Archive pour entité sioniste et Palestine

Gaza: Grande Marche du Retour, l’armée de l’occupant en déroute…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 31 mars 2019 by Résistance 71

Marche du Grand Retour: Les missiles de Gaza ont eu raison de l’armée israélienne

 

Press TV

 

31 mars 2019

 

url de l’article:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/03/31/592242/Marche-de-grand-retour-les-missiles-de-Gaza-ont-eu-raison-de-larmee-israelienne

 

La défaite est plus que totale: quelques heures après la fin de la Marche du grand retour vendredi et samedi, l’armée israélienne cède et débloque les frontières avec Gaza. En effet, elle vient de recevoir coup sur coup manifestations, coup de missiles, ballons incendiaires et pour une armée totalement « débordée », le statut quo s’avérait impossible. Selon info-palestine, plus de 45 000 Palestiniens de toute la bande de Gaza se sont rassemblés en masse le samedi 30 mars pour le premier anniversaire de la Marche sur les frontières, bravant chars, blindés et snipers israéliens.

Paniqué à la vue du spectacle d’une foule déterminée, les soldats israéliens, plantés sur les frontières, ont ouvert le feu en tuant quatre jeunes palestiniens et en blessant 316 autres, un bilan qui reste provisoire. Il s’agissait du premier anniversaire de la Marche du grand retour, ce rassemblement hebdomadaire qui a lieu sans répit depuis un an, c’est-à-dire depuis que l’administration US croyant pouvoir naïvement enterrer la cause palestinienne, a annoncé la judaïsation de Qods.

Confirmation du nouveau bilan des victimes par le site d’information « Palestine Solidarité » qui rapporte que l’armée israélienne a assassiné hier samedi quatre jeunes palestiniens de 17, 18, 19 et 20 ans à Gaza, et en a blessé 316 autres par des balles réelles.

Évidemment le silence des médias mainstream arrangent bien l’agresseur. N’empêche que le quatrième martyr palestinien a été visé lors de la manifestation de la Journée de la Terre par des snipers israéliens dans l’est de Khan Younes. Signe que le mouvement est général, allant de Gaza à la Cisjordanie en passant par Qods. D’ailleurs, tous les territoires palestiniens ont été samedi le théâtre de manifestations et de grèves de masse.

Les Palestiniens scandaient tous les mêmes slogans: « Honte à cette occupation illégale ! Honte à ce régime d’apartheid ! Honte à ces crimes israéliens contre les civils palestiniens ! Honte à ce blocus israélien inhumain et mortel ! Honte à cette communauté internationale officielle complice ! Vive la solidarité ! Gaza sous blocus résiste, Gaza l’espoir et la dignité persistent. Ici, notre terre. Ici, notre Palestine ! La lutte continue ! La Palestine vivra ! La justice triomphera ! »

Les sources israéliennes reviennent largement sur cette double manifestation qui a tenu tout appareil politico-militaire israélien en haleine pour in fine le mettre au pas, puisque l’armée israélienne vient d’ouvrir les frontières de Gaza malgré un blocus hermétique imposé ces derniers jours.

Selon les sources proches du renseignement de l’armée israélienne, les missiles palestiniens ont eu le dernier mot. Les deux frappes palestiniennes contre Tel-Aviv et Ashkelon ont impliqué des missiles de haute précision.

Dans la nuit de samedi, l’exploit a été reconduit: d’après l’armée israélienne, « cinq roquettes ont visé la Palestine occupée depuis la bande de Gaza ». Les cinq missiles ont visé Eshkol au sud d’Israël en représailles à la mort de 4 palestiniens, froidement abattus par les snipers d’Israël. Les tirs ont fait déclencher des sirènes d’alerte et poussé des centaines de colons à s’enterrer dans des abris sous-terrains. Le site israélien DEBKA décrit que ces derniers avaient gagné les abris bien avant les tir de missiles, puisque « la marche palestinienne » faisait trembler la terre sous leur pied.

Pour toute riposte, l’artillerie israélienne a visé les sites désertés du Hamas à Gaza, sans oser bouger d’un iota des positions qu’elle occupe depuis 72 heures.

Le constat de DEBKA, site proche du renseignement israélien est sans appel: « La Marche du grand retour a été un succès… l’armée israélienne est dans l’incapacité de lancer des opérations au sol contre Gaza car prise de court par des missiles palestiniens.« 

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Front intérieur de résistance au sionisme: Gaza, Qods, Cisjordanie…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 23 février 2019 by Résistance 71

 

Israël: le front intérieur s’embrase

Vendredi de combats à Gaza, Qods et en Cisjordanie

 

Press TV

 

22 février 2019

 

url de l’article original en français:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/22/589256/Isral–le-front-intrieur-sembrase

 

Alors que les habitants de la ville de Qods ont réussi à rouvrir la Porte dorée, située à l’est de la mosquée al-Aqsa, les Gazaouis ont pris part, dans le même temps, à la 48e manifestation de la Marche du grand retour, qui pour l’heure s’est soldée par la mort d’un enfant palestinien et a fait plusieurs blessés.

