Archive pour hezbollah résistance au sionisme

Le Hezbollah brise le complot américano-sioniste et achemine du carburant iranien au Liban en crise (Al Manar)

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L’entrée du convoi de carburant de Syrie au Liban sous protection du Hezbollah

Se donner les moyens de résister et savoir dire NON ! de manière ferme et définitive. Que les peuples prennent ces actions en exemple pour refuser la tyrannie qu’on leur impose qui par COVID ou colonialisme interposés.
Vive la Résistance !…
~ Résistance 71 ~

Carburant iranien pour le Liban : la stratégie du Hezbollah pour déjouer les complots américains

Al Manar

17 septembre 2021

url de l’article original :
https://french.almanar.com.lb/2149402

En temps de crise, où aucun pays n’entendait aider le Liban, l’Iran n’a point hésité à y acheminer ses navires chargés de carburant, a déclaré un expert libanais.

Lors de son récent discours à l’occasion du deuil d’Achoura, le secrétaire général du Hezbollah a annoncé l’acheminement de navires iraniens transportant du carburant à destination du Liban et a mis en garde contre toute attaque visant ces navires.

Tout de suite après ce discours, les médias libanais et étrangers ont commencé à semer le doute sur la manière de payer les expéditions afin de troubler l’opinion publique libanaise.

Pour Ali Yasser, expert libanais, « il s’agit d’une décision politique et stratégique dont toutes les dimensions et les conséquences avaient été examinées par le Hezbollah qui menait des discussions à ce propos avec les responsables iraniens ».

« En vue d’éviter tout danger, les navires transportaient du pétrole lourd au lieu d’essence pour nourrir les réacteurs et les générateurs d’électricité qui produisent le courant pour les hôpitaux, les usines et les boulangeries », a déclaré Ali Yasser.

« Le grand défi auquel le Hezbollah faisait face était celui que le pétrole acheté à l’Iran ne fasse l’objet de sanctions et qu’aucun port libanais ne soit en droit d’accueillir les pétroliers iraniens. Pour relever le défi, Sayed Hassan Nasrallah a opté pour une stratégie rigoureuse : il a déclaré que le navire iranien faisait partie du territoire du Liban et s’est dit prêt à riposter à toute agression visant le navire… »

Ali Yasser a souligné que le navire iranien avait traversé le canal de Suez avant d’être déchargé dans le port syrien de Baniyas. « La cargaison a été ensuite transférée au Liban par des camions-citernes spéciaux. »

« Cette stratégie du Hezbollah a déjoué le complot qu’avaient fomenté les États-Unis, Israël et certains pays arabes qui entendaient provoquer les Libanais contre le Hezbollah par le biais des sanctions visant le secteur pétrolier du Liban. Autrement dit, Washington et Tel-Aviv souhaitaient faire passer le Hezbollah pour un facteur principal de la crise intérieure du Liban qui empêche non seulement la formation d’un nouveau gouvernement, mais qui bloque aussi l’arrivée de toute aide internationale dans le pays. »

« Lorsque Sayed Nasrallah a annoncé l’acheminement d’un navire iranien vers le territoire libanais, les États-Unis, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont craint que tous leurs complots ne soient déjoués. Cette crainte les a poussés à annoncer, via l’ambassadrice des États-Unis à Beyrouth, qu’un vieux gazoduc, qui reliait auparavant le désert du Sinaï à la Jordanie, à la Syrie et au Liban serait remis en service pour que le gaz égyptien soit transféré au Liban via la Jordanie en passant par la Syrie », a expliqué Ali Yasser.

Et d’ajouter: « il s’agit d’une grande victoire stratégique du Hezbollah, puisque celui-ci a réussi à résoudre le problème de la pénurie d’électricité du Liban via les ennemis du Liban ! »

« D’autre part, les États-Unis ont été contraints de violer la loi César qu’ils ont établie eux-mêmes pour imposer un boycott tous azimuts à la Syrie, en autorisant que ledit gazoduc traverse le sud-ouest de la Syrie », explique M.Yasser.

Le projet du transfert de carburant iranien bel et bien accompli sous le nez des pirates de mer somaliens, de l’Arabie saoudite et d’Israël, n’est pas uniquement un projet économique, mais plutôt un plan politique destiné à briser les sanctions pétrolières américaines.

A lire aussi:

Le Hezbollah brise le blocus américain. Les convois de carburant iranien arrivent au Liban via la Syrie :

https://french.almanar.com.lb/2148555

HBgroupe
Autorité + Oppression => Résistance
Résister n’est pas terroriser… Gouverner est terroriser !

Crise de l’impérialisme au Liban : le Hezbollah en gardien de la souveraineté du peuple sur ses besoins essentiels (Réseau Voltaire)

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Le Hezbollah prêt à subvenir aux besoins essentiels des Libanais !

Réseau Voltaire

10 juin 2021

Source: https://www.voltairenet.org/article213345.html

Dans un discours télévisé prononcé le 8 juin 2021, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a mis en garde la classe politique libanaise.

Après avoir dénoncé la pénurie, selon lui organisée par les distributeurs, de médicaments, les problèmes d’approvisionnement en carburant, en électricité et maintenant en nourriture, il a sommé chacun de prendre ses responsabilités.

Il a souligne que le Premier ministre désigné, Saad Hariri, avait la responsabilité de composer un gouvernement, coupant l’herbe sous le pied des partis chrétiens qui le poussent à renoncer. Il a également souligné que des élections législatives anticipées ne changeraient rien et repousseraient la capacité de répondre à la crise.

Puis, il a déclaré que si les autorités politiques n’étaient plus capable d’assurer le quotidien des Libanais, le Hezbollah se chargerait de négocier avec l’Iran l’approvisionnement en nourriture et en carburant.

Hassan Nasrallah n’est pas un élu du Peuple, mais celui-ci a faim.

= = =

Lecture complémentaire :

“Hezbollah, son histoire de l’intérieur”, Naïm Qassem, 2005 (traduction Résistance 71)

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L’esprit de Q. Soleimani n’a pas fini de souffler sur le région…

Réflexions sur la résistance, le peuple en arme et la rébellion (suite) : le cas emblématique du Hezbollah « le Superbe »

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Peuple en arme et auto-défense

 

Ce texte fait suite à notre première publication sur le sujet du 8 décembre 2020

Les 3 textes en format PDF :
Reflexions-sur-le-peuple-en-armes-la-resistance-et-la-rebellion-3 textes

“La guerre est un acte de pouvoir, de meurtre, de vol. Elle est l’expression la plus claire et la plus précise de l’État.”
~ Gustav Landauer ~

“Un spectacle épouvantable et douloureux s’est élevé devant mes yeux : j’ai écarté le rideau de la corruption des Hommes.”
~ Friedrich Nietzsche ~

“Le gouvernement américain planifie t’il vraiment de frapper les perpétrateurs et les sponsors des récentes attaques [du 11 septembre 2001], ou veut-il prendre avantage de ces évènements tragiques pour élargir son hégémonie sur le monde et poursuivre toujours plus avant sa politique injuste, qui a dégénéré à ce niveau de haine au sein des peuples du monde et de beaucoup de leurs gouvernements ?…”
~ Communiqué du Hezbollah dénonçant les attentats du 11 septembre 2001, publié le 17/9/01 ~

“Libérons nos esprits de l’impression que notre ennemi est insurmontable, car il y a un point de faiblesse en chaque ennemi et il est de notre devoir d’identifier ce point et d’y focaliser toute notre attention. Prenons à notre compte le devoir d’exercer tout effort possible pour préserver notre indépendance et nos principes. Comprenons enfin que la victoire commence de l’intérieur…”
~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

 

Hezbollah le superbe

 

Taxi

 

24 novembre 2020

 

url de l’article original:
https://platosguns.com/2020/11/24/hezbollah-the-beautiful/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’âme d’un guerrier dort dans son poing, se réveille dans son poing et jusqu’à sa mort, so dernier souffle, existera dans son poing.
Aucune arme et aucun danger mortel ne peut défaire ce poing. Un guerrier vivra et mourra le poing serré.
Ceci non pas par amour de la violence ni pour l’excitation de la guerre. Pas non plus à cause d’une démente passion pour la mort, mais parce qu’un guerrier sait que même en temps de paix, le mal et les malfaisants se tapissent dans l’ombre de la paix.

Le guerrier l’est par vocation, Ce n’est pas du mercenariat, ce n’est pas matériel, pas négociable. Le monde du véritable guerrier est un monde purement de la défense. Il est fixé seulement sur la protection d’une justice supérieure, l’auto-défense et celle du faible. Il n’est jamais prédateur. Un guerrier est imbriqué dans une culture de dignité, de droiture et de martyr. Humble dignité et martyr sacré. Un véritable guerrier n’est pas un soldat ordinaire, ni un personnage de célébration dans les médias ou de mythologie. Le guerrier est vrai. Il est rare. Un véritable guerrier est la seule classe d’être humain capable d’embrasser la mort sur son œil. Il n’y a aucune peur du vide noir infini dans le cœur du véritable guerrier.
Au travers de l’histoire, les cultures dans l’adversité et sous attaque par des ennemis envieux de leurs ressources, ont produit leur propre variété de guerriers. Les Amérindiens nous ont donné les “Braves” ; le Japon les “Samouraïs”, la France nous a donné Jeanne d’Arc, l’Afrique nous a donné la “reine guerrière Amina” et le Liban moderne nous a donné le Hezbollah.

Le Hezbollah, le groupe actuel de résistance-guerrier ayant le plus de succès face à la plus malveillante de toutes les abominations modernes, à savoir l’axe du mal composé des Etats-Unis, d’Israël et leurs alliés arabes wahabbites du Golfe. Le Hezbollah est aussi le groupe guerrier le plus craint de l’ère moderne. Car, incapables de vaincre le Hezbollah sur le terrain et après avoir déjà dépensé 11 milliards de dollars sur bien des coups d’états échoués et des campagnes de propagande de dénigrement cette dernière décennie, l’axe du mal en est maintenant réduit à ne pouvoir attaquer le Hezbollah qu’avec le mensonge et des accusations bidons. Pour le diaboliser, ternir leur réputation immaculée dans une vaste campagne médiatique est la seule arme qui reste à l’axe du mal. Cette attaque diffamatoire peut marcher sur des gens mal informés, mais cela ne minimisera en rien les formidables capacités militaires du Hezbollah sur le terrain du champ de bataille. L’écume de l’agitation ne changera en rien la donne ni les faits de terrain. Ce ne sera que toujours plus de fric des contribuables gaspillé sur une chimère.

Le Hezbollah est noble mais pas aristocrate. Ses guerriers et ses leaders viennent essentiellement de la classe laborieuse, des communautés paysannes, qui se regroupent pour repousser un envahisseur colonial vicieux et génocidaire connu sous le nom d’Israël. Trente ans environs après la naissance du groupe de résistance (NdT: créé en 1982 en émergence du groupe Amal de résistance libanaise à l’occupation israélienne), le Hezbollah demeure exceptionnellement humble et profondément ancré dans ses débuts modestes. Bien que le Hezbollah ait perdu des guerriers au combat, le nombre de ses martyrs est demeuré relativement bas et il doit toujours perdre une bataille dans ses plus de 30 ans de lutte armée et d’existence. Et malgré ses succès stratosphériques sur le champ de bataille, le Hezbollah demeure magnanime et généreux dans la victoire. Ce qui est aussi sans doute le plus impressionnant est que son leadership ne pratique pas la mesquinerie, la tromperie. Simplement, ils ne mentent pas. Pas une seule fois son leadership n’a menti ou trompé qui que ce soit, encore moins ses combattants, ses alliés ou ses supporteurs. Disant la vérité et tenant toujours parole, même les citoyens israéliens d’après bien des sondages, croient plus les leaders du Hezbollah que leurs propres dirigeants et politiciens de Tel Aviv. Parce que encore et toujours, ce que dit le Hezbollah est ce qui est et ce qu’il promet arrive toujours. De fait, le Hezbollah a toujours été plus intelligent que son ennemi plus puissant, ce à chaque coin de rue et a toujours tenu ses promesses.

Toutes les batailles menées par le Hezbollah le furent pour des raisons défensives. TOUTES. Ils sont particulièrement bien disciplinés et focalisés sur la tache d’une libération juste des forces cruelles et oppressives. Leur système d’entraînement ne produit absolument aucun traître et aucun disciple de Mammon facilement leurré par l’appât du gain, de plaisirs physiques ou d’un statut politique quelconque. Les membres du Hezbollah sont immunisés contre toute forme de chantage, contre toute distraction de leur cause. Ancré dans une culture du martyr inspirée par le petit-fils du prophète Mahomet, Hussein, et son horrible martyr, une agonie emprunte de passion en parallèle avec celle du Christ, les guerriers du Hezbollah sont au-delà de toute corruption possible de leur âme.

Leur entrainement a deux segments : ils sont entraînés au combat de guerilla flexible et asymétrique tout en recevant simultanément une entrainement spirituel et religieux. Une philosophie inspirée par leur croyance religieuse en un dieu juste et miséricordieux, un dieu qui récompense les justes et les purs. Ceci est justement ce qui les distingue des autres mouvements armés ou armées : leur dévouement physique et spirituel à un dieu juste et bon. Bien que profondément religieux et dévoués strictement à l’islam, ils sont remarquablement tolérant avec les autres sectes, autres fois et autres cultures, comme exemplifié par leur récente volonté de martyr en défense de musulmans sunnites, druzes et alaouites aussi bien que par leur héroïque défense de villages chrétiens et de leurs très anciennes églises au Levant. Les guerriers du Hezbollah ont sacrifié leur propre vie pour libérer la progéniture même du christianisme original du monde qui existe toujours au Levant, de les libérer de terroristes et envahisseurs de l’état islamique EIIL et de ses militants occidentaux soutenus pas Israël (NdT: et l’OTAN, Turquie en tête de pont…). il convient aussi ici de préciser que d’après un général libanais avec lequel j’ai discuté, le Hezbollah est aussi le protecteur de la toute dernière synagogue juive du Liban et de sa communauté de quelques 400 membres.

