Archive pour résistance Liban Hezbollah

Surveillance et totalitarisme technologique… Comment Nasrallah nargue les services de renseignement mondiaux…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 13 juin 2019 by Résistance 71

« En réalité, le Hezbollah est originellement un réseau de Résistance chiite à l’occupation israélienne du Liban. Il a successivement été armé par la Syrie puis, après le retrait de la force syrienne de maintien de la paix au Liban en 2005, par l’Iran. Il n’a jamais eu comme objectif de « jeter les juifs à la mer », mais au contraire, il ne cesse d’affirmer son intention d’établir l’égalité en Droit pour tous. »
~ Thierry Meyssan (juin 2019) ~

 

 

Comment H. Nasrallah nargue les services de renseignement mondiaux

 

Al Manar

 

Janvier 2019

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1230319

 

Le chef du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah a nargué les services du renseignement mondiaux, notamment ceux d’Israël, à l’affut de ses moindres faits et gestes, lors d’une interview de trois heures diffusée par la chaîne Mayadeen TV samedi.

Nasrallah a montré qu’il possède la capacité technique requise pour se faire interviewer en direct pendant tout ce temps sans crainte d’être détecté.

Plus important encore, Nasrallah a montré qu’il peut recevoir des messages électroniques au moyen d’une connexion internet à proximité, ce qui lui permet de répondre à des questions et d’obtenir des nouvelles de dernière heure de partout dans le monde.

C’est une indication claire que Nasrallah fait confiance à la compétence technique du Hezbollah, qui est capable de bloquer tout signal d’interception et assez efficace pour aveugler tous les services du renseignement locaux ou internationaux qui cherchent à le localiser.

Le Hezbollah semble posséder des capacités électroniques supérieures à celles de nombreux pays du Moyen-Orient et d’ailleurs. Ce qui est inhabituel, c’est que Nasrallah les a montrées à la face du monde, en ligne, à des dizaines de milliers de personnes qui ont regardé l’interview.

La capacité électronique du Hezbollah n’est pas nouvelle. Israël a tenté d’intercepter physiquement ses réseaux fixes à fibre optique et d’intercepter électroniquement les téléphones portables de bon nombre d’officiers et de dirigeants du Hezbollah. Les capacités d’interception d’Israël ont permis par le passé à l’armée israélienne de s’introduire dans le réseau téléphonique du Hezbollah et d’y découvrir tout un réseau de connexions qui a entraîné la destruction de centaines de maisons, bureaux et bases du Hezbollah pendant la guerre de 2006.

Ce n’est pas un secret qu’en interceptant un téléphone portable, il est possible d’en identifier d’autres dans un même lieu et de créer une liste des numéros IMEI, même si l’utilisateur a changé de carte SIM tout en gardant le même numéro de téléphone portable.

Le Hezbollah a reconnu l’erreur de ses membres et a lancé un sérieux avertissement à tous ses membres et dirigeants en leur interdisant d’apporter un téléphone portable au travail. L’inobservation de ces instructions a été à l’origine d’une bonne partie de la destruction que le Hezbollah a subie pendant la guerre de 2006.

À la même époque, le Hezbollah s’est servi de la même technologie existante pour intercepter et capturer des espions. En 2006, le Hezbollah a tendu une embuscade aux Forces d’opérations spéciales (FOS) israéliennes en créant une fausse piste signalant la présence d’un de ses principaux dirigeants parmi les plus recherchés à al-Rasoul al-A’zam, sur la route menant à l’aéroport de Beyrouth. Un des membres présents a révélé à la dernière minute le plan qui aurait entraîné la mort et l’arrestation de nombreux soldats des FOS.

Quelques années plus tard, le même espion est tombé dans son propre piège, en utilisant maladroitement son téléphone portable. La carte SIM qu’il utilisait pour communiquer avec Israël a été interceptée par le Hezbollah après qu’il l’eut insérée, par mégarde, dans son appareil libanais. Il a tôt fait de réaliser son erreur, mais pas assez vite pour s’enfuir en Israël. La capacité du Hezbollah lui a permis d’arrêter de nombreux espions, dont l’identité de certains n’a pas été révélée publiquement.

Loin de se terrer, comme la propagande israélienne a cherché à le dépeindre après la guerre de 2006, Sayyed Nasrallah n’a pas hésité à parler en toute confiance installé dans un appartement élégant. En fait, Sayyed Nasrallah a rencontré des politiciens locaux, des responsables régionaux et d’autres dirigeants du Hezbollah dans divers appartements à Beyrouth, mais jamais les mêmes.

C’est une autre indication de ses mouvements fréquents, une procédure de sécurité nécessaire pour quelqu’un de sa stature faisant partie de la liste des personnes les plus recherchées de nombreux pays, y compris ceux du Moyen-Orient et de l’Europe qui collaborent avec Israël et les USA.

L’équipe professionnelle chargée de la sécurité de Nasrallah le transporte partout à l’intérieur du Liban et à l’étranger. Il se déplace de Beyrouth à Damas en empruntant une même et longue route achalandée pour rencontrer le président Bachar al-Assad.

Nasrallah dispose d’une équipe chargée des médias électroniques qui lui fournit sur le champ les nouvelles de dernière heure et un résumé de tous les journaux et organes de presse qui publient de l’information ou des articles en lien avec le Moyen-Orient.

Les capacités électroniques du Hezbollah semblent être constamment mises à jour conformément à la technologie et aux mesures de sécurité de pointe requises pour faire face à ses ennemis et protéger ses dirigeants et sa capacité militaire.

La bataille entre Israël et le Hezbollah ne se fait pas seulement sur le plan militaire, mais aussi sur le plan du renseignement et de la technologie.

= = =

A lire pour mieux comprendre les enjeux impérialistes historiques au Moyen-Orient:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

La Bible Déterrée Israel Finkelstein

 

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Résistance au colonialisme et à l’hégémonie yankee… Fin de partie pour l’empire au Liban !

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 27 novembre 2018 by Résistance 71

 

Lecture complémentaire:

Comprendre ce qu’il se passe au Moyen-Orient, les enjeux…

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Le Hezbollah au Liban: L’hégémonie des Etats-Unis est finie

 

Elijah J. Magnier

 

21 novembre 2018

 

url de l’article original:

https://ejmagnier.com/2018/11/21/le-hezbollah-au-liban-lhegemonie-des-usa-cest-fini/

 

La politique de l’administration américaine envers le Liban est de toute évidence mouvante et instable, avec à sa tête un président qui manque de connaissances générales sur le Moyen-Orient et par-dessus tout sur le rôle du Hezbollah dans la région. Le président Donald Trump serait apparemment prêt à réduire son soutien militaire à l’armée libanaise et à imposer de nouvelles sanctions au Liban, sans savoir que ce faisant, il renforce l’Axe de la résistance et jette le Pays du Cèdre dans les bras de la Russie et de l’Iran. Pendant que les USA infligeaient d’autres sanctions au Hezbollah, leurs partenaires européens ont tenu ces derniers mois des réunions secrètes avec des dirigeants de l’organisation pendant la visite de leurs délégations officielles à Beyrouth.

L’hégémonie des USA s’effrite peu à peu au Moyen-Orient. En Irak, le groupe armé « État islamique » (Daech) a pris son essor sous l’œil attentif et complaisant de l’administration américaine dans les mois qui ont suivi son occupation de Mossoul en juin 2014. Washington considérait Daech comme un atout stratégique, sans s’apercevoir que sa politique sans scrupule se retournerait contre ses propres intérêts au Moyen-Orient. Il s’est ainsi mis à dos l’Europe, mais surtout les peuples du Moyen-Orient, en particulier les minorités qui ont souffert énormément de la tyrannie de Daech.

La politique impitoyable des USA a mené à la création des Hachd al-Chaa’bi (les Forces de mobilisation populaire). Ces forces sont devenues depuis un membre essentiel de l’Axe de la résistance, qui rejette l’hégémonie américaine et dont l’idéologie axée sur l’indépendance comprend des objectifs similaires à ceux de l’Iran et du Hezbollah. Ces forces nationales sont généralement hostiles à Israël et à la présence des forces américaines en Mésopotamie.

De plus, les nouveaux dirigeants irakiens (le premier ministre Adel Abdel Mehdi, le président du parlement Mohamed al-Halbousi et le président Barham Salih) ont été choisis en parfaite harmonie avec la volonté de l’Iran. Si l’Irak doit choisir entre Téhéran et Washington, il ne prendra pas position en faveur de sanctions contre le peuple iranien, peu importe les conséquences. Puis si les USA forcent la main de l’Irak à cet égard, ils perdront la Mésopotamie au profit de l’Iran et de la Russie. Moscou a d’ailleurs déjà sa place au centre opérationnel de Bagdad qu’il partage avec des conseillers militaires irakiens, syriens et iraniens de haut rang, en étant prêt à combler le vide si les USA cessent ou limitent leur soutien militaire à l’Irak, tout en veillant à ce que Daech ne revienne pas occuper quelque ville que ce soit en Mésopotamie.

