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Petit précis historique sur la création de l’entité sioniste… La décolonisation d’Israël a commencé (Thierry Meyssan)

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 4 juin 2020 by Résistance 71

 

 

La décolonisation d’Israël a commencé

 

Thierry Meyssan

 

26 mai 2020

 

url de l’article original: https://www.voltairenet.org/article209739.html

 

Voilà trois quarts de siècle qu’une colonie anglo-saxonne, devenue un arsenal US, tente de conquérir toutes les terres du Nil à l’Euphrate (l’Égypte, la Palestine, la Jordanie, le Liban, la Syrie et une partie de l’Iraq). Et voici quelques années que des citoyens de cette même colonie aspirent à la transformer en un État normal. Ce conflit d’un autre âge a franchi une étape avec la nomination d’un gouvernement bicéphale : deux Premiers ministres représentant les deux visions politiques vont se paralyser mutuellement. Les seules avancées ne pourront être qu’en matière sociale et de santé, accélérant encore la modernisation de la société et donc, la fin du fantasme colonial.

La nomination du gouvernement de coalition israélien ne clôt pas la bataille acharnée ouverte depuis six ans entre deux visions opposées et inconciliables d’Israël [1], ni la paralysie gouvernementale qui dure depuis un an et demi. Au contraire, elle marque le début de l’agonie d’un des deux protagonistes et la lente transformation du pays en un État normal.

Il n’est pas fortuit que ce débat ait éclaté sous les coups de l’ex-Soviétique Avigdor Liberman autour des privilèges des étudiants de yeshivas. L’ancien ministre de la Défense en affirmant que l’alibi religieux ne dispense personne du service national a contesté le nœud du mensonge sur lequel est fondé l’Israël d’il y a soixante-douze ans.

L’appel du général Ehud Barack d’en finir avec Benjamin Netanyahu par la voie judiciaire a échoué. Les partisans du rêve colonial sont toujours là. Ils ont plongé leurs concitoyens dans une sorte d’effroi en les persuadant qu’ils sont menacés par les étrangers. Comme au temps des ghettos, pour les « protéger », ils les ont enfermés derrière un Mur qui les sépare même de leurs concitoyens arabes.

Rappelons qu’Israël n’est pas le produit de la culture juive, mais de la volonté des puritains anglais [2].

Dès le XVIIème siècle, le Lord protecteur Cromwell s’engagea à créer un État juif en Palestine, thème qui ne fut pas repris lors de la restauration dynastique. Au XVIIIème siècle, les leaders de la guerre d’Indépendance US, héritiers de Cromwell, se prononcèrent également pour cette création de sorte que le Royaume-Uni et les États-Unis sont les parrains naturels de cette entité. Au XIXème siècle, le Premier ministre de la reine Victoria, Benjamin Disraeli, théorisa le sionisme comme instrument de l’impérialisme britannique et inscrivit la « Restauration d’Israël » au programme du Congrès international de Berlin de 1878. À cette époque aucun juif ne soutenait ce projet farfelu.

Il fallut attendre l’affaire Dreyfus en France pour que Theodor Herzl s’engage à convertir la diaspora juive au sionisme anglo-US. Il conçut un système colonial sur le modèle de celui mis en pratique par Cecil Rhodes en Afrique et parvint à rallier progressivement de nombreux intellectuels juifs athées.

Lorsque les gouvernements britannique et états-unien furent occupés par des puritains (David Llyod George et Woodrow Wilson) durant la Première Guerre mondiale, un accord fut conclu entre les deux pays pour créer Israël. Le principe d’un « foyer national juif » fut rendu public par une lettre du ministre des Affaires étrangères Lord Balfour à Lord Rotschild, puis le président Wilson fixa officiellement la création d’Israël comme l’un des 14 buts de guerre des États-Unis. À la conférence de la paix, l’émir Fayçal souscrivit au projet sioniste et s’engagea à le soutenir.

Des juifs commencèrent à coloniser la Palestine mandataire avec l’aide de la bourgeoisie locale, mais au détriment du petit peuple, puis à s’émanciper de Londres. En 1948, un juif athée, Ben Gourion, précédant cette fois de cinq ans le modèle rhodésien, proclama l’indépendance d’Israël avant que les Nations unies n’en aient défini les frontières. Ce n’est qu’alors que les rabbins apportèrent massivement leur soutien au projet colonial.

Depuis soixante-douze ans, la Palestine endure une guerre perpétuelle. À l’issue de plusieurs vagues d’immigration successives, l’État d’Israël s’est inventé de toutes pièces une « culture » autour d’un peuple imaginaire (incluant des ethnies allant du Caucase à l’Éthiopie), d’une langue artificielle (l’hébreu actuel n’a pas grand rapport avec le patois antique et s’écrit en caractères araméens) et d’une histoire fictive (malgré les objurgations de l’Unesco, on a confondu l’antique cité-État de Jérusalem avec l’État d’Israël). 

