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Guerres impérialistes: Israël danger permanent pour le monde…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 25 août 2017 by Résistance 71

D’après l’ancien officier de la CIA Philip Girardi Israël est vraiment dangereux

 

Jonas Alexis

 

21 août 2017

 

Url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/08/21/former-cia-officer-philip-giraldi-israel-is-really-dangerous/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Philip Giraldi a récemment écrit un article intéressant révélant quelques faits très compromettants pour Israël et le gouvernement turc. Il y a dit: “l’ancien conseiller à la sécurité Michael Flynn a été récemment obligé de s’enregistrer comme un agent de la Turquie après qu’il ait reçu 530 000 US$ de pots-de-vin afin de soutenir la vue d’Ankara en regard de ceux que le gouvernement turc pense être derrière le coup d’état de l’an dernier.”[1]

Ok, Flynn est un salaud. Mais qu’en est-il d’Israël, dit Giraldi ? “ironiquement, écrit-il, le lobby de gouvernement étranger le plus puissant et le plus influent à Washington est si dominant, qu’il a pu négliger de s’enregistrer ces 55 dernières années. L’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) a été en dernier lieu confronté par la FERA lorsque son prédécesseur, l’American Zionist Council fut mis sous pression par le ministère de la justice du président Kennedy en 1962 et 1963. “La mort de Kennedy a stoppé cet effort abruptement et mit fin aux tentatives de la Maison Blanche de tenir Israël pour responsable du développement de son programme d’armement nucléaire secret qui dépendait de matériel nucléaire quittant illégalement les Etats-Unis avec la complicité d’une entreprise privée locale en Pennsylvanie du nom de NUMEC [2]”

On peut débattre qu’israël a ses empreintes digitales partout sur la scène de l’assassinat de Kennedy. Israël, continue de dire Giraldi, continue de sucer le sang de l’Amérique sur un plan financier:

“Le pouvoir du lobby israélien et de l’AIPAC n’est pas gratuit pour le public américain. Les 3 milliards de dollars annuels qu’Israël reçoit bien qu’étant une économie de premier ordre, comme assistance militaire des Etats-Unis viennent s’ajouter aux 130 milliards de dollars qu’il a déjà reçu depuis 1949..

Protéger Israël dans les organisations internationales comme l’ONU a parfois marginalisé les Etats-Unis dans ces assemblées et l’influence du lobby sur la politique étrangère américaine a souvent été bien remarquée. En 2010, le général David Petraeus a déclaré que la politique d’Israël mettait les personnels militaires américains au Moyen-Orient en danger, il s’est néanmoins vite rétracté.” [3]

Ceci n’est pas rien. Et que diable ont donc fait les politiciens israéliens avec tout ce fric ? L’ont-ils utilisé d’une manière qui protègerait les Etats-Unis ? Non. En fait, ils ont historiquement et diaboliquement utilisé les propres armes de l’Amérique ainsi que l’argent du contribuable pour bombarder des soldats et vaisseaux américains. Vous rappelez-vous de l’affaire de l’USS Liberty ?

Le 8 juin 1967, pendant la guerre des six jours, Israël a bombardé le navire USS Liberty, tuant 34 militaires américains à son bord et en blessant des centaines d’autres. Israël attaqua le navire américain de logistique et de “recherche électronique” USS Liberty parce qu’ils pensèrent pouvoir blâmer l’attaque sur leur ennemi et ainsi forcer les Etats-Unis à entrer en guerre. Une fois pris la main dans le sac, les Israéliens déclarèrent que l’attaque fut une erreur, argumentant qu’ils n’avaient pas pu identifier le vaisseau, mais les preuves montèrent contre eux. [4] John J. Mearsheimer de l’université de Chicago et Stephen W. Walt d’Harvard appelèrent cet évènement “une tragique attaque” dans l’histoire. [5]

Bryce Lockwood, un sergent du corps des Marines, expert en langue russe, récipiendaire de l’étoile d’argent pour bravoure au combat et prêtre baptiste était à bord du USS Liberty.

“Pour Lockwood et bien d’autres survivants, la colère se mélange à l’incrédulité: qu’Israël puisse attaquer un allié important, puis attribuer l’attaque à une erreur d’identification par ses pilotes qui ont confondu ce navire américain si caractéristique avec un transporteur de chevaux de cavalerie égyptien qui était la moitié de cette taille et ne lui ressemblait pas du tout.

Et ils sont si incrédules que, pendant des années, leur propre gouvernement allait rejeter leurs appels pour que soit menée une enquête minutieuse.” “Ils ont essayé de s’en sortir en mentant !” crie Lockwood. “Je n’y crois pas une seule minute. Vous ne vous mettez simplement pas à tirer sur un navire en mer sans l’avoir identifié, vous être assurés que c’est la bonne cible !” Quatre décennies plus tard, beaucoup des quelques deux douzaines de survivants de l’USS Liberty localisés et interviewés par le journal de La Tribune ne peuvent toujours parler de cette attaque sans crier ou sangloter.”[6]

Les officiels américains ont largement accepté les affirmations que l’attaque fut un accident. Portant, le ministre des AE Dean Rusk et l’amiral Thomas Moorer ne virent absolument aucune preuve de cela et les documents montrent très clairement que les Israéliens savaient qui ils attaquaient, écrit James Barnford.

“Dès 10:55 du matin, les pontes israéliens savaient qu’ils avaient un navire espion américain dans leur entourage. Non seulement le vaisseau était clairement visible de l’ennemi depuis El Arish, mas il avait aussi positivement identifié par le QG de la marine israélienne.”

Avant l’incident, le commandant américain Prichas Pinchasy “envoya un rapport au chef des opérations navales au QG de la marine israélienne à Haïfa. Le rapport clairement stipulait que le navire américain qui croisait lentement au large d’El Arish était un navire de collecte d’informations électroniques de la marine américaine du nom de Liberty dont le numérotage de coque était GTR-5. Ce numéro d’identification était non seulement peint en grand des deux côtés de la proue et de la poupe, mais il avait aussi son nom peint en grand “USS Liberty” 146. Tout le monde à bord du navire croyait que les Israéliens savaient pertinemment ce qu’ils faisaient.

A 2:09, le porte-avions américain l’USS Saratoga, croisant au large de la Crète, confirma l’appel de détresse de l’USS Liberty. “Stand by pour plus de communication”, signala t’il. Après avoir mis les tourelles de tir hors d’usage, les pilotes israéliens visèrent les antennes du navire afin de couper sa voix et le rendre sourd ainsi il ne put plus demander de l’aide ni recevoir de communications. “C’est comme s’ils connaissaient leurs positions exactes” a dit Stan White, Senior Chief.

Le commandant de la NSA Dave Lewis en charge des opérations de surveillance sur le navire fut d’accord. “ Il me semble que chaque section pivotante de chaque antenne haute fréquence avait un trou dedans”, dit-il. Cela a demandé une grosse planification pour embarquer des missiles à détection thermique pour éliminer toutes nos communications au tout début de l’attaque…”

“Alors que les Israéliens continuaient leur massacre, ni eux, ni l’équipage du Liberty n’avaient idée que des témoins de la scène étaient présents très haut-dessus. Jusque maintenant. D’après les informations, les entretiens et les documents obtenus du corps secret pendant près de 35 ans, la NSA a caché le fait qu’un de ses avions étaient en train de voler au dessus de la zone au moment de l’incident, espionnant ce qu’il se passait dessous.”[7]

Le journal israélien Haaretz a rapporté que “les avions de l’armée de l’air  et les bateaux de la marine d’Israël qui ont attaqué le USS Liberty le 8 juin 1967, au sommet de la guerre des six jours, étaient parfaitement au courant qu’il s’agissait d’un navire de renseignement américain. Le rapport déclara que la NSA américaine, à laquelle appartenait le navire attaqué, fut capable d’intercepter les communications de l’armée de l’air israélienne durant lesquelles en plusieurs points les pilotes israéliens identifièrent le navire comme étant américain mais furent pousser à continuer l’attaque quoi qu’il en soit.”[8]

Quelques unes de ces transcriptions de communications sont dans les archives du gouvernement des Etats-Unis et prouvent sans l’ombre d’un doute que les Israéliens savaient pertinemment ce qu’ils faisaient.

“Le directeur adjoint des opérations de la NSA au temps de l’attaque sur l’USS Liberty, Oliver Kirby, est cité par le journal de la Tribune comme confirmant l’existence de ces transcriptions, disant également les avoir personnellement lues. “Ils disaient, nous l’avons dans le zéro.”  a dit Kirby, “quoi que cela veuille dire, je pense le visuel de quelque chose”, puis l’un d’entre eux a dit “Pouvez-vous voir le drapeau ?” Les pilotes ont dit “oui, c’est un américain, américain.” Ils l’ont dit plusieurs fois, il n’y avait donc aucun doute qu’ils le savaient.”[9]

Kirby est même allé jusqu’à dire que l’attaque était “quelque chose qui m’a gêné, perturbé toute ma vie, je suis prêt à jurer sur une pile de bibles que nous savions qu’ils savaint.”[10]

Pourtant, à la lumière de ces faits, “le gouvernement américain, soucieux et anxieux d’épargner la réputation d’Israël et de préserver son alliance avec les Etats-Unis, clôtura le dossier avec ce que les participants même disent maintenant avoir été une enquête particulièrement rapide et bâclée.”[11] Barnford note “Malgré les preuves accablantes qu’Israël avait délibérément attaqué le navire et tué tant de militaires, l’administration du président Johnson et le congrès couvrirent totalement l’incident.”[12] Q. Tony Hart, officier subalterne stationné au Maroc au moment des faits a déclaré après une grande réflexion sur l’incident: “Le président Johnson ne va pas entrer en guerre ou embarrasser un allié des Etats-Unis suite à la mort de quelques marins américains.”[13]

Le journal Haaretz a descendu la maisonnée sioniste le mois dernier en publiant un document d’archives prouvant sans l’ombre d’un doute que seul Israël fut derrière l’attaque sur l’USS Liberty.

“Dans le document, également publié sur le site internet de la CIA, une source anonyme est citée pour dire: “Ils ont dit que le ministre de la défense d’alors, Moshé Dayan, avait personnellement ordonné l’attaque sur le navire et qu’un de ses généraux, totalement opposé à l’opération s’était exclamé: “Ceci n’est que pur assassinat !”[14]

Il y avait bien plus au sujet de cette attaque que ce qu’on a bien voulu dire.

“Le nouveau livre cite une histoire rapportée par l’ambassadeur américain au Liban, Dwight Porter, que se rappelait d’une conversation entre un pilote israélien et la salle de commandement de l’armée de l’air israélienne, qui fut apparemment enregistrée par un avion de la NSA et câblé par inadvertance aux bureaux de la CIA à travers le monde:

– Pilote israélien à la Salle de commandement de l’armée de l’air israélienne (SCAAI): “C’est un navire américain, voulez-vous toujours que nous attaquions ?…”

– SCAAI au pilote: “Oui, suivez les ordres.”

-Pilote: “Mais c’est un navire américain… Je peux voir son drapeau !”

– SCAAI: “Aucune importance, attaquez-le.”[15]

Alors, Israël devrait-elle toujours être traitée comme allié des Etats-Unis ? Ne devrait-elle par être plutôt considérée comme un ennemi de l’Amérique et du reste du monde ?…

Notes:

[1] Philip Giraldi, “Should AIPAC Register as a Foreign Agent?,” American Conservative, July 28, 2017.

[2] Ibid.

[3] Ibid.

[4] See A. Jay Cristol, The Liberty Incident (Annapolis, MD: Naval Institute Press, 2013); James Scott, The Attack on the Liberty The Untold Story of Israel’s Deadly 1967 Assault on a U.S. Spy Ship (New York: Simon & Schuster, 2009); James M. Ennes, Assault on the Liberty: The True Story of the Israeli Attack on an American Intelligence Ship (New York: Ballantine Books, 1987).

