanyahu et ses services secrets le prétendent, c’est-à-dire, via quatre tunnels, mais depuis toutes les frontières.

Le Leader de la Résistance libanaise a, également, averti que tout le territoire palestinien serait le champ d’une future guerre et que les missiles de la Résistance viseraient toutes les villes et même la plus importante, Tel-Aviv.

 » L’axe de la Résistance, y compris la Syrie, peut changer, à tout moment, de stratégie face aux agressions israéliennes. Il peut, entre autres, décider de viser Tel-Aviv. L’axe de la Résistance qui donnait, auparavant, la priorité à la crise intérieure en se focalisant sur la lutte contre les terroristes qui opéraient sur le terrain contre les intérêts syriens, peut, désormais, opter pour une confrontation directe avec Israël d’autant plus qu’il est, actuellement, plus puissant que jamais. L’ère du silence et de l’inertie est bel et bien révolue « , a-t-il précisé.

Le rédacteur en chef de Rai al-Youm n’a pas manqué de louer le secrétaire général du Hezbollah pour avoir souligné l’aveu d’échec de Donald Trump et de ses alliés arabes vis-à-vis de la Syrie : « Trump a reconnu son échec en Syrie et a décidé d’en retirer les troupes US, conduisant ainsi ses alliés arabes à se précipiter pour demander à Damas la normalisation de leurs relations… le président syrien n’a pas accepté la lettre que son homologue soudanais lui a présenté de la part de l’Arabie saoudite et des autres pays du golfe Persique…Ça c’est la Syrie que nous connaissions d’avant, digne et dotée de valeurs et principes, qui a su d’ailleurs les préserver, même dans les moments les plus difficiles ».

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Résistance politique au Moyen-Orient: Recentrage des priorités suite à la déclaration de Donnie « mains d’enfants » sur Jérusalem…

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Discours de H Nasrallah:  Israéliens et Etats-Uniens plus préoccupés que jamais… Le Hezbollah est de retour !

 

Al Manar

 

15 décembre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/699059

 

Le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah a de quoi inquiéter aussi bien les dirigeants israéliens qu’Américains, sous oublier leurs alliés arabes, trempés dans la normalisation.

Il ressuscite une rhétorique que le Hezbollah  avait  mise en demeure pendant de longues années. Voire depuis la dernière guerre avec Israël de 2006.

Haut et fort, sayed Hassan Nasrallah y a exprimé l’attachement inaliénable du Hezbollah à la cause palestinienne, à Jérusalem al-Quds et son entière disposition à lutter pour elle.

Les stratèges de Herzlia ne s’y détrompent pas d’ailleurs.

Pour eux, sayed Nasrallah a « mis fin à tous les plans américains et saoudiens destinés à paralyser l’action du Hezbollah via la manœuvre avec le Premier ministre Saad Hariri »

Ayant été contraint à la démission par Riyad, celui-ci a stipulé pour qu’il se désiste que le Hezbollah admette de se démarquer des crises de la région.

Or, au lendemain de la décision du président américain de déclarer al-Quds comme capitale d’Israël, M. Hariri n’a pu qu’exprimer son entière désapprobation.

Il était d’ailleurs en phase avec les réactions qui ont émané de nombreux dirigeants sunnites au Liban, à leur tête le mufti de la république cheikh Dariane ; sans oublier les positions aussi solidaires exprimées par le président libanais et le ministre des Affaires étrangères.

Pas de distanciation sur al-Quds, avait justement diagnostiqué sayed Nasrallah, dans son discours

Tout le concept, destiné à  mettre le Hezbollah hors d’état de nuire, pour Israël, est tombé à l’eau.

« C’est une coup qui est infligé à nos plans communs avec la famille de Saoud au Liban. Il est presque décisif », ont estimé les stratèges israéliens, selon lesquels il ne reste plus à Israël que de réactiver leurs services des renseignements, de concert avec ceux des Américains, des Saoudiens et des autres pays du Golfe pour déstabiliser le Liban. Bien entendu, la liquidation du numéro un du Hezbollah figurant en tête.

La situation est d’autant plus grave pour eux que la décision américaine a soulevé un tollé de protestations dans tout le monde arabo-islamique et à l’échelle mondiale.

