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Entité sioniste et gangrène de l’extrémisme religieux ou comment la domination des rabbins alimente une guerre sainte (Veterans Today)

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 22 février 2019 by Résistance 71

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarche sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999~

“La conclusion acceptée par la majorité des archéologues et des érudits de la bible fut qu’il n’y eut jamais de grande monarchie et que le roi Salomon n’a jamais eu de grand palais dans lequel il hébergeait ses 700 épouses et 300 concubines. Ce furent des écrivains postérieurs qui inventèrent et glorifièrent un puissant royaume uni, établi par la grâce d’une seule déité. Leur riche et distinctive imagination a aussi produit les histoires de la création du monde, du terrible déluge, de l’errance des anciens, de la lutte de Jacob avec l’ange, l’exode d’Egypte et le passage de la Mer Rouge, la conquête des Cananéens et l’arrêt miraculeux du soleil à Gibeon.
Les mythes centraux au sujet de l’origine pure de cette merveilleuse nation qui émergea du désert, conquît une grande terre et construisit un glorieux royaume furent un bonus pour la montée du nationalisme juif et la colonisation sioniste. Pendant un siècle, ils fournirent le carburant textuel de qualité canonique qui donna grande énergie à une politique d’expansion identitaire et territoriale demandant une auto-justification et un sacrifice considérable.
Des archéologues et des érudits de la bible empêcheurs de tourner en rond, en Israël et ailleurs, mirent à mal ces mythes, qui à la fin du XXème siècle semblaient avoir été relégués aux statut de fiction ayant un fossé infranchissable entre eux et la réalité archéologique.”
~ Professeur Schlomo Sand, universités de Tel-Aviv, Berkeley Californie et à l’École des Hautes Études de Sciences Sociales, EHESS, Paris, de son livre “The Invention of the Jewish People”, 2009 ~ 

 

 

Antisémite ? Comment la domination des rabbins alimente une guerre sainte en Israël

 

Veterans Today

 

19 février 2019

 

Source:

https://www.veteranstoday.com/2019/02/19/anti-semitic-how-the-rule-of-the-rabbis-is-fueling-a-holy-war-in-israel/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

VT Editor’s note:  

L’article qui suit nous a été envoyé d’Allemagne et a été considéré comme tenant des propos antisémites. Après examen, nous n’avons rien trouvé qui soit dommageable ou insultant envers des individus et avons décidé de le republier, nous sommes ouverts à toute discussion sur le sujet.

Note de l’éditeur: Cet article doit absolument être lu et spécifiquement par ceux qui insistent à demeurer résidents permanents sur cette Île Fantastique en se fondant sur cette supposition souvent affirmée mais sans aucun fondement qu’Israël n’est pas un état théocrate fondé sur les enseignements violents et racistes de la Torah.

Jonathan Cook*

(*) Jonathan Cook: Journaliste britannique basé in Nazareth depuis 2001. Il est l’auteur de trois livres sur le conflit israélo-palestinien. Il est le lauréat du Prix journalistique “Martha Gellhorn”. On peut trouver son site internet et son blog sur: http://www.jonathan-cook.net

Dans quel pays un haut membre du clergé salarié de l’état a poussé ses ouailles la semaine dernière à devenir des “guerriers”, imitant ainsi un groupe de jeunes hommes qui avaient assassiné une femme d’une autre foi religieuse ? Ce membre du clergé l’a fait en toute impunité. En fait, il ne se faisait que l’écho d’autres de ses collègues plus haut placés qui ont fait leur un livre, une fois de plus sans être condamnés, poussant leurs disciples à assassiner les bébés venant d’autres religions.

Où donc un ponte du clergé peut appeler les gens noirs de peau “singes” et pousser à l’expulsion de toutes autres communautés religieuses ?

Où donc ces saints hommes sont-ils si craints que les femmes sont effacées des panneaux publics et où les femmes se retrouvent poussées vers le fond des bus dans les transports en commun ?

Où donc une élite religieuse, cléricale, possède tant de pouvoir qu’elle peut seule décider qui peut se marier et qui peut divorcer et qui est soutenue par une loi qui peut mettre en prison quelqu’un qui essaierait de se marier sans sa permission ? Ces gens peuvent même faire fermer tout le système de transport des chemins de fer sans préavis. Où y a t’il de tels membres d’un clergé si craints que les femmes sont effacées des pancartes, que les campus universitaires introduisent des réglementations sexistes pour les apaiser ?

Ce pays est-il l’Arabie Saoudite ? (NdT: pourtant particulièrement gratinée en ce domaine..) ou le Myanmar ou peut-être l’Iran ?

Non. Il s’agit d’Israël, le seul état juif auto-proclamé au monde.

Quelles “valeurs partagées” ?

Il n’y a pratiquement pas un politicien à Washington cherchant l’élection qui n’a pas à un moment donné, déclaré un “lien indéfectible” entre les Etats-Unis et Israël ou affirmé que les deux entités partageaient les “mêmes valeurs”. Il semble que bien peu aient une quelconque idée des valeurs que représente vraiment Israël. Il y a bien des raisons de critiquer Israël, incluant la répression brutale des Palestiniens sous occupation et son système de ségrégation institutionnalisée ainsi que la discrimination contre le cinquième de sa population non-juive: la minorité palestinienne.

Ce qui est très largement ignoré par les critiques sont les tendances théocratiques croissantes d’Israël. Ceci n’a pas été une régression pour la population juive d’Israël alors que les rabbins exercent un pouvoir croissant sur les modes de vie des juifs qu’ils soient séculier ou religieux, spécifiquement pour les femmes. Ceci a aussi des implications alarmantes pour les Palestiniens, à la fois pour ceux vivant sous occupation et ceux vivant en Israël, alors qu’un conflit national ayant des origines coloniales familières, se transforme graduellement en une guerre sainte, alimentées par les rabbins extrémistes et avec la bénédiction implicite de l’état.

Contrôle du statut personnel

Malgré le fait que les pères fondateurs d’Israël étaient des séculiers avoués, la séparation entre “l’église et l’état” en Israël a toujours été au mieux très floue et elle s’effondre maintenant à une vitesse des plus alarmante.

Après la création d’Israël, David Ben Gourion, le premier premier ministre de l’état, décida de subordonner des zones importantes de la vie des juifs israéliens à la juridiction d’un rabbinat orthodoxe représentant le courant le plus strict, traditionnel et conservateur du judaïsme. Les autres courants plus libéraux du judaïsme, n’ont aucun statut officiel en Israël jusqu’à aujourd’hui.

La décision de Ben Gourion refléta en partie un désir d’assurer que le nouvel état affirme deux conceptions antagonistes du fait “d’être juif”: à la fois ceux qui s’identifiaient comme juifs dans un sens ethnique ou culturel et ceux qui maintenaient les traditions religieuses du judaïsme. Il espérait pouvoir fusionner les deux en une notion nouvelle d’une “nationalité” juive.

Pour cette raison, les rabbins orthodoxes reçurent le contrôle exclusif sur bien des domaines de la sphère publique, des affaires et statuts personnels, comme les conversions au judaïsme, les naissances, les décès et les mariages.

Justifications bibliques

Renforcer le pouvoir des rabbins fut le besoin urgent des leaders israéliens séculiers afin d’obscurcir les origines de l’établissement colonial de l’état. Ceci pourrait se faire en utilisant l’éducation afin d’insister sur les justifications bibliques de l’usurpation par les juifs des terres de la population palestinienne native.

Comme l’a observé le récemment décédé activiste pacifiste Uri Avnery, l’affirmation sioniste était “fondée sur l’histoire biblique de l’Exode, de la conquête de Canaan, des royaumes de Saul, de David et de Salomon… Les écoles israéliennes enseignent la bible comme étant l’histoire réelle et véritable.”

Une telle endoctrination, combinée avec un taux de fécondité bien plus élevé des juifs religieux, ont contribué à une explosion du nombre de personnes s’identifiant comme étant pieuses. Ceci constitue aujourd’hui la moitié de la population.

Aujourd’hui, environ un quart de la population juive d’israël appartient au courant orthodoxe, qui lit et interprète la Torah de manière littérale et 1 sur 7 appartient à la mouvance ultra-orthodoxe, ce sont les Haredim, le plus fondamentaliste de tous les courants orthodoxes du judaïsme. Les prévisions disent que dans 40 ans, ce mouvement comprendra un tiers de la population juive du pays.

Conquérir le gouvernement’

Le pouvoir grandissant et l’extrémisme du judaïsme orthodoxe en Israël furent illustrés dans la dernière semaine de janvier lorsque l’un de leurs rabbins les plus influent, Shmuel Eliyahu, prit publiquement la défense de cinq étudiants accusés d’avoir assassiné Aïsha Rabi, une Palestinienne mère de 8 enfants. En octobre dernier, ils caillassèrent sa voiture près de la ville de Naplouse, en Cisjordanie, la forçant à une sortie de route fatale.