En Syrie, les USA, ainsi que leurs partenaires européens et arabes, visaient un changement de régime et sont devenus inextricablement liés à une politique de destruction délibérée du Levant, dont l’objectif est la chute du président Bachar al-Assad. Le Qatar à lui seul aurait investi plus de 130 milliards de dollars dans cet objectif raté. Aujourd’hui, l’estimation la plus faible des coûts de reconstruction de la Syrie oscille entre 250 et 350 milliards de dollars. La guerre imposée à la Syrie a entraîné la formation de nombreux groupes syriens entraînés par l’Iran et le Hezbollah, qui ont naturellement partagé leur expérience de la guerre avec leurs alliés. Si Assad le souhaite, ces groupes formeront une alliance solide avec l’Axe de la résistance qui prend de l’ampleur en Irak et qui existe depuis des décennies au Liban.

En Palestine, le Hamas s’est joint à la campagne visant un changement de régime en Syrie au début de la guerre en 2011. Ses dirigeants politiques ont alors déclaré leur animosité envers Assad et bon nombre de combattants du Hamas se sont ralliés à al-Qaeda tandis que d’autres ont opté pour Daech, notamment dans le camp palestinien de Yarmouk, au sud de Damas. Ces combattants palestiniens ont partagé avec les combattants syriens et étrangers leur expérience de la guérilla apprise de l’Iran et dans les camps d’entraînement du Hezbollah. Quelques-uns d’entre eux ont commis des attaques suicide contre les forces de sécurité irakiennes et des civils en Mésopotamie, et contre l’armée syrienne et ses alliés, dont le Hezbollah, au Levant.

Mais l’administration américaine a décidé de prendre ses distances de la cause palestinienne et de s’engager inconditionnellement en faveur de la politique d’apartheid israélienne à l’endroit de la Palestine. Bref, les USA soutiennent Israël aveuglément. Ils ont déclaré que Jérusalem est la capitale d’Israël, ont suspendu l’aide financière aux institutions de l’ONU qui soutiennent les réfugiés palestiniens (écoles, soins médicaux, logements) et ont rejeté le droit de retour des Palestiniens.

Tout cela a poussé divers groupes palestiniens, y compris l’Autorité palestinienne, à reconnaître que toute négociation avec Israël est inutile et que les USA ne peuvent plus être considérés comme un partenaire fiable. En outre, le changement de régime raté en Syrie et les conditions humiliantes rattachées au soutien financier arabe ont été, d’une certaine façon, les dernières gouttes qui ont fait déborder le vase et convaincu le Hamas de changer sa position, en renonçant à l’accord d’Oslo et en se joignant à l’Axe de la résistance.

Les 48 heures qu’ont duré la dernière bataille à Gaza les 12 et 13 novembre ont mis en lumière une unité sans précédent entre le Hamas, le Djihad islamique et de nombreux autres groupes palestiniens (13 groupes au total étaient réunis pour la toute première fois dans un même centre de commandement militaire), ainsi que leur proximité à l’Iran et au Hezbollah. C’est une autre illustration de l’échec de la politique des USA au Moyen-Orient.

Au Liban, le Hezbollah a acquis une expérience unique et impressionnante de la guerre au cours des cinq dernières années de lutte contre les groupes extrémistes que sont al-Qaeda et Daech, en combattant aux côtés de deux armées classiques sur de nombreux fronts : l’armée syrienne et l’armée de la superpuissance russe. Les USA semblent maintenant prêts à monter la pression sur le Liban afin de paralyser encore plus son économie. Ces sanctions vont probablement affecter davantage le Liban que le Hezbollah comme tel.

Les USA ont mis sur leur « liste des terroristes » des propriétaires de bureaux de change au Liban qui ont échangé des euros obtenus de l’Iran contre des dollars. Ils ont arrêté un homme d’affaires bien connu qui profite de la sympathie que lui témoigne le Hezbollah et qui vend ses propriétés à rabais aux militants du Hezbollah et à leurs familles.

Avec la collaboration de l’ancien premier ministre Haidar Abadi, les USA ont également obtenu de Bagdad de geler plus de 90 millions de dollars dus à un entrepreneur en construction libanais qui avait honoré des contrats dans diverses villes irakiennes, parce que les Américains l’accusent d’être proche du Hezbollah.

En outre, le département du Trésor des USA oblige la banque centrale libanaise à fournir une quantité impressionnante de renseignements et de données sur les civils, sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme, et a réussi à geler les comptes de nombreux chiites, y compris ceux qui n’ont absolument rien à voir avec le Hezbollah.

Enfin, l’administration américaine a ajouté à sa liste des terroristes le secrétaire général du Hezbollah, son adjoint et divers hauts dirigeants. Ces hommes ne pourront ainsi jamais visiter Disneyland ou se la couler douce à Las Vegas!

Les USA ne semblent pas s’apercevoir que l’Iran et la Russie ne demandent pas mieux que de voir les USA lever leur soutien conditionnel à l’armée et au gouvernement libanais. En coordination avec le gouvernement libanais, l’Iran peut construire de nombreuses usines au Liban, fort de son expérience dans divers domaines, dont l’industrie pharmaceutique, la production automobile, les services publics et l’industrie militaire. Pour sa part, la Russie s’active déjà à établir des relations avec les responsables libanais, en les invitant à Moscou, ce qui lui permettra d’accroître sa présence et de s’implanter au Liban.

Les USA ne peuvent rien faire aujourd’hui pour réduire la puissance militaire du Hezbollah. Sayyed Nasrallah serait apparemment prêt à lancer ses missiles de précision contre Israël pour montrer sa force et, surtout, pour faire ressortir toute la faiblesse d’Israël dans une guerre à venir. Il ne fait aucun doute qu’Israël possède un arsenal militaire impressionnant ayant une grande capacité de destruction. Sauf que depuis 1949, Israël n’a jamais eu à subir les tirs de missiles de précision, aux ogives contenant des centaines d’explosifs, capables de survoler l’ensemble du territoire israélien et d’atteindre n’importe quelle cible.

Si le Dôme de fer d’Israël arrive à intercepter 80 % des missiles du Hezbollah, les conséquences découlant des 2 000 missiles (sur 10 000, dont 8 000 seraient interceptés) qui atteindraient leurs cibles avec 400 à 500 kg de charge explosive chacun sont inconcevables pour Israël. C’est l’équivalent d’un million de kg d’explosifs, et ce, dans l’éventualité où le Hezbollah se limitait à 10 000 missiles (Israël soutient que le Hezbollah possède 150 000 roquettes et missiles).

Le Hezbollah représente une partie importante de la population libanaise. C’est une organisation non conventionnelle, qui a fini par faire partie intégrante « du cœur et de l’esprit » de la population, une ancienne stratégie que le Hezbollah a adoptée pour mieux s’intégrer à la population et à la société dans laquelle il vit.

Le Hezbollah a déployé sa force à l’échelle nationale à une occasion, soit le 7 mai 2008, lorsque le groupe a pris la capitale libanaise en ne tirant que quelques coups de feu et en beaucoup moins de temps qu’il n’a fallu à Israël pour occuper Beyrouth en 1982. Le Hezbollah n’a pas besoin de recourir à la force militaire pour contrôler le Liban. D’autant plus que les chiites libanais ne sont dorénavant plus les seuls à faire partie de l’Axe de la résistance. L’Axe n’hésitera pas à se retourner contre les USA s’il est poussé à prendre le contrôle du pays, ce qui pourrait survenir si les USA poursuivent leurs efforts en vue de subjuguer le Liban à leur hégémonie.

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Où en est le Liban ?

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, résistance politique with tags , , , , , , , , , on 22 avril 2018 by Résistance 71

Notre résistance n’est pas à vendre, elle est le fruit de l’indifférence de l’état libanais (Hassan Nastallah)

 

Al Manar

 

21 avril 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/864785

 

Notre résistance n’est pas à vendre, a lancé le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah lors du festival électoral organisé pour les deux casas de Tyr et de Zahrani au sud du Liban.

Dans un discours prononcé devant une foule dans la ville sudiste de Zahrani, ce samedi 21 avril,  S. Nasrallah répondait aux surenchères qui marquent les discours électoraux de certains protagonistes libanais, lesquels ont fait du thème de la résistance au Liban leur cheval de bataille, critiquant entre autre qu’elle agit et prend ses décisions à l’insu de l’Etat Libanais.

Pour répondre à cette question, le chef de la résistance islamique a fait un rappel historique, remontant à la date de  l’implantation de l’entité sioniste en Palestine, « lorsque le sud Liban faisait l’objet d’attaques israéliennes régulières, bien avant l’avènement de la résistance palestinienne ».