[5] Mearsheimer and Walt, The Israel Lobby, 42.

[6] John Crewdson, “New Revelation in Attack on American Spy Ship,” Chicago Tribune, October 2, 2007.

[7] James Bamford, Body of Secrets: Anatomy of the Ultra-Secret National Security Agency (New York: Anchor Books, 2002), 212.

[8] Yossi Melman, “Israeli Communications Said to Prove IAF Knew Liberty was US Ship,” Haaretz, April 10, 2007.

[9] Ibid.

[10] Ibid.

[11] Crewdson, “New Revelation in Attack on American Spy Ship,” Chicago Tribune, October

2, 2007.

[12] Bamford, Body of Secrets, 229.

[13] Melman, “Israeli Communications Said to Prove IAF Knew Liberty was US Ship,” Haaretz, April 10, 2007.

[14] Ofer Aderet, “’But Sir, It’s an American Ship.’ ‘Never Mind, Hit Her!’ When Israel Attacked USS Liberty,” Haaretz, July 11, 2017.

[15] Ibid.

Résistance au colonialisme: Le droit de résister à tout envahisseur, en Palestine ou ailleurs, est reconnu de tous

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« Resister, c’est ne pas consentit au mensonge. »
« Dans un tel monde de conflit, un monde de victimes et de bourreaux, il est du devoir des pensants de ne pas être du côté des bourreaux. »
~ Albert Camus ~

« Le conflit est la sage-femme de la conscience critique. »
~ Paolo Freire ~

 

Les Palestiniens ont un droit legal à la résistance armée

 

Stanley L. Cohen*

 

24 juillet 2017

 

Source: http://chroniquepalestine.com/palestiniens-droit-legal-resistance-armee/

 

* Stanley L Cohen est un avocat et militant des droits de l’homme, spécialisé sur le Moyen-Orient et l’Afrique.

l est temps pour Israël d’accepter le fait suivant : en tant que peuple occupé, les Palestiniens ont le droit de résister – de toutes les manières possibles.

Il y a longtemps de cela, il avait été convenu que la résistance et même la lutte armée contre une force d’occupation coloniale n’étaient pas seulement reconnues par le droit international, mais précisément approuvées.

Conformément au droit international humanitaire, les guerres de libération nationale ont été expressément reconnues en tant que telles par l’adoption du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949 (pdf), en tant que droit protégé et essentiel des peuples occupées à travers le monde.

Dans une évolution pleine de vitalité dans le droit humanitaire, il y a des décennies, l’Assemblée générale des Nations Unies (UNGA) – une fois présentée comme la conscience collective du monde – a noté le droit des peuples à l’autodétermination, à l’indépendance et aux droits de l’homme.

En effet, dès 1974, la résolution 3314 de l’Assemblée Générale des Nations Unies [AGNU] a interdit aux États-membres « toute occupation militaire, même temporaire ».

Dans la partie la plus lourde de signification, la résolution a non seulement affirmé le droit « à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance […] des peuples privés de ce droit, […] en particulier les peuples sous régimes coloniaux et racistes ou autres formes de domination étrangère », mais a noté le droit des peuples occupés « à lutter … et à chercher et obtenir un soutien » dans cet effort.

Le terme « lutte armée » a été intégré dans cette résolution sans définition précise, comme beaucoup d’autres qui ont précédé et qui ont maintenu le droit des populations indigènes à expulser un occupant.

Cette imprécision devait disparaître le 3 décembre 1982. Ce jour-là, la résolution 37/43 de l’Assemblée générale des Nations Unies a supprimé tout doute ou débat sur le droit légal des peuples occupés à résister aux forces d’occupation par tous les moyens reconnus. La résolution réaffirma « la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère, par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée ».

Israël se berce d’illusions

Bien qu’Israël ait tenté, à maintes reprises, de faire supprimer le sens dépourvu d’ambiguïté de cette résolution précise – et de placer ainsi son occupation d’un demi-siècle en Cisjordanie et à Gaza au-delà de son champ application – c’est un effort voué à l’échec et une illusion si on s’en tient au vocabulaire exigeant de la déclaration elle-même.

Dans la partie la plus significative, l’article 21 de la résolution condamne fermement « les activités expansionnistes d’Israël au Moyen-Orient et le bombardement permanent des civils palestiniens, qui constituent un obstacle sérieux à la réalisation de l’autodétermination et de l’indépendance du peuple palestinien ».

N’hésitant jamais à réécrire l’histoire, et cela bien avant la création des Nations Unies, les sionistes européens se considéraient comme un peuple sous occupation tandis qu’ils émigraient en Palestine.

En effet, 50 ans avant que l’ONU ne parle du droit à la lutte armée comme moyen de libération des peuples indigènes, les sionistes européens se sont attribués frauduleusement le même concept alors que l’Irgun, Lehi et d’autres groupes terroristes imposaient toute une décennie de chaos mortel.

Au cours de cette période, ils ont massacré non seulement des milliers de Palestiniens indigènes, mais ils se sont attaqués aussi à la police et au personnel militaire britanniques qui avaient longtemps maintenu une présence coloniale sur place.

Une histoire des attaques sionistes

Peut-être, alors que les Israéliens s’assoient pour pleurer la perte de deux de leurs soldats qui ont été abattus la semaine dernière à Jérusalem – dans ce que beaucoup considèrent comme un acte de résistance légitime – un retour d’un minimum de mémoire pourrait simplement replacer les événements dans leur contexte historique.

Il y a longtemps, traitant les Britanniques de force d’occupation dans « leur patrie », les sionistes ont ciblé la police britannique et les unités militaires sans la moindre pitié dans toute la Palestine et ailleurs.

Le 12 avril 1938, l’Irgun a assassiné deux policiers britanniques dans un attentat à la bombe dans un train à Haïfa. Le 26 août 1939, deux officiers britanniques ont été tués par une mine placée par Irgun à Jérusalem. Le 14 février 1944, deux agents de police britanniques ont été abattus lorsqu’ils ont tenté d’arrêter des gens qui avaient collé des affiches sur les murs de la ville d’Haïfa. Le 27 septembre 1944, plus de 100 membres de l’Irgun ont attaqué quatre postes de police britanniques, blessant des centaines d’officiers. Deux jours plus tard, un agent de police britannique de haut rang du Service du renseignement a été assassiné à Jérusalem.

Le 1er novembre 1945, un autre policier a été tué alors que cinq trains ont été l’objet d’attaques à la bombe. Le 27 décembre 1945, sept officiers britanniques ont perdu la vie dans une attaque à la bombe au siège de la police à Jérusalem. Entre le 9 et le 13 novembre 1946, les membres juifs « souterrains » ont lancé une série d’attentats à la bombe et aux mines antipersonnel dans les gares ferroviaires, dans les trains et les tramways, tuant 11 soldats et policiers britanniques et huit soldats arabes.

Quatre autres officiers ont été assassinés lors d’une autre attaque sur un quartier général de la police le 12 janvier 1947. Neuf mois plus tard, quatre policiers britanniques ont été assassinés lors d’une attaque de banque commise par l’Irgun et, trois jours plus tard, le 26 septembre 1947, 13 autres agents étaient tués dans une autre attaque terroriste sur un poste de police britannique.

Ce ne sont que quelques-unes des nombreuses attaques dirigées par des terroristes sionistes contre la police britannique, considérés par la plupart des Juifs européens comme des cibles légitimes d’une campagne qu’ils ont qualifiée de « libération » contre une force d’occupation.

Tout au long de cette période, les terroristes juifs ont également entrepris d’innombrables attaques qui n’ont épargné aucune partie de l’infrastructure britannique et palestinienne. Ils ont frappé les installations militaires et policières britanniques, les bureaux du gouvernement et les navires, souvent avec des bombes. Ils ont également saboté les chemins de fer, les ponts et les installations pétrolières.

Des dizaines de cibles économiques ont été attaquées, dont 20 trains endommagés ou faits dérailler, et cinq stations ferroviaires. De nombreuses attaques ont été menées contre l’industrie pétrolière, dont une, en mars 1947, sur une raffinerie de la Shell à Haifa qui a détruit quelque 16 000 tonnes de pétrole.

Des terroristes sionistes ont tué des soldats britanniques dans toute la Palestine, en utilisant tout type de pièges, des embuscades, des tireurs d’élite et des véhicules bourrés d’explosifs.

Une attaque, en particulier, résume le terrorisme de ceux qui – sans aucun support dans le droit international – n’ont vu aucune limitation à leurs efforts pour « libérer » un terrain sur lequel ils avaient en grande partie récemment émigré.

En 1947, l’Irgun a enlevé deux sous-officiers du Corps d’intelligence de l’armée britannique et menacé de les pendre si la condamnation à mort de trois de ses membres était maintenus. Lorsque les trois membres de l’Irgun ont été exécutés par pendaison, les deux sergents britanniques ont été pendus en représailles, et leurs corps remplis d’explosifs ont été laissés dans un bosquet d’eucalyptus.

En annonçant leur exécution, l’Irgun a déclaré que les deux soldats britanniques avaient été pendus après leur condamnation pour « activités criminelles anti-hébraïques » qui comprenaient : l’entrée illégale dans la patrie hébraïque et l’appartenance à une organisation terroriste criminelle britannique – connue sous le nom d’armée d’occupation – qui était « responsable de la torture, du meurtre, de la déportation et du refus du droit à la vie pour le peuple hébreu ». Les soldats ont également été accusés de possession illégale d’armes, d’espionnage anti-juif en civil et de projets hostiles prémédités contre les forces clandestines.

Bien au-delà des limites territoriales de la Palestine, à la fin des années 1946-1947, une campagne continue de terrorisme a visé les Britanniques. Des actes de sabotage ont été effectués sur les routes de transport militaires britanniques en Allemagne. Le Lehi a également essayé, sans succès, de lancer une bombe sur la Chambre des communes à partir d’un avion affrété en provenance de France et, en octobre 1946, il a attaqué à la bombe l’ambassade britannique à Rome.

Un certain nombre d’autres engins explosifs ont été désamorcés dans et autour des cibles stratégiques à Londres. Quelque 21 lettres piégées ont été adressées, à plusieurs reprises, à des personnalités politiques britanniques de premier plan. Beaucoup de ces missives ont été interceptées, tandis que d’autres ont atteint leurs destinataires mais en étant identifiées comme tel avant qu’elles n’explosent.

Le prix élevé de l’autodétermination

L’autodétermination est une voie difficile et coûteuse pour les occupés. En Palestine, quelle que soit l’arme choisie – qu’il s’agisse de la parole, du stylo ou de l’arme à feu – il y a un prix très lourd à payer pour son utilisation.

Aujourd’hui, « dire la vérité face au pouvoir » est devenu un incantation magique de résistance populaire dans les cercles et les sociétés néolibérales. En Palestine, cependant, pour les occupés et les opprimés, c’est un chemin absolument sûr vers la prison ou la mort. Pourtant, pour des générations de Palestiniens dépouillés du moindre souffle d’air pouvant évoquer un sentiment de liberté, l’histoire enseigne qu’il n’y a tout simplement aucun autre choix.

Le silence est une capitulation. Se taire, c’est trahir tous ceux qui sont venus avant et tous ceux qui viendront après.

Pour ceux qui n’ont jamais ressenti le joug constant de l’oppression, ni l’ont vu de près, c’est une vision au-delà de la raison. L’occupation est lourde pour l’occupé, chaque jour, de toutes les manières, en limitant ce que vous êtes et ce que vous pouvez oser devenir.

La présence constante des barrages militaires, des armes à feu, des ordres, de la prison et de la mort sont des compagnons de voyage pour les occupés, que ce soit des nourrissons, des adolescents au printemps de la vie, des personnes âgées ou ceux piégés dans des limites artificielles de frontières sur lesquelles ils n’ont aucun contrôle.