Eliyahu est le fils d’un ancien rabbin en chef d’Israël, Mordechaï Eliyahu, et il siège lui-même au Conseil Suprême des Rabbins qui contrôle bien des aspects de la vie israélienne. Il est aussi le rabbin de la municipalité de Safed, une ville qui dans le judaïsme est l’équivalent de Médine pour l’islam ou Bethléhem pour le christianisme, ses mots ainsi portent loin et ont le poids nécessaire sur la communauté juive orthodoxe.

Plus tôt ce mois-ci, une vidéo est sortie d’un prêche qu’il donna dans un séminaire où les cinq accusés étudièrent, dans la colonie illégale de Rehelim, au sud de Naplouse.

Aliyahu a non seulement félicité les cinq étudiants pour être des “guerriers” mais il expliqua aux autres élèves qu’ils devaient renverser le système judiciaire séculier “pourri”. Il leur a dit qu’il était vital qu’ils conquièrent également le gouvernement, mais sans armes ni chars d’assaut. “Vous devez prendre les positions clefs de l’état” leur a t’il intimé.

Des juges briseurs de lois

En réalité, ce processus est déjà bien avancé.

La ministre de la justice Ayelet Shaked qui devrait être la première à dénoncer les propos d’Eliyahu, est étroitement alignée et en accord avec les colons religieux. Ainsi, ce qui en dit suffisamment long, elle et d’autres ministres du gouvernement ne pipent mot.

Ceci parce que les représentants politiques des communautés religieuses d’Israël, incluant les colons, sont maintenant les goupilles de sécurité des gouvernements de coalition israéliens. Ils sont les faiseurs de rois et peuvent soutirer d’énormes concessions des autres partis en lice.

Depuis quelque temps, Shaked a utilisé sa position pour amener plus de juges ouvertement nationalistes et religieux dans le système judiciaire, ceci incluant la plus haute instance juridique de la nation: la cour suprême.

Deux de ses 15 juges actuels, Noam Sohlberg et David Mintz sont des délinquants, vivant ouvertement dans les colonies illégales de Cisjordanie en violation totale de la loi internationale. Plusieurs autres juges, nommés par Shaked sont des religieux conservateurs.

Ceci représente un belle victoire pour les religieux de l’orthodoxie et pour les colons. Le tribunal est la dernière ligne de défense du séculier contre un assaut sur ses libertés religieuses et l’égalité des genres.

De plus, cette cour de justice offre le tout dernier recours aux Palestiniens cherchant à mitiger, à obtenir gain de cause dans les pires excès de violence et de politiques discriminatoires à leur encontre de la part du gouvernement israélien, de l’armée et des colons.

‘Peuple élu’

Un collègue de Shaked, Naftali Bennett, autre idéologue du mouvement colonialiste, a été ministre de l’éducation pendant 4 ans dans le gouvernement Netanyahou. Ce poste a de longue date été un poste critique pour les orthodoxes car il façonne la génération future d’Israël.. Après des décennies de concessions aux rabbins, le système scolaire israélien est déjà sérieusement biaisé vers la religion. Une étude en 2016 a montré que 51% des élèves juifs fréquentaient des écoles religieuses où la ségrégation de genre avait lieu et qui insiste sur les dogmes bibliques, ceci depuis un chiffre de seulement 33% quelques 15 années plus tôt.

Ceci pourrait bien expliquer pourquoi un sondage récent a indiqué que 51% pensent que les juifs possèdent un droit divin à la “terre d’Israël” et un peu plus, 56%, croient que les juifs sont le “peuple élu de dieu”.

Ces résultat vont sans nul doute empirer dans les prochaines années. Bennet a placé une grande emphase du curriculum scolaire sur l’identité tribale juive, sur les études de la bible et les affirmations religieuses d’un Grand Israël (NdT: du Nil à l’Euphrate comme clairement indiqué sur le drapeau de l’entité sioniste…), incluant les territoires palestiniens, qu’il veut annexer.

En revanche, les sciences et les mathématiques sont de plus en plus minimisées dans le système scolaire et sont totalement absentes dans les écoles ultra-orhodoxes. La théorie de l’évolution par exemple a été quasiment éradiquée du programme scolaire, même dans les écoles séculières.

‘Pas de pitié’ pour les Palestiniens

Une autre sphère clef du pouvoir d’état est en train d’être récupérée par les religieux, spécifiquement les colons: les services de sécurité. Le haut commissaire de police Roni Alsheikh a vécu pendant des années dans une colonie connue pour ses violentes attaques sur les Palestiniens et l’actuel rabbin en chef de la police, Rahamin Brachyahu est aussi un colon.

Tous deux ont activement fait la promotion d’un programme qui recrute encore plus de religieux dans la police. Nahi Eyal, le fondateur de ce programme, a dit que son objectif est d’aider la communauté des colons à “trouver son chemin au sein de la hiérarchie”.

Cette tendance est encore plus forte dans l’armée israélienne. Des chiffres montrent que la communauté religieuse nationale à laquelle appartiennent les colons, bien que seulement représentant 10% de la population, constitue la moitié des nouveaux élèves officiers de l’armée. La moitié des académies militaires israéliennes sont maintenant religieuses.

Ceci a eu pour résultat de voir une croissance du rôle des rabbins orthodoxes extrémistes dans la motivation des soldats allant dans les zones de combat. Au cours de l’invasion israélienne de Gaza en 2008-9, les soldats reçurent des prospectus du rabbinat militaire utilisant des injonctions bibliques pour les exhorter à ne “montrer aucune pitié” envers les Palestiniens.

Appel à tuer les bébés

Dans le même temps, la population judaïque ultra-orthodoxe augmentant rapidement, a été encouragée par le gouvernement de créer des colonies supplémentaires en Cisjordanie, spécifiquement construites pour eux comme Modi’in Illit et Beitar Illit. Tout ceci ajoute de l’huile sur le feu de l’émergence d’un nationalisme agressif parmi la jeunesse de ces colonies.

A une époque, les Haredim étaient ouvertement hostiles ou du moins ambivalents envers les institutions de l’état d’Israël, croyant qu’un état juif était quelque chose de sacrilège tant que le messie ne faisait pas son apparition pour diriger les juifs.

Maintenant et pour la première fois, de jeunes Haredim servent dans l’armée israélienne, ajoutant à la pression sur le commandement militaire pour accommoder l’idéologie religieuse fondamentaliste en leur sein. Un nouveau terme a été inventé pour ces jeunes faucons Haredi, ils sont appelés “Hardal”.

Brachyahu et les rabbins pour le Hardal sont parmi les anciens rabbins qui ont accepté un livre terrifiant, la Torah du roi, écrit par deux rabbins colons qui poussent les juifs à traiter les non-juifs et spécifiquement les Palestiniens, sans aucune pitié.

Le livre offre la bénédiction de dieu pour la terreur juive, non seulement contre les Palestiniens qui essaient de résister à l’installation des colons et leur expulsion par ceux-ci, mais contre tous les Palestiniens, y compris les bébés, sur le principe du “il est clair qu’ils vont grandir pour nous nuire.”

La ségrégation de genre s’étend

Cette hausse dramatique de la religiosité est en train également de créer des problèmes internes à la société israélienne, spécifiquement pour la population séculière qui diminue constamment et pour les femmes.

Des affiches pour les élections à venir, tout comme les affiches plus générales de publicité, sont “nettoyées” des visages de femmes dans certaines parties du pays pour éviter d’offenser [les fondamentalistes religieux].

Le mois dernier, la Cour Suprême a critiqué le Conseil Israélien de l’éducation Supérieure pour avoir permis la dissémination de la ségrégation entre hommes et femmes dans les classes universitaires, sur le reste du campus, incluant les bibliothèques et les zones communes. Les étudiantes et professeures doivent faire face à un code vestimentaire “modeste”.

Le conseil a même annoncé qu’il avait l’intention d’étendre la ségrégation parce qu’il devient difficile de persuader les intégristes religieux de continuer leur éducation supérieure.

La violence de la foule

Israël a toujours été une société profondément structurée pour maintenir les juifs israéliens et les Palestiniens séparés à la fois physiquement mais aussi en terme légal. Ceci est vrai pour la grande minorité palestinienne d’Israël qui constitue 20% de la population et qui vit essentiellement complètement séparée des juifs dans des communautés victimes de ségrégation. Ses enfants sont tenus à l’écart des enfants juifs et vont dans des écoles séparées.

Mais une plus grande insistance en Israël sur la définition religieuse de la judaïté veut dire que les Palestiniens doivent maintenant faire face non seulement à la froide violence structurée par les fondateurs séculiers de l’état, mais en plus, une hostilité bouillante et justifiée par la bible de la part des extrémistes religieux.