L’ampleur de la riposte semble avoir été sous-estimée par les meneurs de jeu israéliens et américains, lesquels devaient croire que les années de haines intercommunautaires attisées entre sunnites et chiites surtout, par les conflits syrien et irakien durant ces dernières années, étaient suffisantes pour l’étouffer dans l’œuf. Ils doivent être bien déçus

Plus encore, les experts israéliens s’attendent à ce que les derniers évènements aient un impact sur le processus de normalisation avec l’entité sioniste accéléré par les régimes arabes.  L’un d’entre eux a même prévu un conflit sanguinaire au sein de la dynastie saoudienne.

Signe de préoccupation accrue, les tractations entre des hauts-fonctionnaires du département des affaires étrangères, à leur tête  Eliot Abrahms, avec leurs homologues  israéliens ont repris de nouveau.

Deux choses les inquiètent le plus.

La première étant l’appel lancé par sayed Nasrallah aux factions de la résistance dans la région afin de mettre au point une stratégie d’action commune en vu d’un programme de libération.

La seconde étant le soutien iranien qui s’est illustré récemment par les contacts entrepris par le chef de l’Unité al-Quds des gardiens de la révolution islamique en Iran, le réputé général Qassem Suleimani, avec les chefs des factions de la résistance palestinienne.

Les stratèges américains et israéliens sont d’accord pour déduire que le chef du Hezbollah a réalisé des acquis importants pour la résistance. D’aucuns parlent d’un renversement de la table.

Depuis sa création, le Hezbollah parait plus que jamais comme une force capable de faire preuve de capacité à diriger un mouvement de résistance régional unifié.

Opérationnellement, il s’est de nouveau  impliqué dans la bataille de libération de la Palestine, après avoir longtemps concentré son discours sur les objectifs de défense du Liban, pui sur la lutte contre les mouvement terroristes takfiristes.

Leur hantise semble se concrétiser. Le Hezbollah qui combat Israël est de retour !

(Avec Bassam Abou Chrif, Al-Akhbar)

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: L’empire utilise ses proies saoudo-sionistes pour sa prochaine étape… guerre contre le Liban et l’Iran

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L’oligarchie impérialiste veut sa 3ème guerre mondiale non thermonucléaire pour faire perdurer le système oppresseur étatico-capitaliste. Elle la tient peut-être avec un conflit qu’elle ourdit entre l’Arabie Saoudite et l’Iran par Liban (Hezbollah) interposé et avec l’intervention de l’entité sioniste. L’épisode Daesh en Irak et en Syrie se termine, aussitôt surgit le nouveau chaos piloté de l’intérieur par la même clique oligarque. Quand les peuples comprendront-ils qu’il n’y a pas de solutions au sein du système et que l’heure arrive pour eux de reprendre les rênes de l’affaire pour l’avènement de la société des sociétés.
~ Résistance 71 ~

 

Après le Yémen, l’Arabie Saoudite risque de s’enliser dans un nouveau conflit

 

Press TV

 

4 novembre 2017

 

url de l’article en français:

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/11/05/541048/Harirdmission-le-pari-perdu-WashingtonRiyad

 

La démission du Premier ministre libanais est un pari israélo-américain à haut risque. Le scénario est le suivant : Riyad devra financer la guerre israélienne contre le Hezbollah et partant contre le Liban. Quasi ruinée par la guerre au Yémen, l’Arabie de Ben Salmane où est menée en ce moment une purge anti-Ben Salmane sans précédent, va s’endetter davantage et pour quel résultat? Raï al-Youm apporte les éléments d’une réponse.

L’analyste Abdelbari Atwan, rédacteur en chef de Raï al-Youm, a analysé dans un article la démission de Saad Hariri de son poste de Premier ministre du Liban. Il y voit un pari saoudo-américain dont les répercussions ne sont pas précises.

« L’analyste exclut toute menace de mort contre Saad Hariri (venue de la part du Hezbollah, NDLR) comme ce dernier l’a laissé entrendre pour expliquer sa démission. Il ne semble pas que la vie de Hariri soit en danger, car le Hezbollah qui aurait pu « procéder à son assassinat », selon l’allégation de Hariri lui-même, le soutenait et c’était en fait avec l’aval de ce mouvement de la Résistance que le président Michel Aoun l’avait désigné à ce poste, explique Atwan.