La création de la Résistance en 1975 par Sayed Moussa Sadr, (le fondateur du mouvement Amal, ndlr) ,  indépendamment de la volonté de l’Etat libanais est dû au fait que ce dernier n’a jamais assumé se responsabilités sécuritaires pour le sud du Liban, a-t-il expliqué.

Pas question de renoncer à notre résistance, elle est garante de notre survie,…, elle est  notre fierté, a-t-il aussi scandé.

Dans la deuxième partie de son allocution, S. Nasrallah a évoqué les problèmes internes, à leur tête la crise économique et financière qui risque « de trainer le pays vers le gouffre ».

S’adressant directement au courant du Futur, qui s’était arrogé ce dossier depuis la fin de la guerre civile et la conclusion des accords de Taëf en 1992, il a demandé : «  nos exploits sur le plan sécuritaire sont visibles et connus de tous, dites-moi quels sont les vôtres sur le plan économique » qui souffre d’une dette de 80 milliards de dollars, d’une corruption endémique qui lamine les institutions étatiques et d’une dégradation de ses secteurs agricole et industriel.

« Nous avons besoin d’une table de dialogue nationale pour discuter des projets destinés à résoudre cette crise grave », a-t-il réclamé.

Dans cette partie, il a évoqué un problème qui s’amplifie de plus en plus: celui du partage confessionnel des affaires de l’Etat libanais. À commencer par les trois plus hautes présidences de l‘exécutif et du législatif, en passant par la fonction publique dans toutes ses catégories et jusqu’à tout récemment toutes les questions liées aux ressources hydrauliques, en hydrocarbures, à l’agriculture et à l’industrie, voire même aux déchets.

Dans le dernier sujet de son discours, S. Nasrallah a appelé les gens des deux cazas de Tyr et Nabatiyeh à voter massivement les listes Amal et Wafa (Espoir et Fidélité), rendant hommage au chef du Parlement libanais Nabih Berri, qui préside celle de Zahrani.

« Le président Berri nous représente nous tous, et non seulement les gens de Zahrani. Il nous représente dans la Résistance, et dans tous les défis et les grande échéances… C’est lui qui est garant de notre unité nationale,.., et de nos frontières terrestres et maritimes », a-t-il affirmé.

Et de conclure son discours : «  notre message à l’ennemi : nous sommes capables d’affronter tes menaces, nous n’accepterons jamais que notre dignité soit bafouée. Nous sommes les gens de cette terre. Personne ne pourra nous en arracher ».

Les idées principales du discours

Ce festival a un objectif Claire: le soutien populaire et politique de la liste Espoir et fidélité  dans les deux casas Tyr et Zahrani

Je vais aborder 3 sujets : la résistance, les problèmes du pays, et les listes de vote

Nous nous rencontrons dans la ville de Tyr, la ville de sayed Charafeddine et de l’imam Moussa Sadr ,.., celle qui a été le théâtre du lancement de son mouvement, la ville qui a accueilli notre commandant sayed Abbas Moussaoui…

C’est la  ville de la cohabitation entre chrétiens et musulmans, entre sunnites et chiites et a qui toujours conjuré la fitna quand bien même elle sévissait dans les autres régions…

C’est la ville qui a ouvert ses portes aux réfugiés palestiniens venus du nord de la Palestine occupée et qui vivent toujours aujourd’hui dans ses camps…

C’est la ville qui a su résister à l’occupation et où ont eu lieu les premières opérations martyres, réalisées par les jeunes du mouvement Amal et Hezbollah, à commencer par le martyr Ahmad Qassir qui a infligé la première humiliation à Israël en détruisant son quartier général à Tyr…Puis celle de Hassan Qassir , et autres combattants martyrs , ailleurs du sud entier  et qui ont imposé le retrait aux Israéliens sans conditions préalables.

(…)

La guerre de 1996

Aujourd’hui, nous avons en mémoire le souvenir de l‘offensive d’avril 1996 appelée par les Israéliens Raisins de la colère… Elle a commencé le 16 avril en bombardant le siège du Hezbollah, dans lequel se trouvait le commandant militaire haj Moustafa Badreddine mais il a échappé bel a cette tentative d’assassinat et a mené cette bataille avec les autres chefs et combattants de la Résistance…

Durant cette offensive qui a duré  16 jours, les Israéliens ont bombardé les civils jusque dans la ville de Baalbek : il y a eu le massacre de Qana puis celui de l’ambulance, et celui de Souhmor et autres

Face à la résistance farouche des combattants, et à la résistance politique en parallèle, sans oublier le fait d’avoir bombardé les colonies au nord de la Palestine, l’ennemi a été contraint de stopper l’offensive à l’issue d’une intervention internationale et il y a eu l’accord d’Avril qui est un grand exploit de la résistance car il a permis d’épargner les civils, alors que dans le passé les Israéliens ne cessaient de bombarder les civils pour faire pression sur la résistance…

Ce qui a donné une grande marge pour les opérations de résistance. Et pousse un haut officier israélien à dire que l’entente d’avril 1996 avait transformé les Israéliens en un sac de boxe.

L’entente d’avril 1996 a finalement abouti  à la victoire de l’an 2000…

Cette résistance était le rêve de l’Imam Abdel Hussein Charafeddine (un éminent religieux originaire du Jabal Amel/ sud du Liban) et le projet de sayed Moussa Sadr, puis de ses fils dans le mouvement Amal et Hezbollah qui l’ont développée et transformée en une force réelle…

Le sud-Liban, le laissé-pour-compte de l’Etat

Dans l’histoire proche, qui devrait nous servir de guide pour avancer vers notre avenir, …, depuis 1948, après l’édification de l’entité usurpatrice, les bandes terroristes sionistes ne cessaient d’attaquer les régions du sud. Alors que certains au Liban pensent que les Israéliens n’ont bombardé le sud que lorsque les réfugiés et la résistance palestinienne étaient venus au Liban

Les localités libanaises, musulmanes et chrétiennes, étaient visées. Le plus grand massacre a eu lieu à Houla…

Les habitants avaient des capacités très médiocres, et n’avaient pas les moyens de défense…

L’imam Charafeddine a alors envoyé un message au président de la république libanais qui était Bchara al-Khoury dans lequel il a évoqué les dangers sécuritaires qui menaçaient les gens du sud, sans oublier les privations dont ils souffraient…

Sur le premier point, dans sa lettre il dit : « sommes-nous la catastrophe de Jabal Amaal, avec notre sang qui coule, nos frontières violées, nos enfants vivant dans la peur, nos villages détruits… Le Jabal Amel paie le tribut de sang pour tous les Libanais par ceux qui ont été crachés par les quatre coins du monde… il lui est infligé l’humiliation de la part de ceux que l’histoire ont humiliés», en allusion sans doute aux Israéliens.

Où était l’Etat ce jour-là? Le projet des habitants du Sud a toujours été de demander à l’Etat libanais d’assumer ses responsabilités, de les protéger, d’envoyer l’armée au sud pour défendre Bint Jbeil, Marjeyoune,.., mais en vain

Sans oublier les privations imposées à cette région, comme dans la Békaa et le nord du Liban , c’est à dire toutes  les régions qui ont été ajoutées au Mont Liban…

S. Moussa Sadr a poursuivi le même chemin, depuis les années 60 et jusqu’en 1975. Il a réclamé que l’armée libanaise vienne au sud, pour entrainer les gens, les armer et mener avec eux le combat … mais en vain…

Il a réclamé des abris, des chambres sécuritaires, d’assurer les moyens de subsistance et de résistance des gens…

A tous ceux qui s’en prennent aujourd’hui à la résistance,.., je dis que les habitants ont attendu longtemps l’Etat et l’armée depuis 1948 …

Une Résistance indépendante de l’Etat

Mais en 1975, l’imam Sadr a cherché l’alternative c’est-à-dire la résistance armée qui compte sur ses propres capacités et non sur l’Etat et il a fondé les factions de la résistance libanaise Amal.