Ceci devient le plus évident dans la montée rapide des agressions physiques sur les Palestiniens et leurs propriétés, tout autant que sur leurs lieux saints, tant en Israël que dans les territoires occupés. Parmi les Israéliens, cette violence est légitimée comme des attaques dûes et méritées, comme si les Palestiniens ont de fait attiré sur eux-mêmes mauvaise fortune et violence.

On trouve maintenant plein de vidéos sur YouTube montrant des colons menaçants, armés de bâtons ou d’armes à feu, attaquant des Palestiniens alors qu’ils essaient d’atteindre leurs oliveraies ou sources d’eau tandis que les soldats israéliens les assistent ou demeurent totalement passifs.

Les actes de vandalisme se sont étendus des oliveraies aux maisons des Palestiniens, parfois avec d’horribles résultats, des familles palestiniennes ayant été brûlées vives dans l’incendie volontaire et criminel de leurs maisons.

Des rabbins comme Eliyahu ont mis plus d’huile sur le feu avec leurs justifications bibliques, ainsi ont émergé le terrorisme d’état et la violence perpétrée par une foule anonyme enragée.

Détruire al-Aqsa

Le plus grand point de conflit potentiel se situe dans la partie orientale occupée de Jérusalem, où le pouvoir symbolique et politique grandissant de ces rabbins messianiques risque de faire exploser la situation sur et autour du complexe de la mosquée Al Aqsa.

Les politiciens séculiers ont joué longtemps avec le feu sur ce lieu saint de l’islam, utilisant des prétextes archéologiques pour essayer de le convertir en un symbole historique juif et une attestation de droit à la terre, incluant les territoires occupés.

Mais leur affirmation que la mosquée est construite sur deux temples juifs, le dernier d’entre eux détruit il y a quelques deux millénaires, a été rapidement transformée à des fins politiques modernes et incendiaires.

L’influence croissante des juifs religieux au parlement israélien, dans le gouvernement, les tribunaux et les services de sécurité veut dire que les officiels continuent à augmenter leur affirmation de plus en plus physique de leur souveraineté sur le lieu d’al-Aqsa.

Cela implique aussi une toujours plus grande indulgence envers les extrémistes religieux qui demandent plus qu’un contrôle physique sur le site de la mosquée. Ils veulent celle-ci démolie et remplacée par un troisième temple.

La guerre sainte qui couve

Doucement, Israël est en train de transformer un projet d’installation coloniale contre les Palestiniens en une bataille contre un monde musulman bien plus large. Elle tourne un conflit territorial en une guerre sainte.

La question maintenant est la suivante: A quel point les alliés d’Israël aux Etats-Unis et en Europe, vont-ils finalement se réveiller à la direction catastrophique prose par Israël ?

La croissance démographique de la population religieuse israélienne, la culture par le système scolaire d’une idéologie toujours plus extrémiste fondée sur la bible, la prise en main du pouvoir d’état et de ses centres clef de pouvoir par le religieux et l’émergence d’une classe de rabbins influents qui prêche le génocide à tout va contre les voisins d’Israël, ont mis en place tous les ingrédients pour qu’une parfaite tempête dévaste la région.

La question maintenant est la suivante: A quel point les alliés d’Israël aux Etats-Unis et en Europe, vont-ils finalement se réveiller à la direction catastrophique prose par Israël ? et surtout, vont-ils trouver la volonté de prendre toute mesure nécessaire pour l’arrêter ?

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Résistance au colonialisme: Les enjeux révolutionnaires d’un conflit en Palestine (OSRE)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 27 novembre 2018 by Résistance 71

 

Palestine les enjeux révolutionnaires d’un conflit

 

Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne

 

Mai 2018

 

source: http://rebellion-sre.fr/palestine-les-enjeux-revolutionnaires-dun-conflit/

 

Quelle ligne politique suivre dans le conflit au Proche-Orient ? Il est certain que notre engagement socialiste révolutionnaire européen nous amène, quasiment naturellement, à soutenir la cause des peuples syriens, libanais et palestinien. Cette prise de position au nom de la solidarité avec ceux qui luttent contre l’impérialisme sioniste mérite d’être approfondie. Il est important d’expliquer que cela ne découle pas de la recherche d’un combat révolutionnaire de substitution ou d’une inavouable haine. Notre anti-sionisme n’est pas un antisémitisme ou une judéophobie déguisée, ce n’est pas une posture pseudo rebelle (un simple keffieh autour du cou ne fera jamais de vous un révolutionnaire…). C’est une opposition à une idéologie qui sert de fondement à la politique israélienne depuis la création de l’Etat hébreu. Cette politique qui fait le jeu des intérêts du système mondialiste dans la région et qui participe à la destruction de tous les obstacles à sa domination. On aurait tort de croire que ce conflit n’a de conséquences que d’un point de vue local. Il concerne tout ceux qui n’acceptent pas de voir les peuples écrasés par la globalisation capitaliste.

Les origines du sionisme

Le sionisme politique, fondé par Théodor Herzl, découle des conceptions nationalistes et colonialistes ayant cours en Europe au 19° siècle. Ne reposant pas directement sur la foi juive, il voulait amener une réponse « nationale » et bourgeoise à la situation très particulière des communautés juives européennes.

En effet, « jusqu’à la propagation du mode de production capitaliste au XVIII ° siècle, les juifs demeuraient, dans la région euro-méditerranéenne, une des rares communautés pré-capitalistes à avoir survécu à leur déplacement géographique. Cette communauté avait pu se maintenir aussi tard en se faisant l’agent social du commerce des marchandises et de l’argent dans les sociétés féodales européennes, où elle constituait une base extérieure au processus de production pré-capitaliste. C’est en s’appuyant sur cette base que les juifs avaient pu maintenir comme un îlot, certes précaire, au milieu de la société environnante, leur communauté, avec son organisation interne relativement autonome » (Le Brise-Glace). Quand le capitalisme devint le mode de production dominant en Europe, la société juive dut affronter une remise en cause de ses fondements communautaires. N’ayant plus leur rôle réservé, les juifs furent contraints soit de s’adapter soit d’intégrer ce nouveau système dans la genèse duquel ils avaient jouer un rôle important sur le plan financier (capitalisation de l’économie).

Ainsi ce phénomène de déstructuration de leur communauté traditionnelle ne fut pas seulement subi, il fut aussi assumé volontairement par le mouvement des « Lumières Juives », les Haskalah. Il voulait faire « sortir des ghettos » leurs coreligionnaires et les intégrer à la société moderne. Refusant les pratiques et les traditions religieuses au nom de l’« humanisme » et de l’« assimilation » avec les « peuples progressistes de l’Occident », il fut bien reçu. Ce mouvement rencontra un écho des plus favorable dans la bourgeoisie juive d’Europe de l’Ouest qui voyait là une occasion de réintégrer sa place dans la vie économique en pleine croissance. Quand la Convention de 1792, issue de la Révolution Française, décréta l’émancipation politique des juifs, elle entérina l’éclatement de la communauté en individus atomisés en affirmant vouloir : « Tout accorder aux juifs en tant qu’individus, ne rien leur accorder en tant que nation ». « Le principe d’atomisation des individus dans la concurrence mercantile, fondement même de la société démocratique, était là parfaitement énoncé ».

En Europe de l’Ouest, les juifs s’assimilèrent rapidement à la petite et grande bourgeoisie et leur « judaïsme » ne fut plus que la religion privée d’individus atomisés. Par contre, en Europe Orientale, l’intégration était presque impossible dans la mesure où les sociétés de l’Est n’étaient pas assez développées économiquement pour laisser une place aux juifs. « La loi de l’argent s’était imposée à toute la société, avait déstructuré le mode de vie traditionnel mais, du fait de la pression concurrente des nations plus avancées, le nouveau mode de production ne pouvait pas se développer suffisamment pour intégrer l’ensemble des masses déracinées ». Dans le yiddishland, cette situation rendait, en même temps, l’assimilation et le maintien dans la communauté impossibles. Les retombées de l’émergence du capitalisme avaient détruit le fragile équilibre de toute les sociétés est-européennes. Un antisémitisme populaire, né dans les masses ruinées, touchait les juifs jugés responsables des bouleversements économiques et sociaux. En réaction, dans les communautés juives, se développa un retour au mysticisme avec le hassidisme (basé sur l’étude de la Kabbale) qui tentait de refonder un lien communautaire sur la tradition. Ses caractéristiques étaient à la fois le culte du sacrifice rédempteur et un mépris souverain à l’égard des aspects matériels de l’existence, qui permit à une large partie des juifs est-européens de surmonter la misère. En effet, la paupérisation avait fait naître un prolétariat juif qui ne pouvait demeurer que dans la communauté sans pouvoir la dépasser, et ne pouvait s’investir que dans la petite production à domicile pour le compte de la bourgeoisie juive.

