Archive pour entité sioniste et Palestine

Et pendant ce temps là… Une autre résistance avance (Al Manar)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 23 février 2022 by Résistance 71

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Le drone Hassan, les médias israéliens et la prochaine guerre

Al Manar

18 février 2022

Url de l’article original : https://french.almanar.com.lb/2251977

Devant la version finale de l’armée israélienne de ce fameux drone Hassan, qui a survolé le nord de la Palestine occupé ce vendredi, avant d’être revendiqué par le Hezbollah, le constat d’échec est bien plus qu’amer.

Il est d’autant plus flagrant qu’il touche les étapes essentielles face à un tel danger et des questions auxquelles l’institution militaire et sécuritaire israélienne ne saurait échapper : pourquoi ni les antiaériens, ni les avions ni les hélicoptères ni les autres moyens n’ont pu abattre ce petit appareil et comment se fait-il qu’il n’ait pu être détecté par les radars israéliens ? l’échec est multiforme.

Dans les médias israéliens, tout en étant conscients de la gravité des faits, les avis sont partagés. La confusion est de mise

Beaucoup de sont contentés de rapporter la version officielle de l’armée ni plus ni moins.

Certains y ont vu un certain échec, comme le chroniqueur militaire de la chaine de télévision Canal 13 Or Hiller selon lequel « c’est un autre revers pour le système du Dôme d’acier au nord, ce qui pose des questions difficiles ».

Alors que d’autres voient les choses plus gravissimes : comme pour le chroniqueur de la chaine de télévision israélienne Canal 14 Hale Biton Rozen, qui a préféré se poser la question de savoir ce qui pourrait advenir si des centaines de drones étaient lancés. Le SG du Hezbollah sayed Nasrallah ayant clairement signifié mercredi dernier que la résistance les fabriquait elle-même et n’avait plus besoin de les apporter depuis l’Iran.

« Deux heures après avoir activé les sirènes, l’armée israélienne ne sait toujours pas si elle a abattu le drone ou pas. Alors qu’elle dépêché ses avions et ses hélicoptères et utilisé tous les moyens dont elle dispose pour l’intercepter. Qu’adviendra-t-il si des dizaines de drones sont lancées. Ce scénario est préoccupant », a-t-il écrit.

On s’est rappelé la guerre 2006

Certains médias ont préféré décrire ce qui s’est passé parmi les colons qui habitent les colonies au nord de la Palestine occupé, frontalière avec le Liban, là où le drone a pu traverser 70 km en 40 minutes, et accomplir sa mission de reconnaissance,  sans être inquiété,  selon le communiqué de la Résistance islamique publié en fin d’après-midi.

Dans les témoignages recueillis, c’est le retour des souvenirs de guerre.

« Il y a eu de la panique au nord à l’issue de la violation du drone… les avions étaient par-dessus nos têtes. Et nous avons senti que nous étions en guerre » rapporte le Yediot Ahronot.

Selon le Maariv : « Dans le passé, les habitants de la région nord étaient habitués à un train de vie avec les sirènes d’alarme et la chute de projectiles. Mais durant ces 15 dernières années, un certain calme stable et parfois précaire s’est installé. Bien entendu il y a une tension a cause de ce qui s’est passé ce matin et beaucoup se sont souvenus la seconde guerre du Liban » en 2006.

Et le Maariv de rapporter la réaction d’un colon : «à un certain moment, nous nous sommes rendus compte que le danger qui menace nos vies ne vient pas seulement du virus Corona ».

Une victoire de la conscience

Quant au site Intely Time, il s’est penché sur cet évènement de point de vue de l’autre, c’est-à-dire la résistance, en matière de dissuasion mutuelle.

Commentant ce terme qui avait été utilisé quelques jours plus tôt par un correspondant de guerre, il juge « qu’une telle dissuasion n’existe pas entre un Etat et une organisation terroriste ».

« Mais après avoir engagé les F-15 et les sirènes d’alarme après l’intrusion du drone, ceci est sans aucun doute une victoire sur le plan de la conscience pour l’autre protagoniste », a-t-il conclu.

C’est sans doute en lien avec cette conscience basée sur la dissuasion que s’est déroulée, en fin d’après-midi, cette démonstration de force réalisée via les deux chasseurs israéliens qui ont violé l’espace aérien libanais, pendant que la résistance islamique publiait sa version des faits après avoir revendiqué le drone. Question de dire qu’ils auront le dernier mot par un vrombissement.

Et la prochaine guerre

A noter que cet évènement est intervenu alors que les médias israéliens discutaient toujours du discours de mercredi dernier du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah et de ses nouvelles révélations : nous avons converti nos missiles en missiles de précision avec nos propres moyens,  et nous construisons des drones avec nos propres moyens. Nous n’avons plus besoin de les apporter depuis l’Iran. Ce qui veut dire que votre bataille entre les guerres ne sert plus à rien, avait-il dit entre autres.

Sur la chaine 13 , l’analyste Tsefika Yahskali expliquait qu’il déduit du discours de sayed Nasrallah que « la prochaine guerre serait une guerre de drones à laquelle le Hezbollah s’est bien préparé ».

L’envoi du drone Hassan est tombé à pic!

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Communiqué du Hezbollah du 18 février 2022 :

La Résistance islamique a revendiqué le drone qui a survolé ce vendredi 18 février l’espace aérien au nord de la Palestine occupée.

Dans un communiqué publié dans l’après-midi, il a donné les précisions de sa mission :

« En ce vendredi 18 février 2022, la résistance islamique a lancé un drone baptisé « Hassan » en direction des territoires palestiniens occupés. Il a survolé la région visée pendant 40 minutes dans le cadre d’une mission de reconnaissance qui s’est étendue sur 70 km au nord de la Palestine occupée. En dépit des tentatives diverses et répétées de l’ennemi de l’abattre, le drone « Hassan » est revenu sain et sauf des territoires occupés, après avoir exécuté sa mission avec succès et sans être nullement affecté par toutes les procédures existantes de l’ennemi et celles suivies ».

Source : https://french.almanar.com.lb/2251867

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“l’armée israélienne a reconnu qu’elle n’a pu abattre le drone qui est entré depuis le Liban.

Le texte de Tsahal ne peut être plus clair : « le drone avait été détecté depuis qu’il était au-dessus des territoires libanais. L’appareil a franchi l’espace aérien israélien pendant que les appareils de détection suivaient son parcours. Des hélicoptères et des avions militaires ont été engagés, des missiles d’interception ont été tirés depuis le Dôme d’acier. Sans succès, les sirènes d’alarme ont été activées sur le front interne. Et après quelques minutes le drone est revenu au Liban ».

Une enquête a été ouverte par l’armée israélienne sur le revers subi dans les tentatives d’intercepter le drone du Hezbollah qui est revenu sain et sauf à sa base au Liban, a-t-on appris aussi.

« Deux heures après avoir activé les sirènes, l’armée israélienne ne sait toujours pas si elle a abattu le drone ou pas. Alors qu’elle a dépêché ses avions et ses hélicoptères et utilisé tous les moyens dont elle dispose pour l’intercepter. Que se passera-t-il si des dizaines de drones sont lancées. Ce scénario est préoccupant », a écrit Hale Biton Rozen de la chaine de télévision israélienne Canal 14.”

Source : https://french.almanar.com.lb/2251394

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A lire :

« Hezbollah, son histoire de l’intérieur » Naïm Qassem (PDF)

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Seul avenir possible…

Palestine occupée et contrôle de populations : la banque des semences agricoles détruite par l’armée sioniste

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La banque des semences agricoles, un projet humanitaire de longues années détruit par l’armée d’occupation israélienne en quelques heures

Al Manar & Al Mayadeen

10 novembre 2021

Source: https://french.almanar.com.lb/2187242

Dans mes cauchemars d’été, je vois un peloton de soldats de Tsahal, excités par une montée d’adrénaline, prendre d’assaut la banque des semences, mise en place par l’Union des comités des agricultrices palestiniennes.

Sous mes yeux, je les regarde écraser et disperser les graines des plantations traditionelles alors qu’elles devaient être distribuées aux agriculteurs, peu avant leur arrivée. Ils ont foullié dans le congélateur dans lequel ces graines étaient stockées pour les soixante-dix prochaines années.

Je les regarde détruire le matériel du laboratoire et écraser des cactus en pot dans le couloir. Ce qu’ils ne détruisent pas, ils le volent, c’est-à-dire qu’ils le confisquent dans le jargon de l’armée israélienne.

Ce cauchemar est la conséquence de la décision du ministre de la Défense Benny Gantz de qualifier de terroristes, les six ONG palestiniennes, dont l’Union des comités agricoles . Avant cette décision, l’armée a pris d’assaut les bureaux de ces organisations et a volé des ordinateurs et des documents, et a fermé le bureau principal de l’Union des comités agricoles pendant six mois. Cette expérience difficile qui perdure des dizaines d’années indique que des soldats ignorants sont endoctrinés avec de fausses notions sur  la société palestinienne et sont prêts à détruire en une heure ou deux un travail de longue haleine de dizaines d’organisations et des connaissances accumulées par des agriculteurs qui ont coopéré avec elles. Nos soldats sont programmés pour jeter à la poubelle des centaines d’années de patrimoine agricole sans aucun problème, sinon des milliers d’années, que les comités agricoles palestiniens s’efforcent de sauver de l’extinction.

La banque de semences est l’un des projets de luxe de cette modeste ONG palestinienne créée dans les années 1980. Les employés du comité agricole trouvent des agriculteurs qui cultivent encore des cultures traditionnelles. Ils récoltent et développent ces semences par des moyens naturels, augmentent leur quantité et les distribuent ou vendent des semences et des plantes à d’autres agriculteurs à un prix symbolique, à condition qu’ils apportent à la fin de chaque saison une poignée de nouvelles semences municipales, et cela en permanence.

L’histoire a commencé par hasard, au début des années 2000 avec « la période difficile des incursions militaires, des bouclages serrés et de la pauvreté », selon le directeur du syndicat, Fouad Abu Seif.

