Archive pour gilets jaunes mouvement organique

Le 12 septembre 2020… Pour une renaissance Gilets Jaunes, comprenons bien qu’il ne peut y avoir de solutions au sein du système… Tout le pouvoir aux Ronds-Points !…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 10 septembre 2020 by Résistance 71

 

 

Gilets Jaunes !

Il y a maintenant près de deux ans de lutte écoulés qui nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et dans le même temps:

  • Boycottons les institutions et la dictature sanitaire
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat !

Aussi…

Cinq textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Résistance 71

Gilets Jaunes, où en sommes-nous ? Où allons-nous ?…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 février 2020 by Résistance 71

 

Sous cet article de Paris-Luttes Info, devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes par la Solidarité, l’Union, la Persévérance, la Réflexion et l’Action et les vrais chiffres du chômage par Jo.
Le mouvement des Gilets Jaunes se restructure pour la phase 2, celle qui aura éliminé toutes les illusions démocratiques de la dictature marchande et se concentrera sur LA véritable solution : la mise en place pas à pas de la résurgence du pouvoir réintégré au sein du corps social et menant à la société des sociétés
~ Résistance 71 ~

 

 

Ils nous détruisent, détruisons-les !

 

Paris-Luttes Info

 

12 février 2020

 

url de l’article :

https://paris-luttes.info/ils-nous-detruisent-detruisons-les-13476?lang=fr

 

Pour prolonger la réflexion sur les traumatismes que nous subissons, comment sommes-nous arrivé·e·s dans cette situation ? Comment en tirer une force ?

Je conserve aussi un souvenir vivace d’un 1er mai : 2018, le Macdo en flamme et le pont d’Austerlitz. Si je n’étais pas dans le bloc ce jour-là, j’étais quelques rangs plus loin, avec une amie. Alors que les CRS chargent devant, le cortège tente de reculer, mais se retrouve étranglé par le pont, et les flics empêchent de s’échapper par les côtés. Et soudain, c’est une pluie de grenades lacrymogènes qui s’abat sur la foule. Une foule pas préparée, pas équipée. Une foule compressée, qui tente de s’enfuir pendant que les flics continuent de leur tirer dessus, dans le dos. Dans le nuage épais de gaz, les personnes commencent à suffoquer, à se pousser et à se piétiner par pur instinct de survie. Un camion de pompier venu éteindre le Macdo compresse encore un peu plus la foule. Sur le pont, les flics continuent à tirer, certain·e·s s’imaginent déjà sauter pour fuir l’enfer. La préf’ avait prévu le coup, puisque des bateaux attendent aux abords.

Si j’avais déjà été gazé dans des manifs précédentes, c’est la première fois que je me suis véritablement senti en danger. Et en colère quand j’ai vu que les syndicats avaient déserté par un itinéraire bis probablement négocié à l’avance.

Mais ce qui a achevé le traumatisme, c’est la répression féroce qui s’est abattue sur les manifestations des Gilets jaunes. Samedi après samedi, tout l’arsenal de guerre est systématiquement déployé et massivement utilisé : grenades lacrymogènes, grenades assourdissantes, grenades de désencerclement, lanceurs de balles de défense, canons à eau. La vision du canon d’une arme pointé droit vers moi reste gravée dans ma mémoire. Si par chance je n’ai jamais été blessé, j’ai vu mon lot de visages en sang, de mutilé·e·s, soigné·e·s avec les moyens du bord en attendant que les flics daignent laisser passer les pompiers.

Depuis, je ne peux plus voir passer quelque chose dans le ciel du coin de l’œil sans immédiatement relever la tête pour vérifier si ce n’est pas une grenade. Depuis, à la moindre détonation, tout mon corps se tend, anticipant les mouvements de foule, préparant les gestes à adopter.

Surtout, depuis, je ne suis plus serein entouré de flics. Le mois dernier, à deux manifestations, j’ai fait une crise d’angoisse.

16 janvier, Montparnasse place d’Italie. Toutes les rues partant du parcours sont barrées par des camionnettes ou des grilles antiémeute, protégées par deux rangs de flics armurés, cagoulés, casqués, cachés derrière leurs boucliers, tonfa à la main. Tout l’avant du cortège est encadré par trois lignes du même style. Au bout du boulevard Saint-Michel, ils décident d’arrêter le cortège, sans raison. Ils resserrent leurs rangs et se rapprochent méchamment des manifestant·e·s. Une pure tentative d’intimidation. Et qui fonctionne : étant légèrement claustrophobe, me retrouver ainsi prisonnier, sans certitude quant à ce qui va se produire, fait naître en moi une profonde angoisse. Jusqu’à place d’Italie, ce sera des colonnes entières de centaines de ces nervis qui défileront. Je me sens tellement mal que je ne m’attarde pas.

29 janvier, place d’Italie Invalides. Dès le début du parcours, trois lignes de miliciens encadrent de chaque côté le cortège. Mais cette fois, ils ne sont pas sur le trottoir : ils sont sur la route, enserrant les manifestant·e·s. Immédiatement, l’angoisse arrive. Je me sens physiquement oppressé. Je me sens rabaissé au rang de bétail à canaliser, et je ne peux pas l’accepter. C’est ma dignité humaine qui est atteinte. À Port-Royal, je m’arrête, j’attends que le cortège me dépasse, et je m’en vais, ne pouvant pas le supporter plus longtemps.

Paradoxalement, si les dernières manifestations ont été tranquilles, symboliquement, elles sont d’une violence incroyable. Toute liberté d’expression et de manifestation a été anéantie par une présence policière massive, dans des quartiers transformés en déserts. Ils n’ont même plus besoin de matraquer et de gazer : ils nous rendent inoffensifs par la peur et la marginalisation.


Quand la rue est jaune de monde…

Qu’est-ce qui a changé ?

Comment en sommes-nous arrivé·e·s là, alors que nous avons connu avec les Gilets jaunes un pic historique de conflictualité et un rapport de force en notre faveur ? Souvenons-nous, on pouvait vraiment crier « Et la rue elle est à qui ? Elle est à nous ! », parce qu’elle était vraiment à nous. On pouvait aller où l’on voulait, c’était les flics qui nous courraient après.

Comparé aux manifestations contre la réforme des retraites des derniers mois, le parallèle est saisissant. La transformation du cortège de tête est significative : d’un assemblage hétéroclite de manifestant·e·s déters et uni·e·s, on arrive à la reproduction d’un cortège syndical classique : des groupes affinitaires et corporatistes plus intéressés par leur image et qui, parce qu’il faut faire de jolies photos pour Instagram ou le groupe Facebook, rompent la dynamique du cortège et mettent ainsi en danger les manifestant·e·s plus vénères parti·e·s devant. L’individualisme et le culte de la personnalité appliqués aux mouvements sociaux. On pourrait en rire tellement c’est ridicule, mais quand les flics profitent qu’un groupe s’est arrêté, parce que ça fait cinq minutes qu’il n’a pas posté sur Twitter, pour couper le cortège et réprimer et interpeller des camarades, et que ceux qui faisaient les gros bras pour les photos restent immobiles en regardant les copain·ine·s se faire tabasser et en attendant que la voie se dégage, c’est beaucoup moins drôle.