Mais l’industrialisation de la fin du XIX° siècle allait réduire d’avantage l’espace de la communauté moribonde, la réduisant au chômage ou à l’émigration vers l’Ouest. C’est alors que le prolétariat juif commença à adhérer au projet socialiste et que le marxisme se diffusa en son sein. Le socialisme apparut comme une solution pour sortir du ghetto, pour dépasser la condition d’exclus de la société en intégrant les juifs par la lutte de la classe ouvrière autochtone. Ainsi en Russie on retrouvera des juifs sécularisés aussi bien parmi les premiers marxistes, que chez les socialistes-révolutionnaires, les communistes ou les populistes. Mais cette démarche ne concerna qu’une minorité, les difficultés à sortir de la communauté (aussi bien dus à l’antisémitisme vivace qu’à l’apparition d’un sentiment national juif spécifique) devait aboutir à un repli communautaire. Le Bund allait incarner ce virage séparatiste qui le coupa du reste du mouvement révolutionnaire européen. Le très important parti social-démocrate juif (implanté principalement dans la « zone réservée » russo-polonaise) opta pour la revendication d’un territoire juif autonome en Europe orientale avant la guerre de 14-18. L’échec de ce projet sera la condition de la victoire du sionisme.

L’imposture sioniste

Il existe à l’origine deux types de sionisme : un sionisme « bourgeois » et un sionisme « ouvrier ». Le sionisme « bourgeois » fut une parade de la bourgeoisie juive ouest-européenne à l’émigration massive des prolétaires juifs d’Europe de l’Est. Ce mouvement de population massif réveilla l’antisémitisme dans la classe ouvrière à la fin du XIX° siècle. Le patronat utilisant ces émigrants comme une main-d’oeuvre bon marché en concurrence avec les ouvriers locaux (comme quoi rien ne change dans le monde du capital…). Inquiète de voir se développer un fort sentiment d’hostilité populaire à son égard, la bourgeoisie juive décida de détourner ce flux d’émigration vers un « foyer national juif » sous la protection des grandes puissances coloniales européennes. «  A vrai dire, le choix de la Palestine importait peu pour les bourgeois juifs. Ces derniers auraient accepté a priori n’importe quelle autre solution territoriale, pourvu qu’ils fussent débarrassés de leurs coreligionnaires de l’est. Ainsi, en 1903, Herzl proposa sérieusement au mouvement sioniste, l’Ouganda, gracieusement offert par sa Majesté britannique, comme futur foyer juif. Mais le choix de la Palestine devait s’imposer naturellement du fait de la survie chez les juifs d’Europe orientale d’une tradition culturelle véhiculant l’imaginaire de Sion et de la Terre d’Israël ». Il est à noter, que parmi les juifs traditionalistes, l’idée d’un retour en Palestine était jugée sacrilège.

Dès le départ l’entreprise va prendre un aspect colonial. Le capital bourgeois servait à acheter des terres aux grands propriétaires arabes absentéistes sur lesquelles on installait des colons juifs venus de l’Est pour encadrer les travailleurs palestiniens. Dans le même temps, le sionisme « bourgeois » s’accapara le commerce et l’industrie des villes. La Palestine était loin d’être un désert au début du 20° siècle, c’était une région riche dont la production de céréales et d’agrumes était exportée dans tout le Proche-Orient. Quand la Grande-Bretagne occupa la région à la suite de la Guerre de 14-18, elle permit aux colons juifs de s’implanter massivement en Palestine.

Mais très vite, l’exploitation de type colonial sera dépassée. Les tensions naissantes entre les nouveaux arrivants et les populations arabes obligèrent les britanniques à contrôler l’émigration juive.

C’est alors que le sionisme bourgeois va utiliser l’élan du socialisme juif pour donner naissance à un sionisme « ouvrier » destiné à mener une colonisation de peuplement. Le mythe du « Kibboutz » va servir de masque à la spoliation de tout un peuple. Ce rêve communautaire et égalitaire va séduire une grande partie des juifs de l’Est. L’arrivée massive de ces colons idéalistes va rendre inutile l’utilisation de la main d’oeuvre palestinienne et servira à mettre en place les fondements du futur Etat hébreu. La combativité du sionisme « ouvrier » va accélérer la naissance d’Israël et l’imposer par les armes aux britanniques et aux arabes.

Un état d’exception

Avec la fondation du Fond National Juif en 1901, le sionisme bourgeois avait posé le premier jalon d’une politique d’accaparement des terres palestiniennes. En effet, il acquiert des terrains qui ne pouvaient, dès lors, être revendus ou simplement loués à des non juifs. Avec le sionisme « ouvrier », ils devaient être de plus exploités uniquement par des juifs. Les Palestiniens devenaient de trop sur leur propre terre. Avant même la fondation d’Israël, le directeur du Fond National juif déclarait en 1940 :  » Il doit être clair pour nous qu’il n’y a pas de place pour deux peuples dans ce pays. Si les arabes le quittent, il nous suffira (…). Il n’existe pas d’autre moyen que de les déplacer tous ; il ne faut pas laisser un seul village, une seule tribu… Il faut expliquer à tous les chefs d’Etats amis, que la terre d’Israël n’est pas trop petite si tous les arabes s’en vont, et si les frontières sont un peu repoussées vers le nord, le long du Litani (rivière au centre du Liban actuel), et vers l’est sur les hauteurs du Golan ».

A la faveur des guerres successives, les israéliens vont mettre en application ce programme de choix ethnique. Chasser les Palestiniens fut une entreprise délibérée et systématique qui fut entérinée par une législation d’exception. Expropriation de centaines d’hectares de terres agricoles, lois spéciales permettant la mise en place de zones interdites, expulsions de quartiers entiers des grandes villes, interdiction de circulation, tout fut mis en place pour faire des arabes vivant encore en Israël des citoyens de seconde zone (20 % de la population, de confession musulmane ou chrétienne). La destruction systématique des villages palestiniens à coups de bulldozers (cimetières, mosquées et églises compris) est le symbole de cette volonté d’effacer toute trace de présence arabe en Israël.

La conquête des territoires occupés durcira la politique d’expansion sioniste. Alors que le sionisme « ouvrier » s’essoufflera à partir des années 80, un sionisme « religieux » prendra le relais pour légitimer les multiples agressions israéliennes. Alors que les partis ultra religieux n’ont pas un grand écho dans la vie quotidienne d’une société israélienne calquée sur le modèle occidental, ils fournissent pourtant aux gouvernements successifs tout un discours mystique reliant les conquêtes territoriales d’Israël à la volonté divine.

Condamné plusieurs fois par l’ONU, Israël semble ne pas craindre d’apparaître comme un état prédateur. Bénéficiant du silence médiatique sur ces crimes, le sionisme sait qu’il le doit à sa relation privilégiée avec la super-puissance mondiale américaine et à son alignement sur sa stratégie au Proche-Orient.

Le Proche Orient dans le Nouvel Ordre Mondial

Durant la Guerre Froide, Israël était devenu une tête de pont de l’impérialisme américain au Proche-Orient. Devant préserver cette région des éventuelles avancées du communisme, l’Etat sioniste a reçu une aide financière et militaro économique considérable. « Sentinelle de l’Occident » face à un monde arabo-musulman pouvant basculer du côté de l’URSS, il a vécu quasiment sous perfusion constante des Etats-Unis. La sécurité d’Israël et sa fonction de gardien de l’ordre régional justifient, avec le contrôle des ressources pétrolières, la présence constante américaine dans cette région.

Débarrassée de son rival soviétique au début des années 90, l’unique super-puissance a les mains libres pour redessiner la carte du Proche-Orient selon ses intérêts. Cela débuta par la Première Guerre du Golfe en 1991 avec l’aval des autorités internationales. En 2003, les Etats-Unis envahissent l’Irak sous le prétexte de restaurer la « démocratie ».

En 2006, L’agression sioniste contre le Liban a été commanditée par les Etats-Unis pour accélérer l’instauration de son projet de « Nouveau Proche-Orient ». «  Selon le magazine New-yorkais, Bush aurait demandé à Israël d’ouvrir un front contre le Hezbollah, prélude à un bombardement Us contre les installations nucléaires de l’Iran. Cette agression s’inscrit dans la guerre de 10 ans annoncée par Bush au lendemain du 11 septembre 2001 et qui vise à la mise en place du Grand Proche-Orient. Plan états-unien de division de la région en entités maintenues artificiellement en conflit les unes avec les autres sur des bases ethniques, religieuses ou économiques, mais toutes dépendantes des Etats-Unis par leur soumission aux diktats de l’OMC ». Israël garderait alors son rôle de gendarme chargé de la répression de toutes les résistances nationales. Pour cela, « Israël veut fixer lui-même ses frontières puisque les peuples refusent de capituler et de renoncer à leurs droits. Une première phase fut le redéploiement en Cisjordanie après l’évacuation de Gaza, puis la construction du mur annexant encore plus de terres palestiniennes en rendant la vie impossible aux populations arabes » (1). L’invasion du Liban vise à contrôler la zone du fleuve Litani convoitée depuis longtemps pour ses ressources hydrauliques qu’il représente et sa position stratégique.