Aux familles des deux policiers druzes israéliens qui ont perdu la vie en essayant de contrôler un lieu qui ne leur appartenait pas, je transmets mes condoléances. Ces jeunes hommes, cependant, n’ont pas été perdus pour le bien d’une « résistance », mais volontairement sacrifiés pour une vicieuse occupation qui n’a aucune légitimité.

En fin de compte, s’il y a un deuil, ce doit être pour les 11 millions d’occupés, en Palestine ou à l’extérieur, en tant que réfugiés apatrides, dépouillés d’une voix et de la moindre chance dans la vie, alors que le monde présente des excuses motivées en grande partie par les paquets cadeaux en retour qui portent l’étoile de David.

Il n’y a pas un jour sans que la gargouille sioniste ne surplombe un nourrisson palestinien enveloppé dans un linceul funèbre, privé de vie parce que l’électricité ou la liberté de mouvement sont devenus un privilège pervers qui soumet des millions d’otages aux caprices politiques de quelques-uns. Qu’ils soient israéliens, égyptiens, ou qu’il s’agisse de ceux qui osent se prétendre la direction politique palestinienne, la responsabilité des infanticides à Gaza est la leur, et à eux seuls.

« S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès »

Les trois jeunes hommes, cousins, qui ont volontairement sacrifié leur vie dans l’attaque contre les deux officiers israéliens à Jérusalem, ne l’ont pas fait comme un geste sans signification né du désespoir, mais plutôt comme une déclaration personnelle de leur fierté nationale, dans la lignée de beaucoup d’autres qui avaient compris que le prix de la liberté peut parfois signifier tout perdre.

Pendant 70 ans, il n’y a pas eu un jour sans la mort de jeunes femmes et hommes palestiniens qui, tragiquement, ont trouvé plus de dignité et de liberté dans le martyre que dans une vie soumise et passive contrôlée par ceux qui ont osé définir les paramètres de ce que serait leur vie.

Des millions d’entre nous dans le monde entier rêvons d’un meilleur temps et d’un meilleur lieu pour les Palestiniens … [pour qu’ils soient] libres de déployer leurs ailes, de se lever, de découvrir qui ils sont et ce qu’ils souhaitent devenir. Jusque-là, je ne pleurerai pas la perte de ceux qui arrêtent leur vol. Au lieu de cela, j’applaudis ceux qui osent lutter, osent gagner par tous les moyens nécessaires.

Il n’y a pas de magie à la résistance et à la lutte. Celles-ci transcendent le temps et le lieu et tirent leur sens et leur ardeur dans l’inclinaison naturelle qui nous conduit tous à vouloir être libres – libres de déterminer le déroulement de nos propres vies.

En Palestine, il n’existe pas une telle liberté. En Palestine, le droit international reconnaît les droits fondamentaux à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance des occupés. En Palestine, cela inclut le droit à la lutte armée, si nécessaire.

Il y a longtemps, le célèbre abolitionniste Frederick Douglass, lui-même ancien esclave, écrivait sur ce qu’est la lutte. Ces mots ne résonnent pas moins aujourd’hui, en Palestine, qu’ils ne l’ont fait il y a 150 ans au cœur des plantations du sud des États-Unis :

« S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès. Ceux qui professent vouloir la liberté, et pourtant critiquent l’action, sont des hommes qui veulent des récoltes sans labourer le sol. Ils veulent de la pluie sans tonnerre et sans foudre. Ils veulent l’océan sans la peur du rugissement de ses eaux immenses. Cette lutte peut être morale, ou elle peut être physique, ou être à la fois morale et physique, mais elle doit être une lutte. Le pouvoir ne concède rien sans une exigence. Il ne l’a jamais fait et ne le fera jamais. »

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Israël et l’Arabie Saoudite ont infiltré des équipes d’assassins au Liban pour se débarrasser du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah

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Top priorité: des équipes israéliennes sont infiltrées au Liban pour y assassiner Hassan Nasrallah le chef spirituel du Hezbollah

Le signal de transfert d’info a été intercepté par une puissance mondiale importante et directement passé à VT pour diffusion à 3H08 fuseau Est…

Gordon Duff

19 mai 2017

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/05/19/breaking-israeli-teams-in-lebanon-to-murder-nasrallah-spiritual-head-of-hezbollah/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des interceptions de signaux de transmission en provenance de sections d’assassins saoudo-israéliennes font état de leur mouvement vers le Liban. Leur cible est Hassan Nastallah, le leader du parti politique libanais du Hezbollah.

Le Hezbollah a en ce moment environ 20 000 combattants en Syrie soutenant la guerre contre l’EIIL et Al Qaïda soutenus par les Etats-Unis.

Ces derniers mois, des échanges de menaces se sont déroulés entre Nasrallah et le ministre de la défense likoudiste (extrême-droite) israélien Avigdor Liberman. Les plans d’invasion du Liban cette année par Israël ont été perturbés lorsque Nasrallah a informé Liberman que le Hezbollah, utilisant des systèmes de missiles iraniens ultra-performants, était prêt à frapper et à détruire des infrastructures militaires clef en Israël incluant, mais ne se limitant pas aux, les facilités nucléaires et de guerre chimique d’Israël.

Plus d’information à venir…

 

Résistance au colonialisme: Il est grand temps de reconnaître que Palestiniens et Amérindiens = même combat…

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“En 1979 vint la révolution en Iran. A cause de notre conférence à Genève et de nos liens amicaux très étroits avec l’Organisation de Liberation de la Palestine (OLP), l’American Indian Movement (AIM) eut une certaine crédibilité dans cette partie du monde. Tout comme l’OLP, nous sommes vitalement intéressés à retrouver notre terre et notre souveraineté.”
~ Russell Means, 1995 ~

«Élevée est notre âme et sacrés sont les pâturages.
Et les étoiles sont mots qui illuminent,
Scrute-les, et tu liras notre histoire entière  »
~ Mahmoud Darwish ~

Ces deux peuples sont tous deux victimes du dogme religieux criminel et génocidaire du « peuple élu en terre promise ». En ce qui concerna la Palestine, il s’agit en plus d’une falsification historique.

~ Résistance 71 ~

 

A lire notre traduction de très larges extraits du livre de Steven Newcomb « Païens en terre promise », version PDF, sur une mise en page de Jo de JBL1960:

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

Amérindiens et Palestiniens un combat commun pour la justice

 

Ramzy Baroud

 

Septembre 2016

 

Source:

https://resistanzblog.wordpress.com/2016/10/02/amerindiens-et-palestiniens-un-combat-commun-pour-la-justice-chronicle-palestine/

 

Des milliers d’Américains autochtones (ou  » Amérindiens « ) ont ressuscité l’esprit combatif de leurs ancêtres alors qu’ils tenaient un rassemblement unitaire sans précédent pour contester la profanation par une compagnie pétrolière de leur terre sacrée dans le Dakota du Nord.

Compte tenu du poids de son contexte historique, ce moment a été l’un des événements les plus émouvants dans l’histoire récente.

Le bras de fer, impliquant 5000 manifestants autochtones américains dont les représentants de 200 tribus et groupes de défense de l’environnement, a été largement édulcoré dans les bulletins d’informations en étant réduit à une question de détails techniques – concernant les questions de permis et de poursuites judiciaires.

Un combat inégal

Au mieux, les tribus rassemblées et la compagnie pétrolière sont traitées comme si elles étaient à parties égales dans une lutte prétendument équilibrée.  » ‘Dakota’ signifie ‘amical’ et pourtant, il semble qu’aucune des parties n’a été trop amicale à l’égard de l’autre », écrit Mark Albert sur le site ouèbe du réseau de télévision US CBS.

La nation Dakota est à juste titre alarmée par la perspective que ses réserves d’eau soient polluées par l’énorme pipeline qui traversera quatre États et s’étirera sur plus de 1770 km.

L’ « autre côté » est la société Energy Transfer Partners, dont la construction du Dakota Access Pipeline au coût de 3,7 milliards de dollars, porte atteinte aux droits territoriaux des tribus amérindiennes, détruisant des cimetières sacrés et menaçant de polluer les principales ressources en eau de larges communautés amérindiennes.

Craindre de futurs déversements dans la rivière Missouri n’a rien d’une exagération. Les USA sont aujourd’hui aux prises avec des crises de l’eau, en partie à cause de l’abandon d’infrastructures mais aussi à cause de nombreux déversements de pétrole et fuites de gaz naturel.

La récente crise de l’eau à Flint dans le Michigan, et le déversement de pétrole dans un passé récent par la compagnie British Petroleum dans le Golfe du Mexique – dont le corollaire ont été de graves crises humanitaires et environnementales – ne sont que deux cas récents parmi les plus notoires.

Mais le problème est beaucoup plus profond et la situation ne cesse de s’aggraver.

La pollution des ressources en eau est devenu un problème à l’échelle nationale

Des données obtenues par le réseau d’informations CNBC auprès de l’Agence gouvernementale de protection de l’environnement, ont montré que « seuls neuf États US-américains signalent des niveaux tolérables pour la santé, de plomb dans leur approvisionnement en eau. Ces États sont l’Alabama, l’Arkansas, Hawai’i, le Kentucky, le Mississippi, le Nevada, le Dakota du Nord, le Dakota du Sud et le Tennessee « .

Comme si cela n’était pas suffisamment préoccupant, le gigantesque pipeline de pétrole brut traversera plusieurs de ces mêmes États, pouvant encore limiter leur nombre.

Les débats sur les risques potentiels de la construction du pipeline sont monnaie courante depuis des années. Mais la question, a gagné une couverture nationale et internationale lorsque les tribus amérindiennes se sont mobilisées pour protéger leurs terres et leurs ressources en eau.

La mobilisation des tribus a été accueillie par une violence étatique. Au lieu de prendre en compte les importants griefs des tribus – en particulier ceux dans la réserve de Standing Rock qui se trouve à seulement 1,5 km au sud de l’oléoduc – le gouverneur de l’État a convoqué tous les  oranes de répression et mobilisé la Garde nationale. Des lacrymos ont été utilisés contre les manifestants, qui ont été tabassés, arrêtés et pourchassés par des hommes armés en uniforme.

Aux USA, quand les gens s’opposent aux grandes entreprises, la violence d’État est apparemment la réponse la plus fréquente, déployée contre des personnes désarmées, dans l’unique but de protéger le grand bizness.

Une mobilisation des plus impressionnantes

Mais n’oublions pas un élément essentiel : la mobilisation et l’unité entre les tribus amérindiennes ont été les plus impressionnantes depuis des décennies. Alors que les chefs et les représentants de tribus venus de tous les USA continuaient d’arriver sur les terrains de campement, l’esprit collectif des nations amérindiennes était relancé avec force.

En fait, la mobilisation actuelle des tribus amérindiennes dépasse de beaucoup la lutte contre une entreprise avide de profit et soutenue par l’appareil agressif de l’État. Il est question en vérité de l’esprit des peuples autochtones de cette terre, qui ont subi un long génocide visant à leur élimination complète.

Les voir debout une fois de plus, avec leurs familles, montant leurs chevaux drapés de plumes, luttant pour leur identité, est une cause de célébration. Aux peuples opprimés partout dans le monde, ils apportent l’espoir que l’esprit humain ne sera jamais détruit.

Le génocide des Amérindiens, semblable à la destruction ininterrompue de la nation palestinienne, est l’un des points les plus bas atteint par la morale humaine. Il est particulièrement décourageant de voir à quel point il est toujours nécessaire de se battre pour faire reconnaître cette grave injustice.

Un génocide qui n’a jamais cessé

Pendant 500 ans, les Américains autochtones ont subi toutes les tentatives imaginables pour les effacer de la surface de la planète. Leurs nombre est tombé de dix millions avant l’arrivée des Européens en Amérique du Nord, à moins de trois cent mille au début du 20e siècle. Ils ont été exterminés par les guerres coloniales et ravagés par les maladies venues de l’étranger.

