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Nouvelle guerre impérialiste en préparation: L’Arabie Saoudite a offert quelques milliards à Israël pour attaquer le Liban (H. Nasrallah)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 12 novembre 2017 by Résistance 71

Comme à son habitude, une analyse fine, lucide et au scalpel du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

~ Résistance 71 ~

 

Nasrallah révèle que l’Arabie a offert des milliards de dollars à Israël pour frapper le Liban

 

Al Manar

 

10 novembre 2017

url de l’article en français: http://french.almanar.com.lb/650813

 

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a révélé que l’Arabie a incité Israël à frapper le Liban. Dans un discours retransmis, ce vendredi, par la chaine AlManar, à l’occasion de l’Arbaïn de l’imam Hussein et de la journée du martyr du Hezbollah, Sayed Nasrallah a précisé qu’il ne s’agit pas d’analyses mais d’informations. L’Arabie s’est dit prête à payer des dizaines de milliards dollars à Israël pour mener cette guerre, a affirmé le numéro un du Hezbollah.

S’agissant de la démission forcée du Premier ministre Saad Hariri depuis Ryad, Sayed Nasrallah a assuré que M.Hariri est assigné à résidence en Arabie saoudite. Il a également appelé les Libanais à l’unité face au complot saoudien contre le Liban et le Hezbollah, tout en saluant la gestion sage du chef de l’Etat.

Et d’ajouter : l’humiliation du Premier ministre libanais est une humiliation pour tous les Libanais, appelant à agir pour sa libération.

Sayed Nasrallah a également indiqué que l’Arabie saoudite voulait se défouler au Liban, car elle ne peut pas affronter l’Iran.

Voici les principaux points de son discours :

Tout d’abord, je présente mes condoléances au prophète Mohammad (S) et sa sainte famille à l’occasion du 40ème jour du martyr de l’Imam Hussein, aujourd’hui nous commémorons également la journée du martyr du Hezbollah, quand le martyr Ahmad Kassir a attaqué et détruit en 1982 le quartier général des forces d’occupation israéliennes à Tyr.

L’Arbaïn

La manifestation grandiose à laquelle nous avons assisté durant ces dernières années, est une manifestation humaine, et morale sans précédent. Aujourd’hui la ville sainte de Kerbala, a accueilli des millions de fidèles qui se sont recueillis auprès du mausolée de l’Imam Hussein.

20 millions de visiteurs, dont la majorité se sont rendus à pied, sont venus des quatre coins du monde, selon les derniers statistiques des autorités irakiennes.

Il y a des fidèles qui ont parcouru plus de 1000 km des frontières irano-pakistanaises.

Durant cette marche grandiose, c’est le peuple irakien ou des volontaires étrangers qui s’occupent des services (nourriture, domicile) offerts aux fidèles. Alors que les forces de sécurité veillent à la situation sécuritaire.

Quel est le secret des pleurs et cet amour éprouvés pour cet imam, tombé en martyr depuis 1378 ans. Il faut mener une étude approfondie pour comprendre ce phénomène historique.

Si on veut définir l’amour, la fidélité, le sacrifice nous allons constater qu’ils se regroupent à Kerbala. Parce qu’il est le martyr, fils de martyr, petit fils de prophète et il s’est sacrifié lui et sa famille pour défendre la religion. L’imam Hussein incarne l’un des aspects de la dignité octroyée par Dieu à cet imam.

Journée du martyr

Beaucoup de nos combattants ont mérité cette dignité en tombant en martyre. Les moujahidines se sont sacrifiés pour défendre la patrie et le peuple.

Un des fruits des sacrifices de nos martyrs dans la vie d’ici bas, c’est que nous sommes parvenus à libérer nos terres et nos détenus en l’an 2000 tout en avortant les projets israéliens contre le Liban.

Grâce à cette dignité, nous avons réussi à accomplir, en aout 2017, la deuxième libération du Liban tout en préservant la sécurité et la stabilité dans notre pays.

Et aujourd’hui, nous contribuons à mettre à échec le plus grand complot fomenté contre l’Islam et l’humanité : Daesh. Ce groupe, qui a été crée par Obama, Clinton et l’Arabie, est en train de rendre son dernier souffle. Et ce, grâce à nos martyrs.

La dignité, la liberté, et la liberté dont nous jouissons au Liban est due aux martyrs, non pas ceux du Hezbollah seulement  mais de tous les martyrs…

De là, nous sommes appelés a préserver les acquis accomplis par nos martyrs. Ils se sont sacrifiés pour le bonheur de tous les Libanais, pour défendre tout le Liban et toute la nation (Oumma) menacée par Israël. Notre responsabilité consiste à préserver cet héritage.

Le Liban jouissait d’une stabilité sans précédent

De là, je passe au Liban, qui depuis samedi dernier connait une crise depuis la démission forcée de son Premier ministre, Saad Hariri. Toute la région est préoccupée de la situation au Liban.

Depuis un an, la situation était devenue stable au Liban, après l’élection du président, la formation du gouvernement, l’approbation du budget, l’accord sur une nouvelle loi électorale, le dialogue entre les factions libanaises. En plus de tout cela, les Libanais jouissaient d’une sécurité et stabilité sans précédent.

Même, le Premier ministre Saad Hariri, a fait état, il y a deux semaines, de l’arrivée de 9 millions de visiteurs à l’aéroport international du Liban, dont 2 millions durant les mois de juillet et aout.

Ceci est le résultat de la coopération et des concessions présentées par toutes les parties libanaises, en plus de la libération du Jurd (des groupes takfiristes).

Dans la foulée de cette ambiance positive, l’Arabie convoque- à la surprise générale- le Premier ministre et le force à présenter sa démission et à lire un communiqué rédigé par les Saoudiens. Et Après cela, ils ont commencé à proférer des menaces contre le Liban.

Ingérence saoudienne sans précédent

L’Arabie a eu recours à une ingérence officielle sans précédent pour forcer Saad Hariri à la démission. Tous les Libanais sont unanimes sur ce point. Même, le département d’Etat US a dit qu’il n’était pas au courant de cela.

M.Hariri est actuellement assigné à résidence en Arabie, et il est interdit de rentrer au Liban.

L’Arabie tente de l’écarter de la direction de son parti : Le Futur, pour y imposer un nouveau dirigeant.

Les Saoudiens veulent imposer un nouveau Premier Ministre au Libanais. Ils croient qu’ils peuvent imposer leur choix aux Libanais.

Ils ont également eu recours à l’incitation des Libanais à s’affronter et à s’entretuer.

Inciter Israël à frapper le Liban

Les Saoudiens ont également exhorté les pays arabes et étrangers à agir contre le Liban. Mais le plus dangereux dans tout cela est: l’incitation saoudienne à Israël de frapper le Liban. Je n’évoque pas d’analyses mais je révèle des informations. L’Arabie s’est dite prête à payer des dizaines de milliards dollars à Israël pour cela.

L’Arabie a également demandé en 2006 à Israël de poursuivre son agression contre le Liban jusqu’à l’éradication du Hezbollah. Les comptes d’Israël sont différents.

Il est clair que l’Arabie a déclaré la guerre au Liban et au Hezbollah.

Je voudrais m’adresser aux Libanais, pour leur dire que durant cette année nous avons jouit d’une stabilité au niveau sécuritaire et monétaire….Alors que de nombreux pays de la région regrettent profondément leur situation.

Par contre, l’Arabie Saoudite vous appelle à saboter cette stabilité et détruire vos maisons par vos propres mains. Etes-vous prêts à le faire?

A votre avis, l’Arabie Saoudite cherche-t-elle vraiment à aider les Libanais?

On comprend que l’Arabie et le Hezbollah sont des adversaires, mais les Libanais doivent tirer les leçons de ce qui s’est passé dans la région.

En Syrie, les princes saoudiens dirigeaient la guerre depuis Amman. Quel est le résultat : ils ont détruit la Syrie. Il en est de même pour l’Irak et le Yémen. J’appelle les Libanais à savoir décider de leur sort. Nous vivons une période crucial.

Une démission illégale et sans valeur

Partant de là, nous condamnons cette ingérence flagrante saoudienne dans les affaires libanaises. Ils n’ont pas le droit de faire cela. Et nous condamnons leurs agissements honteux à l’aéroport avec le président Hariri. Et nous considérons, en tant que Hezbollah et Libanais, que l’humiliation du Premier Ministre libanais est une humiliation pour tout le Liban.

Saad Hariri est le Premier ministre du Liban. M. Hariri n’a pas écrit un mot du communiqué qu’il a été forcé à lire lors de sa démission.

Nous appelons comme le bloc parlementaire du Futur au retour de M. Hariri au Liban. S’il veut démissionner, qu’il rentre au pays et qu’il fasse ce qu’il veut. Il pourrait dire qu’il voudrait rester Premier ministre ou démissionner, ou encore déclarer la guerre au Hezbollah. Mais qu’il rentre au pays. Car il est inacceptable qu’il reste Premier ministre du Liban alors qu’il est en résidence surveillée.

Nous considérons que cette démission est illégale et n’a aucune valeur, car elle a été faite sous la contrainte.

Nous saluons la gestion sage du président Aoun, et sa concertation avec le chef du parlement, qui a préservé la sécurité au Liban et avorté les objectifs directs de cette démission.

Nous appelons les forces politique et le peuple à la vigilance et à ne pas prêter l’oreille aux provocations de certains. Les gens doivent garder leur contact pour sauver le Liban de cette crise. N’ayez pas peur.

