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Résistance au colonialisme: Boycott d’Israël, l’entité sioniste inonde l’Europe de millions de $$$ pour combattre BDS…

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Israël inonde l’Europe de mililons de dollars pour combattre le BDS

 

Ramzy Baroud & Romana Rubeo 

 

21 novmbre 2018

 

Source:

http://www.chroniquepalestine.com/israel-inonde-leurope-avec-des-millions-de-dollars-pour-combattre-le-bds/

 

Le « trésor de guerre » israélien de 72 millions de dollars pour combattre le BDS arrive en Europe. Mais chaque tentative israélienne de discréditer le mouvement de boycott palestinien ne fait que l’aider à gagner plus de partisans.

La guerre israélienne contre le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) a pris un sérieux tournant l’an dernier lorsque le gouvernement d’ultra-droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu a investi environ 72 millions de dollars pour vaincre la campagne menée par la société civile.

Instrumentalisant le gouvernement américain toujours bien disposé pour renforcer ses manoeuvres anti-BDS, Tel-Aviv est assuré que ses initiatives contre le BDS aux États-Unis auront un départ prometteur. Mais ce n’est que récemment qu’Israël a commencé à développer plus largement la composante européenne de sa stratégie à l’échelle mondiale.

Naturellement, Israël ne s’intéresse guère à la lutte contre le BDS en prenant des initiatives sur le terrain, qui est la colonne vertébrale du mouvement de boycott palestinien depuis des années. En lieu et place, le gouvernement israélien investit dans l’assujettissement des élus américains, européens et autres à l’Ouest, des partis politiques et des gouvernements, dans l’espoir que ceux-ci désignent le mouvement BDS – et tout appel au boycott – comme antisémite et tombant sous le coup de la loi.

La conférence de Bruxelles

Lors d’une conférence de deux jours à Bruxelles plus tôt ce mois-ci, des responsables israéliens et leurs seconds couteaux européens ont lancé leur vaste campagne européenne anti-BDS.

Organisée par des institutions sionistes bien connues, telles que l’Association juive européenne (EJA) et le groupe Europe Israel Public Affairs (EIPA), la conférence des 6 et 7 novembre a été pleinement soutenue par le gouvernement israélien, avec la présence du ministre israélien d’extrême-droite des Affaires de Jérusalem, Ze’ev Elkin.

Sous le prétexte habituel de s’attaquer au danger de l’antisémitisme en Europe, les participants ont délibérément confondu le racisme avec toute critique d’Israël, de son occupation militaire et de la colonisation de la terre palestinienne.

Bien qu’assimiler la condamnation des pratiques illégales d’Israël au racisme contre tous les Juifs est au cœur de la hasbara [propagande] israélienne, instiller de la propagande officielle dans les programmes politiques des gouvernements occidentaux est un exercice périlleux.

La conférence annuelle de l’EJA a placé la manipulation du terme « antisémitisme » par Israël à un tout autre niveau, en rédigeant un texte qui devrait être présenté aux futurs membres du Parlement européen, exigeant leur signature avant de se présenter aux élections de mai prochain.

Ceux qui refuseront de signer – ou pire encore, dénonceront l’initiative israélienne – risquent fort d’avoir à se défendre contre des accusations de racisme et d’antisémitisme.

Définissant le boycott d’Israël – donc tout soutien du mouvement BDS – comme équivalent à de l’antisémitisme, le texte israélien constituera probablement un pas en avant vers la criminalisation de toute critique du gouvernement israélien.

Les pays européens ont jusqu’à présent refusé de tenir Israël pour responsable de ses pratiques illégales à l’encontre des Palestiniens. Cependant, il existe un mouvement émergeant et en croissance rapide – centré sur les campus, les syndicats, les églises et les partis politiques progressistes – qui mobilise les organisations de la société civile du monde entier dans le but de faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à son occupation militaire et à ses lois discriminatoires à l’égard des Palestiniens.

Bien que la criminalisation du BDS ne mette pas un terme au débat sur Israël et la Palestine en Europe, elle s’opposera assurément à la liberté d’expression et aux autres principes démocratiques dont le vieux continent est si fier.

Et, si l’on pense que l’interdiction de la critique et du boycott d’Israël est une réelle possibilité, il faut alors y réfléchir sérieusement.

Lois anti-BDS en préparation

L’EJA, ainsi que les autres partisans sionistes d’Israël, sont enhardis par leur précédent succès en Europe.

En décembre 2016, le Parti chrétien démocrate de la chancelière allemande Angela Merkel a adopté une résolution assimilant le boycott à Israël et des points de vue et pratiques antisémites.

Trois ans plus tôt, en 2013, un groupe de militants français avait été inculpé en vertu de la loi anti-discrimination « Loi Lellouche » pour son soutien au mouvement BDS. Leur crime était d’appliquer des autocollants pro-palestiniens sur des produits importés d’Israël dans un supermarché de la ville de Mulhouse.

Les mesures de répression prises par le gouvernement à l’encontre des partisans du BDS se sont même étendues à des pays européens traditionnellement considérés comme particulièrement sensibles à la lutte palestinienne.

Dans le cas de l’Italie, qui est maintenant sous l’emprise des partis politiques d’extrême droite, le projet de loi 2043 décrit le boycott d’Israël comme un « antisémitisme masqué ». Si cette loi est approuvée, la législation fournira une justification légale pour inculper et condamner les militants du BDS.

Il semble que l’Europe ne soit pas loin derrière ses homologues américains. Aux États-Unis, 25 États ont déjà adopté une législation anti-BDS ou émis des décrets prenant pour cible les réseaux de soutien au BDS, tandis que d’autres États sont en train de faire de même.

Au niveau du gouvernement fédéral américain, la loi anti-boycott présentée au Congrès a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par les législateurs américains, et elle promet de soumettre à de fortes amendes et d’emprisonner ceux qui boycottent Israël.

Alors que la société civile s’oppose fermement à de telles violations flagrantes des principes fondamentaux de la liberté d’expression, les militants pro-israéliens n’ont plus aucune retenue ni limite… Dans la ville texane de Dickinson, dévastée par l’ouragan Harvey l’an dernier, les victimes de l’ouragan ont été invitées à signer un engagement de ne pas boycotter Israël en échange d’une aide humanitaire vitale.

La « Macchabée Task Force

Depuis sa création officielle le 9 juillet 2005, le BDS a déstabilisé Israël plus que toute autre initiative de la société civile dans le passé. Dès le début, le mouvement a été structuré de manière à représenter un modèle de résistance populaire non centralisé, non hiérarchisé, qui ne peut pas être facilement démantelé, réduit à néant ou simplement « neutralisé ».

Au niveau national palestinien, le modèle était cohérent avec les précédents mouvements de mobilisation populaire palestiniens qui rassemblaient les énergies de tous les secteurs de la société, quelles que soient leurs affiliations politiques ou idéologiques.

Au niveau international, le mouvement BDS a été créé en s’inspirant du mouvement sud-africain anti-apartheid, qui a été l’un des principaux canaux de résistance qui ont finalement entraîné l’effondrement du régime d’apartheid dans ce pays.

Israël n’a guère de succès à son actif face à la mobilisation de la société civile. Malgré la vulnérabilité des Palestiniens vivant sous l’occupation israélienne, il a fallu sept longues années au gouvernement et à l’armée israéliennes pour réduire l’Intifada [soulèvement populaire] de 1987. Même à ce moment-là, il n’existait pas d’accord réel sur ce qui a réellement mis fin à l’Intifada – une mouvement décentralisé qui a contrecarré et défié la violence aveugle israélienne, les bouclages militaires et les couvre-feux prolongés.

Il va sans dire qu’une Intifada mondiale est beaucoup plus difficile à éradiquer, et même à contenir.