Je me rappelle, à cette époque que toute notre génération avait rejoint les camps d’entrainement. C’est elle qui économisait ses quelques sous pour la financer cette résistance. Les jeunes payaient de propre poche, et ce n’était pas des fils des riches …

Je vous dis cela pour que tout le monde sache les bienfaits dans lesquels nous baignons aujourd’hui, par rapport à cette époque là…

Avec l’invasion en 1982, la résistance s’est développée jusqu’en l’an 2000 et l’Etat a toujours été  absent…

Il y a à un certain moment un débat s’il fallait qu’il soit au sud ; mais c’est après 2006, c’est devenu une demande internationale…

Dans l’accord de mai 1984 avec Israël, avant qu’il ne soit avorté,  la participation de l’armée avait été sévèrement circoncise …

Depuis le début, notre but a été que l’Etat assume ses responsabilités de défense des vies et des biens, mais c’est l’Etat qui n’a pas voulu, et c’est lui qui devrait être blâmé et non ceux qui ont acheté avec le peu d’argent qu’ils avaient des armes pour se défendre…

Et maintenant on parle de la résistance comme si c’était un crime…

Notre crime a été de porter les armes pour nous défendre lorsque l’Etat était absent et nous n’avions pas  d’autres choix…

L’alternative était la mort, de voir les colonies israéliennes construites dans le sud et l’occupation…

La résistance, une réelle puissance

Cette résistance est devenue une réelle puissance que les ennemis appréhendent et prend en compte loin des discours pompeux, depuis les offensives de 1993 et de 1996 et la guerre de Juillet, l’ennemi sait bien à qui il a affaire…

Aujourd’hui, je dis à l’imam Charafeddine que l’humiliation n’est plus jamais du ressort de Jabal Amel

Je dis à l’imam Moussa Sadr que la résistance que tu as créée et lancée, pour laquelle tu achetais de ton propre argent et celui des pauvres  pour combattre l’armée invincible (israélienne, ndlr)  détient les possibilités, des capacités, des hommes, des technologies, des missiles qui peuvent frapper toute cible chez l’entité sioniste…

Ces victoires sont le fruit de vos sacrifices, de vos martyrs, des blesses et mutilés de guerre, des détenus,  et de votre persévérance sur votre terre…

Il n’est pas question que son peuple y renonce ou lui tourne le dos. Que le monde entier le sache !

Notre résistance n’est pas à vendre, elle signifie notre existence, notre survie. Elle est le socle de notre persévérance et le signe notre fierté…

Et c’est ce qui sera vu le 6 mai prochain, lorsque les gens du sud viendront voter pour la liste Espoir et la fidélité…

Ce jour-là, votre vote dans les urnes sera un message pour les Libanais et le monde entier que nous dans les deux cazas Tyr et Zharani et dans le sud entier, nous n’abandonnerons jamais la résistance

La deuxième partie : les problèmes du pays

Durant les deux dernières décennies, depuis 1992, il y a eu comme un sorte de compromis : des forces s’occupent de la résistance et qui défendent le pays, tandis que d’autres s’occupe de son économie et ses finances

Ce ne fut pas le fruit d’un accord,  mais opérationnellement cela était le cas.

Les forces qui se sont consacrées à la résistance peuvent aujourd’hui dire voilà, ce sont nos exploits : la libération de nos terres, depuis la Békaa de l’ouest, en passant par Rachaya, et le sud tout entier,..,  ainsi que la libération de nos prisonniers dans les geôles israéliennes, sans oublier que nous avons imposé l’équation de dissuasion avec l’ennemi. Ce qui a fourni un climat de sécurité à tous les Libanais, depuis 12 années.

Dans l’histoire de Jabal Amel, jamais une époque n’a été aussi sure que ces 12 dernières années, avec le sentiment de fierté qu’elle procure…Et ce malgré tout ce que l’on nous faisait dans le dos…

Quels sont vos exploits

Et vous le courant du Futur, quel sont vos exploits dans le ressort économique ?

Aujourd’hui, le Liban fait face à un problème crucial : 80 millions dollars de dettes, les deux secteurs agricole et industriel sont paralysés, l’infrastructure sur laquelle des milliards ont été dépensés n’est pas à la hauteur… quels sont vos exploits économiques ?

Je dis ceci non pas pour embarrasser et pour susciter la controverse mais pour assumer nos responsabilités…

Parce que nous avons proposé de prêter attention à la situation économique, on accuse le Hezbollah de vouloir s’accaparer ce dossier, ce qui n’est pas vrai…

L’expérience montre que cette équipe a essuyé un grand revers dans ce dossier économique…

Nous réclamons que le prochain gouvernement présente un dossier économique complet et de travailler au pièce par pièce… nous exigeons la formation d’un ministère de planification…

Pourquoi vous insistez pour soumettre à la discussion la stratégie de défense du Liban et n’acceptez pas de discuter sa stratégie économique ? Pourquoi ne pas présenter un plan clair faute de quoi le pays va droit vers le gouffre ?

Pas d’Etat avec la corruption

Et puis la corruption qui ronge les institutions étatiques.. Dans les campagnes électorales, certains fuient les réels problèmes et affichent vouloir lutter contre l’expansion perse, ou œuvrer pour préserver l’identité arabe, de quelle identité arabe parlez-vous. Vous vous  moquez du monde, la dernière rencontre d  Ligne arabe est passée inapercue…

Un Etat ne peut avancer ni perdurer avec de la corruption. Il faut prendre des décisions fermes pour le combattre et il faut passer à l’exécution sans tarder. On n’a pas besoin de dialogue là-dessus, mais de décision… Faute de quoi, Le Liban va droit vers l’effondrement

Troisième sujet : la question confessionnelle

Et puis il y a un autre problème. Nous savons que notre système est confessionnel, et nous ne voulons pas entrer dans la controverse sur la nécessité de son élimination …

Nous avons un problème que les Libanais affrontent et exige qu’on en discute sérieusement…

Tout dans le pays devient confessionnel. Dans le passé, c’était les trois plus hautes fonctions de l’Etat : la présidence, le Premier ministre et et chef du parlement…

Aujourd’hui, cela s’est propagé vers toute la fonction publique.

Pas seulement. Mêmes nos ressources hydrauliques sont soumises aux critères confessionnels… chaque communauté a son fleuve. Le fleuve Litani est par exemple considéré être celui des chiites, alors qu’il traverse la moitié du Liban..

Il en sera de même pour l’hydrocarbure lorsqu’il sera extrait ; il sera partagé entre les communautés

Il s’est avéré même que l’exploration du pétrole sur terre a été abandonnée parce qu’il se trouve dans certaines zones d’une certaine communauté…

Rappelez-vous les déchets étaient devenus une question confessionnelle, lors des rencontres ministérielles et dans les médias, on laissait entendre que chaque communauté se doit de s’occuper de ses propres déchets…

Il n’y a plus de symbiose nationale

L’agriculture, et l’industrie sont-elles aussi des questions confessionnelles ?

Ceci ne nous est pas imposé par les USA, ni par les Etats arabes, ni par Israël, ceci est le travail de nos dirigeants qui n’ont pas de projet national et ne peuvent édifier leur leadership que sur la base communautaire et rien d’autre…

(…)

Nous pouvons le faire, le Liban est le pays qui sait le mieux arrondir les angles. Si nous continuons comme ça, les institutions vont s’effondrer…

Dernière recommandation pour ceux qui préparent leur discours électoraux : après le 6 mai, il y aura le 7 mai, au lendemain du scrutin legislatif, il faudra se mettre d’accord. Personne ne peut gouverner le pays seul. Il faudra trouver des compromis…

Pourquoi la Liste Espoir et Fidélité

Je m’adresse aux frères et sœurs du Hezbollah dans le caza de Zahrani.

Pour les candidatures dans tous le Liban, notre expérience a été celle de l’alliance entre le Hezbollah et Amal… dans certains cas, il n’y a pas de candidat du Hezbollah et c’est celui de Amal qui nous représente et le contraire est vrai.

Les candidats du Hezbollah à Zahrani sont ceux du mouvement Amal, à leur tête notre grand frère le chef du Parlement Nabih Berri. Il nous représente tous, dans la résistance, dans les grands défis et les grandes échéances

Comme nous lui avons accordé toute notre confiance dans la résistance en 2006 et sur nos frontières terrestres et maritimes

Aujourd’hui, je dis que le président Berri est garant sur le plan intérieur et national

Ses capacités à rassembler les Libanais en désaccord autour de la table de dialogue en 2006 a sauvé le pays d’une grande zizanie…

Lorsque vous irez voter, soyez les plus nombreux possibles : ce sera un message pour la cohabitation, d’unité d’espoir et de fidélité…

Notre message le 6 mai  à l’ennemi : nous sommes capables d’affronter tes menaces, nous n’accepterons jamais que notre dignité soit bafouée. Nous sommes les gens de cette terre. Personne ne pourra nous en arracher

Lecture complémentaire:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Résistance politique au Moyen-Orient: Recentrage des priorités suite à la déclaration de Donnie « mains d’enfants » sur Jérusalem…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 18 décembre 2017 by Résistance 71

Discours de H Nasrallah:  Israéliens et Etats-Uniens plus préoccupés que jamais… Le Hezbollah est de retour !

 

Al Manar

 

15 décembre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/699059

 

Le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah a de quoi inquiéter aussi bien les dirigeants israéliens qu’Américains, sous oublier leurs alliés arabes, trempés dans la normalisation.

Il ressuscite une rhétorique que le Hezbollah  avait  mise en demeure pendant de longues années. Voire depuis la dernière guerre avec Israël de 2006.