« Nous avons remarqué que les petites parcelles agricoles qui produisaient des récoltes il y a un an ou deux ne sont pas plantées. Au fil des ans, les agriculteurs ont acheté des semences à des sociétés commerciales (Israël ou sociétés palestiniennes intermédiaires). Lors de l’achat de semences, ils ont promis d’acheter de nouvelles semences à ces entreprises chaque année. Ils ont découvert que les graines produites ne donnent pas une bonne récolte. En raison des incursions de l’armée, ils n’ont pas pu acheter de nouvelles semences. Les semences traditionnelles dites ancestrales, dont l’extraction et la conservation exige un processus long et coûteux, n’étaient pas disponibles. Les comités de l’Union des agricultrices se sont portés volontaires pour la mission et ont depuis développé et élargi le projet de banque des semences.

Les graines traditionnelles sont des graines « ouvertes », dont le vent et les abeilles s’occupent dans le processus de pollinisation. Les semences achetées aux producteurs agricoles sont des semences « hybrides », produites par croisement contrôlé par l’homme pour améliorer leur résistance. Comme l’écrivait Ronit Vardi en mai 2015, « le croisement produit une masse génétique instable. Rien ne garantit que les caractéristiques de la première génération seront transférées à la deuxième génération. Le recours aux grandes entreprises semencières a créé une production standardisée, et le goût est le dernier critère de sa culture, et a conduit à la disparition de différents types de graines locales ».

Dans le monde, en « Israël », et dans les territoires palestiniens occupés par « Israël » en 1967, l’agriculture industrielle et les semences hybrides garantissent des gains et une production abondante, mais au prix d’un autre type de perte. « L’ancienne génération ont planté des cultures municipales, et la génération actuelle ne sait pas ce que cela signifie », a déclaré Abu Seif.

« Lorsque nous avons commencé à rencontrer des agriculteurs pour trouver des semences traditionnelles, nous avons vu que l’intérêt se limitait aux personnes âgées, alors que les jeunes se divisent en deux catégories, soit ils ont quitté l’agriculture et sont allés faire du commerce, soit ils sont intéressés par des profits rapides. Il y a quelques années, la Fédération a commencé à donner des conférences dans les écoles.  Nous avons senti qu’il y avait un changement. Les jeunes apprentis masculins voulaient en savoir plus même après la fin des cours. C’est étrange qu’ils n’aient pas de formation en agriculture, le savoir hérité n’a pas été transmis, principalement en agriculture » poursuit Abu Seif.

Outre le fait que les cultures traditionnelles produisent de nouvelles graines, la plupart d’entre elles n’ont pas besoin d’irrigation. Par conséquent, les cultures pluviales sont appropriées au réchauffement climatique et à la réalité selon laquelle « Israël » refuse l’eau aux Palestiniens. Contrairement aux semences hybrides qui doivent utiliser des engrais chimiques. Le compost (engrais organique) convient aux cultures traditionnelles et respecte l’environnement.

Le syndicat aide les agriculteurs à réhabiliter les terres qui n’ont pas été cultivées depuis un certain temps, et qui sont situées près du mur de séparation ou dans des zones victimes de la violence des colons (Israël a construit une route pour les colons qui a détruit 300 des 1 300 dunum qui le syndicat a repris dans la région de Halhul). L’union réhabilite et construit des chaînes de pierre et aide à passer à une nouvelle culture plus rentable sur de petites parcelles et à commercialiser de l’huile d’olive de qualité à l’étranger. Il fournit également des graines pour les plantes sauvages comme les glands. Le Laboratoire de la banque de semences est dirigé par de jeunes agronomes enthousiastes. Des milliers de Palestiniens qui possèdent de petits lopins de terre loués par l’union, et il offre des bourses aux étudiants, principalement des étudiantes, dont les recherches sont liées à la réhabilitation et au développement de l’agriculture traditionnelle.

Comment peut-on qualifier ce projet de terrorisme ? La société en « Israël » et la communauté internationale ne doivent pas permettre à Tsahal, au Shin Bet et au ministre de la Défense de détruire cet important projet humanitaire.

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Résistance au colonialisme : Sionisme, Nakba et loi polonaise (Gilad Atzmon)

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La Nakba et la loi polonaise

Gilad Atzmon

5 juillet 2021

url de l’article original:
https://gilad.online/writings/2021/7/4/the-nakba-and-the-polish-law

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Israël semble ennuyé par une nouvelle loi polonaise qui met une date butoir de 30 ans pour que les juifs puissent reprendre possession des propriétés qui leur furent saisies. La loi doit toujours être approuvée par le sénat polonais et pourtant les officiels israéliens la nomme déjà la “loi holocauste” insistant sur son “immoralité” et la honte qu’elle génère.

La semaine dernière, le ministre israélien des affaires étrangères Yair Lapid a insisté sur le fait que la loi “est une honte qui n’effacera pas les horreurs ni la mémoire de l’holocauste.” Je ne vois pas en quoi cette loi interfère avec les horreurs ou la mémoire de l’holocauste. Je pense en fait que la vile tentative de presser des milliards de dollars de la Pologne au nom d’une tragédie humaine pourrait avoir un impact négatif sur ce chapitre historique et la façon dont il est mémorisé.

Les Polonais n’ont pas apprécié l’ingérence de “l’état juif” dans leurs affaires intérieures. Vendredi, le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a rétorqué à Lapid en insistant “Tout ce que je peux dire, c’est que temps que je suis le premier ministre, la Pologne ne paiera pas pour les crimes allemands : ni en zloty, ni en euro, ni en dollar.” Le ministre polonais des AE s’est fait l’écho de la position de Morawiecki argumentant que les commentaires de Lapid étaient de mauvaise foi “La Pologne n’est en rien responsable de l’holocauste, une atrocité commise par l’occupant allemand, crime également commis sur des citoyens polonais d’origine juive.” La crise a semblé escalader durant le week-end. Dimanche, la Pologne et Israël convoquaient les ambassadeurs respectifs pour des réunions alors que la querelle entre les deux pays ne semblaient pas s’amenuiser.

Je ne suis pas en position de juger ce qui est juste et qui a tort ou raison dans ces affaires de restitution. Supposons que la loi polonaise soit “une horrible injustice et une honte qui nuit aux droits des survivants de l’holocauste et à leurs héritiers”, comme le prétend Lapid. Dans ce cas, on devrait s’attendre à ce que celui-ci soutienne dynamiquement les Palestiniens dans leur droit au retour et leur droit d’être compensés pour le crime colossal commis contre eux à partir de 1948.

En 1948, plus de 700 000 Palestiniens (la très vaste majorité de la population indigène de la Palestine), subirent un nettoyage ethnique en règle aux mains du nouvellement établi état juif. Ce crime racial catastrophique (incluant une longue liste de massacres comme celui de Deir Yassin) est appelé la Nakba. Il s’est produit moins de 4 ans après la libération d’Auschwitz…

Pendant la guerre de 1948 et peu de temps après. le jeune pays d’Israël a rayé de la carte des villes et villages palestiniens. Il a ensuite utilisé des législations pour empêcher les Palestiniens de retourner chez eux et a mis en application tous les moyens possibles pour s’approprier et piller la propriété de ces derniers, dépossédant dans le processus ces quelques Palestiniens qui s’accrochaient à leur terre. Pourtant, Israël n’a jamais admis son pêché originel de nettoyage ethnique.

Se reposant sur une cause morale, Israël affirme représenter les demandes juives de restitution en Pologne. Je me demande : cette même règle ne devrait-elle pas aussi s’appliquer aux Palestiniens ? Israël ne devrait-il pas mettre la même loi morale en avant et reconnaître aux Palestiniens leur droit à la terre, à leurs villages, villes, champs et vergers ?

C’est l’Allemagne nazie, alors occupante de la Pologne qui amena le désastre sur la communauté juive de ce pays. En Palestine, une jeune armée de défense et des groupe paramilitaires juifs commirent des crimes colossaux contre la population indigène (NdT: pas sans rappeler les atrocités commises par les colons du “nouveau monde” sur les populations indigènes du continent des Amériques, dont l’excavation récente de charniers d’enfants au Canada ne représente qu’une petite portion… Nous ne vivons en rien dans un monde “post-colonial” nous vivons en plein dedans, guerre et colonisation étant les marques de fabrique de l’État et des rouages marchands étroitement imbriqués). Alors que l’Allemagne nazie cessa d’exister en 1945, la force de défense israélienne existe toujours quant à elle. Le parti travailliste (qui forma directement le premier gouvernement israélien) est toujours actif et est même un membre de la coalition actuelle de gouvernement en Israël. Le parti du Likoud est une excroissance de l’Irgoun originel et du Stern Gang (tous deux complice de certains des atrocités et massacres commis en Palestine), il est et de loin le plus gros parti politique représenté à la Knesset (parlement israélien). Les institutions israéliennes et sionistes responsables du crime de 1948 n’ont jamais cessé d’exister. Elles n’ont jamais reconnu leurs crimes, et se sont encore moins repenties.

Les survivants de l’holocauste ont été indemnisés de différentes manières pour le crime qui fut commis contre eux par les Européens. Israël a bénéficié de très larges compensations de la part du gouvernement allemand. En revanche, les Palestiniens vivent toujours dans des prisons à ciel ouvert et dans des camps de réfugiés, et sont soumis à des embargos et à des abus incessants.

Le temps est venu pour Israël de reconnaître son horrible passé. Dès maintenant, Israël devrait se rendre à l’évidence que la cause palestinienne ne s’estompe pas et ne disparaît pas dans l’air du temps. Si Israël cherche à se réconcilier avec la région, alors il doit d’abord appliquer à lui-même ce code moral qu’il demande à la Pologne de suivre.

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Action directe anti-Israël : Des dockers italiens refusent l’embarquement d’un navire chargé d’armes à destination de l’entité sioniste…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , on 16 mai 2021 by Résistance 71

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Sionisme, colonialisme et nettoyage ethnique

En plus des manifestations prenant place en Europe à Londres, Berlin, Madrid, celle interdite bien sûr à Paris dans cette France si “démocratique”, les dockers italiens passent à l’action directe… Excellente nouvelle qe de voir la pourriture impérialiste coloniale occidentale arrêtée même si temporairement.
~ Résistance 71 ~

Italie : des dockers refusent l’embarquement d’un bateau chargé d’armes à destination d’Israël

Al Manar

15 mai 2021

url de l’article : https://french.almanar.com.lb/2069652

Le site d’information Révolution Permanente a rapporté que le vendredi 14 mai, les associations The Weapon Watch et l’Observatoire sur les armes dans les ports européens et méditerranéens ont alerté dans un communiqué sur la présence d’un bateau chargé d’armement à destination de l’entité sioniste.