Les appels à détruire les Amérindiens n’étaient pas suggérés mais plutôt clairement affichés. Par exemple, Spencer Phips, lieutenant-gouverneur de la province de la Baie du Massachusetts a publié cette déclaration en 1755 au nom du roi George II: « Les sujets de Sa Majesté doivent saisir toutes les occasions de poursuivre, capturer, tuer et détruire la totalité et chacun des Indiens précités. »

La liste des prix pour les scalps des autochtones assassinés était la suivante : « 50 livres pour les scalps d’adultes de sexe masculin; 25 pour les scalps de femmes adultes, et 20 pour les scalps des garçons et des filles de moins de 12 ans.  »

Cette politique génocidaire contre les Amérindiens s’est poursuivie sans relâche.

Un siècle plus tard, en 1851, le gouverneur de Californie Peter H. Burnett, a fait cette déclaration: « Une guerre d’extermination continuera d’être menée entre les deux races jusqu’à ce que la race indienne ait totalement disparu « .

Les méthodes d’extermination étaient variées, allant de l’assassinat pur et simple et la distribution de couvertures infectées par les maladies, à, comme c’est le cas aujourd’hui, la menace sur leur ressource la plus vitale : l’eau.

Pourtant, d’une certaine manière, l’esprit de Sitting Bull et Crazy Horse et de nombreux et courageux chefs et guerriers parcourent encore les plaines, exhortant leur peuple à se lever et à poursuivre un combat très ancien pour la justice et les droits.

Amérindiens et Palestiniens

Les Palestiniens ont toujours estimé que l’héritage des Amérindiens est semblable au leur.

« Nos noms: les feuilles aux branches de la parole divine; les oiseaux qui montent plus haut qu’un coup de pistolet. Vous qui venez d’au-delà de la mer, voulant la guerre; ne coupez pas l’arbre de nos noms; ne lancez pas vos chevaux enflammés à travers les plaines « .

Ce sont quelques-uns des vers du poème séminal du poète palestinien Mahmoud Darwich : « Discours de l’Indien rouge. »

Je me souviens du jour où cet impressionnant morceau de littérature arabe a été publié intégralement dans le journal palestinien « Al-Qods». A l’époque, j’étais un adolescent dans un camp de réfugiés à Gaza. Je l’ai lu avec beaucoup d’appréhension et de vertige – soigneusement, lentement, et à plusieurs reprises.

Ceux qui ont pu le lire l’ont récité à voix haute à ceux qui ne le pouvaient pas.

Beaucoup de larmes ont été versées ce jour-là, surtout parce que nous savions tous trop bien que nous étions les « Indiens rouges ». Ils étaient nous-mêmes.

Bien avant que la théorie critique féministe ait inventé le terme « intersectionnalité » qui soutient que l’oppression est interconnectée et qu’une institution oppressive ne peut pas être analysée isolément des autres, les Palestiniens, comme les autres victimes de la colonisation génocidaire, en ont toujours connu cette vérité.

Les Palestiniens perdent leurs vies, leurs terres et leurs oliviers tandis qu’ils résistent aux chars et aux bulldozers israéliens. Leur réalité est la répétition d’expériences similaires auxquelles ont fait face – et continuent de faire face – les Amérindiens. En ce 21e siècle, la lutte des Amérindiens et des Palestiniens reste une seule et même lutte.

« Élevée est notre âme et sacrés sont les pâturages.

Et les étoiles sont mots qui illuminent …

Scrute-les, et tu liras notre histoire entière  »

… a écrit Mahmoud Darwish pour les Amérindiens. Et pour les Palestiniens…

Résistance au colonialisme: Janus, Trump, Israël et conseil de sécurité de l’ONU…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 6 janvier 2017 by Résistance 71

Janus, dans la mythologie romaine, dieu aux deux visages, dieu des commencements et des fins, un visage vers le passé, l’autre vers l’avenir…

~Résistance 71 ~

 

Sionistes antisémites

Uri Avnery & Gush Shalom*

31 décembre 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/01/01/avnery-the-unsc-resolution/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

(*) Uri Avnery est écrivain, journaliste israélien et le fondateur du mouvement pour la paix “Gush Shalom”, 94 ans, juif allemand émigré en Palestine en 1933, ancien de l’Irgoun, ancien député de la gauche israélienne à la Knesset, anti-sioniste.

Ce qui m’a particulièrement touché fut les applaudissements. Ils étaient là, assis autour de la table (du Conseil de Sécurité de l’ONU), les représentants du monde entier, applaudissant leur propre boulot, la résolution qu’ils venaient juste d’adopter unanimement.

Le CS de l’ONU, comme la Knesset, n’est pas habitué aux applaudissements ou à toute autre manifestation spontanée et pourtant ils frappèrent dans leurs mains comme des enfants qui venaient de recevoir leurs cadeaux de Noël. C’était en fait la veille de Noël et le 1er jour d’Hanoukah, une coïncidence qui se produit une fois par décennies dans la mesure où les chrétiens utilisent un calendrier solaire et les juifs un calendrier lunaire modifié.

Les délégués étaient joyeux au point du délire. Ils venaient juste de faire quelque chose qui leur échappait depuis bien des années: condamner la violation ouverte de la loi internationale par le gouvernement d’Israël.

Des présidents consécutifs des Etats-Unis ont utilisé leur pouvoir anachronique de veto pour empêcher l’ONU de faire son devoir. Maintenant, le président Barack Obama, à la toute fin de sa présidence, osa défier le gouvernement de Benjamin Netanyahou, une personne qu’il déteste du plus profond de son cœur.

Ainsi donc, après des années de frustration, le corps le plus élevé de la réglementation internationale a pu adopter une résolution sur Israël en accord avec ses convictions profondes. Pas étonnant qu’ils se comportèrent comme des gamins quittant l’école pour les grandes vacances. Des vacances qui hélas pourraient bien être de très courte durée.

A l’analyse, cette joie était sans doute exagérée. La résolution n’avait pratiquement aucune signification. Elle n’avait pas de pouvoir puisque non contraignante. Netanyahou aurait pu utiliser le vieil adage oriental et dire: “les chiens aboient et la caravane passe” ; mais la réaction immédiate de Netanyahou fut bien différente. Il a agi comme un animal blessé: pétant les plombs, gesticulant, mordant tout ce qui passait à sa portée.

Certaines de ses réactions frisèrent le ridicule. Il aurait pu minimiser la résolution, la moquer, comme tant de leaders israéliens l’ont fait auparavant. Au lieu de cela, il a rappelé ses ambassadeurs du Sénégal et de Nouvelle-Zélande (traditionnellement des nations amies dociles), annula des visites de personnalités étrangères, appela les ambassadeurs étrangers pour un remontage de bretelles le jour de Noël, insulta et calomnia le président Obama.

C’était bien évidememnt une chose stupide à faire. Le président américain a toujours 21 jours de mandat à effectuer, 21 longs jours qui pourraient faire bien du mal à Netanyahou. Il pourrait par exemple, permettre le vote d’une résolution irrévocable de l’ONU reconnaissant l’état de Palestine comme menbre de plein droit de l’ONU. En ce moment, tous les hauts-fonctionnaires israéliens sont en panique totale en anticipation d’une telle chose.

Si Netanyahou avait lu Machiavel, il saurait qu’on ne défie pas un lion, à moins d’être capable de le tuer. Spécifiquement pourrais-je ajouter, un lion que vous avez insulté et blessé plusieurs fois auparavant. Même les lions parfois se fâchent. Mais l’attitude de Netanyahou n’est peut-être pas si stupide qu’il y paraît. En fait, elle pourrait même être maligne, tout dépend de son objectif.

Comme stratégie diplomatique, c’est absolument désastreux. Mais comme stratégie électorale, c’est intéressant. Voilà le grand héro, le nouveau roi David, combattant pour son peuple, faisant face à la terre entière. Y a t’il quelqu’un en Israël qui pourrait se comparer à lui ?

Dans les vieux mauvais jours de l’ère Golda Meir, un des orchestres militaires israéliens chanta une chanson joyeuse qui commençait avec ces mots: “Le monde entier est contre nous/Mais on en a rien à foutre…” l’orchestre dansait aussi sur la musique.

Pour une raison inconnue, les juifs sont satisfaits de la condamnation du monde entier. Cela ne fait qu’affirmer ce que nous savons depuis bien longtemps: que les nations du monde nous détestent. Cela montre à quel point nous sommes spéciaux et supérieurs. Cela n’a bien entendu rien à voir avec notre attitude, non, non, ce n’est juste que pur anti-sémitisme.

Netanyahou est parti pour faire plus fort que Golda (Meir). La vieille bonne femme maintenant le comtemple du ciel (ou de l’enfer ?) avec envie.

Le Sionisme était supposé libérer Israël de ces vieux complexes juifs. Nous étions supposés devenir une nation normale, des Israéliens au lieu de juifs “exilés”, admirés par les autres nations. Il semblerait qu’on n’ait pas réussi la manip’.

Mais il y a un grand espoir, un espoir géant en fait qui s’appelle Donald Trump.

Il a déjà twitté qu’après son intronisation au pouvoir, tout allait changer en ce qui concerne l’ONU. Vraiment ? Y a t’il quelqu’un, lui inclus, qui sait vraiment ce qu’i a en tête ? Netanyahou peut-il en être si certain ?

C’est vrai, il a envoyé un juif américain enragé ultra-méga sioniste comme ambassadeur à Tel Aviv (ou à Jérusalem on verra) ; un type tellement à droite qu’il fait passer Netanyahou pour un gauchiste.

Mais dans le même temps Trump a nommé comme son assistant le plus proche un suprémaciste blanc radical possédant tout le pédigré antisémite. Peut-être, comme le croient certains, cela dépendra de l’humeur de Trump. Qui sait de quelle humeur sera t’il le jour du premier vote important à l’ONU sur Israël ? Sera-ce Trump le sioniste ou Trump l’antisémite ?…

En fait, çà pourrait bien être les deux, pas de problème vraiment. Le but avoué du sionisme est de rassembler tous les juifs du monde dans un état juif. Le but avoué de tous les antisémites est de virer tous les juifs de leurs pays. Les deux côtés veulent la même chose !! Pas de conflit là-dessus.

Theodor Hertzl, le père fondateur du sionisme (moderne), a reconnu cela depuis le départ. Il alla en Russie tsariste, dont le gouvernement était profondément antisémite et offrit un accord: on vous retire les juifs de chez vous, mais vous nous aider à les convaincre de partir. C’était au bon vieux temps des pogroms meurtriers. Mais les nuifs qui s’enfuirent de Russie allèrent en masse aux Etats-Unis, très peu d’entre eux s’en allèrent en Palestine sous contrôle ottoman (turc).

Ceci ne fut pas un chapitre unique de cette histoire. Au travers de l’histoire sioniste, bien des tentatives ont été faites pour enlister les antisémites afin d’aider à la mise en place du projet sioniste.

Avant même que le mouvement sioniste ne naisse. Les évangélistes américains et britanniques prêchèrent le rassemblement des juifs exilés sur la terre sainte. Ils furent peut-être une inspiration pour Hertzl. Mais quoi qu’il en soit, ce message de rédemption pour les juiifs avait une clause secrète.

Le retour des juifs en Palestine permettrait la seconde venue du christ. Mais alors, les juifs se convertiraient au christianisme. Ceux qui refuseraient seraient annihilés.

En 1939, lorsque le danger nazi devint évident, le leader extrémiste sionsite Vladimir (Ze’ev) Jabotinski appela pour une réunion de ses suiveurs en Pologne. Les leaders de l’armée secrète de l’Irgoun en Palestine furent de cette réunion. L’un d’entre eux était Abraham Stern, de son nom de guerre Ya’ir.

La réunion déboucha sur la décision d’approcher les commandants antisémites de l’armée polonaise et de leur offrir un accord: vous armez et entrainez la jeunesse juive polonaise et nous libérerons la Palestine et y transporterons les juifs polonais. Les officiers acquièscèrent et des camps d’entrainement furent établis en Pologne. La seconde guerre mondiale mit un terme à ce plan.