Pourtant, quand Israël a commencé à ressentir le danger représenté par le BDS, il a réagi de la façon habituelle et prévisible, multipliant les arrestations et le recours à la violence, avec un flot de lois criminalisant la dissidence intérieure, tout en lançant une campagne internationale d’intimidation et de diffamation des militants et organisations du mouvement de boycott.

Les partisans fortunés d’Israël ont généreusement réagi au bruit des tambours de guerre de Tel-Aviv. Le nabab des casinos, Sheldon Adelson*, est rapidement entré en action en créant la « Macchabée Task Force », qui a permis de collecter des millions de dollars pour lutter contre ce que les responsables israéliens définissent comme une menace existentielle pour Israël et la délégitimation du pays qui se proclame « État juif ».

Mais Israël n’est pas la seule cible. Le BDS a également dénoncé l’échec du prétendu « processus de paix » en choisissant de tracer une nouvelle voie pour la résistance palestinienne, indépendante de négociations sans fin et sans valeur. Cela fait également du BDS une menace pour l’Autorité palestinienne et pour l’ensemble des propagandistes de la « solution à deux États » qui a été la pièce maîtresse de la politique étrangère des États-Unis au Moyen-Orient.

Yossi Kuperwasser, l’un des principaux experts en matière de renseignement et de sécurité, est l’un des premiers activistes israéliens contre le BDS. Il y a près de dix ans, il a mis en garde contre la réponse insuffisante de Tel Aviv aux militants du BDS.

Peu après la guerre d’Israël de 2008-2009 qui a tué et mutilé des milliers de Palestiniens, principalement des civils, dans la bande de Gaza sous blocus, Kuperwasser écrivait : « Le problème fondamental n’est pas de savoir s’ils vont nous boycotter ou ne pas nous boycotter. ils vont réussir à implanter dans le discours international qu’Israël est illégitime en tant qu’État juif. »

Kuperwasser, à l’instar d’autres experts israéliens, doit avoir été mécontent, pour ne pas dire quelque peu déconcerté, par la forte réaction internationale face aux crimes de guerre perpétrés par Israël à Gaza, qui a conduit à l’enracinement du BDS dans de nombreuses communautés à travers le monde. Il a affirmé que « l’antisionisme et l’antisémitisme sont la même idée sous un nouveau manteau » et que, par conséquent, tous les partisans de la lutte palestinienne sont avant tout antisémites, fondés sur les critères dits à trois « D » de l’antisémitisme.

La « théorie », inventée par Natan Sharansky, suggère que l’antisémitisme peut s’exprimer par « la délégitimation, la diabolisation et le double sens » à l’encontre d’Israël. Selon ce raisonnement tordu, le BDS s’inscrit parfaitement dans toutes ces catégories, de sorte que tous ses partisans sont racistes et antisémites.

Les théories de Kuperwasser sont désormais la stratégie principale adoptée par le gouvernement israélien, où le ministère des Affaires stratégiques, dirigé par Gilad Erdan, est avant tout un bureau anti-BDS, doté aujourd’hui d’un budget de 72 millions de dollars.

L’euphorie anti-BDS qui a balayé Israël ces dernières années a donné lieu à plusieurs conférences à forte participation et passionnées dans des hôtels de luxe, où des responsables israéliens ont ouvertement menacé des militants du BDS, tels que Omar Barghouti. Lors d’une conférence à Jérusalem en 2016, un haut responsable israélien avait menacé Barghouti d’un « assassinat civil » pour sa responsabilité dans l’organisation du mouvement de boycott.

En mars 2017, la Knesset israélienne a adopté l’interdiction d’accès « anti-BDS », qui permet au ministre de l’Intérieur d’interdire l’entrée dans le pays à tout ressortissant étranger qui « a sciemment lancé un appel public au boycott de l’État d’Israël ».

Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction, de nombreux partisans du BDS ont été arrêtés, expulsés et interdits d’entrer dans le pays.

Une guerre perdue

Alors qu’Israël a démontré sa capacité à mobiliser des politiciens américains ou européens pour qu’ils soutiennent sa cause, rien ne prouve que le mouvement BDS soit impacté ou en train de s’affaiblir.

Au contraire, la stratégie israélienne a soulevé la colère de nombreux militants de la société civile et des groupes de défense des droits civils, choqués par la tentative israélienne de saper la liberté d’expression dans les pays occidentaux.

Ce n’est que récemment que l’Université de Leeds au Royaume-Uni s’est associée à de nombreux autres campus à travers le monde pour se désinvestir d’Israël.

Cet échec évident d’Israël a obligé Elisha Levy, écrivaine et ancien soldat israélien, à remettre en question les efforts anti-BDS de son gouvernement dans un article récemment publié dans le journal israélien de droite, le Jerusalem Post.

« Au début, je me sentais excité à l’idée que le gouvernement israélien ait finalement reconnu la nécessité de s’attaquer au BDS », a-t-elle écrit. Cette « excitation » s’est rapidement transformée en déception, alors qu’elle se rendait compte que la campagne du gouvernement n’était pas en mesure de répondre au récit beaucoup plus engageant présenté par les partisans du BDS.

Levy pense que la solution consiste à faire en sorte que chaque étudiant juif, en Israël et partout ailleurs, « comprenne les raisons pour lesquelles Israël n’est pas un État d’apartheid, raciste ». Cela ne peut se faire que par un processus d’endoctrinement, dans lequel les étudiants juifs deviennent de « fiers sionistes », capables de « s’intégrer dans n’importe quel environnement social », de manière à pouvoir opposer un contre-récit au BDS.

Levy est l’une des nombreuses voix israéliennes qui voient l’inutilité de l’approche centralisée de leur gouvernement en matière de BDS. Mais ces voix critiques sont elles-mêmes inconscientes du fait que des décennies d’endoctrinement sioniste ont également échoué, non seulement pour renverser l’opinion publique en pleine mutation sur la lutte palestinienne pour la liberté et les droits, mais même pour préserver le sentiment pro-israélien autrefois solide chez les jeunes Juifs, notamment aux États-Unis.

Mais pour les partisans du BDS, chaque stratégie israélienne représente une opportunité de sensibiliser l’opinion publique aux droits des Palestiniens et de mobiliser la société civile du monde entier contre l’occupation israélienne et le racisme.

Le succès de la campagne BDS est dû à la raison même pour laquelle Israël ne parvient pas à contrer ses efforts : il s’agit d’un modèle raisonné de résistance civile populaire basée sur l’engagement, le débat ouvert et les choix démocratiques, tout en étant fondé sur le droit international et humanitaire.

Le « trésor de guerre » israélien finira par se tarir, car aucune somme d’argent n’aurait pu sauver le régime raciste d’apartheid en Afrique du Sud lorsqu’il s’est écroulé il y a plusieurs décennies. Inutile de dire que 72 millions de dollars ne renverseront pas la tendance générale face à l’apartheid en Israël et ne changeront pas non plus le cours de l’Histoire, qui ne peut appartenir qu’aux peuples qui ne ménagent pas leur volonté de parvenir à une liberté tant attendue.

21 novembre 2018 – Al Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine – Traduction : Lotfallah

(*) Note de Résistance 71: Sheldon Adelson, nabab des casinos de Las Vegas est le protecteur et gros bailleur de fonds de la campagne électorale de Donnie “Mains d’enfant” Trump…

 

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Science et politique: Stephen Hawking, trou noir et entité sioniste…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 17 mars 2018 by Résistance 71

Cette information ne figure bien entendu pas dans son éloge faite sur la BBC (http://www.bbc.com/news/uk-43396008 ) et ailleurs, larbinisme oblige et bien peu savent quel fut son engagement politique envers la Palestine. Hawking refusa en 2013 de participer à une conférence scientifique organisée par Israël à Jérusalem.