Fermée depuis 2003 par le régime d’Israël, la Porte dorée a été ouverte ce vendredi 22 février après que différents groupes palestiniens eurent appelé à une marche vers la mosquée al-Aqsa.

Conjointement, la 48e manifestation de la Marche du grand retour, dans la bande de Gaza, s’est soldée par la mort d’un enfant palestinien et plusieurs blessés.

Au cours de ce 48e vendredi de manifestation, baptisé « La fidélité aux martyrs du Haram al-Ibrahimi », les manifestants palestiniens ont pris le chemin de l’est de la bande de Gaza.

Faisant valoir le droit au retour sur leur terre ancestrale, la fin du siège de Gaza et leur déclaration de loyauté aux martyrs du massacre commis par Baruch Goldstein le 25 février 1994, les manifestants se sont dirigés vers les « camps du retour » le long de la frontière séparant la bande de Gaza des territoires occupés par Israël.

Le Comité national de la Marche du grand retour et le Front Populaire pour la Libération de Palestine (FPLP) ont appelé les Gazaouis à participer en masse à la marche de ce vendredi 22 février, soulignant que les manifestations se poursuivraient jusqu’à la concrétisation de tous leurs objectifs, notamment la fin du blocus de Gaza qui dure depuis 13 ans ainsi que l’annulation du « Deal du siècle » du président américain Donald Trump.

Évoquant la nature pacifique des manifestations de la Marche du grand retour, le Comité a revendiqué le droit des Palestiniens à une vie digne, dans un contexte de paix et de sécurité.

Les manifestations de la Marche du grand retour ont commencé le 30 mars 2018 en protestation contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Qods comme capitale d’Israël et de transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Qods.

 

Guerres impérialistes et entité sioniste: la fin est-elle proche ?

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 20 janvier 2019 by Résistance 71

Embourbé dans des problèmes internes et externes, le régime israélien touche à sa fin, enfin !

 

Press TV

 

19 janvier 2019

 

url de l’article:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/01/19/586255/Le-rgime-isralien-touche–sa-fin-Enfin

 

Le journal Rai al-Youm qui paraît à Londres évoque un rapport publié par le Centre d’études sur la sécurité nationale de l’Université de Tel-Aviv portant sur la crise interne du régime israélien.

« Le régime israélien brûle dans le feu d’une crise interne qui pourrait le mener à sa disparition et la plupart des Israéliens en sont bien conscients », a écrit Rai al-Youm.

Le texte évoque un rapport rédigé par le Centre d’études sur la sécurité nationale de l’Université de Tel-Aviv, adressé au président du régime israélien Reuven Rivlin. « Le contenu de ce rapport montre que les dirigeants israéliens sont conscients qu’Israël se trouve devant de grands défis palestiniens, ceux de la Résistance palestinienne et de la Cisjordanie, mais aussi devant des défis externes comme ceux du Hezbollah libanais, de la Syrie et de l’Iran », peut-on lire dans cet article.

En ce qui concerne les liens entre la décision du président américain de retirer ses forces militaires de Syrie et la guerre qui menace le régime israélien, Rai al-Youm écrit : « Il n’y a qu’une seule réponse à cette question : Trump a décidé de se sauver pour que ses soldats ne tombent pas dans le même piège qu’il y a deux jours à Manbij. »

Le journal ajoute : « Ils ont voulu anéantir la Syrie, mais maintenant la Syrie est devenue le plus grand défi qui puisse exister pour Israël, car comme le rapport de l’Université de Tel-Aviv l’a confirmé, la Syrie est capable de mener une confrontation militaire majeure contre Israël, guerre qui, si elle se déclenchait, elle ne se limiterait pas à un simple face-à-face entre Tel-Aviv et Damas mais qui risquerait aussi d’engager l’Iran, le Hezbollah libanais et la Résistance palestinienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. »

Rai al-Youm rappelle que le Centre d’études sur la sécurité nationale de l’Université de Tel-Aviv est dirigé par des généraux en retraite de l’armée israélienne et qu’il entretient des liens étroits avec les services de renseignement du régime de Tel-Aviv. Ce centre est présidé par ailleurs par le général en retraite, Amos Yadlin, ancien commandant de l’armée de l’air israélienne et ancien chef du Renseignement militaire de ce régime.

Par ailleurs, Yitshak Brik, médiateur (ombudsman) de l’armée israélienne, a révélé dans son rapport annuel, publié en novembre 2018, que l’armée n’était pas du tout prête à mener une guerre dans le futur. « Ce rapport montre que malgré le soutien sans faille des États-Unis à Tel-Aviv, Israël est aujourd’hui le maillon faible du Moyen-Orient et que ni les États-Unis ni les alliés arabes de Netanyahu ne pourront empêcher Israël de s’approcher de sa fin.