Avec la guerre, Jabotinski, ardent anglophile malgré tout, ordonna à l’Irgoun d’arrêter toutes actions et de coopérer avec les britanniques. Stern proposa une approche inverse. Son credo était: notre ennemi est la Grande-Bretagne. La guerre nous donne une grande opportunité de les mettre dehors. L’ennemi de notre ennemi est notre ami. Adolf Hitler est un antisémite, mais maintenant il est notre allié potentiel.

L’approche de Stern causa une scission de l’Irgoun. Un débat envenimé éclata dans toutes les cellules secrètes. J’y pris part alors que j’avais juste 16 ans. Etant un réfugié de l’allemagne nazie, je rejetais la thèse de Stern.

Stern créa alors son propre groupe, plus tard appelé Lehi, initiales hébreues de Combattants pour la Liberté d’Israël, aussi connu sous le vocable de “Gang de Stern”. Il envoya un émissaire à la Turquie neutre, où il fit délivrer une lettre adressée à “Mr. Hitler” à l’ambassadeur allemand en place, y offrant sa coopération. Hitler n’y répondit pas. C’était bien sûr avant l’holocauste.

Stern fut attrapé par les Britanniques et abattu “en tentant de s’échapper”. A la fin de la guerre et lorsque l’URSS devint l’ennemi de la GB et de l’occident, les héritiers de Stern approchèrent Staline et leui offrirent leur coopération. Staline, dont l’antisémistisme grandissait à cette époque, ignora l’offre.

Pendant la guerre, un des architectes de l’holocauste fut Adolf Eichmann, l’officier SS qui fut en charge de l’organisation du transport des juifs hongrois vers Auschwitz. A Budapest, il établit le contact avec un groupe de sionistes emmené par Israël Kastner, avec qui il passa un accord. Comme geste de bonne volontee, il lui permit d’envoyer plusieurs centaines de juifs en Suisse neutre.

Eichmann envoya un membre du groupe, Yoel Brand, à Istanboul, porteur d’une offre paraissant démente au leadership sioniste à Jérusalem: si les alliés fournissaient aux nazis 1000 camions, la déportation des juifs hongrois seraient arrêtée.

Contrairement aux instructions qu’il avait reçues, Brand passa la frontière en Syrie occupée par les Britanniques et y fut arrêté. La déportation des juifs hongrois, dix mille par jour, continua.

Quel était le but des nazis dans cette affaire bizarre ? Ma propre théorie est que Heinrich Himmler était déjà déterminé à détrôner Hitler et à faire la paix avec les alliés occidentaux. Eichmann servait son plan d’établir le contact avec les alliés. En tant qu’antisémite convaincu, Himmler était convaincu que les juifs contrôlent le monde.

Quelque temps après la guerre, en captivité en Israël, Eichmann écrivit ses mémoires. Il déclara qu’il croyait que les sionistes étaient l’élément “biologiquement positif” de la race juive. Mahmoud Abbas, soit dit en passant, a écrit sa thèse de doctorat à l’université de Moscou sur la coopération entre les nazis et les sionistes.

Les assistants de Trump peuvent-ils inclure dans le même temps des sionistes enragés et des antisémites tout aussi enragés ? Bien sûr que cela est possible !

Cette semaine, notre ministre de la défense de l’extrême droite Avigdor Lieberman, a condamné le plan français de réunir à Paris dans quelques jours, une conférence sur la paix israélo-palestinienne.

Le gouvernement israélien a peur que là, le ministre des AE américain John Kerry, n’y soumette son plan pratique détaillé pour un accord de paix, incluant l’établissement de l’état de Palestine. Ce plan serait adopté à la conférence, puis par le CS de l’ONU.

Ceci constituerait le coup de départ du président Obama. Pas de veto. Au fait, le plan de Kerry est presque identique à celui qu’un de mes amis et moi-même avions publié en 1957, il y a 59 ans et appelé “Le Manifeste Hébreu”.

En fureur totale, Lieberman a comparé cela avec l’affaire Dreyfus. Il y a quelques 120 ans, un capitaine juif de l’armée française fut condamné à tort pour espionnage au profit de l’Allemagne et fut envoyé au bagne de Cayenne sur l’île du diable. Il fut plus tard acquitté. La mythologie sioniste veut que Theodor Herzl, alors correspondant à Paris pour un journal autrichien, fut si secoué par cette affaire que cela lui inspira son idée sioniste.

La conférence de Paris à venir, a supputé Lieberman colériquement, est une nouvelle affaire Dreyfus, simplement cette fois-ci, il s’agit du peuple juif entier. Mais pas d’inquiétude à avoir: Donald Trump et ses sionistes antisémites vont tout remettre en ordre.

Colonialisme occidental et son outil sioniste: Amérindiens et Palestiniens même combat contre le génocide (Paul Craig Roberts)

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L’Israël sioniste cache ses crimes derrière ses campagnes de diffamation des diseurs de vérité

Paul Craig Roberts

11 Mai 2016

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/05/11/zionist-israel-hides-its-crimes-behind-its-smears-of-truth-tellers/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Il y a plusieurs années, deux éminents universitaires américains écrivirent un livre “The Israel Lobby”.

Le livre faisait cas d’une affaire largement sous-estimée, à savoir que le lobby israélien avait bien plus de pouvoir sur le gouvernement et les médias américains que cela n’était nécessaire aux Etats-Unis et à Israël, dans la mesure où il réduit au silence des critiques constructifs qui sont des amis d’israël. Ces deux universitaires furent diabolisés par le lobby israélien qui affirmait qu’ils se faisaient les avocats du retour de l’holocauste.

Le lobby pro-Israël se présentait comme juste une toute petite chose insignifiante incapable de résister à tous ces nazis qui montaient à l’assaut d’Israël et dans le même temps, le congrès des Etats-Unis passaient unanimement des résolutions outrancières que lui avaient remises le lobby israélien (NdT: appelé au pays du goulag levant l’AIPAC ou l’American Israel Public Affairs Commitee, l’équivalent du CRIF en France en plus puissant…)

Un bon nombre d’anciens sénateurs américains ainsi que d’anciens députés, incluant quelqu’un comme Cynthia McKinney, ont publiquement déclaré qu’ils furent sortis de leurs fonctions par le lobby d’Israël pour avoir critiqué les actions du gouvernement israélien, comme par exemple la tentative du gouvernement israélien de couler le navire américain USS Liberty (en 1967), une attaque israélienne qui tua ou blessa la majorité de l’équipage américain.

Au lieu de défendre la marine américaine, le gouvernement américain si couard avait si peur d’Israël que le président américain (NdT: Lyndon Johnson) et l’amiral responsable de l’enquête, père du sénateur va t’en guerre John McCain, se sont précipités à la défense d’Israël et ont couvert l’incident. (NdT: Ici Roberts ne dit pas tout… Il a été établi que le gouvernement américain savait pertinemment ce qu’il se passait car il en était le COMMANDITAIRE… Cette attaque israélienne, tentative de faux-drapeau, car l’Egypte devait en être blâmée, n’aurait jamais pu avoir lieu sans l’aval de la Maison Blanche…)

Le maquillage de l’affaire a eu tant de succès que peu d’Américains aujourd’hui savent qu’un navire américain de la marine fut décimé et quasiment coulé par une attaque aérienne israélienne impliquant des avions et des torpilles et Washington n’a même pas officiellement protesté (NdT: et pour cause, les Israéliens auraient eu beau jeu de montrer que les commanditaires de l’attaque étaient les Etats-Unis eux-mêmes !…). Vraiment !?! Les USA sont une super-puissance et leur gouvernement froussard ne peut même pas tenir tête à Israël ?

Que croyez-vous qu’il arrivera à ces lâches siégeant à Washington quand ils devront confronter à cause de leur arrogance, la puissance de la Chine et de la Russie ?

Pas étonnant donc qu’après 15 ans de conflit sans raison, les Etats-Unis ont été battus par quelques milliers de guerriers légèrement armés en Afghanistan et que le “mission accomplie” prononcée par l’imbécile Deubeuliou Bush demande maintenant l’intervention de la super-puissance russe pour être accomplie.

Seule la Russie peut mettre fin au terrorisme créé au Moyen-Orient par les abrutis de Washington. Les imbéciles de bas étage de Washington promeuvent le terrorisme afin de vampiriser le contribuable américain pour payer les bénéfices au complexe militaro-industriel et de la sécurité, celui-là même contre lequel le président Eisenhower nous avait mis en garde il y a près de 7 décennies.

Les Américains sont si incompétents qu’ils devraient juste dégager de la scène, rentrer chez eux et se planquer sous leur lit tant ils sont terrifiés des “terroristes”, en très grande partie une invention des néo-conservateurs, de leur propagande et de leur agenda.

Il ne faut juste qu’une invention propagandiste, un évènement faux-frapeau, pour faire trembler de trouille la si “puissante Amérique”.

Je suis d’un seul coup devenu un “antisémite” lorsque j’ai commencé à faire observer que le traitement infligé par Israël aux Palestiniens ressemblait grandement au traitement réservé par l’armée de l’Union (nordiste) sous les ordres des généraux Sherman et Sheridan, aux Indiens des grandes plaines de l’Amérique. Un génocide plein pot et grandeur nature.

Un officiel israélien m’a écrit pour me demander pourquoi je critiquais Israël de faire aux Palestiniens ce que le gouvernement des Etats-Unis avait fait aux Amérindiens. En d’autres termes, le monde occidental et Israël dont les membres ayant soi-disant souffert de l’holocauste, n’étaient pas obligés de faire quelque progrès moral que ce soit en un ou deux siècles. Quoi que ce fut que les criminels de guerre de l’Union aient fait aux Indiens des plaines (et autres) au XIXème siècle, est parfaitement OK pour Israël de faire aux Palestiniens au XXIème siècle.

Voilà pour ceux qui croient en un progrès moral.

Le mot “antisémite” a perdu son venin, parce que toute critique justifiée du gouvernement sioniste israélien est étiqueté d’antisémitisme. Le mot a été tant et tant utilisé et mal appliqué qu’il est devenu inutile, obsolète. En fait, se retrouver étiqueté “d’antisémite” par le lobby d’Israël revient à être officiellement déclaré comme une personne à la haute conscience morale.

En ce moment, le lobby d’Israël est à l’œuvre pour détruire quiconque est associé avec la campagne du mouvement BDS (Boycott, Divestement and Sanctions), qui est un effort de sanctionner Israël pour son génocide en Palestine. Le musicien populaire Roger Waters est une des rares personnalités courageuses à soutenir ce mouvement.

Waters dit que bon nombre de ses collègues artistes qui ont protesté autrefois contre la guerre du Vietnam et contre l’apartheid en Afrique du Sud (NdT: régime grand ami d’Israël du reste…) “font dans leur froc” devant Israël pour protester ce que l’ancien président des Etats-Unis Jimmy Carter a appelé “l’apartheid israélien”.

Les républicains, les conservateurs et le lobby israélien n’aiment pas Jimmy Carter parce qu’il parle honnêtement, c’est pourquoi je le respecte.

Il n’y a absolument aucun doute sur le fait que les Palestiniens ont eu leur pays volé. Maintenant ils ont été confinés dans des ghettos, comme les Amérindiens aux Etats-Unis au XIXème siècle le furent dans des “réserves”. Ceci est un fait simple et évident. Mais quiconque cite cet état de fait est immédiatement étiqueté “antisémite qui veut tuer tous les juifs” par le lobby d’Israël.

En d’autres termes, c’est l’Israël sioniste qui pratique le génocide, mais une personne qui mentionne ce fait est accusée de vouloir faire aux juifs ce qu’Israël fait aux Palestiniens.