Haut et fort, sayed Hassan Nasrallah y a exprimé l’attachement inaliénable du Hezbollah à la cause palestinienne, à Jérusalem al-Quds et son entière disposition à lutter pour elle.

Les stratèges de Herzlia ne s’y détrompent pas d’ailleurs.

Pour eux, sayed Nasrallah a « mis fin à tous les plans américains et saoudiens destinés à paralyser l’action du Hezbollah via la manœuvre avec le Premier ministre Saad Hariri »

Ayant été contraint à la démission par Riyad, celui-ci a stipulé pour qu’il se désiste que le Hezbollah admette de se démarquer des crises de la région.

Or, au lendemain de la décision du président américain de déclarer al-Quds comme capitale d’Israël, M. Hariri n’a pu qu’exprimer son entière désapprobation.

Il était d’ailleurs en phase avec les réactions qui ont émané de nombreux dirigeants sunnites au Liban, à leur tête le mufti de la république cheikh Dariane ; sans oublier les positions aussi solidaires exprimées par le président libanais et le ministre des Affaires étrangères.

Pas de distanciation sur al-Quds, avait justement diagnostiqué sayed Nasrallah, dans son discours

Tout le concept, destiné à  mettre le Hezbollah hors d’état de nuire, pour Israël, est tombé à l’eau.

« C’est une coup qui est infligé à nos plans communs avec la famille de Saoud au Liban. Il est presque décisif », ont estimé les stratèges israéliens, selon lesquels il ne reste plus à Israël que de réactiver leurs services des renseignements, de concert avec ceux des Américains, des Saoudiens et des autres pays du Golfe pour déstabiliser le Liban. Bien entendu, la liquidation du numéro un du Hezbollah figurant en tête.

La situation est d’autant plus grave pour eux que la décision américaine a soulevé un tollé de protestations dans tout le monde arabo-islamique et à l’échelle mondiale.

L’ampleur de la riposte semble avoir été sous-estimée par les meneurs de jeu israéliens et américains, lesquels devaient croire que les années de haines intercommunautaires attisées entre sunnites et chiites surtout, par les conflits syrien et irakien durant ces dernières années, étaient suffisantes pour l’étouffer dans l’œuf. Ils doivent être bien déçus

Plus encore, les experts israéliens s’attendent à ce que les derniers évènements aient un impact sur le processus de normalisation avec l’entité sioniste accéléré par les régimes arabes.  L’un d’entre eux a même prévu un conflit sanguinaire au sein de la dynastie saoudienne.

Signe de préoccupation accrue, les tractations entre des hauts-fonctionnaires du département des affaires étrangères, à leur tête  Eliot Abrahms, avec leurs homologues  israéliens ont repris de nouveau.

Deux choses les inquiètent le plus.

La première étant l’appel lancé par sayed Nasrallah aux factions de la résistance dans la région afin de mettre au point une stratégie d’action commune en vu d’un programme de libération.

La seconde étant le soutien iranien qui s’est illustré récemment par les contacts entrepris par le chef de l’Unité al-Quds des gardiens de la révolution islamique en Iran, le réputé général Qassem Suleimani, avec les chefs des factions de la résistance palestinienne.

Les stratèges américains et israéliens sont d’accord pour déduire que le chef du Hezbollah a réalisé des acquis importants pour la résistance. D’aucuns parlent d’un renversement de la table.

Depuis sa création, le Hezbollah parait plus que jamais comme une force capable de faire preuve de capacité à diriger un mouvement de résistance régional unifié.

Opérationnellement, il s’est de nouveau  impliqué dans la bataille de libération de la Palestine, après avoir longtemps concentré son discours sur les objectifs de défense du Liban, pui sur la lutte contre les mouvement terroristes takfiristes.

Leur hantise semble se concrétiser. Le Hezbollah qui combat Israël est de retour !

(Avec Bassam Abou Chrif, Al-Akhbar)

Résistance au colonialisme: Hezbollah garde frontière…

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Aoun président libanais: “C’est le Hezbollah qui protège les frontières du Liban”

 

Al Manar avec Press TV

 

15 décembre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/698608

 

« C’est le Hezbollah qui a fait reculer les terroristes des frontières du Liban et c’est bien ce mouvement qui a aidé les Syriens à neutraliser les menaces et les dangers provenant des terroristes », a souligné le président libanais Michel Aoun.

Dans une interview exclusive accordée à la chaîne de télévision russe Russia Today, Michel Aoun a salué le rôle du Hezbollah dans la protection et la sécurisation des frontières du Liban. Il a souligné que seuls l’Iran, la Russie et la Turquie avaient aidé le Liban à surmonter la crise migratoire.

« Plus d’un million de réfugiés syriens vivent au Liban et nous essayons de baliser le terrain à leur retour à la Syrie. Quant au dossier des réfugiés syriens, la communauté internationale n’a pas encore montré des signes de coopération. Seuls l’Iran, la Turquie et la Russie nous ont aidé. »

Michel Aoun s’est ensuite attardé sur l’implication du Hezbollah dans la guerre antiterroriste en Syrie.

« Les Libanais ne se laissent pas entraîner dans les rivalités qui existent entre les pays de la région. Mais l’implication du Hezbollah dans la guerre antiterroriste en Syrie fait exception car la Syrie est notre voisin et nos frontières communes étaient menacées par les terroristes. Il fallait que nous agissions manu militari pour défendre nos frontières. C’est la raison pour laquelle l’armée régulière libanaise et le Hezbollah se sont impliqués dans le conflit syrien. Le Hezbollah continue de faire reculer les terroristes de nos frontières et il a repris le contrôle du Qalamoun. »

Interrogé sur le rôle de la France dans le règlement des problèmes du Liban, Michel Aoun a déclaré que le Liban et la France coopéraient depuis longtemps et qu’ils en tiraient des bénéficies économiques.

A la question de savoir si Israël est en mesure d’attaquer le Liban, le président Aoun a répondu que non. « Après la guerre de 2006, Israël ne pourra plus nous attaquer car il est incapable de s’infiltrer dans le front libanais », a-t-il expliqué.

Concernant l’ingérence de l’Arabie saoudite dans les récentes évolutions au Liban, Michel Aoun a dit qu’il n’en était pas inquiet grâce à l’unité nationale du Liban. « Notre unité nationale déjoue les dangers des ingérences », a-t-il martelé.

Interrogé pour savoir si l’arsenal dont dispose le Hezbollah est préoccupant, il a répondu que l’inquiétude éprouvée par certains groupes libanais vis-à-vis de l’arsenal du Hezbollah était de nature politique plutôt que sécuritaire car tout le monde savait bel et bien que le Hezbollah n’utiliserait jamais son arsenal à l’intérieur du Liban.

Quant à la crise émanant de la démission surprise du Premier ministre libanais, il a réaffirmé que la crise avait été apaisée.

« Je suis sûr et certain que la crise a été réglée car les Libanais restent unanimes à ce propos. Je ne pense pas que ceux qui sont à l’origine de cette crise tenteront d’en générer une autre. »

Le président libanais a ensuite fait allusion à trois marasmes qui menacent le Liban: la crise économique mondiale, la fermeture des frontières terrestres avec la Syrie et Israël et l’afflux de réfugiés syriens.

Michel Aoun a finalement souligné que la paix était à l’origine de l’épanouissement et de la sécurité et que la guerre n’était qu’une grande perte.

= = =

Guerre coloniale au Moyen-Orient: La Syrie se bat pour sa survie… Le Hezbollah est le rempart anti-colonial dans la région…

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“La résistance a émergé en tant que réaction à l’occupation israélienne, qui a commencée en Palestine et s’est étendue aux autres régions arabes. C’est pourquoi aussi longtemps qu’existera l’occupation israélienne, la résistance persistera, car la résistance émane d’une croyance fondamentale d’éliminer cette occupation et ne représente en rien une condition temporaire ou sauvage. […] N’oublions jamais notre responsabilité de soutien au peuple palestinien, l’association entre la cause palestinienne et nos propres réalités quotidiennes et comment la question palestinienne impacte sur le Liban et de fait sur la région toute entière.”

~ Naïm Qassem, secrétaire adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Excellente analyse de René Naba sur un des sujets tabous de l’occident concernant le Moyen-Orient: Le Hezbollah libanais et sa résistance héroïque sans fanfare, mais si efficace qu’elle a forcée une redistribution des cartes au Moyen-Orient à plusieurs reprises en bottant le cul des sionistes et des coloniaux de tout poil.

Hassan Nasrallah entre dans la légende de la résistance au colonialisme, l’histoire le placera aux côtés du grand résistant et libérateur vietnamien Vô N’Guyen Giap (1912-2013). La citation ci-dessus est tirée du livre écrit par Naïm Qassem le no2 du Hezbollah en 2005: « Hizbullah, the Story from Within », qui a été traduit en français. Ce livre doit être lu par quiconque veut comprendre les fondements des multiples guerres au Moyen-Orient dans l’après seconde guerre mondiale.

