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« Hezbollah, son histoire de l’intérieur » (version PDF de larges extraits du livre de Naïm Qassem)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 5 décembre 2017 by Résistance 71

Résistance 71

 

5 décembre 2017

 

Jo de JBL1960 nous a fait un superbe pdf de notre traduction partielle de l’ouvrage de Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah (version arabe 2004, version anglais 2005, version française 2008), « Hezbollah, son histoire de l’intérieur ».

Nous conseillons à nos lecteurs de se procurer ce livre et de le lire en entier dans la langue de leur choix, car il est à notre sens sans doute le meilleur livre publié à ce jour, pour comprendre l’histoire complexe et ses implications géopolitiques dans le Moyen-Orient de l’après première (chute de ’empire ottoman et déclaration Balfour) et seconde guerres mondiales (résolution ONU 1947, création de l’état d’Israël en 1948, Nakba, guerres israélo-arabes et civile libanaise…), au travers de la genèse d’un groupe de résistance à l’occupation sioniste, devenu parti politique influent et hautement respecté au-delà des frontières, pour son honnêteté et son intégrité.

L’ouvrage remet en perspective l’idée que nous avons été souvent amenés à nous faire au sujet du Hezbollah, idée bien entendu et comme il se doit, façonnée par la propagande impérialiste occidentale qui diabolise toute résistance à la pensée et action politico-économique dominante du moment.

Il est temps de rétablir un équilibre des connaissances pour que plus de personnes sachent de quoi il retourne lorsqu’on va leur vendre la nouvelle guerre à venir contre l’Iran et ses alliés, dont le Hezbollah fait partie. Ce processus est déjà … en marche…

Cette traduction fait partie de notre démarche de prise de conscience et de travail pour que toujours plus d’occidentaux se débarrassent des chaînes principalement idéologiques du colonialisme et de la suprématie de la civilisation occidentale écrasant le reste du monde, afin de se tenir debout, main dans la main avec tous les peuples autochtones des continents pour établir à terme la société de l’union dans la complémentarité, abandonnant l’antagonisme induit et se fondant dans la société des sociétés des associations libres. Les membres du Hezbollah, Libanais, musulmans et politiquement conscients, sont partie intégrante de la résistance des peuples autochtones au colonialisme exacerbé de la marchandise en mouvement. Le comprendre, c’est déjà agir…

Version PDF de notre traduction partielle:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

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Résistance au colonialisme: L’entité sioniste planifie d’assassiner le secrétaire général du Hezbollah (Press TV)

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D’après l’armée israélienne, Hassan Nasrallah sera une cible pour l’assassinat lors de la prochaine guerre contre le Hezbollah

 

Press TV

 

28 novembre 2017

 

url de l’article original:

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/11/28/543735/Isral-menace-dassassiner-Nasrallah

 

L’armée israélienne a menacé de tuer le secrétaire général du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah.

Sur son compte Twitter, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a menacé d’assassiner le secrétaire général du Hezbollah :

 » Nasrallah constitue l’une des cibles à abattre au cours de notre prochaine guerre avec le Liban car sa mort changera littéralement la donne. » 

Le 16 février 1992, une attaque au missile menée par les hélicoptères israéliens a coûté la vie à l’ex-secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Abbas Moussavi.

Israël réclame son alliance avec Daesh.

Cette nouvelle menace intervient alors que Daech, outil stratégique au service des intérêts d’Israël, vit ses dernières heures en Syrie et qu’en Irak, il n’est plus que l’ombre de lui-même.

Dans la foulée, un centre de renseignement israélien du nom de « Meir Amit » publie un rapport qui prône « la coopération d’Israël avec Daech » pour faire face à l’Iran et au Hezbollah.

Cité par le Jerusalem Post, le rapport affirme que désormais (après l’échec de Daech en Syrie face à l’armée syrienne et ses alliés, NDLR), « les intérêts de Daech et d’Israël sont convergents et une alliance, ne serait-ce provisoire entre Deachistes et Israéliens, s’impose. Certes, il ne s’agit pas de réclamer publiquement cette alliance. Mais celle-ci existe surtout depuis que Daech a échoué en Irak et en Syrie face à l’armée syrienne et l’Iran. Daech et Israël pourront avoir des objectifs communs, reconnaît le centre ».

Plus loin dans son rapport, l’institut confirme que « cet entrecroisement des intérêts israéliens et de Daech créerait un nouveau défi pour l’Iran et ses alliés qui tenteront, par ricochet, d’y répondre ».

Le rapport souligne que les attaques terroristes en août 2017 contre la capitale iranienne Téhéran et revendiquées par Daech, « n’ont nullement attristé Israël ». Mais « puisqu’à l’époque Daech contrôlait encore de larges régions en Syrie et en Irak, Israël a choisi de se taire. Or, à l’heure qu’il est, Daech est acculé dans ses derniers retranchements et toute attaque venue de cette organisation pourrait servir les intérêts d’Israël ».

Depuis la reprise de la ville stratégique d’Abou Kamal, dernier bastion des terroristes de Daech en Syrie, Israël ne cesse de multiplier les menaces contre l’armée syrienne, le Hezbollah, l’Iran et autres composantes de l’axe de la Résistance. Reste à savoir si, dans l’état politique et militaire où se trouve actuellement Israël, ce dernier est oui ou non capable de mettre à exécution ces menaces qui, pour de nombreux analystes, relèvent de la fanfaronnade.

Ne vous laissez pas enfumer sur la guerre qui se prépare… Pour avoir un avis informé: « Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur » de Naïm Qassem 1/3

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L’oligarchie nous concoctant la prochaine guerre devant impliquer l’Arabie Saoudite, Israël et la clique sioniste usuelle contre l’Iran et ses alliés, il est important de ne pas se laisser enfumer par les salades propagandistes dont nous allons immanquablement être inondés via les merdias de base, notamment sur le croquemitaine forcément « terroriste » que serait le Hezbollah, allié de l’Iran et grand vainqueur en Syrie des mercenaires pseudo-djihadistes de Daesh/Al CIAda. C’est ainsi que nous pensons le temps venu pour aider ceux qui le veulent encore, à mieux comprendre qui est le Hezbollah et quelles sont ses relations avec la politique internationale. Pour ce faire nous avons traduit de larges extraits du livre de son SG adjoint, Naïm Qassem.
~ Résistance 71 ~ 

 

Hezbollah son histoire de l’intérieur 1/3

 

Naïm Qassem*

 

Traduction de larges extraits de la version anglaise (2005) par Résistance 71

 

Une version française de ce livre existe sous le titre: “Hezbollah, la voie, l’expérience, l’avenir”, publiée aux éditions Al Bouraq en septembre 2008 (376 pages)

(*) L’auteur de l’ouvrage Sheikh Naïm Qassem est le secrétaire général adjoint du Hezbollah (“Parti de Dieu”) depuis 1991, né au Liban en 1953, il possède une éducation universitaire et religieuse. Il fut professeur de chimie pendant plusieurs années en université. Il est l’auteur de plusieurs livres sur des sujets d’ordre politique et religieux. Mr Qassem est considéré comme l’historien du Hezbollah. 