Peut-être est-il aussi bon d’ajouter aussi ici que durant leurs guerres contre Israël, le leadership du Hezbollah a même soutenu les efforts de résistance de groupes communistes libanais athées (NdT: comme le FPLP) se battant contre l’armée envahisseuse juive. Ils ont partagé le pain et se sont liés d’amitié avec croyants et athées de la même façon au nom du combat et afin de repousser un ennemi génocidaire et cleptomane. Le Hezbollah demeure très lié avec d’autres groupes de résistance libanais, ce même en temps de paix. Leurs amitiés sont toujours sincères et fortes, totalement dénuées de rapport exploiteur et de tendance à la realpolitik. Ils sont préoccupés de réunifier le peuple de leur patrie et non pas de le diviser et de le dominer. Ils soutiennent une coexistence équitable et pacifique entre les 18 religions et sectes reconnues au Liban, dont la population actuelle est de l’ordre de 6,8 millions d’habitants. Il est également officiel et historique que le Hezbollah ait donné l’immunité à des traîtres libanais qui avaient coopéré avec Israël durant les 18 mois de l’occupation du Liban. 

Le Hezbollah suit des règles morales très strictes pour faire la guerre, qui ne permettent pas de tuer l’ennemi sans raison : leur tactique primordiale et la plus importante et de repousser l’ennemi et non pas de l’annihiler et si cela est insuffisant, alors l’annihilation devient une possibilité permise et sanctifiée (NdT: Il est intéressant ici de noter qu’exactement la même démarche est prévue dans Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix régissant la confédération iroquoise depuis le XIIème siècle..). La règle islamique de la guerre insiste sur le traitement humain des prisonniers de guerre et le Hezbollah a toujours rempli cette obligation. Les combattants sont entraînés à être courtois envers leurs captifs : ils sont entraînés non seulement à la guérilla mais aussi éduqués aux principes de charité et de pitié envers ceux qui sont capturés et repentant. Le Hezbollah n’abuse jamais de la victoire en déclarant un pouvoir absolu : ils croient au partage du pouvoir avec leurs compatriotes, même avec ceux qui n’ont jamais mis un pied sur le champ de bataille.

Le Hezbollah est suprême et pourtant en aucun cas suprémaciste.

Ils ne dérogent jamais à leur règle de la guerre par peur de leur dieu. Ils préféreraient mourir que de déroger à ces lois ainsi déplaisant à leur dieu. Ils suivent leur protocole militaire et philosophico-religieux avec extrême précision et pratiquent un respect dévoué et une confiance sans limite envers la droiture de leur cause et de leurs commandants. Les exécutions extra-judiciaires sont absolument interdites ainsi que l’assaut injustifié de l’ennemi. Ils ne tirent jamais sur des gens désarmés, femmes et enfants, ni sur des hommes désarmés. Ils ne prennent jamais pour cible des handicapés dans leur fauteuil roulant comme c’est le cas avec l’armée israélienne et autres entités de l’appareil de sécurité israélien. Ils n’envahissent pas, ils libèrent. Le Hezbollah est un résistant actif et défensif et pas une armée d’usurpateurs, de voleurs et de psychopathes vouée à l’assassinat de masse et au pillage de ce qui ne leur appartient pas.

Leur culture de la résistance est pleinement humaniste en long en large et en travers.

Ils ambitionnent un monde juste et beau, pacifique, peu importe ce qu’il leur en coûte en vie humaine. En fait, ils vivent pour le martyr, ils l’attendent et l’embrassent pour la cause d’un monde juste et pacifique. Ils ont élu le martyr comme étant la plus haute distinction possible dans une vie.

“Nous n’avons pas peur de la mort car la mort est notre martyr. Le martyr signifie vivre toujours au plus près de dieu. Vivre près de lui est le but ultime dans l’évolution de l’humanité et cela ne peut pas être atteint en dehors du martyr.” dit un combattant du Hezbollah.

Il y a une trinité de principes contenue dans la philosophie du martyr du Hezbollah. Ils sont prêts à mourir pour trois choses : dieu, la famille et la nation. Ils vivent et meurent pour rien d’autre que dieu, la famille et la nation. Je ne peux pas suffisamment insister sur la haute signification de ces trois éléments pour tous les membres du Hezbollah. En tant que guerriers de la foi, ils ne se séparent pas de leur philosophie de la vie et de son triptique, pas même lorsqu’ils combattent ou en temps de paix, pas même momentanément, pas même une nanoseconde. Leur philosophie du martyr est leur bouffée d’oxygène. Leur colonne vertébrale. Ils sont toujours consistant dans leur profonde implication dans leur philosophie divine triangulaire. Ceci est la mère de tout absolu pour eux. Ceci leur donne un courage et une rectitude sans peur et sans reproche à l’infini. Ceci inspire leur attachement et leur amour à la rectitude et la discipline avec une légèreté physique et mentale sans limite.

Durant l’entrainement à la guerre et sur le champ de bataille, ils demeurent intimement connectés à cette trilogie de motivation. Dans leur univers, le muscle, le moral et le divin sont étroitement imbriqués. Ceci est la raison même de leur record de victoires sans jamais essuyer de défaite et leur force et popularité ne cessant d’augmenter dans le monde.

Le Hezbollah révère son dieu par dessus tout, celui-ci est assis au sommet de leur pyramide spirituelle lié directement aux deux choses terrestres dignes d’intérêt la famille et la nation. Leur vénération pour cette triade est au-delà de leur propre vie. Leurs devoirs terrestres à la famille et la nation sont directement liés à leur service de dieu. Les guerriers du Hezbollah sont les serviteurs altruistes de dieu et de la protection de la famille et de la nation. Ceci satisfait leur dieu et les guerriers du Hezbollah ne vivent que pour servir leur dieu. Leurs ennemis doivent être avertie et attentifs. Les guerriers du Hezbollah vont activement neutraliser toutes menaces à cette trilogie et ils ne briseront jamais ce contrat moral, même au prix de leurs vies. Ceci constitue leur seule mission sur terre : dévotion à dieu et défense sans relâche de la famille et de la nation. Ceci constitue très brièvement le manifeste du Hezbollah. Rien de moins que ça, rien au-delà de ça.

Le modèle et système de résistance a gagné beaucoup de traction positive et s’est étendu au dehors de leur géographie du Levant : des dunes du Yémen jusqu’en Amérique du Sud, du croissant fertile jusqu’à travers le continent asiatique, le modèle de résistance du Hezbollah s’est étendu et continue à être reçu à bras ouverts, au grand dam de leurs fourbes ennemis vaincus.

Une autre qualité unique du Hezbollah est sa sobre patience. Ce sont des gens particulièrement adeptes à l’art de la patience : leurs amis iraniens, maîtres de la tapisserie leur ont enseigner cette technique vital et ils appliquent cette discipline mentale à toutes leurs stratégies militaires. Croyant que leur foi en leur dieu est permanente mais que toute chose matérielle et terrestre est sujet à changement, ils jouent un jeu de long terme contre leur ennemi avec pleine confiance et un succès des plus évidents.

Pourtant, malgré toutes ces qualités admirables présentées ci-dessus, leurs ennemis et les mégaphones médiatiques de leurs ennemis étiquettent le Hezbollah comme “narco-trafiquants”, “narco-terroristes” et “terroriste islamiste”. Accuser le Hezbollah de trafiquer la drogue est aussi absurde que d’accuser Mère Thérésa de vente globale d’héroïne. Tous ceux qui connaissent le Hezbollah et son mode de vie savent parfaitement que leurs guerriers et leurs leaders vivent une vie sobre et parfaitement propre. Ils ne parlent même jamais en mal, ne calomnient pas et n’insultent jamais leurs ennemis. Ils sont aussi propre dans leur langage que dans leur vie. Connaissant le style de vie et la philosophie auxquels adhèrent strictement ses membres que ce soit sur le champ de bataille ou en dehors, il est tout a à fait inconcevable que le Hezbollah se risquerait à déplaire à leur dieu en mettant en place des réseaux internationaux de vente de drogue qui ruinent la vie des gens, brisent des familles et affaiblissent des nations. Cette accusation insensée appartient à la longue liste des mensonges perfides fabriqués par leurs ennemis qui eux-mêmes de fait, participent au commerce international de la drogue et à son trafic, les Etats-Unis gérant un business très lucratif avec la CIA en charge, de la culture et de la transformation du pavot et de l’opium en Afghanistan et le Mossad gérant le trafic international vers l’Europe et l’Amérique des pilules d’amphétamines et d’ecstasy.

Incapables donc de trouver un talon d’Achille dans la capacité militaire du Hezbollah ni un défaut de caractère dans son modus operandi, ses ennemis ont produit une très longue litanie de soi-disants crimes perpétrés sans JAMAIS apporter une simple preuve de ce qui est avancé et de tout crime ou malversation. Les ennemis du Hezbollah ont inclus ce nom de bien sur leur tristement célèbre et politisée “liste des terroristes” sans jamais avoir prouvé ne serait-ce qu’une fois une activité terroriste de l’organisation. Regardons donc ensemble la liste d’accusations ci-dessous et gardez surtout bien présent à l’esprit que si les actes de terrorisme contre les Etats-Unis, le Liban, reprochés au Hezbollah étaient vrais, surtout dans le sud-Liban où est basé essentiellement le Hezbollah, il aurait déjà reçu un échantillon du traitement “choc et terreur”, stratégie militaire américaine de choix.

Il n’y a jamais eu de preuve en quoi que ce soit que le leadership du Hezbollah ait jamais ordonné ou perpétré ce qui suit : l’attaque au camion piégé de l’ambassade US à Beyrouth en 1983, ainsi que les attaques aux camions piégés la même année des camps militaires américains et français de Beyrouth (NdT: Drakkar). L’attentat à la bombe dans un restaurant près de la base aérienne de Torrejon en Espagne. L’attentat à la voiture piégé de l’annexe de l’ambassade des Etats-Unis à Beyrouth et le détournement d’un avion de ligne de la Koweit Airline, en 1984. Le détournement du vol TWA 847 en 1985. L’enlèvement et l’exécution de trois juifs libanais en 1986 sous le pseudonyme de “L’Organisation des Opprimés sur Terre”. L’assassinat de trois diplomates saoudiens en 1988. L’assassinat du secrétaire de l’ambassade saoudienne à Bangkok en 1989. L’assassinat de deux diplomates saoudiens et de l’opérateur du télex de l’ambassade à Bangkok en 1990. L’enlèvement et l’assassinat d’un homme d’affaire saoudien à Bangkok la même année. L’assasinat d’Ehud Sadan, chef de la sécurité à l’ambassade d’israël à Ankara ainsi que l’attentat à la bombe contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires en 1992. La tentative d’assassinat d’un leader de la communauté juive turque à Istanboul en 1993.

La tentative d’attentat à la voiture piégée de l’ambassade d’Israël en Thaïlande et une attaque suicide de l’Association Juive Mutuelle d’Argentine à Buenos Aires, toutes deux en 1984. L’explosion au camion piégé des tours Khobar dans leur segment américain en Arabie Saoudite en 1996. L’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005 à Beyrouth. L’attaque d’un bus de touristes israéliens en Bulgarie en 2012 et bien plus encore de ces “tentatives de ceci ou échec à cela” qui furent faussement et injustement attribuées au Hezbollah par personne d’autre que son ennemi, Israël et ses alliés et agents en Europe et aux Etats-Unis, ainsi que par son ignoble ennemi arabo-wahabbite.

Une bonne poignée des fausses accusation politisées mentionnées ci-dessus passent en boucle dans les médias occidentaux et juifs et pourtant pas même l’ombre d’une preuve ne fut jamais apportée à ces allégations. Se fondant sur une tendance médiatique islamophobe, ces accusations de terrorisme sont publiées et re-publiées encore et toujours dans l’espoir que la rumeur et le ragot finissent par prévaloir et devenir fait et vérité dans les esprits de gens raisonnables. En d’autres termes, les accusations mentionnées ci-dessus ne sont rien d’autre que des opérations de propagande menées contre le Hezbollah et malgré cela jamais son esprit de combat ni sa vigueur n’ont été mis en défaut et la dissémination de ces fausses informations n’a pas non plus empêché la croissance de sa popularité dans le monde.

Même les académies militaires de ses ennemis, dans une admiration silencieuse, incluent maintenant l’étude des stratégies et tactiques suprêmes du Hezbollah dans leurs cours de formation, confirmant ainsi le très haut niveau de leurs techniques de combat et de leur philosophie de la guerre. Il est impossible de séparer ses stratégies de guerre de la fondation même de leur philosophie humaniste. Ceci est constamment employé en tandem. Le Hezbollah va toujours laisser une porte de sortie pour que l’ennemi puisse se replier durant une embuscade.

Le Hezbollah reçoit un soutien moral des plus enthousiastes de tout le monde musulman et également de nations non musulmanes, de nations de l’Occident et de l’Orient. Le Hezbollah est respecté, aimé et révéré aux quatre coins du monde, incluant une certaine appréciation des citoyens de nations ennemies qui ne sont pas molestés et trompés par la propagande d’état. Ceci n’est pas juste parce que par nature les humains aiment un héros de guerre invincible ; c’est parce que le humble Hezbollah a établi avec succès son image de l’armée d’un peuple, pour le peuple et par le peuple.

Ici repose l’essence même de toute sa popularité. Une force libanaise du bien qui englobe le peuple et agit par et pour le peuple ce qui est similaire en cela au slogan historique américain “d’un gouvernement du peuple, par et pour le peuple”. Ce que le Hezbollah a accompli en tant que groupe de résistance pour sa nation et ses compatriotes, les politiciens américains doivent encore le démontrer et le réaliser pour le bénéfice du peuple américain.

Et pourquoi cela ?