~ Résistance 71 ~

 

Le Hezbollah et Hassan Nasrallah la sentinelle de l’indépendance libanaise

 

René Naba

 

9 août 2016

 

url de l’article:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/hezbollah-hassan-nasrallah-la-sentinelle-de-lindependance-libanaise/

L’article original sur Madaniya

 

L’auteur dédie ce papier à Imad Moughniyeh (Hajj Radwane), le fondateur de la branche militaire du Hezbollah, à son fils Jihad, ainsi qu’à Moustapha Badreddine (Zoulficar), le successeur d’Imad Moughnieh à la tête de la branche militaire du Hezbollah, enfin Samir Kintar, l’ancien doyen des prisonniers politiques en Israël, tous quatre tués sur le champ de bataille en Syrie afin que se maintienne vivace l’esprit de résistance dans la conscience arabe, pour la sauvegarde de l’Indépendance et de l’intégrité du Liban.

Le vainqueur face à Israël et en Syrie: Yabroud, Qalmoun, Palmyre

Le Hezbollah, au palmarès militaire infiniment plus prestigieux que son bourreau saoudien, à faire pâlir d’ailleurs bon nombre des protagonistes des conflits du Moyen-Orient, se distinguera par une série de magistrales et époustouflantes victoires, tant contre Israël qu’en Syrie, suscitant l’admiration de bon nombre de spécialistes militaires occidentaux.

Sur ces divers théâtres d’opérations, le Hezbollah a affiné sa stratégie, optant pour une «méthode complexe» de combat, un combiné d’opérations de guérilla et de guerres frontales, couplant les méthodes de guerre d’une armée régulière aux méthodes de la guerre de guérilla.

Au Liban, sur son propre terrain au sein d’un environnement favorable, le sud Liban à majorité chiite, il livrera une guerre défensive au moyen de la guérilla face à Israël. En Syrie, en terrain hostile face à des djihadistes, il mènera des guerres frontales en rase campagne.

En Syrie, il opérera en tandem avec son alter ego iranien, le général Qassem Souleimany, chef de la prestigieuse «Brigade de Jérusalem» des Pasdarans, -dont la transcription en arabe claque comme baïonnettes aux vents, «Faylaq Al Qods Lil harath As Saouri Al Irani»-: Faylaq Al Qods, «Jerusalem brigade» comme pour rappeler la permanence de la revendication iranienne et chiite dans le combat pour la libération de la Palestine.

Le cours de la guerre de Syrie a conduit le Hezbollah a mené des combats de chars et de blindés alors que son point fort était l’infanterie. Il s’offrira le luxe, cas unique dans les annales militaires, de faire sauter le verrou de Damas, Yabroud, le 15 mars 2014, le jour même du référendum de rattachement de la Crimée à la Russie, à la date commémorative du 3eme anniversaire du soulèvement populaire en Syrie.

«Le Hezbollah a réussi à assumer un rôle distinctif croissant dans la direction des opérations de l’armée syrienne lors d’offensives majeures des forces gouvernementales». A Qoussayr (Juin 2013), le Hezbollah a pris directement en main la conduite des opérations, assumant, parallèlement, la surveillance aérienne permanente du champ de bataille, via des drones», relèvera «The Brookings Doha Center Report», dans sa livraison de Mai 2014 signée de Charles Lister.

En deux ans (2012-2014), le Hezbollah mettra ainsi en échec six offensives majeures des djihadistes de Syrie visant à percer les lignes de défense du parti chiite, à coups de vagues humaines, dans la zone frontalière syro libanaise, dans le secteur Ersal-Brital, décimant les unités d’élite des assaillants takfiristes, constituées de troupes conjointes de Daech et de Jabhat An Nosra avec le soutien d’Israël.

Par quatre fois en Syrie (Al-Qoussayr, Yabroud, et dans le périmètre de la base militaire de Minbej, dans la région d’Alep, assiégée de nombreux mois par le géorgien Tarkhan Batirashvili – Abou Omar al-Shishani), ainsi qu’à Palmyre, dans le désert syrien (Mars 2016), Hassan Nasrallah, à la tête de ses hommes, fera la preuve de sa science militaire et de la maîtrise du commandement.

Se posant en égal des mythiques «barbudos» cubains, il assumera un rôle comparable au légendaire Camilo Gorriarán Cienfuegos, l’adjoint opérationnel de Fidel Castro et d’Ernesto Che Guevara de La Serna, le voltigeur de pointe de l’armée révolutionnaire cubaine, le commandant de l’avant, celui qui opéra, à la tête de la Colonne n°2 «Antonio Maceo», la percée décisive vers La Havane, dont il s’emparera le 2 janvier 1959, à 27 ans.

Rompues à la guerre de guérilla, ses troupes d’élite réussiront l’exploit non seulement de renverser le cours de la guerre, mais de modifier radicalement les règles d’engagement des combats dans la zone de confrontation israélo-libanaise, il tiendra t en respect Israël, la principale puissance militaire du Moyen-Orient, la terreur absolue des Arabes, qu’il narguera avec un drone de sa fabrication, le drone «Ayoub», tandis que son complice iranien détournait, à son profit, un drone américain, faisant tous les deux la preuve de la maîtrise technologique de la surveillance aérienne.

Le lancement le 2 octobre 2012 d’un avion sans pilote du Hezbollah en direction d’Israël a constitué la première incursion aérienne réussie de l’aviation arabe depuis la guerre d’octobre 1973, il y a 40 ans.

Son survol du site nucléaire de Dimona, dans le Néguev, a démontré l’absence d’étanchéité du «dôme d’acier» israélien, édifié avec de coûteux moyens avec l’aide américaine en vue d’immuniser le ciel israélien de toute attaque hostile. Cet exploit militaire du Hezbollah, et par voie de conséquence de l’Iran, est apparu comme une spectaculaire démonstration de leur capacité technologique à forte portée psychologique tant à l’égard d’Israël que des États-Unis, qu’à l’encontre du groupement des pays sunnites gravitant dans l’orbite atlantiste.

Une percée technologique attestée deux ans plus tard par le Hamas dans son combat à Gaza, en juillet 2014, infligeant un camouflet majeur à Israël en apportant la preuve manifeste de l’absence total d’étanchéité de son «dôme d’acier», qui s’est révélé en fin de compte un parapluie troué.

Sur la liste des organisations terroristes de la Ligue arabe, mais ultime digue de retenue face à une démission généralisée arabe au Diktat israélien

Le Hezbollah est certes inscrit sur les «liste des organisations terroristes» tant de l’Union européenne, à tout le moins sa branche militaire, que de la Ligue arabe à la demande pressante de l’Arabie saoudite, au même titre d’ailleurs que les anciens pupilles de l’Occident, les Frères Musulmans, Jobhat An Nosra et Da’ech.

Mais par rapport aux organisations sunnites, le Hezbollah dispose d’un avantage comparatif incontestable en termes de crédibilité dissuasive concrétisée par sa présence, solitaire, sur l’ultime champ de bataille contre Israël, en tant qu’ultime barrage de retenue à une reddition générale arabe face au diktat israélo américain.

Une crédibilité concrétisée par le fait que de tous les protagonistes du conflit, Hassan Nasrallah ne désertera jamais le champ de bataille, contrairement à ses contestataires sunnites: Saad Hariri, le chef du camp saoudo américain au Liban, planqué en Arabie saoudite, le chef politique du Hamas Palestinien, Khaled Mecha’al, planqué à Doha, à une trentaine de kms de la plus importante base militaire américaine du tiers-monde et le prédicateur Ahmad Al-Assir, la dague salafiste du Qatar sur le flanc du Hezbollah, intercepté à l’aéroport de Beyrouth, alors qu’il tentait de suivre l’exemple de son chef sunnite Saad Hariri, en voulant s’enfuir du Liban, pour échapper à ses forfaitures.

Une crédibilité dissuasive concrétisée enfin par le fait que la formation chiite est la seule instance arabe à proclamer son attachement effectif au combat pour la libération de la Palestine, matérialisé par ses combats contre Israël et son attachement à la célébration de la journée mondiale d’«Al Qods», commémorée chaque année le dernier vendredi du mois de Ramadan, en l’absence de la moindre participation sunnite, alors que la Palestine est dans sa très grande majorité peuplée de sunnites et d’une minorité chrétienne arabe, dont la population ne comporte aucun chiite; et que la responsabilité de la défense des Lieux Saints Musulmans incombe aux vingt pays arabes qui se réclament du sunnisme, la branche majoritaire de l’Islam.