Pour l’ensemble de son œuvre donc, qu’il repose en paix…

~ Résistance 71 ~

 

 

Stephen Hawking, la Hamas et le boycott d’Israël

 

Al Manar

 

16 mars 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/817819

 

En plus de ses exploits scientifiques, le physicien britannique Stephen Hawking s’est également distingué de par ses positions en faveur de  la cause palestinienne, soutenant et appelant au  boycott d’ Israël  a rapporté  la revue britannique Middle East  Eye.

Selon la chaine satellitaire iranienne alAlam, Middle East  Eye a souligné que  » L’adieu chaleureux accordé au célèbre défunt ne doit pas uniquement être consacré à esprit scientifique inégalé, mais tout autant à son  soutien inconditionnel au droit des Palestiniens à la résistance, aussi à son appel à mettre fin à la guerre en Syrie et à sa condamnation de l’invasion US de l’Irak ».

Boycotter « Israël »

La revue britannique rappelle comment « M. Hawking s’est retiré en 2013 d’une conférence portant sur l’avenir d ‘Israël » à alQods », ajoutant qu’ »il a décidé de « respecter le boycott » sur les conseils d’académiciens palestiniens ».

Des militants en faveur des droits des Palestiniens ont  publié en son hommage sur les réseaux sociaux, ses positions soutenant le mouvement de boycott,appelant à imposer des sanctions contre Israël .

Cela dit,    un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a décalré que « jamais un scientifique n’a tenu une position comme celle de Hawking en faveur du boycott d’ Israël ».

« Le boycott académique d’Israël est, à notre avis, scandaleux et inapproprié, en particulier pour la personne dont la liberté et l’humanité sont basées sur l’esprit de liberté », a-t-il dit.

Soutenir la résistance

Prenant la parole sur la chaine satellitaire qatarie Al-Jazeera en Janvier  2009 concernant l’agression israélienne   à Gaza,M.Hawking a déclaré: « Le peuple palestinien poursuivra sa résistance , malgré l’occupation par tous les moyens possibles.  Si Israël veut la paix, il devra dialoguer avec le Hamas . La Grande-Bretagne l’a fait avec l’armée républicaine irlandaise « , ajoutant que » le Hamas représente les dirigeants qui ont été élus démocratiquement par le peuple palestinien et cela  ne peut être ignoré « .

M.Hawking a également utilisé sa page Facebook pour soutenir les chercheurs en Palestine. L’année dernière, il a appelé ses disciples à offrir un don pour soutenir l’ouverture d’une deuxième école de physique palestinienne.

Condamner l’invasion de l’Irak

M.Hawking a également adopté des positions humanitaires envers la guerre en Syrie et en Irak.

En 2014, il a parlé de la guerre en Syrie dans le cadre de la campagne Save the Children lors du troisième anniversaire du conflit, relatant les expériences des enfants touchés par les combats.

« Ce qui se passe en Syrie est quelque chose de détestable, quelque chose que le monde regarde de loin,  et nous devons travailler ensemble pour mettre fin à cette guerre et protéger les enfants en Syrie », a déclaré M.Hawking.

Il a également pris position contre l’invasion américaine de l’Irak en 2003.

« La guerre était basée sur des mensonges , selon lesquels l’Irak possédait des armes de destruction massive, et sur des suppositions que le gouvernement de Saddam Hussein avait des liens avec les attentats du 11 septembre, a déclaré Hawking dans un discours en  mars 2004.

Résistance au colonialisme: Pourquoi les scientifiques doivent boycotter Israël

Posted in actualité, altermondialisme, économie, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 26 février 2018 by Résistance 71

Les raisons pour les scientifiques de boycotter Israël

 

Ricardo Vaz

 

9 février 2018

 

Source: http://www.chroniquepalestine.com/raisons-scientifiques-doivent-boycotter-israel/

 

La Rencontre internationale pour la science en Palestine, organisée récemment à Cambridge, au Royaume-Uni, par l’organisation Scientists for Palestine, était consacrée à exposer la réalité en Palestine en matière d’enseignement supérieur et de recherche, et à intensifier les efforts pour y développer la science.

La réunion a su réfuter l’idée que l’on puisse parler de science (ou de quoi que ce soit) en Palestine sans mentionner l’occupation.

Les témoignages des participants palestiniens, en personne et à distance, brossent un tableau clair de l’impact de l’occupation sur l’éducation et la recherche scientifique. Des barrage militaires étouffant les déplacements, aux raids la nuit dans les dortoirs des étudiants, en passant par les fermetures arbitraires des universités, il est clair que l’occupation est le principal obstacle au développement de la science dans les institutions palestiniennes.

La situation est encore pire dans la bande de Gaza assiégée, où il n’y a que quelques heures d’électricité par jour et où il est presque impossible d’importer quoi que ce soit, et encore moins de s’équiper pour la recherche scientifique.

Des étudiants de Gaza ont également raconté leur agonie pendant les mois d’attente pour une ouverture du terminal de Rafah, afin de poursuivre leurs études à l’étranger et risquant de perdre ces opportunités.

Inévitablement, l’une des questions discutées lors de cette réunion était le boycott académique d’Israël et la (non) neutralité de la science.

Les scientifiques pour la Palestine n’ont pas pris de position officielle sur le boycott universitaire. En raison de la récente répression du gouvernement israélien contre des individus affiliés à des groupes soutenant la campagne de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, une position publique pourrait miner leurs efforts pour organiser des activités en Palestine.

(Note: la campagne de boycott et les arguments qui la défendent sont brillamment expliqués dans ce document.)

Rejet de la normalisation

La communauté scientifique, en particulier dans les sciences dites « dures », se targue de ne pas prendre de raccourcis dans la quête pour dévoiler les mystères les plus profonds de l’univers.

Interrogez n’importe quel physicien théorique sur la désintégration de particules chargées, et il sera heureux d’expliquer comment une anomalie quantique est ce qui permet un processus de désintégration en deux photons.

Mais posez-leur des questions sur la Palestine et il y a de fortes chances que vous entendiez que la question est « trop compliquée », avec une inclinaison peut-être un peu trop orientaliste à propos des Arabes, de l’Islam ou des deux.

Mais même ceux qui sont informés au-delà des généralités peuvent être réticents à prendre position ou à approuver la campagne de boycott. Le monde de la recherche scientifique est caractérisé par une concurrence et une exploitation impitoyables, en particulier aux niveaux des chercheurs et laboratoires, et très peu d’entre eux sont prêts à mettre en péril leur carrière et leurs possibilités de financement en prenant position sur la Palestine. L’exemple doit venir d’un niveau institutionnel ou de ceux qui disposent d’une sécurité d’emploi.

On nous dit que la communauté scientifique, au lieu de promouvoir les boycotts, devrait construire des ponts et que le reste suivra.

Mais cela suppose que des décennies d’occupation coloniale, de nettoyage ethnique et d’abus des droits de l’homme peuvent se résumer à un problème de peuples différents qui ne se parlent pas. Bien sûr, ce qui est en train d’être construit ce ne sont pas des ponts, mais de petites bulles où tout semble harmonieux tant qu’on ne regarde pas à l’extérieur de la bulle.

Le mot clé ici est « normalisation« . L’existence actuelle d’Israël en tant qu’État colonial et colonisateur, auquel le droit international n’est pas appliqué, repose largement sur sa projection de lui-même comme une démocratie libérale moderne, de haute technologie et de type occidental.

Des conférences prestigieuses et des projets scientifiques conjoints, que ce soit au nom de l’avancement de la science ou de la construction de ponts, contribuent à cimenter ce récit.

Les boycotts peuvent être extrêmement efficaces, et la réaction israélienne en panique, face au mouvement BDS, en témoigne.

Une campagne de boycott bouleverse les fondements mêmes de l’image policée qu’Israël veut projeter, et force des gens qui autrement ne seraient pas enclins à regarder derrière le rideau, à découvrir la réalité macabre du nettoyage ethnique, des bombardements réguliers et des violations sans fin des droits de l’homme.