Notre volonté patriotique garantira et préservera le Liban. Face à cette animosité et à ces menaces, nous devons assumer nos responsabilités et surmonter nos différends…

S’agissant des rumeurs de la chaine al-Arabiya sur une tentative d’assassinat du Premier ministre, bien que les forces sécuritaires aient démenti ces allégations. Ceci est dangereux, et montre que l’Arabie Saoudite insiste à déstabiliser le pays. Ils ont même prétendu avoir découvert un système de brouillage, de fabrication iranienne, sur la route de l’aéroport. Il faut se méfier et être prudents face à ces hypothèses saoudiennes.

Les Israéliens sont ils prêts à lancer une guerre contre le Liban ?

Au sujet d’Israël, nous écartons l’hypothèse d’une guerre contre le Liban, compte tenu des conditions politiques. Sachant qu’Israël réalise que le cout de la guerre contre le Liban sera trop cher. Israël n’a pas besoin d’aller à une guerre, il peut profiter de la situation en adoptant d’autres voies. Aujourd’hui, le bureau de Netanyahu a réclamé de toutes les ambassades israéliennes de soutenir l’Arabie dans sa guerre contre le Liban. Israël cherche la division et à semer la zizanie, sans intervenir militairement.

Il y a deux semaines, des groupes takfiristes d’al-nosra sont entrés via les territoires occupés par Israël dans la région syrienne de Hadar, où ils ont mené un attentat. Mais grâce à la bravoure des forces syriennes et des habitants, la situation n’a pas dégénérée.

Israël voulait déclencher une guerre confessionnelle, entre les habitants de Hadar à majorité druze, et les combattants d’al-Nosra, des sunnites. Il faut se méfier de la reproduction de ce scénario au Liban.

Le Hezbollah est plus fort que jamais et nous les mettons en garde contre l’exploitation de cette situation.

Les Israéliens travaillent selon leurs propres intérêts. Ont-ils intérêt à se lancer dans une guerre contre le Liban? Je ne le crois pas. Ils savent bien l’ampleur de notre force.

Les échecs de l’Arabie dans la région

Par rapport à l’Arabie Saoudite, ce régime est très en colère contre l’Iran et contre le Hezbollah, (parce qu’il ne peut pas affronter directement l’Iran). Nous comprenons sa colère mais nous ne pouvons pas admettre leurs réactions. L’Arabie, en voyant tous ses échecs en Syrie, en Irak, leur soutien au référendum du Kurdistan, la guerre contre le Yémen qui a déjà dépassé les 1000 jours sans, se dit qu’elle peut réaliser des avancées au Liban.

Au Yémen, ils ont lancé une guerre atroce qui a causé la plus grande famine au monde. Le Hezbollah est accusé d’un crime historique pour avoir condamné les crimes saoudiens. Au Yémen, les Saoudiens ont échoué et ils nous accusent d’avoir transféré de l’Iran et tiré, depuis une zone contrôlée par les Houthis, le missile qui s’est abattu sur l’aéroport du roi Khaled à Riyad. C’est un problème de la mentalité  saoudienne qui méprise les Yéménites. Sachez que ces derniers ont acquis l’expertise de fabriquer des missiles et des drones. Les Saoudiens ne croient pas ceci. Mais je vous appelle à y croire. C’est parce que vous sous-estimez les Yéménites que vous avez échoué.

Puis on vient accuser l’Iran et le Hezbollah d’être derrière cet échec saoudien.

L’Arabie a également échoué dans la crise avec le Qatar, qui a refusé de se soumettre aux pressions saoudiennes.

Et puis à Bahreïn, vous avez tué les jeunes et assigné à résidence l’Ayatollah cheikh Issa Qassem. Aujourd’hui, Bahreïn est au bord de la faillite. A la fin de chaque mois, le roi de Bahreïn est obligé d’aller en Arabie et aux Emirats pour prendre de l’argent afin de payer les fonctionnaires.

L’Arabie se défoule au Liban car elle ne peut pas le faire face à l’Iran

Il n’est pas vrai que le Liban est sous l’emprise de l’Iran. L’Arabie, tout comme l’Iran, ont une influence au Liban. Mais à la différence de Riyad, Téhéran ne se mêle pas des affaires libanaises. Il ne dit pas +nommez tel Premier ministre, organisez des élections, attribuez le marché du pétrole à telle ou telle compagnie +. Je vous le dis, l’Iran a de l’influence au Liban mais n’instrumentalise pas cette influence pour obtenir des gains. Je vous défie de me donner un seul exemple qui contredise mes propos. L’Arabie saoudite vient se défouler au Liban. Elle ne peut pas le faire face à l’Iran. Mais si le roi saoudien croit que par ces mesures il fera fléchir l’axe de la résistance, il a complètement tort et il connaitra de nouveaux échecs.

Ne cherchez pas à éliminer le Hezbollah. Personne ne pourra le faire quoi qu’il fasse. Fixez des objectifs plus réalistes.

Par contre, imposer des sanctions contre le Hezbollah, ou le contraindre à se retirer de la Syrie et de l’Irak sont des exemples réalistes. Bien que notre mission est quasi accomplie en Syrie et en Irak après la défaite de Daesh.

Mais vous n’allez pas changer notre position sur ce qui se passe au Yémen, car il s’agit d’une position humanitaire et morale.

Sanctionnez le Hezbollah sans toucher au peuple libanais

Le ministre saoudien Adel al-Jubeir avait dit que le peuple libanais est innocent et qu’il est sous le joug du Hezbollah. Il a déclaré que son pays va sauver le peuple libanais. Comment allez-vous le faire? Comme vous le faites au Yémen sous le prétexte de chasser les terroristes? Cette guerre a entrainé la mort des dizaines de milliers de martyrs, la destruction des écoles, des lieux historiques…la propagation du choléra et la famine.

Les procédures que vous avez prises contre le Liban (menaces de frappes et incitation sunnite-chiites) sont-elle capables de sauver le peuple libanais? Inciter Israël à faire la guerre contre le Liban est un moyen de sauver les Libanais? Vous sanctionnez le Liban parce qu’il est un pays digne et libre qui refuse de se plier aux diktats du royaume.

Vous pouvez sanctionner le Hezbollah sans toucher au peuple libanais. Faites travailler votre cerveau un peu et vous serez capables de trouver les moyens pour sanctionner le Hezbollah.

N’ayez pas peur des menaces, grâce à notre unité nous serons capables de les surmonter.

Dans cette journée du martyr, nous sommes appelés à nous attacher de plus à la stabilité et à la préservation de notre Etat et de notre sécurité.

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Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Israël et l’Arabie Saoudite ont infiltré des équipes d’assassins au Liban pour se débarrasser du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 mai 2017 by Résistance 71

Top priorité: des équipes israéliennes sont infiltrées au Liban pour y assassiner Hassan Nasrallah le chef spirituel du Hezbollah

Le signal de transfert d’info a été intercepté par une puissance mondiale importante et directement passé à VT pour diffusion à 3H08 fuseau Est…

Gordon Duff

19 mai 2017

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/05/19/breaking-israeli-teams-in-lebanon-to-murder-nasrallah-spiritual-head-of-hezbollah/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des interceptions de signaux de transmission en provenance de sections d’assassins saoudo-israéliennes font état de leur mouvement vers le Liban. Leur cible est Hassan Nastallah, le leader du parti politique libanais du Hezbollah.

Le Hezbollah a en ce moment environ 20 000 combattants en Syrie soutenant la guerre contre l’EIIL et Al Qaïda soutenus par les Etats-Unis.

Ces derniers mois, des échanges de menaces se sont déroulés entre Nasrallah et le ministre de la défense likoudiste (extrême-droite) israélien Avigdor Liberman. Les plans d’invasion du Liban cette année par Israël ont été perturbés lorsque Nasrallah a informé Liberman que le Hezbollah, utilisant des systèmes de missiles iraniens ultra-performants, était prêt à frapper et à détruire des infrastructures militaires clef en Israël incluant, mais ne se limitant pas aux, les facilités nucléaires et de guerre chimique d’Israël.

Plus d’information à venir…

 

Guerre coloniale au Moyen-Orient: La Syrie se bat pour sa survie… Le Hezbollah est le rempart anti-colonial dans la région…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique française, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 août 2016 by Résistance 71

“La résistance a émergé en tant que réaction à l’occupation israélienne, qui a commencée en Palestine et s’est étendue aux autres régions arabes. C’est pourquoi aussi longtemps qu’existera l’occupation israélienne, la résistance persistera, car la résistance émane d’une croyance fondamentale d’éliminer cette occupation et ne représente en rien une condition temporaire ou sauvage. […] N’oublions jamais notre responsabilité de soutien au peuple palestinien, l’association entre la cause palestinienne et nos propres réalités quotidiennes et comment la question palestinienne impacte sur le Liban et de fait sur la région toute entière.”

~ Naïm Qassem, secrétaire adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Excellente analyse de René Naba sur un des sujets tabous de l’occident concernant le Moyen-Orient: Le Hezbollah libanais et sa résistance héroïque sans fanfare, mais si efficace qu’elle a forcée une redistribution des cartes au Moyen-Orient à plusieurs reprises en bottant le cul des sionistes et des coloniaux de tout poil.

Hassan Nasrallah entre dans la légende de la résistance au colonialisme, l’histoire le placera aux côtés du grand résistant et libérateur vietnamien Vô N’Guyen Giap (1912-2013). La citation ci-dessus est tirée du livre écrit par Naïm Qassem le no2 du Hezbollah en 2005: « Hizbullah, the Story from Within », qui a été traduit en français. Ce livre doit être lu par quiconque veut comprendre les fondements des multiples guerres au Moyen-Orient dans l’après seconde guerre mondiale.