Ceci parce que les Libanais ont clairement défini leur ennemi comme étant Israël, alors que le collectif américain doit toujours identifier son ennemi interne insidieux comme “le pouvoir juif”. Un pouvoir qui s’est levé au travers d’un cronisme, d’un népotisme, d’un chantage et d’une coercition bien non-américains. Une suprématie juive qui a été ouvertement dominante sur toute la vie interne américaine ainsi que dans sa politique extérieure internationale ces 60 dernières années et plus (depuis l’assassinat de Kennedy en fait). Un pouvoir juif qui a défiguré et corrodé la vie traditionnelle américaine domestiquement et qui a été ruineux pour son porte-feuille et sa réputation sur le plan international.. Mais si les Libanais peuvent circonvenir si habilement et répétitivement vaincre ce pouvoir juif abusif, alors les Américains qui vivent sous la botte d’une occupation juive anti-démocratique peuvent aussi le faire. La mise en pièce récente de notre précieux et adoré premier amendement de la constitution (NdT: celui sur la liberté de parole et d’expression) n’est que la dernière victime de la tyrannie juive et une expression indéniable de leur haine de notre démocratie. 

Mais pour que les Américains se libèrent, ils doivent d’abord vaincre tous les artifices et les défis de la distraction de masse, toute l’ingénierie sociale mise en place et les nombreux projets d’abrutissement total que l’élite juive américaine et son lobby ont imposé insidieusement à la fois aux citoyens américains et à leurs politiciens. Pour que les Américains soient véritablement libres et indépendants, car ils sont un peuple captif en ce moment, ils doivent d’abord franchir, contourner toutes les divisions inventées et sponsorisées à l’intérieur même des Etats-Unis. Les divisions telles que la politique identitaire, la disharmonie générée par le conflit de race factice, la diabolisation par un Hollywood sous emprise juive des valeurs traditionnelles américaines, le néolibéralisme, la mondialisme, la [banque] Réserve Fédérale, Wall Street, les médias de masse sous contrôle, la vaste majorité des médias alternatifs et cette liste n’est en rien exhaustive.

Ils doivent aussi écarter et se rebeller contre les polluants mentaux imposés comme l’enseignement obligatoire de ce faux livre d’Anne Franck dans leurs écoles et très certainement, ils doivent aussi rejeter le financement de tous ces horribles musées sur l’holocauste qui opèrent pour habiliter les continuels crimes juifs contre les Américains en faisant le portrait des juifs comme étant “les éternelles victimes ayant des besoins spéciaux”. Tous ces musées de l’holocauste ne sont rien d’autre que des usines à propagande payées et financés par les dollars du contribuable et non pas par des Shekels israéliens ou des donations privées juives. C’est le sommet de l’absurdité qui voit les Américains devoir payer pour leur propre lavage de cerveau et esclavage mental. Les Américains doivent PAR DESSUS TOUT, se réapproprier les droits du 1er amendement de la constitution qui a été détourné et récemment mis en miettes par le pouvoir juif. Les Américains doivent reconquérir leur liberté de parole et d’expression et être capable d’appeler un chat un chat et un juif, un juif.

Il n’y a aucune compréhension du nombre de chaînes juives actuellement entravant  le corps et l’esprit américain. Je parle ici de votre corps et esprit individuel.

La question est évidente ici : Où sont votre dignité et votre auto-respect chers Américains ? Où est votre honneur et votre esprit guerrier  au sens noble du terme? Où est le fruit du travail que vous avez investi dans votre famille et dans votre pays année après année ? Ce n’est plus entre vos propres mains, et ce n’est pas profitable à votre communauté non plus. Le lobby juif s’est bien assuré que votre liberté et vos impôts aillent en priorité directement vers le service de l’état d’Israël. Le lobby juif a tué votre démocratie, créé une dévastation sociale à travers la nation et vous a dépouillé de vos impôts pour bénéficier à l’état cleptomane et oppresseur qu’est Israël. Le lobby juif ne vous a pas traité différemment qu’une nation d’esclaves qu’il possède et façonne socialement par le biais de l’ingénierie sociale.

Présentement, l’Amérique n’est pas dans un état du justice et de grâce. Les Américains, quelque soit leur couleur de peau ne sont pas un peuple libre. On ne peut plus parler de la “superbe Amérique”, elle est sous occupation du pouvoir tribal juif. Et les Libanais ?. Malgré leur montagne de crises politiques actuelles internes, vivent en fait une vie libérée bien gagnée. Les Libanais meurtris sont bien plus libres que les Américains. Une vie de libération de l’occupation leur a été donnée par un Hezbollah sacrificiel et constamment vigilant. Le Hezbollah patriote, le superbe Hezbollah.

Quand les citoyens occidentaux et américains comprendront-ils que le Hezbollah est bien plus de leur côté que ce Sion belliqueux et vampirisant leurs impôts ? Après tout, le Hezbollah existe pour libérer et non pas pour voler l’Europe et l’Amérique, pas pour être va t’en guerre dans des guerres de choix coûtant un prix exorbitant en argent et en vies humaines. Et de manière certaine, le Hezbollah n’opprime en rien les droits des peuples occidentaux à leur liberté d’expression, un droit que les lobbies politiques d’Israël en Europe et aux Etats-Unis se sont fixés d’abolir pour ces peuples.

Alors, chers Américains, où est votre Hezbollah ? Où est votre résistance à l’occupant ? (NdT: au passage, phrase particulièrement ironique sachant que les colons européens sont eux-mêmes les occupants et oppresseurs du continent des Amériques et de ses peuples natifs depuis plus de 500 ans, qui se ressemble s’assemble sans aucun doute…) Où est votre esprit résistant ? Vos paroles résistantes ? Votre art résistant ? Vos armes résistantes ?

En tant qu’expatrié américain étant témoin des dégâts et des bien tristes divisions infligés à notre société par les élites juives, je vous conjure de ne pas retourner les armes les uns contre les autres. Ceci serait une folie sans nom. C’est là-dessus que parie votre occupant. Votre division le rend plus fort, plus puissant. Pour vous tondre encore plus avant pour la gloire d’Israël, l’ennemi interne vous veut toujours plus divisés et plus faibles. Ne vous soumettez pas. Contournez la menace en vous unissant. Vous ne devez pas vous aimer les uns les autres à en mourir, mais vous devez vous unir et résister contre cet ennemi intérieur si vous pensez que vous méritez vraiment un vie de liberté, de paix et de prospérité. Unissez-vous malgré vos différences, unissez-vous malgré votre rage. Ceci est la clef de votre libération.

“Par la tromperie tu feras la guerre” est le slogan d’Israël. (NdT: et de son Mossad..)

“Vivre libre ou mourir” est un slogan de l’Amérique… C’est aussi un slogan du Hezbollah !

= = =

Lecture absolument complémentaire à lire et diffuser sans modération :

“Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur”, Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005, traduction de très larges extraits depuis la version anglaise par Résistance 71 et mise en page sous format PDF par Jo

 

Et pendant ce temps là sur le front moyen-oriental…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 20 novembre 2020 by Résistance 71


« Normalisation-Trahison »

Pourquoi la Syrie ne riposte pas aux attaques israéliennes ?

réponse de Hassan Nasrallah

11 novembre 2020

url de l’article en français:
https://lecridespeuples.fr/2020/11/11/pourquoi-la-syrie-ne-riposte-pas-aux-attaques-israeliennes-la-reponse-de-nasrallah/

Interview du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 26 mai 2020, à l’occasion de la commémoration du 20e anniversaire de la Libération du Sud-Liban.

Transcription :

Hassan Nasrallah : […] « Lorsque (en février 2014) Israël nous a frappés à Janta, à la frontière syro-libanaise, ils espéraient changer les règles d’engagement, pensant que s’ils nous frappaient dans une zone frontalière, nous ne serions pas tenus de riposter. Nous avons riposté (en frappant une patrouille israélienne le mois suivant) dans les fermes de Chebaa (territoire libanais occupé). Lorsqu’il y a eu la (tentative avortée) d’attaque de drones israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth (en aôut 2019), j’ai dit que nous riposterions hors des fermes de Chebaa, ce qui ne signifiait pas stricto sensu que nous nous interdisions d’y riposter, mais c’était une indication claire que dorénavant, aucun point de la frontière entre le Liban et la Palestine occupée ne serait à l’abri de notre riposte, et que nous pouvions frapper n’importe où.  Auparavant, Israël était habitué à ce qu’on frappe toujours dans les fermes de Chebaa, et tout le reste de la frontière, toutes les colonies étaient en sécurité. Mais j’ai voulu adresser ce message clair : lorsque vous nous attaquez, aucun point de votre frontière (usurpée) ne sera en sécurité. Depuis, Israël est vigilant, et c’est pourquoi il n’y a pas eu de frappes au Liban. Personne ne se demande pourquoi ? Tous ceux qui ont hâte de se débarrasser des armes de la Résistance, qu’ils nous expliquent pourquoi Israël a frappé le Liban quand bon lui semblait de 1948 à 2000, puis a subitement stoppé, à l’exception de la guerre de 2006 ? C’est grâce aux équations de dissuasion imposées par la Résistance. Israël sait bien qu’une riposte serait inévitable. C’est l’une des règles d’engagement.

Israël cherche donc un autre moyen (de nous frapper). Ce qui s’est passé avec les drones dans la banlieue sud de Beyrouth, c’était une tentative israélienne de réaliser une attaque sans laisser d’empreintes. Ils ont été découverts parce que l’opération a échoué, mais le but était de frapper sans laisser d’empreintes. Car Israël sait bien que s’il laisse des empreintes, il doit s’attendre assurément à une riposte de la Résistance, et il sait bien ce que ça implique. Même lors de la découverte des tunnels (entre le Liban et la Palestine occupée), Israël a envoyé au Liban par trois biais différents —via l’Egypte, via Chypre et via la FINUL, soit trois canaux— un message disant qu’il ne voulait que découvrir les tunnels, et qu’il ne ferait rien de plus, afin que nous restions calmes et que nous ne ripostions pas. Israël comprend bien que le Liban est un front très sensible, et cette équation (de dissuasion) est toujours valable. Voilà ce qui protège le Liban : c’est la Résistance.

En ce qui concerne la Syrie, il faut se rappeler qu’au début, Israël n’a frappé personne —ni nous, ni les Syriens, ni les Iraniens, ni les autres mouvements de Résistance. Israël a laissé les événements se propager en Syrie, et se contentait de soutenir les groupes (terroristes) armés. Je ne dis pas que toute l’opposition syrienne travaillait avec Israël, mais il ne fait aucun doute que de nombreux groupes armés avaient des liens et se coordonnaient directement avec Israël sur les plans logistique, sécuritaire, du renseignement, jusqu’à l’approvisionnement et le financement, etc. Israël espérait que le régime s’écroulerait et que l’armée syrienne serait disloquée, et que l’Iran, se voyant incapable de faire quoi que ce soit, quitterait la Syrie, de même que le Hezbollah, car la situation serait irrémédiablement perdue. Voilà ce qui s’est passé durant les premières années.

Quand est-ce qu’Israël a commencé à intervenir directement ? Je dis toujours qu’il faut considérer les situations de manière globale, et ne pas se contenter du point de vue israélien. Il faut aussi voir l’autre côté. L’intervention israélienne en Syrie est une preuve de la victoire de la Syrie et de la victoire de l’Axe de la Résistance en Syrie. Car si Israël avait encore eu espoir que les groupes armées & takfiris qu’il soutenait, finançait et couvrait avaient une chance de l’emporter en Syrie, il n’aurait pas eu besoin d’entrer sur scène.

Journaliste : Mais cela n’a-t-il pas entraîné un déséquilibre de la dissuasion (au profit d’Israël, qui frappe la Syrie impunément) ?

Hassan Nasrallah : J’y viens, j’explique les choses pas à pas. Lorsqu’on lit les dernières déclarations des dirigeants israéliens, lorsqu’on leur demande pourquoi ils sont intervenus en Syrie, ils répondent que c’est parce qu’ils ont pris conscience que (les groupes terroristes) ne l’emporteraient pas. Israël a compris que c’est nous qui allions l’emporter en Syrie, que l’armée syrienne était en train de retrouver sa santé et sa force, que la présence de l’Iran et des factions de la Résistance en Syrie s’enracinait. Les groupes takfiris qui occupaient la partie syrienne du Golan ont été évacués, et le Golan est un sujet très sensible pour Israël… Il ne supporte même pas que quiconque y prenne des photos ! Cela indique bien sa faiblesse. Le fait qu’Israël ne tolère pas que quiconque prenne des photos de positions dans le Golan, [pas même les habitants du Golan occupé], est un signe de faiblesse et non de force. Voyant que la Syrie triomphait et se relevait, et qu’il n’y avait plus d’espoir de victoire des groupes armés, Israël s’est résolu à frapper des positions ici ou là, à s’efforcer d’entraver le transfert d’armes de la Syrie au Liban —tout le monde sait bien que nos missiles ne tombent pas du ciel, et que le rôle historique de la Syrie a été d’armer la Résistance libanaise et palestinienne.

Même dans l’opération récente d’Israël, lorsqu’ils ont frappé une de nos voitures à la frontière syro-libanaise…

Journaliste : Et vous avez riposté (par une incursion en territoire israélien).

Même si les « excuses » d’Israël sont pitoyables et n’empêcheront en rien une riposte meurtrière suite à la mort de deux combattants du Hezbollah dans une frappe israélienne en août dernier (voir Pour mettre fin à une guerre des nerfs insoutenable, Israël implore le Hezbollah de riposter), il faut souligner que l’entité sioniste fait tout ce qu’elle peut pour éviter de toucher des membres du Hezbollah en Syrie —et par conséquent de tuer qui que ce soit—, allant jusqu’à les avertir avant de cibler un véhicule, comme on le voit dans cette vidéo datant du mois d’avril dernier.