Plus déprimant encore, l’apathie des manifestant·e·s. Combien d’occasions manquées de s’extraire du parcours officiel par une rue qui n’était pas surveillée, à se retrouver à une dizaine pendant que dans le cortège, on nous regarde les yeux ronds, en nous criant « C’est pas par là ! » ? On sait que ce n’est pas par là. On sait qu’au bout du parcours officiel il n’y aura rien d’autre que de la lacrymo ou de la merguez. On sait que si on part « pas par là », on ne sait pas forcément où l’on va, mais au moins on sera libre de le choisir. Cette volonté inébranlable de la majorité des manifestant·e·s à vouloir absolument aller au bout du parcours pour pouvoir rentrer chez soi tranquillement est déconcertante est démotivante. Surtout quand elle est assortie du discours « oui, mais s’il y a de la casse on ne parlera pas de nos revendications ». Pourtant, l’actualité nous montre le contraire : alors que les médias se foutent totalement des manifestations maintenant qu’elles sont des promenades tranquilles, quand les pompiers ont attaqué frontalement la police, forçant les grilles antiémeute, on a parlé de leurs revendications, et mieux, le gouvernement a cédé.

Pour autant, nous ne devons pas nous enfermer dans une fascination morbide pour les affrontements avec les flics. Ça ne sert à rien d’avoir comme unique but de se battre contre eux, car à moins d’être équipé·e·s comme les pompiers, ils gagneront toujours, et nous aurons toujours plus de blessé·e·s. Il devrait être admis qu’il faut plutôt attaquer ceux qu’ils protègent, et pourtant ces affrontements stériles ont un pouvoir d’attraction (spectaculaire ou viriliste ?) qui anéantit les initiatives pour d’autres actions plus efficaces. Deux exemples : le 28 décembre, alors que le cortège est bloqué rue du Renard par des affrontements, le chemin est complètement libre jusqu’aux Halles toutes proches. Malgré de nombreux appels, ce n’est qu’à une vingtaine que nous nous y rendrons, et si nous avons réussi à faire fermer le centre commercial, ce qu’il aurait été possible de faire en étant plus suivi·e·s par ceux·elles qui ont préféré regarder les affrontements laisse songeur. De même, le 4 janvier, après avoir investi la gare du Nord, les flics débarquent pour évacuer les lieux. L’occasion était trop belle : reformer un cortège pour investir un autre lieu avant que les renforts n’arrivent. Malgré tous nos efforts, nous ne sommes qu’une dizaine à ne pas vouloir rester bloqués sur un affrontement qui tournera rapidement à notre désavantage : les voltigeurs et les régiments de flics sont tout près, la manifestation du jour ayant pris fin à la gare de l’Est. Et c’est effectivement ce qui s’est produit : tout le monde a fini par se disperser. Encore une occasion manquée.

Que peut-on faire ?

Faut-il admettre que les manifestations ne sont plus des espaces de lutte, mais ont uniquement un but performatif, faire de belles images ? Faut-il alors laisser tomber les grands rassemblements syndicaux, qu’ils ne redeviennent qu’un moyen pour les centrales de se compter ? La question se pose, surtout au regard de ce qu’ils ont obtenu ces derniers temps : malgré une participation exceptionnelle, absolument rien. Parce qu’ils ont perdu toute conflictualité, ils n’obtiendront plus jamais rien. On le voit, seuls les secteurs disposant de moyens de pression conséquents ou équipés pour la conflictualité voient leurs luttes aboutir.

Nous sommes nombreux·euses à avoir fait ce constat, et à ne pas vouloir nous y résoudre. Mais nous-mêmes sommes atomisés en groupes, ne dépassant parfois pas une ou deux personnes, et nous retrouvant physiquement ensemble à la faveur d’un événement publié sur Démosphère ou PLI. Moi-même, n’ayant pas grandi à Paris et ayant tardivement développé une conscience politique, sans parler de mon appréhension sociale, n’ai que très peu de contacts militants.

Malgré tout, nous devons nous nourrir de nos échecs collectifs récents et de nos traumatismes individuels pour imaginer des modes d’actions plus efficaces : nous ne pouvons pas faire semblant d’attendre le grand soir pour être des centaines de milliers de déters et mettre à bas ce système oppressant. Au contraire, nous devons profiter de notre éparpillement, de notre décentralisation pour nourrir des actions plus ciblées, ayant un réel but politique, et aussi étrange que cela puisse paraître, qui nous mettront moins en danger : si nous surgissons quand ils ne nous attendent pas, et que nous disparaissons sans les attendre, ils ne nous attraperont pas.

Et surtout, soyons bienveillant·e·s entre nous : on a tous des envies de modes d’action différentes, mais au lieu de nous battre pour savoir qui a raison, soutenons-nous, et coordonnons-nous ! Notre union dans l’objectif et nos différences dans les actions ne peuvent que nous renforcer.

Cessons de jouer selon leurs règles, ou nous serons toujours perdant·e·s.

= = =

Gilets Jaunes An I !

Il y a maintenant plus d’un an de lutte écoulé qui nous montre on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et dans le même temps:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

Aussi…

Cinq textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

 

Les véritables stats du chomage (JBL1960):

https://jbl1960blog.wordpress.com/2020/02/14/vrais-chiffres-du-chomage-et-donnees-corrigees-analyses-et-decryptage/

Lettre de contestation des amendes pour manif’ « non autorisée »:

Modele-contestation-AMENDE_135_EUR

 

Gilets Jaunes: Comment contester les amendes de la répression étatique pour participation à manif « non autorisée »…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 11 février 2020 by Résistance 71

 

 

Gilets Jaunes: comment contester les amendes de 135 euros pour “manifestation non autorisée”

 

Paris Lutttes Info

 

9 février 2020

 

url de l’article:

https://paris-luttes.info/gilets-jaunes-comment-contester-12606?lang=fr

 

Vous trouverez ici un modèle de lettre pour contester les contraventions pour manifestation non autorisée qui sont distribuées de plus en plus systématiquement dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. (voir PDF ci-dessous)

Aux côtés des déploiements policiers toujours plus grandiloquents, des blessures et des arrestations, l’arsenal répressif vise aussi le portefeuille. Samedi 7 septembre à Rouen, pour la rentrée des Gilets jaunes, au moins 111 personnes ont été verbalisées (135€ à 750€) pour « participation à une manifestation non autorisée ». Des personnes qui, pour la plupart d’entre elles, manifestent déjà contre leurs conditions financières difficiles, voire invivables.