~ Résistance 71 ~

 

Le Hezbollah et Hassan Nasrallah la sentinelle de l’indépendance libanaise

 

René Naba

 

9 août 2016

 

url de l’article:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/hezbollah-hassan-nasrallah-la-sentinelle-de-lindependance-libanaise/

L’article original sur Madaniya

 

L’auteur dédie ce papier à Imad Moughniyeh (Hajj Radwane), le fondateur de la branche militaire du Hezbollah, à son fils Jihad, ainsi qu’à Moustapha Badreddine (Zoulficar), le successeur d’Imad Moughnieh à la tête de la branche militaire du Hezbollah, enfin Samir Kintar, l’ancien doyen des prisonniers politiques en Israël, tous quatre tués sur le champ de bataille en Syrie afin que se maintienne vivace l’esprit de résistance dans la conscience arabe, pour la sauvegarde de l’Indépendance et de l’intégrité du Liban.

Le vainqueur face à Israël et en Syrie: Yabroud, Qalmoun, Palmyre

Le Hezbollah, au palmarès militaire infiniment plus prestigieux que son bourreau saoudien, à faire pâlir d’ailleurs bon nombre des protagonistes des conflits du Moyen-Orient, se distinguera par une série de magistrales et époustouflantes victoires, tant contre Israël qu’en Syrie, suscitant l’admiration de bon nombre de spécialistes militaires occidentaux.

Sur ces divers théâtres d’opérations, le Hezbollah a affiné sa stratégie, optant pour une «méthode complexe» de combat, un combiné d’opérations de guérilla et de guerres frontales, couplant les méthodes de guerre d’une armée régulière aux méthodes de la guerre de guérilla.

Au Liban, sur son propre terrain au sein d’un environnement favorable, le sud Liban à majorité chiite, il livrera une guerre défensive au moyen de la guérilla face à Israël. En Syrie, en terrain hostile face à des djihadistes, il mènera des guerres frontales en rase campagne.

En Syrie, il opérera en tandem avec son alter ego iranien, le général Qassem Souleimany, chef de la prestigieuse «Brigade de Jérusalem» des Pasdarans, -dont la transcription en arabe claque comme baïonnettes aux vents, «Faylaq Al Qods Lil harath As Saouri Al Irani»-: Faylaq Al Qods, «Jerusalem brigade» comme pour rappeler la permanence de la revendication iranienne et chiite dans le combat pour la libération de la Palestine.

Le cours de la guerre de Syrie a conduit le Hezbollah a mené des combats de chars et de blindés alors que son point fort était l’infanterie. Il s’offrira le luxe, cas unique dans les annales militaires, de faire sauter le verrou de Damas, Yabroud, le 15 mars 2014, le jour même du référendum de rattachement de la Crimée à la Russie, à la date commémorative du 3eme anniversaire du soulèvement populaire en Syrie.

«Le Hezbollah a réussi à assumer un rôle distinctif croissant dans la direction des opérations de l’armée syrienne lors d’offensives majeures des forces gouvernementales». A Qoussayr (Juin 2013), le Hezbollah a pris directement en main la conduite des opérations, assumant, parallèlement, la surveillance aérienne permanente du champ de bataille, via des drones», relèvera «The Brookings Doha Center Report», dans sa livraison de Mai 2014 signée de Charles Lister.

En deux ans (2012-2014), le Hezbollah mettra ainsi en échec six offensives majeures des djihadistes de Syrie visant à percer les lignes de défense du parti chiite, à coups de vagues humaines, dans la zone frontalière syro libanaise, dans le secteur Ersal-Brital, décimant les unités d’élite des assaillants takfiristes, constituées de troupes conjointes de Daech et de Jabhat An Nosra avec le soutien d’Israël.

Par quatre fois en Syrie (Al-Qoussayr, Yabroud, et dans le périmètre de la base militaire de Minbej, dans la région d’Alep, assiégée de nombreux mois par le géorgien Tarkhan Batirashvili – Abou Omar al-Shishani), ainsi qu’à Palmyre, dans le désert syrien (Mars 2016), Hassan Nasrallah, à la tête de ses hommes, fera la preuve de sa science militaire et de la maîtrise du commandement.

Se posant en égal des mythiques «barbudos» cubains, il assumera un rôle comparable au légendaire Camilo Gorriarán Cienfuegos, l’adjoint opérationnel de Fidel Castro et d’Ernesto Che Guevara de La Serna, le voltigeur de pointe de l’armée révolutionnaire cubaine, le commandant de l’avant, celui qui opéra, à la tête de la Colonne n°2 «Antonio Maceo», la percée décisive vers La Havane, dont il s’emparera le 2 janvier 1959, à 27 ans.

Rompues à la guerre de guérilla, ses troupes d’élite réussiront l’exploit non seulement de renverser le cours de la guerre, mais de modifier radicalement les règles d’engagement des combats dans la zone de confrontation israélo-libanaise, il tiendra t en respect Israël, la principale puissance militaire du Moyen-Orient, la terreur absolue des Arabes, qu’il narguera avec un drone de sa fabrication, le drone «Ayoub», tandis que son complice iranien détournait, à son profit, un drone américain, faisant tous les deux la preuve de la maîtrise technologique de la surveillance aérienne.

Le lancement le 2 octobre 2012 d’un avion sans pilote du Hezbollah en direction d’Israël a constitué la première incursion aérienne réussie de l’aviation arabe depuis la guerre d’octobre 1973, il y a 40 ans.

Son survol du site nucléaire de Dimona, dans le Néguev, a démontré l’absence d’étanchéité du «dôme d’acier» israélien, édifié avec de coûteux moyens avec l’aide américaine en vue d’immuniser le ciel israélien de toute attaque hostile. Cet exploit militaire du Hezbollah, et par voie de conséquence de l’Iran, est apparu comme une spectaculaire démonstration de leur capacité technologique à forte portée psychologique tant à l’égard d’Israël que des États-Unis, qu’à l’encontre du groupement des pays sunnites gravitant dans l’orbite atlantiste.

Une percée technologique attestée deux ans plus tard par le Hamas dans son combat à Gaza, en juillet 2014, infligeant un camouflet majeur à Israël en apportant la preuve manifeste de l’absence total d’étanchéité de son «dôme d’acier», qui s’est révélé en fin de compte un parapluie troué.

Sur la liste des organisations terroristes de la Ligue arabe, mais ultime digue de retenue face à une démission généralisée arabe au Diktat israélien

Le Hezbollah est certes inscrit sur les «liste des organisations terroristes» tant de l’Union européenne, à tout le moins sa branche militaire, que de la Ligue arabe à la demande pressante de l’Arabie saoudite, au même titre d’ailleurs que les anciens pupilles de l’Occident, les Frères Musulmans, Jobhat An Nosra et Da’ech.

Mais par rapport aux organisations sunnites, le Hezbollah dispose d’un avantage comparatif incontestable en termes de crédibilité dissuasive concrétisée par sa présence, solitaire, sur l’ultime champ de bataille contre Israël, en tant qu’ultime barrage de retenue à une reddition générale arabe face au diktat israélo américain.

Une crédibilité concrétisée par le fait que de tous les protagonistes du conflit, Hassan Nasrallah ne désertera jamais le champ de bataille, contrairement à ses contestataires sunnites: Saad Hariri, le chef du camp saoudo américain au Liban, planqué en Arabie saoudite, le chef politique du Hamas Palestinien, Khaled Mecha’al, planqué à Doha, à une trentaine de kms de la plus importante base militaire américaine du tiers-monde et le prédicateur Ahmad Al-Assir, la dague salafiste du Qatar sur le flanc du Hezbollah, intercepté à l’aéroport de Beyrouth, alors qu’il tentait de suivre l’exemple de son chef sunnite Saad Hariri, en voulant s’enfuir du Liban, pour échapper à ses forfaitures.

Une crédibilité dissuasive concrétisée enfin par le fait que la formation chiite est la seule instance arabe à proclamer son attachement effectif au combat pour la libération de la Palestine, matérialisé par ses combats contre Israël et son attachement à la célébration de la journée mondiale d’«Al Qods», commémorée chaque année le dernier vendredi du mois de Ramadan, en l’absence de la moindre participation sunnite, alors que la Palestine est dans sa très grande majorité peuplée de sunnites et d’une minorité chrétienne arabe, dont la population ne comporte aucun chiite; et que la responsabilité de la défense des Lieux Saints Musulmans incombe aux vingt pays arabes qui se réclament du sunnisme, la branche majoritaire de l’Islam.

Alors qu’Israël parachève la phagocytose de la Palestine, démarche ultime avant l’estocade finale, la reconnaissance d’Israël comme «État Juif», verrouillant ainsi toute revendication future des Palestiniens à un hypothétique «Droit au retour» sur la terre de leurs ancêtres, le Hamas, de même que les autres déclinaisons de la nébuleuse islamiste sunnite se sont curieusement engagés dans le combat anti Assad, plutôt que de se lancer à la reconquête de leur terre natale, la Palestine, en un tragique dévoiement de sa stratégie.

Nasrallah versus Bandar : KO Debout

Fruit d’une copulation ancillaire du Prince Sultan Ben Abdel Aziz avec une roturière d’extraction modeste, l’ancien «Great Gatsby» de la vie diplomatique américaine s’est imposé comme l’homme fort du Royaume du fait de la maladie d’une large fraction de l’équipe dirigeante frappée de pathologie handicapante.