Palestine: La vérité (Personne)

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Personne

 

Juillet 2018

 

 

« Du mythe biblique à la réalité archéologique »

« La plupart des israélites ne furent pas exogènes à Canaan, mais émergèrent de son sein. Il n’y a pas eu d’exode massif d’Egypte. Il n’y a eu aucune conquête violente de Canaan. La plupart des gens qui formèrent l’Israël du début étaient des locaux, les mêmes qui habitaient les hautes-terres depuis les âges du bronze et de fer. Les Israélites originaux étaient, ironie d’entre toutes les ironies, eux-mêmes des Cananéens… » […] « De plus, pour toute la richesse qu’ils étaient supposés avoir, ni David ni Salomon ne sont mentionnés dans ne serait-ce qu’une seule archive égyptienne ou texte mésopotamien. La preuve archéologique à Jérusalem des projets des fameux bâtiments de Salomon est non-existence. Les fouilles archéologiques des XIXème et XXème siècles autour du mont du Temple à Jérusalem ont échoué à identifier ne serait-ce qu’une simple trace du temple et du complexe de palaces inventés du roi Salomon. »
~ Israel Finkelstein*, Neil Silberman, « The Bible Unearthed », 2001 ~

*Israël Finkelstein est directeur de l’Institut Archéologique Sonia et Marco Nadler de l’université de Tel Aviv…

Lectures complémentaires:

Effondrer le colonialisme

Ashraf Ezzat Mythe Biblique

 

Résistance au colonialisme: Des Amériques à la Palestine, se réapproprier l’histoire pour changer les mentalités…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 avril 2018 by Résistance 71

“Le peuple natif de Palestine, comme les @euples natifs de tout autre pays du monde arabe, d’Asie, d’Afrique, des Amériques et d’Europe, a refusé de diviser la terre avec une communauté de colons s’y établissant.”
… “La résolution 181 de l’ONU [de novembre 1947] fut un acte prématuré de donner la moitié de la Palestine à un mouvement idéologique qui avait ouvertement déclaré dans les années 1930 de vouloir dé-arabiser la Palestine.”
~ Walid Khalidi ~

“L’aspect le plus immoral de la résolution 181 est le fait qu’elle n’inclut absolument aucun mécanisme pour empêcher un nettoyage ethnique de la Palestine… Et comme l’ont reconnu plus tard les théoriciens du nettoyage ethnique, là où est adoptée une idéologie exclusive dans une réalité de terrain hautement chargée en différence ethnique, il ne peut y avoir qu’un seul résultat: le nettoyage ethnique.”
~ Illan Pappe ~

Excellente analyse de Ramzy Baroud, dont le titre est un clin d’œil au livre référence d’Howard Zinn « Une histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours » (1980) à laquelle nous ajouterons sous l’article notre traduction d’un extrait du livre de l’historien israélien et spécialiste de la Nakba Illan Pappe « The Ethnic Cleansing of Palestine » (6 rééditions depuis la première édition d’octobre 2006) où il présente les 3 axiomes d’Israël dans sa politique intérieure.
~ Résistance 71 ~

 

Le besoin d’une histoire populaire palestinienne

 

Ramzy Baroud

 

22 février 2018

 

Source: http://www.chroniquepalestine.com/besoin-histoire-palestinienne-populaire/

 

ll est temps pour les intellectuels palestiniens de s’approprier et d’écrire une histoire palestinienne qui soit véritablement celle du peuple.

L’Accord d’Oslo de 1993 est un moment critique qui a brisé la cohésion du discours palestinien et a affaibli et divisé le peuple palestinien. Cependant, il n’est pas trop tard pour y remédier par des efforts décisifs et communs, au-delà des points de vue politiques palestiniens liés à des aspirations égoïstes et à des organisations rivales.

En l’absence d’une direction palestinienne qui soit l’émanation du peuple palestinien lui-même, les intellectuels doivent sauvegarder et exposer l’histoire palestinienne au monde avec souci d’authenticité et d’équilibre. La clarté et l’intégrité de l’histoire palestinienne ont été endommagées et altérées par les tactiques de l’Autorité palestinienne (AP) qui ont pour effet d’effacer le droit au retour des réfugiés palestiniens de sa plate-forme politique.

Le président palestinien Mahmoud Abbas, du parti Fatah, a réellement déclaré qu’il n’avait aucun intérêt à retourner à Safad, la ville palestinienne d’où sa famille avait été expulsée en 1948 !

Une telle attitude est ce à quoi l’on devait s’attendre de la soi-disant direction palestinienne modérée, dont le discours et les perspectives politiques sont toujours calés sur les limites du « processus de paix » longtemps promu par Washington. Mais ce genre de pragmatisme politique a ravagé le récit palestinien, l’éloignant de la lutte populaire en cours.

La Palestine n’est pas une histoire de factions – elles ne sont qu’un sous-produit d’une histoire tumultueuse et multiforme du colonialisme et de la résistance, des influences politiques et idéologiques étrangères et de la concurrence féroce entre divers mouvements sociaux.

Bien sûr, il serait facile de faire endosser cette représentation faussée de la Palestine uniquement par le leadership palestinien – c’est aussi le résultat d’un récit sioniste omniprésent qui cherche à effacer la réalité.

Résistance et « existence »

Pour l’essentiel, l’histoire de la Palestine est l’histoire du peuple palestinien, car c’est lui la victime de l’oppression et le principal canal de résistance, si l’on commence par la création d’Israël sur les ruines des villages palestiniens en 1948. Si les Palestiniens n’avaient pas résisté, leur histoire se serait interrompue immédiatement et ils auraient eux aussi disparu.