Israël, grâce à la totale couardise du gouvernement de la “seule super-puissance mondiale” ainsi qu’aux médias et industrie du spectacle américains largement contrôlés par les israéliens, a toujours pu s’en sortir au moyen de ce pur exercice du pouvoir de la propagande et de l’intimidation.

Mais çà ne marche pas avec Roger Waters.

Soutenez Roger Waters, un des grands musiciens de rock de cette ère alors qu’il se soulève pour les Palestiniens, contre les crimes monstrueux de l’Israël sioniste:

http://mondoweiss.net/2016/05/musicians-destroyed-palestinians/

Cela me stupéfie toujours de constater combien le courage a disparu du monde occidental. Des Américains insouciants ont perdu leur liberté au profit de la désinformation et de la peur. Un peuple si froussard n’a aucune perspective devant les peuples russe et chinois.

Le monde occidental, enfouit dans la propagande et le mensonge compulsif est maintenant entré de plein pied dans les poubelles de l’histoire. Il n’existe plus.

Palestine, Nakba… 68 ans de résistance au colonialisme génocidaire

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 mai 2016 by Résistance 71

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog
, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999

“La conclusion acceptée par la majorité des archéologues et des érudits de la bible fut qu’il n’y eut jamais de grande monarchie et que le roi Salomon n’a jamais eu de grand palais dans lequel il hébergeait ses 700 épouses et 300 concubines. Ce furent des écrivains postérieurs qui inventèrent et glorifièrent un puissant royaume uni, établi par la grâce d’une seule déité. Leur riche et distinctive imagination a aussi produit les histoires de la création du monde, du terrible déluge, de l’errance des anciens, de la lutte de Jacob avec l’ange, l’exode d’Egypte et le passage de la Mer Rouge, la conquête des Cananéens et l’arrêt miraculeux du soleil à Gibeon.

Les mythes centraux au sujet de l’origine pure de cette merveilleuse nation qui émergea du désert, conquît une grande terre et construisit un glorieux royaume furent un bonus pour la montée du nationalisme juif et la colonisation sioniste. Pendant un siècle, ils fournirent le carburant textuel de qualité canonique qui donna grande énergie à une politique d’expansion identitaire et territoriale demandant une auto-justification et un sacrifice considérable.

Des archéologues et des érudits de la bible empêcheurs de tourner en rond, en Israël et ailleurs, mirent à mal ces mythes, qui à la fin du XXème siècle semblaient avoir été relégués aux statut de fiction ayant un fossé infranchissable entre eux et la réalité archéologique.”
~ Professeur Schlomo Sand
, universités de Tel-Aviv, Berkeley Californie et à l’École des Hautes Études de Sciences Sociales, EHESS, Paris, de son livre “The Invention of the Jewish People”, 2009 ~

 

Les 68 ans de la Nakba ou la résistance historique d’un peuple déterminé !

Ziad Medoukh

15 Mai 2016

url de l’article original:

http://www.mondialisation.ca/les-68-ans-de-la-nakba-la-resistance-historique-dun-peuple-determine/5525417

15 mai 1948 -15 mai 2016, soixante-huit ans déjà, soixante-huit ans depuis le début du drame des Palestiniens, soixante-huit ans de souffrance, de malheurs et de massacres pour un peuple digne, soixante-huit ans depuis le début de cette injustice imposée à un peuple sur sa terre, soixante-huit ans de déportation d’un peuple pour le remplacer par un autre peuple.

Mais, soixante-huit ans de résistance, de patience, de détermination, de courage, et de persévérance pour un peuple toujours debout, un peuple toujours attaché à sa terre et à sa Palestine en dépit de toutes les mesures de cette occupation illégale, une occupation aveugle, une occupation qui dure, qui dure !

Les Palestiniens commémorent les soixante-huit ans de la catastrophe dans un contexte national et régional particulier marqué notamment par la poursuite de l’occupation et de la colonisation dans les territoires palestiniens, par un soulèvement populaire spontané en Cisjordanie, par les agressions israéliennes permanentes dans la bande de Gaza qui subit un blocus inhumain, et l’absence de perspectives pour l’avenir.

Soixante-huit ans et les forces de l’occupation violent les droits les plus fondamentaux d’un peuple, soixante-huit ans de politique d’apartheid, de discrimination et du terrorisme d’un état hors la loi.

En 68 ans, Israël a appliqué toutes les mesures inhumaines illégales à l’encontre des Palestiniens, il en a emprisonné plus d’un million, il en a massacré et assassiné des milliers, il a occupé tous leurs territoires.

L’état d’occupation a créé le problème des réfugiés palestiniens qui vivent dans des conditions humanitaires épouvantables dans les pays voisins et à l’étranger, et qui souffrent en permanence.

Cet état d’apartheid est le seul Etat qui, encouragé par les grandes puissances internationales, n’a jamais appliqué aucune résolution des Nations-Unies, pas plus que les accords de paix signés.

En 68 ans, Israël a toujours été un état illégal, un état hors la loi, un état d’apartheid, un état colonial, un état qui considère les citoyens arabes des  territoires de 1948 comme des citoyens de seconde zone, un état qui a construit le mur de la honte en Cisjordanie, un état qui impose un blocus inhumain à la population civile de Gaza, un état qui érige tous les jours de nouvelles colonies dans les Territoires, un état qui vole tous les jours les ressources naturelles appartenant aux Palestiniens.

Un état qui n’a toujours pas de frontières, un état qui refuse toutes les initiatives de paix régionales et internationales.

On peut citer maints exemples de l’histoire noire de cette occupation contre les Palestiniens : agressions quotidiennes, mesures atroces, massacres, déportations, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, la liste est longue, très longue, trop longue.

Le dernier crime israélien massif contre les Palestiniens, est la dernière offensive militaire contre la population civile de la bande de Gaza en été 2014, avec de milliers de morts et de blessés palestiniens, en majorité des enfants.

68 ans de résistance remarquable de toute une population qui poursuit son combat pour retrouver la liberté et vivre dignement sur sa terre.

Soixante-huit ans après, les Palestiniens s’interrogent : 68 ans de violation de nos droits ne suffisent-ils pas ? Le temps n’est-il pas venu de réagir et d’imposer à cet état d’apartheid l’application du droit international ? Le temps n’est-il pas venu d’instaurer la justice en Palestine ? Les Palestiniens n’ont-ils pas le droit de vivre, après tant d’années de souffrance, dans un état libre et indépendant ?

68 ans après cette catastrophe, nous, Palestiniens, et quelles que soient les mesures d’apartheid et de terrorisme d’état pratiquées, poursuivons le combat et les sacrifices pour notre liberté. Nous sommes plus que jamais déterminés et avons un message à délivrer au monde entier, un message clair et précis. Nous sommes toujours attachés aux principes suivants :

– Non, nous n’oublierons jamais l’histoire noire de cette occupation illégale et ses différents crimes contre notre population civile.

– Non, nous ne partirons pas d’ici, nous resterons attachés à notre terre. Nous ne partirons pas. Ici, notre terre, ici notre vie et ici notre Palestine !

– Oui, le droit au retour est sacré et tous les réfugiés palestiniens doivent pouvoir retrouver leurs villes et leurs villages d’origine.

– Oui, nous poursuivrons notre résistance sous toutes ses formes afin de vivre en liberté sur notre terre, cette terre appelée Palestine, et qui s’appellera toujours Palestine.

– Oui, nous avons le droit de créer notre Etat libre et indépendant, avec Jérusalem comme capitale.

– Oui, nous sommes prêts à vivre en paix, une paix durable, mais une paix qui passera avant tout par la justice, par l’application du droit international, par la fin de l’occupation illégale, et par la réalisation de toutes les revendications légitimes du peuple palestinien.

La lutte continue ! Et le combat se poursuit ! Pour une Palestine libre et pour une Palestine indépendante ! Nous sommes tous convaincus que notre liberté s’approche…

Résistance au colonialisme: Les anarchistes contre le mur… du sion

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 10 mai 2016 by Résistance 71

Les anarchistes toujours contre le mur

 

Patrick Schindler

 

22 avril 2016

 

url de l’article:

http://www.monde-libertaire.fr/?article=Les_anarchistes_toujours_contre_le_mur_!

 

Promotion du livre: “Les anarchistes contre le mur”, éditions libertaire, Publico, 145 rue Amelot, Paris 11e ~

 

Tandis que depuis bientôt soixante-dix ans que les Palestiniens ont été expulsé de leur pays en 1948 (et en 1967), ils n’ont toujours pas reçu les dédommagements prévus par les organisations internationales après la création de la ligne verte devant soi-disant marquer les frontières entre Israël et ses voisins… Pour synthétiser, après les accords de Camp David ; après la guerre du Liban et le terrible épisode de Sabra et Chatilla, entraînant les troubles permanents entre Palestiniens et Israéliens en Cisjordanie et dans la région de Gaza ; après la première Intifada, la ‘guerre des pierres’ en 1987 et l’enlisement de la situation entre l’Etat militaire israélien et l’Autorité palestinienne ; après le début de la colonisation de la région par l’Etat d’Israël ; après la seconde Intifada d’octobre 2000, il aura encore fallu attendre 2001, pour que d’immenses manifestations soient organisées à Tel Aviv et en Palestine, insufflées par le mouvement de solidarité international avec le vague espoir d’arriver à un compromis…

Mais, suite à la destruction du camp de réfugiés palestiniens de Jénine en 2002, les violences redoublent contre les Palestiniens. Ceux qui vivent encore en Israël sont victimes d’un apartheid tandis que les colons israéliens commencent à construire une ‘barrière de sécurité’ (ne respectant que 20 % de la fameuse ligne verte) entre les deux peuples, les coupant de tout contact, empêchant les Palestiniens d’aller travailler en Israël – pour des salaires de misère.

Pendant ce temps, les colons israéliens occupent leurs terres situées de l’autre côté de la ‘frontière’, détruisent leurs maisons, leurs oliviers et leur confisquent leurs sources d’eau potable.

Il faudra encore attendre 2003 pour voir la création des Anarchistes contre le Mur, en réaction à la construction de ce qui est devenu effectivement un véritable mur; à l’image de celui de Berlin.

La lutte contre le mur s’intensifiera en décembre 2003, quand Gil Na’amati – un Israélien faisant partie du mouvement – se fera tirer dessus à balles réelles par les militaires israéliens, ce qui provoquera une vive réaction, tant en Palestine qu’en Israël.

C’est à partir de février 2005 que les militants des Anarchistes contre le Mur décident de se rendre tous les vendredis dans les villages limitrophes de la ligne de démarcation, à Bil’in, Nil’in, Ma’asra et beit Ummar. Les militaires israéliens classent ces villages détruits par les colons israéliens en ‘zone militaire’. En 2009, un millier de personnes (Israéliens et Palestiens) défilent à Tel Aviv contre la guerre de Gaza. Dénoncés comme ‘traîtres et fauteurs de troubles’, 700 Palestiniens sont arrêtés. Depuis, les militants des Anarchistes contre le Mur manifestent leur soutien au peuple palestinien tous les vendredis dans les villages cisjordaniens situés le long du mur.

Les Editions libertaires ont rassemblé dix textes de sensibilités différentes de ces militants dans un petit recueil qui témoigne de manière crue et sans fard de leur révolte contre un état militaire et colonialiste, de leurs motivations, de leurs doutes et de leurs contradictions, mais surtout de leurs espoirs.

L’ouvrage s’ouvre sur un avant-propos d’André Bernard et Pierre Sommermeyer, et une préface de Ilan Shatif qui nous explique le pourquoi de cette édition française, avant de laisser la parole à Uri Gordon et Ohal Grietzer qui ont rassemblé lesdits textes.

Pour bien nous mettre dans le contexte, le fascicule présente plusieurs déclarations et discours qui ont jalonné l’existence du mouvement, avant de céder la place aux commentaires des militants.