À chaque avancée répressive, il nous faut penser l’autodéfense : masques et lunettes contre les gaz, protections contre les blessures, caisses de soutien pour les frais juridiques, etc. Ici, on relaie un modèle de lettre qui permet de contester les contraventions pour manifestations non autorisées. Nous n’en garantissons pas sa réussite systématique, mais elle aurait déjà fonctionné pour nombre de cas…

Modele-contestation-AMENDE_135_EUR
PDF

Aussi: Coordination anti-répression Île de France

 


Le défi celtique… du XXIème siècle ?

Paroles de Gilets Jaunes : grève générale sauvage et révolution sociale… Vive la Commune !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, gilets jaunes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 9 janvier 2020 by Résistance 71

 

L’heure n’est plus à pinailler sur des points de détail d’exposés, nous sommes de manière générale en accord avec les conclusions émises dans cette réflexion de J-Y Jézéquel citant également J Baschet, qui rejoignent tout à fait les nôtres et celles, par exemple, du collectif “Guerre de Classe”.

Solidarité Union Persévérance Réflexion Action, devenons S.U.P.R.A humain / Gilets Jaunes pour réaliser ensemble notre humanité achevée, émancipée de l’État, donc du pouvoir coercitif, de la marchandise, de l’argent et du salariat.

Vive la Commune des Communes des associations libres !..

Ce n’est pas de révolution dont il s’agit ici, celle-ci comme son nom l’indique ne faisant que nous ramener au point de départ ; mais il s’agit d’une véritable évolution, celle de nous faire passer au delà de la division et de la coercition du rapport dominant/dominé, au rapport émancipateur de l’organisation organique de notre humanité, faisant finalement triompher notre être sur l’avoir marchand.

Faisons de 2020 l’année où les communes unies de la base osent franchir la porte de notre émancipation déjà pourtant historiquement bien entrouverte.

Note: Nous pensions publier ce texte la semaine dernière, mais l’actualité géopolitique mondiale en a décidé autrement. Cette analyse mérite d’être lue et diffusée afin d’éveiller les consciences politiques toujours plus avant.

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir, que ce soit au niveau domestique ou internationale, la solution est l’émancipation définitive des peuples au sein des communes et associations libres. Le moment est venu de faire complète peau neuve par la révolution sociale, tout le reste n’est que pisser dans un violon…

~ Résistance 71 ~

 

 

Paroles de Gilets Jaunes et blocage généralisé

 

Jean-Yves Jézéquel

 

28 décembre 2019

 

url de l’article:

https://www.mondialisation.ca/paroles-de-gilets-jaunes-et-blocage-generalise/5640062

 

Nous sommes une majorité en France à ne pas vouloir « réussir » dans le monde de la macronie. Nous sommes une majorité dans le monde à ne pas vouloir de « Rolex » avant 50 ans. Nous sommes une majorité en France et dans le monde à ne pas vouloir que des millions de personnes « ne soient rien » pour permettre à quelques unes de les dominer en se prenant pour les « élites » seules utiles, seules nécessaires, seules indispensables pour la défense d’intérêts devenus ceux d’une caste égocentrée et sans avenir possible!

Nous devons mettre en place un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple: une démocratie. Nous devons faire sécession d’avec le système habituel d’étatisation. 

L’auto-gouvernement des citoyens présuppose et entraîne la déprofessionnalisation de la politique. C’est à nous d’organiser les communes libres et l’auto-gouvernement des Régions. Nous devons créer nos propres instances de justice, nos propres écoles, nos propres hôpitaux et centres de soins, en repensant le fonctionnement de toutes ces infrastructures. Nous devons « décoloniser les Provinces ». Nous n’avons pas besoin d’attendre quelque chose de ceux qui prétendent nous « gouverner »: faisons, agissons, dès maintenant sans attendre d’avantage. 

L’ultralibéralisme est l’ennemi à abattre parce que c’est lui qui a engendré un endettement croissant des Etats. Les Etats ont ainsi organisé, comme Macron le fait en France, un transfert massif de l’argent public issu des impôts vers le système bancaire principal détenteur du capital. En France, les deux tiers de l’impôt sur le revenu financent les intérêts de la dette!

Les Etats sont devenus complètement dépendants des marchés financiers par la « dette » et sont contraints de continuer à emprunter à ces mêmes marchés financiers, assurant à ses derniers une béatitude éternelle sur le dos de ceux qui alimentent par leurs impôts, ce monstre esclavagiste.

Les agences de notations veillent à ce que les Etats ne puissent pas s’écarter de l’orthodoxie idéologique de l’ultralibéralisme: une dégradation entraîne aussitôt « une hausse des taux d’intérêts de l’emprunt obligé!» 

C’est un mécanisme de vampirisation efficace qui a été organisé par le système financier capitaliste parasitaire. Ce sont donc les organismes bancaires qui décident quelle politique les Etats doivent appliquer: un comble absolu!

Toutes les politiques sont décrédibilisées. Les hommes politiques pratiquent obligatoirement la trahison, puisque pour être élus, ils ont besoin de promettre le mieux aux électeurs en les trahissant aussitôt élus, puisqu’ils ne peuvent rien faire sans la permission du système financier bancaire auquel ils doivent obéissance…

De là vient que le peuple ne veut plus des politiques qui le « représentent »: il veut gouverner lui-même par une démocratie directe!

C’est absolument logique et le point de rupture entre le peuple et la puissance bancaire qui veut garder son pouvoir totalitaire sur les sociétés!

De plus, la marchandisation s’est généralisée, jusque dans le domaine de la subjectivité humaine. C’est le système financier qui a supplanté l’économie: la finance n’est plus du tout au service de l’économie, c’est l’économie qui est au service de la finance. On a là un inversement pervers du couple « économie/finance ». La finance est dominante et elle fait la pluie et le beau temps à son gré, au gré des fluctuations boursières et des purs intérêts du Capital, quant à eux ne se souciant absolument pas de la condition humaine liée à la réalité économique.

Les Etats se trouvent piégés par la menace de la spéculation monétaire, le comportement pervers des marchés, la fuite des capitaux, la hausse des taux d’intérêt, la délocalisation des activités… C’est l’ensemble de ces mécanismes prédateurs qui bride les Etats et les tient sous leur domination.

Il s’agit donc fondamentalement de sortir absolument de la logique capitaliste, car on ne peut pas retrouver le « capitalisme » qui existait avant l’avènement de l’ultralibéralisme. Le capitalisme ne peut que produire ce qui nous détruit aujourd’hui en nous conduisant de plus au désastre écologique qui vient.