Venant de Marseille puis de Gênes, il devait arriver le vendredi à Livourne puis continuer à destination d’Ashdod et Haïfa, deux ports israéliens en Palestine occupée.

Dans un communiqué, l’Union Syndicale de Base des Dockers dénonce la destination vers laquelle il est sensé aller, à savoir le port israélien d’Ashdod. Ils exigent des contrôles urgents du contenu de ce bateau, par l’Autorité Portuaire, la Capitainerie de Port et l’ASL Médecine du Travail. Ils ont également découvert des dizaines de véhicules militaires blindés présents sur les quais et prêts à être chargés.

Dans leur communiqué, l’Union des Syndicats de Base ainsi que le CALP (Collectif Autonome des Travailleurs Portuaires) annoncent qu’ils appellent à un débrayage ce samedi à Livourne, « en solidarité avec la population palestinienne et pour demander l’arrêt immédiat des bombardements sur Gaza, ainsi que l’arrêt de « l’expropriation » des maisons palestiniennes qui vivent sous occupation militaire depuis des années  ».

xenomorph_veloSionisme de course…

Résistance au colonialisme : Palestine.. L’état sioniste a volontairement mis le feu aux poudres.. Le plan d’attaque de Gaza est vieux de près d’un an…

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Salve de la résistance palestinienne

 

« Les trois axiomes de la politique intérieure d’Israël » (extrait du livre d’Ilan Pappe « The Ethnic Clearing of Palestine », 2006 page 239), traduit de l’anglais par Résistance 71

« La première des trois lignes de conduite, ou plutôt axiomes, d’Israël est que le conflit israélo-palestinien a son origine en 1967. Pour le résoudre tout ce dont on avait besoin était un accord qui déterminerait le statut futur de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. En d’autres termes, comme ces zones ne constituent que 22% du territoire de la Palestine, Israël a réduit d’un coup de crayon toute résolution de paix à seulement une toute petite partie du territoire originel palestinien. Non seulement cela, mais Israël demandait et continue à demander aujourd’hui, toujours plus de compromis territoriaux, soit en résonance avec l’approche économique favorisée par les Etats-Unis ou comme dictés par une carte sur laquelle les deux camps politiques se sont mis d’accord en Israël.

Le second axiome est que tout ce qui est visible dans ces zones, la Cisjordanie et la bande de Gaza, peut toujours encore être divisé et que ces divisions, cette faculté à toujours plus diviser, est une des clefs du processus de paix. Pour Israël, cette division du visible inclut non seulement la terre mais aussi le peuple et les ressources naturelles.

Le troisième axiome israélien est que rien de ce qui s’est produit avant 1967, incluant la Nakba et le nettoyage ethnique, ne sera jamais négociable. Les implications ici sont très claires: cela retire complètement de l’équation du processus de paix le problème des réfugiés et met directement sur la touche et sans appel le droit des Palestiniens au retour à la terre. »

 

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Palestine occupée : L’état sioniste a mis délibérément le feu aux poudres

 

Par Adnan Abu Amer

 

9 mai 2021

 

Url de l’article en français:
https://www.chroniquepalestine.com/palestine-occupee-etat-sioniste-a-mis-deliberement-feu-aux-poudres/

 

À un moment où les affrontements dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem occupée se poursuivent, les milieux militaires et policiers israéliens ont exprimé des inquiétudes quant à la poursuite du soulèvement qui a éclaté à la porte de Damas et à la mosquée Al-Aqsa.

Ces événements ont été suivis par la série de roquettes lancées depuis la bande de Gaza vers les territoires occupés, en solidarité avec Jérusalem.

Pendant ce temps, l’intensité des critiques en Israël concernant la façon dont les services de sécurité et l’armée d’occupation avaient reculé devant les missiles de Gaza après avoir capitulé à la porte de Damas est devenue plus intense.

Cela a accordé au Hamas une victoire morale supplémentaire qui obligera Israël à faire face à plus de confrontations à l’avenir, alors que les médias et les plateformes de médias sociaux à Jérusalem et dans tout le monde arabe ont été envahis par un titre final et décisif : Israël est vaincu.

Les affrontements qui ont suivi l’installation de barrages militaires à l’entrée de la porte de Damas sont un autre épisode à ajouter aux événements, y compris le retrait des portes électroniques à l’esplanade des mosquées, l’échange de prisonniers avec le Hamas, la première Intifada et de nombreux autres jalons dans l’histoire.

Les sionistes ont payé cher ces événements, malgré la désinformation commanditée via les médias israéliens.

Le rejet israélien de la politique des autorités d’occupation visant à contenir les affrontements à la porte de Damas s’est encore intensifié, car immédiatement après la suppression des points de contrôle, des centaines de jeunes Palestiniens se sont rassemblés et ont scandé des slogans en soutien à Mohammed al-Daif, actuel dirigeant d’Izz Ad-Din Al-Qassam (branche militaire du Hamas).

“Le chef d’état-major des Brigades Izz ad-Din al-Qassam, Mohammed Deif, salue les citoyens palestiniens du quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem occupée pour leur détermination.
Il confirme que la résistance palestinienne et les dirigeants des Brigades Al-Qassam suivent avec attention ce qui se passe dans le quartier.
Le chef d’état-major envoie un dernier avertissement clair à l’occupation israélienne et aux colons, que s’ils ne cessent pas immédiatement leur agression contre notre peuple dans le quartier de Sheikh Jarrah, nous ne resterons pas les bras croisés et nous leur ferons payer un prix très élevé.”
Hamas.ps

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Al-Daif a menacé d’élargir la portée des affrontements si les restrictions imposées aux habitants de Jérusalem étaient maintenues, ce qui signifie que la défaite et la reddition israélienne devant la victoire héroïque du peuple de Jérusalem ont donné aux Palestiniens une autre victoire morale.

Les décisions d’Israël dans la ville sainte occupée ont poussé les Palestiniens à déployer leur énergie pour monter d’un cran leur mobilisation à Jérusalem, en Cisjordanie et à Gaza. D’un autre côté, on peut dire que tous les facteurs et indicateurs ont notablement évolué, indiquant que l’opération de la résistance à Naplouse peut alimenter des attaques ultérieures de même nature, ou dans le cadre d’un plan d’escalade bien conçu.

Immédiatement après les attaques en Cisjordanie, la machine de communication du Hamas a commencé à fonctionner 24 heures sur 24. Les porte-parole du mouvement ont salué les attaques et les ont reliées sans hésitation aux violents affrontements à Jérusalem, alors que la semaine à venir sera déjà chargée d’événements et de dates importantes, augmentant la tension et incitant les parties impliquées à aller vers une nouvelle escalade.

Le dernier vendredi du Ramadan est le 7 mai, et la nuit de Qadr sera célébrée le dimanche (la nuit du 27e jour du mois sacré), suivie le lendemain de la Journée juive de Jérusalem, célébrée cette année pendant le mois de Ramadan.

Si cela ne suffit pas, une semaine plus tard vient le jour de la Nakba, sachant que les troubles à Jérusalem n’ont pas diminué après l’ouverture de la porte de Damas et la suppression des barrages militaires israéliens. Par conséquent, les Palestiniens sont très désireux de rallumer la flamme de la résistance à Jérusalem.

Après les violents événements de Jérusalem, le Hamas tente de stopper l’expulsion des familles palestiniennes du quartier de Sheikh Jarrah, incitant fortement la population de Jérusalem-Est à descendre dans la rue.

La politique israélienne actuelle a été liée à ce que l’extrême droite considère comme un recul dans l’approche habituelle à l’égard des organisations palestiniennes. Les secteurs les plus violents de la société israélienne ont renoncé à exiger que le gouvernement frappe le Hamas par une débauche de violence armée, comme à l’habitude. Cependant, des personnalités israéliennes ont lancé des appels désespérés à l’action, répétant en boucle que “le Hamas va toujours vers l’escalade” et attribuant aux initiatives égyptiennes de médiation, l’apparente volonté israélienne de mettre un terme aux affrontements.

Face au Hamas, l’appareil répressif israélien a peur de lancer une campagne générale contre le mouvement et de devoir payer un prix sanglant, ajoutant à cela les effets des rapports de La Haye et de Goldstone.

Entre autres faits, cela hante encore les autorités d’occupation, comme un soulèvement en Cisjordanie et la conviction que toute opération militaire contre le Hamas les forcerait à réoccuper la bande de Gaza, 16 ans après leur retrait.

Israël reste réticent à entreprendre une action militaire contre le mouvement du Hamas et, en règle générale, le public israélien est d’accord avec cette réticence. Les Israéliens qui supportent la fin du siège de Gaza ont peur de paraître stupides si l’armée israélienne s’avérait incapable de garantir la sécurité sans contrôle du territoire aujourd’hui assiégé. Quant aux critiques, il veulent que les Israéliens connaissent le coût élevé qu’ils paieront si cessait le blocus de Gaza.

L’option préférée des Israéliens est de frapper le Hamas, mais ils sont sûrs que le mouvement de résistance n’en souffrira guère. PEn effet, les répliques israéliennes aux tirs de roquettes Al-Qassam ont rarement causé de réels dommages aux zones palestiniennes, les dirigeants du Hamas sachant se protéger des assassinats ciblés, et beaucoup de progrès ont été faits.

En ce qui concerne les niveaux politique et sécuritaire, ils conviennent tous que dans la situation actuelle, il n’y a pas d’autre solution que se restreindre et investir dans le Dôme de fer et la barrière souterraine en béton autour de la bande de Gaza.

Certains estiment que les accès dans Gaza doivent être détruits toutes les quelques années pour que le Hamas soit amené à réfléchir avant d’essayer d’entraîner Israël dans un conflit et ait de sérieuses inquiétudes sur une nouvelle occupation.

Mais le vrai problème réside dans le fait que le comportement d’Israël face à Gaza est caractérisé par un sentiment de désespoir, alors que l’armée israélienne et les dirigeants politiques utilisent cette rhétorique lâche pour justifier leur approche de «mordillement des lèvres» [lip-biting] devant les 40 roquettes récemment lancées par le Hamas.