Le premier est celui de Leenee Rothschild, qui raconte, sans fioriture aucune, l’histoire du petit village de Nabi Saleh (région de Ramallah) dont les 500 résidents protestent tous les vendredis contre l’occupation et les colons qui leur volent leur source d’eau potable. Leenee raconte le jour où la police militaire tire à balles réelles, tandis que Uday, un Palestinien est arrêté avec deux militants israéliens. Deux poids, deux mesures : Uday écopera de 8 mois de prison, tandis que les deux israéliens seront relâchés.

Plus tard, Mustafa Tanimi, un autre Palestinien, sera blessé à la tête par une lacrymo lancée à bout portant par un militaire et mourra de la suite de ses blessures. La description des funérailles est poignante.

Petite consolation, deux ans plus tard, un groupe obstiné de femmes palestiniennes réussira à atteindre pour la première fois la source volée par les colons, dans le village de Leehee Rothschild.

Le second texte de Kobi Snitz constate que, si le Mur est terminé, la partition de la Cisjordanie sera permanente et irréversible, tandis qu’aucun parti israélien ne soutient la lutte contre sa construction. Il constate amèrement que, même dans la lutte aux côté des Palestiniens, les Israéliens restent des privilégiés et que ce sont les Palestiniens qui prennent le plus de risques.

Roy Wagner nous fait pénétrer dans Tel Aviv, la plus belle ville du monde… entourée de militaires ! Il nous fait voyager de l’autre côté du miroir touristique et bourgeois, dans le quartier de la gare routière, dont la vieille population arabe, juive-yéménite et caucasienne a été expulsée, tandis que les Philippins ont fini par fuir les derniers vestiges sur la colline, laissant la place aux derniers arrivants, les Soudanais et les Erythréens qui y vivent dans des conditions de misère. Roy nous parle de ces jeunes israéliens qui oublient un peu vite, une fois leur service militaire effectué, leur position d’oppresseur des Palestiniens. Il milite avec les Anarchistes contre le Mur et travaille dans une ONG, « Peut-être encore une façon pour moi de ne pas parler de l’occupation à ma propre communauté », conclue-t-il.

Tali Shapiro, dans un registre de sincérité confondante, se pose la question de l’image que renvoient les militants Anarchistes contre le mur qui, à force de défendre leurs convictions, isolés des leurs, sont devenus petit-à-petit des loups solitaires et auto-suffisants. Les mâles ashkénazes sont les plus machistes, vouent un culte au héros, tandis que les femmes et les gays sont discriminés, tout comme que les Mizrahi, les russophones, les handicapés et les personnes âgées. Pour Tali, au final, les militants des Anarchistes contre le Mur devraient se poser des questions, car selon elle, « le privé aussi EST politique ».

Pour Sarah Assouline, juive canadienne immigrée en Israël (qui vit dans une bulle), aujourd’hui, ce sont les assassins qui sont des héros ! Elle a découvert l’autre face d’Israël en commençant à participer aux manifestations hebdomadaires des Anarchistes contre le Mur, « pour obliger les gens à prendre conscience qu’il y a bien occupation, nettoyage ethnique (80 % des Israéliens a soutenu le massacre de Gaza), et que les Palestiniens existent ! Mais on dirait que le monde n’a pas encore assez bu de sang palestinien » éructe-t-elle.

Iris Arieli se penche sur les situations d’urgence que vivent les Anarchistes contre le mur et leur négligence du soutien post-traumatique lorsqu’ils rentrent d’actions violentes et qu’ils souffrent de dissociation, d’évitement et de flash-backs. Ils finissent épuisés de l’intérieur et ont une image négative d’eux-mêmes. « Il faut prendre le temps de prendre soin de soi malgré l’urgence de l’action », est sa conclusion.

Uri Ayalon revient sur la naissance des Anarchistes contre le Mur et le rôle non négligeable qu’ont joué des journalistes engagés et courageux qui n’ont pas hésité, au risque de perdre leur job, à les faire connaître, sinon reconnaître – car pour ce dernier, « Dans le combat pour la vérité, une caméra est une arme efficace », avant d’avertir : « Aujourd’hui, Plus personne ne pourra dire.. ‘Je ne savais pas’ »…

Yossi Bartal se demande comment, en tant que militant anarchiste et queer, combattre un Etat d’occupation, après le recul enregistré après la seconde Intifada, la reprise du contrôle religieux, nationaliste et militariste. Le retour en arrière, les violences homophobes contre la Gay Pride de Tel Aviv, et la même ségrégation qui sévit en Palestine… Cependant, il convient : « Ce n’est pas notre combat de changer et contester la culture palestinienne avec ses éléments patriarcaux, militaristes et homophobes, mais celui de nos camarades palestiniens auxquels nous devons offrir notre solidarité ».

Ruth Edmond se penche sur la difficulté de garder ses amis et de bons rapports avec sa famille quand on est un militant radical. On s’en éloigne progressivement. Elle se souvient de l’assassinat de Mustaa Tanimi, tandis qu’une amie lui dit « Tu ne vas tout de même pas y aller ? Mais comment aurait-elle réagi si un juif avait été tué ? ». Ruth pense qu’il faut continuer à parler à ses amis à se famille, « afin qu’ils n’enfouissent pas leur tête dans le sable ».

Enfin, Chen Misgav, durant une manifestation à Nabi Saleh, décide de garder son insigne arc-en-ciel (gay et queer) et de continuer à l’arborer. Il y fait une rencontre qui va changer sa vision du monde : il se lie d’amitié avec un jeune Palestinien de Ramallah. Durant le week-end qu’il passe pour la première fois en terre palestinienne, il visite le siège de l’Autorité palestinienne interdite aux juifs par la loi, et même la tombe de Yasser Arafat, « J’espère que beaucoup d’Israéliens auront l’occasion de faire connaissance des habitants d’une ville de l’autre côté de la frontière, où par temps clair, on peut voir Tel-Aviv ». Nous l’espérons également !…

Résistance politique: Israël… état ou lobby ? (entretien Dr Oberlin)

Posted in actualité, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 26 avril 2016 by Résistance 71

“Pour mener leur projet à bien, les penseurs sionistes clâmèrent le territoire biblique et le recréèrent, en fait le réinventèrent même comme le berceau de leur nouveau mouvement nationaliste. Ce qu’ils voyaient était une Palestine occupée par des ‘étrangers’ et qui devait être repossédée. Des ‘étrangers’ ici voulait dire tout non-juif qui avait vécu en Palestine depuis la période romaine. De fait, pour beaucoup de sionistes, la Palestine n’était même pas une ‘terre occupée’ quand ils arrivèrent dessus en premier lieu en 1882, mais c’était plutôt une terre ‘vide’. Les Palestiniens natifs qui y vivaient étaient des invisibles ou s’ils ne l’étaient pas faisaient partie des obstacles naturels à surmonter, à conquérir et à retirer. Rien, ni les pierres ni les Palestiniens ne devait faire obstacle à la ‘rédemption’ nationale de la terre que le mouvement sioniste convoitait…”

~ Illan Pappe, 2007 ~

 

Christophe Oberlin: “Israël n’est pas un état c’est un lobby”

 

Entretien du Dr. Christophe Oberlin avec Silvia Cattori

 

23 avril 2016

 

url de l’article:

http://arretsurinfo.ch/christophe-oberlin-israel-nest-pas-un-etat-cest-un-lobby/

 

Entretien avec Christophe Oberlin, chirurgien français, un des meilleurs connaisseurs de la politique palestinienne. Il a consacré plusieurs ouvrages à témoigner de ce qu’il a observé lors de ses multiples missions chirurgicales à Gaza.

Le 26 juin 2006, le caporal franco-israélien Gilad Shalit est capturé par un commando palestinien lors d’une attaque menée, via un tunnel, au sud de Gaza. Détenu dans un lieu gardé secret, il ne sera finalement libéré qu’après cinq ans de négociations secrètes indirectes entre Israël et le Hamas, le 18 octobre 2011, en échange de la libération de 1027 prisonniers palestiniens.

Dans l’intervalle deux opérations meurtrières auront été menées par l’armée israélienne contre la bande de Gaza, en 2006 et en 2008-2009, faisant plus de 1500 morts et près de 6000 blessés palestiniens.

Dans son dernier ouvrage intitulé L’échange – Le soldat Shalit et les Palestiniens(1), Christophe Oberlin retrace toute cette période, marquée par une résistance héroïque, noyée dans le sang par Israël. Il dévoile le douloureux sort des prisonniers palestiniens dont la détention illégale – contrairement à Shalit – n’a jamais retenu l’attention de la presse occidentale traditionnelle.

Il répond ici aux questions de la journaliste Silvia Cattori.

Silvia Cattori: Vous relevez qu’en juin 2006, au moment de la capture du soldat Shalit, 9500 Palestiniens croupissaient dans les geôles israéliennes, «dont près de 10% enfermés en détention administrative, c’est- à-dire sans charge ni jugement», en butte à des abus et difficultés de tous ordres. Le délit de «menace pour la sécurité d’Israël s’appliquant à des actions comme la participation à une manifestation ou à la distribution d’un tract», vous soulignez que, de 1967 à 2006, 650 000 Palestiniens ont été incarcérés à ce titre dans des prisons israéliennes et que, «à la date de la capture de Shalit, c’est 40% de la population masculine palestinienne adulte qui a été déjà emprisonnée au moins une fois en Israël». Ce sont des chiffres qui font tourner la tête. Il s’agit de Palestiniens vivant sous occupation, abusés, kidnappés et violentés par Israël en toute impunité. Doit-on en conclure que l’occupant se sert systématiquement de l’emprisonnement arbitraire pour briser l’esprit de résistance des Palestiniens ? Cette politique a-t-elle changé depuis 2006 ? Quel est aujourd’hui son impact ?

Christophe Oberlin: La stratégie israélienne a été jusqu’à présent une stratégie de destruction physique, économique, mentale de tout ce qui est situé au-delà du Mur.  On peut dire sans risque de se tromper que c’est un échec sur les trois plans. Quatre cents Palestiniens naissent chaque jour, et les Palestiniens sont majoritaires sur le territoire de la Palestine historique ; celle qui a été reconnue comme État par la Société des Nations et à exercer la souveraineté d’éditer des passeports palestiniens entre 1922 et 1947. Un État certes sous mandat, mais un État au sens politique wébérien du terme. Aujourd’hui sur l’ensemble contrôlé par Israël, le territoire de 1948, la Cisjordanie, Gaza, le Golan, les Palestiniens sont majoritaires.

Sur le plan économique les Palestiniens survivent, difficilement mais ils survivent. La situation à Gaza est particulièrement difficile, mais on peut penser que la dictature du maréchal Sissi ne sera pas éternelle : la situation économique des Égyptiens est pire que celle des Palestiniens de Gaza.

Enfin, mentalement, les Palestiniens n’ont jamais été aussi forts : la répression produit notamment des élites ultra-éduquées encore plus revendicatives que la génération précédente.

À ce triple échec s’ajoute le soulèvement de la jeunesse en cours qui, de l’aveu même du directeur d’état-major de l’armée israélienne, impose pour la première fois depuis 1948 une réorientation stratégique vers une stratégie de défense et d’alerte précoce. C’est le territoire de 1948 lui-même qui est menacé, alors que des vidéos circulent sur les médias sociaux montrant des soldats israéliens fuyant à l’annonce d’un Palestinien peut-être armé d’un seul couteau.

Silvia Cattori: Les médias de l’establishment ont souvent parlé du cas Shalit. Comment expliquez-vous que, quand il s’agit des détentions arbitraires et de l’usage de la torture dans les prisons israéliennes qui frappent les Palestiniens, ils n’en parlent jamais? Pourquoi ces deux poids deux mesures?