Une version renforcée de l’apartheid

Il n’y a pas si longtemps qu’existait le boycott académique contre l’apartheid en Afrique du Sud (qui a coïncidé avec des boycotts culturels et sportifs).

Les Nations Unies ont même adopté des résolutions pour l’appuyer. Je ne doute pas que beaucoup de personnes qui aujourd’hui contestent ou s’opposent à un boycott académique d’Israël auraient avec plaisir embrassé le boycott de l’Afrique du Sud.

Pourtant, la version israélienne de l’apartheid n’est pas du tout mise en retrait par son prédécesseur sud-africain.

Israël bénéficie du soutien inconditionnel de la première superpuissance mondiale – qui a fini par abandonner même son soutien à l’Afrique du Sud – et d’un puissant lobby qui domine les congrès, les parlements et les comités de rédaction.

Il aurait été absurde de suggérer que ce qui était alors nécessaire en Afrique du Sud, c’était une collaboration scientifique entre les institutions de l’apartheid et les bantoustans. Remplacez l’Afrique du Sud par Israël, et les bantoustans – les « homelands » indépendants et gouvernés par les noirs, établis par le régime d’apartheid – avec les territoires occupés (semblables aux bantoustans), et cela reste une absurdité.

Le fait est que la science, comme toute autre activité humaine, n’est pas neutre, que l’on en soit conscient ou non. Et si les scientifiques souhaitent être solidaires avec leurs homologues palestiniens, ils devraient alors entendre leur opinion à ce sujet, qui est massivement en faveur du boycott universitaire et contre toute collaboration impliquant des institutions israéliennes. Sinon, toute idée d’aide à la science en Palestine n’est qu’un exercice charitable, enraciné dans une mentalité de sauveur occidental.

En fin de compte, les campagnes de boycott, que celui-ci soit purement académique ou à plus large échelle – comme la campagne BDS – ne seront pas seules à apporter justice et liberté aux Palestiniens. Le rôle clé sera joué par le peuple palestinien lui-même.

Mais la communauté scientifique doit comprendre qu’elle a un rôle à jouer et les boycotts se sont révélés efficaces dans la lutte contre l’apartheid, tant dans ses incarnations sud-africaines qu’israéliennes, et contre la normalisation de son existence.

Résistance au colonialisme: nous sommes tous des palestiniens, nous sommes tous des colonisés… (avec John Pilger)

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John Pilger de retour à son meilleur niveau… Cela fait plaisir de le traduire de nouveau.

Pilger part de l’affaire de la Palestine pour condamner le colonialisme sioniste (ou autre), nous partons de la condamnation du colonialisme existant toujours (Canada, USA, Australie etc…) et y incluons bien entendu la Palestine et le sionisme.

Pilger nous dit en conclusion: “[…] si nous comprenons qu’ils sont nous et que nous sommes eux.”

Nous disons depuis 2013 que “Nous sommes tous des colonisés”… Une fois de plus, on arrive aux mêmes conclusions par des voies différentes…

Il nous semble que sur bien des sujets s’opère une convergence de la dissidence sur l’universel. Tout ceci est de très bon augure car cela veut dire que les violons commencent à s’accorder au-delà du temps et de l’espace.

~ Résistance 71 ~

 

La Palestine est toujours le problème

 

John Pilger

 

11 juillet 2017

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/47416.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Lorsque je suis allé pour la première fois en Palestine, alors jeune journaliste dans les années 1960, je suis resté dans un kibboutz. Les gens que j’y rencontrais étaient de durs travailleurs, à l’esprit fort et s’appelaient eux-même des socialistes. Je les aimais bien.

Un soir, au dîner, je me suis enquéris de ces silhouettes de gens que l’on apercevait dans le lointain, au-delà de notre périmètre.

“Ce sont des Arabes, des nomades.” me disait-on. Ces mots étaient presque crachés. Israël, disaient-ils, à savoir la Palestine, avait été essentiellement une étendue déserte et une des grandes entreprises et succès sionistes avait été de rendre le désert vert. Ils me donnèrent en exemple leurs récoltes d’oranges de Jaffa, qui étaient exportées dans le monde entier. Quel triomphe sur la nature désavantageuse et la négligence humaine.

Ce fut le tout premier mensonge. La plupart des orangeraies et des vignobles appartenaient à des Palestiniens qui avaient travaillé la terre et exporté oranges et raisins vers l’Europe depuis le XVIIIème siècle. L’ancienne ville palestinienne de Jaffa était connue par ses anciens habitants locaux comme l””endroit des oranges tristes”. Sur le kibboutz, le mot “Palestinien” n’était jamais utilisé. Pourquoi, demandais-je. La réponse fut un lourd silence gêné.

Dans tout le monde colonisé, la véritable souveraineté des peuples indigènes est crainte par ceux qui ne peuvent jamais vraiment complètement masquer le fait et le crime, qu’ils vivent sur des terres volées. 

(Note de R71: L’oligarchie a réussi à faire croire depuis les “luttes d’indépendance” dans le monde après la seconde guerre mondiale, que nous vivons dans un “monde post-colonial”, ce qui est un mensonge et une falsification éhontés. Israël en l’occurence mais aussi les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et essentiellement tous les pays du Commomwealth britannique, vivent toujours sous le joug colonial avec des colons génocidaires installés et prêts à tout pour maintenir leurs privilèges, surtout celui du profit émanant des terres volées aux nations autochtones originelles et naturelles aux endroits…)

Nier aux gens leur humanité est l’étape suivante, comme les juifs ne le savent que trop bien. Violer la dignité d’un peuple, sa culture et sa fièreté s’ensuit de manière aussi logique que la violence.

A Ramallah, après l’invasion de la Cisjordanie par feu Ariel Sharon en 2002, je marchais dans les rues jonchées de véhicules écrasés et bordées de maisons détruites, j’allais au centre culturel palestinien. Jusque ce matin là, les soldats israéliens y avaient campé.

J’y fut accueilli par sa directrice Liana Badr, une romancière, dont les manuscrits originaux jonchaient le sol, déchirés. Le disque dur de l’ordinateur contenant sa fiction et une bibliothèque de pièces de théâtre et de poésie avait été saisi par les soldats israéliens. Pratiquement tout avait été démoli, vandalisé.

Pas un seul livre n’avait survécu intact, pas une seule K7 d’une des collections les plus originales du cinéma palestinien n’avait survécu au désastre.

Les soldats avaient uriné et déféqué sur les sols, sur les bureaux, sur les tapisseries et les œuvres d’art. Ils avaient badigeonné des excréments sur des peintures d’enfants et y avaient écrit, à la merde, “Born to Kill” / “Nés pour tuer”.

Liana Badr avait les larmes aux yeux, mais elle était droite et dit alors: “on le refera”.

Ce qui enrage ceux qui colonisent et occupent, volent et oppriment, vandalisent et violent, c’est le refus total des victimes de se plier et d’obéir. Et ceci est le tribut que nous devons tous payer aux Palestiniens. Ils refusent d’être asservis, ils refusent d’obéir. Ils continuent. Ils attendent l’heure de se battre de nouveau et ils le font alors même que ceux qui les gouvernent collaborent avec leurs oppresseurs.

Au milieu des bombardements israéliens de Gaza en 2014, le journaliste palestinien Mohamed Omer n’a jamais cessé de rapporté les évènements. Lui et sa famille furent touchés, il a dû faire la queue des heures durant pour avoir de l’eau et de la nourriture et a dû les transporter au travers des ruines et des décombres. Lorsque je l’avais au téléphone, je pouvais entendre les bombes exploser juste derrière sa porte. Il refusa d’obéir.

