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Réflexions sur la résistance, le peuple en arme et la rébellion (suite) : le cas emblématique du Hezbollah « le Superbe »

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 13 décembre 2020 by Résistance 71

 


Peuple en arme et auto-défense

 

Ce texte fait suite à notre première publication sur le sujet du 8 décembre 2020

Les 3 textes en format PDF :
Reflexions-sur-le-peuple-en-armes-la-resistance-et-la-rebellion-3 textes

“La guerre est un acte de pouvoir, de meurtre, de vol. Elle est l’expression la plus claire et la plus précise de l’État.”
~ Gustav Landauer ~

“Un spectacle épouvantable et douloureux s’est élevé devant mes yeux : j’ai écarté le rideau de la corruption des Hommes.”
~ Friedrich Nietzsche ~

“Le gouvernement américain planifie t’il vraiment de frapper les perpétrateurs et les sponsors des récentes attaques [du 11 septembre 2001], ou veut-il prendre avantage de ces évènements tragiques pour élargir son hégémonie sur le monde et poursuivre toujours plus avant sa politique injuste, qui a dégénéré à ce niveau de haine au sein des peuples du monde et de beaucoup de leurs gouvernements ?…”
~ Communiqué du Hezbollah dénonçant les attentats du 11 septembre 2001, publié le 17/9/01 ~

“Libérons nos esprits de l’impression que notre ennemi est insurmontable, car il y a un point de faiblesse en chaque ennemi et il est de notre devoir d’identifier ce point et d’y focaliser toute notre attention. Prenons à notre compte le devoir d’exercer tout effort possible pour préserver notre indépendance et nos principes. Comprenons enfin que la victoire commence de l’intérieur…”
~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

 

Hezbollah le superbe

 

Taxi

 

24 novembre 2020

 

url de l’article original:
https://platosguns.com/2020/11/24/hezbollah-the-beautiful/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’âme d’un guerrier dort dans son poing, se réveille dans son poing et jusqu’à sa mort, so dernier souffle, existera dans son poing.
Aucune arme et aucun danger mortel ne peut défaire ce poing. Un guerrier vivra et mourra le poing serré.
Ceci non pas par amour de la violence ni pour l’excitation de la guerre. Pas non plus à cause d’une démente passion pour la mort, mais parce qu’un guerrier sait que même en temps de paix, le mal et les malfaisants se tapissent dans l’ombre de la paix.

Le guerrier l’est par vocation, Ce n’est pas du mercenariat, ce n’est pas matériel, pas négociable. Le monde du véritable guerrier est un monde purement de la défense. Il est fixé seulement sur la protection d’une justice supérieure, l’auto-défense et celle du faible. Il n’est jamais prédateur. Un guerrier est imbriqué dans une culture de dignité, de droiture et de martyr. Humble dignité et martyr sacré. Un véritable guerrier n’est pas un soldat ordinaire, ni un personnage de célébration dans les médias ou de mythologie. Le guerrier est vrai. Il est rare. Un véritable guerrier est la seule classe d’être humain capable d’embrasser la mort sur son œil. Il n’y a aucune peur du vide noir infini dans le cœur du véritable guerrier.
Au travers de l’histoire, les cultures dans l’adversité et sous attaque par des ennemis envieux de leurs ressources, ont produit leur propre variété de guerriers. Les Amérindiens nous ont donné les “Braves” ; le Japon les “Samouraïs”, la France nous a donné Jeanne d’Arc, l’Afrique nous a donné la “reine guerrière Amina” et le Liban moderne nous a donné le Hezbollah.

Le Hezbollah, le groupe actuel de résistance-guerrier ayant le plus de succès face à la plus malveillante de toutes les abominations modernes, à savoir l’axe du mal composé des Etats-Unis, d’Israël et leurs alliés arabes wahabbites du Golfe. Le Hezbollah est aussi le groupe guerrier le plus craint de l’ère moderne. Car, incapables de vaincre le Hezbollah sur le terrain et après avoir déjà dépensé 11 milliards de dollars sur bien des coups d’états échoués et des campagnes de propagande de dénigrement cette dernière décennie, l’axe du mal en est maintenant réduit à ne pouvoir attaquer le Hezbollah qu’avec le mensonge et des accusations bidons. Pour le diaboliser, ternir leur réputation immaculée dans une vaste campagne médiatique est la seule arme qui reste à l’axe du mal. Cette attaque diffamatoire peut marcher sur des gens mal informés, mais cela ne minimisera en rien les formidables capacités militaires du Hezbollah sur le terrain du champ de bataille. L’écume de l’agitation ne changera en rien la donne ni les faits de terrain. Ce ne sera que toujours plus de fric des contribuables gaspillé sur une chimère.

Le Hezbollah est noble mais pas aristocrate. Ses guerriers et ses leaders viennent essentiellement de la classe laborieuse, des communautés paysannes, qui se regroupent pour repousser un envahisseur colonial vicieux et génocidaire connu sous le nom d’Israël. Trente ans environs après la naissance du groupe de résistance (NdT: créé en 1982 en émergence du groupe Amal de résistance libanaise à l’occupation israélienne), le Hezbollah demeure exceptionnellement humble et profondément ancré dans ses débuts modestes. Bien que le Hezbollah ait perdu des guerriers au combat, le nombre de ses martyrs est demeuré relativement bas et il doit toujours perdre une bataille dans ses plus de 30 ans de lutte armée et d’existence. Et malgré ses succès stratosphériques sur le champ de bataille, le Hezbollah demeure magnanime et généreux dans la victoire. Ce qui est aussi sans doute le plus impressionnant est que son leadership ne pratique pas la mesquinerie, la tromperie. Simplement, ils ne mentent pas. Pas une seule fois son leadership n’a menti ou trompé qui que ce soit, encore moins ses combattants, ses alliés ou ses supporteurs. Disant la vérité et tenant toujours parole, même les citoyens israéliens d’après bien des sondages, croient plus les leaders du Hezbollah que leurs propres dirigeants et politiciens de Tel Aviv. Parce que encore et toujours, ce que dit le Hezbollah est ce qui est et ce qu’il promet arrive toujours. De fait, le Hezbollah a toujours été plus intelligent que son ennemi plus puissant, ce à chaque coin de rue et a toujours tenu ses promesses.

Toutes les batailles menées par le Hezbollah le furent pour des raisons défensives. TOUTES. Ils sont particulièrement bien disciplinés et focalisés sur la tache d’une libération juste des forces cruelles et oppressives. Leur système d’entraînement ne produit absolument aucun traître et aucun disciple de Mammon facilement leurré par l’appât du gain, de plaisirs physiques ou d’un statut politique quelconque. Les membres du Hezbollah sont immunisés contre toute forme de chantage, contre toute distraction de leur cause. Ancré dans une culture du martyr inspirée par le petit-fils du prophète Mahomet, Hussein, et son horrible martyr, une agonie emprunte de passion en parallèle avec celle du Christ, les guerriers du Hezbollah sont au-delà de toute corruption possible de leur âme.

Leur entrainement a deux segments : ils sont entraînés au combat de guerilla flexible et asymétrique tout en recevant simultanément une entrainement spirituel et religieux. Une philosophie inspirée par leur croyance religieuse en un dieu juste et miséricordieux, un dieu qui récompense les justes et les purs. Ceci est justement ce qui les distingue des autres mouvements armés ou armées : leur dévouement physique et spirituel à un dieu juste et bon. Bien que profondément religieux et dévoués strictement à l’islam, ils sont remarquablement tolérant avec les autres sectes, autres fois et autres cultures, comme exemplifié par leur récente volonté de martyr en défense de musulmans sunnites, druzes et alaouites aussi bien que par leur héroïque défense de villages chrétiens et de leurs très anciennes églises au Levant. Les guerriers du Hezbollah ont sacrifié leur propre vie pour libérer la progéniture même du christianisme original du monde qui existe toujours au Levant, de les libérer de terroristes et envahisseurs de l’état islamique EIIL et de ses militants occidentaux soutenus pas Israël (NdT: et l’OTAN, Turquie en tête de pont…). il convient aussi ici de préciser que d’après un général libanais avec lequel j’ai discuté, le Hezbollah est aussi le protecteur de la toute dernière synagogue juive du Liban et de sa communauté de quelques 400 membres.

Peut-être est-il aussi bon d’ajouter aussi ici que durant leurs guerres contre Israël, le leadership du Hezbollah a même soutenu les efforts de résistance de groupes communistes libanais athées (NdT: comme le FPLP) se battant contre l’armée envahisseuse juive. Ils ont partagé le pain et se sont liés d’amitié avec croyants et athées de la même façon au nom du combat et afin de repousser un ennemi génocidaire et cleptomane. Le Hezbollah demeure très lié avec d’autres groupes de résistance libanais, ce même en temps de paix. Leurs amitiés sont toujours sincères et fortes, totalement dénuées de rapport exploiteur et de tendance à la realpolitik. Ils sont préoccupés de réunifier le peuple de leur patrie et non pas de le diviser et de le dominer. Ils soutiennent une coexistence équitable et pacifique entre les 18 religions et sectes reconnues au Liban, dont la population actuelle est de l’ordre de 6,8 millions d’habitants. Il est également officiel et historique que le Hezbollah ait donné l’immunité à des traîtres libanais qui avaient coopéré avec Israël durant les 18 mois de l’occupation du Liban. 

Le Hezbollah suit des règles morales très strictes pour faire la guerre, qui ne permettent pas de tuer l’ennemi sans raison : leur tactique primordiale et la plus importante et de repousser l’ennemi et non pas de l’annihiler et si cela est insuffisant, alors l’annihilation devient une possibilité permise et sanctifiée (NdT: Il est intéressant ici de noter qu’exactement la même démarche est prévue dans Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix régissant la confédération iroquoise depuis le XIIème siècle..). La règle islamique de la guerre insiste sur le traitement humain des prisonniers de guerre et le Hezbollah a toujours rempli cette obligation. Les combattants sont entraînés à être courtois envers leurs captifs : ils sont entraînés non seulement à la guérilla mais aussi éduqués aux principes de charité et de pitié envers ceux qui sont capturés et repentant. Le Hezbollah n’abuse jamais de la victoire en déclarant un pouvoir absolu : ils croient au partage du pouvoir avec leurs compatriotes, même avec ceux qui n’ont jamais mis un pied sur le champ de bataille.