Hassan Nasrallah : Je ne dis pas que nous avons riposté, et je ne dis pas que nous n’avons pas riposté. Israël était tout à fait capable de tuer nos combattants, ce n’est pas une erreur de sa part. Il a fait un tir d’avertissement, ou a donné un avertissement, afin que les combattants quittent le véhicule, puis il l’a frappé. Pourquoi ne voulait-il pas tuer ces jeunes (combattants) ? Car il y a une équation claire : si Israël tue l’un de nos combattants, que ce soit au Liban ou en Syrie, nous riposterons. Cette équation a été prouvée dans les faits (maintes fois). C’est pour cela que lorsque, en même temps que l’incident des drones israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth, deux de nos combattants ont été tués (par Israël) en Syrie, les Israéliens ont évacué la frontière sur 7 kilomètres, sur toute la frontière. Ils sont restés comme ça, se tenant debouts sur une jambe et demi (prêts à prendre la fuite), pendant 7 jours, et si nous n’avions pas frappé ce véhicule, ils auraient pu rester comme ça 14 jours, un mois ou deux mois entiers. Cela fait partie des règles d’engagement. Jusqu’à présent, quand Israël frappe (en Syrie), il s’efforce de ne tuer personne, car il craint d’arriver à un point ou les dirigeants syriens, ou ceux de la Résistance, ne pourront plus supporter ces frappes. Même dans cette bataille, Israël n’a pas carte blanche (et sait que la situation peut exploser à tout instant).

Peut-être que quelqu’un rétorquera qu’Israël frappe (souvent la Syrie) et que l’Axe de la Résistance ne riposte pas, et que nous devrions imposer un équilibre de dissuasion en Syrie. Je vais être très franc. Cette question est discutée et débattue en permanence. Les dirigeants syriens sont ceux qui ont le dernier mot, car la décision leur appartient, même si la bataille nous concerne tous, et que nous sommes tous ciblés. Il y a parfois l’impression que le but d’Israël est l’escalade, et qu’ils veulent pousser la situation à une guerre ouverte contre la Syrie. La Syrie est (prise en étau) entre deux priorités : d’une part, la bataille à l’intérieur n’est pas terminée, les groupes terroristes et takfiris étant toujours présents et guettent la moindre occasion de remonter en puissance ; d’autre part, l’escalade vers une guerre entre la Syrie et Israël serait contraire à l’objectif premier (d’en finir avec les terroristes). La Syrie a encore besoin de temps. Permettez-moi de bien expliquer ce point, car il y a beaucoup de personnes qui nous critiquent, disant qu’Israël frappe la Syrie et que la Syrie ne fait rien. Je ne sais pas jusqu’à quel point les dirigeants syriens peuvent tolérer ces frappes, et il y a un seuil qui, une fois franchi, entraînerait une riposte (inévitable, sans crainte d’escalade), mais jusqu’à présent, ils considèrent qu’Israël intervient pour protéger les groupes armés et changer les équations en leur faveur, et entrainer la Syrie à une guerre régionale ; et il n’est pas dans l’intérêt de la Syrie, qui mène une guerre mondiale contre le terrorisme, de se laisser entrainer à une guerre contre Israël, si bien que ce qu’il faut, c’est endurer patiemment. C’est ce que nous appelons la patience stratégique. Mais dans le cadre de cette (politique de) patience et de cette endurance, il y a certaines règles qui restent valables et qui sont respectées par Israël et par nous, et de toute façon, Israël n’atteint aucun objectif par ses frappes : ils n’ont pas interrompu le transfert (de missiles), et ils le reconnaissent eux-mêmes ; ils ne sont pas parvenus à expulser les Iraniens de Syrie, et ils n’y arriveront jamais, et il en va de même pour le Hezbollah ; et ils ne sont pas parvenus à affaiblir l’armée syrienne, qui continue à se renforcer. Nous pouvons faire échouer les objectifs de ces attaques israéliennes sans en arriver à une guerre régionale, qui ne serait pas dans l’intérêt de la Syrie, du moins pas à l’étape actuelle.

Rappelons qu’en plus d’avoir abattu un avion israélien en février 2018, en mai 2018, la Syrie a riposté en lançant plusieurs salves de missiles contre Israël, qui s’est empressé de demander une trêve : voir La Syrie impose de nouvelles règles de confrontation à Israël

Le danger, et j’avertis toujours Israël à ce sujet, c’est que la patience a des limites. La capacité d’endurance a des limites. Les dirigeants syriens, et la situation en Syrie en général peuvent absorber certaines agressions et y remédier dans le cadre de cette vision (de patience stratégique), mais peut-être qu’Israël commettra une erreur ou une bourde qui épuisera cette patience. Israël est en plein aventurisme. Israël n’a pas d’intérêt à entrer en guerre régionale, et il est très vigilant à cet égard.

Journaliste : Mais certains analystes disent qu’Israël a fait le choix des attaques ponctuelles même si cela doit mener à la guerre.

Hassan Nasrallah : C’est plus de la guerre psychologique qu’une description (fidèle) de la réalité.

Voir Nasrallah : l’armée israélienne est devenue une armée hollywoodienne

Journaliste : Concernant votre opération (une triple infiltration dans le territoire israélien suite à la destruction du véhicule du Hezbollah en Syrie), le Hezbollah n’a pas annoncé qu’il avait riposté. Mais pourquoi avez-vous riposté alors qu’il n’y avait pas eu de martyrs de la Résistance. L’équation ne dit-elle pas que vous ne ripostez que si vos combattants sont touchés ? Quel était votre cible ?

Hassan Nasrallah : Le Hezbollah n’a pas fait de communiqué à ce sujet, et je m’abstiens donc de tout commentaire. (La politique du Hezbollah est de revendiquer la majorité de ses opérations, mais de laisser le doute subsister pour d’autres ; rappelons qu’Israël ne revendique presque jamais ses propres opérations, ce qui est un aveu de faiblesse). […]

= = =

Lecture complémentaire :

« Hezbollah, son histoire de l’intérieur », Naïm Qassem

Mai 2000-mai 2020 : 20 ans de fin d’occupation du sud-Liban par Israël (Al Manar)

Posted in actualité, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 28 mai 2020 by Résistance 71

 

 

Hassan Nasrallah : “Israël ne pourra pas perdurer, plier bagages et partir est l’un des scénarios réalistes”

 

Al Manar & Al Ahed

 

27 mai 2020

 

url de l’article original: https://french.almanar.com.lb/1765304

 

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a réitéré sa confiance envers la résistance et son environnement, assurant que « l’esprit qui a vaincu l’ennemi israélien est toujours vif, malgré toutes les tentatives de dissocier la Résistance de son environnement».

« En dépit de tous les exploits militaires, le côté spirituel restera le facteur essentiel dans cette résistance qu’il faut préserver », a affirmé Sayed Nasrallah, lors d’une interview accordée, dans la soirée de mardi 26 mai, à la radio Al-Nour et retransmise par la chaîne Al-Manar, à l’occasion du 20ème anniversaire de la fête de la Résistance et de la Libération du Sud Liban de l’occupation.

L’expérience de la défaite au sud Liban

Sayed Nasrallah a rappelé que « c’est le ministre israélien de la guerre, Benny Gantz, qui a fermé la porte frontalière le 24 mai 2000, lors de lors débâcle du sud Liban. Les principaux dirigeants actuels de l’entité sioniste ont vécu l’expérience (de la défaite) au sud Liban ».

La toile d’araignée

L’expression « Israël est plus faible que la toile d’araignée »- que j’avais lancée pour décrire la défaite de leur armée- s’est ancrée dans l’inconscient des dirigeants de l’entité sioniste. Ils ont tout fait lors de la guerre (israélienne contre le Liban) en 2006 pour entrer dans la ville de Bint Jbeil (sud), d’où j’ai lancé cette expression, pour prouver le contraire mais ils n’ont pas réussi.

Les Israéliens parlent d’une résistance largement différente que celle du passé. Celle-ci possède une force de dissuasion qui provient d’un long et sérieux travail. Depuis toujours, le Liban était envahi par l’ennemi, mais aujourd’hui, cet ennemi est conscient du développement de la force de la résistance.

Clairvoyance de la Résistance

La résistance avait une clairvoyance depuis sa genèse. Sayed Abbas et cheikh Ragheb avaient la vision claire et étaient certains de la victoire définitive sur l’ennemi. L’ancien Premier ministre israélien, Ehud Barak, a avoué que l’objectif de faire du Liban un pays allié d’«Israël» a échoué. Selon lui, le projet d’Ariel Sharon consistait à aider la famille Gemayel de prendre les rênes du pouvoir au Liban, de faire de la Jordanie un pays alternatif aux réfugiés palestiniens et de mettre la main sur la totalité de la Palestine.

Il faut toujours souligner le grand rôle de toutes les factions et mouvements de résistance qui ont avorté le projet sioniste.

Bombardement des colonies

L’ennemi qui avait tant protégé la ceinture de sécurité (villages frontalières occupées) dans le but d’épargner son territoire, a été surpris de voir la résistance procéder à des tirs de Katioucha contre les colonies frontalières. Cette politique a fait beaucoup de mal.

Alors, la résistance a instauré une nouvelle équation selon laquelle le bombardement des colonies sera le résultat du bombardement sioniste du Sud Liban.

La Résistance a épargné au Liban une guerre civile

Nous avons donc avorté l’objectif de garder la ceinture de sécurité. Ainsi, l’ennemi a dû se retirer de ce territoire qui n’a pas pu le protéger et son objectif a échoué.

Evidemment, l’ennemi a projeté de se retirer de la ceinture de sécurité et de mettre en face de la résistance l’armée collaboratrice de Lahd. Et dans ce cas, l’ennemi allait provoquer une guerre civile au Liban.

Heureusement, les frappes de la résistance contre les positions des collaborateurs de Lahd étaient douloureuses. Ce qui a accéléré leur retrait du Liban. La résistance a épargné au Liban une guerre civile planifiée par l’ennemi.

Lorsque les résistants et la population sont entrés dans les territoires libérés au Sud Liban, tout le monde a constaté qu’aucune gifle n’a été enregistrée, et que les collaborateurs avaient la pleine liberté de se remettre aux autorités libanaises ou encore de fuir vers les territoires palestiniens occupés.

‘Israël’ ne pourra pas perdurer

Nous sommes convaincus que cette Entité factice, raciste et intruse dans notre région sera vaincue et chassée. Les peuples de la région ont la foi et la confiance que l’ennemi israélien ne pourra pas perdurer.

Les USA vont droit vers la catastrophe et l’ennemi qui compte sur un facteur extérieur connaitra le même sort que les USA.

Nous voyons clairement qu’il n’existe aucun espoir pour la survie d’«Israël». Voir les Israéliens plier bagage et partir est l’un des scénarios réalistes. Il s’agit d’une question de temps.

Équilibre de force entre la résistance et l’ennemi

Lorsque les USA trouvent qu’«Israël» ne peut plus assurer sa protection, lorsque les USA réalisent que les pays alliés ne sont plus en mesure de protéger leurs intérêts, ils dépêchent alors leurs navires et arsenaux militaires pour soutenir ces derniers. Il s’agit là, d’un facteur positif qui démontre la montée en puissance de l’axe de la résistance.

En Palestine, on misait sur les négociations avec l’ennemi. Aujourd’hui, les Palestiniens ne croient plus en ce processus, et ceci représente un changement stratégique pour le peuple palestinien.

Les changements en cours ans la région montrent que nous possédons des points de force en notre intérêt. Il existe un équilibre de force entre la résistance et l’ennemi. Les deux parties ont le pouvoir d’initiative.

Force de dissuasion

L’ennemi a adopté la politique de ‘la bataille entre les guerres’ dans tous les pays comme le Liban, la Palestine et la Syrie. Au Liban, cette option n’a mené nulle part et s’est avérée vaine.

Nous avons riposté à l’attaque sioniste à Janta dans l’Anti-Liban en bombardant dans le Golan occupé. Nous avons montré à l’ennemi que toutes les zones frontalières sont dans la ligne de mire de la résistance. Pour cette raison, on n’assiste plus à des bombardements israéliens. Cette politique fait partie des règles d’engagements, instaurés depuis 2006.

Quand l’ennemi a envoyé des drones dans la Banlieue, il a voulu faire une opération sécuritaire sans aucune empreinte. Mais il a échoué.

Autre exemple de la force de dissuasion, quand les Israéliens ont annoncé la découverte des tunnels du Hezbollah à la frontière, l’ennemi a veillé à transférer des messages rassurants au gouvernement libanais, via des médiateurs, comme quoi il ne mènera aucune frappe et qu’il se contentera de les découvrir.

L’objectif de l’intervention israélienne en Syrie

En Syrie, l’ennemi misait sur la défaite du régime au début et du retrait du Hezbollah et de l’Iran. Quand il a réalisé que ses calculs étaient faux, il a adopté la bataille entre les guerres, et ceci montre que la Syrie a gagné, et que l’ennemi ne peut plus compter sur les groupes terroristes et certaines factions de l’opposition syrienne qu’il soutenait.

Un dirigeant sioniste avoue que cette décision a été prise puisque l’axe de la résistance a multiplié les victoires sur le champ de bataille.

L’ennemi est dans une situation de faiblesse extrême. Il a vu que la Syrie devient plus forte, et que les groupes terroristes ne sont plus en mesure de la détruire, il a alors passé à l’acte : il a commencé à mener des frappes, mais là aussi sous des contraintes bien claires.

Concernant la dernière frappe israélienne à la frontière syrienne, l’ennemi pouvait tuer les combattants du Hezbollah mais il ne l’a pas fait, parce que l’équation est claire: si vous tuez nos combattants, nous riposterons fermement. Donc, l’ennemi est dissuadé et respecte les règles d’engagement. A ce jour, l’ennemi mène des frappes bien calculées.

L’ennemi a échoué dans sa tentative de mener une opération sécuritaire dans la Banlieue Sud et il a suspendu cette politique. La résistance peut à n’importe quel moment prendre la décision de riposter au survol des drones en abattants quelques-uns.