Intronisé par le général David Petraeus, l’ancien chef du renseignement américain, Bandar passait pour être le nouvel homme providentiel de la stratégie saoudo américaine. Par cinq fois, toutefois, Bandar a mordu la poussière face Hassan Nasrallah, le contraignant à prendre le chemin de l’exil, entraînant dans sa chute l’ensemble de sa fratrie, son aîné, Khaled Ben Sultan, vice-ministre de la défense et propriétaire du journal «Al Hayat» et son cadet, Salman Ben Sultan, le chef opérationnel du PC conjoint islamo atlantiste à Amman.

Voir à ce propos les déclarations du général Welsley Clark, ancien commandant en chef de l’Otan (1997-2000): «Nos alliés et nous avons crée Daech pour combattre le Hezbollah». voir la vidéo sous-titrée en français :

En 2006, la riposte balistique victorieuse du Hezbollah libanais face à l’aviation israélienne, de même que la destruction du navire amiral de la flotte israélienne, ont semé la consternation dans le camp saoudo américain, fragilisant l’héritier politique du clan Hariri.

En 2007, la neutralisation du camp palestinien de Nahr el Bared, (Nord du Liban), en mettant hors circuit le chef de file des djihadistes Chaker Absi, à la solde de l’Arabie saoudite, a mis en échec le projet djihadiste d’en faire voulait une zone de non droit, en vue de parasiter le Hezbollah sur son arrière garde.

En 2008, l’affaire du réseau des transmissions stratégiques du Hezbollah s’est soldée par une capitulation en rase campagne de ses adversaires, particulièrement le chef druze Walid Joumblatt, à l’époque le fer de lance du clan Hariri.

Enfin en 2013-2014, les revers de Syrie se sont acccumulés en complément de la perte considérable représentée par l’assassinat de sa dague sécuritaire, le capitaine Wissam Hassan, chef de la section des renseignements des forces de sécurité intérieure libanaise, dynamité trois mois après la décapitation de la hiérarchie militaire syrienne.

Ce bilan ne tient pas compte de l’éradication de l’excroissance salafiste du Qatar, Ahmad al Assir, le 25 juin 2013, le jour même de la destitution déguisée de son commanditaire l’émir du Qatar, Cheikh Khalifa Ben Hamad Al Thani, à la date anniversaire du 13 me anniversaire du dégagement militaire israélien, sous l’effet des coups de butoir du Hezbollah.

Dernier intervenant sur le champ de bataille syrien, après les escouades de djihadistes de Tchétchénie à la Tunisie en passant par la Belgique, le Kosovo et la France, de même que les Moudjahidines Khalq, formation de l’opposition iranienne islamo marxiste, et le clan Hariri, le Hezbollah a brisé net la stratégie islamo-atlantiste, il écrabouillera au passage ses anciens compagnon d’armes, les soldats perdus du Hamas, dans la mémorable bataille des tunnels de Qoussyar: «Par ses brillantes performances non seulement à Qoussayr, à Lattaquieh et Homs, mais aussi dans sa contribution à la défense de la base aérienne de Menagh, (Nord Syrie), Hassan Nasrallah a bien mérité le titre de «Seigneur de la résistance», admettra le site nassérien du Caire.

Invincible à ce jour, artisan de deux dégagements militaires israéliens du Liban sans négociation ni traité de paix, ferme soutien du Hamas face aux offensive israéliennes, le Hezbollah demeure, n’en déplaise aux esprits chagrins, le phénomène politico-militaire majeure de l’histoire arabe contemporaine; l’ultime digue de retenue face au grand naufrage arabe, glanant au passage le titre envié de «sentinelle de l’indépendance libanaise»

Ni palace, ni limousine, le doigt sur la gâchette avec Israël en point de mire

Ni Palace, ni limousine, incorruptible dans un monde ruisselant de pétrodollars, cette figure marquante du monde arabo musulman force le respect de ses interlocuteurs par la retenue de son comportement, son sens de l’humour et une crédibilité à tout crin, sa marque de fabrique, son viatique pour l’éternité. «Al Wahd al Sadeq», la «promesse sincère» sera une promesse tenue.

Elle apportera, en 2007, la démonstration la plus éclatante de sa fiabilité en obtenant la libération du doyen des prisonniers arabes en Israël, le druze libanais Samir Kintar, au cours de la plus importante opération d’échange de prisonniers qui aboutit en outre à la restitution de la dépouille de Dalal Moughrabi, une résistante palestinienne tuée au cours d’une opération commando à l’intérieur du territoire israélien.

Ni port, ni aéroport, aucune route ni autoroute, pas la moindre ruelle, ni venelle ne rend hommage à celui qui porte en lui une part du destin du Liban et du monde arabe, un prescripteur essentiel de l’ordre régional. Aucun monument, aucune œuvre humaine pour immortaliser le passage sur terre de cet homme. Aucune trace, aucune autre trace que celle que l’histoire réservera à cet homme dont le passage réussi des Thermopyles, l’été 2006, au sud Liban sur le champ d’honneur de la résistance, a réanimé le souffle du monde arabe dans la reconquête de sa dignité.

Huit cent des siens ont péri cet été-là, l’arme à la main, pour que vive le Liban dans son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale et que se maintienne vivante la revendication nationale palestinienne à un état indépendant.

Bulleurs occidentaux, ne vous égarez pas trop une fois de plus en de vaines recherches: «L’Islam des Lumières», c’est lui et non la cohorte des gérontocratiques pétro monarchies obscurantistes du Golfe.

Bulleurs occidentaux, ne vous méprenez pas, non plus: «L’Islam moderne», c’est lui et non cette cohorte de dictateurs bureaucratiques libidineux à propension dynastique.

Lui, le nouveau chef de file d’un nationalisme arabe revigoré, que vous avez tenté de démanteler depuis un demi-siècle, lui ce chiite minoritaire d’un monde arabe majoritairement sunnite, le digne héritier du sunnite Nasser, lui la sentinelle de l’indépendance libanaise.

Lui, et non ce véritable dindon de la farce de l’affaire afghane, Oussama Ben Laden, célébré par vous toute une décennie en tant que «combattant de la liberté» pour avoir détourné 50.000 combattants et vingt milliards de dollars pour faire le coup de feu contre les Russes en Afghanistan à des milliers de km du principal champ de bataille, la Palestine.

Lui, l’idole des jeunes et des moins jeunes, lui, le théologien de la libération sans successeur prédestiné, lui, Hassan Nasrallah, l’indomptable, l’homme qui n’a jamais pactisé avec ses ennemis, ni avec les ennemis de ses ennemis.

Lui, dont l’unique point de mire est Israël, dont il n’en détachera ni le regard ni la gâchette pour d’autres de vos mirages incertains, pour d’autres de vos cibles incertaines, pour aucune autre cible, aucun autre objectif que la libération du sol national et la sécurisation de l’espace national arabe.

Pour aller plus loin

Du Grand Moyen Orient au Nouveau Proche-Orient ou le conte d’une folie ordinaire. Par Roger Naba’a, Universitaire et philosophe libanais in «Liban: chroniques d’un pays en sursis» ouvrage co-écrit par Roger Naba’a et René Naba, Éditions du Cygne, 2007.

En partenariats avec www.madaniya.info

Guerre impérialiste et ingérence au Moyen-Orient: La nouvelle guerre du Liban aura sûrement lieu…

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“La solution pratique, légitime et objective [pour la libération de la terre] est donc représentée par des opérations de résistance qui forcent un effet clair et direct, la retraite de l’ennemi et la reconsidération des agendas politiques et des méthodes… Le bloc fondamental sur lequel toutes les tactiques reposent est représenté dans la perception qu’on a de ce qui constitue une solution plausible: la résistance ou la négociation ? Les deux modes ont clairement démontré leurs résultats.

Il n’y a pas de restitution de terres après des négociations et une occupation ne peut pas soutenir la pression d’une résistance.

La dépendance et la subordination aux régimes [politiques] piègent l’activité de la résistance dans une conjoncture d’obligations et de système de requis, compromettant ainsi la liberté et l’efficacité qui généralement caractérisent une telle activité [de résistance].”

~ Naïm Qassem (2005) ~

 

Vers une nouvelle guerre au Liban

 

Thierry Meyssan

 

14 Mars 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article190702.html

 

Depuis mai 2008, le Liban ne respecte plus sa propre constitution et n’a plus de budget. Le pays, aujourd’hui à la dérive, est redevenu une proie facile pour Israël. L’échec de l’opération contre la Syrie conduit le parti colonial à se chercher une nouvelle cible. Si une seconde guerre civile peut encore être évitée, il sera difficile d’empêcher une nouvelle invasion.

Depuis l’accord de Doha et l’élection anticonstitutionnelle de Michel Sleiman comme président de la République, en 2008, le Liban n’a pas connu d’événement politique marquant jusqu’à août dernier. Au cours des sept derniers mois, le pays a été secoué lors de la « crise des ordures » par des manifestations susceptibles de déboucher sur une seconde « révolution du Cèdre », puis par une crise de confiance avec l’Arabie saoudite et ses alliés, enfin par une mise en cause internationale du Hezbollah. Trois événements qui, pris séparément, semblent s’expliquer par eux-mêmes et ne débouchent sur rien. Et pourtant…

En août 2015, débuta subitement la « crise des ordures » : l’État ne parvint pas à renouveler le contrat de ramassage des poubelles par la société Sukleen. En quelques jours, le pays dans son ensemble devint une vaste poubelle, les déchets s’amoncelant dans les rues. Des manifestations se formèrent accusant le gouvernement d’incurie. Bientôt des milliers de manifestants clamaient dans le centre de la capitale que les politiciens eux-mêmes étaient des ordures, pillant l’État au détriment des citoyens. Des médias évoquaient un début de révolution colorée comparable à la « révolution du Cèdre » organisée par les États-Unis après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri ; d’autres médias évoquaient une extension du « printemps arabe » [1]. En définitive la fureur populaire retomba car le système communautaire unique du Liban —imposé par la France— attache chaque citoyen à sa communauté religieuse et l’empêche de se positionner sur les questions nationales.