Les reportages de Mohamed, illustrés d’images horribles, étaient un modèle de journalisme professionnel qui faisait honte aux reportages indulgents des soi-disant grands médias britanniques en GB et aux USA. La notion d’objectivité de la BBC, amplifier les mythes et les mensonges de l’autorité, pratique dont elle est très fière, est quotidiennement couverte de honte par les reportages de journalistes comme Mohamed Omer.

Durant plus de 40 ans, j’ai enregistré le refus du peuple de Palestine de courber l’échine devant ses agresseurs et ses oppresseurs: Israël, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Union Européenne.

Depuis 2008, seule la GB a donné des licences d’exportation d’armes vers Israël ainsi que des missiles, des drones et des fusils de tireur d’élite pour une valeur de 434 millions de Livres.

Ceux qui se sont dressés contre cela, sans armes, ceux qui ont refuser d’obéir, sont des Palestiniens que j’ai eu le privilège de connaître:

Mon ami, feu Mohamed Jarella, qui travaillait pour l’UNRWA ; c’est lui qui me montra pour la première fois en 1967, un camp de réfugiés palestiniens. C’était un froid jour d’hiver et les élèves de l’école tremblaient de froid. “Un jour” disait-il, “un jour…”

Moustapha Barghouti, dont l’éloquence demeure intacte, qui décrivit la tolérance qui existait en Palestine entre les juifs, les musulmans et les chrétiens, jusqu’à ce que, me dit-il, “les sionistes voulurent un état aux dépends des Palestiniens.”

La Dr Mona el-Farra, médecin de Gaza, dont la passion fut de lever des fonds pour la chirurgie esthétique des enfants qui avaient été défigurés par les balles et les éclats de projectiles israéliens. Son hôpital fut pulvérisé par des bombes israéliennes en 2014.

Le Dr Khalid Dahlan, psychiâtre, dont les séminaires à Gaza pour les enfants rendus quasiment fous par la violence israélienne, étaient des oasis de civilisation.

Mort d’un nouveau-né

Fatima et Nasser sont un couple dont la maison se situait dans un village près de Jérusalem désigné “Zone A et B”, ce qui veut dire que cette zone de terre avait été déclarée “pour les juifs seulement”. Leurs parents vécurent là, ainsi que leurs grands-parents. Aujourd’hui, des bulldozers tracent des routes pour seulement les juifs, protégées par des lois uniquement pour juifs.

Il était juste après minuit lorsque Fatima commença ses contractions pour son accouchement, celui de son second enfant. Le bébé était prématuré et lorsqu’ils arrivèrent à un contrôle routier avec l’hôpital en vue, le jeune soldat israélien leur dit qu’ils avaient besoin d’un autre document pour pouvoir passer. Fatima saignait abondamment. Le soldat rit et imita ses gémissements et leur dit alors “retournez chez vous.” Le bébé naquit là, dans un camion. Bientôt il devint bleu de froid et, sans soins, mourut. Son nom était Sultan.

Pour les Palestiniens, ceci sera une histoire tout à fait routinière. La question est: pourquoi ces histoires ne sont-elles pas familières à Londres et Washington, Bruxelles et Sydney ? En Syrie, une cause libérale récente, une cause pour George Clooney, est grassement rémunérée en GB et aux Etats-Unis, bien que les bénéficiaires en soient les soi-disants rebelles, dominés par des djihadistes fanatiques, le produit de l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak et de la destruction de la Libye moderne.

Et pourtant, la plus longue occupation et résistance des temps modernes n’est pas reconnue. Lorsque soudainement l’ONU remue l’affaire et définit Israël comme un état d’apartheid (NdT: ce qu’il n’est pas… L’Af’sud était un état d’apartheid, ségrégationniste, pas Israël, Israël est un état exclusif se voulant génocidaire: pas de cohabitation avec l’autochtone, soit il part sans espoir de retour, soit il est tué…), comme elle l’a fait cette année et il y a une levée de boucliers, pas contre l’état raciste en question, mais contre l’ONU qui a osé briser l’omerta.

“La Palestine”, disait Nelson Mandela, “est le plus grand problème moral de notre époque.” Pourquoi cette vérité est-elle supprimée ? jour après jour, mois après mois, année après année ?…

Pour Israël, l’état d’apartheid, coupable de crimes contre l’humanité et de plus de violations de la loi internationale que n’importe quel autre état, le silence persiste parmi ceux qui savent et dont le boulot est de maintenir le cap et l’ardoise propre.

Pour Israël, tant de journalisme est intimidé et contrôlé par un groupe de pensée qui demande le silence sur la Palestine tandis que le journalisme honorable lui, est passé dans la dissidence: métaphore sous-terraine….

Un seul mot “conflit”, permet ce silence. “Le conflit arabo-israélien”, récite les robots en lisant leur télé-prompteur. Lorsqu’un ancien journaliste de la BBC, un homme qui connaît la vérité, se réfère à “deux narratifs”, la contorsion morale est achevée.

Il n’y a pas de conflit, pas deux narratifs avec leur point d’équilibre moral. Il y a une occupation militaire forcée par une puissance dotée de l’arme nucléaire et soutenue par l’armée la plus puissante du monde ; il y en en plus une injustice de dimension épique.

Le mot “occupation” est peut-être banni, effacé du dictionnaire ; mais la mémoire de la vérité historique ne peut pas être bannie: celle de l’expulsion systémique des Palestiniens de leur terre ancestrale. Les Israéliens appelèrent cela le “Plan D” en 1948. L’historien israélien Benny Morris décrit comment David Ben-Gourion, le premier premier ministre d’Israël, a reçu cette question d’un de ses généraux: “Que doit-on faire des Arabes ?”

Le premier ministre, écrivit Morris: “balaya vigoureusement l’air de sa main.” “Expulsez-les !” déclara t’il.

Soixante-dix ans plus tard, ce crime est totalement supprimé de la culture intellectuelle et politique de l’occident. Ou alors c’est sujet à débat, à peine controversif. Des journalistes grassement payés acceptent avidement les voyages du gouvernement, l’hospitalité ou la flatterie, ils sont truculents dans leurs protestions d’indépendance. Le terme “d’idiots utiles” a été créé spécifiquemement pour eux.

Accepter des récompenses

En 2011, je fus frappé par la facilité avec laquelle un des romanciers les plus en vue de Grande-Bretagne, Ian McEwan, un homme baignant dans le flot de la lumière bourgeoise, a accepté le prix de littérature de la ville de Jérusalem dans l’état d’apartheid.

McEwan se serait-il rendu à Sun City dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ? Ils y donnaient également des récompenses, tous frais payés. McEwan a justifié son action par des mots hypocrites au sujet de l’indépendance de la “société civile”.

La propagande du type de celle délivrée par McEwan, contenant la conventionnelle frappe sur la main de ses hôtes satisfaits, est une arme de l’oppresseur en Palestine. Mielleuse, elle insinue presque tout ce qu’on veut de nos jours.

Comprendre et détruire la propagande culturelle et d’état est aujourd’hui notre tâche la plus critique. On nous pousse à marche forcée vers une seconde guerre froide dont le but éventuel est de subjuguer et de balkaniser la Russie et d’intimider la Chine.

Lorsque Trump et Poutine ont parlé à huis-clos pendant plus de deux heures en marge de la réunion du G20 à Hambourg, apparemment sur le besoin de ne pas aller en guerre l’un contre l’autre, les objecteurs les plus vociférateurs furent ceux-là même qui ont mené la charge du libéralisme, comme cet écrivain politique sioniste du quotidien du Guardian de Londres.

“Pas étonnant que Poutine souriait à Hambourg”, écrivit Jonathan Freedland, “il sait qu’il a réussi dans son objectif principal: il a rendu l’Amérique de nouveau faible.” Méchant Poutine…

Ces propagandistes n’ont jamais vu ni connu la guerre mais ils adorent le jeu impérialiste de la guerre. Ce que Ian McEwan appelle la “société civile” est devenue une riche source de propagande affiliée.