Force de dissuasion en Syrie ?

La question qui se pose est la suivante : pourquoi on n’instaure pas une équation d’équilibre de force et de dissuasion en Syrie ? Ceci dépend de la volonté de la direction syrienne.

La bataille bat son plein contre les groupes terroristes, et les Israéliens interviennent dans le but d’entrainer la Syrie dans une guerre régionale.

Donc, ceci ne s’inscrit pas dans l’intérêt de la Syrie au moment où elle lutte contre les groupes terroristes.

Sachant que les frappes israéliennes ne réalisent pas grand-chose. Elles n’ont pas stoppé l’acheminement des armes à la résistance, mais l’ennemi doit savoir que notre patience et celle des dirigeants syriens a des limites. Mais, l’ennemi pourra commettre une bêtise qui poussera le Syrien à perdre sa patience et mènera à une guerre régionale.

Les armes de précision

Depuis des mois, les Américains n’ont pas évoqué la question des armes de haute précision du Hezbollah avec les dirigeants libanais. Ils sont occupés par le coronavirus, et au Liban nous sommes occupés par notre crise économique.

En effet, la résistance doit œuvrer pour transformer toutes ses armes en armes de haute précision.

Mission de la Finul

En raison des pressions israéliennes, les Américains font pression sur l’ONU pour modifier la mission de la FINUL comme par exemple donner le feu vert à ces forces multinationales de mener des perquisitions dans des propriétés privées. Sachez que le maintien ou le retrait des forces de la FINUL est une demande israélienne. Les USA ont tort de croire que c’est une carte de pression sur le Liban. Donc, nous ne sentons aucune pression quand on menace de diminuer le nombre d’effectifs, mais le fait de modifier la mission de la FINUL nous pousse à prendre des mesures similaires.

Le Hezbollah n’est pas contre la force onusienne, mais un changement dans sa mission violerait la souveraineté libanaise. Israël ne pourra pas imposer de conditions au Liban, même sous un masque américain.

Lutte contre la corruption sans tomber dans le piège

Certaines parties considèrent que le Hezbollah a la phobie de la guerre fratricide. L’imam Moussa Sadr disait que les armes servent à lutter et à repousser l’ennemi, mais on ne peut les utiliser pour changer la donne sur la scène interne.

Le problème au Liban est que personne ne peut isoler ni exclure qui que ce soit.

Si les Libanais sont unanimes à donner au Hezbollah l’opportunité de gouverner le pays, nous refuserons. Nous ne voulons pas nous accaparer du pouvoir. Le Liban doit être gouverné par toutes les parties. C’est vrai que ceci peut entraver le processus de direction, mais les outils du changement du pays doivent prendre en compte les calculs internes.

Il faut être réaliste, nous ne voulons pas entendre les propos sur le partage du pays selon le projet du fédéralisme.

Notre plafond est clair : ne pas aller à la guerre civile, ne pas diviser le pays confessionnellement, ne pas fournir l’occasion à l’ennemi pour diviser et détruire le Liban.

L’ennemi organise des colloques pour étudier comment vaincre le Hezbollah. Il conclut que le seul moyen disponible est d’entrainer le Hezbollah dans une guerre civile et dans un conflit armé interne. C’est ce que nous refusons tout le temps. L’ennemi cherche alors à inciter la population à rejeter le Hezbollah.

C’est vrai qu’il existe encore un environnement qui couve la résistance mais l’ennemi projette d’infiltrer notre public par la porte économique.

Sachez que nous sommes les premiers au monde à subir les menaces et nous figurons en tête de la liste des parties visées. Que faire alors ? Aller droit vers le piège tendu par l’ennemi ? Nous avons donc un plafond à respecter : nous avons tissé des alliances et préparé un projet pour la lutte contre la corruption. Mais le Hezbollah ne peut pas prendre la place de l’Etat. Il ne peut pas juger et poursuivre les corrompus. Ce n’est pas envisageable.

Permettez-nous alors de lutter contre la corruption à notre manière.

Dans la lutte contre la corruption, nous avons peut-être besoin de nombreuses années, mais résoudre la situation économique ne peut pas attendre de nombreuses années, et la crise économique doit être traitée de manière urgente et exceptionnelle aux côtés de la lutte contre la corruption.

Rétablir les relations avec Damas

Le Hezbollah a élaboré un plan économique qu’il n’a pas annoncé car il sera combattu dès le premier jour, sans même être lu. Nous avons donc décidé de travailler pour amener le pays à notre plan sans déclarer que c’est notre plan pour qu’il ne soit pas condamné à mort.

Il est possible de sortir de la situation actuelle et ne pas aboutir à un effondrement, mais la question nécessite une volonté politique.

Le gouvernement actuel devra rétablir les relations avec Damas afin d’assurer le passage des produits libanais vers l’Irak, et par conséquent renforcer le secteur agricole et industriel.

Mais, il y a ceux qui refusent cela pour se rendre au Fonds monétaire international afin que les Américains dictent leurs conditions pour humilier le Liban. Les USA veulent humilier le Liban et lui imposer ses conditions.

Nous ne nous opposons pas au Fonds monétaire international, malgré notre connaissance préalable de la mentalité et des conditions de l’organisation, qui doivent être discutées. Mais ce serait une erreur de s’adresser au FMI en pensant qu’il n’y a pas d’autres options car cela affaiblit la position du gouvernement dans les négociations.

Cap vers l’Est

La solution de la crise économique au Liban est de se débarrasser de l’emprise d’obtenir la satisfaction des USA et de se diriger vers l’Est.

Il y a ceux qui empêchent le Liban de traiter avec la Chine dans les dossiers économiques.

Le gouvernement a besoin de temps pour aller vers l’Est et cela nécessite une décision politique encouragée par l’opinion publique et loin des pressions extérieures.

Confrontation globale avec les USA

La confrontation avec les USA après l’assassinat du commandant martyr Hajj Qassem Soleimani est une confrontation globale, et pas seulement militaire.

La présence d’une volonté populaire en Irak pour expulser les Américains est décisive.

Il en est de même pour les forces américaines en Syrie qui sont considérées comme des troupes d’occupation. Les forces de résistance et la population œuvrent pour les expulser de la Syrie.

L’échec de la guerre au Yémen est un échec américain. Idem pour le deal du siècle qui est né mort et rejeté par tous les Palestiniens. Il s’agit des simples mesures prises unilatéralement.

Une guerre entre les USA et l’Iran ou sur plusieurs fronts est exclue.

Disparition d’Israël

Il n’y a pas d’indices sur une intention d’Israël de lancer une guerre contre le Liban.

Mais toute confrontation majeure qui sera déclenchée par l’ennemi israélien impliquera plusieurs fronts de l’axe de la résistance. Cette confrontation majeure entrainera la disparition d’Israël. La préparation de l’axe de la résistance à cette guerre est une forme de dissuasion.

Israël disparaitrait avec le changement des conditions sur lesquelles il a été fondé, sans avoir même besoin de recourir à la guerre. Ce n’est pas un rêve, c’est l’un des scénarios réalistes.

= = =

Lecture complémentaire:

« Hezbollah, son histoire de l’intérieur », Naïm Qassem (PDF)

 

Pendant ce temps là, en Syrie, le Hezbollah met une fessée aux Turcs aidés par l’OTAN…

Posted in actualité, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 mars 2020 by Résistance 71

 


Forces spéciales du Hezbollah en Syrie…
Contre les force de l’Organisation Terroriste de
l’Atlantique Nord…

 

“Saraquib (Idlib) a prouvé qu’Israël perdra la bataille terrestre face au Hezbollah, pas de miracle aérien non plus “

 

Press TV

 

19 mars 2020

 

Source:

https://french.presstv.com/Detail/2020/03/19/621185/Dome-de-fer-les-USA-mettent-les-pieds-dans-le-plat

 

Le mardi 17 mars, les sources israéliennes ont prétendu avoir déjoué une opération commando Armée syrienne-Hezbollah en envoyant leur armée de l’air frapper un « véhicule transportant un cadre militaire du Hezbollah ». L’information est évidemment à prendre avec les pincettes dans la mesure où les frappes aériennes israéliennes contre la Syrie ratent souvent leur cible et que si elles parviennent à porter atteinte au Hezbollah, elle ne reste pas sans réponse. Toujours est-il que sur fond d’une pandémie planétaire qui frappent curieusement les forces militaires, le centre d’étude stratégiques Béguin-Sadat à Tel-Aviv avance l’hypothèse d’une confrontation imminente Israël/Hezbollah, puisque « le front Nord en est en totale ébullition sans que les médias en parlent  »

Pour Ehud Elam qui écrit l’article, l’équilibre de la terreur de rigueur depuis 2006 n’existe plus et le Hezbollah, largement ancré en Syrie, y fait pluie et beau temps, « largement présents au sein de l’armée syrienne, commandant même certaines unités de celle-ci »: « Au fait ce qui s’est passé fin février à Saraqib (Idlib) que la force spéciale du Hezbollah Rizwan a réussi de reprendre à l’une des armées les plus puissantes de l’OTAN (Turquie) et ce, malgré une importante attaque au drone turc visant son QG devrait nous donner une petite idée de ce qui serait notre futur combat avec le Hezbollah. Saraqib que la Turquie a tout fait pour maintenir a été libérée en l’espace de quelques heures et alors que les combattants du Hezbollah se battaient en plein nuit sans avoir le soutien des satellites, des navires et des équipements derniers cri de l’OTAN ». 

Certes notre Armée de l’air jouit d’une supériorité absolue mais de là à dire que ce point nous permettra de gagner, c’est un pas qu’il ne convient peut-être pas de franchir. … Car le Hezbollah n’a pas un centre de gravitation fixe que nos avions puissent aisément identifier et frapper et en revendiquer la victoire. Surtout que des frappes massives seront difficiles à lancer contre un Hezbollah qui a 150 000 missiles, braqués sur le nord, le sud et le centre israélien. Ces engins s’abattront sans doute sur le nord, massivement sans que notre Dôme de fer puisse les contrer en totalité. Ce qui nous pousserait à mener des bombardements massifs contre le Liban. Mais là aussi, notre action est limitée car qui dit que le Hezbollah ne serait capables de viser nos aéroports militaires, nos bases et nos garnisons. Dans ce cas une opération terrestre est indispensable. Mme si notre armée de l’air s’exerce à contrer les missiles du Hezbollah. Mais notre armée de terre saura-t-elle s’imposer face à un Hezbollah, tel qu’il s’est présenté à Saraqib? »

« Il y a peu de temps, le Pentagone a annoncé avoir abandonné son projet d’achat de nouveaux systèmes de défense antimissile israéliens. Il a dit que le Dôme de fer est surtout vulnérabilité aux cyberattaques et autres formes de combat électronique. Le Pentagone a aussi évoqué d’autres défis opérationnels. Ce n’est pas si rassurant quand on sait que le document stratégique 2018 d’Israël dit qu’il y aura un clash avec le Hezbollah et qu’Israël ne pourra en sortir vainqueur à moins de procéder à une campagne de bombardement massive. Soit. Mais que faire des missiles du Hezbollah? Et si la vulnérabilité de Dôme de fer dont parle le Pentagone renvoyait surtout aux capacités du groupe pro-iranien à mener des cyberattaques? » 

« Nous pensons que nous ne pouvions pas les intégrer dans notre système de défense aérienne en fonction de certains défis d’inter-opérabilité, cybernétiques et autres », a-t-il ajouté.

L’année dernière, l’armée américaine a signé avec le régime d’Israël un contrat de 370 millions de dollars pour l’achat de deux systèmes de défense aérienne Dôme de fer. Ils étaient censés protéger les bases militaires américaines en Afghanistan et en Irak contre les attaques de roquettes. Après des examens effectués sur les batteries, l’armée américaine a décidé de renoncer à son projet.

Le régime d’Israël a déployé des systèmes dans ses régions méridionales et centrales pour contrecarrer les attaques aux roquettes lancées depuis la bande de Gaza. Mais l’ampleur des dégâts causés a montré l’inefficacité du Dôme de fer face à la Résistance palestinienne.

Selon les derniers chiffres, le Hezbollah n’a pas moins de 200 000 missiles et roquettes pointés vers « Israël », mais ces missiles peuvent d’abord viser le nord. Cette quantité de missiles signifie que les systèmes de défense israéliens tels que le Dôme de fer ne peuvent en intercepter qu’une partie.

 


« Le Hezbollah de l’intérieur » N.Qassem

La juste riposte à l’assassinat de Soleimani par Trump en Irak… Analyse et sagesse (discours Hassan Nasrallah)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 7 janvier 2020 by Résistance 71

 


H. Nasrallah ou l’anti-thèse du bellicisme occidental

 

S. Nasrallah : la riposte juste à l’assassinat de Soleimani et Muhandes est l’expulsion des forces US de toute la région … La libération d’alQods sera alors plus facile

 

Al Manar

 

5 janvier 2020

 

url de l’article: https://french.almanar.com.lb/1606695

 

« La nuit du vendredi 2/1/2020 est une date fatidique, une date qui marque  le début d’une nouvelle période historique, non pas pour l’Irak ou pour l’Iran seulement mais pour toute la région « , c’est en ces termes que le secrétaire générale du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a marqué le ton de son discours prononcé , à l’occasion d’une cérémonie de deuil, organisée dans la banlieue-sud de Beyrouth, rendant un dernier hommage aux martyrs qui sont tombés dans la nuit du jeudi à vendredi dernier, à leur tête le commandant en chef de la brigade al Qods-branche extérieure des Gardiens de la Révolution islamique, le général Qassem Soleimani et du numéro 2 des Hachd al Chaabi, Abou Mahdi alMuhandes.

Rappelant les faits de l’assassinat de ces deux grands chefs, S. Nasrallah a expliqué pourquoi l’administration de Trump a décidé une telle action, et sous cette forme aussi intentionnelle et officielle.