Toutefois, sept mois plus tard, la crise des ordures n’est toujours pas résolue. Certes, la capitale et les grandes villes sont nettoyées, mais dans de nombreuses régions, les poubelles s’accumulent répandant une odeur nauséeuse. La persistance et la généralisation de ce problème ont des conséquences en matière de santé publique. Les virus se propagent et presque tous les Libanais sont malades épisodiquement. Elles ont aussi des conséquences économiques. De facto, le tourisme, principale source de revenu officiel du pays, est en forte baisse.

La seconde crise a débuté avec l’annulation du don saoudien de 3 milliards de dollars à l’Armée libanaise [2]. En réalité, ce « don » était la rémunération versée à l’Armée libanaise pour avoir détruit le témoignage de Majed el-Majed qu’elle avait arrêté lors de son transport en ambulance, le 26 décembre 2015. Le célèbre terroriste était le représentant du prince Bandar Ben Sultan au Levant. Il était suspecté de connaître personnellement la totalité des politiciens qui soutiennent secrètement les jihadistes. Son témoignage aurait gravement mis en difficulté le royaume saoudien. L’homme eut la bonne idée de mourir après quelques jours de détention sans que son témoignage détaillé ne soit enregistré [3].

Pour justifier l’annulation de son « don », Riyad évoqua la réaction du Liban à l’exécution de cheikh Nimr Baqr al-Nimr. Le 2 janvier 2016, la pétro-dictature avait en effet décapité le chef de son opposition. Or, il se trouve que cette personnalité était un religieux chiite, ce qui souleva une vague d’indignation dans toutes les populations chiites du monde, y compris au Liban [4]. L’Arabie saoudite mobilisa ses alliés pour affirmer son droit absolu à tuer qui il souhaite parmi ses sujets, tandis que le Liban se tint prudemment sur la réserve. Riyad décida d’y voir une forme d’ingratitude au regard des milliards déversés durant des années pour soutenir le 14-Mars, c’est-à-dire la coalition des partis communautaires libanais collaborant avec Israël.

Surtout, Riyad décida de couler l’économie libanaise en interdisant à ses sujets de se rendre au Liban et en faisant étendre cette interdiction aux Bahreïnis et aux Émiratis. Privé de ses touristes du Golfe, les commerces et les banques sont immédiatement entrés en récession.

La troisième crise est celle concernant le Hezbollah. Ce réseau de résistance à l’occupation israélienne s’est progressivement transformé en parti politique et participe au gouvernement. Principalement soutenu par la Syrie dans la période 1982-2005, il se tourne progressivement vers l’Iran après le départ de l’Armée arabe syrienne du Liban. Dans la période 2006-2013, il reçoit un arsenal considérable des Gardiens de la Révolution iraniens. Cependant, depuis l’élection de cheikh Hassan Rohani en Iran, le Hezbollah se prépare à une rupture et développe ses propres sources de financement en s’appuyant sur la diaspora libanaise et/ou chiite à l’étranger, principalement en Afrique et en Amérique latine. Suite à la signature de l’accord 5+1 avec l’Iran, le 14 juillet 2015, le Hezbollah s’engage contre les jihadistes aux côtés de l’Armée arabe syrienne, tout en prenant progressivement ses distances avec Téhéran.

Le 16 décembre 2015, le Congrès des États-Unis a adopté à l’unanimité une loi interdisant aux banques de travailler avec le Hezbollah ou des organes liés à la Résistance libanaise et visant, en outre, à empêcher la diffusion de la chaîne de télévision Al-Manar [5]. Immédiatement le Trésor a pris des sanctions contre Ali Youssef Charara, PDG de la société Spectrum Investment Group, accusé de participer au système de financement de la Résistance [6]. La loi états-unienne a été suivie par des résolutions du Conseil de coopération du Golfe et de la Ligue arabe qualifiant le Hezbollah de « mouvement terroriste ».

Le dispositif est désormais complet : l’économie libanaise est ruinée et le principe de la Résistance à l’occupation israélienne est assimilé à du terrorisme. La chaîne de télévision Al-Manar ne devrait plus être accessible par NileSat et ArabSat, limitant considérablement son audience.

Deux options sont désormais possibles pour Washington et Tel-Aviv : soit une guerre classique, comme en 2006, soit —plus simple et plus discret— une guerre civile, comme le Liban l’a connue de 1975 à 1990. Le dernier président constitutionnel du Liban, Émile Lahoud, appelle à une réforme immédiate de la loi électorale, de manière à ce que le prochain parlement ne soit pas représentatif des communautés religieuses, mais de la population. C’est le seul moyen d’éviter la guerre civile.

[1] « Au Liban, une manifestation populaire pour « la chute du régime » », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 24 août 2015.

[2] « L’Arabie saoudite annule son don de 3 milliards au Liban », Réseau Voltaire, 20 février 2016.

[3] « Le silence et la trahison qui valaient 3 milliards de dollars », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 15 janvier 2014.

[4] « La mort du cheikh El-Nimr fait vaciller le régime des Saoud », par André Chamy, Réseau Voltaire, 3 janvier 2016.

[5] “Hezbollah International Financing Prevention Act of 2015 (H.R.2297)”, Voltaire Network, 16 December 2015.

[6] « Treasury Sanctions Hizballah Financier and His Company », U S Department of the Treasury, January 7, 2016.

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En parallèle à cet article de Meyssan, cette information émanant de l’IRIB / Sahar TV, chaîne d’information iranienne francophone, confortant l’analyse de T. Meyssan et laissant penser que le choix d’une nouvelle guere civile a été fait par les sionistes:

“Israël incapable de faire la guerre contre le Liban (Mohamed Raad, chef de la délégation politique du Hezbollah au perlement libanais)

Sahar TV

14 mars 2016

Le Chef de la fraction du Hezbollah, au Parlement libanais, a assuré que les Sionistes étaient incapables de faire la guerre contre le Liban.

«Le Liban est conscient de l’incapacité de l’ennemi sioniste face à la Résistance», a déclaré le Chef de la fraction du Hezbollah, au Parlement libanais, Mohammed Raad, avant de souligner : «Israël n’est pas capable d’entamer une nouvelle guerre contre le Hezbollah».

Il a, ensuite, regretté la trahison de certains dirigeants arabes, vis-à-vis de Qods, de la Palestine, du Liban, de la Syrie, de la Jordanie, et même de la Mecque et de Médine, en affirmant : «Ces dirigeants agissent en faveur des intérêts des Sionistes».

Source: http://francophone.sahartv.ir/infos/moyen_orient-i30151-israël_incapable_de_faire_la_guerre_contre_le_liban_(mohammad_raad)

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: « Le Liban possède une arme qui peut avoir l’effet d’une arme atomique ! » (Hassan Nasrallah)

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“La victoire [du 24 Mai 2000 date de l’évacuation sans conditions des troupes d’occupation israéliennes du sud-Liban] vint pour prouver que les arsenals militaires du monde arabe ne représentent pas une solution contre la menace du projet israélien, que les négociations ne parviennent pas à réaliser des gains tangibles pour la cause palestinienne et pour les autres territoires arabes occupés et que le soutien international pour et l’appréhension persistante de la puissance israélienne ne sont qu’un épouvantail planté pour mettre en échec nos esprits et nos motivations. Nous sommes en fait capables de changer cette formule si nous analysons nos sources de force et capitalisons dessus tout en analysant les faiblesses de l’ennemi en travaillant pour les confronter.”

~ Naïm Qassem, 2005 ~

 

Essentiel du discours d’Hassan Nasrallah

“Le Liban possède une arme qui peut avoir l’effet d’une arme atomique !”

 

Hassan Nasrallah

 

19 Février 2016

 

Source: http://arretsurinfo.ch/nasrallah-aux-israeliens-le-liban-possede-une-arme-qui-peut-avoir-leffet-dune-bombe-atomique/

 

“[…] Je voudrais au début parler d’une autre occasion, celle de la victoire de la révolution islamique en Iran. Nous félicitons le guide suprême Sayed Ali Khamenei et le peuple iranien pour la 37ème année de cette victoire et nous souhaitons plus de gloire, de force et de développement à ce pays.

A l’occasion du martyre de l’ancien Premier Rafic Hariri, et malgré l’adversité politique, nous présentons nos condoléances à sa famille, et nous espérons qu’un jour cette occasion rassemblera tous les Libanais.
Il y a déjà dix ans, l’entente politique entre le Hezbollah et le Courant patriotique Libre a été signée en ce mois de février. Une entente qui a évolué et s’est muée en alliance.

La révolution de Bahreïn marque sa cinquième année. Cette révolution se poursuit malgré les répressions, les tueries, et reflète de plus en plus la grande décision du peuple bahreini.

L’offensive américano-saoudienne contre le Yémen marquera aussi sa première année. Nous saluons tous les Yéménites tenaces et opprimés qui continuent de tracer des épopées face à toutes les exactions commises par les agresseurs. Nous saluons tous les Yéménites qui sont actuellement le symbole de l’humanité opprimée.