La démission de Hariri se fait, poursuit Atwan, dans le cadre d’un plan saoudo-américain visant le Hezbollah, alors que Riyad se trouve empêtré au Yémen. Et n’oublions pas qu’Ansarallah a infligé d’importants dégâts à l’Arabie saoudite, visant par ses missiles balistiques les frontières méridionales saoudiennes aussi bien que le cœur même de sa capitale Riyad. Le plus récent cas en est  l’attaque balistique d’Ansarallah sur l’aéroport du roi Khaled à Riyad.

Le rédacteur en chef de Raï al-Youm rappelle que le « ton agressif », avec lequel Saad Hariri s’est adressé à l’Iran, était « sans précédent »; les « propos particulièrement virulents de Hariri ont complété ceux de Thamer al-Sabhan, ministre conseiller saoudien pour les affaires du golfe Persique qui a traité le gouvernement libanais de tous les nom pour s’être tenu aux côtés du Hezbollah dans sa guerre contre le terrorisme.

Pour Atwan, l’Arabie saoudite qui n’a pas de frontières avec le Liban ne pourrait « s’attaquer à ce pays » sans passer par l’intermédiaire d’Israël :

« La déclaration de guerre contre le Hezbollah ne pourrait être lancée qu’en coordination totale avec Israël. L’Arabie saoudite n’est absolument pas en mesure de mener des guerres combinées, à la fois, contre le Yémen, contre le Liban, voire contre l’Iran d’autant plus qu’elle ne partage pas de frontières communes avec le Liban. En plus, ses alliés sont beaucoup plus faibles pour pouvoir vaincre un Hezbollah sorti largement renforcé de sa guerre contre le terrorisme en Syrie. Ceci étant dit, cette possible guerre, si elle venait à éclater, serait loin de surprendre Nasrallah. Après tout, chef politique et commandent militaire qu’il est, Nasrallah est prêt à faire face à tout complot saoudo-américain. En ce sens, ce pari Washington/Riyad à l’issu bien incertain, risque d’avoir des effets inverses. Hariri a parlé d’un « mal qui retournerait contre l’Iran », les réalités sur le terrain prouve le contraire : Israël a bien prouvé qu’il n’est jamais un allié sur qui on peut compter.

Guerre impérialiste et ingérence au Moyen-Orient: La nouvelle guerre du Liban aura sûrement lieu…

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“La solution pratique, légitime et objective [pour la libération de la terre] est donc représentée par des opérations de résistance qui forcent un effet clair et direct, la retraite de l’ennemi et la reconsidération des agendas politiques et des méthodes… Le bloc fondamental sur lequel toutes les tactiques reposent est représenté dans la perception qu’on a de ce qui constitue une solution plausible: la résistance ou la négociation ? Les deux modes ont clairement démontré leurs résultats.

Il n’y a pas de restitution de terres après des négociations et une occupation ne peut pas soutenir la pression d’une résistance.

La dépendance et la subordination aux régimes [politiques] piègent l’activité de la résistance dans une conjoncture d’obligations et de système de requis, compromettant ainsi la liberté et l’efficacité qui généralement caractérisent une telle activité [de résistance].”

~ Naïm Qassem (2005) ~

 

Vers une nouvelle guerre au Liban

 

Thierry Meyssan

 

14 Mars 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article190702.html

 

Depuis mai 2008, le Liban ne respecte plus sa propre constitution et n’a plus de budget. Le pays, aujourd’hui à la dérive, est redevenu une proie facile pour Israël. L’échec de l’opération contre la Syrie conduit le parti colonial à se chercher une nouvelle cible. Si une seconde guerre civile peut encore être évitée, il sera difficile d’empêcher une nouvelle invasion.