Ainsi lorsqu’Israël est rappelé à l’ordre par les gouvernements et les ONG de “respecter les droits de l’Homme” en Palestine, rien ne se passe, parce qu’ils savent tous qu’il n’y a rien à craindre, rien ne va changer.

Prenez un terme souvent utilisé par les gardiens de cette “société civile”, les “droits de l’Homme”. Comme tout autre noble concept de “démocratie”, les “droits de l’Homme” se sont retrouvés vidés de leur substance et de leur objectif.

Tout comme le “processus de paix” et la “feuille de route”, les droits de l’Homme en Palestine ont été détournés par les gouvernements occidentaux et les ONG entrepreneuriales qu’ils financent (NdT: indirectement, mais il faut toujours suivre le fric pour savoir qui se cache derrière telle ou telle association ou ONG…) et qui affirme une chimérique autorité morale.

Ainsi, lorsqu’Israël est appelé par les gouvernements et les ONG à “respecter les droits de l’Homme” en Palestine, rien ne se passe, parce qu’ils savent tous très bien qu’il n’y a rien à craindre, rien ne va changer.

Remarquez le silence de l’UE, qui s’accommode parfaitement d’Israël tout en refusant de maintenir ses engagements au peuple de Gaza, comme par exemple maintenir ouverte la ligne de vie de Raffah, une mesure dont elle a accepté d’être un partenaire prépondérant au cours du processus d’arrêt des combats en 2014. Un port pour Gaza, dont le projet fut accepté par Bruxelles en 2014, a été abandonné.

La commission des Nations-Unies à laquelle j’ai fait référence s’appelle la Commission Economique et Sociale pour l’Asie Occidentale, a décrit Israël comme et je cite: “fabriqué pour le but principal” de la discrimination raciale. Des millions de gens comprennent cela. Ce que les gouvernements de Londres, Washington, Bruxelles et Tel Aviv ne peuvent pas contrôler est que l’humanité de la rue est en train de changer comme peut-être jamais auparavant.

Un monde en mouvement

Les gens, partout, remuent et sont de plus en plus conscients, de mon point de vue, que jamais auparavant. Certains sont déjà en révolte ouverte. L’atrocité de l’incendie de la tour Grenfell à Londres a rapproché les communautés dans un vibrant mouvement de quasi résistance nationale.

Grâce à une campagne populaire, le judiciaire examine aujourd’hui les preuves pouvant mener à une possible inculpation pour crimes de guerre de Tony Blair. Même si cela échoue, c’est un développement crucial qui met à bas une barrière de plus entre le public et sa reconnaissance de la nature vorace et prédatrice des crimes du pouvoir d’état, le dédain systémique pour l’humanité commis en Irak, en Palestine et dans l’évènement de la tour Grenfell. Ce sont des points qui ne demandent qu’à être connectés. Pour la plus grande partie de ce XXIème siècle, la fraude du pouvoir corporatiste posant comme la démocratie était directement dépendante de la propagande de distraction: largement fondé sur un culte du “moi-je”, du narcissisme créé pour désorienter notre sens et capacité de voir, regarder et considérer l’autre, d’agir ensemble pour la justice sociale et l’internationalisme.

Les notions de classe, genre et race furent écartelées. Le personnel devint le politique et le média le message. La promotion du privilège bourgeois fut présenté comme la “politique progressiste”. Ce ne l’était pas. Ne l’a jamais été. Ce n’est que la promotion du privilège et du pouvoir.

Parmi la jeunesse, l’internationalisme a trouvé une vaste nouvelle audience. Regardez le soutien à Jeremy Corbyn et le sort réservé au grand cirque du G20 à Hambourg. En comprenant la vérité et les impératifs de l’internationalisme et en rejetant le colonialisme, nous comprenons la lutte pour la Palestine,

Mandela l’a dit de cette façon là: “Nous savons tous parfaitement bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens”.

Au cœur du Moyen-Orient règne cette injustice historique en Palestine. Jusqu’à ce que celle-ci ne soit résolue et que les Palestiniens aient retrouvé leur terre et leur liberté et que les Israéliens soient les égaux des Palestiniens devant la loi, il n’y aura pas de paix dans la région et peut-être nulle part ailleurs. (NdT: ce que Pilger ignore ici est le fait que cela est fait pour cela, le but est la guerre et donc le chaos perpétuels, la division et la manipulation pour toujours plus de contrôle de la même clique sur le plus grand nombre…)

Ce que disait Mandela est que a liberté elle-même est précaire tandis que des gouvernements puissants peuvent simplement nier les autres, les terroriser, les emprisonner et les tuer, en notre nom. Israël comprend certainement la menace du fait qu’un jour, il devra être normal.

C’est pourquoi son ambassadeur en GB est Mark Regev, bien connu des journalistes comme étant un pro de la propagande et pourquoi “l’énorme bluff” des accusations d’antisémitisme, comme l’appelle l’historien israélien Illan Pappe, fut permis de déformer le parti travailliste et d’affaiblir la position de leader de Jeremy Corbyn. Le fait est que cela a échoué.

Tout bouge vite maintenant. La remarquable campagne du BDS (Boycott, Disinvestment and Sancions) est un succès, jour après jour, des villes, des syndicats et des corps étudiants la reconnaissent et l’endorsent. La tentative du gouvernement britannique de restreindre les conseils locaux d’endorser la campagne BDS a échoué devant les tribunaux.

Tout ceci n’est pas vain. Lorsque les Palestiniens se lèveront encore, comme ils le feront, ils ne seront peut-être pas couronnés de succès au début, mais ils le seront éventuellement si nous comprenons qu’ils sont nous et que nous sommes eux.

Programme de coopération policière Israël-UE… Le Portugal dit « Non! » à l’arbitraire et à la torture…

Posted in actualité, chine colonialisme, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 13 septembre 2016 by Résistance 71

Nous l’avons dit ici-même et le répétons: la « démocratie » étatique n’est qu’une illusion, un leurre, une croyance et une sorte de « privilège » temporaire accordé et révocable à souhait par l’oligarchie. Le modèle pratique dictatorial et génocidaire israélien se veut être étendu à l’UE et aux USA (ce qui est déjà bien en cours outre-Atlantique…) pour un contrôle des populations en attendant sa fusion avec le modèle chinois. 

Nous n’avons encore rien vu, car le projet est d’intégrer les deux régimes de contrôle des plus totalitaires de cette planète, ceux de la Chine et d’Israël comme verrou de la grille sécuritaire planétaire du N.O.M. Nous sommes en phase 2 du projet, la phase 3 sera l’intégration au gré d’un chaos politico-économique planifié et la phase 4 sera la période post-chaos qui verra les peuples accepter et se plier à la dictature mondiale, la souhaitant même car présentée sous la forme du salut sécuritaire (illusoire bien entendu…). Il sera alors très très difficile (mais pas impossible) de résister. Nous pouvons plus facilement résister maintenant et reprendre le contrôle du bateau ivre…

— Résistance 71 —

 

Un succès de BDS* le Portugal se retire d’un projet de l’UE impliquant une coopération avec la police israélienne

 

Chronique de Palestine

 

12 septembre 2016

 

url de l’article en français:

http://chroniquepalestine.com/portugal-abandonne-projet-cooperation-police-israelienne/

 

(*) BDS: Boycott Désinvestissement Sanctions est un mouvement international boycottant l’état sioniste pour ses crimes contre l’humanité en Palestine occupée.

 

Communiqué BDS – Le gouvernement du Portugal s’est retiré d’un projet controversé de coopération avec la police israélienne, suite à une pression de la campagne BDS.