L’attaque contre le Hezbollah a offert à l’Etat sioniste l’occasion de prouver son utilité à son puissant protecteur. En apportant une contribution majeure à la guerre contre « le Terrorisme », il voulait montrer sa puissance et son efficacité. Mais son « match nul » a déçu les américains qui s’étaient pourtant investis dans les préparatifs de l’invasion. Le « Printemps arabe » fut l’occasion de provoquer une guerre civile en Syrie ( voir les articles sur notre site).   Aujourd’hui la menace est dirigée vers  l’Iran.

L’Etat d’Israël sait qu’il doit réussir à gagner une course de vitesse en se transformant en bunker face à l’axe de la résistance ( Iran/ Hezbollah/Syrie) . Sa survie dépend plus que jamais de son alliance avec les Etats-Unis et de  sa capacité à provoquer le chaos dans la région , il est donc malheureusement prévisible que le Liban, la Palestine et la Syrie deviennent une nouvelle fois la cible des ambitions sionistes.

Note et Bibliographie :

1). C. Beuzit, Le peuple libanais uni met en déroute l’impérialisme sioniste, cf. Intervention Communiste n°76, septembre-octobre 2006. (Organe de l’URCF, il est disponible contre 2 euros auprès des « amis d’Oulianov, BP 40084, 75862 Paris cedex 18).

Le Sionisme, avorton du mouvement ouvrier, in Le Brise-Glace, n°2-3, 1989.

Th.Cosme, Moyen Orient 1945-2001 / Histoire d’une lutte de classes, Sononevero, 2003.

 

Résistance au colonialisme: Boycott d’Israël, l’entité sioniste inonde l’Europe de millions de $$$ pour combattre BDS…

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Israël inonde l’Europe de mililons de dollars pour combattre le BDS

 

Ramzy Baroud & Romana Rubeo 

 

21 novmbre 2018

 

Source:

http://www.chroniquepalestine.com/israel-inonde-leurope-avec-des-millions-de-dollars-pour-combattre-le-bds/

 

Le « trésor de guerre » israélien de 72 millions de dollars pour combattre le BDS arrive en Europe. Mais chaque tentative israélienne de discréditer le mouvement de boycott palestinien ne fait que l’aider à gagner plus de partisans.

La guerre israélienne contre le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) a pris un sérieux tournant l’an dernier lorsque le gouvernement d’ultra-droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu a investi environ 72 millions de dollars pour vaincre la campagne menée par la société civile.

Instrumentalisant le gouvernement américain toujours bien disposé pour renforcer ses manoeuvres anti-BDS, Tel-Aviv est assuré que ses initiatives contre le BDS aux États-Unis auront un départ prometteur. Mais ce n’est que récemment qu’Israël a commencé à développer plus largement la composante européenne de sa stratégie à l’échelle mondiale.

Naturellement, Israël ne s’intéresse guère à la lutte contre le BDS en prenant des initiatives sur le terrain, qui est la colonne vertébrale du mouvement de boycott palestinien depuis des années. En lieu et place, le gouvernement israélien investit dans l’assujettissement des élus américains, européens et autres à l’Ouest, des partis politiques et des gouvernements, dans l’espoir que ceux-ci désignent le mouvement BDS – et tout appel au boycott – comme antisémite et tombant sous le coup de la loi.

La conférence de Bruxelles

Lors d’une conférence de deux jours à Bruxelles plus tôt ce mois-ci, des responsables israéliens et leurs seconds couteaux européens ont lancé leur vaste campagne européenne anti-BDS.

Organisée par des institutions sionistes bien connues, telles que l’Association juive européenne (EJA) et le groupe Europe Israel Public Affairs (EIPA), la conférence des 6 et 7 novembre a été pleinement soutenue par le gouvernement israélien, avec la présence du ministre israélien d’extrême-droite des Affaires de Jérusalem, Ze’ev Elkin.

Sous le prétexte habituel de s’attaquer au danger de l’antisémitisme en Europe, les participants ont délibérément confondu le racisme avec toute critique d’Israël, de son occupation militaire et de la colonisation de la terre palestinienne.

Bien qu’assimiler la condamnation des pratiques illégales d’Israël au racisme contre tous les Juifs est au cœur de la hasbara [propagande] israélienne, instiller de la propagande officielle dans les programmes politiques des gouvernements occidentaux est un exercice périlleux.

La conférence annuelle de l’EJA a placé la manipulation du terme « antisémitisme » par Israël à un tout autre niveau, en rédigeant un texte qui devrait être présenté aux futurs membres du Parlement européen, exigeant leur signature avant de se présenter aux élections de mai prochain.

Ceux qui refuseront de signer – ou pire encore, dénonceront l’initiative israélienne – risquent fort d’avoir à se défendre contre des accusations de racisme et d’antisémitisme.

Définissant le boycott d’Israël – donc tout soutien du mouvement BDS – comme équivalent à de l’antisémitisme, le texte israélien constituera probablement un pas en avant vers la criminalisation de toute critique du gouvernement israélien.

Les pays européens ont jusqu’à présent refusé de tenir Israël pour responsable de ses pratiques illégales à l’encontre des Palestiniens. Cependant, il existe un mouvement émergeant et en croissance rapide – centré sur les campus, les syndicats, les églises et les partis politiques progressistes – qui mobilise les organisations de la société civile du monde entier dans le but de faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à son occupation militaire et à ses lois discriminatoires à l’égard des Palestiniens.

Bien que la criminalisation du BDS ne mette pas un terme au débat sur Israël et la Palestine en Europe, elle s’opposera assurément à la liberté d’expression et aux autres principes démocratiques dont le vieux continent est si fier.

Et, si l’on pense que l’interdiction de la critique et du boycott d’Israël est une réelle possibilité, il faut alors y réfléchir sérieusement.

Lois anti-BDS en préparation

L’EJA, ainsi que les autres partisans sionistes d’Israël, sont enhardis par leur précédent succès en Europe.

En décembre 2016, le Parti chrétien démocrate de la chancelière allemande Angela Merkel a adopté une résolution assimilant le boycott à Israël et des points de vue et pratiques antisémites.

Trois ans plus tôt, en 2013, un groupe de militants français avait été inculpé en vertu de la loi anti-discrimination « Loi Lellouche » pour son soutien au mouvement BDS. Leur crime était d’appliquer des autocollants pro-palestiniens sur des produits importés d’Israël dans un supermarché de la ville de Mulhouse.

Les mesures de répression prises par le gouvernement à l’encontre des partisans du BDS se sont même étendues à des pays européens traditionnellement considérés comme particulièrement sensibles à la lutte palestinienne.

Dans le cas de l’Italie, qui est maintenant sous l’emprise des partis politiques d’extrême droite, le projet de loi 2043 décrit le boycott d’Israël comme un « antisémitisme masqué ». Si cette loi est approuvée, la législation fournira une justification légale pour inculper et condamner les militants du BDS.

Il semble que l’Europe ne soit pas loin derrière ses homologues américains. Aux États-Unis, 25 États ont déjà adopté une législation anti-BDS ou émis des décrets prenant pour cible les réseaux de soutien au BDS, tandis que d’autres États sont en train de faire de même.

Au niveau du gouvernement fédéral américain, la loi anti-boycott présentée au Congrès a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par les législateurs américains, et elle promet de soumettre à de fortes amendes et d’emprisonner ceux qui boycottent Israël.

Alors que la société civile s’oppose fermement à de telles violations flagrantes des principes fondamentaux de la liberté d’expression, les militants pro-israéliens n’ont plus aucune retenue ni limite… Dans la ville texane de Dickinson, dévastée par l’ouragan Harvey l’an dernier, les victimes de l’ouragan ont été invitées à signer un engagement de ne pas boycotter Israël en échange d’une aide humanitaire vitale.

La « Macchabée Task Force

Depuis sa création officielle le 9 juillet 2005, le BDS a déstabilisé Israël plus que toute autre initiative de la société civile dans le passé. Dès le début, le mouvement a été structuré de manière à représenter un modèle de résistance populaire non centralisé, non hiérarchisé, qui ne peut pas être facilement démantelé, réduit à néant ou simplement « neutralisé ».

Au niveau national palestinien, le modèle était cohérent avec les précédents mouvements de mobilisation populaire palestiniens qui rassemblaient les énergies de tous les secteurs de la société, quelles que soient leurs affiliations politiques ou idéologiques.

Au niveau international, le mouvement BDS a été créé en s’inspirant du mouvement sud-africain anti-apartheid, qui a été l’un des principaux canaux de résistance qui ont finalement entraîné l’effondrement du régime d’apartheid dans ce pays.