Christophe Oberlin: La période de détention de Shalit entre 2006 et 2011 correspond, j’ose l’espérer, à la fin d’une époque qui est celle d’un contrôle massif des médias par le lobby sioniste. Ce lobby est un navire qui fait eau de toutes parts. Ce qui se passe dans les prisons israéliennes n’est pas encore diffusé, mais les crimes de guerre comme les assassinats de civils désarmés sont désormais filmés et médiatisés, à tel point qu’Israël pour la première fois est obligé d’en tenir compte. Les dossiers s’accumulent sur le bureau de la Cour pénale internationale, comme autant de nuages dans le ciel israélien. Quant au fait d’avoir utilisé à fond la double nationalité de Shalit [franco-israélien] pour prétendre le faire libérer, ce fut en réalité une chance pour les Palestiniens qui en ont profité à fond lors des négociations.

Silvia Cattori: Vous rappelez que Mahmoud Abbas (2) s’est d’abord précipité pour condamner la capture de Shalit. N’est-ce pas là une pure trahison de la cause palestinienne? L’Autorité palestinienne a-t-elle une quelconque crédibilité ?

Christophe Oberlin: Des livres entiers pourraient être écrits sur les trahisons de l’Autorité palestinienne, et on pourrait citer les deux plaintes pour crime de guerre déposées à la Cour pénale internationale par les Palestiniens et bloquées, transitoirement, par l’Autorité palestinienne.

Mais voyons les choses plus largement. Lorsqu’on n’arrive pas à se mettre d’accord sur une question, c’est souvent que celle-ci est mal posée. Israël n’est pas un État, c’est un lobby. Un lobby utilise tous les moyens, mensonge, illégalité, violence. Cela ne sert à rien de tenter de négocier avec un lobby. L’Autorité palestinienne n’a intrinsèquement aucune autorité, légalement aujourd’hui aucune légitimité. Elle est financée en tant que supplétif d’un pouvoir colonial. Il n’y a donc rien à attendre de deux acteurs qui jouent une pièce de théâtre qui n’a rien à voir avec la réalité.

Silvia Cattori : Pendant que l’attention du public est tournée vers les guerres atroces qui se déroulent dans les pays voisins, qu’Israël a du reste contribué à fomenter, celui-ci semble n’avoir rien à craindre. Le temps et le chaos jouent-ils en sa faveur selon vous ?

Christophe Oberlin: Je crois plutôt que c’est l’inverse. Malgré les épreuves inqualifiables imposées aux populations du Proche-Orient, la balkanisation souhaitée n’est pas en train de s’accomplir. L’embargo puis les guerres occidentales en Irak n’ont pas soustrait ce pays à la sphère iranienne. L’État syrien, au sens exact du terme, n’a pas disparu pour toujours. La construction d’un Liban tribal est un échec. Quant à Israël il est frappant de constater un basculement qui s’exprime aujourd’hui bien au-delà des spécialistes ou des militants. On parle de moins en moins des frontières de 1967. (3) Le constat est là : un État basé sur la guerre permanente externe et interne n’a pas d’avenir. Et l’égalité des droits, revendication anticoloniale bien classique, cela signifie la disparition du sionisme et l’avènement d’un État palestinien où tous auront les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Je vous remercie infiniment.

Propos recueillis par Silvia Cattori le 23 avril 2016

(1) L’échange, le soldat Shalit et les Palestiniens, par Christophe Oberlin, Editons Erick Bonnier: 2016.

(2) L’Autorité palestinienne, basée à Ramallah, est maintenue au pouvoir par l’aide financière de l’UE

(3) La narration véhiculée par le lobby occulte le fait que l’injustice remonte à la création d’Israël en 1948 et non pas en 1967

Colonialisme et Palestine occupée: Torture systémique dans les geôles sionistes…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, police politique et totalitarisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 26 février 2016 by Résistance 71

Une raison de plus pour boycotter ? En fallait-il encore ? Celle-là vaut-elle la peine ? C’est la prochaine étape en France: goulag et corvée de bois. La boucle sera bouclée: les escadrons de la mort modernes furent mis en place, testés par la France en Algérie, puis exportés avec notre enseignement « contre-insurrectionnel » à l’université des tortionnaires: La escuela de las Americas (L’école des Amériques, School of the Americas) qui a l’époque sévissait au Panama sous commandement yankee entre 1946 et 1984 lorsqu’elle fut virée du Panama. Elle a depuis été rapatriée à Fort Benning dans l’état de Georgie (pas loin du QG de Coca Cola…) et rebabtisée « Western Hemisphere Institute for Security Cooperation » ou WHISC. Les Israéliens y donnent des cours aussi.

— Résistance 71 —

 

L’usage de la torture dans les prisons israéliennes est érigé en système

Emily Mulder

25 Février 2016

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article15921

Une enquête conjointe lancée par les groupes de défense des droits israéliens sur les pratiques de la prison Shikma en Israël a révélé – une fois de plus – que les les détenus palestiniens sont victimes de violations « systématiques ».

Des représentants de B’Tselem et HaMoked ont rapporté dans un communiqué mardi les abus systématiques et la torture à l’encontre des prisonniers palestiniens, dans le centre d’interrogatoire de Shikma dans la ville méridionale d’Ashkelon.

Des informations écrites et des témoignages documentés par les groupes israéliens de défense des droits de l’homme, ont mis en évidence que la quasi-totalité des 119 Palestiniens interrogés dans ce site ont subi de la violence physique, la privation de sommeil, les menaces ou l’isolement, un certain nombre de détenus étant soumis à une combinaison de traitements dégradants.

D’autres abus comprennent l’exposition à des températures extrêmes ou l’immobilisation en étant attaché à une chaise à une main et un pied, tandis que 77% des détenus ont été empêchés de voir un avocat pour tout ou partie de leur temps dans le centre de Shikma.

Tandis que c’est l’agence israélienne de sécurité, le Shin Bet, qui mène les interrogatoires, B’Tselem et HaMoked ont déclaré que les conditions dégradantes ont été confirmées par le service pénitentiaire israélien, qui crée « les conditions de détention en fonction du plan d’interrogatoire, destiné à briser le moral d’un détenu. »

Des médecins et psychologues dans Shikma donnent leur « feu vert » aux souhaits des interrogateurs, ramenant souvent, indépendamment de son état, un détenu pour de nouveaux interrogatoires après qu’il ait reçu un traitement physique et mentale pour les blessures causées par les interrogatoires précédents.

Les niveaux supérieurs dans l’armée israélienne ferment les yeux sur les abus commis par des soldats ou des policiers sur les détenus emmenés vers Shikma, et les juges militaires israéliens ont « en réalité donné leur accord » pour la poursuite des mesures abusives à l’encontre des Palestiniens arrêtés.

Citant les acteurs impliqués à tous les stades de l’interrogatoire et de la détention à Shikma, les deux organisations ont déclaré : « Tous participent, sous une forme ou une autre, à divers aspects du traitement cruel, inhumain, dégradant et abusif auquel les détenus palestiniens sont soumis à leur arrivée à Shikma ou ailleurs ».

Israël se sert de de l’Autorité palestinienne pour mener à bien la torture

Parmi l’ensemble des acteurs qui ont facilité ces mesures cruelles et dégradantes contre les détenus palestiniens dans la prison Shikma, se trouvent des interrogateurs de l’Autorité palestinienne.

Sur l’ensemble des cas traités dans le rapport, 39 détenus ont été interrogés par l’Autorité palestinienne avant d’être enlevés par les forces israéliennes.

Adi Awawdeh, un étudiant de 21 ans originaire de la ville de Karmah en Cisjordanie occupée, était l’un d’eux.

« J’ai été arrêté par l’Autorité palestinienne pour une durée d’environ 70 jours », a déclaré Awawdeh dans sa note écrite recueillie par HaMoked et B’Tselem.

« Avec la préventive [Force de sécurité] il y avait la torture physique et mentale. Je souffrais beaucoup. J’étais à l’isolement pendant 40 jours, avec des interrogatoires sans fin. Alors on m’a mis dans ce que nous appelons le réfrigérateur – une petite pièce d’environ 90 cm de large et deux mètres de long.

« Ils vous mettent là pieds nus, avec des vêtements très minces, et vous restez soumis à un courant d’air très froid. Vous vous sentez comme vous si vous étiez dans un réfrigérateur. Les murs et le sol étaient très froid. Vous êtes assis là avec rien, sauf une bouteille d’eau. Il y a pas de toilettes. … J’y suis resté pendant trois jours », a déclaré Awawdeh.

« Les interrogateurs me frappaient avec leurs mains sur tout mon corps. Deux me maintenaient immobilisé tandis que le reste me frappaient. Ils me menaçaient d’agression sexuelle.

« Vous ne pouvez pas rester silencieux. Vous leur dites ce qu’ils veulent entendre et pour qu’ils vous sortent de là. Voilà pourquoi je leur ai dit ce qu’ils voulaient, et pas la vérité. »

Il a poursuivi : « En fin de compte, je suis sorti de là avec une amende et diverses interdictions, et on m’a dit que les juifs allaient venir me chercher. Une semaine plus tard, les Israéliens m’ont arrêté ».

Awawdeh était l’un des 26 détenus à signaler l’utilisation d’enregistrements fournis par l’AP lors des interrogatoires par les israéliens, quatorze disant qu’ils avaient été torturés par l’AP au cours des interrogatoires.

Le porte-parole de la sécurité de l’AP, Adnan Dmeiri a déclaré à Ma’an que depuis qu’il a commencé à travailler pour les forces de sécurité en 1994, il n’était au courant d’aucun cas dans lequel des informations recueillies par les interrogateurs palestiniens auraient été transférées aux services israéliens du renseignement.

B’Tselem et HaMoked ont déclaré qu’en exploitant les rapports des interrogateurs de l’AP, les autorités israéliennes participent indirectement à la torture « en utilisant sciemment des renseignements obtenus grâce à l’utilisation de la torture – souvent cruelle et sévère – par les interrogateurs de l’Autorité palestinienne contre les détenus ».

« Aucune volonté de traiter les problèmes »

Les conclusions de B’Tselem et de HaMoked sur la prison Shikma ont été divulguées dans les prisons israéliennes. Bien que les enquêtes soient officiellement encouragées par l’État, les deux groupes ont déclaré que les organes de l’État ont refusé à plusieurs reprises de reconnaître l’existence d’abus systématiques à l’encontre des détenus palestiniens.

Noga Kadman de B’Tselem a déclaré ce mardi qu’il était essentiel de reconnaître que les cas de torture ou de mauvais traitements sont généralement faussement présentés par les autorités israéliennes comme des incidents isolés.

Ces cas sont souvent ignorés car attribués à des « interrogateurs individuels » qui auraient été contraints d’utiliser de telles tactiques dans des cas « de bombe à retardement », a déclaré Kadman.

« Voilà la terminologie que l’on entend très souvent, qu’il s’agissait d’une sorte de situation désespérée », a ajouté Kadman.

Cependant, Kadman a dit aussi que la torture et les mauvais traitements sont des mesures de « routine » orchestrées par le Shin Bet et soutenues par tous les autres corps de l’État qui sont en contact avec de tels cas.

« Une des choses cohérentes que vous verrez … est le fait que ce soit un régime orchestré. Ce n’est pas une sorte d’initiative individuelle par un geôlier, ou un gardien ou un interrogateur isolé », a ajouté le porte-parole de B’Tselem, Sarit Michaeli. « L’autorisation d’utiliser ce genre de ’mesures spéciales d’interrogatoire’ vient du procureur général ou des niveaux plus élevés dans la hiérarchie. »

Daniel Shenhar, un avocat pour Hamoked et qui a aidé les Palestiniens à porter un nombre incalculable de ces violations devant la justice, a déclaré que les enquêtes militaires sur les violations sont en fin de compte inutiles.

« Nous avons écrit au bureau du procureur général, parlant de la privation de sommeil systématique – qui est commune dans presque tous les interrogatoires – de l’usage de la chaise à cinq pattes qui […] font qu’il est presque impossible de supporter un interrogatoire. Malheureusement, cette porte nous était fermé au nez.

« Il ne semble y avoir aucune volonté de la part des autorités israéliennes de résoudre ces abus érigés en système. »

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