Le ministère portugais de la Justice a annoncé qu’il s’était retiré d’un projet conjoint – financé par l’Union Européenne – avec le ministère israélien de la Sécurité publique, la police nationale israélienne et l’université israélienne Bar Ilan. Le projet intitulé Law Train, qui vise à uniformiser les méthodes d’interrogatoire de la police, a suscité la controverse au Portugal en raison de la vive opposition à la participation d’Israël dans le programme européen  » Horizon 2020  » et les violations répétées des droits de l’homme par les institutions et organisations israéliennes qui participent à ce programme.

Le gouvernement portugais a subi une forte pression des groupes de la société civile qui militent pour la fin de la coopération avec Israël. Les partis politiques ont dénoncé au Parlement l’usage systématique de la torture par la police israélienne et le rôle du ministère israélien de la Sécurité publique dans la détention illégale de milliers de prisonniers politiques palestiniens.

Le mouvement BDS salue la décision du Portugal

Jamal Juma’, coordinateur de la campagne Stop the Wall – une organisation membre du Comité national palestinien du BDS (BNC) – a salué la décision de principe prise par le gouvernement de centre-gauche du Portugal :

» Cette décision prise par le Portugal donne de l’espoir à notre peuple et envoie un message fort à Israël qu’il n’y aura pas de business aussi longtemps qu’il poursuivra son agression militaire contre Gaza et sa répression en Cisjordanie. Ce projet de l’UE donne une reconnaissance tacite au contrôle et à la répression du peuple palestinien par Israël, et détourne23 août 2016 – BDS Movement – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah les yeux des abus notoires d’Israël à l’encontre des Palestiniens, la torture étant considérée comme une « technique d’interrogatoire » de routine.  »

Le projet de cinq millions d’euros vise à développer les techniques pour unifier les méthodes de questionnement par les polices [européennes] par  » l’amélioration des compétences d’interrogatoire  » et en comblant ce que l’on qualifie de  » lacunes dans la culture, la législation, le style des interrogatoires « . Les forces de police impliquées contribueront avec leur  » expérience dans l’interrogatoire et la lutte contre la criminalité, à développer le système « . Le ministère israélien de la Sécurité publique et la police d’Israël sont accusés par les organisations de défense des droits de l’homme et par les Nations Unies, de pratiquer les détentions illégales, d’user de façon routinière la torture lors des interrogatoires, et de se servir d’une violence excessive contre les manifestants palestiniens.

 

Intensifier la campagne pour le Boycott, et mettre un terme aux projets de l’Union Européenne

Le Service Public Fédéral de Justice de Belgique et le ministère de l’Intérieur et la police de l’Espagne, des entreprises privées, des universités et des institutions de recherche, restent impliqués dans le projet dans le cadre de l’initiative européenne pour la recherche :  » Horizon 2020 « . Après cette nouvelle victoire, les groupes soutenant le mouvement BDS en Espagne et en Belgique se sont engagés à intensifier leur campagne pour mettre fin au projet.

» Nous remercions les organisations de la société civile et les partis politiques du Portugal qui ont agi avec nous pour construire une solidarité effective basée sur l’appel au Boycott, au Désinvestissement et aux Sanctions (BDS) et assurer qu’il n’y aura aucun risque de prolifération des pratiques illégales et inhumaines israéliennes dans leur propre système de justice « , a déclaré Juma’.

Une coalition sans précédent au Portugal, faite de groupes de solidarité, d’organisations de défense des droits de l’homme et de militants anti-racistes – avec également l’association représentant les officiers de la Révolution de 1974 – s’est réunie sur la base d’un rapport de Stop The Wall exposant la coopération et ses conséquences sur les droits de l’homme et la liberté des Palestiniens. Le Parti communiste portugais et le Parti des Verts avaient vivement interpellé les ministres des Affaires étrangères et de la Justice sur la question.

Le Movimento Pelos Direitos do Povo Palestino e Pela Paz no Medio Oriente (MPPM), initiateur de la coalition de la société civile contre le projet, a déclaré :

« Nous nous félicitons de la décision du Ministère de la justice de mettre fin à la participation de la police portugaise dans le projet Law Train. Le désengagement par le gouvernement portugais, est une victoire de toutes les forces qui en Palestine, au Portugal et en Europe, ont appelé à mettre fin à ce projet de coopération avec l’appareil répressif d’Israël « .

Aucun partenariat avec L’État de l’Apartheid !

Ces nouvelles ont été diffusées alors que le prisonnier palestinien Bilal Kayed poursuivait sa grève de la faim illimitée depuis le mois de juin 2015. Il y a actuellement plus de 7000 prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, beaucoup d’entre eux étant incarcérés sans inculpation. Le Comité des Nations unies contre la torture à en mai dernier, une nouvelle fois exhorté Israël à prohiber l’usage de la torture, et a dénoncé son usage courant ainsi que tous les autres mauvais traitements lors des interrogatoires. Les organisations de défense des droits de l’homme ont toujours condamné ces traitements violents, en particulier à l’égard des Palestiniens mineurs.

Riya Hassan, coordinateur européen pour le comité directeur du BDS, a conclu:

« Cette dernière victoire est une nouvelle preuve que les gouvernements européens commencent à se soucier d’avoir Israël comme partenaire dans des projets qui risqueraient alors de porter atteinte aux libertés fondamentales, à la démocratie et aux droits de l’homme. Il y a encore un long chemin à parcourir pour mettre fin à la complicité de l’Europe avec l’Apartheid israélien. Le projet Law Train se poursuit avec les autres participants et ce n’est qu’un des nombreux projets militaires et de sécurité financés par la Commission européenne avec l’argent des contribuables.  »

Notes :

Dans le cadre de la campagne dans le reste de l’Europe, des députés du Portugal, d’Espagne et de Belgique ont écrit à la Commission européenne pour dénoncer le projet. Les groupes de la société civile envisagent des actions de protestation. L’an dernier, 73 députés ont publié une lettre dans une initiative inter-partis, appelant l’UE à mettre fin au financement des entreprises militaires israéliennes impliquées dans des violations graves du droit international.

Depuis le début du cycle de financement  » Horizon 2020  » en 2015, la campagne Stop the Wall, le Comité directeur du mouvement palestinien pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC) et la Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine (ECCP), ont ciblé conjointement la participation d’Israël au programme  » Horizon 2020 « , en particulier la coopération avec le secteur militaire et répressif d’Israël. Dans le cycle précédent, qui s’est étalé de 2007 à 2013, l’UE a financé plus de 1500 projets de recherche et de développement avec participation israélienne. L’industrie aérospatiale israélienne (IAI) a été à elle seule impliquée dans plus de 16 projets, bénéficiant d’un financement européen et public pour un total de 148,5 millions d’Euros.

La torture est systématique dans les prisons d’Israël. Un rapport récent dévoile que 97% des mineurs palestiniens en détention n’ont eu accès à aucune assistance juridique avant et pendant leur interrogatoire. Durant les interrogatoires, 28,7% d’entre eux ont été soumis à des violences verbales ou à de l’intimidation, à l’isolement ou aux agressions sexuelles, tandis que 27,5% ont été soumis à la violence physique, y compris l’étouffement, les coups de poing, et à la pratique consistant à cogner la tête des enfants interrogés contre les murs.

Islande: Ce dont bien sûr personne ne parle le foot remplissant sa fonction anesthésiante…

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La grande messe inique du foot remplit sa fonction principale: celle d’abrutir toujours plus avant les gens… La France bat l’Islande en quart de l’Euro 2016, tartine en veux-tu en voilà dans les merdias habituels, le même jour Reykjavik vote le boycott de tous les produits israéliens jusqu’à la fin de l’occupation de la Palestine et bien sûr… par un mot de tout çà nulle part… Étonnant non ?…

~ Résistance 71 ~

 

Les Islandais votent pour rejoindre le boycott des produits israéliens

Press TV

3 juillet 2016

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2016/07/03/473471/iceland-israeli-palestine-bds

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La capitale le l’Islande a annoncé qu’elle allait boycotter tous les produits israéliens jusqu’à ce que la Palestine soit libre de toute occupation

Dimanche, la municipalité de la ville de Reykjavik a voté pour le boycott et promis de continuer l’embargo “aussi longtemps que l’occupation des territoires palestiniens continue”.