 

1ère partie

2ème partie

3ème partie

La version intégrée en PDF réalisée par Jo:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Note de Résistance 71:

Le présent ouvrage a été publié en arabe en 2004, traduit en anglais en 2005 et publié aux éditions Saqi (Londres). C’est cet ouvrage qui a servi de base à notre traduction partielle certes mais substantielle.

Nous invitons les lecteurs à se procurer ce livre et de le lire en entier. On ne regarde plus jamais la géopolitique moyen-orientale et mondiale avec les mêmes yeux après l’avoir lu. Nous le considérons comme essentiel pour une compréhension accrue et pointue de la situation passée, présente et à venir du Moyen-Orient sous influence.

La version anglaise du livre fait 282 pages index et références compris. Il est inévitable pour l’auteur de couvrir certains aspects religieux concernant la génèse et l’évolution du Hezbollah. Nous devons ici dire que les 54 premières pages de l’ouvrage situent la toile de fond religieuse de la création du parti depuis 1982 et sa relation profonde à l’Islam, ce qui représente moins de 20% du livre. N. Qassem présente la chose de manière posée, sans prosélytisme et avec grand savoir et humilité, ce qui rend la lecture de ce passage beaucoup plus digeste pour un lectorat non averti, ou non chiite, non musulman, voire même, ce qui est notre cas… complètement athée. Nous traduirons le strict nécessaire de ce segment en nous attachant essentiellement à ce qui est décrit et expliqué comme étant les “trois piliers du Hezbollah”, le second étant l’inévitable Djihad. Nous avons appris bien des choses durant la lecture de ce passage et y avons trouvé de grandes similitudes avec des codes chevaleresques occidentaux et orientaux comme par exemple celui du Bushido japonais. Mr Qassem explique de manière assez détaillée ce qu’est le Jihad, nous ne nous y attarderons pas car ce n’est pas l’objectif du livre, mais néanmoins un aspect important à saisir pour mieux comprendre l’ensemble.

Nous réitérons ici le fait que Résistance 71 est un collectif anarchiste pour qui toute religion est une aliénation et un frein à la pensée humaine et la liberté intrinsèque de l’Homme et de son être générique. Nous pensons néanmoins qu’il est sectaire d’ignorer les réalités culturelles et religieuses du monde dans lequel nous vivons et que nous appelons à changer.

Nous considérons ce travail de traduction comme une action pédagogique destinée à l’ouverture des esprits et non pas à l’enfermement communautaire que l’oligarchie et sa pressetituée de service ne vont pas hésiter à promouvoir pour nous vendre la salade de leur prochaine guerre contre l’Iran et ses alliés. Le Hezbollah a du reste prouvé sur le terrain, encore et encore, son ouverture d’esprit et son humanité universelle à chaque fois que ses membres en ont eu l’occasion. Ce sont les membres du Hezbollah dans le Liban-sud qui portèrent assistance et aide logistique aux familles chrétiennes victimes de la nouvelle invasion sioniste en 2006. Depuis des années, les chrétiens libanais de l’ex-général et actuel président du Liban Michel Aoun, sont de proches alliés du Hezbollah, les raisons en sont claires.

La traduction partielle de ce livre à mettre en ligne est un projet que nous avons depuis pas mal d’années, nous avons mentionné et cité l’ouvrage à maintes reprises sur le blog, mais nous avons pensé que le moment n’était alors pas venu. A la vue de l’orientation que prennent les choses au Moyen-Orient avec une nouvelle guerre, sans doute bien plus meurtrière, en préparation dans cette région où serait impliqués le Hezbollah (Liban), l’Arabie Saoudite, Israël, la Syrie et sans aucun doute l’Iran sur toile de fond militaire russo-américaine, il devient aujourd’hui évident que le temps est venu pour qu’une plus large audience comprenne un peu mieux qui est le Hezbollah, d’où vient-il et que fait-il  et que se passe t’il vraiment au Moyen-Orient ?

Nous publierons notre traduction partielle en 3 parties qui ne sont pas les parties du livre, qui lui est divisé en 7 chapitres + une préface.

Bonne lecture

= = =

1ère partie

I. Visions et objectifs

[…] Dans le même temps, Israël avait envahi le Liban [1982]. Des groupes d’hommes croyant en l’Islam, participèrent à la confrontation avec l’envahisseur dans les faubourgs de Beyrouth, coopérant avec l’armée syrienne, quelques Palestiniens et quelques combattants libanais de la résistance. Leurs efforts eurent pour résultat d’handicapper l’avance d’Israël vers Beyrouth, Mais, aucune de ces entités islamiques factuelles n’avaient été préparées pour cette grande mission. La préoccupation et le besoin de trouver une organisation islamique unifiée fit alors surface. Une telle organisation devait reposer sur trois objectifs clef:

  • L’Islam est un programme approprié complet et compréhensif pour une vie meilleure. Il est la fondation intellectuelle, religieuse, idéologique et pratique de l’organisation proposée
  • La résistance contre l’occupation d’Israël qui est un danger pour le présent et le futur, reçoit une priorité ultime de confrontation étant donnés les effets anticipés qu’aura une telle occupation sur le Liban et sur toute la région. Ceci nécessite la création de la structure d’un Jihad (guerre sainte) qui prolongera cette obligation et en faveur duquel toutes les capacités devront être employées
  • Le leadership légitime est désigné par le théologien-juriste qui est considéré être le successeur du prophète et des imams (QLPSAE) [note: il est ici fait référence aux 12 imams descendants du prophète Mahomet et qui sont de grandes figures de révérence pour les Chiites]. Le théologien-juriste élabore les lignes de conduite générales pour la nation de l’Islam. Ses commandements et prescriptions doivent être exécutés