Le consumérisme compulsif avec l’obligation de la productivité est inhérent au capitalisme. La surenchère obligatoire et permanente du marchandisme, entraîne la catastrophe climatique qui va en s’accélérant rapidement. Il n’y a pas de capitalisme vert, une solution qui pourrait venir de la logique capitaliste. Toutes les énergies alternatives entraînent à leur tour de nouveaux problèmes écologiques à partir du moment où elles continuent de s’inscrire dans une logique productiviste, et c’est bien le cas…

Or, arrêter le productivisme dans la logique du capitalisme qui fait loi actuellement, équivaut à une chute spectaculaire dans la « crise » majeure, entraînant une autre catastrophe humanitaire inévitable. On est donc pris entre deux feux: celui de l’ultralibéralisme et celui de l’écologie, incompatibles entre eux.

Là où on en est arrivé, à cause de la logique capitaliste devenue l’ultralibéralisme, ne permet déjà plus d’arrêter le désastre à venir. Celui-ci aura donc lieu et il va détruire massivement les expressions diverses de la vie sur Terre. Seuls, ceux qui sont à l’écoute des règles de la vie sur Terre, pourront peut-être s’en sortir et constitueront un noyau de rescapés ayant l’obligation de repenser radicalement la façon de vivre de l’espèce menacée de disparition totale.

La question qui se pose à l’humanité présente, dit Jérôme Baschet, dans son livre « Une juste colère », éditions Divergences, 2019, est de « savoir si l’humanité parviendra à se débarrasser du capitalisme avant que celui-ci ne se débarrasse d’elle ! » 

Nous devons également nous rappeler ici, que le capitalisme n’est pas simplement une domination du monde de la finance à travers la consommation et la production marchande, c’est aussi une emprise sur tous les aspects de la subjectivité humaine, faisant de la vie des personnes une marchandise à plein temps. A cause de cela, les grèves et les manifestations ne sont plus suffisantes, il faut également concevoir la stratégie du « blocage », car le blocage fait échec à toute l’organisation capitaliste de la domination et de l’exploitation de l’homme comme marchandise…

C’est parce que le capitalisme a envahi les multiples aspects de la vie que le chômage de masse est apparu. Les chômeurs devenus légions ont rejoint les autres exclus du système et tous ensemble ils sont d’office condamnés à l’inexistence sociale.

Les citoyens se sont sentis radicalement dépossédés de leur droit d’exister décemment, de leur responsabilité, de leur souveraineté et de leur vie tout court. La réaction violente du gouvernement contre les Gilets Jaunes a prouvé que les personnes étaient massivement dépossédées de leur propre existence et empêchées de vivre normalement. Cela donne à la situation actuelle un caractère insupportable et parfaitement odieux qui ne peut que légitimer la réaction d’une résistance défensive proportionnée…

Chacun a le devoir de défendre sa vie. Si le gouvernement illégitime actuellement en place, se comporte comme un tyran, il va de soi que les citoyens ont le devoir de le traiter comme n’importe quel tyran: par l’élimination. Mais, avec lui, c’est le système tout entier qu’il faut radicalement éliminer.

Ce qui se passe donc actuellement dans la résistance des Gilets Jaunes, n’a rien à voir avec une pure et simple lutte des classes, et en particulier celle du prolétariat. C’est l’ensemble des citoyens qui est confronté à cette dépossession généralisée du droit d’existence décente.

Pour les « profiteurs d’en haut », ceux qui ne sont pas devenus eux-mêmes profiteurs avec ceux d’en haut, sont ceux qui « ne sont rien », dixit Macron.

C’est donc toute l’humanité qui est menacée par les « profiteurs d’en haut », ceux qui sont parvenus à « posséder une Rolex avant 50 ans », car la majorité des personnes formant l’humanité est radicalement dépossédée de son droit à une existence décente. C’est le capitalisme qui menace de détruire l’humanité: il faut donc s’y opposer sans attendre. 

Il ne s’agit plus de libérer le travail du capital, comme cela a été le cas dans la lutte des classes pendant longtemps, il s’agit aujourd’hui de se libérer de la tyrannie de « l’emploi », c’est-à-dire du « travail pénal », comme j’ai l’habitude de le qualifier, et non pas du travail créatif et réalisant…

L’asservissement des individus au travail pénal ou à « l’emploi » (en d’autres termes, à l’exploitation: les personnes sont « employées », utilisées et donc jetées dès qu’elles ne sont plus rentables) ne permet plus aux personnes d’accéder à une existence sociale décente et respectable. La résistance à l’économisme marchand, la destitution de ceux qui l’animent, la révolte et la sécession d’avec ce pouvoir prédateur, les initiatives de vie émancipée de la vision capitaliste des profiteurs d’en haut, doivent ensemble déboucher sur une réappropriation de tout ce qui explique la dépossession actuelle généralisée du droit à une existence décente. C’est là que les peuples ne doivent pas attendre quelque chose des gouvernants. Ils doivent gouverner eux-mêmes, ce qui présuppose le renversement de ce système mis en place par les « profiteurs d’en haut ».

C’est la raison pour laquelle, seule une démocratie réelle est aujourd’hui l’objectif et le sujet majeur de la révolte généralisée. Il faut maintenant que s’installent l’auto-organisation des villes et villages et l’autogouvernement des régions. Il s’agit de « décoloniser les provinces », comme le dit Michel Onfray, de généraliser les assemblées populaires; plus de « représentants » politiques. La dépossession de la souveraineté politique des citoyens doit cesser. 

Ces assemblées populaires doivent organiser la vie collective, émancipée de l’étatisation, sans tarder et sans perdre son temps dans des palabres interminables, au niveau des villages, des quartiers, des communes qui se fédéreront en régions auto gouvernées.

Les exemples ne manquent pas : nous avons déjà évoqué dans des articles précédents, le cas de la Commune de Paris en 1871, le cas de Marinaleda en Espagne, qui est une expérience avérée, fonctionnant depuis 1977, le cas du Val-de-Suse en Italie, le cas du Chiapas au Mexique qui a 25 ans d’expérience, le cas de Tarnac dans le Limousin, le collectif « Notre Dame des Landes »…

Nous avons largement exposé le cas du Chiapas comme exemplaire pour le projet des Gilets jaunes. Au Chiapas, « le peuple dirige et le gouvernement obéit ». C’est le peuple qui a décidé de se constituer comme gouvernement, sans demander l’avis du « gouvernement » mexicain en place. Pour cela il a constitué une « armée populaire de tradition zapatiste» capable de faire entendre au gouvernement mexicain qu’il ne devait pas l’empêcher de conquérir la démocratie!

Toutes les décisions générales doivent être prises en accord avec les assemblées locales. L’expérience du Chiapas démontre que les initiatives qui sont prises sans l’avis des assemblées locales sont toutes vouées à l’échec. On pourra se référer à l’article déjà publié sur « le Chiapas exemplaire », dans www.mondialisation.ca du 30 septembre 2019 et aussi à la synthèse de Jérôme Baschet dans son livre « Une juste colère », éditions Divergences, 2019, pages 80-86.