Le Hezbollah est suprême et pourtant en aucun cas suprémaciste.

Ils ne dérogent jamais à leur règle de la guerre par peur de leur dieu. Ils préféreraient mourir que de déroger à ces lois ainsi déplaisant à leur dieu. Ils suivent leur protocole militaire et philosophico-religieux avec extrême précision et pratiquent un respect dévoué et une confiance sans limite envers la droiture de leur cause et de leurs commandants. Les exécutions extra-judiciaires sont absolument interdites ainsi que l’assaut injustifié de l’ennemi. Ils ne tirent jamais sur des gens désarmés, femmes et enfants, ni sur des hommes désarmés. Ils ne prennent jamais pour cible des handicapés dans leur fauteuil roulant comme c’est le cas avec l’armée israélienne et autres entités de l’appareil de sécurité israélien. Ils n’envahissent pas, ils libèrent. Le Hezbollah est un résistant actif et défensif et pas une armée d’usurpateurs, de voleurs et de psychopathes vouée à l’assassinat de masse et au pillage de ce qui ne leur appartient pas.

Leur culture de la résistance est pleinement humaniste en long en large et en travers.

Ils ambitionnent un monde juste et beau, pacifique, peu importe ce qu’il leur en coûte en vie humaine. En fait, ils vivent pour le martyr, ils l’attendent et l’embrassent pour la cause d’un monde juste et pacifique. Ils ont élu le martyr comme étant la plus haute distinction possible dans une vie.

“Nous n’avons pas peur de la mort car la mort est notre martyr. Le martyr signifie vivre toujours au plus près de dieu. Vivre près de lui est le but ultime dans l’évolution de l’humanité et cela ne peut pas être atteint en dehors du martyr.” dit un combattant du Hezbollah.

Il y a une trinité de principes contenue dans la philosophie du martyr du Hezbollah. Ils sont prêts à mourir pour trois choses : dieu, la famille et la nation. Ils vivent et meurent pour rien d’autre que dieu, la famille et la nation. Je ne peux pas suffisamment insister sur la haute signification de ces trois éléments pour tous les membres du Hezbollah. En tant que guerriers de la foi, ils ne se séparent pas de leur philosophie de la vie et de son triptique, pas même lorsqu’ils combattent ou en temps de paix, pas même momentanément, pas même une nanoseconde. Leur philosophie du martyr est leur bouffée d’oxygène. Leur colonne vertébrale. Ils sont toujours consistant dans leur profonde implication dans leur philosophie divine triangulaire. Ceci est la mère de tout absolu pour eux. Ceci leur donne un courage et une rectitude sans peur et sans reproche à l’infini. Ceci inspire leur attachement et leur amour à la rectitude et la discipline avec une légèreté physique et mentale sans limite.

Durant l’entrainement à la guerre et sur le champ de bataille, ils demeurent intimement connectés à cette trilogie de motivation. Dans leur univers, le muscle, le moral et le divin sont étroitement imbriqués. Ceci est la raison même de leur record de victoires sans jamais essuyer de défaite et leur force et popularité ne cessant d’augmenter dans le monde.

Le Hezbollah révère son dieu par dessus tout, celui-ci est assis au sommet de leur pyramide spirituelle lié directement aux deux choses terrestres dignes d’intérêt la famille et la nation. Leur vénération pour cette triade est au-delà de leur propre vie. Leurs devoirs terrestres à la famille et la nation sont directement liés à leur service de dieu. Les guerriers du Hezbollah sont les serviteurs altruistes de dieu et de la protection de la famille et de la nation. Ceci satisfait leur dieu et les guerriers du Hezbollah ne vivent que pour servir leur dieu. Leurs ennemis doivent être avertie et attentifs. Les guerriers du Hezbollah vont activement neutraliser toutes menaces à cette trilogie et ils ne briseront jamais ce contrat moral, même au prix de leurs vies. Ceci constitue leur seule mission sur terre : dévotion à dieu et défense sans relâche de la famille et de la nation. Ceci constitue très brièvement le manifeste du Hezbollah. Rien de moins que ça, rien au-delà de ça.

Le modèle et système de résistance a gagné beaucoup de traction positive et s’est étendu au dehors de leur géographie du Levant : des dunes du Yémen jusqu’en Amérique du Sud, du croissant fertile jusqu’à travers le continent asiatique, le modèle de résistance du Hezbollah s’est étendu et continue à être reçu à bras ouverts, au grand dam de leurs fourbes ennemis vaincus.

Une autre qualité unique du Hezbollah est sa sobre patience. Ce sont des gens particulièrement adeptes à l’art de la patience : leurs amis iraniens, maîtres de la tapisserie leur ont enseigner cette technique vital et ils appliquent cette discipline mentale à toutes leurs stratégies militaires. Croyant que leur foi en leur dieu est permanente mais que toute chose matérielle et terrestre est sujet à changement, ils jouent un jeu de long terme contre leur ennemi avec pleine confiance et un succès des plus évidents.

Pourtant, malgré toutes ces qualités admirables présentées ci-dessus, leurs ennemis et les mégaphones médiatiques de leurs ennemis étiquettent le Hezbollah comme “narco-trafiquants”, “narco-terroristes” et “terroriste islamiste”. Accuser le Hezbollah de trafiquer la drogue est aussi absurde que d’accuser Mère Thérésa de vente globale d’héroïne. Tous ceux qui connaissent le Hezbollah et son mode de vie savent parfaitement que leurs guerriers et leurs leaders vivent une vie sobre et parfaitement propre. Ils ne parlent même jamais en mal, ne calomnient pas et n’insultent jamais leurs ennemis. Ils sont aussi propre dans leur langage que dans leur vie. Connaissant le style de vie et la philosophie auxquels adhèrent strictement ses membres que ce soit sur le champ de bataille ou en dehors, il est tout a à fait inconcevable que le Hezbollah se risquerait à déplaire à leur dieu en mettant en place des réseaux internationaux de vente de drogue qui ruinent la vie des gens, brisent des familles et affaiblissent des nations. Cette accusation insensée appartient à la longue liste des mensonges perfides fabriqués par leurs ennemis qui eux-mêmes de fait, participent au commerce international de la drogue et à son trafic, les Etats-Unis gérant un business très lucratif avec la CIA en charge, de la culture et de la transformation du pavot et de l’opium en Afghanistan et le Mossad gérant le trafic international vers l’Europe et l’Amérique des pilules d’amphétamines et d’ecstasy.

Incapables donc de trouver un talon d’Achille dans la capacité militaire du Hezbollah ni un défaut de caractère dans son modus operandi, ses ennemis ont produit une très longue litanie de soi-disants crimes perpétrés sans JAMAIS apporter une simple preuve de ce qui est avancé et de tout crime ou malversation. Les ennemis du Hezbollah ont inclus ce nom de bien sur leur tristement célèbre et politisée “liste des terroristes” sans jamais avoir prouvé ne serait-ce qu’une fois une activité terroriste de l’organisation. Regardons donc ensemble la liste d’accusations ci-dessous et gardez surtout bien présent à l’esprit que si les actes de terrorisme contre les Etats-Unis, le Liban, reprochés au Hezbollah étaient vrais, surtout dans le sud-Liban où est basé essentiellement le Hezbollah, il aurait déjà reçu un échantillon du traitement “choc et terreur”, stratégie militaire américaine de choix.

Il n’y a jamais eu de preuve en quoi que ce soit que le leadership du Hezbollah ait jamais ordonné ou perpétré ce qui suit : l’attaque au camion piégé de l’ambassade US à Beyrouth en 1983, ainsi que les attaques aux camions piégés la même année des camps militaires américains et français de Beyrouth (NdT: Drakkar). L’attentat à la bombe dans un restaurant près de la base aérienne de Torrejon en Espagne. L’attentat à la voiture piégé de l’annexe de l’ambassade des Etats-Unis à Beyrouth et le détournement d’un avion de ligne de la Koweit Airline, en 1984. Le détournement du vol TWA 847 en 1985. L’enlèvement et l’exécution de trois juifs libanais en 1986 sous le pseudonyme de “L’Organisation des Opprimés sur Terre”. L’assassinat de trois diplomates saoudiens en 1988. L’assassinat du secrétaire de l’ambassade saoudienne à Bangkok en 1989. L’assassinat de deux diplomates saoudiens et de l’opérateur du télex de l’ambassade à Bangkok en 1990. L’enlèvement et l’assassinat d’un homme d’affaire saoudien à Bangkok la même année. L’assasinat d’Ehud Sadan, chef de la sécurité à l’ambassade d’israël à Ankara ainsi que l’attentat à la bombe contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires en 1992. La tentative d’assassinat d’un leader de la communauté juive turque à Istanboul en 1993.

La tentative d’attentat à la voiture piégée de l’ambassade d’Israël en Thaïlande et une attaque suicide de l’Association Juive Mutuelle d’Argentine à Buenos Aires, toutes deux en 1984. L’explosion au camion piégé des tours Khobar dans leur segment américain en Arabie Saoudite en 1996. L’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005 à Beyrouth. L’attaque d’un bus de touristes israéliens en Bulgarie en 2012 et bien plus encore de ces “tentatives de ceci ou échec à cela” qui furent faussement et injustement attribuées au Hezbollah par personne d’autre que son ennemi, Israël et ses alliés et agents en Europe et aux Etats-Unis, ainsi que par son ignoble ennemi arabo-wahabbite.

Une bonne poignée des fausses accusation politisées mentionnées ci-dessus passent en boucle dans les médias occidentaux et juifs et pourtant pas même l’ombre d’une preuve ne fut jamais apportée à ces allégations. Se fondant sur une tendance médiatique islamophobe, ces accusations de terrorisme sont publiées et re-publiées encore et toujours dans l’espoir que la rumeur et le ragot finissent par prévaloir et devenir fait et vérité dans les esprits de gens raisonnables. En d’autres termes, les accusations mentionnées ci-dessus ne sont rien d’autre que des opérations de propagande menées contre le Hezbollah et malgré cela jamais son esprit de combat ni sa vigueur n’ont été mis en défaut et la dissémination de ces fausses informations n’a pas non plus empêché la croissance de sa popularité dans le monde.