Israël n’a guère de succès à son actif face à la mobilisation de la société civile. Malgré la vulnérabilité des Palestiniens vivant sous l’occupation israélienne, il a fallu sept longues années au gouvernement et à l’armée israéliennes pour réduire l’Intifada [soulèvement populaire] de 1987. Même à ce moment-là, il n’existait pas d’accord réel sur ce qui a réellement mis fin à l’Intifada – une mouvement décentralisé qui a contrecarré et défié la violence aveugle israélienne, les bouclages militaires et les couvre-feux prolongés.

Il va sans dire qu’une Intifada mondiale est beaucoup plus difficile à éradiquer, et même à contenir.

Pourtant, quand Israël a commencé à ressentir le danger représenté par le BDS, il a réagi de la façon habituelle et prévisible, multipliant les arrestations et le recours à la violence, avec un flot de lois criminalisant la dissidence intérieure, tout en lançant une campagne internationale d’intimidation et de diffamation des militants et organisations du mouvement de boycott.

Les partisans fortunés d’Israël ont généreusement réagi au bruit des tambours de guerre de Tel-Aviv. Le nabab des casinos, Sheldon Adelson*, est rapidement entré en action en créant la « Macchabée Task Force », qui a permis de collecter des millions de dollars pour lutter contre ce que les responsables israéliens définissent comme une menace existentielle pour Israël et la délégitimation du pays qui se proclame « État juif ».

Mais Israël n’est pas la seule cible. Le BDS a également dénoncé l’échec du prétendu « processus de paix » en choisissant de tracer une nouvelle voie pour la résistance palestinienne, indépendante de négociations sans fin et sans valeur. Cela fait également du BDS une menace pour l’Autorité palestinienne et pour l’ensemble des propagandistes de la « solution à deux États » qui a été la pièce maîtresse de la politique étrangère des États-Unis au Moyen-Orient.

Yossi Kuperwasser, l’un des principaux experts en matière de renseignement et de sécurité, est l’un des premiers activistes israéliens contre le BDS. Il y a près de dix ans, il a mis en garde contre la réponse insuffisante de Tel Aviv aux militants du BDS.

Peu après la guerre d’Israël de 2008-2009 qui a tué et mutilé des milliers de Palestiniens, principalement des civils, dans la bande de Gaza sous blocus, Kuperwasser écrivait : « Le problème fondamental n’est pas de savoir s’ils vont nous boycotter ou ne pas nous boycotter. ils vont réussir à implanter dans le discours international qu’Israël est illégitime en tant qu’État juif. »

Kuperwasser, à l’instar d’autres experts israéliens, doit avoir été mécontent, pour ne pas dire quelque peu déconcerté, par la forte réaction internationale face aux crimes de guerre perpétrés par Israël à Gaza, qui a conduit à l’enracinement du BDS dans de nombreuses communautés à travers le monde. Il a affirmé que « l’antisionisme et l’antisémitisme sont la même idée sous un nouveau manteau » et que, par conséquent, tous les partisans de la lutte palestinienne sont avant tout antisémites, fondés sur les critères dits à trois « D » de l’antisémitisme.

La « théorie », inventée par Natan Sharansky, suggère que l’antisémitisme peut s’exprimer par « la délégitimation, la diabolisation et le double sens » à l’encontre d’Israël. Selon ce raisonnement tordu, le BDS s’inscrit parfaitement dans toutes ces catégories, de sorte que tous ses partisans sont racistes et antisémites.

Les théories de Kuperwasser sont désormais la stratégie principale adoptée par le gouvernement israélien, où le ministère des Affaires stratégiques, dirigé par Gilad Erdan, est avant tout un bureau anti-BDS, doté aujourd’hui d’un budget de 72 millions de dollars.

L’euphorie anti-BDS qui a balayé Israël ces dernières années a donné lieu à plusieurs conférences à forte participation et passionnées dans des hôtels de luxe, où des responsables israéliens ont ouvertement menacé des militants du BDS, tels que Omar Barghouti. Lors d’une conférence à Jérusalem en 2016, un haut responsable israélien avait menacé Barghouti d’un « assassinat civil » pour sa responsabilité dans l’organisation du mouvement de boycott.

En mars 2017, la Knesset israélienne a adopté l’interdiction d’accès « anti-BDS », qui permet au ministre de l’Intérieur d’interdire l’entrée dans le pays à tout ressortissant étranger qui « a sciemment lancé un appel public au boycott de l’État d’Israël ».

Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction, de nombreux partisans du BDS ont été arrêtés, expulsés et interdits d’entrer dans le pays.

Une guerre perdue

Alors qu’Israël a démontré sa capacité à mobiliser des politiciens américains ou européens pour qu’ils soutiennent sa cause, rien ne prouve que le mouvement BDS soit impacté ou en train de s’affaiblir.

Au contraire, la stratégie israélienne a soulevé la colère de nombreux militants de la société civile et des groupes de défense des droits civils, choqués par la tentative israélienne de saper la liberté d’expression dans les pays occidentaux.

Ce n’est que récemment que l’Université de Leeds au Royaume-Uni s’est associée à de nombreux autres campus à travers le monde pour se désinvestir d’Israël.

Cet échec évident d’Israël a obligé Elisha Levy, écrivaine et ancien soldat israélien, à remettre en question les efforts anti-BDS de son gouvernement dans un article récemment publié dans le journal israélien de droite, le Jerusalem Post.

« Au début, je me sentais excité à l’idée que le gouvernement israélien ait finalement reconnu la nécessité de s’attaquer au BDS », a-t-elle écrit. Cette « excitation » s’est rapidement transformée en déception, alors qu’elle se rendait compte que la campagne du gouvernement n’était pas en mesure de répondre au récit beaucoup plus engageant présenté par les partisans du BDS.

Levy pense que la solution consiste à faire en sorte que chaque étudiant juif, en Israël et partout ailleurs, « comprenne les raisons pour lesquelles Israël n’est pas un État d’apartheid, raciste ». Cela ne peut se faire que par un processus d’endoctrinement, dans lequel les étudiants juifs deviennent de « fiers sionistes », capables de « s’intégrer dans n’importe quel environnement social », de manière à pouvoir opposer un contre-récit au BDS.

Levy est l’une des nombreuses voix israéliennes qui voient l’inutilité de l’approche centralisée de leur gouvernement en matière de BDS. Mais ces voix critiques sont elles-mêmes inconscientes du fait que des décennies d’endoctrinement sioniste ont également échoué, non seulement pour renverser l’opinion publique en pleine mutation sur la lutte palestinienne pour la liberté et les droits, mais même pour préserver le sentiment pro-israélien autrefois solide chez les jeunes Juifs, notamment aux États-Unis.

Mais pour les partisans du BDS, chaque stratégie israélienne représente une opportunité de sensibiliser l’opinion publique aux droits des Palestiniens et de mobiliser la société civile du monde entier contre l’occupation israélienne et le racisme.

Le succès de la campagne BDS est dû à la raison même pour laquelle Israël ne parvient pas à contrer ses efforts : il s’agit d’un modèle raisonné de résistance civile populaire basée sur l’engagement, le débat ouvert et les choix démocratiques, tout en étant fondé sur le droit international et humanitaire.

Le « trésor de guerre » israélien finira par se tarir, car aucune somme d’argent n’aurait pu sauver le régime raciste d’apartheid en Afrique du Sud lorsqu’il s’est écroulé il y a plusieurs décennies. Inutile de dire que 72 millions de dollars ne renverseront pas la tendance générale face à l’apartheid en Israël et ne changeront pas non plus le cours de l’Histoire, qui ne peut appartenir qu’aux peuples qui ne ménagent pas leur volonté de parvenir à une liberté tant attendue.

21 novembre 2018 – Al Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine – Traduction : Lotfallah

(*) Note de Résistance 71: Sheldon Adelson, nabab des casinos de Las Vegas est le protecteur et gros bailleur de fonds de la campagne électorale de Donnie “Mains d’enfant” Trump…

 

Palestine: La vérité (Personne)

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Personne

 

Juillet 2018

 

 

« Du mythe biblique à la réalité archéologique »

« La plupart des israélites ne furent pas exogènes à Canaan, mais émergèrent de son sein. Il n’y a pas eu d’exode massif d’Egypte. Il n’y a eu aucune conquête violente de Canaan. La plupart des gens qui formèrent l’Israël du début étaient des locaux, les mêmes qui habitaient les hautes-terres depuis les âges du bronze et de fer. Les Israélites originaux étaient, ironie d’entre toutes les ironies, eux-mêmes des Cananéens… » […] « De plus, pour toute la richesse qu’ils étaient supposés avoir, ni David ni Salomon ne sont mentionnés dans ne serait-ce qu’une seule archive égyptienne ou texte mésopotamien. La preuve archéologique à Jérusalem des projets des fameux bâtiments de Salomon est non-existence. Les fouilles archéologiques des XIXème et XXème siècles autour du mont du Temple à Jérusalem ont échoué à identifier ne serait-ce qu’une simple trace du temple et du complexe de palaces inventés du roi Salomon. »
~ Israel Finkelstein*, Neil Silberman, « The Bible Unearthed », 2001 ~

*Israël Finkelstein est directeur de l’Institut Archéologique Sonia et Marco Nadler de l’université de Tel Aviv…

Lectures complémentaires:

Effondrer le colonialisme

Ashraf Ezzat Mythe Biblique

 

Palestine occupée: Quand certaines « stars » du sport spectacle se politisent…

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Chapeaux bas aux footeux argentins !

