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« Hezbollah, son histoire de l’intérieur » (version PDF de larges extraits du livre de Naïm Qassem)

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Résistance 71

 

5 décembre 2017

 

Jo de JBL1960 nous a fait un superbe pdf de notre traduction partielle de l’ouvrage de Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah (version arabe 2004, version anglais 2005, version française 2008), « Hezbollah, son histoire de l’intérieur ».

Nous conseillons à nos lecteurs de se procurer ce livre et de le lire en entier dans la langue de leur choix, car il est à notre sens sans doute le meilleur livre publié à ce jour, pour comprendre l’histoire complexe et ses implications géopolitiques dans le Moyen-Orient de l’après première (chute de ’empire ottoman et déclaration Balfour) et seconde guerres mondiales (résolution ONU 1947, création de l’état d’Israël en 1948, Nakba, guerres israélo-arabes et civile libanaise…), au travers de la genèse d’un groupe de résistance à l’occupation sioniste, devenu parti politique influent et hautement respecté au-delà des frontières, pour son honnêteté et son intégrité.

L’ouvrage remet en perspective l’idée que nous avons été souvent amenés à nous faire au sujet du Hezbollah, idée bien entendu et comme il se doit, façonnée par la propagande impérialiste occidentale qui diabolise toute résistance à la pensée et action politico-économique dominante du moment.

Il est temps de rétablir un équilibre des connaissances pour que plus de personnes sachent de quoi il retourne lorsqu’on va leur vendre la nouvelle guerre à venir contre l’Iran et ses alliés, dont le Hezbollah fait partie. Ce processus est déjà … en marche…

Cette traduction fait partie de notre démarche de prise de conscience et de travail pour que toujours plus d’occidentaux se débarrassent des chaînes principalement idéologiques du colonialisme et de la suprématie de la civilisation occidentale écrasant le reste du monde, afin de se tenir debout, main dans la main avec tous les peuples autochtones des continents pour établir à terme la société de l’union dans la complémentarité, abandonnant l’antagonisme induit et se fondant dans la société des sociétés des associations libres. Les membres du Hezbollah, Libanais, musulmans et politiquement conscients, sont partie intégrante de la résistance des peuples autochtones au colonialisme exacerbé de la marchandise en mouvement. Le comprendre, c’est déjà agir…

Version PDF de notre traduction partielle:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

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Guerre en préparation au Moyen-Orient: La secte sioniste wahhabite contre l’Iran et ses alliés…

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« Quiconque adopte le slogan de libérer les régimes arabes comme pré-requis de la libération de la Palestine est sur une fausse voie et ne fait que compliquer la tâche de la libération. La cause la plus haute est celle de la libération de la Palestine, sur cette base les régimes arabes et leurs peuples devraient se libérer de ce cauchemar qui assombrit et mine toutes les politiques adoptées dans notre région. »
~ Naïm Qassem, SG adjoint Hezbollah, 2005 ~

 

Ryiad n’est pas de taille à isoler le Hezbollah

 

Press TV

 

15 novembre 2017

 

Source:

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/11/16/542393/Que-peut-faire-lArabie–propos-du-Hezbollah

 

Bloomberg étudie dans un article les moyens dont dispose Riyad pour faire pression sur le Hezbollah. 

Dona Abu-Nasr, journaliste de Bloomberg, fait allusion dans son analyse datée de mercredi 15 novembre, à l’animosité latente et patente de Riyad contre le mouvement de la Résistance libanaise et écrit :

« L’Arabie saoudite tente un nouveau coup politique pour changer l’équilibre des forces dans la région et son dévolu est tombé sur le Liban. Pourtant, même en travaillant avec les États-Unis et Israël pour tenter d’isoler le mouvement libanais, les Saoudiens ont peu de chance pour isoler le Hezbollah. La Résistance libanaise est aujourd’hui une force régionale qui a ses éléments au Yémen, en Irak et en Syrie ».

L’article cite par la suite Denis Sullivan, co-directeur du Middle East Center de la Northeastern University de Boston. L’expert évoque un défi major lancé au Hezbollah et affirme : « Si le Hezbollah parvient à surmonter la crise que vient de provoquer Riyad, ce sera le Hezbollah qui en sortira gagnant. Il est trop tard pour l’Arabie saoudite de contrer le Hezbollah qui est désormais partout présent ».

L’analyste de Bloomberg faisant allusion à la démission surprise du premier ministre libanais, Saad Hariri à Riyad et à ses incidences sur les évolutions régionales, avant de poursuivre:

« Nasrallah a parlé à deux reprises de cette démission et dans ses deux discours, il s’est exprimé d’un ton calme, conciliant et dissipant les craintes d’un conflit total avec les sunnites et se joignant aux appels pour le retour de Hariri de sa « détention » saoudienne et ce, malgré les différentes politiques qui existent à l’intérieur du Liban. À vrai dire, la tactique de Nasrallah est très subtile. Il a dénoncé Riyad pour avoir monté le coup, ce qui lui a permis de présenter la crise comme une atteinte au droit international. Dans cette perspective, personne n’irait remettre en cause  la participation du mouvement libanais dans des conflits régionaux ».

D’après l’auteur de l’article, « le Hezbollah fait partie du gouvernement libanais et a besoin de la couverture politique que Hariri a fournie à une époque où les sanctions américaines contre le groupe, sans oublier entre temps le rôle de la rhétorique israélienne sur le bombardement du Liban pour remonter ce pays à l’âge de pierre ».

Plus loin le texte reprend les propos de Sanam Vakil, professeur adjoint d’études sur le Moyen-Orient à l’École des hautes études internationales de l’Université Johns Hopkins qui explique la stratégie de Riyad qui consiste  » à infliger des souffrances au Liban – économique, diplomatique et politique – et à provoquer par ricochet, plus de sympathie et de popularité en faveur du Hezbollah ». Pour l’expert, cette stratégie est datée et ne répond plus au contexte actuel dans la région : « C’est une stratégie qui date de 2005, lorsque les protestations ont chassé les Syriens du Liban à la suite du meurtre de Hariri. Les Saoudiens espèrent pouvoir reproduire un élan semblable et dans la foulée, la pression de rue. Or c’est le contraire qui se produit. Car le Hezbollah n’est plus ce qu’il était en 2005. « C’est une force créé en 1980 et qui n’a cessé d’évoluer depuis cette date, étendant ses racines dans le tissu politique et social du Liban. Nasrallah est une peau dure qui saura comment se tirer de cette affaire ». Et  l’article se termine ainsi : « Les Saoudiens n’ont que peu de moyens pour atteindre e Hezbollah. À Vrai dire, la crise suscitée autour de Hariri n’est qu’un simple mal de tête pour un Hezbollah qui a connu des maux beaucoup plus sérieux ».

Nouvelle guerre impérialiste en préparation: L’Arabie Saoudite a offert quelques milliards à Israël pour attaquer le Liban (H. Nasrallah)

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Comme à son habitude, une analyse fine, lucide et au scalpel du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

~ Résistance 71 ~

 

Nasrallah révèle que l’Arabie a offert des milliards de dollars à Israël pour frapper le Liban

 

Al Manar

 

10 novembre 2017

url de l’article en français: http://french.almanar.com.lb/650813

 

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a révélé que l’Arabie a incité Israël à frapper le Liban. Dans un discours retransmis, ce vendredi, par la chaine AlManar, à l’occasion de l’Arbaïn de l’imam Hussein et de la journée du martyr du Hezbollah, Sayed Nasrallah a précisé qu’il ne s’agit pas d’analyses mais d’informations. L’Arabie s’est dit prête à payer des dizaines de milliards dollars à Israël pour mener cette guerre, a affirmé le numéro un du Hezbollah.

S’agissant de la démission forcée du Premier ministre Saad Hariri depuis Ryad, Sayed Nasrallah a assuré que M.Hariri est assigné à résidence en Arabie saoudite. Il a également appelé les Libanais à l’unité face au complot saoudien contre le Liban et le Hezbollah, tout en saluant la gestion sage du chef de l’Etat.

Et d’ajouter : l’humiliation du Premier ministre libanais est une humiliation pour tous les Libanais, appelant à agir pour sa libération.