Les Français ont une capacité collective à s’autogouverner et cela légitime la destitution des pouvoirs étatiques en place. Le système politique « représentatif » était basé sur l’affirmation que le peuple est ignare, « il ne sait rien et surtout pas ce qu’il veut »; il est synonyme d’anarchie. Le régime « représentatif » implique une infantilisation des citoyens et une organisation qui les dépossède de leur souveraineté politique. Une vraie démocratie implique la souveraineté réelle du peuple. De cette manière, le pouvoir n’est plus une expression de la psycho pathologie humaine, (une perversion qui prétend être légitime et qui au nom de cette gageure s’exerce sur le peuple), il devient le « pouvoir de faire ». Il est clair que cette autonomie du pouvoir venant d’en bas élimine en soi les impératifs capitalistes imposés aux gouvernements qui s’imposent aux peuples depuis l’en haut des « élites » au service des intérêts financiers dont elles profitent elles-mêmes.

C’est une logique des espaces libérés de la mainmise des impératifs de l’économisme marchand que nous voulons mettre en place. Le démantèlement complet du système productif marchand doit faire place à un imaginaire créatif important pour ne pas simplement faire marcher un nouveau système de propriété même s’il est conçu au bénéfice de tous. Ce qui devra être produit n’est pas seulement déterminé par la question des « besoins », mais aussi par les décisions des assemblées communales concernées et qui impliquent une organisation collective… Ce qui doit se substituer à la valeur marchande, c’est le « bien vivre » explicité par Evo Morales en Bolivie et les communautés amérindiennes. Il ne s’agit pas de vouloir toujours « mieux vivre », ce qui entraîne le productivisme, il s’agit de « bien vivre ». Le « bien vivre » des humains s’éprouve, se vit, s’expérimente à travers l’existence de chacun. Le « bien vivre » met en échec la logique de l’économisme marchand, grâce aux espaces libérés de la tyrannie capitaliste dans sa forme actuelle ultralibérale. Ces espaces émancipés et libérés de la logique marchande vont devenir la seule organisation capable de résister au désastre écologique final qui vient. Certes, l’organisation mafieuse et violente du monde capitaliste tentera de s’imposer à ces expériences nouvelles. C’est pourquoi, le peuple doit être prêt à se défendre même avec les armes contre ces pouvoirs mafieux esclavagistes. « … La multiplication des espaces libérés et la perspective d’un blocage généralisé du monde » (Cf., J.Baschet, op.cit. page 97) de l’économisme marchand, sont complémentaires. La communauté de destin n’est pas un « nous » homogène, c’est un « nous » multiple, un ensemble qui fonctionne avec les différences et donc les complémentarités.

Il ne s’agit en aucun cas d’opposer une conception de l’individuel avec une conception du collectif. La propagande ultralibérale dit que seul l’individuel est libre alors que le collectif ne peut être envisagé que comme renoncement à la liberté individuelle et à la singularité. En réalité les singularités individuelles ne peuvent s’exprimer que grâce à la complémentarité des multiples formant un collectif coopératif. De même, selon la culture judéo chrétienne, l’homme serait en dehors de la nature et supérieur à la nature, le représentant du créateur de la nature se plaçant au-dessus de la nature. C’est ce qui l’a amené à saccager la nature, à dominer la nature, à l’exploiter et à la polluer. (Cf., Eugen Drewermann, « Le progrès meurtrier », éditions Stock, 1993) Il s’agit également de récuser ce fondement culturel désastreux et considérer que la Terre ne nous appartient pas, puisque c’est nous qui appartenons à la Terre.

Le monde que nous devons créer est un monde qui intégrera la pluralité des mondes (*). Les lieux sont singuliers et il y a une manière spécifique de les habiter. « Le bien vivre est un principe commun qui ouvre à la multiplicité de ses formes concrètes, en fonction de la diversité des lieux et des trajectoires des collectifs concernés. » (Cf., J.Baschet, op. cit., page 109)

(*) note de R71: ce que nous appelons avec Gustav Landauer, la “société des sociétés”.

Conclusion

Le capitalisme doit être aboli radicalement, car il est en soi biocide, écocide, pathologique et foncièrement humanicide, dit Jérôme Baschet dans son livre « une juste colère » (page 112 et 113). C’est le fanatisme productiviste de la marchandisation qui nous conduit à la destruction. Il n’y a pas d’autre solution que de rentrer en guerre contre cet économisme marchand. La solution n’est pas dans le fait de s’emparer de l’État et de le transformer, mais elle est dans le fait de libérer des espaces d’autonomie complète, permettant de sortir de toute dépendance avec cet économisme marchand. Bloquer tout ce qui permet de nous tuer et de nous déposséder de tout est la voie obligatoire de la résistance présente et urgente. Multiplier les « espaces libérés » ne sera pas suffisant. Il faut également intensifier les soulèvements et les blocages afin de ruiner cette entreprise de destruction qu’est l’économisme marchand.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Mise au point sur notre billet « Black Bloc » sur la place d’Italie du 17 novembre

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Résistance 71

 

19 novembre 2019

 

Dans notre billet du 17 novembre « Gilets Jaunes An I: Des ‘Black Blocs’ se réfugient derrière la police sur la place d’Italie (vidéo) », nous n’avons pas dit que le « Black Bloc est la police », le titre de la vidéo citoyenne mise en ligne est à cet égard trompeur, ce qui n’enlève rien à la preuve visuelle de ce qu’il s’est passé, en partie du moins ce jour-là et à cet instant là, sur la place d’Italie dans le 13ème arrondissement de Paris. Nous avons dit qu’il a été manifestement infiltré.

Le Black Bloc se constitue dans des cas spécifiques. La question peut-être posée de savoir en quoi la manif’ déclarée en préfecture du 16 novembre devant partir de la place d’Italie, comme tant d’autres avant elle, aurait constitué une occasion spéciale pour la constitution d’un Black Bloc ? Si c’est le cas, pourquoi commencer le fritage sur la place, bien avant le départ de la manif’, alors que bien évidemment celle-ci deviendrait très rapidement une nasse avec le dispositif en place ?.. Quel serait le but ? Quel serait également le but pour un Black Bloc de déambuler dans une manif’ 100% encadrée devant, derrière et sur les côtés par les keufs, comme c’est la cas depuis des mois au cours des manif’ déclarées et autorisées par la préfecture ?. . Ultimement, à qui a profité la violence ?

Si le concept et la pratique du Black Bloc ne sont bien entendu pas policiers, il n’en demeure pas moins, que des équipes spéciales de la police peuvent et ont déjà infiltré les Blacks Blocs avec un objectif bien évident à comprendre. Ce fut le cas sur la place d’Italie en ce 16 novembre 2019, au moins pour les trois lascars qu’on voit sur la vidéo se réfugier derrière leurs supposés collègues, l’un d’entre eux ayant été manifestement touché, le plus probablement par un « tir ami »…

Sur cet incident on peut en tirer ces conclusions:

  • Si ce Black Bloc avait dûment été organisé, la tactique est sérieusement à revoir…
  • Si ce Black Bloc avait été organisé, il fut infiltré par des agents du pouvoir (preuve vidéo), ce qui pose la question de sa sécurité interne…
  • Si ce Black Bloc fut une imposture, il serait temps de le dire et de s’en désolidariser…

Quoi qu’il en soit, des leçons devront en être tirées pour toutes actions futures.