 

Le match de football Israël-Argentine prévu à Al Qds n’aura pas lieu malgré le cachet de 3 millions de dollars

 

Al Manar

 

6 juin 2018

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/922711

 

Le match de préparation au Mondial-2018 Israël-Argentine, prévu samedi à Jérusalem Al-Quds occupé, a été annulé sous la pression des Palestiniens qui avaient sollicité Lionel Messi à ne pas y participer.

Selon l’AFP, l’annulation survient quelques heures après une mobilisation devant le terrain d’entraînement de la sélection argentine à Barcelone, où des militants pro palestiniens ont brandi un maillot de la sélection argentine maculé de peinture rouge sang et les ont apostrophé, en les sollicitant de ne pas jouer le match.

Un incident qui a semble-t-il marqué les joueurs sud-américains, selon les médias argentins.

Le ministre argentin des Affaires étrangères Jorge Faurie a indiqué que « les joueurs de la sélection ne souhaitaient pas jouer le match (…) Même le sélectionneur a demandé qu’il n’y ait pas d’autre rencontre et que la sélection se concentre sur le premier match en Russie, le 16 juin ».

Une victoire pour BDS

L’annonce officielle de l’annulation est venue de la représentation diplomatique israélienne à Buenos Aires.

« L’ambassade d’Israël communique avec regret la suspension du match entre les sélections d’Israël et d’Argentine », déplorant « les menaces et provocations dirigées contre Lionel Messi, qui ont logiquement suscité la crainte de ses pairs ».

Dans leur réplique, les responsables israéliens se plaisent à avancer la thèse de menaces proférées contre les joueurs argentins.

Selon le quotidien israélien Yediot Aharonot,  le mouvement pour le boycott d’Israël et anti investissement BDS « a réalisé une grande victoire sur Israël ».

Satisfaction palestinienne 

La Fédération palestinienne de football s’est réjouie dans un communiqué de l’annulation de la rencontre et « remercie toutes les parties et les institutions populaires et sportives dans le monde entier pour avoir travaillé sans relâche afin que le message du sport, et du football en particulier, triomphe, et pour avoir refusé que le sport soit utilisé comme (…) un outil de chantage politique ».

Elle « félicite les joueurs de l’équipe argentine menée par la star Messi pour avoir refusé d’être utilisé comme pont pour atteindre à des fins non sportifs », est-il encore écrit.

Brûler les maillots de Messi 

Dimanche, Jibril Rajoub, le président de la Fédération palestinienne de football avait demandé à Lionel Messi de ne pas participer au match, appelant à « brûler » ses maillots s’il jouait.

« Messi est un symbole de paix et d’amour, nous lui demandons de ne pas participer au blanchiment des crimes de l’occupation » israélienne, avait-il affirmé.

M. Rajoub donnera une conférence de presse mercredi à midi, a annoncé la Fédération.

Une escale payée

D’après la presse argentine, rapporte l’AFP, la fédération argentine devait recevoir, en fonction de la participation de Messi, un cachet de 2 à 3 millions de dollars pour l’escale à Jérusalem, sur le chemin de Moscou.

La fédération argentine a déjà touché 1,5 millions de dollars, a écrit Clarin, quotidien argentin de référence.

« Messi, ne joues pas », ont crié des manifestants au bord du terrain d’entraînement à Barcelone.

Le Maariv israélien, se référant à la chaine américaine Fox Sport révèle que Messi et un autre joueur ont fait pression pour annuler le match en Israël.

Dans sa campagne de communication à l’adresse de l’opinion publique mondiale, l’entité sioniste tente de rallier à sa cause des célébrités artistiques, sportives, du show business et autres…

Le changement de lieu

Initialement prévu à Haïfa, le match s’est vu subitement transférer samedi après-midi à Jérusalem Al-Quds occupée. C’est le changement de lieu qui a  renforcé la mobilisation des Palestiniens, hostiles à ce qu’il ait lieu dans la ville sainte, estimant que c’était une manière de légitimer la politique israélienne sur le transfert illégitime de l’ambassade des USA vers cette ville, et de sa proclamation comme capitale d’Israël.

Plus est-il que le match Argentine-Israël s’il avait eu lieu, aurait cautionné la poursuite de la colonisation des territoires palestiniens qui se poursuit sans relâche, et l’usurpation persévérante des droits des Palestiniens. Sans oublier la répression sanguinaire contre le peuple palestinien qui s’illustre dernièrement par les massacres perpétrés contre les manifestants palestiniens dans la bande de Gaza.

Plus de 125 palestiniens désarmés qui participaient aux différentes marches de grand retour ont été assassinés par des tirs de snipers israéliens à la frontière, depuis le 30 mars dernier.

Pour le seul 14 mai dernier, 61 palestiniens ont été abattus.

La dernière victime des massacres israéliens est l’infirmière Razan al-Najjar, abattu d’une balle dans le dos alors qu’elle portait secours à un manifestant blessé.

Guerre colonialiste au Moyen-Orient: Trump voudrait allumer la mèche qu’il ne s’y prendrait pas autrement…

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Hezbollah: La décision de Trump met fin à la solution politique et à celle de deux états pour la Palestine

 

Al Manar

 

7 décembre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/685529

 

Le vice-secrétaire général du Hezbollah, Cheikh Naim Qassem, a déclaré que « la position de Trump signifie la fin de la solution des deux États et du processus de règlement pacifique, voire la fin  de toute discussion concernant  une solution politique ».

Dans une interview avec la chaine satellitaire libanaise alMayadeen, cheikh Qassem a déclaré que « la position du président américain Donald Trump concernant alQods dévoile ce que Washington a depuis toujours caché dans son for interieur », ajoutant « nous devons soutenir l’option de la résistance sur tous les niveaux à partir de maintenant ».

Et de poursuivre : »Trump affirme qu’Israël est une priorité et ne reconnait aucune existence à la présence de la Palestine, ni n’accorde de valeur à tout compromis ».

Cheikh Qassem a rappelé que « grâce à la libération du sud du Liban par la résistance, il est clair pour Israël qu’il peut être vaincu » qualifiant « les actions d’Israël , notamment ses raids contre la Syrie, de signes d’impuissance, car il bombarde des lieux désertés, juste pour prouver qu’il est présent sur le terrain ».

Cheikh Qassem a déclaré qu’ »il y a une chance aujourd’hui pour un dialogue avec les pays avec qui le parti était en désaccord », soulignant que « le rassemblement autour de la cause palestinienne supprime les différends entre l’unité parmi les pays islamiques et sabote les plans américains dans la région ».

Il a assuré que « le Hezbollah est prêt aujourd’hui à  raccourcir les distances entre les Etats et entre tous les mouvements qui sont prêts à résister contre Israël ».

Cheikh Qassem a affirmé qu’ »il faut distinguer entre les dignitaires religieux  qui ont travaillé pour le bien de la Palestine et les autres qui aspirent à la normalisation », appelant « les dignitaires religieux qui travaillent pour le compte des sultans  au repentir et à saisir l’occasion de soutenir le peuple palestinien ».

Cheikh Qassem a souligné que « le Hezbollah est devenu plus nombreux et plus expérimenté , suite à sa lutte contre le terrorisme -takfiriste » ajoutant « il est révolu l’ère où les dignitaires religieux qui hésitent entre le blanc et le noir, choisissent le gris. Désormais,  leurs choix  doivent être clair dans leur soutien à la Palestine ».