Depuis l’accord de Doha et l’élection anticonstitutionnelle de Michel Sleiman comme président de la République, en 2008, le Liban n’a pas connu d’événement politique marquant jusqu’à août dernier. Au cours des sept derniers mois, le pays a été secoué lors de la « crise des ordures » par des manifestations susceptibles de déboucher sur une seconde « révolution du Cèdre », puis par une crise de confiance avec l’Arabie saoudite et ses alliés, enfin par une mise en cause internationale du Hezbollah. Trois événements qui, pris séparément, semblent s’expliquer par eux-mêmes et ne débouchent sur rien. Et pourtant…

En août 2015, débuta subitement la « crise des ordures » : l’État ne parvint pas à renouveler le contrat de ramassage des poubelles par la société Sukleen. En quelques jours, le pays dans son ensemble devint une vaste poubelle, les déchets s’amoncelant dans les rues. Des manifestations se formèrent accusant le gouvernement d’incurie. Bientôt des milliers de manifestants clamaient dans le centre de la capitale que les politiciens eux-mêmes étaient des ordures, pillant l’État au détriment des citoyens. Des médias évoquaient un début de révolution colorée comparable à la « révolution du Cèdre » organisée par les États-Unis après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri ; d’autres médias évoquaient une extension du « printemps arabe » [1]. En définitive la fureur populaire retomba car le système communautaire unique du Liban —imposé par la France— attache chaque citoyen à sa communauté religieuse et l’empêche de se positionner sur les questions nationales.

Toutefois, sept mois plus tard, la crise des ordures n’est toujours pas résolue. Certes, la capitale et les grandes villes sont nettoyées, mais dans de nombreuses régions, les poubelles s’accumulent répandant une odeur nauséeuse. La persistance et la généralisation de ce problème ont des conséquences en matière de santé publique. Les virus se propagent et presque tous les Libanais sont malades épisodiquement. Elles ont aussi des conséquences économiques. De facto, le tourisme, principale source de revenu officiel du pays, est en forte baisse.

La seconde crise a débuté avec l’annulation du don saoudien de 3 milliards de dollars à l’Armée libanaise [2]. En réalité, ce « don » était la rémunération versée à l’Armée libanaise pour avoir détruit le témoignage de Majed el-Majed qu’elle avait arrêté lors de son transport en ambulance, le 26 décembre 2015. Le célèbre terroriste était le représentant du prince Bandar Ben Sultan au Levant. Il était suspecté de connaître personnellement la totalité des politiciens qui soutiennent secrètement les jihadistes. Son témoignage aurait gravement mis en difficulté le royaume saoudien. L’homme eut la bonne idée de mourir après quelques jours de détention sans que son témoignage détaillé ne soit enregistré [3].

Pour justifier l’annulation de son « don », Riyad évoqua la réaction du Liban à l’exécution de cheikh Nimr Baqr al-Nimr. Le 2 janvier 2016, la pétro-dictature avait en effet décapité le chef de son opposition. Or, il se trouve que cette personnalité était un religieux chiite, ce qui souleva une vague d’indignation dans toutes les populations chiites du monde, y compris au Liban [4]. L’Arabie saoudite mobilisa ses alliés pour affirmer son droit absolu à tuer qui il souhaite parmi ses sujets, tandis que le Liban se tint prudemment sur la réserve. Riyad décida d’y voir une forme d’ingratitude au regard des milliards déversés durant des années pour soutenir le 14-Mars, c’est-à-dire la coalition des partis communautaires libanais collaborant avec Israël.

Surtout, Riyad décida de couler l’économie libanaise en interdisant à ses sujets de se rendre au Liban et en faisant étendre cette interdiction aux Bahreïnis et aux Émiratis. Privé de ses touristes du Golfe, les commerces et les banques sont immédiatement entrés en récession.

La troisième crise est celle concernant le Hezbollah. Ce réseau de résistance à l’occupation israélienne s’est progressivement transformé en parti politique et participe au gouvernement. Principalement soutenu par la Syrie dans la période 1982-2005, il se tourne progressivement vers l’Iran après le départ de l’Armée arabe syrienne du Liban. Dans la période 2006-2013, il reçoit un arsenal considérable des Gardiens de la Révolution iraniens. Cependant, depuis l’élection de cheikh Hassan Rohani en Iran, le Hezbollah se prépare à une rupture et développe ses propres sources de financement en s’appuyant sur la diaspora libanaise et/ou chiite à l’étranger, principalement en Afrique et en Amérique latine. Suite à la signature de l’accord 5+1 avec l’Iran, le 14 juillet 2015, le Hezbollah s’engage contre les jihadistes aux côtés de l’Armée arabe syrienne, tout en prenant progressivement ses distances avec Téhéran.