Nous pensons ces précisions être utiles et nous réitérons notre position: nous ne pensons pas que les Black Blocs sont une « organisation policière », nous tenons simplement à faire savoir qu’il semble assez aisé pour les agents du pouvoir de les infiltrer et d’agir dans les intérêts de celui-ci.

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Le Black Bloc… le vrai !

Gilets Jaunes An I : Petit cadeau pour réflexion et action collective…

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Résistance 71

 

17 novembre 2019

 

En ce jour de l’An I du mouvement des Gilets Jaunes, nous vous offrons deux textes d’analyse politique vitaux, mis en page par Jo à notre requête, pour cette occasion, textes permettant sans aucun doute une meilleure compréhension de notre réalité  d’opprimés sous l’État et la dictature marchande.

Le premier est un texte souvent cité mais rarement lu datant de 1967:
« La société du spectacle » de Guy Debord et le second un texte de Murray Bookchin de 1995, « Le municipalisme libertaire », texte devenu fondateur dix ans plus tard pour le mouvement des communes libres en zone autonome du Rojava.

 

Guy_Debord_La_societe_du_spectacle

 

Murray_Bookchin_Le_municipalisme_libertaire

Comme le disait le grand éducateur et penseur critique brésilien Paulo Freire, il ne suffit pas de comprendre notre réalité pour nous adapter et réformer, mais de la comprendre pour l’intégrer et radicalement changer notre société pour l’abolition de la relation dominant / dominé, oppresseur-exploiteur / opprimé-exploité et donc notre émancipation définitive.

Le mouvement des Gilets Jaunes en entrant dans sa seconde année de lutte doit intégrer la compréhension de notre réalité et agir collectivement à la racine profonde des choses, ces deux textes essentiels ci-dessus permettent d’y voir plus clair.

Réflexion – Compréhension – Intégration – Action – Émancipation

Pour une société des sociétés…

Bon Anniversaire à toutes et tous les Gilets Jaunes !

 

Gilets Jaunes An I : 16/11 Des « black blocs » se réfugient derrière la police place d’Italie (Vidéo)

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Résistance 71

 

17 novembre 2019

 

Mise au point du 19/11 sur ce billet

 

Ci-dessous, une video de rue de 3 soi-disants « black bloc » dont un semble blessé, venant se réfugier derrière un cordon de police.

 

 

Il semble donc, et cela est d’une grand logique, que les violences qui ont éclaté en amont du départ de la manif’ déclarée place d’Italie (Paris 13ème), aient été sciemment provoquées par le pouvoir afin de:

  • Faire interdire la manifestation, ce qui fut bien entendu fait..
  • Piéger les Gilets Jaunes sur la place pour toujours plus de répression
  • Tenter de discréditer le mouvement
  • Noircir toujours plus avant la réputation des « anarchistes »
  • Instaurer un climat de peur dès le début du week-end afin de décourager les manifestants de venir dans les rues

Cette pratique est courante dans toutes les polices du monde, elle est omniprésente dans la police française.

Le pouvoir marchand est dans une logique de violence systémique qui ne peut aller que crescendo. La question qui se pose depuis un moment déjà est :

Quel est l’objectif politique ou plutôt, que doit devenir l’objectif politique du mouvement des Gilets Jaunes ?
Qui peut encore croire à rendre ce système plus « vertueux » quand division, coercition, oppression, exploitation, mensonge, tromperie et veulerie en sont les caractéristiques exclusives ?

Dans notre prochain billet : Deux textes fondamentaux en format PDF pour aiguiser notre réflexion et notre action. A suivre…

 


Tout le pouvoir aux ronds-points !

2018-2019: Ce mouvement des Gilets Jaunes qui rend les rues de France jaunes de monde

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Le jaune est mis…

 

Un an de rues de France jaunes de monde

 

Résistance 71

 

15 novembre 2017

 

17 novembre 2018 – 17 novembre 2019… Mouvement des Gilets Jaunes : Un an de lutte sociale, de présence massive de terrain sur les ronds-points, dans les rues, devant les organes de pouvoir et de propagande de France. La résurgence des Gaulois réfractaires qui n’ont pas oublié qu’en chacun de nous sommeille un communard est enfin arrivée et dure.

Beaucoup a déjà été dit et écrit sur le mouvement des Gilets Jaunes avec la litanie habituelle de bonnes choses et d’inepties. Que pouvons-nous en dire le plus succinctement possible ? 

Le mouvement des Gilets Jaunes est :

  • Unique dans sa longévité
  • Unique dans sa résistance à la cooptation ce qui explique le point #1
  • Unique dans son refus instinctif du moule de communication sociétal
  • Unique dans son rassemblement par delà les scissions politiques induites
  • Unique dans son mode opératoire de communication des ronds-points
  • Unique dans la convergence d’un apolitisme de partis devenu militant
  • Unique dans sa réappropriation de la communication
  • Unique dans sa résilience
  • Unique dans sa capacité d’adaptation

Où est le mouvement à cet instant précis de l’histoire ?

Il nous semble que le mouvement, bien qu’en cours de transformation, se dirige vers toujours plus de dialogue de sourd avec un État et des “pouvoirs publics” autistes et dont les fonctions sont de protéger les privilèges et le système en place. Le fait depuis plusieurs mois, d’accepter l’encadrement et la déclaration / autorisation officielle des manifestations ne fait plus beaucoup avancer les choses et se doit d’être dépassé. On voit certains “leaders” entrer dans divers organes médiatiques, la vigilance est de mise !

Quel avenir ?

Tout dépend en fait des objectifs qu’on se fixe. Ces objectifs ne peuvent être décidés qu’en réunions / assemblées populaires locales. Ce qui a commencé à se faire à l’instigation des Gilets Jaunes de Commercy dans la Meuse très tôt dans le mouvement et a gagné du terrain, surtout dans les provinces. La coordination, pour être efficace, doit dépasser le cadre local et les initiatives des Assemblées des Assemblées ont enclenché un véritable processus de décision populaire et de volonté de reprendre en main l’affaire politique sans passer par des intermédiaires s’avérant toujours corrompus. Ceci doit se généraliser sur l’ensemble du territoire. Que fleurissent les assemblées populaires !