Les événements récents dans la bande de Gaza et en Cisjordanie sont évidemment liés à ce qui se passe à Jérusalem occupée. Le tout s’est terminé par le retrait par Israël des barrières au pied de l’escalier de la porte de Damas, concédant ainsi au Hamas ce qui s’apparente à une victoire et à la confirmation que les tirs de fusées en provenance de Gaza étaient une riposte aux pratiques israéliennes à Jérusalem.

La politique israélienne envers les Palestiniens se caractérise par le silence et un certain “profil-bas”, et les autorités d’occupation ont adopté une conduite qui peut être qualifiée de “reddition honteuse face à l’intimidation palestinienne”.

Ils ont cédé sans sourciller et sans tenir compte du fait que le Hamas pourra aisément trouver, dans la politique agressive israélienne à Jérusalem, de nouvelles raisons d’inciter à l’insurrection.

* Adnan Abu Amer dirige le département des sciences politiques et des médias de l’université Umma Open Education à Gaza, où il donne des cours sur l’histoire de la Cause palestinienne, la sécurité nationale et lsraël. Il est titulaire d’un doctorat en histoire politique de l’université de Damas et a publié plusieurs ouvrages sur l’histoire contemporaine de la Cause palestinienne et du conflit israélo-arabe. Il travaille également comme chercheur et traducteur pour des centres de recherche arabes et occidentaux et écrit régulièrement pour des journaux et magazines arabes.

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De nouvelles munitions utilisées par Israël sur Gaza

Strategika 51

14 mai 2021

Source : https://strategika51.org/2021/05/13/de-nouvelles-munitions-utilisees-par-les-israeliens-a-gaza/

Nos suspicions sur l’usage par Israël de munitions d’un nouveau type à Gaza sont confirmées. En plus de nouvelles charges provoquant une série d’explosions multiples et un bruit caractéristique, l’aviation israélienne utilise un nouveau type de missiles ailés comme on le voit dans les photographies ci-dessous : (NdR71: voir les photos sur l’article original)

Il semble également que l’attaque contre Gaza ait été décidée depuis des mois et plus précisément depuis les péripéties fort mouvementées de la dernière élection présidentielle US.

Un important stock de bombes anti-bunker ont été livrées par Washington à Israël en prévision de cette opération. La provocation de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem serait donc délibérée et pilotée par l’équipe de Netanyahou afin de sortir de l’impasse politique et judiciaire dans laquelle se débat un premier ministre qui ne veut plus quitter le pouvoir en dépit de ses interminables affaires de corruption.

Cette confrontation est loin d’être spontanée.

source : https://strategika51.org

 

gaza
Handala veille…

Hamas1

Résistance au colonialisme : « Israël sait qu’il disparaîtra… » (Hassan Nasrallah)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 7 mai 2021 by Résistance 71

 

 

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Qassem Soleimani et Hassan Nasrallah

 

H. Nasrallah : “Israël sait qu’il disparaîtra… Que les colons quittent l’entité avant qu’il ne soit trop tard”

 

Al Manar

 

6 mai 2021

 

Source: https://french.almanar.com.lb/2058674

 

« Le régime sioniste sait que son sort est voué à la disparition et que l’axe de la Résistance déterminera l’avenir de la région », c’est ce qu’a déclaré, mercredi 5 avril, le secrétaire général du Hezbollah libanais.

Dans un discours télévisé dans le cadre d’un forum réalisé à l’approche de la célération de la Journée mondiale de Qods, et diffusé par la chaîne libanaise Al-Mayadeen, Sayed Hassan Nasrallah a appelé tout le monde à exprimer sa position envers la question palestinienne avec sincérité et courage.

Le secrétaire général du Hezbollah a réfuté les propos de ceux qui prétendent que les Palestiniens ont abandonné leurs idéaux et leur patrie, car « les événements qui se produisent ces derniers temps montrent que le peuple palestinien ne renonce absolument pas à ses droits, et cela responsabilise davantage la Oumma islamique ».

Il a dit: « Le soulèvement des Jérusalémites ces dernières semaines à al-Qods prouve l’engagement de la jeunesse palestinienne et sa détermination à faire face à la machine d’oppression sioniste. La solidarité de la Cisjordanie et l’appui militaire limité et réfléchi de Gaza avec les Jérusalémites constitue une évolution importante visant à imposer de nouvelles équations. Le peuple palestinien a toujours été héroïque et le restera. Les jeunes générations palestiniennes portent toujours cet esprit, ce sang, cette foi et cette volonté de sacrifice, et en tout cas, ils sont sur le chemin de la victoire décisive, si Dieu le veut».

Et d’ajouter : « L’étape de l’ex-président US, Donald Trump et son accord du siècle sont révolus ».

Plus loin dans son discours, le numéro un du Hezbollah s’est félicité de la cohérence et de la stabilité de l’axe de la Résistance qui a su surmonter l’étape la plus dangereuse qui visait son existence et son unité:

« Le souffle salvateur du haut commandant Soleimani continue à animer la Résistance à travers toute la région, bien que l’ennemi ait tout fait pour qu’il n’en soit pas ainsi…Son image, son âme et sa pensée resteront éternels et encourageront l’axe de la Résistance sur tous les fronts.  Aussi aujourd’hui se tient derrière le peuple palestinien et derrière la cause palestinienne une autre cause, aussi sincère que véridique qu’est l’axe de la Résistance qui reste aux côtés des Palestiniens ».

Le secrétaire général du Hezbollah a souligné que le processus de normalisation avec l’entité sioniste a permis à l’axe de la Résistance de se faire mieux entendre dans le monde.

« L’axe de la Résistance doit renforcer sa cohésion et augmenter sa puissance, car c’est lui qui déterminera l’avenir de notre région », a-t-il affirmé.

Sayed Nasrallah a en outre abordé les graves crises internes qui secouent l’entité sioniste.

«Les crises profondes secouent l’entité sioniste, les crises sociales, politiques, morales qui ont commencé à apparaître clairement et être portées au grand jour. Désormais, des experts sionistes évoquent leur crainte au sujet de la survie de l’entité face à ces crises … ce sont là des occasions à saisir et qui devraient nous rappeler davantage notre responsabilité ».

Sayed Nasrallah s’est ensuite adressé aux Israéliens en ces termes : « Selon vos croyances religieuses, vos prophéties et vos textes sacrés, voire le discours de vos rabbins, vous savez parfaitement que cette entité n’a aucun avenir et qu’elle est en phase de disparition et de destruction. Et que sa vie restante est courte, très courte. Pourquoi alors gaspiller vos efforts dans cette bataille perdue d’avance, pourquoi gaspiller la vie de votre jeunesse. Vos jeunes, vous les conduisez vers l’anéantissement et vous ferez perdre leur sang. »

Et sayed Nasrallah de conseiller aux sionistes : « laissez la terre que vous occupez  à ses vrais habitants. Retournez d’où vous êtes venus, sinon vous y serez renvoyés de gré ou de force. Cette terre appartient au peuple palestinien, elle appartient aux peuples de cette région, quelles que soient leurs affiliations religieuses ou idéologiques, mais cette terre n’appartient pas à Israël, ni aux colons, qui viennent de tous les coins du monde».

NdR71 : Voyez-vous une similitude avec la colonisation du « Nouveau Monde » ? Frappant non ?

Et de conclure en adressant un dernier mot aux jeunes jérusalémites, à tous les fils du peuple palestinien opprimé, aux résistants et à ceux qui s’accrochent à leurs droits : « tant que le peuple palestinien restera attaché à ses droits et poursuivra sa lutte, personne en ce monde ne pourra liquider la cause palestinienne. Le présence du peuple palestinien sur le champ de bataille constitue le meilleur argument divin pour chaque arabe, chaque musulman et chaque personne libre en ce monde, afin qu’ils se tiennent aux côtés de la Palestine».

Sources : AlMayadeen + PressTV

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A lire : « Hezbollah, son histoire de l’intérieur », Naïm Qassem

 

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Lutte anti-coloniale : La naissance de l’entité sioniste prend sa racine dans l’antisémitisme des pères fondateurs du sionisme (Miko Peled)

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , on 2 avril 2021 by Résistance 71

jerusalem

La naissance antisémite de l’état sioniste : une histoire des fondateurs d’Israël et de leur haine envers eux-mêmes

Miko Peled

17 mars 2021

url de l’article original:
https://www.mintpressnews.com/anti-semitic-birth-of-zionism-history-israel-self-hating-jews/276238/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

JERUSALEM — “Les juifs s’auto-détestant”, avec des termes comme “traîtres, Zhid, Kapo, Nazi et petit juif”, sont des épithètes utilisés par les sionistes pour insulter les personnes juives qui s’opposent ou rejettent le sionisme et son idéologie raciste.

Un épisode récent du rabin Yaakov Shapiro en podcast “Committing High Reason “ rappelle l’histoire de Théodore Hertzl, le fondateur du sionisme et de l’état sioniste et met nouvellement en lumière le terme de “juif s’auto-détestant”.

Committing High Reason [note de R71 : nous ne traduisons pas ce sous-titre car il s’agit d’un jeu de mot avec “High Treason” ou “haute trahison” et perd son sens en français…]

Le rabbin Shapiro source toutes ses affirmations méthodologiquement et quand on apprend ce que Hertzl, qui était lui-même juif, écrivait à propos des juifs, la seule conclusion possible est qu’il était le maître étalon du “juif s’auto-détestant”. Il ne peut y avoir aucun doute quant à sa haine de ses semblables et ne voulait rien d’autre que se dissocier du juif “du commun”. Il n’était de plus pas le seul : d’autres leaders sionistes comme Vladimir Jabotinsky, Chaim Weizmann et autres, étaient ouvertement haineux envers leurs frères juifs.

En 2018, le rabbin Shapiro a publié un livre de 1400 pages intitulé “The Empty Wagon, Zionism’s Journey from Identity Crisis to Identity Theft.” (NdT: qui peut se traduite par : “Le wagon vide : Sionisme, de la crise identitaire à l’usurpation d’identité”). Le livre souligne les vastes différences qui existent entre le judaïsme et son ennemi mortel, le sionisme. Le livre a été écrit pour une audience juive orthodoxe et de fait, chaque maison , foyer juif orthodoxe que j’ai visitée ces deux dernières années avait une copie de cet énorme travail. Bien que le livre assume que le lecteur ait une grande connaissance au sujet du judaïsme, il contient une source sans précédent d’information particulièrement bien référencée de façon à ce que même ceux d’entre nous qui n’ont pas une connaissance profonde du judaïsme, puissent grandement apprendre de sa lecture.