A chaque année, nous commémorons le martyre de nos dirigeants pour afficher notre gratitude envers eux. C’est grâce à leur sang, leur jihad et leurs sacrifices que nous avons réalisé de multiples exploits. Nous avons réussi à avorter tous les complots qui visent notre pays.

Nos dirigeants martyrs font partie, même après être devenus des martyrs, du combat perpétuel et de la guerre ouverte contre nos ennemis. Ils demeurent avec nous, dans les champs de bataille face au projet américano-sioniste et sachez que nous n’allons jamais oublier de nous venger pour eux.

Deux opportunités et deux risques aux yeux d’Israël

Je voudrais commencer mon discours par l’approche israélienne des développements de la région et sa vision.

Chaque année se tiennent plusieurs congrès au sein de l’Entité sioniste et auxquels participent les hauts dirigeants sionistes, militaires, sécuritaires et politiques. Ils étudient la conjoncture régionale et dressent des listes de recommandations à la direction politique. Le gouvernement de l’ennemi prend au sérieux ces recommandations.

Parmi les constats émanant des derniers congrès, les Israéliens disent qu’ils sont face à deux opportunités et deux risques:

La première opportunité: l’intention de former des coalitions avec les pays arabes sunnites ou le bloc des pays sunnites, usant du facteur de la confrontation de ces pays avec l’Iran.

Deuxième opportunité: la possibilité d’un changement de pouvoir en Syrie. Ils disent que la chute du pouvoir en Syrie portera un coup dur à la résistance, et l’éclatement de la guerre civile en Syrie pourra empêcher l’armée syrienne de participer à toute guerre prochaine contre Israël.

Quant aux deux risques, les dirigeants sionistes citent l’Iran et les mouvements de résistance au Liban et en Palestine occupée. Pour les Israéliens, le Hezbollah constitue le danger primordial. Donc, quand ils parlent des recommandations, ils évoquent la « troisième guerre avec le Liban ».

Les Israéliens et des dirigeants arabes qui sont de connivence avec l’ennemi parlent de plus en plus d’un conflit sunnite-chiite dans la région.

Bien que les conflits en cours n’aient pas été déclenchés pour des raisons confessionnelles, ils adoptent cette appellation parce qu’elle sert le plus leurs objectifs. Le conflit régional, du Yémen, en Syrie, en Irak, à Bahreïn et au Liban est un conflit purement politique.

Israël l’ami, l’Iran l’ennemi!

Sachez que les grands journalistes israéliens et certains médias arabes surtout saoudiens adoptent la même ligne éditoriale.

Israël tente de se présenter en tant qu’ami des sunnites dans la région, et de déformer l’image de l’Iran, de la Syrie et du Hezbollah comme s’ils étaient les véritables ennemis de la nation arabe.

Par le passé, cet ennemi s’est présenté comme le défenseur des chrétiens, ou des druzes voire des chiites contre les Palestiniens en 1982.

Aujourd’hui, il se présente comme allié, ami et protecteur des sunnites. Certains exploitent les développements dans la région pour dévoiler au grand jour les relations bilatérales entre l’Entité sioniste et certains pays sunnites de la région. Des relations qui étaient jusque-là gardées en catimini. Aujourd’hui, on voit des dirigeants des pays du Golfe donner des poignées de mains aux dirigeants israéliens à Munich.

Israël a assassiné nos dirigeants martyrs et poursuit la voie des assassinats. Celui du martyr Samir Qintar ne sera pas le dernier.

S’allier avec le meurtrier des sunnites!

Même pour le cas des sunnites, Israël continue d’occuper une terre appartenant aux sunnites. Comment ces pays arabes acceptent-ils ce fait? Comment vous alliez-vous avec une Entité qui a commis au fil des années les massacres les plus atroces contre le peuple palestinien? Qui empêche des milliers de Palestiniens de regagner leurs territoires? Ce sont les sionistes qui usurpent et occupent des lieux saints faisant partie des legs sunnites. Rappelez-vous le nombre des guerres menées contre les Palestiniens, au su et au vu des arabes et des dirigeants qui se croient à tort des sunnites.

Avez-vous vu comment ont-ils ouvert le feu sur la jeune fille Yasmine Tamimi, une jeune de 21 ans?
Comment présente-t-on Israël comme le protecteur des sunnites? C’est une falsification des faits, des mensonges émanant d’esprits rancuniers, vindicatifs.

Tous ceux qui ont été détenus puis tués par Israël au cours des années étaient des victimes de toutes les nationalités arabes, et pour la plupart des sunnites.

Quel affront israélien! Quel complot! Il est de la responsabilité des oulémas de lutter contre les tentatives de Yaalon et de Netanyahu de se présenter comme les grands défenseurs des sunnites. Quand les pays dits sunnites s’allieront avec Israël, ceci signifie clairement que la cause de la Palestine et d’al-Aqsa sera à jamais perdue.

En ce qui concerne la Syrie, Israël a depuis toujours considéré que la chute du pouvoir et l’affaiblissement de la Syrie permettront d’asséner un coup dur à l’axe de la résistance. Israël approche tous les développements dans la région sur la base de ses intérêts. Aujourd’hui, il existe une unanimité israélienne sur l’acceptation de tout choix autre que le maintien du président Bachar el-Assad.

Dès le début, les Israéliens ont vu en la personne du président Assad un grand danger sur le projet israélien. Pour cette raison, les sionistes ont fourni toutes les facilités logistiques et au niveau des renseignements pour permettre aux miliciens de Daech et d’al-Qaïda d’agir sur le terrain.

Sur ce point, Israël converge avec l’Arabie Saoudite et la Turquie sur cet objectif: il ne faut tolérer aucune solution en Syrie qui maintiendra Assad au pouvoir. Toutes les solutions basées sur le maintien du président syrien sont rejetées par ce trio. Ainsi, ils haussent le plafond de leurs conditions, et empêchent leurs alliés syriens d’aller participer aux congrès de dialogue. Pour eux, le maintien du pouvoir d’Assad est un danger crucial pour eux, et surtout pour Israël.

Tentative d’effriter la Syrie

Les Israéliens ont admis que la chute du pouvoir en Syrie est improbable. Partant de là, Israël appelle à partager la Syrie sur une base ethnique et confessionnelle: sunnite, alaouite, kurde et druze.
Israël refuse pour cette raison toute entente inter-syrienne. Cet ennemi préfère le partage de la Syrie pour paver la voie à des dialogues unilatéraux voire des alliances avec telle ou telle partie.

Ces derniers développements et ces positions braquent la lumière sur la nature des choix à faire.

Revers cuisants pour les ennemis de la Syrie

En Syrie, on s’approche de la fin de la cinquième année de la guerre mondiale. Israël, partenaire dans la guerre en cours, a échoué dans le changement du pouvoir, et dans le partage du pays, parce que l’armée syrienne et les forces alliées combattent partout sur le territoire syrien. Donc, l’armée syrienne lutte contre le partage du pays, contrairement à toutes les allégations.

Après cinq ans, al-Qaïda, avec ses deux ramifications Daech et al-Nosra, est venu en principe instaurer le califat de l’obscurantisme en Syrie. Aujourd’hui, le projet d’al-Qaïda a échoué.

Le projet de l’empire turc moderne a également échoué, tout comme le projet saoudien. On ne parle pas de défaite totale, mais d’un échec. Le chef des renseignements US a avancé le chiffre de 38000 combattants qui ont été dépêchés en Syrie.

Quant au pouvoir national en Syrie, son objectif majeur est de tenir bon face à cette guerre et d’empêcher la division du pays.

Des milliards de dollars et des milliers de tonnes de munitions ont été réservées pour la guerre syrienne, et toute une machine de campagne médiatique a été investie pour effriter la Syrie. Mais en vain.

Le seul facteur derrière la victoire syrienne réside dans l’unité du pouvoir et du peuple syriens, l’attachement au pays, et la disposition à consentir les sacrifices.

Le facteur secondaire est celui du soutien des forces alliées du pouvoir syrien.

Donc, le camp ennemi encaisse les défaites et notre camp multiplie les exploits. On ne parle pas de victoire décisive, parce que les développements en cours au nord et au sud de la Syrie se succèdent très rapidement.

Intervention saoudienne en Syrie: sauver la face

Les revers des groupes armés ont poussé l’Arabie Saoudite à parler d’une intervention terrestre pour combattre Daech en Syrie, et ce, dans le cadre de la coalition internationale menée par les Etats-Unis.
C’est maintenant que l’Arabie Saoudite et la Turquie ont pris conscience du danger de Daech à Raqqa et ailleurs!

En réalité, ces deux pays cherchent à sauver la face. Leur pari sur les groupes armés n’est plus valable. Dans le but de renforcer leurs positions sur la table de dialogue ou dans le but de perpétuer la guerre et le bain de sang en Syrie, l’Arabie Saoudite et la Turquie parlent actuellement de cette intervention terrestre.

La Turquie peut juste fermer sa frontière, et cesser d’acheter le pétrole volé par Daech pour en finir avec ce groupe.

L’Arabie Saoudite veut nous convaincre qu’elle cherche à combattre Daech! Daech et al-Qaïda sont entrés au Yémen et à Aden surtout grâce aux facilités présentées par Riyad.

Leur objectif est de mettre les pieds en Syrie face à l’autre camp. Donc, ces deux parties sont prêtes à provoquer une guerre régionale voire mondiale, mais rejettent un simple dialogue pour parvenir à une entente politique. Voyez l’ampleur de leur rancune.

Les positions militaires saoudiennes sont détruites à la frontière avec le Yémen, malgré tout, les Saoudiens continuent d’étrangler le peuple yéménite, et de lui imposer une guerre sans merci.