Pour parvenir à ces fins, un nombre de représentants des groupes islamiques principaux commencèrent de grandes discussions en ce qui concerne la perception de l’activité islamique au Liban. Les résultats de ces discussions furent résumés dans un document final suivant lequel neuf représentants furent élus pour parler aux parties participantes: trois représentants pour le clergé de la Bekaa (Liban oriental), trois représentants les comités islamiques variés et trois représentants pour le Mouvement Islamique Amal [note: successeur du mouvement historique Amal qui en arabe veut dire “Espoir” et dont l’acronyme veut dire “Les Rangs de la Résistance Libanaise”, originellement emmené par Nabih Berri. Il y eut une scission du mouvement Amal suite à l’occupation d’Israël, en émergea le Mouvement Islamique Amal, mené par Hussein al-Moussaoui]

Ce document devint connu sous le nom du “Manifeste des Neuf”, qui mirent en place les objectifs sus-mentionnés et fut présenté à l’ayatollah Khomeini, qui l’approuva, prenant ainsi en charge la responsabilité de la position de théologien-juriste.

Plusieurs groupes islamiques adoptèrent ensuite le manifeste, dissolvant leurs organisations existantes en faveur d’un nouveau cadre de fonctionnement, qui devint un peu plus tard connu sous le nom de “Hezbollah”.

Des programmes d’intégration des membres furent mis en place, d’abord de manière erratique et une activité de mobilisation effective fut lancée avec les membres du clergé convaincant les nouveaux membres de rejoindre l’entrainement militaire et tout travail mis en place focalisé sur la résistance à l’occupation d’Israël. Tout ceci se passa au sein de cadre défini par le théologien-juriste.

Ces développements se produisirent à une époque de grande solidarité de l’Iran avec la Syrie et le Liban. L’Ayatollah Khomeini demanda aux Gardiens de la Révolution Islamique (GRI) de soutenir la confrontation du Liban avec Israël, essentiellement avec un entrainement militaire, l’envoi de provisions et l’infrastructure nécessaire. Une délégation de hauts-dignitaires des GRI se rendit en Syrie qui accepta son passage au Liban par sa frontière et des camps d’entrainement furent établis dans la plaine de la Bekaa et son district ouest.

[…]

Les trois piliers du Hezbollah

Premièrement: La croyance en l’Islam

Note de Résistance 71: Cette partie procure un très bon résumé de ce qu’est l’Islam et sa croyance chiite. Cette partie fait 14 pages. Cela vaut la peine d’être lu. L’auteur explique et ne cherche pas à “convaincre”, ce n’est pas un texte prosélyte, ce qui lui évite de s’aliéner une partie potentielle du lectorat. Le style est posé, emprunt de conviction, mais modéré au sens le plus large.

Dans la fin de ce passage, voici ce que Mr Qassem dit de manière si visionnaire si on se réfère aux évènements se déroulant dans la région depuis 2011…

La création d’un état islamique n’est donc pas une fonction d’adoption de celui-ci par un groupe ou une branche et l’imposition subséquente de cet état de fait aux autres groupes. Un tel chemin est refusé à la fois dans ce projet et dans les autres et ce indépendamment de qui en serait l’instigateur.

La toute première expression, communication officielle dans ce contexte fut émise par la Lettre Ouverte du Hezbollah de 1985 (Lettre Ouverte, Hezbollah, 1985, adressée au peuple opprimé du Liban et au reste du monde), dans laquelle il fut dit ceci:

“Nous confirmons par la présente notre conviction en l’Islam comme pilier de notre système à la fois intellectuel et législateur et nous appelons le plus de monde à apprendre de son enseignement et de se conformer à son code. Nous appelons le peuple à l’adopter et à se commettre à ses instructions tant aux niveaux individuel que politique et social. Quand la liberté de choisir un système de gouvernement est attribuée au peuple du Liban, il ne trouvera pas une meilleure alternative que l’Islam ; c’est pourquoi nous appelons à la mise en place d’un système islamique fondé sur le choix libre et direct du peuple et non pas au travers de l’imposition forcée comme cela pourrait être assumé par certains.”

Le message de la lettre est clair et encourage la création d’un état islamique basé seulement sur le libre choix public. Nous sommes ainsi en parfaite harmonie avec nos convictions et avec les circonstances pratiques et objectives qui nous entourent.

[…]

Deuxièmement: le djihad

[note de Résistance 71: cette partie fait 17 pages dans le livre et est un élément important. Nous allons essayer de le retranscrire au mieux par la traduction de passages clef, mais nous encourageons nos lecteurs à lire le texte intégral qui vaut la peine d’être lu entièrement]

Le djihad ou la guerre sainte, a ses racines éthymologiques dans le verbe “lutter”. Cela signifie pousser et faire tous les efforts possibles pour combattre un ennemi. Dans son contexte islamique, le mot possède un sens plus large que le combat militaire, car le combat inclut également celui contre les ennemis internes à l’Homme comme représenté par les tentations et les insinuations de l’âme vers le mal ou les appels sataniques du faux et tout ce qui mène à l’errance et à la corruption.

[…]

Vision du monde

Un tel chemin vers le djihad est étroitement associé avec la vision de la vie qu’a l’Islam. Ce monde est une maison périssable, un plaisir éphémère et une vie temporaire. C’est un endroit de tribulation et de test permanents pour l’Homme dont le résultat de ses actions détermine sa destinée le jour de la Résurrection lorsque Dieu fait revivre toute la création, envoyant les incroyants en enfer et les croyants au paradis. […]

Personne ne peut éviter les vicissitudes de la vie, car cette capacité est au-delà du contrôle de l’Homme et du code naturel de la vie. Et si certains croient qu’au travers du blasphème, de la désobéissance ou de l’errance, ils repousseront ces vicissitudes, alors simplement ils se trompent, car de plus grandes difficultés les attendent en résultat de leur conduite néfaste, alors que leur chance d’endurance positive durant leur temps de vie est passée, menant à la punition dans l’au-delà. Il est donc bien mieux que la souffrance soit au bénéfice de la rectitude et de la bonté afin que tout à chacun y gagne à la fois dans le présent et dans l’au-delà. Ainsi, nous endurons tous, car nous sommes tous dans le cercle de l’examen, la différence entre nous étant dans le résultat final.