Ceux qui critiquent la résistance palestinienne, armée ou non, ne se représentent pas les ramifications psychologiques de la résistance, comme un sentiment d’autonomisation collective et d’espoir parmi le peuple. Dans son introduction à « Les damnés de la terre » de Frantz Fanon, Jean-Paul Sartre décrit la résistance violente comme un processus par lequel « un homme se re-crée ».

Et pendant 70 ans, les Palestiniens se sont embarqués dans ce voyage de la recréation du « soi-même ». Ils ont résisté, et leur résistance sous toutes ses formes a façonné un sentiment d’unité collective, malgré les nombreuses divisions qui ont surgi entre eux.

La résistance incessante, une notion maintenant incarnée dans le tissu même de la société palestinienne, a privé l’oppresseur de la possibilité d’écraser les Palestiniens ou de les réduire à l’état de victimes impuissantes et de réfugiés sans défense. La mémoire collective du peuple palestinien doit se concentrer sur ce que signifie être Palestinien, définir le peuple palestinien, ce qu’il représente en tant que nation et pourquoi il a résisté tout au long des années.

Il est temps de s’éloigner de l’élitisme intellectuel

Une nouvelle articulation du récit palestinien est plus que jamais nécessaire. Le discours des élites sur la Palestine tourne à vide et n’a pas plus de valeur que les Accords d’Oslo. Ce n’est rien de plus qu’un exercice éculé fait de clichés vides de sens et visant à soutenir la domination politique américaine en Palestine ainsi que dans le reste du Moyen-Orient.

La théorie du « grand homme », qui stipule que des individus tout-puissants façonnent l’histoire, est un obstacle qui définit depuis trop longtemps la manière dont le discours palestinien a été relayé. Décrypter la Palestine à travers cette lentille est une tache au front de nombreux intellectuels.

C’est un discours réductionniste qui a marginalisé pendant des décennies le peuple palestinien, sa souffrance et son héroïsme, préférant plutôt des négociateurs palestiniens bien habillés parlant pompeusement d’un « processus de paix » et de « compromis douloureux », comme si c’était acceptable pour les droits et libertés d’une nation entière d’être réduit à une monnaie d’échange.

La vérité est très différente de ces distorsions médiatiques. Le processus de paix est mort, mais le peuple palestinien résiste toujours. Sans surprise, le peuple est plus puissant qu’un groupe d’individus égocentriques. La résistance populaire n’est pas limitée par la politique frivole d’Abbas ou d’autres acteurs.

Abbas et ses seconds couteaux ont non seulement muselé la volonté politique du peuple palestinien et prétendu faussement représenter tous les Palestiniens, mais ils ont aussi dépouillé les Palestiniens de leur récit, celui-là même qui unit les fellahs (paysans) et les réfugiés, les occupés et les shattats (diaspora), en une seule nation.

Ce n’est que lorsque l’intellectuel palestinien pourra reprendre possession de ce récit collectif que les limites imposées à la voix palestinienne pourront finalement être brisées. C’est seulement à ce moment-là que les Palestiniens pourront vraiment faire face à la propagande israélienne hasbara (propagande) israélienne et à la propagande des médias occidentaux et, enfin, parler sans entraves.

Peut-être le plus important, si l’histoire du peuple doit être racontée avec précision et équité, le conteur doit être un Palestinien. Ce n’est pas un sentiment ethnocentrique dissimulé, mais plutôt la confirmation que les faits changent dans le processus d’interprétation, comme l’explique le défunt professeur palestinien Edward Said : «Les faits tirent leur importance de ce qui en est fait en interprétation … Les interprétations dépendent beaucoup de qui est l’interprète, à qui il s’adresse, quel est son but et à quel moment historique l’interprétation a lieu ? »

Le Dr Soha Abdel Kader décrit les études d’histoire du Moyen-Orient comme «portant généralement l’empreinte de l’orientalisme», avec des sources et des méthodologies limitées pour étudier la région. La même chose est vraie pour les études palestiniennes. Fait le plus remarquable depuis le début du prétendu processus de paix, l’historiographie palestinienne a largement négligé les gens ordinaires et est restée otage de l’histoire des élites, de leurs institutions politiques, de leurs événements diplomatiques et de leur compréhension des conflits, que ce soit sur le plan socio-économique ou conflictuel.

Parmi les citoyens palestiniens du peuple, cependant, « l’histoire d’en bas » est ce qui capte l’attention. « Adab al-sijun » (littérature de la prison) est resté un aliment de base dans la plupart des librairies palestiniennes et des bibliothèques jusqu’à ce jour. Contrairement à «la théorie du grand homme», «l’Histoire d’en bas» soutient que si les individus ou les petits groupes sociaux (élites dirigeantes et ceux qui les financent) peuvent provoquer certains événements historiques, ce sont surtout les mouvements populaires qui influencent significativement les résultats sur le long terme.

La première Intifada palestinienne a conforté cette affirmation. Ainsi, les appels constants pour une « Troisième Intifada » par beaucoup de Palestiniens ne sont pas invoqués par légèreté mais viennent plutôt des succès historiques de tels mouvements « d’en bas ».