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L’assimilation de cette création intellectuelle au projet colonial puritain s’est solidifiée autour d’une interprétation sacralisée de certains crimes nazis, qualifiés d’« holocauste » par les puritains et de « shoah » par les juifs.

Rien dans cette construction factice ne résiste à l’analyse. Tout y est fait pour faire accroire en la continuité d’un Peuple et d’un État, alors qu’il ne s’agit que d’une colonie anglo-saxonne.

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Cependant tous les États coloniaux ont disparu aujourd’hui à l’exception d’Israël et, avec le temps, la majorité des Israéliens d’aujourd’hui sont nés en Israël. Désormais deux conceptions de cet État cohabitent : 

  • d’un côté les partisans du colonialisme anglo-saxons qui revendiquent la souveraineté des terres du Nil à l’Euphrate. Ils se pensent en île des pirates, abritant des criminels du monde entier et refusant tout accord d’extradition. Ils s’affirment comme un « peuple élu », supérieur aux autres hommes, et considèrent Israël comme « L’État juif ». 
  • de l’autre des gens qui veulent vivre en paix avec leurs voisins, quelle que soit leur religion ou leur absence de religion et quelle que soit leur ethnie. Ils ne veulent rien avoir à faire avec les fantasmes coloniaux des siècles passés, mais n’entendent rien abandonner de ce qu’ils ont hérité de leurs pères, même si ceux-ci l’ont volé. Ils aimeraient que l’on résolve les ahurissants problèmes sociaux de leur patrie.

Ce sont deux visions inconciliables qui sont incarnées par deux Premiers ministres, Benjamin Netanyahu et son « suppléant » le général Benny Gantz.

Jamais ce tandem ne pourra résoudre quoi que ce soit des conflits avec les peuples arabes. Tout au plus pourra-t-il enfin considérer les terribles injustices du pays. Par exemple près de 50 000 citoyens étant passés par les camps de la mort nazis survivent aujourd’hui dans le pays comme ils peuvent, sans aide de l’État qui les ignore, mais a encaissé les indemnités qui leur étaient destinées en prétendant les sauver.

Par la simple pression du Temps et de la Démographie, après trois élections législatives successives et inutiles, la décolonisation d’Israël a commencé.

Notes

[1] “The Geopolitical Approach : Two States for Two Peoples”, by Commanders for Israel’s Security, Voltaire Network, 30 October 2014. La solution à deux États pose l’inégalité essentielle des Juifs et des Arabes. Elle est profondément raciste, mais elle représente une rupture avec le projet de conquête coloniale en lui opposant une forme de paix. L’assassinat de son concepteur, le Premier ministre Yitzhak Rabin, en 1995, atteste qu’Israël n’était pas encore prêt à y renoncer.

[2] « Qui est l’ennemi ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 août 2014.

 

Résistance au colonialisme: Pourquoi les scientifiques doivent boycotter Israël

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Les raisons pour les scientifiques de boycotter Israël

 

Ricardo Vaz

 

9 février 2018

 

Source: http://www.chroniquepalestine.com/raisons-scientifiques-doivent-boycotter-israel/

 

La Rencontre internationale pour la science en Palestine, organisée récemment à Cambridge, au Royaume-Uni, par l’organisation Scientists for Palestine, était consacrée à exposer la réalité en Palestine en matière d’enseignement supérieur et de recherche, et à intensifier les efforts pour y développer la science.

La réunion a su réfuter l’idée que l’on puisse parler de science (ou de quoi que ce soit) en Palestine sans mentionner l’occupation.

Les témoignages des participants palestiniens, en personne et à distance, brossent un tableau clair de l’impact de l’occupation sur l’éducation et la recherche scientifique. Des barrage militaires étouffant les déplacements, aux raids la nuit dans les dortoirs des étudiants, en passant par les fermetures arbitraires des universités, il est clair que l’occupation est le principal obstacle au développement de la science dans les institutions palestiniennes.

La situation est encore pire dans la bande de Gaza assiégée, où il n’y a que quelques heures d’électricité par jour et où il est presque impossible d’importer quoi que ce soit, et encore moins de s’équiper pour la recherche scientifique.

Des étudiants de Gaza ont également raconté leur agonie pendant les mois d’attente pour une ouverture du terminal de Rafah, afin de poursuivre leurs études à l’étranger et risquant de perdre ces opportunités.

Inévitablement, l’une des questions discutées lors de cette réunion était le boycott académique d’Israël et la (non) neutralité de la science.