Le vote fait partie du mouvement Boycott, Divestment et Sanctions (BDS) contre Tel Aviv, mouvement qui a été initié en 2005 par plus de 170 organisations palestiniennes qui poussaient pour des “formes diverses de boycott contre Israël jusqu’à ce qu’il remplise ses obligations vis à vis de la loi internationale”.

Depuis lors, des milliers de volontaires dans le monde entier ont rejoint le mouvement BDS afin de promouvoir la cause palestinienne.

L’action de l’Islande a été sévèrement condamnée par le ministère israélien des affaires étrangères qui a publié un communiqué clâmant que cela était injustifié.

Ceci se produit alors que des universitaires et des activistes du monde entier se prépare pour un grand meeting en Tunisie pour discuter d’un développement du mouvement BDS plus avant.

La réunion intitulée “Le Boycott comme Stratégie pour Contrer l’Occupation par Israël et l’Apartheid: Réalités présentes et Aspirations”, est organisdée par le Center for Research and Policy Studies (ACRPS) dans la capitale tunisienne et doit se dérouler du 4 au 6 août 2016.

Ce mouvement grandissant permet aux Palestiniens de prendre les commandes de leur lutte nationale et de reconstruire des alliances avec des forces progressites du monde entier,” peut-on lire sur le communiqué.

Des milliers de volontaires dans le monde entier ont rejoint BDS afin d’aider à promouvoir la cause palestinienne, incluant bon nombre de syndicats palestiniens et internationaux, des ONG, initiatives, beaucoup de sociétés académiques, des entreprises et des personnalités culturelles.

Colonialisme, sionisme et dictature… L’inquisition israélienne sévit dans l’indifférence occidentale quasi générale…

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Journée du prisonnier palestinien: l’horreur des prisons israéliennes

Fares Chahine

18 Avril 2016

url de l’article original:

http://www.elwatan.com//international/journee-du-prisonnier-palestinien-l-horreur-des-prisons-israeliennes-18-04-2016-319058_112.php

 

Comme chaque 17 avril depuis 1975, les palestiniens ont célébré cette semaine la journée du prisonnier. Actuellement, ils sont 7000 Palestiniens et Palestiniennes à croupir dans les geôles israéliennes dans des conditions inhumaines. Cette population carcérale comprend 400 enfants et 69 femmes. Quant aux prisonniers dits «administratifs», détenus sans inculpation ni jugement pour des périodes de 6 mois renouvelables indéfiniment, ils ont atteint le nombre de 750.

Ghaza : De notre correspondant

Selon un rapport publié conjointement à cette occasion par le club des prisonniers palestiniens et l’organisme chargé des affaires des prisonniers et des libérés, il y a 3 prisonnières administratives, Souad Erzikat, Sana Abou Snina et Hanine Amar. D’après la même source, 700 prisonniers sont atteints de maladies diverses et sont victimes de négligences médicales. 30 de ces prisonniers ont été incarcérés avant la signature des accords d’Oslo par l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et Israël en 1993.

A coté du refus du gouvernement israélien d’arrêter la colonisation, le maintien de tous ces Palestiniens en prison a poussé le président Mahmoud Abbas et la direction Palestinienne à mettre un terme aux négociations directes israélo-palestinienne. Le rapport publié par le club des prisonniers palestiniens et l’organisme chargé des affaires des prisonniers et des libérés précise aussi que «les autorités israéliennes détiennent en prisons 6 membres du conseil législatif palestinien (parlement) dont Marwane El Barghouti et 18 journalistes ». Selon les statistiques de ces deux organismes, «un million de palestinien ont connu l’expérience de la détention dans les prisons israéliennes depuis l’occupation du reste de la Palestine (bande de Ghaza, Cisjordanie y compris la ville d’El Qods) par l’Etat Hébreu en 1967.

Législation injuste et inhumaine

Depuis le 28 septembre 2000, jour du déclenchement de l’Intifada d’El Aqsa à ce jour, plus de 90.000 citoyens ont séjourné pendant des périodes plus ou moins longues dans les prisons israéliennes. Parmi ces citoyens, 11.000 avaient moins de 18 ans, 1300 étaient des femmes et plus de 65 étaient des députés ou d’anciens ministres de l’Autorité palestinienne. Durant la même période, les autorités israéliennes ont pris 25.000 décisions de détentions administratives (Renouvellement de période de détention et nouvelles arrestations).

Les cas de détention administrative, se basant sur une législation injuste et inhumaine qu’Israël dit avoir hérité de l’époque du mandat Britannique sur la Palestine, ont touché toutes les couches de la société palestinienne. Des enfants, des jeunes, des personnes âgées, des malades, des handicapés, des ouvriers , des académiciens, des députés, des anciens ministres, des dirigeants politiques, des syndicalistes, des étudiants, des écoliers, des écrivains, des journalistes et des artistes ont été victimes de cette forme de détention que beaucoup d’organismes de défense des droits de l’homme, y compris Amnesty International, ont appelé à arrêter. Un appel qui ne trouve aucun écho auprès d’Israël qui continue d’en user et d’abuser.

L’emprisonnement massif des populations civiles palestiniennes ont commencé dès 1948, avec la création de l’Etat d’Israël sur la terre de la Palestine historique. Il représente l’un des plus grands drames humanitaires, politiques et juridique de l’ère moderne. L’occupation israélienne a usé et abusé de cette forme de punition individuelle et collective durant les périodes des différentes révoltes du peuple palestinien. Intifadha des pierres en 1987, intifada d’El Aqsa en septembre 2000 et soulèvement populaire d’El Qods que certains appellent intifada d’El Qods depuis le mois d’octobre 2015.

Israël ne respecte pas ses engagements

La résistance palestinienne armée a toujours œuvré en faveur de la libération des prisonniers palestiniens. Elle a réussi à en libérer des milliers en échange de soldats israéliens ou même de cadavre de soldats israéliens. Le dernier échange a concerné le soldat israélien Gilaad Shalit, détenu par le mouvement Hamas dans la bande de Ghaza de 2006 a 2011 et qui a permis à 1000 prisonniers de respirer l’air de la liberté. Mais comme Israël ne respecte jamais ses engagements, une quarantaine de ces prisonniers ont été de nouveau remis en prison. Le président Yasser Arafat et le président Mahmoud Abbas avaient aussi réussi à libérer des milliers d’autres prisonniers par la voie diplomatique durant les négociations de paix. Mais beaucoup de Palestiniens sont remis en prison quelques semaines seulement après leur libération.

Les bagnes en Israël sont loin d’être une colonie de vacances. Les témoignages d’anciens prisonniers révèlent que « 100% de la population carcérale a subi au moins une forme de torture qui est une pratique planifiée des bourreaux israéliens ».  « Les humiliations, les mauvais traitements, les insultes, la torture physique et psychique sont le lot quotidien des détenus palestiniens », disent-ils. Mais malgré toutes ces conditions, les révoltes collectives et les luttes individuelles de détenus palestiniens ne se sont jamais arrêtées.

Nombreux ont été les prisonniers palestinien à avoir réussi à contraindre leurs geôliers israéliens à les libérer après de longues grèves de la faim. Des grèves dépassant parfois même de très loin les limites du supportable. Aujourd’hui, le dossier des prisonniers représente une priorité dans tout règlement de la cause palestinienne. Bien qu’Israël l’utilise pour obtenir des concessions sur d’autres questions, telles que les frontières ou le retour des refugiés, les Palestiniens sont décidés à recouvrir leurs droits inaliénables et la libération de l’ensemble des prisonniers. Sans cette libération, les palestiniens disent qu’ « il ne peut y avoir de véritable paix dans la région ».