Les Palestiniens présentés comme un inconvénient

Il y a des obstacles à ces appels pour un autre mouvement populaire conduit depuis la base. Il y a les défis de provoquer une prise de conscience et de gérer efficacement un tel projet, mais aussi les tentatives impitoyables des historiens sionistes (ainsi que de nombreux occidentaux) de remplacer le récit historique palestinien par le leur.

Dans le récit sioniste israélien, les Palestiniens, s’ils sont mentionnés, sont décrits comme des nomades à la dérive, un inconvénient qui entrave la voie du progrès – un récit reprenant celui qui définissait la relation entre chaque puissance coloniale occidentale et les peuples indigènes qui résistaient.

Du point de vue sioniste, l’existence palestinienne est un inconvénient qui ne devait être que temporaire. « Nous devons expulser les Arabes et prendre leur place », écrit le père fondateur d’Israël, David Ben Gourion.

Ce type de discours éhonté s’est systématiquement traduit par les agressions militaires qui ont « nettoyé ethniquement » près d’un million de Palestiniens de leurs terres en 1947-48, et qui continuent de mener l’entreprise coloniale dans les Territoires occupés.

Ce récit continue d’être défendu par les historiens, les médias et les politologues sans trop de contestation. Dans son interview au journal israélien Haaretz, en 2004, l’historien israélien Benny Morris a donné son point de vue sur le nettoyage ethnique des Palestiniens, illustrant la profondeur de la dépravation morale du récit israélien : « Je ne pense pas que les expulsions de 1948 étaient des crimes de guerre. On ne fait pas une omelette sans casser des œufs, vous devez vous salir les mains … Il n’y avait pas d’autre choix que d’expulser cette population ».

Entre le marteau et l’enclume

Assigner au peuple palestinien le rôle de personnes déracinées, déshéritées et nomades sans se soucier des implications éthiques et politiques de telles représentations, a contribué à présenter à tort les Palestiniens comme un collectif docile et acceptant d’être balayés par ceux qui sont plus puissants.

Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité, et la résistance palestinienne est l’exemple ininterrompu de la force et de la résilience du peuple palestinien.

Oui, le combat a été dur. Entre le marteau de l’occupation et de la Hasbara israélienne, et l’enclume des soumissions et échecs du leadership palestinien, la Palestine, les Palestiniens et leur histoire se sont retrouvés piégés et mal compris.

Il est temps pour nous de passer la vitesse au-dessus. Nous, écrivains, historiens et journalistes palestiniens, assumons la responsabilité de réinterpréter l’histoire palestinienne et faire nôtres et faire partager les voix palestiniennes, afin que le reste du monde puisse, pour une fois, apprécier l’histoire racontée par des vainqueurs tenaces bien que blessés.

Il nous incombe – pas seulement aux Palestiniens, mais aussi à ceux qui souhaitent présenter une compréhension véridique de notre lutte historique – de reprendre le récit palestinien et d’effacer la propagande sioniste. L’histoire doit maintenant se concentrer entièrement sur la vie, les perspectives et les représentations des gens du peuple – les réfugiés, les indigents, les classes populaires dont les Palestiniens de la classe ouvrière. Ce sont eux qui incarnent réellement la Palestine, pas Abbas et son imaginaire processus de paix.

= = =

« Les trois axiomes de la politique intérieure d’Israël » (extrait du livre d’Ilan Pappe « The Ethnic Clearing of Palestine », 2006 page 239), traduit de l’anglais par Résistance 71

« La première des trois lignes de conduite, ou plutôt axiomes, d’Israël est que le conflit israélo-palestinien a son origine en 1967. Pour le résoudre tout ce dont on avait besoin était un accord qui déterminerait le statut futur de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. En d’autres termes, comme ces zones ne constituent que 22% du territoire de la Palestine, Israël a réduit d’un coup de crayon toute résolution de paix à seulement une toute petite partie du territoire originel palestinien. Non seulement cela, mais Israël demandait et continue à demander aujourd’hui, toujours plus de compromis territoriaux, soit en résonance avec l’approche économique favorisée par les Etats-Unis ou comme dictés par une carte sur laquelle les deux camps politiques se sont mis d’accord en Israël.
Le second axiome est que tout ce qui est visible dans ces zones, la Cisjordanie et la bande de Gaza, peut toujours encore être divisé et que ces divisions, cette faculté à toujours plus diviser, est une des clefs du processus de paix. Pour Israël, cette division du visible inclut non seulement la terre mais aussi le peuple et les ressources naturelles.
Le troisième axiome israélien est que rien de ce qui s’est produit avant 1967, incluant la Nakba et le nettoyage ethnique, ne sera jamais négociable. Les implications ici sont très claires: cela retire complètement de l’équation du processus de paix le problème des réfugiés et met directement sur la touche et sans appel le droit des Palestiniens au retour à la terre. »

Justice coloniale: Procès Ahed Tamimi à huit-clos en Palestine occupée…

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L’occupant israélien impose un procès à huis-clos pour l’adolescente Ahed Tamimi

 

Jaclynn Ashly

 

15 février 2018

 

Source:

http://www.chroniquepalestine.com/occupant-israelien-impose-proces-huit-clos-adolescente-ahed-tamami/

 

Les procès d’une jeune militante palestinienne et de sa mère ont commencé à huis clos après qu’un juge militaire israélien ait interdit aux médias d’entrer dans la « cour de justice ».