Sayed Nasrallah a également indiqué que l’Arabie saoudite voulait se défouler au Liban, car elle ne peut pas affronter l’Iran.

Voici les principaux points de son discours :

Tout d’abord, je présente mes condoléances au prophète Mohammad (S) et sa sainte famille à l’occasion du 40ème jour du martyr de l’Imam Hussein, aujourd’hui nous commémorons également la journée du martyr du Hezbollah, quand le martyr Ahmad Kassir a attaqué et détruit en 1982 le quartier général des forces d’occupation israéliennes à Tyr.

L’Arbaïn

La manifestation grandiose à laquelle nous avons assisté durant ces dernières années, est une manifestation humaine, et morale sans précédent. Aujourd’hui la ville sainte de Kerbala, a accueilli des millions de fidèles qui se sont recueillis auprès du mausolée de l’Imam Hussein.

20 millions de visiteurs, dont la majorité se sont rendus à pied, sont venus des quatre coins du monde, selon les derniers statistiques des autorités irakiennes.

Il y a des fidèles qui ont parcouru plus de 1000 km des frontières irano-pakistanaises.

Durant cette marche grandiose, c’est le peuple irakien ou des volontaires étrangers qui s’occupent des services (nourriture, domicile) offerts aux fidèles. Alors que les forces de sécurité veillent à la situation sécuritaire.

Quel est le secret des pleurs et cet amour éprouvés pour cet imam, tombé en martyr depuis 1378 ans. Il faut mener une étude approfondie pour comprendre ce phénomène historique.

Si on veut définir l’amour, la fidélité, le sacrifice nous allons constater qu’ils se regroupent à Kerbala. Parce qu’il est le martyr, fils de martyr, petit fils de prophète et il s’est sacrifié lui et sa famille pour défendre la religion. L’imam Hussein incarne l’un des aspects de la dignité octroyée par Dieu à cet imam.

Journée du martyr

Beaucoup de nos combattants ont mérité cette dignité en tombant en martyre. Les moujahidines se sont sacrifiés pour défendre la patrie et le peuple.

Un des fruits des sacrifices de nos martyrs dans la vie d’ici bas, c’est que nous sommes parvenus à libérer nos terres et nos détenus en l’an 2000 tout en avortant les projets israéliens contre le Liban.

Grâce à cette dignité, nous avons réussi à accomplir, en aout 2017, la deuxième libération du Liban tout en préservant la sécurité et la stabilité dans notre pays.

Et aujourd’hui, nous contribuons à mettre à échec le plus grand complot fomenté contre l’Islam et l’humanité : Daesh. Ce groupe, qui a été crée par Obama, Clinton et l’Arabie, est en train de rendre son dernier souffle. Et ce, grâce à nos martyrs.

La dignité, la liberté, et la liberté dont nous jouissons au Liban est due aux martyrs, non pas ceux du Hezbollah seulement  mais de tous les martyrs…

De là, nous sommes appelés a préserver les acquis accomplis par nos martyrs. Ils se sont sacrifiés pour le bonheur de tous les Libanais, pour défendre tout le Liban et toute la nation (Oumma) menacée par Israël. Notre responsabilité consiste à préserver cet héritage.

Le Liban jouissait d’une stabilité sans précédent

De là, je passe au Liban, qui depuis samedi dernier connait une crise depuis la démission forcée de son Premier ministre, Saad Hariri. Toute la région est préoccupée de la situation au Liban.

Depuis un an, la situation était devenue stable au Liban, après l’élection du président, la formation du gouvernement, l’approbation du budget, l’accord sur une nouvelle loi électorale, le dialogue entre les factions libanaises. En plus de tout cela, les Libanais jouissaient d’une sécurité et stabilité sans précédent.

Même, le Premier ministre Saad Hariri, a fait état, il y a deux semaines, de l’arrivée de 9 millions de visiteurs à l’aéroport international du Liban, dont 2 millions durant les mois de juillet et aout.

Ceci est le résultat de la coopération et des concessions présentées par toutes les parties libanaises, en plus de la libération du Jurd (des groupes takfiristes).

Dans la foulée de cette ambiance positive, l’Arabie convoque- à la surprise générale- le Premier ministre et le force à présenter sa démission et à lire un communiqué rédigé par les Saoudiens. Et Après cela, ils ont commencé à proférer des menaces contre le Liban.

Ingérence saoudienne sans précédent

L’Arabie a eu recours à une ingérence officielle sans précédent pour forcer Saad Hariri à la démission. Tous les Libanais sont unanimes sur ce point. Même, le département d’Etat US a dit qu’il n’était pas au courant de cela.

M.Hariri est actuellement assigné à résidence en Arabie, et il est interdit de rentrer au Liban.

L’Arabie tente de l’écarter de la direction de son parti : Le Futur, pour y imposer un nouveau dirigeant.

Les Saoudiens veulent imposer un nouveau Premier Ministre au Libanais. Ils croient qu’ils peuvent imposer leur choix aux Libanais.

Ils ont également eu recours à l’incitation des Libanais à s’affronter et à s’entretuer.

Inciter Israël à frapper le Liban

Les Saoudiens ont également exhorté les pays arabes et étrangers à agir contre le Liban. Mais le plus dangereux dans tout cela est: l’incitation saoudienne à Israël de frapper le Liban. Je n’évoque pas d’analyses mais je révèle des informations. L’Arabie s’est dite prête à payer des dizaines de milliards dollars à Israël pour cela.

L’Arabie a également demandé en 2006 à Israël de poursuivre son agression contre le Liban jusqu’à l’éradication du Hezbollah. Les comptes d’Israël sont différents.

Il est clair que l’Arabie a déclaré la guerre au Liban et au Hezbollah.

Je voudrais m’adresser aux Libanais, pour leur dire que durant cette année nous avons jouit d’une stabilité au niveau sécuritaire et monétaire….Alors que de nombreux pays de la région regrettent profondément leur situation.

Par contre, l’Arabie Saoudite vous appelle à saboter cette stabilité et détruire vos maisons par vos propres mains. Etes-vous prêts à le faire?

A votre avis, l’Arabie Saoudite cherche-t-elle vraiment à aider les Libanais?

On comprend que l’Arabie et le Hezbollah sont des adversaires, mais les Libanais doivent tirer les leçons de ce qui s’est passé dans la région.

En Syrie, les princes saoudiens dirigeaient la guerre depuis Amman. Quel est le résultat : ils ont détruit la Syrie. Il en est de même pour l’Irak et le Yémen. J’appelle les Libanais à savoir décider de leur sort. Nous vivons une période crucial.

Une démission illégale et sans valeur

Partant de là, nous condamnons cette ingérence flagrante saoudienne dans les affaires libanaises. Ils n’ont pas le droit de faire cela. Et nous condamnons leurs agissements honteux à l’aéroport avec le président Hariri. Et nous considérons, en tant que Hezbollah et Libanais, que l’humiliation du Premier Ministre libanais est une humiliation pour tout le Liban.

Saad Hariri est le Premier ministre du Liban. M. Hariri n’a pas écrit un mot du communiqué qu’il a été forcé à lire lors de sa démission.

Nous appelons comme le bloc parlementaire du Futur au retour de M. Hariri au Liban. S’il veut démissionner, qu’il rentre au pays et qu’il fasse ce qu’il veut. Il pourrait dire qu’il voudrait rester Premier ministre ou démissionner, ou encore déclarer la guerre au Hezbollah. Mais qu’il rentre au pays. Car il est inacceptable qu’il reste Premier ministre du Liban alors qu’il est en résidence surveillée.

Nous considérons que cette démission est illégale et n’a aucune valeur, car elle a été faite sous la contrainte.

Nous saluons la gestion sage du président Aoun, et sa concertation avec le chef du parlement, qui a préservé la sécurité au Liban et avorté les objectifs directs de cette démission.

Nous appelons les forces politique et le peuple à la vigilance et à ne pas prêter l’oreille aux provocations de certains. Les gens doivent garder leur contact pour sauver le Liban de cette crise. N’ayez pas peur.