Alors qu’Israël parachève la phagocytose de la Palestine, démarche ultime avant l’estocade finale, la reconnaissance d’Israël comme «État Juif», verrouillant ainsi toute revendication future des Palestiniens à un hypothétique «Droit au retour» sur la terre de leurs ancêtres, le Hamas, de même que les autres déclinaisons de la nébuleuse islamiste sunnite se sont curieusement engagés dans le combat anti Assad, plutôt que de se lancer à la reconquête de leur terre natale, la Palestine, en un tragique dévoiement de sa stratégie.

Nasrallah versus Bandar : KO Debout

Fruit d’une copulation ancillaire du Prince Sultan Ben Abdel Aziz avec une roturière d’extraction modeste, l’ancien «Great Gatsby» de la vie diplomatique américaine s’est imposé comme l’homme fort du Royaume du fait de la maladie d’une large fraction de l’équipe dirigeante frappée de pathologie handicapante.

Intronisé par le général David Petraeus, l’ancien chef du renseignement américain, Bandar passait pour être le nouvel homme providentiel de la stratégie saoudo américaine. Par cinq fois, toutefois, Bandar a mordu la poussière face Hassan Nasrallah, le contraignant à prendre le chemin de l’exil, entraînant dans sa chute l’ensemble de sa fratrie, son aîné, Khaled Ben Sultan, vice-ministre de la défense et propriétaire du journal «Al Hayat» et son cadet, Salman Ben Sultan, le chef opérationnel du PC conjoint islamo atlantiste à Amman.

Voir à ce propos les déclarations du général Welsley Clark, ancien commandant en chef de l’Otan (1997-2000): «Nos alliés et nous avons crée Daech pour combattre le Hezbollah». voir la vidéo sous-titrée en français :

En 2006, la riposte balistique victorieuse du Hezbollah libanais face à l’aviation israélienne, de même que la destruction du navire amiral de la flotte israélienne, ont semé la consternation dans le camp saoudo américain, fragilisant l’héritier politique du clan Hariri.

En 2007, la neutralisation du camp palestinien de Nahr el Bared, (Nord du Liban), en mettant hors circuit le chef de file des djihadistes Chaker Absi, à la solde de l’Arabie saoudite, a mis en échec le projet djihadiste d’en faire voulait une zone de non droit, en vue de parasiter le Hezbollah sur son arrière garde.

En 2008, l’affaire du réseau des transmissions stratégiques du Hezbollah s’est soldée par une capitulation en rase campagne de ses adversaires, particulièrement le chef druze Walid Joumblatt, à l’époque le fer de lance du clan Hariri.

Enfin en 2013-2014, les revers de Syrie se sont acccumulés en complément de la perte considérable représentée par l’assassinat de sa dague sécuritaire, le capitaine Wissam Hassan, chef de la section des renseignements des forces de sécurité intérieure libanaise, dynamité trois mois après la décapitation de la hiérarchie militaire syrienne.

Ce bilan ne tient pas compte de l’éradication de l’excroissance salafiste du Qatar, Ahmad al Assir, le 25 juin 2013, le jour même de la destitution déguisée de son commanditaire l’émir du Qatar, Cheikh Khalifa Ben Hamad Al Thani, à la date anniversaire du 13 me anniversaire du dégagement militaire israélien, sous l’effet des coups de butoir du Hezbollah.

Dernier intervenant sur le champ de bataille syrien, après les escouades de djihadistes de Tchétchénie à la Tunisie en passant par la Belgique, le Kosovo et la France, de même que les Moudjahidines Khalq, formation de l’opposition iranienne islamo marxiste, et le clan Hariri, le Hezbollah a brisé net la stratégie islamo-atlantiste, il écrabouillera au passage ses anciens compagnon d’armes, les soldats perdus du Hamas, dans la mémorable bataille des tunnels de Qoussyar: «Par ses brillantes performances non seulement à Qoussayr, à Lattaquieh et Homs, mais aussi dans sa contribution à la défense de la base aérienne de Menagh, (Nord Syrie), Hassan Nasrallah a bien mérité le titre de «Seigneur de la résistance», admettra le site nassérien du Caire.

Invincible à ce jour, artisan de deux dégagements militaires israéliens du Liban sans négociation ni traité de paix, ferme soutien du Hamas face aux offensive israéliennes, le Hezbollah demeure, n’en déplaise aux esprits chagrins, le phénomène politico-militaire majeure de l’histoire arabe contemporaine; l’ultime digue de retenue face au grand naufrage arabe, glanant au passage le titre envié de «sentinelle de l’indépendance libanaise»

Ni palace, ni limousine, le doigt sur la gâchette avec Israël en point de mire

Ni Palace, ni limousine, incorruptible dans un monde ruisselant de pétrodollars, cette figure marquante du monde arabo musulman force le respect de ses interlocuteurs par la retenue de son comportement, son sens de l’humour et une crédibilité à tout crin, sa marque de fabrique, son viatique pour l’éternité. «Al Wahd al Sadeq», la «promesse sincère» sera une promesse tenue.

Elle apportera, en 2007, la démonstration la plus éclatante de sa fiabilité en obtenant la libération du doyen des prisonniers arabes en Israël, le druze libanais Samir Kintar, au cours de la plus importante opération d’échange de prisonniers qui aboutit en outre à la restitution de la dépouille de Dalal Moughrabi, une résistante palestinienne tuée au cours d’une opération commando à l’intérieur du territoire israélien.

Ni port, ni aéroport, aucune route ni autoroute, pas la moindre ruelle, ni venelle ne rend hommage à celui qui porte en lui une part du destin du Liban et du monde arabe, un prescripteur essentiel de l’ordre régional. Aucun monument, aucune œuvre humaine pour immortaliser le passage sur terre de cet homme. Aucune trace, aucune autre trace que celle que l’histoire réservera à cet homme dont le passage réussi des Thermopyles, l’été 2006, au sud Liban sur le champ d’honneur de la résistance, a réanimé le souffle du monde arabe dans la reconquête de sa dignité.

Huit cent des siens ont péri cet été-là, l’arme à la main, pour que vive le Liban dans son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale et que se maintienne vivante la revendication nationale palestinienne à un état indépendant.

Bulleurs occidentaux, ne vous égarez pas trop une fois de plus en de vaines recherches: «L’Islam des Lumières», c’est lui et non la cohorte des gérontocratiques pétro monarchies obscurantistes du Golfe.

Bulleurs occidentaux, ne vous méprenez pas, non plus: «L’Islam moderne», c’est lui et non cette cohorte de dictateurs bureaucratiques libidineux à propension dynastique.

Lui, le nouveau chef de file d’un nationalisme arabe revigoré, que vous avez tenté de démanteler depuis un demi-siècle, lui ce chiite minoritaire d’un monde arabe majoritairement sunnite, le digne héritier du sunnite Nasser, lui la sentinelle de l’indépendance libanaise.

Lui, et non ce véritable dindon de la farce de l’affaire afghane, Oussama Ben Laden, célébré par vous toute une décennie en tant que «combattant de la liberté» pour avoir détourné 50.000 combattants et vingt milliards de dollars pour faire le coup de feu contre les Russes en Afghanistan à des milliers de km du principal champ de bataille, la Palestine.

Lui, l’idole des jeunes et des moins jeunes, lui, le théologien de la libération sans successeur prédestiné, lui, Hassan Nasrallah, l’indomptable, l’homme qui n’a jamais pactisé avec ses ennemis, ni avec les ennemis de ses ennemis.

Lui, dont l’unique point de mire est Israël, dont il n’en détachera ni le regard ni la gâchette pour d’autres de vos mirages incertains, pour d’autres de vos cibles incertaines, pour aucune autre cible, aucun autre objectif que la libération du sol national et la sécurisation de l’espace national arabe.

Pour aller plus loin

Du Grand Moyen Orient au Nouveau Proche-Orient ou le conte d’une folie ordinaire. Par Roger Naba’a, Universitaire et philosophe libanais in «Liban: chroniques d’un pays en sursis» ouvrage co-écrit par Roger Naba’a et René Naba, Éditions du Cygne, 2007.

En partenariats avec www.madaniya.info

Guerre impérialiste en Syrie… Les masques tombent, le Hezbollah capture un officier de la CIA commandant une opération d’Al Nosra/Al CIAda…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 23 mai 2016 by Résistance 71

Le Hezbollah capture un officier de la CIA commandant Al Nosra à Alep

Nahed Al-Husaini

22 Mai 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/05/22/exclusive-hezbollah-captures-cia-officer-in-aleppo-commanding-al-qaeda/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

… et les Etats-Unis prétendent toujours qu’Al Qaïda, maintenant totalement dévoilé comme une franchise de la CIA, a aidé Israël et l’Arabie Saoudite dans les attentats du 11 Septembre…

Veterans Today a maintenant deux sources confirmant qu’un agent américain de la CIA a été capturé cette semaine près de Mont Simeon, juste en dehors de la ville d’Alep. L’Américain faisait partie d’un groupe commandant un état-major du Jabbat Al Nosra, la “franchise” d’Al Qaïda en Syrie. La CIA a nié le fait, mais l’agence a clairement émis une offre au travers d’une tierce partie pour racheter leur homme.