Même les académies militaires de ses ennemis, dans une admiration silencieuse, incluent maintenant l’étude des stratégies et tactiques suprêmes du Hezbollah dans leurs cours de formation, confirmant ainsi le très haut niveau de leurs techniques de combat et de leur philosophie de la guerre. Il est impossible de séparer ses stratégies de guerre de la fondation même de leur philosophie humaniste. Ceci est constamment employé en tandem. Le Hezbollah va toujours laisser une porte de sortie pour que l’ennemi puisse se replier durant une embuscade.

Le Hezbollah reçoit un soutien moral des plus enthousiastes de tout le monde musulman et également de nations non musulmanes, de nations de l’Occident et de l’Orient. Le Hezbollah est respecté, aimé et révéré aux quatre coins du monde, incluant une certaine appréciation des citoyens de nations ennemies qui ne sont pas molestés et trompés par la propagande d’état. Ceci n’est pas juste parce que par nature les humains aiment un héros de guerre invincible ; c’est parce que le humble Hezbollah a établi avec succès son image de l’armée d’un peuple, pour le peuple et par le peuple.

Ici repose l’essence même de toute sa popularité. Une force libanaise du bien qui englobe le peuple et agit par et pour le peuple ce qui est similaire en cela au slogan historique américain “d’un gouvernement du peuple, par et pour le peuple”. Ce que le Hezbollah a accompli en tant que groupe de résistance pour sa nation et ses compatriotes, les politiciens américains doivent encore le démontrer et le réaliser pour le bénéfice du peuple américain.

Et pourquoi cela ?

Ceci parce que les Libanais ont clairement défini leur ennemi comme étant Israël, alors que le collectif américain doit toujours identifier son ennemi interne insidieux comme “le pouvoir juif”. Un pouvoir qui s’est levé au travers d’un cronisme, d’un népotisme, d’un chantage et d’une coercition bien non-américains. Une suprématie juive qui a été ouvertement dominante sur toute la vie interne américaine ainsi que dans sa politique extérieure internationale ces 60 dernières années et plus (depuis l’assassinat de Kennedy en fait). Un pouvoir juif qui a défiguré et corrodé la vie traditionnelle américaine domestiquement et qui a été ruineux pour son porte-feuille et sa réputation sur le plan international.. Mais si les Libanais peuvent circonvenir si habilement et répétitivement vaincre ce pouvoir juif abusif, alors les Américains qui vivent sous la botte d’une occupation juive anti-démocratique peuvent aussi le faire. La mise en pièce récente de notre précieux et adoré premier amendement de la constitution (NdT: celui sur la liberté de parole et d’expression) n’est que la dernière victime de la tyrannie juive et une expression indéniable de leur haine de notre démocratie. 

Mais pour que les Américains se libèrent, ils doivent d’abord vaincre tous les artifices et les défis de la distraction de masse, toute l’ingénierie sociale mise en place et les nombreux projets d’abrutissement total que l’élite juive américaine et son lobby ont imposé insidieusement à la fois aux citoyens américains et à leurs politiciens. Pour que les Américains soient véritablement libres et indépendants, car ils sont un peuple captif en ce moment, ils doivent d’abord franchir, contourner toutes les divisions inventées et sponsorisées à l’intérieur même des Etats-Unis. Les divisions telles que la politique identitaire, la disharmonie générée par le conflit de race factice, la diabolisation par un Hollywood sous emprise juive des valeurs traditionnelles américaines, le néolibéralisme, la mondialisme, la [banque] Réserve Fédérale, Wall Street, les médias de masse sous contrôle, la vaste majorité des médias alternatifs et cette liste n’est en rien exhaustive.

Ils doivent aussi écarter et se rebeller contre les polluants mentaux imposés comme l’enseignement obligatoire de ce faux livre d’Anne Franck dans leurs écoles et très certainement, ils doivent aussi rejeter le financement de tous ces horribles musées sur l’holocauste qui opèrent pour habiliter les continuels crimes juifs contre les Américains en faisant le portrait des juifs comme étant “les éternelles victimes ayant des besoins spéciaux”. Tous ces musées de l’holocauste ne sont rien d’autre que des usines à propagande payées et financés par les dollars du contribuable et non pas par des Shekels israéliens ou des donations privées juives. C’est le sommet de l’absurdité qui voit les Américains devoir payer pour leur propre lavage de cerveau et esclavage mental. Les Américains doivent PAR DESSUS TOUT, se réapproprier les droits du 1er amendement de la constitution qui a été détourné et récemment mis en miettes par le pouvoir juif. Les Américains doivent reconquérir leur liberté de parole et d’expression et être capable d’appeler un chat un chat et un juif, un juif.

Il n’y a aucune compréhension du nombre de chaînes juives actuellement entravant  le corps et l’esprit américain. Je parle ici de votre corps et esprit individuel.

La question est évidente ici : Où sont votre dignité et votre auto-respect chers Américains ? Où est votre honneur et votre esprit guerrier  au sens noble du terme? Où est le fruit du travail que vous avez investi dans votre famille et dans votre pays année après année ? Ce n’est plus entre vos propres mains, et ce n’est pas profitable à votre communauté non plus. Le lobby juif s’est bien assuré que votre liberté et vos impôts aillent en priorité directement vers le service de l’état d’Israël. Le lobby juif a tué votre démocratie, créé une dévastation sociale à travers la nation et vous a dépouillé de vos impôts pour bénéficier à l’état cleptomane et oppresseur qu’est Israël. Le lobby juif ne vous a pas traité différemment qu’une nation d’esclaves qu’il possède et façonne socialement par le biais de l’ingénierie sociale.

Présentement, l’Amérique n’est pas dans un état du justice et de grâce. Les Américains, quelque soit leur couleur de peau ne sont pas un peuple libre. On ne peut plus parler de la “superbe Amérique”, elle est sous occupation du pouvoir tribal juif. Et les Libanais ?. Malgré leur montagne de crises politiques actuelles internes, vivent en fait une vie libérée bien gagnée. Les Libanais meurtris sont bien plus libres que les Américains. Une vie de libération de l’occupation leur a été donnée par un Hezbollah sacrificiel et constamment vigilant. Le Hezbollah patriote, le superbe Hezbollah.

Quand les citoyens occidentaux et américains comprendront-ils que le Hezbollah est bien plus de leur côté que ce Sion belliqueux et vampirisant leurs impôts ? Après tout, le Hezbollah existe pour libérer et non pas pour voler l’Europe et l’Amérique, pas pour être va t’en guerre dans des guerres de choix coûtant un prix exorbitant en argent et en vies humaines. Et de manière certaine, le Hezbollah n’opprime en rien les droits des peuples occidentaux à leur liberté d’expression, un droit que les lobbies politiques d’Israël en Europe et aux Etats-Unis se sont fixés d’abolir pour ces peuples.

Alors, chers Américains, où est votre Hezbollah ? Où est votre résistance à l’occupant ? (NdT: au passage, phrase particulièrement ironique sachant que les colons européens sont eux-mêmes les occupants et oppresseurs du continent des Amériques et de ses peuples natifs depuis plus de 500 ans, qui se ressemble s’assemble sans aucun doute…) Où est votre esprit résistant ? Vos paroles résistantes ? Votre art résistant ? Vos armes résistantes ?

En tant qu’expatrié américain étant témoin des dégâts et des bien tristes divisions infligés à notre société par les élites juives, je vous conjure de ne pas retourner les armes les uns contre les autres. Ceci serait une folie sans nom. C’est là-dessus que parie votre occupant. Votre division le rend plus fort, plus puissant. Pour vous tondre encore plus avant pour la gloire d’Israël, l’ennemi interne vous veut toujours plus divisés et plus faibles. Ne vous soumettez pas. Contournez la menace en vous unissant. Vous ne devez pas vous aimer les uns les autres à en mourir, mais vous devez vous unir et résister contre cet ennemi intérieur si vous pensez que vous méritez vraiment un vie de liberté, de paix et de prospérité. Unissez-vous malgré vos différences, unissez-vous malgré votre rage. Ceci est la clef de votre libération.

“Par la tromperie tu feras la guerre” est le slogan d’Israël. (NdT: et de son Mossad..)

“Vivre libre ou mourir” est un slogan de l’Amérique… C’est aussi un slogan du Hezbollah !

= = =

Lecture absolument complémentaire à lire et diffuser sans modération :

“Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur”, Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005, traduction de très larges extraits depuis la version anglaise par Résistance 71 et mise en page sous format PDF par Jo

 

Et pendant ce temps là sur le front moyen-oriental…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 20 novembre 2020 by Résistance 71


« Normalisation-Trahison »

Pourquoi la Syrie ne riposte pas aux attaques israéliennes ?

réponse de Hassan Nasrallah

11 novembre 2020

url de l’article en français:
https://lecridespeuples.fr/2020/11/11/pourquoi-la-syrie-ne-riposte-pas-aux-attaques-israeliennes-la-reponse-de-nasrallah/

Interview du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 26 mai 2020, à l’occasion de la commémoration du 20e anniversaire de la Libération du Sud-Liban.

Transcription :

Hassan Nasrallah : […] « Lorsque (en février 2014) Israël nous a frappés à Janta, à la frontière syro-libanaise, ils espéraient changer les règles d’engagement, pensant que s’ils nous frappaient dans une zone frontalière, nous ne serions pas tenus de riposter. Nous avons riposté (en frappant une patrouille israélienne le mois suivant) dans les fermes de Chebaa (territoire libanais occupé). Lorsqu’il y a eu la (tentative avortée) d’attaque de drones israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth (en aôut 2019), j’ai dit que nous riposterions hors des fermes de Chebaa, ce qui ne signifiait pas stricto sensu que nous nous interdisions d’y riposter, mais c’était une indication claire que dorénavant, aucun point de la frontière entre le Liban et la Palestine occupée ne serait à l’abri de notre riposte, et que nous pouvions frapper n’importe où.  Auparavant, Israël était habitué à ce qu’on frappe toujours dans les fermes de Chebaa, et tout le reste de la frontière, toutes les colonies étaient en sécurité. Mais j’ai voulu adresser ce message clair : lorsque vous nous attaquez, aucun point de votre frontière (usurpée) ne sera en sécurité. Depuis, Israël est vigilant, et c’est pourquoi il n’y a pas eu de frappes au Liban. Personne ne se demande pourquoi ? Tous ceux qui ont hâte de se débarrasser des armes de la Résistance, qu’ils nous expliquent pourquoi Israël a frappé le Liban quand bon lui semblait de 1948 à 2000, puis a subitement stoppé, à l’exception de la guerre de 2006 ? C’est grâce aux équations de dissuasion imposées par la Résistance. Israël sait bien qu’une riposte serait inévitable. C’est l’une des règles d’engagement.