Notre volonté patriotique garantira et préservera le Liban. Face à cette animosité et à ces menaces, nous devons assumer nos responsabilités et surmonter nos différends…

S’agissant des rumeurs de la chaine al-Arabiya sur une tentative d’assassinat du Premier ministre, bien que les forces sécuritaires aient démenti ces allégations. Ceci est dangereux, et montre que l’Arabie Saoudite insiste à déstabiliser le pays. Ils ont même prétendu avoir découvert un système de brouillage, de fabrication iranienne, sur la route de l’aéroport. Il faut se méfier et être prudents face à ces hypothèses saoudiennes.

Les Israéliens sont ils prêts à lancer une guerre contre le Liban ?

Au sujet d’Israël, nous écartons l’hypothèse d’une guerre contre le Liban, compte tenu des conditions politiques. Sachant qu’Israël réalise que le cout de la guerre contre le Liban sera trop cher. Israël n’a pas besoin d’aller à une guerre, il peut profiter de la situation en adoptant d’autres voies. Aujourd’hui, le bureau de Netanyahu a réclamé de toutes les ambassades israéliennes de soutenir l’Arabie dans sa guerre contre le Liban. Israël cherche la division et à semer la zizanie, sans intervenir militairement.

Il y a deux semaines, des groupes takfiristes d’al-nosra sont entrés via les territoires occupés par Israël dans la région syrienne de Hadar, où ils ont mené un attentat. Mais grâce à la bravoure des forces syriennes et des habitants, la situation n’a pas dégénérée.

Israël voulait déclencher une guerre confessionnelle, entre les habitants de Hadar à majorité druze, et les combattants d’al-Nosra, des sunnites. Il faut se méfier de la reproduction de ce scénario au Liban.

Le Hezbollah est plus fort que jamais et nous les mettons en garde contre l’exploitation de cette situation.

Les Israéliens travaillent selon leurs propres intérêts. Ont-ils intérêt à se lancer dans une guerre contre le Liban? Je ne le crois pas. Ils savent bien l’ampleur de notre force.

Les échecs de l’Arabie dans la région

Par rapport à l’Arabie Saoudite, ce régime est très en colère contre l’Iran et contre le Hezbollah, (parce qu’il ne peut pas affronter directement l’Iran). Nous comprenons sa colère mais nous ne pouvons pas admettre leurs réactions. L’Arabie, en voyant tous ses échecs en Syrie, en Irak, leur soutien au référendum du Kurdistan, la guerre contre le Yémen qui a déjà dépassé les 1000 jours sans, se dit qu’elle peut réaliser des avancées au Liban.

Au Yémen, ils ont lancé une guerre atroce qui a causé la plus grande famine au monde. Le Hezbollah est accusé d’un crime historique pour avoir condamné les crimes saoudiens. Au Yémen, les Saoudiens ont échoué et ils nous accusent d’avoir transféré de l’Iran et tiré, depuis une zone contrôlée par les Houthis, le missile qui s’est abattu sur l’aéroport du roi Khaled à Riyad. C’est un problème de la mentalité  saoudienne qui méprise les Yéménites. Sachez que ces derniers ont acquis l’expertise de fabriquer des missiles et des drones. Les Saoudiens ne croient pas ceci. Mais je vous appelle à y croire. C’est parce que vous sous-estimez les Yéménites que vous avez échoué.

Puis on vient accuser l’Iran et le Hezbollah d’être derrière cet échec saoudien.

L’Arabie a également échoué dans la crise avec le Qatar, qui a refusé de se soumettre aux pressions saoudiennes.

Et puis à Bahreïn, vous avez tué les jeunes et assigné à résidence l’Ayatollah cheikh Issa Qassem. Aujourd’hui, Bahreïn est au bord de la faillite. A la fin de chaque mois, le roi de Bahreïn est obligé d’aller en Arabie et aux Emirats pour prendre de l’argent afin de payer les fonctionnaires.

L’Arabie se défoule au Liban car elle ne peut pas le faire face à l’Iran

Il n’est pas vrai que le Liban est sous l’emprise de l’Iran. L’Arabie, tout comme l’Iran, ont une influence au Liban. Mais à la différence de Riyad, Téhéran ne se mêle pas des affaires libanaises. Il ne dit pas +nommez tel Premier ministre, organisez des élections, attribuez le marché du pétrole à telle ou telle compagnie +. Je vous le dis, l’Iran a de l’influence au Liban mais n’instrumentalise pas cette influence pour obtenir des gains. Je vous défie de me donner un seul exemple qui contredise mes propos. L’Arabie saoudite vient se défouler au Liban. Elle ne peut pas le faire face à l’Iran. Mais si le roi saoudien croit que par ces mesures il fera fléchir l’axe de la résistance, il a complètement tort et il connaitra de nouveaux échecs.

Ne cherchez pas à éliminer le Hezbollah. Personne ne pourra le faire quoi qu’il fasse. Fixez des objectifs plus réalistes.

Par contre, imposer des sanctions contre le Hezbollah, ou le contraindre à se retirer de la Syrie et de l’Irak sont des exemples réalistes. Bien que notre mission est quasi accomplie en Syrie et en Irak après la défaite de Daesh.

Mais vous n’allez pas changer notre position sur ce qui se passe au Yémen, car il s’agit d’une position humanitaire et morale.

Sanctionnez le Hezbollah sans toucher au peuple libanais

Le ministre saoudien Adel al-Jubeir avait dit que le peuple libanais est innocent et qu’il est sous le joug du Hezbollah. Il a déclaré que son pays va sauver le peuple libanais. Comment allez-vous le faire? Comme vous le faites au Yémen sous le prétexte de chasser les terroristes? Cette guerre a entrainé la mort des dizaines de milliers de martyrs, la destruction des écoles, des lieux historiques…la propagation du choléra et la famine.

Les procédures que vous avez prises contre le Liban (menaces de frappes et incitation sunnite-chiites) sont-elle capables de sauver le peuple libanais? Inciter Israël à faire la guerre contre le Liban est un moyen de sauver les Libanais? Vous sanctionnez le Liban parce qu’il est un pays digne et libre qui refuse de se plier aux diktats du royaume.

Vous pouvez sanctionner le Hezbollah sans toucher au peuple libanais. Faites travailler votre cerveau un peu et vous serez capables de trouver les moyens pour sanctionner le Hezbollah.

N’ayez pas peur des menaces, grâce à notre unité nous serons capables de les surmonter.

Dans cette journée du martyr, nous sommes appelés à nous attacher de plus à la stabilité et à la préservation de notre Etat et de notre sécurité.

Guerre impérialiste au MO: Le Hezbollah et l’armée libanaise torchent les mercenaires takfiristes de l’empire à la frontière syro-libanaise…

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“La résistance a émergé en tant que réaction à l’occupation israélienne, qui a commencé en Palestine et s’est étendue aux autres régions arabes. Ainsi donc, aussi longtemps que durera l’occupation israélienne, la résistance persistera, car la résistance émane d’une croyance fondamentale en l’élimination de l’occupation et ne représente pas une condition temporaire ni aléatoire…” 

“Les Etats-Unis sont capables de semer ruine et destruction sur la région, de l’extorquer de ses ressources et d’attaquer ses régimes politiques, partis et peuples. Mais ceci n’est que le pouvoir d’un occupant, d’un colonisateur et non pas une source fiable et viable de pouvoir. D’un autre côté, notre capacité d’intégrer un potentiel et de résister est permanente et exponentielle. Notre droit légitime [de résister] est en soi une source de pouvoir et notre logique est sûre. Nous sommes bien résolus à garder le cap.”

~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

La bataille contre le Front Al-Nosra à la frontière syro-libanaise est à 85% terminée d’après le Hezbollah

 

Press TV

 

25 juillet 2017

 

Source: http://www.presstv.ir/Detail/2017/07/25/529641/Lebanon-Hezbollah-fighters-Syria-border-Arsal-Jabhat-Fatah-alSham-militants

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mise à jour du 26 juillet: Hassan Nasrallah a confirmé dans une intervention télévisée que toute l’opération militaire vidant à éliminer les terroristes d’Al-Nosra de la région frontalière d’Arsal, fut une initiative du Hezbollah, impliquant également l’armée libanaise et qu’aucunes autres forces militaires ne sont intervenues dans cette opération.

Comme dirait Fabius… Le Hezbollah fait du bon boulot sur le terrain ! 