Son éminence a défini les responsabilités de l’axe de la résistance, en particulier des factions de la résistance, soulignant que  concernant l’Iran, « cette dernière n’a pas demandé et ne demandera à personne parmi ses amis, ses alliés, de répondre à cet assassinat . Et si jamais il y a riposte, cela n’engage que la partie qui a riposté, libre à chacun d’évaluer s’il veut ou pas riposter.  »

Il a, toutefois, précisé que  » toute punition juste à l’assassinat de Soleimani et de Muhandes, ne peut se traduire par l’assassinat d’un responsable militaire ou d’un secrétaire d’Etat US, car nul n’est comparable à ces deux chefs. Le soulier de Soleimani vaut plus que la tête de Trump ou de toutes les têtes de son administration « .

Et de poursuivre :  » la seule punition juste à cet assassinat est l’expulsion de toutes les forces US de la région, avec leurs navires, leurs destroyers, leurs bases, leurs armes» sachant «  que nous n’avons rien contre le peuple américain, il n’a pas à nous craindre, sauf ceux qui collaborent directement avec cette administration ».

Et d’ajouter : » quand les forces US seront expulsées de la région nous n’aurons pas besoin d’une guerre avec les israéliens,  ils plieront bagages d’eux-mêmes. la bataille d’al-Quds sera facile ».

Principales idées du discours de S. Nasrallah :

En ce jour, nous célébrons le martyr d’ un grand commandant en chef le général Qassem Soleimani et de celui du commandant en chef Abou Mahdi alMuhandes et de leurs compagnons irakiens et iraniens qui sont tombés en martyr .. la nuit de vendredi dernier.  La nuit du vendredi 2/1/2020 est une date fatidique, une date qui marque un avant et après, une date qui marque  le début d’une nouvelle période historique non pas pour l’Irak ou pour l’Iran mais pour la région..

Quelques mots sur le plan personnel, dans la nuit de Vendredi  le général Qassem Soleimani a réalisé  son ultime but, son vœu le plus cher qui est celui de chaque commandant ou chef de la résistance. IL s’agit d’un projet personnel, qui n’est pas lié à la nation, car ce qu’ils demandent pour la nation islamique c’est qu’elle puisse vivre en toute dignité, en paix, et que ses peuples puissent jouir de tous leurs droits et leurs richesses.

Soleimani aspirait à réaliser ce projet ultime, cas de tous les moujahidines, à savoir rencontrer Allah le bon miséricordieux. Une passion qui brule le cœur et l’âme de tous les moujahidines. Une passion que partageait et Soleimani et Muhandess. Une passion qui se renforce avec le temps, au fur et à mesure qu’on vieillit, car plus on vieillit, plus on craint de mourir dans un lit par maladie. Selon les témoignages de ces compagnons en Syrie, Soleimani implorait toutes les nuits, en sanglot, qu’Allah puisse lui accorder cette faveur.  Celle de tomber en martyr.

De la banlieue sud  de Beyrouth, je présente mes condoléances à sa famille, ses filles et ses fils et son épouse, et je leur dit que votre consolation réside dans le fait que  votre père a réalisé son vœu le plus cher après des décennies de Jihad.

Tout autant pour le commandant en chef Abou Mahdi al Muhandes, sachez qu’ il y a deux mois il m’a fait l’honneur de me rendre visite et il m’a avoué que « la bataille avec Daech est presque terminée et j’ai vieilli alors je vous demande d’implorer Allah de m’accorder cette faveur d’être un martyr ».

Dans notre culture, le martyr est une  bénédiction, et donc le pire que l’ennemi puisse nous infliger est de nous tuer, sauf que  notre but ultime est justement  de tomber en martyr, cette équation est divinement miraculeuse.

Félicitations aux martyrs Qassem Soleimani et Abou Mahdi almuhandes  pour ce martyr glorieux, car nous appartenons à   l’école de l’imam Hussein (P) et donc nous sommes des passionnés  du martyr.

1-les faits

Dans la nuit de vendredi, le général Soleimani quitte l’aéroport de Damas destination Bagdad, et ce de manière publique, où l’attendait le général Muhandes à l’aéroport de Bagdad. Ils ont embarqué dans une voiture, quelques minutes plus tard, le convoi a été visé par des frappes américaines de manière sauvage. Sauvage parce que leurs corps ont été déchiquetés, ils étaient inidentifiables, entre parenthèses, la manière dont Soleimani est tombé en martyr dépasse ses espérances : comme l’imam Hussein (P), son corps était décapité, comme Abou Fadl Abbas (P), le frère de l’Imam Hussein (P), ses mains démembrés, comme Ali alAkbar(P) , fils de l’Imam Hussein(P), son corps a été déchiré.

Quelques heures après, des responsables américains ont revendiqué l’attaque, suivi du Pentagone puis du président Trump lui-même.

Nous sommes donc face à un crime où l’identité de l’auteur ne fait aucun doute puisque c’est lui qui a reconnu sa responsabilité, et donc il ne s’agit pas d’un crime anonyme comme un attentat par une voiture piégée , loin de là , nous sommes face à un crime clair  et criant , ordonné par Trump et exécuté par l’armée américaine.

2- raisons et objectifs de ce crime criant et scandaleux

Pour commencer, ce crime  intervient à la suite d’une série d’échecs de   tentatives d’assassinat non-revendiquées perpétrées contre la personne de Soleimani. A titre d’exemple, citons la tentative d’assassinat contre Soleimani en Iran, dans sa ville, où les terroristes avaient loué une maison située non loin d’une husseinyeh (lieu où on célèbre des cérémonies d’Achoura) appartenant à Soleimani et à laquelle, chaque année des milliers de fidèles y assistaient. La maison était non seulement entièrement bourrée d’explosifs mais en plus, les criminels avaient creusé un tunnel jusqu’à la husseinyeh pour planter des explosifs dans les piliers de cette dernière. Autrement dit, ils étaient prêt à massacrer quatre mille fidèles rien que pour tuer Soleimani. La providence divine et le professionnalisme des services de sécurité iraniens ont réussi à démanteler le réseau terroriste et ont épargné ainsi des milliers de vies humaines.

Ensuite, ce crime survient dans un contexte régional marqué par des échecs continus des USA dans la région, des évolutions menaçantes en Iraq pour les intérêts des USA dans ce pays.

Face à un tel paysage nous définissons les raisons  de cet assassinat :

Echec avec l’Iran. Trois ans après l’élection de Trump,  son bilan en termes de politique étrangère dans la région et au niveau  international se résume en échecs après échec. Il n’a présenté au peuple américain aucun exploit. Au contraire, à l’époque de Bolton, l’objectif annoncé était la chute du régime iranien, allant jusqu’à promettre le peuple US que ce régime tombera avant Noel !! Bolton est parti, le régime est toujours aussi présent. En fait, Bolton s’exprimant ainsi, ne racontait pas des histoires, il exprimait la stratégie de l’administration de Trump.

Puis, cette administration a dénoncé l’accord nucléaire, menaçant de sortir de l’accord, là encore, l’Iran n’a pas répondu à la provocation. Puis, Trump a exécuté sa menace exigeant un nouvel accord nucléaire, l’Iran est resté ferme sur ses positions. Puis, il a imposé des sanctions contre l’Iran, dans une tentative d’affamer le peuple iranien, mais l’Iran a résisté.

Faute de pouvoir signer un nouvel accord nucléaire et de forcer l’Iran à s’asseoir autour d’une table avec eux, les USA ont provoqué   des conflits confessionnels en Iran, bref Trump a tout essayé pour faire plier l’Iran,  pour  gagner une seule rencontre avec Rohani, en vain.. Tout son but était et est toujours de ramener l’Iran à la table de négociation.

Echec en Syrie. Un échec traduit par sa trahison envers les kurdes suivi de la confusion  de l’administration de Trump  concernant le retrait ou le non-retrait des forces us de la Syrie. Finalement, Trump   décide de rester pour protéger non pas un allié mais pour s’emparer du pétrole syrien sur demande des israéliens selon les aveux de Trump, et donc il est resté à Tanaf.

Echec au Liban où toutes les formes de provocations, de sanctions,  de complots ont été tentées pour plonger le pays dans le chaos, le tout couronné par  l’arrivée de Pompeo avec sa déclaration de guerre contre le Hezbolah. Pis encore, quand David Satterfield est venu au Liban, il a menacé les responsables libanais directement affirmant que si les sites à Baalbeck ne sont pas éliminés « Israël » les bombardera, en vain.. Car, « Israël » n’a pas osé frapper et ce parce que nous lui avons promis qu’en cas d’attaques nous riposterons rapidement et sans hésitation, sans compter les tentatives de s’accaparer de la volonté libanaise dans toute décision.

Echec au Yémen où la guerre est un projet américain, exécuté par les Saoudiens.

Echec en Afghanistan, Trump cherche une solution, une issue de   secours, il s’engage dans des négociations avec les talibans, puis soudain il rompt ces négociations.

Echec dans la réalisation du   deal du siècle qu’il comptait réaliser durant la première année de son mandat. Où en est aujourd’hui ce deal du siècle ? personne n’en parle !  Et ce grâce a la résistance des palestiniens malgré l’embargo, le siège, les assassinats, les sanctions, la démolition des maisons,  contre la bande de gaza et la Cisjordanie.

Enfin, l’ultime échec, l’Irak où le projet de Trump en Irak est clair tellement  il est très transparent et arrogant, trop imbu de lui-même. Cet homme   ne reconnait pas le droit international, n’a aucun scrupules, ni d’estime pour la communauté internationale. Trump s’est exprimé clairement dans toutes ses campagnes électorales et n’a cessé de répéter que le pétrole de l’Iran est un droit américain.  Pour lui, il est en droit  de s’accaparer de ce pétrole pour dédommager les USA  du prix de leurs présences en Irak durant toutes ces années.

La question est comment s’accaparer de ce pétrole, pour Trump la réponse est simple. Tant qu’il n’y a pas de gouvernement en Irak,  s’emparer des puits de pétrole irakiens est facile. Tant qu’il n’y a pas d’état fort et uni,  soit un état qui exécute les directives des USA, la question est réglé. Pour ce faire, les USA ont créée Daech pour déchirer l’Irak, le diviser, de l’aveu de  Mme Clinton.

Les USA n’ont pas cessé de s’ingérer dans les affaires de l’Irak,  et c’est là le problème de Trump avec Soleimani et Muhandess,  son projet est tombé avec la chute du projet Daech, et ce grâce aux positions de la haute référence religieuse irakienne,  des factions de résistance irakienne..  Et c’est à ce moment précis que les rôles de Soleimani et Muhandess dans le renforcement de la cohésion interne, dans la reconstruction du pays sur le plan politique, ont menacé les USA,  car l’argument Daech justifiant la présence US n’avait plus lieu d’être, et donc des voix se sont élevées après la chute de Daech exigeant le retrait des forces US du pays.  Mais, elles ont refusé.

Apres Daech, des élections législatives ont eu lieu, reflétant avec force une nouvelle orientation politique générale axée sur un refus de se plier aux exigences US.   Les USA ont prétendu que cette nouvelle orientation ne représente pas le peuple irakien et l’ont accusé d’être pro-iranienne.  Peu importe, car suite à cette élection un gouvernement s’est formé,  opposé aux usa.  Le gouvernement d’   Abdel Mahdi a refusé de faire partie de la  campagne lancée contre l’Iran. IL a  refusé de soutenir le deal du siècle. Il a refusé de fermer ses frontières avec la Syrie, le gouvernement d’Abdel Mahdi a signé des accords avec la Chine valant des milliards de dollars pour la reconstruction du pays.

Sans compter des voix au sein de parlement  exigeant le retrait des forces US du pays.

Face à ce nouveau contexte en Irak, les USA ont paniqué. L’Irak fuyait entre leurs mains..

Les USA n’ont jamais voulu créée une démocratie en Irak au contraire ils ont fait venir des miliciens, des criminels qui ont égorgé des enfants, des femmes, détruit des villes, des lieux saints, décapités des hommes..

Les USA ont créé Daech pour entrainer les irakiens vers la guerre civile, or, la position ferme des tribus et des factions de résistance et de la haute référence religieuse irakiennes a empêché cela..

Et donc Trump s’est retrouvé face à une échéance électorale sans aucun exploit à offrir à l’opinion américaine..

De son coté,  Trump  prétend avoir réalisé des exploits en termes de politique étrangère. Il affirme au peuple américain qu’au Venezuela il a renversé le régime de Maduro, or c’était un  échec, à cuba idem, avec la Corée du nord idem, la Russie et la Chine, encore des échecs,  avec ses alliées, c’est pire, aucun respect, il les humilie et  les insulte, il ne parle que de trois choses :

-Il leur parle des 400 milliards de dollars qu’il a pris de l’Arabie.

-Il  parle des ventes d’armes valant de milliards de dollars avec des pays de la région , promettant en contre partie au peuple américain des offres d’emplois.

-Et le transfert d’alQods comme capitale de l’entité sioniste

A part cela qu’a- t-il réalisé dans la région ?? Rien

Le défi direct qui se pose aujourd’hui en Irak suite à cet assassinat est que nous ne sommes pas dans une situation d’assassinat  traditionnel, loin de là, nous sommes dans une situation qui marque le début d’un comportement   des usa dans la région, ils ont déclenché une nouvelle forme de guerre dans la région, ils ont étudié les éléments qui peuvent briser l’axe de la résistance dans le but de redorer   leur blason dans la région, afin de pouvoir l’exploiter ultérieurement à l’intérieur. Car les USA ne sont pas prêts à une guerre générale, elle est trop couteuse pour eux.

De même une guerre de la part d ’ « Israël » contre le Liban est trop compliquée pour l’entité et une guerre avec l’Iran  encore plus..