L’information présentée par le rabbin Shapiro dans ce podcast particulier peut aussi être trouvé dans le livre et mène au fait indéniable que le fondateur du sionisme (Théodore Hertzl) et beaucoup de ses contemporains, haïssaient absolument tout au sujet des juifs et du judaïsme et détestaient le fait même d’être juifs. D’après le rabbin Shapiro et bon nombre de rabbins orthodoxes du judaïsme qu’il cite, ce fut leur haine des juifs et non pas leur désir de les sauver de l’antisémitisme qui fut la force dominante derrière la création du sionisme et de l’établissement d’un état sioniste.

Le fondateur du sionisme non seulement pensait que les trolls antisémites des juifs étaient réels, mais il les justifiait également. Il affirma que seulement ces accusations racistes s’appliquaient aux “autres” juifs, ceux qui n’étaient pas séculiers et “éveillés” comme lui.

L’histoire de Hertzl, comme elle est racontée dans les écoles sionistes en Israël et dans le monde, le fait ressembler à un sauveur des juifs, un homme motivé par le désir de bonté et de faire le bien. Quoi qu’il en soit, un regard plus en profondeur sur l’homme et ses motivations révèle qu’il méprisait le peuple juif et voulait se séparer des “juifs du commun” en créant un espace, une existence pour des gens comme lui, juifs de naissance mais qui méprisaient ce que cela voulait dire que d’être juif.

Vladimir Jabotinsky, le père du sionisme d’extrême-droite, aujourd’hui représenté par le parti du Likud en Israël, fut un autre cas de juif “s’auto-détestant”. Il écrivit que “Les juifs sont des gens particulièrement malfaisants et leurs voisins les détestent et ils ont raison.” Un autre leader spirituel sioniste, Uri Zvi Greenberg, a écrit : “Ces juifs détestables sont vomis par tout collectif et état sains pas parce qu’ils sont juifs mais à cause de leur laideur juive.

Les sionistes idolâtrent la force physique tandis que le judaïsme orthodoxe la méprise. Dans une conversation que j’ai eue un jour avec un rabbin ultra-orthodoxe, David Feldman de New York, je lui ai posé la question. Je lui ai dit que pour des gens comme moi, élevés dans le sionisme, les juifs orthodoxes avaient l’air faibles, pâles, maladifs et peu attractifs. Le rabbin Feldman me regarda droit dans les yeux et me répondit : “Vous n’avez aucune idée de tout le travail qu’il y a pour maintenir cette apparence. Être juif est une expérience et une existence spirituelles, certainement pas une existence masculine.

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Maushel (ou Moishel)

Dans l’édition du journal sioniste Die Welt du 15 octobre 1897, une publication fondée par Hertzl, celui-ci publia un essai intitulé “Maushe” au sujet d’un juif anti-sioniste. Le point de focus de cet essai était un personnage fictif, un juif que Hertzl appelait “Maushel”, qui était à l’époque un terme péjoratif utilisé par les antisémites pour qualifier les juifs.

Maushel ou Moishel, selon l’accent, est le juif religieux “commun”. L’article fut originellement écrit en allemand avec une version anglaise publiée dans une autre publication sioniste appelée “The Maccabean”. Voici quelques exemples de la manière dont Hertzl décrit les juifs dans son essai :

Maushel est un anti-sioniste. Nous le connaissons bien et en profondeur et nous avons toujours été dégoûté à sa vue.” Hertzl est encore plus écœuré et chagriné d’être obligé de reconnaître que Maushel est en fait “un des nôtres”, bien qu’il n’y ait “absolument  aucune utilité d’en être fier.”, ce qui, se lamente t’il, résulte “d’un mélange durant une sombre époque de notre histoire, d’une basse classe de gens avec notre nation.

Hertzl continue : “Le dégoût que nous avions pour lui était mélangé à la pitié. Nous cherchions à expliquer son apparence misérable et malheureuse. Nous nous sommes dits que nous devions le tolérer, que c’était notre devoir sacré que de le civiliser.” Voulant se dissocier lui-même du juif Maushel, Hertzl dit : “Il est le compagnon terrible des juifs et il leur est si inséparable, qu’on prend toujours l’un pour l’autre.

Hertzl continue avec sa haine ouverte et écrit que Maushel est “l’antithèse d’un être humain, quelque chose d’incroyablement dégradé et d’obstiné… Maushel fait ses sales affaires dans la pauvreté ; Maushel est un misérable mendiant.” Puis, bien tristement, justifiant les attaques antisémites contre les juifs, Hertzl dit : “Maushel fournit toujours les raisons des attaques contre nous.” En d’autres termes, les “véritables” juifs comme Hertzl, sont ciblés par les antisémites à cause de cette personne distante non affiliée que les antisémites confondent et prennent pour un juif.

Plus loin, Hertzl écrit:

Aux yeux de l’antisémite, le juif et Maushel sont liés, alors le sionisme est apparu et le juif et Maushel ont dû définir leur position, et maintenant Maushel a rendu service aux juifs : il s’est séparé de l’union parce qu’il est anti-sioniste.

En d’autres termes, Hertzl affirme que seuls les vrais juifs sont les juifs séculiers sionistes. Il fait ensuite l’amalgame entre antisémitisme et anti-sionisme : “Lorsque les gens disent que les juifs ne soutiennent pas le sionisme, la réponse est non ! Le juif ne peut pas être anti-sioniste, seul Maushel l’est.

Une telle rhétorique est très commune en Israël aujourd’hui, de dire que les véritables juifs sont les sionistes séculiers et les juifs religieux non-sionistes sont dépeints au moyen de termes péjoratifs et dégradants.

Hertzl continue en disant : “C’est bien, soyons délivrés de lui. Ceci est une opportunité de nous purifier de ces éléments dégradants.

La confusion en ce qui concerne l’identité juive et les affirmations que le sionisme fasse partie de l’identité juive est très commune et en fait très inquiétante. Cette profonde incompréhension à la fois du judaïsme et du sionisme peut être clairement retracée au fondateur du sionisme, Théodore Hertzl.

Qu’est-ce qui fait qu’un juif est juif ?

Le grand sage juif, rabbin Sa’adiya Ga’on, dont le nom complet était Sa’id Bin Yousef El-Fayyumi, était une des figures rabbiniques les plus importantes de l’histoire. Né à Fayyum en Egypte supérieure à la fin du IXème siècle, s’en fut étudier à Tabariya en Palestine, qui était un important centre d’étude judaïque ; plus tard, il vécut, travailla et écrivit à Baghdad. Dans ce qui est considéré être son livre le plus important, “Emunot Ve-Deot,” ou “Croyances et opinions”, qu’il écrivit en arabe en utilisant des caractères hébreu, Ga’on écrivit que le peuple d’Israël, donc les juifs, était une nation seulement en vertu de leurs lois religieuses (il utilisa le terme “sharia” en arabe pour lois religieuses). En d’autres termes, un peuple lié par la foi.

D’après Hertzl, les juifs sont une nation parce que, comme il le pense, “Nos ennemis ont fait de nous une unité sans notre consentement ; la détresse nous relie les uns aux autres.” Le premier définit le peuple juif comme un groupe religieux lié par les lois et la foi, le second, comme un groupe indéfini unifié par la haine des non-juifs.

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Une oraison funèbre à Hertzl

L’oraison funèbre de Jabotinsky à Hertzl fut une énorme reconnaissance, une louange voire même une vénération. D’abord publiée sous forme de petit livre à Odessa en Ukraine en 1905, elle était écrite en russe puis fut traduite plus tard en hébreu. Dans celle-ci, Jabotinsky discute de l’héritage de Hertzl, qu’il admirait profondément malgré leurs différences. Dans une section de l’écrit, Jabotinsky loue les superbes caractéristiques d’un Hébreu et les compare à ce qu’il appelle les caractéristiques dégoûtantes d’un juif. Au lieu de dire juif, il utilisa l’horrible terme antisémite dégradant de “Zhid”.

L’oraison commence avec Jabotinsky admettant que personne n’avait jamais vu un véritable Hébreu : “Aucun de nous n’a jamais vu un véritable Hébreu de ses propres yeux” et il continue en disant que le juif que nous voyons aujourd’hui autour de nous n’est pas un Hébreu mais un “Zhid” : “Et aujourd’hui, nous prenons comme point de départ le Zhid et essayons d’imaginer son exact opposé dans nos efforts d’imaginer l’Hébreu”.

Parce que le Zhid est laid, maladif”, écrit le père du parti politique du Likud israélien, “nous donnerons l’image idéale de la beauté masculine hébraïque, la stature, les larges épaules, les mouvements vigoureux”, et Jabotinsky conclut en disant :

Le Zhid est apeuré et opprimé, l’Hébreu fier et indépendant. Le Zhid est dégoûtant pour tout le monde, l’Hébreu devra être charmant pour tous. Le Zhid accepte la soumission, l’Hébreu doit savoir comment commander. Le Zhid aime se cacher des regards étrangers, l’Hébreu possèdera panache et grandeur.

D’après Jabotinsky, Hertzl était le parfait spécimen de cet Hébreu que personne n’avait jamais vu.

Le sionisme… Pour qui ?

Si de fait, Hertzl et les autres leaders du sionisme étaient des juifs “s’auto-détestant” et condescendants envers le “juif du commun”, quelle était leur motivation d’installer le sionisme et de travailler si dur à la fondation d’un état sioniste ?

Dans le premier chapitre de son livre, le rabbin Shapiro cite un des rabbins les plus respecté, rabbin Chaïm Soloveichik, qui vivait en Europe de l’Est à la fin du XIXème siècle. d’après la citation, le rabbin Soloveichik dit que les sionistes voulaient créer un état afin de détruire le judaïsme.