Israël cherche donc un autre moyen (de nous frapper). Ce qui s’est passé avec les drones dans la banlieue sud de Beyrouth, c’était une tentative israélienne de réaliser une attaque sans laisser d’empreintes. Ils ont été découverts parce que l’opération a échoué, mais le but était de frapper sans laisser d’empreintes. Car Israël sait bien que s’il laisse des empreintes, il doit s’attendre assurément à une riposte de la Résistance, et il sait bien ce que ça implique. Même lors de la découverte des tunnels (entre le Liban et la Palestine occupée), Israël a envoyé au Liban par trois biais différents —via l’Egypte, via Chypre et via la FINUL, soit trois canaux— un message disant qu’il ne voulait que découvrir les tunnels, et qu’il ne ferait rien de plus, afin que nous restions calmes et que nous ne ripostions pas. Israël comprend bien que le Liban est un front très sensible, et cette équation (de dissuasion) est toujours valable. Voilà ce qui protège le Liban : c’est la Résistance.

En ce qui concerne la Syrie, il faut se rappeler qu’au début, Israël n’a frappé personne —ni nous, ni les Syriens, ni les Iraniens, ni les autres mouvements de Résistance. Israël a laissé les événements se propager en Syrie, et se contentait de soutenir les groupes (terroristes) armés. Je ne dis pas que toute l’opposition syrienne travaillait avec Israël, mais il ne fait aucun doute que de nombreux groupes armés avaient des liens et se coordonnaient directement avec Israël sur les plans logistique, sécuritaire, du renseignement, jusqu’à l’approvisionnement et le financement, etc. Israël espérait que le régime s’écroulerait et que l’armée syrienne serait disloquée, et que l’Iran, se voyant incapable de faire quoi que ce soit, quitterait la Syrie, de même que le Hezbollah, car la situation serait irrémédiablement perdue. Voilà ce qui s’est passé durant les premières années.

Quand est-ce qu’Israël a commencé à intervenir directement ? Je dis toujours qu’il faut considérer les situations de manière globale, et ne pas se contenter du point de vue israélien. Il faut aussi voir l’autre côté. L’intervention israélienne en Syrie est une preuve de la victoire de la Syrie et de la victoire de l’Axe de la Résistance en Syrie. Car si Israël avait encore eu espoir que les groupes armées & takfiris qu’il soutenait, finançait et couvrait avaient une chance de l’emporter en Syrie, il n’aurait pas eu besoin d’entrer sur scène.

Journaliste : Mais cela n’a-t-il pas entraîné un déséquilibre de la dissuasion (au profit d’Israël, qui frappe la Syrie impunément) ?

Hassan Nasrallah : J’y viens, j’explique les choses pas à pas. Lorsqu’on lit les dernières déclarations des dirigeants israéliens, lorsqu’on leur demande pourquoi ils sont intervenus en Syrie, ils répondent que c’est parce qu’ils ont pris conscience que (les groupes terroristes) ne l’emporteraient pas. Israël a compris que c’est nous qui allions l’emporter en Syrie, que l’armée syrienne était en train de retrouver sa santé et sa force, que la présence de l’Iran et des factions de la Résistance en Syrie s’enracinait. Les groupes takfiris qui occupaient la partie syrienne du Golan ont été évacués, et le Golan est un sujet très sensible pour Israël… Il ne supporte même pas que quiconque y prenne des photos ! Cela indique bien sa faiblesse. Le fait qu’Israël ne tolère pas que quiconque prenne des photos de positions dans le Golan, [pas même les habitants du Golan occupé], est un signe de faiblesse et non de force. Voyant que la Syrie triomphait et se relevait, et qu’il n’y avait plus d’espoir de victoire des groupes armés, Israël s’est résolu à frapper des positions ici ou là, à s’efforcer d’entraver le transfert d’armes de la Syrie au Liban —tout le monde sait bien que nos missiles ne tombent pas du ciel, et que le rôle historique de la Syrie a été d’armer la Résistance libanaise et palestinienne.

Même dans l’opération récente d’Israël, lorsqu’ils ont frappé une de nos voitures à la frontière syro-libanaise…

Journaliste : Et vous avez riposté (par une incursion en territoire israélien).

Même si les « excuses » d’Israël sont pitoyables et n’empêcheront en rien une riposte meurtrière suite à la mort de deux combattants du Hezbollah dans une frappe israélienne en août dernier (voir Pour mettre fin à une guerre des nerfs insoutenable, Israël implore le Hezbollah de riposter), il faut souligner que l’entité sioniste fait tout ce qu’elle peut pour éviter de toucher des membres du Hezbollah en Syrie —et par conséquent de tuer qui que ce soit—, allant jusqu’à les avertir avant de cibler un véhicule, comme on le voit dans cette vidéo datant du mois d’avril dernier.

Hassan Nasrallah : Je ne dis pas que nous avons riposté, et je ne dis pas que nous n’avons pas riposté. Israël était tout à fait capable de tuer nos combattants, ce n’est pas une erreur de sa part. Il a fait un tir d’avertissement, ou a donné un avertissement, afin que les combattants quittent le véhicule, puis il l’a frappé. Pourquoi ne voulait-il pas tuer ces jeunes (combattants) ? Car il y a une équation claire : si Israël tue l’un de nos combattants, que ce soit au Liban ou en Syrie, nous riposterons. Cette équation a été prouvée dans les faits (maintes fois). C’est pour cela que lorsque, en même temps que l’incident des drones israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth, deux de nos combattants ont été tués (par Israël) en Syrie, les Israéliens ont évacué la frontière sur 7 kilomètres, sur toute la frontière. Ils sont restés comme ça, se tenant debouts sur une jambe et demi (prêts à prendre la fuite), pendant 7 jours, et si nous n’avions pas frappé ce véhicule, ils auraient pu rester comme ça 14 jours, un mois ou deux mois entiers. Cela fait partie des règles d’engagement. Jusqu’à présent, quand Israël frappe (en Syrie), il s’efforce de ne tuer personne, car il craint d’arriver à un point ou les dirigeants syriens, ou ceux de la Résistance, ne pourront plus supporter ces frappes. Même dans cette bataille, Israël n’a pas carte blanche (et sait que la situation peut exploser à tout instant).

Peut-être que quelqu’un rétorquera qu’Israël frappe (souvent la Syrie) et que l’Axe de la Résistance ne riposte pas, et que nous devrions imposer un équilibre de dissuasion en Syrie. Je vais être très franc. Cette question est discutée et débattue en permanence. Les dirigeants syriens sont ceux qui ont le dernier mot, car la décision leur appartient, même si la bataille nous concerne tous, et que nous sommes tous ciblés. Il y a parfois l’impression que le but d’Israël est l’escalade, et qu’ils veulent pousser la situation à une guerre ouverte contre la Syrie. La Syrie est (prise en étau) entre deux priorités : d’une part, la bataille à l’intérieur n’est pas terminée, les groupes terroristes et takfiris étant toujours présents et guettent la moindre occasion de remonter en puissance ; d’autre part, l’escalade vers une guerre entre la Syrie et Israël serait contraire à l’objectif premier (d’en finir avec les terroristes). La Syrie a encore besoin de temps. Permettez-moi de bien expliquer ce point, car il y a beaucoup de personnes qui nous critiquent, disant qu’Israël frappe la Syrie et que la Syrie ne fait rien. Je ne sais pas jusqu’à quel point les dirigeants syriens peuvent tolérer ces frappes, et il y a un seuil qui, une fois franchi, entraînerait une riposte (inévitable, sans crainte d’escalade), mais jusqu’à présent, ils considèrent qu’Israël intervient pour protéger les groupes armés et changer les équations en leur faveur, et entrainer la Syrie à une guerre régionale ; et il n’est pas dans l’intérêt de la Syrie, qui mène une guerre mondiale contre le terrorisme, de se laisser entrainer à une guerre contre Israël, si bien que ce qu’il faut, c’est endurer patiemment. C’est ce que nous appelons la patience stratégique. Mais dans le cadre de cette (politique de) patience et de cette endurance, il y a certaines règles qui restent valables et qui sont respectées par Israël et par nous, et de toute façon, Israël n’atteint aucun objectif par ses frappes : ils n’ont pas interrompu le transfert (de missiles), et ils le reconnaissent eux-mêmes ; ils ne sont pas parvenus à expulser les Iraniens de Syrie, et ils n’y arriveront jamais, et il en va de même pour le Hezbollah ; et ils ne sont pas parvenus à affaiblir l’armée syrienne, qui continue à se renforcer. Nous pouvons faire échouer les objectifs de ces attaques israéliennes sans en arriver à une guerre régionale, qui ne serait pas dans l’intérêt de la Syrie, du moins pas à l’étape actuelle.

Rappelons qu’en plus d’avoir abattu un avion israélien en février 2018, en mai 2018, la Syrie a riposté en lançant plusieurs salves de missiles contre Israël, qui s’est empressé de demander une trêve : voir La Syrie impose de nouvelles règles de confrontation à Israël

Le danger, et j’avertis toujours Israël à ce sujet, c’est que la patience a des limites. La capacité d’endurance a des limites. Les dirigeants syriens, et la situation en Syrie en général peuvent absorber certaines agressions et y remédier dans le cadre de cette vision (de patience stratégique), mais peut-être qu’Israël commettra une erreur ou une bourde qui épuisera cette patience. Israël est en plein aventurisme. Israël n’a pas d’intérêt à entrer en guerre régionale, et il est très vigilant à cet égard.

Journaliste : Mais certains analystes disent qu’Israël a fait le choix des attaques ponctuelles même si cela doit mener à la guerre.

Hassan Nasrallah : C’est plus de la guerre psychologique qu’une description (fidèle) de la réalité.

Voir Nasrallah : l’armée israélienne est devenue une armée hollywoodienne

Journaliste : Concernant votre opération (une triple infiltration dans le territoire israélien suite à la destruction du véhicule du Hezbollah en Syrie), le Hezbollah n’a pas annoncé qu’il avait riposté. Mais pourquoi avez-vous riposté alors qu’il n’y avait pas eu de martyrs de la Résistance. L’équation ne dit-elle pas que vous ne ripostez que si vos combattants sont touchés ? Quel était votre cible ?