« Qu’ils interviennent ou pas en Syrie nous est profitable »

Ils ont cherché des mercenaires du monde entier pour combattre en Syrie. Je vais être clair: qu’ils viennent ou qu’ils ne viennent pas en Syrie nous est profitable. S’ils décident de ne pas intervenir, ceci nous donnera l’espoir d’une résolution prochaine de la crise syrienne. Mais s’ils décident d’intervenir en Syrie, peut-être ça prendre un peu plus de temps, mais au moins on en finira une fois pour toute avec la crise de la région entière!

Que tout le monde sache qu’à ce jour, c’est la volonté et la décision du peuple et du commandement syriens qui ont triomphé, malgré l’effusion du sang.

Ni Daech, ni al-Nosra, ni al-Qaïda, ni les Etats-Unis, ni l’Arabie Saoudite ne pourront contrôler la Syrie. Les rêves israéliens ne seront pas réaliser, et la Syrie restera le pilier de la résistance.

Nous serons là où nous devons l’être

Nous au Hezbollah, nous sommes fiers de nos combattants, de nos martyrs, de leurs familles. Nous sommes fiers d’avoir contribué à torpiller ces projets dangereux. Nos purs martyrs qui sont tombés en Syrie sont au même titre que nos martyrs qui se sont sacrifiés au Liban lors de la guerre de juillet.

Ils ont tous avorté le projet du nouveau Moyen-Orient. Nous sommes plus décidés à poursuivre cette voie, et nous réalisons les victoires aux côtés de l’armée syrienne. Dans les jours, dans les années et dans les siècles à venir, nous serons là où nous devons l’être et nous réaliserons les victoires.

En finir avec le Hezbollah: les options israéliennes

Au sujet des risques et des menaces débattus par Israël:
L’an dernier, les dirigeants israéliens ont longuement parlé de la résistance au Liban, de ses potentiels, de ses missiles, de sa grande expérience défensive et offensive, de la Galilée… ils ont dressé plusieurs scénarios et plusieurs objectifs. Tout ceci sous le titre de la troisième guerre au Liban. Ils ont parlé surtout de la menace que représente le Hezbollah.

Pour les Israéliens, le Hezbollah représente un danger sur leur projet colonial, sur les ambitions sionistes dans la région.

Lorsqu’Israël diagnostique ce problème, ceci signifie qu’il va tenter d’éliminer ce danger. Pour cette fin, Israël est face à deux choix: mener une guerre globale destructrice contre nous, ou tenter d’assiéger et de diaboliser le Hezbollah, en asséchant ses ressources financières, en s’infiltrant dans ses rangs, en pourchassant ses membres et ses soutiens de par le monde. C’est ainsi que le Hezbollah devient faible et vulnérable, et donc, il pourra être éliminé dans une simple frappe militaire.

Lors de la guerre de juillet 2006, le premier choix a été adopté, mais en vain.

Diabolisation du Hezbollah: efforts israélo-arabes

Actuellement, on cherche à diaboliser le Hezbollah. On nous accuse de trafic de drogues, de blanchiment d’argent, de vols sur l’échelle internationale, de meurtre d’enfants et de viols de femmes. Toute une machine médiatique arabe est investie jour et nuit pour déformer notre image. Tout ceci sert le projet d’Israël.

Maintenant, ils mènent une guerre psychologique sous le titre de la troisième guerre du Liban. Il semble que les Libanais ne suivent pas actuellement les médias sionistes compte tenu de leurs préoccupations quotidiennes. Heureusement alors!

Sachez que la guerre psychologique sera vaine. Nous n’allons point fléchir et nous allons déployer tous nos efforts en tant que résistance.
Nous faisons face à la campagne de falsification par le biais de nos valeurs, de nos exploits et de la pureté des âmes de nos dirigeants martyrs.

Parler sans cesser de la guerre est inutile, même si la donne permet actuellement à Israël de se lancer dans une guerre contre le Liban.
En effet, Israël ne cherche guère de circonstances régionales pour lancer des guerres. Quand il veut déclencher une offensive, il crée les conditions propices.

Renforcer la résistance pour empêcher une guerre

Désormais, un seul facteur pousse Israël à déclencher une guerre: Etre certain d’une victoire imminente!

Lorsqu’au Liban nous assurons les facteurs de force qui empêchent Israël de réaliser une victoire claire et prompte, ceci protège le pays. Sachez que la résistance possède nouveaux potentiels et est capable d’infliger une défaite cuisante à l’ennemi dans toute prochaine guerre.

Et ces facteurs se résument par une résistance forte, capable, décidée, avec de nouveaux potentiels et des armes défensives et offensives. Cette résistance sera ainsi capable de réaliser une victoire écrasante sur l’ennemi. Quand on soutient cette résistance, on empêche le déclenchement d’une guerre sioniste.

Comme si le Liban possède une bombe atomique!

Un expert israélien dit: « Les habitants de Haïfa craignent une offensive meurtrière contre les conteneurs d’ammoniac, renfermant 15000 tonnes de gaz et qui provoquera la mort de dizaines de milliers d’habitants. Il critique les autorités qui, au lieu de transférer les conteneurs, ajoutent une infrastructure chimique et militaire dans cette zone. Ceci équivaut parfaitement à une bombe nucléaire. C’est comme si le Liban possédait une bombe nucléaire. Quelques missiles qui s’abattent sur ces conteneurs auront l’effet d’une bombe destructrice.

Ce sont ces facteurs de force qui épargnent au Liban une guerre sioniste. Je le rappelle une fois de plus: Nous ne sommes pas des vas-t-en guerre, mais nous sommes attachés à ces capacités pour éviter une troisième guerre contre le Liban. Nous devons être prêts pour avorter les objectifs de cette guerre si elle a lieu.

Le sang de nos dirigeants martyrs ne sera pas perdu. A Sayed Abbas nous disons: Nous allons respecter et appliquer votre testament. Et à Hajj Imad je lui dis que tous tes efforts ont donné naissance à une génération de dizaines de milliers de combattants entrainés pour réaliser les victoires au niveau de la région entière. Et que la Paix de Dieu soit sur vous ».

Fabrication coloniale au Moyen-Orient: Israël outil de domination coloniale de l’empire anglo-américain…

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“Étant donné que le magnétisme du sentiment national était insuffisant pour attirer les juifs de toutes les parties du monde, les deux courants du sionisme, l’un religieux et l’autre fondé sur un nationalisme séculier, s’accordèrent sur l’importance de la religion comme tremplin principal de promotion. Ainsi, le projet sioniste fut formé avec une focalisation sur le fanatisme religieux et un racisme sémitique, utilisant les pires méthodes pour parvenir à ses fins.”

~ Naïm Qassem, 2005 ~

“A cause de notre apparition à la conférence de Genève et nos liens d’amitiés avec l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), L’American Indian Movement (AIM) a obtenu une bonne part de crédibilité dans cette partie du monde. Tout comme l’OLP, nous sommes vitalement intéressés à reconquérir notre pays, notre territoire et notre souveraineté.”

~ Russell Means, 1995 ~

 Cette analyse très lucide de Hassan Nasrallah ci-dessous, conforte ce que nous avons toujours soutenu: historiquement le sionisme et la création de l’état sioniste sont des outils de l’impérialisme et du colonialisme anglo-américain. Ce dogme ne fait que servir des intérêts bien particuliers et nous maintenons que si demain, ces intérêts divergeaient, l’empire lâcherait Israël comme une vieille chaussette, sans sourciller. Le sachant pertinemment, les sionistes israéliens tentent de se préserver par le lobbyisme qui utilise le fric de la diaspora. C’est aujourd’hui une partie de “tu me tiens, je te tiens par la barbichette…” Israël n’est que l’extension du projet colonial anglo-américain géré par la city de Londres (banque d’Angleterre/Vatican) et Wall Street (succursale de la City de Londres), il applique les méthodes de nettoyage ethnique qui furent en premier lieu mise en application en Amérique du Nord contre les populations autochtones. Le parallèle ne s’arrête pas là, il suffit de regarder la déconstruction de la Palestine, qui pour les autochtones palestiniens est devenue une gigantesque réserve indienne encerclée par l’armée coloniale pour se convaincre de la similitude flagrante si besoin s’en faisait encore sentir. En cela, l’action de la résistance palestinienne, du Hezbollah et leur leadership peut se comparer sans gêne à la résistance amérindienne au colonialisme européen chrétien sur le continent depuis le XVème siècle. Hassan Nasrallah est en quelque sorte le Sitting Bull du Moyen-Orient, leçons tirées, il ne finira pas comme son illustre prédécesseur dans la lutte anti-coloniale eurocentrique, peut-être même réussira t’il dans cette partie du monde là où tant d’autres ont échoué.

Nous encourageons vivement notre lectorat à lire la transcription française du discours de Nasrallah en suivant le lien vers Al Manar ci-dessous, elle se trouve sous l’article.

— Résistance 71 —

 

Israël: un outil dans le projet américain

 

Hassan Nasrallah

 

 

24 Octobre 2015

 

Source: Extrait du discours de l’Achoura 2015

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=265175&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

[…]

Israël n’est pas le projet, c’est un outil exécutif dans le projet de l’hégémonie américano-occidentale dans notre région, il assume un rôle exécutif au service de ce projet. 

C’est pour cela qu’ils le défendent partout dans toutes les instances, – dont le Conseil de sécurité, où le veto est interdit-, en lui fournissant l’aide financière, militaire et économique et sont prêts à combattre à ses côtés le cas échéant. 