Le 16 décembre 2015, le Congrès des États-Unis a adopté à l’unanimité une loi interdisant aux banques de travailler avec le Hezbollah ou des organes liés à la Résistance libanaise et visant, en outre, à empêcher la diffusion de la chaîne de télévision Al-Manar [5]. Immédiatement le Trésor a pris des sanctions contre Ali Youssef Charara, PDG de la société Spectrum Investment Group, accusé de participer au système de financement de la Résistance [6]. La loi états-unienne a été suivie par des résolutions du Conseil de coopération du Golfe et de la Ligue arabe qualifiant le Hezbollah de « mouvement terroriste ».

Le dispositif est désormais complet : l’économie libanaise est ruinée et le principe de la Résistance à l’occupation israélienne est assimilé à du terrorisme. La chaîne de télévision Al-Manar ne devrait plus être accessible par NileSat et ArabSat, limitant considérablement son audience.

Deux options sont désormais possibles pour Washington et Tel-Aviv : soit une guerre classique, comme en 2006, soit —plus simple et plus discret— une guerre civile, comme le Liban l’a connue de 1975 à 1990. Le dernier président constitutionnel du Liban, Émile Lahoud, appelle à une réforme immédiate de la loi électorale, de manière à ce que le prochain parlement ne soit pas représentatif des communautés religieuses, mais de la population. C’est le seul moyen d’éviter la guerre civile.

[1] « Au Liban, une manifestation populaire pour « la chute du régime » », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 24 août 2015.

[2] « L’Arabie saoudite annule son don de 3 milliards au Liban », Réseau Voltaire, 20 février 2016.

[3] « Le silence et la trahison qui valaient 3 milliards de dollars », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 15 janvier 2014.

[4] « La mort du cheikh El-Nimr fait vaciller le régime des Saoud », par André Chamy, Réseau Voltaire, 3 janvier 2016.

[5] “Hezbollah International Financing Prevention Act of 2015 (H.R.2297)”, Voltaire Network, 16 December 2015.

[6] « Treasury Sanctions Hizballah Financier and His Company », U S Department of the Treasury, January 7, 2016.

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En parallèle à cet article de Meyssan, cette information émanant de l’IRIB / Sahar TV, chaîne d’information iranienne francophone, confortant l’analyse de T. Meyssan et laissant penser que le choix d’une nouvelle guere civile a été fait par les sionistes:

“Israël incapable de faire la guerre contre le Liban (Mohamed Raad, chef de la délégation politique du Hezbollah au perlement libanais)

Sahar TV

14 mars 2016

Le Chef de la fraction du Hezbollah, au Parlement libanais, a assuré que les Sionistes étaient incapables de faire la guerre contre le Liban.

«Le Liban est conscient de l’incapacité de l’ennemi sioniste face à la Résistance», a déclaré le Chef de la fraction du Hezbollah, au Parlement libanais, Mohammed Raad, avant de souligner : «Israël n’est pas capable d’entamer une nouvelle guerre contre le Hezbollah».

Il a, ensuite, regretté la trahison de certains dirigeants arabes, vis-à-vis de Qods, de la Palestine, du Liban, de la Syrie, de la Jordanie, et même de la Mecque et de Médine, en affirmant : «Ces dirigeants agissent en faveur des intérêts des Sionistes».

Source: http://francophone.sahartv.ir/infos/moyen_orient-i30151-israël_incapable_de_faire_la_guerre_contre_le_liban_(mohammad_raad)

Résistance politique et de terrain: Le Hezbollah grande puissance selon Israël…

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“L’hégémonie américaine ne protège que l’autorité des leaders politiques qui sont complaisants avec les intérêts des Etats-Unis. Devant leur forte position internationale, les Etats-Unis sont capables de mettre en accusation quelque entité de leur choix, lançant des slogans suffisamment attractifs pour mettre en action une série de procédures visant à renverser des régimes, que ceux-ci soient effectivement coupables de ce qu’on leur reproche ou pas.”