= = =

La résistance libanaise du Hezbollah dit que sa bataille pour éliminer les membres du mouvement takfiriste soutenu par des puissances étrangères Jabhat Fatah al-Sham, ex-Front Al-Nosra (NdT: ceux-là même dont le ministre français des AE Fabius sous le régime Hollande disait qu’ils “faisaient du bon boulot sur le terrain”… Al-Nosra ou Al CIAda en Syrie, création à 100% de l’empire, financé par l’Arabie Saoudite et le Qatar et aidé logistiquement par l’OTAN et Israël..) à la frontière syro-libanaise est à 85% terminée et qu’il continue sa campagne afin de réduire les dernières poches terroristes sur la frontière.

Le bureau des médias du Hezbollah a annoncé dans une déclaration mardi que les combattants de la résistance ont regagné le contrôle sur les plaines de Komali et de Hamoudi, Baidar et Shoabat al-Nihla sur les extérieurs de la ville frontalière d’Arsal, située à 124 km au nord-est de la capitale libanaise, ce mardi.

La chaîne de télévision libanaise de langue arabe Al-Manar a diffusé une vidéo montrant la cache du gouverneur auto-proclamé du Fatah al-Sham dans la région stratégique d’al-Qalamoun dans le Wadi al-Kheil.

La correspondante de Press TV à Arsal a aussi dit que des unités de l’artillerie du Hezbollah ont pilonné les positions terroristes de la zone depuis mardi matin alors que les extrémistes du Fatah al-Sham sont en déroute complète et se sauvent pour protéger leurs vies.

Elle a ajouté que l’opération a infligé de très lourdes pertes dans les rangs des takfiristes, notant que des combattants du Hezbollah ont hissé les drapeaux libanais et du Hezbollah dans les zones où ils ont délogé les terroristes du Fatah al-Sham.

Le journal de langue arabe al-Joumhouria (La République) a cité une source anonyme de la sécurité, rapportant lundi que l’armée libanaise avait adopté des mesures de sécurité préventives le long d’Arsal après qu’il fut suggéré que les militants puissent enlever des personnels militaire libanais pour les prendre en otages.

Le Hezbollah a lancé une vaste offensive vendredi dernier pour dégager les deux côtés de la frontière libano-syrienne des “terroristes armés”.

En août 2014, Jabhat Fatah al-Sham et les groupes terroriste takfiristes de Daesh ont pris possession de la ville orientale libanaise d’Arsal, tuant dans le processus de nombreux soldats libanais. Ils ont pris 30 d’entre eux en otage, la plupart ont été depuis relâchés.

Depuis lors, le Hezbollah et l’armée libanaise ont défendu la frontière nord-est du pays contre des groupes terroristes djihadistes soutenus par l’étranger depuis la Syrie voisine.

Les combattants du Hezbollah ont repoussé plusieurs attaques de Daesh au Liban même. Ils ont aussi fourni une assistance aux forces armées syriennes pour contrer les efforts des militants takfiristes commandités depuis l’étranger.

Le mouvement de résistance a accusé Israël de soutenir les terroristes takfiristes opérant au Moyen-Orient. Israël qui continue d’occuper les fermes libanaises de Che’eba et les plateaux syriens du Golan, est largement rapporté offrir une aide médicale aux terroristes takfiristes blessés en Syrie. En décembre 2015, le quotidien britannique “The Daily Mail” a dit qu’Israël avait sauvé la vie de plus de 2000 terroristes takfiristes depuis 2013.

Guerres impérialistes au Moyen-Orient: Analyse d’Hassan Nasrallah (Press TV + Al Manar)

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« Par sa présence et l’exercice de son autorité, la Syrie a mis un terme à la guerre civile au Liban, a soutenu l’armée libanaise et a résolument soutenu la résistance… La présence syrienne au Liban a donc été une source de protection contre l’influence et le contrôle exercés par Israël et ne fut pas seulement un pivot dans le conflit opposant la Syrie à Israël. Il n’est que naturel que les vues du Hezbollah concourent avec celles de la Syrie, car personne n’est à l’abri des ambitions israéliennes, celles qui s’étendent bien au-delà de la Palestine et englobent toute la région. […] Le Hezbollah n’a jamais caché que sa relation avec la Syrie est fondée sur le calcul des intérêts de la résistance, la Syrie étant le seul pays arabe qui ait soutenu la résistance sans sourciller et a permis la grande libération du Liban. »
~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Les crises régionales servent les intérêts d’Israël (Hassan Nasrallah)

 

Press TV

 

23 juin 2017

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2017/06/23/526282/Hezbollah-chief-Quds-Day

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le SG du Hezbollah Hassan Nasrallah dit que les crises au Moyen-Orient et en Afrique du Nord servent les intérêts du régime israélien.

Nasrallah a fait ces remarques dans un discours marquant l’occasion du jour international Quds qui tombe le dernier vendredi du mois du Ramadan.

Il a noté que le jour de la commémoration internationale de Quds s’étend dans le monde, disant que de plus en plus de pays observent l’évènement depuis qu’il fut annoncer par le fondateur de la république islamique d’iran, l’imam Khomeini.

Nasrallah a dit que l’objectif principal des derniers développements et des guerres dévastant la région était de faire accepter par les pays régionaux les conditions de Tel Aviv. Il a ajouté que le régime d’Israël prenait avantage du statu quo dans la région afin de marginaliser ce qu’il se passe en Palestine.

“Les terroristes takfiris sont nés, ont été créés pour renverser le gouvernement syrien”.

Il a aussi avancé dans ses remarques que les groupes terroristes takfiris de Daesh et d’al-Nosra (NdT: ou Al-Qaïda en Syrie, ceux qui d’après Fabius alors ministre des AE de la France, “font du bon boulot sur le terrain”…) furent formés par les Etats-Unis et d’autres pays pour renverser le gouvernement syrien, ce qu’il a décrit comme un obstacle à tout compromis visant à résoudre le problème de la Palestine.

Il a ajouté que Daesh a été envoyé en Irak, après que le gouvernemnt de Bagdad ait exprimé son soutien indéfectible aux groupes de la résistance.

Il a aussi dit que la guerre saoudienne au Yémen a été lancée parce que les Yéménites se tiennent aux côtés du peuple palestinien. Nasrallah ajoutant que le régime de Ryad a lancé la guerre alors qu’il y avait des mouvements anti-Israël se manifestant au Yémen.

Le SG du Hezbollah a félicité le rôle de l’Iran en tant que supporteur principal e la Palestine et des groupes de résistance. Il a dit que l’Arabie Saoudite essayait d’isoler l’Iran dans la région et de faire passer la guerre en territoire iranien. Mais il a en revanche expliqué que Ryad était bien trop faible et apeuré pour lancer une guerre ouverte contre l’Iran.

Il a ajouté que la puissance et l’influence de l’Iran sur les problèmes régionaux ne faisaient que croître et que la présence de l’iran en Syrie sera plus affirmée, se référant à la récente attaque de l’Iran contre des cibles de Daesh avec des missiles dans l’Est de la Syrie, attaque qui a tué beaucoup de terroristes et a détruit entièrement leurs positions. Nasralla a confirmé l’implication de la Syrie dans l’axe de la résistance.

“Israël n’est aucunement en position de lancer une nouvelle guerre”

Nasrallah a déclaré qu’Israël participait à la guerre au Yémen, ajoutant que son armée de l’air avait effectué des raids contre ce pauvre pays.

Il a dit que le régime israélien cherchait à remplir son objectif en lançant des guerres par procuration dans toute la région.

Le chef du Hezbollah a avancé qu’Israël évite une nouvelle guerre contre le Liban ou la bande de Gaza car il sait que cela aura un coût très élevé.

Il a autrement réaffirmé que les régimes qui conspirent contre l’axe de la résistance doivent savoir qu’ils échoueront dans leur entreprise.

Note de Résistance 71: A ce sujet nos voulons ici rappeler une chose importante, à savoir que le but ultime de l’action impérialiste au MO est le chaos, la déstabilisation, la division, la destruction, afin de mieux diviser et de régner par la peur. En cela l’objectif se réalise, il convient néanmoins d’empêcher la mise sous tutelle totale de la région au chaos impérialiste, dont l’oligarchie rire les marrons du feu… Quelques détails supplémentaires important ci-dessous.