C’est pourquoi, les USA se sont concentrés sur un facteur qui représente au sein de l’axe de résistance un point central, le choix s’est porté sur Soleimani. D’ailleurs, lors de ma dernière rencontre avec Soleimani- une visite amicale car Soleimani était juste passer pour me voir-    je lui ai dit de prendre ses précautions car la presse US ne cesse de parler de lui, et donc cela est un prélude à son assassinat.. Evidemment, il s’est contenté de rire.

Bref, les USA  ont constaté que Soleimani se trouvait partout, en Palestine occupée, où il soutenait en armes, en logistique, en expertise, les factions de la résistance palestinienne,  au Liban, il était présent durant la guerre de 2006 contre l’agression israélienne, en Syrie il était présent contre Daech, en Irak on le voyait parmi les combattants sur les fronts, au Yémen, en Afghanistan, et enfin en Iran où  les iraniens savent qui est Soleimani, que veut dire Soleimani..

De plus, rappelons qu’« Israël » a estimé  que Soleimani était l’homme le plus dangereux depuis sa création, elle l’a qualifié de menace à son existence, elle pouvait le tuer en Syrie, surtout que Soleimani ne se cachait point, il était dans tous les champs de bataille,  mais l’entité sioniste n’ a pas osé, elle a recouru aux usa..

Et donc, la décision a été prise de le tuer de cette manière,  en revendiquant le crime, haut et fort, pour des raisons  psychologiques.

Car, les USA espèrent à travers cet assassinat de briser l’axe de résistance, de perturber ses factions,  d’affaiblir l’Iran, l’Irak..

Désormais, deux projets  s’opposent, s’affrontent : un projet hégémonique américano-sioniste dans la région qui veut mettre la main sur ses lieux saints, ses richesses, son  pétrole, même le pétrole  du Liban qui n’a toujours pas été exploré est une cible pour les USA , et, un projet d’indépendance, d’autonomie, de liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Entre ces deux projets, il y a ceux qui sont avec tel ou tel projet, il y a des gens au milieu, il y a des gens qui ne savent pas où être, il y a des gens qui observent attendant qui sera le vainqueur .

3-nos responsabilités

Cette confrontation entre ces deux visions, ces deux projets, la riposte à cet assassinat se sont déclenchés dans la nuit de l’assassinat en Iran. Les USA ont revendiqué cette agression aussi effrontément pour dire aux iraniens que nous avons tué publiquement l’un de vos chers généraux. Et ce pour la forcer à aller aux négociations, or l’Iran a répondu immédiatement via le communiqué de l’ayatollah Ali Khamenei, suivi par tous les hauts-responsables militaires iraniens   sans compter le peuple iranien qui est descendu spontanément à la rue scandant Mort aux USA. Les USA ont misé sur une réaction négative  du peuple iranien… ils se sont trompés,  et  donc le premier objectif de l’assassinat est tombé en moins de 6 heures : celui de faire plier l’Iran: peuple et Etat.

En Irak,   les usa ont misé  de semer la confusion au sein de hachd alchaabi, de plonger dans le chaos  la situation politique interne, de disperser l’unité irakienne etc..

OR, c’est tout le contraire qui s’est produit : peuple, députés, factions, tribus, haute référence religieuse se sont mobilisés, condamnant cet acte, le qualifiant de violation de leur souveraineté, exigeant l’expulsion des forces US du pays..

Mieux encore, toutes les blessures que les américains tentaient de rouvrir, datant de la guerre irano-irakienne, se sont cicatrisés à jamais   avec le sang mêlé des martyrs iraniens et irakiens qui est tombé sur le sol irakien. Une unité irako-iranienne s’est formée spontanément via  les cérémonies de deuil des martyrs irakiens et iraniens.

Les peuples irakiens et iraniens se sont unis dans la souffrance, dans le combat, dans la lutte contre l’occupation américaine. Le deuxième objectif de cet assassinat est tombé.

Aujourd’hui, et je m’adresse au peuple irakien,  le monde surveille la position du parlement :  voter contre l’accord de coopération avec les  usa, il faut s’attendre à une forte mobilisation de  la part des USA  pour empêcher que le parlement vote et nous espérons que ce vote aura lieu.  Et même dans le cas contraire, je connais les irakiens,  ces fils d’Abou Fadel Abbas (P),  refuseront la présence des forces US en Irak, car expulser les USA de l’Irak est la moindre des actions que ce cher peuple peut faire pour venger le sang de Muhandess.

Les USA vont découvrir bientôt que  l’assassinat de Soleimani et de Muhandess leur a couté la perte de l’Irak,  Soleimani a libéré l’Irak avec Muhandess, il faut préserver ce sang  en libérant l’Irak des USA.

De son côté, la Syrie  a affirmé poursuivre sa voie contre la lutte contre Daech,  de même au Yémen..

En ce qui concerne les mouvements  de résistance, un des objectifs, est de nous terroriser dans toute la région pour nous faire reculer, la premier riposte s’est traduite par  les factions de résistances de l’axe qui ont déclaré de manière unanime leur détermination  et loyauté à la   lutte contre l’occupation , sur le plan moral le martyr de Soleimani est un facteur de motivation car nous sommes  à deux doigts d’une importante victoire , une victoire historique, il faut poursuivre la lutte avec en tant de fierté et de courage comme la fait Soleimani..   Relisez notre Histoire et gardez en mémoire ce que nos imams n’ont cessé de répéter face aux oppresseurs et face aux tyrans : « Vous nous menacez de nous tuer alors que la mort est chez nous une tradition et le martyre une bénédiction ».

4-La riposte juste :

Ce crime criant doit  être puni.. il ne s’agit pas d’un crime impliquant une seule victime comme par exemple une   frappe américaine contre une base iranienne ou une personnalité iranienne autre que Soleimani , un el acte sera considéré comme une agression contre l’Iran.

Or, Soleimani ne représente pas sa personne, ni son pays d’origine, il représente la nation, l’axe de la résistance, viser Soleimani c’est viser le Liban, la Syrie, la Palestine, l’Afghanistan, cela dit, les Iraniens  sont libres de riposter comme  ils le jugent bon..

Et donc  je serai franc  envers nos amis,  nos alliés, d’abord,i l faut bien éclaircir un point :   l’Iran ne demandera à personne, ni aux forces de l’axe de la résistance, ni aux pays amis ou alliés de riposter… les forces de l’Axe sont libres de riposter ou pas, cela dépend de leur volonté, de leur évaluation de la situation, si elles ripostent cela n’engage que la partie qui a riposté.. , soyons clair sur cette question : l’Iran n’a pas demandé et ne compte pas demander de la part de quiconque une riposte.. L’Iran est en deuil  ..elle a perdu un de  ses meilleurs chefs. Elle saura quand et comment riposter.

Alors,  comment  allons-nous réagir ?   Allons-nous contenter de condamner sachant qu’une nouvelle période s’impose  exigeant une riposte juste ?..

Par juste, c’est-à-dire une justice  qui puisse refléter le statut de Soleimani, son poids stratégique..  Certes, il ne s’agit pas de tuer un responsable militaire ou un secrétaire d’état US, car le soulier de Soleimani ne vaut pas la tête de Trump ni les têtes de toute son administration, il n’y a pas de juste comparaison, dans ce cas.

Une riposte juste, et je marque mes mots : ne pourra se traduire que par l’expulsion de toutes les forces US de la région.

Toute base militaire, tout navire, tout soldat, tout marines, tout drone, tout chasseur US paieront le prix de leur présence dans notre région. Cela dit, le peuple américain n’a pas à nous craindre, sauf ceux qui collaborent et soutiennent directement cette administration. Notre bataille est avec l’auteur de ce crime soit l’armée US.

Car l’assassinat de Soleimani et de Muhandess, ne peut pas rester sans représailles ou ripostes, cela mettra en danger toute la région, cela ouvrira les portes à l’arrogance des USA et de l’entité sioniste.

Si les forces de la résistance choisissent cette confrontation, les usa sortiront de la région humiliés, vaincus,    les martyrs qui ont expulsé les forces US de la région, dans le passé,  sont toujours présents, ils étaient en nombre réduit aujourd’hui, ils sont plus nombreux, plus armées, plus performants..

Le résultat de cette confrontation se traduira par un nombre infini de cercueils embarqués dans avions us de retour aux USA, alors les USA finiront par réaliser qu’ils ont perdu la région …

La seule riposte juste à l’assassinat de Soleimani et de Muhandess est l’expulsion des troupes usa de la région, et cela se réalisera inchallah,  et nous récupérerons alQods, dès que les usa seront expulsés de la région car  nous n’aurons  pas besoin d’une guerre avec les israéliens : ils plieront bagages par eux-mêmes.

Trump l’ignorant n’a aucune conscience de son acte, encore moins son administration, les jours à venir seront témoins de mes paroles, rappelez-vous.

Si seulement vous saviez quel sang sacré vous avez versé ?!!! Quel cœur vous avez transpercé ?!!  La riposte juste sera celle de tous les martyrs de l’axe de la résistance, de Soleimani, de Muhandess, de Ghareb Harb, de Imad Moughnieh..

Cette riposte juste est une décision prise dans le calme, nous ne sommes pas en colère, nous sommes des gens rationnels qui ne se laissent pas entrainer par les émotions, car pour nous, ce martyr nous offre une occasion pour finir avec cette hégémonie…

= = =

Notre dossier « Assassinat du gen. Soleimani en Irak par Trump »

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Le succès de l’opération « Avivim » efface la « ligne rouge » de l’entité sioniste (Al Manar)

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 4 septembre 2019 by Résistance 71

 

Après l’opération d’Avivim, le Hezbollah a brisé la plus grande ligne rouge d’Israël

 

Al Manar

 

2 septembre 2019

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/1483341

 

article complémentaire:

https://lecridespeuples.fr/2019/09/01/terreur-a-la-frontiere-israelo-libanaise-des-mannequins-de-bois-remplacent-les-soldats-israeliens/

 

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah a appelé les Israéliens à retenir la date du 1er septembre 2019, qui marque le début d’une nouvelle phase le long de la frontalière au Moyen-Orient:mère libanaise avec la Palestine occupée, dans la défense du Liban, sa souveraineté, sa dignité, sa sécurité et son peuple. Il a également expliqué que l’opération de la résistance contre une cible militaire israélienne à Avivim (nord des territoires occupés) a brisé les lignes rouges israéliennes.

‘Dans le passé, quand la résistance voulait riposter aux agressions israéliennes, elle le faisait à partir des territoires libanais occupés. Ce qui n’est pas le cas dans l’opération d’Avivim, qui a été réalisé à partir du Liban et contre une cible israélienne à l’intérieur des territoires occupés en 1948. Cette opération a imposé une nouvelle force de dissuasion et brisé la plus grande ligne rouge d’Israël qui interdisait de s’approcher de la barrière frontalière ou même d’y ouvrir le feu en l’air’, a noté le numéro un du Hezbollah.

‘Le Hezbollah n’a plus de ligne rouge dans sa confrontation avec l’entité sioniste’, a-t-il assuré.

« Le message est clair: si vous agressez, toutes les frontières, vos soldats, vos colonies, à la frontière, en profondeur (du territoire) ou à son coeur, pourront être menacés et ciblés », a-t-il encore martelé.

S’agissant des drones israéliens qui violent la souveraineté du Liban, Sayed Nasrallah a affirmé que cette question est désormais entre les mains des combattants de la Résistance sur le terrain.

Voici les principaux points de son discours :

Je voudrais aborder les derniers développements liés à l’opération de la Résistance et aux réactions qui ont surgi.

Tout d’abord, nous remercions Dieu le Tout Puissant, les dirigeants et membres de la Résistance, qui depuis 8 jours étaient prêts 24 heures sur 24 le long des frontières avec la Palestine occupée. Grâce à leur engagement, courage, professionnalisme, nous sommes parvenus à protéger notre pays et dissuader l’ennemi.

Nous remercions également l’armée libanaise, notre peuple surtout ceux qui sont restés dans les régions frontalières, en dépit des tensions. Un merci aux dirigeants de l’Etat pour leurs fermes positions ainsi qu’à la couverture des médias qui ont dévoilé les mensonges de l’ennemi.

Dans une évaluation des faits sur le terrain, il y a eu d’abord un raid israélien sur le village syrien d’Akraba, causant le martyre de deux de nos résistants. Quelques heures après, l’ennemi a envoyé de deux drones piégés vers la banlieue sud de Beyrouth: le premier est tombé et le 2ème a échoué dans sa mission. L’ennemi sait bien de quoi je parle. Le drone a échoué à atteindre sa cible, grâce à Dieu.

Après cela, nous avons affirmé notre refus à tout changement des règles d’engagement entrés en vigueur, depuis la guerre de 2006.

Nous avons dit haut et fort que nous allons riposter à partir du Liban, et nous avons appelé les Israéliens à attendre notre riposte. On aurait pu garder le silence, et les surprendre. Mais un de nos principaux objectifs est d’ordre psychologique. Il s’agit d’un défi de la part de la Résistance.

Depuis mon discours de dimanche dernier jusqu’à la réalisation de cette opération complexe, l’ennemi israélien a évacué le long des frontières, déserté les postes militaires et les casernes à une distance de 5 à 7 km.

La correspondante d’une télévision (RT) a dans ce contexte montré l’évacuation totale par les soldats de la caserne d’Avivim, qui renferme un centre de commandement.

Même son de cloche dans les colonies : absence de tout mouvement. De plus, l’état d’alerte a été renforcé, les systèmes de défense anti-aérienne ont été actionnés.

En général, telle a été l’image incarnant la faiblesse de cette entité arrogante qui se présente comme celle qui possède l’armée la plus forte dans la région. Tout cela faisait partie du châtiment administré par la Résistance.

Par contre, l’armée libanaise n’a pas évacué ses positions le long des frontières, les résistants eux étaient déployés où ils étaient censés l’être, les habitants du sud se déplaçaient avec liberté. La confiance, la tranquillité régnaient dans la partie libanaise.