Ahed Tamimi, 17 ans, a été kidnappée par les forces israéliennes d’occupation en décembre dernier, après qu’une vidéo de sa gifle et de ses coups contre deux soldats israéliens à l’extérieur de sa maison dans le village de Nabi Saleh, soit devenue virale. Sa mère, Nariman, a été enlevée à son tour, peu de temps après.

Les procédures judiciaires ont débuté mardi au centre de détention israélien d’Ofer, avec seulement des membres de famille autorisés à être présents à l’audience après que le juge ait interdit les journalistes, malgré une demande de procès public par Gaby Lasky, l’avocate de la famille Tamimi.

« Le tribunal a décidé de fermer les portes parce qu’ils prétendent que ce n’est pas bon pour Ahed, mais ce que je pense, c’est que le tribunal ne pense pas que ce soit bon pour le tribunal », a déclaré Gaby Lasky aux journalistes.

L’audience était la première session du tribunal depuis que le juge a décidé le mois dernier de garder la mère et la fille dans une prison israélienne toute la durée de leurs procès.

L’audience d’Ahed a duré deux heures et sa prochaine audience est prévue le 11 mars. Elle est jugée séparément de sa mère, dont la prochaine audience aura lieu le 6 mars.

L’adolescent, qui a eu 17 ans alors qu’elle était en détention, fait face à 12 chefs d’accusation, y compris des allégations de voies de fait et « d’incitation », et pourrait passer jusqu’à 10 ans de prison si elle est déclarée « coupable ».

La vidéo devenue célèbre a été filmée peu de temps après qu’Ahed ait été informée que son cousin de 15 ans avait été grièvement blessé par les forces israéliennes qui lui avaient tiré une balle en acier enduite de caoutchouc.

« Complètement routinier »

Amit Gilutz, porte-parole du groupe israélien de défense des droits de l’homme, B’Tselem, a déclaré que toutes les pratiques utilisées contre Ahed et Nariman « sont complètement routinières » pour les Palestiniens en Cisjordanie occupée.

« Les tribunaux militaires eux-mêmes sont l’un des mécanismes les plus violents de l’occupation et ne sont pas mis en place pour rechercher la justice ou la vérité, mais pour maintenir l’occupation », a déclaré M. Gilutz à Al Jazeera.

Ahed et sa mère sont détenues à la prison HaSharon d’Israël depuis près de deux mois.

Ahed est depuis devenue une icône pour les 330 enfants palestiniens actuellement détenus dans les prisons israéliennes, et des groupes de défense des droits de l’homme ont exigé sa libération immédiate.

« En tant que jeune fille désarmée, Ahed n’a présenté aucune menace lors de l’altercation avec les deux soldats israéliens lourdement armés et portant des gilets pare-balles », a déclaré Magdalena Mughrabi, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique d’Amnesty International.

Mughrabi a déclaré qu’Ahed n’avait rien fait qui puisse justifier sa détention prolongée et « les longues et agressives séances d’interrogatoires qu’elle a dû subir ».

« Une fois de plus, les autorités israéliennes ont répondu aux actes de défi lancés par un enfant palestinien avec des mesures totalement disproportionnées par rapport à l’incident en question », a-t-elle ajouté.

Human Rights Watch (HRW) a également condamné la détention de l’adolescente.

Le procès de Tamimi « est une violation du droit international et sans justification aucune », a déclaré Bill Van Esveld, un chercheur de HRW, dans un communiqué publié lundi.

« Son cas soulève des inquiétudes. Le système de justice militaire israélien, qui détient des centaines d’enfants palestiniens chaque année, est incapable de respecter les droits des enfants. »

Depuis l’enlèvement d’Ahed, les forces israéliennes ont continué de sévir contre les habitants de Nabi Saleh, selon Manal Tamimi, une proche de l’adolescente et de sa mère.

Les deux fils de Manal sont restés emprisonnés en Israël depuis leur arrestation par les forces israéliennes le mois dernier.

Depuis le kidnapping d’Ahed, au moins neuf autres membres de la famille Tamimi ont été enlevés, dont cinq sont toujours détenus par Israël. La plupart ont été enlevés pendant les raids de l’armée israélienne durant la nuit.

Dans ce contexte, Manal a déclaré que les résidents de Nabi Saleh ont organisé des sessions de formation et de réflexion pour les enfants et les jeunes adultes de la communauté, afin de les préparer à d’éventuelles arrestations et interrogatoires par les forces israéliennes d’occupation.

Pendant la formation, les enfants ont eu les yeux bandés et les mains liées derrière le dos – une scène typique lors des raids israéliens de nuit en Cisjordanie occupée.

Manal a déclaré à Al Jazeera que les exercices étaient nécessaires pour « préparer nos enfants aux tactiques de détention israéliennes et s’assurer qu’ils savent quels étaient leurs droits ».