L’argument principal réside en deux logiques: la première est celle adoptée par les matérialistes qui dévouent leurs vies à croire que le monde est la fin de toute existence et qui donc placent tous leurs efforts dans la vie, se résolvant à tous les moyens possibles, sans regard pour les répercussions maléfiques que cela pourrait avoir. Leur vision de base est celle de l’intérêt personnel, même si cela peut mener à la corruption, à la diversion individuelle ou collective du droit chemin, à l’oppression, au meurtre ou au viol des droits d’autrui.

La seconde, est la logique des croyants en dieu qui vont dans la vie comme sur un chemin menant à l’au-delà. Pour ceux-là, la vie n’est pas la résidence éternelle et s’ils doivent souffrir une perte en résultat de suivre leurs obligations et en étant indifférents à leurs sautes d’humeur, alors ils auront la promesse de la récompense au jour de la Résurrection. Il n’y a donc aucun besoin à l’oppression, à la tyrannie, à l’agression, car ceci ne portent que des résultats éphémères. Il est du devoir des croyants de refuser et de confronter l’oppression et de lutter avec eux-mêmes pour la victoire de la vertu, de la justice, des droits humains et de la droiture. Ils ne sont pas libres de marginaliser leur rôle ni de demeurer des observateurs, de renoncer à leurs choix et de s’abandonner à leurs tourmenteurs. [citation d’une sourate du Coran]

[…] Ce qui importe est la dédication au chemin de la droiture, qui est représenté par ces droits et obligations ordonnés et compréhensifs, l’objectif est le bien, la bonté, non pas le plaisir ; la justice et non pas la domination et la suprématie, le consentement et la soumission à ce que Dieu nous donne comme récompense après que nous ayons prouvé la valeur de nos efforts et de ne pas se résoudre au chemin de l’abomination, de la répression et de l’antagonisme. La vision doit être de libérer la terre et l’Homme quelqu’en soit le prix, non pour l’acquiescence et la soumission à une vie abjecte ou pour la résignation, l’abandon des rôles influents et vertueux de la vie.

Les fondements du djihad

L’Islam considère le djihad comme une attitude basique de la vie d’un musulman, que ce soit le djihad de l’âme ou le djihad contre un ennemi extérieur. La seconde forme est  à l’évidence la pratique la plus difficile du concept et ne vient qu’après la réussite de la première, après que l’Homme ait lâché prise de ses désirs et se soit préparé pour la confrontation pratique de terrain avec l’oppresseur et l’occupant. Le djihad de l’âme est le plus grand des deux défis, car il est une lutte permanente et quotidienne, présent dans chaque conflit entre le vice et la vertu, entre l’obéissance à la parole de dieu et les impulsions de l’âme. La lutte contre l’ennemi est le moindre des deux tests.

[…]

L’Islam a construit le djihad sur un nombre spécifiques de piliers objectifs desquels quatre sont plus importants:

  • Tribulation et mauvais coups du sort. La vie est un continuum d’obstacles et de difficultés. Il ne se passe pas un jour où l’Homme n’est pas confronté aux difficultés face soit à lui-même, soit face à la société ou face à tout intervenant de ce monde. […]
  • Le chemin vers dieu. Le djihad pour la gloire de dieu est l’objectif. Ainsi celui qui s’abstient de faire le mal est sur le chemin de dieu et celui qui combat pour la gloire de la parole de dieu par dessus tout et exécute Sa volonté, est sur le chemin de dieu. Mais celui qui combat pour gagner de l’argent, un salaire ne fait que lutter pour cela, il est donc celui qui se bat par prédisposition ou par fanatisme. Nous n’avons pas été ordonné au djihad pour rien ou à des fins de souffrance, mais pour être sur le chemin de dieu avec ses instructions pour guide et modèle. […]
  • De l’intérêt de l’Homme: Quand vous réussissez à déloger votre ennemi de votre terre, cela est dans votre intérêt. Quand vous réussissez dans votre djihad contre vos démons, c’est dans votre intérêt également. Quand vous vainquez le mal et travaillez pour voir le bien et la bonté prédominer parmi les gens, ceci est aussi dans votre intérêt. […] Le djihad est une anxieuse récompense en faveur de l’humanité, tandis que la poursuite des désirs, des pêchés et des actions désapprouvées ne peut résulter que dans la souffrance des individus et de la société. […] Ainsi, la domination et le commandement peuvent être attractifs et une source de plaisir intense, mais portent des répercussions sociales bien douloureuses ainsi que de futures ramifications.
  • Illumination: […] Le djihad est une porte sur la vie et non pas sur la mort. Car la droiture est un concept de vie, tout comme l’est la fierté, la libération de la terre occupée et la victoire sur soi-même. Même le martyre est la vie dans le sens où il est le triomphe de pouvoir passer sa vie éternelle au Paradis et ainsi est la verve, la fierté et la victoire d’une nation influencée par le sang des martyres. […]

Le djihad militaire:

Dans sa représentation de combattre l’ennemi, il est une partie intégrante de ce livre, analysons le plus avant. Le clergé divise le djihad militaire en deux parties:

  1. Le djihad de base: la confrontation des musulmans avec d’autres et l’entrée sur leurs terres pour des raisons qui ne sont pas liées à la réclamation de terre ou pour combattre une agression. C’est une ordonnance du Prophète ou d’un des imams infaillibles (QLPSAE) et donc ceci n’est pas considéré applicable dans le temps présent étant donné que l’imam al-Mahdi n’est toujours pas apparu, puisse son émergence arriver au plus tôt.
  2. Le djihad défensif: Ceci correspond à la défense de leur terre par les musulmans, leurs peuples ou eux-mêmes individuellement faisant face à une agression ou une occupation. Ceci n’est pas seulement considéré comme légitime, mais comme un devoir. […]

Mais la décision du djihad est liée au théologien-juriste sur lequel repose le diagnostique de la situation et la catégorisation dans laquelle celle-ci tombe, si celle-ci peut-être considérée comme un djihad défensif ou pas. Il est responsable de définir les fondamentaux et les lignes de conduite de la confrontation. La responsabilité de répandre le sang est grande et les combattants ne doivent jamais être consignés dans quelque bataille que ce soit sans avoir identifié ce qui est en harmonie avec l’objectif et le devoir au djihad.