“Étiqueter les mouvements de résistance qui luttent contre l’occupation au Liban et en Palestine comme ‘extrémistes’ simplement parce qu’ils luttent contre l’occupation menée par Israël n’est qu’un point de vue politique et non pas une description de la nature essentielle de tels mouvements. Une telle description politique n’a aucune signification car elle tombe dans le domaine de conflit d’intérêts et de divergences de valeurs… La fondation de base pour confronter le danger imminent israélien pourrait-être édicté comme suit: L’entité israélienne représente un grave danger pour la Palestine et pour la région entière, un danger qui se doit d’être contré, confronté et résisté. Tous les moyens doivent être employés pour faire face à ce danger et toute phase confrontationnelle sera forgée par ses besoins et les circonstances prévalentes. La base de tout est de refuser la ‘légitimité’ de l’occupation et d’adopter la persistance de la résistance comme pilier porteur. Il n’y a pas besoin de parler d’autres futures étapes.”

~ Naïm Qassem, secrétaire adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Le Hezbollah est une des organisations les plus puissantes au monde (Rapport israélien)

 

Al Manar

 

24 mars 2015

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=226995

 

Selon le site israélien Walla,  un haut commandant de l’armée israélienne  , le général Guy Tzur, a  écrit : « le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a réussi à transformer son organisation en l’une des plus puissantes organisations dans le monde ».

Se réferant à des sources de la Division du renseignement militaire , il décrit «  sayyed Nasrallah comme  quelqu’un qui jouit non seulement de grandes connaissance  dans l’ Islam et dans le domaine sécuritaire,  mais tout autant en économie, dans le commerce et les marchés mondiaux, ce qui l’aide à gérer les actions du Hezbollah à travers le monde, notamment en Afrique et l’ Amérique du Sud ».

Et de souligner que « malgré la liquidation de ses haut fonctionnaires, comme Moughnieh, le Hezbollah a poursuivi son processus de renforcement de sa force militaire avec le soutien de l’Iran et de la Syrie ». Toujours selon le site israélien, un ancien officier supérieur de l’état-major général a déclaré que le Hezbollah est «une organisation très puissante du point de vue intellectuel, et donc si elle perd quelqu’un comme Moughnieh qui  a une grande influence, ses éléments  savent quoi faire et comment poursuivre leurs progrès dans la réalisation de leurs objectifs ».


Toujours selon le rapport, les éléments du Hezbollah sont très bien formés jouissant d’une forte expérience de combat, et d’une excellente maîtrise de soi ainsi qued’une technologie très avancée pour recueillir des informations.

Pour ce qui est des missiles antiaériens du Hezbollah, ce dernier possède des missiles Stinger, des missiles d’épaule de type « Strela » et  « Igla », ce qui peut représenter une menace réelle contre les hélicoptères israéliens. Sans compter plus de cent cinquante drones.
 
Le rapport n’a pas omis les  capacités marines du Hezbollah estimant qu’il dispose plus de 800 missiles sol-mer de type C, et exprime sa crainte qu’il ne possède les missiles avancés Yakhont. Citant un officier dans la marine,  le Hezbollah aurait établi  des tunnels d’eau grâce à des plongeurs bien entrainés.  

Selon les estimations de l’armée israélienne, le Hezbollah possède 700 missiles de longue portée; 5500 missiles de moyenne portée, et une centaine de milliers de missiles de courte portée sans compter plus de cent missiles de type Fateh.
 
Pour ce qui est du scénario d’une journée de confrontation avec le Hezbollah, l’armée israélienne estime que :

Un millier de missiles de courte portée sera lancé par jour.
Cinquante tirs de roquettes par jour pouvant atteindre 250 km.
10 missiles par jour capable d’atteindre Dimona.

Le rapport ajoute que le Hezbollah s’est investi dans l’amélioration des infrastructures et dans la construction de tunnels souterrains dans  160 villages chiites transformés en bases pour lancer des roquettes. 

Selon les estimations des experts, l’organisation compte aujourd’hui plus de 15 000 combattants et de réservistes. En outre, l’organisation met l’accent sur la construction d’une doctrine de combat capable de briser les défenses de l’armée israélienne en terre, mer, et air et même dans le monde de l’internet. De plus, le Hezbollah a réussi à construire un système de communication interne, qui ne peut pas être infiltré pour communiquer avec ses bases,  en plus d’ un système pour collecter des informations.

En revanche, le Hezbollah a deployé un système de surveillance le long de la frontière nord et utilise une technologie sophistiquée pour recueillir de l’information, certains fournis par l’Iran et d’autres de la Syrie. D’ailleurs, l’armée israélienne s’est plaint de cette technologie qui a été utilisé lors de l’opération contre le convoi Givati  dans les fermes de Chebaa, au mois de Janvier dernier.
 
Selon les sources de l’armée israélienne, cette technologie permet au Hezbollah d’enregistrer  toutes les activités de l’armée israélienne  près de la barrière frontalière et dans les bases. En outre, rien n ‘empêche le Hezbollah d’avoir des agents à l’intérieur d »Israël », qu’il a recruté au cours des dernières années, des gens ont été arrêtés ayant eu des  contacts avec l’organisation.

Enfin le rapport s’arrête sur les caractéristiques du Secrétaire général du Hezbollah, sayyed  Hassan Nasrallah qui connait bien  la société israélienne et  ses composantes et comment s’adresser au public israélien.

Une leçon de servitude: Résistance libanaise, Israël et le caniche « Union-européenne »…

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Tzipi et le “Guardian”

 

Gilad Atzmon

 

23 Juillet 2013

 

url de l’article original:

http://www.gilad.co.uk/writings/tzipi-and-the-guardian.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Union Européenne interventionniste, qui ensemble avec les Etats-Unis, infligent la terreur sur chaque bout de terrain riche en pétrole et autres minéraux, a décidé hier que la résistance libanaise à l’occupation de son territoire est terreur. Elle a classé le mouvement chi’ite comme une organisation terroriste.

Pathétique.

Le journal du “Guardian” de Londres, jadis un quotidien respecté, eut assez de courage pour affronter l’évènement, mais plutôt que de présenter une approche humaniste ou intellectuelle et critique, il a prétendu présenter une “position impartiale”. Hier il a publié un débat entre la criminelle de guerre Tzipi Livni et Sami Ramadani.

On pourrait se demander pourquoi Tzipi Livni, politicienne israélienne (NdT: ancienne ministre israélien des affaires étrangères), représente un côté de ce débat ? Israël n’est pas un membre de l’UE. Israël est clairement l’élément qui pousse pour que l’UE nomme le Hezbollah comme organisation terroriste. Pourtant, il est loin d’être clair pourquoi le Guardian a demandé à Livni son opinion sur ce débat en particulier ? Peut-être que le temps est venu pour le Guardian de décider s’il est le gardien de la vérité ou celui d’Israël.

Quoi qu’il en soit, du moins psycho-analytiquement, l’argument de Livni est fascinant. La va t’en guerre israélienne exhibe, représente, ce qu’est une projection.

Livni insiste par exemple que l’organisation “commet des attaques terroristes ciblant d’innocentes victimes civiles.” Mais en fait, c’est Israël et le gouvernement dont Livni faisait partie qui faisait exactement cela au temps de la seconde guerre du Liban et de l’opération “plomb durci” (à Gaza).

Livni se réfère également à la démocratie et à ses valeurs. “L’histoire nous a enseigné la nécessité de mettre des limites et des conditions à la participation démocratique.” Mais la vérité est qu’Israël retient des millions de Palestiniens dans des prisons de plein-air et les dépouille de tous droits civiques.

Mais Livni est correcte lorsqu’elle conclut qu’ “une ferme distinction entre des partis politiques légitimes et des organisations terroristes est cruciale pour la survie de la liberté, de la démocratie et de la modération.” Ainsi de cette façon, c’est Israël qui devrait être désigné comme appareil terroriste une bonne fois pour toute. Israël terrorise la région entière et menace de manière continue la paix mondiale.

Lire plus, l’article du Guardian de Londres: http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2013/jul/22/eu-hezbollah-israel