En d’autres termes, les sionistes étaient séculiers et se voyaient comme éveillés et meilleurs que le juif “du commun”. Ils méprisaient les juifs observant la Torah (NdT: rappelons ici que la Torah n’est rien d’autre que le Pentateuque de l’Ancien Testament composé de cinq (penta) livres). Ils voulaient un endroit où les gens les aimeraient, ne vivant pas ni ne ressemblant pas aux juifs “du commun”. et où ils pourraient vivre sans avoir à interagir avec ces juifs croyants et où ils pourraient être comme les autres nations.

L’état d’Israël ne fut pas créé pour le juif “du commun”, celui avec sa longue barbe et ses paillottes dans les cheveux, ceux qui vivent dans des shetl (ghettos) d’Europe. Il ne fut pas non plus créé pour les juifs arabes, mais pour les juifs séculiers européens, qui ne veulent rien d’autre plus que d’être européens.

Dans un livre qui décrit comment les leaders sionistes regardaient les juifs d’Europe, il y a une photo qui montre des juifs sur un marché dans le ghetto de Nalewni à Varsovie. Il y a une citation attribuée à Chaïm Weizmann, leader important du mouvement sioniste et plus tard président de l’état d’Israël. La légende de la photo dit : “Eretz Yisrael (la terre d’Israël ou la Palestine) n’est pas pour ces marchands ambulants de Nalewski à Varsovie.” C’étaient les juifs qu’Hertzl et les autres leaders du sionisme détestaient. Lorsque les victimes du sionisme auront finalement leur heure venue dans les tribunaux, le monde verra alors à quel point les sionistes furent cruels et racistes. Le monde verra qu’Israël, aujourd’hui l’état sioniste, est une parfaite réflexion de ce que furent les premiers sionistes : raciste, violente et emplie de haine.

En Israël aujourd’hui, les juifs ultra-orthodoxes qui s’opposent au sionisme sont méprisés et ridiculisés ; les juifs non-religieux anti-sionistes sont repoussés et les Palestiniens ne sont que des collatéraux dont il faut se débarrasser, c’est le prix à payer pour que la vision de Hertzl et des autres “juifs s’auto-détestant” puisse devenir une réalité.

Miko Peled is MintPress News contributing writer, published author and human rights activist born in Jerusalem. His latest books are”The General’s Son. Journey of an Israeli in Palestine,” and “Injustice, the Story of the Holy Land Foundation Five.”

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Lectures complémentaires :

Le mythe biblique

Effondrer le colonialisme (Résistance 71)

Nous sommes tous des colonisés (Résistance 71)

La Bible déterrée (Israël Finkelstein)

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Handala veille…

Lutte contre le colonialisme : Traîner l’entité sioniste devant la CPI pour crime contre l’humanité sera « un acte antisémite » décrète Bibi… Ben voyons !

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 9 février 2021 by Résistance 71

« Il me semble qu’on vend l’holocauste… Il n’est pas enseigné. »
~ Rabin Arnold Jacob Wolf, directeur de Hillel, université de Yale ~

« J’argumente que ‘l’Holocauste’ est une représentation idéologique de l’holocauste nazi. Comme la plupart des idéologies, elle a une connexion, même infime, avec la réalité. L’Holocauste n’est pas une construction arbitraire mais plutôt cohérente de l’intérieur. Ses dogmes centraux soutiennent des intérêts politiques et de classes significatifs. En fait, l’Holocauste a prouvé être une arme idéologique indispensable. Par son déploiement, une des plus formidables puissances militaires mondiales, ayant une terrible ardoise concernant les droits de l’Homme, s’est donnée le rôle d’état « victime » et le groupe ethnique qui a le plus de succès aux Etats-Unis a de même acquis le statut de victime. De très gros avantages et dividendes découlent de ce statut spécial de victimisation et en particulier une immunité à la critique aussi justifiée soit-elle. »
~ Norman Finkelstein, 1er paragraphe de son livre « L’industrie de l’Holocauste », seconde édition, 2003 ~

Israël qualifie “d’antisémite” la décision de la Cour Pénale Internationale (CPI) concernant les territoires palestiniens

Al Manar

6 février 2021

url de l’article en français: https://french.almanar.com.lb/2003014

Benjamin Netanyahou a qualifié d’antisémite la décision prise par la Cour pénale internationale de La Haye d’étendre sa juridiction aux territoires palestiniens occupés, ouvrant ainsi la voie à une enquête pour crimes de guerre à Gaza.

La décision de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye de se déclarer compétente pour juger des faits survenus à Gaza et en Cisjordanie relève d’un antisémitisme sophistiqué, a déclaré ce samedi 6 février le Premier ministre Benyamin Netanyahou dans un message vidéo posté sur les réseaux sociaux.

«Lorsque la Cour pénale internationale de La Haye mène une enquête contre Israël sur des accusations absolument fausses de crimes de guerre, il s’agit d’un antisémitisme sophistiqué. Ce tribunal a été créé pour empêcher de commettre des atrocités comme l’Holocauste nazi contre le peuple juif, mais il attaque maintenant le seul État hébreu», a déploré M.Netanyahou.

Le Premier ministre a accusé la CPI de porter «des accusations délirantes contre la seule démocratie du Moyen-Orient», tout en refusant d’enquêter sur «les crimes de guerre commis par des dictatures brutales».

L’armée israélienne s’est aussi prononcée sur ce sujet le 6 février, qualifiant la décision de la CPI de biaisée et promettant de toujours protéger la sécurité du pays et de ses concitoyens, dans le respect du droit national et international.

La CPI étend sa compétence territoriale sur les territoires occupés

Le 5 février, la CPI s’est déclarée compétente pour les faits survenus dans les territoires palestiniens occupés, ce qui pourrait ouvrir la voie à une enquête pour crimes de guerre.

Le procureur de la CPI, Fatou Bensouda, avait déclaré en décembre 2019 avoir l’intention de mener une enquête approfondie sur les crimes de guerre commis par « Israël’ dans les territoires palestiniens à la demande de la Palestine. Toutefois, elle avait précisé que les investigations ne commenceraient que lorsque la Cour aurait déterminé la zone où cela serait possible conformément à l’article 19 (3) du Statut de Rome de la CPI.

Décoloniser : la cause palestinienne vue de l’intérieur (N. Qassem)

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 7 février 2021 by Résistance 71

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999

“Les mythes centraux au sujet de l’origine pure de cette merveilleuse nation qui émergea du désert, conquît une grande terre et construisit un glorieux royaume furent un bonus pour la montée du nationalisme juif et la colonisation sioniste. Pendant un siècle, ils fournirent le carburant textuel de qualité canonique qui donna grande énergie à une politique d’expansion identitaire et territoriale demandant une auto-justification et un sacrifice considérable.
Des archéologues et des érudits de la bible empêcheurs de tourner en rond, en Israël et ailleurs, mirent à mal ces mythes, qui à la fin du XXème siècle semblaient avoir été relégués aux statut de fiction ayant un fossé infranchissable entre eux et la réalité archéologique.”
~ Professeur Schlomo Sand, universités de Tel-Aviv, Berkeley Californie et à l’École des Hautes Études de Sciences Sociales, EHESS, Paris, de son livre “The Invention of the Jewish People”, 2009 ~ 

Une des toutes première mesures du nouveau pitre de la Maison Blanche Joe Biden (1/21) a été de confirmer ce que son prédécesseur tout aussi larbin sioniste avait fait: transférer l’ambassade yankee en entité sioniste de Tel Aviv à Jérusalem… à partir de là tout est déjà dit et tout ira à l’avenant finissant dans les poubelles de l’histoire… mais à quel prix !
~ Résistance 71 ~

La cause palestinienne

Extrait du livre “Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur” (à partir de la page 30 de notre PDF)

Naïm Qassem

version anglaise, 2005

Tirée de la traduction de Résistance 71 (2017)

Le projet sioniste et les étapes de la fondation

L’histoire moderne du XXème siècle n’a pas été témoin d’une situation comparable à celle des Palestiniens. Des sionistes du monde entier s’en vinrent en Palestine pour occuper la terre et forcer à l’exode la majorité de sa population existante, le tout sous le gardiennage de la “communauté internationale”. L’occupation sioniste de la Palestine devint un droit affirmé international, tandis que les demandes de ré-instauration de plein droit des Palestiniens sur leur terre étaient perçues comme une agression inacceptable. Le Conseil de Sécurité de l’ONU a agi seulement en faveur et en soutien de cette vision déformée. Il est incorrect de dénommer et de classer cette cause comme simplement une dispute ou une rivalité, car c’est un grand crime contre l’humanité.

La première conférence mondiale sioniste s’est tenue du 19 au 31 août 1897 à Bâle, en Suisse, sous le directorat de Theodore Herzl. La conférence appelait à une “patrie pour les juifs en Palestine”.

[…] Quelques uns cherchèrent des explications dans la Torah promettant que le “peuple élu de Dieu” devra contrôler la Palestine, tandis que d’autres considéraient que la présence des juifs dans une endroit géographique spécifique serait la solution à la souffrance à laquelle ils ont été soumis dans un grand nombre de pays européens et russe. […] De la sorte, le projet sioniste fut établi avec un fort point de focalisation sur le fanatisme religieux et le préjudice sémite, utilisant des méthodes les plus draconiennes pour parvenir à leurs objectifs.

Il ne fut donc pas étrange que la voracité pour l’occupation de la terre de Palestine augmente de jour en jour, d’abord avec les saisies de terres et de villages, suivies par une guerre de gangsters menée contre les Palestiniens (menée sous les auspices de la Grande-Bretagne durant le mandat britannique sur la Palestine, plus tard culminant avec la déclaration d’un état juif sur une terre palestinienne occupée en 1948. Subséquemment, toute la Palestine fut occupée ainsi que certaines parties des pays voisins comme l’Egypte, la Syrie et la Jordanie), occupées en 1967. L’entité sioniste continua son expansion territoriale et 

ses affirmations légales, car la fondation de base du mouvement sioniste raciste est le mouvement d’expansion, un objectif soutenu par des fondements religieux tirés de la Torah. D’après celle-ci la Palestine est un héritage du peuple d’Israël dont les vies ne se stabiliseront pas sauf au travers de l’expulsion des habitants originels de la Palestine.