Hassan Nasrallah : Le Hezbollah n’a pas fait de communiqué à ce sujet, et je m’abstiens donc de tout commentaire. (La politique du Hezbollah est de revendiquer la majorité de ses opérations, mais de laisser le doute subsister pour d’autres ; rappelons qu’Israël ne revendique presque jamais ses propres opérations, ce qui est un aveu de faiblesse). […]

= = =

Lecture complémentaire :

« Hezbollah, son histoire de l’intérieur », Naïm Qassem

Mai 2000-mai 2020 : 20 ans de fin d’occupation du sud-Liban par Israël (Al Manar)

Posted in actualité, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 28 mai 2020 by Résistance 71

 

 

Hassan Nasrallah : “Israël ne pourra pas perdurer, plier bagages et partir est l’un des scénarios réalistes”

 

Al Manar & Al Ahed

 

27 mai 2020

 

url de l’article original: https://french.almanar.com.lb/1765304

 

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a réitéré sa confiance envers la résistance et son environnement, assurant que « l’esprit qui a vaincu l’ennemi israélien est toujours vif, malgré toutes les tentatives de dissocier la Résistance de son environnement».

« En dépit de tous les exploits militaires, le côté spirituel restera le facteur essentiel dans cette résistance qu’il faut préserver », a affirmé Sayed Nasrallah, lors d’une interview accordée, dans la soirée de mardi 26 mai, à la radio Al-Nour et retransmise par la chaîne Al-Manar, à l’occasion du 20ème anniversaire de la fête de la Résistance et de la Libération du Sud Liban de l’occupation.

L’expérience de la défaite au sud Liban

Sayed Nasrallah a rappelé que « c’est le ministre israélien de la guerre, Benny Gantz, qui a fermé la porte frontalière le 24 mai 2000, lors de lors débâcle du sud Liban. Les principaux dirigeants actuels de l’entité sioniste ont vécu l’expérience (de la défaite) au sud Liban ».

La toile d’araignée

L’expression « Israël est plus faible que la toile d’araignée »- que j’avais lancée pour décrire la défaite de leur armée- s’est ancrée dans l’inconscient des dirigeants de l’entité sioniste. Ils ont tout fait lors de la guerre (israélienne contre le Liban) en 2006 pour entrer dans la ville de Bint Jbeil (sud), d’où j’ai lancé cette expression, pour prouver le contraire mais ils n’ont pas réussi.

Les Israéliens parlent d’une résistance largement différente que celle du passé. Celle-ci possède une force de dissuasion qui provient d’un long et sérieux travail. Depuis toujours, le Liban était envahi par l’ennemi, mais aujourd’hui, cet ennemi est conscient du développement de la force de la résistance.

Clairvoyance de la Résistance

La résistance avait une clairvoyance depuis sa genèse. Sayed Abbas et cheikh Ragheb avaient la vision claire et étaient certains de la victoire définitive sur l’ennemi. L’ancien Premier ministre israélien, Ehud Barak, a avoué que l’objectif de faire du Liban un pays allié d’«Israël» a échoué. Selon lui, le projet d’Ariel Sharon consistait à aider la famille Gemayel de prendre les rênes du pouvoir au Liban, de faire de la Jordanie un pays alternatif aux réfugiés palestiniens et de mettre la main sur la totalité de la Palestine.

Il faut toujours souligner le grand rôle de toutes les factions et mouvements de résistance qui ont avorté le projet sioniste.

Bombardement des colonies

L’ennemi qui avait tant protégé la ceinture de sécurité (villages frontalières occupées) dans le but d’épargner son territoire, a été surpris de voir la résistance procéder à des tirs de Katioucha contre les colonies frontalières. Cette politique a fait beaucoup de mal.

Alors, la résistance a instauré une nouvelle équation selon laquelle le bombardement des colonies sera le résultat du bombardement sioniste du Sud Liban.

La Résistance a épargné au Liban une guerre civile

Nous avons donc avorté l’objectif de garder la ceinture de sécurité. Ainsi, l’ennemi a dû se retirer de ce territoire qui n’a pas pu le protéger et son objectif a échoué.

Evidemment, l’ennemi a projeté de se retirer de la ceinture de sécurité et de mettre en face de la résistance l’armée collaboratrice de Lahd. Et dans ce cas, l’ennemi allait provoquer une guerre civile au Liban.

Heureusement, les frappes de la résistance contre les positions des collaborateurs de Lahd étaient douloureuses. Ce qui a accéléré leur retrait du Liban. La résistance a épargné au Liban une guerre civile planifiée par l’ennemi.

Lorsque les résistants et la population sont entrés dans les territoires libérés au Sud Liban, tout le monde a constaté qu’aucune gifle n’a été enregistrée, et que les collaborateurs avaient la pleine liberté de se remettre aux autorités libanaises ou encore de fuir vers les territoires palestiniens occupés.

‘Israël’ ne pourra pas perdurer

Nous sommes convaincus que cette Entité factice, raciste et intruse dans notre région sera vaincue et chassée. Les peuples de la région ont la foi et la confiance que l’ennemi israélien ne pourra pas perdurer.

Les USA vont droit vers la catastrophe et l’ennemi qui compte sur un facteur extérieur connaitra le même sort que les USA.

Nous voyons clairement qu’il n’existe aucun espoir pour la survie d’«Israël». Voir les Israéliens plier bagage et partir est l’un des scénarios réalistes. Il s’agit d’une question de temps.

Équilibre de force entre la résistance et l’ennemi

Lorsque les USA trouvent qu’«Israël» ne peut plus assurer sa protection, lorsque les USA réalisent que les pays alliés ne sont plus en mesure de protéger leurs intérêts, ils dépêchent alors leurs navires et arsenaux militaires pour soutenir ces derniers. Il s’agit là, d’un facteur positif qui démontre la montée en puissance de l’axe de la résistance.

En Palestine, on misait sur les négociations avec l’ennemi. Aujourd’hui, les Palestiniens ne croient plus en ce processus, et ceci représente un changement stratégique pour le peuple palestinien.

Les changements en cours ans la région montrent que nous possédons des points de force en notre intérêt. Il existe un équilibre de force entre la résistance et l’ennemi. Les deux parties ont le pouvoir d’initiative.

Force de dissuasion

L’ennemi a adopté la politique de ‘la bataille entre les guerres’ dans tous les pays comme le Liban, la Palestine et la Syrie. Au Liban, cette option n’a mené nulle part et s’est avérée vaine.

Nous avons riposté à l’attaque sioniste à Janta dans l’Anti-Liban en bombardant dans le Golan occupé. Nous avons montré à l’ennemi que toutes les zones frontalières sont dans la ligne de mire de la résistance. Pour cette raison, on n’assiste plus à des bombardements israéliens. Cette politique fait partie des règles d’engagements, instaurés depuis 2006.

Quand l’ennemi a envoyé des drones dans la Banlieue, il a voulu faire une opération sécuritaire sans aucune empreinte. Mais il a échoué.

Autre exemple de la force de dissuasion, quand les Israéliens ont annoncé la découverte des tunnels du Hezbollah à la frontière, l’ennemi a veillé à transférer des messages rassurants au gouvernement libanais, via des médiateurs, comme quoi il ne mènera aucune frappe et qu’il se contentera de les découvrir.

L’objectif de l’intervention israélienne en Syrie

En Syrie, l’ennemi misait sur la défaite du régime au début et du retrait du Hezbollah et de l’Iran. Quand il a réalisé que ses calculs étaient faux, il a adopté la bataille entre les guerres, et ceci montre que la Syrie a gagné, et que l’ennemi ne peut plus compter sur les groupes terroristes et certaines factions de l’opposition syrienne qu’il soutenait.

Un dirigeant sioniste avoue que cette décision a été prise puisque l’axe de la résistance a multiplié les victoires sur le champ de bataille.

L’ennemi est dans une situation de faiblesse extrême. Il a vu que la Syrie devient plus forte, et que les groupes terroristes ne sont plus en mesure de la détruire, il a alors passé à l’acte : il a commencé à mener des frappes, mais là aussi sous des contraintes bien claires.

Concernant la dernière frappe israélienne à la frontière syrienne, l’ennemi pouvait tuer les combattants du Hezbollah mais il ne l’a pas fait, parce que l’équation est claire: si vous tuez nos combattants, nous riposterons fermement. Donc, l’ennemi est dissuadé et respecte les règles d’engagement. A ce jour, l’ennemi mène des frappes bien calculées.

L’ennemi a échoué dans sa tentative de mener une opération sécuritaire dans la Banlieue Sud et il a suspendu cette politique. La résistance peut à n’importe quel moment prendre la décision de riposter au survol des drones en abattants quelques-uns.

Force de dissuasion en Syrie ?

La question qui se pose est la suivante : pourquoi on n’instaure pas une équation d’équilibre de force et de dissuasion en Syrie ? Ceci dépend de la volonté de la direction syrienne.

La bataille bat son plein contre les groupes terroristes, et les Israéliens interviennent dans le but d’entrainer la Syrie dans une guerre régionale.

Donc, ceci ne s’inscrit pas dans l’intérêt de la Syrie au moment où elle lutte contre les groupes terroristes.

Sachant que les frappes israéliennes ne réalisent pas grand-chose. Elles n’ont pas stoppé l’acheminement des armes à la résistance, mais l’ennemi doit savoir que notre patience et celle des dirigeants syriens a des limites. Mais, l’ennemi pourra commettre une bêtise qui poussera le Syrien à perdre sa patience et mènera à une guerre régionale.

Les armes de précision

Depuis des mois, les Américains n’ont pas évoqué la question des armes de haute précision du Hezbollah avec les dirigeants libanais. Ils sont occupés par le coronavirus, et au Liban nous sommes occupés par notre crise économique.

En effet, la résistance doit œuvrer pour transformer toutes ses armes en armes de haute précision.