Les scientifiques pour la Palestine n’ont pas pris de position officielle sur le boycott universitaire. En raison de la récente répression du gouvernement israélien contre des individus affiliés à des groupes soutenant la campagne de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, une position publique pourrait miner leurs efforts pour organiser des activités en Palestine.

(Note: la campagne de boycott et les arguments qui la défendent sont brillamment expliqués dans ce document.)

Rejet de la normalisation

La communauté scientifique, en particulier dans les sciences dites « dures », se targue de ne pas prendre de raccourcis dans la quête pour dévoiler les mystères les plus profonds de l’univers.

Interrogez n’importe quel physicien théorique sur la désintégration de particules chargées, et il sera heureux d’expliquer comment une anomalie quantique est ce qui permet un processus de désintégration en deux photons.

Mais posez-leur des questions sur la Palestine et il y a de fortes chances que vous entendiez que la question est « trop compliquée », avec une inclinaison peut-être un peu trop orientaliste à propos des Arabes, de l’Islam ou des deux.

Mais même ceux qui sont informés au-delà des généralités peuvent être réticents à prendre position ou à approuver la campagne de boycott. Le monde de la recherche scientifique est caractérisé par une concurrence et une exploitation impitoyables, en particulier aux niveaux des chercheurs et laboratoires, et très peu d’entre eux sont prêts à mettre en péril leur carrière et leurs possibilités de financement en prenant position sur la Palestine. L’exemple doit venir d’un niveau institutionnel ou de ceux qui disposent d’une sécurité d’emploi.

On nous dit que la communauté scientifique, au lieu de promouvoir les boycotts, devrait construire des ponts et que le reste suivra.

Mais cela suppose que des décennies d’occupation coloniale, de nettoyage ethnique et d’abus des droits de l’homme peuvent se résumer à un problème de peuples différents qui ne se parlent pas. Bien sûr, ce qui est en train d’être construit ce ne sont pas des ponts, mais de petites bulles où tout semble harmonieux tant qu’on ne regarde pas à l’extérieur de la bulle.

Le mot clé ici est « normalisation« . L’existence actuelle d’Israël en tant qu’État colonial et colonisateur, auquel le droit international n’est pas appliqué, repose largement sur sa projection de lui-même comme une démocratie libérale moderne, de haute technologie et de type occidental.

Des conférences prestigieuses et des projets scientifiques conjoints, que ce soit au nom de l’avancement de la science ou de la construction de ponts, contribuent à cimenter ce récit.

Les boycotts peuvent être extrêmement efficaces, et la réaction israélienne en panique, face au mouvement BDS, en témoigne.

Une campagne de boycott bouleverse les fondements mêmes de l’image policée qu’Israël veut projeter, et force des gens qui autrement ne seraient pas enclins à regarder derrière le rideau, à découvrir la réalité macabre du nettoyage ethnique, des bombardements réguliers et des violations sans fin des droits de l’homme.

Une version renforcée de l’apartheid

Il n’y a pas si longtemps qu’existait le boycott académique contre l’apartheid en Afrique du Sud (qui a coïncidé avec des boycotts culturels et sportifs).

Les Nations Unies ont même adopté des résolutions pour l’appuyer. Je ne doute pas que beaucoup de personnes qui aujourd’hui contestent ou s’opposent à un boycott académique d’Israël auraient avec plaisir embrassé le boycott de l’Afrique du Sud.

Pourtant, la version israélienne de l’apartheid n’est pas du tout mise en retrait par son prédécesseur sud-africain.

Israël bénéficie du soutien inconditionnel de la première superpuissance mondiale – qui a fini par abandonner même son soutien à l’Afrique du Sud – et d’un puissant lobby qui domine les congrès, les parlements et les comités de rédaction.

Il aurait été absurde de suggérer que ce qui était alors nécessaire en Afrique du Sud, c’était une collaboration scientifique entre les institutions de l’apartheid et les bantoustans. Remplacez l’Afrique du Sud par Israël, et les bantoustans – les « homelands » indépendants et gouvernés par les noirs, établis par le régime d’apartheid – avec les territoires occupés (semblables aux bantoustans), et cela reste une absurdité.

Le fait est que la science, comme toute autre activité humaine, n’est pas neutre, que l’on en soit conscient ou non. Et si les scientifiques souhaitent être solidaires avec leurs homologues palestiniens, ils devraient alors entendre leur opinion à ce sujet, qui est massivement en faveur du boycott universitaire et contre toute collaboration impliquant des institutions israéliennes. Sinon, toute idée d’aide à la science en Palestine n’est qu’un exercice charitable, enraciné dans une mentalité de sauveur occidental.