La Résistance a pris la décision d’agir en plein jour et sous les yeux des drones qui survolaient le ciel, et non pas dans la nuit. En dépit des objectifs fictifs qu’ils (israéliens) tendaient à la résistance, pour solliciter notre frappe et en finir, les combattants de la résistance ont patienté pour atteindre leur objectif avec précision.

Le plus important dans cette opération, c’est qu’elle a été réalisée en plein jour et en dépit des menaces israéliennes, selon lesquelles ils riposteront avec fermeté à tout tir.

S’ajoutent à cela, des messages diplomatiques durs menaçant de renvoyer le Liban à l’âge de pierre.

Or, ni la résistance, ni les responsables libanais n’ont reculé face à ces intimidations.

Dans le passé, quand les Israéliens nous agressaient, le Hezbollah ripostait dans les fermes de Chebaa, c’est-à-dire dans les territoires libanais occupés.

Avant, il était interdit de s’approcher des territoires palestiniens occupés depuis 1948, ou même d’y ouvrir le feu dans l’air. Ceci constituait une ligne rouge pour Israël.

Or après cette opération, la résistance a brisé la grande ligne rouge d’Israël.

De plus, l’Israélien s’est efforcé, hier, à contenir la riposte de la résistance et bombardé des terrains vides, craignant d’autres opérations de la résistance.

Nous avons imposé une nouvelle équation de dissuasion. La riposte se faisait dans les territoires libanais occupés, mais à partir de maintenant elle aura lieu dans les territoires palestiniens occupés.

C’est là l’importance de notre message : si vous nous agressez, ce seront toutes vos frontières, soldats, colonies, à la frontière, en profondeur (du territoire) ou à son coeur, et villes seront dans la ligne de mire de la résistance.

Je dis aux Israéliens: retenez la date du 1er septembre 2019 qui marque le début d’une nouvelle ère le long de la frontière libanaise avec la Palestine occupée, dans la défense du Liban, sa souveraineté, sa dignité, sa sécurité et son peuple. Il n’y a plus de lignes rouges.

Dans le second titre de mon discours, je voudrais dire que nous sommes en face d’une étape qui, nous pouvons le dire, est terminée et le Hezbollah est prêt à confronter les drones israéliens dans le ciel du Liban.

Nous avons auparavant appelé en vain à mettre fin à la violation du ciel libanais.

Cette question est désormais entre les mains les combattants sur le terrain, après la confirmation du droit du Liban à défendre l’espace aérien libanais.

Quand nous allons abattre le 1er  drone, certains se plaindront que cet acte créera des tensions au Liban. A ces gens je leur dis clairement: dites aux Israéliens de mettre fin à la violation de notre souveraineté. Cette étape est révolue.

Nous avons imposé une nouvelle équation en renforçant la force de dissuasion.

Je dis aux Israéliens que ces évolutions sont le résultat de la stupidité de Netanyahu qui ne cherche qu’à échapper à la justice face aux dossiers de corruption dans lesquels il est impliqué.

Toute agression contre le Liban ne passera plus sans riposte.

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A lire:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Résistance politique Moyen-Orient: « Le Hezbollah représente la résistance face à Israël » (Michel Aoun)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 13 octobre 2018 by Résistance 71

 

Liban: Michel Aoun “Le Hezbollah représente la résistance face à Israël”

 

Stefano Mauro

 

6 octobre 2018

 

source en français:

https://www.investigaction.net/fr/liban-aoun-le-hezbollah-represente-la-resistance-face-a-israel/

 

« Une partie de l’opinion publique étrangère prétend que le Hezbollah est le principal problème de notre pays. Au contraire, le mouvement chiite représente la Résistance contre la menace israélienne, comme on l’a vu en 2000 et 2006 ». Interviewé par le journal français Le Figaro, le chrétien-maronite Michel Aoun, Président de la république libanaise, a clairement dénoncé les accusations persistantes des médias étrangers selon lesquelles le pays des cèdres est l’otage du Hezbollah.

Aoun a également précisé que, compte tenu de l’excellent climat de collaboration avec le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, un accord précis avec les milices chiites fait « partie intégrante du système de défense nationale, sous le commandement du Président qui est son chef ».

A propos des polémiques internes sur l’intervention chiite en Syrie, le président libanais a répété que l’action menée contre Daech et Al Nousra avait permis au pays des cèdres de résister à la menace djihadiste et au risque de désintégration en cantons ou régions communautaires et confessionnelles.

« Notre problème » – a déclaré Aoun – « est plutôt une ingérence étrangère dans nos politiques ainsi que les fréquentes provocations israéliennes à l’intérieur des frontières nationales ».

Une référence précise à l’épisode de lundi dernier où, pour la première fois, deux F-16 israéliens ont été interceptés par deux chasseurs russes et ont été forcés de retourner dans l’espace aérien de Tel-Aviv étant donné que, après le fait du II 20 qui a été abattu, Moscou a interdit officiellement l’utilisation de l’espace aérien libanais et syrien “pour des exercices militaires”.

Aoun a ensuite abordé la question de l’impasse politique interne. En effet, le Premier Ministre Saad Hariri n’a pas encore réussi à former un gouvernement pour le pays, quatre mois après la victoire de la coalition “8 mars” (Hezbollah et Amal pour les chiites, le Courant Patriotique Libanais d’Aoun pour les maronites, le Parti Communiste Libanais et d’autres partis minoritaires) sur celui du “14 mars” (le parti Mustaqbal de Saad Hariri pour les sunnites, le PSP druse de Jumblatt et les Forces Libanaises de Geagea pour les maronites).

« Notre coalition a une majorité au parlement avec 79 sièges sur 128 et essaie de jouer un rôle de médiateur pour former un gouvernement d’unité nationale et sortir de cette impasse», a déclaré le président libanais, «même si, derrière le veto du FL et du PSP pour obtenir des ministères de poids, il y a les Etats-Unis et leurs alliés saoudiens qui visent à déstabiliser le pays d’un point de vue politique et économique après avoir échoué avec l’arme du terrorisme djihadiste».

Le dernier “cadeau” de l’administration Trump a été la suspension du financement pour l’Unrwa dans le but d’obliger les pays de la diaspora à absorber les 500 000 palestiniens présents dans les camps de réfugiés du pays et à annuler définitivement leur “Droit de retour”.

Situation difficile confirmée par le secrétaire général du Hezbollah qui a déclaré qu’une «solution pour la formation d’un gouvernement est encore loin, principalement en raison de l’ingérence des Saoudiens et des Américains”. En ce qui concerne les attaques de Tel-Aviv contre de “prétendues” cibles du Hezbollah en Syrie ou aux passages dans le territoire libanais, Nasrallah a été péremptoire : « la Résistance est prête à toute éventualité et elle est plus forte que l’armée israélienne grâce à ses nouveaux armements et à son expérience en Syrie».

Déclarations qui ont déclenché des discussions dans la presse israélienne. Selon Yossi Melman, expert militaire et journaliste du quotidien Maariv, un rapport des services de renseignements israéliens révèle que le Hezbollah possède « un arsenal de plus de 120 000 missiles de dernière génération capables de frapper tout le territoire national pour lequel le système de défense Iron Dome serait inefficace “.

Selon Abdel Bari Atwan, rédacteur en chef du journal en ligne Rai Al Youm, « l’affirmation de Nasrallah ne serait ni fantaisiste ni exagérée, puisque le seul avantage de Tel-Aviv est l’utilisation de l’aviation que le Hezbollah ne possède pas ». « Un tel nombre de missiles anti-aériens » – conclut Atwan – « éliminerait cet avantage parce que le Hezbollah possède actuellement des unités spéciales, blindées et amphibies, qui rendraient difficile l’avancée terrestre sur le territoire libanais par Tel Aviv, après l’échec dans le conflit du 2006.”

Enfin, comme rapporté par le site israélien Debkafile, la décision de Moscou de fournir à la Syrie, et probablement au Hezbollah, le système de défense antimissile S-300 a suscité beaucoup d’inquiétude dans l’état-major de Tel-Aviv «car cela empêcherait tout type de raid aérien avec un risque élevé de pertes d’avions »

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Lectures complémentaires:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Manifeste pour la Société des Sociétés

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Avertissement de Hassan Nasrallah à l’entité sioniste…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 23 septembre 2018 by Résistance 71

Ce qu’il y a de plus extraordinaire est que depuis des années et surtout depuis 2006, le public israélien ne se trompe pas et écoute toujours très attentivement le SG du Hezbollah parce qu’il sait qu’il ne ment pas, contrairement à ses politiciens corrompus. Il sait instinctivement qu’il doit faire plus confiance à Nasrallah qu’à son gouvernement fasciste quant à savoir de quoi il retourne dans la région.
Si Nasrallah est incontestablement une figure charismatique du mouvement, il est une figure politique de communication. Sa disparition (son assassinat) n’affecterait pas la structure de terrain acéphale et asymétrique du Hezbollah, ni son efficacité.
La structure organisationnelle clandestine du HB est sans aucun doute ce qu’il se fait de mieux au monde depuis des années. Si l’entité sioniste pénètre de nouveau au Liban, elle n’en ressortira que les pieds devant.

A lire absolument pour mieux comprendre ce qu’il se passe au Moyen-Orient depuis des décennies:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

~ Résistance 71 ~

 

Le message d’Hassan Nasrallah au public israélien

 

Al Manar

 

21 septembre 2018

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1051228

 

Dans son derniers discours, le secrétaire général du Hezbollah sayed Hassan Nasrallah s’est adressé ouvertement au public israélien.

«Je voudrais dire aujourd’hui quelque chose qu‘ils (en allusion aux responsables israéliens, ndlr)  devraient savoir, mais je le dis pour que leur peuple le sache et prenne ses précautions, et pour que notre peuple le sache et soit confiant », a-t-il lancé le jeudi 20 septembre, dans son allocution prononcée pour la commémoration du deuil de Achoura.

Ce message se rapporte à la révélation qu’il faite durant son allocution, sur l’acquisition par le Hezbollah des missiles de haute précision, malgré les tentatives israéliennes effrénées pour l’en empêcher, notamment en bombardant des sites en Syrie.

« La Résistance possède désormais des missiles de haute précision, d’autres imprécis, ainsi que de capacités en armements, en quantités suffisantes pour qu’en cas de guerre imposée contre le Liban, Israël puisse faire face à un sort et à une réalité qu’il n’a jamais prévus un jour », a-t-il dit, mot pour mot.

Il avait auparavant signalé : «maintenant tout a changé. C’est ce que nous devrions savoir et que l’ennemi devrait savoir. Des changements importants ont eu lieu dans cette région. Il n’a pu les prévoir et il espérait certainement qu’ils ne pourraient avoir lieu».

Parmi ces changements, S. Nasrallah cite celui lié à l’armée israélienne. Il l’avait évoqué lors du discours prononcé pour la seconde commémoration de la libération du Liban des groupes takfiristes, le mois d’aoùt dernier. Il l’a rappelé.

Il avait alors défendu la thèse selon laquelle l’armée de terre israélienne est désormais incapable de réaliser un quelconque exploit en cas de guerre.

Il cite: « ils savent que la technologie à elle seule ne peut décider du sort d’une bataille et que le facteur humain y est décisif. C’est ce que les expériences des années 2000 et 2006 ont démontré. Ainsi que le fil des évènements récents. Regardez la médiocrité de la réponse israélienne lorsque j’ai soulevé cette question. Qu’est-ce qu’ils ont dit pour me répondre? Regardez leurs points faibles. Avant 1982, lorsqu’ils menaçaient le Liban, ils menaçaient d’envahir Beyrouth. Les entendez-vous souffler quelque chose sur l’invasion de Beyrouth ? Depuis l’an 2000 et jusqu’à nos jours. Disons plutôt depuis 2006 et jusqu’à aujourd’hui, ont-ils un jour menacé d’envahir le Liban et d’atteindre Beyrouth ? Celle-là est finie. Et pourquoi ? Parce que le fait d’envahir le Liban et de parvenir à Beyrouth a besoin de forces terrestres. Ceci ne peut être fait à travers la force aérienne, ni les missiles, ni les vedettes. Cette armée qui a envahi le Liban puis est arrivée à Beyrouth n’existe plus. Elle n’existe plus. Alors qu’au Liban, il y a autre chose. Raison pour laquelle, quelle a été leur réponse ? Nous allons détruire le Liban, nous allons effacer le Liban. Il se targue de leur force de frappe et non pas de leur facteur humain ».

Le numéro un du Hezbollah a tourné en dérision la nature de la riposte israélienne à ses révélations sur la déficience des forces terrestres israéliennes, lorsqu’ils ont dit non sans sarcasme qu’il les menace depuis son bunker. Estimant que c’est aussi un signe de faiblesse.

« Ils se sont tous moqué de moi en utilisant la même expression à peu près. Que untel parle depuis son bunker. Ma présence dans un bunker ou ailleurs, d’ailleurs je ne me trouve pas dans un bunker, ma présence donc dans un endroit quelconque et grâce à Dieu tout puissant, a permis de prolonger la vie de ce pauvre sujet de Dieu , alors que vous tentez jour et nuit de le tuer . C’est le signe de votre échec. C’est le signe de votre incapacité. Ce n’est pas important d’où je prononce mes discours, depuis un abri ou d’ailleurs. L’important est ce que qui se passe en dehors de mes discours ».

Et sayed Nasrallah de conclure cette partie de son discours adressé aux Israéliens, responsables et public confondus: « Et vous savez très bien ce que le Hezbollah vous a préparé comme forces, armements et comme capacités, sans oublier les missiles et combattants en grand nombre , des combattants pieux, d’une volonté de fer, d’une grande compétence, et dont certains aspects ont d’ailleurs été évoqués dans le livre  sur la furie à la maison blanche qui vient récemment d’être publié aux Etats-Unis. Vous savez très bien que le Hezbollah ne se limite pas à un untel qui se trouverait dans un abri. La question est beaucoup plus grande. Cette description est à mon avis la preuve de la médiocrité de la logique israélienne, de la déficience des médias israéliens et de la fragilité de leur alibi ».