Mission de la Finul

En raison des pressions israéliennes, les Américains font pression sur l’ONU pour modifier la mission de la FINUL comme par exemple donner le feu vert à ces forces multinationales de mener des perquisitions dans des propriétés privées. Sachez que le maintien ou le retrait des forces de la FINUL est une demande israélienne. Les USA ont tort de croire que c’est une carte de pression sur le Liban. Donc, nous ne sentons aucune pression quand on menace de diminuer le nombre d’effectifs, mais le fait de modifier la mission de la FINUL nous pousse à prendre des mesures similaires.

Le Hezbollah n’est pas contre la force onusienne, mais un changement dans sa mission violerait la souveraineté libanaise. Israël ne pourra pas imposer de conditions au Liban, même sous un masque américain.

Lutte contre la corruption sans tomber dans le piège

Certaines parties considèrent que le Hezbollah a la phobie de la guerre fratricide. L’imam Moussa Sadr disait que les armes servent à lutter et à repousser l’ennemi, mais on ne peut les utiliser pour changer la donne sur la scène interne.

Le problème au Liban est que personne ne peut isoler ni exclure qui que ce soit.

Si les Libanais sont unanimes à donner au Hezbollah l’opportunité de gouverner le pays, nous refuserons. Nous ne voulons pas nous accaparer du pouvoir. Le Liban doit être gouverné par toutes les parties. C’est vrai que ceci peut entraver le processus de direction, mais les outils du changement du pays doivent prendre en compte les calculs internes.

Il faut être réaliste, nous ne voulons pas entendre les propos sur le partage du pays selon le projet du fédéralisme.

Notre plafond est clair : ne pas aller à la guerre civile, ne pas diviser le pays confessionnellement, ne pas fournir l’occasion à l’ennemi pour diviser et détruire le Liban.

L’ennemi organise des colloques pour étudier comment vaincre le Hezbollah. Il conclut que le seul moyen disponible est d’entrainer le Hezbollah dans une guerre civile et dans un conflit armé interne. C’est ce que nous refusons tout le temps. L’ennemi cherche alors à inciter la population à rejeter le Hezbollah.

C’est vrai qu’il existe encore un environnement qui couve la résistance mais l’ennemi projette d’infiltrer notre public par la porte économique.

Sachez que nous sommes les premiers au monde à subir les menaces et nous figurons en tête de la liste des parties visées. Que faire alors ? Aller droit vers le piège tendu par l’ennemi ? Nous avons donc un plafond à respecter : nous avons tissé des alliances et préparé un projet pour la lutte contre la corruption. Mais le Hezbollah ne peut pas prendre la place de l’Etat. Il ne peut pas juger et poursuivre les corrompus. Ce n’est pas envisageable.

Permettez-nous alors de lutter contre la corruption à notre manière.

Dans la lutte contre la corruption, nous avons peut-être besoin de nombreuses années, mais résoudre la situation économique ne peut pas attendre de nombreuses années, et la crise économique doit être traitée de manière urgente et exceptionnelle aux côtés de la lutte contre la corruption.

Rétablir les relations avec Damas

Le Hezbollah a élaboré un plan économique qu’il n’a pas annoncé car il sera combattu dès le premier jour, sans même être lu. Nous avons donc décidé de travailler pour amener le pays à notre plan sans déclarer que c’est notre plan pour qu’il ne soit pas condamné à mort.

Il est possible de sortir de la situation actuelle et ne pas aboutir à un effondrement, mais la question nécessite une volonté politique.

Le gouvernement actuel devra rétablir les relations avec Damas afin d’assurer le passage des produits libanais vers l’Irak, et par conséquent renforcer le secteur agricole et industriel.

Mais, il y a ceux qui refusent cela pour se rendre au Fonds monétaire international afin que les Américains dictent leurs conditions pour humilier le Liban. Les USA veulent humilier le Liban et lui imposer ses conditions.

Nous ne nous opposons pas au Fonds monétaire international, malgré notre connaissance préalable de la mentalité et des conditions de l’organisation, qui doivent être discutées. Mais ce serait une erreur de s’adresser au FMI en pensant qu’il n’y a pas d’autres options car cela affaiblit la position du gouvernement dans les négociations.

Cap vers l’Est

La solution de la crise économique au Liban est de se débarrasser de l’emprise d’obtenir la satisfaction des USA et de se diriger vers l’Est.

Il y a ceux qui empêchent le Liban de traiter avec la Chine dans les dossiers économiques.

Le gouvernement a besoin de temps pour aller vers l’Est et cela nécessite une décision politique encouragée par l’opinion publique et loin des pressions extérieures.

Confrontation globale avec les USA

La confrontation avec les USA après l’assassinat du commandant martyr Hajj Qassem Soleimani est une confrontation globale, et pas seulement militaire.

La présence d’une volonté populaire en Irak pour expulser les Américains est décisive.

Il en est de même pour les forces américaines en Syrie qui sont considérées comme des troupes d’occupation. Les forces de résistance et la population œuvrent pour les expulser de la Syrie.

L’échec de la guerre au Yémen est un échec américain. Idem pour le deal du siècle qui est né mort et rejeté par tous les Palestiniens. Il s’agit des simples mesures prises unilatéralement.

Une guerre entre les USA et l’Iran ou sur plusieurs fronts est exclue.

Disparition d’Israël

Il n’y a pas d’indices sur une intention d’Israël de lancer une guerre contre le Liban.

Mais toute confrontation majeure qui sera déclenchée par l’ennemi israélien impliquera plusieurs fronts de l’axe de la résistance. Cette confrontation majeure entrainera la disparition d’Israël. La préparation de l’axe de la résistance à cette guerre est une forme de dissuasion.

Israël disparaitrait avec le changement des conditions sur lesquelles il a été fondé, sans avoir même besoin de recourir à la guerre. Ce n’est pas un rêve, c’est l’un des scénarios réalistes.

= = =

Lecture complémentaire:

« Hezbollah, son histoire de l’intérieur », Naïm Qassem (PDF)

 

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Les terroristes sionistes terrorisés…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 31 janvier 2019 by Résistance 71

Le SG du Hezbollah a mobilisé les colons israéliens contre Netanyahou

 

Press TV

 

29 janvier 2019

 

url de l’article:
https://www.presstv.com/DetailFr/2019/01/29/587085/Nasrallah-a-mobilis-les-Israliens-contre-Netanyahu

Le secrétaire général du Hezbollah a prouvé qu’il n’est pas seulement un leader de la Résistance mais aussi un maître en guerre psychologique dans la mesure où son tout récent discours a mobilisé des milliers de colons contre Netanyahu au moment où ce dernier fait feu de tout bois pour se faire réélire à la tête de la primature. 

Le rédacteur en chef du quotidien Rai al-Youm s’est attardé sur l’interview diffusée, le samedi 27 janvier, par la chaîne libanaise Al-Mayadeen, pour en sortir quelques éléments de réflexion.

« Sayyed Hassan Nasrallah a prouvé qu’il n’est pas seulement le leader de la Résistance, mais aussi un grand maître de la guerre psychologique, car ses propos ont semé la grande panique parmi les Israéliens au point de les mobiliser contre Benyamin Netanyahu. Cet homme est dénoncé pour être un Premier ministre qui leur ment et qui veut se lancer dans un aventurisme militaire à l’issue incertaine dans le strict objectif de servir ses intérêts personnels et de remporter les futures élections. Or cet aventurisme, disent les colons, « c’est à nous d’en payer le prix ».

Et l’auteur d’ajouter :

« Parmi les points très importants du discours de Nasrallah, ceux qui ont attiré l’attention des Israéliens et de leurs alliés arabes, ceux qui tracent un avenir pas trop prometteur pour Israël, il faut retenir les suivants :

Nasrallah a insisté sur le fait que le Hezbollah dispose de suffisamment de missiles de haute précision pouvant atteindre les cibles militaires et civiles en Israël, à savoir les aéroports, militaires ou civils, les centrales en eau et en électricité, les réservoirs d’ammoniac à Haïfa et voire Dimona.

Le secrétaire général du Hezbollah a pour la première fois, parlé de la poursuite des attaques contre la Galilée et de sa libération comme une partie importante de la stratégie de la Résistance, précisant que les attaques ne s’effectueraient pas comme Netanyahu et ses services secrets le prétendent, c’est-à-dire, via quatre tunnels, mais depuis toutes les frontières.

Le Leader de la Résistance libanaise a, également, averti que tout le territoire palestinien serait le champ d’une future guerre et que les missiles de la Résistance viseraient toutes les villes et même la plus importante, Tel-Aviv.

 » L’axe de la Résistance, y compris la Syrie, peut changer, à tout moment, de stratégie face aux agressions israéliennes. Il peut, entre autres, décider de viser Tel-Aviv. L’axe de la Résistance qui donnait, auparavant, la priorité à la crise intérieure en se focalisant sur la lutte contre les terroristes qui opéraient sur le terrain contre les intérêts syriens, peut, désormais, opter pour une confrontation directe avec Israël d’autant plus qu’il est, actuellement, plus puissant que jamais. L’ère du silence et de l’inertie est bel et bien révolue « , a-t-il précisé.

Le rédacteur en chef de Rai al-Youm n’a pas manqué de louer le secrétaire général du Hezbollah pour avoir souligné l’aveu d’échec de Donald Trump et de ses alliés arabes vis-à-vis de la Syrie : « Trump a reconnu son échec en Syrie et a décidé d’en retirer les troupes US, conduisant ainsi ses alliés arabes à se précipiter pour demander à Damas la normalisation de leurs relations… le président syrien n’a pas accepté la lettre que son homologue soudanais lui a présenté de la part de l’Arabie saoudite et des autres pays du golfe Persique…Ça c’est la Syrie que nous connaissions d’avant, digne et dotée de valeurs et principes, qui a su d’ailleurs les préserver, même dans les moments les plus difficiles ».

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Comment le silence d’un homme fait trembler l’entité sioniste…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 21 janvier 2019 by Résistance 71

Que cachent les rumeurs sur la santé de Nasrallah ?

 

Press TV

 

18 janvier 2019

 

url de l’article:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/01/18/586153/Isral-le-silence-loquent-de-Nasrallah

 

Les médias israéliens ont fait courir la semaine dernière la rumeur que le secrétaire général du Hezbollah aurait fait une crise cardiaque, suite à laquelle il aurait été hospitalisé dans l’unité des soins intensifs. Quelles en sont les raisons ?

Les Israéliens se rendent bien compte que la puissance militaire de la Résistance dans toute la région, de la Syrie à la Palestine en passant par le Liban, n’est plus comparable avec ce qu’elle était il y a à peine une décennie.