Il est bien entendu que pour la vaste majorité des personnes impliquées, la préoccupation primordiale est les conditions de vie au quotidien. C’est une évidence et personne ne le discutera. Cependant, nous devons comprendre que l’objectif n’est pas et ne doit pas devenir une “amélioration cosmétique” des conditions de notre exploitation et de notre oppression au cours de notre vie quotidienne, mais un changement profond, radical ( étymologiquement: depuis la racine des choses) de la société. Comprendre véritablement notre réalité et œuvrer ensemble pour la transformer positivement dans le sens de l’égalité et de l’harmonie sociale pour toutes et tous.

Pour que ceci se produise, il est indispensable que le plus de personnes comprennent finalement qu’il n’y a pas de solution au sein de ce système marchand étatico-capitaliste, fondé sur la division et la préservation du rapport dominant/dominé induit et en aucun cas inéluctable et qu’ainsi il ne peut pas y avoir de solution au sein du système en place qui, à terme, ne génère que chaos social, exploitation intensifiée, répression de toute dissidence et annihilation de toute volonté de résister afin de préserver coûte que coûte le statu quo oligarchique et son hégémonie culturelle.

Le mouvement des Gilets Jaunes démontre depuis un an que les sans noms, tous autant que nous sommes, avons toujours cette fibre instinctive de la révolte, et ce, à n’en pas douter, à la grande surprise de l’oligarchie et de ses sbires de terrain que sont les politiciens, les médias et autres cerbères futiles, qui nous pensaient anesthésiés dans la ouate chloroformée de la société du spectacle marchand et de sa culture débilitante. Mais que nenni ! La résurgence du peuple s’est activée, il convient maintenant de la transformer en une révolution sociale qui balaiera une fois pour toute les vestiges de cette société mortifère, gérée depuis les burlingues feutrés des cartels industrio-financiers transnationaux.

Notre émancipation finale ne pourra se produire que lorsque nous aurons individuellement et collectivement, par une prise de conscience politique radicale et définitive, compris que nous avons été artificiellement cloitrés dans un carcan politico-social dans sa dimension étatico-capitaliste et que cet état de fait, tout artificiel et construit qu’il est n’est en rien une fatalité et peut parfaitement être déconstruit comme toute création humaine. Pour ce faire, il nous faut lâcher prise des antagonismes, analyser et intégrer toute différence comme une complémentarité qui à terme, en œuvrant ensemble nous unira et nous renforcera. Ceci est la condition sine qua non de notre émancipation combinée avec la mise en place des associations libres gérées localement, régionalement et au niveau de la “nation” révisée dans son concept, par des assemblées populaires seules capables de prendre les décisions pour le bien commun et de les mettre en application par la grâce des membres des associations libres comprenant qu’ils agissent et travaillent non plus de manière aliénée, mais pour la satisfaction de tous.

Le mouvement des Gilets Jaunes a vu émerger publiquement le concept du Referendum d’Initiative Citoyenne ou Populaire (RIC / RIP) qui présente l’intérêt de faire réfléchir les gens collectivement sur des sujets d’ordre politiques et économiques ; son inconvénient étant qu’il soit une revendication demeurant au sein du système étatique qui est au delà de toute réforme et rédemption politique. L’État et les rouages capitalistes du spectacle marchand sont par design des entités construites contre toute velléité de révolution sociale puisque entités de la perpétuation de la division et de l’exploitation du plus grand nombre par le plus petit nombre dans un rapport synthétique dominant / dominé. Néanmoins le concept du RIC / RIP est bon hors de ce contexte, en l’appliquant dans une gestion autonome par assemblées qui pourraient demander l’avis direct du peuple sur des questions référendaires.

Tout ce qui sort du travail de réflexion collectif et qui tend à faire consensus est une bonne chose, mais doit être appliqué en dehors du système existant. Nous devons recréer notre réalité et non pas réformer celle qui a été inventée pour nous et nous laissant pour compte en chemin il y a déjà bien longtemps. 

A cet égard, l’action de grève générale reconduisible du 5 décembre à venir pourrait s’avérer être un tremplin adéquat pour enfoncer les coins des assemblées et conseils ouvriers et des travailleurs afin de faire péter les verrous du carcan social, si ces conseils pouvaient se mettre en place à cette occasion. Toutes les factions de lutte radicale depuis le XIXème siècle ont prôné la grève illimitée et expropriatrice comme arme absolue contre le pouvoir du capital. Ceci a déjà été mis en pratique lors des grandes grèves ouvrières du nord de l’Italie en 1920 sous l’impulsion d’anarchistes comme Errico Malatesta. Ceci s’est reproduit en Espagne 36, et dans la révolution des conseils de Budapest en 1956. Le plus grand mouvement récent en France fut la grève sauvage ilimitée ouvrière de 1968 qui déborda le système et ses garde-chiourmes des syndicats, ce fait constitua le véritable “Mai 68”, le mouvement étudiant ne venant que s’y greffer et le pourrir par infiltration des taupes d’usage. 

N’oublions pas qu’avant la révolution russe d’octobre 1917, il y eut les prémisses de 1905 et la création du premier “soviet” ou conseil ouvrier à St Petersbourg par une majorité d’anarchistes. Quand les révolutionnaires clamaient “Tout le pouvoir aux soviets !” cela voulait dire tout le pouvoir aux conseils ouvriers/populaires, cela voulait dire à terme, la fin du système étatique et la reprise du pouvoir par le peuple qui le rediluerait en lui-même pour de nouveau vivre dans une société contre l’État et organisée de la sorte. Lénine et Trotsky furent envoyés pour casser cet anti-système qui fait tant trembler et à juste titre, l’oligarchie transnationale. Ainsi, ce n’est pas un hasard si nous, à Résistance 71, aidons à clamer “Tout le pouvoir aux ronds-points !” depuis très tôt dans le mouvement des Gilets Jaunes.

C’est dans cette formule imagée bien entendu que réside une bonne partie de la solution.

Le mouvement des Gilets Jaunes a aussi vu l’ouverture de Maisons du Peuple dans plusieurs villes et certains repensent le concept de nos anciens, celui des Bourses du Travail. Tout cela va dans le bon sens et se doit de s’étendre.

Enfin, pour reprendre une expression moderne très prisée, pensons que chaque quartier, chaque voisinage, chaque lieu de travail que nous voulons désaliéné, chaque commune (bientôt libre et librement associée…) sont des ZAD… des Zones A Défendre, parce que nous voulons en faire des zones de vie décente et heureuse, de vie collective riche et pleine où nous viv(r)ons sainement, ensemble, par delà tous les antagonismes et conflits de la société marchande caduque et non pas conserver ces mouroirs sociaux actuels, négateurs de nos êtres dans l’avilissement de l’avoir à tout prix pour le seul profit du plus petit nombre.

Les Zapatistes du Chiapas au Mexique ont mis 10 ans de préparation clandestine entre 1984 et 1994 avant de sortir au grand jour et de mettre en action leur révolution sociale qui existe toujours aujourd’hui plus forte que jamais, 25 ans plus tard. Chaque société est différente mais complémentaire, il ne nous faudra pas 10 ans pour mettre en place une nouvelle société si nous savons utiliser à bon escient analyse et conseils fournis par l’histoire.