Qu’adviendra-t-il à  cet Israël, si les usa en arrivaient un jour à s’affaiblir, à vouloir sortir de la région, à s’occuper de leur propres affaires exclusivement pour des raisons internes, quel serait donc le destin de cet Israël, pourrait-il survivre dans notre région. Pas du tout. Cet Israël n’est qu’un outil US.

Le peuple palestinien et les autres peuples, à leur tête les Libanais, qui ont souffert des agressions israéliennes, de l’occupation, des massacres israéliens entre autre, supportent le fardeau de ce projet où Israël n’est qu’un outil


. Ceux qui assument la première responsabilité de tous les crimes, massacres, et colonisations d’Israël, et tout ce qu’il commet aujourd’hui, dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, à al-Quds et l’intérieur de la Palestine, ce sont les USA et l’administration US actuelle, et toutes les autres précédentes qui se sont succédées,  avant Netanyahu même et son armée terroriste.

[…]

 

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En parallèle:

 

“Parce qu’être est une proposition spirituelle et profiter est un acte matérialiste, les penseurs eurocentriques voient, par exemple, non pas une superbe montagne qui peut-être appréciée pour son sens de la beauté et les merveilles qu’elle évoque et abrite, mais comme une ressource à exploiter comme un produit à être consommé, transformé ou exploité. Quand la montagne a fini par être pulvérisée en gravier étendu sur les routes et que ses lacs ont été transformés en cloaques de contaminants industriels et miniers, le penseur eurocentrique n’est heureux que jusqu’à la contemplation de son relevé de bénéfices trimestriel, une abstraction. La réalité, la montagne et le lac, et la joie même de l’existence sont quant à eux disparus à tous jamais.

La moitié de l’uranium disponible aux Etats-Unis et un tiers des réserves de charbon de l’occident se trouvent toujours sur des territoires indiens, sur nos réserves. La réserve de Pine Ridge, avec ses énormes dépôts naturels d’uranium a été classifiée comme “Zone Nationale Sacrifiée”. En d’autres termes, l’homme blanc a décidé qu’il avait besoin d’une énergie bon marché et de bombes nucléaires plus que nous, les Indiens avions besoin de nos maisons etde nos terres. Le meilleur moyen, plus efficace d’extraire et de transformer l’uranium naturel est de larguer des déchets radioactives près des mines, rendant ainsi la région inhabitable à tout jamais. Ceux qui recherchaient l’uranium voulaient aussi pomper l’eau de dessous nos territoires de façon à s’assurer que rien de vivant ne pourrait survivre sur notre terre.

Nous résistons au fait d’être transformés en ‘Zone Nationale Sacrifiée’, nous résistons à la volonté de faire de nous des peuples sacrifiés. Les dégâts causés par l’exploitation industrielle ne sont pas du tout acceptables pour nous. Extraire l’uraniun d’ici et pomper notre eau est un génocide. Malgré cinq siècles de génocide et de persécutions sur le continent, les Amérindiens sont toujours ancrés dans leurs traditions et prophéties, celles que nous avons apprises de la Nature et de nos anciens ainsi que des pouvoirs spirituels. Tant que les penseurs eurocentriques continueront de molester notre terre-mère, une catastrophe environnementale est inévitable et quand tout cela sera fini, nous les Indiens, seront toujours là à habiter ce continent, même si nous ne sommes plus qu’une poignée vivant haut dans les Andes.”

~ Russell Means, 1995 ~

Le colonialisme de l’empire à l’œuvre au Moyen-Orient… Israël outil de l’empire…

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“L’hégémonie américaine ne garantit que l’autorité des leaders qui se soumettent aux intérêts états-uniens et étant donnée sa forte position internationale, les Etats-Unis sont capables de blâmer quelque accusation que se soit envers quelque entité de son choix, lançant des slogans siffisamment attractifs pour mettre en œuvre des séries de mesures visant à renverser des régimes, que ces régimes soient de fait coupables des accusations portées contre eux ou pas.”

~ Naïm Qassem, 2005 ~

Excellente visions politique et géopolitique exprimées par Hassan Nasrallah (comme d’habitude) dans son discours de l’Achoura. Nous encourageons à lire la transcription de son discours en français sur le lien d’Al Manar ci-dessous (sous l’article que nous relayons ici). On gagne toujours à lire ses analyses. Nous sommes en parfaire adéquation avec ce qu’il dit sur Israël: l’entité sioniste n’est qu’un outil de l’empire anglo-américain dès son origine. Nous pensons que le jour où l’empire pensera qu’Israël a rempli son rôle et devient un boulet, l’empire le larguera sans sourciller. Pour l’heure c’est la collusion des « deux peuples élus », car n’oublions pas que dans la doctrine de l’exceptionnalisme yankee, le peuple des Etats-Unis est vu et compris comme le « peuple élu de dieu » dont la « destinée manifeste » fut de créer les Etats-Unis pour rayonner sur le monde. La première conférence sioniste mondiale s’est tenue à Bâle en Suisse du 19 au 31 Août 1897. L’exceptionnalisme étatiste yankee remonte au puritains immigrants du début du XVIIIème siècle. L’empire, tout comme Israël, est construit sur un mythe biblique et la mise en application du dogme du « peuple élu » (cf. nos traductions de Steven Newcomb sur ce blog). Israël est fondé sur le modèle américain de nettoyage ethnique placé sous stéroïdes. Si le mantra colonialiste nord-américain a été « l’assimilation des populations autochtones ou la mort », le mantra de l’entité sioniste est devenu « l’expulsion ou la mort », il n’est pas du tout question d’une quelconque « assimilation » palestinienne de fait parce qu’elle est impossible et immorale puisque personne ne devrait avoir à « s’assimiler », terme ethnocentrique et colonialiste par excellence.

— Résistance 71 —

 

Les USA véritable chef de guerre pour soumettre la région

 

Al Manar

 

24 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=265175&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

 

C’est en se pointant en personne sur la tribune de la salle « Maitre des Martyrs » au coeur de la banlieu sud, au sein d’une foule passionnée qui semblait attendre son apparition en chair et en os, que le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a prononcé son discours politique, le deuxième durant cette décade de Achoura, et dans lequel il s’est voulu mettant les points sur les i  sur les événements tragiques qui traversent notre région.

Commentant la montée de la mouvance takfiriste au Moyen Orient, laquelle alimente ses innombrables foyers de tensions et de guerres meurtrières qui se voulaient être sectaires, son éminence l’a attribuée principalement aux États-Unis qui se servent d’elle, comme de tous les acteurs régionaux, arabes et musulmans. Le but final étant d’après lui « de soumettre les Etats récalcitrants qui aspirent à être indépendants, souverains, et maitres de leur sorts et leur destin ».

« Les guerres dans la région sont dirigées par les Etats-Unis qui à eux seuls rythment sa cadence», a-t-il déploré, révolté.

C’est parce que la Syrie, l’Irak, le Yémen, l’Iran veulent être indépendants et décider librement de leur sort, à la lumière des intérêts de leurs peuples, que les États-Unis ont voulu leur lâcher ces takfiristes, leur ont déclenché des guerres, ou leur ont imposé des sanctions, des embargos (…) dans l’objectif final de les soumettre à leur volonté», a-t-il poursuivi.

 Selon lui, les USA qui sont les héritiers de l’ère de la colonisation veulent imposer leur hégémonie et leur suprématie dans cette région comme dans le monde entier, et veulent décider de tout : « nos politiques, nos économies, nos cultures, le prix de nos ressources, de notre pétrole et gaz,  (…) », entre autre. 
 
« Seulement dans les apparences nos richesses sont entre le mains des dirigeants arabes. Mais en réalité, ces dirigeants sont tellement impuissants qu’ils ne peuvent même pas décider du prix des hydrocarbures », a-t-il lancé ironiquement. 

En revanche, a-t-il signalé, les pays qui refusent et résistent, seront en proie à la vengeance des USA, à leurs guerres, sanctions, embargos…

Concernant la République islamique, Sayed Nasrallah a assuré que ce sont les USA  qui ont fabriqué le mensonge qu’elle veut confectionner un programme nucléaire militaire, et l’ont fait avaler au monde entier, puis l’ont soumis aux instances internationales, pour imposer des sanctions contre ce pays et tout son peuple.

 Quant à l’ennemi israélien, il n’est selon lui qu’un outil régional dans le projet américain dans la région, raison pour laquelle il jouit de son soutien infaillible.

Sayed Nasrallah estime que les Etats Unis ont voulu à tout prix transformer les guerres qui émaillent la région en un affrontement entre sunnites et chiites, «mais ils ont échoué et ce grâce aux efforts sincères et honnêtes de nombreux ulémas sunnites », dans le monde arabe et musulman. 

Selon  son éminence, cette bataille porte des similitudes avec celle que l’Imam Hussein avait menée, lorsqu’il a été amené à faire le choix entre la soumission et l’humiliation d’une part, et la mort et la guerre de l’autre.  

Raison  pour laquelle, pas question selon le commandant de la résistance islamique de se replier ou de faire preuve d’aucune faille face à cette bataille.

«Ceux qui misent sur notre fatigue et notre repli, nous leur disons que nous avons une forte croyance en cette bataille, et nous allons y faire part de toutes nos forces, et nous allons y triompher aussi », a-t-il juré.

En sortant, la foule des fidèles de la commémoration de Achoura scandaient « A mort les USA » « Nous ne serons point humiliés », reprenant en chœur le slogan de l’Imam Hussein à Achoura, devenu l’emblème de toutes les batailles que le Hezbollah a menées .