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La guerre au Moyen-Orient

Les points principaux du dernier discours d’Hassan Nasrallah, SG du Hezbollah

 

Al Manar

 

24 juin 2017

 

Article original: http://french.almanar.com.lb/464356 

 

Rédaction du site

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a mis en garde « l’entité sioniste de ne pas provoquer une guerre contre la Syrie ou le Liban. Car ce ne sera pas une guerre  israélo-syrienne ou israélo-libanaise comme en 2006. Et ce parce que des milliers de moudjahidines viendront de l’Irak, du Yémen, du Liban, de l’Afghanistan, pour défendre les terres arabes de l’agression israélienne ».

S’exprimant à l’occasion de la Journée mondiale d’alQods, le SG du Hezbollah , Sayyed Hassan Nasrallah  a expliqué l’objectif principal des guerres au Yémen, en Syrie, en Irak, mais aussi contre l’Iran, contre les mouvements de résistance dans la région, sans perdre de  vue les intérêts des Etats-Unis et de ces alliés dans la région.

Reprenant les propos de M.Liebermann et du chef d’état-major israélien à la conférence de Hertzelia, sayyed Hassan Nasrallah a affirmé que « l’entité sioniste ne veut pas une guerre contre nous car elle sait que cette guerre ne lui permettra pas de réaliser ses objectifs (..) Liebermann sait qu’une guerre contre le Liban ou contre Gaza ne provoquera que des morts, des destructions , des blessés mais pas la victoire décisive ».

Il a souligné que  » le jeu de l’hypocrisie est terminé et que les visages des régimes arabes se sont dévoilés, ce qui est un indice positif pour la région car enfin les hypocrites se révèlent » ajoutant que « celui qui complote jour et nuit contre l’axe de la résistance, qui ouvre les portes du monde arabe à l’ennemi israélien c’est le régime saoudien ».

Il a conclu que la lutte contre le terrorisme doit commencer par la lutte contre la pensée wahhabite et ce « en exhortant le régime saoudien de cesser de diffuser la pensée wahhabite , de cesser de vendre des armes aux courants takfiris ».

Principaux points du discours:

L’occasion impose une introduction. Après la victoire de la révolution  islamique en Iran et l’avénement de la république islamique de l’Iran,  l’Imam Khomeini a déclaré que le dernier Vendredi du mois de Ramadan est dédié à la journée mondiale d’alQods.

Le Vendredi est le meilleur des jours de la semaine et les jours du Ramadan sont les meilleurs jours de l’année et les derniers jours du mois de Ramadan sont les meilleurs jours de ce mois béni et donc le choix de l’Imam Khomeini  pour ce jour afin de célébrer la cause palestinienne indique la valeur de cette cause humaine et l’importance de cette journée qui porte un message au monde..

Après la mort de l’Imam Khomeini , le guide suprême  de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei a lui aussi insisté sur cette commémoration et grâce à Dieu elle s’est  renforcée et s’est répandue  à travers les quatre continents . .

Or, cette commémoration intervient avec la 50ème commémoration de la Nakba  quand les sionistes ont occupé la Palestine…

Ce qui se passe aujourd’hui dans notre région est très grave et très important car la région connait  une nouvelle période sans précédent jonchée de dangers , de défis,  de menaces , de guerres et aussi de victoires et d’espoir..

Nous pensons que le mouvement populaire qui a éclaté dans divers pays arabes était  vrai  et non comme certains le prétendent qu’il est  le fruit d’un complot.

Mais, faute d’un encadrement politique efficace, faute d’une bonne direction, faute de la présence de leaders et aussi à cause de la puissance des Etats-Unis , ce mouvement a été volé et on a entrainé la région vers une autre direction  pour réaliser des objectifs ..

Certes, parmi ces objectifs : voler nos ressources, notre pétrole et imposer leur hégémonie ..

Mais l’objectif principal de tout ce qui se passe dans la région, les guerres en Syrie, en Libye, en Irak , au Yémen .. Daech .. les répressions à Bahrein .. tout cela a pour but d’enterrer la cause palestinienne  et de créé une atmosphère  politique , médiatique et affectif favorable pour former une entente avec l’ennemi israélien au détriment du peuple palestinien..cet ennemi qui travaille jour et nuit pour enterrer la cause palestinienne , depuis sa création, sauf que les méthodes et les outils diffèrent d’une époque à  une autre , mais l’objectif reste le même pour l’entité sioniste..

1-le peuple palestinien

Ce peuple souffre l’embargo, la famine, les  arrestations,  les détentions, les assassinats, les poursuites, les harcèlements, les démolitions des maisons, des usines, des marches, la colonisation sauvage,  mais en plus ce peuple doit endurer les circonstances difficiles qui traversent la région car elles forment une pression sur le peuple palestinien .. à travers les crises que connait notre région, l’ennemi espère d’entrainer le peuple palestinien dans le désespoir, de se sentir seul et abandonné au point de le force r en fin de compte de n’accepter que les miettes dans tout futur pourparler de paix..

2-Iran

La république islamique de l’Iran est un soutien essentiel pour le peuple palestinien et pour les mouvements de résistance dans la région. Or, l’Iran lui aussi subit des sanctions, il a souffert d’embargo, il  affronte une campagne de diffamation et d’isolation, il est victime d’assassinats et d’attentats, et on cherche à le provoquer pour l’entrainer dans des guerres dans la région..

C’est du moins ce que le prince héritier a promis quand il a menacé de transférer la bataille à l’intérieur de l’Iran.. mais je vous dis que ce régime saoudien est trop lâche pour provoquer une guerre contre l’Iran..

3-Syrie

La Syrie est un Etat important dans l’axe de la résistance, car c’est un Etat sur le premier front face à Israel. De plus, une partie de son territoire est occupée par Israël.. Et donc, la Syrie représente un sérieux handicap à tout processus de paix avec l’entité sioniste..  c’est pourquoi, ils ont tenté de renverser son gouvernement, de détruire son armée et diviser son peuple..  ils ont fait venir des terroristes comme Daech et alNosra pour détruire l’Etat syrien et ensuite ils comptaient les éradiquer afin de faire venir des gens de l’opposition syrienne dite modérée, celle des hôtels de luxe, pour régner à leur place..

4-les mouvements  de résistance au Liban  

La résistance islamique au Liban et les mouvements de résistance dans la région doivent faire face aux menaces de guerre perpetuelle, aux diffamations, aux accusations de terrorisme, aux assassinats, aux tentatives de cibler l’environnement  qui soutient ces résistances, aux mesures de sanctions économiques en coupant leurs ressources..

Tous ces faits ont un seul objectif : enterrer la cause palestinienne et donc nos martyrs qui sont tombés en Syrie ou ailleurs ou les blessés ou les prisonniers de guerre ou les détenus.. tous se sont sacrifiés pour la cause palestinienne..

5-L’Irak

L’Irak a fait preuve d’une volonté politique d’opposition au projet américano-arabo-sioniste, il a exprimé clairement qu’il ne souhaite pas faire partie de l’axe qui veut enterrer la cause palestinienne.  A cause de cette volonté,  à cause de sa détermination à défendre la cause palestinienne , ils ont envoyé Daech en Irak.. N’oubliez pas Daech a été créé par les USA, avec l’argent saoudien  .. et la Turquie a offert des facilités..  ils ont planifié pour que Daech  renverse  le gouvernement irakien et détruire sa volonté et la détermination de son peuple …. l’Irak est une cible car il a refusé  de joindre leur axe..

6-Le Yémen

Au Yémen, la guerre américano-saoudienne a  divers objectifs : son pétrole, ses ressources, sa position..  La crise politique aura pu se résoudre par une table ronde de négociations.. Sauf que l’Arabie ne peut pas accepter la présence dans ce pays de courants qui défendent la cause palestinienne et qui condamnent l’occupation israélienne..mieux encore, des courants qui appelent à la résistance contre l’occupation israélienne..   Ce Yémen est sur la mer Rouge, ce Yémen se situe à Bab el-Mandeb, ce Yémen partage la frontière avec l’Arabie.. Et donc pas question de laisser dans ce Yémen des courants anti-israéliens ou anti-américains…

7-les pays arabes

Tous les pays connaissent des crises, en Libye, au Bahrein, même en Arabie  à Awwamya, partout les violences font rage, les peuples sont maltraités, opprimées, tyraninsés, ils vivent en-dessous du seuil de pauvreté …

Ces conditions poussent les gens au désespoir, à ne se préoccuper que de leur quotidien pour survivre, des conditions qui font oublier la cause palestinienne ..