Le village a également fait face à des menaces grandissantes de la part des colons résidant dans la colonie illégale de Halamish, située à côté du domicile de la famille Tamimi.

Plus tôt ce mois-ci, les habitants ont déclaré que les colons israéliens s’étaient infiltrés à Nabi Saleh au milieu de la nuit pour laisser des graffitis [appels au meurtre] sur les murs du village, notamment « Mort à Ahed Tamimi » et « Il n’y a pas de place dans ce monde pour Ahed Tamimi ».

Impérialisme et entité sioniste: quand le chantage fait les collabos…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 28 janvier 2018 by Résistance 71

En Palestine occupée, nos dirigeants sont les “collabos” de la politique coloniale

 

Daniel Vanhove

 

23 janvier 2018

 

Source: http://chroniquepalestine.com/en-palestine-occupee-dirigeants-collabos-politique-coloniale/

 

La liste des plaintes, des blâmes et des condamnations que l’on peut adresser à l’État factice israélien (*) est longue. Très longue. Trop longue même.

A tel point qu’aucun autre État ne pourrait se permettre le 10è, le 100è de ce que l’administration israélienne s’autorise. N’importe quel autre État aurait été soumis depuis longtemps aux sanctions et embargos utilisés comme actuels moyens de coercition sur ceux qui ne respectent pas les Résolutions et décisions prises par l’ensemble des nations lors de leurs réunions à l’ONU… quand ce n’est pas le simple fait de s’opposer à l’empire !

Dans le cas présent, les gouvernements successifs israéliens peuvent tout se permettre. Aucun État de par le monde ne réagit de manière adaptée aux graves infractions que n’importe quel citoyen peut constater, et cela, quelles que soient les tendances « de droite ou de gauche » des États en question.

Pourquoi ? Sinon grâce un sentiment de culpabilité toujours bien présent et d’ailleurs savamment entretenu par ceux qui y trouvent leur intérêt, à savoir les protagonistes et défenseurs de l’idéologie sioniste. Ces derniers utilisent les victimes du génocide perpétré par les nazis lors de la seconde guerre mondiale afin de pousser toujours plus loin leurs exigences. Ce que j’ai appelé dans un précédent article, l’un de leurs « jokers » : dans une attitude victimaire qu’ils maîtrisent à la perfection, ils se servent de ces victimes pour entretenir et alimenter une dette morale des pays qui y ont participé de près ou de loin. Et à ce compte-là, ces pays sont nombreux. Les premiers concernés étant les pays européens où se sont déroulés les pogroms et autres actes proprement ignobles. L’autre « joker » étant l’antisémitisme qu’ils jettent à la tête de tout individu ou association osant se mettre en travers de leur abjecte idéologie coloniale.

La question qu’il serait vraiment temps de se poser est de savoir si ces « jokers » peuvent permettre à cet État factice devenu « terroriste » dans ses pratiques, toute licence pour se comporter depuis des décennies de manière aussi brutale et inhumaine envers les Palestiniens que les nazis de l’époque envers eux. Aux yeux du Droit international, la liste des délits gravissimes commis par l’État factice israélien est impossible à reprendre dans ce billet, tant elle est longue. L’histoire de cette nouvelle entité créée de toutes pièces en 1947 sur les terres palestiniennes n’est qu’une succession de massacres, de bombardements, d’assassinats, de guerres, de spoliations, de destructions massives et diverses tant privées que publiques comme des hôpitaux, des écoles, des ambulances, le port et l’aéroport de Gaza, des mosquées, des centres de jeunesse… sans parler des multiples Résolutions onusiennes dont aucune n’est respectée. Ni que cet État factice en est à appliquer un régime d’apartheid vis-à-vis d’une large partie de la population qui y réside, et qui peut désormais être assimilé à un terrorisme d’État.

Encore une fois, quel État digne de ce nom, pourrait-il à notre époque s’autoriser le 100è de ce que les gouvernements israéliens se permettent ? La réponse est simple : aucun ! Dès lors, l’impunité arrogante dont jouit Israël doit bien trouver sa justification dans certains éléments qui échappent à l’entendement et qui se situent dans ce sentiment de culpabilité insidieusement entretenu d’une part, et peut-être aussi dans un sentiment raciste d’autre part, dans la mesure où ceux-là mêmes qui traitent les uns d’antisémites sont la plupart du temps d’une islamophobie avérée.

Le paradoxe est à son comble dans la mesure où, plus la ainsi nommée « Communauté internationale » recule devant l’accumulation de délits de cet État factice sans prendre de sanctions méritées à son encontre, plus ce dernier se sent autorisé à poursuivre ses exactions. Ce qui, dans les faits, est devenu un véritable cercle vicieux dont il semble de plus en plus difficile de sortir au fil du temps. Ainsi, plus l’ensemble des Nations reste sans réactions concrètes, plus les responsables israéliens se sentent libres d’appliquer n’importe quelle odieuse politique à l’encontre des Palestiniens. Et les gouvernements israéliens le savent : à ce jeu-là et jusqu‘à présent, le temps a joué pour eux.