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Lecture complémentaire:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Et pendant ce temps là… Le nettoyage ethnique continue en Palestine occupée

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 26 avril 2017 by Résistance 71

« Les Israéliens refusent catégoriquement de reconnaître la ‘Nakba’ ni d’être tenus pour responsables, moralement et légalement, pour le nettoyage ethnique qu’ils ont commis en Palestine en 1948. »
~ Illan Pappe ~

« Le peuple natif de Palestine, à l’instar de tous les peuples natifs d’autres pays du monde arabe, d’Asie, d’Afrique, d’Amérique et d’Europe, refusèrent de partager la terre avec des membres d’une communauté coloniale. »
~ Walid Khalidi ~

« L’occupation sioniste de la Pelestine est devenue undroit affirmee international, tandis que la revendication palestinienne d’être réinstaurés sur leur terre de droit a été perçue comme une agression inacceptable. Le Conseil de Sécurité de l’ONU n’a agi qu’en soutien de cette vision déformée, falsifiée de la réalité. […]
La création d’une entité sioniste sur la terre de Palestine représente une agression manifeste du peuple palestinien pacifique et remplace une population par une autre, dispersant les véritables propriétaires de la terre à travers les territoires du monde. Ceci n’est pas un conflit frontalier entre deux pays voisins. Il s’agit du déracinement d’une nation et d’un peuple et leur substitution par un autre. »
~ Naïm Qassem ~

 

Des voix concordantes pour confronter l’histoire d’Israël

 

Ramzy Baroud

 

25 avril 2017

 

url de l’article en français:

http://chroniquepalestine.com/voix-concordantes-confronter-histoire-coloniale-israel/

 

Israël a eu recours à trois principales stratégies pour contrecarrer les appels palestiniens à la justice et aux droits de l’homme, dont le droit de retour pour les réfugiés.

L’une est consacrée à la réécriture de l’histoire, une autre consiste à écarter l’attention des réalités actuelles, et une troisième vise à récupérer le récit palestinien pour en faire un récit israélien.

La réécriture de l’histoire a été mise en branle beaucoup plus tôt que certains historiens ne l’imaginent. La machine de la hasbara [propagande] israélienne a été mise en mouvement presque simultanément avec le Plan Dalet (Plan D) qui a vu la conquête militaire de la Palestine et le nettoyage ethnique de ses habitants.

Mais le discours actuel concernant la « Nakba » – ou la « Catastrophe » – qui a frappé le peuple palestinien en 1947 et 1948 a été élaboré dans les années 1950 et 60.

Dans un article intitulé « Pensée catastrophique : Ben Gurion a-t-il réussi à réécrire l’histoire? » Shay Hazkani a révélé la manière impressionnante dont le premier Premier ministre d’Israël, Ben Gurion, a travaillé en étroite collaboration avec un groupe d’érudits juifs israéliens pour développer une version d’événements pour ce qui s’est passé en 1947-1948 : la fondation d’Israël et la destruction de la Palestine.

Ben Gurion voulait propager une version de l’histoire qui soit compatible avec la position politique d’Israël. Il avait besoin de « preuves » pour appuyer cet objectif.

Les « preuves » sont finalement devenues « l’histoire », et aucun autre récit n’a été autorisé à contester le discours d’Israël sur la Nakba.

« Ben Gurion n’a probablement jamais entendu le mot ‘Nakba’, mais au début des années 1950, le premier ministre israélien a saisi l’importance du récit historique », a écrit Hazkani.

Le leader israélien a donné pour mission à des chercheurs payés par l’État de façonner une histoire alternative qui continue d’imprégner la pensée israélienne à ce jour.

S’écarter des réalités historiques – ou de la réalité actuelle de l’horrible occupation de la Palestine – est une volonté qui remonte à près de 70 ans.

Des premiers mythes de la Palestine d’une « terre sans peuple pour un peuple sans terre » selon la revendication d’aujourd’hui, à celui d’Israël icône de la civilisation, de la technologie et de la démocratie entourée de sauvages arabes et musulmans… les mensonges israéliens sont implacables.

Par conséquent, alors que les Palestiniens se préparent à commémorer la guerre du 5 juin 1967 qui a conduit à une occupation militaire qui date maintenant de 50 ans, Israël prévoit une grande fête, une « célébration » majeure de son occupation militaire des terres des Palestiniens.

L’absurdité échappe à tous les Israéliens, bien sûr.

« Un Etat qui célèbre 50 ans d’occupation est un Etat dont le sens de l’orientation a été perdu, comme sa capacité à distinguer le bien du mal », a écrit le commentateur israélien Gideon Levy dans le journal Haaretz.

« Qu’est-ce que les Israéliens ont à célébrer? Cinquante ans de sang, d’abus, de vols et de sadisme? Seules les sociétés qui n’ont pas de conscience célèbrent ces anniversaires. »

Levy soutient qu’Israël a gagné la guerre de 1967 mais a « perdu presque tout le reste ».

Depuis lors, l’arrogance d’Israël, lsa haine du droit international, « le mépris permanent pour le monde, la vantardise et l’intimidation », ont tous atteint des sommets sans précédent.

L’article de Levy est intitulé: « Notre Nakba ».

Levy n’essaie pas de reprendre le récit palestinien, mais il rappelle de façon résumée que les succèss militaires d’Israël sont une affliction, d’autant plus qu’ils ne sont jamais suivis de la moindre réflexion nationale ni d’aucune tentative de corriger les injustices du passé et du présent.

Mais le processus de revendication du terme « Nakba » a été mené par des écrivains israéliens durant de nombreuses années.

Pour ces penseurs, « la Nakba juive » se réfère aux Juifs arabes qui sont arrivés dans l’Israël nouvellement indépendant, fondé en grande partie sur l’incitation des dirigeants sionistes à l’égard des Juifs du monde entier à « retourner » dans la patrie biblique.

Un éditorial dans The Jerusalem Post s’est plaint que « la propagande palestinien a persuadé l’opinion publique mondiale que le terme ‘réfugié’ est synonyme de ‘Palestinien’ ».

Ce faisant, les Israéliens qui tente de dénaturer le récit palestinien espèrent créer un équilibre dans le discours, ce qui, bien sûr, est incompatible avec la réalité.

Cette construction place le nombre de « réfugiés juifs » de la « Nakba juive » à 850 000, légèrement au-dessus du nombre de réfugiés palestiniens qui ont été expulsés par les milices sionistes lors de la fondation d’Israël.

Heureusement, des affirmations aussi mensongères sont de plus en plus contestées par des voix juives.

Quelques voix, mais significatives, parmi les intellectuels israéliens et juifs à travers le monde ont franchi le pas réexaminer le passé d’Israël.

Ils se confrontent à juste titre à une version de l’histoire qui a été acceptée en Israël et en Occident comme la vérité incontestée à l’origine de la naissance d’Israël en 1948, l’occupation militaire de ce qui restait de la Palestine en 1967 et d’autres périodes historiques.

Ces intellectuels imprègnent la façon d’aborder la question de la Palestine et d’Israël partout où ils vont. Leurs voix sont particulièrement significatives dans le défi des poncifs officiels israéliens et des mythes historiques.

Écrivant dans le Forward, Donna Nevel refuse d’accepter que la discussion sur le conflit en Palestine commence par la guerre et l’occupation de 1967.

Nevel est critique à l’égard des soi-disant sionistes progressistes qui prétendent devoir limiter le débat à la question de l’occupation, restreignant ainsi toute possibilité de résolution à la « solution à deux États ».

Non seulement une telle « solution » est défunte et pratiquement impossible, mais la discussion même évacue la Nakba, ou la Catastrophe, de 1948.

La « Nakba n’entre pas dans ces discussions parce que c’est l’héritage et la manifestation la plus claire du sionisme », écrit Nevel.

« Ceux qui ignorent la ‘Nakba’ – ce que les institutions sionistes et israéliennes ont constamment fait – refusent de reconnaître le sionisme comme illégitime dès le début de sa mise en œuvre ».

C’est précisément la raison pour laquelle la police israélienne a récemment bloqué la « Marche du retour » organisée chaque année par des Palestiniens en Israël.

Pendant des années, Israël s’est méfié du fait qu’un mouvement croissant parmi les Palestiniens, les Israéliens et d’autres à travers le monde, a poussé pour un changement de paradigme afin de comprendre les racines du conflit en Palestine.

Cette nouvelle pensée a été le résultat logique de la fin du dit « processus de paix » et de la disparition de la perspective d’une solution à deux États.

Incapable de sauvegarder ses mythes fondateurs, mais incapable également d’offrir une alternative, le gouvernement israélien utilise maintenant des mesures coercitives pour répondre au mouvement en essor : punir ceux qui veulent commémorer la Nakba, frapper d’amendes les organisations qui participent à de tels événements, et même traiter comme parias les individus et les groupes juifs qui s’écartent de sa pensée officielle.

Dans ces cas, la coercition ne donne guère de résultats.

« La marche (du retour) a rapidement augmenté en taille au cours des dernières années, au mépris des mesures de plus en plus répressives des autorités israéliennes », a écrit Jonathan Cook sur le site d’Al-Jazeera.

Il semble que 70 ans après la fondation d’Israël, le passé est de plus en plus présent.

Heureusement, les voix palestiniennes qui ont depuis toujours contesté le récit officiel israélien sont maintenant associées à un nombre croissant de voix juives.

C’est grâce à un nouveau récit commun qu’une vraie compréhension du passé peut être saisie, avec l’espoir qu’une vision pacifique de l’avenir puisse remplacer l’actuelle, faite de domination militaire, de ségrégation et de pure propagande.