En fin de compte, les campagnes de boycott, que celui-ci soit purement académique ou à plus large échelle – comme la campagne BDS – ne seront pas seules à apporter justice et liberté aux Palestiniens. Le rôle clé sera joué par le peuple palestinien lui-même.

Mais la communauté scientifique doit comprendre qu’elle a un rôle à jouer et les boycotts se sont révélés efficaces dans la lutte contre l’apartheid, tant dans ses incarnations sud-africaines qu’israéliennes, et contre la normalisation de son existence.

Résistance politique: Réflexion sur la Palestine, Israël, le sionisme, le racisme et l’antisémitisme (UJFP)

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“Ma liberté passe par la liberté des autres. Je ne puis être libre si vous ne l’êtes pas.”
~ Michel Bakounine ~

Excellente réflexion de Pierre Stambul sur le sionisme, Israël, l’antisémitisme et la relation à la Palestine. A lire et diffuser sans modération…

— Résistance 71 —

 

Israël contre les juifs

 

Pierre Stambul

Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

 

19 février 2015

 

url de l’article original:

http://www.ujfp.org/spip.php?article3885

 

C’est un refrain bien établi. Vous critiquez Israël et le sionisme ? Vous êtes antisémite ! Un Juif français veut pouvoir « vivre son judaïsme » ? On l’invite à faire son « alyah » et à apporter sa pierre à la colonisation de la Palestine. 
On essaie de nous marteler que l’histoire des Juifs s’est achevée et qu’Israël en est l’aboutissement. Israël fonctionne comme un effaceur de l’histoire, de la mémoire, des langues, des traditions et des identités juives. La politique israélienne n’est pas seulement criminelle contre le peuple palestinien. Elle se prétend l’héritière de l’histoire juive alors qu’elle la travestit et la trahit. Elle met sciemment en danger les Juifs, où qu’ils se trouvent. Et elle les transforme en robots sommés de justifier l’injustifiable

Retour sur un passé récent
L’histoire des Juifs français n’a strictement rien à voir avec Israël. Régulièrement spoliés, massacrés ou expulsés par différents rois très chrétiens, les Juifs ont acquis la citoyenneté française avec l’Abbé Grégoire pendant la Révolution. Ces deux derniers siècles ont été marqués par une quête de la citoyenneté et de l’égalité des droits. L’affaire Dreyfus a révélé que, si une partie de la société française était antisémite, une autre partie, finalement majoritaire, considérait que l’acquittement et la réhabilitation de Dreyfus étaient l’objectif de tous ceux qui étaient épris de liberté et refusaient le racisme. L’histoire des Juifs français a été marquée par leur participation importante à la résistance contre le nazisme et le régime de Vichy, puis par l’engagement de nombre d’entre eux dans des luttes progressistes et/ou anticoloniales. Les intellectuels juifs de cette époque s’appelaient Raymond Aubrac, Marc Bloch, Laurent Schwartz, Pierre Vidal-Naquet, Stéphane Hessel. C’était une époque où beaucoup de Juifs pensaient que leur propre émancipation passait par celle de tou-te-s. C’était une époque où le racisme, le fascisme et la haine de l’autre étaient considérés comme des abjections à combattre. Les enfants juifs allaient à l’école publique, jamais il ne leur serait venu à l’idée de se séparer des autres dans des écoles confessionnelles.
On s’efforce aujourd’hui en Israël d’effacer l’histoire des Juifs dans les différents pays où ils ont vécu. Si les Juifs ont longtemps été considérés par les antisémites en Europe comme des parias inassimilables et s’ils ont été persécutés parce qu’ils constituaient un obstacle aux nationalismes fous qui rêvaient de sociétés ethniquement pures, ils n’ont jamais recherché la séparation mais au contraire l’insertion à l’intérieur des sociétés dans lesquels ils vivaient.