Sauf que, les paradigmes sont en train de changer. La guerre en Syrie où la colonie israélienne s’est rangée du côté des mercenaires anti-Assad a déjoué tous les plans des stratèges américano-sionistes. Le président Assad n’a pas été démis, et de l’avis général, ressort renforcé de cette terrible épreuve. Tout comme l’Iran et la Russie. Les temps de l’impunité semblent donc arriver à leur terme et le rapport des forces, s’inverser.

En effet, les États-Unis, Israël et leurs sinistres alliés – dont l’UE – sont affaiblis. Cette guerre qui n’est pas encore achevée est un tournant dans le remodelage qu’avaient prévus les USA pour le Moyen-Orient. Il n’en sera pas selon leurs plans, ni ceux de la colonie israélienne qui magnifie à grands cris la décision de D. Trump de déclarer Jérusalem capitale d’Israël pour mieux dissimuler son désarroi face à l’étau qui se resserre lentement mais sûrement.

Certains pensent que la colonie israélienne sort gagnante de ces guerres au Moyen-Orient. Je pense que c’est le contraire. Si l’on veut bien regarder les choses en face, la colonie israélienne n’a cessé de perdre du terrain, chose qu’elle convoite pourtant par-dessus tout ! Contre le sentiment répandu, elle a dû abandonner les colonies qui s’étaient implantées à Gaza ; de même, elle a dû lâcher des terres qu’elle occupait illégalement dans le sud du Liban et les quelques fermes du Chaaba finiront par être récupérées ; suite à sa guerre perdue en Syrie, ses positions sur les hauteurs du Golan sont de plus en plus fragiles et finiront par céder… ce qui finit par faire beaucoup !

Certes, à l’intérieur de la Palestine, les colonies se multiplient, continuent à s’étendre, et Jérusalem vient d’être déclarée par leur soutien majeur que sont les USA de D. Trump, capitale d’Israël… mais à y regarder de près, c’est une bien maigre consolation, toute éphémère, d’autant que le résultat au niveau de l’image internationale de la colonie israélienne n’a, tout comme celle des USA, de cesse de se détériorer au point d’être au plus bas. La perte est donc autant territoriale que morale et se répand au niveau psychologique au sein même de la population israélienne, y compris en son armée où les désertions et suicides sont nombreux.

Ne sachant plus qu’inventer pour briser l’opiniâtre résistance de la population palestinienne, voici ce que les députés psychopathes israéliens ont sorti de leurs kippas : une loi pour condamner à la peine capitale – c’est-à-dire, la peine de mort – tout résistant palestinien qui se verrait qualifié par les autorités de « terroriste ». Ce projet de loi présenté par le ministre d’extrême-droite des Affaires extérieures Avigdor Liebermann a été fermement soutenu par le 1er ministre B. Netanyahu, et est passé en première lecture à la Knesset en ce début d’année. Il doit encore faire l’objet de trois lectures avant son éventuelle adoption. Actuellement, la peine de mort ne peut être décidée que si elle est prononcée à l’unanimité par trois juges militaires. Si la nouvelle loi devait être adoptée, la majorité suffira. Pas belle, « la seule démocratie dans la région » à qui nos éminences européennes déroulent le tapis rouge et multiplient les accords spéciaux ?!

Franchement, jusqu’où faudra-t-il fermer les yeux face à cet État factice qui enfreint toutes les règles du Droit international ?! Jusqu’où nos responsables politiques s’abaisseront-ils pour lécher les bottes d’un occupant qui mène une odieuse guerre coloniale contre une population démunie, privée pour une partie d’entre elle des besoins les plus élémentaires, comme l’électricité, une eau saine et en suffisance, et pour certains, une nourriture qui ne soit pas rationnée ?! Jusqu’où ces ténors politico-médiatiques s’imaginent-ils que les citoyens sont dupes de leur justice à géométrie variable et comment peuvent-ils encore espérer être respectés et pris au sérieux dès lors que dans les faits, eux-mêmes ne respectent en rien les leçons de moralité qu’ils n’ont de cesse de claironner à longueur d’antenne ?!

Décidément, il faut qu’ils soient vraiment incompétents pour ne pas comprendre ce qui fait l’abc de n’importe quel comportement, à savoir : la cohérence ! Vous voulez que les citoyens respectent les lois et adoptent en toutes circonstances un comportement civique ? Commencez donc à être cohérents avec ce que vous prônez pour les autres ! Tant que vous ne le serez pas, ne soyez pas étonnés que des citoyens ne vous suivent pas. Ce n’est que logique… et il ne fait pas avoir fait Bac + 10 pour le comprendre. Tout enfant sent et sait cela, dès le plus jeune âge !

Note:

(*) Je parle « d’État factice » dans la mesure où d’après la Résolution 181 du 29.11.1947 recommandant le partage de la Palestine en deux États, l’un arabe et l’autre juif, la lecture stricte de cette Résolution implique qu’aucun de ces deux Etats ne peut exister sans la reconnaissance explicite de l’autre. Ils sont liés l’un à l’autre par cette Résolution. Si donc, Israël ne reconnaît pas la Palestine selon les frontières comprises dans cette Résolution 181, celle-ci est caduque ce qui entraîne de facto l’inexistence de l’État israélien et le retour à la Palestine historique.