Il ne tient qu’à nous de dire NON ! Ensemble.

De réfléchir et d’agir ensemble pour l’émancipation de notre société.

Les entités du pouvoir coercitif de la division que sont l’État et son mode de production dit capitaliste ont fait leur temps, n’ont amené que perversion, chaos, guerres, dévastations, exploitation et oppression en un volume bien plus conséquent que les quelques positrons qui en émergèrent. Ils sont au bout du rouleau, ils ne peuvent plus régner que dans la terreur et le massacre généralisé, ils se meurent… Achevons-les et par là-même, mettons fin à notre misère par notre renaissance sociale.

Le pouvoir, la capacité de décider et d’agir pour le bien de tous, c’est NOUS et personne d’autre qui l’avons. Qu’on se le dise une bonne fois pour s’en convaincre définitivement !

Longue vie aux Gilets jaunes !

A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat !

Vive les communes libres émancipées !

Pour que nos Êtres priment sur leur Avoir…

 

Collectif Résistance 71
Novembre 2019

= = =

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Autres textes utiles à intégrer notre réalité pour la transformer depuis la racine :

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Pierre_Kropotkine_La_Commune_de_Paris_PDF

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

Francis_Cousin Ce n’est qu’un début…

Il y a 50 ans… Mai 68

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

 

Textes des Gilets Jaunes issus des Assemblées des Assemblées:

AdA_Montceau_les_mines_Proposition_axes_travail

AdA_Marche_Jaune

compte-rendu-complet-2e-ada-stnazaire

AssDesAss-2-Appel-pour-un-acte-national-pour-lannulation-des-peines

AssDesAss-2-Appel-pour-des-assemblées-citoyennes

AssDesAss-2-Appel-pour-une-convergence-écologique

Tract_Gilets_Jaunes

 

Gilets Jaunes.. 36ème round…

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Gilets Jaunes !

Il y a maintenant plus de huit mois de lutte écoulés qui nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et ainsi:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

 


Vive la Commune !

 

Aussi…

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes: Le mouvement est-il anarchiste ? (Charles MacDonald, anthropologue CNRS)

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Tout le pouvoir aux Ronds-Points !…

 

Les Gilets Jaunes sont-ils des anarchistes ?

 

Charles MacDonald

Anthropologue / ethnologue, CNRS

 

2 février 2019

 

url de l’article:

http://serpent-libertaire.over-blog.com/2019/01/les-gilets-jaunes-sont-ils-des-anarchistes-par-charles-macdonald.html

 

Un grand nombre d’opinions ont été émises par les politologues, sociologues, historiens et autres sur la nature du mouvement des Gilets Jaunes (GJ). Ce mouvement déconcerte. On ne trouve pas le modèle qui le définirait le mieux. Jacquerie, Mai 68, résurgence des grandes grèves du passé, Nuits Debout, Prise de la Bastille ? Les -ismes (poujadisme, nationalisme, extrémisme de droite ou de gauche, réformisme, fascisme, antifascisme) ne conviennent pas vraiment. Il y a un déficit de vocabulaire. Les intellectuels s’affairent. Mais, dans cette fébrilité conceptuelle, un mot n’est presque jamais prononcé, celui d’anarchisme. Pourquoi ?

A-t-on oublié que le terme « anarchie » signifie simplement « sans chef » ? Les GJ sont-ils sans chefs ? Incontestablement. Des représentants ou porte-parole plus ou moins auto-désignés sont apparus, pour disparaître aussitôt. Les GJ sont-ils encadrés par des partis ou des syndicats ? Evidemment non. Reçoivent-ils des ordres d’une autorité supérieure ? Aucunement. Ils sont donc anarchistes au sens étymologique, simple, primaire du terme. Pourquoi ne pas prononcer ce mot ? Pour des raisons évidentes. Les anarchistes, dans la pensée politique et académique ambiante signifie « casseurs », « voyous » « nihilistes ». Anarchisme signifie, pour la quasi totalité de nos intellectuels dument formatés, chaos et destruction. Ce sens n’est pas le bon.

Et pourtant l’anarchie et l’anarchisme sont des constantes de l’histoire et de l’évolution humaine. Elle peut apparaître sous différentes formes, spontanée, non idéologique (anarchie) ou idéologique, doctrinaire, organisée (anarchisme) mais elle a toujours deux aspects fondamentaux. Le premier, déjà indiqué par son nom, est le refus du pouvoir et de l’institution qui l’incarne suprêmement, l’Etat. L’autre est celui de la création de communautés fondées sur l’entraide, la coopération, l’équivalence radicale de sujets concrets. Or n’est-ce pas exactement ce que l’on observe chez une partie au moins des GJ ? Ces ronds-points qui voient se dresser des cabanes, où l’on se parle, où des individus qui ne connaissaient pas se trouvent et s’accordent, où des commerçants apportent du pain et des croissants, où l’on boit du café dans une ambiance de camaraderie, autour de feux, dans le froid, où finalement l’on retrouve ce grand festin de l’humanité qui est de se retrouver dans la convivialité heureuse. Après, il faut s’organiser, et alors commence un long processus qui transforme l’anarchisme spontané et viscéral en un combat pour le pouvoir où il risque de se perdre.

Les GJ ont surgi de l’indifférenciation, de leur condition d’inférieurs, de leur statut de sujets abstraits et invisibles du tout social. Ils sont devenus des sujets concrets, vivants, et non plus des numéros, des catégories statistiques. Ils ne proposent pas d’abord de slogan politique, de dispositif économique, de mesure administrative. Ils disent : je suis pauvre, je suis humilié. Ils racontent leur histoire. Ils sont devant les caméras des personnes à part entière. Ils parlent à la première personne et disent au grand chef : dégage ! Ils protestent contre l’aliénation dont ils sont victimes. Celle du pouvoir, celle de l’existence. Ils sont, en tout cela, sinon anarchistes, en tout cas « anarches », même s’ils sont aussi beaucoup d’autres choses.

En tout état de cause les GJ veulent plus d’égalité, produisent de la fraternité et rejettent les hiérarchies. Même s’ils sont loin pour une grande part des idées libertaires ou des programmes anarchistes, même s’ils ne se réclament pas de Bakounine, de Proudhon ou de Bookchin, ils appartiennent à la grande mouvance humaine pour laquelle les termes d’anarchie et d’anarchisme doivent être utilisés.

Charles Macdonald est directeur de recherche honoraire en anthropologie au CNRS et auteur notamment de L’ordre contre l’Harmonie. Anthropologie de l’anarchie (Paris, Editions Petra, 2018, https://www.editionspetra.fr/livres/lordre-contre-lharmonie-anthropologie-de-lanarchie).

Le blog de Charles MacDonald

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