Bien que l’opinion cléricale puisse différer de celle du juriste-théologien, le verdict de ce dernier est suprême et est décisif car il est le défenseur principal et la personne que les gens ont désigné . […]

Martyre contre suicide

La culture du martyre renforce l’acceptation de la mort pour la gloire de dieu, car la logique fondamentale derrière cela est la conception qu’il y a une vie après la mort, une vie dans laquelle la personne vit heureuse et réalise ses rêves. […] Le martyre est un acte volontaire entreprit par une personne qui a toutes les raisons du monde de vouloir vivre, qui a l’amour de la vie et s’y attache. C’est l’acte d’une personne qui ne souffre pas de quelque raison que ce soit de vouloir commettre un suicide […] Ceci correspond à l’acte suprême d’abandon de soi, une confrontation avec l’ennemi dans la droite ligne claire et légitime de la loi islamique. […] Ainsi, le martyre est bien différent du suicide, qui est l’expression ultime du désespoir, de la frustration et de la défaite, tout ceci menant à la perte d’objectif de l’existence et pousse un homme désespéré à mettre fin à ses jours. Ceci est généralement un acte commis par un non-croyant. Par contraste, le croyant espère une récompense divine, sait que sa patience sera remboursée et réalise qu’il ne met pas fin à ses jours par désespoir, car ce serait l’enfer qui l’attendrait. Il sait qu’il n’a pas le droit de mettre fin à cette existence que dieu lui a donné et qu’il n’est pas libre de disposer de sa vie comme bon lui semble.

[…]

Les résultats pratiques au Liban:

  • Compensation du déséquilibre militaire et affliction de pertes considérables dans les rangs de l’ennemi
  • La reconsidération par le commandement israélien de son approche militaire au Liban: difficulté de reconsidérer une invasion, une agression n’était plus possible sans la peur d’une riposte appropriée dévastatrice… Menacer ceux qui aspirent au martyre avec la notion de mort n’a plus aucun sens et devient une menace creuse et futile. Admission par l’ennemi des effets de leur mauvais calcul ne prenant pas en compte les aspirants au martyr. […] Le membre de la Knesset, le parlement israélien, Yossi Beilin a dit: “Les membres du Hezbollah ne font pas que rendre dingue notre armée, mais ils rendent tout Israël fou. Tout le monde est concerné par ce problème.
  • Montée sans précédent d’une ferveur patriotique dans toute la région, l’avènement de l’Intifada palestinienne et la restauration de l’espoir envers une libération compréhensive
  • La mise en évidence du soldat israélien se cachant dans ses machines militaires pour se protéger et ayant peur de la confrontation militaire directe.

Le martyre seul ne peut pas donner la victoire totale et renverser l’équilibre des choses et tous les autres moyens possibles doivent aussi être employés dans un conflit. Mais les opérations des martyrs comblent un vide signifiant en ce qui concerne le déséquilibre des forces en présence. Tenter de battre un ennemi avec le moins d’effusion de sang possible est un devoir.

[…]

Troisièmement: la juridiction du juriste-théologien (al-Wali al-Faqih)

[…] Note de R71: Ce segment est très important pour comprendre le fonctionnement du parti.

L’inter-relation caractéristique des verdicts de l’Islam place l’individu au centre de toute responsabilité, à laquelle il se doit de répondre au mieux de ses capacités en accord avec la situation. Si une distinction entre les gens doit être appliquée, elle ne peut l’être qu’en réponse à des différences de capacité, de situation, ou des circonstances objectives entourant les individus.

Le gardiennage du juriste-théologien est impératif pour la préservation et la mise en application de l’Islam. Il n’est pas possible de réaliser le large projet de l’Islam au travers des initiatives individuelles ou de programmes détachés. Il y a un besoin pour une voie bien tracée qui rassemble la nation. Avec le gardiennage et la tutelle le juriste-théologien parvient à ces fins.

L’autorité du juriste-théologien représente ainsi une continuation de celle du Prophète et des Imams infaillibles (QLPSAE) aussi loin que son rôle soit concerné. Ceci ne veut en aucun cas dire qu’il y a une ressemblance personnelle entre le juriste-théologien et le Prophète ou quelque infaillible imam que ce soit, ni une similarité dans le statut d’élu de dieu. Plutôt, le juriste-théologien est le second de l’Imam, celui qui conduit la doctrine et les fonctions de jurisprudence de l’Imam comme cela est nécessaire.

L’autorité du juriste-théologien

Le degré d’autorité qui lui est alloué est certainement important car il est responsable de mettre en application la jurisprudence islamique, de garder la structure islamique, de prendre des décisions politiques d’un poids considérable et de porter l’intérêt général de la nation. Il a l’autorité de décider de la guerre et de la paix, il rend des compte à tout le monde. Il est aussi le tuteur de la richesse de la nation collectée par le zakat et le khoum [NdT: tout musulman doit payer 1/5 soient 20% de ses revenus annuels qui sont redistribués aux nécessiteux ou selon les circonstances sur avis du dirigeant] et autres sources. Il établit les lignes de conduite pour tout état islamique dès sa création, le dirigeant vers l’obédience au moyen de la jurisprudence et à la préservation des intérêts constituants en accord avec l’Islam.

[…]

Depuis les jours des Imams infaillibles (QLPSAE), il n’y a eu aucune stature similaire en tant que figure religieuse que celle de l’imam Kohmeini. Il est parvenu à une telle stature par son mérite, sa compétence juridique et politique et la haute qualité de ses qualifications requises. Le simple fait d’assumer les rôles de Commandant des fidèles, de Caliphe ou de juriste-théologien ne qualifie pas nécessairement la personne pour cela, car le tuteur de la loi islamique n’est pas celui qui l’exécute comme il pense être le mieux, mais plutôt celui qui possède la connaissance adéquate et le charisme pour ce faire.

La relation du parti [Hezbollah] avec le juriste-théologien

La terre native du juriste-théologien n’a pas de relation avec son leadership. La même chose est vraie en ce qui concerne l’autorité spirituelle et l’amplitude géographique d’une telle autorité. Il peut être iranien ou irakien, libanais ou koweïtien ou de quelqu’autre nationalité que ce soit. Sa nationalité n’est en rien liée à ses qualifications, car il porte le fardeau de l’Islam et travaille pour cette religion qui a de la compassion pour tous les êtres. “Nous t’avons envoyé pour rien d’autre que la compassion envers toutes les créatures” (Sourate 21, al-Anhiya, verset 107). Les limites de l’autorité sont définies par la réponse de ces individus responsables.

En tant que gardiens des musulmans, l’imam Khomeini gouvernait l’état islamique en Iran, il en était le guide, le leader ainsi que le superviseur du système islamique mis en place sur ce territoire, mais il définissait les commandements de politique générale pour tous les musulmans, où qu’ils vivent dans le contexte de la préservation des ressources des états musulmans, de l’animosité envers l’hégémonie, de la protection de l’indépendance contre toute domination et subjugation, du travail vers l’unité spécifiquement dans le domaine des affaires courantes, de la confrontation avec le cancer coercitivement implanté en Palestine et représenté par l’entité sioniste d’Israël, du refus de toute forme d’oppression, de l’attention portée aux plus démunis et réprimés et du renforcement de la pratique de la responsabilité conjointe parmi le peuple. Son successeur l’imam Ali Khamenei assume le même rôle et la même autorité.

[…]

Ainsi, lorsque le Hezbollah bénéficie du soutien de la République Islamique d’Iran (RII), tout comme la république de Liban en bénéficierait, ceci est en harmonie avec la conviction de l’Iran que le chemin du Hezbollah est vertueux, juste dans le djihad et la résistance étant bien compris le droit du Liban de récupérer des terres perdues, ce qui est également un droit du peuple palestinien. Ceci est aussi en harmonie avec la conviction du Hezbollah du chemin vertueux emprunté par la RII dans son approche et sa pratique, dans les changements qu’elle apporte à la carte de la région au travers de son indépendance de toute subordination à l’occident et à l’adoption d’une vision islamique prometteuse. L’engagement de l’Iran envers les commandements du juriste-théologien a facilité l’identification d’un terrain commun avec la vision du Hezbollah en ce qui concerne les objectifs de libération et d’avenir pour la région. Il n’y a absolument aucune connexion entre l’administration interne de l’Iran et l’administration du Hezbollah. Elles sont deux affaires complètement séparées, chacune ayant ses propres caractéristiques, particularités et corps administratifs malgré l’engagement des deux parties envers les commandements et directions du juriste-théologien, qui est la tuteur de toute la nation de l’Islam et dont le pouvoir de commandement n’est pas confiné à quelque cercle interne.

L’engagement du parti envers l’Islam se traduit comme une obligation pour tout ce qui est commandé et interdit par Dieu. Le parti a donc juré de ne jamais dévier des instructions divines. Pour ces raisons, l’engagement envers une instruction doctrinale ou une opinion n’est pas considéré comme étant un point de vue ouvert à négociation ou changement.

Quoi qu’il en soit, lorsqu’un problème tombe dans le cercle des choix permis, une ré-évaluation et un changement d’opinion deviennent des choses possibles fondée sur une preuve, l’intérêt général ou toutes autres considérations valides et importantes. L’occupation [d’un territoire] est donc considérée comme un pêché et ceci représente un verdict juridique qui est irréversible et ce quelque soit les conditions. Néanmoins, le mode de confrontation à adopter entre dans le domaine du choix, qui à son tour est une fonction des circonstances.

A suivre…

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Les Yankees refusent l’élimination de Daesh…

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… qui est leur création ne l’oublions jamais. Le savant fou qui refuse de détruire sa créature, n’est-ce pas un grand classique ?…
~ Résistance 71 ~

 

Le leader du Hezbollah affirme que les Etats-Unis aident Daesh et refusent que le groupe terroriste soit éliminé

 

Press TV

 

8 octobre 2017

 

url de l’article original: 

http://www.presstv.com/Detail/2017/10/08/537890/Washington-offering-generous-support-to-Daesh-terrorists-Nasrallah

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le SG du Hezbollah Hassan Nasrallah dit que les Etats-Unis ne veulent pas que le groupe terroriste takfiri Daesh soit détruit et fournissent une assistance aux terroristes via leurs bases militaires en Syrie.

Nasrallah a fait cette remarque alors qu’il faisait un discours lors d’une cérémonie se tenant à al-Aïn dans le nord de la région de la Bekaa, pour comémorer la mémoire de deux martyrs du mouvement de la résistance.

La cérémonie s’est tenue après la mort au combat du commandant du Hezbollah Ali al-Hadi al-Asheq et du combattant Mohammad Nasserdine, avec cinq autres combattants alors que ceux-ci se battaient contre les terroristes de Daesh la semaine dernière.

“Seuls les Etats-Unis ne veulent pas que Daesh soit totalement annihilé,” a dit Nasrallah dans son discours.

Le leader du Hezbollah a ajouté que les Etats-Unis aidaient Daesh au moyen de leurs bases de la ville syrienne de Raqqa et aussi depuis une base à la frontière syro-jordanienne où les terroristes de Daesh sont en fait entraînés.

L’armée de l’air américaine ne permet pas à l’armée syrienne et aux groupes de la résistance d’avancer vers les positions occupées par Daesh,” a t’il ajouté.

Insistant sur le besoin de continuer le combat contre le groupe takfiri terroriste malgré les efforts de préservation déployés par les Etats-Unis, Nasrallah a dit “si nous ne continuons pas la guerre contre Daesh, le groupe va se reformer et attaquer de nouveau ainsi que recommencer sa campagne de terreur et de massacres.”

Nasrallah a insisté sur le fait que Daesh retournerait dans toutes les zones qu’il a perdu si on arrêtait le combat contre le groupe ; le groupe takfiri est une tumeur cancéreuse qui doit être déracinée. Nasrallah a dit que les Etats-Unis ne voulaient pas que l’armée libanaise combatte Daesh dans ces zones et pour parvenir à ce résultat, ils ont même arrêté toute aide envers l’armée libanaise depuis un certain temps.

Il a ajouté que le groupe wahhabite de Daesh n’était présent que dans de petites portions de l’Irak et de la Syrie mais que le groupe doit être totalement annihilé, faute de quoi, il continuera à terme, de menacer et l’Irak et la Syrie.

Il a noté que la stratégie principale suivie par Daesh était de prolonger son existence de façon à ce qu’il puisse lancer de nouvelles batailles pour reconquérir les villages et les villes perdues récemment.

Ailleurs dans son discours, Nasrallah a noté que le MO faisait face à un nouveau schéma de division aux mains des Etats-Unis et de l’Arabie Saoudite, plan qui était destiné à nuire à l’Iran. Il a déclaré que Washington et Tel Aviv ont continué de mentir au sujet du programme nucléaire de l’Iran, car ils étaient furieux et vexés par l’influence de la République Islamique dans la région.

Le leader du Hezbollah a dit que le problème majeur entre les Etats-Unis et l’Iran était le fait que la RI a fait en sorte que l’Arabie échoue dans son plan régional.

Il a ajouté que la politique de Ryad finira par échouer en Syrie malgré le fait que les autorités saoudiennes envoyaient de larges sommes d’argent et des munitions aux terroristes takfiris sur place.

Nasrallah a ensuite insisté sur le fait que le Hezbollah était un mouvement de résistance très populaire qui bénéficiait d’un grand soutien à la fois au Liban et en dehors, à travers toute la région moyen-orientale, notant au passage que la politique de sanctions des Etats-Unis échouerait dans sa volonté de faire changer les positions du groupe.

Guerre impérialiste au MO: Le Hezbollah et l’armée libanaise torchent les mercenaires takfiristes de l’empire à la frontière syro-libanaise…

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“La résistance a émergé en tant que réaction à l’occupation israélienne, qui a commencé en Palestine et s’est étendue aux autres régions arabes. Ainsi donc, aussi longtemps que durera l’occupation israélienne, la résistance persistera, car la résistance émane d’une croyance fondamentale en l’élimination de l’occupation et ne représente pas une condition temporaire ni aléatoire…” 

“Les Etats-Unis sont capables de semer ruine et destruction sur la région, de l’extorquer de ses ressources et d’attaquer ses régimes politiques, partis et peuples. Mais ceci n’est que le pouvoir d’un occupant, d’un colonisateur et non pas une source fiable et viable de pouvoir. D’un autre côté, notre capacité d’intégrer un potentiel et de résister est permanente et exponentielle. Notre droit légitime [de résister] est en soi une source de pouvoir et notre logique est sûre. Nous sommes bien résolus à garder le cap.”

~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

La bataille contre le Front Al-Nosra à la frontière syro-libanaise est à 85% terminée d’après le Hezbollah

 

Press TV

 

25 juillet 2017

 

Source: http://www.presstv.ir/Detail/2017/07/25/529641/Lebanon-Hezbollah-fighters-Syria-border-Arsal-Jabhat-Fatah-alSham-militants

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mise à jour du 26 juillet: Hassan Nasrallah a confirmé dans une intervention télévisée que toute l’opération militaire vidant à éliminer les terroristes d’Al-Nosra de la région frontalière d’Arsal, fut une initiative du Hezbollah, impliquant également l’armée libanaise et qu’aucunes autres forces militaires ne sont intervenues dans cette opération.

Comme dirait Fabius… Le Hezbollah fait du bon boulot sur le terrain ! 

= = =

La résistance libanaise du Hezbollah dit que sa bataille pour éliminer les membres du mouvement takfiriste soutenu par des puissances étrangères Jabhat Fatah al-Sham, ex-Front Al-Nosra (NdT: ceux-là même dont le ministre français des AE Fabius sous le régime Hollande disait qu’ils “faisaient du bon boulot sur le terrain”… Al-Nosra ou Al CIAda en Syrie, création à 100% de l’empire, financé par l’Arabie Saoudite et le Qatar et aidé logistiquement par l’OTAN et Israël..) à la frontière syro-libanaise est à 85% terminée et qu’il continue sa campagne afin de réduire les dernières poches terroristes sur la frontière.

Le bureau des médias du Hezbollah a annoncé dans une déclaration mardi que les combattants de la résistance ont regagné le contrôle sur les plaines de Komali et de Hamoudi, Baidar et Shoabat al-Nihla sur les extérieurs de la ville frontalière d’Arsal, située à 124 km au nord-est de la capitale libanaise, ce mardi.

La chaîne de télévision libanaise de langue arabe Al-Manar a diffusé une vidéo montrant la cache du gouverneur auto-proclamé du Fatah al-Sham dans la région stratégique d’al-Qalamoun dans le Wadi al-Kheil.

La correspondante de Press TV à Arsal a aussi dit que des unités de l’artillerie du Hezbollah ont pilonné les positions terroristes de la zone depuis mardi matin alors que les extrémistes du Fatah al-Sham sont en déroute complète et se sauvent pour protéger leurs vies.

Elle a ajouté que l’opération a infligé de très lourdes pertes dans les rangs des takfiristes, notant que des combattants du Hezbollah ont hissé les drapeaux libanais et du Hezbollah dans les zones où ils ont délogé les terroristes du Fatah al-Sham.

Le journal de langue arabe al-Joumhouria (La République) a cité une source anonyme de la sécurité, rapportant lundi que l’armée libanaise avait adopté des mesures de sécurité préventives le long d’Arsal après qu’il fut suggéré que les militants puissent enlever des personnels militaire libanais pour les prendre en otages.

Le Hezbollah a lancé une vaste offensive vendredi dernier pour dégager les deux côtés de la frontière libano-syrienne des “terroristes armés”.

En août 2014, Jabhat Fatah al-Sham et les groupes terroriste takfiristes de Daesh ont pris possession de la ville orientale libanaise d’Arsal, tuant dans le processus de nombreux soldats libanais. Ils ont pris 30 d’entre eux en otage, la plupart ont été depuis relâchés.

Depuis lors, le Hezbollah et l’armée libanaise ont défendu la frontière nord-est du pays contre des groupes terroristes djihadistes soutenus par l’étranger depuis la Syrie voisine.

Les combattants du Hezbollah ont repoussé plusieurs attaques de Daesh au Liban même. Ils ont aussi fourni une assistance aux forces armées syriennes pour contrer les efforts des militants takfiristes commandités depuis l’étranger.

Le mouvement de résistance a accusé Israël de soutenir les terroristes takfiristes opérant au Moyen-Orient. Israël qui continue d’occuper les fermes libanaises de Che’eba et les plateaux syriens du Golan, est largement rapporté offrir une aide médicale aux terroristes takfiristes blessés en Syrie. En décembre 2015, le quotidien britannique “The Daily Mail” a dit qu’Israël avait sauvé la vie de plus de 2000 terroristes takfiristes depuis 2013.

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Israël et l’Arabie Saoudite ont infiltré des équipes d’assassins au Liban pour se débarrasser du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 mai 2017 by Résistance 71

Top priorité: des équipes israéliennes sont infiltrées au Liban pour y assassiner Hassan Nasrallah le chef spirituel du Hezbollah

Le signal de transfert d’info a été intercepté par une puissance mondiale importante et directement passé à VT pour diffusion à 3H08 fuseau Est…

Gordon Duff

19 mai 2017

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/05/19/breaking-israeli-teams-in-lebanon-to-murder-nasrallah-spiritual-head-of-hezbollah/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des interceptions de signaux de transmission en provenance de sections d’assassins saoudo-israéliennes font état de leur mouvement vers le Liban. Leur cible est Hassan Nastallah, le leader du parti politique libanais du Hezbollah.

Le Hezbollah a en ce moment environ 20 000 combattants en Syrie soutenant la guerre contre l’EIIL et Al Qaïda soutenus par les Etats-Unis.

Ces derniers mois, des échanges de menaces se sont déroulés entre Nasrallah et le ministre de la défense likoudiste (extrême-droite) israélien Avigdor Liberman. Les plans d’invasion du Liban cette année par Israël ont été perturbés lorsque Nasrallah a informé Liberman que le Hezbollah, utilisant des systèmes de missiles iraniens ultra-performants, était prêt à frapper et à détruire des infrastructures militaires clef en Israël incluant, mais ne se limitant pas aux, les facilités nucléaires et de guerre chimique d’Israël.

Plus d’information à venir…

 

Résistance politique et militaire au colonialisme impérialiste: Israël avoue être impuissant face au développement du Hezbollah

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 8 janvier 2017 by Résistance 71

« Ainsi le projet sioniste fut formé avec un point de focalisation sur le fanatisme religieux et le préjudice sémitique, utilisant les pires méthodes pour parachever les objectifs du projet… L’entité sioniste a ainsi continué son expansion coloniale, son occupation et ses affirmations de légitimité comme la fondation de base disant que le mouvement raciste sioniste est expansion, objectif soutenu par des fondations religieuses tirées de la bible (torah).. »
~ Naïm Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Quels préparatifs manquent à Israël face au Hezbollah ?

 

Al Manar & Al Akhbar

 

7 janvier 2017

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/181007

 

L’Entité sioniste est de plus en plus convaincue de son incapacité à réaliser une victoire décisive face au Hezbollah, et à protéger ses villes stratégiques devant le développement des potentiels et des tactiques de la résistance libanaise.

Ces constats figurent dans plusieurs rapports israéliens. Mais des interrogations se posent sur leur véracité, surtout que l’Entité israélienne est une puissance  régionale sur le plan militaire et technologique, soutenue par une puissance mondiale, les Etats-Unis, à tous les niveaux: économique, militaire, technologique, politique et diplomatique.

Abstention israélienne de lancer une guerre

Il ne s’agit pas de simples rapports de presse, ni d’estimations des experts militaires, mais de déclarations officielles faites entre autre par le contrôleur de l’Etat. Celui-ci a averti que le front interne n’est pas encore disposé à faire face aux missiles du Hezbollah.

Sur le plan pratique, les dirigeants sionistes affirment depuis dix ans qu’ils poursuivent les préparatifs pour optimiser les potentiels offensifs et défensifs, dans le but de s’apprêter à une confrontation globale avec le Hezbollah. Cet état de fait se traduit par l’abstention israélienne au long des dernières années de lancer une nouvelle guerre contre le Liban.

En effet, les résultats de la guerre de juillet 2006 contre le Liban ont créé le choc auprès des deux institutions politique et militaire israélienne. Et malgré les préparatifs permanents annoncés, le contrôleur de l’Etat a critiqué fermement l’inaptitude du front interne à affronter une guerre globale.
 Cependant, l’Entité sioniste était, et demeure aujourd’hui, complètement prête à mener des guerres d’envergure et destructrice contre le Liban ou contre tout autre pays.

Réaliser l’objectif escompté

Mais des questions se posent dans ce contexte: Israël est-il capable de réaliser l’objectif escompté dans une confrontation militaire? De quelle capacité israélienne parle-t-on? Et de quel objectif? S’agit-il d’une simple dissuasion, ou d’une victoire décisive, ou de la volonté de détruire les capacités du Hezbollah?

Donc, il ne s’agit pas seulement pour l’Entité sioniste de développer les capacités militaires offensives de son armée,  mais aussi d’avoir les atouts de force nécessaires pour protéger le front interne, après que le Hezbollah a entrainé ce dernier dans l’équation. Ce qui a largement affecté les choix ultérieurs de l’ennemi.
 Cette doctrine ne se serait pas élaborée chez les décideurs politiques et militaires israéliens, s’ils avaient trouvé les moyens nécessaires pour mettre un terme à la capacité du Hezbollah de frapper au cœur du front interne stratégique israélien.

L’armée en 2016 répond aux capacités du Hezbollah de 2006!

Autrement dit, il semble que la direction israélienne ait admis ces dernières années que l’armée ne possède pas la solution adéquate à la menace du Hezbollah d’ébranler la sécurité nationale israélienne.

Partant de là, les déclarations officielles sur l’impuissance du front interne face à une guerre globale impliquent que l’Entité sioniste ne possède pas les moyens d’interception des missiles du Hezbollah.
 De plus, les propos de responsables sionistes reflètent le manque de confiance quant à la capacité de priver le Hezbollah de sa force stratégique.

Probablement, l’armée ennemie, qui continue de développer ses capacités militaires à la base des résultats de la guerre de 2006, aurait pu acquérir les moyens de riposte aux capacités du Hezbollah du 2006. Mais les dirigeants israéliens répètent souvent que leur inaptitude à se lancer dans une guerre globale est due aux efforts permanents du Hezbollah de développer ses potentiels.

Pas de victoire décisive

Parallèlement, il importe de noter que l’impuissance israélienne face au Hezbollah démontre son incapacité de réaliser des objectifs bien déterminés. Alors qu’Israël possède une force destructrice énorme, il admet qu’il ne peut pas réaliser une victoire décisive.

Toutefois, il faut admettre que l’absence de tels atouts de force ne signifie pas qu’une confrontation globale est hors question. Les responsables du Hezbollah prennent en compte que l’ennemi peut faire des calculs erronés et s’aventurer dans une guerre d’envergure.

Quoi qu’il en soit, les constats des décideurs politiques et sécuritaires israéliens sur le manque de force face au Hezbollah a assuré au Liban dans la dernière décennie une protection et une force de dissuasion, et a consacré des équations régionales ayant des effets politiques et dissuasifs.

Traduit du site al-Akhbar