Au plus fort des répressions de l’armée israélienne, le Hezbollah a publié une vidéo intitulée « Vous regretterez votre insolence » dans laquelle il a mis en garde l’ennemi contre toute agression contre le Liban. Une partie du discours de Hassan Nasrallah a été diffusée avec des sous-titres en hébreu.

Hassan Nasrallah a souligné que toute attaque contre le Liban entraînerait une sévère riposte de la part du Hezbollah. « Nous riposterons à toute agression, frappe aérienne ou bombardement visant le Liban », a-t-il martelé.

Les menaces de la Résistance libanaise ont provoqué une vague de peur et de terreur parmi les Israéliens. D’autant que selon les sondages, 80 % des habitants des territoires occupés croient davantage aux paroles de Hassan Nasrallah qu’à celles de leurs propres dirigeants.

En outre, les enquêtes visant le Premier ministre israélien et son épouse dans le cadre d’un dossier de corruption, l’échec de Tel-Aviv dans la guerre des deux jours (conclue par un cessez-le-feu le mardi 13 novembre 2018) et le retrait des troupes américaines de Syrie, ont placé le Likoud, le parti dont fait partie Benjamin Netanyahu, dans une situation plus que délicate à l’approche des prochaines élections de la Knesset.

La plainte déposée par Netanyahu contre le Hezbollah auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a refusé de condamner la Résistance libanaise et son secrétaire général, n’a rien donné. Toutes les prétendues preuves qu’il avait présentées ont été rejetées et discréditées par les experts de l’ONU.

Le commandant de la 300e brigade d’infanterie de l’armée israélienne, Roy Levy, a par ailleurs affirmé : « La personnalité de Hassan Nasrallah et l’expérience qu’il a acquise ont fait de lui quelqu’un d’important. Parvenir à l’atteindre nuirait à tout son parti depuis les hauts commandants jusqu’aux plus petits soldats, et porterait atteinte à l’esprit combatif de l’ennemi. »

Mais c’est le silence assourdissant de Hassan Nasrallah qui a le plus angoissé les autorités israéliennes. Ces dernières, qui ont recouru à tous les moyens pour provoquer Hassan Nasrallah et le faire sortir de son silence, ont vu toutes leurs tentatives échouer.

Ysrael Katz, ministre israélien du Renseignement, prétend que le silence de Hassan Nasrallah est le signe que la destruction des présumés tunnels d’attaque du Hezbollah par Tel-Aviv l’ont offusqué.

Les points mentionnés montrent dans l’ensemble que les autorités israéliennes s’impatientent dans l’attente d’une prise de position par Hassan Nasrallah. Le silence assourdissant de Nasrallah est porteur d’un message : tant sur le plan militaire que sur le plan médiatique et de la guerre psychologique, c’est lui qui définit les règles du jeu et du conflit.

Le renforcement sans précédent de la puissance de la Résistance sur la scène régionale et extrarégionale ne va pas non plus sans faire paniquer les autorités du régime israélien, qui craignent pour leur avenir dans la région.

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A lire:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Résistance politique Moyen-Orient: « Le Hezbollah représente la résistance face à Israël » (Michel Aoun)

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Liban: Michel Aoun “Le Hezbollah représente la résistance face à Israël”

 

Stefano Mauro

 

6 octobre 2018

 

source en français:

https://www.investigaction.net/fr/liban-aoun-le-hezbollah-represente-la-resistance-face-a-israel/

 

« Une partie de l’opinion publique étrangère prétend que le Hezbollah est le principal problème de notre pays. Au contraire, le mouvement chiite représente la Résistance contre la menace israélienne, comme on l’a vu en 2000 et 2006 ». Interviewé par le journal français Le Figaro, le chrétien-maronite Michel Aoun, Président de la république libanaise, a clairement dénoncé les accusations persistantes des médias étrangers selon lesquelles le pays des cèdres est l’otage du Hezbollah.

Aoun a également précisé que, compte tenu de l’excellent climat de collaboration avec le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, un accord précis avec les milices chiites fait « partie intégrante du système de défense nationale, sous le commandement du Président qui est son chef ».

A propos des polémiques internes sur l’intervention chiite en Syrie, le président libanais a répété que l’action menée contre Daech et Al Nousra avait permis au pays des cèdres de résister à la menace djihadiste et au risque de désintégration en cantons ou régions communautaires et confessionnelles.

« Notre problème » – a déclaré Aoun – « est plutôt une ingérence étrangère dans nos politiques ainsi que les fréquentes provocations israéliennes à l’intérieur des frontières nationales ».

Une référence précise à l’épisode de lundi dernier où, pour la première fois, deux F-16 israéliens ont été interceptés par deux chasseurs russes et ont été forcés de retourner dans l’espace aérien de Tel-Aviv étant donné que, après le fait du II 20 qui a été abattu, Moscou a interdit officiellement l’utilisation de l’espace aérien libanais et syrien “pour des exercices militaires”.

Aoun a ensuite abordé la question de l’impasse politique interne. En effet, le Premier Ministre Saad Hariri n’a pas encore réussi à former un gouvernement pour le pays, quatre mois après la victoire de la coalition “8 mars” (Hezbollah et Amal pour les chiites, le Courant Patriotique Libanais d’Aoun pour les maronites, le Parti Communiste Libanais et d’autres partis minoritaires) sur celui du “14 mars” (le parti Mustaqbal de Saad Hariri pour les sunnites, le PSP druse de Jumblatt et les Forces Libanaises de Geagea pour les maronites).

« Notre coalition a une majorité au parlement avec 79 sièges sur 128 et essaie de jouer un rôle de médiateur pour former un gouvernement d’unité nationale et sortir de cette impasse», a déclaré le président libanais, «même si, derrière le veto du FL et du PSP pour obtenir des ministères de poids, il y a les Etats-Unis et leurs alliés saoudiens qui visent à déstabiliser le pays d’un point de vue politique et économique après avoir échoué avec l’arme du terrorisme djihadiste».

Le dernier “cadeau” de l’administration Trump a été la suspension du financement pour l’Unrwa dans le but d’obliger les pays de la diaspora à absorber les 500 000 palestiniens présents dans les camps de réfugiés du pays et à annuler définitivement leur “Droit de retour”.

Situation difficile confirmée par le secrétaire général du Hezbollah qui a déclaré qu’une «solution pour la formation d’un gouvernement est encore loin, principalement en raison de l’ingérence des Saoudiens et des Américains”. En ce qui concerne les attaques de Tel-Aviv contre de “prétendues” cibles du Hezbollah en Syrie ou aux passages dans le territoire libanais, Nasrallah a été péremptoire : « la Résistance est prête à toute éventualité et elle est plus forte que l’armée israélienne grâce à ses nouveaux armements et à son expérience en Syrie».

Déclarations qui ont déclenché des discussions dans la presse israélienne. Selon Yossi Melman, expert militaire et journaliste du quotidien Maariv, un rapport des services de renseignements israéliens révèle que le Hezbollah possède « un arsenal de plus de 120 000 missiles de dernière génération capables de frapper tout le territoire national pour lequel le système de défense Iron Dome serait inefficace “.

Selon Abdel Bari Atwan, rédacteur en chef du journal en ligne Rai Al Youm, « l’affirmation de Nasrallah ne serait ni fantaisiste ni exagérée, puisque le seul avantage de Tel-Aviv est l’utilisation de l’aviation que le Hezbollah ne possède pas ». « Un tel nombre de missiles anti-aériens » – conclut Atwan – « éliminerait cet avantage parce que le Hezbollah possède actuellement des unités spéciales, blindées et amphibies, qui rendraient difficile l’avancée terrestre sur le territoire libanais par Tel Aviv, après l’échec dans le conflit du 2006.”

Enfin, comme rapporté par le site israélien Debkafile, la décision de Moscou de fournir à la Syrie, et probablement au Hezbollah, le système de défense antimissile S-300 a suscité beaucoup d’inquiétude dans l’état-major de Tel-Aviv «car cela empêcherait tout type de raid aérien avec un risque élevé de pertes d’avions »

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Lectures complémentaires:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Manifeste pour la Société des Sociétés

Guerres impérialistes au Moyen-Orient: « la résistance libanaise plus forte que jamais ! » (H. Nasrallah)

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Hassan Nasrallah: “La résistance au Liban est plus puissante que jamais auparavant”

 

Press TV

 

15 août 2018

 

url de l’article:

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/08/15/571216/Isral-Hezbollah-Liban-Nasrallah-Rsistance

 

S’exprimant mardi soir à l’occasion du 12e anniversaire de la victoire historique du Liban face à Israël (juillet 2006), le secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, a affirmé que « la Résistance au Liban, avec ses armes, ses hommes, ses capacités, son expertise, sa foi, sa détermination est plus puissante que jamais. Et ce n’est pas tout puisque le Hezbollah est à lui seul est plus fort qu’Israël. Et oui, la Résistance islamique au Liban est plus forte que l’armée israélienne ».

Et Hassan Nasrallah d’ajouter :

« Douze ans après la guerre de juillet 2006, où en est le projet sioniste ? Où en est le projet américano-sioniste ? Et où se place aujourd’hui l’axe de la Résistance ? En déclenchant la guerre de 2006, les États-Unis cherchaient en effet à encercler la Syrie, à isoler l’Iran, à mettre au pas la Résistance palestinienne pour qu’elle se résigne aux conditions israéliennes dans le cadre d’un compromis. Sauf que notre victoire en 2006 a non seulement fait échec aux objectifs poursuivis à travers cette guerre, mais encore, elle a déclenché des changements stratégiques de taille, dont la montée en puissance de la Résistance non seulement au Liban, mais aussi en Syrie, en Irak.»

Le secrétaire général du Hezbollah libanais a souligné ensuite l’un des faits les plus saillants de la nouvelle géostratégie au Moyen-Orient : « Israël est aujourd’hui incapable de déclencher une nouvelle guerre comme il le faisait par le passé tout comme les USA, impuissants eux aussi à se lancer dans de nouvelles aventures ».

Dans une autre partie de ses propos, Nasrallah s’est adressé aux dirigeants saoudiens en ces termes : «L’axe saoudien a subi des revers sans précédent, et ces revers vont au-delà de leurs défaites en Irak, en Syrie, au Yémen. L’axe saoudien a perdu de son influence.»