Une assignation à la désertion
On fait un saut de quelques années. En tête d’une gigantesque manifestation parisienne censée dénoncer le terrorisme, on trouve trois criminels de guerre, Nétanyahou, Lieberman et Bennet qui viennent de s’illustrer dans le massacre de plus de 2000 Palestinien-ne-s (essentiellement des civil-e-s) à Gaza pendant l’été 2014. Profitant de l’émotion causée par l’attentat antisémite de la Porte de Vincennes, Nétanyahou est autorisé (par le gouvernement français) à déclarer aux Juifs français qu’ils sont en insécurité en France et qu’ils doivent partir dans leur « vrai » pays, Israël. 
En fait, le sionisme n’a jamais combattu l’antisémitisme. Il s’en est toujours nourri avec en permanence un seul et unique but : faire immigrer le maximum de Juifs en Israël. Du coup, Nétanyahou n’hésite pas à mettre en danger les Juifs français. Il en fait des étrangers dans leur propre pays, des « touristes » qui n’ont pas compris que leur « patrie » est là-bas. Les Juifs sont sommés d’être des « traîtres » (à la seule et unique cause, celle du Grand Israël de la mer au Jourdain) ou des complices. La France a toujours été un échec pour Israël : à peine 80000 Juifs sont partis depuis 1948 et une moitié est revenue. Alors la propagande se fait assourdissante. Pourtant, s’il y a bien un pays où les Juifs sont en insécurité, c’est Israël et il sera ainsi tant que la destruction de la Palestine se poursuivra. 
À « l’alyah » (la montée) des vivants vers Israël, s’ajoute à présent celle des morts. Les autorités israéliennes incitent vivement les Juifs français à faire enterrer leurs proches en Israël. Ainsi les victimes de la tuerie de la porte de Vincennes ont été inhumées au cimetière de Givat Shaul. Ce « quartier » de Jérusalem, c’est l’ancien Deir Yassine, le village martyr de la guerre de 1948 où les milices de l’Irgoun dirigées par Menachem Begin ont massacré toute la population avant que le village ne soit, comme tant d’autres, rayé de la carte. Quel symbole !

Israël à l’avant-garde de l’islamophobie
Les Juifs ont vécu pendant des centaines d’années dans le monde musulman. Ils ont même été accueillis par l’empire ottoman après leur expulsion d’Espagne en 1492. Aujourd’hui, Israël participe à la diabolisation des Arabes et des musulmans en se comportant en élève modèle du « choc des civilisations ». Le racisme anti-arabe et l’islamophobie s’expriment ouvertement, des politiciens en ont fait leur fond de commerce et les passages à l’acte sont fréquents. Les crimes de masse comme à Gaza ou la multiplication des propos racistes (Pour le rabbin Rosen, les Palestiniens sont des Amalécites et la Torah autorise qu’on les tue ainsi que leurs femmes, leurs enfants, leurs troupeaux) laisseront des traces. Comment imaginer que ce qui est infligé aux Palestiniens sera sans conséquences ?
En Israël, des propagandistes rivalisent pour expliquer que les Juifs ont vécu l’enfer dans le monde musulman, masquant le fait que l’antisémitisme a été avant tout une invention européenne et chrétienne. Les Juifs orientaux subissent en Israël des discriminations sociales et un mépris raciste. Ils ont souvent été humiliés et discriminés à leur arrivée. Ils sont coupés de leurs racines et poussés à renier leur identité. L’expulsion des Palestiniens de 1948 est présentée comme un « échange de population » alors que le sionisme est le principal responsable, et de la Nakba, et du départ des Juifs orientaux de leurs pays.

Qu’y a-t-il de juif en Israël ?
Les sionistes ont théorisé l’idée que les Juifs et les non-Juifs ne peuvent pas vivre ensemble. C’est totalement contraire à tout ce qui s’est passé pendant des centaines d’années. Cela va à l’encontre de l’aspiration des Juifs à sortir des ghettos, des mellahs et des juderias pour devenir des citoyens normaux.
Les Juifs religieux qui émigrent en Israël y rencontreront rarement la religion telle qu’elle a été pratiquée pendant des siècles. Le courant national-religieux s’est imposé. Ce courant intégriste a totalement révisé la religion. Le « peuple élu », ça n’a jamais voulu dire qu’il a plus de droit que les autres mais au contraire qu’il a plus de devoirs. Parmi les préceptes, il y a « ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse » et « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». « L’an prochain à Jérusalem », ça n’a jamais voulu dire qu’il faut réaliser le nettoyage ethnique en cours, mais « vivement que le Messie vienne ». L’hébreu a toujours été une langue religieuse interdite à l’usage profane. La religion juive est une religion de « l’exil ». L’installation sur cette terre (d’Israël/Palestine) avant l’arrivée du Messie et a fortiori l’établissement d’un Etat juif étaient interdits. D’ailleurs les Juifs expulsés d’Espagne en 1492 ne sont pas allés à Jérusalem. Herzl a rencontré une hostilité quasi unanime des rabbins contre le projet sioniste dès qu’il a été question d’établir un État juif en Palestine.
Pour les Juifs laïques, les valeurs dominantes d’Israël sont à l’antithèse de ce que sont pour eux les valeurs du judaïsme. Où trouve-t-on dans la tradition juive le racisme, le chauvinisme, le militarisme, le négationnisme de l’existence et de la dignité de l’autre ? Qu’y a-t-il de commun entre ce qu’ont représenté les grands intellectuels juifs (Einstein, Freud, Arendt, Kafka, Benjamin …) et les criminels de guerre qui dirigent Israël ? Qu’est devenue en Israël la mémoire de celles et ceux qui ont lutté contre le fascisme et le colonialisme (Marek Edelman, Abraham Serfaty, Henri Curiel …) ? De quel héritage juif peuvent se prévaloir les colons et les militaires qui justifient à l’avance les violences et les crimes commis contre les Palestiniens ? 
Comme l’écrit l’historien israélien Shlomo Sand à propos du livre de Yakov Rabkin Comprendre l’État d’Israël, « celui qui voit dans le sionisme une continuation du judaïsme ferait bien de lire ce livre. Mais celui qui croit que l’État d’Israël est un État juif est obligé de le lire ».
Certains Juifs pensent qu’après le génocide nazi, Israël est l’ultime refuge. Au nom de quoi les dirigeants israéliens peuvent-ils brandir partout l’antisémitisme et le souvenir du génocide ? Les sionistes n’ont joué qu’un rôle marginal dans la lutte contre l’antisémitisme et la résistance au nazisme. Certains dirigeants sionistes ont même eu un comportement honteux pendant la montée du fascisme (Ben Gourion avec les accords de Haavara, 1933) et à l’époque de l’extermination (le groupe Stern assassinant des soldats et des dignitaires britanniques). Comment ne pas comprendre que la mémoire du génocide signifie « que cela n’arrive plus jamais » et pas « que cela ne NOUS arrive plus jamais », ce qui correspond à une vision tribale de l’humanité totalement contraire à toutes les formes d’héritage juif.

Refuser l’assignation et la peur, refuser toutes les formes de racisme et de discrimination.
Il y a des confrontations qui ont du sens : les luttes contre l’oppression, la domination, le colonialisme, pour l’égalité des droits. On nous vend aujourd’hui une guerre qui n’est pas la nôtre : celle d’un monde dit « civilisé » contre le « terrorisme islamique ». Dans cette « guerre », les musulmans sont considérés comme des terroristes en puissance et sont sommés de « prouver » qu’ils ne sont pas des complices de Daesh. 
Et les Juifs sont assignés à soutenir sans réserve une politique israélienne criminelle contre les Palestiniens et suicidaire pour les Juifs. 
Cette fuite en avant criminelle tient par la peur. Ce syndrome assure le consensus à un point tel qu’un négociateur palestinien (le professeur Albert Aghazarian) a pu dire que les Israéliens ont peur de ne plus avoir peur. Cette peur irrationnelle a gagné beaucoup de Juifs français.
Dans le contexte du « choc des civilisations », prétexte des dominants pour ensanglanter le monde, il y a en France une montée générale de toutes les formes de racisme. Contrairement à l’image fabriquée par les principaux médias, le racisme frappe essentiellement tous les « dominés », toutes les victimes de l’apartheid social : Arabes, Noirs, Roms. Il prend une nouvelle tournure en se masquant derrière l’islamophobie. Comme il n’est plus politiquement correct de dire « sale arabe », on diabolise l’islam.
Il y a aussi une incontestable et détestable montée de l’antisémitisme. Mais les différentes formes de racisme ne sont pas traitées de la même façon.
Les dirigeants israéliens et en France le CRIF, participent activement à la stigmatisation des musulmans. Ils affirment contre toute évidence qu’il n’y a qu’un seul racisme à dénoncer (l’antisémitisme) et qu’on est à la veille d’une nouvelle « nuit de cristal ». Ils font apparaître les Juifs comme ceux que le pouvoir protège alors que l’idéologie sécuritaire, les déclarations des principaux dirigeants et le travail nauséabond de pseudo intellectuels, visent une seule population déclarée dangereuse.
Les stéréotypes antisémites se nourrissent aussi de la complicité du CRIF avec la politique israélienne et de la partialité évidente du pouvoir. À l’heure des confusions, l’indignation légitime contre les crimes israéliens fait monter l’antisémitisme et les quelques paumés attirés par la violence effroyable de Daesh commettent des attentats criminels contre les Juifs parce que Juifs.

La lutte contre le racisme ne peut pas être découpée. Choisir certaines « bonnes » victimes contre d’autres est à l’antithèse du combat antiraciste. La politique israélienne et la négation totale des droits du peuple palestinien ne protègent absolument pas les Juifs. Au contraire. Pour créer l’Israélien nouveau, il a fallu « tuer le Juif », celui qui pensait que son émancipation passait par celle de l’humanité. Comme le dit le militant israélien anticolonialiste Eitan Bronstein : « nous ne serons jamais libres tant que les Palestiniens ne le seront pas ». En refusant le tribalisme, les Juifs français réaffirmeront une histoire dont ils peuvent être fiers.
C’est tou-te-s ensemble qu’il faut combattre tous les racismes, toutes les stigmatisations, toutes les discriminations. C’est tou-te-s ensemble qu’il faut défendre le droit, en Palestine comme ici.

Résistance politique: Israël, le boycott, l’art et le cinéma

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 15 novembre 2013 by Résistance 71

Ken Loach

 

15 Novembre 2013

 

Url de l’article original en français:

http://www.michelcollon.info/Israel-le-boycott-l-art-et-le.html?lang=fr

 

Peu importe l’histoire que vous choisissez de raconter ou les images que vous décidez de montrer, ce que vous sélectionnez indique quels sont vos intérêts. Si vous faites quelque chose d’entièrement fictif, dans un monde d’oppression, cela indique quelles sont vos priorités. Ainsi, un spot commercial majeur, pour faire beaucoup d’argent, montre quelque chose. Cela porte des conséquences politiques et implique une position politique. La plupart des arts ont un contexte et des implications politiques. Interview de Frank Barat.

Frank Barat ; Pouvez-vous nous dire comment vous avez pris conscience et ensuite vous êtes impliqué dans la lutte pour les droits palestiniens ?

Ken Loach : Cela a commencé il y a quelques années lorsque je travaillais à l’élaboration d’une pièce de théâtre nommée “perdition”. C’était une pièce à propos du sionisme durant la seconde guerre mondiale ainsi que sur le marché qui fut conclu entre certain sionistes et les nazis. Cela a éclairé d’une nouvelle perspective la création d’Israël ainsi que les politiques du sionisme. Je suis alors devenu conscient, et de plus en plus durant les années suivantes, que la fondation d’Israël était basée sur un crime envers les palestiniens. D’autres crimes ont ensuite suivi. L’oppression des palestiniens, qui ont perdu leur terre, dont les vies quotidiennes sont interrompues par l’occupation, dont la vie dans un état permanent de dépression qui se poursuit aujourd’hui, est quelque chose dont nous devons nous occuper.

FB : Pourquoi la Palestine ? Pourquoi est-elle symbolique ?

KL : Il y a de l’oppression partout dans le monde mais ce qui rend le conflit israélo-palestinien spécial est un certain nombre de choses. Tout d’abord, Israël se présente au monde en tant que démocratie. Un pays comme n’importe lequel de l’hémisphère ouest. Il se présente de cette manière alors qu’il est en fait en train de commettre des crimes contre l’humanité.

Il a produit un état qui est divisé selon des lignes raciales comme l’apartheid en Afrique du Sud. Il est aussi militairement et financièrement supporté par l’Europe et l’Amérique. Il y a donc là une hypocrisie massive, on supporte un pays qui se vante être une démocratie, on l’aide de toutes les façons possibles et pourtant, il est impliqué dans ces crimes contre l’humanité.

FB : Il y a divers outils pour essayer de changer cela et l’un d’entre eux est l’appel au BDS (boycott, désinvestissement et Sanctions). Vous avez été la première personnalité à soutenir et à demander un boycott culturel d’Israël. Vous avez depuis lors ouvert la voie pour que beaucoup d’autres vous rejoignent. Certaines personnes disent que vous ne devriez pas boycotter la culture. Que répondez-vous à cela ?

KL : Tout d’abord vous êtes un citoyen, un être humain. Quand vous êtes confronté face à de tels crimes, vous devez réagir en tant qu’être humain, peut importe que vous soyez un artiste, un VIP ou quoi que ce soit. Vous devez en premier réagir et faire en sorte que vous ameniez cela à l’attention des gens. Un boycott est une tactique. Cela est efficace contre Israël parce que Israël se représente en tant que pilier, gyrophare culturel. Il est des lors très sensible au boycott culturel. Nous ne devrions rien avoir à faire avec les projets qui sont supportés par l’état israélien. Les individus ne sont pas concernés, nous devons nous concentrer sur les actions de l’état israélien. C’est lui que nous devons viser. Nous le visons parce que vous ne pouvez juste pas rester là à ne rien faire et regarder les gens vivre leurs vies dans des camps à tout jamais.

FB : Israël utilise l’art et le cinéma pour sa campagne nommée “Marque Israël”. L’art est dès lors politique – même si certains artistes répondent à la campagne BDS qu’ils ne sont pas des politiciens mais juste des chanteurs, des musiciens, des acteurs. Pour vous, tous vos films sont politiques. Donc, selon votre opinion, l’art peut être un outil pour combattre l’oppression. 

KL : Oui. L’élément fondamental est le suivant : peu importe l’histoire que vous choisissez de raconter ou les images que vous décidez de montrer, ce que vous sélectionnez indique quels sont vos intérêts. Si vous faites quelque chose d’entièrement fictif, dans un monde d’oppression, cela indique quelles sont vos priorités. Ainsi, un spot commercial majeur, pour faire beaucoup d’argent, montre quelque chose. Cela porte des conséquences politiques et implique une position politique. La plupart des arts ont un contexte et des implications politiques.

FB : Avez vous entendu parler de “World War Z”, ce film avec Brad Pitt dans lequel un virus décime la population terrestre, et dont l’unique lieu sur est grâce au mur qu’ils ont construit ?

KL : Cela a l’air d’un scenario d’extrême droite. Vous devrez voir le film avant de porter un jugement mais cela sonne vraiment, selon votre description, comme de la fantaisie d’extrême droite.

C’est intéressant qu’Israël se révèle lui-même via ses alliés. Dans le nord de l’Irlande, – qui a une longue histoire de séparation entre les loyalistes et les républicains – les loyalistes, ont sur leurs murs le drapeau d’Israël ainsi que celui des blancs sud Africains ; les républicains ont eux le drapeau de la Palestine et de l’ANC. C’est curieux comme ces alliances révèlent autant de ce que pensent réellement les gens.

FB : Etes vous inquiet de la montée de l’extrême droite et de leurs idées partout en Europe ? Cela me rappelle le début des années 30.

KL : La montée de l’extrême droite accompagne toujours la récession et la dépression économiques ainsi que le chômage de masse. Les gens au pouvoir, qui veulent le maintenir, doivent toujours trouver des boucs émissaires car ils ne veulent pas combattre l’ennemi réel, qui est la classe capitaliste, les propriétaires des grosses industries, ceux qui contrôlent les politiques. Ils doivent donc trouver ces boucs émissaires. Les plus pauvres, les immigrants, les demandeurs d’asile, les gitans sont à blâmer. L’aile droite choisi ceux qui sont les plus vulnérables, les plus faibles pour justifier la crise dans leur système économique. En situation de chômage de masse les gens sont malheureux et doivent trouver quelque chose à combattre. Les juifs furent blâmés durant les années 30’, de terribles choses leur furent infligées. Maintenant, ce sont les immigrants, les chômeurs…

Nous avons une presse terrible au Royaume-Uni qui va blâmer ceux sans emploi pour leur propre situation alors que bien sur, il n’y a pas de jobs.

FB : Comment pouvons réagir face à cela quand les mêmes personnes contrôlent tout : la presse, le capital, les politiques,… ? Que pouvons nous, nous la société civile, sans l’accès à la presse populaire, défier et battre cette idéologie ?

KL : Grosse question. Finalement, il n’y a pas de maison mais des politiques. Vous devez faire une analyse de la situation et organiser la résistance, Comment cela est organisé est toujours une grosse question. Vous devez mettre en échec chaque attaque sur le sol et vous lier solidairement avec ceux qui subissent l’attaque. Vous devez aussi organiser des partis politiques. Le problème est que nous avons des partis qui ont une analyse erronée. Nous avons les partis stalinistes de gauche qui guident les gens depuis des années dans un couloir aveugle ; nous avons les sociaux démocrates qui veulent faire croire aux gens que nous devons travailler dans le système, que nous pouvons le reformer, le faire fonctionner. Ce qui bien sur est une fantaisie, cela ne marchera jamais. La question principale est quelles politiques ? Les gens se débattent avec ca chaque jour.

FB : Votre dernier film aborde ces points. A propos des gens qui sont marginalisés à cause de leurs opinions politiques. J’ai lu aujourd’hui que “Jimmy’s Hall” pourrait être votre dernier film et que vous voudriez vous concentrer après sur des documentaires, ce qui est une excellente nouvelle pour la Palestine.

 KL : Je ne sais pas à propos de cela. « Jimmy’s Hall » fut un assez long tournage et c’est un travail très difficile. Je ne suis pas sur de pouvoir refaire un autre film de ce genre.

Mais il y a toujours du remous à faire quelque part donc je dois juste découvrir le meilleur moyen de déranger un peu plus. Certainement, des films devraient être faits sur la Palestine. Ils ont besoin de palestiniens pour les réaliser. La lutte palestinienne, au final, est un conflit qui sera gagné.

Les choses ne restent pas les mêmes pour toujours. Il sera gagné à la fin. La grosse inconnue est quel type de Palestine en émergera ? La question n’est pas uniquement de mettre fin à mettre fin à l’oppression israélienne –question sempiternelle- mais quel état en émergera ?

Sera-t-il dans l’intérêt de chacun ? Ou bien sera-t-il dominé par une classe riche qui opprimera le reste du peuple peut importe leur contexte ? Quel état se dessinera à partir de tout cela est la question principale.

Traduit depuis l’anglais par Olivier Mignon pour Investig’Action

Source : newint.org