[…]

Les Britanniques reconnurent la création de l’entité sioniste, s’assurant que la Palestine demeurait dans le cadre de leur mandat colonial ainsi que le stipulait les accords Sykes-Picot de 1916 entre la France et la Grande-Bretagne, les deux vainqueurs de la 1ère guerre mondiale. Le gouvernement britannique émit ensuite la déclaration de Balfour le 2 novembre 1917, une lettre écrite par le ministre britannique des affaires étrangères d’alors, Arthur James Balfour et adressée à Lord Rothschild.

[…]

Le soutien américain à Israël

[…] Le soutien des Etats-Unis à Israël est exprimé au travers de la mise à disposition de ces circonstances qui servent à exercer une agression sur le peuple palestinien afin de dessiner les contours géographiques et politiques d’Israël, de s’assurer que les Palestiniens acquiescent et de sécuriser une signature palestinienne qui ne servirait qu’à légitimer Israël et à minimiser ses peurs existentielles.

[…] Nous en sommes parvenus à ces conclusions:

  1. La création d’une entité sioniste sur la terre de Palestine représente une agression manifeste sur le paisible peuple palestinien et remplace une population par une autre, dispersant de ce fait, les véritables propriétaires aux quatre vents et les places en confrontation directe avec un groupe international d’extorqueurs. Ceci n’est pas un conflit frontalier entre deux pays voisins. C’est le déracinement d’une nation et d’un peuple, la substitution de l’un par l’autre.
  2. Les justifications historico-religieuses qui remontent à plus de 3000 ans et la rationalisation nationaliste parlant d’un désir de création d’un état juif ne légitiment en rien la création de celui-ci en Palestine, car les changements qui se sont produits dans l’histoire sont des faits du passé et chaque nation de ce monde possède une histoire qui est différente de la présente. La paix dans le monde ne pourra se réaliser que si les nations et les populations manifestent, expriment leur existence et réaffirment la liberté et l’indépendance de leurs peuples.
  3. Le soutien absolu pour la création d’une telle entité sioniste fut accordé d’abord par la Grande-Bretagne puis par les super-puissances, les Etats-Unis et l’URSS, ainsi que la France (qui a partagé la récompense issue de la 1ère guerre mondiale avec la Grande-Bretagne…). Si ce n’était pour cette conspiration internationale qui a persisté soit individuellement ou au travers de l’ONU, Israël n’aurait jamais pu survivre.
  4. Le plan israélien a continué d’être exprimé par son expansion militaire et l’imposition forcée de ses conditions jusqu’à ce que l’occupation atteigne des parties des pays arabes voisins comme la Syrie, l’Egypte, la Jordanie et le Liban. Les résolutions internationales ne représentaient que des interludes durant lesquelles Israël réorganisait sa stratégie d’occupation en préparation d’une nouvelle extension de son hégémonie…

Si on se base sur les conclusions énoncées, la discussion ne s’arrête donc pas aux frontières d’Israël, mais se transcende pour inclure le projet qui pèse sur la vie de toutes les nations arabes, un plan qui avance vite et dangereusement. A chaque phase, de nouvelles terres sont arrachées et une nouvelle réalité est créée, faisant pauser le complot sans l’arrêter pour autant. Le moyen de l’arrêter est de le refuser en résistant, par la confrontation directe ou l’intifada, le refus, l’auto-défense et la persévérance.

[…]

Le ciblage des civils israéliens

Frapper la sécurité d’Israël affecte quoiqu’il en soit les civils israéliens, ce qui posent deux problèmes: celui de questionner la pureté des actions légitimes de résistance et celui d’avoir des répercussions dans la sphère internationale pour le soutien de la cause palestinienne. Une vision plus compréhensive changerait sans aucun doute l’impression colportée, car l’armée israélienne est engagée dans le processus de tuer à la fois les combattants de la résistance et des civils, que ce soit chez eux dans leurs maisons, sur leurs lieux de travail et en utilisant tous les moyens possibles pour y parvenir, des raids aériens aux tirs de tireurs embusqués en passant par des attentats à la bombe. Ceci est considéré comme une méthode efficace pour handicaper les actions de la résistance. Les colons israéliens sont armés et leur acompte des meurtres de civils palestiniens sous la bannière de “l’auto-défense” ou des représailles est demeuré pour le moins ignoré. Les Palestiniens doivent faire face à un très haut degré de racisme dans les territoires occupés.

Comment les Palestiniens devraient-ils réagir pour se défendre ? Il n’y a pas d’alternative à une activité de résistance qui cible en tout premier lieu l’armée israélienne ; mais lorsque ces membres de l’armée s’aliènent et cherchent refuge dans des villages et des villes se protégeant derrière un bouclier humain et lorsque les colons israéliens continuent d’assassiner et d’agresser, transformant ainsi la population civile israélienne en une forme d’armée, alors la cible devient la société de militants.

[…] L’opinion des nations du monde et de la “communauté internationale” ne peut pas s’accommoder de la justesse de la cause palestinienne, de la sorte la question de sa légitimité ne peut pas être ternie. L’opinion est plutôt fondée sur l’idée qu’Israël est opprimée et qu’elle peut répliquer comme bon lui semble. On demande aux Palestiniens de supporter l’injustice et on les punit lorsqu’ils entreprennent des actions défensives. La bannière de la protection des civils n’est dressée que devant les visages palestiniens, ce qui démontre le biais international de mettre en accusation et sous siège tout succès palestinien.

De l’autre côté, les Israéliens ne sont en aucun cas soumis à autant de pression. On leur laisse libre-court du choix des méthodes et des mesures à prendre et ce indépendamment de l’aspect criminel de celles-ci.

[…] L’histoire sioniste regorge de violations des droits humains les plus fondamentaux. Citons en simples exemples toutes ces images de massacres. d’occupation, d’expulsions et d’agressions vues au travers des médias. L’annexion de la Palestine est jonchée de ces massacres de populations civiles comme à Deir Yassin (1948) et Haïfa (1938 et 1948), Kfar Kassem, Khan Younès (1956), Jérusalem (1938), Samiramis (1947), al-Ramlah (1948).

Toutes les cibles furent des civils, hommes, femmes, enfants, et tous ces massacres faisaient partie du plan de domination sioniste établi pour les territoires avant 1948. Les gangs d’assassins sionistes ont perpétré ces massacres en bénéficiant de la couverture et du gardiennage du gouvernement britannique. L’armée israélienne plus tard, mit en place ces actions ouvertement sous un plan organisé ciblant les civils en utilisant le prétexte de la protection pour les colons s’installant. Ceci n’est que la preuve que le projet sioniste, dans toute sa puissance, est incapable de parvenir à ses objectifs sauf au moyen de massacres. Bien des gouvernements israéliens qui se sont succédés ont suivi exactement le même chemin, tandis que la communauté internationale se murait dans un silence assourdissant, ne faisant rien pour condamner ou même empêcher de tels crimes.

Focaliser sur le ciblage de la sécurité d’Israël touche là où cela fait mal et flotte sur un chemin incomparable avec les massacres initiés par les sionistes, car c’est un acte d’auto-défense, une réaction à une agression. Les voix qui s’élèvent pour condamner les Palestiniens ne sont qu’une forme suspicieuse de soutien à l’agression sioniste, car lorsque cette condamnation n’est adressée qu’aux Palestiniens, ceci ne sert qu’à donner une couverture politique nécessaire à l’occupation expansionniste.

Dans le contexte du ciblage de la sécurité d’Israël, des résultats rapides ne sont pas de mise. Une pierre se désintègre longtemps après avoir été soumise à l’érosion de gouttes d’eau.

Une telle menace continue à la sécurité d’Israël l’affaiblit et disperse ses pouvoirs, révélant aux nations du monde la difficulté de son existence.

[..] Malgré un favoritisme de plus d’un siècle en faveur d’Israël, de possibles changements sur la scène internationale doivent être pris en considération. Tous les empires qui ont régné dans l’histoire ont un jour cessé d’exister et la chute de l’URSS n’est qu’un signe contemporain de l’ordre universel qui dicte la montée et la prospérité des nations puis leur déclin et leur effondrement.

[…]

La responsabilité des Arabes et des musulmans

Les Arabes et les musulmans sont responsables de fournir à Jérusalem et au reste de la Palestine soutien et assistance. Ceci est vrai à la fois à cause du commandement religieux de défendre le sanctifié et de refuser son occupation et son oppression et donc de réfuter l’établissement agressif israélien et ses aspirations expansionnistes.
Ce qui est requis est la consécration de la lutte palestinienne comme une cause centrale de la nation entière de l’Islam, mobilisant et amassant ainsi le potentiel financier, médiatique, culturel, politique et militaire pour le succès de cet objectif.

[…]


Naïm Qassem

Lire notre traduction du livre “Hezbollah, son histoire de l’intérieur”, Naïm Qassem, 2005, 2017

= = =

“Le sionisme a sécularisé et nationalisé le judaïsme. Pour y parvenir, les penseurs sionistes affirmèrent la possession du territoire biblique et recréèrent, en fait le réinventèrent, comme le berceau de leur nouveau mouvement nationaliste. Comme ils le voyaient, la Palestine étaient occupée par des ‘étrangers’ et avaient été repossédée. ‘Étrangers’ ici voulait dire tout non-juif qui avait vécu en Palestine depuis la période romaine. En fait pour bien des sionistes, la Palestine n’était même pas une terre ‘occupée’ quand ils arrivèrent dessus en 1882, mais plutôt une terre ‘vide’: les natifs palestiniens qui vivaient là leur étaient invisibles ou sinon, ils faisaient partie de la dureté et des obstacles de la nature et à ce titre devaient être conquis et retirés du paysage. Rien, ni pierres, ni Palestiniens, devaient se mettre sur le chemin de la ‘rédemption’ nationale de la terre convoitée par le mouvement sioniste. Jusqu’à l’occupation de la Palestine par la Grande-Bretagne en 1918, le sionisme était un mélange d’idéologie nationaliste et de pratique colonialiste…”
~
Ilan Pappe, professeur et chaire d’histoire à l’université d’Exeter, “The Ethnic Cleansing of Palestine”, 2006 ~

« Dieu, il faut y croire pour le voir. »
~ Jean Yanne ~

 

Trump ou Biden ?.. Pour la Palestine c’est jus vert et vert jus… Résistance vaincra !