Plus loin dans ses propos, le SG du Hezbollah a évoqué les sanctions US contre l’Iran et le Hezbollah et précisé : « Nul ne nie l’impact des sanctions, mais elles n’affecteront pas notre force et notre influence . Il en va de même pour la Résistance palestinienne qui malgré l’embargo, les raids, les assassinats, la guerre, la famine, ne s’est pas pliée face à Israël. Israël qui pensait que Gaza allait accepter n’importe quel accord. Et bien non Gaza ne s’est pas brisée,  au contraire, elle est parvenue à imposer l’équation « guerre contre guerre, sang contre sang ». Aujourd’hui, Gaza abandonnée par le monde entier, défie seule Israël que soutient la planète terre. Or le rêve d’Israël de voir le « Deal du siècle » s’appliquer, ne se réalisera jamais. Le « Deal du siècle » a du plomb dans l’aile et risque à tout moment de s’effondrer ».

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Le plan sioniste pour assassiner Nasrallah capote…

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Impuissance israélienne dans le plan d’assassinat du leader du Hezbollah

 

Al Manar

 

7 mars 2018

 

Url de l’article original: http://french.almanar.com.lb/805132

 

Les appareils sécuritaires et de renseignement israéliens ont toujours été mobilisés pour assassiner le secrétaire général du Hezbollah. Or, ils n’ont encore aucune piste sur ses déplacements, a reconnu un site d’information israélien.

Selon la chaîne Al-Alam, le chroniqueur militaire du site d’information Walla, Amir Boukhabout, estime que cette fois-ci, les appareils sécuritaires et de renseignement israéliens sont sérieux dans leurs efforts en vue d’assassiner sayed Hassan Nasrallah.

« En 2006, l’ancien ministre des Affaires militaires israélien, Amir Peretz, avait demandé aux appareils sécuritaires et de renseignement israéliens de mettre à sa disposition « le dossier spécial portant sur les cachettes et les destinations des déplacements de Nasrallah ; Peretz n’a pourtant rien trouvé ! »

Cela s’explique, selon le chroniqueur militaire du site d’information Walla, par le fossé qui existe entre les instances sécuritaires israéliennes.

C’était ainsi que l’ancien ministre des Affaires militaires a alors ordonné aux trois organismes chargés de suivre les traces de Nasrallah, à savoir, l’Aman (direction du renseignement militaire israélien), le Mossad (Institut pour les renseignements et les affaires spéciales), le Shabak dit aussi Shin Bet (Service de sécurité intérieure israélien), d’agir avec plus de coordination pour mener leur mission, ajoute l’article.

Depuis, les Israéliens n’ont cessé leurs efforts et préparations dans ce sens. Une grande quantité de bombes particulières et hyperpuissantes a été achetée et stockée dans le simple objectif de frapper les cachettes souterraines du secrétaire général du Hezbollah libanais.

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Gadi Eizenkot, a prétendu en automne 2017 que Nasrallah serait une cible légitime de l’assassinat, tout comme d’autres chefs militaires du Hezbollah qui ont été assassinés ces dernières années par le régime israélien.

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Menace d’Israël: le Hezbollah en état d’alerte maximale

Press TV 

8 mars 2018

Source: http://www.presstv.com/DetailFr/2018/03/08/554733/Isral-Hezbollah-EtatsUnis-guerre-alerte-Liban-lgislatives

Le Hezbollah a monté l’état d’alerte maximum de ses forces armées pour faire face à toute éventuelle invasion militaire du régime Tel-Aviv suite au feu vert donné par son allié américain, ont déclaré les sources bien informées au sein du mouvement libanais de la Résistance.

Suite aux nouveaux agissements du régime israélien, ces deux derniers jours, près de la frontière du Liban et le feu vert donné par les États-Unis, l’armée libanaise a annoncé l’état d’alerte maximum dans les régions au sud du Liban.

Selon les sources libanaises, malgré le feu vert de l’allié américain, Israël n’est pas encore entré en action par crainte des représailles du Hezbollah.

Le Premier ministre extrémiste israélien, Benjamin Netanyahu, a convaincu les autorités américaines que l’armée du régime Tel-Aviv entrera en action contre le Hezbollah, mais « toute intervention militaire contre le mouvement de la Résistance risque d’embraser la région et la réaction du Hezbollah en serait plus forte encore » ajoute la source.

À l’approche des législatives au Liban, il y a également le risque des attentats et de la liquidation des personnalités politiques dans le pays dans le but de saper les élections et de déstabiliser le pays.

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Pour en savoir plus sur le Hezbollah:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Résistance au colonialisme: Hezbollah garde frontière…

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Aoun président libanais: “C’est le Hezbollah qui protège les frontières du Liban”

 

Al Manar avec Press TV

 

15 décembre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/698608

 

« C’est le Hezbollah qui a fait reculer les terroristes des frontières du Liban et c’est bien ce mouvement qui a aidé les Syriens à neutraliser les menaces et les dangers provenant des terroristes », a souligné le président libanais Michel Aoun.

Dans une interview exclusive accordée à la chaîne de télévision russe Russia Today, Michel Aoun a salué le rôle du Hezbollah dans la protection et la sécurisation des frontières du Liban. Il a souligné que seuls l’Iran, la Russie et la Turquie avaient aidé le Liban à surmonter la crise migratoire.

« Plus d’un million de réfugiés syriens vivent au Liban et nous essayons de baliser le terrain à leur retour à la Syrie. Quant au dossier des réfugiés syriens, la communauté internationale n’a pas encore montré des signes de coopération. Seuls l’Iran, la Turquie et la Russie nous ont aidé. »

Michel Aoun s’est ensuite attardé sur l’implication du Hezbollah dans la guerre antiterroriste en Syrie.

« Les Libanais ne se laissent pas entraîner dans les rivalités qui existent entre les pays de la région. Mais l’implication du Hezbollah dans la guerre antiterroriste en Syrie fait exception car la Syrie est notre voisin et nos frontières communes étaient menacées par les terroristes. Il fallait que nous agissions manu militari pour défendre nos frontières. C’est la raison pour laquelle l’armée régulière libanaise et le Hezbollah se sont impliqués dans le conflit syrien. Le Hezbollah continue de faire reculer les terroristes de nos frontières et il a repris le contrôle du Qalamoun. »

Interrogé sur le rôle de la France dans le règlement des problèmes du Liban, Michel Aoun a déclaré que le Liban et la France coopéraient depuis longtemps et qu’ils en tiraient des bénéficies économiques.

A la question de savoir si Israël est en mesure d’attaquer le Liban, le président Aoun a répondu que non. « Après la guerre de 2006, Israël ne pourra plus nous attaquer car il est incapable de s’infiltrer dans le front libanais », a-t-il expliqué.

Concernant l’ingérence de l’Arabie saoudite dans les récentes évolutions au Liban, Michel Aoun a dit qu’il n’en était pas inquiet grâce à l’unité nationale du Liban. « Notre unité nationale déjoue les dangers des ingérences », a-t-il martelé.

Interrogé pour savoir si l’arsenal dont dispose le Hezbollah est préoccupant, il a répondu que l’inquiétude éprouvée par certains groupes libanais vis-à-vis de l’arsenal du Hezbollah était de nature politique plutôt que sécuritaire car tout le monde savait bel et bien que le Hezbollah n’utiliserait jamais son arsenal à l’intérieur du Liban.

Quant à la crise émanant de la démission surprise du Premier ministre libanais, il a réaffirmé que la crise avait été apaisée.

« Je suis sûr et certain que la crise a été réglée car les Libanais restent unanimes à ce propos. Je ne pense pas que ceux qui sont à l’origine de cette crise tenteront d’en générer une autre. »

Le président libanais a ensuite fait allusion à trois marasmes qui menacent le Liban: la crise économique mondiale, la fermeture des frontières terrestres avec la Syrie et Israël et l’afflux de réfugiés syriens.

Michel Aoun a finalement souligné que la paix était à l’origine de l’épanouissement et de la sécurité et que la guerre n’était qu’une grande perte.

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« Hezbollah, son histoire de l’intérieur » (version PDF de larges extraits du livre de Naïm Qassem)

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Résistance 71

 

5 décembre 2017

 

Jo de JBL1960 nous a fait un superbe pdf de notre traduction partielle de l’ouvrage de Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah (version arabe 2004, version anglais 2005, version française 2008), « Hezbollah, son histoire de l’intérieur ».

Nous conseillons à nos lecteurs de se procurer ce livre et de le lire en entier dans la langue de leur choix, car il est à notre sens sans doute le meilleur livre publié à ce jour, pour comprendre l’histoire complexe et ses implications géopolitiques dans le Moyen-Orient de l’après première (chute de ’empire ottoman et déclaration Balfour) et seconde guerres mondiales (résolution ONU 1947, création de l’état d’Israël en 1948, Nakba, guerres israélo-arabes et civile libanaise…), au travers de la genèse d’un groupe de résistance à l’occupation sioniste, devenu parti politique influent et hautement respecté au-delà des frontières, pour son honnêteté et son intégrité.

L’ouvrage remet en perspective l’idée que nous avons été souvent amenés à nous faire au sujet du Hezbollah, idée bien entendu et comme il se doit, façonnée par la propagande impérialiste occidentale qui diabolise toute résistance à la pensée et action politico-économique dominante du moment.

Il est temps de rétablir un équilibre des connaissances pour que plus de personnes sachent de quoi il retourne lorsqu’on va leur vendre la nouvelle guerre à venir contre l’Iran et ses alliés, dont le Hezbollah fait partie. Ce processus est déjà … en marche…

Cette traduction fait partie de notre démarche de prise de conscience et de travail pour que toujours plus d’occidentaux se débarrassent des chaînes principalement idéologiques du colonialisme et de la suprématie de la civilisation occidentale écrasant le reste du monde, afin de se tenir debout, main dans la main avec tous les peuples autochtones des continents pour établir à terme la société de l’union dans la complémentarité, abandonnant l’antagonisme induit et se fondant dans la société des sociétés des associations libres. Les membres du Hezbollah, Libanais, musulmans et politiquement conscients, sont partie intégrante de la résistance des peuples autochtones au colonialisme exacerbé de la marchandise en mouvement. Le comprendre, c’est déjà agir…

Version PDF de notre traduction partielle:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem