Archives de israël apartheid terrorisme d’état

Crime et colonialisme: Le pouvoir israélien demande la grâce présidentielle pour son bidasse exécuteur d’un escadron de la mort condamné…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 9 janvier 2017 by Résistance 71

Le criminel Azaria met à nu” la banalité du mal”(*) dans le colonialisme israélien

 

Neve Gordon

 

6 janvier 2017

 

url de l’article en français:

http://chroniquepalestine.com/criminel-azaria-banalite-mal-colonialisme-israelien/

 

(*) cf Hannah Arendt

 

Elor Azaria n’est pas une pomme pourrie. Son assassinat d’un Palestinien expose la normalisation du projet colonial israélien.

Ce n’est pas une coïncidence si le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu – suivi ensuite d’une foule de ministres et de membres de la Knesset – a demandé une grâce présidentielle pour le soldat israélien Elor Azaria.

Azaria a été reconnu coupable d’homicide involontaire après avoir visé et tué de sang-froid Yusri al-Sharif, alors que celui-ci était étendu blessé au sol.

Cette mobilisation exceptionnelle pour blanchir Azaria de son crime – mobilisation qui traverse les lignes partisanes et inclut les députés du Parti travailliste – ne devrait en aucun cas nous surprendre, car la grâce présidentielle exigée ne consiste pas vraiment à absoudre un meurtrier en particulier mais plutôt à défendre 50 ans d’occupation.

Consciemment ou non, chaque officiel du gouvernement qui demande une telle absolution comprend qu’Azaria n’est en aucune façon une aberration du projet colonial israélien, mais plutôt un clair symptôme de sa structure même.

Ceux qui ont assisté au meurtre on un comportement des plus révélateurs

Les spectateurs témoignent de l’effet de ce système. La vidéo publiée par l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem nous montre d’abord Al Sharif étendu sur le sol, blessé, alors que des dizaines de soldats et de colons se tenaient près de lui en train de bavarder, de parler au téléphone et de prendre des photos.

Plusieurs médecins sont sur les lieux, mais ils ne tiennent aucun compte du blessé palestinien. En effet, l’un de ces médecins est le tueur.

Après le meurtre, aucun des spectateurs ne semble surpris. Personne ne s’en prend à Azaria et l’éloigne de la scène, personne ne court vers al-Sharif pour voir s’il peut être maintenu en vie. Bien au contraire, les spectateurs continuent simplement de discuter entre eux.

La nonchalance quotidienne de ceux qui se tiennent à quelques mètres d’un crime en train d’être commis peut certainement être comprise comme une manifestation de ce que Hannah Arendt a appelé la « banalité du mal ».

Pourtant, elle révèle aussi profondément quelque chose de crucial sur la structure du projet colonial d’Israël.

La brigade Kfir

Azaria est un soldat de la brigade Kfir. Cette brigade, comme l’a récemment révélé John Brown, a été responsable de la mort de nombreux Palestiniens, dont Mustafa Tamimi qui a été abattu à la tête avec une cartouche de gaz lacrymogène à longue portée lors d’une manifestation hebdomadaire dans son village de Nabi Saleh.

Le soldat qui a tué Tamimi en 2011 était assis dans une jeep militaire à cinq mètres de Tamimi quand il l’a pris pour cible et a tiré sur lui.

Il y a deux mois, quatre autres soldats de la même brigade ont été inculpés pour électrocution d’un Palestinien. Il est apparu qu’ils avaient pris des photos de lui alors qu’il les suppliait de le laisser la vie. Deux autres soldats ont été inculpés d’avoir torturé des enfants palestiniens, propulsant au visage de l’un d’entre eux de l’air brûlant avec un sèche-cheveux.

John Brown cite encore une confession faite par un soldat de la même brigade:

« Nous allions faire une patrouille, et si nous voyions même un enfant nous regarder d’une manière pas avenante, il recevrait immédiatement une gifle. Lors d’une de ces patrouilles, certains nous ont jeté des pierres. Nous avons attrapé un des enfants qui avaient vu le lanceur, et nous l’avons tabassé jusqu’à ce qu’il nous livre le nom du lanceur … Nous l’avons alors tiré [le lanceur de pierre de 14 ans] de son lit en dehors de sa maison. Nous avons alors enfoncé les canons de nos fusils dans sa bouche en lui disant : ‘Tu veux mourir ici ? Choisis un endroit où tu veux être enterré’. »

Azaria n’est pas « une pomme pourrie »

Azaria, en d’autres termes, n’est pas une pomme pourrie. Au contraire, ses actions doivent être comprises comme faisant partie intégrante de la structure plus vaste qui constitue et forme le projet colonial d’Israël.

Azaria n’a simplement pas eu de chance parce qu’il a été filmé alors qu’il assassinait un Palestinien.

En fait, une grande partie du public israélien se rend compte de cela et ne ne considère en rien Azaria comme un hors-la-loi, ce qui contribue à expliquer le soutien général dont ce criminel bénéficie.

Ainsi, ce serait une grave erreur d’en conclure, comme l’a fait la presse israélienne, que les hommes politique se contentent de plaire à la masse. Netanyahou reconnaît qu’Azaria est un rouage dans la machine, comme le ministre de la Défense Avigdor Lieberman, et c’est pour cette raison qu’ils demandent au président de lui pardonner.

Ils savent également que si Azaria est condamné à vingt ans de prison, la structure qui produit les individus comme Azaria et autorise et encourage la violence quotidienne pour soutenir l’effort colonial d’Israël pourrait bien être contestée de l’intérieur.

Mais il est également crucial de ne pas perdre de vue ce qu’ils soutiennent consciemment. Pour Azaria et pour ceux qui se tenaient près de lui dans les rues d’Hébron, ainsi que pour tous ses partisans – citoyens et hommes politiques – les Palestiniens comme Yusri al-Sharif ne sont jamais des victimes ou des êtres humains : ce sont des proies.

Les Palestiniens peuvent seulement être légitimement pris pour cible, mais les tuer n’est jamais un crime et le plus souvent, ce n’est même pas considéré comme un délit.

* Neve Gordon est un politologue et historien israélien, il est l’auteur de Israel’s Occupation, et de The Human Right to Dominate (co-écrit avec Nicola Perugini).

Résistance au colonialisme: Janus, Trump, Israël et conseil de sécurité de l’ONU…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 6 janvier 2017 by Résistance 71

Janus, dans la mythologie romaine, dieu aux deux visages, dieu des commencements et des fins, un visage vers le passé, l’autre vers l’avenir…

~Résistance 71 ~

 

Sionistes antisémites

Uri Avnery & Gush Shalom*

31 décembre 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/01/01/avnery-the-unsc-resolution/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

(*) Uri Avnery est écrivain, journaliste israélien et le fondateur du mouvement pour la paix “Gush Shalom”, 94 ans, juif allemand émigré en Palestine en 1933, ancien de l’Irgoun, ancien député de la gauche israélienne à la Knesset, anti-sioniste.

Ce qui m’a particulièrement touché fut les applaudissements. Ils étaient là, assis autour de la table (du Conseil de Sécurité de l’ONU), les représentants du monde entier, applaudissant leur propre boulot, la résolution qu’ils venaient juste d’adopter unanimement.

Le CS de l’ONU, comme la Knesset, n’est pas habitué aux applaudissements ou à toute autre manifestation spontanée et pourtant ils frappèrent dans leurs mains comme des enfants qui venaient de recevoir leurs cadeaux de Noël. C’était en fait la veille de Noël et le 1er jour d’Hanoukah, une coïncidence qui se produit une fois par décennies dans la mesure où les chrétiens utilisent un calendrier solaire et les juifs un calendrier lunaire modifié.

Les délégués étaient joyeux au point du délire. Ils venaient juste de faire quelque chose qui leur échappait depuis bien des années: condamner la violation ouverte de la loi internationale par le gouvernement d’Israël.

Des présidents consécutifs des Etats-Unis ont utilisé leur pouvoir anachronique de veto pour empêcher l’ONU de faire son devoir. Maintenant, le président Barack Obama, à la toute fin de sa présidence, osa défier le gouvernement de Benjamin Netanyahou, une personne qu’il déteste du plus profond de son cœur.

Ainsi donc, après des années de frustration, le corps le plus élevé de la réglementation internationale a pu adopter une résolution sur Israël en accord avec ses convictions profondes. Pas étonnant qu’ils se comportèrent comme des gamins quittant l’école pour les grandes vacances. Des vacances qui hélas pourraient bien être de très courte durée.

A l’analyse, cette joie était sans doute exagérée. La résolution n’avait pratiquement aucune signification. Elle n’avait pas de pouvoir puisque non contraignante. Netanyahou aurait pu utiliser le vieil adage oriental et dire: “les chiens aboient et la caravane passe” ; mais la réaction immédiate de Netanyahou fut bien différente. Il a agi comme un animal blessé: pétant les plombs, gesticulant, mordant tout ce qui passait à sa portée.

Certaines de ses réactions frisèrent le ridicule. Il aurait pu minimiser la résolution, la moquer, comme tant de leaders israéliens l’ont fait auparavant. Au lieu de cela, il a rappelé ses ambassadeurs du Sénégal et de Nouvelle-Zélande (traditionnellement des nations amies dociles), annula des visites de personnalités étrangères, appela les ambassadeurs étrangers pour un remontage de bretelles le jour de Noël, insulta et calomnia le président Obama.

C’était bien évidememnt une chose stupide à faire. Le président américain a toujours 21 jours de mandat à effectuer, 21 longs jours qui pourraient faire bien du mal à Netanyahou. Il pourrait par exemple, permettre le vote d’une résolution irrévocable de l’ONU reconnaissant l’état de Palestine comme menbre de plein droit de l’ONU. En ce moment, tous les hauts-fonctionnaires israéliens sont en panique totale en anticipation d’une telle chose.

Si Netanyahou avait lu Machiavel, il saurait qu’on ne défie pas un lion, à moins d’être capable de le tuer. Spécifiquement pourrais-je ajouter, un lion que vous avez insulté et blessé plusieurs fois auparavant. Même les lions parfois se fâchent. Mais l’attitude de Netanyahou n’est peut-être pas si stupide qu’il y paraît. En fait, elle pourrait même être maligne, tout dépend de son objectif.

Comme stratégie diplomatique, c’est absolument désastreux. Mais comme stratégie électorale, c’est intéressant. Voilà le grand héro, le nouveau roi David, combattant pour son peuple, faisant face à la terre entière. Y a t’il quelqu’un en Israël qui pourrait se comparer à lui ?

Dans les vieux mauvais jours de l’ère Golda Meir, un des orchestres militaires israéliens chanta une chanson joyeuse qui commençait avec ces mots: “Le monde entier est contre nous/Mais on en a rien à foutre…” l’orchestre dansait aussi sur la musique.

Pour une raison inconnue, les juifs sont satisfaits de la condamnation du monde entier. Cela ne fait qu’affirmer ce que nous savons depuis bien longtemps: que les nations du monde nous détestent. Cela montre à quel point nous sommes spéciaux et supérieurs. Cela n’a bien entendu rien à voir avec notre attitude, non, non, ce n’est juste que pur anti-sémitisme.

Netanyahou est parti pour faire plus fort que Golda (Meir). La vieille bonne femme maintenant le comtemple du ciel (ou de l’enfer ?) avec envie.

Le Sionisme était supposé libérer Israël de ces vieux complexes juifs. Nous étions supposés devenir une nation normale, des Israéliens au lieu de juifs “exilés”, admirés par les autres nations. Il semblerait qu’on n’ait pas réussi la manip’.

Mais il y a un grand espoir, un espoir géant en fait qui s’appelle Donald Trump.

Il a déjà twitté qu’après son intronisation au pouvoir, tout allait changer en ce qui concerne l’ONU. Vraiment ? Y a t’il quelqu’un, lui inclus, qui sait vraiment ce qu’i a en tête ? Netanyahou peut-il en être si certain ?

C’est vrai, il a envoyé un juif américain enragé ultra-méga sioniste comme ambassadeur à Tel Aviv (ou à Jérusalem on verra) ; un type tellement à droite qu’il fait passer Netanyahou pour un gauchiste.

Mais dans le même temps Trump a nommé comme son assistant le plus proche un suprémaciste blanc radical possédant tout le pédigré antisémite. Peut-être, comme le croient certains, cela dépendra de l’humeur de Trump. Qui sait de quelle humeur sera t’il le jour du premier vote important à l’ONU sur Israël ? Sera-ce Trump le sioniste ou Trump l’antisémite ?…

En fait, çà pourrait bien être les deux, pas de problème vraiment. Le but avoué du sionisme est de rassembler tous les juifs du monde dans un état juif. Le but avoué de tous les antisémites est de virer tous les juifs de leurs pays. Les deux côtés veulent la même chose !! Pas de conflit là-dessus.

Theodor Hertzl, le père fondateur du sionisme (moderne), a reconnu cela depuis le départ. Il alla en Russie tsariste, dont le gouvernement était profondément antisémite et offrit un accord: on vous retire les juifs de chez vous, mais vous nous aider à les convaincre de partir. C’était au bon vieux temps des pogroms meurtriers. Mais les nuifs qui s’enfuirent de Russie allèrent en masse aux Etats-Unis, très peu d’entre eux s’en allèrent en Palestine sous contrôle ottoman (turc).

Ceci ne fut pas un chapitre unique de cette histoire. Au travers de l’histoire sioniste, bien des tentatives ont été faites pour enlister les antisémites afin d’aider à la mise en place du projet sioniste.

Avant même que le mouvement sioniste ne naisse. Les évangélistes américains et britanniques prêchèrent le rassemblement des juifs exilés sur la terre sainte. Ils furent peut-être une inspiration pour Hertzl. Mais quoi qu’il en soit, ce message de rédemption pour les juiifs avait une clause secrète.

Le retour des juifs en Palestine permettrait la seconde venue du christ. Mais alors, les juifs se convertiraient au christianisme. Ceux qui refuseraient seraient annihilés.

En 1939, lorsque le danger nazi devint évident, le leader extrémiste sionsite Vladimir (Ze’ev) Jabotinski appela pour une réunion de ses suiveurs en Pologne. Les leaders de l’armée secrète de l’Irgoun en Palestine furent de cette réunion. L’un d’entre eux était Abraham Stern, de son nom de guerre Ya’ir.

La réunion déboucha sur la décision d’approcher les commandants antisémites de l’armée polonaise et de leur offrir un accord: vous armez et entrainez la jeunesse juive polonaise et nous libérerons la Palestine et y transporterons les juifs polonais. Les officiers acquièscèrent et des camps d’entrainement furent établis en Pologne. La seconde guerre mondiale mit un terme à ce plan.

Avec la guerre, Jabotinski, ardent anglophile malgré tout, ordonna à l’Irgoun d’arrêter toutes actions et de coopérer avec les britanniques. Stern proposa une approche inverse. Son credo était: notre ennemi est la Grande-Bretagne. La guerre nous donne une grande opportunité de les mettre dehors. L’ennemi de notre ennemi est notre ami. Adolf Hitler est un antisémite, mais maintenant il est notre allié potentiel.

L’approche de Stern causa une scission de l’Irgoun. Un débat envenimé éclata dans toutes les cellules secrètes. J’y pris part alors que j’avais juste 16 ans. Etant un réfugié de l’allemagne nazie, je rejetais la thèse de Stern.

Stern créa alors son propre groupe, plus tard appelé Lehi, initiales hébreues de Combattants pour la Liberté d’Israël, aussi connu sous le vocable de “Gang de Stern”. Il envoya un émissaire à la Turquie neutre, où il fit délivrer une lettre adressée à “Mr. Hitler” à l’ambassadeur allemand en place, y offrant sa coopération. Hitler n’y répondit pas. C’était bien sûr avant l’holocauste.

Stern fut attrapé par les Britanniques et abattu “en tentant de s’échapper”. A la fin de la guerre et lorsque l’URSS devint l’ennemi de la GB et de l’occident, les héritiers de Stern approchèrent Staline et leui offrirent leur coopération. Staline, dont l’antisémistisme grandissait à cette époque, ignora l’offre.

Pendant la guerre, un des architectes de l’holocauste fut Adolf Eichmann, l’officier SS qui fut en charge de l’organisation du transport des juifs hongrois vers Auschwitz. A Budapest, il établit le contact avec un groupe de sionistes emmené par Israël Kastner, avec qui il passa un accord. Comme geste de bonne volontee, il lui permit d’envoyer plusieurs centaines de juifs en Suisse neutre.

Eichmann envoya un membre du groupe, Yoel Brand, à Istanboul, porteur d’une offre paraissant démente au leadership sioniste à Jérusalem: si les alliés fournissaient aux nazis 1000 camions, la déportation des juifs hongrois seraient arrêtée.

Contrairement aux instructions qu’il avait reçues, Brand passa la frontière en Syrie occupée par les Britanniques et y fut arrêté. La déportation des juifs hongrois, dix mille par jour, continua.

Quel était le but des nazis dans cette affaire bizarre ? Ma propre théorie est que Heinrich Himmler était déjà déterminé à détrôner Hitler et à faire la paix avec les alliés occidentaux. Eichmann servait son plan d’établir le contact avec les alliés. En tant qu’antisémite convaincu, Himmler était convaincu que les juifs contrôlent le monde.

Quelque temps après la guerre, en captivité en Israël, Eichmann écrivit ses mémoires. Il déclara qu’il croyait que les sionistes étaient l’élément “biologiquement positif” de la race juive. Mahmoud Abbas, soit dit en passant, a écrit sa thèse de doctorat à l’université de Moscou sur la coopération entre les nazis et les sionistes.

Les assistants de Trump peuvent-ils inclure dans le même temps des sionistes enragés et des antisémites tout aussi enragés ? Bien sûr que cela est possible !

Cette semaine, notre ministre de la défense de l’extrême droite Avigdor Lieberman, a condamné le plan français de réunir à Paris dans quelques jours, une conférence sur la paix israélo-palestinienne.

Le gouvernement israélien a peur que là, le ministre des AE américain John Kerry, n’y soumette son plan pratique détaillé pour un accord de paix, incluant l’établissement de l’état de Palestine. Ce plan serait adopté à la conférence, puis par le CS de l’ONU.

Ceci constituerait le coup de départ du président Obama. Pas de veto. Au fait, le plan de Kerry est presque identique à celui qu’un de mes amis et moi-même avions publié en 1957, il y a 59 ans et appelé “Le Manifeste Hébreu”.

En fureur totale, Lieberman a comparé cela avec l’affaire Dreyfus. Il y a quelques 120 ans, un capitaine juif de l’armée française fut condamné à tort pour espionnage au profit de l’Allemagne et fut envoyé au bagne de Cayenne sur l’île du diable. Il fut plus tard acquitté. La mythologie sioniste veut que Theodor Herzl, alors correspondant à Paris pour un journal autrichien, fut si secoué par cette affaire que cela lui inspira son idée sioniste.

La conférence de Paris à venir, a supputé Lieberman colériquement, est une nouvelle affaire Dreyfus, simplement cette fois-ci, il s’agit du peuple juif entier. Mais pas d’inquiétude à avoir: Donald Trump et ses sionistes antisémites vont tout remettre en ordre.

Colonialisme en Palestine: Quand l’état sioniste veut faire de Gaza une colonie pénitentiaire…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 19 mars 2016 by Résistance 71

Israël veut faire du ghetto de gaza sa colonie pénitientiaire

 

Gideon Levy

 

18 Mars 2016

 

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article15952

 

À une heure de route de Tel Aviv : un ghetto. Peut-être le plus grand ghetto au monde, avec une population d’environ deux millions de personnes. Selon les derniers chiffres de Gisha, centre juridique pour la liberté de circulation (une ONG israélienne), le chômage à Gaza atteint 43 % ; 70 % des habitants de Gaza ont besoin d’aide humanitaire ; 57 % vivent dans l’ombre de l’insécurité alimentaire.

Et puis il y a le rapport inquiétant de l’ONU datant d’août 2015 et intitulé « Gaza en 2020 : un lieu vivable ? ». D’ici là, les dommages causés aux infrastructures hydrauliques seront irréversibles et, déjà aujourd’hui, l’eau est imbuvable.

PNB par habitant : 1 161 euros, inférieur à celui d’il y a 25 ans, et peut-être le seul PNB au monde qui ne cesse de baisser. Il faudra 1 000 médecins et 2 000 infirmiers supplémentaires dans le système de santé qui est assiégé et qui s’effondre : d’où viendront-ils ?

De la faculté de santé al-Nuseirat ? Des élèves qui partent à l’étranger pour étudier à Harvard ? L’Égypte a resserré les restrictions de sortie et d’entrée à Rafah ; le monde ignore ses obligations envers Gaza, et Israël exploite les deux – l’intransigeance de l’Égypte et l’indifférence du monde – afin de poursuivre son siège de Gaza, en tandem avec le siège égyptien de Gaza dont Israël retire un encouragement et une légitimité.

Trois heures d’électricité par jour. Parfois six. Sous la pluie et dans le froid, ou sous la chaleur : hiver comme été. Ensuite, douze heures ou plus sans électricité, jusqu’au trois (ou six) prochaines heures. Tous les jours. Près de deux millions de personnes. Dont un million de réfugiés ou d’enfants de réfugiés, en conséquence directe ou indirecte des actions d’Israël.

Près d’un million d’enfants. Peu de gens peuvent imaginer cela. Peu d’Israéliens en ressentent une quelconque culpabilité. Peu d’Israéliens semblent s’en soucier le moins du monde. Le Hamas, vous savez.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a aujourd’hui une idée originale : dans cet endroit maudit, il veut bannir les familles des auteurs d’attaques au couteau ou à la voiture-bélier des derniers mois.

Désormais, toute fille ou tout garçon avec un couteau ou une paire de ciseaux ne sera plus seulement exécuté sur place, comme cela est arrivé dernièrement, que cela ait été nécessaire ou non ; à partir de maintenant, leurs familles seront punies elles-aussi. Elles payeront.

Netanyahou a déjà consulté son nouveau procureur général, Avichai Mandelblit, pour un avis officiel : si ce dernier le permet, c’est très bien du point de vue de Netanyahou. S’il refuse, Netanyahou peut toujours accuser encore une fois le système judiciaire israélien de l’empêcher de défendre les citoyens de la nation contre le terrorisme. Il gagne sur toute la ligne.

L’opinion publique israélienne soutient largement les idées folles de Netanyahou : la plupart des Israéliens soutiennent toutes les sanctions draconiennes qu’il invente contre les « terroristes » et leurs familles. La sanction collective est contraire au droit international ? Israël obtient un passe-droit. Israël n’accorde aucune considération au droit international, un instrument important et juste, mais, pour Israël, hors de propos.

En principe, une question revêt beaucoup plus d’importance que la démagogie de Netanyahou, alors qu’il a tenté par tous les moyens et à tout prix ces derniers mois de satisfaire l’extrême droite dans un climat d’intense ultranationalisme. Netanyahou sait que les services de sécurité d’Israël n’ont aucun moyen de contrer les attaques perpétrées par des loups solitaires dans cette dernière manifestation de la rébellion contre l’occupation.

Tsahal et le Shin Bet lui disent qu’en matière d’assaillants isolés, qui sont pour la plupart très jeunes, qu’aucune infrastructure logistique ou militaire ne soutient, et en l’absence d’implication d’un quelconque mouvement politique ou d’une quelconque organisation dans leurs attaques principalement spontanées et non planifiées, la grande et forte armée d’Israël n’a aucun moyen de réagir. Aucun moyen de renseignement pour prévenir ou contrecarrer ces attaques. Et les armes technologiques sophistiquées d’Israël n’aideront pas, ni son armée d’informateurs palestiniens, ni l’avion furtif américain ou les sous-marins allemands.

Aucune armée au monde n’a quoi que ce soit pour contrer l’adolescente avec des ciseaux et l’adolescent avec un couteau de cuisine qui se lèvent un matin et décident d’aller commettre une attaque. Il n’y a pas de solution militaire à près de 50 ans de désespoir. Mais Netanyahou doit toujours montrer qu’il « fait quelque chose », ce que veut le public israélien, et qu’il ne reste pas assis là à se lamenter des attaques quotidiennes ou quasi-quotidiennes, lesquelles ne montrent aucun signe quelconque de déclin ou de fin, alors même que la plupart d’entre elles aboutissent à la mort de leurs auteurs et à des pertes relativement faibles du côté israélien.

Donc, une fois de plus, dégainons cette riposte éculée consistant à raser les maisons des familles des auteurs d’attaques. Selon B’Tselem, Israël a déjà démoli ou scellé 31 de ces maisons depuis le début du mois d’octobre 2015. Parmi celles-ci, 14 étaient en fait les maisons des voisins, détruites en même temps que celles des familles des auteurs des attaques, mais encore une fois, tout le monde en Israël s’en moque.

Avec l’imprimatur du système judiciaire israélien, il existe une sanction collective pour tout. Certains, mais pas tous, experts en sécurité affirment que cela a un effet dissuasif sur les terroristes, mais tout au long des intifadas, cette assertion n’a jamais été prouvée. Au contraire, quiconque connaît l’atmosphère palestinienne sait que les démolitions de maisons ont en fait motivé un nombre croissant de jeunes à commettre des attaques, comme vengeance. Lorsque quelqu’un est prêt à payer de sa vie, quand son désespoir est si profond, penser à la démolition de la maison de sa famille ne le dissuadera pas.

Pendant ce temps, la rage intensifie seulement parmi les ruines des maisons détruites. Il y a quelques jours, je me suis rendu dans deux maisons détruites, appartenant aux familles des assaillants dans le village de Dura, au sud d’Hébron. Dix-neuf personnes sont devenues sans abri après la démolition des maisons des familles Harub et Masalma.

Flânant dans les ruines, Haqqi Harub (3 ans), frère cadet de Mohammed Harub, un Palestinien de 22 ans qui a tué deux Israéliens dans une fusillade à la jonction de Gush Etzion en Cisjordanie et a été arrêté par les forces israéliennes. « Je veux tuer un soldat juif », m’a dit l’enfant. Lorsque je lui ai demandé pourquoi, il m’a répondu : « Parce qu’ils ont détruit ma maison. » Haqqi, dont le nom en arabe signifie « c’est mon droit », n’oubliera jamais les ruines de sa maison. Il va grandir sur ce souvenir.

Aujourd’hui, Netanyahou veut être plus sévère avec les familles et les expulser à Gaza. Netanyahou ne sera pas le premier Premier ministre israélien à prendre cette mesure. Au cours de la première et deuxième Intifada, Israël a expulsé des activistes palestiniens en Jordanie, au Liban, à Gaza et dans d’autres pays. La plus grande expulsion s’est en fait déroulée sous le gouvernement de Yitzhak Rabin.

Le 17 décembre 1992, après l’enlèvement et l’assassinat d’un policier aux frontières israélien, Rabin a ordonné l’expulsion de pas moins de 415 militants du Hamas et du Jihad islamique au Liban. Le système judiciaire israélien n’a pas soutenu unanimement cette mesure extrême qu’il a jugée illégale, mais après un appel des expulsés, la Cour suprême l’a autorisée et les 415 militants ont été expulsés vers le Liban. Là, à Marj al-Zouhour, sur une montagne libanaise glacée et sous des températures inférieures à zéro, ont évolué les responsables du Hamas qui dirigent l’organisation à ce jour. Ainsi, non seulement problématique d’un point de vue juridique, l’expulsion n’a par ailleurs jamais fait ses preuves du point de vue des intérêts d’Israël. Il est très peu probable que cette mesure ait ne serait-ce qu’affaibli le terrorisme.

Cependant, Netanyahou veut franchir un pas de plus ou, disons plutôt, faire un autre pas en arrière. Nous ne parlons pas ici de terroristes, mais de leurs familles, qui ne sont pas elles-mêmes soupçonnées d’actes répréhensibles. Si le système judiciaire d’Israël permet que cela se produise – et ce dernier passe généralement tous les caprices des services de sécurité –, les familles (y compris les parents âgés, les femmes et les enfants) de ceux qui s’en sont pris aux Israéliens seront déracinées et expulsées vers Gaza.

En vertu de toute norme judiciaire juste, bien sûr, ce mini-transfert ne pourrait pas résister à un examen. Il viole toute notion de justice naturelle. Il déracinerait des gens innocents de leurs maisons, de leurs communautés, de leurs moyens de subsistance et de leurs racines et transformerait certains d’entre eux en réfugiés pour la deuxième ou la troisième fois dans l’histoire de leur famille.

En outre, cette expulsion n’apportera rien au combat contre le terrorisme. Comme d’autres mesures similaires, celle-ci est principalement destinée aux Israéliens : montrer au public israélien qui a soif de vengeance que son gouvernement punit, par la vengeance. Cette mesure n’a pas d’autre but. Elle pourrait facilement se transformer en option qu’Israël invoquera de manière réitérée, sans retenue.

Soit dit en passant, il y a autre chose dans tout cela qui mérite notre attention : Israël admettrait ainsi officiellement, pour la première fois, que Gaza est une prison, la plus grande au monde, bien sûr. Envoyer les familles des auteurs d’attaques à Gaza est présenté comme une punition et le choix de Gaza comme une colonie pénitentiaire d’Israël, sa propre île du Diable, constitue aussi l’aveu que Gaza est considérée comme un camp de prisonniers, une immense cage en plein air. Israël, tout en affirmant que l’occupation de Gaza est terminée, prouve que cette prison reste une prison, tandis que ses gardes ont simplement préféré aller à l’extérieur et monter la garde de là.

Haqqi Harub erre maintenant en état de choc parmi les ruines de sa maison à Dura dans les collines du sud d’Hébron. Quand je suis allé là-bas, parmi les débris, son père lui a donné un shekel pour acheter des bonbons, comme pour aider l’enfant à oublier sa colère et sa frustration devant l’Israélien nouvellement arrivé.

Si cela ne tenait qu’à Benjamin Netanyahou, Israël ne se contenterait pas de la démolition de la maison familiale du petit Haqqi : il l’enverrait à Gaza, quel que soit le sort qui l’attendrait là-bas, totalement assiégé, sans électricité et sans eau potable, dans un lieu qui, d’ici quatre ans, sera inhabitable. Le nom « Gaza » est lié, en hébreu, au nom « Azazel » – dans la tradition biblique, l’endroit où un bouc émissaire a été précipité au bas de la montagne vers sa mort.

* Gideon Levy : Né en 1955, à Tel-Aviv, est journaliste israélien et membre de la direction du quotidien Ha’aretz. Il vit dans les territoires palestiniens sous occupation.

Colonialisme et génocide: Le massacre en règle des Palestiniens continue…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 30 janvier 2016 by Résistance 71

Assassinats en masse de Palestiniens

 

Rashid Shahin

 

27 janvier 2016

 

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article15866 (avec vidéos)

 

Ce qui se passe ici ce ne sont pas seulement des assassinats sans procès, ou des assassinats extrajudiciaires, mais des crimes de guerre, ou des crimes contre l’humanité.

Ce qui se passe dans les territoires occupés palestiniens ce ne sont pas des assassinats extrajudiciaires de civils palestiniens, ce sont des exécutions pures et simples sur ordre d’hommes/de femmes politiques haut placés et de généraux militaires.

Lorsque la ministre des affaires étrangères suédoise, Margot Wallstrom a réclamé l’ouverture d’une enquête sur les assassinats extrajudiciaires d’Israël, elle a été méchamment attaquée par des hommes/femmes politiques israéliens ; une campagne de haine et d’incitation fut déchainée contre elle dans les médias de masse israéliens.

Les dirigeants israéliens ne sont pas habitués à de pareilles critiques de la part de dirigeants occidentaux, c’est la raison pour laquelle les déclarations de Mme Wallstrom les ont choqués et perturbés.

Les hommes et femmes politiques israéliens craignent que de telles déclarations n’encouragent d’autres dirigeants du monde à lui emboiter le pas et à leur tour à critiquer Israël et dénoncer ses crimes en prélude à une condamnation d’Israël sur la scène internationale.

Si c’est en effet le cas, cela signifie que l’immunité dont jouissent Israël et ses dirigeants depuis la création de l’état sioniste, prendra fin, ce qui les effraie et les affole.

Ils se croient immunisés contre toute critique depuis sept décennies et pensent qu’Israël est au-dessus du droit international.

Depuis le début de l’actuelle Intifada, les exécutions d’enfants et de jeunes Palestiniens sont quasi quotidiennes. Des vidéos qui ont largement circulé partout dans le monde montrent clairement que des Palestiniens ont été la cible de tirs et ont été tués sans avoir commis de délit. De nombreuses vidéos montrent que les accusations portées par les autorités d’occupation avaient été inventées de toute pièce.

En regardant ces vidéos il n’est pas nécessaire d’être spécialiste pour se rendre compte s’il s’agit d’une exécution sommaire ou d’une mise en scène ; de nombreuses vidéos montrent clairement comment les couteaux ont été placés sur les lieux, et beaucoup d’autres montrent que les victimes palestiniennes ne représentaient aucune menace d’aucune sorte.

Des vidéos montrent que des victimes ont été laissées se vider de leur sang jusqu’à ce que mort s’en suive, d’autres montrent à quel point la société israélienne peut être raciste, surtout lorsque des colons sionistes entonnent des chants et insultent les victimes, comme ce fut le cas pour l’enfant Ahmad Manasrah, qui gisait dans son sang dans la rue, et qui fut injurié, attaqué et battu par la police d’occupation.

Les dirigeants mondiaux doivent avoir les tripes de dire les choses telles qu’elles sont ; ce qui se passe ici ce ne sont pas seulement des assassinats sans procès, ou des assassinats extrajudiciaires, mais des crimes de guerre, ou des crimes contre l’humanité.

Ce que font les forces d’occupation dans les territoires occupés sont des crimes ; appeler les choses par leur véritable nom et qualifier de crimes les actes commis par ces forces d’occupation peut les amener à hésiter à tuer et à tirer sur la base de simples soupçons.

Si l’Occident commence à décrire la réalité de la situation due à l’occupation telle qu’elle est , ceci irritera les dirigeants sionistes d’Israël et les fera reconsidérer leur attitude à l’intérieur des territoires occupés.

 

 

 

Terrorisme d’état: L’unité Kidon israélienne d’assassinats…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 1 septembre 2015 by Résistance 71

L’unité Kidon, une unité israélienne pour les assassinats

Al Manar

31 Août 2015

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=256507

 

Au cours des 3 dernières décennies, l’unité d’assassinats d’Israël, appelé Kidon a mené au moins 40 opérations d’assassinats à travers le monde, dont certaines en Iran.

La chaîne 2 de la télévision israélienne a reconnu, pour la première fois lors d’une émission, la présence de l’unité Kidon, au sein de l’Organisation d’espionnage israélienne du Mossad.
 

Dernièrement, certains scientifiques nucléaires iraniens ont été assassinés par cette unité. Sans oublier Mahmoud al-Mabhouh, le commandant des brigades d’Ezzedine Qassam, la branche militaire du Mouvement de Résistance palestinien Hamas. Cette unité est aussi derrière l’assassinat en 1995 à Malte de Fathi Chaqaqi, le secrétaire général d’un autre mouvement de résistance palestinien, le Jihad islamique.

Pendant longtemps, les autorités israéliennes cachaient leurs opérations secrètes transfrontalières et l’assassinat des dirigeants palestiniens, mais il semble que cette fois-ci, le régime sioniste revendique ouvertement ces assassinats. Le but étant sans aucun doute de faire une démonstration de force.

Associant cette unité au Mossad, Ronen Bergman, l’expert dans les questions stratégiques du quotidien israélien  Yediot Aharonot révèle que les membres du Kidon sont totalement inconnus des autres membres du personnel de cette organisation d’espionnage. Quoique ses membres sont choisis parmi le personnel du Mossad, mais avec de noms factices.

Ils s’entraînent dans la plus grande clandestinité, aux kidnappings, aux attentats à la bombe et aux assassinats dans un endroit inconnu.

L’unité d’assassinat  Kidon  est la seule unité terroriste dans le monde qui mène officiellement des opérations d’assassinats. 

Au cours des 67 ans d’occupation de la Palestine, le régime sioniste a mené des dizaines d’opérations d’assassinats contre des dirigeants et personnalités palestiniennes, et contre d’autres opposants.

Les opérations terroristes ou bien l’élimination physique ont toujours été l’une des méthodes courantes employées par les services de sécurité et de renseignement internes et étrangers du régime sioniste pour éliminer ses opposants.

Les assassinats en série perpétrés par Israël dans la décennie 1990 au Liban, dans les territoires occupés de la Palestine et dans des pays, comme la Syrie, Malte, Chypre, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie, montrent clairement que le Mossad et ses sous-ensembles, Shabak, Shin Beth et les unités des « Escadrons de la mort », sont toujours actifs en Israël.

Rarement ses agents sont poursuivis par la Justice dans les pays où ils opèrent.

Le Mossad a été créé en avril 1951 par le premier Premier ministre israélien, David Ben Gourion.

Le premier noyau du Mossad et de l’armée israélienne a été formé par les groupes d’assassinats de l’Irgun, Ashtran et Haganah.

Avant la formation d’Israël, ces groupes terroristes jouaient, dans les décennies 1930 et 1940, un rôle crucial dans les opérations terroristes et le massacre des Palestiniens, pour ainsi les intimider et les contraindre à quitter leurs foyers.

Le destin d’Israël ?… Finir comme la Rhodésie, autre pays d’apartheid…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 24 mars 2015 by Résistance 71

Très bonne analyse de Meyssan. Le parallèle entre Israël et la Rhodésie est très bon… Sur le plan géopolitique, il reste aussi à espérer que les Iraniens joueront ce jeu sans être dupés, car une chose est certaine en regardant l’histoire: Ne JAMAIS faire confiance aux Yanks, il suffit de demander aux nations et peuples originels d’Amérique du Nord ce qu’ils en pensent… 400 traités signés, AUCUN respecté, tous brisés par les occidentaux… Le schéma est le suivant: Les Etats-Unis sont bloqués sur un projet, ils consentent à s’assoir et discuter, seulement pour gagner du temps et revenir en force pour mieux b…. ceux qui croyaient vraiment négocier. L’empire me négocie pas, il impose, d’une manière ou d’une autre…

— Résistance 71 —

 

Pourquoi Nétanyahou a été réélu ?

 

Thierry Meyssan

 

23 Mars 2015

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/chroniques/item/363482-pourquoi-netanyahu-a-été-réélu-par-thierry-meyssan

 

Les accords d’Oslo, qu’Yitzhak Rabin et Yasser Arafat avaient imposé à leurs peuples, sont morts durant la campagne électorale israélienne. Benjamin Netanyahu a emmené les colons juifs dans une impasse qui sera nécessairement fatale au régime colonial de Tel-Aviv. De même que la Rhodésie ne vécut que 15 ans, les jours de l’État hébreu sont désormais comptés.urant sa campagne électorale, Benjamin Netanyahu a affirmé avec franchise que, lui vivant, jamais les Palestiniens n’auraient d’État à eux. Ce faisant, il a mis fin à un « processus de paix » qui traînait en longueur depuis les accords d’Oslo, il y a plus de 21 ans. Ainsi s’achève le mirage de la « solution à deux États ». M. Netanyahu s’est présenté comme un fier-à-bras, capable d’assurer la sécurité de la colonie juive en écrasant la population autochtone.  Il a apporté son soutien à al-Qaïda en Syrie.  Il a attaqué le Hezbollah à la frontière du Golan, tuant notamment un général des Gardiens de la Révolution et Jihad Moghniyé.  Il est allé défier le président Obama en dénonçant au Congrès les accords que son administration négocie avec l’Iran.Les électeurs ont choisi sa voie, celle de la force.

Pourtant, à y regarder de plus près, tout cela n’est pas glorieux et n’a pas d’avenir.M. Netanyahu a remplacé la force d’interposition des Nations unies par la branche locale d’al-Qaïda, le Front al-Nosra. Il lui a offert un soutien logistique transfrontalier et s’est fait photographier avec des chefs terroristes dans un hôpital militaire israélien. Cependant, la guerre contre la Syrie est une défaite pour l’Occident et les pays du Golfe. Selon les Nations unies, la République arabe syrienne ne parvient qu’à sécuriser 60 % de son territoire, mais ce chiffre est trompeur puisque le reste du pays est massivement un désert, par définition incontrôlable.

Or, toujours selon les Nations unies, les « révolutionnaires » et les populations qui les soutiennent, qu’il s’agisse de jihadistes ou de « modérés » (c’est-à-dire d’ouvertement pro-Israéliens), ne sont que 212 000 sur les 24 millions de Syriens. C’est-à-dire moins d’1 % de la population.L’attaque contre le Hezbollah a certes tué quelques personnalités, mais il a été immédiatement vengé. Alors que M. Netanyahu affirmait que la Résistance libanaise était embourbée en Syrie et ne pourrait pas répliquer, le Hezbollah avec une froide précision mathématique a tué quelques jours plus tard, à la même heure, le même nombre de soldats israéliens, dans la zone occupée des Fermes de Chebaa. En choisissant les Fermes de Chabaa, la zone la mieux sécurisée par Tsahal, le Hezbollah lançait un message de puissance absolument dissuasif. L’État hébreu a compris qu’il n’était plus le maître du jeu et a encaissé ce rappel à l’ordre sans broncher.

Enfin, le défi lancé au président Obama risque de coûter cher à Israël. Les États-Unis négocient avec l’Iran une paix régionale qui leur permette de retirer l’essentiel de leurs troupes. L’idée de Washington, c’est de parier sur le président Rohani pour faire d’un État révolutionnaire une simple puissance régionale. Les États-Unis reconnaîtraient la puissance iranienne en Irak, en Syrie et au Liban, mais aussi à Bahrein et au Yémen, en échange de quoi Téhéran cesserait d’exporter sa Révolution en Afrique et en Amérique latine. L’abandon du projet de l’imam Khomeiny serait garanti par une renonciation à son développement militaire, particulièrement mais pas uniquement, en matière nucléaire (encore une fois, il ne s’agit pas de la bombe atomique, mais des moteurs à propulsion nucléaire).

L’exaspération du président Obama est telle que la reconnaissance de l’influence iranienne pourrait aller jusqu’à la Palestine. En 1965, Ian Smith pensa sauver la colonie britannique de Rhodésie en refusant le processus de paix. En réalité, il précipita la chute du projet colonial et, quinze ans plus tard, la Rhodésie devenait le Zimbabwe.Benjamin Netanyahu endosse les habits de Ian Smith qui, en 1965, refusant de reconnaître les droits civiques des noirs de Rhodésie, rompit avec Londres et proclama son indépendance. Mais Ian Smith ne parvint pas à gouverner son État colonial qui fut dévoré par la résistance de l’Union nationale africaine de Robert Mugabe. Quinze ans plus tard, M. Smith devait renoncer tandis que la Rhodésie devenait le Zimbabwe et que la majorité noire arrivait au pouvoir.Les gesticulations de M. Netanyahu, comme jadis celles de Ian Smith, visent à masquer l’impasse dans laquelle il a plongé les colons. En gagnant du temps, durant les six dernières années, au lieu d’appliquer les accords d’Oslo, il n’a fait qu’accroître la frustration de la population indigène. Et en annonçant qu’il a fait patienter l’Autorité palestinienne pour rien, il provoque un cataclysme.

D’ores et déjà, Ramallah a annoncé qu’il cesserait toute coopération sécuritaire avec Tel-Aviv si M. Netanyahu était à nouveau nommé Premier ministre et appliquait son nouveau programme. Si une telle rupture a lieu, la population de Cisjordanie, et bien entendu de Gaza, devrait se heurter à nouveau à Tsahal. Ce serait la Troisième Intifada.Tsahal craint tellement cette situation que ses principaux officiers supérieurs à la retraite ont constitué une association, Commanders for Israel’s Security, qui n’a cessé de mettre en garde contre la politique du Premier ministre. Ce dernier s’est avéré incapable de constituer une autre association pour le défendre. En réalité, c’est toute l’armée qui s’oppose à sa politique. Les militaires ont bien compris qu’Israël pourrait encore étendre son hégémonie, comme au Sud-Soudan et au Kurdistan irakien, mais qu’il ne pourrait plus étendre son territoire.

Le rêve d’un État colonial du Nil à l’Euphrate est irréalisable et appartient à un siècle révolu.En refusant la « solution à deux États », Benjamin Netanyahu croit ouvrir la voie à une solution à la rhodésienne. Or, cet exemple a montré qu’il n’était pas viable. Le Premier ministre peut célébrer sa victoire, elle sera de courte durée.En réalité, son aveuglement ouvre la voie à deux autres options : soit une solution à l’algérienne, c’est-à-dire l’expulsion de millions de colons juifs dont beaucoup n’ont pas d’autre patrie pour les accueillir, soit une solution à la sud-africaine, c’est-à-dire l’intégration de la majorité palestinienne dans l’État d’Israël selon le principe « un homme, une voix » ; la seule option humainement acceptable.

Nettoyage ethnique Palestine: Prisonniers palestiniens irradiés à haut risque de cancer…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 23 mars 2015 by Résistance 71

Les Palestiniens font face à des risques de cancer accrus dans les prisons israéliennes

 

Press TV

 

22 Mars 2015

 

url de l’article:

http://www.presstv.ir/Detail/2015/03/22/402923/Palestinian-inmates-face-cancer-risk

 

Un groupe des droits de l’Homme a averti que les Palestiniens croupissant dans les prisons israéliennes sont prônes à une augmentation drastique des risques de cancer à cause du haut niveau de radiations dans les centres de détention.

Une déclaration ce dimanche de l’Association Hossam des Prisonniers et ex-Prisonniers Palestiniens a dit que les autorités carcérales israéliennes continuent à contribuer à de plus hauts risques de cancer dans les prisons en mettant en place des brouilleurs de signaux téléphoniques et satellitairess près des cellules des prisons.

Un nombre de prisonniers palestiniens sont aussi détenus dans des prisons proche du réacteur nucléaire de Dimona ainsi que dans des facilités carcérales placées dans des sites de décharges de produits radioactifs dans le désert du Néguev, a ajouté l’association droit de l’hommiste.

Elle a aussi dit que les détenus étaient fréquemment exposés aux radiations en étant forcés de marcher au travers d’appareil de sécurité lors d’examens de recherches corporels.

D’après l’organisation, une quinzaine de prisonniers palestiniens au moins, ont déjà été diagnostiqués comme ayant un cancer et sont en danger de mourir.

Des chiffres récents montrent également qu’environ 1500 prisoniers palestiniens actuellement détenus souffrent de différents types de maladies.

Les forces israéliennes enlèvent régulièrement des Palestiniens en Cisjordnaie et les mettent derrière les barreaux dans des centres de détention administrative comme le veut la politique établie.

La détention administrative est une forme d’emprisonnement sans procès ou accusation avérée qui permet à Israël d’incarcérer des Palestiniens jusqu’à 6 mois. L’ordre de détention peut être renouvelé pour des périodes de temps indéfinis.

Les groupes activistes des droits de l’Homme ont dénoncé répétitivement l’emprisonnement sans preuve, sans inculpation et sans procès partiqué par Israël.

D’après la Palestinian Prisoners Society, Israël a incarcéré 383 Palestiniens en Cisjordanie en décembre 2014.

Beaucoup de rapports font état de la détérioration de l’état de santé des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes

Il y a plus de 7000 Palestiniens rapportés prisonniers dans les prisons et centres de détention israéliens.

= = =

Information connexe: Stérilisation des juifs éthiopiens en Israël:

 

http://www.youtube.com/watch?v=ypuV3K5R5tU

et

http://www.youtube.com/watch?v=1W5J25MvSp0

 

Si l’état raciste d’Israël stérilise ses populations judaïques immigrantes dans un souci de « pureté ethnique », que ne fera t’il pas aux Palestiniens ??…