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Trump ou Biden… en Palestine, la même résistance à l’ordre du jour

 

Daniel Vanhove

 

4 décembre 2020

 

url de l’article orignal:
https://www.mondialisation.ca/trump-ou-biden-en-palestine-la-meme-resistance-a-lordre-du-jour/5651711

 

Dans l’agitation compulsive de nos ‘démocraties’ bâillonnées par des masques, où les libertés sont de plus en plus mises à mal, où la circulation des individus est réduite et leurs déplacements contrôlés, où des journalistes sont violentés par des forces de l’ordre ivres de leur impunité, où des représentants politiques n’ayant plus le moindre sens de l’honneur abusent de leur immunité alors qu’ils ne respectent pas le minimum de déontologie qu’exige leur fonction et ont dès lors perdu toute crédibilité, et où les citoyens découvrent soudain la fragilité de ce qu’ils pensaient définitivement acquis… ma lumière: la Palestine.

Petit bout de terre qui laisse indifférent la majorité de la population européenne au point que d’en parler vous fait passer pour un ringard. Et pourtant! Quelles leçons nous donne-t-elle, depuis les décennies où les puissants ont décidé de la dépecer au profit d’un énième projet colonial parmi tous ceux dont ils ont tiré parti tout autour de la planète, pensant ainsi s’exonérer de leur silence et parfois leur complicité face à la tentative d’extermination des juifs, handicapés, homosexuels, tziganes… sur le dos de familles arabes qui n’avaient participé en rien à ces crimes monstrueux.

Au-delà des événements quotidiens qui font les unes des médias sous contrôle, je continue mon travail d’information pour ceux qui le désirent sur la vie en Palestine et la résistance des Palestiniens, via un blog: http://mcpalestine.canalblog.com/ accessible gratuitement. C’est ainsi que relisant notes et documents divers, je suis retombé sur l’avant-propos de mon second livre publié en 2008 et qui me semble toujours aussi actuel. Voici ce que j’y écrivais:

«Au moment de boucler cet ouvrage, resurgit une question, lancinante, obsédante, qui m’a poursuivi à chaque étape de son écriture: est-il bien utile d’ajouter encore dans le brouhaha médiatique déjà tellement envahissant, un avis supplémentaire sur la dégradation continue de la situation en Palestine, et de manière plus large, sur les tensions grandissantes dans le monde? D’autant quand cet avis émane d’un citoyen anonyme, n’ayant ni aptitude particulière, ni autorité sur le cours des choses dont il traite. 

Y a-t-il donc un quelconque intérêt à émettre cet avis, puisque manifestement, cela ne changera rien à rien? L’écriture ne sert-elle pas alors tout simplement de catharsis, permettant de se libérer des pressions internes liées aux difficultés croissantes à vivre dans une société qui génère tant d’injustices, qu’elles sont à l’origine probable des déséquilibres majeurs qui la menacent? 

En outre, aborder certains sujets ne requiert-il pas une formation solide, vérifiée et mise à jour, en même temps qu’un regard documenté sur le passé? Entourés, pour ne pas dire envahis, de «spécialistes» et d’«experts» en tous domaines, avais-je dans mon coin, les compétences nécessaires pour entreprendre un tel travail? Cela ne relevait-il pas d’un défi presque impossible à réaliser, tant certains éléments manqueraient inévitablement à l’entreprise?

Dans le même temps, je n’ai eu de cesse de me rappeler cette demande explicite de mes amis palestiniens lorsque je les interrogeais sur ce que nous pouvions faire en pratique, chacun là où nous sommes, pour les aider dans la reconnaissance de leur juste résistance et pour les soutenir dans la création de leur Etat. «Trois choses», me répétaient-ils, inlassablement: en priorité, s’informer correctement, et donc ne pas prendre d’emblée pour vérité ce que les grands médias relaient avec souvent, effet d’annonce tapageur. Ensuite, si possible, venir en Palestine pour vérifier ce qu’il en est, et pour nous soutenir moralement car les autorités israéliennes nous persuadent que l’impunité dont elles bénéficient est la preuve de notre abandon par la Communauté internationale. Enfin et surtout, au retour dans vos pays, témoigner de ce que vous aurez vu et entendu; exercer les pressions nécessaires sur vos gouvernements; être notre voix puisque nous ne pouvons pas sortir de notre enfermement pour venir dire nous-mêmes, l’insoutenable enfer dans lequel l’occupant nous maintient depuis des décennies.

C’est probablement cette demande que je tente humblement, de relayer ici. Avec, comme espoir, qu’au bout de ce livre et malgré ses lacunes, le lecteur soit un peu plus et un peu mieux informé, et se sente peut-être moins dépassé par les évènements qui font l’actualité. Qu’il ne ressente plus autant, cette désagréable impression de subir les choses, mais qu’il puisse y prendre une petite part, en meilleure connaissance de cause… et contrer de la sorte, l’objectif des puissants de ce monde, qui est de nous décourager à leur résister.

Dès lors, comment taire le tumulte de mots qui se bousculent dans ma tête, chaque jour, dès l’instant où je songe à la Palestine?

Comment bâillonner les souvenirs qui surgissent, parfois en pleine nuit, quand je pense aux conditions infra-humaines dans lesquelles l’ensemble d’un peuple est maintenu prisonnier dans son propre pays?

Comment enfouir les images qui dansent derrière mes yeux quand je revois    les visages de tous ces gens qui m’ont accueilli si cordialement quand je me hasardais à leur rencontre?

Comment museler ma rage quand j’entends les déclarations mensongères lancées par quelques prétentieux technocrates à l’encontre d’une population occupée et brimée?

Comment contenir ma colère quand je découvre l’incompétence et l’apriorisme de certains journalistes censés rapporter les faits et non leur misérable avis?

Comment calmer ma fureur quand j’assiste aux ballets lamentables d’une diplomatie européenne aussi lâche qu’impuissante face aux diktats américains dans la région?

Comment apaiser mon courroux face au deux poids deux mesures dans le traitement des choses qui touche à ce lopin de terre déclarée trois fois sainte?

Comment modérer mes réactions devant tant de mauvaise foi exprimée par quelques intellectuels qui glosent dans un maniérisme dissimulant à peine leur suffisance quand ce n’est pas leur racisme?

Comment ne pas dénoncer tant d’injustices quand elles s’étalent d’aussi criante façon, où que le regard se pose?

Comment ne pas ruer dans les rangs quand tous les responsables s’appliquent à la banalisation et l’oubli d’une insupportable situation?

Comment adoucir ma hargne devant l’impunité dont jouit cet arrogant occupant à l’abri des USA, probablement l’Etat le plus «terroriste» de la planète?

Comment supporter un tel silence, une telle passivité au sujet de la Palestine et des Palestiniens quand tout hurle à tout rompre en moi?… 

Ce m’est une position impossible… 

Et, comme exprimé dans mon précédent ouvrage, je n’aurai de cesse de dénoncer une situation dont nous sommes tous, peu ou prou, responsables, tant que justice ne sera rendue aux victimes de nos erreurs et de nos lâchetés!

Enfin, cet avertissement au lecteur: dans notre modèle de société, plus que jamais à l’heure de la «mondialisation», tout rapport est devenu économique. Je voudrais m’arrêter une fois, dix fois, cent fois sur cette notion dont la plupart d’entre nous semblent sous-estimer les conséquences terribles, pour qu’en fin de ligne, ce livre soit bien compris: la dégradation catastrophique de la situation en Palestine est à mettre en perspective avec la situation dramatique du monde, résultat de politiques sordides menées par une poignée de puissants. Aucun évènement dans notre village désormais «globalisé» n’est isolé. Aucun n’est produit du hasard. Aucun n’est inscrit dans un destin illusoire. Bien au contraire, tout est lié. Conséquence de nos décisions, de nos choix, le plus souvent dévoyés. Ce que je vais tenter de décrire…»

‘La Démocratie Mensonge’ – 2008 – Ed. M.Pietteur – Extrait

Avec la ‘crise sanitaire’ comme prétexte, la plupart des gouvernements ont pris des mesures inédites à l’encontre de leurs populations. Et celles-ci interloquées et excédées au bout de quelques mois, découvrent, sans le savoir, une petite partie, une toute petite partie de ce qui fait le quotidien des Palestiniens depuis des décennies. 

Face à des mesures bien pires que le citoyen occidental lambda ne peut même imaginer, la réponse des Palestiniens contre son oppresseur israélien a toujours été la résilience, la résistance, la solidarité. La Palestine devrait nous inspirer durant cette période difficile. Nous n’arriverons pas à renverser les paradigmes actuels imposés par la caste aux manœuvres si chacun ne s’occupe que de ses petites affaires. Il nous faut retrouver une solidarité que les égoïsmes bien entretenus – selon la devise: diviser pour régner – ont mené aux séparatisme et communautarisme actuels. Si le 1% arrive à ses fins, c’est parce qu’il s’est organisé pour détenir tous les leviers de commande. Et il est impensable que l’écrasante majorité, les 99% d’en face ne puisse s’organiser à son tour pour renverser le cours des choses, sauf par manque de solidarité et par égocentrisme forcené.

Alors, Trump ou Biden au pouvoir… pour les Palestiniens – pas leurs instances officielles corrompues comme les nôtres, évidemment! – ce sera la même résistance à l’ordre du jour. Et ici, Macron ou Le Pen au pouvoir – et en amont, les instances de l’UE – il en sera de même. Soit nous ne voyons chacun que le bout de notre trottoir, soit nous nous organisons et nouons des liens pour créer la solidarité qui permettra de renverser ces imposteurs et en mener certains devant les tribunaux, afin de retrouver une réelle ‘démocratie’ que ceux-là ont trahie à de multiples reprises. Ne croyez pas que ce soit impossible, parce que ceux auxquels nous nous opposons sont bien plus fragiles que d’aucuns le pensent. Ils n’ont que l’usage de la force pour se maintenir dans leurs palais. Mais ils y tremblent quand la détermination populaire gronde à leurs oreilles.

La population palestinienne doit rester un exemple de résistance. Une lumière pour tous ceux qui s’inscrivent dans le refus d’obtempérer et de s’écraser face aux injonctions iniques des tenants du pouvoir. Avec l’objectif de détruire cet ordre qui nous asservit au profit d’une poignée de parvenus… qui ne méritent que de croupir de longues années derrière les barreaux!