Finalement, c’est  le peuple palestinien qui est visé. Ce peuple sera poussé à signer des accords humiliants, car il sera désesperé et se contentera des miettes, et si ce peuple abandonne sa cause , la cause palestinienne meurt..

A la conférence d’Hertzilia  , ils ont refusé toute discussion sur la question palestinienne , ils ont affirmé que le fait d’avoir abandoner Gaza est suffisant, et qu’alQods est leur capitale, ils ont même refusé le retour d’un seul réfugié ..

Reste que le plus dangereux et le plus menacant qui est survenu pour la première fois à cette conférence..

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: La Syrie ne sera pas partagée…

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 9 novembre 2016 by Résistance 71

Pour bien comprendre la situation et le pourquoi le Hezbollah s’est impliqué dans la défense de la Syrie contre l’invasion mercenaires takfiriste de l’occident, voici de ce disait Naïm Qassem (#2 du Hezbollah) en 2004 déjà, sur la Syrie, Bachar al-Assad y étant déja au pouvoir:

« Il n’est que chose naturelle que les vues du Hezbollah concourent avec celles de la Syrie, car de fait, personne n’est en sécurité des ambitions d’Israël, celles qui s’étendent bien au delà de la Palestine et englobent toute la région.
Le Hezbollah n’a jamais nié que sa relation avec la Syrie est fondée sur le calcul des intérêts de la Résistance. La Syrie est le seul état arabe qui a soutenu sans discontinuer la Résistance et a aidé en la réalisation de la grande libération du Liban. […] Nous ne considérons pas la relation avec la Syrie comme étant obligatoire ni accidentelle, mais elle est plutôt la pierre angulaire dans la manière de faire face à de très grosses obligations régionales. […] Ainsi la relation avec la Syrie a prouvé son utilité et sa nécessité. »
(Naïm Qassem, « Hizbullah, the Story from within », 2004, traduction Résistance 71)

Le but sioniste est le « Grand Israël » du Nil à l’Euphrate et l’axe de la résistance Sud-Liban (Hezbollah)-Damas-Téhéran, épaulé par Moscou (comme du temps ou le père de Bachar, Hafez al-Assad était soutenu par l’URSS) est le garant du muselage sioniste dans la région et pour éviter que la guerre par proxy en Syrie ne déborde sur le Liban, le Hezbollah a choisi de porter le fer hors de ses frontières, tout comme Moscou fait de même sur le terrain syrien sachant pertinemment que la prochaine étape si Damas tombe, c’est le transfert des mercenaires djihadistes de l’OTAN dans le Caucase. Poutine l’a toujours dit depuis le départ de l’intervention russe en Syrie et la convergence d’intérêt joue en la faveur de la Résistance.

— Résistance 71 —

 

Le Hezbollah ne permettra jamais le partage de la Syrie (Naïm Qassem)

 

Al Manar

 

8 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://french.almanar.com.lb/89241

 

Le numéro deux du Hezbollah Cheikh Naïm Qassem a assuré que le Hezbollah ne permettra jamais le partage de la Syrie.

« Nous considérons que cette bataille n’est pas celle de la Syrie exclusivement, mais aussi celle du Liban, de la Palestine, et de toute la région. C’est la bataille de la souveraineté, de l’indépendance et de la libération et nous parviendrons à sa fin heureuse », a-t-il indiqué devant un parterre de professeurs et de juristes syriens originaires de la ville côtière de Tartous, venus rendre visite au vice-secrétaire général du Hezbollah.

« La délégation de Tartous est venu exprimer ses remerciements pour les sacrifices consentis par les combattants de la Résistance. Son geste est une expression sincère qui illustre la fusion entre nos deux peuples syrien et libanais », a déclaré cheikh Qassem à l’issue de cette rencontre. Il a mis l’accent sur « l’unicité de l’objectif qui les unit, à savoir celui de « combattre les terroristes et les sionistes ». Et d’ajouter : « Nous devrions saluer les martyrs et les blessés qui ont fait preuve de fermeté sur le terrain et ont vu dès le début les signes de la victoire pour faire avorter le projet de transformation de la Syrie vers le camp adverse ».

Signes prémonitoires de la victoire

Cheikh Qassem a tenu la même rhétorique durant un entretien accordé au site d’information en ligne al-Ahed news, soulignant que la résistance va poursuivre sa bataille en Syrie quelque soient les sacrifices pour vaincre le projet takfiriste.

Selon lui, « les signes prémonitoires de la victoire commencent déjà à se faire sentir ».

Evoquant la bataille d’Alep, cheikh Qassem a indiqué qu’il n’est pas question de revenir en arrière. « Les pertes seront nombreuses. La preuve en est que durant leurs attaques désespérées, auxquelles participent des milliers de takfiristes, ils perdent des centaines comme tués et blessés ». Et de conclure : « nous allons poursuivre la bataille d’Alep jusqu’à la fin ».

Le Hezbollah n’en a cure de la présidentielle américaine

Interrogé sur l’impact sur la Syrie de l’échéance présidentielle américaine et l’avènement d’un nouveau locataire pour la Maison blanche, il a répondu : « la situation en Syrie sera longue. Même lorsqu’un nouveau président américain prendra ses fonctions en 2017, la nouvelle administration américaine aura à réviser ses calculs en Syrie. Elle aura à décider si la bataille va se prolonger davantage. Dans tous les cas nous y resterons le plus longtemps possible, nous ne reculerons jamais jusqu’à ce que ce projet échoue car l’avenir des peuples ne se mesure pas en temps mais en patience et en volonté, quelque soient les conséquences ».

Selon lui, le Hezbollah n’en a cure du candidat qui vaincra dans cette présidentielle. « Que ce soit les Démocrates ou les Républicains, la politique américaine a toujours démontré qu’elle est la même en ce qui nous concerne, même si les moyens changent, leur but est toujours le même : celui de soutenir entièrement l’entité sioniste et d’éliminer l’axe de la Résistance », a-t-il conclu.

Guerre coloniale au Moyen-Orient: La Syrie se bat pour sa survie… Le Hezbollah est le rempart anti-colonial dans la région…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique française, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 août 2016 by Résistance 71

“La résistance a émergé en tant que réaction à l’occupation israélienne, qui a commencée en Palestine et s’est étendue aux autres régions arabes. C’est pourquoi aussi longtemps qu’existera l’occupation israélienne, la résistance persistera, car la résistance émane d’une croyance fondamentale d’éliminer cette occupation et ne représente en rien une condition temporaire ou sauvage. […] N’oublions jamais notre responsabilité de soutien au peuple palestinien, l’association entre la cause palestinienne et nos propres réalités quotidiennes et comment la question palestinienne impacte sur le Liban et de fait sur la région toute entière.”

~ Naïm Qassem, secrétaire adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Excellente analyse de René Naba sur un des sujets tabous de l’occident concernant le Moyen-Orient: Le Hezbollah libanais et sa résistance héroïque sans fanfare, mais si efficace qu’elle a forcée une redistribution des cartes au Moyen-Orient à plusieurs reprises en bottant le cul des sionistes et des coloniaux de tout poil.

Hassan Nasrallah entre dans la légende de la résistance au colonialisme, l’histoire le placera aux côtés du grand résistant et libérateur vietnamien Vô N’Guyen Giap (1912-2013). La citation ci-dessus est tirée du livre écrit par Naïm Qassem le no2 du Hezbollah en 2005: « Hizbullah, the Story from Within », qui a été traduit en français. Ce livre doit être lu par quiconque veut comprendre les fondements des multiples guerres au Moyen-Orient dans l’après seconde guerre mondiale.

~ Résistance 71 ~

 

Le Hezbollah et Hassan Nasrallah la sentinelle de l’indépendance libanaise

 

René Naba

 

9 août 2016

 

url de l’article:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/hezbollah-hassan-nasrallah-la-sentinelle-de-lindependance-libanaise/

L’article original sur Madaniya

 

L’auteur dédie ce papier à Imad Moughniyeh (Hajj Radwane), le fondateur de la branche militaire du Hezbollah, à son fils Jihad, ainsi qu’à Moustapha Badreddine (Zoulficar), le successeur d’Imad Moughnieh à la tête de la branche militaire du Hezbollah, enfin Samir Kintar, l’ancien doyen des prisonniers politiques en Israël, tous quatre tués sur le champ de bataille en Syrie afin que se maintienne vivace l’esprit de résistance dans la conscience arabe, pour la sauvegarde de l’Indépendance et de l’intégrité du Liban.

Le vainqueur face à Israël et en Syrie: Yabroud, Qalmoun, Palmyre

Le Hezbollah, au palmarès militaire infiniment plus prestigieux que son bourreau saoudien, à faire pâlir d’ailleurs bon nombre des protagonistes des conflits du Moyen-Orient, se distinguera par une série de magistrales et époustouflantes victoires, tant contre Israël qu’en Syrie, suscitant l’admiration de bon nombre de spécialistes militaires occidentaux.

Sur ces divers théâtres d’opérations, le Hezbollah a affiné sa stratégie, optant pour une «méthode complexe» de combat, un combiné d’opérations de guérilla et de guerres frontales, couplant les méthodes de guerre d’une armée régulière aux méthodes de la guerre de guérilla.

Au Liban, sur son propre terrain au sein d’un environnement favorable, le sud Liban à majorité chiite, il livrera une guerre défensive au moyen de la guérilla face à Israël. En Syrie, en terrain hostile face à des djihadistes, il mènera des guerres frontales en rase campagne.

En Syrie, il opérera en tandem avec son alter ego iranien, le général Qassem Souleimany, chef de la prestigieuse «Brigade de Jérusalem» des Pasdarans, -dont la transcription en arabe claque comme baïonnettes aux vents, «Faylaq Al Qods Lil harath As Saouri Al Irani»-: Faylaq Al Qods, «Jerusalem brigade» comme pour rappeler la permanence de la revendication iranienne et chiite dans le combat pour la libération de la Palestine.

Le cours de la guerre de Syrie a conduit le Hezbollah a mené des combats de chars et de blindés alors que son point fort était l’infanterie. Il s’offrira le luxe, cas unique dans les annales militaires, de faire sauter le verrou de Damas, Yabroud, le 15 mars 2014, le jour même du référendum de rattachement de la Crimée à la Russie, à la date commémorative du 3eme anniversaire du soulèvement populaire en Syrie.

«Le Hezbollah a réussi à assumer un rôle distinctif croissant dans la direction des opérations de l’armée syrienne lors d’offensives majeures des forces gouvernementales». A Qoussayr (Juin 2013), le Hezbollah a pris directement en main la conduite des opérations, assumant, parallèlement, la surveillance aérienne permanente du champ de bataille, via des drones», relèvera «The Brookings Doha Center Report», dans sa livraison de Mai 2014 signée de Charles Lister.

En deux ans (2012-2014), le Hezbollah mettra ainsi en échec six offensives majeures des djihadistes de Syrie visant à percer les lignes de défense du parti chiite, à coups de vagues humaines, dans la zone frontalière syro libanaise, dans le secteur Ersal-Brital, décimant les unités d’élite des assaillants takfiristes, constituées de troupes conjointes de Daech et de Jabhat An Nosra avec le soutien d’Israël.

Par quatre fois en Syrie (Al-Qoussayr, Yabroud, et dans le périmètre de la base militaire de Minbej, dans la région d’Alep, assiégée de nombreux mois par le géorgien Tarkhan Batirashvili – Abou Omar al-Shishani), ainsi qu’à Palmyre, dans le désert syrien (Mars 2016), Hassan Nasrallah, à la tête de ses hommes, fera la preuve de sa science militaire et de la maîtrise du commandement.

Se posant en égal des mythiques «barbudos» cubains, il assumera un rôle comparable au légendaire Camilo Gorriarán Cienfuegos, l’adjoint opérationnel de Fidel Castro et d’Ernesto Che Guevara de La Serna, le voltigeur de pointe de l’armée révolutionnaire cubaine, le commandant de l’avant, celui qui opéra, à la tête de la Colonne n°2 «Antonio Maceo», la percée décisive vers La Havane, dont il s’emparera le 2 janvier 1959, à 27 ans.

Rompues à la guerre de guérilla, ses troupes d’élite réussiront l’exploit non seulement de renverser le cours de la guerre, mais de modifier radicalement les règles d’engagement des combats dans la zone de confrontation israélo-libanaise, il tiendra t en respect Israël, la principale puissance militaire du Moyen-Orient, la terreur absolue des Arabes, qu’il narguera avec un drone de sa fabrication, le drone «Ayoub», tandis que son complice iranien détournait, à son profit, un drone américain, faisant tous les deux la preuve de la maîtrise technologique de la surveillance aérienne.

Le lancement le 2 octobre 2012 d’un avion sans pilote du Hezbollah en direction d’Israël a constitué la première incursion aérienne réussie de l’aviation arabe depuis la guerre d’octobre 1973, il y a 40 ans.

Son survol du site nucléaire de Dimona, dans le Néguev, a démontré l’absence d’étanchéité du «dôme d’acier» israélien, édifié avec de coûteux moyens avec l’aide américaine en vue d’immuniser le ciel israélien de toute attaque hostile. Cet exploit militaire du Hezbollah, et par voie de conséquence de l’Iran, est apparu comme une spectaculaire démonstration de leur capacité technologique à forte portée psychologique tant à l’égard d’Israël que des États-Unis, qu’à l’encontre du groupement des pays sunnites gravitant dans l’orbite atlantiste.

Une percée technologique attestée deux ans plus tard par le Hamas dans son combat à Gaza, en juillet 2014, infligeant un camouflet majeur à Israël en apportant la preuve manifeste de l’absence total d’étanchéité de son «dôme d’acier», qui s’est révélé en fin de compte un parapluie troué.

Sur la liste des organisations terroristes de la Ligue arabe, mais ultime digue de retenue face à une démission généralisée arabe au Diktat israélien

Le Hezbollah est certes inscrit sur les «liste des organisations terroristes» tant de l’Union européenne, à tout le moins sa branche militaire, que de la Ligue arabe à la demande pressante de l’Arabie saoudite, au même titre d’ailleurs que les anciens pupilles de l’Occident, les Frères Musulmans, Jobhat An Nosra et Da’ech.

Mais par rapport aux organisations sunnites, le Hezbollah dispose d’un avantage comparatif incontestable en termes de crédibilité dissuasive concrétisée par sa présence, solitaire, sur l’ultime champ de bataille contre Israël, en tant qu’ultime barrage de retenue à une reddition générale arabe face au diktat israélo américain.

Une crédibilité concrétisée par le fait que de tous les protagonistes du conflit, Hassan Nasrallah ne désertera jamais le champ de bataille, contrairement à ses contestataires sunnites: Saad Hariri, le chef du camp saoudo américain au Liban, planqué en Arabie saoudite, le chef politique du Hamas Palestinien, Khaled Mecha’al, planqué à Doha, à une trentaine de kms de la plus importante base militaire américaine du tiers-monde et le prédicateur Ahmad Al-Assir, la dague salafiste du Qatar sur le flanc du Hezbollah, intercepté à l’aéroport de Beyrouth, alors qu’il tentait de suivre l’exemple de son chef sunnite Saad Hariri, en voulant s’enfuir du Liban, pour échapper à ses forfaitures.

Une crédibilité dissuasive concrétisée enfin par le fait que la formation chiite est la seule instance arabe à proclamer son attachement effectif au combat pour la libération de la Palestine, matérialisé par ses combats contre Israël et son attachement à la célébration de la journée mondiale d’«Al Qods», commémorée chaque année le dernier vendredi du mois de Ramadan, en l’absence de la moindre participation sunnite, alors que la Palestine est dans sa très grande majorité peuplée de sunnites et d’une minorité chrétienne arabe, dont la population ne comporte aucun chiite; et que la responsabilité de la défense des Lieux Saints Musulmans incombe aux vingt pays arabes qui se réclament du sunnisme, la branche majoritaire de l’Islam.

Alors qu’Israël parachève la phagocytose de la Palestine, démarche ultime avant l’estocade finale, la reconnaissance d’Israël comme «État Juif», verrouillant ainsi toute revendication future des Palestiniens à un hypothétique «Droit au retour» sur la terre de leurs ancêtres, le Hamas, de même que les autres déclinaisons de la nébuleuse islamiste sunnite se sont curieusement engagés dans le combat anti Assad, plutôt que de se lancer à la reconquête de leur terre natale, la Palestine, en un tragique dévoiement de sa stratégie.

Nasrallah versus Bandar : KO Debout

Fruit d’une copulation ancillaire du Prince Sultan Ben Abdel Aziz avec une roturière d’extraction modeste, l’ancien «Great Gatsby» de la vie diplomatique américaine s’est imposé comme l’homme fort du Royaume du fait de la maladie d’une large fraction de l’équipe dirigeante frappée de pathologie handicapante.

Intronisé par le général David Petraeus, l’ancien chef du renseignement américain, Bandar passait pour être le nouvel homme providentiel de la stratégie saoudo américaine. Par cinq fois, toutefois, Bandar a mordu la poussière face Hassan Nasrallah, le contraignant à prendre le chemin de l’exil, entraînant dans sa chute l’ensemble de sa fratrie, son aîné, Khaled Ben Sultan, vice-ministre de la défense et propriétaire du journal «Al Hayat» et son cadet, Salman Ben Sultan, le chef opérationnel du PC conjoint islamo atlantiste à Amman.

Voir à ce propos les déclarations du général Welsley Clark, ancien commandant en chef de l’Otan (1997-2000): «Nos alliés et nous avons crée Daech pour combattre le Hezbollah». voir la vidéo sous-titrée en français :

En 2006, la riposte balistique victorieuse du Hezbollah libanais face à l’aviation israélienne, de même que la destruction du navire amiral de la flotte israélienne, ont semé la consternation dans le camp saoudo américain, fragilisant l’héritier politique du clan Hariri.

En 2007, la neutralisation du camp palestinien de Nahr el Bared, (Nord du Liban), en mettant hors circuit le chef de file des djihadistes Chaker Absi, à la solde de l’Arabie saoudite, a mis en échec le projet djihadiste d’en faire voulait une zone de non droit, en vue de parasiter le Hezbollah sur son arrière garde.

En 2008, l’affaire du réseau des transmissions stratégiques du Hezbollah s’est soldée par une capitulation en rase campagne de ses adversaires, particulièrement le chef druze Walid Joumblatt, à l’époque le fer de lance du clan Hariri.

Enfin en 2013-2014, les revers de Syrie se sont acccumulés en complément de la perte considérable représentée par l’assassinat de sa dague sécuritaire, le capitaine Wissam Hassan, chef de la section des renseignements des forces de sécurité intérieure libanaise, dynamité trois mois après la décapitation de la hiérarchie militaire syrienne.

Ce bilan ne tient pas compte de l’éradication de l’excroissance salafiste du Qatar, Ahmad al Assir, le 25 juin 2013, le jour même de la destitution déguisée de son commanditaire l’émir du Qatar, Cheikh Khalifa Ben Hamad Al Thani, à la date anniversaire du 13 me anniversaire du dégagement militaire israélien, sous l’effet des coups de butoir du Hezbollah.

Dernier intervenant sur le champ de bataille syrien, après les escouades de djihadistes de Tchétchénie à la Tunisie en passant par la Belgique, le Kosovo et la France, de même que les Moudjahidines Khalq, formation de l’opposition iranienne islamo marxiste, et le clan Hariri, le Hezbollah a brisé net la stratégie islamo-atlantiste, il écrabouillera au passage ses anciens compagnon d’armes, les soldats perdus du Hamas, dans la mémorable bataille des tunnels de Qoussyar: «Par ses brillantes performances non seulement à Qoussayr, à Lattaquieh et Homs, mais aussi dans sa contribution à la défense de la base aérienne de Menagh, (Nord Syrie), Hassan Nasrallah a bien mérité le titre de «Seigneur de la résistance», admettra le site nassérien du Caire.

Invincible à ce jour, artisan de deux dégagements militaires israéliens du Liban sans négociation ni traité de paix, ferme soutien du Hamas face aux offensive israéliennes, le Hezbollah demeure, n’en déplaise aux esprits chagrins, le phénomène politico-militaire majeure de l’histoire arabe contemporaine; l’ultime digue de retenue face au grand naufrage arabe, glanant au passage le titre envié de «sentinelle de l’indépendance libanaise»

Ni palace, ni limousine, le doigt sur la gâchette avec Israël en point de mire

Ni Palace, ni limousine, incorruptible dans un monde ruisselant de pétrodollars, cette figure marquante du monde arabo musulman force le respect de ses interlocuteurs par la retenue de son comportement, son sens de l’humour et une crédibilité à tout crin, sa marque de fabrique, son viatique pour l’éternité. «Al Wahd al Sadeq», la «promesse sincère» sera une promesse tenue.

Elle apportera, en 2007, la démonstration la plus éclatante de sa fiabilité en obtenant la libération du doyen des prisonniers arabes en Israël, le druze libanais Samir Kintar, au cours de la plus importante opération d’échange de prisonniers qui aboutit en outre à la restitution de la dépouille de Dalal Moughrabi, une résistante palestinienne tuée au cours d’une opération commando à l’intérieur du territoire israélien.

Ni port, ni aéroport, aucune route ni autoroute, pas la moindre ruelle, ni venelle ne rend hommage à celui qui porte en lui une part du destin du Liban et du monde arabe, un prescripteur essentiel de l’ordre régional. Aucun monument, aucune œuvre humaine pour immortaliser le passage sur terre de cet homme. Aucune trace, aucune autre trace que celle que l’histoire réservera à cet homme dont le passage réussi des Thermopyles, l’été 2006, au sud Liban sur le champ d’honneur de la résistance, a réanimé le souffle du monde arabe dans la reconquête de sa dignité.

Huit cent des siens ont péri cet été-là, l’arme à la main, pour que vive le Liban dans son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale et que se maintienne vivante la revendication nationale palestinienne à un état indépendant.

Bulleurs occidentaux, ne vous égarez pas trop une fois de plus en de vaines recherches: «L’Islam des Lumières», c’est lui et non la cohorte des gérontocratiques pétro monarchies obscurantistes du Golfe.

Bulleurs occidentaux, ne vous méprenez pas, non plus: «L’Islam moderne», c’est lui et non cette cohorte de dictateurs bureaucratiques libidineux à propension dynastique.

Lui, le nouveau chef de file d’un nationalisme arabe revigoré, que vous avez tenté de démanteler depuis un demi-siècle, lui ce chiite minoritaire d’un monde arabe majoritairement sunnite, le digne héritier du sunnite Nasser, lui la sentinelle de l’indépendance libanaise.

Lui, et non ce véritable dindon de la farce de l’affaire afghane, Oussama Ben Laden, célébré par vous toute une décennie en tant que «combattant de la liberté» pour avoir détourné 50.000 combattants et vingt milliards de dollars pour faire le coup de feu contre les Russes en Afghanistan à des milliers de km du principal champ de bataille, la Palestine.

Lui, l’idole des jeunes et des moins jeunes, lui, le théologien de la libération sans successeur prédestiné, lui, Hassan Nasrallah, l’indomptable, l’homme qui n’a jamais pactisé avec ses ennemis, ni avec les ennemis de ses ennemis.

Lui, dont l’unique point de mire est Israël, dont il n’en détachera ni le regard ni la gâchette pour d’autres de vos mirages incertains, pour d’autres de vos cibles incertaines, pour aucune autre cible, aucun autre objectif que la libération du sol national et la sécurisation de l’espace national arabe.

Pour aller plus loin

Du Grand Moyen Orient au Nouveau Proche-Orient ou le conte d’une folie ordinaire. Par Roger Naba’a, Universitaire et philosophe libanais in «Liban: chroniques d’un pays en sursis» ouvrage co-écrit par Roger Naba’a et René Naba, Éditions du Cygne, 2007.

En partenariats avec www.madaniya.info