VT a rapporté en exclusivité la capture d’un conseiller militaire israélien opérant avec l’EIIL/EI en Irak en Octobre 2015, tandis qu’en Avril de cette même année, la force Delta (un groupe fondé par un membre du comité des conseillers de VT), a difficilement sauvé un général américain en retraite d’une équipe commando Spesnatz syrienne qui se rapprochait dangereusement de lui près de Deir Ezzor. D’après un reportage exclusif de VT:

Le général américain dans le district Al Amr de Deir en Zor, une entité de commandement et de soutien entre Mosoul et les QG militaire de l’EIIL en Syrie, Al Raqqah, a été découvert par la NSA par des interceptions de messages encryptés, celui-ci devait être la cible d’une équipe des forces spéciales “spetznaz” syrienne (NdT: formée par les conseillers militaires russes). Les Syriens travaillaient depuis des renseignements obtenus d’un officier du renseignement saoudien capturé deux semaines auparavant près de la ville d’Idlib, une ville près d’Alep.

Si la Syrie pouvait capturer un conseiller militaire offiviel américian dans ses frontières avec la preuve inexorable de la complicité américaine dans le commandement opérationnel des forces militaires de l’EIIL, les Russes et les Chinois ne pourraient plus ignorer la nature de l’attaque sur la Syrie, d’après des sources très haut placées à Damas.

Dans un rapport qui a été confirmé en syrie et en Irak, la Force Delta s’est envolée d’une base secrète située dans l’ouest d’Anbar, proche de la rivière Euphrate et a arrangé l’exfiltration de l’agent de la CIA devenu embarrassant et a “aseptisé” le camp retranché de l’EIIL, n’y laissant vivant que des biquettes et des poulets.

Des sources très haut-placées ont dit à VT que le Hezbollah s’est emparé de quatre officiers du renseignement au cours d’une opération militaire de haute qualité près de Khan Toman, la place forte d’Al Nosra le 12 Mai courant. Les officiers capturés sont américain, français, turc et saoudien. Ils dirigeaient les opérations depuis la salle de commandement avec des leaders militants d’Al Nosra.

Khan Toman est un village de la zone de la montagne Samaan, il est situé à environ 10km au sud-ouest d’Alep, là où d’énormes silos de grain se trouvent.

Les Etats-Unis essaient en ce moment de resserer le collet autour du cou du Hezbollah dans un effort de privé le Parti de ses ressources financières en représailles d’avoir pris position pour Assad. L’Iran est le fournisseur principal du Hezbollah en armement et le leader du parti Hezbollah, Hassan Nasrallah, a récemment promis de continuer la lutte et de battre le projet israélo-américain dans la région en disant que le “parti avait fait une bonne prise” sans élaborer plus.

L’opération clandestine du Hezbollah s’est déroulée après que 9 Gardiens de la Révolution iraniens (Pasdarans) aient été tués à Khan Toman dans des combats contre Al Nosra (Al Qaïda en Syrie). La bataille d’Alep gagne en intensité maintenant que les Russes et leurs alliés travaillent 24h/24 pour virer les gangsters armés des zones qu’ils maintiennent toujours grâce à l’aide étrangère.

Il est maintenant cru que des agents de terrain de la CIA conseillent dès à présent l’EIIL et Al Nosra en ce qui concerne leurs plans et activités subversives, dans le même temps, Le DESI (sécurité intérieure européenne) a confirmé qu’il y avait déjà des experts des forces spéciales américaines opérant en Syrie, essentiellement dans les zones kurdes, Daraaa et Quneitera dans une tentative de faire vasculer l’équilibre militaire en faveur de l’opposition à Assad.

Le DESI dit également qu’il y a 5000 mercenaires de “Blackwater”, beaucoup recrutés au Soudan, en Jordanie attendant le feu vert du Pentagone pour pénétrer en Syrie et s’incorporer avec les militants, spécifiquement à Daraa où les combattants d’Al Nosra sont prédominants. L’incarnation actuelle du tristement célèbre groupe mercenaire, d’après les sources du DESI, est celle de l’agent de l’extrême droite au sein du parti républicain et “magnat du savon” Richard (et son épouse Betsy) DeVos d’Ada dans le Michigan, beau-père de l’homme de la devanture “Erik Prinz, qui coordonne également les opérations d’Al Qaïda au Yémen.

Le Département Européen pour la Sécurité et l’Information (DESI) par son secrétaire général Haïssam Bou Saïd a dit “Ak Nosra sera le parapluie d’unification des Etats-Unis pour l’opposition modérée. Si les Etats-Unis et la Russie échouent à s’entendre sur les affaires en cours, la région moyen-orientale s’enflammera et le champ de bataille sera la référence.”

Bou Saïd a révélé que l’OTAN est en ce moment incapable de confronter militairement les Russes en Europe. Ainsi, ceci donnera une très bonne marge de manœuvre pour les Russes au Moyen-Orient.

La deuxième CIA

Des sources au sein de la communauté du renseignement américaine racontent pourtant une toute autre histoire. Elles citent une scission entre une “seconde CIA” gérée par des entreprises sous contrats depuis l’ère Bush qui ont pris le contrôle toutes les fonctions de commandement de cette organisation, des groupes maintenant payés par l’Arabie Saoudite et les états du Golfe, utilisant des ressources de la CIA incluant cette énorme base au Kosovo, Camp Bondsteel et la base d’opérations secrètes de la marine américaine de Dubaï, scission qui s’est opérée avec la “vraie” CIA, quelle qu’elle soit.

On parle beaucoup de ce que le FBI et la NSA seraient égaslement impliqués.

Ils affirment qu’avec l’extrémiste Avigdor Lieberman prenant les fonctions de ministre israélien de la défense, Israël se prépare à pénétrer de nouveau au Liban en soutien de l’EIIL et d’Al Nosra. Des sources affirment qu’Israël croit que des groupes terroristes peuvent agir comme une force d’arrêt contre la résurgence militaire du Hezbollah qui avance contre l’EIIL en lui reprenant ville après ville sur le terrain, aux côtés d’une armée arabe syrienne toute revigorée par son entrainement russe.

Des sources en Israël sont aussi certaines qu’une telle initiative mettrait des villes israéliennes sous les bombardements de missiles qui mettraient en évidence que le “dôme de fer” n’est qu’une vaste fraude en tant que tel, un sacrifice que Lieberman, bolchévique pur et dur, est préparé à faire pour justifier une attaque sur l’Iran. La source indique également que ce plan repose largement sur une présidence de Donald Trump dans un processus électoral que le grand patron du jeu de Macao, Sheldon Adelson, a accepté de financé à hauteur de 3 milliards de dollars “d’argent au noir”…

La toile de fond

Le bras de fer russo-américain en Syrie a fait de l’ombre à l’accélération d’évènements se produisant dans le monde entier. Les deux super-puissances montrent leurs muscles dans un spectacle d’esbrouffe et ce malgré les accords qui furent atteints entre Obama et Poutine.

Une source russe a dit à VT “personne ne sait ce que le César russe a dans la tête à moins que vous ne l’explosiez…” Le président Poutine, ancien officier du KGB, a compris que les Américains gagnent du temps en regard de la trève d’Alep, utilisant la technique des portes tourniquets. “Le flux de militants n’a jamais cessé depuis les frontières turques, tandis que le flot d’armement est gigantesque”, a confirmé un témoin occulaire.

Une source militaire syrienne a dit qu’il est évident que les Russes esaient maintenant d’éviter un clash direct avec les Américains au sol, pourtant, le Pentagone se réfrène toujours de participer à des sorties conjointes avec les forces aériennes russes pour frapper les forteresses de l’EIIl et d’Al Nosra (NdT: et pour cause, l’EIIL est une création de la CIA/Pentagone tout autant que le front Al Nosra en Syrie, la campagne américaine de plus d’un an contre soi-disant l’EIIL n’a fait que bombarder des camps vides, des infrastructures syriennes et parachuter des armes aux mercenaires de la CIA que sont l’EIIL et AN))

De plus, la soi-disante opposition modérée soutenue par les Etats-Unis, embrassant les frères musulmans et les groupes affiliés à Al Qaïda, effreignent constamment le cessez-le-feu et les Américians font les aveugles sur leurs pratiques et leurs massacres commis quotidiennement à Alep et dans d’autres provinces syriennes.

VT comprend qu’il y a maintenant un plan militaire russe en marche pour mettre fin aux violations terroristes et pour restreindre l’avancée des forces démocratiques syriennes ainsi que l’armée de rebelles pour prendre Raqaah comme cela est planifié par les Américains. L’armée syrienne avance maintenant vers l’Est de La Ghoutta et les banlieues de Damas avec l’aide des combattants du Hezbollah.